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24 O La RFr aTrôN l-i arnF au orroTrDrEN

'Ilnir compte des caractéristiEtes du client

L:r clicntèlc cles iducateurs cr éclucatrices n'est p:rs coujoun en mesure


clc profitcr d'rLnc relarion d'aide. En ei1èt, la rclatiol d'aide implitluc
que les personnes aitlics solent préres à s'engaget pcrsolnellement,
qu clle. ri'rrr un d.gre d. morir.rtion ,rrffi.arrr.

Cela exige également un minirnum de capacité d'introspection, une


capacité à réfléchil sur soi er à apprcndre de ses propres expér'icnces.
Certaines personnes, dont celles ayant ule déficiencc intellecttelle
moyennc ou sÉvèrc, ne sont pas en mesure de faire unc rclle dérnarche.
D'aurres approches (béhavioriste. par exemple) sont mieux adaptées
pour répondre à leurs besoins.

I.3 LA CONNAISSANCE DE SOI

Il est nraintenanc reconùLr quc la rclarion inrerpersonnelle jouc un rôle


majeur dans rout proccssus d'aide ou de thérapie. Pour quc ccrtc relation soit
elÏcacc, la personne aidante doit dérnonrrer certaines atrirudes (empathie,
respect, authenriciré) er faire prcuve de qualités peLsonnelles p.rrticulières, tcls
I'ouvelture aux autres, la maîtrisc émotionnellc, lc jugemenc ec le ciiscerne-

On devine quc la connaissancc dc soi prend alors beaucoup d'im,


portancc. On doir en fait lui accorder autant d'àttention qu'au développemenr
d habiletés et r\ I'acquisition clc tcchniques. Apprendre à se connaitre est une
démarchc qui peur paraîrrc ardue, mais combien il pcut ôrre excitant dc
découvrir scs forccs, dc cravailler à les apprivoiser, d'idenrifieL ses limircs cr
d'apprcndre à composer avec elles.

Bien sûr, apprendre à sc connaîcre cst la dérnarche de toutc rLne viej


p€rsonne ne peut prétendre y arriver après s€ulement quelques mois ou
quelques annécs de formation. Ccttc partie vise à lournir aux frrturs aidants
des moyens pour mcrtrc en branlc cct apprcnrissage, pour lui donncr un sens
cr une orientation,

Avant tout, ils doivent étrc convâincus de l'imporrance de laire cette


dérnarche. de son uriliré dans leur cravail. C'est pourqLroi rous verrons
d'abord lcs rnorils pour lesquels on doic s'engager dans une rcllc avcnrure. Par
Ia suire, nous donnerons quelqucs exemplcs d'aspccrs de la personnaliré à
CoNTEXTE Ë1 pR NctpEs oE LA RELAT|oN D'atDE O 25

cibler de laçon pârriculièrc parce qu'ils sont plus sollicités en rclarion d'aide.
Puis nous metrrols I'accent sur une clémârche dc connaissance de soi et
présenrerons le plan d'âcrion qui ddc à l.r rdaliser Enfin, nous donncrons dcs
pistes pour apprendrc à se protlger drns ce m{ricr cxigcant pour lindividu.

PouRQUoI TMvAILI.L* Dc nornbreux motifs Peuvcnt irrscifier I'impor-


r L "rrrnri"rnccJeroi rvrnr tiol-
rÀnLL r(cord((
5UR sot?
trr urr,crvi.r dc rrl.lion J.ridc:\qrr. Lonnris
sancc permer de sengager dc hçon cfficacc d;ns trne relation, cllc rcnd
possiblc la démonsrrarion cl'attitudes dc base csscntielJcs er ellc perme d'éviter
cerrains obstacles qui peuvent nuirc à l:r bonnc rnarche d'unc relarion d'aidc.
Voyons ces rrois aspccrs plus en dérail.

l) S'engager de façon efûcace dans une relation

S'cng.rger dans une rclation signific csscntiellc'nenr ( y merrrc du sicn! donner


de soi-mêmc ,; une relarion comprcnd égalcmcnt un échange. On pcur échun-
gcr dcs opinions, dcs idécs, partaecr des sentimenrs, dcs valcurs.

S engrger de {irçon efiicrcc suppose quirn soir conscicnt dc ce quon


proposc en tchalgc à I'aurre. Si quelqu un nous denlânde notre opirtion sur
Lrn slrjcl, nous sommes en rnesurc de la lui donner si nous en tvons une, si clle
cst lor mée. Si or nous dcmandc c. quc nous ressenbns ,u fiomcut prdscnt
âce:\ tcllc personnc, il laLrt clue nous eomrairsnrns nos façons habituellcs de
ressenrir pour êrrc qrpablc de répondre à ccttc demande.

L.r prise de conscicncc dc xrn identité dcmandc Lrnc réflexion sur so;-
même. Il faut se poscr dcs tlucsrions dLr q'pe: Qui suis-ic? Qu'est-cc quc jc
rcssens facc à certe personnc? Qucl choix vais jc faire? Quelle esr mon opinion
sur rclle qucstion? etc. Ccne dém:rrchc csr esscntielle à h corrnaissance de soi,
mais cllc ne suflit pas. Lexpérinrcntarion âvec lcs autrcs, ) linréricur d'une
relarion, doit veoir connnrcr ou infirmer cc qLri a JrI découvert p.rr
l'introspecrion.

2) Démontrer des atritudes de base

Des rrrtitudes relics que Icmp.rrbic, lc respecr er l'lurhenricité nc sonr pas


innécs; clles se dévcloppenr graducllemcrrt à I'inrérieur d'expérienccs reluriorr-
ncllcs. Rencltrcs à lâge aduhe, ccrraines personnes sonr plus cn ncsure dc les
démontrer, cn raison dcs nrodèlcs ec de l éducation dont ellcs onr LrlnéficiJ. À
partir de cctte bâsc, cllcs peuvenr parfaire leur connâissance d elles-mêmls er
devcnir de rneilleurs aidants.
.16 a LA RELAT|oN o'aroE AU euoTtDtEN

Lemparhie exige de merrre cn vcilleuse rcnpor.rircmenr ce qriou est, ses


pensées, opinions, senrimcnrsj vrleurs, pour sc cenrrer sur la pcrsonne aidéc.
l)our y arriver, une personne doir avoir conscience de ce qu elle cst, cle cc qui
la disringue dc I'autre.

Il en
esr clc mêrne pout lc rcspecr. Respecrcr veur dirc tenir coûrprc des
difÈrenccs cle I'autre, de $n ryrhnr€, dc scs explricnces. C-ela impliqrrc que la
persorne àidanre sc c()nnair sufïisàmment pour se difftrcncier dc laurre.

Lr corrnaissance de soi esc égalcrncnr essenrielle pour laire preuvc


d'eurhenticité: pour communiquer exactcmenr cc quc l'on pense, cc quc I'or1
rcsserrr, il àur bicn se connâîûe, possédcr LLn cËftLrin deeré de maitrise énro-
tionncllc, savoir tlucllcs sonr rros principales valeurs.

3) Éviter certains obstacles


Unc bonne conndssance de soi permct tle rcconnaître et d évitcr cerraiù
qui nuisent à IefficacirJ d'une relarion d'aide. En voici quelques
obstacles
cxcrnPles.

Let dif/icultls uon résolues

i-es confidcnccs dc la personne aidéc petvent merrrc la perconne


irid.rnre en conrâcr avec ses proples difliculrés non risolucs; alors qu'on
pense que lc tcmps :r rour réglé, Ic firit d enrcndre pirhr de la même
cxpéricnce fair renronrer les souve'rirs à jil surfice. Supposons qu'une
pcrsonnc râconrc qLrclle vir unc rel.rtion péniblc avec son pèrc-
Soudain, I'inrervcnant sc rappelle quc h mêrnc chose lui €sr arrivée et
qu'il ne voit plrrs son père dcpuis quclpLcs antées- Ccme aflairc non
riglée rccommcncc à le préoccuper et il lui est diflicilc de conrinuer à
bicn écouter I'autre.

La pnjettion de soi

La projection dc soi opère dt Lrçon inconscicntc, donc rn:rlgré soi;


ccla consisrc à artribuer à une rLrtrc pcrsonnc des caractJristi<1ues qui
nous apparriennent. Lorsquc ce phénomèrrc alrivc, il pcut affecter ia
qLraliti de I'tcoute cmparhique: croyant être ccnrri sur une aùrro
pcrsonne. rlous sommcs alors à l'écoure cle nolrc proprc monde
intéricur.'lbuce la clénrarchc d'aide s'en trouvc alors dilormée et
môme invalidle.

Supposons qu'une fcrnmc confie à une inrervenantc <lu clle éprouvc


beaucoup de difficulrés à faire confiancc ir un hornmc; qu'ellc cherchc
CoNrExrE ET pRtNc pÉs DE LA RÊLAT|oN D'arDE a )7

des moycns pour y arrivcr mlis que ccll nc mène i rien. Linrervenantc
vrur lui lairc consratcr qu'ellc .r peur de s'cngagcr dans Linc relâtion cr
ilc laire des compromis. Sans cn ètre couscicntc. elle pcut irre en tr.rin
dc lui fairc part dc ..r propre ditlicultd )L s investir dans une relation;
cllc est à cc moment celnée sLrr ellc-môme er n'cst plus à Iécoutc rlc

La Peur dc r lalsser coxntîtte

h relation i
aide esr une exp.'riencc intense, puisqu il y .r une formc
d échangc .rflcctifcntrc dcux personnes. [-a personne aidirntc apprend
à connaîcrc h pcnonnc qu'cllc aide ct cllc dévcloprpc une frrrrne d'arrl-
chcment envers ellt- Ii-llc se l.risse égalcInent connlitre, mime m.rlgri
eile: i autre la découvrc, peut lui reflércr cc qu elle est, scs pensées. ses
érnorions. ctc. Cctre réciprocirl est esscnrielle au mainticn du licn clc

ll ,rrrire 1',rrrrrrrr qu. l, p.r'o'rn. .rrJ,r'rc ri.i'rc J r'u, rat,prù


chcrncnt, <lc peur dc se voir cile-minre relle qLr'clle .xt. et adoptc
uDc ârrirudc nerrrrc clo,anr Ia pcrsonnc aidéc. (lerte rési\rance vl i
lcncontre de l'authenriciti cr peut rniner la confiance de l'âutrc.

lrnaginons unc intcrvenanrc qLri se sent rrès à I',rise avcc l.r personnc
clu clle est cn rrain d Jcoutcr. qu clle aimc sa conrpagnie. tllc a môrrrc
dc i.r dilficulté à merrrc un terme:\ l'cntretien. Launr pcr'çoit ce
plaisir et lrri dit: ".J airne hicn parler .rvec vousi iairne bicn votre
priscnce., liintcrvcnrnre réplique. srrr un ton rreutre: "Je le scns
bicn, mais il va làlloit termincr' l enrlcricn rnairrtenant., C)n pcur
supposer quc I'inrervenante n ose pas lui laire palr qu clle apprécie
égelcment s.r préscnce. de peur dc trop se dévoilcr, de sc scnrir peut'
ôtrc vulnér'able ou clc devenil plus synrpathique qu emp,rthiquc. Sa
fioideur peLLr briscr lc Iicn clc conflancc, si dif{lcilc à créeL. Unc
bonnc conrr.rissancc de soi. dc ses limires. lacilite, au cc'ntr.rire. lcs
rirpprochemcnts.

Ltt eunurLs Et.ATt-l.l.uDEs Le rmvail dc connaisslnce de soi doit


À I'RlvlLÉctF:R Portcr sur dcs qualitis cr dcs rrtiitudcs
essenticlles pour réaliser un rrr".ril d aidc.
L' rableau l.l 7,ry;,t,iua,tt,t pri,,.nt.l.r qu.rli'..,r
rt,,rr la .rrrirude. lc:,
lllu'\ur,v(nt sollicirces. .du.rrri.r'.
'clon lr, eJu,,rcurr cr
28 . LA RELATIoN .].A DF AI] oUoTID EN

lableau l.l drrn LrDLs / QUAr 11 F-\

r k !rLrr i!Nr{Rr rk.rÀIoN


FÀ.û 1r r n r4rR! ( o\r r 1i". r

J(r,r:rrNr i r D!5crR\niLNr

5l \s DL\ ÙsPoN'\BIrIris

Les qualités er attitud€s énumérées dans cc tableau ne peuvcnc pas êrrc


divcloppées rolrrcs en même temps; dcs choix s'irnposent. Les aspects de la
pcrsonnaliré quijouenr un plus grand rôle dans le cléroulcment d'unc rclarion
d aide aulont la priorité.

Parmi les attimdes à privilégicr, I'empathie, lc rcspcct et I'authcnticité


vicnnent cn têrei la deuxième partic du Iivre rraite plus en détail de ccs atri-
rudcs cr du rravâil pour lcs ciévelopper

I'armi les qualités pcLsonnetles pripondérentcs, on trouve I'affirmarion dc


soi, la Éaciliré à enrrer en relation ct à faire confiance. l.r maîtrise émotionnclle. l:r
fcrmcté (êuc capablc de metrre dcs limites) et la capacité clc conlronrer:

À premièLc vue. il peut senbler difficile d'aborder r.rn rravail qui consisre
:\ développcr des qualirés personnellcs: cornrncnt apprendrc à s'affirmcr? com-

i (l- d.nnéc, i,nt l" rû,,|fu d. sondrsd lin\ pr ltrufunr ùp,is dédù.r,cu^ ( d'idu.rùice5 ii,ri
9uc dc re.hdh$ dans h li(ûrtuk n! h d ikle.
'dii,)n
CoNTEXTE ET pRtNcrpEs DE LA RELATToN D'AIDE i) 29

mcnr rpprend'c à contrôllr ses émotions? cornmcnt dcvcnir câPâblc de merrrc


des limites? ctc. On peuc faire toutcs sorccs d'cxercices, essayer dcs recettcs,
failc dcs tesrs dc connaissance de soi. mais il importe dc devcnir conscicnts dc
ce qui nous crrpêche dc nous affinrcr, de mettrc nos limitcs, etc.

À ce sLrjer, lcoutons cc que lcs gens discnr lorcquifi leu. posc les ques-
rions suivantes: " Qriesr-cc qui vous empêchc de dirc ce que vous pensez?
lourquoi ne ditcs-vous pas NON à cctte pelsonne?,
. J'âi peur de fairc rire de moi, dc paraitrc ridicule;
. J'ai pcLrr dc me tromper;
. J'ai peur de sa réacrion;

. J ai peur qu elle n( m âim( plJ\:


. !ltc.
On devinc par ces rdponses quc lcs gcnr savent habiruellcment cc qu ils
vculcnr, ils ont lcLrrs opinions et lcurs vâleurs, urais ils n osenr pas Ics affirrrcr.
Leuls émotions ct leurs scntimcnts heilcnt cc mouvcmerrt d'aft'irmation, lc
ralcntissent er, dans ccrtains cas, le lrloquenr complèterncnt.

Ces émotions, cette pcur existcnt évidcnrmelt aussi chez lcs f'ucurs édu-
carcurs ct éducatlices: ils ont peur. pcur de blesser, petl cle perdre la confiance
de l aurrc en nlcrcanr dcs limites, peur dc l.r réacrion ds autrcs (va't-il sc
riclrer? ra r il
'emcrrreaplrur.r)t.cr..
Ainsi. l:r colnaissance du mondc inrotions er des sentinrents (r'oi'
des
l'auucxe I4 devicnt, en quelque sorte, oblig;rtoire pour dé"eloppcr d'aurrts
clualités et d'aLurcs habiletés.

lr,
VI ,... Bien .lcr chcnun. pcuvtnr mcncr i l.'
ÈXI.MPI F DI DFMARCIIIl I)T
.oNN^,r;;;;; connaissrnce de soi. cclui choisi ici a ité
';; cxpérimcnté auprès de plusicurs groupes
d éducatcurs er d'éduc.rrrices cn fcrmation. Il s'.rgir dunc démarchc
p|ogicssive er lrticuiéc )r I'aidc d'un plan d acrion qui scft de guide. Voici les
8-JIrdc\ lignA J( ( cr r( Jimarche crr r roi. crrp"' ru .1c1. dt Ia rclar ion
d;i.h d(fini p.rr c.rrkhufl-. ('.* rroi' ir.rpc*. 'irnihirc
prrsrrrrjc' i lr p.rgc 31. .onr
'crPlor.rri.,rr. l.r e"mprehcn'ion <r l ,r.riorr tfigurr 1.4 ).

4
Rohdr R. (:arNirIr. tr,r.1;,11L,, Monrrarl, Lcs Édniô,r de IHonu.. L88. p. .l5-16.
10 a LA RÊLAroN o arDE au ouoriDrEN

t:ml;,ntt Ltt 2 t" ,t. d t,to!,111 t"ù fu, tttlnilrt: Phase d'etplotation
.li'.hmtiût t\l11li*:t, Qn èrc iorgttgt rldrt uttt
.li,Ltùh. ?ut r ftrntt t n ù,t dhtr:.lL inù iJi ,?t La personnc se sirue par
p,;ùi/,tk' Jà (: b ttttunitu, li fkli.i ,i lii,, Lapport à elle môrr c cr à son
ù,tli,û:,., k ,ni,\,.,l. ù4u /* artn rnbortt milicu: ellc déilnit ses l-orces et
scslimites ainsi que lcs aspects
Lt ,!'tr,ûs l. p./ i]ùtlih; i .1ûdr/1/,.t !o,t l.\ de su personn.rliré qu elle vcut
\ri!.1 t,: Jll),,ttt .hu,tt!.. è.oun l. lt\rt dévelt4per.
.o t/,,:h.n' \.. ùtrtn lL: linit6 tt tttirtna.lautt,tjt

À V,rttt ditL,t4'1,' cantttr, rL:itattntn Lunutrnt,t Phase dc h conp ltusiott


,t .t.,ç, -', 1t.,. ..t r,..1, t"n, t, t,.", r,..r-,.,
tt.)1,/ ,oD\,.i..,, r/. t,t lapn ro ,,, foùf, ,, La pcrsonnc ér.rblir dcs iiens
lr,t)ûli.t.n,: .11( ,, t,tfp.lh lL tttdbtk 4t tlle a 4t entrc les arirurlcs er cluJités
41t !tj,1 ./. e trt/utu;i,rttt,./. tor ltar)Lii"k: lL pcrsorncllcs clLr'clle :r i<1enti-
llti/'it it [\tb lt s4nt h .onli,tiù. de',!,b.
'., fiées et cllc fiir dcs choix, se
fixc cles prioritds: qu est-cc que
Elù ù11/J)n t:<,:tr.ù. t ù\./ill)ùh,î trur tt L tl je vcux changcr dans nr.r vie?
. .,, .t ,ll t, ,t . , .,1,,,., , \ .. ,..tt ,/ t. 1,., J-.,,
t ..
quels sont lcs âspccr5 dc ma
t'ttrtt tlt nnt,: tlL, pbtn pr; t/c: u,n,. tuir1r,
port ,tt, clli',r,, tt tlttiot tl airlc, lle lttr pcrsonnalirl quc jc veur
.tptrothc i tttiLu: tot[ôb r ln..itlt\ tt ttlt litl rméliorer?
,o, ù rr./q,r ù ;;np^o lb lùik! {t ,isrb,otl
,lilJùib 1nr tL..t/, .|aù\it lt ,:h,1t
È, 4i"tu,^i|,t t/. ?.,Jo,,rt "ntuill,\;,!
:.

Ct,.rii1t ?,lt'nh n" p/,1ù /r.ruù qni /,t .ll Phase dc l',u tion
a1 tpp."t,t|, 'û!ha
t.,x I
stnl,7 ", l-a pcrsonne cxpérimcnrc cle
Îrril .1. \n y,!i//i/iL. /. ,i tttt t.\ li,tiL\. H1. !. li.\'
" nouvsux mocles de conrpone-
.1 , ,. t. tt,,.
l.Lt ,tt,:t.\tù !,. 't, ù" .ltr ment, de noùvellcs llçons de
,it,dtturi. tont t,\t.t ,., l;ùitt, lt ,tèu. 14 /iti,t", t
'.- ..ù.t ,, pl, t' rlpondre à scs besoins afin
phl\ l|ttub pr^io c\tor!.) d'amlliorer sa (lutrliré de vie cr
de sc prcparer à son futrLr rrrérier

l.e lhir de suivrc cette tlélntrrche permcr aux Jclucateurs ct iducacriccs en


fôrmarion dc comprcndre I'cxpériencc vécue par lcs personncs qu'ils aidenr.
Iin exploranr leur vicu, ils pcuvcnr rcsscnrir le même type d'.rnxiété tlui mène
ir la découvertc, Ia rrêmc peur cle se voir rcls qu'ils sont cr aussi I'cxcitarion lace
r\ l'inconrru.
CoNTEX|E E-t pRrNcrpEs DE LA RELAT|oN D'arDE a 3l

Apprendre à se connaitrc apportc dcs changemcnrs dans sa perceptiol


de soi cr dcs autr€s, dans ses fàçons de vivrc ses relations interpersonnellcs.
Une fàis enclenché, ce processus n'a plus dc fln. Commc l illustre la ûgure 1.4,
I'erplorarion âmène à la découverre, à 1a compréheosion, la compréhension
donne ie goût d'agir, dc changcr, ct l'acrion est générarLicc de nouvelles
erplorÀriorrs.

Figurc 1.4

UN LxrMpLE DE La plan d action indivicluel esr un ouril


PLAN D,ACTION INDI\,'IDT]ËI, pour aidcr à m€ttre en branle et à orienter 13
démarche dc connlissrnc€ dc soi. Voici les
ctapes à suivre pour réaliser ce plân d'âction:

IiORCË-\: amrnrarion d. soi, discrérrcn, .mfa- Étape 1


rlric. f:ciliré :i enrrcr en nlarion, prrience cr
Dé6nir ses principales folccs
et dilficlLhés panni lcs atti-
I)lfFICUlil-És: crpaciré de conftun,er, li.- rudes cr qualités personnelles
er minri\e émoriônnellc (tableau 1.1).
'neré

DISCRI'I-UON: Des :)mis ûre réfèr.nr r.!su


ÉtaPe 2
lr.,en".,tu !l' p.,u.n, n,. f,i,. .,nfir' ... qu. Donner dcs exemples de
l.u's.o"fid.d.- -i,., syJ.* *. nt-. situations de la vic quoti-
dicnnc dans les<lrrellcs ces
Àl,\ifRisË Éi\.to ON^-tLLI-: lorqùe jen-
tbrces et ccs difilc ltés sc
r.nds quclquc chosc dt rLisrt. lc nc pcur
nanilcsrent.
mcmpê(her.le pl.ur.r
l.t a N,AIDF AII OUOTIIIlEN

I)lFFICtil IL: nrrirriseénlorionn.llc Éta1r 3


'lianslbrmcr ses clifficLrltés en
Ol:llF(l-illr: alriv(r ii mit(\ (onrrôlcr mes
objecrifs dc travailt ces objecriÀ
deviendront les cibles dcs acrions.

()BlECt llj DE 1 rt,\\^lr.: rrriver i ni.u\ I:t,rye I


conrôlùr nts énlo(ioDs lorntLr.:
Fornrulcr clcs objcctils spéciliques
n,i ,nèr. m. (ririqùr: poùr chiqu( objccrif de truvail.
mcs lnis nrc lrrnr arrcndLer Lcs objcctitis de travail, cn étant
j< !i\ ùni r;u,rrrrion.N rnviil. tlop l.rrges, tlrp ginlr.rur, scronr
()llltc l tI.s sPl:Ctl-tQUtis I ditliciles à laeindrc. En lcs pré
I osque nrr tr,è.e mc cririqur. j, !îux cis.rnr. à pirr!ir dc sirllations
rri\er à nric,r conr(.'lc, ùr.,.olè'c. concr'ùtcs, l.r démarche sera
d'arurnt frcilirée.
Lobqu. nrc\ xmR nr.lorL uû.!dre,
i. td,\ 1.ùr ljû. siv,;r que i( D rime
pr'.Jr, s.,nr l.! boldd.
- Lor(lue jc vis unc riu\rrrror aù
rr,nrr. je reur rnêrcr rlc tr fiirc rbir
à h.s |roch$.

()lllECfrl; sPricll]lQull: to6qùc jc vis Etopc 5


unr liu$Jri,u eu tnveil, jc !.ur rrit.r de
1x r:ri!€ {,I)i. i mes Prccbcs. Pour chaquc objectif spécifique,
préparcr unc srrâtagie, des
t\,iclY[Ns t) À(i l IoN:
moy.ns d.rction; il csr bon de
cn p.rrler rrrr pcrsonncs conecrnùcsr penser au)i rnoyens à prcndre
conrukcr ûn .ouègu. J. d!!,rili pour etreincûc cer objcctif cr de
- allu nùtcho pour hire b.riscr la se {:ircr un échéancicr pour .rgir

[(]llÉÂN(ill,R: Ic veux rgir drns les


nrùùcnrs <lui n,ivclr l àfprririon d. l.r
l(srrrrion (lans I.s h.ure\ ou les io,, qui
suiv.nt, si Po$ibl.J.

R>unrsurer h
réalis.rrion drr plan d'action, il csr imponant dc lui
accordcr ur srrivi, c csr-àiire dc vdrifl€r. apr'ès rur tcn ps cl{rerminé (toutcs les
semrLines, tous les rnois, rous les trois mois), commcnt av.rnce Ia démarche. La
figure 1.5 illuscrc rrn n,odile dc ficlrc q,ri p,'urr.rrr.ridcr .r Lrirc.t
'uiri.
CoNrÉxrE ET pRrNcrpÉs DE LA RELAToN D'A]DE a .tl

I'L{N l)âcl ()N rNDrvll)l'rr Fi8ùr. r. t


llcHll D[ StJlYt

lloyens d action dcpuis oBJric I sP[crFIQUE I nu th pld;ttl),t;ot


lc <lébut d. I'applica.ion
tlu pho d'acrion OR]I]CTIT SPÉCIFIQUE l

N" nnrz 1.. ohje( ( iu..lucls

l)onner t5 rrisor\ dc ces

Crbi<ili rbmdoroés
Donnùler ûisôns d. .er

. Qùdlcs n éaies i\cr'lous


nodifiG
SlPrégie!
' lltii'sïii,.î'
*' ou'*

Érn.z les commentres qu.


rcù! nsPi,l la dénûchc strivir
N5qud mn,nrclti
(rpl'lir iôr dc rortu thn drdn,')

Lc trrvril des irlucarcurs ct éduc:rrriccs spJci.r'


CoMt\.tLNT su pRo rÉcËR? lisés s.l,èrc,le plus en plus exigeârt: lcs p(È
blènrcs priscntés prr la clicnrèlc iaiourdisscnt;
lcs trichcs sonr cn grande p.Iric cftccruées en solitairc, loin d une écleripe clc
rr.nail, d.rns uD conre\te inconnu. d.rns l. milicu de vie des pcrs.nncs en
tlitïculti,
Parc. qu,: Ics ."nditbn' de rL.rv:ril se dJrJrioLrnr d.nnie en annee
,,rrgu.. h. urcr .le rr,'",'i.. ,r.rr ur
J'ric.,rre, irr.j. u rirr d rrrrp , 'i. li.r. J. r'pperr.
1

'c1'uirrncnr pr,-'lis'ionn,l grrr'< J. rrornl,r.rr" irrrrrrcnlrr. qur n',rr I'r.


Jucloppc le rctJtrc J. \.pn)r(qcr.

En outrc. la rclarion d'lide cst exilic:rnte srLr le plan érnotionnel: lcs


Ptrsonncs en dillicuitr den:rndenr lxaLrcoup tl,rtrenLion er.lc disponibili(J:
'll* pui*rrr,rr'' lirnrr. Jrrr. l.r r..er'. d.:n.rsi. J*.1,,r(\.' pcrr\.',{
t t, il.rn.n
r 1., rrcr rrc .r pl:r. Urr inrerr. nrrrr non ,,vcr i J( rerr r' Jhrr r rl irq
PriSé er conrrainr d ab,rndonncr Ie râchc.
14 a LA RELAÎIoN DhrDE Au oloTrDtEN

Applendre à se prorÉger devienr donc une condition esscnrielle polLr


accomplir un rravaii cfficrce cn reLation d'aidc, comme d rtiliellrs dans I'cû-
scmblc clu ch:rnp tl inrcrvenrion psychosocillc. Ccrte plorc-ction doir couvrir
lc domairrc pcrsonnei cc ic dornaine profissionn.'l: sur le plan pcnonncl, il
faur apprcndre à connrîtrc ct à mettre scs lirnires, à respccrcr scs zoncs d. rul
ndrabilité; mr le pl.ur professionnel, il faut sc donner clcs règles tlc conduite cr
lcs rcspectur, puiscr dans le rravril rl équipe cr exigcl de la supclvision lorsque
cela semblc nécessaire. Voyons cela plu: en dérlril.

l) Apprendre à connaître et à mettre scs limites

Une lirnitc, c cst, cn qLrelclLre sortc, unc lrontière, une lignc de démarcurion.
D un côté de l.r fronrière, nous sonrmcs chcz nous. tlans le conrlu; nous pou-
vons n)iirris€r ce qui s y pûssc. Dc l'àurr. €a)ré de la fronrièrc, c cst l étrenger,
ce qui ne nous àplirtierr pns, cc qui esr hors dc notre conrrôle.

Connaitrc ses limites devienr lrn irtolrr, lrr)c f<rrcc. ln lcs connaissanr.
nous pouvons en rcnir comprc ou pas, lcs dJprsser en sachanr qu'il y I un
risque; nous pouvons ég:rlemenr lcs lairc connaitle:rLrx.rurrr:s et làirc en sorrc
qu ils les rcspectenr.

Nous avons plusicurs typcs dc limites physiques (conditior physi<1uc,


'
étar de sanri), scusorielles (rcuiri visuclle, ruditive). morrices (dcxriLité, prl-
hcnsion), inrellccnrclles (rnimoire, concenu:rtion), rrt'fccrivcs (contrôlc irno,
rionncl, modes d'txprtssion), socialcs (ficiliré à entrer en rclation, nornbrc
d amis). spirhucllcs (croyanccs, projers).

L.r meilleure iàçon de cornirirrc nos limites cst dc les cxpJrimenrcr, dc lcs
rest(ri nous pouvons ig:rlemcnt anivcr à clépasscr. à déplacer unc lirnire déjà
existrntc. Un rnoycn pour s.rvoir si ûne Iimi!e nous convienc tst d'êtrc arrcnril'
à cc quc nous rcssen[ons à linrlrieur dc cctte limire: si nous llous senrons
bien, à l aisc, screin, c est un signc positil si nous nous sentons mal, rendu,
préoccupé. comnre cn prison orr dans rrn carcan, c'est un signc négarif.

Nous avons le choix d accepter ou oon unc limire, d acceprer norre sort
ou de vouloir Ie changcr; nous avons le pouvoir de charrger cerrîincs limires
(ex. : dextériti, contrôle imotionrrel, sociabilitd), tl'autrcs rron (ex.: raillc, mJa,
die héréditaire).

À l'âgc adulrc, chaque pe.sonne possède déjà un bagagc imponant de


limires, quellcs soienr conscicntcs ou inconsciences. Pour mcnre scs lirnitcs er
a15

rcsptcter, il laut les rcndre consciertres, en prendre lc conrrôle. Une


lr\ t:irc
(ttùr I'arntx III).
6onne façon d'y arLiver cst d€ rëdigcr son autoptrtrttt

llauroportrair pc|mer à unc personne dc repérer les c.rr;rcréristiq[es


I ttF,,,,,-:Ldelle.nè'neer d. rrir.,rn hii, ',l '. 1"., ,r,1. " ,liri, ,,l-
.,.t' 'o... p" r' 'it.o'rpl.rc.6. p'ur l-'r< l-'.r'ic .'r,t.",r :

FX}]RCICE 1.1

l) Choisisscz une pcrsonnc en vrrrs rvcz confiance et


rcrncttczJui votr c autoporrteit.

2) Dcnrandcz ir cette personne de lire r-orle atroportrait ct tlc


noLer 1es .rspecrs qui ne sonr pas cLaiLs pour elle.

3) Par la suite, invitez cette personnr à volli qlrcstiorlnct sur ces


rspccrs à cLarifier.

2) Respecter ses zones de vulnérabilité


Llne zonc de vLrlnirabiliri cst unc prrrie de norre personn.rliré plus sensible,
pir la.luclle nous sommes plus fragile, plus facilc à déstabiliser Ce peur êtrc
trn trait dc calirctèr'e ou rrn trait physiquc que noLrs acccptorls mâ1. unc façon
i1'crpLimcr une érnorion en parLicuiicr: ure nanic, ctc., tlLri suscire chez nous
rLrre raacrion qLrc'nous conrrôions mal, gui nous rencl mJ à laise.

.h. r, r<rrl.nrcr'r...ur q.ri rro.r' (r'rour.I( d;..Lri,,r ',piJcnr.rrr no' r,i-


" .' l.r'.', \er) \enir i'ôur,lr.r,h l rr"r' rou.l'<r. r'orr' I'lc'.r.
'l', rIrr,, r.,\,1,r..r,.I.r,l.rur,. p-r.or rre.hcrch.,".e,\:r L.rr. rr<,,o'
,lL'." . ' "',. po.r\on, rëJoir d. plu'. u' l.).un . nuu\ porrr"r ' rrrrrcr d.
' !r'4 .,. ror.\ po \orl no,r\ ., 'errri ,-r.l'.rr . u ri,qu. d.
Prd.picd."":0".,",,,J,,..i,F,onn.,,rc,orrc.riL,t..,rrr"irr.:e't.'. .r
r rr
'ri l. f"..il'il r. J. ' Lr .ervir conr. ruL..
T c. pc',or'e, riJ-nr.".onr plu. tr .epr ibl.. J,',i'o* leur r rrlncrrhrlir.
I'ul .1uell,. se
fonr c,,nnairl.. .ourenr malgre ell... ';rrs rn e.re vrarn (nr
I
JT} I LA RELATIoN o,AIDE AU oUoTIoIEN

. ltu Ttrorre .h p.tit, ilL ,l conscientes, xu cout-s des renconrres âvec les
.r i r,ryt. ùr1,ûk liùik toit. lersonncs qu clles àidcnt. Ccs personnes clltcc-
.til|i,iLù.nt qtu qnlqti l;iÎ tcnr Icurs làiblesscs rrùs rapidemenr er pcuvcnr
.1.t rc,,1ùjtk! ,, tt ntir. s cn servir contrc elles.

' bk pt$o ". q ; n' .|)iJù rott l.cs personocs en dilllculré onr solrvcn. li
./1, t^,"t ,1i,t! tu/'iù,11 ].nt scnsibiliti à fleur dc pear.r ct perçoivcnr chc'z
pÀ t? to, ti.tgir ne,ræ fiço .
l.rurr. l<' nrurltlr," signc'. le' nlrinJrcs rerr-
,1,r 9",t de o ùiL i; rions. Ceire pcrccption n'est habirucllcmenr pas
conscicnte ou délibéréc, mais clle esr lricn réellc.
. U . p.Lo t t|i r ùù //. l,l Voir l exemple à l:r page suivantc.
ùi.lù . dn,, !o, afin,r fut
ph^ jeûibL u\ iit",!'iotb.o,r Conrme rrous pouvons Ie constater dâns
pott,ot It h ùolnl. ccr excmple, l'édr.rcacrice est vulnérable dcvanr
, t.rt ftstr,. I'agrcssivité m:sculine. Peur-ôtre le savair-ellc,
qti uett p,t,
lr4onl tuk hrcttuxert arn mais ellc a pris le risquc, â voultr rcsrer ses
?hh ù /titJ;.ulh: à ni.ti tul , lirnit.s er rlle ie'r l.rit prerdre ru jcu. l'eur-irrc
.j. ,(,klDlû. !e!!t i.Jiit"
'.,tui
ne lc savaicellc pas. alors cene c{périence a
\,'ulignr sJ fr,rgil'rc. fllc .levr.r dj'ormai,
( omp .r\ e! !cr r( n(,rl elle lirnire ,1u cllr vien r
^er

On a mencionné Iimport.rnce dc la cc'nnaissance de soi pcuL offrir la


relation d'aidet cetrc connaissÀnce n'est iamâis complètci ellc iaméliore avcc
chaque cxpiricnce. Les personncs aidantes ne sont donc pns à lebri dc tels
piègcs. Cepenclunt, il cst important de tiire preuve de disccrncmcnr pour nc
Pas s engagcr d:rns rLn proccssus dc relation d'aicle qui risque dc nuire à ure
penonne arr licu de lui vcnil en rridc. parce que les cliflicultés vécues par ceftc
personnc touchenr dunc tàçon ou d'unc rutrc unc dc nos zones dc
vulndrabilitJ.

Lcs cxcrcices 1.2 cr 1.3 (voir p.38 er 39) poùrront âider à détinir scs
zoncs de vulnéraLrilité e( à développer dcs moyens pour se protég,rr

3) Se donner des règtes de conduire et les respecter

Léthiqte cst un aspect;nrpormnr du rravail cl'aicle; lcs rùgles éthiques servcnr


<l abord à pLotlger le public. les clicnts, miis clles prorùgent ég.rlcmcnr les
personnes aidantcs. En leur seranr <Ic baliscs, clles encadrcnr leurs inrer-
venrions, leur lorrr évitcr des errcurs f:lâgrùntes et les :ridenr à sc constluire une
répuration solidc.
CôNTEXTE ET pRtNctpEs DE LA RELATIoN D'A DE a J7

Lrk ld"ùitrr M ho""n" a Pto,,! .t?h! riol. t à


t't"àtun d. tuaioitl.: Nr lnnne a nnz{att à prntltt npirtttntnt le tanôlt datt utt
sd
rktio", pnûi."hè,zJneù nrc. ks f.t,ù.\ Il ptr/c Jirt adal,te utt |o'trft ?atlt tt|îtl
d inptzsionrer liunz lpcnchË ven l avrnr. ie nenton dressé, Ies épaults drones).

Lttluattire tunillt ùput' qkrrut; ar ttù dars dLL snmion' liffial*: ,l1r aitne hs
tltrt' c! v d?i' ; îa"t éptexu. Lhoùnr qr'.lte âorre pa;le rk phr: cn 1ha Jàrr; it
nnnata à lbg;zsr nbd/etneu, à tlt'e 4u rortc; 14 li,:ù( ,oxr ùnù. .i .r
ronunt vt. Elb rt rlpond !û à .e\ i,nri#. ,L!;" !'!."1 tou,lt,te ilttiti(xt?ht.û Pr'
ellt:; l'qreriuité lair nr tbenin nrtnqrillenen o tlL
Lhnnn, palotr as tha4Lnn$ n h,,nn n tift.nis à r,ù o\ le ,tuatatuL tu *:
t.D:. t" srrl lrtàs Ju),n"t 1/( hùrt.Ie' 1t1"i.r .J ji.irks L ),ounùe]l' .t.
*tul, un tha4urent dt posn'e: ttt t.tlnix n/ t;î to"t"totu à n])Pnllnrc .h?z
Iidu,attu t Ihonnn k perçoit. Il actoît h presiion, notre L rott i,tLtttt dat'tn
..r. t ? , .,t.. :' r., ,J t, o.t,,tt, 1"Lt tt
Lr po:orrt ùtlnte a:t piégû elh n't ptl! û unu l. ra,P!Sr lit it. t hë d,'|'t'\â n
.1.Ih pû ?' rthgh rdiquattnanl Ellc y'cru n*rù tù t.t,t',! ttt t,l;?ti.t dii.k

Des balises Pour interuenir

Les balises viscnt particulièrement la délinition du champ de compé-


teu.e'er lt '..Pecrdu 'e.r.r pr"L*i"nncl

Les iducatcurs et éducâtrices doivent fairc Prcuve de Professionna-


lisme dans leurs intervcntions, pxr exemple nc pxs ollrir dc serviccs
pour lesquels ils nont pas la prépaLation âdéqu3tc, aPPort€r une
réponsc âppropriée ct proportionnée auJr besoins des clients, prcndre
le tenps cl'établir une relation de confiance avec cux.

Le sccret professionnel est un éiémenr essentiel à l'établissernent er au


naintien dc c€tre relâtion de confiencet il permcr aux intervenants
d'offLir des services de qualité et de recevoir de remps en temps des
rétroâctions qui lcs stimulcnt, les encoulagent à Poursuivre.

Unr réputatiou à Prlseruet

l)émontrer des comportcmcnts confonncs à l'éthique consritue une


des bascs imporrantes pour st faire reconnaître' polrr établir sâ réPu-
tatior. Quànd on eltcnd dite de quel,l un qu'il tlavaille bicn' qu'il
est consciencieux, {lu'on Peut lui fâire conûânce, c'cst un indice qui ne

\-_
LXERCICF, I.2 rendre à dét€ct€r ses zones de vulnérabilité

l) Décrivcz unc situaci()n (lui vous I eutrâîné dans une zonc de


vuLrérrbilitl.

2) Èn quoi vous êtcs-vous senti vuinérxble?

3) Cornmenr vous ôres volrs aperçu Llc ccttc vulnérabilité?


(indiccs physiologiques. rJactions du client, ctc.)
CoNTEXTE ET pRlNcrpEs DE LA RÉLAlroN o A|DE a 39

EX€RCICE 1.3 Apprendre à sc

1) QLiavcz'vous iàit pour vous dégrger de h siruation décritc à

Iexcrcicc l.2i

2) Comrncnr pourriez-vous vous proréger à Iaveniri

Les gestes plofessionncls posls par lcs intervenanrs ps)chosociaux sonr


diltciles à circonscrirc er à évaluer Ics résulrars de leurs int€rvenrions
sorr souvent à peinc percepribles. Par lc f:ir nrôme, unc répurltion
dnns ce sectcur d'activité est dilÉicilc et longue à bâtir En outre, la
rccoonaissance soci:rle nesr hrbitucllemenr p:rs rrès gnnde, ce qui
rend encore plus ardu lc liir dc travaillcr t{ans cc dom:line. l dcvienr
rris importanr dans cc contcxre de donncr un service prolessionnel
pour se fairc leconn.rirrc.

4t Puircr danr le rravril d èquipe


En relatiorr d'aidc. les éducareurs cr les éducnrliccs irrterviorncnr habiruel-
lenrent sculs:
ils sont laissés :\ cux-rlômcs er cloivent fairc preuvc de compé-
tcr)c. cl st
monrrcr solides. I,ounanr, ils vivenr des siruarions dc grand srrcss
'1"i , ld lonBuc. p(u\rnr te, rongcr dc l rrrririrrrr
Les r.n.onrrcs Équipe d.ricnnenr. d.rrrr (e \orrrxrc. d(\ nromenr\ pri
,.
vttcgtL:s
rJ
pour ê.han6rr .e, idcc.. ,es inrprc*iorrr. iiire p-rn de r* bon,.oup,
404

ct des moments difficilcs, cxprimcr dcs émorions pénitrles. vcntiler, cornnre on


clit couranrment dans le vocabrrlâire des inrervenanrs.

Bien sûr, lc tr.rvail cl équipc n'cst pes toujours licile cr cruichissanr; dans
léqtipc exisrcnr souvenr des tcnsions, tlcs non-clirs qui pcuvenr aussi gruger
inurilerrcnt l'éncryie dcs membrcs. C'cst Ic rôle des responsablcs d'éc;uipe de
permctrrc dc liquider ccs tensions pour donncr accùs aux richesses qui y
dornrenr.

Lc tr.rvail ci'équipe est aujourd hui jugé commc moius imporranc, si on


considùre le tcnrps qu'on lui accordc. On pcLrt avoir Iinrpression qLre c'est
du remps pcrdu, surtout si les rcncorltrcs sorrt mal prlparées er si
I'animarion est déflcieDrc. l)orrrrrnt. il s'agir de rnomrnts précieux oùr il est
possible cle rcfaiLc lc plein d'éncrgic. C'est une façon de tlav.rillcr qti devrait
êt re revalorisée.

5) La supen ision. un orrtil né.ersaire

Il est rcnvcrsant dc constatcr qur clc nombreux éducateurs et écluc.rtriccs.


flrichcmenr diplômés, sc rcrrou\rcnr dâns un charnp d'intcrvcntion sars evoir
dc srrpcrvision. Bicn sûr, il existc une périoclc dc probation dans ccnains
milieuxr dans d',rutres, on offrc unc possibiliré de pairagc ou dc parrainagt
r\< Js (du.rrc,rr' (r cdrrcarri. . crl'.'rirnenre..
La supervision rend possible I analyse des ectes profcssionncls posés: ellc
pernrcr aux intervenanrs dc se questionner cr de reccvoir dcs avis de collègues
chevronnés: cllc pclnrcr égalcmcnt d augmcntcr Ia tlualiré des scrvices oflirts.

La supervision permet aux intervenants de prcrr<le conscicnce de l,:uls


Êorcer et de leurs limites en leur donnent lircc.rsnrn d'exprirncr des én:otions
retcnues, dc faire part de préjugés qui les accablenr, de parler des v:rleurs qui
les guident dans |:ur trav,ril. L-lic accordc dLr soutien aux;ntervcnanrs ct lcur
permec.rinsi de continrrer )r plogrcsser dans un méticr dc plus en plus cxigcanr
et complexc.

I.4 UN PROCESSUS D'AIDE EN 6 ÉTAPES

Pour engager er nrencr r'r terrrc une rclariorr d'aitic, une personne aidantc pcut
décidcr de suivre un processus, une séric d'ér:rpcs qui Ia conduiront à l'atteiute
de I'objecrif visé. Sclon le rype de rclarion d'aide prariqué, ie processus s(ivi