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La Boulangerie de la Plage: Un Macaron Meurtrier (Série policière cosy La Boulangerie de la Plage – Tome 2)

La Boulangerie de la Plage: Un Macaron Meurtrier (Série policière cosy La Boulangerie de la Plage – Tome 2)

Автор Fiona Grace

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La Boulangerie de la Plage: Un Macaron Meurtrier (Série policière cosy La Boulangerie de la Plage – Tome 2)

Автор Fiona Grace

Длина:
282 страницы
6 часов
Издатель:
Издано:
12 мая 2021 г.
ISBN:
9781094344232
Формат:
Книга

Описание

"Extrêmement divertissant. Cet ouvrage a sa place de choix dans la bibliothèque de tout lecteur amateur d’enquêtes savamment construites et de rebondissements, une trame captivante. Vous serez conquis. Un ouvrage idéal par les froides journées d'hiver !"
--Books and Movie Reviews, Roberto Mattos (Meurtre au Manoir)

LA BOULANGERIE DE LA PLAGE : UN MACARON MEURTRIER est le tome 2 de la nouvelle série policière désopilante de Fiona Grace - son bestseller Meurtre au Manoir (Un Roman Policier de Lacey Doyle) comptabilise déjà près de 200 commentaires cinq étoiles.

Allison Sweet, 34 ans, second de cuisine à Los Angeles, ne supporte plus les clients médisants, son patron exigeant, sa vie sentimentale ratée. Un incident la contraint à prendre un nouveau départ et réaliser son rêve de toujours : ouvrir sa propre boulangerie dans une petite ville.

Allison est accusée par la police ; un touriste fort impoli est mort en effectuant sa promenade, après avoir goûté à ses tout nouveaux macarons. Les macarons contiennent un ingrédient top secret si délicieux que les clients font la queue devant sa boutique – elle est convaincue que ses merveilles sucrées n'ont strictement rien à voir avec son décès.

Allison se voit contrainte de laver son honneur et sauver sa clientèle, elle va retracer le parcours de la victime en bord de mer et découvrir ce qu'elle a ingéré – ou, qui elle a insulté – entraînant ainsi sa mort.

La course contre la montre commence, flanquée de son fidèle compagnon à quatre pattes. Elle devra percer le mystère et élucider le crime avant de fermer définitivement boutique – et tirer un trait sur son nouvel amour.

LA BOULANGERIE DE LA PLAGE : une série policière désopilante mêlant intrigues, rebondissements, romance, voyage, cuisine et aventures ; des heures de lecture hilarantes jusqu’au bout de la nuit, vous craquerez pour la nouvelle protagoniste.

Tome 3 — CAKE POP MYSTÈRE — déjà disponible !
Издатель:
Издано:
12 мая 2021 г.
ISBN:
9781094344232
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La Boulangerie de la Plage - Fiona Grace

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LA BOULANGERIE DE LA PLAGE :

UN MACARON MEURTRIER

(Série policière cosy La Boulangerie de la Plage – Tome 2)

FIONA GRACE

Fiona Grace

L’auteure débutante Fiona Grace est l’auteure de la série LES HISTOIRES À SUSPENSE DE LACEY DOYLE, qui comporte neuf tomes (pour l’instant), de la série des ROMANS À SUSPENSE EN VIGNOBLE TOSCAN, qui comporte quatre tomes (pour l’instant), de la série des ROMAN POLICIER ENSORCELÉ, qui comporte trois tomes (pour l’instant) et de la série des ROMANS À SUSPENSE DE LA BOULANGERIE DE LA PLAGE, qui comporte trois tomes (pour l’instant).

Comme Fiona aimerait communiquer avec vous, allez sur www.fionagraceauthor.com et vous aurez droit à des livres électroniques gratuits, vous apprendrez les dernières nouvelles et vous resterez en contact avec elle.

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Copyright © 2021 par Fiona Grace. Tous droits réservés. Sauf dans la mesure permise par la loi américaine sur le droit d’auteur de 1976, aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, distribuée ou transmise sous quelque forme ou par quelque moyen que ce soit, ni stockée dans une base de données ou un système d’extraction, sans l’autorisation préalable de l’auteur. Ce livre électronique est réservé à votre profit personnel uniquement. Il ne peut être revendu ou donné à d’autres personnes. Si vous souhaitez partager ce livre avec une autre personne, veuillez acheter un exemplaire supplémentaire pour chaque destinataire. Si vous lisez ce livre sans l’avoir acheté, ou s’il n’a pas été acheté pour votre usage personnel, veuillez le retourner et acheter votre propre exemplaire. Nous vous remercions de respecter le travail de cet auteur. Il s’agit d’une œuvre de fiction. Les noms, personnages, entreprises, organisations, lieux, événements et péripéties sont soit le produit de l’imagination de l’auteur, soit utilisés de manière fictionnelle. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, est entièrement fortuite. Illustration de couverture © Sergey Gerashchenko & Akura Yochi, utilisée sous licence de Shutterstock.com.

PAR FIONA GRACE

UN COZY MYSTERY ENTRE CHATS ET CHIENS

UNE VILLA EN SICILE : MEURTRE ET HUILE D’OLIVE (Tome 1)

UNE VILLA EN SICILE : DES FIGUES ET UN CADAVRE (Tome 2)

SÉRIE POLICIÈRE COSY LA BOULANGERIE DE LA PLAGE

UN CUPCAKE FATAL (Tome 1)

UN MACARON MEURTRIER (Tome 2)

EIN HEXEN-COSY-KRIMI

SKEPSIS IN SALEM: EINE MORDSFOLGE (Tome 1)

UN ROMAN POLICIER ENSORCELÉ

SCEPTIQUE À SALEM : UN ÉPISODE DE MEURTRE (Tome 1)

LES ROMANS POLICIERS DE LACEY DOYLE

MEURTRE AU MANOIR (Tome 1)

LA MORT ET LE CHIEN (Tome 2)

CRIME AU CAFÉ (Tome 3)

UNE VISITE CONTRARIANTE (Tome 4)

TUÉ PAR UN BAISER (Tome 5)

RUINE PAR UNE PEINTURE (Tome 6)

RÉDUIT AU SILENCE PAR UN SORT (Tome 7)

ROMAN À SUSPENSE EN VIGNOBLE TOSCAN

MÛR POUR LE MEURTRE (Tome 1)

MÛR POUR LA MORT (Tome 2)

MÛR POUR LA PAGAILLE (Tome 3)

MÛR POUR LA SÉDUCTION (Tome 4)

SOMMAIRE

CHAPITRE UN

CHAPITRE DEUX

CHAPITRE TROIS

CHAPITRE QUATRE

CHAPITRE CINQ

CHAPITRE SIX

CHAPITRE SEPT

CHAPITRE HUIT

CHAPITRE NEUF

CHAPITRE DIX

CHAPITRE ONZE

CHAPITRE DOUZE

CHAPITRE TREIZE

CHAPITRE QUATORZE

CHAPITRE QUINZE

CHAPITRE SEIZE

CHAPITRE DIX-SEPT

CHAPITRE DIX-HUIT

CHAPITRE DIX-NEUF

CHAPITRE VINGT

CHAPITRE VINGT-ET-UN

CHAPITRE VINGT-DEUX

CHAPITRE VINGT-TROIS

CHAPITRE VINGT-QUATRE

CHAPITRE VINGT-CINQ

CHAPITRE VINGT-SIX

CHAPITRE VINGT-SEPT

CHAPITRE VINGT-HUIT

CHAPITRE VINGT-NEUF

CHAPITRE TRENTE

CHAPITRE TRENTE-ET-UN

CHAPITRE TRENTE-DEUX

ÉPILOGUE

CHAPITRE UN

Ali tira sur le col de sa chemise. Il faisait une chaleur étouffante dans la petite cuisine de sa boulangerie, même à huit heures du matin. Toutes les fenêtres étaient ouvertes, ainsi que la porte arrière, mais elle transpirait quand même des litres.

— Piper, peux-tu aller voir dans le placard de la boutique si on aurait un autre ventilateur ? demanda Ali.

Sa nouvelle employée était assise sur le comptoir, l’air à moitié endormi. Elle sauta à terre et atterrit sans élégance sur ses ballerines rose pâle.

— Pas de problème, patronne ! lança-t-elle dans son chantant accent géorgien en sortant de la cuisine.

Deux semaines s’étaient écoulées depuis qu’Ali avait rencontré Piper dans ce relais routier, et sous l’impulsion du moment, lui avait proposé un job. Piper avait paru aussi surprise qu’Ali elle-même. D’habitude, Ali était plus mesurée que ça, mais voir le patron de Piper la maltraiter devant le restaurant, c’était insupportable. Une telle injustice lui avait noué les tripes, et elle s’était dit qu’elle devait sauver cette aspirante actrice géorgienne de vingt-deux ans avant que tous ses rêves ne tombent en miettes.

Or à présent, elle n’en était plus si sûre. Elle ne le regrettait pas une seconde, et elle aimait vraiment bien Piper, mais le flot de ses erreurs semblait sans fin. Cependant, Ali était déterminée à s’y tenir et à reconstruire l’estime de soi de la jeune femme.

Par ailleurs, elle travaillait dur sur son tout nouveau produit : les macarons. Sa dernière aventure avec les cupcakes avait attiré dans sa boulangerie une grappe de nouveaux clients et fait connaître Desserts de la Mer, devenue un lieu de passage obligé pour les touristes sur la promenade de Willow Bay. Mais Ali savait qu’une seule spécialité ne suffirait pas à maintenir l’intérêt. Elle devait se diversifier. Les desserts français étaient sa passion, et en confectionnant des macarons, elle tirerait meilleur parti de sa formation poussée. Cela gonflerait ses muscles culinaires, pour ainsi dire. De plus, qui peut résister à un bel étalage de macarons arc-en-ciel ? En fait, c’était Jenna, des Bouquineurs, qui lui en avait donné l’idée. Sa boutique était ornée d’arcs-en-ciel et les gosses adoraient ça.

C’est pourquoi Ali ne se souciait pas vraiment de la chaleur. Elle était trop concentrée pour y prêter attention, toute entière dans le frisson de la création.

 Alors qu’elle entreprenait de casser des œufs et de séparer les jaunes des blancs, Piper revint avec un petit ventilateur de table qui ne ferait sans doute pas grand-chose pour dissiper la chaleur. La jeune femme le brancha et l’alluma. Ses pales vrombirent en vain, brassant l’air chaud dans la cuisine sans le moindre effet.

— Ça valait le coup, gloussa Ali. Où est cette plaquette de beurre à présent ?

— Je vais la chercher, lança Piper d’un ton vif et enjoué. Elle est au frigo.

Ali la suivit du regard tandis qu’elle traversait la pièce vers le réfrigérateur argenté de taille industrielle.

— Tu ne te rappelles pas que je t’ai demandé de la sortir ? demanda-t-elle. Le beurre doit être à température ambiante.

— Oh, purée, dit Piper en s’éclipsant derrière la porte du frigo qu’elle venait d’ouvrir. Je suis désolée. Ça m’a échappé.

Ali secoua la tête et se remit au travail. Elle versa la poudre d’amandes et le mélange de glaçage dans le robot ménager et mit le batteur en route, remplissant la cuisine de cliquetis et d’un bruit de broyage amplifiés par le carrelage et le comptoir en métal. L’acoustique serait excellente si Ali voulait enregistrer de la musique plutôt que de faire fonctionner des gadgets de cuisine bruyants…

Elle coupa la machine et le bruit de broyage cessa. Mais le silence ne retomba pas pour autant. À part le vrombissement du ventilateur inutile, un nouveau bruit résonnait dans la cuisine…

Le micro-ondes ?

Ali fit volte-face avec un hoquet de surprise, et découvrit Piper près du micro-ondes, qui lui tournait le dos.

— Qu’est-ce que tu… commença-t-elle, mais sa question mourut dans sa gorge.

Elle savait parfaitement ce qui se passait. Piper avait mis le beurre au micro-ondes pour le réchauffer, et avait réglé l’appareil à fond.

— Piper ! Stop ! cria-t-elle.

Elle se précipita pour ouvrir la porte du micro-ondes. Il s’éclaira en tintant, illuminant le plateau de verre sur lequel la plaquette de beurre conserva sa forme une nanoseconde – juste assez pour qu’Ali prenne une grande inspiration soulagée – avant de se désintégrer en un tsunami de liquide jaune fondu et bouillonnant, qui déborda de l’appareil sur le comptoir. Un plic-ploc constant et rythmé se fit entendre, celui du beurre qui gouttait sur le carrelage aux pieds d’Ali.

Ali expira son soulagement prématuré. Piper leva les yeux sur elle et lui adressa un penaud sourire d’excuse.

— Je croyais que tu avais dit qu’il fallait le réchauffer, dit-elle humblement.

— J’avais dit qu’il fallait qu’il soit à température ambiante, répliqua Ali d’un ton fataliste.

La malheureuse jeune femme joignit ses mains devant sa poitrine comme pour implorer pardon.

— Désolée, patronne. Je n’ai carrément pas compris. Je n’ai pas l’habitude de travailler si tôt le matin. Mon cerveau n’est pas encore connecté.

Je ne te le fais pas dire, songea Ali. Mais elle s’efforça de rester calme. Après tout, la patience était une vertu, et Piper n’en était qu’au début de sa formation.

— C’est bon, ça va, dit-elle à l’apprentie. (Elle était gênée de voir à quel point Piper se sentait mal. Elle attrapa un torchon.) Et si tu prenais une pause ? Te faisais un café ? Tu commets plus facilement des erreurs si tu es fatiguée.

Piper secoua la tête.

— Je ne mérite pas une pause. Je vais nettoyer ce gâchis. Toi tu prends une pause. Tu es là depuis quelle heure ?

— Depuis cinq heures, répondit Ali, fixant la flaque croissante de beurre huileux qui s’approchait de ses orteils.

Et les choses ont commencé à mal tourner dès que tu es arrivée, songea-t-elle en son for intérieur.

— Eh ben ! s’écria Piper, tendant la main vers le torchon. En ce cas, j’insiste. Prends une pause, patronne. Je vais nettoyer tout ce bordel.

Elle adressa à Ali un sourire plein d’espoir. C’était clair qu’elle voulait faire amende honorable, mais Ali ne pouvait s’empêcher de se sentir mal pour elle. Elle avait commis quantité d’erreurs ces deux dernières semaines, mais elle faisait beaucoup d’efforts. Elle méritait un A pour cela. Et Ali pouvait sans doute lui faire confiance pour nettoyer le beurre fondu, non ? C’était le but de son embauche au départ, n’est-ce pas ? Pour décharger Ali des tâches les plus ingrates de la gestion de sa boulangerie, afin qu’elle puisse se consacrer à ce qu’elle faisait de mieux : la pâtisserie. Si elle ne pouvait même pas faire confiance à Piper pour nettoyer correctement, alors quel était l’intérêt de l’embaucher ?

— Okay, céda Ali en lui tendant le torchon. Merci. J’apprécie. Je commence à être en manque de caféine depuis mon double espresso au petit-déjeuner.

— Je ne te décevrai pas, patronne, affirma Piper en agitant le torchon.

— Je ne le pense pas, répliqua Ali, l’air gêné. Et arrête de m’appeler patronne. Ali, c’est très bien.

— Pigé, fit Piper. (Puis avec un clin d’œil provocateur, elle ajouta :) Patronne.

Ali balaya sa tresse blond foncé derrière son épaule et sortit de la cuisine pour se rendre dans la boutique. Des rayons du magnifique soleil californien filtraient à travers les lames des stores à moitié fermés, faisant reluire tout le magasin. Elle éprouva au fond d’elle une bouffée de contentement et de gratitude pour tout ce qu’elle avait accompli. Elle alluma la machine à café pour se préparer un nouveau pot d’énergie liquide.

Alors que l’appareil se mettait à siffler et fumer, Ali entendit le toc-toc caractéristique de jointures toquant contre le verre. Elle leva les yeux. Delaney, son amie de la boutique d’artisanat, regardait à travers la porte, vêtue d’une tenue de sport noire moulante qui mettait en valeur son physique tonique. Elle hochait la tête au rythme de la musique dans ses écouteurs. Voyant qu’elle avait attiré l’attention d’Ali, elle lui fit signe avec enthousiasme.

Ali sourit et fit le tour du comptoir pour accueillir son amie. Quand elle traversa le carrelage vert menthe, elle remarqua, calée entre les jambes de Delaney, une chose plate en bois, à peu près de la taille d’une fenêtre.

Intriguée, Elle déverrouilla la serrure et ouvrit la porte. La clochette tinta au-dessus de sa tête et une chaude rafale d’air marin s’engouffra à l’intérieur. Les mouettes qui aimaient traîner autour de la boulangerie s’envolèrent brièvement à cette irruption, avant de se remettre à farfouiller.

— Bonjour, Ali ! s’écria gaiement Delaney.

Elle ôta ses écouteurs et les laissa pendre au bout de leur fil sur sa poitrine. Un petit grésillement électronique rythmé s’en échappait.

— Bonjour, répondit Ali, fixant l’étrange objet entre les fines jambes de son amie. Qu’est-ce que tu as là ?

— Un cadeau, dit Delaney en remuant ses blonds sourcils.

— Pour moi ? s’étonna Ali, touchée.

— Ouaip, acquiesça Delaney. Juste un petit quelque chose que j’ai improvisé ce matin. (Elle huma l’air.) Oooh – est-ce que ça sent le café ?

— Oui, oui, entre, l’invita Ali. Je viens d’en faire.

Elle s’écarta de la porte et Delaney sautilla à l’intérieur sur la pointe de ses baskets. Elle se dirigea droit vers la banquette de fenêtre – son endroit préféré – et s’affala sur la garniture en chintz, posant l’intrigante chose en bois plate à côté d’elle.

Ali retourna derrière le comptoir et leur servit à chacune un mug de café, puis la rejoignit vite sur la banquette, impatiente de découvrir ce que son habile amie lui avait préparé.

Elle posa les mugs fumants sur la table et désigna la planche de bois d’un signe de tête.

— Alors, c’est quoi ? Je meurs d’envie de le savoir !

Avec un grand sourire, Delaney souleva la chose sur ses genoux et la tourna face à Ali.

— Ta-da ! s’exclama-t-elle, levant les yeux par-dessus la planche pour observer sa réaction. Je te présente M. Macaron, ta nouvelle mascotte.

C’était un panneau publicitaire annonçant les nouveaux macarons d’Ali. Delaney avait peint un homme-macaron tout à fait adorable, avec de grosses joues rondes et roses et un grand sourire joyeux.

Ali poussa un petit cri de surprise et se mit à battre des mains.

— Oh, Delaney ! s’extasia-t-elle. (Elle tenait le panneau à deux mains, à bout de bras.) Je l’adore ! Comment te récompenser ?

Delaney montra le mug de café fumant devant elle.

— Tu l’as déjà fait.

— Delaney ! s’écria Ali. Tu es la meilleure.

Son regard admiratif passa de la mignonne bouille potelée à la jolie femme qui était devenue son amie fidèle depuis qu’elle avait emménagé à Willow Bay. Son cœur se gonfla de gratitude.

— Fais bien attention à lui, avertit Delaney en prenant une gorgée de café. J’ai employé de la peinture acrylique, ça met un peu de temps à sécher. Laisse-le sécher au moins toute la nuit avant de le poser près d’un enfant. Tu te retrouverais avec une maman plutôt fâchée si ça se collait sur ses vêtements. Ça ne part carrément jamais au lavage.

— Bien noté, répliqua Ali.

Elle sourit à sa mascotte macaron avec adoration et se leva pour aller poser l’enseigne en lieu sûr à la cuisine, quand quelque chose de bizarre à la fenêtre attira son attention.

— Qu’est-ce que c’est que ça ? marmonna-t-elle.

Elle reposa M. Macaron par terre et se retourna sur la banquette pour écarter les lames du store afin de mieux voir dehors.

Emilio, de la pizzeria d’à côté, mettait en place un objet très étrange au bord de sa terrasse entourée de cordages. C’était un truc en plastique de plus d’un mètre de haut, qui avait la forme suspecte d’une saucisse…

Delaney se mit à rire.

— C’est moi ou je vois un salami d’un mètre cinquante ?

— C’est bien un salami d’un mètre cinquante, confirma Ali, matant indiscrètement à travers le store tout comme le faisait toujours son voisin au rideau écarté. Emilio et Marco ont eu une de leurs disputes. Cette fois-ci, c’est à propos de leur nouvelle pizza à la viande. Marco dit qu’il a eu l’idée en premier, puis Emilio a soutenu qu’en vérité, c’est lui qui a eu l’idée en premier, alors Marco a collé des affiches sur les vitrines de sa pizzeria, et maintenant cette monstruosité ! (Elle tendit le bras vers le salami en plastique qu’Emilio avait du mal à mettre en place.) Je parie que Thanksgiving dans leur famille est une vraie partie de plaisir.

Delaney gloussa à l’humour caustique de son amie.

Ali laissa les lames du store se remettre en place et se rassit sur la banquette. Elle prit une gorgée de café, qu’elle faillit recracher quand un fracas soudain dans la cuisine la fit sursauter. Elle grimaça à l’image qui se formait dans son esprit : ses casseroles onéreuses manipulées sans soin par Piper.

Delaney jeta un regard sceptique vers la cuisine.

— Comment ça se passe… avec elle ? demanda-t-elle d’un ton éloquent, articulant muettement le dernier mot.

Ali reposa son mug et se mordit la lèvre.

— Pas terrible, à vrai dire, chuchota-t-elle. Mais ça ne fait que deux semaines.

Une lueur de compassion passa dans les yeux bleus de Delaney.

— En tant qu’amie, Ali, je me sens obligée de te rappeler qu’après l’incident du croissant, tu avais dit, je cite : « Je lui donne deux semaines ». Ces deux semaines sont écoulées. Quand vas-tu la débrancher ? Elle est un handicap.

Ali se tortilla. Elle détestait l’admettre, mais Delaney avait raison. Elle avait embauché Piper pour l’aider à alléger sa charge de travail. Or jusqu’à présent, celle-ci avait décuplé. Mais virer la jeune fille parce qu’elle était lente à apprendre les ficelles du métier lui paraissait sans cœur.

— Ça s’est amélioré, dit Ali d’une voix douce, se cachant derrière son mug de café.

— C’est sûr, répliqua Delaney d’un ton ironique. (Elle fronça le nez.) L’odeur de gâteaux brûlés s’est dissipée finalement.

— Avec Piper, je veux dire. Elle fait tellement d’efforts. Elle mérite une chance.

— Il y a des milliers d’autres gosses là dehors à qui tu pourrais donner cette chance, argumenta Delaney.

— Mais j’aime bien Piper, rétorqua Ali. J’aime son entrain.

Delaney leva les yeux au ciel.

— Avoir de l’entrain ne la qualifie pas pour être assistante de boulangerie.

Ali savait qu’elle avait raison, mais elle ne pouvait se résoudre à virer cette pauvre fille. En outre, les garçons l’adoraient. Si seulement elle avait un brin de jugeote, elle serait une employée parfaite…

— Oooh, c’est l’heure, ça ? s’écria Delaney en reposant bruyamment sa tasse de café. Il faut que j’y aille. Je dois faire mes cinq kilomètres avant d’ouvrir.

Elle se leva d’un bond et s’étira, bougeant ses longs membres dans des positions insensées. Ali n’arrivait pas à croire que Delaney – qui allait courir tous les matins avant le travail – avait trouvé le temps de lui peindre un beau panneau. (Et de lui en faire cadeau, bien sûr, car non seulement c’était une femme accomplie, mais elle était gentille en plus !) Elle ne pouvait pas s’empêcher d’être un peu jalouse de son amie. Elle avait tout en main, alors qu’Ali avait l’impression de toujours faire du sur-place pour se maintenir à flot.

Delaney se redressa et fourra un écouteur dans son oreille, étouffant le grésillement qu’il émettait. C’est alors qu’un autre fracas retentit dans la cuisine, assez fort pour les faire sursauter toutes les deux.

Une seconde après leur parvint la voix de Piper :

— Tout va bien ! J’ai juste encore fait tomber la casserole !

Ali serra les dents.

— Mes pauvres casseroles malmenées… marmonna-t-elle en suivant Delaney à la porte.

— Vire-la, articula muettement Delaney par-dessus son épaule.

Elle ouvrit la porte, faisant de nouveau tinter la cloche et s’envoler les mouettes dérangées.

Ali secoua la tête.

— N.O.N., épela-t-elle en réponse.

— Ne va pas dire que je ne t’ai pas prévenue, lança Delaney d’un ton définitif.

Elle glissa l’autre

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