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De notre envoyé spécial à Bochum
De notre envoyé spécial à Bochum
YahiaYahiaYahiaYahiaYahiaYahiaYahianousnousnousnousnousnousnousouvreouvreouvreouvreouvreouvreouvresonsonsonsonsonsonsoncœurcœurcœurcœurcœurcœurcœur
«Bouteflika m’a dit : ‘‘Sais-tu que ton
«Bouteflika m’a dit : ‘‘Sais-tu que ton
«Bouteflika m’a dit : ‘‘Sais-tu que ton
«Bouteflika m’a dit : ‘‘Sais-tu que ton
«Bouteflika m’a dit : ‘‘Sais-tu que ton
prénom est très lourd à porter ?’’»
prénom est très lourd à porter ?’’»
prénom est très lourd à porter ?’’»
prénom est très lourd à porter ?’’»
prénom est très lourd à porter ?’’»
MERCREDI
25
NOVEMBRE 2009
QUOTIDIEN NATIONAL SPORTIF N° 1041 PRIX 20 DA
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
«J’ai tiré avec
la rage de 36
la rage de 36
la rage de 36
la rage de 36
la rage de 36
la rage de 36
la rage de 36
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
millions d’Algériens»
«Je ne connais qu’un seul
«Je ne connais qu’un seul
«Je ne connais qu’un seul
«Je ne connais qu’un seul
«Je ne connais qu’un seul
Zidane et il est Algérien»
Zidane et il est Algérien»
Zidane et il est Algérien»
Zidane et il est Algérien»
Zidane et il est Algérien»
«J’ai refusé de serrer la main aux Egyptiens,
Exclusif
sauf à Aboutrika»
Halilodzic
De notre envoyé spécial à Sienne
«Ce que les Egyptiens
vous ont fait est
inadmissible !
La FIFA doit sévir»
Ghezzal
«Je peux écrire
des livres sur
ce qu’on a vécu
au Caire»
«J’ai déjà commencé à
superviser l’Algérie en
prévision des quarts
de finale de la CAN»
Vers le retour de Djebbour à Panionios
2 Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009 Coup d’œil Reportage De notre envoyé
2 Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009
Coup d’œil Reportage
De notre envoyé spécial à Bochum : Farid Aït Saâda
Retour triomphal de Yahia à Bochum
La foule de la place du
1 er -Mai lui a rappelé
«La Bataille d’Alger»
«Anthar, du bist ein held !»*
◗ Lorsque le bus défilant dans les
artères d’Alger avec les joueurs,
à leur retour de Khartoum, est
« Anthar, du bist ein held !»
Que de fois n’avons-nous
pas entendu cette phrase en
cette fin d’après-midi plu-
vieuse au café Zentral, situé
arrivé à la place du 1 er -Mai, où une
foule immense attendait son passage,
Anthar Yahia a été ému jusqu’aux
larmes. «En voyant tous ces hommes et
ses femmes, sur la chaussée et sur les bal-
cons, portant des drapeaux algériens, des
images précises me sont venues à l’esprit :
au cœur de Bochum et qui
constitue le coin préféré de Anthar Yahia
pour prendre un café ! Après l’épopée de
Khartoum, le défenseur algérien est ren-
tré vendredi soir à Bochum. Le lende-
main, il s’est déplacé avec son équipe à
Hambourg pour le match de dimanche et
était rentré tard après la rencontre. C’était
donc, lundi après-midi, la réapparition de
Yahia à son café préféré où le personnel
et les clients l’apprécient au plus haut
point. «C’est quoi le held-là dont ils t’affu-
blent ?», lui avons-nous demandé, trop
petits dans notre compréhension ap-
proximative de la langue de Goethe.
«Held veut dit héros en allemand. Ils me
disent que je suis un héros», nous ex-
plique-t-il non sans rougir un peu.
celles du film «La Bataille d’Alger». C’est
un film que j’ai vu et revu des dizaines
de fois. Vous ne pouvez pas savoir à quel
point cela m’a ému.»
Sergoua, Aniat,
Maâmar, les hommes
de l’ombre
◗ Yahia tient à ce que l’hommage
national rendu aux joueurs
touche aussi ceux qu’il appelle
«Yahia El Djazaïr !»
les hommes de l’ombre : les staffs médi-
cal et administratif. «Ils ont contribué
eux aussi à ce succès. Sans le concours
des kinés Sergoua, Aniat et Maâmar, Dr
Schubert, Dr Boughlali et le kiné alle-
mand Christan Eissing n’auraient pas
réussi à me remettre sur pied. De plus,
l’apport psychologique de Nabil, Che-
nouini, Sadi, Bachir et tous les autres a
été inestimable», a-t-il insisté.
*«Anthar, tu es un héros !»

C’est que c’est vrai : à Bochum, il suffit de dire qu’on est algérien pour qu’on nous lance «Yahia !» Encore un peu et nous leur aurions crié «Yahia El Djazaïr !», his- toire de nous réapproprier «notre» héros, mais nous avons vite découvert qu’ils considèrent Anthar comme tel par rapport jus- tement à l’Algérie et à son rôle dans le match contre l’Egypte. Des Allemands qui supportent l’Algérie, qui l’eut cru ? Eh bien, c’est une vérité vérifiée sur place : Algérie-Egypte a été autant suivi, sinon plus, que le match amical Alle- magne-Côte d’Ivoire (2-2). Pas seulement parce qu’il y avait Yahia, Matmour et Ziani qui étaient concernés, mais parce que l’Allemagne, si cruel- lement injuste envers les Algériens en 1982, se sont mobilisés pour lui inviter une nouvelle in- justice après la mascarade du Caire.

Au Zentral, on a vibré pour l’Algérie et pour le chouchou de la ville

Au Zentral, on a suivi le match sur Eurosport, on a vibré pour l’Algérie et on a sauté après le but du chouchou de l’équipe de la ville. Il faut être à Bochum pour mesurer la popularité de Yahia, avant même qu’il y ait ces matches. Seul titulaire indiscutable au sein de l’équipe (c’est

Balla, un Guinéen fier des Algériens

Alors que nous étions attablés avec Yahia au Zentral, un homme s’est approché de l’inter-

national algérien et lui a dit en fran- çais : «Bonjour. J’aimerais vous féliciter, vous et votre équipe pour votre perfor- mance. Vous êtes la fierté de l’Afrique et la fierté de Bochum.» Le monsieur en question est un Guinéen, Balla, rési- dant à Bochum. «Vous ne pouvez pas savoir à quel point vous nous avez fait plaisir, surtout après la lâche agression dont vous avez fait l’objet.»

«On vous a lancé des pierres grosses comme ça !»

Pour illustrer ses propos, Balla a montré son parapluie plié : «Vous avez reçu des pierres grosses comme ça. C’est intolérable ! Ce n’était pas du sport et c’est pour cela que nous avons été de tout cœur avec vous.» Yahia l’a remer- cié tout en lui rappelant qu’en 2007, la sélection de son pays, la Guinée, était venue s’imposer face à l’Algérie au stade du 5-Juillet sans qu’il y ait eu d’incidents. «C’est vrai. Le fair-play n’est pas le propre de tout le monde», a- t-il conclu, avant de se retirer aussi simplement qu’il s’était présenté.

son entraîneur qui l’a franchement déclaré à la presse), c’est le seul qui est bien noté même après les défaites, nous a confié un journaliste de Rheinisch Post. Même fatigué à son retour du Soudan, il a été pris dans le groupe à Ham- bourg, car l’entraîneur comptait surtout sur ses qualités de leader pour encourager ses coéqui- piers. Cela a payé puisque Bochum a créé la sur- prise à Hambourg (0-1).

Bochum se contente de la victoire dans le «derby» contre Zidan

Il n’est point étonnant qu’à son retour au club, et sitôt dans le vestiaire, il fut reçu avec les ap- plaudissements de tous ses coéquipiers. Des co- équipiers qui, après l’agression dont avaient été victimes les Verts, s’étaient relayés pour lui en- voyer des messages de soutien. Nous l’avons constaté à la façon avec laquelle ils plaisantent avec lui : ils l’apprécient énormément. Si on ajoute, en plus de ça, que Yahia a remporté le «derby» qui l’opposait à Zidan, joueur du Borus-

sia Dortmund (Bochum et Dortmund sont dis- tantes de 15 kilomètres seulement), le bonheur et la fierté étaient totaux chez les supporters.

«Maintenant, c’est à moi de leur donner de la joie !»

Bochum pourra retrouver son héros vendredi à l’occasion d’un match important contre Co- logne à domicile. «Si nous gagnons, nous passe- rons devant Cologne au classement et sortirons de la zone de relégation», nous a affirmé Yahia. Sa priorité à présent est de vite guérir des petits soucis de santé qui sont apparus avant-hier afin d’être fin prêt pour vendredi. «Le club a été à mes côtés lorsque je m’étais blessé avant le match de l’Egypte, mes coéquipiers et les supporters m’ont soutenu, ils ont applaudi l’Algérie… C’est maintenant à moi de lui procurer de la joie en re- jouant et en contribuant à son redressement», martèle-t-il. Non, le héros n’est pas encore fati- gué…

F. A-S.

Non, le héros n’est pas encore fati- gué… F. A-S. Mavraj n’a pas arrêté de chambrer

Mavraj n’a pas arrêté de chambrer Yahia

Mavraj n’a pas arrêté de chambrer Yahia M avraj, vous vous rappelez ? Il s’agit de

M avraj, vous vous rappelez ? Il s’agit de l’Alba- nais kosovar musulman qui

est le meilleur ami de Anthar Yahia à Bochum. Avant Egypte- Algérie, il avait souhaité, à travers nos colonnes, bonne chance au défenseur algérien. Nous l’avons

recroisé à Bochum pour recueillir ses appréciations. Toujours boute- en-train, il nous a accueillis avec le sourire et une boutade : «Au fait, qui a marqué contre l’Egypte ? Il paraît que c’est un inconnu, un in- trus dans le monde du foot !» Et de sourire malicieusement alors que Yahia éclatait de rire à ses côtés.

«Au fait, qu’a fait l’Egypte contre l’Algérie ?»

Il faut dire que Mavraj ne rate aucune occasion de chambrer son coéquipier et ami. Yahia ra- conte : «Lorsque j’ai revu mes co- équipiers à mon retour, ils m’ont tous félicités puis, après un mo- ment de silence, Mavraj a lancé :

‘‘Au fait, les gars, qu’a fait l’Egypte contre l’Algérie ?’’ Cela a fait écla- ter de rire tous les joueurs.» L’Al- banais, qui joue pourtant au même poste que Yahia (et c’est ce qui dénote davantage que l’ami- tié qui les lie est sincère), est cou- tumier de l’humour. D’ailleurs, il

n’a pas hésité à nous dire, en pre- nant un air sérieux : «Il est beau, le but de Anthar. D’ailleurs, je commence à croire qu’il est meil- leur attaquant que défenseur !»

«J’ai fait un peu de boxe, si ça peut servir contre l’Egypte !»

Nouvel éclat de rire général. En nous quittant, Mavraj a sincère- ment félicité les Algériens, à qui il nous a chargés de transmettre son «salam alikoum», tout en leur souhaitant une bonne Coupe du monde. Puis, comme il faut bien terminer par une bou- tade, il nous lança, en imitant les coups d’un boxeur : «La pro- chaine fois que vous affronterez les Egyptiens, prenez-moi avec vous. J’ai fait un peu de boxe quand j’étais jeune, si ça peut vous servir !» Merci, Mavraj, pour cette sim- plicité et cette bonne humeur digne d’un musulman, d’un vrai. F. A-S.

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

3

Coup d’œil Reportage

Zidan sait très bien ce que je lui ai dit et, surtout, pourquoi je le
Zidan sait très bien ce que je lui ai dit
et, surtout, pourquoi je le lui ai dit car
il a omis de préciser de qui est venue
la provocation. Cela dit, pour lui ré-
pondre, je ne suis pas Materazzi.
Je ne l’ai pas délibérément pro-
voqué pour qu’il soit expulsé.
Il sait ce qui s’est passé
entre nous. Dommage
car, au match aller, il
n’a pas été très hos-
tile. Cela dit, je ne
parlerai plus de cette
personne. Cela serait
lui donner plus d’im-
portance qu’il n’en mérite. Moi, je ne reconnais
qu’un seul Zidane, avec un «e» à la fin, et il est al-
gérien.
Racontez-nous votre but. A la base, il y avait
un coup franc au milieu de terrain qui a été
joué à terre et vous devriez, logiquement, reve-
nir en défense. Pourquoi ne pas l’avoir fait ?
C’était vrai que j’étais monté en attaque en croyant
à un coup franc long, mais lorsque j’ai vu Mansouri
jouer la balle à terre sur Meghni, je me suis dit :
«Attends quand même que l’action de jeu se ter-
mine.» Meghni a remis sur Ziani qui a fait une
diagonale vers Ghezzal et moi. Ghezzal allait
prendre la balle, mais je lui ai crié «Laisse-là!» Non
seulement il l’a laissée, mais il a en plus gêné un
défenseur qui étaient face à moi. Quand j’ai vu le
ballon devant moi, j’ai frappé de toutes mes
forces. J’ai vraiment senti l’énergie de 36 millions
d’Algériens à mon pied. Lorsque le ballon a ri-
coché sous la barre, je me revoyais enfant,
jouant au foot et rêvant d’aller en Coupe du
monde. C’est l’image qui m’est venue ins-
tantanément.
Vous étiez sûr de la
victoire après ce but
? Vous n’avez pas
craint un retour des Egyptiens ?
C’était le genre de match où le pre-
mier qui marque a de grandes
chances de l’emporter. Après le but,
Ses parents
n’ont pas dormi
durant une
semaine
nous savions qu’il nous fallait nous
battre sur chaque centimètre du terrain. Nous avons
fait quelques tentatives pour mettre un deuxième but
qui tuerait le match, tout en restant prudents, car il y
avait quand même un adversaire derrière.
Il y a eu quand même un peu de panique
lorsque vous êtes sorti à un quart d’heure de la
fin du match…
Je n’ai pas voulu prendre de risques. Lors d’une
course avec un adversaire, j’ai senti le muscle de l’ad-
ducteur qui se tendait. Je me suis dit que s’il y aurait
un duel avec un attaquant adverse et que mon mus-
cle lâcherait, cet attaquant pourrait partir seul et
marquer.
Ne voulant pas pénaliser mon équipe, j’ai de-
mandé à sortir. Je l’ai fait en toute confiance car j’étais
convaincu que, quel que soit le défenseur qui allait
me remplacer, que ce soit Zaoui ou Laïfaoui ou
même un attaquant, il allait assurer. C’était un match
où tout le monde, même ceux qui n’étaient pas sur la
feuille de match, auraient répondu présents ce jour-
là. Je n’étais pas du tout inquiet sur ce point-là.
Depuis l’agression perpé-
trée contre les joueurs
jusqu’au retour des joueurs,
les parents de Yahia n’ont
pas dormi. «Ma mère était
très inquiète pour moi. Vous
savez comment est le cœur
d’une maman. Mon père
aussi n’a pas trouvé le som-
meil.» Ce n’est qu’une fois
qu’ils ont vu leur Anthar
saint et sauf à l’aéroport
qu’ils ont été définitivement
rassurés.
Ils ont fait
7 heures de
train pour venir
La joie du retour, comment l’avez-vous vécue ?
Déjà, avec l’émotion de trouver mon père et ma
mère à l’aéroport. J’ai été touché de les voir me héler
en descendant de l’avion. Et puis, il y a eu cet accueil
populaire extraordinaire et indescriptible. Etre ac-
cueilli par le peuple, puis par le président de la Ré-
publique est un honneur incommensurable.
Justement, que vous a dit Abdelaziz Bouteflika
Afin de pouvoir être à
l’accueil de leur fils Anthar,
les parents Yahia ont effec-
tué un trajet de 7 heures en
train, entre Belfort (est de la
France) jusqu’à Marseille,
d’où ils ont pris un avion
pour Alger. Pour eux, le tra-
jet en valait la chandelle.
Youyous
de la maman
au téléphone
? (Il rit) Il m’a dit que j’avais un prénom lourd à por-
ter.
Est-ce par rapport au légendaire Antar Ibn
Cheddad ?
Certainement. Je lui ai répondu que la responsa-
bilité de représenter le pays est encore plus lourde à
porter.
A la fin du match, Yahia a
allumé son portable et a ap-
pelé sa mère. Cette dernière,
en décrochant, a lancé des
youyous stridents. «Cela m’a
fait énormément plaisir. Dans
la tradition algérienne, c’est
ainsi qu’on accueille les
héros», a confié le joueur de
Bochum.
Entretien réalisé à Bochum par
Farid Aït Saâda

«Bouteflika m’a dit que j’ai un prénom lourd à porter»

«J’ai refusé de serrer la main aux Egyptiens, sauf à Abou Trika»

de serrer la main aux Egyptiens, sauf à Abou Trika» «Je ne suis pas Materazzi, Zidan

«Je ne suis pas Materazzi, Zidan sait ce que je lui ai dit»

ne suis pas Materazzi, Zidan sait ce que je lui ai dit» Beaucoup avait été dit

Beaucoup avait été dit sur la tension qui allait caractériser la confrontation Egypte-Algérie, mais sincèrement, vous attendiez-vous à être accueillis avec des pierres ? Franchement, non. Certes, je savais qu’il y avait une rivalité entre l’Algérie et l’Egypte et j’étais

conscient qu’il y aurait de l’hostilité, mais pas au point de se voir frappés jusqu’à être blessés. Dans un coin de ma tête, j’ai toujours gardé le discours tenu par les Egyptiens durant le match aller, à savoir que nous étions des frères et que la rivalité ne dépasse- rait pas le cadre du terrain, mais nous

avons découvert un tout autre visage. Je ne m’attendais tout de même pas à être accueilli avec des fleurs, mais qu’on nous accueille avec des pierres, cela dépasse tout entendement. Cela vous a secoués ? Oui, beaucoup. Dans le bus, tout le monde s’est couché par terre. On nous bombardait de pierres et j’ai entendu

Lounès Gaouaoui crier : «Ce n’est pas possible ! On se croirait à Gaza !» C’était invraisemblable, mais malheureuse- ment vrai. Une fois arrivés à l’hôtel, avez-vous été pris de panique ? Non. Nous cherchions surtout si les Egyptiens qui nous avaient agressés étaient là. Nous voulions en dé- coudre avec eux pour leur montrer qu’on n’a pas peur. Vous savez, pour avoir vécu ensemble à l’occa- sion de plusieurs stages, je connais tous mes coéqui- piers en sélection : ce sont des gens de bonne famille, de vrais «ouled aâyla». Seulement, il ne faut pas nous chercher. Tous, autant que nous sommes, ne sommes pas nés avec une cuillère d’argent à la bouche. Nous ne sommes pas des tchitchis ni des peureux. Alors, nous nous sommes tous mobilisés pour leur mon- trer que nous n’avions pas peur d’eux.

Avant de monter vers vos chambres, vous avez scandé «One, two, three ! Viva l’Algérie !» Etaient-ce les joueurs qui scandaient ainsi ou bien tout simplement des Algériens ?

A ce moment-là, nous étions des Algériens avant

tout. «Hagrouna» et nous avons voulu leur montrer que nous n’avions pas peur. Ce qui a déclenché et en- couragé ces scansions, c’était une femme qui s’était mise à lancer des youyous. Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela m’a galvanisé, car je me suis rappelé une anecdote que je vous ai déjà racontée : avant le match aller contre l’Egypte, lorsque nous étions arri- vés à l’hôtel militaire de Blida, on nous a accueillis dans une grande salle où étaient accrochés des por- traits de martyrs de la Révolution, avec les youyous des femmes. Quand la bonne femme a lancé son youyou à l’hôtel, au Caire, je me suis remémoré mon grand-père martyr et j’ai chanté kassamane. C’est venu comme ça, wallah.

Cette agression a-t-elle influé néga- tivement sur votre moral lorsque vous êtes rentré sur le terrain le jour du match ? Pas vraiment. Je n’étais pas surpris que le stade soit plein. Ce qui m’a surpris, c’était de lire la haine dans le regard de chaque supporter, de chaque policier et de chaque officiel égyptien. J’admets que les Egyptiens supportent leur équipe,

mais il m’a semblé qu’ils voulaient sur- tout que l’Algérie ne passe pas. Déjà, il y a eu une marque d’irrespect flagrante : au moment de l’hymne national algérien, on a coupé le son. On n’a même pas pu écouter l’hymne de notre pays. Que les Egyp- tiens le sifflent, c’est leur problème, mais au moins qu’on nous permette à nous, joueurs algériens, de l’écouter. Même ça, nous ne l’avons pas eu.

plus libérés, à tel point que vous avez eu des oc- casions et que vous aviez tenu presque jusqu’à

la fin. Quand même, vous avez surmonté la ten-

sion et lutté pour la qualification… Oui, nous voulions nous qualifier au Caire, mais il

y a eu ce deuxième but. Sur le coup, nous avons été

déçus, mais au final, je me dis que Dieu l’a voulu ainsi

pour du bien : si nous nous étions qualifiés chez eux,

je ne sais pas ce qui serait advenu de nos supporters.

Déjà, sans nous être qualifiés, ils ont été agressés de- hors. Vous imaginez alors si nous étions qualifiés ! Non, c’était la Volonté de Dieu.

«Aâssa an takrahou chay’ane wa houwa khayroun lakoum» (il nous l’a dit en arabe –à quelque chose malheur est bon-, ndlr). La victoire à Khartoum est savoureuse, dans la mesure où nous avons gagné sur le terrain, un terrain neutre, sans met- tre nos supporters en danger. La déception que nous avons lue sur vos visages à la fin de la ren- contre du Caire était-elle une

forme de résignation ? Non. C’était juste la déception d’être passés à une minute de la Coupe du monde, mais cela ne nous a pas du tout découragés. Nous nous sommes remo- bilisés mutuellement. Karim Ziani nous a dit : «Nous avons perdu, mais nous ne sommes pas éliminés. Nous

allons repartir à 0-0. A Khartoum, nous les battrons.» Déjà, dans le bus, nous étions concentrés sur notre match du Caire. D’ailleurs, en constatant qu’on nous

a fait attendre dans le bus près d’une heure avant de

nous ramener à l’hôtel et qu’on nous lançait encore des pierres sur le chemin, cela nous avait fortement motivés. Le soir, au dîner, nous recommencions à ri- goler et à nous chambrer. Pour nous, l’aventure du caire était terminée et il fallait penser

à Khartoum.

j’ai

dos

terminée et il fallait penser à Khartoum. j’ai dos «Lors de l’hymne national, demandé à mes
terminée et il fallait penser à Khartoum. j’ai dos «Lors de l’hymne national, demandé à mes

«Lors de

l’hymne

national,

demandé à mes coéquipiers de

tourner le

aux Egyptiens»

A Khartoum, l’accueil a été tout

autre quand même… Ah, oui ! Les Soudanais ont été très gentils avec nous. De plus, Mohamed

Raouraoua nous a mis dans un très bon hôtel où nous avions pu pleine- ment nous concentrer. Khartoum, c’était vraiment différent.

Et le match, il l’a été ?

vraiment différent. Et le match, il l’a été ? j’ai «Lorsque tiré au but, j’ai senti

j’ai

«Lorsque

tiré au but, j’ai

senti l’énergie de 36 millions d’Algériens à mon pied»

tu ne leur serres pas la main ?

Est-ce cette frustration et cette colère qui expli- quent que vous ayez encaissé un but très tôt ?

Je ne sais pas, mais il est sûr que nous avons fait

une mauvaise entame de match. Nous les avons trop laissés jouer et nous avons encaissé un but. La preuve que c’est nous qui le leur avons offert : nous avons fait du jeu par la suite et nous avons eu des occasions et ils n’ont marqué le deuxième but qu’à la 90’+5. C’est dire qu’ils n’étaient pas si forts que ça.

Lors de la deuxième mi-temps, on vous a sentis

«Je ne reconnais qu’un seul Zidane et il est algérien»

Oui, très. Déjà, la présence de nos supporters nous

a galvanisés et a perturbé les Egyptiens. Les condi-

tions étaient réunies pour un match propre, sans casse et sans jeu de coulisses. Malgré cela, les Egyp- tiens ont joué aux princes en entrant sur le terrain en descendant d’une tribune sur un tapis rouge, alors que notre équipe est sortie du tunnel menant aux vestiaires. Vous ne pouvez pas savoir à quel point cela m’a énervé. Ils se prennent pour qui pour arriver sur tapis rouge ?

Les avez-vous salués lors de la présentation des équipes ? Non, pas du tout. Déjà, lorsque l’hymne algérien allait être entonné, j’ai demandé à mes coéquipiers de tourner le dos aux Egyptiens. C’était un geste hautement symbolique. Cela tombait bien puisque nous nous sommes tournés vers nos sup- porters. Puis, j’ai refusé de serrer la

main aux joueurs égyptiens, sauf à Abou Trika. Je lui ai serré la main en lui disant : «Toi, tu le mérites parce que tu es un homme.» Il m’a dit qu’il ne fallait que je sois aussi sévère, mais je lui ai ré- pété qu’il était le seul que je respectais parmi ses co- équipiers.

Ses coéquipiers justement ont-ils apprécié que

Non, bien sûr, et, frustrés de voir leurs mains ten- dus pour rien, ils me repoussaient de la main. Je n’en

avais cure. C’était pour moi une position de principe. Ont-ils demandé de nos nouvelles lorsque nous avons été agressés ? Sont-ils venus nous saluer à la fin du match du Caire ? Non, ils ne l’ont pas fait. Donc, je n’ai pas à me montrer respectueux envers des gens qui ne le sont pas avec moi.

Est-ce pour cela que Mohamed Zidan a déclaré que vous avez manqué de respect à sa mère ?

4

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

Ce qui manque à l’équipe nationale

Un milieu de terrain,

un attaquant et… du temps

D epuis que l’équipe natio- nale a assuré sa qualifica- tion en Coupe du monde, les spéculations

vont bon train concernant le ren- fort que compte apporter le sélec- tionneur national. Chacun y va de son petit nom du joueur suscepti- ble de remplacer Djebbour alors que ce dernier a de fortes chances de trouver un club avant le 15 dé- cembre comme le lui a exigé Saâ- dane. La piste Mehdi Lacen a également été remise sur le tapis. Pourtant et selon des sources proches du sélectionneur, ce der- nier ne compte pas chambouler son équipe : un milieu de terrain de haut niveau et un attaquant vif et puissant, voilà les exigences de Saâ- dane. S’il ne trouve pas les profils qu’il recherche, il reconduira le même groupe.

Le problème est plutôt collectif

M. Saâdane peut se permettre le luxe de ne pas convoquer de nou- veaux joueurs car individuellement il possède des éléments de très bon niveau qui plus ont l’envie de se sur- passer à chaque fois qu’ils endos- sent le maillot de l’équipe nationale. Le problème des Verts est plutôt

de l’équipe nationale. Le problème des Verts est plutôt collectif et la meilleure preuve ce sont

collectif et la meilleure preuve ce sont les 10 buts inscrits au cours du second tour des éliminatoires : 8 de ces buts ont été inscrits sur balles arrêtés. On n’a pas vu beaucoup de buts sur des actions travaillées. Est- ce la faute à Saâdane ? Pas du tout car ce dernier n’a pas bénéficié du temps nécessaire pour faire de ce

groupe de joueur talentueux une équipe bien huilée.

L’enjeu a pris le pas sur le jeu

En plus du nombre limité de dates FIFA tout au long de l’année, Saâdane a dû revoir les objectifs de

l’équipe nationale à la hausse dès le 2e tour. Du coup, l’enjeu a pris le pas sur le jeu et les joueurs de l’équipe nationale cherchaient beaucoup plus à gagner qu’à bien jouer. Après deux absences en Coupe d’Afrique, on avait demandé à Saâdane de qualifier l’équipe à la CAN, mais au lendemain de la victoire contre

l’Egypte tout a changé et M. Raou- raoua a exigé à Saâdane de viser le Mondial en mettant tous les moyens à sa disposition. Dès lors, Saâdane mettait en place des straté- gies pour engranger des points quitte à sacrifier le beau jeu comme ce fut le cas lors de la double confrontation face aux Zambiens.

Cette équipe sera plus forte après la CAN

Au lendemain de la qualification au Mondial, Saâdane a remis sur le tapis le problème qui l’a empêché de dormir ces deux dernières années :

l’absence de temps. L’Algérie n’aura qu’un seul match amical à disputer avant la Coupe du monde. Trop peu pour une équipe qui se construit toujours. La seule solution qui reste au sélectionneur national c’est de mettre à profit la phase finale de la CAN pour soigner encore le travail collectif de l’équipe et bien s’armer pour jouer la Coupe du monde. C’est dire qu’il ne faut pas mettre trop de pression sur cette équipe en Angola. Le meilleur visage de l’équipe natio- nale, on le verra sans doute en Afrique du Sud surtout si ce milieu de terrain de haut niveau et cet atta- quant vif et puissant seront là.

A. C.

Sendjak «La FIFA doit sévèrement sanctionner l’Egypte»
Sendjak
«La FIFA doit
sévèrement
sanctionner
l’Egypte»

I nvité sur le plateau de la chaîne Ber- bère TV, l’ancien sélectionneur natio- nal Nacer Sendjak s’est étalé sur la

qualification de l’Algérie au Mondial. Il dira à ce sujet : «Je suis comblé après cette quali- fication. Je ressens une grande fierté que le drapeau algérien soit levé lors de la plus grande fête mondiale du football.» Ensuite,

Sendjak est revenu sur les tristes événements du 14 novembre au Caire, lorsque les Egyp- tiens avaient agressé les joueurs de la sélec- tion algérienne. «C’est inadmissible que de tels dépassement se produisent. Nous avons accueilli les Egyptiens avec des fleurs, il est donc inacceptable d’être accueillis par des jets de pierres au Caire. C’est la raison qui me pousse à dire que la FIFA doit sévère- ment sanctionner l’Egypte. Que chacun soit en mesure de prendre ses responsabilités», a- t-il dit.

«Raouraoua est monsieur 50%»

Sandjak a aussi parlé des personnes qui entourent cette équipe. Après l’entraîneur Rabah Saâdane, l’ex-entraîneur de la sélec- tion a cité le nom de Mohamed Raouraoua qui, d’après lui, est le monsieur 50%. Il dira à ce sujet : «Je le dis du fond du cœur, cette équipe a la chance d’avoir à ses côtés un

grand homme qu’est Raouraoua. Il est mon- sieur 50%. C’est grâce à lui que nous sommes arrivés à ce stade. Il a réussi à instaurer une gestion moderne qui ne pourra être que bé- néfique à notre football.»

«Si nous avions eu les mêmes moyens en 2000, nous aurions fait des miracles»

Pour finir, Sandjak est revenu au temps où il était sélectionneur, au début des an- nées 2000. Même s’il reste persuadé que les mauvais résultats font partie du destin, il reste persuadé que l’Algérie, à cette époque-là, avait des joueurs très talentueux qui pouvaient apporter un grand plus au football algérien. «Personne ne peut douter des qualités des joueurs que j’avais sous ma coupe lorsque j’étais sélectionneur. Des élé- ments de la trempe de Benarbia, Belmadi, Mamouni, Mansouri et Hamdani pouvaient à tout moment faire la différence. Mais la période difficile qu’a vécue l’Algérie a in- fluencé négativement sur l’ensemble des sec- teurs, pas seulement le sport. Si nous avions eu les mêmes moyens que ceux d’au- jourd’hui, je suis persuadé que nous aurions fait des miracles», affirme Sandjak.

Kouici «Après la victoire, nous avons dîné dans un restaurant égyptien»
Kouici
«Après la victoire,
nous avons dîné
dans un restaurant
égyptien»

M ustapha Kouici, l’an-

cien international al-

gérien des années 80,

était un témoin privilégié à Khartoum. Il a été invité avec d’autres internationaux à assister au match du 18 novembre pour apporter un soutien moral aux joueurs de l’équipe d’Algérie, mais Kouici, Megharia, Kaci- Saïd et les autres ont fait mieux en canalisant également les sup- porters pour qui, ils sont toujours des héros. «Celui qui vous dira que les supporters algériens se sont mal comportés au Soudan est un menteur, les Egyptiens résidant à Khartoum sont là pour en témoi-

gner. La preuve, j’ai moi-même dîné avec Megharia, Kaci-Saïd et le chanteur Takfarinas dans un restaurant égyptien.» Kouici ajoute que le patron du restau- rant «nous a félicités en ne taris- sant pas d’éloges sur le comportement des supporters al- gériens qui ont été nombreux à venir manger chez lui.»

«Les animateurs des chaînes égyptiennes sont des menteurs»

C’est dire qu’en rentrant à Alger, Kouici ne s’attendait à cette compagne médiatique ab- jecte des Egyptiens qui ont tout

mis sur le dos des supporters al- gériens. «Faux !», réagit Kouici qui accuse les médias égyptiens de menteurs. «S’ils ont dit que leurs supporters ont été agressés, c’est qu’ils sont des menteurs car personnellement je n’ai pas vu un Algérien mal se comporter au Soudan et je suis bien placé pour en parler car j’étais avec eux du premier au dernier jour», ex- plique encore Kouici qui rend un vibrant hommage aux joueurs de l’équipe nationale «qui nous ont enlevé un lourd far- deau, nous les joueurs de 82. Dés- ormais, on ne parlera que de l’actuelle équipe. »

Qualification des Verts en Coupe du monde

équipe. » Qualification des Verts en Coupe du monde Même le Canada en parle Au Canada,

Même le Canada en parle

Au Canada, c’est connu, le sport le plus populaire, c’est le hockey sur glace suivi du football américain puis du basket. Le football n’intéresse pas beaucoup de monde, sauf peut-être la colonie hispanique assez nombreuse dans ce pays d’Amérique du Nord. Pourtant, la qualifica- tion de l’Algérie en Coupe du monde et le match d’appui du Khartoum a tenu en haleine les médias du monde entier au point où le journal Métro du Québec a consacré sa une à la qualification des Verts avec la photo de Rafik Saïfi jonché sur la barre transversale.

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

5

Coup d’œil Équipe nationale

Il a organisé une cérémonie en l’honneur des joueurs

Moubarak appelle au calme

en l’honneur des joueurs Moubarak appelle au calme U ne semaine après avoir raté leur qualification

U ne semaine après avoir raté leur qualification au Mon- dial, quelque médias égyp- tiens continuent leur acharnement sur l’Algérie

afin d’essayer de trouver une explication à cet échec. Au cours de cette semaine, cer- taines chaînes, à l’image d’Al Hayet ou Dream, n’ont pas arrêté de diffuser de fausses vidéos et témoignages de la soi-disant agression des supporters algé- riens sur les Egyptiens, à Khartoum. Il faut dire que cela n’a pas tellement gêné les ci-

toyens algériens, d’autant plus qu’il s’agit d’information non crédibles. Toutefois, ce que les Algériens ont du mal à admettre, cesont est les déclarations des deux fils du président Hosni Moubarak, qui ont traité les Algériens de terroristes. Rien qu’avant- hier, Djamal Moubarak est allé jusqu’à me- nacer les autorités algériennes pour des faits qui ne se sont même pas produits. Que dire alors des agressions qu’ont subies nos joueurs au Caire, le 14 novembre ! Face à cette situation, le président égyptien Hosni Moubarak a organisé une céré-

monie avant-hier pour calmer les esprits.

Il a invité l’ensemble des joueurs de la sé-

lection, ainsi que le staff technique, et leur

a demandé de ne plus parler de cette ren-

contre entre l’Egypte et l’Algérie, qui fait désormais partie du passé. Et afin de moti- ver les joueurs, Moubarak a décidé d’offrir 6 millions de livres égyptiennes à la sélec- tion, en guise d’encouragements pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Il a demandé aux joueurs de préserver le titre pour la troisième fois consécutive. Cette sortie inattendue de Moubarak devrait faire baisser la pression du côté des médias égyptiens qui, apparemment, n’ont pas su quand tirer le frein à main.

«Ne pensez plus à l’Algérie»

Au cours de cette cérémonie, le président égyptien Hosni Moubarak a essayé de faire

baisser la tension suite à cette élimination,

il dira aux joueurs : «Vous méritez d’aller en

Coupe du monde. Mais le football n’est pas une science exacte. Il faut accepter cette dé- faite. Je vous demande de ne plus penser à

l’Algérie. Vous avez un rendez-vous très im- portant au mois de janvier. Si vous voulez rendre le sourire au peuple, ramenez cette Coupe d’Afrique au pays pour la troisième fois consécutive.»

A. A.

Concernant la tension qui persiste entre l’Egypte et l’Algérie Amr Moussa demande à El Kadhafi
Concernant la tension qui persiste
entre l’Egypte et l’Algérie
Amr Moussa demande
à El Kadhafi d’intervenir
Face à la dérive des médias égyptiens qui ont envenimé les relations entre les
deux pays, le secrétaire général de la Ligue arabe a appelé le président libyen,
Maâmar El Kadhafi, d’intervenir afin de faire baisser cette tension.
El Kadhafi jouera donc le rôle de médiateur en s’entretenant avec les deux par-
ties pour essayer de remettre les choses à leur place.

Hadjar

«L’ambassade est ouverte»

L les Egyptiens ont accaparé l’es- pace télévisuel algérien pour des raisons qu’il n’est pas né- cessaire d’énumérer, tant le champ télévisuel algérien est

pauvre. Si depuis quelques, le ton des participants sur les plateaux de ces télévi- sions du pays du Nil est plutôt enclin à plus de retenue, il y a de quoi se deman- der quel est le sort de nos compatriotes installés en Egypte et plus précisément dans la capitale, Le Caire. C’est vers l’am- bassadeur algérien que nous nous sommes retournés. Avec Abdelkader Hadjar, on a abordé trois sujets d’actua- lité. La sécurité de l’ambassade d’Algérie, la résidence de l’ambassadeur, sans ou- blier la sécurité de nos compatriotes. Au sujet du premier point, Abdelkader Had- jar rassure : «L’ambassade est ouverte au public et ses employés travaillent normalement. La police en- toure l’édifice. Il n’y a rien à craindre en ce moment. Tout comme ma résidence qui est protégée par la police.»

comme ma résidence qui est protégée par la police.» «On n’a touché à aucun Algérien en

«On n’a touché à aucun Algérien en Egypte»

Le volet de la sécurité de nos compa- triotes a été aussi soulevé. Il s’agit d’Algé- riens établis sur tout le territoire égyptien, soit pour poursuivre des études, des stages de courte durée pour les ensei- gnants chercheurs ou carrément travail-

lant en Egypte ou ayant des liens de ma- riage avec des Egyptiens. L’ambassadeur est catégorique à ce sujet aussi : «On n’a reçu aucune plainte de nos concitoyens établis sur le territoire égyptien. Il n’y a pas eu, à ma connaissance, d’agressions. Cela dit, la tension est toujours perceptible.»

«Je n’ai rien reçu de la part du MJS»

Enfin, concernant la participation des clubs algériens à des compétitions inter- nationales organisées en terre égyptienne sachant que le groupe pétrolier de Sona- trach et l’équipe de Béjaïa de volley de- vaient participer à la Coupe arabe dont la date n’a pas été encore fixée et aussi l’équipe nationale de handball qui devrait participer à la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations prévue au Caire, son Exellence l’ambassadeur nous dira :

«Je n’ai rien reçu de la part du ministère de la Jeunesse et des Sports. Je ne peux rien déclarer à ce sujet.»

Mohammed VI

félicite Bouteflika

L a quali-

fication

de l’Al-

gérie au

Mondial

a

cueillie par nos frères maghrébins

auxquels des liens très forts nous lient

et ce, en dépit des

différends poli-

tiques. La preuve

nous est venue du Roi du Maroc, Mo- hammed VI, qui a envoyé un message de félicitations au

président algérien, Abdelaziz Bouteflika, à la suite de la qualification de l’Equipe nationale al- gérienne à la prochaine Coupe du monde. La performance des protégés de Rabah Saâdane a été saluée par le Roi du Maroc qui n’a pas omis de citer les staffs technique, médical et adminis- tratif qui y ont contribué. Le Roi du Maroc n’a pas manqué de rappeler la campagne des élimi- nations qui a débuté à Kigali, au Rwanda, pour prendre fin à Khartoum, au Soudan. Le succès des Verts a été qualifié «d’importante réalisation sportive» par l’héritier de feu Hassan II. Les

villes du Royaume chérifien ont d’ailleurs vibré au rythme des prouesses techniques des cama- rades de Karim Ziani qui représenteront le Ma- ghreb au Mondial sud-africain. L’Algérie, l’on se rappelle, avait apporté son soutien aux Lions de l’Atlas qui s’étaient brillamment qualifiés au Mondial 70 ainsi qu’aux Aigles de Carthage de Tunisie qui avaient fait honneur au Maghreb et

à l’Afrique au Mondial 78. Le Maghreb des peu-

ples semble vouloir se construire à travers les manifestations sportives en général et le football en particulier qui possède une puissance fédéra- trice qu’aucun discours de tribu ne peut égaler.

été très bien ac-

«Inch’Allah, la sélection algé- rienne représentera dignement le football maghrébin, arabe et africain lors du Mondial 2010»

A Rabat comme à Tunis, Marocains et Tuni-

siens ont fait de la victoire algérienne leur vic- toire. «Le peuple marocain, qui partage avec le peuple algérien frère les sentiments sincères de joie et de liesse, ne fait que concrétiser la profon- deur des relations de fraternité et de l’unité d’ap- partenance qui ont toujours uni les deux peuples voisins et frères», a écrit Mohammed VI à Abde-

laziz Bouteflika. Les peuples marocain et algé- rien ne partagent pas uniquement une aire géographique. Ils ont un patrimoine culturel, linguistique et une histoire commune en par- tage qui ont forgé une identité maghrébine spé- cifique à la terre d’Afrique. Il faut reconnaître qu’au moment où une campagne d’une férocité sans précédent est menée de l’autre côté du Nil contre la nation algérienne, le message du sou- verain marocain ne peut qu’apporter du baume au cœur. «La joie spontanée exprimée par les gé- nérations actuelles et montantes constitue une source de fierté et traduit leur fidélité à ces rela- tions ancestrales et la poursuite de porter le flam- beau de ce patrimoine populaire et historique de fraternité sincère et de sentiments d’union consa- crés par les deux peuples frères», a précisé le sou- verain alaouite dans son message, répercuté par l’agence de presse officielle marocaine MAP. Mohammed VI émet, en outre, le voeu de voir l’Equipe nationale porter haut les couleurs de l’ensemble du continent. Il a imploré Le Tout- Puissant pour que «la sélection algérienne repré- sente dignement le football maghrébin, arabe et africain et produise de belles prestations lors du Mondial 2010, pour en faire une occasion de ren- contre et de renforcement des liens de fraternité et de rapprochement entre l’ensemble des nations et peuples», a rapporté dans sa dépêche MAP. Un message de paix que devraient à plus d’un titre méditer les responsables égyptiens touchés dans leur amour-propre pour n’avoir pourtant perdu cette fois-ci…qu’une rencontre de football.

égyptiens touchés dans leur amour-propre pour n’avoir pourtant perdu cette fois-ci…qu’une rencontre de football.

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Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

De notre envoyé spécial en Italie : Ahmed Lakrout
De notre envoyé spécial en Italie : Ahmed Lakrout

Ghezzal , un vrai héros en Italie

A l’instar de tous les joueurs de l’EN

algérienne qui ont eu droit à un ac-

cueil chaleureux de la part de leur

club, que ce soit en Europe ou en

Algérie, Abdelkader Ghezzal a été accueilli de la même façon à son retour à Sienne. Les res- ponsables, les membres des staffs technique et médical, joueurs et supporters du club l’ont félicité pour la qualification méritée des Verts au prochain Mondial, après une absence de 24 ans. Touché par cette marque de sympa- thie, l’attaquant algérien a remercié tout ce beau monde tout en promettant de faire de son mieux pour contribuer au sauvetage de son club de la relégation.

Il est le seul mondialiste

de son club

En dépit de la mauvaise situation que tra- verse son club Sienne, à cause des mauvais ré- sultats enregistrés (dernier au classement avec un énorme retard sur l’avant-dernier), tout le monde a mis tout cela de côté mo- mentanément pour féliciter l’international al- gérien et partager un moment de bonheur avec lui. En parallèle, tout le monde était content d’avoir un joueur mondialiste au club, car aucun autre élément de l’effectif de Sienne ne jouera la Coupe du monde 2010. Ghezzal est donc devenu, en un laps de temps très court, un héros à Sienne qui sera aussi l’unique ambassadeur des Noir et Blanc au Mondial 2010.

Les incidents du Caire sur toutes les lèvres

Les incidents qui ont émaillé les deux der- nières rencontres contre l’Egypte et les images

der- nières rencontres contre l’Egypte et les images des joueurs algériens couverts de sang et qui

des joueurs algériens couverts de sang et qui ont fait le tour du monde est le sujet qui a do- miné la discussion entre Ghezzal et ses co- équipiers. On ne cessait de lui demander ce qui s’est réellement passé au Caire et l’attaque du bus de l’EN algérienne. Ghezzal leur a ex- pliqué que l’Algérie a été victime d’une em- buscade préparée par un groupe de pseudo-supporters égyptiens avec la compli- cité du service d’ordre. Il a affirmé, par ail- leurs, que le match de Khartoum s’est déroulé sur le rectangle vert et que les agressions des supporters algériens contre les fans égyptiens

ne sont que pures imaginations.

Il insiste sur l’accueil

du peuple algérien

Abdelkader Ghezzal ne voulait pas s’attar- der sur le sujet des incidents du Caire. C’est ainsi qu’il changera complètement de discus- sion en insistant sur l’accueil que leur a ré- servé à lui et ses camarades le peuple algérien à leur retour au pays. L’attaquant de Sienne dira également à quel point il était fier d’avoir

été accueilli par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Il a ajouté aussi que les Algériens ont fait preuve de beaucoup de so- lidarité, que ce soit au Caire ou au Soudan, ce qui le rend encore très fier d’appartenir au peuple algérien.

Lui et Meghni sont la fierté de la communauté algérienne en Italie

En devenant mondialiste, Abdelkader Ghezzal a non seulement gagné l’estime des Algériens en Italie, mais est devenu, au même titre que son camarade Meghni, joueur de Lazio de Rome, la fierté de la communauté al- gérienne vivant en Italie. Les Algériens ont re- connu l’apport de ces deux joueurs à l’équipe de Saâdane. Ils se disent fiers que le football algérien soit revenu au-devant de la scène du football mondiale. Meghni et Ghezzal sont la fierté de la communauté algérienne vivant en Italie. La qualification historique des Verts au Mondial aux dépens du double champion d’Afrique en est la meilleure preuve.

La Gazetta dello Sport :

«Possible confrontation entre l’Italie et l’Algérie au premier tour»

La qualification des Verts au prochain Mondial a été évoquée et commentée par les différents médias d’Italie. Mais le journal sportif le plus lu est parti plus loin en prédi- sant une éventuelle confrontation entre l’Ita- lie et l’Algérie au premier tour en Afrique du Sud.

Ahmed Lakrout

«Fier d’avoir contribué à la qualification de l’Algérie au Mondial» Peut-on connaître votre sentiment en
«Fier d’avoir contribué à la
qualification de l’Algérie au Mondial»
Peut-on connaître votre
sentiment en rentrant en
Italie, avec le billet qualifi-
catif pour le prochain Mon-
dial en poche ?
Je ressens toujours cette
joie jusqu’au jour d’au-
jourd’hui, après avoir
réussi cet exploit
auquel je ne m’at-
tendais pas à
mon arrivée
en EN.
Je
suis
très
chanceux d’avoir
représenté mon pays
d’origine dans ces élimi-
natoires et de faire partie de
l’effectif qui a réussi à se qualifier
en Coupe du monde, après une très
longue absence. En dépit de la der-
nière défaite de mon club, je vis tou-
jours au rythme de la qualification de
l’Algérie au Mondial. Lors du match
d’appui, nous avons prouvé qu’on est les
plus méritants par rapport aux Egyptiens.
Voulez-vous nous parler des supporters
algériens ?
Je savais que notre public était chaud.
D’ailleurs, il soutient son équipe du fond du
cœur. C’est ce que j’ai découvert en arrivant en
Algérie. Mais lors des deux derniers matches en
Egypte puis au Soudan, j’ai découvert autre chose.
Laquelle ?
La folie, la folie, la folie… Un public plus que mer-
veilleux, impressionnant. Au Caire, les supporters
étaient nombreux et nous ont soutenus jusqu’au bout.
Malheureusement, ils ont été tous déçus à cause de ce
but assassin que nous avons encaissé dans le temps ad-
ditionnel. Mais ils ne se sont pas résignés, bien au
contraire, ils sont venus encore plus nombreux au Sou-
dan. Je n’ai jamais vu autant de supporters faire un tel
déplacement. Je trouve que ce sont les meilleurs au
monde, sans exagération aucune. Juste après avoir vu ce
merveilleux public, je me suis dit que le match est à
nous.
Au Caire, l’agression dont vous avez été victimes
vous a beaucoup affectés, n’est-ce pas ?
Tout à fait. Vous êtes tous au courant de tout ce qui
s’est passé. Mais les dépassements ne se résument pas
seulement à cette agression.
Voulez-vous être plus clair ?
Le comble, c’est qu’on nous a accusés d’avoir brisé
nous-mêmes les vitres de notre bus et nous blesser en
nous lançant des pierres et faire couler notre sang pour
leur faire porter le chapeau par la suite. Même un en-
fant ne pourrait gober des choses pareilles. Cela nous a
fait très, très mal et perdre notre concentration,
au point de rater la qualification au Caire.
Mais vous étiez sur le point d’assurer cette
qualification, n’était ce relâchement dans
les dernières secondes de la partie ?
Absolument. On était, comme vous
dites, sur le point de revenir avec la qualifi-
cation du Caire. Vous savez, l’agression dont nous avons
été victimes a resserré nos rangs. Cela n’a été que par-
tie remise, puisque quatre jours, nous avons réussi à ga-
gner et décrocher haut la main notre qualif ’ pour le
Mondial.
Vous avez déclaré dans la Gazetta dello Sport que
vous pourriez écrire des pages et des pages en-
tières sur l’agression dont a été victime la déléga-
tion algérienne au Caire. La blessure est si
profonde que ça ?
Au vu de tout ce qu’on a subi au Caire, je peux vous
certifier que je pourrais écrire plusieurs pages. Jamais
en Italie je n’ai vécu de telles choses.
Parlons, si vous le voulez bien, de l’accueil que
vous a réservé le peuple algérien à votre retour au
pays. Comment avez-vous vécu cela ?
Notre sang n’a pas coulé pour rien au Caire, le peu-
ple algérien mérite ce sacrifice. Ce que ce peuple a fait
pour nous, que ce soit au Caire, à Khartoum ou en
Alger à notre retour, restera gravé dans ma mémoire.
Ce qu’ils ont fait aussi nous pousse à être à la hauteur de
nos responsabilités à l’avenir. Nous devons nous prépa-
rer dès maintenant aux prochaines échéances, à com-
mencer par la prochaine CAN et prouver qu’on mérite
notre billet pour le Mondial.
Qu’avez-vous senti en voyant les drapeaux algé-
riens en force dans les tribunes ?
Croyez-moi, et vous pouvez même le demander à
mes camarades, à chaque fois que je vois le drapeau al-
gérien, je fonds en larmes. Idem pour l’hymne natio-
nal.
Comment votre famille a vécu cette qualification ?
Comme toutes les familles algériennes. Elle est fière
de son fils. L’histoire retiendra que leur fils a contribué
à la qualification de l’Algérie au Mondial, après une
longue absence. Et tout le mérite revient à ma famille,
car c’est grâce à elle que je suis arrivé à ce niveau. Je suis
toutefois embarrassé de ne pas répondre aux appels et
au message de certains membres de ma famille. Je leur
demande de m’en excuser.
Comment avez-vous été accueilli par notre com-
munauté en Italie ?
La communauté algérienne est fière de ce que nous
avons fait Meghni et moi. Je les remercie pour tout leur
soutien.
Qu’avez-vous à dire sur les attaques des Egyptiens
qui n’ont pas hésité à nous insulter sans aucune
raison valable ?
Qu’ils disent ce qu’ils veulent, je leur répondrai tout
simplement que s’ils avaient quelque chose à dire, ils
auraient dû le faire sur le terrain où les hommes s’af-
frontent à onze contre onze, devant les caméras des té-
lévisons arabes et internationales, devant nos
supporters et les leurs, sous les yeux du trio arbitral et
des représentants de la FIFA. Ils ont échoué et mainte-
nant ils sont en train de monter toutes sortes de scéna-
rios pour justifier leur défaite.
Entretien réalisé par Ahmed Lakrout

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

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Coup d’œil Équipe nationale

Les joueurs se mobilisent pour lui trouver un club

Il faut sauver le soldat Djebbour

pour lui trouver un club Il faut sauver le soldat Djebbour I l faut sauver le

I l faut sauver le soldat Djeb- bour. Cette allusion au titre d’un célèbre film de Steven Spielberg n’est pas de trop. Non pas que Rafik Djeb-

bour ou tout autre joueur algérien veuille faire du cinéma (on laisse le cinéma, la comédie et le théâtre mé- lodramatique aux Egyptiens, passés maîtres en la matière), mais c’est qu’il s’agit bien de sauver l’un des

soldats qui ont mené des batailles au front de l’attaque pour permettre à «l’armée» des Verts algériens de franchir tous les obstacles ennemis et arriver en Afrique du Sud.

L’annonce de Saâdane a peiné les joueurs

Depuis que le sélectionneur Rabah Saâdane a annoncé, dans nos colonnes, que Djebbour doit abso- lument trouver un club avant le mercato sous peine qu’il soit écarté de la phase finale de la CAN-2010, ses coéquipiers sont inquiets. Peut- être ne l’expriment-ils pas tous pu- bliquement, mais l’inquiétude est perceptible chez tous. Le joueur a

été de toute l’aventure, du premier match à Kigali jusqu’à la confronta- tion «épique» de Khartoum, même s’il n’était pas sur la feuille d match. Il a tout vécu, tout partagé avec ses coéquipiers. Si l’épreuve du Caire a raffermi encore plus les liens entre tous les joueurs, il n’est pas éton- nant que les joueurs soient peinés par la situation de Djebbour et se mobilisent, chacun de son côté, pour l’aider à remonter la pente et, surtout, à trouver un club.

Course contre la montre après l’échec du Celtic

Ainsi, des joueurs ont entrepris ces derniers jours, dans la discré- tion, des contacts avec leurs connaissances dans le milieu du football pour tenter de trouver un club à Djebbour. Certains d’entre eux, notamment Madjid Bougherra et Nadir Belhadj, ont agi il y a plu- sieurs semaines en demandant à leur agent (qui est également l’agent de Hameur Bouazza et Kamel Ghi- las), d’aider l’attaquant de l’AEK à

trouver un club, d’où les essais ef- fectués à Glasgow avec le Celtic. Cependant, pour des raisons finan- cières (le Celtic n’était pas disposé à payer 3 millions d’euros pour ac- quérir le joueur, d’autant plus que son salaire était important) et d’adaptation (Djebbour n’a pas ap- précié le froid écossais), l’affaire est tombée à l’eau. A présent, c’est la course contre la montre afin de rat- traper le temps perdu.

Auxerre ne déboursera jamais 3 millions d’euros pour un joueur

De son côté, Djebbour a essayé de réagir. D’abord, il est retourné à Athènes pour tenter d’arranger les choses, mais son entraîneur Dusan Bajevic, rancunier comme per- sonne, l’a maintenu en quarantaine. L’ancien entraîneur Guy Roux, dans l’interview qu’il nous a accordée, a révélé que le joueur, formé à l’AJ Auxerre qu’il avait quittée de ma- nière tumultueuse, était passé au club il y a trois semaines pour s’ex- cuser pour les problèmes du passé.

Peut-être une manière de revenir à son club formateur, mais ce dernier, encore plus «pauvre» que le Celtic, ne pourra jamais débourser 3 mil- lions d’euros pour un joueur.

Yahia : «Je l’ai proposé à Bochum»

Le seul joueur qui a révélé ouver- tement ses projets pour Djebbour, c’est Antar Yahia. Au cours de la rencontre que nous avons eue avec lui à Bochum, il nous a indiqué qu’il a parlé de Djebbour à ses coéqui- piers et à l’entraîneur et qu’il comp- tait en parler au Directeur sportif du club afin de superviser l’atta- quant algérien et, peut-être, le re- cruter durant le mercato, d’autant qu’il est question de recruter un at- taquant en décembre. «Je demanderai au Directeur spor- tif au moins de le laisser s’entraîner avec nous. Je suis certain que l’en- traîneur et lui apprécieront ses qua- lités», nous a assuré le défenseur international. Au moment où nous mettons sous presse, Yahia a dû en parler au Directeur sportif.

«Malgré le manque de compétition, il voulait jouer le match de l’Egypte»

Ce qui chagrine le plus les joueurs de la sélection, c’est qu’ils ont vu à quel point Djebbour s’est impliqué dans la préparation des matchs du Caire et de Khartoum, même s’il était à court de compéti-

tion et qu’il savait qu’il avait très peu de chances de jouer. «Rien que par sa présence et ses encourage- ments incessants, il a apporté un plus, comme cela a été le cas de tous les joueurs, même ceux qui n’étaient pas sur la feuille de match. Nous avons un groupe vraiment uni», in- siste Yahia. Et de témoigner que «Djebbour est allé voir Saâdane avant les deux matchs contre l’Egypte et lui a dit : «Je veux jouer et je sais que je leur marquerai.» Il avait la rage et la motivation, mais Saâdane lui a expliqué que, dans un match pareil où il y aurait beaucoup d’engagement physique, il valait mieux ne pas prendre de risque.

«Djebbour, c’est l’avenir de l’Algérie»

Yahia ainsi que tous les joueurs qui sont en train d’agir discrète- ment pour aider leur coéquipier, n’escomptent ni contrepartie ni re- merciements. «C’est un devoir en- vers un frère avec lequel nous avons beaucoup partagé», souligne Yahia. «Djebbour est encore jeune et il est bourré de talent. Il représente l’ave- nir de l’Algérie. Il peut disputer jusqu’à trois Coupe du monde. De plus, il aime vraiment son pays. Alors, ce serait dommage qu’il ne soit pas avec nous à la CAN et au Mondial. Nous nous sommes quali- fiés ensemble et nous aimerions y aller tous ensemble, avec tout le groupe qui a vécu cette aventure.»

F. A-S.

Vers son retour à Panionios

Certains journaux grecs ont fait allusion à un éventuel compromis entre l’AEK Athènes et Panionios, au sujet de l’international algérien, Rafik Djebbour. En effet, il y aurait apparemment une possibilité de re- voir ce joueur sous ses anciennes couleurs. Rappelons que Djebbour a été écarté de l’effectif de l’AEK l’été passé, à cause d’un différend avec son entraîneur et depuis, il se contente seulement de s’entraîner en solo. Une situation qui a déteint sur son statut en Equipe nationale, puisqu’il se re- trouve dans le camp des remplaçants actuellement. D’ailleurs, cela lui a valu les remontrances de sélectionneur national qui l’a sommé de se trouver un club au plus vite, s’il veut rester au sein du groupe et disputer la Coupe d’Afrique des nations.

Les joueurs des Glasgow Rangers contre la participation de Bougherra en Champion’s League

contre la participation de Bougherra en Champion’s League L e manager des Glasgow Rangers a donné

L e manager des Glasgow Rangers a donné lundi dernier la liste des joueurs concernés par la rencontre capitale de

son équipe face au club de Stuttgart. Le nom de l’Algérien Madjid Bou- gherra ne figure pas sur ladite liste. Ce qui confirme les rumeurs qui ont circulé la veille du match prévu

hier, mardi. On laisse entendre dans l’entourage du joueur que c’est à cause du retard qu’il a mis pour re- joindre son club après sa participa- tion avec l’Algérie à la double confrontation face à l’Egypte, que son nom n’avait pas été porté sur la liste des convoqués. Selon les quoti- diens britanniques The daily Record, The Guardian et The Times, Walter

Smith était sur le point de rajouter le nom de Bougherra quand des joueurs de Glasgow Rangers s’y sont opposés pour les raisons que nous évoquions plus haut.

Kenny Miler s’exprime sur le cas Bougherra

Lors d’une séance d’entraînement des Glasgow Rangers, le manager de l’équipe a tenté de prendre la température au sujet de la partici- pation de Madjid Bougherra au match d’hier contre le club de Stutt- gart. Walter Smith s’est retrouvé en face d’une opposition plutôt féroce. Il semble qu’un lobby au sein des joueurs se soit formé contre la par- ticipation de Bougherra en Cham- pion’s League. Parmi les opposants à la participation de l’international algérien, l’Ecossais Kenny Miler qui aurait déclaré à l’adresse de Bou- gherra : «Si tu as du temps pour ar- river à l’heure avant le match, autant le faire, c’est aussi simple que cela. Le club nous paie nos salaires et

nous sommes dans l’obligation de re- venir dans les temps.» Kenny Miler a mis en exergue les qualités du jeune Danny Wilson, 17 ans, dont il dit qu’il est en mesure de remplacer Bougherra face à Stuttgart. Bou- gherra était attendu le vendredi par son club, mais il ne serait arrivé en Ecosse que le dimanche.

Boughy a une grosse popularité chez les supporters

Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est la popularité sans cesse grandissante de Madjid Bougherra au point où les fans du club lui ont donné le surnom de Boughy. Que le club gagne ou perde, les prestations de Bougherra sont toujours honora- bles. Ce qui pourrait attiser la jalou- sie chez certains de ses coéquipiers qui se laissent aller dans des décla- rations jugées sévères, même s’il faut reconnaître qu’un rendez-vous fixé doit être respecté. La rencontre de l’Algérie face à l’Egypte s’est

jouée dans un cadre assez excep- tionnel, dont il n’est plus utile de re- venir sur ces péripéties au Caire.

Marcos Babel (Ent. de Stuttgart) :

«Son absence n’est pas une mauvaise chose pour nous»

Le premier à se montrer satisfait de l’absence de Madjid Bougherra est bien évidemment le coach de Stuttgart, Marcos Babel. Ce dernier, lors d’une déclaration à la BBC (té- lévision britannique) avait dit deux mots au sujet de l’absence de l’inter- national algérien: «Bougherra nous a marqué un but lors de la rencontre de l’aller. En plus de posséder des qualités indéniables de défenseur grâce à son physique, il peut appor- ter un plus en attaque de par sa pro- pension à participer aux contres. Son absence n’est pas un inconvé- nient pour le club de Stuttgart.»

M. B.

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Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

Mamadou Diallo

«L'Algérie réalisera un bon parcours en Angola, mais je la vois mal décrocher le titre»

Mamadou Diallo, l'attaquant international des Aigles du Mali et du Havre AC, estime que ce tirage au sort de la CAN est bon, puisque selon lui, les équipes qui composent ce groupe se valent. Dans cet entretien qu'il nous a accordé, il nous parle de l'Algérie et de cette qualification pour le Mondial arrachée aux dépens de l'Égypte.

il nous parle de l'Algérie et de cette qualification pour le Mondial arrachée aux dépens de

Bonjour Mamadou, c'est le journal Le Buteur, on vous appelle à partir d'Alger… Oui, bonjour. Croyez- moi, j'attendais déjà votre coup de fil. Je savais que les journalistes algériens allaient m'appeler pour connaître mon avis sur le tirage au sort de la phase finale de la Coupe d'Afrique des nations.

Justement, quel votre commentaire faites-vous sur le ti- rage au sort de cette CAN ?

Je peux vous dire qu'il y a eu un tirage au sort clément. C'est

un bon tirage, je pense que c'est équilibré. Ce sera très joua- ble, que ce soit pour le Mali, l'Algérie, l'Angola ou le Malawi.

Est-ce que vous pouvez nous parler des adversaires du Mali un par un ? Pour ce qui est de l'Algérie, ce sera un adversaire à prendre très au sérieux. Les dernières performances de votre sélection prouvent que l'Algérie est une très bonne équipe. J'ai suivi son parcours lors de ses éliminatoires et je pense qu'elle a dé- montré qu'il faudra compter sur elle lors de cette CAN.

L'Angola… L'Angola, c'est le pays organisateur. Moi, je ne les connais pas, mais d'après ce que j'ai eu comme informations, c'est qu'ils ont, eux aussi, une bonne équipe. Malheureusement, je ne l'ai pas vue à l'œuvre. Pour le Malawi, c'est la même chose. Je ne l'ai pas suivi, mais du moment qu'il s'est qualifié à la phase finale de la CAN, cela prouve que le Malawi possède un bon groupe. Les 16 équipes qui se sont qualifiées sont toutes bonnes.

D'après-vous, qui sont les favoris de ce groupe ?

A mon sens, il n'y a pas de favoris dans ce groupe, ce sera

très ouvert. Les quatre équipes vont jouer pour passer le pre- mier tour et espérer jouer les trouble-fêtes lors de ce tournoi. Ceux qui veulent passer seront les favoris.

Concernant les favoris pour décrocher cette CAN ?

Je pense que ça va se jouer comme d'habitude entre les

grosses pointures. Il y aura le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le

a
a

Nigéria et même l'Egypte. Ce sont des nations qui ont l'habitude de jouer à chaque tournoi les premiers rôles.

Et l'Algérie dans tout ça ? Comme je vous l’ai dit, l'Algérie possède une très bonne équipe. Elle l’a démontré lors des éliminatoires. Mais à mon avis, l'Algérie ne pourra pas postuler pour décro-

est une bonne équipe, mais il ne faut pas oublier que l'Egypte fait partie des meilleures équipes du conti- nent. La preuve, ils ont décroché la Coupe d'Afrique deux fois de suite.

Est-ce que vous avez suivi le match Algérie- Egypte ? Pour le match du Caire, je n'ai pas eu l'occasion de le suivre, mais concernant celui qui s'est déroulé au Soudan, je l'ai suivi en direct sur Canal Algérie. Je pense que les joueurs algériens étaient très volontaires et décidés à arracher cette quali- fication. Ils ont mérité leur victoire. Au vu du parcours réalisé, l'Algérie mérite sa qualification. Il y avait aussi un grand soutien de la part de son public qui s'est déplacé en force au Soudan pour soutenir son équipe. Le mérite revient aussi aux supporters.

Vous avez sans doute supporté l'Algérie ? Oui, bien sûr. Il ne pouvait en être autre- ment, après les mo- ments inoubliables que j’ai pu passer chez vous en Algérie. Je ne pour- rai jamais oublier ce passage. C'est pour cela que j'étais corps et âme avec l'Algérie. J'étais très content aussi pour les joueurs. Entretien réalisé par Hamza Rahmouni

cher la CAN, et ce, sans prendre en considéra- tion les surprises qui peuvent se produire. L'Algérie a une nouvelle équipe, et même si elle a réussi à décrocher le billet pour le Mondial, il faut lui donner du temps pour s'af- firmer encore plus. Je pense que dans quelques petites années, l'Algérie sera encore plus perfor- mante et elle pourra réaliser d'excellents résultats, mieux que ceux qu'elle a réali- sés jusque-là. Mais tout peut arriver et votre sélection pourra créer la sur- prise.

Mais l'Algérie a réussi à battre

l'Egypte à deux

reprises lors des éliminatoires…

Oui,

l'Algérie

réussi à battre l'Egypte à deux

reprises lors des éliminatoires. Comme je vous l’ai dit, l'Algérie

des éliminatoires. Comme je vous l’ai dit, l'Algérie CALENDRIER : COUPE DʼAFRIQUE DES NATIONS ORANGE, ANGOLA

CALENDRIER : COUPE DʼAFRIQUE DES NATIONS ORANGE, ANGOLA 2010

: COUPE DʼAFRIQUE DES NATIONS ORANGE, ANGOLA 2010 No. Match Gpe Date Heure Lieu 01. ANGOLA
No. Match Gpe Date Heure Lieu 01. ANGOLA v MALI A 0/01/2010 17H:00 Luanda 02.
No.
Match
Gpe
Date
Heure
Lieu
01. ANGOLA v MALI
A
0/01/2010
17H:00
Luanda
02. MALAWI v ALGERIE
A
11/01/2010
14H:45
Luanda
03. COTE D'IVOIRE v B. FASO
B
11/01/2010
17H:00
Cabinda
04. GHANA v TOGO
B
11/01/2010
19H:30
Cabinda
05. EGYPTE v NIGERIA
C
12/01/2010
17H:00
Benguela
06. MOZAMBIQUE v BENIN
C
12/01/2010
19H:30
Benguela
07. CAMEROUN v GABON
D
13/01/2010
17H:00
Lubango
08. ZAMBIE v TUNISIE
D
13/01/2010
19H:30
Lubnago
09. MALI v ALGERIE
A
14/01/2010
17H:00
Luanda
10. ANGOLA v MALAWI
A
14/01/2010
19H:30
Luanda
11. BURKINA FASO v TOGO
B
15/01/2010
17H:00
Cabinda
12. COTE D'IVOIRE v GHANA
B
15/01/2010
19H:30
Cabinda
No. Match Gpe Date Heure Lieu 13. NIGERIA v BENIN C 16/01/2010 17H:00 Benguela 14.
No.
Match
Gpe
Date
Heure
Lieu
13. NIGERIA v BENIN
C
16/01/2010
17H:00
Benguela
14. EGYPTE v MOZAMBIQUE
C
16/01/2010
19H:30
Benguela
15. GABON v TUNISIE
D
17/01/2010
17H:00
Lubango
16. CAMEROUN v ZAMBIA
D
17/01/2010
19H:30
Lubango
17. ANGOLA v ALGERIE
A
18/01/2010
17H:00
Luanda
18. MALI v MALAWI
A
18/01/2010
17H:00
Cabinda
19. BURKINA FASO v GHANA
B
19/01/2010
17H:00
Luanda
20. COTE D'IVOIRE v TOGO
B
19/01/2010
17H:00
Cabinda
21. EGYPTE v BENIN
C
20/01/2010
17H:00
Benguela
22. NIGERIA v MOZAMBIQUE
C
20/01/2010
17H:00
Lubango
23. GABON v ZAMBIE
D
21/01/2010
17H:00
Benguela
24. CAMEROUN v TUNISIE
D
21/01/2010
17H:00
Lubango
Groupe A 1. ANGOLA ¼ de finale 2. MALI 3. MALAWI 4. ALGERIE 25. 1
Groupe A
1. ANGOLA
¼ de finale
2. MALI
3. MALAWI
4. ALGERIE
25. 1 er A v 2 e B
24/01/2010
17H:00
Luanda
½ finale
Groupe B
26. 1 er B v 2 e A
1. COTE D'IVOIRE
2. BURKINA FASO
24/01/2010
20H:30
Cabinda
29. Vainq. 25 v Vainq. 28
3. GHANA
28 28/01/2010 17H:00 Luanda
4. TOGO
Finale
32. Vainq. 29 v Vainq. 30
Groupe C
1. EGYPTE
31/01/2010 17H:00 Luanda
2. NIGERIA
½ finale
3. MOZAMBIQUE
¼ de finale
4. BENIN
30. Vainq. 26 v vainq. 27
27. 1 er C v 2 e D
27 28/01/2010 20H:30 Benguela
25/01/2010 17H:00 Benguela
Groupe D
1. CAMEROUN
2. GABON
28. 1 er D v 2 e C
3. ZAMBIE
25/01/2010 20H:30 Lubango
Match de classement
31 . Perd. 29 v Perd. 30
30/01/2010
17H:00
Benguela
4. TUNISIE

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

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Coup d’œil Equipe nationale

Notre collègue Bouhanika Redouane contre Issam Abdelmounaïm sur LBC

«La meilleure preuve que les Algériens ont raison est venue de Ghaza !»

La chaîne de télévision libanaise LBC a organisé un face-à-face médiatique dimanche dans l’émission «Achaout
La chaîne de télévision libanaise LBC a organisé un face-à-face médiatique dimanche dans l’émission «Achaout

La chaîne de télévision libanaise LBC a organisé un face-à-face médiatique dimanche dans l’émission «Achaout attalit » (la troisième mi-temps) entre l’ancien président de la Fédération égyptienne de football, Issam Abdelmounaïm, actuellement rédacteur en chef du journal Al Ahram et notre collègue d’El Heddaf, Redouane Bouhanika. Le duel a été explosif de bout en bout et la victoire finale est revenue, comme on pouvait s’y attendre, à notre vaillant journaliste qui a littéralement massacré son vis-à-vis, comme l’ont fait les Verts à Blida et à Khartoum aux Pharaons.

R edouane Bouhanika a défendu l’Al- gérie bec et ongles, en remettant Ab- delmounaïm à sa place, à chaque fois que ce dernier voulait verser dans le mensonge et la calomnie à l’égard des

Algériens et de son histoire. En voici des extraits : «Pour les Egyptiens, la page du match Algérie-Egypte n’est pas encore refermée, alors que pour nous elle l’est depuis le coup de sifflet final. La preuve que nous avons raison a été donnée par la FIFA en homologuant le résultat du match de Khartoum en annonçant officiellement la qualifi- cation de l’Algérie pour la Coupe du monde 2010. Les Algériens sont déjà en train de penser à la CAN et à la CM. Ce qui se dit çà et là ne nous regarde plus.»

«Les Algériens ne sont pas des sauvages, mais bien des victimes dans cette opposition»

«D’après ce qu’on a vu au Caire et au Soudan, nous les Algériens, qui sommes déplacés avec notre EN au Caire, avons aujourd’hui la certitude que les Egyptiens ont menti et tenté de minimi- ser les agressions que nous avons subies chez vous par des mensonges. Les Egyptiens ont menti sur toute la ligne pour se disculper en nous mettant toutes les agressions sur le dos. C’est insensé car les blessés étaient tous des Algériens au Caire, qu’ils soient des joueurs ou supporters.»

«Nous sommes un peuple civilisé»

«Contrairement à ce que disent les Egyptiens, les Algériens sont un peuple civilisé et très calme. Ce ne sont pas les Algériens qui ont agressé les

calme. Ce ne sont pas les Algériens qui ont agressé les femmes et les enfants au

femmes et les enfants au Caire. Ce ne sont pas les Algériens qui ont agressé les joueurs en brisant les vitres de leur bus. Il faut être cinglé pour si- muler les agressions de Lemmouchia, Halliche, Saïfi et les autres. Cela les Egyptiens ne veulent pas l’admettre à ce jour, car leurs médias et les res- ponsables de la FEF leur ont menti à eux aussi pour camoufler leurs manigances.»

«C’est une honte pour l’Egypte de porter atteinte à la mémoire de nos martyrs»

de porter atteinte à la mémoire de nos martyrs» C’est honteux de se donner en spectacle

C’est honteux de se donner en spectacle aux yeux de nos ennemis communs dans les télés égyptiennes. Ce qu’ils sont en train d’éructer à longueur de journée est peu honorable pour l’his- toire de l’Egypte. Je leur dirai une seule chose : si tu n’as pas froid aux yeux, si tu n’as pas de pudeur, alors fais ce qui te plaît ! C’est une honte pour toute l’Egypte de laisser ces abrutis porter atteinte à la mémoire de nos martyrs. C’est une honte de toucher à des emblèmes, à des légendes qui ont fait relever leur tête à tous les citoyens arabes par leurs positions historiques et leur volonté fa- rouche devant le colonisateur.»

«Donnez-moi le nom d’un seul Egyptien mort pour l’Algérie ?»

«Moi, en tant qu’Algérien, je n’ai jamais en- tendu parler d’un Egyptien qui a donné sa vie pour libérer l’Algérie. En avez-vous un ? Faites-le nous connaître et on lui érigera une belle statue ! De quel droit donc certains Egyptiens revendi- quent notre indépendance et affirment que sans eux, l’Algérie serait à ce jour colonisée ? C’est un pur mensonge de la part de ces personnes peu honorables qui veulent falsifier l’histoire de la

guerre d’Algérie. Les Egyptiens nous ont aidés dans notre combat comme l’ont fait tous les pays arabes frères avec leurs moyens de l’époque.»

«Ceux qui ont libéré l’Algérie s’appellent Ben M’hidi, Benbouali, Bouhired, Ali La Pointe et j’en passe. Ce ne sont pas les Egyptiens !»

«Ceux qui nous ont aidés dans notre lutte, l’ont fait pour Allah, ils ne revendiquent rien au- jourd’hui quelle que soit leur nationalité. Mais le vrai combat, ce sont les Algériens qui l’ont mené sur le terrain jusqu’à la libération du pays. Ce sont nos guerriers, nos héros qui ont arraché l’indé- pendance des Algériens. Et ils ont pour nom Larbi Ben M’hidi, Ali La Pointe, Hassiba Ben- bouali, Djamila Bouhired et j’en passe. Un martyr comme Ben M’hidi allait vers la mort, avec le sou- rire aux lèvres. Il l’avait fait fièrement parce qu’il était convaincu de la justesse de la cause qu’il dé- fendait.»

«Vous avez dépassé la ligne rouge dans vos émissions !»

«Les Algériens ne comprennent pas comment on peut accorder le droit à des pouilleux de s’asseoir face à une caméra et de calomnier sur les Algériens et leur mémoire. Cette fois, vos anima- teurs et leurs invités ont dépassé toutes les limites de la décence. Vous avez franchi la ligne rouge de la pudeur et du respect de l’autre. Ce n’est pas parce que vous avez perdu contre l’Algérie un match de football, ce n’est pas parce que la douleur est profonde dans le cœur des Egyptiens après leur élimination du Mondial 2010 que vous avez le droit de nous insulter dans vos émissions à deux balles ! Du respect pour notre peuple, mais aussi du respect pour vous aussi ! C’est très grave de voir où la douleur de l’élimination vous a conduits !»

«Les photos des supporters algériens sont toutes truquées»

«J’ai été à Khartoum et j’y suis resté quatre jours durant. Je peux vous assurer que je n’ai pas vu un seul Algérien brandir un couteau ou une épée comme veulent le faire croire vos menteurs. Les photos qui ont été diffusées montrent bien en ar- rière-plan la présence de nuages dans le ciel. Or, pendant mon séjour, je n’ai pas vu un seul nuage dans le ciel de Khartoum. Cela prouve que ce sont des photos truquées ou au pire prises sur Internet des supporters algériens en Algérie, lorsqu’ils avaient appris les agressions de leurs compatriotes au Caire. Dites-leur d’arrêter de mentir donc et d’enflammer les Egyptiens avec ces calomnies !»

«Nous vous avions accueillis comme des rois, mais on a reçu des coups en retour au Caire»

«Au match aller, les journalistes algériens et les responsables de la FAF ont tout fait pour calmer les esprits. Aboutrika a été honoré par nos jour- naux comme il se doit. A son retour au Caire, il a dit aux Egyptiens : «Si j’avais demandé du lait d’oi- seau aux Algériens, il me l’aurait ramené tellement l’accueil a été parfait.» Que dire de plus après ces confidences d’Aboutrika ? Par contre, les Algé- riens ont été accueillis par des coups et des in- sultes.»

«Le fait de voir Ghaza défiler après notre victoire est la meilleure réponse des Algériens»

notre victoire est la meilleure réponse des Algériens» «Le problème ne réside pas chez les Algériens.
notre victoire est la meilleure réponse des Algériens» «Le problème ne réside pas chez les Algériens.

«Le problème ne réside pas chez les Algériens. Posez-vous juste la question suivante : Pourquoi tous les pays arabes s’étaient rangés du côté des Algériens ? Pourquoi tous les médias du monde ont pris la défense des Algériens dans cette op- position ? Je crois que les meilleures réponses qu’on peut vous donner sur la justesse de notre cause sont les images des Palestiniens de Ghaza en train de défiler en l’honneur des Algériens. Cela résume tout et sans commentaire !» Synthèse de Nacym Djender

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Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup d’œil Équipe nationale

Accueil triomphal pour Zaoui, Gaouaoui et Belhadji… à Chlef !

L es Chéliffiens ont vibré, hier matin, à l’heure des Verts lorsque le trio composé de Zaoui- Gaouaoui-Belahdji

Hacen, l’entraîneur des gardiens de but, a regagné la ville de Chlef avec en poche une qualification histo-

rique pour le Mondial sud-africain. C’est toute une ville qui a dû geler ses activités pour leur réserver un accueil des plus grandioses. Sur un véhicule décapotable, Gaouaoui, Zaoui et Belhadji ont dû faire un tour d’honneur à travers le boule- vard principal de la ville, devant une foule impressionnante de sup- porters des Verts venus des quatre coins de la ville pour rendre hom- mage aux mondialistes.

Direction, le siège de l’ASO

Nos «hôtes» ont commencé leur petite tournée en prenant la direc- tion du siège du club où le président de l’ASO Chef, Abdelkrim Me- douar, était à leur accueil. Ils ont ensuite poursuivi leur route en pré- sence d’une foule nombreuse venue non seulement de Chlef et ses envi- rons mais aussi de Relizane et Tis- semsilt.

Saut incontournable chez le wali

Le trio international s’est rendu au siège de la Wilaya de Chlef où l’attendait le premier responsable de

la ville, M. Djamae Mahmoud en l’occurrence, en compagnie de hauts cadres de la ville. Le wali a tenu à féliciter les artisans de la qua- lification des Verts au Mondial. Il s’est dit très heureux de la qualifica- tion de l’Equipe nationale et fier des joueurs qui ont arraché avec brio la qualification à Oum Dourman. Lors de cette réception, le célèbre slogan «One, two, three, viva l’Algé- rie !» a été entonné par tous les pré- sents.

Mahmoud Djamae (wali de Chlef ) «Les Verts sont la fierté de tout un peuple»

Lors de sa brève allocution pro- noncée à l’assistance, le wali de Chlef, très heureux d’avoir accueilli Gaouaoui, Zaoui et Belhadji, n’a pas manqué encore une fois de les féli- citer, après les efforts consentis au Soudan. Il estime que grâce à eux, des millions d’Algériens sont sortis dans les rues pour exprimer leur joie. «Les joueurs de l’Equipe natio- nale méritent respect et gratitude, car ils ont prouvé non seulement leur nationalisme au cours de ce match mais aussi qu’ils avaient les moyens d’aller le plus loin possible lors des prochaines échéances. Ce succès de l’Equipe nationale, donc du sport al- gérien, a permis à toute une jeunesse de vivre une joie incommensurable.»

à toute une jeunesse de vivre une joie incommensurable.» Zaoui : «Je remercie Bouteflika et tous

Zaoui : «Je remercie Bouteflika et tous ceux qui ont scandé mon nom à Oran»

«Je dirai tout d’abord que cette très belle initiative nous fait énor- mément plaisir. Elle nous permet de réaliser l’ampleur de l’exploit ac- compli. Je dirai que le mérite de cette qualification revient tout d’abord au Chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui est resté à nos côtés jusqu’à la fin. Je remercie vivement le wali de Chlef qui nous a honorés, sans oublier les supporters qui sont venus de partout pour nous encou- rager. Je saisis cette occasion pour

dire mille fois merci aux supporters oranais qui ont scandé mon nom à Oran. Je profite de l’opportunité qui m’est offerte pour leur demander pardon, s’ils pensent que je leur ai fait du mal. Pour ma part, je tiens à pardonner à tous ceux qui m’ont ac- cusé à tort. Que la fête se poursuit pour l’Algérie et les Algériens. Je dirai que ce n’est que le début des exploits de cette Equipe nationale.»

Gaouaoui : «Très touché par cet accueil»

«Je ne trouve pas les mots pour décrire ce moment inoubliable. Je

suis vraiment très touché et honoré à la fois par cet accueil qu’on m’a ré- servé à Chlef. Je remercie bien sûr

le wali pour cette réception, comme je tiens aussi à remercier tous ceux qui ont contribué à la qualification des Verts au Mondial, y compris les supporters. Aujourd’hui, j’ai confirmé que tout Chlef vibre pour le football et l’Equipe nationale. De notre part, on fera tout ce qui est en notre possible pour procurer d’au- tres joies à nos supporters lors des prochaines échéances. J’avoue que notre mission ne serra pas une par- tie de plaisir, car après cette qualifi- cation, on va nous prendre très

A.F.

sérieux.»

Tirage au sort de la Coupe du monde au cas où la procédure serait la même qu’en 2006

Les probables chapeaux

serait la même qu’en 2006 Les probables chapeaux L e 2 décembre, soit deux jours avant

L e 2 décembre, soit deux jours avant le tirage au sort de la phase finale du Mondial 2010 qui aura lieu au Cap, la commission d’organisation

de la Coupe du monde rendra publique la composition des quatre chapeaux d’où sor- tiront les huit groupes de quatre. Selon France football, ladite commission pourrait avoir recours au même procédé qu’en 2006 pour former les quatre chapeaux. Pour dé- gager les huit têtes de séries, l’Afrique du Sud

(pays organisateur) et sept autres équipes, le calcul devrait se faire sur la base des résultats obtenus lors des deux dernières phases finales (50%) et la moyenne des classements FIFA des trois dernières fin d’années, 2007, 2008 et 2009 (50%). Si telle sera la procédure, les huit têtes de série qui constitueront le premier chapeau sont :

l’Afrique du Sud, l’Italie, le Brésil, l’Espagne, l’Alle- magne, l’Argentine, l’An-

gleterre et la France. Les huit équipes européennes restantes seront dans le deuxième chapeau, les cinq Africains plus les trois autres Sud-américains consti- tueront le troisième chapeau, alors que le quatrième sera composé des quatre asia- tiques, du représentant de l’Océanie et des trois de la CONCACAF (Amérique du Nord et centrale). Donc, si le système utilisé en 2006 sera le même qu’en 2010, les quatre chapeaux seront les suivants :

Chapeau 3

Chapeau 4

Chapeau 1

Chapeau 2

Côte d’Ivoire

Australie

Afrique du Sud

Pays-Bas

Ghana

Corée du Nord

Brésil

Portugal

Cameroun

Corée du Sud

Espagne

Slovénie

Algérie

Japon

Italie

Suisse

Nigeria

Nouvelle-Zélande

Allemagne

Grèce

Paraguay

Etats-Unis

Argentine

Serbie

Chili

Honduras

Angleterre

Danemark

Uruguay

Mexique

France

Slovaquie

Oran attend son Raho

Honoré à Alger puis à Sétif, il en sera de même à

Oran pour l’enfant de cette ville, Slimane Raho. En effet, dans son quartier d’origine, Ederb, ses amis et sa famille lui préparent une grande fête pour accueillir en pompe l’international algérien

pour accueillir en pompe l’international algérien ◗ mille et mes amis d’en- fance. Après notre qualifi-

mille et mes amis d’en- fance. Après notre qualifi- cation, je ne pouvais pas ne pas avoir une pensée à mon quartier où j’ai grandi, mon frère qui nous a récemment quittés, ma mère, mes anciens clubs, l’ASMO et le MCO.»

Il lance une invitation à Zaoui

A travers notre journal, Slimane Raho a lancé une invitation à son coéquipier en Equipe nationale, Samir Zaoui, afin de se rendre à Oran. On sait que les Oranais lui en veulent, à cause des incidents qui

ont émaillé, il y a deux ans, un match entre l’ASO et le MCO. Depuis, Zaoui n’a plus remis les pieds à El Bahia.

qui a fait honneur à ce quartier d’Oran qui aura un de ses fils au Mondial.

«Cette qualification est pour les gens d’Ederb»

«J’ai hâte de rentrer chez moi, car ça fait un moment que je n’ai pas vu ma mère, ma fa-

La CAN et la Coupe du monde sur Al Jazeera Sports

C’est désormais officiel, la chaîne qatarie Al Jazeera Sports vient d’acquérir les droits de retransmission de la CAN et les deux prochaines Coupes du monde, en l’oc-

currence celles de 2010 en Afrique du Sud et 2014 au Brésil. C’est ce qu’a annoncé hier le manager général, Nacer Ben Gha-

nem Al Khalifi. Après négociations, ART a vendu à cette chaîne les droits de retransmission.

Nacer Ben Gha- nem Al Khalifi. Après négociations, ART a vendu à cette chaîne les droits

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

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Coup d’œil Équipe nationale

France 2 revient sur l’exploit des Verts

L ’émission «Mots croisés» diffusée sur la chaîne française France 2 et animée par Yves Calvi a abordé avec le concours d’un pla- teau de journalistes et autres spécialistes sportifs la qualification

des Verts en Afrique du Sud et, le sujet presque de cette édition, la possibilité de voir la France nez à nez avec l’Algérie au premier tour du

Mondial sud-africain. Des invités de prestige sont intervenus à tour de rôle. On gardera de ce numéro les déclarations les plus marquantes et les plus significatives aussi en ce qui concerne cette appréhension qui commence à s’installer dans l’autre rive de la Méditerranée à pro- pos d’une explication Verts-Bleus dès l’entame de cette compétition.

Yves Calvi «C’est inconcevable qu’un match de foot en arrive à déteindre sur le politique»
Yves Calvi
«C’est inconcevable
qu’un match de foot
en arrive à déteindre
sur le politique»
❍ Pour l’animateur de l’émission, Yves
Calvi, il est inconcevable qu’un match
football, de quelque enjeu qu’il soit,
déborde le rectangle vert et se
transforme en toile de fond d’une crise
diplomatique. «Il est inconcevable qu’un
match de foot devienne un problème
politique. Ça ne doit jamais dépasser le
terrain comme c’est le cas actuellement
dernier Algérie-Egypte et France Iralnde
de
le
et cette fameuse main de Thierry Henry»,
a-t-il déclaré en premier.
EugèneSaccomano «Je crains qu’on n’en vienne à jouer l’Algérie au Mondial» ❍ Pour le très
EugèneSaccomano
«Je crains qu’on n’en
vienne à jouer
l’Algérie au Mondial»
❍ Pour le très célèbre journaliste
français, Eugène Saccomano, il serait
préférable que la France n’hérite pas de
l’Algérie lors du tirage au sort de la Coupe
du monde. «Je crains cette éventualité
de
voir les nôtres jouer l’Algérie lors du
Mondial. La qualification arrachée au
Soudan et la façon avec laquelle les
Algériens ont exprimé leur joie à travers le
monde est à méditer. Leurs joueurs sont
motivés et prêts à affronter n’importe
quelle équipe», a-t-il dit en substance.
VokashDhorrasso (ex-international) «Il serait préférable de ne pas croiser l’Algérie» ❍ Le très
VokashDhorrasso
(ex-international)
«Il serait préférable
de ne pas croiser
l’Algérie»
❍ Le très controversé ex-international
français et ex-joueur du PSG, Vikash
Dhorrasso, qui s’est fait beaucoup
d’ennemis au sein des Bleus vice-
champions du monde en 2006, a abondé
dans le même sens. «Il serait préférable, à
mon avis, de ne pas hériter de l’Algérie
au
moment du tirage au sort de cette Coupe
du monde et être appelés ainsi à affronter
une sélection (qui revient) en force.»
Invité de la chaîne égyptienne ESC Hani Abourida: «LesAlgérienssont machiavéliques, ils avaient tout
Invité de la chaîne
égyptienne ESC
Hani Abourida:
«LesAlgérienssont
machiavéliques, ils
avaient tout
orchestré»
La chaîne
égyptienne
ESC ne semble
pas baisser son
hostilité d’un
cran dans cette
guerre média-
tique déclarée
par les médias
de ce pays à
l ’A l g é r i e .
Avant-hier
soir, c’était au
tour du vice-
président de la FEF, Hani Abourida, à
être l’invité son émission «Al Bit
Bitek» pour y aller de son commen-
taire incendiaire et justifier ainsi l’in-
justifiable. Voici en somme ce que ce
monsieur, qui est pourtant le
deuxième représentant du football
égyptien après Samir Zaher, a débla-
téré comme mensonges et contrevé-
rités : «Au Soudan, les Algériens ont
été machiavéliques car ils avaient tout
orchestré pour que l’Egypte soit battue.
Tout a été minutieusement planifié
pour nous éliminer. N’avait été l’inter-
vention des forces de l’ordre souda-
naises, il y aurait eu un carnage à
Khartoum. Il faut savoir que le bus de
notre sélection a été caillassé et nous
en avons la preuve. Nous avons expé-
dié un dossier solide à la FIFA qui
tranchera dans les heures qui vien-
nent.»
T. Che
qui tranchera dans les heures qui vien- nent.» T. Che Medi 1 Sat consacre une de

Medi 1 Sat consacre une de ses émissions à l’EN

émission sportive «Match» dif- fusée sur la

chaîne marocaine Medi 1 Sat a consacré son pro- gramme d’avant-hier à la qualification des Verts au Mondial sud-africain. Durant cette émission très suivie par les téléspectateurs algériens, un large tour d’horizon a été abordé sur la victoire de l’Algérie face aux Pharaons d’Egypte. Les consultants habituels de l’émission, deux jour- nalistes de la presse écrite de leur état, ont commenté chacun à sa façon la qualification de l’Algérie. Résumé, non exhaustif certes, de ce qu’ont dit les invités de «Match».

Khaled Yacine :

«Chaouchi est pour beaucoup dans la quali- fication de l’Algérie»

Dans son intervention, le journa- liste marocain Khaled Yacine a tenu à mettre en exergue le rôle prépon- dérant de Chaouchi dans la qualifi- cation des Verts. «L’Algérie peut remercier Chaouchi pour le match qu’il a fourni au Soudan. Il est pour beaucoup dans la qualification de

L’

Soudan. Il est pour beaucoup dans la qualification de L’ l’Algérie aux dépens des Pharaons. Il

l’Algérie aux dépens des Pharaons. Il a réussi à lui seul à dégoûter les at- taquants égyptiens avec trois arrêts de classe mondiale. Chapeau car ce n’était pas évident de jouer à un tel niveau pour sa première rencontre avec la sélection algérienne. Le pre- mier arrêt que Chaouchi a réussi sur la tête d’Aboutrika lui a permis de rentrer immédiatement dans le match.»

«Il ne faut pas mettre la grosse pression sur l’équipe algérienne»

Pour les deux compétitions inter- nationales qui attendent les Verts, à savoir la CAN puis le Mondial, le consultant préconisera la chose sui- vante dans son intervention : «Il faut éviter de mettre la très grosse pression sur cette équipe algérienne qui manque de repères et d’expé- rience au niveau continental pour avoir manqué les deux dernières édi-

tions de la Coupe d’Afrique.»

Fouad Djenaoui «Les Verts ont le potentiel pour passer le 1 er tour au Mondial»

Pour l’autre journaliste marocain présent sur le plateau de cette émission, la sélection algé- rienne a les qualités et le potentiel pour passer le cap du premier tour lors de la prochaine Coupe du monde. «L’Algérie a les moyens de passer le premier tour du Mondial. Je suis convaincu qu’avec le travail et la persévérance, les Algériens sau- ront représenter dignement le monde arabe dans cet événement planétaire. Ils ne devront pas se contenter d’y faire de la figuration.»

«Halliche m’a beau- coup impressionné»

Fouad Djenaoui n’a pas manqué d’encenser Halliche pour son rôle de stabilisateur de l’arrière-garde des Verts. «J’ai été très impressionné par les qualités de Halliche. Pour moi, il est le pilier de la défense algé- rienne», a-t-il dit en conclusion. T. Che

Dubaï Sports joue les réconciliateurs Avant-hier soir, Dubaï Sports a consacré une émission de deux
Dubaï Sports joue
les réconciliateurs
Avant-hier soir, Dubaï Sports a consacré
une émission de deux heures pour la réconci-
liation des deux peuples algérien et égyptien.
Pour ce faire, l’animateur de l’émission a invité
sept ressortissants algériens résidant à Dubaï
ainsi que quatorze Egyptiens. Ces derniers,
toujours affectés par l’élimination de la sélec-
tion de leur pays, n’ont eu de cesse d’accuser les
Algériens d’agressions diverses envers les sup-
porters des Pharaons. Pour les Algériens, ces
accusations ne sont que le fruit de l’imagination des médias égyptiens qui
sont, ont-ils ajouté, en train de verser dans la provocation. La tension était
palpable durant une heure au moins et il aura fallu toute la diplomatie du
monde à son animateur pour calmer les esprits.
Echange de fleurs à la fin de l’émission
Au bout de deux heures, l’animateur a pu conclure son émission sur
une note pleine d’espoir. En effet, les deux camps se sont échangé des fleurs
en guise de rapprochement entre les deux peuples. Enterrer la hache de
guerre, tel était visiblement l’objectif escompté par l’animateur de cette
émission sportive. Chapeau bas, car au bout du compte, cet objectif a été
bien atteint.
Un reportage avec les acteurs égyptiens
a été diffusé
Au cours de cette émission, un reportage de la chaîne sportive arabe a
été diffusé. Ainsi, durant une dizaine de minutes, plusieurs célébrités du
cinéma égyptien ont livré leurs impressions suite à l’élimination des Pha-
raons. Ahmed Taher, Ferdaous Abdelhamid, Ghada Ibrahim, pour ne citer
que ceux-là, ont critiqué pour la plupart, en mal cela s’entend, la qualifi-
cation des Verts. Rares ceux qui ont reconnu la suprématie de l’Algérie lors
de cette confrontation. Cela dénote bien le manque de retenue de ces soi-
disant célébrités qui, en plus de ne rien connaître aux choses du sport, ne
sont pas fair-play pour un millime.
T. Che
12
12

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup raté USMA - JSK

Stade : Omar-Hamadi (Bologhine) Affluence : faible Arbitres : Achouri, Kamen, Aribi Avertissements : Rial
Stade : Omar-Hamadi (Bologhine)
Affluence : faible
Arbitres : Achouri, Kamen, Aribi
Avertissements : Rial (29’), (Ghazi 81’) –
USMA
Expulsion : Hamiti (90’+4) – JSK
Buts : Hamidi 17’ – USMA
Aoudia 86’ – JSK
USMA :
Abdouni, Khoualed, Aouamri, Rial,
Harkat, Ghazi, Aït Ouamar, Dziri, Ha-
midi (Benchaâbane 67’), Achiou, Ouz-
nadji (Bourahli 60’ puis Cheklam 84’)
Entraîneur : Saâdi.
JSK :
Hadjaoui, Meftah, Oussalah (Yahia-
Chérif 64’), Coulibaly (Asuka 53’), Ber-
chiche, Belkalem, Maroci (Akkouche),
Chérif El Ouazzani, Tedjar, Hamiti,
Aoudia
Entraîneurs : Karouf et Amrouche

USMA 1 - JSK 1

LesUsmistespiégés

U S M A 1 - J S K 1 LesUsmistespiégés E n quête de rachat

E n quête de rachat suite à la défaite concédée face à l’ASO juste avant la trêve observée par le champion-

nat national, les Usmistes, qui rece- vaient les Canaris hier après-midi pour le compte de la mise à jour du calendrier, ont été tout simplement piégés par leurs hôtes qui leur ont imposé au final le partage des points sur leur terrain de Bolo- ghine. L’entame de la partie s’an- nonçait en faveur des locaux qui ont exercé un pressing haut sur leurs vis-à-vis et a qui a fini par payer à la 17’ sur un but de Hamidi qui venait de reprendre victorieu- sement de la tête un corner botté par Dziri. Les Canaris répliqueront à trois reprises, 22’, 28’ et 40’, par Tedjar qui mettra à rude épreuve le

portier Abdouni, mais sans succès. Dans l’intervalle, les coéquipiers de Achiou semblaient se contenter de leur maigre acquis. Au retour des vestiaires, les locaux, certainement sermonnés par leur entraîneur, se ruent en attaque dans le but de plier le match par une deuxième réalisa- tion. L’action nette de cette seconde période côté usmiste restera sans conteste ce contre rondement mené par ce diable d’Achiou qui verra sa frappe de la zone du milieu repous- sée par le poteau Hadjaoui. Cinq minutes plus tard, ce sera au tour de Aït Ouamar de rater l’imman- quable. La blessure de Coulibaly côté visiteurs amènera son staff technique à le remplacer par Asuka qui confirmera une fois de plus sa lucidité offensive en étant derrière

Amrouche

«On savait qu’on pouvait revenir à la marque »

«Aujourd’hui, les joueurs ont fait l’essentiel, c'est-à-dire ne pas ren- trer bredouilles à Tizi Ouzou. On a certes commis une erreur de mar- quage qui nous a valu d’encaisser, mais on a bien su réagir par la suite. Les consignes qu’on nous a données à la mi-temps ont été res- pectées à la lettre, ce qui a fait que nous soyons parvenus à remettre les pendules à l’heure. Je voudrais seulement préciser qu’avant notre but, c’est-à-dire sur l’action menée par Dziri, la balle n’a pas été dé- gagée de la main comme ils ont essayé de le faire croire. J’ai bien vu l’action, la balle a été repoussée par Berchiche de la tête. Ce nul va nous permettre d’aborder la suite avec beaucoup de sérénité.»

Exaspéré par l’égalisation kabyle

Saâdi s’éclipse

Au moment où de nombreux journalistes l’attendaient pour les im- pressions de fin de match, l’entraîneur en chef de l’USMA, Noureddine Saâdi, a préféré quitter le stade par une «porte dérobée». Les journa- listes l’avaient pourtant attendu longuement devant les vestiaires, mais à leur grande surprise, le coach usmiste était déjà parti.

le but égalisateur de son équipe. En fait, son tir en direction des bois est dévié par la défense usmiste, mais manque de pot pour cette dernière, la balle retombe dans les pieds du magistral Yahia-Chérif qui remet sur un Aoudia joliment embusqué et qui ne se fera pas prier pour re- mettre les pendules à l’heure. Une égalisation kabyle longuement contestée par les Rouge et Noir non pas parce qu’elle a été entachée de quelque irrégularité, mais bien parce que le contre mené par Dziri juste avant a été repoussé de la main de l’intérieur de la surface de réparation sans que l’arbitre du match bronche d’un millimètre. On en restera là jusqu’au coup de sifflet final quelques minutes plus tard. Adlène C.

Aoudia «Ce but est le fruit de ma patience»

«Vous devez savoir que je n’ai jamais été gagné par le doute, je savais que ma patience allait payer. J’ai été longtemps privé de la compétition suite à la blessure que j’ai contractée juste avant le coup d’envoi du championnat. Depuis j’ai travaillé dur pour revenir à mon meilleur niveau. C’est ma troisième participation et voilà je reprends du service en marquant des buts. Un but que je dédie à tous les supporters de la JSK. Pour revenir à la rencontre, c’était difficile devant une équipe qui joue bien au football. On a été les premiers à encaisser, mais on gardait fortement la conviction qu’on avait les moyens d’égaliser. Voilà c’est fait, et au final, on en sort avec un point dans nos bagages. Mission réussie en somme puisque pour nous, c’est un match à l’extérieur.»

Hamiti expulsé

La JSK a terminé à dix suite à l’expulsion de son avant- centre Farès Hamiti à la quatrième minute du temps ad- ditionnel. Il aurait commis un geste antisportif envers Aït Ouamar, ce qui n’a pas échappé aux yeux de l’arbitre Achouri qui lui montrera du coup la voie de garage.

On croise les doigts pour Coulibaly

Touché à la cuisse, le défenseur Coulibaly a été remplacé dare-dare par le jeune attaquant Asuka hier face à l’USMA. Le Malin devrait en principe aller pas- ser son échographie ce jeudi pour connaître la nature exacte de sa blessure. En tout cas, le staff technique croise les doigts sachant que la JSK doit enchaîner avec un match face à la coriace USMAn.

Berchiche : «Jamais je n’ai touché ce ballon de la main»

«Ceux qui pensent que j’ai dégagé la balle de la main se trompent. Je l’ai fait avec la tête et les caméras peuvent en témoigner si vous voulez vérifier. Je pense qu’on mérite ce match nul car c’est le fruit des efforts fournis depuis l’en- tame de la partie. Ce point de pris va nous galvaniser avant nos prochaines sorties», nous a déclaré Berchiche.

Egalisation vivement contestée

L’égalisation kabyle a été longuement et vivement contestée surtout hier par les camarades de Dziri. Selon eux, il y avait une erreur qui devait ramener un penalty suite à une déviation de la main en pleine sur- face de réparation kabyle sur un contre que Dziri ve- nait de mener.

L’EN à l’honneur

C’est une nouveauté à Bologhine. Avant le coup d’envoi de la partie, les

responsables du stade de Omar-Hamadi ont fait vibrer les quelques sup- porters présents sur les gradins par les nouvelles mélodies dédiées à notre sélection nationale qui vient d’arracher son ticket pour le Mondial sud- africain.

Rial suspendu face au CABBA

La formation de Soustara sera privé des services de son défenseur Ali

Rial pour le prochain match en déplacement à Bordj Bou-Arréridj face au CABBA. Le carton jaune dont il la écopé hier est le troisième de la série et c’est tout naturellement qu’il sera contraint à une suspension automatique.

Sayeh et Benaldjia renvoyés à la tribune d’honneur

Les non retenus pour le match d’hier sont allés prendre place dans la

tribune d’honneur. Il s’agit de Sayeh et Benaldjia pour les Usmistes et de

Boukria et Tchiko ainsi que du junior Benhocine côté kabyle.

Les Kabyles applaudis comme des princes

On s’y attendait quelque part. Les joueurs kabyles ont été chaleureuse-

ment applaudis par les supporters usmistes hier. Un geste qui a fait énor- mément plaisir aux Canaris qui, de leur côté, ont rendu la pareille à la

galerie locale.

Achiou fait son entrée en compagnie des Canaris

Voilà des images qu’on a presque perdues de vue. Hier, à l’occasion de

cet USMA-JSK, Hocine Achiou, la coqueluche usmiste qui a évolué à la JSK la saison dernière, a tenu à faire son apparition en compagnie des Ca- naris. Il va sans dire que les applaudissements des présents ont tout de suite suivi.

Boussefiane présent à Bologhine

L’actuel sociétaire du NAHD, Mohamed Boussefiane, a mis à profit le

repos que son entraîneur a accordé au groupe husseindéen pour se ren- dre à Omar-Hamadi et suivre la rencontre qui a opposé, mine de rien, ses

deux anciennes formations. A rappeler juste que Boussefiane a joué à l’USMA avant d’aller prendre une licence dans les rangs de la JSK.

Bourahli rejoue

Le renard des surfaces, comme on aime à l’appeler partout où il va

monnayer son talent, a enfin refait son apparition parmi les Rouge et Noir. En effet, Bourahli n’a plus donné signe de vie sur les terrains depuis

le clasico MCA-USMA par la faute d’une blessure. Incorporé à l’heure de jeu hier à la place de Ouznadji, il a dû céder sa place à son tour aux abords de la 85’.

Les juniors de la JSK s’imposent

Emmenés par Ali Kadri, les juniors de la JSK se sont imposés devant

leurs homologues de l’USMA 1 but à 0. L’unique réalisation de la partie a été l’œuvre du prometteur Ould El Hadj.

 

Championnat de la Division 1 Nedjma Mise à jour de la 13 e journée et classement

 
 

ES Sétif

2-1

CA

Batna

 

USM Annaba

3-3

CAB Bou-Arréridj

 

MC

El Eulma

0-0

USM Blida

 

MSP Batna

2-3

ASO Chlef

 

MC

Oran

1-0

WA

Tlemcen

 

JSM Béjaïa

1-1

MC

Alger

AS Khroub

1-0

NA

Husseïn Dey

USM Alger

1-1

JS Kabylie USM El Harrach (reporté)

 

CR Belouizdad

Pts

J

G

N

P

Bp

Bc

Dif.

01- MC Alger

24

12

7

3

2

18

06

+12

02- USMAnnaba

23

13

6

4

2

15

12

+03

03- MC Oran

22

13

7

1

5

15

15

00

04- WA Tlemcen

21

13

6

3

4

16

13

+03

05- ES Sétif

20

11

5

5

1

18

11

+07

06- MC El Eulma

19

13

5

4

4

17

15

+02

07-JSMBéjaïa

19

13

5

4

4

12

12

00

08- JS Kabylie

18

12

5

3

4

12

08

+04

09- CABordjBou-Arréridj 18

12

5

3

4

16

14

+02

10- CR Belouizdad

18

13

5

3

5

12

20

-08

11- ASO Chlef

16

13

4

4

5

16

11

+05

12- USM El Harrach

16

11

5

1

5

13

11

+02

13-

CA Batna

16

13

4

4

5

10

10

00

14- USM Alger

16

13

4

4

5

13

15

-02

15- USM Blida

15

13

4

3

6

08

11

-03

16-ASKhroub

14

13

3

5

5

08

14

-06

17- NA Hussein Dey

8

14

2

2

10

10

20

-10

18- MSP Batna

6

13

1

3

9

10

21

-11

Ce match tient compte du résultat du match avancé NAHD 1 - CRB 2

 

14 e journée

   
 

CAB Bou Arréridj

USM Alger

 

USM

El

Harrach

MSP Batna

NA Hussein Dey

CR

Belouizdad (déjà joué)

 
 

CA

Batna

MC

El Eulma

 

MC

Alger

ES Sétif

 

WA Tlemcen

JSM

Béjaïa

 

MC

Oran

AS

Khroub

 

ASO

Chlef

USM Blida

JS Kabylie

USM Annaba

Le Buteur n°1041 Mercredi 25 novembre 2009

13

Coup d’œil MCA

Il devra rallier Alger ce vendredi

Bracci : «J’ai dit oui aux dirigeants du Mouloudia»

Bracci : «J’ai dit oui aux dirigeants du Mouloudia» Sans surprise aucune, et comme nous l’aivons

Sans surprise aucune, et comme nous l’aivons annoncé, François Bracci devra être le successeur de Michel. A ce propos, le technicien Corse nous dira : «J’ai été contacté officiellement par les responsables du Mouloudia qui m’ont proposé de driver le club. J’ai dit oui sans aborder le volet fi- nancier car c’est un beau challenge à rele- ver que de diriger le MCA, leader du championnat. Je vais, si tout va bien, rallier Alger ce vendredi.»

Babouche :

«Belhadj a promis de me trouver un club

Babouche : «Belhadj a promis de me trouver un club en France ou en Angleterre» Le

en France ou en Angleterre»

Le capitaine mouloudéen, Réda Babouche, nous a confié qu’il ambitionnait d’embrasser une carrière pro- fessionnelle en Europe. C’est Nadir Belhadj, le joueur de Portsmouth, qui aurait confié à Réda de tout faire pour que celui-ci rejoigne un club à l’étranger. A ce sujet, l’en- fant de Skikda nous dira. « Pour le moment je n’ai au- cune offre, mais je vais vous faire une confidence en vous apprenant que Belhadj m’a confié qu’il allait voir avec son agent afin qu’il me trouve une place dans un club français ou anglais. Il m’a clairement spécifié que ma place était en Europe et qu’il ferait tout son possi- ble pour me décrocher un contrat professionnel», nous a confié Babouche.

Bouchama

contrat professionnel», nous a confié Babouche. Bouchama «Je n’oublierai jamais que c’est Michel qui m’a remis

«Je n’oublierai jamais que c’est Michel qui m’a remis sur selle»

De retour de suspension face à la JSMB, Bouchama a été, tout comme ses partenaires d’ailleurs, très affecté par le départ de Michel. Ce dernier a été derrière le retour au premier plan de Nassim en le fai- sant jouer au poste de demi défensif. Dans cet entretien, Bouchama n’a pas manqué de dire toute sa gratitude et s’avoue même très re- devable au coach français qui l’a propulsé au rang de titulaire.

bouche et Zemmamouche de récupérer de leurs ef- forts, car dés leur retour du Soudan ils ont du en- chaîner avec la rencontre contre la JSMB. Cette mini trêve va nous permettre de recharger nos batteries, car nous aurons des matches difficiles à disputer lors de cette dernière ligne droite avant la fin de la phase aller. Nous aurons besoin de toute notre énergie pour décrocher ce titre de champion d’hiver qui nous tient tous à cœur.

Un mot sur le départ de Michel qui semble vous avoir affecté au plus haut point ? Il n’y a pas que moi, nous étions tous affectés par ce départ inattendu. Ceci dit, je ne pourrai oublier que c’est grâce à Michel que j’ai retrouvé une place de titulaire. C’est lui qui m’a fait confiance en me fai- sant jouer dans un nouveau registre. Je n’oublierai ja- mais que c’est lui qui m’a remis sur selle. Je lui serais d’ailleurs éternellement reconnaissant pour m’avoir donné ma chance alors que bien des entraîneurs n’ont pas voulu le faire au point où à un certain mo- ment j’avais sérieusement songé à partir tellement j’étais dégoûté de ma situation qui perdurait.

Ne craignez-vous pas que le changement d’en- traîneur à un moment aussi crucial pourrait être fatal à votre équipe ? Même si la stabilité est toujours prônée pour la réussite d’un groupe. Nous sommes des profession- nels. Et en tant que tels, on se doit de s’adapter à toutes les situations. On tâchera de faciliter la tâche à celui qui succédera à Michel.

Un dernier mot avant de conclure ? Je profite de l’occasion pour dire un grand ma- brouk à notre équipe nationale qui nous a procurés beaucoup de joie et je souhaite aussi un Aïd Mouba- rek à tous les Algériens. Entretien réalisé par

Tarek Che

Le moral doit être au beau fixe après ce point du match nul ra- mené de Bejaia ? Oui, et deux fois plutôt qu’une, car en plus de ce précieux point qu’on a réussi à arracher à l’équipe la plus en forme du moment, il y a lieu d’ajouter la qualification de l’Algérie au Mondial. Pour revenir à ce partage des points auquel on a contraint les Béjaouis sur leur terrain, il faut reconnaître que ce n’était pas du tout évident de réussir un bon résultat surtout que nous étions menés au score.

Comment expliquez-vous que votre équipe ait affiché deux visages durant cette rencontre ? Nous avons subi durant la première mi-temps la domination des Béjaouis qui ont réussi à trouver la faille. Du- rant la seconde période, avec l’in- corporation de Bensalem et Amroune, nous avons repris le jeu à notre compte. Et ce n’était que juste récompense si on est parvenus à égaliser à un quart d’heure de la fin.

Il était prévu d’enchaîner par ce derby face à l’USMH, avant que le match ne soit reporté au dernier moment Qu’en pensez vous de cet énième report ?

En réalité ça nous arrange que ce derby soit reporté. Cela va permettre à Ba-

Khida en Tunisie avec les U-20

Le libéro des U-17 lors du Mondial au Nigeria, à savoir Billel Khida a été retenu par l’entraîneur des U-20, Ghimouz, pour un tournoi internatio- nal en Tunisie. En effet, depuis avant-hier le Mou- loudéen se trouve à Tunis avec la sélection nationale pour prendre part à des matches inter- nationaux. Cette promotion n’est que juste ré- compense pour ce jeune et talentueux défenseur à qui on prédit un très bel avenir. Khida représente l’avenir du Mouloudia qui a réussi à se mêler à la course au titre grâce à ses enfants. « Je ne peux qu’être content de cette promotion qui ne pourra que me pousser à travailler davantage pour gagner plus tard mes galons en équipe fanion. » Nous a- t-il confié avant son départ pour Tunis.

Achouri devrait rejoindre Michel au Qatar après l’Aïd

A lors que l’entraîneur adjoint du

Mouloudia n’a cessé d’affirmer

qu’il avait l’ambition de conti-

nuer sa mission avec les Vert et

Rouge, le voilà qui retourne ca-

saque en ayant bel et bien l’intention d’aller monnayer ses compétences dans un pays du Golfe. En effet, Achouri, puisque c’est de lui qu’il s’agit, possède le même agent que Mi- chel et devra rallier la Qatar après l’Aïd El Kebir. En dépit, de cette volonté de faire venir Achouri à ses côtés, Alain Michel n’auraa pas la partie facile pour atteindre cet objectif vu qu’il y a déjà un staff qui est en place au sein de la formation qatarie d’Al Shamal.

Benamer continuera

sa mission

L’entraîneur des gardiens, Mourad Bena- mer, devra être le seul membre du staff tech- nique à avoir affiché clairement ses intentions de continuer sa mission avec les Vert et Rouge. Benamer continuera à œuvrer en en- cadrant Zemma, Ouamane et Slimani. Pour l’ancien portier du HAC, c’est un honneur d’avoir sous sa coupe un keeper de la trempe de Zemma qui doit se surpasser pour gagner sa place pour la CAN en Angola puis pour le Mondial en Afrique du Sud.

T. Che

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Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup d’œil Coupe de l’UNAF

ESS 2 - Raja 0

Ziaya, bourreau des Marocains

Stade 8-Mai-45 (Sétif) Affluence : nombreuse Arbitres : Trabelsi, Fehmi, Abdelmoumen (Tunisie) Buts : Ziaya
Stade 8-Mai-45
(Sétif)
Affluence : nombreuse
Arbitres : Trabelsi, Fehmi,
Abdelmoumen (Tunisie)
Buts : Ziaya (33’, 50’) (ESS)
ESS :
Chaouchi, Raho (Zoubiri
85’), Metref, Diss, Laïfaoui,
Belkaïd, Lemmouchia
(Aksas 78’), Feham, Am-
bane, Djediat (Hemani
69’), Ziaya
Entraîneur : Mechiche
Raja :
Ataba, Bellakhdar, Ze-
rouali, Ayni, Oulhadj, Al-
loudi, Nedjari (Ciredia
55’), Fettah, Metouali
(Ngomo 55’), Majdi (Salhi
77’), Belmaâlem
Entraîneur : José Roumao

L’ Entente de Sétif a décro- ché son billet qualificatif pour animer la finale de la

Coupe de l’UNAF à l’issue de sa victoire hier sur le score de 2 à 0 contre le Raja de Casablanca, alors que le les deux équipes se sont neutralisées (1-1) lors de la encontre aller. L’attaquant sétifien Abdelmalek Ziaya s’est offert le doublé lors de ce match et achève ce qu’il a réalisé lors du match aller, puisque c’est lui qui a mar- qué l’unique but de l’Entente au

Maroc. Le buteur de l’ESS aura donc contribué activement à offrir une finale de Coupe de l’UNAF des clubs champions à son club en attendant de disputer la Coupe de la CAF contre le Stade Malien. La première mi-temps était équili- brée entre les deux équipes, mais ce sont les locaux qui sont parve- nus à ouvrir le score par l’inter- médiaire de Ziaya. Après un débordement d’un coéquipier du côté droit, l’avant-centre sétifien, à l’intérieur des 18 mètres, fusille

Ataba d’un tir puissant et donne l’avantage à son équipe. Les Maro- cains ont essayé de répliquer par la suite pour rattraper leur retard. Les camarades d’Alloudi ont créé quelques occasions, mais n’ont pu trouver le chemin des filets. L’ar- bitre tunisien de la rencontre ren- voie les 22 acteurs aux vestiaires sur ce petit avantage des locaux. En deuxième période, les pou- lains de Mechiche ont réussi à ajouter un deuxième but et se sont mis en sécurité. Cinq minutes ne

se sont pas écoulées que Abdel- malek Ziaya a réussi à trouver la faille pour la deuxième fois et s’of- fre le doublé. L’attaquant de l’En- tente aurait même pu marquer d’autres buts s’il avait fait preuve de plus de réalisme devant les buts du portier marocain. Le champion sortant disputera donc sa finale de la Coupe nord- africaine soit contre l’Espérance de Tunis ou contre Al Ittihad de Libye.

S. B.

Réunion technique hier

Agréablement touchée par l’ac- cueil chaleureux des responsables de l’ESS, la direction du Raja n’a pas tari d’éloges sur le comporte- ment exemplaire des Sétifiens de- puis leur arrivée à Sétif durant la réunion technique qui s’est dérou- lée hier avant le dîner, en présence des arbitres, du commissaire et de quelques dirigeants des deux équipes.

Ziaya honoré en présence des Marocains

Désigné comme meilleur joueur sétifien du mois d’octobre selon le site des supporteurs, l’at- taquant Abdelmalek Ziaya a reçu un trophée, lors de la séance d’en- traînement de lundi, de la part de quelques supporteurs… du Raja, présents dans les tribunes et qui ont été priés de lui offrir cette ré- compense dans une ambiance conviviale entre les supporteurs des deux camps.

Les supporteurs du Raja rendent visite aux ultras sétifiens

Venant en nombre soutenir leur formation fétiche, les supporteurs du club marocain du Raja, qui sont comme chez eux à Sétif, n’ont pas hésité à se rendre au siège des ultras sétifiens dans la soirée de lundi, afin de souder davantage les liens entre les deux galeries ma- ghrébines.

Alors que la direction a évoqué la possibilité de se rendre au Mali en passant par le Maroc

Le wali entre en scène pour assurer un vol spécial lors du match retour

A yant annoncé dans notre précédente édition que la direction sétifienne a rejeté l’idée de se rendre au Mali par

vol spécial, vu la forte somme exigée par la compagnie aérienne pour assurer ce genre de voyage, beaucoup de fervents supporteurs sé- tifiens ont regretté la situation financière alar- mante qui secoue l’un des clubs les plus populaires en Algérie et qui joue régulière- ment ces derniers temps les premiers rôles sur le plan national et international. Une telle situation a poussé le wali de Sétif à prendre ses devants. Ainsi, il a assuré les Ententistes qu’ils se rendront directement au Mali à l’aube d’un match retour capital pour le sacre en Coupe de la CAF, au grand bonheur de tous les amoureux des Noir et Blanc.

Air Algérie trop gourmande ?

Malgré les promesses du directeur général de la compagnie aérienne Air Algérie au pré- sident sétifien Serrar lors la cérémonie orga- nisée par le président de la République Bouteflika en l’honneur des Verts de trouver un arrangement concernant le prix du vol spécial qui amènera les équipiers de Rahou au Mali, la direction a jugé trop élevée la

somme de 1 milliard 73 millions de centimes, alors qu’elle espérait plus de compréhension de la compagnie aérienne étant donné la si- tuation financière du club et l’importance ca- pitale du rendez-vous qui honorera non seulement les Sétifiens en cas de sacre, mais tout le peuple algérien.

Le wali a exigé un vol spécial

Suivant de près l’actualité des protégés de Mechiche, le wali de la ville de Sétif n’a pas trop tardé à se manifester après avoir appris l’intention de la direction de se passer du vol spécial. Ainsi, il a contacté le président Ser- rar et lui a conseillé d’annuler la réservation du voyage via le Maroc. D’autre part, il l’a ras- suré qu’il sera présent dans ce genre de situa- tion pour l’unique intérêt de la formation sétifienne.

Il va contribuer à la baisse du prix

Conscient de l’importance du rendez-vous et de la situation financière qui secoue ac- tuellement le club phare de Aïn Fouara, le wali a décidé de mettre la main à la poche

pour amortir les frais de déplacement au Mali. Il a évoqué la possibilité de contacter personnellement les responsables d’Air Algé- rie pour baisser le prix du billet afin d’aider la direction sétifienne à assumer avec ce succès ce large fardeau.

La direction espère un avion XXL

La direction du club, qui devra se réjouir du geste fort du premier responsable de la ville de Sétif, aura souhaité auprès des res- ponsables d’Air Algérie de mettre un grand avion à la disposition de l’Entente afin de donner la chance aux nombreux supporteurs désireux de faire le déplacement avec les Noir et Blanc au Mali. On ignore à l’heure actuelle le prix d’une place dans cette destination iné- dite, qui sera fixée selon la somme globale dé- boursée par la direction sétifienne après l’intervention du wali.

Départ le 2 décembre

Même si la direction sétifienne devra ré- server au final un vol spécial pour se rendre au Mali, il n’y aura pas vraiment de grands

changements par rapport au second plan- ning, avec un départ le 2 décembre de l’aéro- port 8-Mai en direction de Bamako, et un retour le 5 du même dès la fin de la rencontre.

La délégation du Raja repart aujourd’hui

Après avoir disputé le match retour de la Coupe de l’UNAF face à l’ESS dans l’après- midi de mardi, la délégation marocaine devra prendre le vol matinal vers l’aéroport Houari- Boumediène d’Alger, afin de ne pas rater le se- cond vol vers Casablanca, prévu à midi.

Les Maliens suivent l’exemple des Rajaouis

Comme ce fut le cas pour les Marocains, la délégation du Stade Malien, qui devra rallier la ville de Casablanca avant d’atterrir à Alger, suivra pratiquement le même planning que les Rajaouis, avec un dîner à l’hôtel Hilton, avant de prendre un ultime vol pour arriver à Sétif et disputer par la suite la première manche de la grande finale de la Coupe de la CAF.

Samir B

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

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Coup risqué JSMB

Reprise sous de bons auspices

Après la déception née du faux pas concédé samedi dernier face au MCA, les Bé- jaouis ont repris le chemin des entraînements, avant- hier dans l’après-midi, au stade de l’Unité-Maghrébine sous la houlette de l’entraî- neur adjoint Hacène Ham- mouche. C’est donc dans une ambiance bon enfant, contrairement à celle vécue samedi dernier après la ren- contre face au MCA, que les coéquipiers de Bellakhdar ont repris le travail. Une chose est sûre, les Messali et consorts ont bien digéré la dernière contre-performance de samedi dernier. Désor- mais, ils sont branchés sur Tlemcen, s’attelant à préparer le match face au WAT qui constitue un autre vrai test pour les Béjaouis. On peut donc dire que la rencontre du Mouloudia est déjà ou- bliée et que les Vert et Rouge ne pensent qu’à leur pro- chain adversaire.

Menad absent

La séance de la reprise a été cratérisée par l’absence de l’entraîneur en chef, Djamel Menad, qui était, selon un di- rigeant, malade. Raison pour laquelle il ne s’est pas déplacé à Béjaïa. Cette première séance de la semaine a été donc dirigée par le trio Ham- mouche-Sayah-Tifour. Le staff technique n’a pas voulu trop pousser les joueurs qui se sont contentés de quelques tours de piste, d’une sixte et de quelques étirements à la fin de la séance. Menad, pour sa part, devait répondre pré- sent pour la séance de la ma- tinée d’hier.

Le WAT en ligne de mire

séance de la ma- tinée d’hier. Le WAT en ligne de mire A près avoir raté

A près avoir raté leur dernière sortie à do-

micile face au leader samedi dernier, les

Béjaouis sont à pied d’oeuvre en cette

minitrêve du championnat, afin de cor-

riger les erreurs commises lors des der-

nières journées. La reprise effectuée par la formation béjaouie, avant-hier, sous la houlette de Hacène Hammouche, l’assistant de Menad, s’est déroulée dans de très bonnes conditions. A la fin de cette séance, il nous a confié que tout s’est bien passé en présence de la majorité du groupe, excepté les blessés et ceux qui étaient autorisés à s’ab- senter. Pour cette semaine, le staff technique a fait augmenter la cadence pour booster ses joueurs. Il faut préciser aussi qu’il a beaucoup insisté sur le volet technico-tactique, en prévision du déplacement à Tlemcen qui s’annonce périlleux. C’est dire que l’en-

traîneur de la JSMB compte mettre en place la meil- leure tactique à même de permettre à sa formation d’être plus performante et, surtout, équilibrée dans ses trois compartiments. A une semaine donc de la rencontre de mardi prochain face au WAT, Menad s’est réuni avec ses joueurs et leur a demandé d’ou- blier le match face au Mouloudia et de ne se concen- trer que sur le prochain rendez-vous.

El Hadi Adel en tenue de ville

Soufrant d’une grippe, l’ex-coqueluche des Tuniques rouge, El Hadi Adel, n’a pas

pris part à cette séance de la reprise avec le reste du groupe, du moment que le staff mé- dical lui a accordé une autre journée de repos, avant de reprendre le chemin des en- traînements. Toutefois le joueur, qui était présent au stade de l’Unité-Maghrébine en tenue de ville, a assisté à toute la séance et devait être présent hier pour la séance de la matinée.

Benhamida a repris

Après plus de deux mois d’absence à cause d’une méchante blessure contrac-

tée à une épaule, après avoir joué un match avec les juniors, le jeune défenseur Rabah Benhamida a finalement repris les entraî- nements en solo, avant-hier. Le joueur sera donc soumis à un travail de rééducation spécifique, avant de réintégrer le groupe, non sans avoir passé un dernier contrôle bien sûr.

Biquotidien au menu d’hier

Afin de permettre aux joueurs une meil- leure préparation durant cette période de

trêve précédant leur match face au WAT mardi prochain, le staff technique a aug- menté la charge de travail en programmant deux séances d’entraînement, hier. La pre- mière, qui s’est déroulée dans la matinée, a été consacrée aux volets physique et tech- nique. Lors de la seconde, les joueurs ont disputé une joute amicale face à l’équipe de SSSA. Idem pour aujourd’hui, car ce sera le même programme que celui d’hier qui sera appliqué, c’est-à-dire entraînement dans la matinée et match amical l’après-midi face à la JS Tichy.

Le SSSA et la JST en amical

Pour meubler le vide laissé par la compé- tition et pour bien préparer le prochain

déplacement qui ne s’annonce guère de tout repos face à l’équipe de Tlemcen qui occupe la quatrième place au classement, le coach des Vert et Rouge, Djamel Menad, a pro- grammé deux rencontres amicales. La pre- mière s’est d’ailleurs disputée hier dans l’après- midi face à l’équipe de SS Sidi-Aïch, alors que la deuxième aura lieu aujourd’hui, soit après l’entraînement de la matinée, à 14h30, au stade de l’Unité-Maghrébine de- vant la JS Tichy. Menad compte donc pré- parer comme il se doit cette confrontation, quand on sait que JSMB est appelée à se ra- cheter, après le faux pas concédé samedi dernier dans son jardin face au Mouloudia d’Alger.

Trois jours de repos à partir de demain

Afin de permettre aux joueurs de re- joindre leur domicile et passer la fête

de l’Aïd chez eux, le coach de la JSMB, Djamel Menad, compte libérer ses capés juste après le match amical de cet après- midi. Les joueurs bénéficieront donc de trois jours de repos, soit jeudi, vendredi et samedi, avant la reprise dimanche prochain. Selon les propos de Menad, les Béjaouis n’auront pas le temps d’effectuer un entraî- nement à Béjaïa, du moment qu’ils raille- ront directement Tlemcen, après avoir au préalable passé la nuit du dimanche à Alger.

Bezzaz et Merzougui, deux internationaux des U17 à la JSMB

Afin de renforcer son effectif, la JSMB a déjà pris attache avec plusieurs joueurs.

Parmi eux, deux joueurs internationaux, un attaquant et un gardien de but. Bezzaz et Merzougui, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, ont donné leur accord principe à la direc- tion béjaouie, afin de porter le maillot vert et rouge dès le prochain mercato. Selon un di- rigeant du club, ces deux joueurs seront à Béjaïa après l’Aïd pour ensuite signer offi- ciellement leurs contrats.

S. A. Le wali supervise les travaux d’éclairage Avant-hier, le wali de Béjaïa, M. Ali
S. A.
Le wali supervise
les travaux d’éclairage
Avant-hier, le wali de Béjaïa, M. Ali Ben-
dris, s’est déplacé au stade, afin de superviser
les travaux d’éclairage qui ont déjà été entamés
depuis un mois. Le wali a demandé à l’entreprise
en charge de ce projet, Condor en l’occurrence, de
respecter les délais de réalisation, soit le début du
mois de janvier 2010, afin de permettre aux deux
clubs de la ville, la JSMB et
le MOB, de recevoir
leurs matches en noc-
turne, à partir de la
phase retour.

Messali

«On fera tout pour se

racheter face au WAT»

Le défenseur axial de la JSMB, Adel Messali, qui a été l’homme du match face au Mouloudia samedi dernier, estime que le match contre le MCA est déjà oublié et que lui et ses coéquipiers ne pensent qu’à la suite du parcours et de la rencontre qui les attend la semaine prochaine face à Tlemcen, après l’Aïd.

Tout d’abord, un commentaire sur ce revers subi face au leader samedi dernier ? Je dirai que nous n’avons pas mérité un tel sort. On a très bien joué, notamment en seconde période où on a vraiment do- miné les débats. Malheureusement, on n’a pas eu de chance. Il faut dire aussi que l’arbitre a mis son grain de sel en ayant faussé la partie, car il nous a tout simple- ment lésés. Comment ça ? Il nous a énervés, c’était franchement inconcevable de constater que le direc- teur de jeu sifflait continuellement en notre défaveur. Il y a aussi deux penalties flagrants qu’il a refusés de nous accorder. En somme, il a eu raison de notre concentration par ses coups de sifflet à tort et à travers. Mais il faut reconnaître que vous avez raté beaucoup d’occasions… Tout à fait, on a raté des occasions nettes de scorer. Dommage, une fois en- core l’efficacité nous a fait défaut. Main- tenant, il faut oublier ce match pour se

concentrer sur le prochain rendez-vous et espérer se ressaisir. Un commentaire sur la trêve ? Cette trêve sera mise à profit pour cor- riger nos erreurs. Le groupe travaille d’ar- rache-pied, afin de bien préparer le prochain rendez-vous face à Tlemcen qui sera certainement difficile. Comment s’effectue la préparation du match face au WAT ? Dans de bonnes conditions, même si on a été déçus par le résultat enregistré lors de la précédente rencontre où on pouvait facilement glaner les trois points de la victoire. L’entraîneur nous a tenu un langage encourageant en nous deman- dant d’oublier vite ce match et de nous préparer pour le prochain match qui nous attend face au WAT. On s’est remis au travail et on compte rendre heureux nos supporters dès le prochain match en réalisant un bon résultat. On peut donc dire que le match du Mouloudia est mis aux oubliettes…

enregistrée

La

contre-performance

face au MCA a été oubliée et n’y a pas lieu de s’alarmer. A présent, on se concentre sur la rencontre de Tlemcen. Le groupe fera le déplacement en conquérant pour espérer repar- tir du bon pied et entrevoir la suite du parcours dans de meil- leures conditions. Comment voyez-vous le match face à WAT ? Ce sera sans doute un match très difficile, surtout que le WAT compte rester sur sa lancée, après avoir réalisé un bon parcours. Toutefois, nous ne nous présen- terons pas en victimes et nous fe- rons tout ce qui est en notre possible pour tenter de revenir avec un résultat probant. Je reste confiant et je crois vraiment que nous pourrons faire le nécessaire pour revenir avec au moins le point du nul, sinon mieux. S. A.

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Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

Coup de colère MCO

Les absences irritent Maâtallah

2009 Coup de colère MCO Les absences irritent Maâtallah L e nouvel entraîneur du Mouloudia, Maâtallah

L e nouvel entraîneur du Mouloudia, Maâtallah Abdelkader, croyait que ce succès face au WAT allait avoir un im-

pact positif sur l’état d’esprit du groupe. Très vite, le coach oranais a découvert la réalité qui prévaut au sein de cette équipe. Il a été en effet désagréablement surpris par le très faible nombre de joueurs ayant assisté avant-hier à cette reprise. Plus de la moitié de l’effectif était absente pour diverses raisons, mais le motif de la plupart avait un lien avec cette crise fi- nancière qui frappe de plein fouet l’équipe oranaise, d’où l’impossibilité des responsables, à leur tête le président du club, à mettre en place une discipline digne de ce nom. Aucun joueur, parmi ceux qui ont pris l’habitude de s’absenter, n’est soumis à un questionnaire. Il prend sa place parmi le groupe le plus nor- malement du monde sans qu’il rende des comptes. Ces mauvaises habitudes, dues es-

sentiellement à ce manque d’argent, com- mencent à prendre de l’ampleur mais aussi agacer le nouvel entraîneur Maâtallah.

«Je suis ici à titre provisoire»

Le coach oranais, qui n’a pas apprécié l’état d’esprit qui règne actuellement au sein de l’équipe oranaise, aurait révélé à certains proches qu’il se pourrait bien qu’il mette fin à sa collaboration avec la direction du club, si les choses ne s’améliorent pas dans un proche avenir. En effet, Maâtallah avait annoncé à ses proches qu’il est au Mouloudia d’Oran à titre provisoire et qu’il pourrait bien partir. En tout cas, Maâtallah nous a affirmé qu’il est provi- soirement au Mouloudia, et qu’il n’a pas en- core donné de réponse définitive au président des Rouge et Blanc.

A. L.

Sebbah : «Si on ne me paye pas, je changerai d’air au mercato»

Le milieu de terrain oranais, qui boude lui aussi l’équipe, donne un ultimatum aux dirigeants
Le milieu de terrain oranais, qui boude lui aussi l’équipe, donne
un ultimatum aux dirigeants jusqu’au mercato, les sommant de le
payer. Faute de quoi, il réclamera sa libération.
Vous avez arraché un joli succès samedi
passé face au WAT. Cela devra vous rassu-
rer, non ?
C’est sûr ! Un succès à un derby face à une
équipe qu’on n’a pas battu depuis belle lurette
représente un joli exploit pour nous. Il faut
dire aussi que cette fois on a joué ce match sans
la moindre pression, contrairement aux précé-
dentes confrontations. En tout cas, les joueurs
sont tous à féliciter, car ils se sont bien battus
sur le terrain.
n’ayant encore rien touché, sans que personne
daigne me rassurer ou vienne me parler, c’est
comme si je n’existe pas. Pour ne rien vous ca-
chez je n’avais pas l’intention de jouer le der-
nier match contre Tlemcen, mais on a insisté
pour que je vienne sous prétexte que l’équipe
avait besoin de tous les joueurs pour gagner ce
derby. C’est pourquoi, j’ai dû fermer les yeux et
jouer ce match. Maintenant, je ne compte plus
faire machine arrière. Ma patience à des li-
mites. Je ne reviendrai pas tant qu’on ne m’au-
rait pas payé.
Pour ce match, vous avez joué dans un
nouveau poste, celui d’avant-centre. Cela
vous convient-il ?
Personnellement, j’étais surpris en appre-
nant qu’on m’a aligné en attaque. Lorsqu’on a
donné dans le vestiaire le onze rentrant, je
croyais que je n’allais pas jouer, constatant que
mon nom ne figurait pas parmi ceux du mi-
lieu, avant que le président me dise que j’aillais
épauler Medjahed en attaque. La plupart de
mes coéquipiers ont rigolé.
Mais il faut s’entraîner quand même ?
Avec quel moral voulez-vous que je m’en-
traîne. J’ai fait beaucoup de sacrifice. Il est
temps que je pense à mon avenir. C’est
vrai que je suis encore jeune, mais les
supporters doivent savoir que j’ai re-
poussé plusieurs offres alléchantes pour
rester fidèle au Mouloudia. Mais cette
fois je ne compte plus patienter. Si jamais
on ne me paye pas, je partirai sans état d’âme
dès le prochain mercato.
Et comment vous vous êtes senti ?
C’est dur de jouer tout d’un coup en attaque.
Malgré cela j’ai essayé de me donner à fond sur
le rectangle vert, car je savais que le match al-
lait être difficile face à une équipe du WAT qui
nous cause souvent des problèmes à Oran. Sin-
cèrement, je ne souhaite pas rejouer à ce poste.
C’était juste pour dépanner l’équipe.
Pensez-vous qu’on vous donnera facile-
ment votre libération ?
Si on ne me paye pas, je me demande pour-
quoi, on essayera de me garder. Pour le club ce
sera un souci de moins. J’ai des contacts très
sérieux que je compte réactiver dès l’approche
du mercato. Si je n’ai pas mon dû, je serai au
moins fixé sur mon avenir.
Depuis ce match face au WAT vous n’avez
plus donné signe de vie, comme la se-
maine dernière lorsque vous avez aussi
séché plusieurs séances. Peut-on savoir
pourquoi ?
Je pense que la raison est simple, voire évi-
dente. Tout le monde sait que je n’ai plus le
moral pour m’entraîner, à cause de ce pro-
blème financier. Je suis l’un des rares joueurs
L’Equipe nationale fait toujours partie de
vos ambitions ?
Je suis convaincu que si je reste au Moulou-
dia d’Oran, je ne pourrai jamais attirer l’atten-
tion des sélectionneurs des différentes équipes
nationales. Malheureusement, c’est une règle
chez nous.
Entretien réalisé par Amine L.

Sebbah Benyagoub renforce la barre technique

L e président vient de trancher le pro- blème de l’adjoint en jetant son dé- volu sur l’ancien milieu de terrain

oranais, Sebbah Benyagoub avec lequel il devait finaliser hier en fin d’après-midi. En effet, les deux hommes se sont rencontrés

au siège du club pour discuter les modali- tés du contrat. Sebbah, qui était l’entraî- neur de l’équipe d’El Kerma, vient de rompre son contrat avec ce club, il y a deux semaines. Ce n’est donc qu’un retour aux sources pour Benyagoub qui a travaillé à maintes reprises avec les Rouge et Blanc,

tout d’abord au poste d’entraîneur des ju- niors avant d’exercer son métier comme adjoint de plusieurs entraîneurs tels que Mechri, Henkouche, Lekak, Medjadj ou bien Gomès. Sebbah a la particularité de bien connaître la maison mais aussi la plu- part des joueurs, le connaissent aussi.

En principe, je commence- rai ce samedi»

Les négociations aboutissent entre Seb- bah et la direction du club, le technicien en question devra entamer, ce samedi, son

travail en compagnie de Maâtallah Abdel- kader. «Je dois entamer mon travail ce sa- medi avec le groupe. C’est comme ça que je me suis entendu avec les dirigeants du club», dira Sebbah Benyagoub qui a déjà affirmé qu’il est prêt à donner un coup de main à son club de toujours. «Je vous ai déjà dit que le Mouloudia d’Oran ne se refuse pas. Je ne vais pas imposer des conditions im- possibles, mais je demanderai le strict mini- mum. En tant qu’enfant du club, je reviendrai avec plaisir aider le Mouloudia.» A. L.

Il a épaté son entraîneur ◗ Maâtallah Abdelkader, qui a assisté au match au tant
Il a épaté son entraîneur
◗ Maâtallah Abdelkader, qui a assisté au
match au tant que superviseur, a été
ébahi par les qualités techniques de Sebbah
Abidine. «S’il continue à travailler sérieuse-
ment, ce joueur ira très loin. Il m’a vraiment
impressionné. Tout semble facile pour lui»,
dira Maâtallah à son entourage.
Meddahi et Bengorine
en solo
◗ Ces deux éléments ont dû se contenter
de quelques tours de pistes. Ayant
chopé une grippe, au terme du match
contre le WAT, ces deux joueurs ne se sont
pas entraînés avec le groupe.
Benattia présent
◗ Le milieu de terrain oranais, qui a été
victime d’une entorse de la cheville
gauche, s’est présenté hier aux entraîne-
ments. N’ayant pas porté ses souliers, à
cause de sa blessure, le joueur a quand
même effectué quelques mouvements
d’échauffements.
Pas de match amical
◗ Le Mouloudia d’Oran ne devra pas li-
vrer de matches amicaux. Il faut dire
que cela fait longtemps que les Oranais
n’ont pas réussi à disputer un match de pré-
paration. Le dernier en date est celui livré à
l’intersaison contre le WA Tlemcen. Pour
les techniciens qui se sont succédé au Mou-
loudia, la raison est simple, ils pensent que
déjà les matches officiels ne motivent pas les
joueurs, alors comment peut-on les moti-
ver avec un match amical. On risque même
de se retrouver avec un effectif réduit si ja-
mais les joueurs s’amusaient à avoir le
même tempérament que durant les séances
d’entraînements.
Le CSC sur les traces
de Bettoumi
◗ Le transfuge de Biskra, l’avant-centre
Toufik Bettoumi, n’a pas réussi à s’im-
poser au Mouloudia, d’Oran, même s’il a
commencé son aventure oranaise par un
but marqué lors de la troisième journée face
au MCEE. Apparemment, le jeu du MCO
ne lui sied guère, d’autant plus que le prési-
dent Elimam a indiqué que l’enfant d’El Me-
ghaïr pourrait bien être libéré lors du
mercato hivernal. Malgré cela, Bettoumi ne
s’est pas du tout découragé et continue à tra-
vailler d’autant plus qu’il a quelques
contacts. Aux dernières nouvelles, l’ex-atta-
quant d’El Eulma est en contact très avancé
avec les Sanafir de Constantine. Le CSC, qui
joue l’accession cette saison, lorgne l’actuel
attaquant du MCO et espère tirer profit de
sa situation au MCO pour l’avoir dans son
effectif, lors de la phase retour.
Ils seront reçus par le wali
Raho et Chaouchi
accueillis aujourd’hui
en héros à El Bahia
◗ Les villes algériennes vivent toujours
au rythme de la qualification histo-
rique des Verts pour le Mondial 2010 à Jo-
hannesburg. Si le quatuor de l’ESS, en
l’occurrence Chaouchi, Raho, Laïfoui et Le-
mouchia, a été accueilli comme il se doit à
Sétif à son retour dans la ville des hauts pla-
teaux, Oran, El Bahia, accueillera à son tour
aujourd’hui son enfant prodige, Raho Sli-
mane. Il est prévu qu’il sera accueilli à l’aé-
roport par la wali d’Oran, Sekrane Ahmed.
A signaler que l’arrière droit de l’ESS devra
ramener avec lui une surprise, à savoir le
héros de la bataille de Khartoum, Fawzi
Chaouchi. D’autres ont même avancé qu’il y
aurait aussi Zaoui Samir, pour signer une
bonne fois pour toute la réconciliation entre
Chélifiens et Oranais. Les Algériens n’ont
jamais été aussi unis que la dernière fois.
Pour le moment rien n’est confirmé. En tout
cas, Oran s’apprête à accueillir son enfant,
le joueur algérien, en activité, le plus titré.
L. B

Le Buteur n° 1041 Mercredi 25 novembre 2009

17

Coup fort USMB

Blida reprend espoir

O n est forcé de garder une image positive pour le foot blidéen après la der-

nière prestation de l’équipe en championnat. De quoi donner l'espoir d'une belle saison après plusieurs années de disette. Lors de sa dernière sortie en match officiel, l’équipe de Blida,

comme annoncé par son entraî- neur, n’est pas allée du côté d’El Eulma pour y faire du tourisme comme cela avait été le cas, les années précédentes pour en re- venir avec une défaite dans son escarcelle. On entendait dire, alors, après une défaite que tout

le monde jugeait d’inéluctable :

«On a beaucoup appris.» Oui, mais à un moment donné il faut se servir de ce qu'on a appris. A cet égard, les Blidéens ont mon- tré qu'ils avaient retenu la leçon. Mieux même : ils ont fait plus que jeu égal avec la formation du MCEE, qui a trusté les belles performances, ces derniers temps. Bien en place et ambi-

tieux dans le jeu, ils ont inquiété

à plusieurs reprises les joueurs

de Castellan, en première mi- temps et sans un grand gardien eulmi, ils auraient pu revenir aux vestiaires avec un large avantage au score.

Ce qui a changé, cette saison pour l’équipe de Blida est que son entraîneur peut disposer de plusieurs joueurs très doués techniquement. Nous en vou- lons pour exemple, la présence de deux animateurs de grande

Toual :

Contacté par nos soins au

sujet des éventuels contacts avec

la direction de son ancien club et

de son renvoi de l’entraînement par Zaïm, Hassan Toual, visible- ment abattu nous dira qu’il n’avait aucun commentaire à faire et qu’il respectait totale- ment la décision du président. Il

La fête à Tchaker Le stade Tchaker sera le théâtre, ce soir, à partir de
La fête
à Tchaker
Le stade Tchaker sera le théâtre, ce soir, à
partir de 17 heures d’une grande fête orga-
nisée conjointement par la DJS, l’APC et la
wilaya de Blida. Des artistes de tous les
coins d’Algérie animeront cette fin d’après-
midi et cela pour remercier le public bli-
déen pour son soutien à l’équipe nationale
lors des matchs joués à Blida.
Le DJS de Blida nous dira à ce sujet :
«Nous aurions voulu que les joueurs de
l’équipe nationale soient présents à cette fête,
mais comme vous le savez, ils ont rejoints
leurs clubs respectifs. Il est de notre devoir de
remercier le public de Tchaker qui a contri-
bué à sa manière à aider notre EN à gagner
son billet pour l’Afrique du Sud.»
Guessoum sera
là face à l’ASO
Une bonne nouvelle pour Mouassa. Le
médecin a autorisé Hamza Guessoum à en-
lever le plâtre et à reprendre les entraîne-
ments. L’ex-Harrachi sera même
opérationnel pour le match contre l’ASO à
Chlef.
Vers le retour d’Ezechiel
C’est Kamel Mouassa qui en a fait la de-
mande à Zaïm. En effet, le coach blidéen a
informé son président qu’il serait judicieux
de rappeler Ezechiel et cela dès l’ouverture
du mercato. L’international tchadien s’en-
traîne pour le moment avec son ancienne
équipe, le Tourbillon de N’Djamena.
«C’est avec grand plaisir
que je reviendrai à Blida»
Nous avons eu, lundi passé, une petite
discussion avec Ezechiel, qui se trouve ac-
tuellement au Tchad. Ce dernier nous dira
ce qui suit après avoir appris qu’il suscitait
l’intérêt de Mouassa : «L’USMB est mon club
et je peux vous dire que j’ai tiré un trait sur
le passé. Dès que le président Zaïm me fera
signe, je rejoindrais Blida, et cela avec grand
plaisir.»
Pour ce qui est de la qualification de l’Al-
gérie pour le mondial, Ezéchiel nous
confiera qu’il sera un supporter acharné
des Fennecs. «Je serais bien sûr de tout cœur
avec l’Algérie, pour la coupe d’Afrique et pour
le mondial. Votre équipe a les moyens d’aller
très loin dans les deux compétitions.»
Slimane B.
S. B.
très loin dans les deux compétitions.» Slimane B. S. B. classe, et le qualificatif n’est pas

classe, et le qualificatif n’est pas exagéré, au sein de la formation blidéenne. Herbache et Kraïmia ont un énorme potentiel tech- nique et surtout leur énorme