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CRI N o 18 (2009-2010) ( 34 )

tation de liberté en vue de recevoir des soins ur- l’année scolaire approche à grands pas, et avec elle
gents. Les mineurs d’âge, qu’ils soient hospitalisés la fin des examens, les corrections, les résultats
à la demande de leurs parents, du SAJ ou d’une et les éventuelles contestations. L’accès aux copies
autre instance, sont concernés par ces questions. d’examen a déjà fait couler beaucoup d’encre. Le
décret « missions » prévoit que l’élève majeur, les
Pour répondre à votre question portant sur le
parents ou la personne investie de l’autorité pa-
contrôle, outre les instances citées précédemment,
rentale de l’élève mineur peuvent consulter, dans
il faut encore citer les contrôles du médecin inspec-
la mesure du possible en présence du professeur
teur des hôpitaux et diverses instances judiciaires.
responsable, toute épreuve qui constitue le fonde-
Toutes les mesures de limitation de liberté – isole-

E
ment ou partie du fondement de la décision du
ments avec ou sans contention – font l’objet d’ins-
conseil de classe.
criptions dans des registres spécifiques afin d’être

IR
contrôlées par les instances judiciaires, par le Ser- La Commission d’accès aux documents ad-
vice public fédéral Santé et par des comités inter- ministratifs (Cada) a estimé à plusieurs reprises
nationaux. que « les établissements scolaires relevant de l’en-
seignement libre constituent bien des autorités ad-

O
J’en viens à l’harmonisation des règles ap-
ministratives relevant de la Communauté fran-
plicables aux mineurs enfermés. Les dispositions
çaise, au même titre que les établissements sco-
internationales de protection des droits des mi-

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laires relevant de l’enseignement de la Commu-
neurs privés de liberté sont pour la plupart in-
nauté française ; qu’une épreuve corrigée d’exa-
tégrées dans les textes légaux nationaux et com-
men écrit est un acte administratif à caractère per-
munautaires. Cependant, les réglementations liées

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sonnel au sens du décret du 22 décembre 1994 re-
aux projets des institutions ne sont pas identiques,
latif à la publicité de l’administration ; que le dé-
compte tenu des contextes spécifiques. Plutôt que
cret « missions » ne prévoit pas un droit à l’obten-
O
d’imaginer un statut particulier pour le « délin-
tion d’une copie de l’épreuve mais ne l’interdit pas
quant enfermé », il faut pouvoir vérifier si l’esprit,
non plus. Par ailleurs, le droit d’obtenir copie du-
les principes et les valeurs contenus dans les légis-
dit document administratif est essentiel pour pou-
PR

lations internationales et nationales se retrouvent


voir le contester et pour permettre l’exercice effi-
dans les réglementations, les projets pédagogiques
cace des droits de la défense. » En conclusion, la
et thérapeutiques traitant des mineurs privés de
Cada considère que « seuls les motifs de refus énu-
liberté. En ce sens, on ne peut considérer d’of-
mérés à l’article 6 du décret précité peuvent faire
fice qu’il existe des inégalités de traitement sans
obstacle au droit d’obtenir consultation et copie
rapporter l’examen des contenus de ces projets et
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de ces documents ».
cadres réglementaires à la sélection des valeurs et
principes reconnus par le droit international et qui Le 25 juin 2009, la circulaire 2 779 rela-
doivent guider l’action de tous. tive aux recours contre les décisions des conseils
O

de classe dans l’enseignement secondaire de plein


M. Marc Elsen (cdH). – Je remercie la ministre
exercice a été adoptée et diffusée. Elle indique que,
de sa réponse très complète. Je retiens surtout que
d’après l’avis de la Cada, l’élève et les parents
SI

les travaux sont en cours. Nous ne sommes certai-


sont en droit d’obtenir copie des épreuves à leurs
nement pas nulle part mais les choses doivent en-
frais. Toutefois, dans son rapport 2009, la média-
core progresser. Il faudrait une plus grande clarté
trice de la Communauté française indique qu’une
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dans les messages à destination des jeunes. J’ai


source de malentendus subsiste. En effet, il est ar-
noté avec intérêt la démarche évoquée par la mi-
rivé qu’un établissement refuse d’accéder à une de-
nistre, à savoir la prise en considération des mi-
mande de copie d’épreuve au motif que cette de-
neurs, délinquants ou non, souffrant de troubles
mande ne s’inscrivait pas dans le cadre d’un re-
psychiatriques. Le sujet mérite une approche glo-
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cours.
bale. J’attire également l’attention sur les travaux
de la Conférence interministérielle. Nous ne man- Sur cette base, le service de la médiatrice de la
querons pas d’y revenir. Communauté française a émis la recommandation
2009/5 qui précise, « afin de lever les éventuels
obstacles à la délivrance d’une copie d’épreuve, le
22.5 Question de Mme Barbara Trachte à service du médiateur recommande d’organiser le
Mme Marie-Dominique Simonet, ministre traitement de ces demandes, qui ne peuvent être
de l’Enseignement obligatoire et de Promo- satisfaites dans n’importe quelles conditions mais
tion sociale, intitulée « L’accès aux copies requièrent une attention particulière, tant des de-
d’examen » mandeurs que de l’équipe éducative. Accessoire-
ment, le coût de ces copies à charge du demandeur
Mme Barbara Trachte (ECOLO). – La fin de (montant par page) devrait être fixé uniformément
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pour prévenir toute difficulté à cet égard. » consulter les documents administratifs a déjà été
pris en compte, principalement pour les procé-
Il me revient que d’autres motifs seraient sou-
dures de recours contre la décision d’un conseil
levés pour éluder l’obligation de fournir copie de
de classe dans l’enseignement secondaire ordinaire
l’épreuve, tels que la réussite de l’élève, une de-
de plein exercice ou spécialisé. Ce recours permet
mande introduite trop tard ou l’envoi par la poste.
à un élève majeur ou à ses parents de contester
Dès lors, comme l’indique la circulaire 2 779,
une attestation d’échec ou de réussite avec restric-
la communication des résultats et des copies
tion, prise par le conseil de classe. Le décret « mis-
d’épreuves tout comme les rencontres avec les pa-
sions » organise ses modalités devant un conseil
rents s’inscrivent dans la prévention des demandes

E
de recours, qui confirme ou remplace la décision
de conciliation et autres recours ultérieurs. Avant
du conseil de classe. En son article 96, le décret
tout, comme l’a précisé la commission d’accès aux

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« missions » prévoit que l’élève majeur ou les pa-
documents administratifs, les épreuves sont des
rents peuvent consulter les épreuves ayant fondé
actes administratifs à caractère personnel, soumis
la décision du conseil de classe. Dans la mesure du
au décret relatif à la publicité de l’administra-
possible, cette consultation se fait en présence du
tion. De tels motifs invoqués par les établissements

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professeur responsable de l’évaluation.
pour refuser l’accès ou la copie d’une épreuve ne
sont pas admissibles. Il faut se référer aux motifs La circulaire 2 779 du 25 juin 2009 expli-

IS
prévus à l’article 6 du décret relatif à l’accès aux cite la procédure de recours contre les décisions
documents administratifs. Comme le propose la des conseils de classe. Elle indique clairement que
médiatrice, il faut envisager l’organisation de l’ac- conformément à l’avis de la Cada, l’élève et ses

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cès et de la transmission des copies d’épreuves. parents sont en droit d’obtenir une copie des
épreuves, à leurs frais. Il convient évidemment
Quelles mesures ont été adoptées en cette fin
de leur communiquer toute information utile à la
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d’année scolaire pour le bon déroulement des pro-
compréhension des résultats obtenus et de la déci-
cédures de recours ? Plus précisément, quel suivi
sion consécutive.
avez-vous accordé à la recommandation du service
PR

de la médiatrice de la Communauté française pour Comme vous l’avez souligné dans votre ques-
clarifier la question de l’accès et de l’obtention des tion, la communication des résultats, les ren-
copies d’épreuves ? Comment le traitement de ces contres avec les parents et la possibilité de consul-
demandes est-il organisé pour la session de juin ter les épreuves des examens contribuent à expli-
2010 qui s’achève ? quer la décision du conseil de classe et à prévenir
certains recours.
N

Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de


l’Enseignement obligatoire et de promotion so- Il convient donc d’accentuer les efforts déjà
ciale. – J’ai également pris connaissance du rap- fournis. Le rapport 2009 du service du médiateur
O

port 2009 du service du médiateur de la Com- de la Communauté française note d’ailleurs que
munauté française et de son constat sur l’accès la circulaire 2 779 constitue certainement un pro-
aux documents administratifs, et plus particuliè- grès.
SI

rement sur les possibilités d’obtention de la copie


d’un examen ou d’une évaluation. La possibilité Cependant, le même rapport nous apprend
de consulter un document administratif quel qu’il que les éclaircissements apportés par la circulaire
ER

soit contribue à une plus grande transparence de du 25 juin 2009 semblent encore insuffisants. Il
l’administration et facilite les relations entre celle- n’est en effet pas normal qu’un établissement re-
ci et les citoyens. fuse d’accéder à la demande d’une copie d’examen
si ladite demande ne s’inscrit pas dans le cadre
L’article 32 de la Constitution énonce d’un recours.
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d’ailleurs que « chacun a le droit de consulter


chaque document administratif et de s’en faire En effet, la délivrance de copies peut aider
remettre copie, sauf dans les cas et conditions les parents à accepter la décision du conseil de
fixés par la loi, le décret ou la règle visée à l’article classe, à choisir la meilleure orientation possible
134 ». En Communauté française, le décret du pour leur enfant, voire une autre option, à aider
22 décembre 1994 relatif à la publicité de l’admi- un élève à cerner ses difficultés ou lui recomman-
nistration fixe les obligations de publicité active der une remédiation.
et passive des autorités administratives. Ce décret
Dans cette optique, je rejoins la recommanda-
a également mis en place une commission d’accès
tion du service du médiateur de la Communauté
aux documents administratifs en Communauté
française et considère qu’il faut clarifier la situa-
française.
tion et organiser le traitement des demandes de
Dans le secteur de l’enseignement, le droit de copies d’épreuves.
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Aussi, ai-je demandé à mon administration avons appris qu’il arrive au Conseil d’État de ré-
de rédiger une circulaire plus détaillée desti- diger des décrets. Je ne savais pas que les décrets
née à informer les différents intervenants sur pouvaient s’écrire eux-mêmes. . . !
l’organisation de la délivrance de copies des
épreuves d’examens. Il conviendra également d’in- L’honnêteté recommande de rappeler que s’il
former au mieux les élèves et les parents sur ces est impossible de démarrer en 2010, c’est parce
possibilités, par l’intermédiaire du site Internet que la majorité a soumis ce décret au parlement en
« www.enseignement.be » ou des A.P. mars-avril 2009, soit deux mois avant les vacances
scolaires. La préparation nécessaire est donc im-
Mme Barbara Trachte (ECOLO). – J’insisterai possible. Si vous estimez cette conséquence « heu-

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simplement sur l’urgence de la situation, puisque reuse », pourquoi n’avoir pas d’emblée prévu l’en-
les examens se terminent bientôt et que les recours trée en vigueur de la mesure en 2011-2012 ? Cela

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doivent être introduits dans les jours qui suivent. aurait laissé le temps aux écoles et aux équipes
Les écoles doivent être informées dans les plus concernées de comprendre le décret et d’entamer
brefs délais sur la possibilité d’accéder aux copies les démarches.
d’examen en dehors des procédures de recours.

O
Le paragraphe suivant de votre courrier est en-
Les écoles sont confrontées à une série de for- core plus surprenant puisqu’il précise que vous dé-
malités très strictes dans cette matière ou d’autres, cidez d’accorder des budgets importants au déve-

IS
comme l’exclusion, et je voulais m’assurer qu’on loppement de projets « hors décret » pour l’an-
leur donnait bien les outils nécessaires pour me- née 2010-2011. Vous insistez en rappelant qu’« il
ner à bien ces procédures par ailleurs tout à fait s’agit bien de projets qui ne répondent pas aux ac-
pertinentes pour les parents et les élèves.

V
tions prévues dans le décret ».
D’où viennent ces budgets ? S’agit-il des bud-
O
22.6 Question de M. Marcel Neven à gets initialement prévus pour concrétiser le dé-
Mme Marie-Dominique Simonet, mi- cret ? Dans ce cas, pourquoi ne pas les réserver
nistre de l’Enseignement obligatoire et de pour l’an prochain ou les affecter aux mesures
PR

Promotion sociale, intitulée « L’utilisa- d’économies nécessaires cette année ?


tion des moyens affectés aux « bassins
scolaires » pour 2010 » Votre courrier daté du 26 mai accorde aux
écoles un délai de réponse jusqu’au 19 juin, soit
M. Marcel Neven (MR). – Le décret relatif à la en période d’inscription, de préparation de la fin
de l’année et de la prochaine rentrée. Un tel délai
N

création d’instances sous-régionales de pilotage et


à l’octroi d’incitants visant un redéploiement plus ne me paraît pas suffisant pour initier et dévelop-
efficace de l’offre d’enseignement qualifiant dans per des projets de qualité, a fortiori, comme vous
le précisez dans votre courrier, quand les écoles
O

une perspective de développement territorial a été


voté le 30 avril 2009. L’article 6, § 3 de ce décret doivent respecter les règles régissant les marchés
prévoit que « la liste des options sélectionnées par publics. Ces règles imposent également des délais
SI

l’instance est soumise à l’accord du gouvernement précis.


et communiquée aux présidents des conseils de Compte tenu de ces éléments, je crains que les
zone et des comités de concertation concernés des écoles ne puissent rentrer de projets. Je ne doute
ER

différents réseaux d’enseignement et au conseil gé- pas de la capacité des écoles et des équipes. Je sou-
néral de concertation pour l’enseignement secon- ligne simplement le peu de temps dont elles dis-
daire, au plus tard le 15 janvier précédant l’année posent pour répondre à votre appel.
scolaire concernée ».
Ne vaudrait-il pas mieux reporter les budgets
V

Dans un courrier adressé il y a peu aux ins- à l’année suivante et ajouter le cas échéant les
tances sous-régionales de pilotage de l’enseigne- montants prévus à ceux qui se dégageront, plutôt
ment qualifiant, vous écriviez que « le décret que de risquer des dépenses, sinon futiles, à tout le
empêche donc tout projet d’incitants pour l’an- moins non indispensables ?
née scolaire 2010-2011. À bien y réfléchir, il
me semble que cette conséquence est heureuse ». Mme Marie-Dominique Simonet, ministre de
Vous poursuivez votre courrier en détaillant le tra- l’Enseignement obligatoire et de promotion so-
vail préalable à accomplir pour rendre les projets ciale. – Les bassins scolaires ont été mis en place à
conforme au prescrit décrétal. des moments différents. Certains ont été créés fin
janvier 2010. Il est donc impossible de travailler
Cette justification m’étonne un peu. Si un dé- dans le cadre du décret.
cret permet ou empêche quelque chose, c’est parce
que son ou ses auteurs en ont décidé ainsi. Nous Vous estimez que j’aurais été mieux inspirée de

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