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Shamanism, Past and Present by Miháli Hoppál; O. von Sadovsky Review by: Roberte N. Hamayon L'Homme, 34e Année, No. 130 (AVRIL-JUIN 1994), pp. 170-174 Published by: EHESS

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Comptes rendus

qu'ontd'anthropologique certainesd'entreelles (telle,parexemple, celle de A. Young

quej'auraisplutôt vu figurer dansunehistoirede la

quelle(s) anthropologie(s) il

Nombred'articles partent d'idées stimulantesmais s'achèventsurdes considérations

globalisantes un peugênantes,peut-êtreparceque

mentdansle cadred'un

uneassise

théorique,parfois d'une grandeabstraction, à unedémarche anthropologique

qui souhaiteraitdébouchersurune

médecine)et,plusgénéralement, de

s'agit : phénoménologique ? cogniti viste? clinique ?

nécessairementénoncées troprapide-

néanmoinssaluercettetentativede donner

colloque. On peut

application médicale.

Marc-ÉricGruénais ORSTOM, Paris

MinaliHoppál & O. von Sadovsky, eds.,Shamanism, Past and Present.

EthnographicInstitute,Academy of Sciences - Los Angeles,Fullerton, International

Society forTrans-Oceanic Research, 1989 (« IstorBooks» 1 &

Budapest,

2).

Ce sontlà les actesde la sectionconsacréeau chamanismelorsdu Congrès inter-

nationaldes sciences

(cependant, certainsdes textes publiés n'avaient pu être présentés à Zagreb, etcertaines

des communications présentées n'ont

peutque

de ce

s'intéresseau cha-

manismedoitêtre particulièrement reconnaissantà MihályHoppálpour

talent d'organisateur etd'éditeur.En

ria (Budapest, Akademiai Kiádo), laisséeinachevéeà sa mort par Vilmos

avait déjà publié unrecueilassociantdes spécialistes des pays occidentauxet des pays

de l'Est (Glaubenswelt undFolkloreder

traduction anglaise chez Mouton,1968). En 1982, il organisait à Sarospatak, en Hon-

grie, un colloquequi

Herodot,1984, 2 vol., « Forum5 »). On ne pourraqu'apprécier l'extensionde la cou-

verture géographiqueque

articlessurle chamanisme d'Amérique centraleet du Sud

genista latino-americanade

de Zagrebmarque unedateà d'autrestitresaussi: commele

son

représentants de sociétésoù le chamanismeest

Chine,Corée

ShamanicStudies (qui a

congrès à des

dans

anthropologiques et ethnologiques tenuà Zagreb

pu

être

en

juillet

1988

intégrées dans cette publication). On ne

féliciterles éditeursd'avoirfait paraître ces actesenun temps record (le retard

son

auteur).Quiconque

son inlassable

reprenait l'éditionde ShamanisminSibe-

Diószegiqui

en

compte rendun'étant imputablequ'à

1978, il

sibirischen Völker,Budapest,1963,paru

comprennepas

publiés dansla

a donnélieuà la publication de ShamanisminEurasia

constituele

présentrecueil, bien qu'il

ne

(Göttingen,

les

Revistaindi-

Budapest sous la responsabilité de L. Boglár. Le Congrès

souligne M. Hoppál

la parole estdonnéedansun

toujours une pratique vivante (Sibérie, été instituéel'International Society for

introduction, c'est la première fois que

);

Toutesces

et c'est à cetteoccasion qu'a

organisé son premiercongrès à Séoul en juillet1991).

raisons,jointes à l'intérêt intrinsèque de ces deux volumes, font qu'on se

contenterade l'indextel

les matières, les termes indigènes etles auteurs cités). De même, on se borneraà

tersans

gré tout plus

les lignessautées, les mots doublés, les verbes oubliés, commes'il n'y avait pas eu de

lecturedes épreuves; à êtrevoulue rapide, l'éditionn'a-t-elle pas étébâclée? Et n'a-

qu'il est (mais c'est peu : dix pages etdemie pour les auteurs,

regret-

tropergoterl'anglaisapproximatif de maintescommunications (il nousestmal-

accessible que les langues natalesdes auteurs !). On

regretteradavantage

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t-elle pas étéaussi trop chichement conçue

de l'ensemble? Les

et, du faitd'un

- surtout compte tenudu

prix, très élevé,

pagescomptent 55

lignes de caractèresserrésd'unelecturedifficile

détachentdès la troisièmeouverture.

encollagedéfaillant, se

point, non plus

Mais il estun

de formemaisde contenu, où le regret devientunecri-

tique

y

: unebonnedemi-douzainedes articles publiés dansces deuxvolumesn'ontrienà

faire ; c'est le cas notammentde ceux qui terminentle second. Quelques mots pour

présentcompte renduet

les dénoncer pour commerced'exo-

Chavers (II : 363-371)

il

justifier de les excluredu

tismeà bonmarchéetde mauvaisaloi. Tel estsurtoutle cas de

de plus honnêtes

parti-

cipe.Certes, le chamanismecommercial qui faitrecettesurla côteouestdes États-Unis

et danscertainsmilieux marginaux américainset

d'étude, caron ne saurait produire unethéoriedu chamanisme qui ne rende pas compte

de sa

apparences, Horwitz (II : 373-376) milite pourl'entreprise de Harner, à laquelle

qui

déverseunflotde paroles délirantes,prétentieuses et ineptes. Sous

propension à donnerlieu

à ce

européenspeut

type

de dériveainsi

et doitêtreun objet

qu'à l'expression des sub-

jectivités des observateursetcommentateurs.Mais on ne sauraitnon plus offrirunetri-

buneaux

nisme, sinontôtou tardles scientifiques déserterontces

raisonsvoisines, resterontà l'écartde ce compte rendules articlesde F. D. Goodman

(II

confiance pourqu'à l'aveniril opère une sélection, et souhaitonsdes étudesvéritable-

ment scientifiques surces pratiques. Peut-êtreaussi conviendrait-il que les

tage

du siècle, a marqué les travauxoccidentauxsurle chamanisme, etfassentun usageplus

critique de

transeetd'extase,qui supposent entreconduiterituelleetétat psychique unlien

pourtant, n'a

des

certainessaisonset sansliennécessaireavec une maladie).

Nuldoute qu'ils ontleur part de responsabilité dansl'existencedetentativesà

neuro-physiologiquespour mesurerl'état chamanique d'extaseou l'induire - tentatives

dontonse demandeà

aussi que la

possibles ces détournements.Si, dansle débatsurla nature,psychologique ou symbo-

lique,

l'expériencepersonnelle etle

nique.

nersa portée de l'échellede la cultureetde la sociétéà celle de l'individu.

praticiens en faisant l'amalgame

entreces thérapies de groupe et le chama-

colloques

etrecueils.Pourdes

: 377-379) et de B. Sommarström (1 : 125-144). Disons à M. Hoppál toutenotre

consciencede la

anthropologues eux-mêmes prennent davan-

déformation psychologisante etmédicalisante qui,depuis le début

touteune sériede termes qui entretiennentla confusion (comme ceux de

démontré, ou celuide cure qui est appliqué, à propos de

rites n'ayant lieu qu'en

que rien,

maintes sociétés, à

prétentions

qui elless'adressent, sice n'est,justement, à

des adeptes. Nuldoute

référence omniprésente aux vuesd'Eliade entretient l'ambiguïtéqui a rendu

duchamanisme, Eliadeavaitbien

replacé le phénomène dansla sphèrereligieuse,

définissaitcommeunetech-

il ensituaitle fondementdans

C'étaitlà rabattresa

dimension religieuse sursa dimension psychologique, rame-

articles présente un intérêtdocumentairecer-

d'Asie et

Heureusement, la grandemajorité des

tain,auquels'ajoutent souventdes apportsméthodologiques et théoriques. Ils sont grou-

pés selonle plan

actualité.Le premier volumes'ouvre par uneintroductionde M.

tourd'horizonetà

promouvoir l'étudedes objets. Plusieursarticlesontune

krantz (1 :

(notamment en languesgermaniques et Scandinaves), surla place

ontunevuerestreinte (le chama-

nismeestlié à certains types de sociétésbiendéfinisdans

vie) ou universelle (il estla sourcedetoutesles

pleinementdéveloppé

extensifdu terme, Hultkrantzestime que le chamanismen'est

que dans les cultures nordiques de chasse, mais se trouveà la base de nombreux

suivant: Histoire,Sibérie, Eurasie septentrionale, autres pays

unebrève présentation de chaquearticle,puis

article utile, richede référencesà de

qu'ils

Hoppálquiprocède à un

s'attache ajuste titreà

portéegénérale. CeluideÀ. Hult-

nombreuses disciplines

du chamanismedans

l'espace, le temps, le modede

43-52) est un

l'histoiredes religions. Il classeles auteursselon

religions). Favorable quant à luià un usage

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Comptes rendus

phénomènesreligieux rencontrésdansd'autres types de sociétés, telsle

royautésacrée,l'orphisme

religion est la créationdu chamane.On

définitiondu chamanismesur la

commeun « fonctionnairesocial» ; ne faut-il pas donnerla primeur au

secrètele personnage ? L'articlede E. sources anthropologiquesanglaises et

des

dans ses débatssur

dansla partqu'elle laisseà la psychologie,etc., et

symbolique articulantl'étudedes

tiqueplusque

prophétisme, la

sans pour autantaller jusqu'à dire, commeLa Barre,que la

fondersa

pourracependant lui reprocher de

personne du chamane, mêmes'il présente celui-ci

systèmequi

surtoutsurdes

Langdon(1

: 53-68),qui s'appuie

nord-américaines, entendmontrer que

religion, dans son choixdu holisme, opte finalement pour une perspective

l'histoire

chamanismereflètecelle de l'anthropologie occidentaleelle-même

approches du

l'opposition entre magie et

représentations et des rituels.C'est un exposé didac-

recherche personnelle.

sourcesanciennes parlantexplicitement ou

compilateurs de

voyageur(S. Sommier,1885), ce

le résultatd'une

Plusieursarticlesrésultentd'étudesde

non de chamanisme.C. CorradiMusi (1 : 69-73) relève, chez deux

toucheles Ostiakset les

les

etun

voyages(T. Salmon, 1738 ; F. de Lanoye,1868)

qui

(I : 74-90)

(depuis

tions) une intéressante remarque :

mystique mais noble,lithographie au xvnr siècle, à celle du superstitieux misérable

photographié au xxe.F. Oinas

convaincantde E. M. Thompsoncomparant les chamanesaux saintsfousdu Christde

la tradition populaire russe.J.Pentikäinen (1 : 97-102) noteles

présents dansle Kalevala.R. Grambo (1 : 103-1 13) commented'un

ménologique les changements de sexe rituelsliés à l'exercicede la

mythologie scandinavemédiévale.E. Kasten (I : 1 15-123)illustre, à

la nécessitéde la

la disparition du chamanismen'est

à l'influence chrétienne, mais aussi à son inefficacitéface à l'épidémie de peste du

xivesiècleet à la crise économique du xvir.Il seraitintéressantde confronterce

de vue à ceux selon

nisme, des sourcesde stimulationou de

sembledes données disparates surl'écureuil volant, raredansla naturecommedansle

symbolisme et insignifiant dans l'économie, et s'adonneà de fâcheuses extrapolations

surson

Vogouls(ou Ob-ougriens, Sibérie ouralienne). M. Hoppál

(I

photos d'archivesen

passantpar les descrip-

l'image du chamane passe du magiciensauvage et

: 91-96) discutede façonpeu

convaincantele livre peu

éléments chamaniques

point de vue phéno-

magie

dans la

partir ducas lapon,

tirede son inventaireexhaustifde l'iconographie du chamanismesibérien

gravures anciennes jusqu'aux

dimension diachroniquepourl'approchesymbolique. Pourcet auteur,

pas

due seulementà sa

dégénérescence interneet

point

lesquels, au contraire, les situationsde crise sont,pour le chama-

régénérescence. J.Janhunen (1 : 185-190) ras-

chamanismesibérien.

matériaux personnels de terrainou des ana-

souvenirs, noteset pho-

documents pré-

que

la

importance dansle

La

plupart des articles présentent des

A.

notammenten ce

qui

lyses de textes indigènes.Ainsi,

tographies d'une enquête menéedans le Kimberley en 1938-1939 -

cieux,

conception de l'âme qui

description luiestoccasionde mettreen lumièrela créativitédes exécutions observées,

ce qui l'amèneà conclure qu'il n'y a pas

Graceva (I : 145-153), à propos

l'usage, surtoutfunéraire semble-t-il, des masques

Yukaghirs. Z. P. Sokolova (1 : 155-164) propres matériauxsur le chamanismedes

d'enquêtes surd'autresthèmes - matériauxintéressantsen fortiori inutilisables, fauted'être analysés et replacés dansle

Von

pose quelquesrapprochementssémantiques séduisants.Voulantmontrer l'origine sibé-

Lommel (1 : 25-34) livreses

concernele rôle des danses et des chantsainsi

rappelle, l'auteurle souligne, les donnéessibériennes.Cette

de chamanesans création artistique. G. N.

masque nganasan,parle

de

de la découverted'un

énumèreles

chez les Samoyèdes du Nordet les

témoignages écrits puis

ses

recueillisà l'occasion maisinévaluableset a

Ougriens de F Ob,

soi,

contexte.L'articlede O. J.

objectifultime, mais pro-

Sadovsky(1

: 165-184) déconcerte par sa méthodeetson

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riennedu chamanismeindiende Californie centrale, il apparaît commeun travailde

comparatismephilologique mettanten lumièrel'existencede

relations sémantiques

internesentredes sériesde concepts, et la similaritéde ces relationset des sériesde

conceptsqu'elles

(1 : 191-197) décritles pratiques de protection de l'enfancedans l'Altaï, dontla trans-

missionse feraiten

forcede vie, au moyen notammentd'amulettes.G. Maskarinec (II :

deux

dhamiset les

doue, deux modesd'utilisationdu

causerou de réparer les maux L'analyse,

s'étendreà la

analysesociologique brèvemais

plusieurs

relientdansles langues californienneset ougriennes. S. N. Solomatina

ligne matrilinéaire ; elle souligne

ontété

la notionde « fixation» de la

203-217)compare

égalementqualifiés de chamanes, les

Il les meten rapport avec deux types d'influencehin-

langage,

deux modesd'exercicedes fonctionsde

assez bien amorcée, tourneen rondfautede

types de spécialistesreligieuxqui

jhãkhris du Népal.

conception des espritsimpliqués. R. Greve (II : 219-223) procède à une

pertinente du mythe des neufsœurs qui, dans

Népal,

le Bon tibétain, fondele chamanismedans ses

la sorcellerie: le mythe se litcommeune incitationfaiteà l'hommede

R. Mastro-

uneconstructionrituelle complexe où unethéâtralitécertainevien-

(Nanai ou Gold, ethnie toungouse de

elle explique commentle chamanetraitel'âmedumortlorsde la

les funérailleset au coursde

sociétés himalayennes influencées par

rapports avec

contrôlerles liens lignagers de la femmeetsa sexualité. Toujours au

mattei (II :

celle-ciest

draitse greffer surunecontrainteinterne, incertaine.

225-231)s'interroge surl'élément extatique dansla possession du jhãkhri;

pour lui

E.

Gaerest ethnographe de sa propre société

l'Amour)(II : 233-239);

grande commémoration qui a lieu

laquelle il règle les comptesque

versl'autre monde,puis,pour finir,chante, danseet

Kun (II : 241-251)

étudiées, des minoritésde la Chinedu sud-ouest qui ontvécu de chasseen

quelques années après

cetteâme peut encoreavoiravecles vivantsetla conduit

prophétise au profit de ceux-ci.Shi

pratiqueschamaniques,pour certainesnonencore

montagne

ou Lolo,

faitl'inventairedes

jusqu'à unedaterécenteetvivent aujourd'huid'agriculture etde commerce (Yi

de ces

Naxi,Miao, Drung,Zhuang);

tenue pour la

tiques(appel dela clémence climatique, dela

) geance ainsi que lesmodesd'action (chant, danse

) vision et l'ambivalencefonctionnellesont égalementprésentes ; l'auteurtermine par

une comparaison aveclewudela Chineancienne,qui s'écritavecle mêmecaractère que la

«

Mandchourie) avecl'œildumarxismeevolutionnisteetdéterministe ; la

enestentachée. Glanons-y toutefoisuneinformationintéressante: lorsdes commémora-

tions funèbres, le maîtredecérémonieannoncece

répète l'annonce jusqu'à avoirl'assentimentde tous.Les clichésmarxistessontmoins

embrassel'ensembledes ethniesde Mand-

chourie (Mandchous,Oroqen,Shibo,Evenk,Mongols,Dagur); l'auteur manquecepen- dant d'espritcritique,répétant desassertionscourantesmaisnon fondées, comme celle,par

exemple, selon laquelle lechamanismeestdécritendétaildansVHistoiresecrètedesMon-

gols ou que la majorité des chefsde

accuséschezWu Bing-an(II : 263-269)qui

pratiques,réparties entredivers spécialistes, celle

l'âmedesmorts ; lesautrestâchescaractéris-

prospérité etde la fécondité,divination, ven-

entrecoupée de bondsetde combats,

plusimportante estle renvoide

danse». Qui Pu (II : 253-261) abordele

chamanisme oroqen(minoritétoungouse de

description même

que

chacundes

participants a apporté et

tribus mongoles étaientchamanes.

Tae-gon Kim (II : 271-282), fortde

vingt-sept ans de travailde terrainen Corée,

que

l'accès à la

diversesclassifications: des formesde chamanisme, selon

propose

fonctionest charismatique ou héréditaire; des types de « dieux », selon qu'ils relèvent

de la nature (on se demandece

gine humaine (ancêtres et héros);

réel mais peu convaincant.En revanchela conclusion,plus spontanée, sonne juste :

le chamanismeest une religion de la nature, sans doctrine, cherchantdes solutions

que fontles « warrior gods » parmieux)

ou sontd'ori-

des types de ritesetde chants.L'effort didactique est

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Comptes rendus

concrètes pour obtenirle bonheur, la fortune, et éviterles maux ; il repose sur des

croyances utilitaires permettant de résoudreles

(par opposition aux efforts spirituels). L'articlede Chungmoo Choi (II : 283-295),

Corée, montrant qu'il est

part et

une

cas d'unchamane qui,enfant, normalle jour bien que peu sûrde soi, assumaitle soir, en

présence de sa famille, les symptômes convenusde la

par un esprit,malgré la réprobation de son père

nage

fonction.À des

t-il, dès qu'il est initié, unrenomde puissantvoyant et

aussitôtunénormerôle social,

accepté la folied'unde ses membres pour

créerun

cette« folie» n'est

fou gagne-

problèmespar

des offrandesmatérielles

excellent, démontele processus derecrutementdeschamanesen

le fruitd'unerencontreentreunmode d'interprétation

socialeetculturelled'une

aptitudepour le théâtreetla musique(performingarts)

crutà la réalitéde

d'autre part. L'auteur prend le

folie supposée dueà la possession

que

toutle voisi-

sonentréeen

etde ses frères, si bien

sa possession et accepta de participer au rituelde

a guéri sa

questions comme: qu'est-cequi

folieou commentle

pourquoi la sociétéluiconfie-t-elle

de même que le néophyte a joué la

l'auteur répondque,

possessionpour devenir chamane, la sociétéa

chamane,plusqu'elle

qu'une

n'a utilisécommechamanel'unde sesmembresfous ;

que

démarcationculturellement acceptée de l'effortcommunde

bien jouer » pour résoudreles problèmes des

créerun chamane, celui-cidevantsavoir«

membresde sa communautéetleur apporter la fortunematériellesouhaitée.

Quatre articlessontconsacrésaux Indiens

307-316),passe

en revueles

d'Amérique du Nord.Le premier, de écritsdes missionnairesmoravesdu

traitauxdifférencesentreles sexesdansl'exercice chamanique chez

J.Garth Taylor(II : 297-306),relève, dans les

xviir siècle, ce qui a

lesInuitduLabrador ; l'hommeserait plusactif, la femmesecantonnantà la divination.Le

second, de S. A. Mousalimas (II :

ethniesde l'Alaskainfluencées par le christianismerusseorthodoxe.Le

cerdirectementles

culièrementchezcetauteur: les

peut article, dûà N. etR.

niques dansl'artoratoire tlingitcontemporain. Les auteursmettentenlumièrela

citéentremoitiés pour la répartition deschantsetdes

groupespour leurtransmission.Là encore, la

grands-parents

reprise dudiscoursdes

tué par l'exécutiondecertains chants,qui réclameraitune analyse à

à

théoriques suscités par

Merkur, il écrit que touteconduiterituelleest symbolique etdoncnecoïncide pas avecce

qu'ellereprésente; aussiest-ilnaturel que

tique d'untroisièmesexe

maisla virilité y englobe la

féminité ; de même, le

notammentà la chasse), non

Par ailleurs, le chamanetranscendeaussi l'opposition humain/animal.

formes chamaniques des

partipris d'énon-

représentations au filde la description,toujoursgênant, l'est parti-

espritsexistent,imposent leurvolontéau

chamane qui ne

- toutedistanceest

abolie, toute analyse exclue.Le troisième

s'en débarrasser

Dauenhauer (II : 317-329), examinele traitementdes esprits chama-

au seindes

esprits, ainsi que

récipro-

les relationsentre

danger consti-

et petits-enfants

représentationsparaît naïf (notamment à propos du

331-341),

unautre niveau).Quant

l'articlede J.Oosten (II :

il abordeavecbonsensetfinessedivers problèmes

propos de la transe, étudiée par

probléma-

les étudesduchamanismeinuit.À

leschamanessimulentla transe.À la

développéepar Saladin d'Anglure, il préfère une positioninspi-

mâle,

réede Dumont: le sexede la fonction chamanique est

Aussi

inégauxque

complexechamanique eskimo exprime des valeursviriles (liées

par

exclusionmais parenglobement des valeursféminines.

soientces articles, voiciunerichemoisson qui donnede surcroît

une idée des tendancesactuellesdans l'étudedu chamanisme.On attendla suite: le

Congrès de Séoul

volume que M. Hoppáls'apprête à tirerdescontributions présentées au

en 1991, celui qui résulteradu prochaincongrèsqu'il organise en 1993 à Budapest

L'avancementdes connaissancessurle chamanismeluidoitvraiment beaucoup.

RoberteN.

Hamayon EPHE, Ve Section,Paris

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