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Mûr pour l’Amertume (Roman à Suspense en Vignoble Toscan – Tome 6)

Mûr pour l’Amertume (Roman à Suspense en Vignoble Toscan – Tome 6)

Автор Fiona Grace

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Mûr pour l’Amertume (Roman à Suspense en Vignoble Toscan – Tome 6)

Автор Fiona Grace

Длина:
316 страниц
4 часа
Издатель:
Издано:
12 мая 2021 г.
ISBN:
9781094344744
Формат:
Книга

Описание

« Très distrayant. Je recommande vivement l’achat de ce livre à tous les lecteurs qui aiment les romans à suspense très bien écrits avec des coups de théâtre et une intrigue intelligente. Vous ne serez pas déçus. C’est un excellent moyen de passer un week-end pluvieux ! »
--Books and Movie Reviews, Roberto Mattos (concernant Meurtre au Manoir)

MÛR POUR L’AMERTUME (Roman à Suspense en Vignoble Toscan) est le tome 6 d’une nouvelle série à suspense charmante écrite par l’auteure à succès n°1 Fiona Grace, qui a écrit Meurtre au Manoir (Tome 1), roman à succès n°1 qui, en plus d’avoir plus de 100 évaluations à cinq étoiles, est disponible en téléchargement gratuit !

Olivia Glass, 34 ans, met fin à sa vie de cadre supérieure à Chicago et s’installe en Toscane, résolue à commencer une nouvelle vie plus simple et à créer son propre vignoble.

C’est le printemps et Olivia est très excitée parce qu’elle peut finalement lancer son vin fait maison à un grand festival viticole. Le festival attire des gens de toute la Toscane et Olivia se demande si elle va effectuer sa grande percée. Soudain, un client, qui se bat pour avoir la dernière bouteille de son vin, est tué.

Confrontée à cette situation difficile, Olivia pourra-t-elle prouver son innocence ?

Désopilante, riche en exotisme, nourriture, vin, coups de théâtre et amour, sans oublier la nouvelle amie d’Olivia, la chèvre Erba, et centrée sur un meurtre déroutant commis dans une petite ville et qu’Olivia doit résoudre, LE VIGNOBLE TOSCAN est une série de romans à suspense captivants que vous lirez en riant jusque tard dans la nuit.

Le tome 7 de la série sera bientôt disponible !
Издатель:
Издано:
12 мая 2021 г.
ISBN:
9781094344744
Формат:
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Mûr pour l’Amertume (Roman à Suspense en Vignoble Toscan – Tome 6) - Fiona Grace

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MÛR POUR L’AMERTUME

(Roman à Suspense en Vignoble Toscan, tome 6)

FIONA GRACE

Fiona Grace

L’auteure débutante Fiona Grace est l’auteure de la série LES HISTOIRES À SUSPENSE DE LACEY DOYLE, qui comporte neuf tomes (pour l’instant), de la série des ROMANS À SUSPENSE EN VIGNOBLE TOSCAN, qui comporte sept tomes (pour l’instant), de la série des ROMAN POLICIER ENSORCELÉ, qui comporte trois tomes (pour l’instant) et de la série des ROMANS À SUSPENSE DE LA BOULANGERIE DE LA PLAGE, qui comporte six tomes (pour l’instant).

Comme Fiona aimerait communiquer avec vous, allez sur www.fionagraceauthor.com et vous aurez droit à des livres électroniques gratuits, vous apprendrez les dernières nouvelles et vous resterez en contact avec elle.

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Copyright © 2021 par Fiona Grace. Tous droits réservés. Sauf dérogations autorisées par la Loi des États-Unis sur le droit d’auteur de 1976, aucune partie de cette publication ne peut être reproduite, distribuée ou transmise sous quelque forme que ce soit ou par quelque moyen que ce soit, ou stockée dans une base de données ou système de récupération, sans l’autorisation préalable de l’auteur. Ce livre électronique est réservé sous licence à votre seule jouissance personnelle. Ce livre électronique ne saurait être revendu ou offert à d’autres personnes. Si vous voulez partager ce livre avec une tierce personne, veuillez en acheter un exemplaire supplémentaire par destinataire. Si vous lisez ce livre sans l’avoir acheté, ou s’il n’a pas été acheté pour votre seule utilisation personnelle, vous êtes priés de le renvoyer et d’acheter votre exemplaire personnel. Merci de respecter le travail difficile de l’auteur. Il s’agit d’une œuvre de fiction. Les noms, les personnages, les entreprises, les organisations, les lieux, les événements et les incidents sont le fruit de l’imagination de l’auteur ou sont utilisés dans un but fictionnel. Toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou mortes, n’est que pure coïncidence. Image de couverture : Copyright StevanZZ, utilisé en vertu d’une licence accordée par Shutterstock.com.

PAR FIONA GRACE

UN COZY MYSTERY ENTRE CHATS ET CHIENS

UNE VILLA EN SICILE : MEURTRE ET HUILE D’OLIVE (Tome 1)

UNE VILLA EN SICILE : DES FIGUES ET UN CADAVRE (Tome 2)

SÉRIE POLICIÈRE COSY LA BOULANGERIE DE LA PLAGE

UN CUPCAKE FATAL (Tome 1)

UN MACARON MEURTRIER (Tome 2)

UN ROMAN POLICIER ENSORCELÉ

SCEPTIQUE À SALEM : UN ÉPISODE DE MEURTRE (Tome 1)

SCEPTIQUE À SALEM : UN ÉPISODE DE CRIME (Tome 2)

LES ROMANS POLICIERS DE LACEY DOYLE

MEURTRE AU MANOIR (Tome 1)

LA MORT ET LE CHIEN (Tome 2)

CRIME AU CAFÉ (Tome 3)

UNE VISITE CONTRARIANTE (Tome 4)

TUÉ PAR UN BAISER (Tome 5)

RUINE PAR UNE PEINTURE (Tome 6)

RÉDUIT AU SILENCE PAR UN SORT (Tome 7)

ROMAN À SUSPENSE EN VIGNOBLE TOSCAN

MÛR POUR LE MEURTRE (Tome 1)

MÛR POUR LA MORT (Tome 2)

MÛR POUR LA PAGAILLE (Tome 3)

MÛR POUR LA SÉDUCTION (Tome 4)

MÛR POUR LA VENGEANCE (Tome 5)

MÛR POUR L’AMERTUME (Tome 6)

SOMMAIRE

CHAPITRE PREMIER

CHAPITRE DEUX

CHAPITRE TROIS

CHAPITRE QUATRE

CHAPITRE CINQ

CHAPITRE SIX

CHAPITRE SEPT

CHAPITRE HUIT

CHAPITRE NEUF

CHAPITRE DIX

CHAPITRE ONZE

CHAPITRE DOUZE

CHAPITRE TREIZE

CHAPITRE QUATORZE

CHAPITRE QUINZE

CHAPITRE SEIZE

CHAPITRE DIX-SEPT

CHAPITRE DIX-HUIT

CHAPITRE DIX-NEUF

CHAPITRE VINGT

CHAPITRE VINGT-ET-UN

CHAPITRE VINGT-DEUX

CHAPITRE VINGT-TROIS

CHAPITRE VINGT-QUATRE

CHAPITRE VINGT-CINQ

CHAPITRE VINGT-SIX

CHAPITRE VINGT-SEPT

CHAPITRE VINGT-HUIT

CHAPITRE VINGT-NEUF

CHAPITRE TRENTE

CHAPITRE TRENTE-ET-UN

CHAPITRE TRENTE-DEUX

CHAPITRE TRENTE-TROIS

CHAPITRE PREMIER

Entendant sonner le téléphone, Olivia Glass se précipita dans le bureau de son patron. Contournant le bureau, elle s’assit à toute vitesse, pas sur la chaise des visiteurs où elle avait l’habitude de s’installer mais dans le fauteuil en cuir confortable et usé de Marcello Vescovi. Avec sa taille généreuse et son dossier élevé, le fauteuil de Marcello lui paraissait légèrement trop grand pour elle, tout comme sa nouvelle fonction, même si elle essayait de s’y adapter le mieux possible.

Quand elle avait été embauchée comme sommelière l’été dernier, elle n’aurait jamais imaginé qu’elle finirait par gérer toute La Leggenda en l’absence de Marcello. Récemment, Marcello était parti assister à un mentorat dans un vignoble très important du Chianti et, pendant son absence, il avait choisi Olivia comme remplaçante.

Olivia avait commencé quelques semaines auparavant et avait réussi à se débrouiller en toute circonstance ou, du moins, jusque-là.

Saisissant le téléphone qui sonnait, elle s’assura de prendre une voix aimable et dit :

— Salve !

Elle espéra que la personne qui se trouvait à l’autre bout de la ligne n’allait pas parler trop vite. Même si ses compétences linguistiques s’amélioraient, elle avait encore du mal à comprendre l’italien si on le parlait trop rapidement.

— Salve, Olivia !

Quand Olivia reconnut la voix d’Elana, elle fut ravie. Une de ses clientes préférées, Elana possédait un magasin de vin animé dans un village magnifique proche de La Leggenda. Elana vendait tant de vins rouges de La Leggenda qu’Olivia était convaincue que certains des villageois se baignaient dedans.

— Je suis heureuse de t’entendre. Que puis-je t’envoyer aujourd’hui ? poursuivit-elle en un italien lent mais, espérait-elle, juste.

Elle tendit le bras vers le bloc-notes et le stylo qui se trouvaient sur le bureau en acajou brillant, prête à noter la commande.

— Il me faut quatre caisses de rouge Miracolo, quatre caisses du nouvel assemblage de rouges Foculare et quatre caisses du sangiovese, grazie, dit Elana.

— Pourquoi pas une caisse du blanc vermentino ? proposa Olivia en essayant d’améliorer cette commande déjà excellente. Après tout, le printemps arrive.

Elana rit.

— D’accord ! Je pense que nous aurons bientôt de la demande pour les vins plus légers.

Repoussant en arrière ses cheveux blonds mi-longs, Olivia nota la commande.

— Comment va Gucci ?

Lors de leur dernière conversation, Elana avait dit qu’elle avait récemment adopté un petit chien bâtard marron dans un abri près de Florence.

— Gucci est très mignon ! Il est vraiment adorable, répondit Elana d’un ton enthousiaste.

— Je suis impatiente de le voir, dit Olivia en espérant qu’elle pourrait effectuer la livraison en personne si elle avait le temps cet après-midi, sans quoi Antonio s’en occuperait, car ce n’était pas loin. Nous te livrerons ton vin avant dix-sept heures.

Quand Olivia raccrocha, elle entendit des pas arriver bruyamment de la salle de dégustation.

Elle leva les yeux et fronça les sourcils quand les pas se firent plus forts. Dans le couloir, quelqu’un courait vers le bureau. Soit cette personne avait un besoin urgent d’utiliser une des toilettes situées au bout du passage, soit, chose plus inquiétante, elle avait un besoin urgent de voir Olivia elle-même.

Sans surprise, un moment plus tard, son assistant sommelier, Jean-Pierre, s’arrêta devant la porte de son bureau en dérapant. Le grand Français aux cheveux en pagaille avait l’air paniqué. Les yeux écarquillés, il agitait frénétiquement les bras.

Visiblement, il y avait une urgence.

— Que se passe-t-il ? demanda Olivia en se levant d’un bond, inquiète.

Pour à peu près la centième fois depuis qu’elle avait pris ses fonctions de remplaçante, elle aurait voulu que Marcello soit aux alentours. Quel que soit le problème, Olivia allait devoir le résoudre elle-même. Si seulement elle avait plus d’expérience ! Cependant, elle n’avait que trente-quatre ans et elle travaillait à La Leggenda depuis moins d’un an. Marcello avait quarante ans et l’expérience de toute une vie, car il avait grandi sur cette exploitation viticole familiale.

— Olivia, viens vite. Nous avons un gros problème !

Écartant les bras autant que possible, Jean-Pierre illustra la taille du problème en question de façon spectaculaire.

Contournant le bureau en toute hâte, Olivia suivit Jean-Pierre de près quand il repartit dans le couloir. Le petit groupe de touristes assis au comptoir en bois poli de la salle de dégustation se tourna vers eux d’un air étonné. Olivia eut seulement le temps de leur adresser un sourire rapide avant de foncer sur le carrelage et d’entrer dans le hall chaud et accueillant.

Son cœur battait la chamade, et pas seulement parce qu’elle courait. Comment Marcello faisait-il pour avoir toujours l’air calme quand des désastres inattendus se produisaient ?

Dans le hall, Jean-Pierre s’arrêta en dérapant.

— Voici notre problème ! annonça-t-il en haletant.

À la grande surprise d’Olivia, le jeune sommelier désigna l’énorme statue qui avait été installée quelques semaines auparavant. Cette monstruosité en pierre présentait un grand homme musclé uniquement vêtu d’une grosse grappe de raisins placée à un endroit stratégique et qu’il serrait dans ses doigts musclés.

Cette horreur coûteuse gâchait le hall autrement décoré avec goût. Malheureusement, elle avait été offerte à l’exploitation viticole par un milliardaire reconnaissant qui, après avoir été suspect dans un meurtre, avait été innocenté par Olivia.

Olivia contempla la statue d’un air dubitatif.

— Eh bien, je sais que c’est un problème, dit-elle en se demandant comment Jean-Pierre avait pu n’en constater la laideur que si tard.

Les membres du personnel de La Leggenda étaient rarement d’accord. Avec tant de personnalités différentes, comment l’auraient-ils pu ? Marcello était rarement d’accord avec Nadia, sa sœur cadette, et Antonio, son frère cadet. De plus, s’il y avait une décision à prendre, Gabriella, la directrice du restaurant, s’opposait inévitablement à Olivia et défendait son opinion personnelle jusqu’au bout.

Pourtant, malgré leurs divergences, les membres du personnel de La Leggenda avaient tous convenu que cette statue, nommée L’amour du Vin, était une horreur. Ils avaient tous pensé qu’il faudrait la remiser dans un coin distant de l’exploitation viticole dès que possible.

Le seul problème, c’était que les clients de l’exploitation viticole étaient immédiatement tombés amoureux de cette statue !

En une journée, elle était devenue le lieu de selfie officiel de l’exploitation. Les touristes les plus âgés admiraient sa taille et sa majesté en hochant la tête. Les clients les plus jeunes se photographiaient dans des poses suggestives à côté des raisins.

Quand Olivia avait constaté cet état de fait, son expérience en marketing l’avait incitée à placer le logo de La Leggenda derrière la statue. Si cet objet affreux devait rester dans le hall, il pourrait au moins leur rapporter un supplément de présence sur les médias sociaux.

— Non, non. Le problème, ce n’est pas la statue en soi, expliqua Jean-Pierre.

— Que se passe-t-il, alors ? demanda Olivia avec curiosité.

— Écoute ! chuchota son assistant sommelier d’un ton mélodramatique.

Par-dessus le bourdonnement de voix de la salle de dégustation, Olivia repéra un autre bourdonnement persistant qui semblait venir de près.

Quelques petites créatures lui passèrent devant et sortirent, affairées.

Quand Olivia, choquée, comprit ce qui se passait, Jean-Pierre siffla :

— Des abeilles !

— Des abeilles ? répéta Olivia, incrédule et déboussolée.

Ce n’était pas un des défis qu’elle avait cru devoir relever. Maintenant, elle en voyait de plus en plus qui entraient et sortaient en bourdonnant, taches sombres contre la lumière qui brillait à l’extérieur.

— Un essaim d’abeilles est arrivé, expliqua Jean-Pierre, et elles se sont installées dans statue, dans les … euh … derrière les raisins, conclut-il en rougissant légèrement.

— Derrière les raisins ?

Perplexe, Olivia approcha et pencha la tête pour jeter un coup d’œil derrière la grappe de raisins en pierre.

Des rires forts détournèrent son attention. Deux adolescentes, qui entraient dans l’exploitation viticole avec leurs parents, montraient Olivia du doigt en pouffant joyeusement de rire de façon incontrôlable. Visiblement, l’action incongrue d’Olivia les avait amusées.

Olivia s’écarta en toute hâte, rougissant encore plus que Jean-Pierre. Cependant, elle en avait vu assez. Elle avait aperçu une masse sombre d’insectes nichés dans la fente pratiquée dans la pierre.

Pour la cent-unième fois, elle se dit qu’elle aurait aimé que Marcello soit là.

— Tu devrais aller t’occuper des clients. Je vais trouver ce qu’il faut faire, dit Olivia.

Jean-Pierre repartit rapidement dans la salle de dégustation et se glissa derrière le comptoir.

— Bienvenue à La Leggenda, dit le jeune assistant d’Olivia pour accueillir les nouveaux clients en plaçant élégamment des fiches de dégustation devant eux.

Olivia se sentit fière de son calme. Pendant ce temps, elle paniquait intérieurement. Elle ne pouvait plus accepter que les clients passent par le hall, qui était devenu dangereux. Que ferait-elle si les abeilles se rassemblaient et piquaient quelqu’un ?

Elle devait appeler une entreprise spécialisée aussi vite que possible et, entre temps, s’assurer que les clients ne courent aucun danger.

Est-ce que les abeilles étaient attirées par le vin ? Les yeux écarquillés, Olivia imagina ce qui se passerait si l’essaim entrait dans la salle de dégustation pour essayer les derniers crus ! Il n’était pas nécessaire d’avoir beaucoup d’imagination pour savoir qu’au moins un client aurait une allergie grave, se dit-elle, stressée.

Olivia ferma rapidement les portes latérales et poussa un soupir de soulagement parce que, maintenant, les abeilles ne pouvaient plus entrer dans la salle de dégustation. À présent, il fallait aussi qu’elle s’assure qu’aucun clients n’entre dans le hall. À ce stade, prendre un selfie à côté de la statue serait dangereux.

Elle saisit la table en acajou qui se trouvait dans le hall et la traîna devant la large porte d’entrée. Voilà ! Elle bloquait parfaitement le passage. Maintenant, il fallait qu’elle prépare une entrée alternative destinée aux clients. La seule autre possibilité était le restaurant.

Nerveuse, Olivia traversa le parking pavé pour aller annoncer la mauvaise nouvelle à Gabriella, qui s’avérait être son ennemie jurée personnelle.

Gabriella observait déjà Olivia d’un air interrogateur par la porte du restaurant. Ses cheveux couleur fauve, noués en un chignon ingénieux, étaient recouverts d’une telle quantité de laque qu’ils ne bougeaient pas du tout dans la brise légère.

— Que se passe-t-il ? Pourquoi venez-vous de fermer les portes du hall ? demanda-t-elle.

Elle s’était exprimée d’un ton combatif pour laisser entendre que, si elle avait été directrice de l’exploitation, elle n’aurait jamais fait une telle chose.

Gabriella avait été scandalisée qu’Olivia ait été choisie à sa place pour diriger l’exploitation viticole. Après que Marcello avait pris sa décision, elle avait boudé pendant des semaines et tout juste adressé la parole à Olivia.

Maintenant, Olivia savait qu’elle allait devoir être aussi diplomate que possible. Elle aurait aimé pouvoir être honnête avec Gabriella et lui avouer que la gestion de l’exploitation viticole, tout en permettant d’apprendre des quantités de choses, infligeait aussi des tonnes de stress et des horaires sans fin.

En fait, son long week-end de congé, qui commençait demain, serait son premier congé depuis que Marcello était parti en formation. Elle se sentait coupable de prendre trois jours entiers de congé, mais elle avait besoin de ces jours pour présenter sa première production de vin fait maison à la Festa del Vino qui allait avoir lieu à Sienne.

Consciente de la sensibilité de sa relation avec Gabriella, Olivia s’assura de lui expliquer le problème actuel avec beaucoup de politesse et de respect.

— Il y a un essaim d’abeilles dans la statue. Acceptez-vous que les clients utilisent l’entrée du restaurant jusqu’à ce que nous puissions enlever les abeilles ?

— Des abeilles ?

Gabriella fronça son nez parfaitement maquillé d’un air incrédule, comme si Olivia avait été responsable de ce problème d’une façon ou d’une autre.

Olivia hocha la tête.

— Je vais imprimer des panneaux de signalisation pour rediriger les clients, maintenant, puis je vais essayer de trouver une entreprise d’évacuation des abeilles pour m’en débarrasser.

Gabriella y réfléchit une minute en contemplant Olivia d’un air désapprobateur, puis elle haussa les épaules.

— Vous pouvez le faire, mais je crois que c’est très stupide, annonça-t-elle.

Essayant de ne pas la regarder bouche bée, Olivia se retint de lui répondre sèchement. Stupide ? Comment pourrait-il être stupide de retirer un essaim d’abeilles qui représentait un énorme danger pour les clients ? Sentant de la vapeur lui sortir des oreilles, Olivia fulmina, furieuse de cette réponse insultante.

Alors, elle réussit à contrôler ses émotions et décida qu’il vaudrait mieux demander à Gabriella ce qu’elle entendait par-là. La restauratrice s’était exprimée d’une façon intentionnellement impolie, mais cela ne signifiait pas qu’Olivia devait se laisser provoquer. De plus, derrière ces mots, il devait y avoir une logique.

C’était un défi professionnel, se dit-elle. Elle pouvait entamer une dispute ou mener une conversation sensée. C’était à elle de choisir.

— Que faudrait-il plutôt faire, selon vous ? demanda-t-elle.

Gabriella haussa les épaules.

— C’est évident, n’est-ce pas ? Nous devrions garder les abeilles et les déplacer à un endroit inoffensif. Après tout, elles nous ont choisis ! De plus, le miel biologique est un des produits de Castello di Verrazzano, où Marcello suit son mentorat. Je crois que les clients l’aiment beaucoup. Comme ça, nous pourrions en avoir, nous aussi.

Olivia se sentit stupéfaite par l’élégance de cette solution.

— C’est génial ! s’exclama-t-elle. Merci, Gabriella !

Gabriella écarquilla ses yeux fortement soulignés au mascara. Elle essaya de réprimer un sourire satisfait, mais en vain.

— Ne faites pas n’importe quoi, dit-elle en retrouvant le contrôle de sa moue habituelle. Si j’avais été directrice, j’aurais proposé mon aide, mais je ne le suis pas et mon four sonne.

Elle se retourna et entra dans la cuisine.

Ravie que les abeilles puissent jouer un rôle constructif, Olivia se précipita dans la salle de dégustation pour tenir Jean-Pierre au courant.

— Les clients vont devoir passer par le restaurant. Je vais installer des affiches maintenant, lui dit-elle en aparté.

Jean-Pierre hocha rapidement la tête avant de retourner servir son groupe et Olivia repartit en toute hâte dans le bureau de Marcello. Si elle décidait d’installer une ruche sans sa permission, est-ce qu’il lui en voudrait ? Fallait-il qu’elle l’appelle pour le lui demander ? Alors, elle se souvint qu’il lui avait dit qu’elle pourrait prendre toutes les décisions qui concernaient la gestion de l’exploitation viticole.

— J’ai confiance en tes capacités, Olivia, avait-il dit.

Ses compliments lui avaient mis du baume au cœur et, maintenant, elle allait devoir faire de son mieux pour être à la hauteur de cette opinion flatteuse. Elle réfléchit à l’aspect logistique de ce nouveau projet et mille idées lui passèrent en tête. Quel serait le meilleur endroit pour la ruche ? C’était Antonio qui connaissait le mieux la grande propriété. Dans les quatre-vingts hectares accidentés de La Leggenda, il pourrait sans doute trouver un endroit reculé que les abeilles aimeraient, décida-t-elle.

Et la ruche ? Il allait leur falloir une sorte de boîte en bois. Comment allait-elle faire pour en trouver une si vite ? se demanda nerveusement Olivia en imprimant les pancartes.

Soudain, elle pensa aux vieux tonneaux à vin en bois, vidés et récurés, qui allaient être recyclés en bacs à fleurs. Un demi-tonneau scié pourrait être une demeure idéale pour les nouveaux insectes qu’elle venait d’adopter. Antonio pourrait y pratiquer un trou, mettre un couvercle et le placer sur un support ou sur une table. Elle était sûre que les abeilles adoreraient ce logement luxueux !

Olivia commençait à se sentir de plus en plus excitée. Elle consulta l’annuaire local pour trouver une entreprise qui pourrait changer les abeilles d’endroit. Marcello serait vraiment content d’apprendre qu’elle avait exécuté ce nouveau projet, se dit-elle. Cependant, il faudrait qu’elle n’oublie pas de préciser que cela avait été l’idée de Gabriella et évite de s’accaparer tout le mérite de la chose.

Quand Olivia tendit à nouveau la main vers le téléphone noir chic, elle se sentit heureuse d’avoir repris le contrôle de la situation sans trop s’être laissée dérouter par cet événement inattendu.

Soudain, elle vit du mouvement dans l’embrasure de la porte. Quand elle leva le regard vers la personne qui s’y tenait, Olivia sentit sa bouche s’ouvrir sous l’effet de l’horreur. Le téléphone lui tomba de la main et tomba sur l’agenda annuel à reliure de cuir de Marcello.

Elle aurait donc repris le contrôle de la situation ? Quelle blague ! Elle venait de commettre l’erreur la plus terrible et la moins pardonnable qui soit.

CHAPITRE DEUX

— Charlotte ! s’écria Olivia d’une voix rendue grinçante par le choc.

Les joues rougies par la confusion, elle contempla son amie au visage rond et aux cheveux brun roux. Charlotte la regardait avec un grand sourire. Elle n’avait pas l’air en colère. Pourtant, elle aurait dû l’être, se dit Olivia. Quelle erreur affreuse elle avait commise ! Depuis que Charlotte lui avait dit qu’elle allait venir la voir en avion, elle avait été impatiente de la voir, puis elle avait complètement oublié d’aller la chercher à l’aéroport.

— J’avais complètement oublié que tu arrivais aujourd’hui, avoua Olivia d’une voix chevrotante.

Charlotte contourna agilement le bureau et prit énergiquement Olivia dans ses bras.

Comme elle mesurait presque une tête de moins qu’Olivia et comme elle pesait quelques kilos de plus, Charlotte était l’amie qu’Olivia aimait le plus prendre dans ses bras. Ce n’était qu’une de ses nombreuses et merveilleuses qualités, avec son énorme gentillesse, son sens de l’humour malicieux et, visiblement, sa capacité de venir à La Leggenda même quand son amie oubliait de venir la chercher, pensa Olivia, qui se sentit à nouveau mortifiée.

Quand Olivia lâcha sa meilleure amie à contrecœur, elle vit que Charlotte, loin d’avoir l’air en colère, était en fait hilare.

— Tu m’as envoyé un SMS en tout début de matinée. Tu me disais « À demain », dit-elle.

— Oui, admit Olivia.

— Tu m’as expliqué que tu étais dans tous tes états. De plus, tes deux derniers courriels ont été envoyés après minuit heure italienne. Donc, j’ai compris que tu avais beaucoup trop à faire pour te souvenir de venir me chercher à l’aéroport et que tu n’aurais probablement pas le temps de le faire de toute façon.

— J’ai eu beaucoup de travail, admit Olivia en se rappelant sévèrement que ce n’était quand même pas une excuse.

— De toute façon, si je fais ce voyage, c’est pour écrire des articles de la série « Top Ten » pour un des sites web que je dirige, lui rappela Charlotte d’un air taquin. C’est pour cela que

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