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LE SERMON DU QUATRIEME DIMANCHE DE L'ANNEE

SERMON N°10
( Le Sermon du dimanche de la septuagésime.)
« Le royaume des cieux ressemble à une vigne… »
– Matthieu 20 –

En ces temps, comme cela l’est encore aujourd’hui en Orient, le


langage symbolique et figuratif était plus en usage que chez vous, qui
préférez le positif au parabolique. Il y a cependant encore en ces
images toujours un autre sens plus profond et plus spirituel qui, se
maintiendra constamment égal à sa valeur.

Nous voulons à présent éclairer de plus près ce sens spirituel, et en


dévoiler l’importance, puisque lui seul est la substance, le noyau ; la
parabole, par contre, est et ne fut toujours rien d’autre que
l’enveloppe extérieure.

Ecoutez donc ! En cette parabole j’ai dit : « Le royaume des cieux


ressemble à une vigne. » Une vigne, voyez vous, c’est une étendue de
terrain, dans le sein duquel, moyennant les pieds de vigne que l’on y
plante, les éléments des substances grossières du sol sont
décomposés et transformés en substances plus subtiles et plus
spirituelles, en vin. Mais outre le terrain, la vigne a besoin de la
lumière du soleil ! Car, sans ce stimulant révélateur d’en haut, aucun
produit matériel et encore moins spirituel ne peut se développer sur
terre. Le soleil, avec ses rayons de lumières, doit d’abord réveiller les
éléments assoupis dans le sol ; il doit, avec sa chaleur, aider à leur
spiritualisation ; et il doit ensuite, une fois établie leur circulation à
travers les racines, les sarments, les feuilles et les fleurs, concourir à
la formation du fruit qui enfin, dans le produit résultant de sa
décomposition montre visiblement quelle exubérance d’éléments
spiritueux se cache dans le raisin, bien que cet élément spiritueux
commence à se manifester lorsque le raisin a cesse d’être tel par son
trépas. Voilà donc ce qu’est la vigne qui, pour produire une substance
de plus grande pureté spirituelle, a besoin de la coopération des trois
éléments fondamentaux : la terre, l’eau et la lumière.
Dans mon royaume, les pensées sont aussi esprit ; mais esprit qui est
incorporé dans des êtres spirituels et qui doit aussi, à son tour,
commencer à se développer à partir d’éléments simples et plus
imparfaits que dans le bas de la création matérielle, pour avancer
toujours plus loin et passer sans cesse à un degré de perfection
toujours plus élevé. C’est ce qui arrive dans le processus complet de
la formation du vin.

De même dans toute ma création tout procède ainsi ; c’est-à-dire que


toute chose créée avance toujours continuellement, se purifie et
s’affine, jusqu’à ce que, avec la dissolution de la matière, la partie
spirituelle en sort revêtue d’un fin manteau éthéré. En avançant à
travers cette gradation, la matière est ennoblie davantage, et monte
continuellement jusqu’à arriver à l’homme ; celui-ci, en tant qu’ultime
bourgeon terrestre, vient à former déjà le premier degré spirituel qui
conduit à mon royaume. Part conséquent, l’homme est semblable au
raisin, dans lequel sont placés, beaux et prêts, tous les éléments
nécessaires à produire un vin délicieux. De même que dans la grappe
de raisin, ainsi dans l’homme aussi, tout est déjà formé et disposé
pour que l’influence d ‘en-haut puisse agir avec toujours plus de
puissance, au fur et à mesure que l’influence d’en-bas devient plus
faible.

A la suite de la dissolution du corps humain, l’homme passe dans le


royaume des esprits, où le même processus se répète spirituellement.
De même que sur la terre, l’esprit le plus imparfait, ou pour mieux
dire, l’élément spirituel lié à la matière solide, s’élève lentement par
degré, jusqu’à atteindre le degré le plus élevé sur cette planète, c’est à
dire, jusqu’à l’homme, de même dans le royaume spirituel, l’esprit
doit aussi recommencer depuis la simple condition d’âme humaine, et
doit s’élever progressivement jusqu’aux hauteurs du plus grand esprit
angélique, et même jusqu’à moi-même. Il s’accomplit un processus de
purification, du grossier au subtil, du solide et de l’inerte au mobile,
de la matière à l’esprit.

Je cherche des âmes, qui en Me comprenant, en comprenant Ma


création et se comprenant Elles-mêmes, se déclarent disposées à
accomplir Mes préceptes d’Amour, et à contribuer moyennant leurs
enseignements et leur exemple, à la libération de ces âmes encore
liées à la matière et contraintes par elle, afin de me ramener, purifié,
affiné et spiritualisé, ce que, Moi autrefois je fis sortir de Moi.

Ainsi les divers effets qu’a produit ma doctrine, tant sur ces individus
en particulier que sur des nations entières, cela correspond aux
divers stades de développement des hommes eux-mêmes, de même
qu’aux différentes heures du jour ; ainsi par exemple, la foi aveugle
correspond à la petite enfance ; le temps des investigations et des
recherches à l’adolescence ; celui du doute, à la jeunesse ; celui de la
claire connaissance à l’âge viril ; et enfin le temps de la maturité, qui
va à la rencontre d’une transformation imminente, correspond à l’âge
sénile.

Ma venue comme homme naturel sur votre terre tomba dans la


période de l’adolescence de l’humanité, particulièrement de celle du
peuple juif, quand les esprits réveillés commencèrent à réfléchir à ce
qui leur était ordonné de croire aveuglément, à émettre des jugements
propres, ainsi qu’à poser des questions à ce sujet. Alors justement,
pour donner une réponse vraie et claire aux chercheurs, je me
montrai, Moi, en ce temps et je pris aussi des travailleurs dans ce
but.

Puis suivit la jeunesse de l’humanité, durant laquelle, à côté du grand


enthousiasme pour ma doctrine, se manifesta aussi la nature animale
de l’homme. Et alors, je cherchai aussi des travailleurs pour ma
vigne, et beaucoup témoignèrent de Moi, en accomplissant leur
mission avec le martyre.

Les réformes que l’humanité met en avant, s’accomplissent bien


différemment de ce qu’elle se l’était imaginée. Et maintenant
l’humanité est arrivé à son âge sénile ; le mal invétéré qui ne pourra
plus être facilement arraché avec douceur, sera éloigné par la force
des circonstances, avec la violence, pour ensuite, avec la partie la
meilleure qui restera, continuer le processus de spiritualisation. Mais
l'Éternel Amour, qui guérit tout et aplanit tout, trouvera bien là aussi
des moyens et des chemins pour guérir les plaies portées par l’orgueil
et par l’envie, parce que causées seulement en raison de faux critères.

L’humanité donc, est entrée dans l’âge sénile, et tout fait pressentir
un prochain et brusque changement des choses ; d’où l’inquiétude
des esprits ; d’où, l’empressement à réparer si possible le mal
commis; d’où, le zèle des ouvriers arrivés sur le soir, avec l’intention
de suppléer, en ce court temps de la vie spirituelle qui reste encore, à
ce travail que jusqu’à maintenant ils n’ont pu exécuter. Veillez donc
vous aussi, afin que vous ne soyez pas rangés parmi les appelés, mais
bien parmi ceux ELUS.

AMEN !

Source: http://www.scribd.com/doc/21196332/Les-53-Sermons-Du-
Seigneur-Gottfried-Mayerhofer

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