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Structure et fonctionnement de l'organisme du bovidé Le système cutané: Le système musculaire : L'appareil

Structure et fonctionnement de l'organisme du bovidé

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L' appareil repiratoirecutané: Le système musculaire : L'appareil digestif Kystes et hydropisie des ovaires Indigestion gazeuse

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Il est de la plus haute importance, pour quiconque est chargé de l'entretien du bétail, de posséder les connaissances nécessaires sur la structure et le fonctionnement du corps de l'animal. Certains phénomèes de la vie de l'animal sain ou malade ne peuvent être reconnus et appréciés que par celui qui connaît suffisamment l'anatomie et la physiologie de l'animal et les relations qui existent entre-elles.

Le système cutané:

relations qui existent entre-elles. Le système cutané: l'extérieur du bovidé La peau sert à protéger le

l'extérieur du bovidé

La peau sert à protéger le corps contre les influences extérieurs qui pourraient lui nuire. Elle se compose de 3 couches superposées: l'épiderme, le derme et le tissu conjonctif sous-cutané. La peau enveloppe complètement le corps et varie d'épaisseur suivant l'âge, le sexe, l'espèce et la race de l'animal.La couche extérieure de la peau est formée par l'épiderme qui se compose lui-même d'une couche supérieure sèche et cornée et d'une couche inférieure composée de cellules de forme diverses, au sein de laquelle commence la formation des écailles cornées. Le derme est la partie la plus consistante de la peau; il est très riche en nerfs sensitifs, en glandes et en vaisseaux sanguins et lymphatiques et des nerfs. C'est lui qui donne à la peau sa plus ou moins grande mobilité. Dans l'épaisseur de la peau sont encore enfouies les glandes sudoripares (qui sécrètent la sueur) et les glandes sébacées (qui sécrètent la graisse ) destinées à assouplir la peau et à lustrer le poil. La peau est recouverte de poils. On distingue les poils de

revêtement, les poils protecteurs et les poils sensitifs. Les poils de revêtement changent au printemps et en automne. Ils sont aussi affectés par les intempéries, l'affouragement, l'entretient et les soins dont l'animal est l'objet. L'état de santé et l'alimentation du sujet et les pansages fréquents affectent aussi le lustre des poils. Les poils protecteurs se présentent chez les bovidés à l'intérieur de l'oreille, aux naseaux, au bord des paupières et, sous forme de touffe à l'extrémité de la queue. Les poils sensitifs se rencontrent dans la région des yeux, des naseaux et de la bouche. Ils servent à attirer l'attention de l'animal sur l'approche de corps étrangers. La peau est riche en nerfs sensitifs qui transmettent au cerveau les impressions du dehors et qui permettent ainsi à l'animal de prendre les mesures défensives nécessaires.

Comme nous l'avons vu plus haut, l'épiderme ne contient pas de sang et il est insensible. Il ne sert qu'à protèger contre toute blessure le derme qui lui est délicat et sensible, en raison des nerfs sensitifs qu'il contient. C'est le derme aussi qui renferme les glandes sébacées et sudoripares. C'est avec le derme que l'on prépare le cuir. Les glandes sébacées secrètent une sorte de graisse qui entretient la souplesse de la peau. Les glandes sudoripares secrètent continuellement de l'eau, sous forme de vapeur ou de sueur. Celle-ci est riche en déchets, c'est pourquoi la peau est un organe excréteur ou épurateur.

L' activité de la peau est remarquablement encouragée par le pansage régulier des animaux. D'autre part, l'assimilation des aliments favorise la santé. C'est pourquoi : la lumière, le bon air, la propreté, l'exercice et le pansage sont de toute importance pour le batail bovin. Il ne peut, sans ces facteurs, ni prospérer, ni engendrer des descendants sains, ni donner de forts rendements, qu'il s'agisse de travail, de lait ou de viande. Des animaux bien entretenus ont une bonne mine, ils sont en état d'embonpoint, leur poil est lustré et doux su toucher. Par contre les animaux mal soigniés sont la plupart du temps maigres, ils ont le poil hérissé et font mauvaise impression. On peut à première vue conclure de l'apparence d'un troupeau, si c'est l'ordre ou le désordre qui règne à la ferme.

l'ordre ou le désordre qui règne à la ferme. fig 6 Le système musculaire : Les

fig 6

l'ordre ou le désordre qui règne à la ferme. fig 6 Le système musculaire : Les

Le système musculaire :

Les muscles sont ce que l'on appelle communément la chair de l'animal. Ils forment à peu près la moitié du poids total du corps qu'ils mettent en mouvement et ils accomplissent les fonctions vitales. (voir fig. 6) On distingue les muscles volontaires et les muscles involontaire. Les premiers sont sujets à la volonté du sujet, c'est-à-dire qu'il peut les mouvoir à son gré. Suivant leurs fonctions, ce sont des fléchisseurs, des extenseurs, etc. Les seconds ne sont pas soumis à la volonté de l'animal. Ce sont par exemples les muscles des intestins, de l'estomac et du coeur, etc, qui accomplissent leurs fonctions sans autre, que le sujet le veuille ou non. S'ils refusent de travailler, de sérieux troubles s'en suivent, la maladie et même la mort. L' organisation du corps de l'animal, avec ses multiples fonctions est tout à fait merveilleuse. Les divers organes du corps sain travaillent à l'unisson, comme les rouages d'une bonne montre. Les muscles volontaires sont composés de faisceaux de fibres striées et lisses, et contiennent, à part du tissu conjonctif, une certaines quantités d'eau, de matières albuminoïdes, de sels et de matières colorantes, puis beaucoup de vaisseaux sanguins et lymphatiques et de nerfs. L'animal une fois mort, les muscles perdent leur élasticité et deviennent rigides. C'est la rigidité

cadavérique, qui disparaît de nouveau lorsque la décomposition commence. Le corps su bovidé compte plusieurs centaines de muscles (environ 200-250).

compte plusieurs centaines de muscles (environ 200-250). circulation du sang chez le bovidé L' appareil

circulation du sang chez le bovidé

(environ 200-250). circulation du sang chez le bovidé L' appareil respiratoire : L' appareil de la

L' appareil respiratoire :

L' appareil de la respiration comprends les organes conducteurs de l' air et les organes respiratoires proprement dits. Aux premiers appartiennent : les fosses nasales, le pharynx, le larynx et la trachée-artère.

Les fosses nasales, gauche et droite, sont séparées par une paroi mitoyenne. Les naseaux forment la partie inférieure des fosses nasales. Ils débouchent sur le mufle et sont de toute importance pour la respiration, car ce sont eux qui donnent accès à l' air. Les fosses nasales sont tapissées d'une muqueuse riche en vaisseaux sanguins. La partie antérieure est rouge. La partie postérieure est jaune et riche en papilles nerveuses qui transmettent l' odorat. C'est dans le pharynx que se croisent les tubes digestif et respiratoire. Du pharynx, l' air passe dans la trachée-artère, dont la partie antérieure est emboîtée dans le larynx. Celui-ci est articulé par une partie osseuse à l' os de la langue (os hyoïde) et maintenu en place encore par des muscles. Le larynx est formé par une articulation mobile de 3 cartilages, dont le plus gros et le plus en avant est le cartilage thyroïde, qui couvre presque entièrement les deux autres. A l' endroit où ils sont pliés, les deux cartilages forment une proéminence appelée la pomme d'Adam, que l'on sent très bien chez l' homme aussi. Le larynx est séparé et protégé du pharynx par un petit cartilage élastique : L'épigglotte, qui ressemble à une feuille ovale munie d'un pétiole et qui peut recouvrir le larynx complètement. Cette fermeture est une protection de la plus grande importance, car elle empêche qu'il n' entre des particules d'aliments dans la trachée-artère. Les bouchées qui sont avalées glissent par-dessus l' épiglotte dans l' oesophage qui est placé derrière la trchée-artère. La trachée-artère, qui fait suite au larynx, se compose d' environ 54 anneaux cartilagineux réunis entre eux par des ligaments. Ces anneaux ne sont toutefois pas complets. Ils sont fermés en arrière par des ligaments en tissu élastique. La trachée-artère est enveloppée dans une gaîne de tissu conjonctif qui la relie aux organes avoisinants. Elle est tapissée à l'intérieur par une muqueuse riches en glandes qui sécrètent des mucosités. L' organe qui préside à la respiration proprement dite est le poumon avec ses 2 lobes, le droit et le gauche. C'est un organe mou, élastique, spongieux, qui remplit entièrement, dans la cage thoracique, l' espace que les autres organes y laissent. (voir fig. 12) Chaque lobe a trois faces, tournées respectivement vers le diaphragme, vers les côtes et vers l'intérieur. Les deux dernières se rencontrent à la colonne vertébrale, par leur bord supérieur qui forme une arrête de plus en plus aiguë jusque vers le sternum. Les pointes des lobes descendent jusqu'à l'entrée de la poitrine. Les poumons (lobes droit et gauche) changent de couleur suivant qu'ils sont plus ou moins gonflés se sang. Ils apparaissent rouge pâles chez les animaux abattus et rouge foncé chez les animaux péris. Le poumon du côté sur lequel l'animal était couché en mourant est toujours plus foncé. Les personnes non initiées ont souvent pris ce phénomène pour une pneumonie. Il faut se souvenir que des morceaux de poumon sain flottent sur l'eau, parce qu'ils sont gonflés d' air. C'est à ce signe infaillible que l'on reconnaît toujours si un veau est mort-né ou s'il a vécu. Le poumons droit est toujours plus volumineux que le gauche, car le coeur qui est à gauche prend

beaucoup de place. Les poumons sont maintenus dans leur position par la trachée-artère, par les gros vaisseaux sanguins et par le diaphragme. Ce sont aussi ces parties-là qui doivent être coupées quand on veut sortir les poumons. La trachée-artère se divise dans la poitrine en deux branches principales, gauche et droite, appelées bronches, conduisant chacune à un des poumons. A la racine des poumons entrent à la fois les bronches, des vaisseaux sanguins et lymphatiques et des nerfs. Ce point d' entrée est aussi toujours pourvu de ganglions nerveux. On voit luire sur la surface du poumon, à travers son enveloppe (la plèvre), les petits champs limités appelés les lobules, qui forment le tissu pulmonaire. Chez le bovidé, chaque poumon est divisé en plusieurs lobes par deux ou trois sillons profonds. Le tissu du poumon est formé par les ramifications extrêmement fines des bronches, qui se terminent finalement en lobules ou alvéoles pulmonaires. Le poumon contient deux sortes de vaisseaux sanguins. Les uns y transportent le sang veineux pour le faire transformer en sang artériel chargé d'oxigène, les autres transportent le sang nécessaire à la nutrition du tissu pulmonaire lui-même. Au repos, le bovidé respire 12 -15 fois par minute. Quand un bovidé respire tranquillement, on remarque un léger soulèvement du flanc, provoqué par le refoulement des intestins au moment de l' inspiration. Le flanc s' abaisse alors à l' expiration.

Le flanc s' abaisse alors à l' expiration. fig. 12 organes internes du bovidé L'appareil digestif

fig. 12 organes internes du bovidé

à l' expiration. fig. 12 organes internes du bovidé L'appareil digestif : Les organes de la

L'appareil digestif :

Les organes de la digestion forment dans leur ensemble un tube de diamètre variable, qui commence à la bouche et qui se termine au rectum. Ce tube est tapissé intérieurement sur toute sa longueur par une muqueuse qui contient diverses glandes, de la bouche, de l'estomac et des intestins. On consifères les glandes salivaires, le foie et le pancréas comme des organes complémentaires du tube digestif, du fait qu'elles y déversent leurs sécrétions utilisées pour la digestion. Le palais et le maxillaire forment la base de l'appareil digestif à la tête. Les lèvres, le palais et la langue contiennent des glandes diverses. Ces glandes sécrètent une mucosité qui se mélange à la salive. Les dents sont des organes durs qui servent à désagréger les aliments. Leur ensemble forme la dentition. Chaque dent est composée de 3 substances différentes: l' ivoire, l' émail et le cément. L' ivoire constitue la base de la dent, l' émail en recouvre la couronne et le cément la racine et la couronne. On distingue les dents suivant leur emploi et suivant leur place sur le maxillaire, en incisives et en molaires. Les dents des veaux, appelées dents de lait, tombent au bout de quelque temps et sont remplacées par un même nombre de dents de remplacement. Les dents changent de forme avec l'âge et s' usent plus ou moins suivant la nature du fourrage donné aux animaux.

La langue est un organe charnu, riche en vaisseaux sanguins et en nerfs, allongé et mobile. Elle est enveloppée d'une muqueuse d' apparence cornée et parsemée, sur le dos et les côtés, de nombreuses papilles sensitives du goût, qui contiennent des filaments nerveux. Ces derniers sont les ramifications des nerfs qui conduisent au cerveau et qui y éveillent la sensation du goût. A la base de la langue se trouvent les amygdales.

Le pharynx est une cavité à parois membraneuses et charnues qui fait suite à la bouche et à la paroi postérieure de laquelle se trouve, chez le bovidé, une espèce de repli, dans lequel restent facilement pris des morceaux de betteraves, de pommes de terre, etc, qui peuvent

amener la mort de l'animal s'ils n'en sont pas retirés à temps. La prolongation du pharynx forme l' oesophage: un tube sérieux en muscles, tapissé d'une muqueuse, qui est superposée à la trachée-artère le long du cou, au bas duquel il tourne à gauche et pénètre dans la cage thoracique, entre les deux premières côtes. Il se termine à l' intersection de la panse et du bonnet, où il arrive après avoir traversé le diaphragme. L' oesophage est plus étroit à sa partie supérieure et s' élargit en allant vers la panse. Les ruminants ont quatre estomacs (voir fig 11) la panse ou rumen, le bonnet ou réseau, le feuillet et la caillette. La panse est pourvue à l'intérieur de cloisons incomplètes, grises, couvertes de pailles (les piliers). Elle est de couleur brune foncée à noire. Elle remplit la plus grande partie de la cavité abdominale. Le bonnet est pourvu de cellules carrées ou hexagonales qui rappellent celles d'un rayon d' abeilles, Le feuillet contient de nombreuses lames longitudedinales comme les feuillets d'un livre. La caillette est tapissée d'une muqueuse rougeâtre ans laquelle se trouvent de nombreuses glandes qui sécrètent la présure et des mucosités. Elle est en partie plissée, en partie lisse ou ridée. Les estomacs du bovidé, dans leur ensemble, ont une contenance de 80 - 200 litres. Le volume des divers estomacs varie suivant l'âge de l'animal et le genre d' alimentation auquel il est soumis. Pour apaiser leur faim, les jeunes animaux absorbent naturellement beaucoup de fourrage pendant leur période de croissance, surtout si ce fourrage n'est pas de bonne qualité. Le fourrage pauvre en éléments nutritifs prend relativement beaucoup plus de place et distend l'estomac. Le poids ou contenu de la panse occasionne l'ensellement du dos, que l'on rencontre souvent dans les troupeaux où l'on n' ajoute aucune importance à l' alimentation rationnelle des élèves, où l'on veut lésiner sur les fourrages et où l'on ne comprend rien à l' élevage. L' intestin se divise en intestin grêle et en gros intestin. Chacun d'eux comprend plusieurs sections.

gros intestin. Chacun d'eux comprend plusieurs sections. fig. 11 Les 4 estomacs du bovidé L' intestin

fig. 11 Les 4 estomacs du bovidé

plusieurs sections. fig. 11 Les 4 estomacs du bovidé L' intestin grêle s' étend du pylore

L' intestin grêle s' étend du pylore jusqu'au commencement du gros intestin. La première section se nomme duodénum, la section moyenne jéjunum et la section terminale iléon. Dans le duodénum débouchent les canaux du foie et du pancréas. Comme les autres parties de l' intestin, le duodénum est soutenu par le mésentère.

Le gros intestin se divise en 3 partie: le caecum, le côlon, et le rectum. Le tube intestinal du bovidé mesure environ 20-21 fois la longueur du corps de l'animal. Il est pourvu de muscles involontaires qui ont 2 couches de fibres, striées et lisses. Ce sont ces muscles qui provoquent la propulsion du contenu de l' intestin, par la contraction et l' extension de ses parois. Ces mouvements de l' intestin sont appelés péristaltiques et peuvent être comparés à ceux d'un ver en marche. On les observe même chez les animaux abattus, aussi longtemps que le corps est encore chaud. La muqueuse intestinale est pourvue de papilles qui ressemblent à une brosse et qui liennent lieu de suçoirs. Par ses mouvements péristaltiques, l'intestin silue encore les éléments nutritifs que renferme le chyme et les absorbe pour les transmettre au corps. A ce travail prennent part certaines bactéries qui se rencontrent par millions dans l'intestin. Les phénomènes de fermentation et de décomposition augmentent d' intensité au fur et à mesure que l'on approche de l' excrétion et avec eux aussi l' assimilation des éléments nutritifs solubles et de l'eau. C'est pourquoi le contenu de l'intestin, qui est tout d'abord de la consistance d'une bouille, devient peu à peu plus sec et plus solide, à mesure qu'il avance, jusqu'au moment où il

est expulsé par la contraction du rectum.

Le foie est la plus grosse des glandes du corps animal. De couleur brune, il est formé de petites cellules qui sécrètent la bille. La bile a pour but d' émulsionner la graisse et de la rendre assimilable. De plus, elle empêche la putréfaction des masses de fourrage qui se trouvent dans l'intestin, transforme le sucre en amidon, active la péristaltique et entrave, dans une certaine mesure, le développement de certaines bactéries ingérées avec le fourrage.

Le pancréas est de couleur jaunâtre à rouge-brune et a d' importantes fonctions. Il secrète le suc pancréatique, un liquide incolore et inodore, composé d'eau, de sels et de matières organiques, qui change l' amidon en sucre, émulsionne les graisses, les décompose et les saponifie et rend l' albumine soluble. Le pancréas se trouve sur le duodénum.

albumine soluble. Le pancréas se trouve sur le duodénum. kystes et hydropisie des ovaires : Les

kystes et hydropisie des ovaires :

Les kystes et l'hydropisie des ovaires ne sont pas très rares et affectent souvent les meilleures vaches. Aussi est-il important que es éleveurs et les vachers soient au courant des causes de cette anomalie.

Les ovaires sont des organes en paire, de forme ovale, suspendus dans la région lombaire avec les oviductes et la matrice par les mêmes ligaments (voir fig. 196). Au sein de l'ovaire, l'oeuf mûrit dans un corps appelé "follicule de Graaf". Quand des fonctions génitales sont normales, le follicule de Graaf est ainsi libéré, il tombe dans l'oviducte puis dans la corne utérine. S'il y est fécondé, il s'y développe en embryon puis en foetus, sinon il meurt. Le follicule de Graaf qui a éclaté se transforme alors en un "corps jaune" qui normalement disparaît lui-même, mais qui peut aussi subsister.

disparaît lui-même, mais qui peut aussi subsister. fig. 196 utérus Etat pathologie : La dégénérescence ou

fig. 196 utérus

lui-même, mais qui peut aussi subsister. fig. 196 utérus Etat pathologie : La dégénérescence ou la

Etat pathologie : La dégénérescence ou la maladie de l'ovaire suivant son intensité entrave ou supprime complètement le développement normal de l'activité sexuelle. Les kystes ovariens qui entraînent la la dégénérescence de l'appareil génital causent de telles perturbations. Ils forment des sortes de vessies, uniques ou multiples, soit à l'ovaire gauche, soit au droit, soit aux deux ensemble (voir fig. 197)

soit au droit, soit aux deux ensemble ( voir fig. 197 ) Les kystes se forment

Les kystes se forment occasionnellement du fait que le follicule de Graaf, qui contient l'oeuf, n' éclate pas, mais grossit peu à peu au point d' enfler tout l'ovaire. En même temps que le follicule de Graaf augmente de volume, sa paroi s' épaissit et forme la paroi du kyste.

Le liquide intérieur augmente aussi de sorte que le follicule se transforme en une grosse vessie. Quand à l'ovaire, il enfle et dégénère à mesure que le ou les kystes augmentent de volume. (voir fig. 198)

que le ou les kystes augmentent de volume. ( voir fig. 198 ) Il en résulte

Il en résulte l' atrophie et la mort du germe. Parfois, un seul gros kyste se forme sur l'ovaire droit ou gauche, ou alors il s'en développe plusieurs qui s' agglomèrent en forme de tubercules. Il arrive aussi que les deux ovaires sont ainsi affectés. Le fait que les kystes ovariens se développent souvent en même temps que les maladies de l'oviducte, de la matrice et du vagin, laisse supposer qu'ils sont dus à une infection des organes génitaux.

Symptômes extérieurs : A l'extérieure, ces anomalies se révèlent par une activité sexuelle exagérée, par le relâchement des ligaments suspenseurs de l'utérus et en partie par une certaine enflure des lèvres de la vulve (voir fig. 199)

certaine enflure des lèvres de la vulve ( voir fig. 199 ) Symptômes extérieurs La nymphomanie

Symptômes extérieurs

La nymphomanie est une suite de la dégénérescence des organes sexuels. Les enflures et les vessies qui se forment sur les ovaires causent une irritation de ces organes qui enlève toute tranquillité à la vache ainsi affectée. L'excitation génésique exagérée la pousse à chevaucher continuellement ses voisines, elle beugle et ne mange plus régulièrement. Le relâchement des ligaments du bassin provient en partie de la lourdeur que les kystes donnent à l'appareil génital. Quand une partie d'un organe est malade généralement tout l' organe s'en ressent.

Traitement : Quand le mal est traité à temps, avant que les ovaires aient perdu leur fécondité, il peut être guéri et l'animal peut garder ses capacités de reproduction. Il s'agit alors d' enlever les kystes en les écrasant. Il est vrai qu'ils peuvent se reformer. L' écrasement des kystes doit être effectué par un expert, c'est-à-dire par un vétérinaire. Cependant bien des éleveurs ont acquis une étonnante adresse par la pratique de cette opération. Il faut cependant pour cela connaître parfaitement l'anatomie des régions en cause. La fig 200 expose la situation des organes du bassin.

La fig 200 expose la situation des organes du bassin. On peut écraser les kystes à

On peut écraser les kystes à travers le rectum, que l'on vide des excréments qu'il contient, aussi loin que le bras peut atteindre. La main et le bras doivent être parfaitement graissés. On recherche l'ovaire en suivant le ligament suspenseur de la matrice et on le localise en palpant avec précaution. Les kystes sont alors écrasés avec l'index et le majeur contre la face antérieure du pouce replié.

Bien que les petites vessies superficielles soient ainsi écrasées, il est difficile d'atteindre les plus profondes, car la matrice n' offre pas un fond suffisamment ferme et le rectum est élastique, mais pas assez extensible.

Aussi dans bien des cas doit-on s' aider du bras gauche, que l'on introduit dans le vagin pour palper et soutenir les organes sur lesquels les kystes se trouvent. Il s'agit d'être très prudent en opérant, car il s'en suit facilement des blessures et des hémorragies. Si les kystes sont bien écrasés, l'état de l'animal change au bout de quelques jours déjà. Au bout de 2 à 3 semaines, les ligaments du bassin se retendent et après 4 semaines environ, la vache peut être saillie et fécondée. Si l' écrasement des kystes n'est pas couronné de succès ou si on ne peut pas les éloigner par une autre opération, et si en même temps le traitement local de la maladie des organes génitaux qui les accompagne ne donne pas de résultat satisfaisant, il ne reste guère qu'au faire castrer la vache par un vétérinaire, à moins qu'on préfère l' abattre.

vétérinaire, à moins qu'on préfère l' abattre. Les organes de la génération : L'appareil du mâle

Les organes de la génération :

L'appareil du mâle comprend les testicules, le scrotum, les épididymes, les canaux déférents, les vésicules séminales, la prostate, les glandes de Cowper et la verge.

Tous ces organes sont situés dans la cavité du bassin et à la paroi inférieure de l'abdomen. Les testicules ont la forme d'oeufs et sont entourés du scrotum. Le scrotum est formé de deux couches, l'extérieure et l'intérieure. La couche extérieure est riche en glandes sébacés et sudoripares, délicate et recouverte d'un fin duvet. La couche intérieure est traversée par des fibres musculaires qui provoquent sa contraction et son plissement quand il fait froid. Le sperme est formé dans les vaisseaux séminifères, qui se trouvent pelotonnés dans les testicules dont ils forment la masse.

Le sperme est un liquide visqueux, filant, gris-blanc, à odeur particulière. Il tient en suspension les spermatozoïdes formés d'une tête, d'un corps et d'une queue. Cette dernière est produite par

le noyau ou nucléus du spermatozoïde. En examinant du sperme frais au microscope, on voit

les spermatozoïdes se mouvoir au moyen de leur queue. Ces appendices sont formés de cellules spéciales qui n'ont d'autre but que d'imprimer aux spermatozoïdes les mouvements nécessaires pour se transporter au foyer de la fécondation.Ces énergiques mouvements en avant sont nécessaires, car lors de l'acte de la génération (le coït) le sperme est déposé dans le vagin ou tout au plus à l'entrée de la matrice. Les spermatozoïdes ont donc un long chemin à parcourir jusqu'à l'oviducte, dans la matrice, pour atteindre et féconder l'oeuf.

A l' extrémité antérieure du testicule se rassemble le réseau des vaisseaux spermatiques en un

organe en forme de gaine: l'épidiyme. Le canal déférent conduit par la gaine vaginale à la cavité de l'abdomen et du bassin, se joint sur la partie supérieure de la vessie avec le conduit excrétoire de la vésicule séminale et se termine à l'urète. Les vésicules séminales sont situées sous le rectum, au-dessus de la vessie et débouchent dans l'urètre. Elle ont la forme de petites poires et sont pourvues de petites échancrures qui contiennent un liquide visqueux.

La prostate entoure le commencement de l'urètre et débouche dans celui-ci par environ 18 conduits excrétoires. Les glandes de Cowper sont des organes de la grosseur d'une noisette, fixés de chaque côté de la partie de l'urètre qui se trouve dans le bassin et qui y débouchent par environ huit conduits excrétoires.

Le pénis ou verge se compose de trois parties: le corps caverneux ou érectile, le corps fixe et la tête ou gland. C'est un organe qui ressemble à un cordon, avec une courbure en S derrière le scrotum (voir fig 16) Pour pouvoir gicler le sperme dans le vagin de la femelle, le pénis doit entrer en érection. Au moment de l'excitation sexuelle, les tissus ordinairement presque vides du corps érectile se gonflent de sang qui le raidissent; C'est ainsi que la verge se dresse. L'

érection se produit à la commande du cerveau, transmise par des nerfs qui le relient directement avec les organes génitaux.

nerfs qui le relient directement avec les organes génitaux. L'appareil du mâle Les organes génitaux de

L'appareil du mâle

avec les organes génitaux. L'appareil du mâle Les organes génitaux de la femelle : Les organes

Les organes génitaux de la femelle :

Les organes génitaux de la vache comprennent les ovaires, les oviductes, la matrice ou utérus, le vagin et la vulve. Ils sont situés à l'arrière de la cavité du bassin. L'ovaire est la glande qui produit le germe femelle ou l'oeuf. L'oeuf est construit sur le même plan qu'une cellule. Il en diffère cependant dans quelques particularités et il est notamment beaucoup plus gros. Il est entouré d'une enveloppe brillante, finement striée qui renferme le jaune (ou vitellus), à l'intérieur duquel se trouve la vésicule germinative. C'est dans celle-ci que repose le germe. A mesure que l'oeuf mûrit dans le follicule de Graaf, celui-ci se remplit d'un liquide qui le distend peu à peu jusqu'au moment oû il crève sous la pression. L'oeuf est ainsi libéré. Ce phénomène est appelé ovulation. L'ovulation apparaissant chez les jeunes animaux indique qu'ils ont atteint la maturité sexuelle. Un afflux de sang considérable a lieu alors dans tout l'appareil génital, qui résulte en écoulements sanguins à l' extérieur: ce sont les chaleurs. Les ovaires ont la forme d'une boule ou d'un oeuf et sont situés sous les apophxses transversales des vertèbres lombaires, sous les reins. Ils sont suspendus à la colonne vertébrale par des ligaments et reliés à la matrice par des oviductes. Les oviductes sont de longs tuyaux étroits et serpentants qui ont deux ouvertures, dont l' une débouche dans la matrice et l'autre dans la cavité abdominale. La fécondation de l'oeuf se produit généralement dans l'oviducte. Nous avons déjà décrit ce phénomène en parlant des organes génitaux du mâle.

La matrice, aussi appelée utérus, est située dans la cavité abdominale, sous le vertèbres lombaires et le sacrum; elle ne pénètre qu'en faible partie dans la cavité du bassin. Au-dessus de la matrice se trouve le rectum et en dessous la vessie. On distingue à la matrice : le corps principal et les deux cornes à l' extrémité antérieure (voir fig. 17). A sa partie postérieure, la matrice est fermée hermétiquement par une couronne de muscles à replis. Elle n'est ouverte, dans la règle, que pendant trois ou quatre jours après le vêlage, ce qu'il est important de savoir, car si le délivre n'a pas pus être expulsé pendant ce laps de temps, il est très difficile ou même impossible de le retirer, même pour un vétérinaire habile. La matrice est formée de trois couches et contient beaucoup de glandes intérieures qui sécrètent une mucosité épaisse. C'est sur sa muqueuse que se trouvent les cotylédons qui augmentent excessivement de volume pendant la gestation et qui dépassent sa surface comme de grosses fraises. L'arrière-faix ou délivre, pendant la gestation, est relié à ces cotylédons. Le vagin est un canal musculaire, situé directement sous le rectum et sur la vessie. Pendant l' accouplement, le vagin reçoit le pénis du taureau comme un fourreau son épée. L'urète débouche dans le vagin. Celui-ci est tapissé à l'intérieur d'une muqueuse plissée dans sa longueur. La vulve forme une fente longitudinale limitée par les deux lèvres.

dans sa longueur. La vulve forme une fente longitudinale limitée par les deux lèvres. 9 sur

de la femelle

de la femelle Gestation et vêlage : Nous savons que pendant les chaleurs, l'oeuf mûr de

Gestation et vêlage :

Nous savons que pendant les chaleurs, l'oeuf mûr de la femelle est libéré de l'ovaire et descend dans la matrice (appelée aussi utérus) par l'oviducte. Si, à ce moment la femelle est saillie et que le sperme du mâle rencontre l'oeuf femelle, la fécondation de ce dernier prend place et la gestation commence.

Les chaleurs cessent à partir de ce moment et l'on peut reconnaître l'état de gestation au bout de 3-4 mois, à plusieurs signes extérieurs:

Les chaleurs ne se renouvellent pas, la vache se refuse, dans la règle, à être saillie à nouveau. Le ventre grossit peu à peu, se remplit en quelque sorte. L'animal devient plus tranquille et se meut avec plus de prudence, la sécrétion lactée diminue peu à peu pour cesser au 6ème ou au 7ème mois de la gestion.Cest le tarissement. Les vaches très forte laitière ne cessent souvent pas de donner du lait. Il faut alors prendre des mesures spéciales pour les tarir au moins 6-8 semaines avant le vêlage.

On peut constater la gestation extérieurement pendant le 5ème mois déjà en pressant avec précaution contre la paroi abdominale. Un vacher y deviendra habile en renouvelant souvent l'expérience. On presse légèrement contre l'abdomen, puis on attend quelques secondes sans perdre le contact, on éloigne le poing et on recommence: si la vache est portante, on sent alors un corps dur et rond qui se déplace vers l'intérieur ou vers le côté. Cet examen doit toujours se faire tandis que l'animal est debout.

ou vers le côté. Cet examen doit toujours se faire tandis que l'animal est debout. 10
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On peut aussi se rendre compte de l'état de la gestation de la vache par

On peut aussi se rendre compte de l'état de la gestation de la vache par l'exploration du rectum. Cet examen ne peut cependant être pratiqué que par une personne qui possède des connaissances suffisantes en anatomie, de l'espérience et une main délicate.

Chaque vacher progressif devrait tendre à acquérir ces qualités. L'exploration rectale n'est du reste pas aussi difficile à apprendre qu'elle le semble et ne présente non plus de danger pour l'animal si elle est pratiquée rationnellement.

pour l'animal si elle est pratiquée rationnellement. L'exploration se pratique comme suit : La main et

L'exploration se pratique comme suit :

La main et le bras protégés, on explore d'abord le vagin et le col de l'utérus. Il ne s'agit ici que de se rendre compte à quelle distance à l'intérieur se trouve le col de la matrice, afin d'avoir un point de repére pour l'exploration du rectum. Le col de la matrice est - il en quelque sorte bouché par des mucosités de consistance ferme, on peut en conclure que la vache est portante; si par contre, on peut facilement y introduire l'index, on en concluera que la matrice ne contient pas de foetus. La présence de mucosités malodorantes et de vilaine couleur dans le vagin et le col de la matrice indique que cette dernière est malade.

On peut alors commencer l'exploration du rectum après avoir changé de gants de protection. On vide le rectum des excréments qu'il contient, puis on change de gants à nouveau pour procéder au palper de la paroi inférieur du rectum.

Derrière et en dessous de la cavité du rectum on sent les os du bassin. Le col de la matrice, qui ressemble au toucher à une saucisse, se trouve juste sur le bassin. On s'est déjà rendu compte

de sa position par l'exploration du vagin. En palpant plus avant à l'intérieur du rectum, on sent l'utérus avec le foetus (si la vache est portante) sous la forme d'un corps dur qui se déplace de-ci delà. La fig.122 illustre cette méthode d'examen. Du 3ème au 4ème mois de gestation, on sent déjà les cotylédons de la matrice et vers le milieu de la gestation, les pieds et la tête du foetus.

A ce stade de son développement, le foetus baigne déjà dans plusieurs litres de liquide

amniotique (les eaux). Les éleveurs expérimentés peuvent presque toujours se rendre compte de l'état de gestation d'une vache par son apparence générale. Lorsqu'en trayant le vacher appuie la tête contre le flanc de l'animal, il sent souvent les mouvements du foetus. On remarque parfois aussi ces mouvements au flanc de la mère quand elle s'abreuve d'eau froide, à jeun. Le liquide froid doit procurer une sensation désagréable au foetus qui s'effraie probablement et se ramasse, provoquant les mouvements en question.

La durée de gestation chez la vache est de 285 jours, ou 9 mois et 15 jours à partir de la fécondation. Pour déterminer simplement et rapidement la date du vêlage quand on connaît celle de la fécondation, on soustrait de cette dernière 3 mois et on y ajoute 8 jours. Ainsi, si la vache a été saillie le 30 juin, on compte 3 mois en arrière, ce qui donne le 30 mars et l'on ajoute 8 jours : le vêlage aura donc lieu normalement le 8 avril.

Il est vrai que la durée de la gestation est souvent très variable. D'après certains, elle ne doit

pas dépasser 321 jours et d'après d'autres 311 jours. Il s'agit généralement alors d'un retard de

la fécondation. Des recherches scientifiques ont démontré que les spermatozoïdes peuvent

rester vivants dans la matrice pendant une dizaine de jours et même plus et que la fécondation peut prendre place lors de la descente subséquente d'un nouvel oeuf. En général, les taurillons sont portés plus longtemps que les génisses. Les jeunes vaches semblent aussi porter leur premier veau moins longtemps que les vaches plus âgées qui développent les leurs plus lentement, surtout si elles sont fortes laitières. Les jumeaux sont généralement portés quelques jours de moins que la période normale. On peut admettre que cela est dû à ce que, faute de

place, les douleurs de la mise-bas (ou parturition) commencent quelques jours plus tôt. Du reste, la race et la prédisposition héréditaire ont aussi une certaine influence sur la durée de la gestation. Il arrive souvent qu'une vache revienne une ou plusieurs fois en chaleurs et se laisse saillir après avoir été fécondée. Une double fécondation peut alors avoir lieu, mais cela est plutôt rare. Dans un tel cas, le second foetus est mis-bas avec le premier ou alors longtemps avant ou plus rarement après. Ces foetus ne sont pas viables. Il n'est pas rare de voir une jeune vache, notamment à son premier veau, revenir 2 ou 3 fois en chaleurs et se laisser saillir encore après une première fécondation. La gestation est un phénomène tout à fait naturel et constitue

le prolongement sain de l'activité des organes femelles de la génération. Aussi se passe-t-elle

ordinairement sans dérangements notables, à la condition que les organes génitaux ne soient pas affectés d'aucune maladie. La vaginite granuleuse peut provoquer l'avortement. Cet accident peut cependant aussi être causé par d'autres facteurs, par exemple par une frayeur, par une alimentation irrationnelle, par un refroidissement, une chute, un coup, etc, etc. A mesure que le foetus approche de la maturité, le corps de la mère augmente de volume, la vulve se tuméfie, le pis gonfle et durcit. Environ 12 - 24 heures avant la mise-bas, les ligaments du bassin s'affaissent peu à peu. Quelques jours avant le vêlage, la mucosité épaisse qui obturait le col de la matrice s'écoule du vagin. Il est très recommandable de donner beaucoup d'exercice aux vaches portantes; la mise-bas leur est facilitée et elles s'en portent d'autant mieux et le foetus aussi. En général, les vaches qui sont au pâturage vêlent beaucoup plus facilement que celles qui sont attachées toute l'année à la crèche.

celles qui sont attachées toute l'année à la crèche. Le tarisssement : Il est indispensable pour

Le tarisssement :

Il est indispensable pour une vache portante d'être tarie au moins 6 - 8 semaines. Elle a besoin

de ce repos pour se fortifier, pour nourrir son foetus et pour accumuler des réserves en vue de la lactation prochaine. Mais il arrive aussi que des vaches restent longtemps taries et donnent peu de lait après le vêlage. Ce sont de mauvaises laitières qui s'engraissent plutôt et que les bouchers apprécient. Il y en a d'autres, par contre, qui tarissent difficilement ou même pas du tout, bien qu'elles soient rationnées et qu'elles ne reçoivent aucun fourrage qui favorise la secrétion lactée. On encourage alors le tarissement en sautant une traite de temps en temps. Mais sous aucune considération il n'en faut sauter plus d'une à la fois et il faut veiller à ce que la traite soit alors faite absolument à fond. S'il reste du lait dans le pis, il s'y acidifie et peut provoquer de sérieuses mammites, souvent difficiles à guérir. Aussi recommande-t-on de changer à temps l'affourragement des vaches qui tarissent difficilement et de commencer assez tôt à sauter des traites, car il faut éviter qu'elles ne tarissent que 2 - 3 semaines seulement avant le vêlage. C'est le moment oû commence le nouveau flux du sang au pis, qui ne doit pas être entravé violement. Si l'on ne parvient pas à tarir ces vaches avant, il vaut mieux ne pas les tarir du tout. J'ai souvent constaté, que les vaches qui ne tarissent que 2- 3 semaines avant le vêlage donnent ensuite peu de lait pendant toute leur période de lactation, au contraire de celles qui sont traites jusqu'au vêlage et que l'on continue alors de fourrager copieusement et richement.

continue alors de fourrager copieusement et richement. Les préparatifs du vêlage : La propreté la plus

Les préparatifs du vêlage :

La propreté la plus méticuleuse doit présider à toutes les interventions. Trop d'accoucheurs pèchent par négligence sous ce rapport. Il se peut qu'ils ne soient pas suffisamment renseignés sur l'importance de la propreté et qu'ils ne sachent pas qu'un accoucheur sale est un mauvais accoucheur, qui peut infecter les organes génitaux de l'animal, même si les suites de l'infection n'apparaissent que plus tard. Il peut facilement introduire des germes infectieux dans le vagin et dans la matrice, qui donneront naissance au bout de quelque temps à des inflamations (vaginites et métrites) chroniques ou aiguës, à des écoulements, qui entraîneront le dépérissement, la stérilité, etc.

Aussi l'accoucheur doit-il avant chaque intervention se laver les mains et les bras, à l'eau chaude additionnée de bon savon.

Le vêlage normal :

Les premiers signes précurseurs du vêlage apparaissent environ 8 jours avant le terme de la

Les premiers signes précurseurs du vêlage apparaissent environ 8 jours avant le terme de la gestation, le pis durcit, se gonfle peu à peu de lait, qui s'en écoule de lui-même chez bien des vaches bonnes laitières, faciles à traire. Le vagin se gonfle et sa muqueuse devient chaude, rouge et sensible. Il s'en écoule un liquide glaireux. Les ligaments du bassin se relâchent graduellement, puis les douleurs commencent, faibles d'abord, augmentant peu à peu.

De 2 - 6 heures avant la mise-bas, la vache est inquiète, se déplace, se couche à tout moment et se relève, se campe comme pour uriner et lâche à plusieurs reprises de petites quantités d'excréments solides. Ces phénomènes sont dûs aux changements qui prennent place dans la

matrice. Les enveloppes foetales (le délivre ou arrière-faix) se détachent peu à peu des parois internes de la matrice, cette dernière se contracte pour expulser le foetus. Ce sont les "douleurs"

L'expulsion du foetus résulte de contraction de l'utérus dans la direction du col, avec le concours des muscles abdominaux et du diaphragme.

Le col de la matrice qui était jusqu'ici fermé comme par un bouchon de mucosités épaisses, s'ouvre graduellement et secrète un liquide lubrifiant. Dès que la mise-bas est suffisamment préparée et que le col de la matrice est ouvert, la poche des eaux apparaît. De couleur bleuâtre, elle a pour but d'élargir le passage. Il n'est pas opportun d'ouvrir la poche des eaux, tant que la mise-bas progresse normalement et que l'on n'a pas de raison de suspecter une présentation anormale du foetus. Dès que la tension est suffisante, la poche crève d'elle-même. Le foetus est encore entouré d'une enveloppe muqueuse de couleur jaune-verdâtre destinée à lubrifier les voies génitales et à faciliter le glissement. Il la déchire la plupart de temps avec les pieds pendant le travail d'expulsion.

La fig. 125 illustre la présentation normale du foetus porté à terme et les organes environnants.

Il faut tout d'abord ne pas intervenir prématurément, car la nature s'aidant elle-même et élargissant le passage, on peut éviter du travail inutile et souvent même de sérieux dégâts. La nature a merveilleusement prévu les changements nécessaires des voies génitales pour assurer le passage du foetus. Un flux de sang intense a amolli, distendu et lubrifié le col de la matrice, le vagin, les lèvres de la vulve, les ligaments et les articulations du bassin. Il en résulte qu'il est toujours dangereux d'intervenir prématurément. Si l'on tire trop tôt sur les pieds du foetus, il s'effraie et tressaille et peut renverser la tête de côté. Ainsi repliée, la tête s'accote contre le bassin et se tord toujours plus d'un côté ou de l'autre, à mesure que le vêlage progresse.

On ne commencera l'intervention que lorsque les pieds antérieurs seront sortis de la vulve, donc visibles. L'opérateur doit observer les préparatifs du vêlage sans que la vache s'en aperçoive, et ne se rendre doucement vers elle que lorsque le moment d'intervenir est arrivé. Il faut éviter de l'effrayer pour ne pas la distraire de son travail d'expulsion, qui en serait entravé.

Tout d'abord, l'opérateur doit se rendre compte si la présentation du foetus est normale ou pas. Il introduit la main bien lavée, savonnée et graissée dans le vagin, en la glissant le long des pattes de devant du foetus. Si la présentation est normale, il atteint immédiatement la tête du foetus (voir fig. 126).

Dans les vêlage faciles, il suffit à l'accoucheur de saisir les pieds antérieurs du foetus et de tirer dessus à l'unisson des efforts d'expulsion que fait la mère. Au bout de quelques minutes, le veau est au monde. L'opérateur expérimenté peut juger de suite de la grosseur du foetus à celles des pattes et de la tête. Si cela est nécessaire, il attachera chaque jambe du foetus séparément, au niveau du pâturon et tirera sur les cordes, dans la direction du pis, puis un peu plus droit aussitôt que la tête et les épaules seront sorties. Le plus difficile de la besogne est fait quand l'avant-main du veau est sortie du vagin, car c'est cette partie du corps qui est la plus large.

Le cordon ombilical, par lequel le foetus reçoit de la mère le sang et la nourriture nécessaires, se rompt ordinairement de lui-même. Sinon on le coupera à 15 cm environ du ventre, avec un couteau bien tranchant. On ne négligera jamais de badigeonner le cordon et le nombril avec une solution désinfectante. Le jeune veau est recouvert d'une mucosité visqueuse, aussi dans bien des endroits, le présente-t-on à la mère qui s'est relevée immédiatement après l'avoir expulsé, afin qu'elle le lèche et qu'il se sèche plus vite. Cette mesure protège aussi le veau contre un refroidissement possible. De plus elle constitue un certain massage qui vivifie le jeune être. Si on ne laisse pas lécher la mère, on le frottera avec des torchons de paille.

Après le vêlage, on donnera à la mère un breuvage tiède avec du son et tant qu'elle allaite ou tout au moins pendant les 15 premiers jours, on ne lui présentera que des fourrages de bonne qualité, en quantités modérées.

des fourrages de bonne qualité, en quantités modérées. Fausse position de la tête Position anormale des
des fourrages de bonne qualité, en quantités modérées. Fausse position de la tête Position anormale des

Fausse position de la tête

en quantités modérées. Fausse position de la tête Position anormale des membres antérieurs La position

Position anormale des membres antérieurs La position dorsale normale ou renversée Le col de la matrice est convulsivement fermé

renversée Le col de la matrice est convulsivement fermé Présentations du train postérieur Les présentations
renversée Le col de la matrice est convulsivement fermé Présentations du train postérieur Les présentations

Présentations du train postérieurrenversée Le col de la matrice est convulsivement fermé Les présentations traversales Présentations postérieures

Les présentations traversalesconvulsivement fermé Présentations du train postérieur Présentations postérieures anormales Voici la marche à

Présentations postérieures anormales anormales

traversales Présentations postérieures anormales Voici la marche à suivre dans tout les cas de redressement

Voici la

marche à suivre dans tout les cas de redressement d'une fausse présentation du foetus :

Observer tout d'abord la plus scrupuleuse propreté en tout. Ne pas oublier aussi de désinfecter minutieusement les cordes que l'on devra éventuellement introduire dans les voies génitales de la vaches pour corriger la position du foetus en le tirant par la tête ou par les pieds.

On examinera la présentation du foetus dès que les eaux se seront écoulées, et non pas seulement quand la vache sera épuisée par les efforts d'expulsion.

On travaillera prudemment, mais systématiquement et rapidement, tant que les voies génitales seront lubrifiées et avant qu'elles n'enflent. Mais on ne doit non plus perdre de temps, parce que le foetus est exposé à étouffer et à venir au monde mort, s'il se produit des pincements du cordon ombilical ou d'autres complications.

Une fausse présentation est beaucoup plus facile à redresser tant que le foetus est encore dans la cavité abdominale, car la place manque quand il s'est engagé dans le bassin. Il vaut mieux ne pas devoir repousser le foetus, parce que c'est fatigant pour l'opérateur et douloureux pour la mère et qu'on ne peut pas toujours prévenir les blessures.

Il ne faut jamais oublier d'attacher la corde à noeuds coulants aux parties exposées du foetus

avant de le repousser en arrière. En ce faisant, il faudra veiller à ne pas attacher en même

temps des parties du délivre, parce qu'au début du vêlage, les cotylédons des enveloppes foetales ne sont pas encore complètement détachés de la paroi de la matrice et il peut en résulter de sérieuses blessures de cette manière.

Comme le redressement de position fausses est plus facile quand la vache est debout, on la fera se lever si elle est couchée, dès que l'on se rendra compte de la nécessité du redressement. Il ne faudra repousser le foetus que pendant les intervalles des douleurs et s'il est déjà engagé assez avant dans le bassin, on placera la vache de telle sorte qu'elle ait l'arrière-train plus élevé que le devant.

Lorsque le foetus aura été ramené à sa position normale, s'il est relativement gros et si la vache

a

le bassin étroit, on recherchera à coucher cette dernière.

Il

ne faut jamais tirer sur le foetus par à-coups, mais uniformément, et le retenir fermement et

non pas le laisser reculer pendant les intervalles des efforts que la mère fait pour expulser.

L'accoucheur ne négligera jamais de repasser continuellement la paroi du vagin avec la main, pour effacer les plis qui se forment pendant l'expulsion du foetus, surtout lorsque celui-ci est gros et que l'on craint une rupture du périné.

On peut adoucir de trop fortes douleurs de la mère en lui donnant de l'alcool, sous forme de vin rouge 1-2 bouteilles. Si l'on veut au contraire augmenter les efforts expulsifs, on administrera environ 2 litres de bière chaude.

on administrera environ 2 litres de bière chaude. Fausse position de la tête : Si la

Fausse position de la tête :

Si la tête ne repose pas sur les pieds, il faut tout d'abord s'assurer que ces derniers sont bien ceux de devant, car il arrive souvent, dans les présentations de travers, qu'un pied antérieur et un pied postérieur apparaissent ensemble dans le vagin. C'est aussi le cas parfois quand il y a des jumeaux. L'anomalie n'est pas difficile à constater: les jambes de devant ont toutes deux le genou rond, tandis que l'expert reconnaîtra immédiatement, au toucher, les jarrets des jambes de derrière. Quand il est convaincu qu'il a affaire aux deux membres antérieurs, il les suit avec la main. Si la tête est renversée en arrière ou sur le côté, il buttera contre la poitrine du foetus. En tâtant prudemment, il la localisera (voir fig. 130 et 131)

contre la poitrine du foetus. En tâtant prudemment, il la localisera (voir fig. 130 et 131)
contre la poitrine du foetus. En tâtant prudemment, il la localisera (voir fig. 130 et 131)

Dès qu'il aura trouvé la tête du foetus, l'opérateur essayera de la saisir au maxillaire inférieur et de la ramener vers le vagin. Il est souvent nécessaire,dans ce cas, de refouler tout le foetus en arrière, ce qui peut facilement se faire en quelques minutes par une main expérimentée. Toutefois, si le foetus est gros et le bassin étroit, la chose est plus difficile. Il est alors nécessaire de passer la corde à noeud coulant à la tête ou seulement à la mâchoire inférieur (voir fig. 132 et 133)

à la mâchoire inférieur (voir fig. 132 et 133 ) L'avantage de l'emploi de la corde

L'avantage de l'emploi de la corde est qu'une fois fixée, un aide peut tirer dessus et que le bras de l'opérateur est ainsi libre pour refouler le foetus. Il ne faut tirer sur la corde que graduellement, sans à-coup et au commandement de l'accoucheur. Le redressement de la tête est plus difficile quand elle est repliée sous le ventre, entre les membres antérieurs (voir fig.

134)

le ventre, entre les membres antérieurs ( voir fig. 134 ) Dans ce cas-ci, l'opérateur, en

Dans ce cas-ci, l'opérateur, en allant à la recherche des membres antérieurs, ne se heurte pas à la poitrine, mais à la nuque du foetus. Il s'en apercevra immédiatement, cherchera la tête en bas, trouvera les oreilles et cherchera à saisir la mâchoire inférieur. Dans ce cas aussi, le foetus devra être refoulé en arrière dans la matrice pour gagner suffisamment de place, afin de ramener la tête dans le vagin.

dans la matrice pour gagner suffisamment de place, afin de ramener la tête dans le vagin.

Position anormale des membres antérieurs :

Il arrive souvent que la tête seule ou la tête et une jambe seulement apparaissent dans le vagin. L'accoucheur expérimenté en déduira immédiatement les mesures qu'il doit prendre. S'il s'agit de la tête avec une jambe (voir fig. 135),

s'agit de la tête avec une jambe (voir fig. 135 ), il explorera avec précaution du

il explorera avec précaution du côté de la tête où la jambe manque, suivra le long de la poitrine, atteindra le coude, puis le genou de la jambe restée en arrière, qu'il ramènera finalement dans le vagin en repoussant la tête. Il n'est pas nécessaire pour cela qu'il atteigne les onglons, car dans ce cas la jambe antérieure est repliée tout en arrière et l'opérateur n'a pas le bras assez long. Le coude et le genou étant pliable, on arrive toujours à ramener la jambe suffisamment en avant pour saisir ensuite les onglons sans trop de peine. Il est alors nécessaire de refouler le foetus dans la matrice pour ramener la jambe en bonne position. Si le foetus est trop lourd et que le redressement soit difficile, on lui passera le noeud coulant à la mâchoire inférieure avant de le refouler dans l'utérus, de façon à ce que la tête ne se renverse au moins pas sur le côté. Un aide tiendra la corde dans ce but.

Il arrive souvent aussi que les deux pieds antérieurs restent dans la matrice (voirfig.136).

arrive souvent aussi que les deux pieds antérieurs restent dans la matrice ( voirfig.136 ). 20
Si le foetus est à genoux comme l' illustre la fig. 137 , on cherchera

Si le foetus est à genoux comme l'illustre la fig. 137, on cherchera à lui ramener chacun des pieds l'un après l'autre dans le vagin, en le refoulant dans l'utérus.

Mais le redressement de cette position n'est pas toujours aussi facile qu'il le semble. La conformation du foetus et des voies génitales joue toujours un rôle important. Il est nécessaire, dans les cas difficiles, de relever l'avant-bras du foetus jusqu'à l'oreille (voir fig. 137). La plus grande prudence s'impose en pliant le membre dans le vagin. Il ne faut pas négliger de tenir la plante des onglons dans le creux de la main, afin que l'onglon ne blesse pas la paroi de la matrice, si le pied échappe à l'opérateur, du fait d'une nouvelle poussée de la mère, par exemple. Il est recommandable de passer les noeuds coulants aux pieds avant de les replier en arrière.

Si les membres antérieurs sont retenus sous le ventre, l'opérateur cherchera à les saisir l'un après l'autre au coude et à leur plier les genoux d'abord (voir fig. 138).

et à leur plier les genoux d'abord ( voir fig. 138 ). Le redressement est analogue

Le redressement est analogue à celui que nécessite la position agenouillée et on y procèdera comme on l'a indiqué plus haut.

La position dorsale normale ou renversée :

Ce n'est pas là un cas compliqué pour l'accoucheur expérimenté, qui réussira souvent à tourner le foetus sur le côté sans qu'il soit nécessaire de lui attacher les pattes dans le vagin. Cependant, si le foetus est lourd, l'opérateur lui passera les noeuds coulants et fera tirer dessus lentement, tout en le tournant et en le dirigeant en même temps avec la main droite. De cette façon, tout en avançant dans le vagin, le foetus tournera sur son axe longitudinal et arrivera au monde en position normale (voir. fig. 139).

arrivera au monde en position normale ( voir. fig. 139 ). Les présentations traversales: Ces présentations

Les présentations traversales:

Ces présentations comptent aussi parmi les plus difficiles à redresser. Elles ne peuvent être corrigées que par un accoucheur habile et expérimenté, surtout si le foetus est gros. On constate alors que c'est le dos ou les 4 membres qui se présentent à l'entrée du vagin. Ce dernier cas (voir fig. 140) est beaucoup plus facile à redresser que le premier, parce que l'opérateur peut tout de suite saisir un membre et le retenir.

le premier, parce que l'opérateur peut tout de suite saisir un membre et le retenir. 22

Il s'agit d'explorer minutieusement et prudemment, de façon à distinguer certainement les pattes de devant de celle de derrière, pour attacher les deux de la même paire. La distinction n'est pas difficile pour un expert, car les jambes antérieures sont rondes et les postérieures ont les jarrets que l'on reconnaît au toucher. On attachera alors la paire de jambes qui se trouve le plus près du vagin, mais si possible toujours celle de devant. Puis un aide tirera lentement et avec précaution sur la corde. En même temps, l'opérateur repoussera dans la matrice l'autre paire de jambes qui n'est pas attachée, aussi bien qu'il le pourra, afin que le foetus assume la position normale. Les membres antérieurs une fois attachés, il doit veiller à ce que la tête n'accote pas au bassin et ne se renverse pas, mais qu'elle entre dans le vagin avec les pattes.

En cas de présentation traversale par le dos, l'accoucheur procèdera à peu près comme nous venons de l'indiquer. Il cherchera tout d'abord à rapprocher la tête et les membres antérieurs du vagin en exerçant une pression en tournant, sur le dos du foetus (voir fig. 141).

en tournant, sur le dos du foetus ( voir fig. 141 ). Ensuite, il essaiera d'atteindre

Ensuite, il essaiera d'atteindre la mâchoire inférieure et de la tourner vers le vagin, en même temps qu'il saisira les pattes de devant. Si le foetus n'est pas trop lourd, il sera mis au monde en peu de temps. Si par contre il est gros et le bassin de la mère étroit, la mise-bas sera laborieuse et l'accoucheur devra s'assurer le concours de plusieurs aides. Le redressement de cette position nécessite une main légère, exercée et sûr. L'opérateur doit avoir beaucoup de tact, de calme, de jugement et d'expérience.

L'opérateur doit avoir beaucoup de tact, de calme, de jugement et d'expérience. 23 sur 30 04/04/2013
Les jumeaux ne sont généralement pas difficiles à mettre au monde, parce qu'ils ne sont

Les jumeaux ne sont généralement pas difficiles à mettre au monde, parce qu'ils ne sont pas gras (fig. 142). Pour la même raison, il est assez facile à une main qui a du tact et qui est exercée, de redresser de fausses positions. Il arrive parfois que les pattes de devant ou de derrière des deux jumeaux pénètrent en même temps dans le vagin. Il faut alors faire une inspection minutieuse et veiller à ne pas attacher en même temps une patte de chacun d'eux, car on ne les sortirait vivants ni l'un ni l'autre.

car on ne les sortirait vivants ni l'un ni l'autre. Présentations du train postérieur : Ces

Présentations du train postérieur :

Ces présentations nécessitent toujours une intervention parce qu'elles mettent la vie du foetus en danger, du fait que le cordon ombilical est comprimé dans le vagin et que l' échange du sang avec la mère est entravé. Il arrive pas fréquemment que les veaux sont morts-nés lorsqu'on abandonne la vache à elle-même, la nuit plus particulièrement. Le foetus peut très facilement rester coincé dans le bassin de la mère par le bassin ou par les épaules. Alors il étouffe si aucune aide n' arrivera son secours. Tous les vêlages où le foetus se présente par le train postérieur sont plus laborieux que ceux où la position est normale. Il n'est pas rare alors d'avoir besoin de plusieurs aides pour l' extraire du vagin. Lorsque le bassin du foetus se coince dans celui de la mère, on cherchera à l'en dégager en le tirant longtemps de biais par une seule jambe seulement. Quand une partie du bassin sera ainsi libérée, on tirera sur l'autre jambe seulement et enfin sur les deux ensemble quand tout le bassin aura passé (voir fig. 143).

ensemble quand tout le bassin aura passé ( voir fig. 143 ). Les vêlages avec présentation

Les vêlages avec présentation postérieure sont toujours plus laborieux que ceux avec

présentation antérieure, parce que l'arrière-train ne peut pas aussi facilement élargir le passage que la tête qui est conique et que de plus, le manteau est à rebrousse-poils et oppose de la résistance au glissement, surtout si les voies génitales ne sont plus suffisamment lubrifiées. Si l'opérateur n'a pas suffisamment d' aide, il peut y remédier par un moyen assez simple: on amène à l' étable une charrette que l'on renverse sur le côté, derrière la vache, de façon à ce que l' une des roues accote à la rigole et que l'autre soit tournée vers la vache. On s'assurer que la charrette est ancrée solidement, éventuellement on la chargera encore d'un poids pour empêcher de glisser ou de se renverser pendant l' opération.

Un des aides attache alors le bout de la corde à un rayon de la roue que l'on tourne avec précaution, de façon à ce que la corde s' enroule autour du moyeu. Deux aides en remplaceront ainsi au moins six. Il ne faut recourir à cette méthode que dans les cas extrêmes et avec infiniment de précaution, car la force ainsi exercée est toujours brutale et ne peut pas être parfaitement contrôlée du fait du jeu des leviers.

être parfaitement contrôlée du fait du jeu des leviers. Présentations postérieures anormales : L'accoucheur

Présentations postérieures anormales :

L'accoucheur cherche à saisir le jarret en suivant avec la main le long de la cuisse du foetus, en descendant ou en montant, suivant que ce dernier est couché sur le ventre ou sur le dos. Puis il attache les deux membre postérieurs, chacun séparément. La fig. 144 illustre un cas de présentation postérieure, le dos en haut et une jambe restée en arrière.

Les redressements de présentations postérieures anormales sont toujours très difficiles, notamment lorsque les deux jambes de derrière sont repliées sous le ventre, comme l' indiquent les fig. 145 et 146. Il est difficile d' amener les pieds dans le vagin, parce que les longues cuisses accotent au bassin de la mère et cela d'autant plus que ce bassin est étroit. Souvent le bras de l'opérateur n'est pas assez long pour refouler le foetus suffisamment dans la matrice ou pour l'y maintenir quand la mère recommence ses efforts d'expulsion, qui sont souvent extrêmement violents. L'opérateur fatigue rapidement du bras et pourtant il faut éviter toute perte de temps, qui ne fait qu 'aggraver la situation. On se sert alors d'un repoussoir quand on ne peut pas étendre les membres postérieurs du foetus, faute de pouvoir refouler suffisamment dans l'utérus ou de l'y maintenir.

foetus, faute de pouvoir refouler suffisamment dans l'utérus ou de l'y maintenir. 25 sur 30 04/04/2013
Le col de la matrice est convulsivement fermé : Il arrive parfois que, même s'il

Le col de la matrice est convulsivement fermé :

Il arrive parfois que, même s'il n'y a pas torsion de la matrice, le vêlage n' avance pas. La vache est inquiète, se couche et se relève sans cesse et l'expulsion ne progresse pas. L'exploration du vagin révèle que le col de l'utérus est complètement fermé, au point de n'y pas seulement pouvoir introduire le doigt. Cependant, dans la plupart des cas, il s'ouvre de lui-même, peu à peu. Aussi ne faut-il pas être trop pressé d'intervenir artificielement, même si cet état dure 1-2 jours. On inspectera la vache toutes les 2-4 heures pour voir si le col a commencé de s' entrouvrir. S'il ne s'ouvre pas de lui-même, on fera une irrigation de la matrice avec une décoction de graine de lin. L' introduction d' oignons finement hâchés dans le col doit aussi être efficace, mais il faut user de beaucoup de prudence.

L'accoucheur essayera tout d'abord d' introduire un doigt dans le col et d' agrandir l' ouverture en tournant ce doigt avec précaution. Il réussira certainement et pourra introduire deux doigts puis trois, et enfin toute la main. Cette manoeuvre exige de la patience et peut durer plusieurs heures dans les cas difficiles. Dès que le col de la matrice sera complètement ouvert, le vêlage procèdera tout à fait normalement, si la position du foetus est naturelle. Pour toutes les

interventions au vêlage, il est absolument indispensable d' observer la plus minutieuse propreté; l'opérateur doit avoir les mains et les bras bien savonnés et bien graissés et les ongles coupés courts.

Soudure du col de la matrice :

Quand l'accoucheur constatera que le col de la matrice est soudé, il appellera immédiatement un vétérinaire, qui procèdera à l' opération chirurgicale nécessaire. Ni la mère ni le veau n'en souffriront notablement, même si le vétérinaire n' arrive qu'au bout d'un ou deux jours.

Torsion de l'utérus :

Cette anomalie difficile à corriger est heureusement plutôt rare. La cause en est due à des stalles trop étroites, qui obligent les vaches à rester longtemps sur les genoux en se levant. Elle peut aussi être due à des mouvements violents du foetus et chez les vaches au pâturage, à des sauts par dessus des fossés ou des obstacles quelconques, quand elles sont poursuivies par d'autres vaches ou pourchassées par des chiens ou quand elles se battent.

Signes :

Les douleurs de l'expulsion sont relativement faibles et les lèvres de la vulve, qui enflent au moment du vêlage, se plissent irrégulièrement. Elles paraissent tirées en dedans à leur commissure, à la suite de la torsion intérieure des ligaments suspenseurs de la matrice.

L'exploration doit se faire aussitôt que l'on a constaté les signes extérieurs d'une torsion de l'utérus. On sent d'abord, en passant dans le vagin, que les ligaments de la matrice sont très tendus en-dessus du col et forment une espèce de toit, avec comme faîte, un cordon tordu en spirale à droite ou à gauche (voir fig. 150). Le vagin semble rétréci du fait des ligaments de la matrice qui l' étranglent, étant repliés. L'expulsion du foetus est entravée et nécessite absolument l'intervention. Le redressement sera plus ou moins difficile, suivant que la matrice sera tordue de 1/4, 1/2, 3/4 ou d'un tour entier sur son axe longitudinal.

1/2, 3/4 ou d'un tour entier sur son axe longitudinal. Il est facile de constater la

Il est facile de constater la direction et l' étendue de la tortion en procédant de la manière

suivante: On tord un essuie-mains dans sa longueur, dans la même direction que le cordon tordu que l'on a senti à l'intérieur du vagin. Le redressement de la torsion doit se faire exactement dans la direction dans laquelle l'essuie-main se détord. De cette façon, il n'est pas difficile de déterminer avec certitude la direction dans laquelle le redressement doit s' opérer.

Il est recommandable de faire le redressement avec la vache debout, l'arrière-train considérablement plus élevé que le devant. Généralement, la poche des eaux n'a pas encore crevé et on veillera à ne pas la blesser en faisant le redressement. On saisira vigoureusement le foetus à la tête, de préférence à la mâchoire inférieure, ou en lui enfonçant les doigts dans les orbites, ce qui l' effraiera et le fera sursauter. L'opérateur doit prendre avantage de ces mouvements pour imprimer un mouvement de balancier à la matrice, plus fort dans la direction du redressement. Si l'on n' arrive pas de cette façon à ramener la matrice à sa position normale, on ouvrira la poche des eaux et on saisira directement le foetus. On le poussera le plus possible contre l' une des parois de l'utérus, enfin d' intensifier le mouvement de balancier qu'on lui a imprimé. Si ce mouvement a suffisamment d' ampleur, on arrivera par ce simple moyen à rétablir la position normale de l'utérus.

moyen à rétablir la position normale de l'utérus. Indigestion gazeuse : (météorisation, gonflement) Causes.

Indigestion gazeuse : (météorisation, gonflement)

Causes. La météorisation est causée par l' ingestion trop gloutonne, notamment d' aliments qui sont en voie de fermentation ou qui dégagent des gaz dans l'estomac, comme le jeune trèfle, l' herbe chauffée ou trop mûre laissée en tas, les choux fourragers jeunes et les feuilles de betteraves, les tiges de pommes de terre, les fourrages gelés, etc. Plus l'animal est affamé, plus il mange avidement et plus il est sujet au gonflement. Il est particulièrement dangereux de faire pâturer des champs de trèfle quand le temps est lourd et orageux.

Cours de la maladie. La panse (premier estomac) se gonfle, le creux du flanc se tend et se bombe même, dans les cas sérieux. Si on le frappe avec le poing, il rend un son de tambour. L'animal est inquiet, ne tient pas en place, écarte les pieds ou les ramasse sous lui. La respiration devient de plus en plus pénible et l'animal est en réel danger de mort par asphyxie quand le creux du flanc est tendu au niveau de la colonne vertébrale ou même lorsque son bombement la dépasse.

Prévention. Les fourrages qui provoquent la météorisation ne doivent pas être donnés en fortes quantités. Le bétail ne doit avoir accès aux pâturages de trèfle que lorsqu' ils sont secs, après la pluie ou la rosée. avant de recevoir des fourrages dangereux, les animaux doivent avoir mangé une ration de bon foin ou de paille, ou il faut alors mélanger préalablement ce fourrage sec avec le vert.

Traitement. Parmi les bons remèdes domestiques qui manquent rarement leur effet, figurent l' huile à salade et l' huile de lin, administrées à temps; puis un mélange de 200 grammes d'eau de vie ou d' alcool de genièvre dans environ 2 litres d'eau. Ces remèdes doivent cependant être administrés avec la plus grande prudence afin qu'il n'en coule pas dans la trachée-artère. Il faut aussi masser vigoureusement l'estomac et placer l'animal avec le devant plus élevé que l'arrière-train, afin que la masse alimentaire contenue dans la panse se tasse en arrière. Si le gonflement augmente encore ou s'il est si rapide que l'on n' ait pas le temps de donner des remèdes météoriguges, on recourt à la sonde oesophagienne. Il faut l' introduire prudemment dans le canal digestif, après l'avoir graissée au préalable avec de l' huile. Il faut toujours veiller à ce que l'animal soit plus élevé devant que derrière, faute de quoi la tête de la sonde s' enlise dans la masse alimentaire et les gaz ne peuvent pas s' échapper (voir fig 189 et 190). On arrive ainsi dans bien des cas à sauver l'animal. Les gaz s' échappent par la sonde avec un sifflement plus ou moins fort, suivant le degré de la météorisation et le corps gonflé reprend son volume normal.

Il arrive souvent aussi que l'emploi de la sonde ne donne aucun résultat et que
Il arrive souvent aussi que l'emploi de la sonde ne donne aucun résultat et que

Il arrive souvent aussi que l'emploi de la sonde ne donne aucun résultat et que l'on doive recourir à la ponction de la panse, à l' aide d'un trocart à canule. En cas d' urgence, on peut aussi se servir d'un couteau ordinaire à petite lame bien acérée. Après l'avoir enfoncé dans le flanc, on le tourne légèrement dans la plaie, afin de faciliter l' échappement des gaz. Bien que les ruminants ne soient généralement pas très sensibles à des opérations de ce genre, il arrive souvent qu'au bout de quelques jours ils développent une péritonite purulente qui nécessite leur abattage. Aussi devrait-il y avoir un trocart dans chaque ferme, ou au moins deux avec plusieurs canules de rechange là oû le troupeau est nombreux et plus particulièrement oû il est souvent au pâturage. La ponction de la panse s' opère comme suit : L'opérateur se place au côté gauche de l'animal, à peu près à la hauteur du thorax, le visage tourné vers l'arrière. Il enfonce le trocart à l' endroit du flanc le plus bombé, qui se trouve presque toujours au centre du creux du flanc. Le trocart est enfoncé d' en coup vigoureux et sec, asséné avec le plat de la main, dans la direction du bas, de telle sorte que si l'on se figure la ligne du trocart prolongée à travers le corps, elle ressortirait à peu près au genou droit (voir fig. 193).

La ponction faite, on retient la canule par sa rondelle et on retire la lame
La ponction faite, on retient la canule par sa rondelle et on retire la lame

La ponction faite, on retient la canule par sa rondelle et on retire la lame du trocart; les gaz s' échappent alors de la canule en sifflant (voir fig 194). Si la canule s' obstrue de particule du contenu de la panse, on y réintroduit la lame, aussi souvent que cela est nécessaire, jusqu'à ce que tous les gaz se soient échappés. Par prudence, on laissera la canule en place pendant quelques temps encore, jusqu'à ce que tout danger de gonflement subséquent semble écarté.

temps encore, jusqu'à ce que tout danger de gonflement subséquent semble écarté. 30 sur 30 04/04/2013