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Théories des émotions: Neuroscience affective,

évaluations cognitives et construction sociale


Plan de la présentation
1. La neuroscience affective
a. Modèle de Mac Lean
b. Modèle de Ledoux
c. Modèle de Panksepp

2. Les évaluations cognitives


a. Arnold
b. Lazarus
c. Débat de la primauté de l’affect sur les cognitions

3. La construction sociale des émotions


a. Régulation sociale
b. Langage et émotions
c. Représentation cognitive des émotions et culture

1. La perspective de la neuroscience affective


MacLean LeDoux Panksepp

1.2 LeDoux
• Afin de survivre, de rester en bonne santé, et de se reproduire, les animaux doivent être en
mesure de:
o Détecter des ennemis et des amis,
o Identifier la nourriture bonne pour lui,
o Sélectionner des partenaires sexuels,
o Répondre de manière adéquate à ces stimuli et situations.
o L’émotion est le processus par lequel le cerveau calcule la valeur d’un stimulus
IAT
NOIR BLANC
BON MAUVAIS

https://implicit.harvard.edu/implicit/

1.6 Les émotions pour Panksepp


• Sont des catégories naturelles qui ont des substrats spécifiques dans le cerveau des
mammifères
• Prennent la forme de programmes affectifs
• Les émotions sociales comme la honte ou l’empathie sont des processus dérivés des
processus de base comme l’attachement ou l’angoisse de séparation
1.6.1 Pankseppdistingue…
• Les affects réflexifs (tronc cérébral)
• La surprise, le dégoût gustatif, la douleur
• Des « vraies » émotions (système limbique, cortex frontal et temporal)
• Coordination des composantes comportementales, physiologiques, cognitives, affectives
• Peur, colère, tristesse, joie, affection, intérêt Et des sentiments supérieurs (l’encéphale)
• Émotions sociales (honte, mépris, empathie, etc.) qui sont soit des dérivés des vraies
émotions ou bien sont apprises socialement

2. Les approches cognitives


Arnold Lazarus Scherer

2.1 Les questions


• Comment expliquer la différentiation des états émotionnels ?
• Comment expliquer les différences individuelles dans les réactions émotionnelles ?
• Comment expliquer l’étendue des situations qui suscitent une même émotion ?
• Comment expliquer la valeur adaptative des émotions ?

2.2 Les théories de l’évaluation cognitive (appraisals)


• Les émotions sont différenciées par les appraisals
• Les différences dans les appraisals expliquent les différences individuelles dans les réactions
émotionnelles
• Toutes les situations qui évoquent un même patron d’appraisal évoquent une même émotion
Les appraisals précédent et évoquent les émotions
• Le système des appraisals a évolué afin de traiter les informations qui permettent de prédire
quelle réaction émotionnelle permet la meilleure adaptation (coping)

Exemple d’Aristote (Rhétorique II.5)


• La crainte sera donc une peine, ou un trouble causé par l'idée d'un mal à venir, ou
désastreux, ou affligeant …ce qui implique l'éventualité d'une peine ou d'une perte grave, et
cela non pas dans un lointain avenir, mais dans un temps assez rapproché pour que ces
maux soient imminents … auxquels il n'y a pas de remède, ou bien auxquels il n'y a pas
d'application facile.

2.4 Magda Arnold


Pour Arnold, une émotion c’est:
• une tendance d’approche ressentie face à tout ce qui est intuitivement jugé bon (bénéfique)
ou une tendance d’évitement face à ce qui est intuitivement jugé mauvais (nocif). Cette
attirance ou aversion est accompagnée par un patron de changements physiologiques
orienté vers l’approche ou l’évitement. Les patrons changent en fonction des différentes
émotions (Arnold, 1960).

2.4.1 James VS Arnold


• Pour James, les changements physiologiques sont les résultats de la perception d’une
situation excitante.
• N’a jamais spécifié ce qu’il entendait par « perception ».
• Arnold propose que la perception d’un objet implique une évaluation de comment cet objet
peut nous aider ou nous blesser.
• Cette évaluation implique un jugement direct, immédiat, sans réflexion, non intellectuel et
automatique.

2.5 Lazarus: Faire face à un événement et réévaluation


• C’est seulement un film!
• C’est presque fini et de toute façon, ça ne fait pas si mal que ça…
• Un stimulus doit être perçu comme une menace par l’individu afin qu’une réaction de stress
puisse être produite. Ainsi, un même stimulus peut donc être un stresseur ou non,
dépendamment de la nature de l’évaluation cognitive que l’individu en fait.

2.5.1 Étude de Speisman, Lazarus et al. (1964)


On fait regarder un documentaire sur un rituel tribal, la « subincision »
4 groupes expérimentaux:
• Condition contrôle
• Condition d’intellectualisation
• Condition de déni
• Condition de « trauma »
Mesure de la conductivité électrique de la peau (réponse électrogalvanique)

2.5.2 La théorie “Cognitive-Motivational-Relational” de Lazarus


(1991)
• Les appraisals représentent la signification relationnelle ou bien l’implication spécifique de la
situation pour l’individu

2.6 Appraisals (selon Scherer)


• Nouveau?
• Agréable/non agréable?
• Important pour mes buts?
• Suis-je capable de faire face à l’événement?
• Légitimité de l’événement

Modèles cybernétique de reconnaissance des émotions


http://www.unige.ch/fapse/emotion/demo/TestAnalyst/GERG/apache/htd ocs/index.php

2.7 Le débat Lazarus-Zajonc


• Est-ce que l’émotion précède la cognition ou est-ce la cognition qui précède l’émotion?

2.7.1 Zajonc(1980): Cognition versus émotion ?


Les affects sont séparés des cognitions parce que:
• Les réactions affectives sont primaires
• Les réactions affectives précèdent phylogénétiquement les cognitions
• Les réactions affectives sont incontournables
• Les jugements affectifs ont tendance à être irrévocables
• Les jugements affectifs impliquent le soi
• Les réactions affectives sont difficiles à verbaliser
• Les réactions affectives ne dépendent pas de la cognition
• Les réactions affectives peuvent être séparées de leur contenu
STIMULUS -> AFFECT -> INTERPRÉTATION -> RÉPONSE COMP.

2.7.3 Position de Lazarus


• Les cognitions précèdent les émotions parce que:
• L’activation apparaît suite à l’évaluation cognitive de la situation.
• Une même situation ne provoque pas la même réaction émotive chez tous.
• Ce n'est pas l'événement qui est important mais plutôt la signification qu'on lui donne.
• La culture et la personnalité influencent l'évaluation cognitive des gens.
STIMULUS -> INTERPRÉTATION -> AFFECT -> RÉPONSE COMP.

3. La perspective de construction sociale Averill Lutz

3.1 Définitions
• Une émotion est un rôle social transitoire (un syndrome qui est construit socialement). Ce
rôle inclut l’évaluation de la situation par l’individu et est interprété comme une passion plutôt
que comme une action. -Averill (1980)
• “Les émotions sont des artéfacts culturels dont les significations sont élaborées et apprises”.
-Lutz (1988)

3.2 Ainsi, les émotions ...


• Sont une production sociale
• Ne sont pas d’origine biologique
• Comme le langage, les émotions sont différentes d’une culture à l’autre
• Sont socialement déterminées et différent à travers les cultures et les époques
• Servent à la régulation sociale
• Il y a un nombre indéfini d’émotions
• Les enfants en bas de 5 ans et les animaux ne disposent pas d’émotions

3.3 Construction et régulation sociale des émotions


Les émotions seraient le fruit d’un certain apprentissage :
• Le contrôle
• Les lieux appropriés
• Rôles : Ex. Médecins, politiciens, hôtesse de l’air, commis de dépanneur.
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3.5 Quantité de termes émotionnels


Il existe de nombreuses différences quand au nombre de mots pour désigner une émotion.

• Anglais = 2000
• Néerlandais = 1500
• Taïwanais = 750
• Malais = 250
• Ifaluk = 58

3.6 Termes émotionnels uniques


Certaines langues renferment des expressions qui ne possèdent pas d’équivalents en français ou
anglais :
• Amae (Japonais)= Un sentiment plaisant de dépendance pour l’autre.
• Fago (Ifaluk) = Un sentiment d’amour, de compassion, d’empathie et de tristesse. Sentiment
quotidien qui s’observe lorsqu’un proche est dans le besoin, ou lorsqu’on reçois un cadeau.
Permet d’assurer une cohésion avec les autres.

3.6 Termes émotionnels uniques (suite)


• Liget (Ilongot)= Colère, peine et chagrin. S’observe suite à une insulte, une injure mais aussi
suite à un accomplissement. Présent lors de la mort d’un proche, suite à un travail long et
difficile (chasser avec courage)
• Schadenfreude (Allemand) = État de plaisir suite à l’infortune de l’autre.

3.8 Le langage utilisé change-il la façon dont les individus


traitent les émotions ?
Matsumoto (1992):
Des participants indiens bilingues devaient juger des expressions faciales (photo) en anglais,
puis en Hindi (Inde).

Hypothèse :
Dans la mesure où l’utilisation d’une langue active certains schèmes culturels, le langage devrait
modifier le jugement d’expressions émotionnelles.

Résultats :
Les émotions de peur, colère et tristesse sont mieux reconnues lorsque la tâche s’effectuait en
anglais. Les expressions de femmes en colère étaient jugées plus intenses en Hindi.
3.9 Représentation cognitive des émotions
• Pour Levy (1984), chaque culture possède un modèle cognitif propre dans le domaine des
émotions.
• Les émotions peu articulées et pour lesquelles la population possède peu de connaissance
seraient hypocognitivisées.
• tristesse chez les Llongots (Tahiti).
• Dans une culture donnée, les émotions pour lesquelles les individus possèdent une structure
cognitive élaborée seraient hypercognitivisées.
• Joie chez les américains (quête du bonheur).
• Il existerait un point focal (ex. meilleur exemple) universel pour toutes les émotions, seule
l’importance des catégories serait différente.
Les 4 perspectives -l’exemple de la colère Darwinienne
• expressions de colère des humains et des animaux se ressemblent
• Source de colère: interférence avec une activité ou la poursuite d’un but
• Jamesienne
• La colère est caractérisée par un désir de frapper ou blesser, le système physiologique est
activé en fonction
Théories d’appraisal
• Événement non compatible avec les buts de l’individu avec un potentiel de coping; « other
blame »
• Constructivisme social
• Appraisal d’un acte volontaire et injustifié d’une autre personne

Journal de bord 9 e parti:


Testez la valeur de l'Emotion Analyst
http://www.unige.ch/fapse/emotion/demo/TestAnalyst/GERG/apache/htdocs/index.php
Dans un premier temps, rapportez par écrit un événement de votre vie qui vous a amené à
ressentir une émotion, en décrivant les évaluations que vous avez eu relativement à la situation
(ce que vous avez pensé et comment vous avez réagi à cet événement).
Par la suite, allez à la page du programme d'évaluation des situations émotionnelles, mis sur pied
par le groupe de recherche de Genève.

Répondez aux questions posées, en utilisant le même événement que celui rapporté
précédemment.

Rapportez et observez les conclusions obtenues par le programme. Discutez du niveau de


concordance des résultats obtenus par le programme avec ce que vous aviez ressenti lors de
l'événement. Quels sont selon vous les éléments, parmi les évaluations soulevés dans le
questionnaire, qui vous semblent les plus pertinents dans l'évaluation d'un événement émotionnel
?