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DOSTOÏEVSK!

JOURNAL

D'UN ECRIVAIN f

1873,

1876 ET 1877

TRADUIT

J.-W. BtENSTOCK

DU

PAR

RUSSE:

et John-Antoine

PARIS

NAU

BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER

tt)tt)~fMCBH.UE.tD)TMB

ii,

RUE

TcM

DE

GRENELLE,

i904

dfoH< f<«~<.

ii

DMtoïMtM

d'un

comment"

àpuMerteJo)

1876.

hN<

torte

du

était

Dottote~<)().

des

t'auteur

nouvelles,

écrivain

en

mensuelle,

C'6t~"

d'article.

de guette

dans

chaque

le gel

numi

Bloc

de Ctemeaceau

exclusivement

Cet

composé

arMetM

po!)Uquee

tutxi

des

M~ent

trait

quMMout

ou Htt6rtir<

rtcitt

et

dq caract.

y donnait

parfois

des

notet

tutobiem'aphique.

tMj~,

m6me

utre

Le Journal

tn 1873~

Mut

d'<'n <cr<ua

i

DotMeMM

la

prince

avait

écrit

Revue

Grajdanine

Me~tchers~y.

une

lubrique

(Af CMo~eH)

d)

Le Journa!d'uf<~cnuo/n un

temps,

tucc~

1.982

En

abonnet,

2.600

furent

1877.

à 3.000,

qui

obtint,

p<

son

avait

atteignait

numéros

)nou' et la vente

Eu 1876

au num~

plusie~

et troi.

e'O

6

eM<rrep<

d'X)

sur- Po

exemplair

6

et

exemplaires;

en deux

Urtt

avec

tions.

valent

la vente

1880,

chkine,

rendue

les tbonnemente

le même

à

une

4.000

au numéro.

contenait

tiré

en quatre

fut

épurée

Le numéro

étude

joure.

de 2.000 exemptttre*

Une teconde

M trou«

Jour*.

lion

lement

en que!auet

1881,

nQ< d'un<cr<u<!<n,

on ttrt

8.000 eMmphtrM

tout

furent

daJo~

~endu~

jour

de

la mort

de Dostofetttti

uoen'

ire))e

au<st

edttto"

tr~< rite

dans

aux

de

8.000

eMmp))Jret

ruttes,

epuitee.

les edtt!om

au Journal

«rMc/f*

publiée

par

en 1861.

Comme

avons annexé

la Préface

turc

dans

rHMe,

d'«n

<uf

eenM

la lifté,

DotMe~<

la Vr~nM,

De mémo

n<

nt

avons contervé rut<e.

l'original

l'ordre

chronotog!que.

t.

in

iMBm

Extrait

de

PRÉFACE

SBR

!<t Re~ue

u

un~umE

Vrewi~

(jan~tey

RUSSE

1081)

1

S'i! Mt un pays qui soit ignoré

ses voisina

et jneconuu

c'est*

Chine,

de tous

lcs

autres pays lointains

Pour

lurent

lut,

ou limitrophes,

nulle

bien la Russie.

nul Japon

de l'Ouest, d'un

ne.

Cola.

nous

jamais enveloppés

et sera

peut-être

plus grand mystère

encore.

Et

est

longtemps

n'exagérons La Chine et le Japon

diMcile

péens

rien.

sont éloignés

de l'Europe

à tous

et d'accès

tes

Euro-

est peut-

d'un

parfois.

les Russes

La Russie

sont

est ouverte

ia. & !a portée le caractère

en Europe La Russie

Sphinx.

des investigations

Russe

occidentales,

plus

et pourtant

d'un

être

Chinois

Monde, l'une des enigmesdu

vement perpétuel

sa Mttare

ruMe,

mat compris

que te caractère

est,

pour

A ce point

ou d'un

Japonais.

On trouvera

saisi, en Occident, et aon orientation.

ie Vieux

le mou

l'esprit de vue J&

avant d'avoir

je crois que la Lune

que la Russie.

ment

est explorée

Un sait

presque aussi complète-

qu'i!

y a des habitants

en

Russie, et voiià

sont

ces Russes?

toute la dinereoee:cM~is

C'est un pr~~M~sL

quels hommes

est encore longtemps, euorts

un.

IMSa~eM~ëST~uropeens

reaola. ïift

ont !aH,

croMn~~veir;d<~u!s

de ten~t

itu~e;: quelques

1

2

JOURNAL D'UN ~CMVAtN

·

pour

chinres,

plus loin et nous en sommes

à ceux

d'être

nous

étudier

Hs ont.

réuni

des documents,

ont

de&

des faits.

qui

tes

Quelques

investigations

extrêmement

il nous

même été

pro9tabi&

rien

reconnaissants

M n'est

ont faites,

car

serait

eoanua.Maisde

toutes

ces études,

sorti

do vrai,

de synthétiquementvrai.

Les.eCorts

chercheurs

se brisaient

toujours

à quelque obstacle.

des

Quand

il s'agit

de ia Russie,

hommes

une imbëciiiite qui ont inventé

te ciei

enfantine

la poudre

croient

s'empare et su compter vraiment

pouvoir bien pour des vétilles

de ces mêmes

tant d'étoiles

dans

qu'ils Cela se manifeste

les toucher.

qu'au

aussi

cours de savants et l'avenir

travaux des-

de notre

tinés

à faire

connaître

l'importance

Cependant on a constaté

tels et tels- degrés

abonde

nous

patrie.

on a dit quelques que la Russie

de latitude

choses exactes

sur

se trouve

située entre

qu'elle

En

et de

longitude,

on ceci et eu cela et qu'elle

dans des

traineaux

renferme

attelés

des régions

do chiens. des hommes

où l'on voyage

plus do ces chiens,

on sait qu ii y a en Russie

très bigarres,

pourtant

constitues

uerësaembiant

comme

à personne.

les

autres

hommes

et

à !a feis

Ils tiennent

de l'Européen

est assez ingénieux,

qu'il

nommées

est retardé

n'ignore

breuse,

et du

beau

Barbare.

mais

qu'il

sait

qu'il manque de.gënie

On

que notre

peup!e~

propre.;

de boi~

On

est

très

isbas,

vit dans

des cabanes

mais que son développement

intellectuel

par tes pàralysentea

gelées hivernales.

armée

russe,

pas que la Russie encaserne,uae

mais

on ae figure

bois

oe qui explique cet automate

que

très nom-

simple

pas, n&

dans

est à

que le soldat et ressort, Involontaire

mécanisme perfectionné,

sent pas,

le combat

tous

pier français,

pereur,

ne pense

bravoure

son

sans ihdép'wdanee

au-dessous

a possédé

le Grand,

les points

de vue à cent

piques

que ce pays surnommé

du trou-

un em-

monarque

ii est admis

un certain Pierre,

non dénué de capaoitéa.nMtis on

qu'un Genevois, appeieLetort,

passions sauvages;

n'a

à demi civitisé

et dévoré

de

entendre

dir~

pas été sans te sortit

de s~b&rbariepri*

mUive,

en fit une

jt'Mjtéë de créer une manne,

et& couper

sorte

d'homme

d'esprit

et ).ui suggéra

a se raser

sur-

de forcer

Ms sujets

ieura eaftana trop ~ong9.1/eSet

d~ rasoir

JOURNAL

D'UN

ÉCMVAtN

S

tout lut merveilleux

rent

une fois gtabres, chose tomme la bonté de donner leurs barbes

encore

tes Russes des Européens.

devin.

Si

très

Vite quelque

pas eu

Genève n'avait

Letort au monde, et nui

progrès,

tes Russes

par conséquent,

auraient

no se tût accompHea

Russie. Ces exemples

divers

eotteetionKés

eotteetionKés

pas

ouvrez

voyageurs.

voyageurs.

;suffisent;

ttont de la mémo

<oua les autres

renseignements

force. Et nous ne plaisantons

écrits

sur nous

par

tous

les volumes

.vicomtes, barons et, de prétérenco.

tivement

Le plus

ouvres

marquis. tiaex-te& atten-

moquons

do vous.

pour la plupart,

distingué.

et vous

curieux

de gens

verrez

c'est

d'un

nous que ces livres

esprit

si noua

sont.

indiscutablement

Et cette incapacité

des yoyageura

à distinguer

les carac-

du Russe,

vous la retrouverez

chez nous.

années

un parcelle

chez presque

téristiques

tous les étrangers

fois des quinze

milieu, avant d'avoir

établis

et des vingt

saisi

Ils passent

quelque-

à s'orienter

dans notre

de vérité,

avant

de

t'être familiarisés

Prenons

d'abord

avec une seule

notre voisin

mand. Toutes sortes d'Allemands

idée russe,

le plus

viennent

proche

t'Atte-

fils

chez nous,

d'États

libres,

attirés

sujets

do rcia

de

Souabe

et d'ailleurs,

savants

par de sérieux

buts d'études,

braves rotu-

riers

dont

la spéciatité<

plus modeste,

mais

utile,

est

<i& cuire

des pains

et de fumer

des Saucissons.

Que de

Webera

et combien

de Lûdohena! D'autres

encore s'in-

renient

faire

connaître

péennes;

ils nous arrivent

dés marmottes

savantes,

aux Russes

les curiosités

euro-

et des~ géantes,

avec des géants

des singes,

que les Allemands,

<Mmme chacun sait, ûnt inventés

dea Russes.

d'origine,

Allemands,

s'agit

sent

pour le plus grand

soient

plaisir

Mats quelles

tours différences

but,

que

d'éducation,

dès

leur

et de

tous les

quand

il

d'intelligence

apparition, ils ae défient

sont d'accord

de juger

plus

le Russe

de lui et le mépri- °

ou moins ostensiblement.

Certains

pour; servir

Allemands

encore débarquent

dans notre

pays

chez des gentilshommes

ou. gérer

des pro-

il en est qui, poussée par

te démon

de l'histoire

priétés

MtureUe, entreprennent

tons russes

~o eatqui.pour

et acquièrent

se rendra

de doMer tâchasse

ainsi

une gloire

vraiment

utitea,

aux hanne- immortelle,

se livrent

tt

& de

s

'0

<

JOURNAL

D'UN

]6CBtVÀU<

profondes

construit

sans conteste

russe. Beaucoup

consentent

de raffoler

agréables

ront

naires, de traduire

Je ne dis paa que toua traduiront

recherchas

!esoc!e

poasible

pour savoir

de queHe

que

pierre !'oo élèvera du Millénaire

gêna

le russe,

qui

d'être

imagine-

sera

du futur

monument

lora de !a céiebrat!on

d'entre

eux sont d'exceUentea

& noua faire

t'honneur

de la Utterature

ruaae.

à la Russie

d'apprendre Ceux ta, dêaireux

étrangère,

et à Ferudition

quelque

dès qu'i!s entendront

chose

à nos diction-

en sanscrit la JRoMf<K~. de Kheraskov

en Russie

ce be! ouvrage;

quelques~

écrire.

que dans

te but d publieront. dos oauvrea

uns ne résideront

leur

rellement

&

tour,

leur propre ~oM!edc,qu't!a On connelt

sérieux,

de ce

natu-

en AUemagne. ~enrequ!sontH!uatrea

On

M

met

lire

une

de ces JRoM~adM. C'eat

c'ett oense,

exacts et intéressants;

profondes;

tat, d'un fait qui revè!e

lettré s'arrête, monumentale sous !a table. Lea Français aux AHemands.

diCerént.

non qu'il

tout,

pondéré,

c'est même spirituel.

c'est

p!étn

Les faits

orig!na!es

russe,

sont

et

si

de vues

et tout à coup. lorsqu'il

tout un côté

s'agit d'un

de l'tme

fait capi-

notre

perd que le tivre

son

en voyage

Ha voient

nt et termine

tomSe

par une àner!e

mains,

de nos

parfois

chez nous ne ressemMent tout

sons ne traduira

un jour

rien

iàngue,

car

guère tout a fait

Un Français

Ignore cette

en sanscrit,

un Français

maia

epnnait

parce qu'i!

même torsqu'U

n'a rien appris,

vient

en Russie

grâce & son regard

tes derniera

nous un jugement

chez nous

avec

avec une to~t antre !e ferme

propos

d'aigte,

 

intention

lut

arrive

d'y

tout

percer

à jour

le fin du fin dans

et de porter iï savait

dej~,

sur

ce

de découvrir

replis

de notre conscience

définitif

A Paria,

qu'il écrirait

où il partait nous

sur

la Russie

;H

a même vendu un volume

d'avance de son Myage. !~iaiiappara!tehez

charmer

et ensoreeter.

n'y

de quoi que ce soit,

persuade

qu'H

pour britier, Ua Français !tMt de remercier

est toujours

perMnne

a jamais

tnème ai

~n t"~

e<Bur,Men

t ~M~t"t au contraire.

Sont pa< les

antres

qui lui

~F~~

T~

~!ais

il e~t

certain

ont fait pla!sir

que ce ee que c'eaUMt

1

JOURKA~

D'UN ~CRtVA!N

&

dont

a été une

qu'il a rencontrés.

d'entre

part oausé un bonheur

si peu que cela soit, contribué

On en voit -qui,

noua scruter.jusqu'aux

la présence

eux

bénédiction

pour sot et le plus convaincu

qu'il

tous ceux

libertin

nous

pour

a

Même le plus

de chez

inoubliable

partis

nous par sa venue

à i'avanoemont

eux

avec

et aura,

de la Russie.

l'intention

de

de chez

moelles,

consentent à passer parmi

noua plus

cette

moyen

Doutex après

d'un

mois, espace

période

de temps immense,

trouverait

car dans

bien

le

du monde.

longue

un Français un voyage

de faire et d'écrire

H commence

autour

cela de la bonne

par jeter

foi et du xote de l'investi-

sur te papier qu'il traduit

ses premières assez heureu-

politiques

aux

insti-

avoir

enseigné et à souffler nous change

Alors

aux

des

un

tables

il se décide

gateur!

impressions

sement,

tutions

< boyards

bulles de savon,

peu de l'ennui solennel

sur Pëtersbourg,

puis compare anglaises, a à faire

nos mœurs

toutefois

des

après

tourner

ce qui, entre

parenthèse,

de nos réunions.

à étudier

la Russie

contemple

le Kremlin,

à fond

devient

et part

pour

Moscou.

rêveur en songeant

La, ii

à Na-

poléon, apprécie

rence

corruption

culture européenne, de< vraies coutumes

fort notre

thé,

et

tout en s'afftigeant

loue la beauté

l'appa-

de santé

de notre

peuple,

do la

de la

prématurée

et en déplorant trop vite introduite,

nationales.

l'insuccès

et la disparition

i! tombera

,A ce propos

&

brae raccourcis

transition,

phie pleine d'aventures

un Français

sur Pierre nous mettra

sanaqu~U

te Grand,.et, au courant

sans trop grande

biogra-

peut arriver

de sa propre

Tout

du reste,

étonnantes.

en éprouve,

te moindre

&

mat. L~-dessus bien entendu,

sur nature

mérites

il dcaoera

fait

russe, avec des morceaux

un conte

un conte

de vie russe

aura

parfaitement

et intitule:

Premièrement

.MroMcAAot. Ce récit

il dépeindra

vrai,

pris

deux

des

mœurs

qui peuvent

A la rigueur

s'observer

en Russie;

Mceadement

meeu)~ et coutumes

it

donnera

tout

~uMi

des Mea Sandwich.

bien

une

idée

des

En passant,

notre voyageur

daignera

jeter

un

coup

d~CBUjHtt i<L HM~atttt'<)jaMM.6<Jl.JMMM-pM'IW~d<

R<MM~

chMne et remarquera

poète non

aans

taièat,

complaisamment

tout t fait

nationai

que

c'était

et qui.

un

imi-

Ï.

·

>

<

JOURNAL

P~N

J&CRÏVAÏN

tait

goûtera

Derjavine,

bien doué,

t~tt~Mt~t

avet

a~m~Aa

succès André

A~~–~

~~jt-~a––

CMnier

~t

et

tt~

~–ti*

Mme DeshouhtrM.

H

de

assez

La

Lomonossov, en constatant

original

pariera

avec quelque déférence

un fabuliste

que c'était

et qui.

imitait MOM gentiment

Fontaine.

qui,

passable

Aprèa

~aM

H gëmiraaur

ia mort prématurpeda

Kriiov,

de façon

plus loin

dans ses romane

Alexandre

très

Dumas.

personneia.

imitait

Moscou,

N'eatoncera

les ttothfa

aux

cela il dira adieu

te paye, s'extattiera

devant

et repartttta

au CauMBe ou, prêtant

n tirera

Schamyi,

son concours

troupes puis fera la connaissance

les 7'roM ~M~uefa~rM.

ruMeo.

de

sur tes Circassiens,

avec lequel

il retira

Nous ne plaisantons

pas; noua n'exagérant

rien. Noua

sentons

charger,

Uvrea

et~oua

bien. cependant,

à quel point

noua paraiMOM

caricaturer

les plus

sérieux

jugerex si noM

mais

écrits

voyez

vous.mettea,

sur noua par des

sommes dans

vrai

!<M!:

e;raagar~

ou non.

'IÏ

m

U né faut pas plus absurdes ont souvent

gers

trop

nous en attriater sur notre ieur forme

tea

opihioM par des étran-

tea

exprimées

compte

trouve

en des tempe trowbiës

propices

bttuieversements.

aux malentendus,

&ia

il

suite

de guerres

de

dire

et de,

Toutefois.

est

bon

qu'aux moias violents

de ta

que l'on peut

de stupidité

époques ies plus. paoinques

dans

plus grande

leur libellé,

consulter

Irons-nous

ies jugements,

tivres

demeuraient

toujourw empreints

sonU&

Des

ignorance. a ce sujet. taxer l'étranger

de baineou

pour ceia ? Raitierons-nous

borné

te maBqu& de clairvoyance

? Mais ies

opinions

sont professées

et par des

<t

Ï'esprit

licres

totat'~desj~ys

«Mew, Nont répëtées

de nos critiques

nous

d0c~

siagM-

par la

indiM-

do&t nous

plaignons

par des

ennemis

renis,

par des violents

et par des

Mges,

par d~a bandita

0

i

L

~OURftAL

D'UN

ËCMVA<N

7

et

par

dana

dana

des gens d'une

haute

des romans

et dans

probité.

dea pages

en vera et en prose.

d'hiato!re<

dans

un

< Premier-Paris

et du haut

générai,

des tribunea et it semble

sur

d'aasembtëes.

Il y a là uti sentiment

cuser

tout

chement

le monde

i'opiuion

ditËcHe d'ac-

fran-

a ses raisons

de mauvais

courante

vouloir. Diaona-!e

la Russie

d'être;

iMue des seuls ëvënementa.

pa<t nous comprendre

détromper.

sans cesser

d'être complément

même

hausse,

elle est

Et les étrangers

ne peuvent

do les

quand nous essayons

Français

Croyez-vous méme la collaboration

qu'un

si noua

iratt s'abonner

do noua

nous

ne

On

encore

au Vremia

lui promettions

«aurer

~cadrions

ae connaîtra

bien moins en Allemagne.

de Cicéron

réponse

(D'abord comme rédacteur.)

en France

peut être pas de Cicéron

donc pas notre

Remarquez,

du resto~ combien

il est diMcite

aux nattons

dtMJuger

équitablement

entre elles.

Prenez un Angtats.

H eat incapable

d'admettre

que l'existence raisonnabtes.

quelquefois

des Français l.e Français avec intorûts, cordiales Européens,

ae baaé

paye <Mpit des aiiiancet

pourtant

sur des~ principes

monnaie,

le

en

Et

des.

de la même

l'un

et autres

sont

ententes

de

et l'autre

vrais

Européens-types.

Comment

Russes,

mêmes ? En

tout

phiiea ~,qui

pourraient-ils qui sommes

Russie,

pour

ne tiennent

nous deviner, des énigmes

à être

parfois

îe~ < Occidentaux

être .inintelligibles

pas

plus

au monde

nous

autres

pour ne. fout Us pas aux «.Siavo- dos

compris

nous-

< Occidentaux y a encore

quoi

tout simp!ement bien

que

nous

?

une très

bonne

raison

qui explique des Européens.

pouf

C'est

nous ne pouvons

être compris

que nous

nous donnions

ne sommes

pas des Européens,

obstinément

quand

tois.

pour nous nousgar- ce qui pas à devenir

on noas.

Gemmant

doM

s'y reconnattraient~Hs

ce qu'il

français,

de rcveier

y a d'original

nous est propre? Complètement

De ce que nous n'arrivions

nous

avons

éprouvé

un dépit

Bonnet nous occidentfuiser, nation ineobérente.

et

nous

o&ïou~

avons

etlorta ,JM;)tÍr pris i'appMenced'tHM

8

JOURNAL D'UN ~CjRtVAtN

tAcher d'effacer

plusieurs

on

France.d'oa

Nous savons

d'erreur,

Hugo.

il

noua rappelas

ouvertement & Sainte-Beuve

eoaau!ier

souvient

de la littérature

devait

Ufatiait

siècle

cette fâcheuse

à cœur d'y

des

impression.

Et

dos nôtres

et demi.

ont pris

M. Gretsob,

parvenir

est

députa

aHë en

par exempte,

Lettres

de tirer

Beu~e

Hugo*

Il nous adressait

de lui

Parisiennes*.

les Français

avec Victor

écrivait-

Nous

racontait

ne

s;

faudrait

qu'il avec Sainte-Beuve,

à Saînte

à Victor

t&chait

qu'~i causait

< J'at dit <an< détour

«tn< détour

plus

< J'ai déclaré

tout ce que M. Gretseb

et a Victor

Parisiennes

*)

Hugo(!t

lès < Lettres

qu'il incriminait

en tout CM, M nous

aous sommes

parfois devant eux i'immoraitte

Vous pensez si Sainte-Beuve

française.

ouvrir

de grands

D'aiiiefcs

yeux

rassures.

Les Français

douces,

un peuple et M. Gretsch

Ajoutons

sont

extrèMement

poli,

sans

de

la

mœurs

moindre egratigaure tort de juger tous

nissait

revint

qu'on

de Paris.

aurait,

peut-être,;

qu'en four-

les Russes sur i'ecbantUion

Mais assez

M. Gretsch.

snr ce personnage.

D'autres

lui prirent nos ofnciers

que

à tAche d'éctairërt'etrangcr,

de cavaierie

en retraite,

entre autres

gais et débonnaires, te public féminin dans .des uniformes

collants. notre jeunesse dorée allèrent

ceux-là n'avaient

iaient

gens

qui avaient, j~dts.aux

de leurs

revues, ebiooi

moulées

de

par ia beauté

servi

dans

formes

Beaucoup de membres

aussi mmer

aucune

la bonne parole;

arme,

mais. par-

abondamment de leurs terres.

Nos gentiishommes

campagnards avec toute

ne demeurèrent

pas en retard:

!curs

ils partaient

ils grim-

regar-

après

leur famitie

et tontes

les tours

malles de Notre-Dame, couraient femmes.

paient placidement

daient

grisettat,

dans

de là Paris, derrière

puis. redescendus, le dos de leurs

les

De vMiies dames, devenues

sourdes

et privées

dedents,

,1I'.be8:1è~8te'de

tMBt i'Mtage~~àMngue pea<i'aiUearsM~ravant.

le~r,teet'

rasse.

j>éMalent tuemre- qo'eiies eenn~Ment H<

-.JM~ gtn~iM<t~~

de tMttts

courant

men)ton,dM

toMiat

f<t!Bt<

~M~ MfeBtieBt~t~

les intriguM

politiques

potttM francais.eti'onen

de Lord

Pat-

Myaitqui,

à table,, priaient de leur

tiques

JOURNAL

D'UN

t~ura voisins verser

un verre

ECMVAtN

d'ordonner

tant

d'eau

9

aux domes-

il leur

on coû-

tait de prononcer laquais.

un mot de russe

mémo

pour parler

aux

n'oubliaient

pas si absolument

leur langue

et

Certains

s'occupaient,

gens instruits

on

ne

sait

pourquoi,

do littérature.

Ces

montaient

des comédies

du genre

des pro-

verbes d'Aitred

de Musset.

Supposons

genre

qu'il

s'agit

des

Racanes.

(Rien entendu,

nous donnons

là un

titre

do

Comme

le sujet

des. jRacones

dépeint

toute

la

fantaisie.) classe sociale

qui s'occupe

de ce

da comédie

et

pourrait

être,

en mémo

temps,

le type

des pièces

analo-

nous allons

des

le raconter

à Paris,

on deux mots

au dix-septième

gues,

!t existait

jadis,

siècle,

un

in-

rimailleur

digne

Une marquise

à toute

tend'ent pour

plus p!ats

p l u s p!ats

tes

bottes

.nomme Racan,

lequel était )ui-meme.

vers

de cirer

da M. Stoutchevsky

par ses

imbécile est charmée

et veut

force faire sa connaissance.

venir

chez

etro Racan.

elle, t'un

Des

que

l'un de ces Racan,

etio. –

Tout

Trois nigauds

l'autre,

s'en-

chacun

a réussi

à

après

prétendant

congédier

devant

dana i'ebanissèment

en trots personnes. Les Messieurs, parfois quadragénaires,

sont convaincus

cieux joyaux.

de pareilles

la marquise

un nouveau

Maoan se trouve

est

do ce Racan

qui accouchent le Rovixor

»,

russe

pas un.ou

do pré-

deux

Mche

charmante

resprit, de la marquise,

tout le sel de la comédie

enrayëo

après

œuvres théâtrales,

qu'iis dotent Et ces Messieurs Ce serait

Mgion.

!a littérature

no sont

une

Us s'appeiïent

pour un teMiitetoaniste

de

que de raconter ces proverbes,

où il est

dans

les sujets

etc.–Je

de toutes

ces comédies,

aussi un délicieux avalée qui continue

C'eat !e dernier mot déjà perj'ection!–Nous

tous

conte

connais

d'une montre

de l'avaleur.

question

!e ventre

sôtt iiç-tao

demandons sur ces ëchantU~

ce que penseront

de nous tes étrangers

ions de nos productions

dtra~n~

tnais

littéraires, n'y a~-t-U.que Pardon

l'H Mabt, nous

KënrequraUienta coup d'autres,

des RuMasd&e~

!it

rétrMjg'er? ne !ës avez pas

vous

y en a beau- ou

remarques,

bien

Us ne vous

ont

pas

parte,

~ue diriez-voua

d'un

i~<

M

JOURNAL

O'~NjÊCMVÂïN

Ttomme arrivant Mtardataires,

satut

de ai loin qui vous

vient

dirait

que voua êtes

ot

Vous

que

le

lui

que !a lumière

dana

de t'Orient

n'est

la Légion

pas

d'honneur?.

ririsi!