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Le Plan Maroc Vert

C’est en avril 2008 que le Gouvernemant marocain a adopté la stratégie du « Plan Maroc Vert » afin de
relancer l’économie du secteur agricole. Cette nouvelle politique a pour finalité la mise en valeur de
l’ensemble du potentiel agricole du territoire afin de répondre à quatre objectifs principaux constituant
à l’heure actuelle un enjeux important pour l’économie national. Ces objectifs sont:
 l’amélioration des revenus des agriculteurs
 la garantie de la sécurité alimentaire de 30 millions de marocains
 la protection des ressources naturelles des différentes régions
 l’intégration de l’agriculture marocaine au marché national et international
Sur le plan économique, cette politique a pour ambition de multiplier par 2,5 la valeur ajoutée du
secteur agricole qui passera de 38 à 100 milliards de DH par an, et ce sur une période de 10 ans
seulement.
Comment?

En favorisant d’une part les investissements dans le secteur agricoles de près de 150 milliards de DH
d’ici 2020. (Parmi les potentiels investisseurs étrangers, on cite Global Environment Facility (GEF), le
Fonds international pour le développement agricole (FMDA), l’Agence française pour le développement
(AFD) et le Millenium Challenge Corporation (MCC)).
Et d’autre part, en augmentant d’une manière spectaculaire les niveaux de productions de certaines
cultures dont notamment les olives (de 1 à 4,2 millions de tonnes), les agrumes (1,5 à 3,7 millions de
tonnes) mais aussi le maraîchage et les fruits (4,4 à 10 millions de tonnes).
Pour la mise en place de cette stratégie, le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime a mis
l’accent sur le défi de l’exécution en réformant le Ministère de tutelle mais en créant également
l’Agence de Développement Agricole (ADA), l’agence d’éxecution spécifique à la mise en oeuvre du
PMV sous la tutelle

du Ministère de l’Agriculture.
Concrètement, le PMV s’articule autour de deux piliers:
Le premier pilier porte sur le développement d’une agriculture moderne et à haute valeur
ajoutée/haute productivité répondant aux règles du marché en s’appuyant sur les investissements
privés, à travers le financement de 1000 projets tant dans la production que dans les industries agro-
alimentaires d’un coût total de 10 à 15 milliards de DH par an.
Le deuxième pilier concerne l’accompagnement solidaire de la petite agriculture, à travers
l’amélioration des revenus des agriculteurs les plus précaires, notamment dans les zones enclavées.
Dans ce cadre, il sera procédé au financement de 545 projets dit « sociaux » par le Fonds Hassan II
pour le développement économique et social.
Ces projet seront inscrits dans le cadre d’un plan régional basé sur 3 axes visant la reconversion ou
diversification des agriculteurs précaires dans des activités à haute valeur ajoutée et moins sensibles
aux précipitations.
Il s’agit aussi, d’encourager les projets de production intensive dans les domaines aussi bien de
production animale que végétale, à travers l’encadrement des agriculteurs et leur qualification pour
avoir un revenu supplémentaire.
Le second pilier a également pour but la reconversion de la céréaliculture en cultures à plus forte valeur
ajoutée (ou moins sensibles aux précipitations) et la valorisation des produits du terroir.
Le plan touchera pas moins de 1,5 millions d’agriculteurs tant dans la grande que dans la petite
agriculture.

ABDERRAHIM CHENGUAOU