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MATIÈRE PAR MATIÈRE

E n orthophonie, les rapports de jury sont extrêmement rares, pour ne pas dire inexistants. Limoges, une école qui n’a ouvert qu’en 2012, est pourtant l’exception qui confirme la règle en

ayant publié deux rapports, lors des éditions de ses deux premiers concours en 2012 et en 2013. Malgré la récence de l’école et la spécificité de certaines épreuves qu’elle propose, nous verrons que ce que les correcteurs de Limoges ont écrit noir sur blanc reflète en fait assez bien ce que l’ensemble des villes disent tout bas, comme en témoignent les modalités de concours des autres écoles.

Même s’il n’existe que deux rapports ii , ceux-ci constituent une véritable mine d’informations que tout candidat souhaitant bien orienter sa préparation, devrait étudier de près, quels que soient les concours qu’il va passer !

Je Vais Vous Apprendre à être Admis en Orthophonie

Dans la prochaine section, nous analyserons ensemble ces deux documents, épreuve par épreuve, afin de vous permettre de mieux comprendre ce que le jury attend de vous, à l’écrit comme à l’oral. Des parallèles entre les épreuves de Limoges et celles des autres villes seront également établis, afin de vous guider dans la préparation de l’ensemble des concours. Nous verrons enfin comment parfaire les compétences que vos correcteurs recherchent chez vous et gommer les défauts qui les rendent fous !

Les épreuves écrites

Les épreuves évaluant la maîtrise de la langue écrite constituent le noyau dur de l’ensemble des dix-huit concours, en France. Posséder d’excellentes compétences dans ce domaine est un prérequis à votre admissibilité à l’examen d’entrée en orthophonie. Chaque épreuve a sa raison d’être au concours, quoi qu’on en dise, et quelle que soit la façon dont elle se décline, d’une école à l’autre.

99« Le langage écrit est l’un des fondements de la pratique orthophonique. Il va de soi qu’un orthophoniste doit savoir écrire le français sous tous ses aspects, du plus simple au plus complexe, puisqu’il sera amené à rééduquer les pathologies du langage écrit. L’arrêté de 1997 est très clair : l’évaluation des structures de la communication écrite vise “à vérifier la maîtrise de l’orthographe, de la syntaxe, de la sémantique, les facultés de synthèse, d’abstraction, la capacité à concentrer l’information.”»

- Rapport du jury de Limoges, 2013

Les attentes du jury envers les candidats sont limpides :

maîtrisez la langue écrite sous toutes ses formes. Comme vous vous en doutiez déjà : vous devrez donc consacrer une grande proportion de votre temps aux écrits, si vous voulez réussir. Rassurez-vous : nous verrons en détail comment vous y prendre, en Partie IV.

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II.2 • Matière par Matière

1. QCM de Connaissance de la langue

Objectifs : évaluer les compétences de base de la langue et établir une première sélection des candidats.

Les QCM portant sur les compétences de base de la langue concernent la grammaire, l’orthographe et le vocabulaire. Ces épreuves, corrigées en premier et de façon électronique la majorité du temps, permettent d’établir une première sélection de candidats, et d’en éliminer également une très grande proportion. En 2013, au concours de Limoges, suite à la correction des QCM, les trois cents premiers ont été retenus, tandis que les six cents candidats et quelques restants ont été éliminés.

a. Ce que les chiffres 1 nous apprennent

941 can-

Note

306 can-

Note

80 can-

Note

40 can-

Note

didats

sur

didats

sur

didats

sur

didats

sur

100

100

100

100

Note

48,69

Note

57,67

Note

59,32

Note

58,54

moyenne

moyenne

moyenne

moyenne

Note

66,50

Note

66,50

Note

66,50

Note

65,75

la plus

la plus

la plus

la plus

haute

haute

haute

haute

Note

20,50

Note

53,50

Note

54,00

Note

54,00

la plus

la plus

la plus

la plus

basse

basse

basse

basse

Tous les candidats

Candidats retenus après l’épreuve de QCM

Candidats retenus

Candidats admis sur liste principale et sur liste complémentaire

pour l’oral

Notes des candidats au QCM de Connaissance de la langue du concours de

Limoges, 2013

• Les 306 candidats retenus pour la suite, après l’épreuve de QCM

1. Les chiffres sont donnés à titre indicatif, dans le but d’illustrer notre ana- lyse. Mais atteindre de telles performances ne vous assurera pas la réussite au concours pour autant. D’une année sur l’autre, la complexité des sujets et le ni- veau des candidats varient, de sorte que seule la tendance générale devrait être considérée, l’idéal étant que vous cherchiez avant tout à obtenir le plus de points possible, et ce, dans l’ensemble des épreuves.

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sur les compétences de base (qui portait sur la grammaire et la sémantique, à Limoges), ont obtenu plus de la moyenne. Cela ne signifie pas qu’il suffit d’avoir la moyenne pour réussir au concours. Toutefois, ces résultats montrent que les candidats qui vont loin sont généralement bien préparés à ce genre d’épreuve, puisqu’ils obtiennent des scores élevés aux QCM portant sur la maîtrise de la langue. Ne vous permettez donc aucune im- passe là-dessus !

L’écart entre la meilleure note et la plus mauvaise des 306 can- didats sélectionnés pour la suite n’est pas énorme (seulement 13 points dans une épreuve notée sur 100), ce qui prouve que les résultats entre les concurrents sont très serrés et que le QCM est peu discriminant pour se démarquer du peloton à ce moment du concours.

L’écart conséquent entre la moyenne des 941 candidats de dé- part et celle des 306 candidats retenus après correction (presque 9 points) montre qu’un grand nombre de candidats ont obtenu des résultats très faibles à cette épreuve, faisant considérable- ment baisser la moyenne générale. Ce qu’il faut déduire de ceci :

avec une préparation suffisante, vous passerez aisément devant beaucoup de candidats peu ou mal préparés et vous obtiendrez très probablement votre ticket pour le second barrage !

b. Répondre aux attentes du jury

Bien que les épreuves proposées à Limoges soient uniques en leur genre, les correcteurs testent, à leur façon, vos compétences sur le plan de la grammaire, de l’orthographe et du vocabulaire.

Pour réussir, ils s’attendent à ce que :

Vous maîtrisiez les notions de grammaire, dont notamment les règles régissant les accords du participe passé et des verbes en général, ainsi que les homophones grammati- caux. Visiblement, Limoges est loin d’être la seule école à vous attendre à ce tournant du voyage. En effet, lorsqu’on parcourt les annales de concours, les questions sur de telles notions pullulent partout !

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II.2 • Matière par Matière

Vous disposiez d’un bon niveau de « vocabulaire classique », pour reprendre les termes du rapport du jury de Limoges 2012. Il s’agit en fait de mots que vous rencontrerez davantage dans les livres d’antan que lors d’une conversation de la vie courante (comme nous en reparlerons en partie IV) ! De plus, les correc- teurs exigent également que vous possédiez des connaissances en matière d’étymologie des mots, au vu des questions portant sur la racine des mots, dans bien d’autres écoles que Limoges.

Le jury est toutefois bien conscient que vous ne pouvez pas tout connaître, c’est pourquoi il fait également appel à votre esprit de déduction ! Comme nous le verrons plus tard dans ce livre, vous devrez recourir bien souvent à la déduction, durant les épreuves de QCM, car c’est un fait : vous ne serez pas en mesure de répondre à toutes les questions !

Dans la plupart des autres villes, ainsi qu’au concours de Limoges, en 2014, des questions portant sur l’orthographe lexicale ont été présentées aux candidats. Les attentes du jury consistent en une bonne maîtrise des règles existantes (et des exceptions de celles- ci) dans ce domaine.

c. Les défauts que le jury reproche aux candidats

i. Une mauvaise lecture des consignes

Etonnant mais bien réel, le principal reproche du jury aux candidats est… une mauvaise lecture des énoncés et des consignes ! En effet, beaucoup de candidats perdent des points parce qu’ils lisent trop vite les questions et passent à côté des subtilités de l’énoncé.

99« Les candidats ont en particulier rencontré de très grandes difficultés dans les items portant sur la ponctuation. Il apparaît en tout premier lieu que les consignes et énoncés n’ont, dans leur ensemble, pas été réellement lus par les candidats. »

- Rapport du jury de Limoges, 2013

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Cet état de fait met en évidence un point intéressant : dans l’univers des concours d’orthophonie, et plus particulièrement des QCM, mieux vaut être trop prudent que pas assez ! Les concepteurs de tests sont de véritables spécialistes pour endormir votre vigilance : ils dressent une succession de questions qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau. A force de voir toujours la même consigne, vous finissez par répondre aux questions machinalement, sans vous rendre compte que la consigne a changé, et ce, sans crier gare. On ne vous demande plus le synonyme, mais plutôt l’antonyme, ce qui est bien orthographié, mais plutôt ce qui est erroné, si bien que beaucoup foncent tout droit dans le panneau. Vous me suivez, n’est-ce pas ?

Parce qu’en plus de subir des modifications inopinées, la structure et la formulation des consignes sont souvent complexes, vous devez lire ces dernières plutôt deux fois qu’une, et dans tous les cas, très attentivement. Suivez ce conseil à la lettre dans la lecture des modalités de concours et des consignes des épreuves en général. Vous serez toujours gagnant si vous prenez le temps de lire et de comprendre ce qui est vraiment attendu, et ce, d’autant plus dans des situations de grande nervosité telles qu’on peut en vivre au concours.

A9« Je n’ai pas trouvé particulièrement que les consignes

manquaient de clarté. J’étais en “mode concours”, et je savais que plusieurs écoles jouent aussi sur notre façon de bien lire toutes les

consignes, aussi tordues soient-elles

au moins trois fois avant de me lancer ! Evidemment, il y a des changements de consignes réguliers, du type “cochez les vrais” puis “cochez les faux”, mais c’est un “classique” des concours, pour piéger ceux qui foncent tête baissée. » - Estelle, admise à Limoges en 2014

alors j’ai lu chaque consigne

ii. Une méconnaissance du code de ponctuation

Ce défaut paraît d’emblée plus spécifique aux épreuves de Limoges, étant donné que rares sont les écoles qui incluent dans leurs QCM des questions portant sur les règles d’utilisation et d’écriture de la ponctuation. Toutefois, de telles lacunes pourraient bien se répercuter dans les épreuves rédactionnelles, y compris dans les tâches de dictée,

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II.2 • Matière par Matière

lorsque la ponctuation n’est pas annoncée. Ainsi, il est très plausible que de nombreux candidats perdent des points en rédaction, dans toutes les écoles, du fait d’une mauvaise utilisation de la ponctuation et qu’ils ne le sachent même pas ! Ne négligez donc pas cette partie du programme !

2.

Dictée

Objectifs : évaluer la maîtrise des compétences orthographiques des candidats ainsi que leurs capacités à analyser le discours écrit (en vue d’effectuer les bons choix d’écriture en lien avec le sens du message communiqué).

Les épreuves de dictée et de texte à corriger sont, tout comme les QCM qu’elles viennent compléter, des incontournables du concours. Ces épreuves font appel à plusieurs compétences des candidats, à savoir, une attention et une mémoire suffisantes pour capter et retenir les informations à écrire, en ce qui concerne les dictées, tout en analysant leur sens et leurs relations, en vue de les orthographier de manière adéquate, dans les deux cas (dictées et textes à corriger).

Elles sont évidemment sous-tendues par des connaissances solides en grammaire, orthographe et vocabulaire, permettant de prendre rapidement les bonnes décisions orthographiques, durant l’écriture.

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