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I. FONCTIONNEMENT DU RÉFLEXE MYOTATIQUE

A. Tonus musculaire et réflexe myotatique

1. Tonus musculaire et posture

2. Tonus musculaire et réflexe myotatique

B. Différentes structures impliquées dans le réflexe

1. Les muscles et leur innervation

2. Les circuits neuroniques du réflexe

C. Un fonctionnement coordonné des muscles antagonistes

II. POTENTIEL DACTION ET MESSAGE NERVEUX

A. Nature du message nerveux

B. Le codage du signal nerveux

C. Le fonctionnement des synapses

1. La structure d’une synapse chimique

2. Les neurotransmetteurs

III. LA PLASTICITÉ DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

A. La perception du monde

B. Le cortex somatosensoriel

C. Développement et vie de l’individu : construction et plasticité cérébrale

DDEESS PPHHÉÉNNOOTTYYPPEESS ÀÀ DDIIFFFFÉÉRREENNTTSS NNIIVVEEAAUUXX DDOORRGGAANNIISSAATTIIOONN DDUU VVIIVVAANNTT LLEE FFOONNCCTTIIOONNNNEEMMEENNTT DDUU SSYYSSTTÈÈMMEE NNEERRVVEEUUXX

I. FONCTIONNEMENT DU RÉFLEXE MYOTATIQUE

A. Tonus musculaire et réflexe myotatique

TP n°1 : Le réflexe myotatique et le maintien de la posture. Matériel : marteaux de stimulation reliés à l’interface ORPHY.

1. Tonus musculaire et posture : voir TP 1

Le squelette qui sert de support et d’ancrage aux différents organes est un système composé d’os longs, dune colonne vertébrale et de nombreuses articulations. Les différentes parties du corps sont mobiles les unes par rapport aux autres grâce aux mouvements possibles des os au niveau des articulations.

La posture (debout, assis

autres. La gravité tend en permanence à modifier cette posture. Pourtant, celle ci peut rester stable ; les différents segments osseux des membres, du tronc et du cou sont alors maintenus dans une position donnée. Par exemple, pour maintenir la tête en position verticale, des muscles situés à l’arrière tirent sur le crâne exerçant

une force opposée à la pesanteur.

est la position prise par les différentes parties du corps les unes par rapport aux

)

Ce maintien de la posture est le résultat d’une activité coordonnée des muscles fléchisseurs et extenseurs qui s’opposent ainsi à l’action de la gravité.

Les muscles squelettiques sont en fait dans un état de tension permanente appelée tonus musculaire. Cet état de contraction ne produit aucun mouvement mais il permet de stabiliser les différents segments osseux de part et d’autre des articulations. Le maintien de l’équilibre fait intervenir le tonus musculaire associé à d’autres facteurs…

2. Tonus musculaire et réflexe myotatique : voir TP 1

Lors de la posture verticale, la gravité exerce un étirement permanent de tous les muscles extenseurs qui réagissent par une contraction tonique permanente. Ce réflexe, caractérisé par une contraction du muscle en réponse à son propre étirement, est appelé réflexe myotatique. Il est une composante importante du tonus musculaire.

Le réflexe achilléen est un exemple de réflexe myotatique. (voir étude sur EXAO). Son étude sur EXAO nous a permis de mettre en évidence certaines de ses caractéristiques : comme tout réflexe, le réflexe myotatique est involontaire, rapide et stéréotypé (il se manifeste toujours de la même façon).

Pour qu’un mouvement ait lieu, il est nécessaire que certains muscles se contractent et que d’autres se relâchent. Dans le cas du réflexe achilléen, le choc sur le tendon d’Achille (tendon du muscle extenseur) entraîne la contraction du muscle extenseur (triceps sural = muscle soléaire + muscle jumeau externe + muscle jumeau interne) mais également un relâchement du muscle fléchisseur (jambier antérieur). Ces muscles dont la contraction entraîne des mouvements contraires sont des muscles antagonistes.

La comparaison de l’activité réflexe et de l’activité volontaire permet notamment d’observer que le réflexe est plus rapide à se mettre en place, pourquoi ?

B. Différentes structures impliquées dans le réflexe

1. Les muscles et leur innervation

Tout réflexe met en jeu :

- des récepteurs sensoriels, structures qui réagissent au stimulus sensoriel et émettent des messages nerveux

- des fibres nerveuses afférentes (sensitives) qui conduisent ces messages jusqu’aux centres nerveux

- des centres nerveux qui reçoivent le message afférent et émettent un message efférent

- des fibres nerveuses efférentes (motrices) qui conduisent les messages jusqu’aux effecteurs

- l’effecteur : fibres musculaires contractiles.

Le réflexe myotatique est particulier dans la mesure où capteurs et effecteurs se trouvent dans un même organe : le muscle.

Les récepteurs sensoriels : les fuseaux neuromusculaires Ils se trouvent dans le muscle et sont sensibles à son étirement. Ce sont des fibres musculaires modifiées, parallèles à l’ensemble des fibres du muscle. Chaque fuseau perçoit la longueur du muscle et surtout, les variations de cette longueur. (Voir description TP n°2). Une fibre nerveuse afférente part de chaque fuseau neuromusculaire ; ce dernier est donc un récepteur percevant une déformation mécanique : il s’agit d’un mécano-récepteur.

Les effecteurs : les fibres musculaires contractiles Les fibres musculaires qui constituent l’essentiel de la masse musculaire sont des cellules contractiles. Leur longueur est de 3 à 5 cm chez l’Homme. Elles sont rassemblées en faisceaux. (Chaque fibre contient plusieurs myofibrilles). Des fibres nerveuses efférentes sont en contact avec les fibres musculaires contractiles.

2. Les circuits neuroniques du réflexe

Les nerfs rachidiens Les voies de transmission de l’information nerveuse sont constituées par les nerfs rachidiens. Ces nerfs sont formés d’un grand nombre d’unités : les fibres nerveuses. On trouve aussi bien des fibres nerveuses afférentes que des fibres efférentes dans les nerfs rachidiens. Les fibres afférentes véhiculent l’information jusqu’à la moelle épinière en passant par la racine dorsale de la moelle. Les fibres efférentes empruntent la racine ventrale de la moelle épinière et conduisent l’information nerveuse jusqu’aux fibres musculaires.

Le centre nerveux : la moelle épinière La moelle épinière est logée dans le canal vertébral, en arrière de la colonne et est en relation avec les différents organes du tronc et des membres grâce à 31 paires de nerfs rachidiens (nerf X déjà vu) ; rappel du nombre de vertèbres : 7 cervicales, 12 dorsales, 5 lombaires, 4 sacrées, 3 à 6 réunies pour le coccyx. La structure de la moelle épinière se caractérise par l’existence de deux parties distinctes :

- l’une centrale, de couleur grise, la substance grise qui contient les corps cellulaires des neurones.

- l’autre périphérique, de couleur claire, est appelée substance blanche et contient les prolongements cellulaires des neurones de la moelle.

Les neurones : des cellules spécialisées

e et contient les prolongements cellulaires des neurones de la moelle. • Les neurones : des

La partie centrale du neurone, le corps cellulaire, qui contient le noyau possède généralement plusieurs prolongements. En règle générale, (dans la structure-type du neurone) les prolongements fins et courts sont appelés dendrites tandis que les autres, les axones, constituent les fibres nerveuses.

- Les neurones afférents ou sensitifs

Chaque fibre afférente est le prolongement du corps cellulaire d’un neurone qui se trouve dans le ganglion rachidien au niveau de la racine dorsale de la moelle épinière.

- Les neurones efférents ou moteurs

Le corps cellulaire des motoneurones se trouve dans la substance grise ventrale de la moelle épinière. Un de ses longs prolongements passe par la racine ventrale et constitue la fibre efférente qui va jusqu’au muscle. Chaque

ramification innerve seulement une fibre musculaire contractile. La zone de contact entre la fibre nerveuse efférente et la fibre musculaire est une plaque motrice.

La liaison entre neurone afférent et neurone efférent L’extrémité de la fibre d’un neurone afférent provenant d’un FNM pénètre dans la substance grise et établit de nombreux contacts avec un motoneurone innervant le même muscle. Chacun de ces contacts est une synapse dont nous verrons le fonctionnement par la suite. L’influx nerveux est ralenti au niveau de la synapse !

C. Un fonctionnement coordonné des muscles antagonistes

Les mesures de l’activité des neurones montrent qu’il y a un temps de latence plus élevé en 2 qu’en 1. Or, la distance à parcourir est la même ! Donc… Il existe une synapse supplémentaire ! Il y a un neurone inhibiteur.

synapse supplémentaire ! Il y a un neurone inhibiteur. II. P OTENTIEL D ’ ACTION ET

II. POTENTIEL DACTION ET MESSAGE NERVEUX

Lors du réflexe myotatique, un message nerveux circule des récepteurs sensoriels aux centres nerveux et des centres nerveux aux organes effecteurs. Ce message nerveux est constitué de signaux de nature électrique.

TP n°3 : Étude des messages nerveux au cours du réflexe myotatique. Matériel : logiciel POTACT.

A. Nature du message nerveux

Le potentiel de repos Si l'on place l'extrémité d'une micro-électrode dans une cellule nerveuse, il est possible, dès l'entrée dans la cellule, d'enregistrer une différence de potentiel (ddp) par rapport au milieu extérieur d'environ 70 mV. Cette ddp, appelée potentiel de repos, est variable d'une cellule à l'autre et caractéristique de toutes les cellules

vivantes. L'intérieur de la cellule est négatif par rapport à l'extérieur, ce qui s'exprime par un potentiel de repos ou potentiel de membrane (Vm) égal à –70 mV.

de repos ou potentiel de membrane (Vm) égal à –70 mV. Au repos, chaque fibre nerveuse

Au repos, chaque fibre nerveuse présente une différence de potentiel

transmembranaire, appelée potentiel de repos. Ce potentiel de repos résulte de l’inégale répartition des ions de part et d’autres de la

membrane cytoplasmique. Ce potentiel est proche de –70 mV. La valeur de cette ddp permet de constater que l’intérieur de la membrane est polarisé négativement par rapport à l’extérieur.

mV

30

0

-70

• Le potentiel d’action 1 2 4 3 0 1 2 3 ms
• Le potentiel d’action
1 2
4
3
0 1
2
3 ms

La stimulation d’une fibre nerveuse fait naître un signal nerveux. Celui ci correspond à une inversion brutale et transitoire du potentiel de membrane (potentiel de repos) : c’est le potentiel d’action. Ce phénomène est observable uniquement sur les cellules excitables (cellules nerveuses, cellules musculaires).

a. Lorsqu'un axone se dépolarise, il apparaît, pour une certaine valeur du potentiel de membrane appelée "valeur seuil", une brusque (environ 1 msec) et ample inversion de la polarisation membranaire puisque

l'électrode intracellulaire passe d'une valeur négative de – 70 mV à une valeur positive de + 30 mV, soit une variation de 100 mV.

La phase de décroissance du potentiel d'action (PA) est

également très rapide (1 à 2 msec), le potentiel de membrane revenant alors vers son niveau initial = repolarisation.

b.

c. Puis, à la fin de la phase de repolarisation, le potentiel de membrane atteint une valeur plus négative que le niveau de son potentiel de repos (l'axone s'hyperpolarise).

d. Le retour à la valeur de potentiel initial se fait plus lentement (quelques msec).

Après chaque excitation, il existe une période pendant laquelle le neurone est inexcitable (durée : environ 10 ms) ; c’est la période réfractaire.

L’influx nerveux est un phénomène électrique mais n’est pas comparable à un courant électrique : la vitesse de propagation de l’influx nerveux est de 1 à 100 m/s tandis que la vitesse de propagation du courant électrique avoisine les 300 000 km/s. L’influx nerveux s’apparente davantage à une onde qui se propage à la surface du neurone. Dépolarisation et repolarisation résultent des entrées et des fuites d’ions Na + et K + de part et d’autre de la membrane.

ddp (mV)

30

0

-70

conductance (UI/µm 2 ) = perméabilité 30 Na + 20 10 K + temps (ms)
conductance (UI/µm 2 ) = perméabilité
30
Na +
20
10
K +
temps (ms)
temps (ms)
0
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9
0
1
2
3
4
5
6
7
8
9

Le potentiel présente quelques caractéristiques fondamentales :

o

À partir de la valeur seuil de dépolarisation, toute augmentation ultérieure de l'amplitude de la

o

3 phases (dépolarisation, repolarisation, hyperpolarisation), durée quelques ms

stimulation n'apporte aucun changement dans la réponse observée : le PA obéit à la loi du tout ou rien. Si le seuil de dépolarisation n'est pas

o

Vitesse de propagation (variable selon la nature et le diamètre du neurone) de l’ordre de quelques m.s 1 (maximum de 120 m.s 1 ).

atteint, il n'apparaît pas. Si le seuil est atteint, la réponse est maximale d'emblée.

o

Présence d’une période réfractaire qui limite la fréquence des potentiels d’action.

o

Émis en un point de l'axone, il se propage de manière autonome, sans atténuation, tout au long de la fibre.

autonome, sans atténuation, tout au long de la fibre . Conduction saltatoire : dans les fibres
autonome, sans atténuation, tout au long de la fibre . Conduction saltatoire : dans les fibres

Conduction saltatoire : dans les fibres myélinisées, la myéline étant un isolant, l’influx nerveux « saute » de nœud de Ranvier en nœud de Ranvier plus rapide et plus économique

La propagation de l’influx nerveux exige l’intégrité de la fibre nerveuse : si le nerf est ligaturé, chauffé, anesthésié ou refroidi, il ne conduit plus le message nerveux ou très peu. Le potentiel d’action a toujours la même amplitude ; le codage du signal nerveux se fait en fréquence des potentiels d’action et non en amplitude.

fréquence des potentiels d’ action et non en amplitude. C’est seulement au niveau du corps cel

C’est seulement au niveau du corps cellulaire, là où prend naissance le potentiel d’action que des variations d’amplitudes existent : il faut une atteindre un certain seuil pour déclencher un PA qui, lui, aura toujours la même amplitude. Les neurones établissent entre eux des liaisons au travers desquelles l’influx nerveux continue de se propager : ce sont les synapses.

B. Le codage du signal nerveux

- Le signal nerveux afférent et son codage

Au niveau de la fibre : le message nerveux se traduit par un ensemble de potentiels d’action qui se succèdent.

Le nombre de potentiels d’action est fonction de l’intensité de la stimulation. Le codage de l’intensité du stimulus s’effectue en fréquence de potentiel d’action.

Au niveau du nerf : le nerf regroupe un nombre plus ou moins grand de fibres nerveuses afférentes. Par conséquent, le message nerveux circulant résulte de l’ensemble des messages nerveux circulant sur les fibres nerveuses. Cette sommation représente le potentiel global. L’amplitude de ce potentiel est fonction du nombre de fibres nerveuses afférentes recrutées mais aussi de la fréquence des potentiels d’action qui parcourent ces mêmes fibres nerveuses. Lorsque l’amplitude du potentiel global atteint un maximum, cela signifie que toutes les fibres nerveuses du nerf sont recrutées.

- Le signal nerveux efférent

Activité du motoneurone en fonction du nombre de fibres afférentes actives : L’organisation nerveuse est telle qu’un motoneurone est associé à plusieurs fibres nerveuses afférentes issus des fuseaux neuro-musculaires : on parle de convergence. Si le motoneurone est stimulé par un petit nombre de fibres nerveuses, celui ci ne répond pas (pas d’émission de potentiel d’action). Si le motoneurone est stimulé par un grand nombre de fibres nerveuses, celui-ci répond en émettant un potentiel d’action. On dit que le motoneurone est capable de sommer les messages nerveux provenant de différentes fibres : on parle de sommation spatiale.

de différentes fibres : on parle de sommation spatiale. Activité du motoneurone en fonction de la

Activité du motoneurone en fonction de la fréquence des potentiels d’action véhiculés par les fibres afférentes :

Un seul PA est incapable de produire une réponse du motoneurone. En revanche, lorsque la fréquence de potentiel d’action sur une fibre afférente a atteint une valeur seuil, le motoneurone est capable de répondre par un potentiel d’action. On dit que le motoneurone est capable de sommer l’ensemble des PA provenant d’une seule fibre : on parle de sommation temporelle. La propriété de sommation est commune à tous les neurones.

Même si le PPSE est infraliminaire, du fait de la sommation spatiale et temporelle, plusieurs PPSE infraliminaires simultanés peuvent donner naissance à un potentiel d’action. De la même manière, les PPSI peuvent aller jusqu’à supprimer toute transmission d’un message.

Au niveau de la membrane post-synaptique, on peut assister selon les cas à une dépolarisation ou à une hyperpolarisation. On parle dans le premier cas de potentiel post-synaptique excitateur (PPSE) et dans le second cas de potentiel post-synaptique inhibiteur (PPSI). Lorsque la synapse est de type excitatrice, on observera un PPSE. Il pourra, en s’associant à d’autres, engendrer un train de potentiels d’action. Si, en revanche, la synapse est inhibitrice, il se créera un PPSI. Celui-ci n’empêche pas systématiquement la création de potentiels d’action mais diminue l’action des synapses excitatrices, car il y a de nombreuses synapses entre deux neurones et il existe un phénomène de sommation des potentiels post-synaptiques.

Un neurone reçoit plusieurs centaines de milliers de connexions synaptiques. Celles-ci s’établissent au niveau des dendrites et au niveau du corps cellulaire, parfois même sur la région pré-synaptique de la terminaison de l’axone.

C. Le fonctionnement des synapses

Bien qu’étant parmi les plus longues cellules de l’organisme, les neurones doivent transmettre l’influx nerveux à d’autres neurones par l’intermédiaire de ces synapses. Comment est transmise l’information, y a-t-il une perte ou un ralentissement du message ?

1. La structure d’une synapse chimique

Au niveau d’une synapse, l’information nerveuse passe d’une cellule à une autre et doit donc traverser la membrane plasmique du premier neurone (membrane pré-synaptique), l’espace intracellulaire (fente synaptique) et la membrane plasmique du neurone suivant (membrane post-synaptique).

Le contact entre un axone et d’autres cellules excitables est appelé synapse. Elle marque une discontinuité entre deux cellules avec un espace de taille constante mais très étroit : c’est la fente synaptique. Mais la synapse marque surtout une interruption dans la propagation de l’influx nerveux qui disparaît entre 0,5 et 1 ms en ce qui concerne ses manifestations électriques pour être remplacé pendant cet intervalle par un mécanisme chimique.

La transmission synaptique est unidirectionnelle et polarisée : elle ne se fait que depuis l'élément pré-synaptique vers l'élément post-synaptique. La transmission du signal est relativement lente au niveau des synapses. Voilà pourquoi il existe un nombre limité de synapses dans le trajet d’un influx nerveux ; plus il y a de synapses, plus le message met de temps à parvenir à destination.

De nombreuses vésicules s’observent dans la fibre pré-synaptique ; elles contiennent des molécules appelées neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs).

2. Les neurotransmetteurs

L’arrivée d’un message pré-synaptique induit la libération, en plus ou moins grande quantité de substances chimiques, les neurotransmetteurs, contenues dans les vésicules pré-synaptiques et libérées dans la fente synaptique par exocytose (il s’agit ici d’un codage en concentration). Leur action sur des récepteurs situés dans la membrane de la fibre post-synaptique déterminera le devenir de l’information assurant ou non la transmission du message (durée de l’ordre d’une demi milliseconde).

L’action du neurotransmetteur durera plus ou moins longtemps, selon l’activité antagoniste (à l’encontre de…) d’enzymes présentes dans la fente synaptique et chargées de détruire (dégrader) les molécules de neurotransmetteur et donc de réduire la durée de leur effet.

Les potentiels d’actions arri vent au niveau de la terminaison de l’axone. Ils provoquent la

Les potentiels d’actions arrivent au niveau de la terminaison de l’axone. Ils provoquent la libération de molécules de neurotransmetteur dans la fente synaptique par exocytose. La nature du message nerveux devient donc temporairement chimique. Une fois le neurotransmetteur libéré, celui-ci se fixe sur des récepteurs spécifiques localisés dans la membrane post-synaptique. Les mouvements d’ions induits par la fixation du neurotransmetteur provoquent un changement de la ddp trans-membranaire. Ce changement peut être, selon les molécules de neurotransmetteur, soit une dépolarisation aboutissant à la naissance de potentiels d’action, soit une hyperpolarisation empêchant la naissance de PA. (PPSE ou PPSI) Le neurotransmetteur est alors dégradé par des enzymes au niveau de la fente synaptique et/ou recapturé par le neurone pré-synaptique

neurotransmetteurs et douleurs La sensation douloureuse naît au niveau de l’encéphale. Un neurotransmetteur particulier (peptide), la subsance P est à l’origine de cette sensation. Il existe un analgésique naturel, produit par le cortex cérébral :

l’enképhaline…

de cette sensation. Il existe un analgésique naturel, produit par le cortex cérébral : l’enképhaline… 8

III.

LA PLASTICITÉ DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

Le cerveau se construit en grande partie pendant l’adolescence. Mais après ? Quelle est la part respective de la génétique et de l’environnement sur la construction du cerveau ?

Observation de l’organisation anatomique du cerveau (Bordas p 218) : 2 hémisphères cérébraux. Ces hémisphères sont divisés en différentes régions (occipitale, temporale, pariétale et frontale). La couche la plus superficielle (4 mm d’épaisseur) est le cortex (substance grise). Ce cortex représente 40 % de la masse du cerveau. La surface est constituée de nombreux replis appelés aussi circonvolutions qui permettent d’augmenter la surface de l’encéphale (augmentation de la surface de la substance grise développement du cerveau plus important dans une boîte crânienne qui ne modifie pas son volume).

A. La perception du monde

Il existe de nombreux récepteurs des sens à l’intérieur ou à la périphérie de l’organisme (on parle de sensibilité proprioceptive pour les récepteurs sensibles au corps lui-même ou sensibilité extéroceptive pour les récepteurs sensibles aux variations de l’environnement). Il existe 5 sens : sensibilité olfactive, visuelle, gustative auditive et tactile. La plupart de ces récepteurs sont regroupés au niveau de la tête en organes sensoriels (à l’exception du toucher).

tête en organes sensoriels (à l’exception du toucher). On peut mettre en évidence l’intégration de cette

On peut mettre en évidence l’intégration de cette perception au niveau cérébral (Livre p 220-221) grâce à des techniques particulières : la TEP (tomographie par émission de positons) et IRM (IRMf = imagerie par résonance magnétique fonctionnelle, utilisant la technique de la résonance magnétique nucléaire RMN).

La perception du monde est une création de notre cerveau ; pourquoi ?

Conséquences d’une amputation : après une amputation à la suite d’un accident ou d’une opération, presque tous les patients ont l’illusion que le membre amputé est toujours présent ; c’est la sensation du membre fantôme. Le membre disparu peut être le « site » de picotements, de pression, de chaleur, de douleur et même de fatigue. Cette sensation est une création de notre cerveau qui dans ce cas reconstitue une sensibilité alors que les organes des sens du membre sont absents.

-

- Lésions du cerveau et troubles du phénotype : À la suite d’un accident vasculaire cérébral, une lésion étendue du cortex pariétal de l’hémisphère cérébral droit supprime la sensibilité de la moitié gauche du corps. Une lésion plus localisée dans une région de ce cortex a pour conséquence la perte de sensibilité d’une partie bien précise du corps. Un accident vasculaire cérébral a pour conséquence (suivant le lieu de l’accident) une perte de sensibilité bien que les organes des sens et les voies nerveuses menant au cerveau ne soient pas touchés. Ces observations nous montrent bien que c’est le cerveau qui participe à la construction du monde qui nous entoure.

On arrive à localiser les différentes aires corticales (visuelle, auditive etc.). On a pu définir dès le début du XX e siècle 17 régions ou aires corticales dont la stimulation électrique peut être à l’origine de sensations précises. Parmi toutes les aires corticales, une aire particulière constitue la représentation complète du corps : c’est l’aire somatosensorielle.

B. Le cortex somatosensoriel

Livre p 222-223 : Les régions du corps ont des sensibilités tactiles très différentes : la discrimination tactile est très fine au niveau de la main (2 mm) alors que celle-ci est très grossière au niveau de la cuisse (50 mm). On

peut donc supposer que la zone corticale (au niveau du cortex : la projection de la main) correspondant à la sensibilité tactile de la main sera très développée. Celle de la cuisse, en revanche, sera très peu développée.

Au niveau des aires du cortex somatosensoriel (aussi appelé cortex somesthésique), il existe une projection des différentes parties du corps dans des proportions en rapport avec l’importance des récepteurs sensoriels et au traitement de l’information. Chez l’Homme, les mains et la face sont surdimensionnés par rapport au reste du

corps. Cette représentation corticale est appelée homonculus (homunculus = « petit homme »). Chez le rat (ratonculus), odorat et toucher sont très développés (vibrisses essentiellement). Les cartes somatosensorielles sont spécifiques de chaque espèce, sous la dépendance de l’expression du génome. Les neurones du cortex sont disposés en 6 couches distinctes mais ils sont reliés entre eux par de nombreuses synapses. Ils sont organisés en colonnes corticales, perpendiculaires à la surface du cortex. Chaque colonne répond à un même stimulus. Celui-

ci est traité de façon très complexe par les différentes connexions nerveuses. Cortex cérébral : 4 mm de

profondeur et 2000 à 2500 cm² (50 cm x 50 cm)…

C. Développement et vie de l’individu : construction et plasticité cérébrale

Si au sein d’une espèce, l’organisation du cortex est similaire, il existe des variations entre individus (même

entre les vrais jumeaux = monozygotes) et la construction des réseaux de neurones est variable au cours du

temps chez un individu donné.

Rôle du génome dans la construction cérébrale

étude des souris reeler et weaver (livre p 226) : chez les souris reeler, dans le cortex, la mise en place des

neurones est inversée ; les neurones qui devaient normalement occuper les couches superficielles vont occuper

les couches les plus profondes graves troubles moteurs, mouvements mal coordonnés, tremblements. (allèle récessif d’un gène autosomique).

étude d’une mutation génétique chez l’Homme : l’absence de sensibilité douloureuse (livre p 227).

Les gènes homéotiques (gènes du développement) sont responsables de la mise en place du plan d’organisation du l’ensemble du système nerveux, notamment de l’organisation du cortex en 6 couches, les premières connexions nerveuses et le développement du système nerveux périphérique (nerfs, fibres myélinisées, amyéliniques, fuseaux neuromusculaires, plaques motrices…).

Effets de l’environnement sur la plasticité cérébrale

Plasticité : malléable, adaptable à une situation nouvelle, aptitude d’un tissu à se réorganiser, se modifier voire

se reconstituer.

Livre p 228-229 cas de l’utilisation préférentielle (doc 2) : On constate une modification du cortex lié à

l’utilisation préférentielle du doigt 2. La zone corticale correspondant au doigt s’est plus développée. Par

conséquent, même à l’état adulte le cerveau est capable de se modifier.

On s’est intéressé à l’aire corticale de la main de personnes atteintes d’une maladie se caractérisant par une fusion des doigts de la main. On constate que cette aire est réduite par une personne non touchée par cette maladie. Lorsque l’on sépare alors les doigts de cette personne, on constate 26 jours plus tard que l’aire corticale de la main a été modifiés et s’est agrandie. Il existe donc bien une plasticité cérébrale chez l’adulte.

donc bien une plasticité cérébrale chez l’adulte. Le cortex est donc capable de se remodeler après