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Discussion et observation de divers sujets du Judo par Ronald Désormeaux

JUDO RON 28 - Éléments associés à la compétition judo

On a souvent parlé des éléments principaux compris dans la formation du judoka qui vise
à faire de la compétition au haut niveau. Parmi les principaux facteurs notons : la
préparation mentale, le conditionnement physique, la technique appropriée, les
déplacements justes et précis, l’influence de la prise du judogi, les stratégies et les
tactiques de combats qui serviront à poursuivre les initiatives dans l’attaque.

Le but réel et le principe fondamental du judo est d’utiliser intelligemment son énergie
vers un but choisi et ce, dans un esprit d’entraide mutuelle. Cet objectif se résume bien
dans l’expression judo qui signifie : la voie de la souplesse, c’est à dire celui qui agit,
déplace et transforme. Dans ce plan de travail continu, l’intelligence, la compréhension,
la bonté, la bienveillance et la décision sont des éléments de souplesse mentale qui
s’ajouteront à la souplesse physique.

Le judo c’est aussi un effort quotidien de transformation et d’amélioration qui s’effectue


avec la juxtaposition du corps et de l’esprit vers un but commun.

Si nous visons le podium, alors tout un processus complexe de préparation doit être mis
en marche. Le départ sera la vision personnelle d’atteindre le podium, ensuite, suivra la
planification des moyens et leur mise en branle. La détermination de suivre le plan de
formation et d’entraînement sera renforci par le courage de poursuivre chacune des étapes
formulées et par votre enthousiasme démontré à participer pleinement au combat. Dans
ce travail, beaucoup d’efforts seront demandés à créer de nouvelles applications tactiques
qui seront conformes aux règles et honnêtes dans leurs réalisations. L’engagement se
terminera par la satisfaction d’avoir atteint le but en ayant donné tout ce devait être fait et
d’avoir accompli ou grandit à cause des efforts personnels déployés.

Le premier élément que doit posséder une un compétiteur c’est la motivation. Il faut
vouloir se rendre au podium. À cette fin, il faut développer son parcours personnel, se
donner des buts réalistes et réalisables, s’entourer d’une équipe de personnes qui seront
nous aider et nous supporter. Il faut instaurer des balises ou point de repères qui nous
aideront à suivre le parcours et à ajuster nos sous objectifs. Notre plan de route doit
comprendre à la fois un volet d’activités à court terme et un plan de stratégies à long
terme. Toutes les étapes doivent être exposées à la vue et nous permettre de focaliser sur
chacune d’elles en temps opportun. Tous les segments doivent être identifiés pour leur
complémentarité et leur durée et chacune des activités doit pouvoir nous faire grandir en
expérience.

À défaut d’être capable de préparer son plan individuellement, il faudra faire appel à des
experts ou entraîneurs qualifiés qui veilleront à ce que le plan soit le plus balancé
possible et qu’il tienne compte à la fois de nos qualités de base, des progressions et des
étapes importantes dans notre cheminement.

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Discussion et observation de divers sujets du Judo par Ronald Désormeaux

Au cours des semaines et des mois qui suivront notre engagement, il y aura des
opportunités qui se présenteront et qui seront plus importantes que d’autres. Ki Wo Miru
est l’expression que plusieurs anciens entraîneurs utilisaient pour exprimer la recherche
de la meilleure opportunité dans le temps et dans l’ampleur afin que chaque opportunité
soit la plus bénéfique et corresponde le mieux à votre stage ou niveau de formation.

Il n’est pas nécessaire de participer à tous les shiai qui se présentent, mais il faut savoir
choisir celui qui nous rapportera le plus en tant qu’expérience et développement. Il faut
se rappeler que tôt ou tard, à niveau égal, celui qui sortira le vainqueur sera le plus
persistant, le plus déterminé, le plus motivé et le plus technicien.

Dans nos discussions précédentes, nous avons déjà abordé le sujet de l’observation qui
demeure un atout primaire en compétition. D’abord, il faut savoir que la position de
l’observateur doit lui permettre de bien observer les gestes de son adversaire et lui donner
suffisamment de temps à juger de la menace et des dangers qui lui sont présentés.

Une fois saisi de la situation, il faudra s’orienter, et se placer dans l’axe la plus favorable.
Il faut noter que généralement, se sont les yeux qui nous offrent la première découverte
des gestes; la silhouette, la couleur, le mouvement, le contraste nous aident à voir et à
discerner dans la majorité des situations. Notre sens de l’ouïe nous aidera à capter des
bruits de fond et à les départir des bruits occasionnels causés par des déplacements dans
30-40% des cas.

Il est à noter que si nous sommes trop près de notre adversaire, notre champ de vision
diminue considérablement et nous aurons beaucoup plus de difficulté à percevoir les
instances d’hésitation, la peur ou les moments d’engagement qui se présenteront. Cette
difficulté provient du fait que nos yeux effectuent un focus qu’à un point fixe à la fois.
L’image que nous retenons de notre adversaire qui est souvent trop près de nous se reflète
comme étant plus large et plus déformée car elle est faite à partir d’une composition de
différents points fixes retenus par le cerveau.

Il est généralement convenu que notre capacité de comprendre et d’évaluer d’une façon
instantanée une situation ne se réalise que très rarement chez les non-initiés. Il est
cependant possible, avec une meilleure culture de l’attention, le recours à des techniques
d’observation avancées et une certaine expérience obtenue avec l’emploie de diverses
modes d’observation périphérique, de définir les intentions, de capter les gestes
accidentels ainsi que de cerner les allées-venues de l’adversaire qui nous dévoileront ses
intentions et ses habitudes du moment.

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Discussion et observation de divers sujets du Judo par Ronald Désormeaux

Par l’entremise de la compétition sélective, vous allez faire des combats avec de
multiples adversaires, les uns plus redoutables que les autres. Il faudra éviter d’en subir
les influences néfastes et de conserver votre rythme de développement avec courage et
détermination. Il faut pouvoir entrer dans la zone de combat avec un plan de jeu
développé et correspondant à votre niveau de connaissance et à vos habiletés techniques.

Dans chacune de vos rencontres, soyez souple, à l’aise et détendu. Tentez de rentrer dans
le rythme et de vous harmoniser avec les agissements de l’autre avec l’aide de divers
déplacements inattendus résultant de la pratique de méthodes variées associées au tsugi
ashi et ayumi ashi. Prenez l’initiative et semez le désordre et le déséquilibre par l’emploie
d’une désorientation et une confusion constante qui forceront l’adversaire à se déplacer et
à tomber dans votre piège sans qu’il ne s’en rendre compte.

Il faut surtout rechercher la supériorité du geste technique qui vous donnera l’avantage
désirée. Évitez de recourir à une victoire qui soit uniquement calculée sur un nombre de
points ou fautes encourues par l’adversaire et dont vous n’aurez pas donné tout de vous-
même pour la mériter.

Il faut demeurer confortable à agir au sein de votre zone de développement tout en


déployant et allant y cueillir les attributs qui vous permettront de grandir davantage et de
mieux maîtriser votre niveau technique. L’agilité, l’équilibre, la souplesse, la vitesse et
l’orientation spatiale sont des attributs qu’il faut améliorer constamment et ce, de pair
avec votre habileté technique.

Devant les centaines d’adversaires à personnalités différentes que vous affronterez, il ne


faut surtout pas s’attarder à avoir trop de sentiments envers eux, à différencier ce que
vous aimez d’eux et de ce qui vous agace de leur caractère. Il ne doit pas y avoir place
pour une sensibilité trop marquée. Cependant, chaque opposant doit être perçu à sa juste
valeur, c'est-à-dire, un judoka compétent, dans votre ligue et à un niveau technique
parallèle au vôtre. Alors, dans l’affrontement qui suivra, il faudra y mettre tout son cœur
et tout son savoir faire sinon le résultat sera sans éclat. Il faut agir sans penser à la théorie
ou à porter des jugements sur votre technique. Sachez profiter de l’initiative du moment
sans démontrer d’hésitation.

Pour devenir un véritable champion, il vous faudra avoir remporté mentalement tous les
matchs intellectuels dans lesquels vous vous êtes engagé durant votre préparation avant
d’en arriver à votre combat véritable qui lui, fera de vous le champion que vous désirez
être.

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Discussion et observation de divers sujets du Judo par Ronald Désormeaux

Il est souvent dit qu’un succès en entraîne un autre et qu’en sens contraire, une perte ou
échec en enchaîne souvent une autre. Il faudra donc vous assurer de tout mettre de votre
coté pour réussir sans tomber dans des excès de zèle. Il faudra donc rassembler toute
votre connaissance et votre technique et les faire converger vers votre but sans qu’il y ait
perte d’énergie. Il vous faut capitaliser sur chaque combat et intervention sans vous
retourner en arrière et sans regretter vos gestes.

Vous vous sentez mentalement prêt, alors touchons un peu les aspects des plans
physiques et tactiques, ceux-là mêmes qui engloberont votre présence sur le tatami.

Les efforts déployés pour exercer le Kuzushi, maîtriser le Tsukuri et faire exploser le
Kake doivent s’ajouter et se compléter au bon moment. Au point de vue technique de
déplacement, vous allez devoir fournir un judo souple, mobile, créateur et débordant de
déplacements surprises. La durée et l’intensité des combats exigeront de vous que vous
soyez en bonne forme physique, caractérisée par une respiration efficiente, une bonne
circulation sanguine et une musculation qui répondent bien aux demandes et aux
utilisations périodiques d’énergie.

D’abord, gardez votre distance et votre posture en Shizen Tai pour mieux observer les
opportunités qui se présentent et vous permettre de vous déplacer avec aisance. La tête et
les yeux doivent gouverner, observer et diriger les réactions périphériques. Les
déplacements de pieds, les raideurs des bras, le mouvement du bassin adverse, la position
de la tête, la respiration de l’autre, tout doit être analysé le plus vite possible.

Votre bassin doit être le centre de force centripète et centrifuge qui donnent l’impulsion
et transmet l’élan aux autres membres qui eux, dirigeront cette force par extension aux
bons endroits. Tous vos leviers, commençant par le bassin et suivi par les articulations ou
actions des jambes et des bras doivent se compléter dans des actions souples et
dynamiques. Celles-ci, régies dans le temps par une grande synchronisation que vous
aurez su maîtriser au bon moment. Il faut aussi gérer le Ma-Ai dont parlent les maîtres
anciens, c’est la gestion des intervalles entre vous et l’autre, c’est aussi l’agencement
coordonnée et synchronisée débutant dans la formulation d’une technique et s’achevant
dans sa réalisation. Lorsque vous décidez de vous engager, il ne faut pas d’hésitation.
Tout doit converger efficacement et rapidement vers le but. Agissez avec droiture d’esprit
et efficacité technique. C’est la formule gagnante.

La motivation, la patience et le courage de poursuivre votre entraînement vous aideront à


vous démarquer des autres. Armé d’une technique efficace, vous vous rendrez au but.

Je vous souhaite un bon cheminement.

Ronald, Chikara dojo, Gatineau, Février 2010

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