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Ligue des champions De notre envoyé spécial à Southampton JSK 1 – Al Ahly 2
Ligue des champions
De notre envoyé
spécial à Southampton
JSK 1 – Al Ahly 2
Belhadj
«Oui, le
La LNF
la JSK
Barça me voulait»
Hannachi «La Ligue est responsable
de cet échec»
Saâdi «La fatigue des Kabyles
a fait notre bonheur»
«A Lyon,
m’a
pas
donné
ma
on chance»
LUNDI
«Nous
serons
ne prêts
16
face
au
Rwanda»
Mars 2009
QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIF N°805 PRIX 20 DA
USMA-MCA officiel
C’est
le derby
à huis
clos
BÉNIÉ «Comme les Harrachis,
les Usmistes auront
ma réponse sur le terrain»
Aujourd’hui votre supplément
international
Allik «Cette
décision est insensée»
USMH
CRB
USMB
Des joueurs
réclament la
2 e tranche
Kerbadj menace
Le Partizan de
Belgrade relance
Ezechiel
de partir
«J’en ai marre !»

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Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

Stade : 1er-Novembre (Tizi Ouzou) Affluence : nombreuse Arbitres : Samir Osmane, Nasser Sadek, Sobhi
Stade : 1er-Novembre
(Tizi Ouzou)
Affluence : nombreuse
Arbitres : Samir Osmane, Nasser
Sadek, Sobhi Rached (Egypte)
Avertissements : Abdeslam (35’),
Derrag (87’), Chaouchi (90’) (JSK) ;
Saâd (40’), Kara (90’) (Al Ahly)
Buts : Coulibaly (75’ sp) (JSK) ; Saâd
(58’), Bensalah (72’) (Al Ahly)
JSK :
Chaouchi, Bellabès (Azuka 72’),
Oussalah, Coulibaly, Belkalem, Ab-
deslam, Dehouche (Belaoued 83’),
Berramla (Amaouche 56’), Achiou,
Derrag, Bensaïd
Entraîneur : Lang
EL AHLY :
Bira, Saâd, Khouzzam, Miftah,
Daoud, Sadou, Massoud, El Biskrin,
N. Djengue (Medjbel 58’), Nader
Kara (Sebai 90’), Koko (Bensalah 65’)
Entraîneur : Saâdi

Saâdi

«Nous avons profité de la fatigue phy- sique de la JSK»

« Croyez-le ou pas, je n’ai à

aucun moment jouer à la guerre psychologique. J’avais vraiment cru au manque de compétition de mes joueurs. Mais au cours de la rencontre, j’ai pu constater que c’est devenu un avantage pour mes joueurs pour la simple rai- son qu’on été plus frais physique- ment. Nous avons profité du cumul des matchs de la JSK ces derniers jours. Je dirais aussi que l’absence de Meftah nous a beau- coup aidés. En général, je suis heureux de cette victoire et de la prestation de mes joueurs. Pour ce qui est du match retour, je pré- fère ne pas en parler. »

Coulibaly

« Nous nous sommes compliqué la tâche »

« Nous sommes bien évidem-

ment déçus de cette défaite. Nous avons bien débuté le match, mais sans pouvoir se créer des occa- sions nettes de scorer. En se- conde période, nous avons été pris par l’effet de précipitation, c’est ce qui a causé le premier but encaissé qui nous a scié les jambes. Pour ce qui est du match retour, je dirais que nous nous sommes compliqué la tâche. Ce sera très difficile de revenir avec une qualification au prochain tour.»

Lang

«Deux matchs en 48h, c’est de la folie !»

« Nous avons raté pas mal

d’occasions en première mi- temps. En seconde période, nous aurions pu égaliser. J’ajouterai que l’absence de Meftah s’est fait ressentir. Pour ce qui est de Achiou, il avait beaucoup de pression sur ses épaules. La fa- tigue physique s’est fait ressentir, car jouer deux matchs en 48h n’est pas évident. Je dirais même que c’est de la folie. »

Coup raté JSK-AL AHLY

JSK 1 - Al Ahly 2

Qualification sérieusement

compromise

JSK 1 - Al Ahly 2 Qualification sérieusement compromise F idèle à son habitude, la JSK

F idèle à son habitude, la JSK a produit un beau jeu durant la première mi-temps, mais elle est restée inefficace sur le plan offensif. En effet, la formation kabyle s’est créé de multiples occasions de but, en vain, soit à cause d’un excès de préci-

pitation, soit à cause du dispositif ultradéfensif mis en place par l’entraîneur algérien d’Al Ahly, Noured- dine Saâdi. Ni Dehouche, ni Derrag encore moins Bensaïd n’ont réussi à trouver la faille. Les coéquipiers de Achiou entament la seconde mi-temps avec la même détermination et se créent une nouvelle fois de belles occasions de but comme ce tire de Derrag, à la 48’, qui passe au-dessus. Le même joueur tente un re- tourné acrobatique juste devant les buts qui oblige le gardien de but libyen à se coucher pour intercepter la balle. Tous ces ratages, les Kabyles les payeront

cher, très cher même. A la 58’, Saâd s’échappe, se dé- barrasse de Coulibaly avant d’enchaîner avec une su- perbe frappe qui va se loger en pleine lucarne de Chaouchi. Ce but a refroidi davantage les Kabyles qui tomberont quelques instants plus tard dans le même piège, celui des contre-attaques. A la 72’, deux Libyens se présentent face à Belkalem, resté derrière, Bensa- lah hérite d’une superbe passe dans la surface de ré- paration avant de l’expédier au fond des filets de Chaouchi. Les Kabyles avaient du mal à revenir dans la partie, mais ont réussi à bénéficier d’un penalty, à la 75’, suite à une faute sur Coulibaly qui s’est chargé de se faire justice. Les choses en resteront là jusqu’au coup de sifflet final. On peut dire que la JSK a com- promis sérieusement ses chances de se qualifier pour l’ultime tour avant la phase des poules.

A. A. A.

La LNF casse la JSK

H ier, la JSK a concédé une défaite dans son antre face aux Li-

byens d’Al Ahly de

Tripoli (1-2) pour le compte des matches aller du 2e tour prélimi- naire de la Ligue des champions. Pas besoin de faire un dessin pour dire qu’à moins d’un miracle dans deux semaines en Libye, la for- mation kabyle a fait ses adieux à cette compétition. Les raisons de

cet échec sont nombreuses, mais la principale reste incontestable- ment la fatigue apparente des joueurs kabyles, notamment en seconde période, fatigue due es- sentiellement au fait que trois jours auparavant, la JSK avait livré un match intense en cham- pionnat face au troisième au clas- sement, le CABBA. A l’issue de la rencontre, le président kabyle avait déjà averti que cette

confrontation aura des consé- quences néfastes sur le physique de ses éléments. Il mettra en avant le fait que la Ligue nationale de football s’est entêtée à ne pas reporter ce match pour permettre à la JSK de préparer sa sortie afri- caine. Il est évident que nos joueurs ne sont pas encore prêts à enchaîner deux matches in- tenses en l’espace de 72 heures. Ali H.

Hannachi

«C’est la Ligue qui a voulu de cette défaite»

«Tout ce que j’ai à dire est que nous avons été victimes de la pro- grammation. C’est comme si la Ligue nationale de football voulait tout faire pour nous éliminer de cette compétition. Nous n’avons pas eu le temps de préparer cette rencontre convenablement. Maintenant, nous devons faire le maximum pour espérer décrocher la qualification en Libye, malgré la complexité de cette mission. Mais pour l’instant, les joueurs doivent absolument se ressaisir, car nous avons une rencontre très importante ce jeudi face à la JSMB.»

Les supporters se sont rués sur les billets

Il y avait une grande foule à l’entrée du stade, peuà la JSMB.» Les supporters se sont rués sur les billets Il offre un bouquet de

Il offre un bouquet de fleurs aux supporters

De son côté, l’international libyen n’a pas, luidu stade, peu Il offre un bouquet de fleurs aux supporters La TV libyenne présente Afin

La TV libyenne présente

Afin de couvrir cet événement africain, la télévision libyenne était présente au stade du 1er- Novembre. Toutefois, le match n’a été retransmit

en direct que sur la chaîne terrestre. Il a été retransmit en différé sur

la chaîne sportive li-

byenne.

Belabbés

pour remplacer

Meftah

Afin de combler l’ab- sence de Rabie Meftah

sur le flanc droit, le natif d’Oran Farid Belabbés a été désigné à ce poste par le staff technique. Il

a eu pour mission de

surveiller l’attaquant li- byen Ousmane Ahmed.

Sadou Boubakary

affrontera

l’Algérie aux

éliminatoires

L’international Rwan- dais Sadou Boubakary affrontera, le 28 de ce mois, la sélection natio- nale lors des élimina- toires combinées de la coupe d’Afrique et la coupe du monde. Il aura toutefois eu l’occasion d’avoir une idée sur les équipes algériennes.

Une centaine

de supporters

libyens présents

Venus encouragé leur équipe, une centaine de supporters libyens étaient présents dans la tribune d’honneur. Beaucoup ont fait le dé- placement par route, afin d’être présents aux côtés de leur équipe fanion.

Le conseiller de l’ambassadeur et le wali de Tizi à l’honneur

Au cours de cette ren- contre internationale, deux invités de marque étaient présents au ni- veau de la tribune d’honneur. Il s’agit du conseiller de l’ambassa- deur de Libye en Algérie, accompagné du wali de Tizi Ouzou.

Première sortie

africaine pour

Belkalem

Le défenseur central de la JSK, Saïd Belkalem,

a disputé hier la pre-

avant la rencontre. Les supporters qui n’avaient pas encore obtenu leurs billets s’étaient rués devant les guichets ; ce qui a contraint nombreux supporters à

aussi, oublié son passage à la JSK ni les suppor- ters. Juste avant le début de la rencontre, Daoud s’est dirigé tout droit vers les supporters de la JSK

mière rencontre de Ligue des champions de sa carrière. La seule ren-

rater le début de la rencontre.

en leur offrant un bouquet de fleurs.

contre continentale que

Accueil spécial pour Daoud

L’ex-joueur de la JSK, Omar Daoud, n’a pas étécontre continentale que Accueil spécial pour Daoud oublié par les supporters de la JSK. Pour preuve,

oublié par les supporters de la JSK. Pour preuve, dès qu’il a pénétré sur la pelouse pour la séance d’échauffement, les supporters des Canaris l’ont lon- guement applaudi en proclament son nom.

Bellat non retenu

Au tout dernier moment, le latéral droit Nabilguement applaudi en proclament son nom. Bellat non retenu Bellat n’a pas été retenu pour le

Bellat n’a pas été retenu pour le match d’hier après-midi ; alors que le joueur espérait au moins faire partie de la liste des 18, surtout après l’ab- sence de Rabie Meftah.

le joueur a disputée re-

monte à janvier dernier,

face à la formation li-

byenne de l’Ittihad, pour

le compte de la troisième

place de la coupe Nord- africaine.

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

Coup franc JSK

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BERCHICHE

« Comme la JSK, je reviendrai en force »

T otalement rétabli du pro- gramme spécifique que lui avait tracé le médecin du club , Guillou, après sa blessure aux adducteurs, le défenseur cen- tral des Canaris, Kouceïla Ber-

Comment vous sentez-vous physiquement ? Pour l’instant, je me sens très bien. Mais tant que je n’ai pas commencé à recourir, je ne peux pas savoir où en est cette bles- sure. Je suis soumis à un repos total d’une dizaine de jours. En pa- rallèle je poursuis les soins chez le médecin du club, Guillou. J’espère pouvoir recourir le plus vite possible, car les entraîne- ments me manque terriblement.

chiche, a malheureusement contracté une seconde blessure qui n’a rien à avoir avec la première, puisqu’il souf- fre cette fois-ci des ganglions. C’est pourquoi il a été soumis à un repos forcé d’une dizaine de jours. Même

s’il n’a pas joué depuis le premier match de la phase, il prend son mal en patience. Il préfère prendre le temps de se rétablir totalement de sa blessure afin de revenir en force pour la suite du parcours.

Ce n’est pas évident de retrouver votre place de titulaire, n’est-ce pas ? Vous savez, j’ai passé des moments plus difficiles. Lors du stage d’intersai- son au Maroc, je me souviens que j’avais raté une semaine de préparation. Par la suite, j’ai passé une bonne partie de la manche aller sur le banc de touche. Ce n’est que vers la fin de cette phase que j’ai gagné une place de titulaire. Mainte- nant, je souffre d’une blessure qui va m’éloigner des terrains mais pour courte période. Je n’en doute pas un seul ins- tant que je vais revenir en force, car j’ai un moral d’acier. Je surmonterai ces mo- ments sans peine.

On vous sent confiant, quel est votre secret ? Je me dois de l’être. Je n’ai aucun se- cret. La saison est encore longue et il ne faut surtout pas s’enflammer. J’ai tou- jours eu confiance en mes capacités et mes qualités. Ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer. D’autre part, ce qui me rassure le plus et m’encourage, c’est que notre groupe commence à revenir en force en championnat.

Entretien réalisé par A. A.

en force en championnat. Entretien réalisé par A. A. Ne craignez-vous pas le paramètre du surpoids

Ne craignez-vous pas le paramètre du surpoids ? Non, pour la simple raison que je fais très attention à ma dié- tétique. En me surveillant, je ne risque pas de prendre du poids, en tout cas pas en une dizaine de jours. D’ailleurs, je n’ai pas inté- rêt car ce sera un autre problème de plus. C’est vous dire que je ne m’amuse pas de ce côté-là.

Ne pensez-vous pas que vous avez manqué de chance vu que vous commenciez à peine à vous rétablir de la blessure aux adducteurs ? Exact. Surtout que je commençais à me sentir de mieux en mieux. Je croyais renouer rapidement avec la compétition. C’est lors de la séance d’entraînement de dimanche passé, soit après le match de championnat, que j’ai ressenti des douleurs à la cuisse. C’est à ce moment-là que Guillou m’a fait savoir que je devais à tout prix rester au repos. Enfin, c’est le destin, il faut l’accepter.

La compétition doit certainement vous manquer… Ce qui me manque avant tout ce sont les entraînements. Je n’ai pas l’habitude de rester sans courir. Même la sensation de taper dans un ballon me manque. Je ne vous cache pas que je ne pense même à la compétition, car je dois me mettre dans l’esprit cette idée de revenir progressivement à mon niveau.

Amaouche «Je suis passé par des moments plus difficiles»

«Je suis passé par des moments plus difficiles» Ça vous a fait quoi de re- nouer

Ça vous a fait quoi de re- nouer avec les terrains, après plus de deux mois d’absence ? Un plaisir fou ! Je commençais vraiment à me sentir des fourmis dans les jambes. Je voulais re- nouer avec la compétition et c’est fait. Maintenant, je dois dire que cette entrée en jeu n’est que la ce- rise sur le gâteau, car le plus im- portant est finalement la victoire arrachée au bout. Vous attendiez-vous à faire votre entrée en jeu ? Non, pas vraiment, même si je m’en doutais un peu, du fait que j’ai été coché sur la feuille de match. Cinq minutes, est-ce suffisant pour atténuer votre frustra- tion ? C’est déjà ça. Je n’oublie pas que cela fait deux mois, un peu plus peut-être, que je n’ai pas joué. C’est donc un pas de franchi pour moi dans mon combat pour re- venir dans l’équipe. Je travaille toujours sérieusement, avec la même envie. Ma patience n’a ja- mais été ébranlée et c’est ce qui m’a permis, j’imagine, de tenir le coup.

Comment avez-vous géré cette période ? Ben, tranquillement. Il est vrai qu’il y a des moments où l’on est au bout de la rupture, mais mon expérience m’a aidé à bien gérer. Maintenant, je ne dis pas que c’était facile, c’est loin d’être le cas. Quand tu te donnes à fond à l’en- traînement chaque jour, il n’est ja- mais facile de gérer. Cela dit, il n’a jamais été question de remettre en cause les choix du coach, ni à prétendre que je suis méritant plus que les autres. Mon obses- sion, c’était de bosser encore plus et de surmonter ça sans faire de bruit, comme je l’ai toujours fait. Vous ne vous dites pas finale- ment que vous êtes passé par des moments autrement plus difficiles ? Absolument. Les ligaments croisés des deux genoux ont été touchés…je suis resté onze mois sans jouer et j’ai fini par surmon- ter tout ça. Après quoi, le reste, c’est vraiment rien par rapport à ce que j’ai vécu. Je n’oublie pas par où je suis passé.

Entretien réalisé par Achour Aït Ali

Tizi s’est mise tôt à l’heure africaine

Finalement, il n’y avait pas que les joueurs de la JSK qui se sont mis à l’heure africaine, même les supporters kabyles étaient dans le bain. En effet, et contraire- ment au mouvement habituel, la ville de Tizi a connu une tout autre ambiance hier matin. Les supporters canaris, habitant les alentours, soit la capitale et Boumerdès ont débarqué très tôt à Tizi pour mettre de l’ambiance. Il aurait fallu quelques mi- nutes pour que l’ambiance et la chaleur de la rencontre envahissent la ville de Tizi Ouzou. Il faudrait dire que le 12e homme a tenu à immobiliser l’instant, lui qui a toujours répondu présent lors des confrontations de la JSK en compétitions inter- nationales.

Les Libyens de retour demain La délégation kabyle sera de retour en Libye deux jours
Les Libyens de retour demain
La délégation kabyle sera de retour en Libye deux jours après la rencontre,
soit demain en milieu de journée. Les
hommes du technicien algérien
Noureddine Saâdi auront donc passé au total un séjour de 11 jours.

Maroci

« Je retrouve petit à petit mes jambes»

Après une longue période de conva- lescence, le milieu de terrain Tayeb Maroci a renoué avec la compétition lors des trois derniers matches de championnat, en étant même titularisé lors des deux derniers. Interrogé au sujet de ce retour en championnat, le natif de Maghnia nous dira : «Je ne peux pas dire que je suis au top. Je commence à retrouver mes jambes petit à petit. Le plus important, c’est que j’ai pu renouer avec la compétition, et que la blessure

qui m’a éloigné des terrains n’est qu’un mauvais souvenir. Maintenant, pour retrouver mon vrai niveau, ce n’est qu’une question de temps ». Pour ce qui est de la rencontre d’hier où il n’a pas pu jouer pour cause de suspension, Ma- roci n’a pas caché sa dé- ception : « J’aurais vraiment aimé prendre part à ce match. Car la compétition africaine a une tout autre sensa- tion. Mais ce sera pour la prochaine fois, à savoir le match retour en Libye ». A. A.

a une tout autre sensa- tion. Mais ce sera pour la prochaine fois, à savoir le
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Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup réussi ASC Yakaar-JSMB

De notre envoyé spécial à Dakar : Noureddine Benazou

ASC Yakaar 1 - JSMB 1

Un but qui vaut de l’or

justesse. Cette attaque menée en contre donnera bien d’autres idées aux Kabyles. Les protégés de Jean- Yves Chay démarrent la seconde mi-temps avec plus de conviction, allant même jusqu’à se découvrir de manière un peu trop auda- cieuse. Ce qui a été exploité par les locaux qui réussirent à ouvrir la marque, aidés il faut le crier, par un arbitre qui a feint de ne pas voir une charge sur N’djeukam, après un coup franc tiré des 40 m par Abdou Diallo. Un centre-tir qui se logera dans les filets béjaouis, à leur grand malheur. A force de persévérance, le but égalisateur surviendra trois minutes plus tard (57’) signé N’djouk. Le Camerou- nais, bien embusqué dans la sur- face, a mis le pied plus vite que ses anges gardiens pour marquer dans un cafouillage impossible. Les cor- ners de Boukessassa ont fini par porter chance à son équipe qui a compris aussitôt qu’elle avait réalisé l’essentiel en marquant ce but à l’ex- térieur qui vaudra son pesant d’or au retour.

N. B.

Stade : Ngalandou Diouf de Rufisque (Dakar) Affluence : moyenne. Arbitres : Bomison Hamidou, Ahmed
Stade : Ngalandou
Diouf de Rufisque (Dakar)
Affluence : moyenne.
Arbitres : Bomison Hamidou,
Ahmed Bouadu-Ayeboafo,
Da-
wood Ouedrago (Ghana)
Avertissements : Zafour (25’)
(JSMB) ; Abdou Diallo (Yakaar)
Buts : Abdou Diallo (54’)
(Yakaar) N’Djouk (57’)
(JSMB)
ASC Yakaar
:
Moye Abdou, Niane Matar,
Massy Youssouf, Seck Abass (Ma-
madou Niang 69’), Diop Sega
(Dieng Habibou 72’), Diallo
Abdul, Manga Thomas, Diedhiou
Flugonce, Bad Harouna (Sambe
Ndoye 65’), N’diay Pape, Cissé
Madicke
Entraîneur : Karim Sega Diouf
JSMB :
N’jeukam, Megatli, Bellakhdar,
Messali, Zafour, Lahmar, Boukes-
sassa, Deghiche, Belkheïr (Bou-
lemdaïs 72’), Ghazi (Bellatrèche
23’), N’Djouk
Entraîneur : Chay

La nuit à Dar Diaf

Une fois à Alger, les Béjouis ne rentreront pas directement à Béjaïa ; ils passeront cette nuit à l’hôtel Dar Diaf de Bouchaoui, afin de bien récupérer avant de rentrer à Béjaïa.

Vol Alger-Béjaïa

demain

Demain matin, les joueurs reviendront une fois de plus à l’aéroport d’Alger, pour s’envoler à 12h 30 à destination de Béjaïa. La reprise des entraînements est prévue pour le même jour, dans l’après-midi, pour préparer le match de la JSK.

Un trio libyen pour le match retour

Le match retour JSMB-ASC Yakaar, qui se déroulera à Béjaïa dans deux semaines, sera dirigé par des arbitres libyens. Imhamed Mohamed sera le directeur du jeu, secondé par Faraday Fethi et Mehmed Nasredine. L’Algérien Ibelaïden et le Malien Souleymane Magassouba seront respectivement 4ème arbitre et commissaire du match.

Les Sénégalais ont réclamé un penalty

On jouait la 45’ lorsque l’atta- quant du Yakaar, Diallo, s’est fait faucher dans la surface de vérité par Brahim Zafour. Une inter- vention qui ne sera pas sifflée par l’arbitre de la rencontre qui a estimé qu’il n’y avait pas faute. Une décision qui sera longue- ment contestée par les joueurs de l’équipe locale qui ont estimé avoir été lésés sur cette action. Quelques minutes d’arrêt ont été nécessaires au referee pour réta- blir l’ordre sur le terrain, avant de

La pelouse

impraticable

Les craintes du staff tech- nique et des joueurs de se pro- duire sur une pelouse dans un état lamentable se sont confir- mées. En effet, c’est sur un ter- rain en gazon naturel impraticable que les partenaires de Belkheïr ont dû affronter l’équipe sénégalaise de l’ASC Yakaar.

L’ambassadeur

a assisté

au match

Les joueurs de la JSMB ont pu compter hier sur l’appui et le soutien de l’ambassadeur de l’Algérie au Sénégal. Il s’agit de Son Excellence Yahia Cheb- chab qui a tenu à assister à ce rendez-vous qu’il n’a voulu manquer pour rien au monde. C’est aux côtés du président de la JSMB, Tiab, que l’ambassa- deur a suivi tout le déroule- ment des événements non sans avoir vibré aux actions de Bel- kheir et les siens.

Mamadou N’Gay

a joué la CAN

organisée

en Algérie

Juste avant le coup d’envoi, nous avons eu l’occasion de faire connaissance avec un ancien joueur répondant au nom de Ma- madou N’Gay. Ce dernier, recon- verti depuis en photographe, a la particularité d’avoir pris part avec la sélection nationale sénégalaise, drivée alors par Claude Leroy, à la Coupe d’Afrique des nations qui a été organisée en Algérie en 1990. L’ancien international a d’ailleurs voulu revoir Djamel Menad, le bourreau du Sénégal en demi-fi- nale de la CAN 90. Mais grande a été la déception de l’ancien joueur lorsqu’il a appris que Menad n’était plus l’entraîneur de la JSMB.

Il a aussi joué

contre l’USMH

Par ailleurs, cet ancien in- ternational reconverti en pho- tographe nous a fait savoir qu’il avait joué un match de Coupe d’Afrique contre l’USMH. Le joueur sénégalais s’est produit contre les Harrachis au stade de Lavigerie avec l’équipe sénéga- laise, le Diaraf.

Condoléances

C’est avec une grande peine que nous avons appris le décès du père de notre confrère et ami Saïd Balaaz, journaliste à l’ENTV. Le Buteur se joint à la rédaction sportive de la télévi- sion algérienne pour présenter à la famille du défunt, ses condo- léances les plus attristées. Que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis.

attristées. Que Dieu l’accueille en Son Vaste Paradis. A l’occasion de la rencontre de Coupe de

A l’occasion de la rencontre

de Coupe de la CAF, les

Béjaouis ont affiché leurs

prétentions, bien que le

club soit considéré comme un «no- vice» dans cette épreuve. Toutefois, l’équipe de Yemma Gouraya est composée de joueurs chevronnés, à l’image des Zafour, Boukessassa et Ghazi. Cela s’est d’ailleurs fait res- sentir d’entrée de jeu par une soli- dité à toute épreuve dont ont fait montre tout le groupe. Dès l’entame, les Algériens se ruent sans com- plexe vers le camp adverse pour ga-

gner en confiance. Ce qui eut pour mérite de faire douter aussitôt les Sénégalais vaillants mais peu inci- sifs.

Une égalisation arrachée par les tripes

La domination des Algériens se faisait persistante. C’est donc tout logiquement qu’il réussissent à in- quiéter le gardien Moye Abdou à la 12’ par l’intermédiaire de N’djouk qui tente une magnifique reprise de volée que la défense a pu stopper de

Chay «On mérite le nul et place à la JSK maintenant !»

«Nous sommes venus faire un résultat ici même pour assurer nos arrières en vue du match retour. L’équipe a réalisé un match solide dans des conditions très difficiles. Ce match nul est bien mérité. Il nous permet de jouer plus à l’aise à Béjaïa. L’adversaire possède une équipe qui peut jouer mieux sur un terrain digne de ce nom. Il faudra donc faire attention. On va penser maintenant au derby tant attendu face à la JSK.»

Ghazi sort sur blessure

Farid Ghazi aura été mal- chanceux en se blessant à la 23’, ite à un choc violent avec un dé- fenseur adverse. Le joueur a été contraint de céder sa place à Mouloud Bellatrèche à la 24’. Un

Sega Diouf :

«Je sais maintenant comment gagner à Béjaïa»

« Le résultat n’est pas logique parce qu’on a poussé plus que la JSMB pendant les 90 minutes du match. L’équipe algé- rienne ne m’a pas impressionné. On a cerné tous les points faibles de notre adversaire. Désormais, j’ai ma petite idée pour gagner à Béjaïa. On y ira pour gagner. »

Un seul Algérien dans les tribunes

Il y avait dans les tribunes un seul Algé- rien qui a donné de la voix durant toute la partie. Muni du drapeau algérien, le sup- porter en question, qui réside au Sénégal, n’a pas manqué l’occasion de se rendre sur les lieux du regroupement de la JSMB, afin de prendre des photos souvenirs avec les joueurs et l’entraîneur de l’équipe.

Mamadou Niang était sur la pelouse

Incorporé à la 69’, Mamadou Niang a fait son entrée pour donner du tonus à son équipe qui était en perte de vitesse. Cepen- dant, il faut savoir que le Niang de l’équipe de Yakaar est l’homonyme de celui qui joue actuellement à l’O Marseille. Les deux sont de nationalité sénégalaise.

Les Béjaouis contestent le but sénégalais

L’ouverture du score signée par l’omni- présent Abdou Diallo à la 54’ sur coup franc des 30 m, a été longuement contestée par les joueurs et le staff technique de la JSMB. En effet, du côté de la JSMB, on a estimé que le but de l’équipe locale était entaché d’une charge sur le gardien de but, Billel N’Jeu- kam. Toutes les réclamations des Béjaouis ont été vaines, puisque l’arbitre a désigné le

véritable coup dur pour l’entraî- neur Jean-Yves Chay qui a dû utiliser son premier change- ment, avant même la demi- heure de jeu.

Cheikh N’Sigay connaît Cherchar

Présent dans la tribune officielle pour assister au match, le se- crétaire de la Fédération Sénégalaise de Football, Cheikh N’Sigay, a tenu à ce qu’on transmette son bonjour à Abdellah Cherchar, di- rigeant de l’USMA qu’il connaît bien.

Belkheïr préféré à Boulemdaïs

Après une longue hésitation, le technicien français a fait son choix en optant pour la titularisation de Mohamed-Amine Bel- kheir. En concurrence directe avec Hamza Boulemdais pour une place de titulaire, c’est finalement Belkheir qui a été choisi pour animer l’attaque de la formation phare de la Soummam.

Les dirigeants béjaouis surpris par la défaite de la JSK

Quelques minutes après la fin du match entre la JSK et le Ahly du Tripoli, les dirigeants béjaouis ont pris connaissance du résul- tat qui aura surpris tout le monde. Personne du côté de la JSMB ne s’attendait à une défaite des Canaris chez eux à Tizi Ouzou. Pour rappel, la JSK sera le futur adversaire de la JSMB en championnat.

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

Coup d’œil ASC Yakaar-JSMB

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Chay évite

de parler

du derby

Le derby kabyle, prévu ce jeudi au stade de l’Unité maghrébine de Bé- jaïa, sera une occasion pour l’entraî- neur de la JSMB, Jean Yves Chay, de croiser la JSK ; une équipe qu’il connaît bien du fait qu’il l’a entraî- née à deux reprises, et avec laquelle il a gagné des titres. Le technicien français sera donc un atout majeur, que la JSMB doit exploiter, du fait de sa connaissance parfaite de l’ad- versaire. Car, même après son dé- part de la JSK, Chay suit toujours le championnat national, et la JSK en particulier, à travers nos chaînes sa- tellitaires. Lors du point de presse qu’il a animé dans la salle des confé- rences de l’hôtel Ndiambour de Dakar, Jean Yves Chay n’a pas voulu s’exprimer sur le sujet. «Chaque chose en son temps. On va se concen- trer sur notre match contre Yakaar. Il y a la fatigue physique, mais aussi la fatigue nerveuse. Moins parler de ce match, mieux c’est, pour ne pas se mettre la pression. Même si ça fait parler dans les chaumières, pour la gestion du groupe qui se concentre sur le match de Dakar, on préfère ne pas en parler pour le moment. On a le temps de revenir en Algérie puis on en reparlera. Mais nous allons nous remobiliser, il n’y a pas de souci à se faire», se contente-t-il de dire. En tous les cas, même s’il a évité de par- ler de ce derby pour ne pas mettre la pression sur ses joueurs, pour Chay ces retrouvailles avec la JSK, avec la- quelle il a gagné la coupe de la CAF, seront des moments forts en émo- tion.

N. B.

De notre envoyé spécial à Dakar : Noureddine Benazou

Place au derby kabyle

A près avoir disputé hier, di-

manche, son match des

A près avoir disputé hier, di- manche, son match des une ascension fulgurante dans le classement

une ascension fulgurante dans le classement général. La dernière victime des Jaune et Vert fut le CABBA, qui n’a pas perdu depuis 12 matches. Le derby s’annonce d’ores et déjà palpitant. Les deux équipes ont joué leurs matches de coupes d’Afrique hier, à la seule différence que les Canaris ont évolué à Tizi Ouzou, contraire- ment aux gars de Yemma Gouraya qui ont effectué le déplacement à Dakar. La JSK part donc avec un

petit avantage, à savoir la fatigue

de son adversaire, mais les Bé-

jaouis ne l’entendent pas de cette

oreille, puisqu’ils sont déterminés

à se transcender leur de cette

sont déterminés à se transcender leur de cette Les Béjaouis rentrent aujourd’hui Dès le match
Les Béjaouis rentrent aujourd’hui Dès le match disputé contre l’ASC Yakaar à Rufisque terminé, la
Les Béjaouis
rentrent aujourd’hui
Dès le match disputé contre l’ASC Yakaar à
Rufisque terminé, la délégation béjaouie devait re-
tourner à l’hôtel Ndiambour, lieu de son hébergement.
Les Béjaouis n’avaient pas le temps de se reposer avant
de quitter cet établissement et prendre la direction de l’aé-
roport international Leopold-Sedar Senghor de Dakar pour
prendre le vol de 3h 40 du matin, de la compagnie Air
Royal Maroc à destination de Casablanca. Les Béjaouis de-
vaient donc arriver, après trois heures et demi de vol, soit
à 6h 10, dans la ville marocaine. Le vol Casa-Alger est
prévu pour 8h 30, les membres de la délégation bé-
jaouie n’auront pas à se déplacer cette fois-ci à
l’hôtel de l’aéroport de l’Atlas, comme à l’al-
ler. L’arrivée à Alger est prévue pour
10h 30.
N. B.

confrontation et as- seoir leur domi- nation cette

saison. En

effet, les ca- marades de

Boukes-

sassa ont contraints les Jaune et Vert au partage des points lors de la manche

aller, qui s’est

déroulée à Tizi Ouzou.

16 es de finale aller de la

coupe de la CAF, à Rufisque contre l’ASC Yakaar, l’équipe de la JSMB est rentrée directement à Alger, via Casablanca. Après ce voyage harassant, la bande à Hen- kouhce n’aura pas de répit, puisqu’un autre rendez-vous im- portant l’attend ce week-end. Il s’agit bien évidemment du derby kabylo-kabyle, prévu pour jeudi prochain au stade de l’Unité ma- ghrébine de Béjaïa. Les joueurs n’auront pas beaucoup de temps pour préparer ce match impor- tant, car en plus de son cachet de derby, les deux clubs joueront pour la deuxième place. Avec 38 points, la JSMB pointe à la deuxième place derrière l’ESS, à trois longueurs de retard. La JSK n’est pas bien loin, puisqu’elle oc- cupe actuellement la troisième place avec 37 points, soit une unité de retard sur les Béjaouis. Mais la JSMB compte un match en retard contre le MCA, programmé le 26 du mois en cours au stade Omar- Hamadi de Bologhine. Une situa- tion inédite dans l’histoire des deux clubs, car celui de la JSK est en général mieux classé que son rival ; mais pas cette fois-ci. Les joueurs seront doublement moti- vés pour cette confrontation afin de s’accaparer la deuxième place. Après avoir mal commencé le championnat, les Canaris ont re- prit du poil de la bête, réalisant

NAHD

Asselah :

« J’ai été trompé par l’état du terrain »

Le gardien de but Malik As- selah reconnaît son erreur sur le premier but inscrit par le MCEE au tout début du match. Il estime qu’il a été trompé par l’état du terrain ca- tastrophique. Il dira à ce sujet : « L’état du terrain était catas- trophique. C’est la raison pour laquelle on a encaissé le pre- mier but. Je reconnais que j’ai une part de responsabilité, mais j’avoue que j’ai été trompé par l’état du terrain. Car, au moment où j’allais prendre le ballon sur une action morte, j’ai été trompé par le rebond avant de lâcher le cuir dans les pieds de l’adversaire qui a marqué. » Asselah estime en outre que son équipe a fourni une belle partie, notamment en deuxième période, et qu’elle aurait pu revenir avec un bon résultat n’avait été encore une fois l’état du terrain. « L’état du terrain a non seulement favo- risé l’équipe hôte qui s’y est ha- bituée, mais il nous a énormément gênés pour déve- lopper notre jeu. Nous avons raté des buts à cause, juste- ment, de la pelouse impratica- ble », fait remarquer le gardien de but husseindéen qui pro- met de rectifier le tir face à l’USM Blida, jeudi prochain. S. H.

Le Nasria souffre de l’arbitrage tatillon

Les responsables du Nasria n’étaient

pas contents de l’arbitrage de M.

Benaïssa qui a officié le match contre le

MC El Eulma. Le président du club,

Mohamed Toumi, affirme que son équipe a perdu beaucoup de points à cause de «l’arbitrage tatillon, voire par- tiel de certains referee », notamment à l’extérieur. Pour le dernier match disputé

contre le MCEE, Toumi estime que si l’arbitre Benaïssa avait bien officié, son équipe aurait pu revenir avec un bon ré- sultat. Selon le premier responsable du

club banlieusard, il est de plus en plus

difficile de jouer à l’extérieur, ce n’est pas

le cas lorsque des équipes viennent à

Alger où toutes les conditions sont réunies pour le bon déroulement

des rencontres. « Les arbitres qui affi- chent une amélioration sensibles dans leur comportement doivent être encore meilleurs à l’avenir surtout avec des ren- contres à grand enjeu qui sont program- mées les jours à venir », ajoutera-t-il. Concernant l’avenir de son équipe, le président de l’équipe sang et or a rassuré les fans de l’équipe que le NAHD termi- nera la saison dans une position confor- table. «Nous avons trois matches à domicile qu’on doit bien négocier pour as- surer notre maintien. Après, l’équipe pourra jouer sans pression et, de ce fait, prétendre à une place confortable. Je suis

convaincu qu’on terminera dans une po- sition honorable», conclut Toumi sur la dernière contre-performance de son

équipe. Sur un autre volet, Toumi re- vient sur la période difficile ayant trait à la gestion de l’équipe. Il affirme que mal- gré les difficultés, il a réussi à remettre les pendules à l’heure et assainir la si- tuation. « Tout baigne ; et ce qui m’inté- resse pour le moment, c’est la bonne marche de l’équipe », affirme t-il, avant d’ajouter que l’équipe souffre du manque de financement comparativement aux autres équipe pour espérer un jour jouer le titre. Enfin, on apprend en dernière minute que l'arbitre Benaïssa aurait été suspendu par la Commission d'arbi- trage, alors qu'il venait de sortir du «frigo».

S. H.

Abbès : « On se rachètera contre l’USMB »

La défaite contre le MC El Eulma

est déjà oubliée, n’est-ce pas ? Evidemment ! Nous sommes désor-

mais concentrés sur le prochain match

contre l’USM Blida qu’on doit impérati- vement gagner.

Avant d’évoquer l’USMB, que s’est- il passé à El Eulma ?

Je pense qu’on n’était pas bien par rap-

port à l’adversaire qui était plus déter-

miné à gagner. D’autre part, l’état du

terrain nous a énormément gênés. D’ail- leurs, nous avons encaissé le premier but à cause de l’état de la pelouse qui a dérouté notre gardien Asselah. Enfin, il

y a aussi l’arbitrage qui n’était pas à la hauteur et qui nous a déconcentrés.

Vous allez désormais jouer par trois fois à domicile, une occasion pour remonter la pente, non ?

Il est clair que c’est une aubaine pour

nous pour faire le plein afin d’améliorer notre classement. Mais ce n’est pas gagné d’avance. Nous devons être concentrés et motivés comme face au MCS et l’ASO afin de gagner ces matches.

Vous avez déjà gagné contre

l’USMB à l’aller qui de surcroît n’est pas bien cette saison, c’est une occa- sion pour assurer les trois points,

qu’en pensez-vous ?

A priori oui, mais sur le terrain c’est

une autre chose. L’USM Blida ne va cer-

tainement pas se déplacer en victime expiatoire. Elle va tout faire pour essayer de bien négocier son match et prendre

sa revanche. A nous d’être à la hauteur pour éviter toute mauvaise surprise.

Vous comptez encore une fois sur l’apport de votre public… Bien sûr. Lors des deux dernières confrontations, nos supporters nous ont énormément aidés. C’est grâce à eux qu’on a fait la différence. On leur de- mande de continuer à nous soutenir et, de notre côté, on fera tout pour leur of- frir la victoire. Entretien réalisé par Slimane H.

Le salaire

après

Blida

Le président du NAHD, Mohamed Toumi, a pro- mis aux joueurs de leur verser le salaire du mois de février après le match contre l’USM Blida qu’ils doivent impérativement gagner pour se replacer dans le classement général et se rapprocher davantage de leur premier objectif qui n’est autre que le maintien.

L’apport de

Mobilis dans

une semaine

Le président du Nasria a affirmé que l’apport finan- cier du sponsor de l’équipe, Mobilis, sera attribué à l’équipe dans une semaine. Le boss husseindéen n’a pas dévoilé le montant de la subvention, mais il serait, selon des indiscrétions, de l’ordre de 350 millions de centimes représentant la deuxième tranche de l’ac- cord de sponsoring entre les deux parties. Cette somme, non négligeable au demeurant, servira à la ré- gularisation de la situation financière de certains joueurs et leur octroyer une partie de leur dû relevant de la prime de signature. S. H.

6

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

Coup dur MCA

Le derby à huis clos, Bab El Oued sous le choc

dur MCA Le derby à huis clos, Bab El Oued sous le choc C e qui

C e qui n’était qu’une simple rumeur s’est finalement confirmé, au grand désarroi des supporters du Mou- loudia et de l’USMA, puisque le derby algérois se déroulera à huis

clos suite à la sanction infligée par la LNF au club de Soustara. Samedi dernier, dans les cafés de Bab El Oued et des fiefs communs aux suppor- ters du Mouloudia et de l’USMA, ça ne parlait que du derby et l’on se demandait s’il se dérou- lera vraiment à huis clos. C’était donc la nuit du doute samedi à Bab El Oued ; on guettait la moindre information de la part des proches du club ou de ceux qui ont des contacts à la LNF pour avoir une réponse (car tous étaient au cou- rant que cette instance allait rendre son verdict

final ce dimanche). Cela illustre l’importance ac-

cordée au derby qui ne s’est plus joué à Bologhine

depuis

Bien que l’USMA courre le risque d’être sanc- tionnée pour jets de projectiles au cours du derby face au RCK au stade de Benhaddad, les suppor- ters les plus pessimistes, que ce soit du côté du MCA ou de l’USMA, croyaient dur comme fer que cette confrontation n’aura pas lieu à huis clos, du fait que la LNF ne va pas aller jusqu'à sanc- tionner l’USMA pour avoir jeté des fumigènes. On commençait même à se narguer, entre sup- porters de l’USMA et du MCA, de qui envahira le stade de Bologhine et aura le dernier mot, sa- chant que l’enceinte du stade s’avère exiguë pour contenir les nombreux supporters et que cette af-

quatorze ans.

fiche attire souvent des milliers de fans, d’autant plus que les deux formations affichent une belle forme actuellement. Finalement, le verdict est tombé hier comme un couperet et l’information du huis clos a fait le tour des fiefs du Mouloudia et de l’USMA, ayant l’effet d’un choc tellement Bab El Oued était à l’heure du derby depuis la se- maine passée après les deux victoires réalisées respectivement par le MCA aux dépens de l’USMH et l’USMA face au RCK.

La fête n’aura pas lieu, quel gâchis !

Maintenant que le derby algérois sera privé des deux galeries, c’est tout simplement la fête tant attendue qui sera gâchée, et les supporters des deux camps restent sur un goût d’inachevé, puisque le match qui devait être programmé au

stade du 20-Août a déjà fait couler beaucoup d’encre après son report, pour des raisons d’ordre sécuritaire, pour le programmer deux mois après dans le même stade.

A cette époque, le derby avait déjà perdu de sa

saveur et même les vingt-deux acteurs avaient fourni une piètre prestation. Qu’en sera-t-il cette fois que ce match retour, qui n’est autre que l’af- fiche de la journée, se déroulera devant des gra- dins vides. Ainsi la fête est gâchée et les supporters des deux formations vont se contenter de suivre la rencontre sur les ondes de la radio. Les plus for- tunés d’entre eux prendront d’assaut les bâtisses jouxtant le stade Omar-Hamadi, ou l’esplanade

de la basilique Notre Dame d’Afrique.

La fête est donc reportée à la saison prochaine,

au grand dam des Usmistes et des Mouloudéens, lorsqu’on sait que c’est eux qui font de ce derby algérois un grand événement sportif.

K. M

Babouche «Ce serait fabuleux de battre l’USMA avant de rejoindre l’EN»

L’idéal pour vous serait d’empocher une victoire avant de vous envoler au Rwanda avec l’EN,
L’idéal pour vous serait
d’empocher une victoire
avant de vous envoler au
Rwanda avec l’EN, n’est-ce
pas ?
Ce serait vraiment le scénario
idéal. Nous allons tout faire pour
sortir victorieux de ce face-à-
face, comme nous l’avons fait
contre l’USMH. Il est important
pour nous de rester sur cette
bonne dynamique, afin de reve-
nir sur les équipes du haut du ta-
bleau.
Décrocher 15 points lors des
derbies prouve que votre
équipe sait se transcender
face aux formations voi-
sines…
En effet, ces dernières années
nous avons souvent su sortir
notre épingle du jeu face aux
équipes de la capitale. J’espère
que cela va se poursuivre ce
jeudi contre l’USMA. En tout
cas, on fera tout pour décrocher
les trois points de la victoire.
Vous savez, ce type de match ce
joue souvent sur un détail. A
nous de faire en sorte que ce dé-
tail nous soit favorable.
Entretien réalisé par
Tarek Che.

Retenu par le sélectionneur national, Rabah Saâdane, pour le déplacement au Rwanda, Réda Babouche veut cependant s’imposer avec son équipe face à l’USMA avant de défendre avec ses tripes les couleurs nationales.

Vous devez être aux anges après avoir pris connais- sance de votre convocation en équipe nationale pour le match face au Rwanda Je suis très content d’avoir été retenu par le sélectionneur na- tional pour ce match contre le Rwanda que tous les Algériens attendent avec impatience. C’est un honneur pour tout joueur de porter les couleurs nationales. Avez-vous été surpris d’ap- prendre que vous avez été retenu par Rabah Saâdane ? Pour être franc avec vous, j’ai toujours cru en mes chances de porter de nouveau les couleurs de mon pays. Je savais qu’avec le travail et la persévérance, j’allais y arriver. Il suffisait de se mon- trer patient, car le sélectionneur Rabah Saâdane avait, à maintes reprises, déclaré que les portes de l’équipe nationale étaient tou- jours ouvertes. Il fallait donc bosser très dur pour gagner la confiance du sélectionneur. Vous serez donc aux côtés de Benhamou pour ce péril- leux déplacement au Rwanda qui se profile à l’ho- rizon C’est formidable d’être aux

côtés de Benhamou pour défen- dre les couleurs de notre pays. Mais chaque chose en son temps. Pour le moment, nous avons un match derby contre l’USMA qui se jouera ce jeudi à Bologhine. Je dois ainsi me concentrer sur cette affiche qui est très importante pour nous. Selon toute vraisemblance, ce match se jouera à huis clos. Qu’en pensez-vous ? Ce serait dommage qu’un tel match se joue en l’absence du public. Priver les supporters des deux clubs d’un tel rendez-vous est frustrant. Mais si tel est le cas, il faudra se plier aux décisions de la Ligue. Vous avez déjà gagné deux derbies à huis clos à Bolo- ghine. Vous êtes devenu des spécialistes en la matière, n’est-ce pas ? Des spécialistes, non. Mais le fait d’avoir déjà disputé qua- tre matches à huis clos dont deux derbies chez nous nous met dans une position assez favorable. Cela dit, il va falloir batailler pour espérer venir à bout de cette équipe de l’USMA qui revient très fort ces derniers temps.

Michel «Même en gagnant, le huis clos ne m’a jamais réjoui»

Ce n’est pas la première fois que l’entraîneur du Mouloudia s’ex- prime sur les rencontres program- mées à huis clos, Alain Michel estime toujours que cette sanction est pénalisante pour les équipes et les supporters, même lorsqu’il ne s’agit pas de son équipe. Pour Alain Michel, un match de football est avant tout une fête et se sont les supporters qui créent cette am- biance. D’ailleurs nul ne peut ima- giner une grande affiche sans leur présence. Maintenant que le derby algé- rois, entre le l’USMA et le Moulou- dia, se déroulera à huis clos, les camarades de Badji joueront leur deuxième rencontre d’affilée au stade de Bologhine et devant des gradins vides. Comme par hasard, le vieux club algérois, sur les trois derbys dispu- tés à Bologhine jusqu'à présent, respectivement face au RCK, au NAHD et à l’USMH, n’a gagné que les deux rencontres qui se sont

jouées à huis clos. A ce sujet, l’entraîneur du Mou- loudia nous dira : « Pour l’instant je ne suis pas au courant de la nou- velle, mais si le derby face à l’USMA venait à se dérouler à huis clos, ça serait vraiment dommage pour nous et pour les supporters. Déjà que plusieurs d’entre eux n’ont pas eu l’occasion d’assister au match aller du fait qu’il était programmé dans un jour de semaine. D’ailleurs,

même le stade du 20-Août n’était pas le lieu le mieux indiqué pour abriter une telle affiche. A mon avis, c’est au stade du 5-Juillet que doit se jouer ce genre de rencontre. Pour moi, un match de football, c’est avant tout une fête, et sans la pré- sence des supporters, il perd de son charme. Vous me dites que sur les trois derbys qu’on a joués à Bolo- ghine nous n’avons gagné que les deux rencontres qui se sont dérou- lées devant des gradins vides, je pense que même en gagnant, le huis clos ne m’a jamais réjoui. »

«Je n’ai jamais remis en cause les compé- tences de la LNF»

D’autre part, il n’est de secret pour personne que le technicien français a comparu, hier, devant la commission de discipline de la LNF afin d’être au- ditionné. « Oui je me suis rendu ce matin (NDLR : dimanche) et cela s’est passé dans de bonnes conditions. Cela m’a permis d’échanger les idées avec les res- ponsables de cette structure. Sachez toutefois que je n’ai jamais critiqué la LNF ou remis en cause les compé- tences de ses responsables ; au contraire, je voue du respect aux res- ponsables du football algérien. Seule- ment, il m’arrive de m’exprimer sur certains sujets tels que le huis clos par exemple, mais nul n’est au-dessus de la loi. Certes, le huis clos n’est pas la meil- leure solution en matière de sanctions, et je le pense toujours, mais actuelle- ment, et à travers la réglementation en vigueur, il n’y a que le huis clos comme solution pour sanctionner certains mauvais comportements de suppor- ters. Toutefois, il faut penser, à l’avenir, à trouver d’autres solutions au lieu d’avoir recours au huis clos », explique Alain Michel.

K. M.

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

7

Les dirigeants mettent son absence sur le compte de raisons familiales

Hadjadj boude-t-il l’équipe ?

A la reprise des entraînements, l’absence du milieu de terrain du Mouloudia, Fodil Hadjadj, n’est pas passée inaperçue. Maintenant qu’il a prolongé son repos, une vive polémique s’est enclenchée à son sujet. Plusieurs interprétations ont été données à l’absence du mi- lieu de terrain mouloudéen qui n’a plus donné signe de vie. Contacté par nos soins, les diri- geants du MCA n’ont pas manqué de mettre l’absence de leur joueur aux entraînements sur le compte de raisons d’ordre familial, sans pour autant vouloir donner plus de détails sur cette affaire. Cependant, dans l’entourage du club, on laisse entendre que Had- jadj ne s’entraîne plus avec l’équipe en guise de protestation contre la non-régularisation de sa situation financière. En effet, il n’a toujours pas encaissé le chèque que la di- rection lui a remis, du fait que les caisses du club sont vides. Même si, pour l’instant, rien n’est officiel, il faut se rappeler que l’ex-Nantais a décidé de bouder son équipe juste après avoir dis- puté le derby face à l’USMA, le 1 er décembre dernier. Par la suite, un bras de fer s’est enclenché entre Hadjdj et la direc- tion du club, où il a fallu l’inter- vention de certains dirigeants pour calmer les esprits et trouver une solution suite à laquelle Had- jadj a reçu une partie de son ar- gent et un chèque de garantie que le joueur n’a toujours pas encaissé.

Il risque de manquer le derby

D’autre part, et même si Hadjadj reprenait les entraînements demain comme l’affirment les dirigeants du MCA, on se demande s’il sera prêt pour le derby, puisque Hadjadj ne s’est plus entraîné depuis vendredi dernier. Il sera donc à court sur le plan physique par rapport à ses co- équipiers. Il est fort probable de voir Alain Michel compter sur Hadjadj du fait qu’il le considère comme étant une pièce maîtresse de son échiquier, comme cela fut le cas pour Moussa Coulibaly qu’il avait aligné comme titulaire face à l’USMH. Mais dans le cas où Had- jadj ne reprendrait pas les entraîne- ments, Daoud sera titularisé face à l’USMA au côté de Koudri, puisque le technicien français a laissé enten- dre que les deux joueurs peuvent évoluer ensemble.

K. M.

Bencharif

Khenniche

et

hier

victimes

accident

d’un

de la circulation

Moulou-

Les deux joueurs émigrés du dia, à savoir Faris Khenniche

et Sofiane

Bencharif, ont été tous deux victimes

de circulation à Clairval,

d’un accident

voiture.

bord d’une

quils étaient à

alors

Finalement, les deux joueurs s’en sont

après qu’ils eurent effectué

bien sortis,

l’hôpital CNMS

une visite médicale à

Maouche Amokrane qui na rien décelé.

Coup sûr MCA

L’USMA a remis l’affaire Bénié sur le tapis

Les Mouloudéens

sereins

l’affaire Bénié sur le tapis Les Mouloudéens sereins C omme nous l'avions indiqué dans notre précédente

C omme nous l'avions indiqué dans notre précédente édition, les dirigeants us- mistes sont décidés à

aller très loin dans cette affaire. Selon les informations en notre possession, le président Allik aurait dépêché un émissaire à Tunis dans le but de lui récupérer les pièces né- cessaire prouvant ainsi, selon les Usmistes, la fraude. Néanmoins, du côté du Mouloudia, on n'est guère inquiets de cette initiative prise par leur voisin. Il faut dire que les Rouge et Noir ne sont pas les pre- miers à agir de la sorte. En effet, l'USMH avait formulé des réserves le jour du match sur ce même joueur, après avoir douté de sa véri- table date de naissance. Mais les di- rigeants harrachis ont dû constater, juste avant le match, que le joueur était en règle, et c'est cela qui les a

poussé à abandonner leur dé- marche. Les Mouloudéens sem- blent sereins et surtout pas du tout inquiets, considérant cette dé- marche comme une guerre psycho- logique.

Il ne s'agit que d'une guerre psy- chologique

Les Mouloudéens ne se sont pas arrêtés là, ils considèrent même que c'est une guerre psychologique. "C'est une guerre psychologique, mais nous on connaît très bien ces manigances", indiquent les diri- geants du Mouloudia. Une chose est sûre, ce n'est pas la première fois que les Usmistes ont recours à la guerre psychologique pour déstabi- liser le Mouloudia. On se souvient tous à la veille du match aller de la saison 2006-2007, personne ne sa-

vait où le big match allait avoir lieu. Le président de l'USMA, Saïd Allik, s'est entêté à domicilier le match au stade Mustapha Tchaker de Blida, mais finalement il a dû céder à la pression en acceptant de jouer au stade du Juillet. Le problème ne se pose pas, là, mais à l'entêtement des Usmistes qui avaient entamé une guerre psychologique pour déstabi- liser le Mouloudia qui carburait très bien, contrairement à l'USMA qui avait subi une humiliante défaite au stade du 1er Novembre d'El-Har- rach face à une jeune équipe du NAHD sur le score de deux buts à zéro. Et finalement, les Rouge et Noir avaient réussi puisqu'ils avaient arraché un point précieux.

"Ils font ça parce qu'ils ont peur de nous"

Par ailleurs, les supporters du Mouloudia ont accueilli cette nou- velle avec beaucoup de sang- froid. Certains d'entre eux n'ont pas raté l'occasion de taquiner leurs voisins usmistes et de leur promettre l'en- fer ce jeudi avec Bénié : "Les Us- mistes font ça, parce qu'ils ont peur de nous, et surtout de Bénié. Comme les Harrachis, ce n'est qu'une guerre psychologique. Il va leur marquer, sans aucun doute. C'est le bourreau des clubs algérois. Il a secoué les filets nahdistes et harrachis, et il le fera contre l'USMA", déclarent les fans des Vert et Rouge avec beaucoup de joie dans l'espoir de voir leurs capés remporter ce derby. En dépit du huis clos infligé aux Rouge et Noir, la pression est ainsi montée d'un cran dans les fiefs des deux clubs. Hamza Rahmouni

Bénié

«Les Usmistes auront

«Les Usmistes auront

«Les Usmistes auront

«Les Usmistes auront

«Les Usmistes auront

«Les Usmistes auront

ma réponse sur le terrain»

ma réponse sur le terrain»

ma réponse sur le terrain»

ma réponse sur le terrain»

ma réponse sur le terrain»

ma réponse sur le terrain»

Savez-vous que l'USMA compte formuler des réserves contre vous ? (Rire). Oui, je le sais. Je lu cela dans la presse. Sincèrement, ça me fait beaucoup rire. A mon sens, ils sont en train de pédaler à côté du vélo.

Quelques précisions à ce pro- pos ? Oui, je pense que tout est clair. Je n'ai pas fraudé. Ma date de nais- sance n’est pas falsifiée. Sur la li- cence que j'ai signée au profit du Mouloudia, la date de naissance est mentionnée, le 9 Novembre 1982. Donc, je ne vois pas pourquoi tout ce bruit. En tout cas, je suis soulagé de ce côté-là. Mais cette histoire peut-elle vous déstabiliser ?

suis un

joueur professionnel Ce genre d'af- faire ne m'inquiète guère car c'est de

Non,

pas du tout.

Je

l'intox. Moi, je me prépare active- ment pour ce match auquel les sup- porters du Mouloudia accordent une importance particulière. Je suis concentré sur ce match tant attendu entre les deux équipes et surtout les deux galeries. Lors de ma sortie à Bab El Oued, j'ai constaté la grande importance accordée à ce match. Ne pensez-vous pas qu'il s'agit tout simplement d'une guerre psychologique ? Oui, je pense à ça. D'ailleurs, les dirigeants d'El Harrach ont tenté de faire aussi. Ils avaient annoncé la veille du match que j'avais falsifié ma date de naissance. Ce qui est archi-faux. Je suis sorti très jeune de mon pays. Donc, je ne peux pas le faire. Eux, ils disent qu'ils ont des ar- guments… Tout ce que je peux vous dire, c’est tant mieux pour eux.

Vous êtes devenu le chouchou des supporters. Ne craignez- vous pas que le doute s'installe chez eux ? Non, pas du tout. Les supporters du Mouloudia sont de véritables connaisseurs du football. Je profite de cette occasion pour les soulager et pour leur dire que je suis en règle. Ils n'ont rien à craindre. Vous paraissez déterminé à jouer ce match… Oui, bien sûr. Comme je vous l’ai déjà dit, j'ai hâte de découvrir ce derby. Les Usmistes auront ma ré- ponse sur le terrain. Je promets aux supporters du Mouloudia de faire le maximum lors de ce match pour que mon équipe gagne. Je suis si- gnataire au Mouloudia et seule la victoire face à l'USMA m'intéresse. Il faut remporter ce match pour rendre le sourire à nos supporters. Entretien réalisé par Hamza Rahmouni

Zeddek

démissionne

L'ex-président de l'associa-

tion El Mouloudia, et actuelle- ment membre du comité directeur, à savoir Abdelhamid Zeddek, a remis, sa démission, samedi dernier, au président du CSA-MCA, Sadek Amrous.

claquer

la porte plutôt que de rester membre du comité directeur. L'ex-président du Mouloudia, qui avait succédé à Sid Ahmed Karcouche, était en conflit avec le président Amrous depuis le début de saison. L'on se rap- pelle qu'en tout début de sai- son, lors d'une réunion du président avec son comité di- recteur, un accrochage avait eu lieu entre les deux hommes. Depuis, le courant ne passait plus entre les deux hommes. Après cet accrochage, Amrous avait procédé à la destitution de Zeddek de son poste de prési- dent de la commission de jeunes, le remplaçant par Ahmed Lagoune. D'autres causes ont aussi influé sur sa décision de quitter le staff diri- geant du club, le retournement de situation qui s'est produit, puisque des membres du co- mité directeur auraient fait ma- chine arrière après avoir signé la motion de retrait de confiance.

Zeddek a donc préféré

D'autres membres comptent lui emboîter le pas

Par ailleurs, selon une source bien informée, d'autres membres du comité directeur comptent emboîter le pas à Abdelhamid Zeddek en déposant leur démis- sion. Le but de cette initiative, ne pas cautionner selon eux la ges- tion anarchique du président Sadek Amrous, qui, toujours selon eux, veut éviter l'assemblée générale extra- ordinaire qui sera tenue le 12 avril prochain, soit juste après le rendez- vous prési- dentiel. Autrement dit, c'est la principale cause du report, comme tout le monde le sait d'ailleurs.

H. R.

Biquotidien hier Les joueurs du Mouloudia ont eu droit, hier, à une journée char- gée
Biquotidien
hier
Les joueurs du Mouloudia ont
eu droit, hier, à une journée
char-
gée avec
un travail biquotidien
concocté par Alain Michel. C’est à
l’annexe du 5-Juillet
les siens ont débuté
que Badji et
leur matinée
de travail, avant d’enchaîner
à 16h
avec
cours de laquelle
une deuxième séance au
un match d’ap-
plication entre les joueurs a été
programmé. Lors de la séance du
matin,
Alain Michel avait
briève-
ment
donné
des
avant de se rendre
instructions,
au siège de la
Ligue pour être auditionné.
C’est
donc le
duo
Achouri-Benamer
qui s’est chargé de diriger l’entraî-
nement. Tout le monde était pré-
sent, à l’exception
de
lequel n’a toujours
Fodil Hadjadj
pas repris le
travail avec ses partenaires.
Aujourd’hui,
retour
à la
normale
Pour
aujourd’hui,
programme
été
allégé
par
coach
moulou-
déen
lequel
prévu
le jours qu’une
seule
séance
de
travail,
le après
avoir
sou- à
a mis
ses
joueurs
n’a deux
durant
du
biquotidien.
8
8

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

Coup d’envoi USMA

Zemmamouche se blesse

Probable titularisation de Abdouni

Zemmamouche se blesse Probable titularisation de Abdouni E n plus du huis clos et de sa

E n plus du huis clos et de sa domiciliation à Bologhine, le derby

de ce jeudi entre l’USMA et le Mouloudia pourrait avoir une

autre particularité, la titularisation de Merouane Abdouni

dans le onze usmiste. C’est une possibilité très envisageable,

dans la mesure où le gardien numéro un des Rouge et Noir,

Zemmamouche en l’occurrence, vient de se blesser à l’entraînement. Hier, le portier usmiste a été victime d’une luxation du doigt qui a alerté les membres du staff médical présents sur place. On a pu toutefois lui re- mettre les surfaces osseuses de son doigt à leur place, mais on lui a posé une attelle pour les maintenir. En apparence, il ne s’agit pas d’une blessure grave. «Ce n’est pas méchant», a affirmé le staff médical. Mais il va falloir attendre jusqu’à aujourd’hui pour se prononcer d’une manière officielle, car il y a bien le risque d’une inflammation. Si son doigt s’enfle, Zemma- mouche sera contraint au repos pendant une dizaine de jours. De ce fait, il déclarera automatiquement forfait pour le match de jeudi prochain. En revanche, si rien n’est signalé aujourd’hui, si aucune inflammation n’est constatée, il pourra enlever l’attelle et s’entraîner normalement pour pré- parer le match contre le Mouloudia. Entre-temps, Abdouni, qui se pré- pare pour l’éventualité d’une défection de Zemmamouche, paraît très concentré à l’entraînement. L’ex-Mouloudéen, qui ne s’attendait certaine- ment pas à un tel cas de figure, se dit tout de même prêt à jouer, même s’il n’est pas encore en possession de tous ses moyens. En tout cas, on saura aujourd’hui qui de Zemammouche ou d’Abdouni gardera les bois des Rouge et Noir ce jeudi.

M.

B.

Deux matches à huis clos pour l’USMA ◗ Hamidi et Benaoumeur se blessent Hier, Akram
Deux matches
à huis clos
pour l’USMA
◗ Hamidi et Benaoumeur se blessent
Hier, Akram Benaouleur et Chikh Hamidi ne sont pas allés
au bout de l’entraînement. Les deux joueurs, qui se sont légè-
rement blessés, ont dû écourter la séance. On apprend toute-
fois que Benaoumeur et Hamidi n’ont rien de grave et
pourraient reprendre aujourd’hui les entraînements le plus
normalement du monde.
◗ 10 000 dinars d’amende
pour Anderson et Hamidi
La commission de la discipline,
réunie hier au siège de la Ligue na-
tionale de football a traité plusieurs
cas d’indisciplines dont celui de
l’USMA qui risquait, comme nous
l’indiquions dans notre livraison
d’hier, un match à huis clos. La
sanction a été finalement plus
lourde. Les Rouge et Noir ont écopé
de deux matches à huis clos, une
sanction qualifiée de très sévère,
voire démesurée par les responsa-
bles du club qui ne comprennent
pas sur quoi s’est-on basé pour infli-
ger une telle sanction. En effet, sur
ce cas, les responsables de cette ins-
tance ont vraiment exagéré. On s’at-
tendait peut-être, compte tenu du
nouvel amendement du code de la
discipline, à un match à huis clos,
mais deux matches, c’est vraiment
incompréhensible. En plus du MCA,
les Rouge et Noir recevront l’autre
Mouloudia d’El Eulma à huis clos.
La direction de l’USMA vient d’infliger une amende de dix mille dinars (un mil-
lion de centimes) à Issia Anderson et Chikh Hamidi. Et pour cause, les deux
joueurs se sont absentés vendredi passé sans raison valable à la séance de décras-
sage qui a eu lieu au lendemain de la victoire face au RCK. Cette amende sera dé-
duite de la prime de cette victoire, apprend-on au niveau de la direction de l’USMA.
Sollicité pour renouveler son contrat
Zemmamouche ne veut pas se précipiter
Allik : «Je suis
scandalisé»
Mohamed Amine Zemmamouche, qui serait en fin
de contrat au terme de cette saison, a été sollicité en
début de semaine par la direction du club pour renou-
veler son contrat. Il a même été reçu par le président
Allik qui lui a proposé de renouveler son engagement
avec l’USMA en perspective de la saison prochaine. Le
gardien usmiste, un peu surpris, n’a pas dit non à son
premier responsable, mais n’a pas dit oui non plus. Il a
néanmoins, comme il nous l’a déclaré, fait savoir à son
président qu’il ne le fera pas pour le moment, en ce
sens qu’il ne veut pas se précipiter. Zemmamouche a
expliqué à Allik que cela nécessite un temps de ré-
flexion par rapport à plusieurs paramètres qui peuvent
influencer sur sa décision. Les deux hommes ont
convenu de se voir plus tard pour en discuter une nou-
velle fois. Mais il y a une chose qu’il faut souligner, c’est
que l’USMA aura du mal à garder Zemmamouche.
Avec le retour de Abdouni, les responsables de l’USMA
doivent faire leur choix, tout en sachant qu’aucun des
deux gardiens n’acceptera d’être numéro deux.
«L’USMA demeure
ma priorité»
Approché par nos soins, Zemmamouche nous a
confirmé avoir rencontré Allik au sujet du renouvelle-
ment de son contrat. « J’ai effectivement eu une discus-
sion à ce sujet avec le président, mais je ne lui ai donné
aucune réponse. Je lui ai fait savoir que je ne pouvais pas
le faire pour le moment, tout en lui affirmant que
l’USMA demeurait ma première priorité. On reparlera
de cela au moment opportun», nous a confié hier le gar-
dien de l’USMA.
«Ma blessure n’est pas
méchante»
Concernant sa blessure au doigt, Zemmamouche af-
firme que cela n’a rien de méchant. «Ce n’est qu’une pe-
tite luxation, sans gravité. J’ai eu un petit mal, mais ça
devrait y aller.»
B. M.
Réagissant aux sanctions de la
Ligue nationale de football, le prési-
dent de l’USMA s’est dit scandalisé
par une telle décision qui ne répond
à aucune logique. «On joue à l’exté-
rieur, dans un stade qui n’est pas le
nôtre. Nos supporters ont été exem-
plaires, ils n’ont commis aucun acte
de violence. On ne leur reproche que
le jet de fumigènes qu’ils ont allumés
pour exprimer leur joie. Dites-moi
donc ce qui peut justifier une telle
sanction. Sommes-nous responsables
des fumigènes qui ont été introduits
dans le stade ? Sommes-nous respon-
sables du stade Benhaddad ? En quoi
la responsabilité de l’USMA est-elle
engagée ? Si cela s’était passé à Bolo-
ghine, nous l’aurions accepté, cela au-
rait été même logique. Mais que
notre stade soit sanctionné alors que
des incidents ont eu lieu ailleurs et
par d’autres supporters, ce n’est pas
acceptable. On s’attendait peut-être à
un match à huis clos. Mais deux
matches, c’est insensé, illogique et
anormal», nous a-t-il indiqué hier
après l’annonce de la sanction.
La sanction aurait été préméditée
L e big derby sans public ? On a du mal à le
croire. Pourtant, c’est la triste réalité, ce
grand rendez-vous de la capitale se dé-
mêlent. D’ailleurs, l’on se souvient bien du
match aller qui a été reporté à la dernière mi-
nute, parce que le wali délégué d’Hussein Dey
avait refusé de l’accueillir au stade 20-Août,
évoquant des raisons sécuritaires. Plus tard, le
match avait bel et bien eu lieu au 20-Août et,
curieusement, le wali délégué d’Hussein Dey
n’y avait vu aucun inconvénient. De son côté, le
directeur du stade 5-Juillet a transformé le stade
olympique en un immense parking pour ac-
cueillir des milliers de véhicules d’une célèbre
marque d’automobile, un contrat juteux, se ca-
chant derrière une histoire à dormir debout, la
pause d’une nouvelle pelouse et des travaux qui
n’en finissent pas. On est bien curieux de voir
cette espèce rare d’herbe qui nécessite tout ce
temps-là pour sortir de la terre ! De Koléa à
Boumerdès, en passant par Chevalley, Bolo-
ghine et Hussein Dey, le derby a bien galéré.
Aujourd’hui, le pas a été franchi, on le fait jouer
carrément à huis clos. Certaines indiscrétions
n’hésitent pas de parler d’un acte prémédité. Il
suffit juste de jeter un coup d’œil sur les deux
avertissements dont a écopé l’USMA avant que
cette sanction ne tombe. Le premier lui a été
notifié juste avant le match contre le RCK. A la
roulera bel et bien sans la présence des deux ga-
leries. Cela fait quelques années déjà que ce
grand classique du football algérien, un des
traits de son identité, est émaillé par différents
incidents, dus essentiellement à l’incompétence
des gestionnaires, à l’approche de la date de son
déroulement, notamment l’histoire très en
vogue de sa domiciliation. Un problème qui ne
s’est jamais posé depuis l’Indépendance voit su-
bitement le jour. On ne sait plus où domicilier
un simple match de football qui n’a jamais en-
gendré, faut-il le souligner, le moindre incident.
Un derby qui reste un exemple en matière de
fair-play et de spectacle. Combien de fois le
derby de la capitale a drainé plus de 70 000
spectateurs sans signaler un simple accrochage
entre les supporters. Aujourd’hui, sans aucune
raison apparente, on veut le diaboliser, et l’on
est même tenté de dire qu’il y a une réelle vo-
lonté de l’étouffer. Même les pouvoirs publics s’y
fin de la rencontre face à l’ESS, l’arbitre Haï-
moudi a été accosté par un supporter usmiste à
la
sortie du stade qui l’a accusé de rouler pour la
JSK. Une remarque somme toute banale,
comme on entend partout, chaque jour. Haï-
moudi l’a signalé dans son rapport et nos amis
de la Ligue ont sauté sur l’occasion. Un premier
avertissement pour l’USMA. Il fallait guetter
par la suite le moindre petit incident à Benhad-
dad pour rendre la sentence. Le comportement
de la galerie usmiste a été exemplaire, mais il y
a
eu jets de fumigènes et, donc, un deuxième
avertissement qui sera sanctionné sans hésita-
tion par un match à huis clos. La saison pro-
chaine, si la fameuse pelouse du stade 5-Juillet,
que toute l’Algérie attend, n’est pas encore sor-
tie de la terre, on trouvera bien d’autres moyens
pour empêcher sa Majesté le derby de se re-
mettre sur pied.
B. M.
B.
M.
9
9
Ghoul auditionné hier par la commission de discipline Pour avoir écopé d’un carton rouge jeudi
Ghoul
auditionné
hier par la
commission
de discipline
Pour avoir écopé d’un
carton rouge jeudi passé
lors
du
match
contre
l’USMAn, le gardien de
but
harrachi,
Nadjib
Ghoul,
convoqué il y a
deux jours
par la com-
mission de discipline de
la LNF, a été auditionné
hier matin par les mem-
bres
de
ladite commis-
sion. Selon nos sources,
le keeper de l’USMH s’est
très bien défendu justi-
fiant
son entrée sur le
terrain par le fait de vou-
loir
calmer
ses
cama-
rades.
Laïb présent
à la LNF
Le président Laïb a en
personne accompagné
son joueur qui devait ré-
pondre aux questions
des membres de la com-
mission de discipline de
la Ligue nationale. Il faut
reconnaître qu’il est rare
de voir un président se
déplacer avec un de ses
joueurs convoqués à la
LNF pour indiscipline.

Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup de colère USMH Des joueurs réclament Des joueurs réclament Des joueurs réclament Des joueurs
Coup de colère USMH
Des joueurs réclament
Des joueurs réclament
Des joueurs réclament
Des joueurs réclament
Des joueurs réclament
leur deuxième tranche
leur deuxième tranche
leur deuxième tranche
leur deuxième tranche
leur deuxième tranche

Hamza Guessoum et Aïssaoui chez Laïb

quelques jours, sont allés à Hussein Dey pour demander des explications à leur président car ils ont su qu’un joueur parmi les titulaires a déjà perçu sa deuxième tranche. Ce dernier les a rassurés que cela se fera dans les prochains jours. Ce qui a mis le premier responsable de l’USMH dans une situation embarrassante. Fi- nalement, Laïb a pu trouver les mots pour les convaincre et les assurer par la même qu’il ré- gularisera tout le monde incessamment.

La deuxième tranche après le CABBA

Si au début de l’année en cours l’argent qui était disponible à la régularisation de la pre- mière tranche des joueurs recrutés au mercato ainsi que le payement de certaines dettes, Laïb avait en effet donné la priorité aux nouvelles re- crues, comme le font tous les autres présidents de club, en régularisant les anciens du passif de

depuis la saison dernière. Selon une source proche de la direction, on append que le prési- dent Laïb a décidé de régulariser tout ce qui reste à payer aux joueurs juste après la rencon- tre contre le CABBA.

Laïb : « Quitte à payer de ma poche, je tiendrai ma promesse»

Notre source nous a révélé qu’une subvention étatique devrait arriver dans les jours qui vien- nent et sera utilisée pour le payement des joueurs. Même si certains parmi les dirigeants auraient de- mandé au président de temporiser avant de payer les joueurs, le premier responsable du club a ca- tégoriquement rejeté cette proposition. «Quitte à les payer de ma poche, je tiendrai ma promesse», aurait répondu Laïb aux dirigeants lors d’une ré- cente réunion du comité directeur.

N. R.

P resque trois mois après le début de la phase retour, les joueurs n’ont toujours pas perçu la deuxième tranche de leur prime de signature. Cela commence à

inquiéter sérieusement certains joueurs. Mal- gré les assurances des dirigeants qui leur ont promis maintes fois de leur verser très bientôt leur argent, cela ne les a pas convaincus. Ils sont d’ailleurs nombreux à réclamer le complé- ment de la prime de signature.

Certains d’ailleurs parmi les plus mécontents ne se sont pas empêchés d’aller voir le président Laïb dans son bureau pour lui rappeler que les délais fixés pour leur payement sont largement dépassés et qu’il est maintenant temps de per- cevoir leur deuxième tranche. C’est le cas de Hamza Guessoum et Aïssaoui qui, il y a

Bourekba

« J’ai fait taire ceux qui ont voulu m’enterrer vivant»

Hamza pouvez-vous faire un bref retour sur ce match contre l’USMAn ? On est très heureux d’avoir arraché ces trois points. Dès le début de la rencontre, on a senti que les deux équipes avaient envie de faire quelque chose mais c’est nous qui avions le monopole du jeu. Malheureusement, on a peiné pour trouver le chemin des buts.

Avouez que les choses n’ont pas été sim- ples pour votre équipe car durant la ma- jeure partie du temps, Annaba a, elle aussi, dominé par moments les débats… Je ne dis pas que nous avons dominé le match dans sa totalité mais dans l’ensemble, c’est nous qui avions le monopole du ballon. Je reconnais que Annaba nous a posé quelques problèmes. De toute façon, on s’at- tendait à cette réaction de l’équipe adverse après sa défaite à domicile contre la JSK. Dès le début, on a senti que notre tâche n’allait pas être facile face à un adversaire qu’on connaît bien. Il a fallu qu’on fasse preuve d’une grande solidarité et d’une rigueur ab- solue dans nos mouvements pour arrêter les

offensives de l’USMAn.

Vous avez failli encaisser au moins un but… D’accord, mais une victoire de l’USMAn aurait été illogique car on s’est créé autant d’occasions, sinon plus que l’adversaire. Mais chacune des deux équipes avait la possibilité de marquer. L’USMAn est connue pour être une équipe qui sait profiter de la moindre er- reur lorsqu’elle évolue hors de ses bases. Pour nous, il ne fallait pas qu’on se jette dans la gueule du loup en s’exposant à ses contre- at- taques. Pour notre prestation, je crois qu’on a été à la hauteur.

Donc, vous considérez ce résultat large- ment mérité… Sincèrement, on pouvait prétendre à mieux. Mais bon 1-0, c’est toujours une vic- toire et les trois sont bons à prendre en cette période de vaches maigres.

Comment était l’ambiance dans les ves- tiaires ? On était très contents même si au fond on avait quelque regret de n’avoir pas su profiter

de nos occasions de but. Dans l’ensemble, l’ambiance était agréable. Arracher une vic- toire après plusieurs matches sans succès, on ne peut être que satisfaits.

Parlons de votre prestation. Vous avez été l’auteur du but qui a permis à votre équipe de gagner. Qu’est-ce que cela vous fait ? Je ne peux vous décrire la joie que j’ai res- sentie au moment où j’avais inscrit le but. En fait, au fond, j’avais envie de réussir un truc comme ça pour prouver à ceux qui ont voulu m’enterrer vivant.

Que voulez-vous insinuer ? J’attendais cette occasion pour prouver à ceux qui ont voulu m’enterrer vivant en disant que Bourekba est fini. Ce qui a fait que je n’ai pas raté l’opportunité qui s’est présentée à moi pour leur prouver le contraire. Il faut aussi dire que j’ai joué sans aucun complexe.

Vous semblez affecté mais vous gardez votre modestie, alors que vous avez une part prépondérante à la performance de

votre équipe grâce à ce but sans lequel le match aurait pu connaître une tout autre issue… Là, vous exagérez un peu. Il faut aussi met- tre en exergue le rôle de mes coéquipiers qui ont convenablement tenu leur rôle. Que ce soit en défense, au milieu du terrain ou en at- taque, on a fait ce qu’il fallait faire dans ce match. Cela dit, je ne vous apprendrais rien en vous disant que je n’ai fait que mon devoir.

Vous aviez plusieurs fois manifesté votre mécontentement par rapport à votre sta- tut de remplaçant. On imagine qu’après cela, vous aurez du mal à accepter une place sur le banc, non ? Je suis jeune et je dois travailler encore pour conserver la confiance de mon entraî- neur. Bien sûr que j’aspire à être titulaire très souvent comme d’ailleurs tout autre joueur. J’espère donc bien avoir l’occasion de jouer à nouveau dans l’équipe type.

Entretien réalisé par Nacer-Eddine Ratni

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Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup facile ESS-CRB

à 6 points

à 6 points

à 6 points
à 6 points

V ous connaissez, bien sûr, l’expression consacrée du match à 6 points qui gar- nit souvent les titres des

rubriques sportives où son emploi ne l’est pas toujours à bon escient, mais ce n’est pas pour autant qu’on va avoir la prétention de faire mieux. Non, pour la simple raison que cela n’a rien à voir avec le sens qu’on lui prête puisque ici, c’est plus simple, une victoire de l’Aigle noir ce soir et l’écart sera porté à six points sur ses poursuivants immédiats que sont dans le désordre, du moins pour l’heure, les Kabyles de Tizi Ouzou et leurs cousins de Béjaïa qu’on croirait s’être donné le mot pour faire suer, au propre comme au figuré les Sétifiens. En effet, il est désormais dit que ces der- niers n’auront pas la partie facile comme on aurait pu le croire à un certain mo- ment où, après avoir porté leur avance à pas moins de huit longueurs, on les pensait bien partis pour prendre la clé des champs, avant que ne survienne cette défaite face à l’USMA pour leur rappeler qu’ils n’ont pas intérêt à trop éloigner le pied du champignon. Pied au plancher, à bride abattue,voilà la seule bonne recette pour qui veut faire place nette derrière et trôner sans l’ombre d’un partage en vrai leader, hors d’atteinte, sur son petit nuage. Les données sont on ne peut plus claires pour l’Aigle noir

données sont on ne peut plus claires pour l’Aigle noir s’il ne veut pas faire subir

s’il ne veut pas faire subir le camouflet du siècle à son président Abdelhakim Serrar, lui qui déclarait il y à deux ou trois mois de cela, que le championnat était plié, alors que les événements, s’ils ne lui donnent pas tout à fait tort jusqu’à présent, ne semblent nullement enclins à plaider dans le sens de cette « prophé- tie », du moins pas sans demander à voir patte blanche. Montrez d’abord vos preuves, semble être le message adressé par les dieux du stade aux Ententistes, pour mériter une place au panthéon des champions. Et cela passe indubitable- ment par une victoire aujourd’hui face à

cet imprévisible Chabab de Belouizdad auquel il va falloir faire très attention, tant il ne semble nullement souffrir du dépaysement au 8-Mai comme en at- testent ses performances réalisées (une victoire 0-1 et un nul 0-0) sur ce même terrain lors des deux précédentes sai- sons. Certes, depuis que d’eau aura coulé sous les ponts, avec notamment cette fois une équipe de l’Entente rompue à toutes les épreuves pour savoir com- ment négocier à son avantage tous les virages dangereux susceptibles de sur- gir sans crier gare à quelque détour de son parcours. Mais toujours est-il qu’on

n’est jamais trop prudent et c’est la rai- son pour laquelle, Aït Djoudi serait bien inspiré d’aligner un onze résolument conquérant, contrairement à ce qu’il en fut face à l’USMA, même si cette fois ce sera malgré lui qu’il aura à se passer des services de Djediat, dont l’absence pour cause de suspension est une bien mau- vaise chose. Mais bon, ce sera encore l’occasion pour Hadj Aïssa de démon- trer qu’il sait lui aussi se mettre à la ba- guette pour guider les siens à la conquête des six points. M. Raber

Aït

Djoudi :

« Plus on prendra nos distances, plus ça nous fera une bonne assurance »

bien la négocier à commencer par ce match de ce lundi. Une victoire est nécessaire, même que cela se passe de commentaire car, avec en plus toutes les échéances que nous sommes appe- lés à honorer, il est impératif de bien asseoir notre position en tête de clas- sement afin de nous mettre à l’abri de tout éventuel retour de nos poursui- vants et surtout pour s’adjuger une

avance confortable synonyme de bonne assurance nous permettant de nous tourner vers les autres fronts avec toute la sérénité voulue pour bien les négocier. C’est la raison pour laquelle nous allons aborder ce match avec la ferme intention de ne pas lais- ser traîner les choses pour éviter de laisser la pression s’installer. Notre but sera de frapper d’entrée en restant

L’entraîneur Aït Djoudi a beau- coup insisté auprès de ses joueurs pour leur rappeler toute l’impor- tance du rendez-vous de ce lundi en mettant l’accent sur les retombées bénéfiques que pourrait avoir une victoire : « Aujourd’hui, nous pou- vons dire que nous nous trouvons à une étape cruciale de notre parcours, c’est pourquoi il est primordial de

appliqués jusqu’à la fin du match tout en souhaitant que nos supporters en fassent autant en restant derrière l’équipe de bout en bout aujourd’hui comme durant les joutes à venir et alors on ne les décevra pas en leur procurant tout le plaisir qu’ils méri- tent. »

Diss : « Gagner et toujours gagner, telle est notre devise jusqu’à la récompense promise »

Avec un léger recul, que pouvez-vous nous dire à propos de votre dernière rencontre en coupe de la CAF à Syrte ? Je dirai avant tout que du point de vue technique, elle fut loin d’avoir été un modèle du genre. Cela s’explique par plusieurs facteurs comme par exemple l’état de la pelouse qui nous a amené à évoluer avec beaucoup de prudence en raison du risque de blessure que cela re- présente. Ensuite, il ne nous appartenait pas de faire le jeu et comme nous étions parvenus à prendre l’avan- tage dés le premier quart du match, alors il ne nous res- tait qu’à bien gérer en sachant contenir l‘adversaire tout en tentant de porter l’estocade par des contres qui ont été infructueux. Mais bon l’essentiel a été réalisé et c’est pourquoi nous éprouvons de la satisfaction en atten- dant la manche retour qui ne devrait pas nous échapper maintenant que nous avons une bonne idée sur notre adversaire.

Avant cette manche retour comme vous dites, vous aurez trois matches comptant pour autant de différentes compétitions à savoir le CRB en cham- pionnat, Monastir en Ligue des champions arabe et Ben Aknoun en coupe d’Algérie, comment ap- préhendez-vous toutes ses échéances en des délais

aussi réduits ? Je ne vous cache pas que courir autant de lièvres à la fois est quelque chose de tout à fait nouveau pour moi qui vient de Blida. Vous vous imaginez, on sort d’un match disputé dans le cadre d’une compétition donnée qu’on doit aussitôt rechausser les crampons pour une autre rencontre dans une épreuve différente. C’est vrai- ment à vous couper le souffle, mais on ne s’en plaint car c’est là la marque des champions et c’est un honneur de faire partie d’une équipe comme l’Entente qui a gagné sa place dans le gotha continentale des clubs. Mainte- nant pour ce qui est des rencontres qui nous attendent, on va les prendre les uns après les autres pour les négo- cier comme il se doit c'est-à-dire en visant le succès sans tergiversation.

Donc à commencer par ce match contre le CRB ? Tout à fait ! Ce n’est pas pour diminuer de la valeur du CRB qui est un adversaire respectable, mais il n’est pas question pour nous de se laisser surprendre sur notre terrain et à plus forte raison dans ce contexte où nous avons plus qu’en d’autres circonstances besoin des trois points. Je ne dis pas que cela ne va pas être difficile, au contraire, nous sommes conscients que nous allons avoir fort à faire mais n’importe comment, le gain du

match doit impérativement nous revenir.

En quoi les trois points de ce match sont-ils plus importants qu’en d’autres circonstances ? Pour la simple raison qu’ils nous permettront de re- prendre nos distances sur nos poursuivants immédiats qui n’en démordent pas en guettant le moindre faux pas de notre part pour redoubler de prétentions. C’est pour- quoi nous comptons d’ores et déjà leur ôter toute illu- sion de nous rattraper et pour ce faire il nous faut gagner, gagner, et encore gagner jusqu’à nous mettre définitivement à l’abri. Il n’est pas question de faire la moindre concession quelle que soit l’identité de notre adversaire.

Franchement, pensez-vous que l’Entente pourra tenir le coup pour réussir à tous les fronts où elle est engagée ? En tout cas, je peux vous dire que toutes les condi- tions de réussite sont réunies. Pour notre part, on n’ a pas de raison pour ne pas y croire et nous allons donc poursuivre nos itinéraires avec la même détermination qui nous a animés jusque là et avec le soutien de nos supporters tous les espoirs demeurent permis pour à la fin goûter à la récompense promise . Entretien réalisé par S. B.

Le 8-Mai, un stade qui sourit à Belouizdad

Bien sûr on dit que les années se suivent et ne se ressemblent pas, mais en football, comme dans le sport d’une manière gé- nérale, il y a le syndrome de la bête noire dont il faut tenir compte. Et c’est ce que l’Entente serait bien inspirée de faire ce soir en accueillant cette forma- tion du Chabab de Belouizdad, qui, non contente de lui avoir damé le pion sur son terrain lors de l’exercice 200-2007 en la battant 0-1, a récidivé lors de l’édition suivante, c'est-à-dire la saison passée en la tenant en échec 0-0. Ce fut à l’issue d’un match marqué par une écra- sante domination des Sétifiens qui s’étaient alors heurtés à un Ouserrir en état de grâce quand ce n’était pas le poteau ou la barre transversale qui empê- chaient la balle d’aller mourir au fond des filets. Un nul qui avait alors réduit à néant les chances de l’ESS de remporter le titre de champion pour lequel, avant cela, elle était encore en course. Donc gare aussi à voir se répéter l’histoire dont on dit qu’elle est un éternel recommencement !

Sans Belkaïd

et Djediat

Encore une fois, l’Entente sera privée de son porteur d’eau, Farouk Belkaïd, qui n’est pas en- core totalement remis de sa blessure et dont l’absence n’a pas manqué de se faire ressentir lors des derniers matches de son équipe. Vivement son retour doivent souhaiter les supporters qui regretteront certainement aussi de la même manière l’ab- sence de Miloud Djediat qui fera l’impasse sur ce rendez- vous pour cause de suspension. Une défection qui risque tout autant de ne pas passer inaper- çue quand on sait le poids que prend de plus en plus le meneur de jeu et buteur de l’équipe dans l’échiquier de Aït Djoudi. Heu- reusement que ce dernier pourra compter sur un Hadj Aïssa frais et dispos après avoir été laissé au repos lors de la der- nière rencontre à Syrte.

Hemani et Ziaya en duo de pointe ?

Absent lors du dernier match disputé à Syrte dans le cadre des seizièmes de finale de la Coupe de la CAF, Nabil Hemani sera de retour au front de l’attaque pour ce match contre le CRB. En son absence en terre li- byenne, c’était à Abdelmalek Ziaya qu’avait échu le rôle de fer de lance, dont il s’était alors bril- lamment acquitté en étant l’au- teur de l’unique réalisation du match par laquelle il avait donné la victoire à son équipe. C’est ce qui pourrait laisser croire que Aït Djoudi ne rechi- gnerait pas à aligner les deux joueurs ensemble au front de l’attaque où leur association mériterait effectivement d’être tentée, d’autant que l’absence de Djediat plaide dans le sens de cette perspective.

Le Buteur n° 805 Lundi 16 mars 2009

11

Coup de bluff ESS-CRB

Ce jeudi contre Chlef

Le CRB affrontera l'ASO, jeudi prochain, au stade du 20-Août pour le compte du champion- nat national de première division. Concernant le match de coupe contre le WAT, il aura lieu le 26 mars prochain au stade de Relizane.

6 millions en cas de victoire

Dans le but de motiver ses joueurs pour le match de cet après-midi qui aura lieu au stade du 8 Mai-45, la direction du club belouizdadi a décidé d'octroyer une prime de six millions de centimes dans le cas où les coéquipiers de Sed- dik Berradja arrivent à relever le défi.

Henkouche

«Ce sera un match très difficile»

" Ce sera un match très difficile. On va essayer bien sûr de les contrer, bien que ce match ait lieu chez eux à Sétif. On fera le maximum pour reve- nir avec un résultat positif. On a quelques ab- sences pour ce match mais on possède des joueurs capables de relever le défi. De ce côté-là, je ne suis guère inquiet. Les joueurs sont devant le fait accompli. Ils n'ont qu'à prouver tout leur talent, afin de postuler à une place de titulaire. Un bon résultat aujourd'hui nous permettra de continuer sur cette lancée, surtout avant le match de coupe contre le WAT".

 

Alex de retour au 8-Mai

de

L'ivoirien du Chabab, Alex Soumian, est

a passé une

retour au stade du 8 Mai-45, où il

de

l'ESS. Le milieu

saison sous les couleurs de

terrain belouizdadi était à Sétif, la saison

pas-

de

sai-

le CRB en début

sée, avant de rejoindre

pour l'homme

son. Un match assez spécial

en

forme actuellement du Chabab.

Kerbadj menace de jeter l'éponge aujourd'hui

b . Kerbadj menace de jeter l'éponge aujourd'hui L e président du CRB, Mahfoud Kerbadj, pourrait

L e président du CRB, Mahfoud Kerbadj, pourrait bien jeter l'éponge en annonçant sa dé- mission de la présidence du CRB. Cette information, nous

la tenons d'un proche du président be- louizdadi. Ce dernier semble en avoir ras- le-bol de la situation actuelle du club qui se trouve dans une situation plus que cri- tique sur le plan financier. Le président Kerbadj avait annoncé son départ il y a quelques jours, mais il est revenu à de meilleurs sentiments après les bons résul- tats enregistrés par l'équipe dernièrement. Cependant, il avait l'espoir de voir la si- tuation de son équipe s'améliorer. Mais, apparemment rien n'a changé. La situa- tion du club semble très compliquée du côté financier, les caisses sont vides. Ce problème a poussé le président du club à

songer à claquer la porte et de laisser le club à ceux qui peuvent le gérer. Pour le match de cet après-midi, les dirigeants du CRB auraient emprunté une somme qui avoisine les 30 millions de centimes dans le but d'assurer le déplacement. Une si-

tuation dont a hérité Kerbadj. Ce dernier, qui n'avait pas caché dernièrement sa co- lère envers le P/APC de Belouizdad, pour le retard enregistré dans les recettes du stade, sans oublier l'apport des autorités publiques qui, jusqu'à présent, n'ont pas apporté au club le soutien financier tant espéré par Kerbadj. Selon une source bien informée, Kerbadj pourrait même annon- cer son retrait définitif des affaires du club cet après-midi, soit après le match de l'ESS, surtout si le CRB n'arrive pas à re- venir à Alger avec un résultat positif.

Chettouf lui a demandé de patienter encore

Le président du Chabab, Mahfoud Ker- badj, a déjà abordé ce sujet avec ses proches collaborateurs, notamment le vice-président Karim Chettouf. Ce der- nier aurait demandé au président Kerbadj de patienter encore le temps de voir la si- tuation s'éclaircir un peu. Néanmoins, il semble décidé à quitter le club. Hamza R.

Kerbadj «J'en ai marre»

Kerbadj «J'en ai marre»

Le président Kerbadj que nous avons joint par té- léphone, nous a fait part de sa grosse déception sur l'état dans lequel le CRB est arrivé. A ce propos, il a tenu à déclarer : «J'en ai marre de cette situation très difficile. Je songe même à me retirer des affaires du club. Le CRB est complètement délaissé. On n'a pas de ressources financières. Le CRB est un grand club qui mérite un sort bien meilleur que celui- là. On ne peut plus gérer le club dans telles conditions.»

H. R.

qui mérite un sort bien meilleur que celui- là. On ne peut plus gérer le club

USMAn

Chahloul «Ifticen m’a marginalisé»

Quel commentaire faites-vous sur

votre dernière défaite ? Ce fut un échec très difficile à digérer, car on avait la possibilité de revenir avec un ré- sultat positif. Nous avons fourni une belle prestation en nous donnant à fond tout au long de ce match. Hélas, cela n’a pas été suf- fisant pour revenir à la maison avec un ré- sultat autre que la défaite. Bien que nous ayons eu assez d’occasions de marquer, et là

je fais allusion bien sûr au penalty qui nous

a été accordé, nous n’avons pas pu inscrire

le moindre but. Nous avons manqué de réussite devant le but adverse. Nous allons nous remettre au travail le plus vite possi- ble, afin de nous racheter à l’occasion de nos prochains matches. L’attaque n’a réussi à inscrire qu’un seul but en cinq matches. Selon vous, quelles en sont les raisons ? Il ne faut pas oublier que nous avons af- fronté les deux meilleures équipes actuelles du championnat, à savoir l’ESS et la JSK. Notre entraîneur ne pouvait pas prendre de risques en optant pour l’offensive. Pour re- venir à votre question, je pense qu’il ne faut

pas s’inquiéter, car cela n’est pas un pro- blème. Nos attaquants ont assez d’expé- rience pour revenir en force lors de nos prochaines rencontres. Comment se déroule la préparation sous la houlette du nouveau staff tech- nique ? Pour le moment, tout se passe à mer- veille, nous n’avons pas à nous plaindre. Le nouvel entraîneur est en train d’apporter

au groupe de nouvelles méthodes de travail.

Avec lui, les joueurs se sont libérés, c’est le plus important. Vous allez affronter le MCS ce jeudi. Comment voyez-vous ce match ? Notre place au classement ne nous per- met pas de faire un autre faux pas, surtout à domicile. Nous allons profiter du fait que cette rencontre aura lieu sur notre propre terrain pour glaner les trois points. Nous al- lons entamer ce match dos au mur, c’est dire que nous n’avons pas d’autre solution que celle de battre notre adversaire. La victoire sera synonyme de bouffée d’oxygène, c’est pour cela que nous allons faire tout notre possible pour renouer avec le succès.

Revenons à vous. Contre l’USMH, vous avez effectué votre première apparition sous les couleurs annabies. Un mot sur votre prestation… J’ai essayé de donner le meilleur de moi- même, mais cela n’a pas suffi, même si j’ai été derrière le penalty accordé à mon équipe. Maintenant que j’ai eu la chance de jouer, je ferai tout pour que ce soit le cas à chaque fois. Latrèche est un entraîneur qui me connaît bien, lui qui était mon coach à Bel Abbès. De mon côté, je vais faire tout mon possible pour être à la hauteur de la confiance placée en moi. Pensez-vous pourvoir décrocher une place de titulaire ? Le dernier mot revient à l’entraîneur bien sûr. Mais c’est ce que je souhaite le plus. Vous savez, j’ai beaucoup souffert avec Ifticen qui faisait tout pour me dé- truire en me marginalisant, comme fut le cas d’ailleurs pour mon coéquipier Rebih. Maintenant qu’il est parti, nous allons rat- traper le temps perdu.

Entretien réalisé par M. T.

Gaouaoui et Maïza out face au SAM

réalisé par M. T. Gaouaoui et Maïza out face au SAM Convoqués par Rabah Saâdane, le

Convoqués par Rabah Saâdane, le sélectionneur national, pour prendre part au premier match des éli- minatoires jumelées de la Coupe du monde et de la CAN 2010 qui opposera notre équipe nationale au Rwanda à Kigali, les deux internationaux de l’USM Annaba, Gaouaoui et Maïza en l’occurrence, devront rater ainsi le match de coupe qui mettre aux prises leur équipe avec le SAM.

Du biquotidien

au menu

Pour préparer le prochain match de son équipe face au MCS, le premier responsable à la barre technique an- nabie a programmé deux séances d’entraînement par jour. Toutefois, les coéquipiers de Kamel Bouacida de- vront baisser le rythme quelques jours avant leur prochain rendez-vous face aux Saïdis.

jours avant leur prochain rendez-vous face aux Saïdis. Boudjlida se soigne toujours Souffrant d’une déchirure

Boudjlida se soigne toujours

Souffrant d’une déchirure au ni- veau de la cuisse, le défenseur an- nabi Mourad Boudjlida se soigne toujours. Le natif d’El Eulma devra intensifier les soins avant de réinté- grer le groupe. A croire son méde- cin, le joueur devrait être apte pour reprendre du service en fin de semaine.

être apte pour reprendre du service en fin de semaine. Latrèche « J e s u

Latrèche

«Je suis étonné que Rebih ne soit pas titulaire»

sa première sor-

Bien quil nait pas réussi

Abdelkrim Latrèche de-

tie avec l’USMAn,

meure optimiste quant à lavenir de son

sa produc-

équipe du fait qu’il est content de

tion. «Globalement, je suis satisfait de la

Rebih production qui, à de mon mon avis, équipe, était à le limage meilleur de

et cela métonne qu’il ne

joueur sur le terrain

Chahloul, il a

soit pas titulaire. Quant à

léquipe lorsquil a

pris sa

donné un plus à

en seconde mi-temps.

place sur le terrain

Les joueurs du milieu de terrain m’ont aussi

donné satisfaction, à l’image de Mekhout, Fadiga et Hamlaoui, qui ont accompli leur tâche convenablement », dira Latrèche

«Il est inconcevable d’encaisser un tel but»

colère face à l’USMH,

«Ce qui m’a le plus en

c’est la manière avec laquelle

nous avons en-

de la ren-

caissé le but dans la dernière minute

contre. Il est inconcevable quune équipe,

composée de joueurs che-

dont la défense est

vronnés et un gardien de but international,

encaisse un tel but », nous a-t-il confié.

dégraisser leffectif»

«Il faut

travailler

de

avec

moi

difficile

Il attendre »,

pour

est

«

préfé-

Il

est

vingt-neuf

joueurs.

de

effectif

un

il

l’effectif,

mais

dégraisse

je

donc

rable

que

compétition

pour

la trouver

cest de

arrêt

faut

un

plus

im-

Le

décisions.

meilleures

les

prendre

léquipe

de

moi,

portant

pour

lUSMAn.

de

lentraîneur

conclue

type

M. T.

12
12

Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup d’œil USMB

Le maintien, les joueurs y croient fermement

Nous avons demandé à quelques- uns des joueurs de l’USMB de nous dire s’ils croyaient au maintien. La réponse est unanime : « Non seule- ment le maintien sera assuré mais notre équipe terminera loin des relé- gués.”

Hamiti :

«Marquer des buts à Blida et à l’extérieur»

« Gagner des matchs ne peut se

faire que si nous marquons des buts. C’est ce qui nous a manqué lors de la phase aller. Nous avons surtout été malchanceux, mais, parfois, il faut savoir forcer la chance. A nous de le faire et de ne pas laisser passer les op- portunités qui vont se présenter. »

Zmit :

«Le maintien est dans nos cordes, mais»

« Tout d’abord, nous devons re-

connaître, nous les joueurs, que la balle est dans notre camp. Il nous avons la chance de travailler avec Khezzar qui est un gagneur et aussi un grand connaisseur. Il faut faire abstraction de tous les matchs joués jusque-là et se mettre dans la tête que c’est un nouveau championnat qui débute avec le match de ce jeudi face au NAHD. Ce sera un combat de tous les instants et, lors de toutes les rencontres, il ne faut pas perdre de vue que c’est l’avenir de l’USMB qui se joue.”

Toual : «Ne plus prendre de buts bêtement !»

« Bien sûr que nous croyons au

maintien. Pour espérer engranger des points, la première condition est de n’encaisser qu’un minimum de buts et surtout d’éviter d’en prendre bêtement. Il nous est arrivé de nous faire avoir sur des erreurs de place- ment ou de marquage. Il nous faut, nous les joueurs qui évoluons en dé- fense, faire preuve de concentration. Cela est impératif. »

Ezechiel :

«Même sur une seule jambe, je jouerai»

« En ce qui me concerne, je ressens

encore des douleurs à l’épaule, mais cela ne m’arrêtera pas. Je veux jouer tous les matches et, même sur une seule jambe, s’il le faut. J’ai donné ma parole au président et je la tiendrai. Nous avons un bon groupe de joueurs capables de prendre des points à domicile et sur terrain ad- verse. Je promets à nos supporters de marquer beaucoup de buts. »

Slimane Baghdali

Fin de saison pour Herbache ?

Le milieu de terrain blidéen vit des jours très difficiles depuis qu’il a été écarté de l’effectif par Zaïm. Il ne s’en- traîne plus, tout au moins avec le reste de l’effectif et, le moins que l’on puisse dire, c’est que son président n’est pas près de revenir sur sa décision. Tout a commencé à la mi-temps du match face à l’USM Annaba. Zaïm a re- proché à Herbache de ne pas se donner à fond et qu’il avait fait certaines fautes techniques. Des remarques que le joueur prendra très mal. Il rétorquera à son pré- sident que d’autres joueurs que lui méri- taient toutes ces critiques. Le boss blidéen n’hésitera pas une se- conde et renverra, sur-le-champ, Her- bache. Malgré les nombreuses interventions et médiations de toutes sortes, rien n’y fera, Herbache ne sera pas réintégré et tout porte à croire que, pour lui, la saison est bel et bien terminée. Slimane B.

Le Partizan

de Belgrade relance

bien terminée. Slimane B. Le Partizan de Belgrade relance Ezechiel Comme rapporté par nos soins, un

Ezechiel

Comme rapporté par nos soins, un dirigeant du Partizan de Bel- grade avait é té impressionné par les prestations d’Ezechiel lors des matches amicaux disputés en Tuni- sie. Ce dirigeant, qui était en villé- giature dans le même hôtel que les Blidéens à Sousse, a pris le soin de prendre les coordonnées du Tcha- dien.

Avant-hier, Ezechiel a reçu la vi- site de deux ressortissants serbes qui, selon des indiscrétions, lui au- raient fait une proposition pour un éventuel engagement, dès la fin de cette saison. Interrogé à ce propos, le Tchadien n’a voulu faire aucun commentaire.

Lesgrandschantiers

de Khezzar

A vant d’affronter le NAHD, ce jeudi, au stade

Zioui, El Hadi Khezzar, le coach blidéen, sera

dans l’obligation de réitérer sa confiance en

un groupe jeune et inexpérimenté qui, certes, pro-

gresse de jour en jour mais sans que cela ne change

quoique ce soit pour lui. Le club blidéen se morfond toujours dans les profondeurs du classement. L’en- traîneur de l’USMB aura à mener à bien, et cela comme convenu avec son président lors de sa prise de fonction, deux chantiers.

« Il y a encore des points à prendre »

La première mission est d’assurer le maintien avec, selon la formule consacrée, une place honorable en fin d’exercice. Le moins que l’on puisse dire est que, dans ce domaine, l’affaire est assez mal engagée, les camarades de Zmit accusant un assez important re- tard en points sur les équipes qui occupent une place au classement assez confortable. Blida est à quatre points du MSPB, le premier non relégable. Khezzar est conscient de la difficulté de la tâche et sait ce qu’il reste à faire. Il nous dira à ce sujet :

«Comme toujours, il faut faire des résultats à la mai- son. On reste sur deux contre-performances à l’exté- rieur, mais ce qui compte, ce sont les points, surtout à

domicile. Il nous faut, certes, tout tenter pour grigno-

ter des points chez l’adversaire, mais c’est surtout à do- micile que seront gagnés ceux qui vont nous assurer le maintien. » Pour ce qui est des prochains adversaires, Khezzar précisera : « Disons que c’est jouable face au NAHD et à l’USMA. Ce sont des équipes qui ont d’ex- cellentes raisons de réaliser de belles performances. Ce sont des matches assez équilibrés devant des formations plutôt techniques, contrairement à ceux qui nous at-

plutôt techniques, contrairement à ceux qui nous at- tendent plus tard. La tâche s’annonce compliquée, mais

tendent plus tard. La tâche s’annonce compliquée, mais à ce que je sache, le championnat ne va pas s’arrêter demain, et il y a encore des points à prendre. »

« Repartir sur de bonnes bases »

Zaïm s’est donné pour ligne directrice de construire, quitte à souffrir cette saison, une équipe qui durera dans le temps. Il a demandé aux entraî- neurs qui se sont succédé à la tête de l’équipe et qui avaient, tous deux l’opportunité de recruter, de veiller à éviter de faire venir au club « des noms » du cham- pionnat. Le coach blidéen nous dira à ce sujet : « Je sens que tous ces jeunes joueurs qui sont avec nous pro- gressent individuellement, ils gagneront, avec beaucoup plus de temps de jeu, en expérience. C’est un grand chantier et j’espère que l’on pourra en récolter les fruits

à court terme. Aujourd’hui, le classement n’est pas bon mais on voit des joueurs qui viennent de divisions in- férieures qui peuvent devenir des bons joueurs de D1.

confiance en tous ces jeunes, c’est clair dans ma

tête. Et je prends beaucoup de plaisir à travailler avec eux. » Pour ce qui est des performances futures de l’équipe et des prestations de ses joueurs, le coach bli- déen ajoutera : « C’est un équilibre à trouver. Il faut gérer cet ensemble car nous avons effectivement une obligation de bien figurer au classement. Blida doit retrouver une place sécurisante au tableau, ça se fera avec beaucoup de travail et avec les jeunes joueurs formés au club et ceux qui sont venus cette année. La base est là aujourd’hui. Tout le monde a de l’ambition et souhaite progresser, c’est très positif pour l’avenir mais ça passe aussi par des résultats. Il nous faut dès le match de ce jeudi repartir sur de nouvelles bases. » Slimane B.

J’ai

Il est l’adjoint de Khezzar

Krebazza : « A nous de trouver des solutions »

La mission qui a été confiée à Kre-

bazza est de seconder Khezzar à la tête

de l’équipe blidéenne. Il nous a dit avoir répondu à l’appel du cœur et que, même si la mission s’annonce très com- pliquée, elle sera menée à terme et l’USMB conservera sa place en D1.

Tout d’abord, comment s’est faite votre venue au club ? C’est Khezzar, qui est avant tout un ami, qui m’a demandé de le seconder à la tête de l’équipe et cela dès qu’il a été officiellement installé. J’ai ensuite été reçu par Zaïm à qui j’ai donné mon ac- cord. Je n’ai pas hésité un seul instant pour accepter ce poste d’entraîneur ad- joint.

Pourquoi ? Tout simplement parce que l’USMB est mon club de toujours et que c’est pour moi une seconde famille. J’ai, comme on dit, répondu à l’appel du cœur.

Avez-vous une idée de l’effectif en place ? Je connais plusieurs joueurs de l’ef- fectif et pour ce qui est des autres cela se fera très vite. Nous aurons, Khezzar et moi, à travailler avec l’effectif que nous avons sous la main et essayer de le ren- dre performant.

Vous pensez donc qu’il ne l’est pas… Ecoutez, l’équipe occupe l’avant-der-

nière place du classement à quatre points du premier non rélégable. Je ne veux rendre personne responsable de cette situation, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes. Il y a un travail énorme à faire pour redresser la situation qui, le moins que l’on puisse dire, n’est pas du tout reluisante.

Avez-vous bon espoir d’y parvenir

?

C’est certain, sinon je n’aurais jamais accepté cette mission. Ce sera, bien sûr, très compliqué, mais pas impossible. Personnellement, je ne peux pas ima- giner un seul instant que l’USMB puisse rétrograder.

Vous allez axer votre travail sur

quel plan ? Nous avons établi un plan de travail, avec l’entraîneur en chef, où rien n’a été laissé au hasard. Il y a des progrès à faire sur les plans physique et technico-tac- tique. Nous lui consacrerons un gros volume horaire. Il faut aussi agir sur le plan psychologique car les joueurs ont quelque peu perdu confiance en eux.

Pensez-vous que l’USMB arrivera à se maintenir ? C’est à nous, membres du staff, de trouver des solutions afin que l’équipe se remette à gagner et conquérir les points nécessaires au maintien. Entretien réalisé par Slimane Baghdali

IDICULES

IDICULES Renato Civelli L'argentin Renato Ci- velli figure en bonne place dans le classement des bles-
IDICULES Renato Civelli L'argentin Renato Ci- velli figure en bonne place dans le classement des bles-

Renato Civelli

L'argentin Renato Ci- velli figure en bonne place dans le classement des bles- sures ridicules. Amoureux de la mer, le joueur marseillais avait dé- cidé de partir pêcher au large de Marseille. Mais en quittant le petit port des Goudes, à l'entrée des Calanques, Renato Civelli ne s'imaginait pas frôler la mort. Pêcheur hors pair, Civelli a été projeté par une vague vers les rochers, alors qu'il tentait de récu- pérer une canne tombée à l'eau. Son témoignage est édifiant : “Je ne pouvais rien faire. Je me suis protégé la tête car j'étais ballotté dans tous les sens". Bilan : l'Olympien a été sérieusement contusionné sur tout le corps avec de grosses égratignures et des douleurs dorsales qui l'ont éloigné des terrains pendant plusieurs jours.

Les blessures

les plus

R

Nos amis les footballeurs peuvent être parfois très drôles. La preuve dans ce dossier consacré aux 13 blessures les plus ridicules de la planète foot.

aux 13 blessures les plus ridicules de la planète foot. Rio Ferdinand Dans un championnat anglais

Rio Ferdinand

Dans un championnat anglais réputé comme étant très vigoureux, la blessure de Rio Ferdinand fait plutôt mauvais genre. On sait les footballeurs très portés sur la télé et la Plays- tation, et cela s'est vérifié dans cette histoire. Car le défenseur mancunien adore passer des

heures devant la télé, du coup il étend bien ses jambes sur sa table basse et reste dans cette position pendant un bon petit bout de tempst. L'erreur bête! Car au mo- ment de se relever, Rio Ferdinand est sujet à un étire- ment du tendon postérieur de la cheville.

Bilan : le défenseur de Manchester United sera

absent pour le match du week-end, une rencontre qu' il a préféré aller voir en tribune que de la suivre devant sa télé. Bizarre

R IDICULES R IDICULES Grégory Coupet Julien Escudé Il faut toujours se méfier de ses
R IDICULES
R
IDICULES
Grégory Coupet
Julien Escudé
Il faut toujours se méfier de ses animaux de com-
pagnie et le Français Julien Escudé l'a appris à ses
dépens. À l'époque défenseur à
Rennes avec en vue un lucra-
tif contrat pour rejoindre
Manchester United, Julien
Escudé trébuche sur son
chien lors d'une promenade
et se rompt les ligaments du
genou.
● Bilan : Julien Escudé n'a
pu réaliser son rêve de jouer
pour les Reds Devils, il devra se
contenter du FC Séville.
Avec Grégory Coupet, on
tient un habitué des blessures
ridicules. Car avant de se faire
une rupture des ligaments croi-
sés du genou en se prenant le pied
dans les filets de son but, le gardien in-
ternational avait fait fort.
À l'époque, le gardien de Lyon et de l'équipe de
France, Grégory Coupet, collectionne les titres et les ré-
compenses. Mais problème, il n'a pas assez de place pour
tout exposer. Alors ni une ni deux, l'actuel gardien de
l'Atlético Madrid décide de monter des étagères.
Mais n'est pas Mr Bricolage qui veut
Grégory Cou-
Gennaro Gattuso
R
IDICULES
La rédaction des dessousdusport.fr vous l'avait ré-
vélé à l'époque: Gennaro Gattuso occupe bel et bien
une place de choix dans ce classement des blessures
les plus ridicules.
Lors d’une opposition amicale entre les joueurs
non-sollicités par le sélectionneur italien Marcelo
Lippi, le milieu de terrain du Milan AC Gennaro
Gattuso s’est blessé à la tête et au poignet en… trébu-
chant sur le banc des remplaçants.
● Bilan : une fracture du poignet qui a éloigné l'Italien
des terrains, à quelques jours d'une rencontre de qualification du Mon-
pet se laisse tomber une planche sur la main et doit se
faire poser sept points de suture.
Bilan : le gardien lyonnais rate l'édition 2006 du derby
face à Saint-Étienne.
R
IDICULES
Santiago Cañizares
Cristiano Ronaldo
Le gardien de but espagnol
Santiago Cañizares est
quelqu'un qui prend soin de
lui: cheveux peroxydés, look
fringant et un flacon de par-
fum qu'il trimballe en per-
manence. Mal lui en a pris!
Âgé, à l'époque, de 31 ans
et indiscutable en sélection, le
portier ibérique est en stage de
préparation avec la Roja, peu avant
R
IDICULES
Denilson
la Coupe du monde 2002. Un matin, peu réveillé, il
laisse tomber le flacon de parfum qu'il venait de saisir en
Blessure originale et pour le moins stupide pour le
joueur brésilien Denilson lors du match Monaco-
Bordeaux comptant pour la 22e journée du
Championnat de France de Ligue 1 saison
sortant de la douche. Erreur fatale
Car celui-ci se brise
2005-2006.
sur son pied et lui coupe le tendon.
● Bilan : Canizares déclare forfait pour le Mondial
et ne retrouvera finalement jamais son niveau.
R
IDICULES
Le Bordelais Denilson marque le but dé-
cisif à la 70e minute de jeu et accourant pour
le féliciter, son compatriote Henrique se
montre vraiment trop enthousiaste.
● Bilan : Denilson se retrouve avec une
côte fissurée qui lui fera manquer un match de
Coupe de la Ligue.
Aucun classement ne peut échapper à Cristiano Ro-
naldo, pas même celui des blessures
les plus ridicules.
En février 2007, lors du
match controversé Lille-
Manchester, Cristiano Ro-
naldo est plutôt mauvais. Sir
Alex Ferguson décide donc
de le remplacer par Louis
Saha à la 60 e minute. Mais
Ronaldo n'est pas habitué à un
tel traitement. Mécontent, il ex-
prime sa colère en envoyant valser
une bouteille d'eau qui se trouvait devant le banc des
remplaçants. Pas de chance pour le Red Devil, la bou-
teille était pleine.
Bilan : Cristiano Ronaldo finit le match sur le banc
avec un énorme hématome et une poche de glace sur le
pied.
R IDICULES
Paolo Diogo
Blessure ridicule mais douloureuse
pour le Suisse Paolo Diogo.
La scène se passe en décembre 2004
lorsque le malheureux Paolo Diogo
marque le quatrième but du match
opposant son équipe du Servette de
Genêve à Schaffhouse. Ce jour-là,
Diogo aurait mieux fait de ne pas mar-
quer. Car pour partager son bonheur
avec les supporteurs du Servette, Paolo
Diogo se précipite vers le public. Malheureu-
Martin Palermo
Darius Vassell
sement, son alliance se prend dans le grillage de la tribune sur le-
quel il essayait de se percher et lui sectionne le doigt. Direction
l'hôpital.
L'attaquant Darius Vassell a frappé fort dans
ce classement des blessures les plus ridicules.
En voulant pratiquer l'auto-médication,
l'Anglais n'a pas mesuré les conséquences
de ses actes.
Bilan : Alors qu'il avait une légère
boursouflure de sang à un orteil, Darius
Vassell a voulu règler le problème lui-
même. S'armant d'une perceuse, Vassell s'est
percé le doigt de pied provoquant une grosse
infection et un séjour à l'hôpital
Après Paolo Diogo, voici Martin Pa-
lermo, toujours quand il s’agit de cé-
lébrer un but devient un risque
pour son intégrité physique.
L'histoire se déroule en Es-
pagne. Alors qu’il vient de mar-
quer pour son équipe de
Villarreal, l'Argentin Martin
Palermo saute derrière le but en
direction des supporteurs eu-
phoriques. Malheureusement, il
N'est pas Docteur Ross qui veut
● Bilan : deux phalanges en moins
met tellement de fougue dans sa
course que le panneau publicitaire sur lequel il était
juché se décroche et dévale de la tribune.
● Bilan : fracture du tibia-péroné et six mois d’ar-
rêt pour le célèbre attaquant Martin Palermo.
R
IDICULES
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N° 805 Lundi 16 mars 2009
N° 805 Lundi 16 mars 2009

D epuis le début de la saison, Mario Gomez fait parler la poudre. Les

statistiques du buteur du VfB Stuttgart parlent d'elles-mêmes : en 21 matches de Bundesliga, l'international allemand a déjà inscrit 13 buts et offert cinq passes décisives à ses partenaires. Ces chiffres sont d'autant plus intéressants qu'il convient d'y ajouter les neuf réalisations dans les différentes coupes nationales et européennes. Au sortir d'un UEFA EURO 2008 en demi-teinte, Gomez semble donc avoir retrouvé toutes ses sensations. Annoncé comme l'une des probables révélations de la compétition austro- suisse, l'Allemand a finalement dû se contenter d'un temps de jeu famélique : 211 minutes passées sur le terrain et aucun but inscrit. En l'espace de quelques mois, l'homme aux 21 sélections (pour six buts) a manifestement réussi à oublier totalement cette désillusion. En dépit de vacances tronquées, Gomez est apparu en grande forme dès le coup d'envoi de la Bundesliga version 2008/09. Depuis le début de l'année, le buteur du VfB s'est imposé comme l'attaquant le plus efficace du championnat. Dans un entretien exclusif qu’il nous accordé, Mario Gomez évoque sa forme du moment, les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA et ses superstitions.

Gomez

«Gagner la coupe du monde serait un rêve»

l'arrivée de Markus Babbel, les joueurs ont retrouvé le moral. Je crois que le change- ment d'entraîneur a fait du bien à toute l'équipe.

Qui est le meilleur attaquant du monde, à l'heure actuelle ? Samuel Eto'o, sans conteste. Il a inscrit un nombre de buts phénoménal depuis le début de la saison. Lionel Messi est lui aussi un joueur exceptionnel, mais je le considère plutôt comme un milieu de ter- rain.

Et qui sont les futures stars du foot- ball allemand ? Je pense qu'Andreas Beck a un bel ave- nir devant lui. C'est un excellent joueur, qui a tout à fait sa place en équipe natio- nale. Je crois également que Sami Khedira a toutes les qualités pour s'imposer au plus haut niveau.

Pourquoi avez-vous choisi le numéro 33 ? Dans ma jeunesse, je jouais toujours avec le numéro 9. Malheureusement, il était déjà pris au VfB. J'ai cherché un nu- méro libre et je suis tombé sur le 33. Ça m'a plu. Aujourd'hui, je ne voudrais en changer pour rien au monde, car je suis un peu superstitieux. Par exemple, je mets toujours la chaussure gauche avant la droite. Pareil pour les protège-tibias. Quand je vais aux toilettes, j'utilise tou- jours l'urinoir de gauche

Parlons de l'équipe nationale. Com-

ment vous situez-vous par rapport à Miroslav Klose, Lukas Podolski et Pa- trick Helmes, vos principaux concur- rents pour une place de titulaire ? J'appartiens à un groupe de quatre joueurs susceptibles de jouer régulière- ment. J'essaye de me mettre en valeur aux yeux du sélectionneur par mes perfor- mances. Je souhaite revenir au niveau qui était le mien avant l'Euro. Je sais que ma carrière internationale est loin d'être ter- minée, mais j'ai bien conscience que mes performances en Autriche et en Suisse ne plaident pas en ma faveur. J'étais arrivé là- bas avec de grandes ambitions, mais je n'ai pas été très bon et je n'ai pas inscrit le moindre but. J'ai fini par perdre confiance et je n'ai jamais réussi à m'exprimer plei- nement sur le terrain. Tout ça s'est joué dans la tête. Depuis, le temps a passé et je pense que cette expérience m'a enrichi.

Mario Gomez, depuis le début de sai- son, vous avez été décisif à 28 reprises en 31 matches sous les couleurs du VfB Stuttgart. Comment expliquez- vous cette constance ? Il ne faut pas toujours chercher à com- prendre. Quelquefois, un attaquant tra- verse des périodes difficiles sans qu'il y ait vraiment d'explication. J'essaye toujours de donner le meilleur de moi-même. Je pense que la confiance joue certainement un rôle. Je me sens très soutenu au sein de mon club et je sais que si les occasions se présentent, je finirai forcément par mar- quer.

Comment réagissez-vous, lorsque votre nom se retrouve associé aux plus grands clubs européens ? Je trouve ça plutôt amusant. Les mêmes gens qui m'envoient au-

jourd'hui aux quatre coins du monde disaient il y a encore quelques se- maines que je ne retrouverais jamais mon efficacité.

Y a-t-il un club pour lequel vous

rêvez de jouer un jour ? Non. Enfant, j'étais supporter de l'Ein- tracht Francfort et du FC Barcelone. Je ne pense pas que j'aurais un jour l'occasion de porter les couleurs de Francfort. En re- vanche, je serais ravi d'avoir l'occasion de découvrir un jour le championnat d'Es- pagne. Quant à vous dire si cela arrivera

je n'en ai

dans deux ans, cinq ou dix ans pas la moindre idée !

Ma carrière internationale est loin d'être terminée, mais j'ai bien conscience que mes perfor- mances en Autriche et en Suisse ne plaident pas en ma faveur

Vous avez été sorti de la Coupe d'Allemagne et en championnat, vous luttez pour une qualification en Coupe UEFA. Que pouvez-vous espérer cette saison ? Nous avons perdu trop de points en route. En cette deuxième partie de saison, notre objectif est de présenter un visage beaucoup plus compact. Si nous y parve- nons, nous devrions rapidement remon- ter au classement. Nous avons encore les moyens de décrocher un billet pour la prochaine Coupe UEFA. Tant qu'il restera un espoir, nous ne lâcherons rien. Depuis

On peut dire ce que l'on veut, mais il n'en reste pas moins que nous avons fini deuxièmes de la Coupe du Monde 2002, troisièmes de la Coupe du Monde 2006 et deuxièmes du dernier Championnat d'Europe

Les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010 reprennent fin mars. L'Allemagne occupe actuel- lement la première place du Groupe 4. Quel bilan tirez-vous de ces pre- miers matches ? Nous voulons nous qualifier directe- ment. Pour ce faire, nous devons conti- nuer à gagner. Nous avons les qualités nécessaires pour finir à la première place. Néanmoins, nous savons que les choses peuvent rapidement devenir très difficiles. Le match retour contre la Russie à Mos- cou, en octobre prochain, s'annonce dé- terminant. Il faut également se méfier de la Finlande. Au total, trois équipes peu- vent créer la surprise dans cette poule.

Afrique du Sud 2010 pourrait être votre première Coupe du Monde de la FIFA. Que représenterait pour vous le fait de participer à cet événement ? Ce serait un rêve. Il n'y a rien de plus beau qu'une Coupe du Monde. Mais pour le moment, je n'y pense pas trop. La phase finale est encore loin.

Au classement mondial FIFA/Coca- Cola, l'Allemagne devance actuelle- ment des nations comme le Brésil, l'Italie, la France ou l'Angleterre. Selon vous, quel est le véritable ni- veau de la Mannschaft ? On peut dire ce que l'on veut, mais il n'en reste pas moins que nous avons fini deuxièmes de la Coupe du Monde 2002, troisièmes de la Coupe du Monde 2006 et deuxièmes du dernier Championnat d'Eu- rope. Nous ne pouvons que nous réjouir de notre présence continue au plus haut niveau.

Après la troisième place en 2006 et la deuxième place en 2008, la logique voudrait que l'Allemagne soit cham- pionne du monde en 2010 Oui, c'est le but en tout cas (rires).

Histoire de la grande rivalité Glasgow Rangers - Celtic Glasgow

L’histoire de la rivalité Celtic-Rangers épouse parfaitement l’histoire du championnat écossais lui-même. En effet, ce dernier se ré- sume de manière presque caricaturale à une succession de périodes de domination de l’un ou l’autre club.

Au coude à coude Concernant le Celtic, la plus fameuse reste sans doute celle qui s’étale entre 1966 et 1974 avec 9 titres de champions de suite et 5 coupes d’Ecosse. L’année mythique du club se situe d’ailleurs en plein cœur de cette période. En battant l’Inter de Milan en 1967 en finale de la Coupe d’Europe des clubs champions (l’ac- tuelle Ligue des Champions) à Lisbonne, le Celtic restera à jamais comme le premier club britannique à remporter une coupe euro- péenne. Cette année là, les « Bhoys » auront d’ailleurs remporté toutes les compétitions dans lesquelles ils étaient engagés : Champion- nat, Coupe d’Ecosse, Coupe de la Ligue et

Coupe d’Europe. Les joueurs de cette année faste sont encore connus aujourd’hui sous le nom de "Lisbon Lions".

Concernant les Rangers, leur supériorité fut la plus manifeste entre la fin des années 80 et

2000 avec 11 titres en 12 ans, dont 9 consécu-

tifs. Les Rangers échouant ainsi en 2001 pour conquérir leur dixième titre consécutif qui leur aurait permis de battre le record du Celtic de la grande époque des années 60-70. La domination conjointe des deux clubs ri-

vaux est telle qu’il faut ainsi remonter jusqu’en

1985 avec la victoire d’Aberdeen, pour trouver la

trace d’un titre de champion d’Ecosse qui ne soit pas la propriété de l’une des deux équipes. Au total, depuis 1891, ils cumulent à eux deux la ba- gatelle de 90 titres de champion et de 64 coupes d’Ecosse. Autant dire qu’il ne reste pas grand chose à se mettre sous le crampon pour les autres clubs (Le deuxième club le plus titré d’Ecosse ne pouvant se prévaloir que de 4 titres).

La main-mise totale des deux clubs sur le championnat donne d’ailleurs à ce derby son surnom de "Old Firm" (péjorativement "vieille entente") qui sous-entend que les deux rivaux s’entendraient implicitement pour asseoir leur domination au détriment des autres clubs. Ce- pendant, ces derniers auraient tout à craindre du départ, régulièrement évoqué, des Rangers et du Celtic vers la Premiership anglaise. Le championnat écossais, sans ses deux équipes vedettes, ne serait alors plus qu’une compéti- tion de faible niveau sans réel intérêt.

Soit l’un, soit l’autre Mais cette domination passionnante engen- dre également quelques excès, en particulier en matière de transferts. Les supporters des deux équipes acceptant parfois très mal l’arrivée d’un nouveau joueur dont la religion ne correspond pas à l’histoire du club. Cette intolérance, qui fut longtemps particulièrement valable côté Rangers (le Celtic ayant eu plus volontiers re-

cours à de nombreux joueurs protestants) sem- ble cependant aujourd’hui s’apaiser. Mais la question religieuse reste encore d’actualité, comme en témoigne la provocation célèbre de Paul Gascoigne. A l’époque où il portait les couleurs des Rangers, il ne trouva rien de mieux à faire que de mimer, devant les sup- porters du Celtic, un joueur de flûte caracté- ristique des défilés orangistes en Irlande.

Beaucoup plus grave que cette blague de mauvais goût, l’épisode le plus sanglant du "Old Firm" se situe en 1971 lorsqu’un mouvement de foule incontrôlé causa la mort d’une soixan- taine de supporters. Les fans des Rangers qui venaient de quitter le stade avant la fin du match tentèrent de revenir précipitamment dans les tribunes après avoir entendu une cla- meur annonçant l’égalisation de leur équipe à la dernière minute, provoquant ainsi une bous- culade meurtrière.

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Ils ont marqué de la main

Tricheurs ou heureux chanceux, les footballeurs qui ont marqué de la main ont souvent énervé le public et montré les failles de l’arbitrage humain. Cela fait partie du jeu, alors savourons les plus beaux buts de la main…

Diego Maradona, 1986 : la main de Dieu Matanu Garcia Vata, 1990 : la main
Diego Maradona,
1986 : la main
de Dieu
Matanu Garcia Vata,
1990 : la main
du Diable
Quart de finale de la Coupe du monde 1986.
L’Argentine
affronte l’Angleterre. Le score est en-
core vierge, quand à la 51
e minute, Diego Mara-
dona marque de la main. Et l’arbitre
tunisien de la
Il ne reste que 7 minutes à jouer, lors de la demi–fi-
nale retour de la Coupe d’Europe des clubs champions
1989-1990. Et Matanu Garcia Vata marque en s’aidant
du bras. Marseille proteste, en vain et perd le match 2
à 1. Le club est éliminé. Le but reste dans les mémoires
sous le nom de « La main du Diable»
rencontre valide le but. Cinq minutes plus tard,
Maradona enfonce le clou en inscrivant
un second
but. L’Argentine gagnera le match (2-1). En confé-
rence de presse d’après
– match, « El Pibe de oro »
en rajoutera un peu parlant d’un but « w» (un peu
avec la tête de Maradona et un
peu avec la main de
Dieu).
Jean-Christophe
Rouvière, 2002
Sergio Agüero, 2006
Prodige de l’équipe de l’Atlético Madrid, à tout juste 19
ans, Sergio Agüero a, comme
ses compatriotes argentins, le
don de marquer de la main
sans se faire prendre.
Le 14 octobre 2006, les « Rojiblancos » affrontent le
Recreativo Huelva. « El Kun », comme on le surnomme
de l’autre côté des Pyrénées, marque des deux poings. Une
action qui lui vaut, depuis, une sale réputation et l’hos-
tilité des défenses adverses. Comme un air de déjà-vu !
Marquer de la main n’est pas l’apanage des joueurs
d’Amérique Latine. Les Français savent faire aussi et s’en
vantent parfois, à l’image de Jean – Christophe Rouvière.
Le 16 janvier 2002, Montpel-
lier affronte Monaco, à la
Mosson, pour le compte de la
18 e journée de championnat. Menés au
score, les Montpelliérains finissent par égaliser sur une
main de Jean – Christophe Rouvière. Score final : un par-
tout… Et le joueur d’exulter de joie ! Pas très fair-play.
Milan Rapaic,
1997
Lionel Messi,
2007
Tout le monde le compare à son
illustre prédécesseur Diego Mara-
dona, et Lionel Messi joue le jeu.
Jusqu’à inscrire un but étrangement
Les Croates maîtrisent également l’art de mar-
quer sans les pieds. Milan Rapaic l’a démontré lors
d’un match opposant les équipes de Naples et de
Pérouse, lors de la saison 1996-1997.
Le 6 avril 1997 exactement. Milan Rapaic offre le
but de l’égalisation à Pérouse, d’une main grossière
que l’arbitre ne voit pas. À la fin de la saison, le club
(16 e au classement) sera relégué en série B.
semblable à « la main de Dieu ».
Le 9 juin 2007, le FC Barcelone affronte l’Espanyol Barcelone. Le titre de Champion
d’Espagne est en jeu. Sur un centre de Zambrota, le ballon est contré et part en cloche.
Messi surgit devant Kameni pour mettre la tête. Ce sera finalement la main. Les deux
arbitres n’ont rien vu et valident le but. Le match se termine sur le score de 2 à 2. Dou-
blé de Messi ! Pas suffisant au classement général, le Real Madrid devance le Barça et
remporte sa 30e Liga.
Carlos Ronny,
2006
Didier Drogba, 2006
Mars 2006, Chelsea affronte Manchester City à Stan-
ford Bridge. L’Ivoirien Didier Drogba s’illustre. Son
Quatrième journée de championnat
2006-2007, au Portugal. Le Sporting Lis-
bonne reçoit le club de Paços Ferreira. À la
45e, le Brésilien Carlos Ronny marque, but
tendancieux mais validé. Son équipe s’im-
pose à l’extérieur. En fin de saison, le Spor-
ting Lisbonne regrettera amèrement ces
points perdus injustement, en voyant le titre
national lui passer sous le nez.
doublé donne la victoire aux Blues, sauf que son se-
cond but est entaché d’une faute de main. Qu’importe, le but
est validé…
Une semaine avant déjà, il avait contrôlé de la main le ballon
avant de scorer face à Fulham. Critiqué, l’attaquant se dédoua-
nera, lors de la conférence d’après - match. Au micro de la BBC, il ad-
mettra tricher, de temps en temps, de plonger, de simuler. Mais cela
fait partie du jeu. Chercherait-il le bâton pour se faire battre ?
Adolfo
Bautista, 2005
Claudio Garcia
L’attaquant
le du but. but ne mexicain de 5 pour Le suffit
3 Adolfo des
Bautista
s’aide
aussi
de
main
mener
bien
actions.
Dans
un
match
opposant
l’équipe
Chivas
Il a joué à Lyon (1988 – 1991) qu’il a
aidé à la remontée en D1… Mais c’est
au Racing Club d’Avellaneda, en Ar-
gentine, qu’il marque de la main. Un
but digne d’un volleyeur !
del
Guadalajara
à
celle
à Jaguares
Chia-
pas,
lors
l’Interliga
2005,
Bofo
marque
de
l’égalisation
en la ses s’aidant de séance « du
un
peu.
la Cela au
à pas
éviter
de
tirs
Guadalajara
s’imposera,
fi-
nalement,
tirs
et
à se
qualifie
pour
la »
Copa
Libertadores.

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Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup d’œil REPORTAGE

Le Buteur n°805 Lundi 16 mars 2009

Coup d’œil REPORTAGE

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Exclusif

NOMS De grands comme coéquipiers Portsmouth surnommé par médias A anglais Golfe, de «cimetière des
NOMS
De grands
comme coéquipiers
Portsmouth
surnommé
par
médias
A anglais Golfe, de
«cimetière
des
stars».
la
ma-
nière
des
clubs
est il des le les
pays
du
ramène
nom-
breux anciens
grands joueurs ou
des stars en perte
de vitesse en leur
offrant le chal-
lenge de se relan-
cer ou bien terminer leur
carrière. Ainsi, Portsmouth
compte
actuellement dans ses rangs le gardien de but international David James
(plus connu sous le surnom
de Calamity James), l’ancien défenseur in-
ternational d’Arsenal, Sol
Campbell, l’attaquant géant Peter Crouch et
son ancien coéquipier à Liverpool Jermain Pennant, les Nigérians Kanu
(ex-Ajax et Arsenal) et Utaka (ex-Lens et Rennes), le défenseur français
d’origine marocaine Younès Kaboul (ex-Auxerre
et Tottenham), le dé-
fenseur camerounais Laurent (ex-Arsenal) et
le
milieu de terrain séné-
galais Papa Bouba-Diop
(ex-Lens et ex-Fulham).
« Belhadj se paye des cours d’anglais Ne connaissant pas l’anglais à son arrivée à
«
Belhadj se paye
des cours
d’anglais
Ne connaissant pas l’anglais à son arrivée à Ports-
mouth l’été dernier,
Belhadj a fait beaucoup de
progrès
grâce notamment au cours qu’il prend de-
puis plusieurs semaines. «Je me paye une formation
linguistique. Un enseignant vient chez moi deux
jours par semaine. Cela commence
à donner des ré-
sultats car je me débrouille
à présent pas mal pour
communiquer dans la ville.» Quant à la communi-
cation avec les entraîneurs, c’est
parfois dur, sur-
tout lors des débuts, car les
coaches ont tendance à
parler rapidement.
«Heureusement que les copains
français, surtout Distin, volent à mon secours en
jouant les traducteurs. Sinon, je
ne m’en serais pas
Dans quelques mois,
à la fin de sa forma-
sorti.»
tion, il sera
capable
«autonome» linguisti-
quement
d’être parlant.

De notre envoyé spécial à Southampton : Farid Aït Saâda

BELHADJ

Mister flying defender

Nadir Belhadj, avec sa frêle silhouette dans la très physique Premier League an- glaise, qui l’eut cru ? Très peu de gens, sans doute les mêmes sceptiques qui n’avaient pas cru, en décembre 2006, l’information de sa signature à l’Olympique Lyonnais, champion de France en titre, alors qu’il évoluait à Sedan, dernier du classement. C’est que le latéral gauche al- gérien nourrit les paradoxes

: il peut être dans une équipe qui ne carbure pas fort, mais lui roule toujours à plein régime sur son côté gauche. Aujourd’hui, plus que jamais. N’est-il pas dans le pays par excellence où on roule à gauche ?

Déjà 2 buts et plusieurs passes décisives

A Portsmouth, Belhadj est devenu en quelques semaines une star, ce qui n’est pas rien dans un club qui renferme de grands noms. A Portsmouth ou même dans la presse anglaise régionale ou spécialisée, on n’hésite pas à le décrire comme un «flying defender» (défenseur volant) et parfois même comme un «flying winger» (ailier volant). C’est qu’il monte tellement sou- vent, surtout à domicile, à Fratton Park, qu’on en oublie parfois qu’il est dé-

fenseur. «Je ne peux pas changer mon jeu. Il est ainsi fait : j’aime monter lorsque l’occasion se présente. Cela n’a pas trop mal marché pour moi puisque j’ai ins- crit 2 buts (contre Sunderland et West Ham, ndlr) en championnat et j’ai déli- vré pas mal de passes décisives», se défend-il. Les statistiques offensives plaident, en effet, en sa faveur. Son début de saison tonitruant, avec 17 titu- larisations, a montré qu’il s’est bien adapté au niveau de la très exigeante Pre-

mier League. Néanmoins, mais il y a aussi le revers de la médaille : quand il

y a des pépins défensifs, Belhadj est évidemment le bouc émissaire parfait.

«Quand il y a des matches physiques, Hreidarsson est plus indiqué que moi»

Démonstration : l’entraîneur intérimaire Paul Hart, qui a pris la succes- sion de Tony Adams, limogé, l’a mis sur le côté trois matches durant. Les

mauvaises langues affirment que Hart, soucieux de montrer qu’il a compris

ce qui ne va pas à l’équipe afin d’être officialisé à son poste, a fait ce que fait

tout nouvel arrivant à un poste : il a voulu faire le contraire de son prédé-

cesseur. Ainsi, l’Islandais Hermann Hreidarsson, pourtant défenseur axial

de prédilection, a été placé à gauche à la place de Nadir. Au premier match,

Portsmouth gagne avec un but de Hreidarsson. Au deuxième, il arrache le nul

à Stoke City grâce aussi à une égalisation dans le temps additionnel obtenue

grâce au Finlandais. «Je dois l’avouer : le match de Stoke City n’était pas fait pour moi. Hreidarsson était plus indiqué, car l’adversaire est très physique et ce n’est pas mon genre de jeu», reconnaît l’internationale algérien, très sport.

Madjid Bougherra, qui a connu Hreidarsson à Charlton, a un tout autre avis

: «En toute objectivité, et sans parti pris aucun, Belhadj est bien meilleur que

lui sur le flanc gauche.»

Belhadj-Crouch, les deux font la paire

La fête s’est arrêtée là pour Hreidarsson puisqu’au troisième match sous la conduite de Hart, Portsmouth a été battu à domicile par Chelsea. La ques- tion que les supporters et la presse se posaient est : Belhadj allait-il réintégrer son poste contre Middlesbrough ? Après un stage de régénération de six jours à Dubaï, Paul Hart n’a, a priori, pas changé d’avis puisque Belhadj est sur le banc à Middlesbrough et Hreidarsson titularisé. Cependant, la blessure du

milieu droit Jermain Pennant, alors que Portsmouth menait 0-1, va obliger

le coach à incorporer l’Algérien à la 36’ pour renforcer le milieu. «J’ai déjà

joué milieu droit sous Tony Adams. En fait, je suis prêt à jouer à tous les postes, pour peu qu’on me fasse confiance, même si je me sens vraiment à l’aise comme arrière gauche.» Comme pour démentir son coach, l’Algérien délivre même un de ces centres dont il a le secret en direction du géant Peter Crouch, lui offrant l’occasion de tuer le match, mais l’ancien attaquant de Liverpool l’a raté lamentablement. Depuis le début de la saison, c’est un scénario classique

: Crouch s’est plus d’une fois régalé des centres de Belhadj.

«Une fois aguerri, je viserai haut»

Portsmouth a été rejoint au score in extremis à la 90’, mais la bonne nou-

velle est pour le défenseur algérien : il a montré qu’il est bel et bien là. «Je ne

me suis jamais fait de souci. Je savais que la situation n’allait pas durer, car

tout le monde connaît ma valeur.» Il est d’autant plus content qu’il aime bien la Premier League et ne veut pas changer. «Je me sens vraiment à l’aise ici, que ce soit au plan du jeu qu’avec les supporters. Ils sont d’une correction in-

croyable. Ce n’est pas comme en France où on m’embête dans la rue à cause

d’un mauvais résultat.» Dans sa tête, c’est clair : «Si on me fait confiance, j’ai

envie de rester à Portsmouth afin de progresser davantage. Une fois bien aguerri, je pourrais viser haut.» La mésaventure vécue à l’Olympique Lyon- nais lui a appris un principe bien anglais : step by step (étape par étape).

F. A-S

Fratton Park, un stade typiquement anglais La cuisine anglaise, c’est dur à avaler ! Le
Fratton Park, un stade typiquement anglais La cuisine anglaise, c’est dur à avaler ! Le
Fratton Park, un stade typiquement anglais La cuisine anglaise, c’est dur à avaler ! Le
Fratton Park, un stade typiquement anglais La cuisine anglaise, c’est dur à avaler ! Le

Fratton Park, un stade typiquement anglais

La cuisine anglaise, c’est dur à avaler !

Le stade où reçoit Portsmouth, Fratton Park, est actuellement le plus petit de la Premier League (quelque 21 000 places), mais c’est un stade typique- ment anglais de par son architecture et l’ambiance que les supporters y créent. «C’est un petit stade, mais lorsque les supporters s’y mettent, les joueurs ont des ailes», témoigne Belhadj, ravi de jouer dans cette enceinte où les fans sont à proximité, à deux mètres à peine de la ligne de touche. «Tous les stades anglais sont magnifiques. Il n’y a pas de grillages et les spec- tateurs sont chauds, mais respectueux et sans excès.»

Que les débuts à Portsmouth étaient durs pour Belhadj ! Non pas qu’il ne pouvait pas sui- vre le rythme des entraînements ou des matches, mais il trouvait des difficultés avec la… cuisine anglaise. Les Britanniques étant talentueux dans plusieurs domaines, excepté la cuisine. Changer d’habitudes alimentaires était, le moins qu’on puisse dire, dur à avaler. «C’était difficile les premiers temps, mais je me suis adapté. De toutes les façons, je ne mange pas beaucoup. Et puis, en découvrant la région, j’ai appris où et comment manger.» Cela dit, au plan sportif, la première saison en Premier League a donné faim à Belhadj, plus que ja- mais décidé à rassasier son appétit par des titres et des performances.

«

Avec Tony Adams, son adjoint qui avait pris le relais, comment les choses se passaient pour vous ? Comme c’était l’entraîneur adjoint du temps de Redknapp, il connaissait très bien l’équipe. Cela n’a pas trop marché avec lui sur le plan des résultats, mais c’était aussi à nous, joueurs, de faire le néces- saire pour que les résultats soient meilleurs. A pré- sent, il y a un nouveau coach et la vie continue. Durant le mercato, on a parlé d’une offre du FC Barcelone pour qui votre jeu convient à sa philosophie de jeu, du moins plus que celui d’Abidal, jugé trop défensif. Confirmez-vous cette offre ? Si oui, pour- quoi l’avoir déclinée ? Je confirme qu’il y a bien eu une offre du Barça et j’en étais très heureux. Cependant, je n’ai pas voulu prendre le risque de revivre la même situa- tion que j’avais vécue à l’Olympique Lyonnais. Et puis, je n’étais pas intéressé par un prêt de six mois seulement. J’espère un jour aller au Barça pour y jouer, mais en position de force. Comme vous l’avez dit, j’ai le jeu pour jouer là-bas. Au contact des grands joueurs de cette équipe, le jeu s’amélio- rerait sûrement. Mais je ne voulais pas être un remplaçant de luxe comme à Lyon. Si le Barça s’était manifesté après mes deux ans à Sedan, j’au- rais accepté, mais je suis dans une situation où je rejoue après ne pas avoir joué durant plusieurs mois. Je ne veux pas revivre la même mésaventure. Et puis, même au plan personnel, déménager en- core une fois et repartir dans une nouvelle vile, c’est difficile. Entre-temps, Abidal s’est blessé. N’est-ce pas un clin d’œil malicieux du destin pour vous dire que vous avez raté une belle op- portunité ? C’est malheureux pour Abidal. C’est le mek- toub. Inch’Allah, il reviendra rapidement. C’est un très bon joueur que j’admire beaucoup. D’ailleurs, son absence laisse un vide puisqu’on a mis Puyol, un arrière central, à sa place (entre-temps, Puyol

Papin et Adams, ses idoles hier, ses entraîneurs aujourd’hui

E nfant, Nadir Belhadj suivait le football à la télévision et, parmi les stars qu’il admi-

rait, il y avait Jean-Pierre Papin,

attaquant de l’Olympique de Mar- seille et du Milan AC, et Tony Adams, défenseur emblématique d’Arsenal et de l’équipe d’Angle- terre. Ces stars qu’il ne croyait voir qu’à la télévision ont tous

deux croisé sa vie en tant qu’en- traîneurs. Le hasard a voulu que tous deux aient commencé leur carrière d’entraîneur principal dans l’élite avec Belhadj comme joueur. A Lens, Papin, après avoir fait accéder Strasbourg, avait eu sa première expérience en Ligue 1 en prenant en main Lens. «Fran- chement, cela se passait très bien

avec lui. Etant un ancien atta- quant, il appréciait mon jeu porté vers l’offensive. C’est lui qui avait insisté pour me recruter durant le mercato et il me faisait entière- ment confiance», témoigne le dé- fenseur international algérien. A Portsmouth, Tony Adams, adjoint de Harry Redknapp, a été pro- pulsé manager à son départ. Lui

aussi appréciait les qualités de Nadir car l’Algérien n’a manqué aucun match sous sa conduite. «J’ai beaucoup appris de lui sur le plan défensif car c’était un ancien défenseur doté d’une longue expé- rience au plus haut niveau», re- connaît Belhadj qui n’oubliera jamais le soutien de l’ancienne tour de contrôle d’Arsenal.

Kaboul, Distin et Utaka l’ont aidé à s’intégrer

S i Belhadj a réussi une intégration rapide au sein de Portsmouth, c’est grâce à la présence de nombreux joueurs français

ou francophones au sein de l’équipe. «A mon arrivée, Kaboul, Distin, Pomorat ou encore Utaka et Armand Traoré m’ont beaucoup aidé. Débarquant dans un nouveau pays doté d’une culture particulière, ce n’était pas évident pour moi, mais ils ont été à mes côtés et je leur en suis très reconnaissant», insiste-t-il. Ses nou- veaux copains l’ont notamment aidé pour trouver ses repères dans la région et bien s’in- tégrer dans la vie de tous les jours.

Un gaucher qui roule

gauche avec volant gauche !

à

à

U n gaucher pur comme Nadir Belhadj ne pouvait que trouver son bonheur dans un pays comme l’Angleterre où on roule… à

gauche. Ainsi, comme sur un terrain comme dans sa voiture, il ne quitte jamais le couloir gauche, même si ce n’était pas évident au début. «A mon arrivée, on m’avait prêté une voiture configuré à l’anglaise, avec volant à droite. Avec le temps, je me suis adapté, même si je me suis ou- blié quelques fois en me trompant de côté», avoue-t-il en riant. A présent, il a ramené sa voi- ture de France et roule à gauche avec volant à gauche. Bref, avec Belhadj, tout est à gauche.

C’est mi-Portsmouth,

mi-Southampton

P ortsmouth joue à Portsmouth. Elé- mentaire, diriez-vous. C’est vrai, mais il faut savoir que son centre

d’entraînement se trouve plutôt du côté de Southampton, autre ville côtière donnant sur la manche et située au nord-ouest. C’est donc dans une petite ville située entre Portsmouth et Southampton que ré- side Belhadj. «Je suis allé seulement trois ou quatre fois dans la ville de Portsmouth», avoue-t-il. C’est d’autant plus plausible que même le stade, Fratton Park, est situé à l’entrée de la ville et non pas au centre- ville.

s’est lui aussi blessé, ndlr)….

… Alors qu’il y a Silvinho qui n’est pas uti-

lisé… C’est vrai et c’est bizarre, car c’est un bon jour. Pour en revenir à l’offre du Barça, elle m’a beau- coup fait plaisir car elle démontre que mon talent est reconnu au plus haut niveau et cela me remonte le moral et m’incite à travailler encore davantage. Votre objectif, à terme, est-il de jour un jour dans un club comme le Barça ? Oui, inch’Allah, je jouerai dans un club comme

celui-là. Ce n’est pas que je m’enflamme, mais je pense en toute sincérité posséder les qualités pour évoluer dans une telle équipe. Voyez Daniel Alvès sur le côté droit : c’est un défenseur droit, mais il ne défend pas. Pourquoi ? Parce que le Barça a toujours le ballon (rire) ! C’est un très bon joueur et il a les mêmes qualités que moi. Il monte bien, il centre.

Votre situation rappelle celle

Madjid Bougherra qui,

comme vous, a eu des offres

durant le mercato, mais qui a refusé de prendre le risque de revivre la mésaventure qu’il a vécue à Charlton. Vous êtes- vous concertés pour prendre

même décision vis-à-vis des

offres qui vous ont été faites

ou

a agi spontanément ?

la

de

bien chacun de vous deux

J’ai discuté un peu avec mon agent et ma fa- mille, mais j’avais pris la décision de rester direc- tement, en agissant seul. C’est dur de se retrouver dans l’anonymat et de ne pas jouer. Je persiste à penser que j’aurais dû jouer plus à Lyon. C’était une bonne expérience quand même, car je sais désor- mais comment ça fonctionne dans les grands clubs. Quand à Madjid, nous ne nous sommes pas concertés, mais je pense que nous avons eu la même approche de la situation. Il fait une très

bonne saison aux Glasgow Rangers et il n’y a pas de raison qu’il parte. Anthar Yahia a eu une offre de la part de West Ham durant le mercato, mais il l’avait déclinée car son club, Bochum, lutte pour son maintien et il ne pouvait pas le laisser tomber en cette période. Pensez-vous qu’il aurait pu réussir à West Ham et dans le championnat anglais ? Déjà, je pense qu’il est déjà dans un grand championnat, la Bundesliga. En Allemagne, il y a de très grands joueurs et de très beaux stades. Avec les qualités défensives qu’il a, il aurait pu très bien s’adapter ici, en Angleterre, sans aucun problème. Il a des qualités athlétiques, il aime le contact, il va

12e, 13e et même 14e homme ! C’est pour ça que

nous donnons le maximum afin de le satisfaire. Bougherra nous a déclaré que lorsqu’il voit

drapeau algérien flotter et les supporters

présents en masse, il ressent un supplément

de

le

cœur qui le fait se transcender. Ressen-

tez-vous la même chose ? Oui, il y a effectivement un plus. Voir que pour un simple match amical face au Bénin le stade est

rempli ne peut que nous combler de plaisir. Cela nous donne vraiment l’envie de gagner, car nous ne pouvons pas décevoir ce public.

A la vue de la prestation de vos coéquipiers

face au Bénin, pensez-vous que l’équipe est prête pour affronter le Rwanda à Kigali ? En dépit de l’absence de trois éléments, l’équipe a fait une très belle première mi-temps. Je pense que nous serons prêts pour les matches officiels qui nous atten-

dent. Il y a de plus en plus d’Algériens évoluant en Grande-Bretagne. Pensez-vous que cela élèvera leur niveau ? Certainement. Tout le monde rêve de jouer ici. Allez demander à

n’importe quel joueur français et il vous dira que son rêve est de jouer en Angleterre. Un dernier mot à l’adresse des Algériens ? Avant tout, je remercie Le Buteur de me suivre partout où j’évolue, que ce soit à Sedan, Lyon, Lens et maintenant à Portsmouth. Merci d’avoir fait le voyage jusqu’ici pour me voir. Aux Algériens, je dis que nous sommes tous motivés pour donner le maximum en vue d’une qualification pour la Coupe du monde. Qu’ils sachent que nous nous donnerons tous à fond. Entretien réalisé à Southampton par

Farid Aït Saâda

«Yahia a des qualités

athlétiques, il aime le contact, il va au contact et c’est ce que les gens aiment en Angleterre. Il se serait parfaitement imposé en

Premier League.»

au contact et c’est ce que les gens aiment en An- gleterre. Il se serait parfaitement imposé en Pre- mier League. Lors du dernier match avec la sélection na- tionale face au Bénin à Blida, tout le public avant scandé «Nadir Belhadj ! Allah akbar !» avait le coup d’envoi du match. Qu’est-ce que cela vous a fait ? Cela m’a vraiment fait plaisir et cela me donne une seule envie : leur rendre ce soutien en me don- nant à fond sur le terrain. Notre public est notre

Si je joue au Barça,

ce sera en position de force

Avant de parler de votre première expé- rience dans la Premier League, revenons sur les six mois que vous aviez passés à Lens, la saison dernière. Ces six mois ont- ils marqué la renaissance de Nadir Belhadj après un passage plutôt malheureux à l’Olympique Lyonnais ? Oui, dans la mesure où, effectivement, j’avais vécu une mauvaise expérience à Lyon en ayant très peu joué, même si j’ai appris beaucoup de choses là-bas. J’étais content de retourner à Lens, qui est, de surcroît, mon club formateur. Je pense avoir fait six bons mois dans ce club particulier qui a de très bons supporters. Mal- heureusement, il y a eu la rétrogradation au bout et j’espère que Lens remontera à l’issue de la présente saison. Je continue à suivre l’ac- tualité du club. C’était quand même une bonne expérience pour moi car ça m’a bien relancé. Cette période vous a-t-elle permis de re- prendre confiance ? Je n’ai jamais perdu la confiance. J’ai tout simplement apprécié de rejouer, prendre du plaisir sur le terrain, jouer comme je sais le faire. L’entraîneur Jean-Pierre Papin était très content de m’avoir recruté. Avec du recul, pensez-vous avoir été vic- time d’une injustice au sein de l’Olym- pique Lyonnais ? Ce n’est pas de l’injustice, mais on ne m’avait pas donné ma chance. A chaque fois que j’ai joué, j’ai prouvé que j’avais ma place dans cette équipe, que ce soit contre le FC Barcelone en Ligue des champions ou contre le Paris Saint-Germain ou Caen en France. Le coach, Alain Per- rin, avait fait ses choix. Ce qui était délicat pour lui est qu’il avait au même poste que moi un cham- pion du monde, Grosso. Voilà tout. Je respecte Grosso et je n’ai

jamais eu de problème avec lui, mais je pense que j’aurais pu jouer. Ce dont je suis certain, c’est qu’avec l’entraîneur actuel, Claude Puel, j’aurais joué. Alors que vous étiez encore sous contrat pour quatre ans, vous avez quitté Lens. Etait-ce un choix personnel motivé par le fait que vous ne pouviez pas vous permettre de jouer en Ligue 2, après avoir goûté au haut niveau ou bien était-ce le choix du club pour des considérations financières ? C’était surtout pour ma qualité footballistique. Si Lens s’était maintenu en Ligue 1, je serais resté, mais je ne pouvais pas me permettre de redescen- dre un étage. J’ai les qualités pour jouer en haut. C’était donc surtout pour des raisons sportives. Cela dit, même le club avait besoin d’argent, c’est clair. Vous aviez bien vu comment mon transfert a été agité car tout le monde parlait de moi partout. Je ne suis parti que le dernier jour. Lens m’a prêté pour un an avec option d’achat à Portsmouth. Au mois de janvier, Portsmouth a levé l’option d’achat et j’ai signé un nouveau contrat et Lens a pris son argent. Donc, tout le monde a été gagnant dans l’affaire. Vous avez dit qu’on vous avait annoncé un peu partout. Pourquoi avoir choisi Ports- mouth ? Parce que c’est un club qui me voulait dès le début. Ses représentants étaient venus me voir dès le début et avaient insisté, contrairement à d’autres clubs qui se sont manifestés au dernier moment parce qu’il leur manquait un jour ou parce que l’un de leurs joueurs s’était blessé. J’avais rencontré le coach et il m’a expliqué qu’il avait confiance en moi. J’ai donc accepté et j’ai rejoint Portsmouth. Je ne le regrette pas et je suis content d’être là. Si on comprend bien, vous ne vouliez pas être un «bouche-trou» pour des clubs qui voulaient seulement compléter la liste de leurs joueurs en vous recrutant ? C’est bien cela. Le championnat de Ligue 1

avait déjà commencé et, si ces clubs étaient réelle- ment intéressés par mes services, ils seraient venus vers moi directement avant le début du cham- pionnat. Quels étaient ces clubs ? Il y en a eu plusieurs. Le club de la dernière mi-

nute a été Monaco qui avait fait le forcing lors des derniers jours. C’est un bon club, mais ils auraient dû me prendre dès le départ et non pas me courir après à la dernière minute. Pour vous, il s’agissait d’une question de principe ? Tout à fait. De plus, je voulais tenter une expé- rience à l’étranger et je suis venu ici. On dit de Harry Redknapp, votre premier entraîneur à Portsmouth (parti entre-temps à Tottenham, ndlr), qu’il a l’œil pour repé- rer les très bons joueurs et qu’il aime les éléments qui jouent l’offensive. Vous a-t-il fait sentir qu’il vous appréciait lors de la pé- riode durant laquelle il a travaillé avec vous

?

Cela s’est très bien passé avec lui. Il m’a donné toute sa confiance et il m’a mis à l’aise. Il voulait que je j’aille vers l’avant, que je joue mon jeu tout simplement. C’est ce que j’ai fait et j’ai été content de travailler avec lui. Cela avait bien marché durant les premiers temps avec un excellent début de saison à votre actif. Après, les résultats ont été moins bons. Pour vous, le départ précipité de Redknapp était-il lié aux mauvais résul- tats ou bien était-ce parce que l’offre que lui avait fait Tottenham ne pouvait pas se refu- ser ? Moi, je n’ai appris son départ que le jour où il était parti, dans le vestiaire. Je pense qu’il est parti surtout pour des raisons financières car l’offre de Tottenham à lui et à Portsmouth était très intéres- sante et il ne pouvait pas refuser. Il avait quand même réalisé de très bons résultats. Il a choisi de partir et il faut respecter ce choix.

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