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HÉLÈNE VACARESCO

FLOREA ILEANA

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HÉLÈNE VACARESCO

Dans le livre Une grande européenne, Hélène Vacaresco a dit « Bien que je fusse obligée,
à cause des malheureuses circonstances de ma vie, de vivre loin de la Roumanie, mon cœur n’a
cessé pas une seule minute de battre pour elle. Toute mon activité de presqu’un demi-siècle a été
consacrée aux intérêts de notre peuple, cherchant à resserrer les rapports entre la France et la
Roumanie, la France qui a été pour moi une seconde patrie et où, heureusement, mon nom est et
il restera le symbole des deux peuples que je glorifie. »1
En écrivant ces mots dans son testament daté du 15 septembre 1945, à Paris, Hélène
Vacaresco a confirmé en fait une profession de foi qui a défini toute son existence. Elle est l’une
des plus brillantes représentantes du dialogue entre les cultures roumaine et française le long du
temps.

Quelques données biographiques

Née à Bucarest, le 3 octobre / 21 sept. 1864, dans la maison des fameux poètes Ienăchiţă
et Iancu Vacaresco, la descendante des grands érudits et patriotes roumains a vécu la plupart de sa
vie en France, à Paris, où elle est morte le 17 février 1947.
Elle a été secrètement fiancée au prince Ferdinand. Par des raisons politiques son mariage
avec le prince a été empêché, c'était la raison pour laquelle elle a quitté la Roumanie. Elle a été
exilé à cause de sa fiançaille avec le prince Ferdinand. Par conséquence son exil a été un choix
personnel. Elle a été membre de l’Académie Roumaine, poétesse, mémorialiste, diplomate et
orateur d’un grand talent, deux fois lauréate de l’Académie Française pour les remarquables
volumes de vers Les Chants d’Aurore et Le Rhapsode de la Dâmbivitza.

Elle a été intégrée avec succès dans la littérature français. En France, Hélène Vacaresco
était appréciée comme « le plus célèbre des écrivains étrangers d’expression française, une

1Hélène Vacaresco, Une grande européenne, Édition soignée et avant-propos par Constantin I.
Turcu, Édition de la fondation culturelle roumaine, Bucarest, 1996, p. 5.

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véritable ambassadrice de la spiritualité roumaine dans le monde »2. En même temps, elle a été
nommée « la plus intelligente et dévouée amie de la France ».3

L’éminente poétesse a initié la création du Cercle d’Etudes « La Femme et l’Univers ».


Ses qualités poétiques et oratoires ont souvent été soulignées par de grandes personnalités, par
exemple Marcel Prévost. Il estimait que « la nature, jalouse, unit rarement dans un même génie
ces dons magnifiques : l’éloquence et la poésie ».4 Puis, il concluait : « leur union dans un même
génie est assurément un bienfait des dieux tout à fait exceptionnel »5.
Hélène Vacaresco a été une personnalité culturelle de marque, connue partout en Europe
et dans le monde, elle a lié son nom à l’activité de prestigieuses institutions et organisations
internationales, qui se proposaient de réaliser une meilleure connaissance réciproque des peuples,
par la voie de la Coopération Intellectuelle Internationale, afin de maintenir et de consolider la
paix dans le monde.
En même temps, elle a été la fondatrice et la présidente du cercle des Annales de
Bucarest, le plus anciennes institution de conférences franco – roumaine, et membre du Cercle
des Annales de Paris, présidente d’honneur de l’Académie Féminine des Lettres ; déléguée de la
part du gouvernement roumain auprès de l’Institut International de la Coopération Intellectuelle
de Paris ; secrétaire général et puis vice-présidente de l’Association Roumaine pour la Société
des Nations, Hélène Vacaresco a été aussi fondatrice et présidente du Comité International de la
Diffusion Artistique et Littéraire le Cinématographe (C. I. D. A. L. C.).
Elle a fait ses études à Paris où elle a eu l’opportunité de rencontrer Leconte de Lisle et
Victor Hugo. Elle suit des cours de philosophie, d'esthétique et d'histoire, à La Sorbonne ainsi que
des cours de poésie avec Sully Prudhomme.
La période parisienne a été pour Hélène Vacaresco, pleine de succès littéraires, des
grandes amitiés et d’une vive activité diplomatique et culturelle.
2 Ibid., p. 8.

3 Ibid.

4 Ibid., p. 9.

5 Ibid.

3
En 1912 elle est co-fondatrice du « Cercle des Anales » à coté de Nicolae Iorga, Dimitrie
Gusti, Octavian Goga.
En 1922 Hélène Vacaresco est nommée dans le comité pour la Commission de
Coopération intellectuelle auprès de la Société des Nations.
En 1925 elle devient membre de l’Académie Roumaine, la première femme élue à
l’Académie.
Elle traduit en français les livres de poètes roumains tels que Mihai Eminescu, Lucian
Blaga, Octavian Goga, George Topârceanu, Ion Minulescu et Ion Vinea.
Elle a créé le Prix Femina Vacaresco.

La poésie. Les thèmes

Hélène Vacaresco a été une véritable poétesse et homme politique. Dans ces poésies,
souvent dans une tonalité parnassienne, Hélène a essayé de promouvoir l'idée de civilisation
roumaine, interprétant des thèmes folklorique. Elle avait une relation, tout à fait spéciale avec
l'espace culturel roumain.
L'enfance passée sur la terre roumaine va influencer toute sa création littéraire. Aussi tout
sa biographie se retrouve dans l'œuvre. À 13 ans, Hélène Vacaresco a rassemblé des complaintes
populaires, des vieilles chansons populaires, des chants funèbres, qui plus tard, en 1892, sera
publié sous le titre Le Rhapsode de Dâmbivitza.
Dans chaque livre, de poésie ou de prose, Hélène évoquera le village roumain: les
traditions et coutumes ancestrales, les festivals populaires roumaines. Les poèmes classiques,
romantiques, symbolistes, un peu mélancolique décrivent les beautés de la nature, et surtout
l'amour du pays. Dans ces poèmes Hélène V. décrit les terres de la Roumanie avec les champs du
blé, des vergers et des vignobles; ceux-ci sont décrits dans un cadre idyllique.
Dans le livre intitulé Cântec românesc en édition bilingue sont sélectionnés quelques-unes
des plus beaux poèmes patriotiques d' Hélène, la dernière descendante de la famille Vacaresco. Le
livre contient plusieurs types de poèmes, par exemple: poèmes qui ont comme thème principale
le patriotisme ( À ma patrie, Mon pays). Aussi elle a écrit poèmes dédiés aux grands-parents et
aux aïeux ( Dédicace - À ma Grande-Mère). Ainsi les poèmes À ma patrie, Mon pays, O, ruban

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fou! ont comme thème principal l'amour de la patrie, le mal du pays. Tous ça sont évoqués avec
sincérité.
« Si je te deviens étrangère,
Si ma chanson pour s'essayer
N'a pas choisi la langue chère
Que l'on parle autour du foyer,

Celle qui vient, lorsque je prie


Sur mes lèvres tout doucement,
Pourras-tu jamais ô Patrie !
Le pardonner à ton enfant ? »
À ma patrie , H. Vacaresco

Le poème La mort du brave glorifie les actes de bravoure des défenseurs de la patrie : « Il
est mort comme on meurt sur un champ de bataille, / Le visage tourné vers l'ennemi !
Vainqueur, / Il s'endormit au bruit lointain de la mitraille, / Il s'endormit avec l'étendard sur le
cœur ! » ( La mort du brave).
Dédicace À ma Grande-Mère est une poésie symétrique où il s'agit de la tristesse causée par
la mort de sa grand-mère, la manque de l'amour, la solitude de l'être. Aussi Hélène V. parle de ses
racines, de son origine.
Dans le Chanson du foin fauché il s'agit de la transformation continue des jeunes aux
anciennes, la perpétuation de la vie est vu par les yeux des paysans. Hélène considère que le
paysan roumain est le symbole de la nation roumaine et des traditions ancestrales.
Dans le poème N-aşteptaţi, l'armée est invitée à la lutte pour la vie et la mort, afin d'avoir
une patrie libre.
La poétesse est mort en février 1947, et ses désir sont exprimées dans le poème Je veux
dormir : « Je veux dormir, là-bas dans le grand paysage...sous les horizons reposants / Au
cimitière du village / Tout près de mes chers paysans ». 6

6 Hélène Vacaresco, Elena, Cântec românesc, Ediţie bilingvă, prefaţă de Sanda Anghelescu, Bucureşti, Editura Ion
Creangă, 1987, p. 62.

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La plupart des poésies sont symétrique. Il y a des éléments roumains dans ses poésies, par
exemple: il y a mentionné le nom de l' Olténie, le Danube, la Moldavie, L' Olt, les cimes
transylvaines, les montagnes Carpatzi.
Il y a aussi des mots roumains qui figure dans l'original, par exemple de mot dor ( Le dor,
O, ruban fou ! : « A ta pointe d'acier et d'or / Tu brandis l'audace, le dor »7).
Dans sa poésie sont mentionnés les hors la loi (haïduck), les joueur de « cobză », fleuves et
rivières du pays, des lieux spécifiques, mots dialectaux.
Les mots représentatifs pour sa poésie sont : l'amour de la patrie, le mal du pays, la lutte, les
aïeux. Ainsi la poésie À ma patrie, qui a trois quatrains décrit la mélancolie qui se produit après
avoir quitté le pays. Hélène V. mentionne la qualité de la langue roumaine : « la langue chère /
Que l'on parle autour du foyer »8. En même temps la langue roumaine est celle qui vient
lorsqu'elle prie à Dieu.
Le poème La tente du soldat n'a pas une forme fixe, mais il est symétrique. Ce poème fait
l'éloge de l'amour du pays. Dans ce poème, comme dans la plupart il s'agit de l' amour du pays,
de la patrie, un amour qui triomphe au-dessus de tout. Le regard de la fiancée est remplacée avec
l'épée. Le soldat remplace le soupire de sa mère avec la bataille, le voile de celle qu'il aime avec
le drapeau, l'eau avec le sang, le cher sommeil avec la mort. Ainsi, ce poème fait l'éloge de
l'amour sincère du pays.
La plus brillante poésie est Mon pays où Hélène décrit le pays avec de: « Fleuves des longs
maïs; océan des grands blés / Qui célébrez, tout blonds contre la terre noire / La fête des soleil
dont vous êtes comblés ».9
Aussi la Roumanie est un pays avec des vieux cloîtres byzantins. En même temps la
Roumanie est évoquée comme un terre de douleur, de force et d'insistance.
Toute sa personnalité se retrouve dans le pays natale : « Je ne suis plus moi-même, ô terre,
je suis vous »10; c'est le dernier vers du poème.

7 Ibid., p. 56.

8Ibid., p. 8.

9Ibid., p. 48.

10Ibid., p. 54.

6
En guise de conclusion nous mentionnons qu’Hélène Vacaresco a été écrivain, femme de
culture, une illustre femme de lettre et diplomate. Elle a été animée d’amour et de dévouement
pour le pays natal. Cette femme a eu un rôle important dans la promotion de l’idée de paix, du
problème de l’éducation et de la protection des enfants et des jeunes, un rôle éducatif de la
littérature et du cinématographe.
Hélène Vacaresco reste une femme écrivain représentative de la littérature roumaine
d’expression française. Son œuvre littéraire comprend : poésies, romans, mémoires, thèmes
folkloriques réinterprétés.

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Bibliographie
1. Sasu, Aurel, Dicţionarul biografic al literaturii române, M-Z, Bucureşti, Paralela 45,
2008.
2. Văcărescu, Elena, Cântec românesc, Ediţie bilingvă, prefaţă de Sanda Anghelescu,
Bucureşti, Editura Ion Creangă, 1987.
3. Văcărescu, Elena, Regi şi regine pe care i-am cunoscut, traducere de Ileana Carmen
Moldovan, Bucureşti, Editura Compania, 2004.
4. Vacaresco, Hélène, Une grande européenne, Édition soignée et avant-propos par
Constantin I. Turcu, Édition de la fondation culturelle roumaine, Bucarest, 1996.

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