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Du régisseur infidèle....

Les 53 sermons du Seigneur Gottfried Mayerhofer

SERMON N° 34
( Le Sermon du 8° dimanche après Pentecôte)
« Du régisseur infidèle.. »
- Luc XVI -

J’exposai cette parabole aux pharisiens et aux scribes pour la raison


que, plus que toute autre chose, ils adoraient l’argent, c’est-à-dire
Mammon, et que même pour en acquérir beaucoup, ils ne
reculeraient devant aucun moyen apte à faciliter leur but.
Ce qu’avait fait l’administrateur infidèle, les pharisiens le faisaient
aussi avec leurs lois religieuses, en facilitant l’observance de ces lois
aux plus riches et en diminuant leurs devoirs envers moi, s’ils
payaient bien. Ils étaient sévères avec les pauvres et indulgents avec
les riches, comme le sont encore aujourd’hui aussi la majeure partie
de vos prêtres.
« Qui est loyal dans les moindres choses, est loyal aussi dans les
grandes ; et qui est injuste dans les moindres choses, est injuste
aussi dans les grandes » Et encore :
« Si donc vous n’avez été loyaux dans les richesses injustes, qui vous
confiera en garde les vraies ? » Et en outre : « Et si vous n’avez pas
été loyaux avec autrui, qui vous donnera ce qui vous revient ? » Et
encore : « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres ; car, ou bien
il haïra l’un, et aimera l’autre, ou vice versa » ; ce qui spirituellement
veut dire : « Vous ne pouvez servir Dieu, et dans le même temps
Mammon ! »
Tous ces versets contiennent en eux la seule et même chose avec
quelque variantes, et seul le neuvième verset est en apparente
contradiction avec les autres, puisqu’en lui véritablement, il vous est
conseillé de vous faire des amis avec le moyen blasphématoire de
Mammon, afin qu’en cas de besoin une main amie vous soutienne,
tandis que dans les autres versets il est dit précisément que l’homme
ne peut servir deux maîtres ; puisque Dieu et Mammon sont
évidemment en opposition absolue, et il est clair que celui qui adore
Mammon, c’est-à-dire le monde avec tous ses trésors, ne peut certes
pas en même temps, aimer et suivre les règles de vie divines.
Regardez ! Ce que je dis en cette parabole, c’est-à-dire, que le mauvais
régisseur fit réduire considérablement dans les écritures le dû envers
son maître, signifie spirituellement que :
Le caractère naturel de l’homme, et les circonstances dans lesquelles
il est contraint de vivre, diminuent notablement ses fautes à mon
égard ; car, si je voulais vous juger, ou tout le genre humain ; car
alors je devrais détruire toute l’humanité avec un nouveau déluge, et
créer des hommes nouveaux ; et si je voulais que ces derniers ne
suivissent pas eux aussi les traces de leurs prédécesseurs, je devrais
en outre les créer comme des machines humaines, et jamais comme
des hommes libres.
« Faites-vous des amis moyennant les richesses injustes », veut
signifier : Adoucissez avec ce qui chez vous surabonde en biens
terrestres, la misère des nécessiteux, et, pleins de bonne volonté,
secourez avec vos trésors spirituels celui qui est privé de nourriture
spirituelle ; ce faisant vous les rendrez vos amis, et eux dans l’au-delà
vous récompenseront de ce que vous aurez fait en leur faveur comme
vrai amour du prochain.
Car, ni de vos biens terrestres, ni de ceux spirituels, vous n’avez à
disposer comme s’il étaient votre légitime propriété, mais bien plutôt,
vous devez agir comme le régisseur de la parabole, par rapport à une
richesse injuste, ou bien non gagnée et non votre, mais seulement
confiée à vous par moi, en tant que le vrai propriétaire afin que vous
l‘administriez.
Ainsi d’une autre façon vous pouvez vous procurer des amis qui
pourront un jour vous être utiles : allégez le fardeau de celui, chargé
de péchés, sent sa conscience le harceler ; faites-lui comprendre que
quoique grande soit sa dette envers moi, elle n’est cependant pas
telle, qu’il ne puisse la payer.
Enseignez- lui à ne pas me considérer comme un juge extrêmement
rigoureux, mais bien plutôt comme un Père aimant qui, pour scruter
un péché, sait aussi considérer l’influence maligne qu’à en cela le
monde.
Lorsqu’un homme est arrivé à la compréhension de reconnaître ses
faibles forces, mais que avec tout cela, il peut très bien résister aux
séductions du monde, parce que à l’opposé il est capable d’apprécier
ce qui a vraiment une valeur, par rapport à ce qui n’en a pas, c’est-à
dire qu’il est un juste doseur des valeurs de la vie et des choses, en
donnant à celle-ci leur juste valeur et rien de plus ; un tel homme,
même si les événements ici ou dans l’au-delà devaient un jour l’élever
à un degré plus élevé, ne se laisserait pas aveugler, car dans
l’humilité il resterait aussi fidèle alors à ces principes qu’il s’était
acquis, quand ses forces étaient faibles et son cercle d’activité
restreint.
(Luc 16.12) « Si vous n’avez pas été loyal avec autrui, qui vous
donnera ce qui vous revient ? », signifie presque la même chose ; car
le mot « autrui » indique le devoir matériel pour gagner son pain et
« ce qui est votre » signifie : votre destination spirituelle. Qui n’est pas
en mesure de comprendre son devoir terrestre, comment pourra-t-il
jamais comprendre celui spirituel ?
(Luc 16.13) : « On ne peut servir le monde et Dieu, c’est-à-dire
deux maîtres ! » Mais d’un autre côté on peut très bien faire usage de
ce qui est du monde pour me servir, dès lors que les hommes aspirent
le plus possible à leur perfectionnement spirituel ; de sorte que tout
en vivant dans le monde, ils profitent cependant de tous les avantages
que celui-ci peut offrir pour, en retirer ensuite, moyennant une sage
et honnête administration, cette utilité spirituelle apte à favoriser
l’amour envers le prochain, et avec cela envers moi-même, comme un
sage emploi des biens qui leur ont été confiés.
Avec cette parabole qui suit en ce chapitre de Luc, à savoir, celle du
riche Epulon et du pauvre Lazare, j’avais pour but de faire davantage
ressortir à mes disciples, quelles sont les conséquences auxquelles
l’homme va à la rencontre quand, au lieu d’utiliser Mammon à des
fins spirituelles, et de solidarité humaine, il le considère au contraire
comme sa propriété, et comme un moyen pour se consacrer à une vie
de plaisirs.
Là où il est dit ensuite dans la parabole que l’Epulon dans son
tourment pria Abraham afin qu’il sauvât au moins ses frères, et que
Abraham lui répondit :
« Si eux ne croient pas à ce que Moïse et les prophètes ont enseigné,
ils ne se laisseront pas davantage convaincre en voyant ressusciter
quelqu’un des morts » ce qui veut dire que celui qui s’est consacré
totalement au monde et à Mammon, ne pourrait même pas être
converti alors que des influences surnaturelles l’y pousseraient, car
étant lui-même de sentiments trop bas et ne croyant plus au
surnaturel, il a déjà depuis longtemps renié ce dernier avec le
sentiment et avec les oeuvres.
De la parabole de l’intendant injuste on déduit encore que les
hommes, particulièrement vous, que j’instruis dans ma doctrine et
dans les mystères de mon royaume, vous ne devez pas trop prétendre
ni de vous, ni des autres. Vous ne devez pas penser être des esprits
déjà arrivés, alors que vous êtes encore des hommes faibles ; votre
nature humaine ne supporte pas de semblables efforts ; de sorte que
vous devez acquérir des amis pour vous et des enfants pour moi ;
mais ceci vous pouvez le faire seulement si vous utilisez le monde
terrestre, et ne rendez pas pénible ou impraticable aux autres avec
des prétentions exagérées, la voie qui conduit à moi ; quand vous
vous trompez, laissez cependant à ma grâce d’attribuer à vos erreurs
ne plus ou moins grande importance.
Le trop, en aucun cas ne M’est utile, et même est à tous égards nocif.
Vous pouvez au milieu du tumulte du monde être tout amour pour
moi, tout amour pour votre prochain, tout en conservant cependant
votre pureté de moeurs. Vous pouvez tout en étant dans le monde, me
servir toujours et seulement dans l’amour.
Je ne peux pas dédaigner, je ne peux pas haïr ce que moi-même j’ai
créé ; mais je ne manque pas d’employer aussi les événements
négatifs du monde pour élever spirituellement le genre humain ; et
toute l’activité de l’homme dans son ensemble, si mauvaise qu’elle
puisse être de la part de l’un ou de l’autre, doit servir pour le
perfectionnement spirituel de mes enfants et de tout le genre humain.
Comme je procède, vous devez vous aussi user de toutes les
circonstances, de toutes les vicissitudes et de toutes les situations
dans lesquelles vous tombez durant le chemin de votre vie ; vous
devez les utiliser de la façon la plus opportune pour contribuer vous
aussi à la réalisation de mes fins.
Alors ne vous sera plus nécessaire ce danger « d’en appeler aux
morts » comme il est fait allusion dans la parabole, quand vous,
vivants serez en mesure de pouvoir agir comme les vrais et les
meilleurs témoins visibles.
Vous voyez donc comment d’une parabole, où l’injustice est prise
comme exemple, on peut tirer tant de profit même de circonstances
tout à fait édifiantes, et même mauvaises ; mais que le résultat final,
comme le revers de la médaille, doit tendre au sublime, c’est-à-dire, là
où moi, en tant que Dieu et en tant que Jésus je veux arriver.
AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer