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Sommaire

Grammaire

A. Le mot :

1. La nature des mots

2. Les déterminants

3. Les pronoms : possessif, démonstratif, interrogatif, exclamatif

4. Reconnaître la nature d’un groupe de mots

B. La phrase :

5. La fonction sujet et attribut du sujet

6. La phrase : simple, complexe et non verbale

7. Le présentatif, l’emphase, la phrase impersonnelle

8. Les compléments circonstanciels

9. Les compléments essentiels du verbe

10. Les fonctions de l’adjectif qualificatif

11. Les fonctions par rapport au nom

12. Les propositions subordonnées

13. Les types et les formes de phrases

C. Le texte :

14. La ponctuation

15. Les paroles rapportées

16. Sujet et prédicat

17. L’énonciation

18. Les reprises nominales et pronominales

Grammaire

A. Le mot

1. La nature des mots

I. DÉFINITION

La nature grammaticale d’un mot correspond à ce qu’il est par « nature », c’est-à-dire la catégorie grammaticale à laquelle il appartient et qui ne change pas : nom, pronom, verbe, adjectif, déterminant, …

C’est un peu comme son identité.

déterminant, … C’est un peu comme son identité . Attention ! Il ne faut pas la
Attention ! Il ne faut pas la confondre avec la fonction du mot qui est
Attention !
Il ne faut pas la confondre avec la fonction du mot qui est son rôle
dans la phrase (sujet, COD, attribut du sujet…).
Exemple : Les mots sont vivants. déterminant nom verbe adjectif qualificatif
Exemple :
Les
mots
sont
vivants.
déterminant
nom
verbe
adjectif qualificatif

La nature grammaticale d’un mot est indiquée dans le dictionnaire par une abréviation.

Exemple : nom : n.m. (= nom masculin)

II. MOTS VARIABLES ET MOTS INVARIABLES

Certains mots peuvent changer de forme selon leur genre (masculin, féminin) ou leur nombre (singulier, pluriel) : ce sont les mots variables.

D’autres mots, appelés mots invariables, ne changent pas de forme, car ils n’ont ni genre ni nombre.

Grammaire

A. Le mot

III. LES DIFFÉRENTES NATURES DE MOTS

Les mots variablesG rammaire A. Le mot III. LES DIFFÉRENTES NATURES DE MOTS Natures     grammaticales Exemples

Natures

   

grammaticales

Exemples

Définitions

Les noms

Gabriel observe sa sœur.

Ils désignent des choses, des personnes et ce qui est invisible.

Les déterminants

Le garçon observe sa sœur.

Ils accompagnent le nom, indiquent son genre et son nombre.

Les adjectifs

Le garçon observe sa grande sœur.

Ils qualifient, précisent le nom avec lequel ils s’accordent.

qualificatifs

Les pronoms

Il l’observe.

Ils remplacent les noms pour éviter des répétitions.

Les verbes

Le garçon observe sa sœur. Elle est belle.

Seuls mots à se conjuguer, ils expriment des actions ou des états.

Les mots invariablesà se conjuguer, ils expriment des actions ou des états. Natures grammaticales Les adverbes Les

Natures

grammaticales

Les adverbes

Les prépositions

Les interjections

Les conjonctions de coordination

Les conjonctions de subordination

de coordination Les conjonctions de subordination Exemples Il lit peu et lentement . Aussitôt, il se

Exemples

Il lit peu et lentement. Aussitôt, il se fâche.

Il prépare sa valise pour partir en voyage. Sans votre aide, cela aurait été impossible.

Ouf, nous sommes enfin arrivés ! Hélas, la location est minuscule !

Gabriel et Louise aiment se promener ensemble.

Je révise parce que je ne veux pas échouer à mon examen.

révise parce que je ne veux pas échouer à mon examen. Définitions Ils indiquent la quantité

Définitions

Ils indiquent la quantité (peu, beaucoup, assez …), la manière (lentement…), le temps (aujourd’hui, bientôt…), le lieu (ici, ailleurs, dessous …), la négation (ne… pas…).

Elles sont toujours suivies d’un groupe nominal ou d’un verbe à l’infinitif et elles introduisent un complément.

Elles expriment une émotion ou un sentiment (soulagement, dégoût, joie, étonnement, admiration…).

Elles relient des mots, des groupes de mots ou des propositions : mais, ou, et, donc, or, ni, car.

Elles introduisent des propositions subordonnées.

A. Le mot

Grammaire

La nature des mots

Les mots variables

-
-
Ils changent de forme selon leur genre et leur nombre. Ce sont : -

Ils changent de forme selon leur genre et leur nombre. Ce sont :

-

Ils changent de forme selon leur genre et leur nombre. Ce sont : -
de forme selon leur genre et leur nombre. Ce sont : - les déterminants les noms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms

les déterminants

les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms

les noms

les noms
les noms
les noms

les adjectifs qualificatifs

les verbes les pronoms

les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms
les déterminants les noms les adjectifs qualificatifs les verbes les pronoms

Les mots invariables

-
-
Ils ne changent pas de forme, car ils n’ont ni genre ni nombre. Ce sont

Ils ne changent pas de forme, car ils n’ont ni genre ni nombre. Ce sont :

-

Ils ne changent pas de forme, car ils n’ont ni genre ni nombre. Ce sont :
les adverbes les prépositions les conjonctions - de coordination de subordination les interjections
les adverbes
les prépositions
les conjonctions
-
de coordination
de subordination
les interjections

Grammaire

A. Le mot

2. Les déterminants

I. DÉFINITION

Les déterminants sont des mots utilisés pour accompagner les noms. Le déterminant et le nom forment un groupe nominal. Les déterminants sont toujours placés avant le nom, mais un déterminant peut être séparé du nom par un adjectif qualificatif.

Exemple: « Oh ! j’ai cru voir / Glisser sur une fleur une longue limace ! » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Le déterminant s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il accompagne.

Exemple : « Non, ce serait trop laid, / Si le long de ce nez une larme coulait ! » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

La classe grammaticale des déterminants est elle-même divisée en plusieurs catégories : les articles (définis, indéfinis, partitifs) et les déterminants (possessifs, démonstratifs, interrogatifs et exclamatifs, numéraux cardinaux, indéfinis)

II. LES ARTICLES

L’article indéfininuméraux cardinaux, indéfinis) II. LES ARTICLES On l’emploie si la chose désignée par le nom n’est

indéfinis) II. LES ARTICLES L’article indéfini On l’emploie si la chose désignée par le nom n’est

On l’emploie si la chose désignée par le nom n’est pas encore connue, ou pour désigner n’importe quel élément au sein d’un ensemble.

Exemple : « Une pêche/ Qui sourirait avec une fraise ! » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Article indéfini

Masculin

Féminin

Singulier

un

une

Pluriel

 

des

L’article définiSingulier un une Pluriel   des On l’emploie si la chose désignée par le nom est

On l’emploie si la chose désignée par le nom est connue, parce qu’on l’a déjà évoquée dans le texte, ou parce qu’il est unique :

Exemple: « Vois-tu bien, / Les larmes, il n’est rien de plus sublime, rien. » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

A. Le mot

Grammaire

Article défini

Masculin

Féminin

Singulier

le / l’

la / l’

Pluriel

 

les

L’article défini existe aussi à la forme contractée, c’est-à dire que l’article se mêle à une préposition pour former un nouveau mot.

• à + le = au

de + le = du

• à + les = aux

de + les = des

Exemple : « Il est cadet aux gardes. » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

L’article partitifgardes. » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand) On l’emploie devant des noms renvoyant à

On l’emploie devant des noms renvoyant à des choses que l’on ne peut pas compter. On peut remplacer l’article partitif par « un peu de ». Il n’existe pas au pluriel.

Exemple : « La vapeur du tabac vous sort-elle du nez/ Sans qu’un voisin ne crie au feu de cheminée ? » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

? » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand) Article partitif Masculin Féminin Singulier du

Article partitif

Masculin

Féminin

Singulier

du

de la

Pluriel

Ø

III. LES DÉTERMINANTS

Le déterminant possessifdu de la Pluriel Ø III. LES DÉTERMINANTS On l’emploie pour indiquer l’appartenance . Son

On l’emploie pour indiquer l’appartenance. Son orthographe varie selon la personne du possesseur et selon le genre et le nombre du nom.

Exemple : « Votre place, aujourd’hui, là, voyons, entre nous, / Vous a coûté combien ? » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Grammaire

A. Le mot

 

Un possesseur

Plusieurs possesseurs

Nom au masculin singulier

Mon, ton, son

Notre, votre, leur

Nom au féminin singulier

Ma, ta, sa

Notre, votre, leur

Nom au pluriel

Mes, tes, ses

Nos, vos, leurs

B
B

Le déterminant démonstratif

On l’emploie pour désigner quelque chose que l’on perçoit autour de soi, ou pour reprendre un nom déjà évoqué.

Exemple : « Bon ! je vais sur la scène, en guise de buffet, / Découper cette mortadelle d’Italie ! » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Déterminant démonstratif

Masculin

Féminin

Singulier

cet / ce

cette

Pluriel

 

ces

Le déterminant interrogatif et exclamatifSingulier cet / ce cette Pluriel   ces C’est le déterminant qu’on emploie dans la phrase

C’est le déterminant qu’on emploie dans la phrase exclamative et interrogative.

Exemple : « Les beaux rubans ! Quelle couleur, Comte de Guiche ? » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

 

Singulier

Pluriel

Masculin

Quel

Quels

Féminin

Quelle

Quelles

D
D

Le déterminant numéral cardinal

Il permet de compter avec précision, d’indiquer la quantité.

Exemple : « Une chanson qu’il fit blessa quelqu’un de grand, / Et cent hommes - j’en suis - ce soir sont postés !… » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Attention, les déterminants « vingt » et « cent » prennent un -s s’ils sont multipliés, sans être suivi d’un autre nombre. On écrira donc « deux cents hommes », mais « deux cent cinq hommes ».

E
E

A. Le mot

Le déterminant indéfini

Il exprime une quantité imprécise.

Grammaire

Exemple : « À ce prix-là, monsieur, je t’autorise / À venir chaque jour empêcher la Clorise ! » (Cyrano de Bergerac, Acte I, Edmond Rostand)

Indiquant une quantité 0 ou 1

Indiquant une quantité variable

Indiquant la totalité

Nul, pas un, aucun, chaque

Quelques, certains, plusieurs, divers…

Tout, toute, tous

Grammaire

A. Le mot

3. Les pronoms

Un pronom est un mot qui remplace un nom.

I. LES PRONOMS PERSONNELS

Exemple : J’apprécie les romans d’aventure. Et vous ?

Un pronom personnel a la marque d’une personne. Il varie selon la personne, le nombre, le genre et la fonction.

   

Singulier

   

Pluriel

 

1

re

2

e

 

1

re

2

e

 

personne

personne

3 e personne

personne

personne

3 e personne

   

masculin

féminin

   

masculin

féminin

Sujet

Je, j’

Tu

Il

Elle

Nous

Vous

Ils

Elles

COD

Me, m’

Te, t’

Le, l’, se, s’

La, l’, se, s’

Nous

Vous

Les, se, s’

Les, se, s’

 

Me, m’,

 

Lui, se, s’, soi

Lui, se, s’, soi

   

Leur, eux, se, s’, soi

Leur, elles, se, s’, soi.

COI

moi

Te, t’, toi

Nous

Vous

Les pronoms de la 1 re personne désignent celui qui parle : l’émetteur Ceux de
Les pronoms de la 1 re personne désignent celui qui
parle : l’émetteur
Ceux de la 2 e personne, désignent le récepteur.
Les pronoms personnels de la 3 e personne
représentent un nom ou un groupe nominal du texte :
ils évitent les répétitions.

A. Le mot

II. LES PRONOMS DÉMONSTRATIFS

Grammaire

Exemple : Cette fleur avait germé un jour au milieu des autres fleurs. Celle-ci [= cette fleur] avait vite intrigué le Petit Prince.

Genre

Singulier

Pluriel

Masculin

Celui, celui-ci, celui-là

Ceux, ceux-ci, ceux-là

Féminin

Celle, celle-ci, celle-là

Celles, celles-ci, celles-là.

Neutre

Ce, c’, ceci, cela, ça

 

Les pronoms démonstratifs remplacent souvent un groupe nominal précédé d’un déterminant démonstratif. Les adverbes -ci et -là permettent de situer les éléments dans l’espace et le temps. -ci marque quelque chose de proche (« Ces temps-ci… »), -là un élément lointain (« En ce temps-là… »).

III. LES PRONOMS POSSESSIFS

Exemple : Sa fleur est orgueilleuse, la mienne [= ma fleur] est trop modeste.

Ils varient en fonction du possesseur, (en personne et en nombre) mais aussi du possédé (en genre et en nombre).

 

Possesseur

 

Élément possédé

1 re Pers. Sing.

2 e Pers. Sing.

3 e Pers. Sing.

1 re Pers. Plu.

2 e Pers. Plu.

3 e Pers. Plu.

Masc. Sing.

Le mien

Le tien

Le sien

Le nôtre

Le vôtre

Le leur

Fém. Sing.

La mienne

La tienne

La sienne

La nôtre

La vôtre

La leur

Masc. Plu.

Les miens

Les tiens

Les siens

Les nôtres

Les vôtres

Les leurs

Fém. Plu.

Les miennes

Les tiennes

Les siennes

Les nôtres

Les vôtres

Les leurs

IV. LES PRONOMS INTERROGATIFS

Exemple : J'ai le choix entre lire L’Oeil du Loup ou Le Petit Prince. Lequel des deux me conseillez-vous ?

Il s’agit des pronoms utilisés pour poser des questions, on les emploie dans les phrases interrogatives.

 

Formes simples

Formes composées

Sujet

Qui

 

COD, attribut, CC.

Qui, que, quoi, où

Lequel, lesquels, laquelle, lesquelles

Après une préposition

À qui, à quoi, de qui, de quoi

Auquel, duquel, à laquelle, de laquelle, auxquels, auxquelles, desquels

Grammaire

A. Le mot

4. Identifier la nature d’un groupe de mots

I. RECONNAÎTRE UN GROUPE DE MOTS DANS LA PHRASE : MÉTHODE

Pour savoir quelle est la nature, ou classe grammaticale, d’un groupe de mots, il faut identifier son noyau. Le noyau est le mot le plus important de ce groupe, on ne peut pas le supprimer car il est indispensable au sens. On ne peut pas non plus séparer les éléments du groupe de mots.

Exemple : Le cheval blanc de Gandalf

Groupe nominal

//

//

galope comme le vent.

Groupe verbal.

On peut voir dans l’exemple que le groupe verbal contient lui-même un groupe nominal. On parle dans ce cas de groupes enchâssés.

II. LES PRINCIPAUX GROUPES DE MOTS

A
A

Le groupe nominal

. II. LES PRINCIPAUX GROUPES DE MOTS A Le groupe nominal Le noyau du groupe nominal

Le noyau du groupe nominal (GN) est un nom commun ou un nom propre.

Le GN peut être minimal, c’est-à-dire composé d’un nom seul ou d’un déterminant et d’un nom.

Exemple : Le magicien se dresse devant la foule.

Le GN enrichi, est un groupe nominal accompagné de ses expansions (complément du nom, épithète…). On peut supprimer ces expansions : si on perd des détails, la phrase garde cependant un sens.

Exemple : Le vieux magicien blanc se dresse devant la foule. // Le magicien se dresse devant la foule.

Si un GN est introduit par une préposition (à, dans, par, pour, en, vers, avec, de, sans, sous…), on peut parler de groupe nominal prépositionnel.

Exemple: Le vieux magicien blanc se dresse devant la foule.

B
B

A. Le mot

Le groupe pronominal

Le noyau du groupe pronominal est un pronom.

pronominal Le noyau du groupe pronominal est un pronom . G rammaire Exemple: Celui qui transportera

Grammaire

Exemple: Celui qui transportera l’Anneau jusqu’au Mordor sauvera la Terre du Milieu.

Le groupe verball’Anneau jusqu’au Mordor sauvera la Terre du Milieu. Le noyau du groupe verbal est un verbe

Le noyau du groupe verbal est un verbe, conjugué ou à l’infinitif :

Dans le cas d’un verbe à l’infinitif, on parle de groupe verbal à l’infinitif.

Exemple : Protéger ses sujets est la mission du roi.

Exemple : Protéger ses sujets est la mission du roi. Mais si le groupe verbal a

Mais si le groupe verbal a pour noyau un verbe conjugué, on utilise le terme de « proposition ».

Exemple : Les elfes, qui sont des êtres immortels, se battent aux côtés des hommes.

D
D

Le groupe adjectival

Le noyau du groupe adjectival est un adjectif qualificatif ou un participe.

Exemple : Sam est digne de confiance.

qualificatif ou un participe . Exemple : Sam est digne de confiance. CNED LES ESSENTIELS FRANÇAIS

Grammaire

A. Le mot

G rammaire A. Le mot Groupe nominal noyau : nom propre ou nom commun GN minimal
Groupe nominal noyau : nom propre ou nom commun GN minimal GN enrichi d expansions
Groupe nominal
noyau : nom propre ou nom commun
GN minimal
GN enrichi d expansions
GN prépositionnel, introduit par une préposition
personnel
démonstratif
Groupe pronominal
noyau : pronom
possessif
indéfini
Groupe verbal
noyau : verbe
GV infinitif
proposition : le verbe est conjugué
Groupe adjectival
noyau : adjectif ou participe

Nature d’un groupe de mots

Grammaire

B. La phrase

5. La fonction sujet et attribut du sujet

Le sujet est une fonction (à ne pas confondre avec la « nature » !), c’est-à-dire un rôle occupé par un mot ou un groupe de mots dans la phrase.

I. À QUOI SERT LE SUJET ET COMMENT LE RECONNAÎTRE ?

C’est un élément essentiel. Il commande l’accord du verbe en personne et en nombre.

Exemple : Les deux amies d’Emma arrivent demain.

À la voix active, il indique qui fait l’action exprimée par le verbe d’action ou qui est dans l’état indiqué par

le verbe d’état.

Exemple : Les enfants jouent dans la cour de l’école.

À la voix passive, il indique qui subit l’action exprimée par le verbe.

Exemple : Il a été puni à cause de sa bêtise.

Pour le trouver, on pose la question qui fait… ? ou qu’est-ce qui fait… ?.

Exemple : Vous lisez la leçon pour la comprendre. (Qui lit ? Vous.)

II. LA PLACE DU SUJET DANS LA PHRASE

En général, il se trouve avant le verbe. Dans certains cas, il peut se trouver après le verbe. On dit alors qu’il est inversé. C’est le cas :

• dans beaucoup de phrases interrogatives : À quelle heure commence le spectacle ?

• après certains adverbes (ainsi ; peut-être, etc.) : Peut-être faudra-t-il arriver plus tôt.

• dans une proposition incise qui indique quel personnage parle dans un dialogue : « Emmanuel va acheter les places en avance », dit Justine.

III. LA NATURE DU SUJET

Le sujet peut être :

• un groupe nominal ou un nom : Ces enfants sont au collège.

• un pronom : Ils lisent consciencieusement leur synthèse.

• un verbe à l’infinitif : Écouter est le meilleur moyen pour comprendre la leçon.

infinitif : Écouter est le meilleur moyen pour comprendre la leçon. CNED LES ESSENTIELS FRANÇAIS –

Grammaire

B. La phrase

Fonction “Sujet” À quoi sert le sujet ? Il commande I’accord du verbe en genre
Fonction “Sujet”
À quoi sert le sujet ?
Il commande I’accord du verbe en genre et en nombre.
À la voix active, il indique qui fait l’action exprimée par le verbe.
À la voix passive, il indique qui subit I’action exprimée par le verbe.
Il répond à la question : “Qui fait ?”.
La place du sujet :
le plus souvent AVANT le verbe
parfois APRÉS le verbe
dans une phrase interrogative
derrière certains adverbes
dans une proposition incise qui indique quel personnage parle dans un dialogue
Natures du sujet :
un GN ou un nom
un pronom
un verbe à l’infinitif

IV. LA FONCTION « ATTRIBUT DU SUJET »

Un attribut du sujet est un adjectif qualificatif, un participe passé ou un GN que l’on ne peut pas supprimer dans la phrase car il suit un verbe d’état, appelé aussi verbe attributif.

Exemples : Elle est heureuse. On ne peut pas supprimer «heureuse».

Ces enfants paraissent fatigués. On ne peut pas supprimer «fatigués».

L’attribut du sujet s’accorde en genre et en nombre avec le sujet auquel il se rapporte.

Exemple : Les amies sont heureuses d’être ensemble. /// Les amies (sujet) = heureuses.

B. La phrase

Grammaire

Les verbes attributifs sont des verbes qui « fabriquent » des attributs du sujet.

sont des verbes qui « fabriquent » des attributs du sujet. Être, paraître, sembler, demeurer, rester,
Être, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l’air de, passer pour … sont des verbes attributifs.
Être, paraître, sembler, demeurer, rester, avoir l’air de,
passer pour … sont des verbes attributifs.

Grammaire

B. La phrase

6. La phrase : simple, complexe et non verbale

I. QU’EST-CE QU’UNE PHRASE ?

La phrase est un ensemble de mots qui a un sens. Elle commence toujours par une majuscule, et se termine par un signe de ponctuation fort (point, point d’exclamation, point d’interrogation).

(point, point d’exclamation, point d’interrogation). Le noyau d’une phrase verbale est un verbe conjugué . Au

Le noyau d’une phrase verbale est un verbe conjugué. Au contraire, une phrase non-verbale n’a pas pour noyau un verbe, mais une autre catégorie grammaticale, comme un nom ou un adverbe.

Exemples : « Une troisième pelletée de terre tomba. » → Phrase verbale

« Puis une quatrième. » → Phrase non-verbale

(Victor Hugo, les Misérables)

II. LA PHRASE NON-VERBALE

La phrase non-verbale s’organise autour d’un mot différent d’un verbe conjugué. Son noyau peut être :

- un adverbe.

- un nom.

- un verbe à l’infinitif.

- un adjectif qualificatif.

Exemple : Dehors !

Exemple : Drame à Montfermeil.

Exemple : Partir ?

Exemple : Blanche de peur.

Montfermeil. Exemple : Partir ? Exemple : Blanche de peur. Attention ! Il se peut qu’un
Attention ! Il se peut qu’un verbe conjugué apparaisse dans une phrase non-verbale, mais uniquement
Attention !
Il se peut qu’un verbe conjugué apparaisse dans une phrase
non-verbale, mais uniquement si il fait partie d’une expansion
nominale.

B. La phrase

III. LA PHRASE VERBALE

Grammaire

Une phrase verbale a pour noyau au moins un verbe conjugué, qui a souvent un sujet et des compléments. La partie de phrase organisée autour du verbe conjugué se nomme la proposition.

La phrase simpleautour du verbe conjugué se nomme la proposition . Une phrase simple ne comporte qu’une seule

Une phrase simple ne comporte qu’une seule proposition. Cette proposition est appelée indépendante.

Exemple : « Il était difficile de rencontrer un passant d’un aspect plus misérable. » (Victor Hugo, les Misérables)

La phrase complexeaspect plus misérable. » (Victor Hugo, les Misérables) Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués,

Une phrase complexe contient plusieurs verbes conjugués, donc plusieurs propositions.

Donc, pour différencier une phrase simple et la phrase complexe, il faut compter le nombre de verbes conjugués : si on trouve plus de deux verbes conjugués, la phrase est complexe.

Il existe plusieurs façons d’organiser les propositions de la phrase complexe.

1. La juxtaposition

Plusieurs propositions peuvent être juxtaposées par une marque de ponctuation faible (virgule, point-virgule, deux-points). Pour éviter les lourdeurs d’expression, le sujet des verbes peut être sous-entendu.

Exemple : « Là, dans la place, j’allais me coucher sur une pierre

,

,

une bonne femme m’a montré votre maison. »

Proposition 1

Proposition 2

(Victor Hugo, les Misérables)

2. La coordination

Plusieurs propositions peuvent être coordonnées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou par un adverbe de liaison (cependant, en effet, ainsi, aussi, puis …).

Exemple : « Une salive rougeâtre lui souillait le coin des lèvres,

Proposition 1

(Victor Hugo, les Misérables)

et
et

elle avait un trou noir dans la bouche. »

Proposition 2

Grammaire

3. La subordination

B. La phrase

Une phrase complexe peut se composer d’une proposition principale et d’une (ou plusieurs) proposition(s) subordonnée(s).

et d’une (ou plusieurs) proposition(s) subordonnée (s). Les deux propositions peuvent être reliées par une

Les deux propositions peuvent être reliées par une conjonction de subordination (que, bien que, alors que, avant que, quoique…), un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel…), un pronom interrogatif (qui, à qui, quoi, que, auquel) …

Exemple : « Un jour ils lui écrivirent,

Proposition principale

que

sa petite Cosette était toute nue par le froid qu’il faisait,

Proposition subordonnée 1

qu ’ elle avait
qu
’ elle avait

besoin d’une jupe de laine, et

qu

qu

qu

’il fallait au moins que la mère envoyât dix francs pour cela. »

Proposition subordonnée 2

Proposition subordonnée 3

(Victor Hugo, les Misérables)

subordonnée 2 Proposition subordonnée 3 (Victor Hugo, les Misérables) 24 CNED LES ESSENTIELS FRANÇAIS – livret

B. La phrase

Grammaire

La Phrase Phrase non verbale : le noyau de la phrase est un adverbe un
La Phrase
Phrase non verbale :
le noyau de la phrase est
un adverbe
un nom
un adjectif qualificatif
un verbe à I’infinitif
Phrase verbale :
le noyau est un verbe conjugué.
Un seul verbe conjugué = une seule proposition
= phrase simple
Les propositions sont indépendantes
Plusieurs verbes conjugués = phrase complexe
Les propositions sont juxtaposées,
réliées par un signe de ponctuation.
Les propositions sont coordonnées,
réliées par une conjonction de coordination
ou un adverbe de liaison.
Les propositions sont subordonnées,
réliées par un pronom relatif, une conjonciton de
subordination, un adverbe ou un pronom interrogatif,
ou une locution conjonctive.

Grammaire

B. La phrase

7. Le présentatif, l’emphase, la phrase impersonnelle

I. LA FORME EMPHATIQUE

L’emphase est la façon de mettre en valeur certains mots, ou encore d’exagérer leur importance dans la phrase. Une phrase peut être emphatique grâce à :

1. l’intonation : C’est vraiment un livre extra-or-di-naire !

2. la reprise d’un pronom personnel sujet par un pronom personnel équivalent (moi, toi, lui, nous, vous, eux, elles), placé entre virgules : Moi, j’adore ce roman. Eux, ils préfèrent celui-là.

3. le détachement de mots ou de groupes de mots :

• détachement d’un groupe, mis en valeur par des virgules.

Exemple : Dans mon lit, tranquillement, je lis mon roman préféré.

• détachement d’un groupe, repris par un pronom.

Exemple : Il est formidable, ce roman. Mon livre préféré, je l’ai toujours avec moi.

. Mon livre préféré , je l’ ai toujours avec moi. 4. l’utilisation de présentatifs :

4. l’utilisation de présentatifs :

c’est / ce sont… qui ou que -> C’est le roman que je préfère.

voici / voilà…. qui ou que -> Voici mon roman préféré.

il y a … qui -> Il y a beaucoup de romans qui ont une place de choix dans ma bibliothèque.

quant à … + pronom de reprise -> Quant à moi, je préfère ce roman.

Quel(le)(s)… que, dans la phrase exclamative -> Quel dommage que tu n’aies pas lu ce roman !

B. La phrase

Grammaire

mettre en valeur des mots ou des groupes de mots. Elle permet de : exagérer
mettre en valeur des mots ou des groupes de mots.
Elle permet de :
exagérer des mots ou des groupes de mots.
par l’intonation
L’emphase
en reprenant un pronom personnel sujet
Comment ?
en détachant un groupe à l’aide d’une virgule
en détachant un groupe repris par un pronom
en utilisant des présentatifs

II. LA FORME IMPERSONNELLE

Les verbes à la forme impersonnelle ne s’emploient qu’à la 3 e personne du singulier : ils ont pour sujets les pronoms il, ce (c), qui ne reprennent aucun nom ou groupe nominal précédemment cité.

La forme impersonnelle n’a ni impératif ni participe présent.

Exemple : Il pleut : il faut vite trouver un endroit où nous abriter ! (Qui est « il » ? Personne !)

1.

a.

b.

c.

d.

Les différents verbes à la forme impersonnelle

Les verbes météorologiques, toujours à la forme impersonnelle : il gèle, il grêle, il neige…

Des verbes exprimant un événement : il advient, il arrive…

Des verbes exprimant une idée d’obligation, de possibilité : il faut, il se peut que…

Il existe aussi de nombreuses tournures impersonnelles utilisant le verbe être suivi d’un adjectif qualificatif : il est bon, certain, évident, facile, nécessaire, normal…

2.

La construction des verbes impersonnels

Les verbes à la forme impersonnelle peuvent être suivis :

a. d’un groupe nominal : Il m’ est arrivé une aventure étrange.

b. d’un verbe à l’infinitif : Il m’arrive de faire des rêves prémonitoires.

c. d’une proposition subordonnée conjonctive : Il arrive que je fasse des rêves étranges.

: Il arrive que je fasse des rêves étranges. On nomme sujet grammatical le pronom il

On nomme sujet grammatical le pronom il et sujet réel le groupe nominal, le verbe à l’infinitif ou la proposition qui suit le verbe à la forme impersonnelle.

Il m’est arrivé une étrange aventure.

impersonnelle. Il m’est arrivé une étrange aventure. sujet grammatical sujet réel CNED LES ESSENTIELS

sujet grammatical

sujet réel
sujet réel

Grammaire

B. La phrase

8. Les compléments circonstanciels

I. LE RÔLE DES COMPLÉMENTS CIRCONSTANCIELS

Ils précisent les circonstances de l’action ou l’état évoqué par le verbe, mais ils ne complètent pas seulement le verbe, ils sont le complément de l’ensemble de la phrase.

Ce sont des compléments facultatifs de la phrase, contrairement aux compléments essentiels. On peut donc les supprimer, les déplacer, ou les additionner.

donc les supprimer , les déplacer , ou les additionner. Mais, attention ! Il arrive cependant
Mais, attention ! Il arrive cependant que des compléments exprimant une circonstance ne puissent être
Mais, attention !
Il arrive cependant que des compléments exprimant une
circonstance ne puissent être ni déplacés, ni supprimés !
Il s’agit alors de compléments essentiels.

II. LA CLASSE GRAMMATICALE DES C.C.

Les principales natures d’un complément circonstanciel sont :

• un GN introduit ou non par une préposition

• un pronom

• un adverbe

• un verbe à l’infinitif

• un verbe ou une subordonnée au participe

• une subordonnée conjonctive

subordonnée au participe • une subordonnée conjonctive III. QU’EXPRIME UN COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL ? A Le lieu

III. QU’EXPRIME UN COMPLÉMENT CIRCONSTANCIEL ?

A
A

Le lieu

Il répond à la question « où ? » et permet ainsi de situer les faits dans l’espace : que ce soit pour se situer dans l’espace, indiquer un déplacement, une direction.

Nature du CC de Lieu
Nature du CC de Lieu

Nature du CC de Lieu

Nature du CC de Lieu
Nature du CC de Lieu
Nature du CC de Lieu
Nature du CC de Lieu
Nature du CC de Lieu
adverbe [Ailleurs,] la vie est plus douce. GN, nom commun ou propre
adverbe
[Ailleurs,] la vie est plus douce.
GN, nom commun ou propre

Les hirondelles passent [au-dessus de nos têtes].

B
B

Le temps

B. La phrase

Grammaire

Le CC de temps exprime la durée, la répétition ou la date. Il permet de répondre à la question « quand ? ».

adverbe [Aujourd'hui], il neige. GN, nom commun ou propre Elle apprend ses leçons [chaque jour].
adverbe
[Aujourd'hui], il neige.
GN, nom commun ou propre
Elle apprend ses leçons [chaque jour].
préposition + infinitif
Il éteint la lumière [avant de partir].
proposition subordonnée conjonctive
L'enfant s'endort [dès que sa mère lui lit un conte].
proposition subordonnée participiale
[Les vacances arrivant], la famille prépare ses valises.

Nature du CC de Temps

Nature du CC de Temps

La causela famille prépare ses valises. Nature du CC de Temps Le CC de cause apprend pour

Le CC de cause apprend pour quelle raison un événement s’est produit, il donne une explication.

GN, nom commun ou propre Il boîte [à cause d'un accident]. préposition + infinitif [A
GN, nom commun ou propre
Il boîte [à cause d'un accident].
préposition + infinitif
[A force d'insister], il a obtenu ce qu'il voulait.
proposition subordonnée conjonctive
Il a été puni [parce qu’il a trop bavardé].
proposition subordonnée participiale
[Son accident étant grave], il a fallu I'hospitaliser.
gérondif
[En insistant], il a obtenu ce qu'il voulait.

Nature du CC de cause

Nature du CC de cause
D
D

L’ accompagnement

Ce complément indique avec qui (ou sans qui) se produit l’action.

GN, nom commun ou propre Je viendrai ce soir [avec Joël]. Nature du CC d'Accompagnement.
GN, nom commun ou propre
Je viendrai ce soir [avec Joël].
Nature du
CC d'Accompagnement.
pronom
Nous sommes repartis [sans elle].

Grammaire

E
E

Le moyen

B. La phrase

Il désigne l’objet, l’instrument concret utilisé pour faire l’action.

Nature du

CC de

Moyen

GN, nom commun ou propre Il te contacte [avec le téléphone].
GN, nom commun ou propre
Il te contacte [avec le téléphone].

Le butnom commun ou propre Il te contacte [avec le téléphone]. Le CC de but permet d’expliquer

Le CC de but permet d’expliquer dans quelle intention l’action est accomplie, ce qu’on veut obtenir.

GN, nom commun ou propre Il s'entraine [pour le cross du collège].
GN, nom commun ou propre Il s'entraine [pour le cross du collège].

GN, nom commun ou propre

GN, nom commun ou propre Il s'entraine [pour le cross du collège].
GN, nom commun ou propre Il s'entraine [pour le cross du collège].

Il s'entraine [pour le cross du collège].

Nature du CC de But

Nature du CC de But
Nature du CC de But
Nature du CC de But
La manière La conséquence préposition + infinitif Il révise [pour réussir son contrôle.] La manière

La manière

La conséquence

préposition + infinitif

Il révise [pour réussir son contrôle.]

+ infinitif Il révise [pour réussir son contrôle.] La manière indique comment on fait l’action, la

La manière indique comment on fait l’action, la façon dont on s’y prend.

Le CC de conséquence exprime les résultats de l’action.

Nature du CC de Conséquence

Nature du CC de Conséquence
Nature du CC de Conséquence
Nature du CC de Conséquence

proposition subordonnée conjonctive

Elle lui écrit [pour qu'il ne I'oublie pas].

adverbe [Courageusement], ils s'aventurent dans la forêt. Nature du CC de Manière GN, nom commun
adverbe
[Courageusement], ils s'aventurent dans la forêt.
Nature du
CC de Manière
GN, nom commun ou propre
Elle s'adresse à lui [avec indifférence].
gérondif
Il court [en trébuchant].

GN, nom commun ou propre

GN, nom commun ou propre Il a dévoré des gâteaux [jusqu’à l’écoeurement].

Il a dévoré des gâteaux [jusqu’à l’écoeurement].

 

préposition + infinitif

préposition + infinitif Elle a beaucoup révisé [pour réussir son contrôle].

Elle a beaucoup révisé [pour réussir son contrôle].

proposition subordonnée conjonctive

proposition subordonnée conjonctive Ils ont beaucoup insisté [pour que je vienne].

Ils ont beaucoup insisté [pour que je vienne].

 
I
I

B. La phrase

L’opposition / la concession

Elle traduit un fait qui s’oppose à un autre.

Grammaire

GN, nom commun ou propre [En dépit de mes avertissements], il n'en a fait qu'à
GN, nom commun ou propre
[En dépit de mes avertissements], il n'en a fait qu'à sa tête.
Nature du
CC d'Opposition
proposition subordonnée conjonctive
[Même si je I'ai averti], il n'en a fait qu'à sa tête.
gérondif
[Tout en étant têtu], il a fini par m'écouter !

La condition / l’hypothèse[Tout en étant têtu], il a fini par m'écouter ! La condition est ce qui permet

La condition est ce qui permet de réaliser l’action.

GN, nom commun ou propre [En cas de retard], merci de prévenir la direction. préposition
GN, nom commun ou propre
[En cas de retard], merci de prévenir la direction.
préposition + infinitif
Tu résussiras [à condition de réviser].
proposition subordonnée conjonctive
[Si tu révises], tu réussiras.
gérondif

Nature du CC de condition

[En révisant], tu réussiras. adverbe Il est aussi serviable qu’[autrefois]. GN, nom commun ou propre
[En révisant], tu réussiras.
adverbe
Il est aussi serviable qu’[autrefois].
GN, nom commun ou propre
Elle est plus serviable que [sa soeur].
Proposition subordonnée conjonctive
Je le retrouve [tel qu’il a toujours été].
pronom
Pierre est plus habile que [toi].
adjectif qualificatif
Elle est plus ironique que [bienveillante].
K
K

La comparaison

Le CC de comparaison met en relation deux éléments pour en établir les ressemblances ou les différences.

Nature du CC de Comparaison

Grammaire

B. La phrase

9. Les compléments essentiels du verbe

I. COMPLÉMENTS ESSENTIELS ET NON ESSENTIELS DU VERBE

Dans une phrase un verbe peut avoir :

des compléments essentiels : Ils sont indispensables au sens de la phrase.

On ne peut pas les supprimer ni les déplacer. Ce sont en général les compléments d’objet.

Exemple : Jean Valjean vole la pièce de Petit-Gervais.

des compléments non essentiels : ils ne sont pas indispensables pour le sens.

On peut les supprimer ou les déplacer. Ce sont en général les compléments circonstanciels.

Exemple: Jean Valjean rencontre Cosette dans la forêt.

. Exemple: Jean Valjean rencontre Cosette dans la forêt. Attention ! Certains compléments circonstanciels sont des
Attention ! Certains compléments circonstanciels sont des compléments essentiels. Exemples : Cosette va au puits.
Attention !
Certains compléments circonstanciels sont des compléments
essentiels.
Exemples : Cosette va au puits. / Ce livre coûte 2 euros. // Cosette va. /
Ce livre coûte.

II. LA CONSTRUCTION DES VERBES

Un verbe qui n’est pas suivi d’un complément d’objet s’appelle un verbe intransitif sauf s’il s’agit d’un verbe d’état qui est suivi d’un attribut du sujet : on parle alors de verbe attributif (d’état).

Exemple : Jean Valjean qui sort du bagne est épuisé.

Un verbe suivi d’un complément d’objet s’appelle un verbe transitif.

On parle de verbe transitif direct s’il est suivi d’un C.O.D.

Exemple : Il rencontre Cosette.

On parle de verbe transitif indirect s’il est suivi d’un C.O.I. Exemple : Il lui parle.

III. LE C.O.D (COMPLÉMENT D’OBJET DIRECT)

Il est relié directement au verbe.

Exemple : Victor Hugo a écrit Les Misérables.

Il peut être remplacé par les pronoms le, la, les, l’.

Exemple : Victor Hugo l’a écrit en 1862.

B. La phrase

Grammaire

Il ne faut pas le confondre avec l’attribut du sujet après un verbe d’état.

Il devient le sujet de la voix passive, quand la transformation passive est possible.

Exemple : Ce roman a été écrit par Victor Hugo en 1862.

Nature du C.O.D. :

Il peut être :

• un GN : Jean Valjean a volé des chandeliers en argent.

• un pronom : Que dites-vous ? Il n’a rien volé !

• un verbe ou un GV à l’infinitif : Valjean souhaitait se reposer.

IV. LE C.O.I (COMPLÉMENT D’OBJET INDIRECT)

Il est construit indirectement à l’aide d’une préposition.

Exemple : Jean Valjean a renoncé à son projet. / La peur s’empare des Parisiens.

On ne peut pas mettre la phrase à la voix passive.

Le C.O.I. peut être remplacé par certains pronoms personnels (lui, leur, en, y) qui ne laissent pas toujours transparaître la préposition. Exemple : Elle y pense sans arrêt.

Nature du C.O.I. :

Il peut être :

• un GN : Marius parle tendrement à Cosette.

• un pronom : À qui parlait-il ?

• un verbe ou un GV à l’infinitif : Marius pense à se marier avec elle.

ou un GV à l’infinitif : Marius pense à se marier avec elle . CNED LES

Grammaire

B. La phrase

V. LE COS (COMPLÉMENT D’OBJET SECOND)

Lorsque le verbe est construit avec deux compléments d’objet, le second s’appelle complément d’objet second.

Attention ! C.O.S ne veut pas dire qu’il occupe la deuxième place dans la phrase
Attention !
C.O.S ne veut pas dire qu’il occupe la deuxième place dans la phrase mais
qu’il apporte une seconde information dans la phrase. Le C.O.S peut être
avant le
C.O.D
ou le C.O.I.
Exemple : Il a offert à Cosette
son amour. / Il a offert
son amour à Cosette.
Il est construit indirectement, à l’aide d’une préposition.

Nature du C.O.S. :

Il peut être :

son identité son secret
son identité
son secret

• un GN : Jean Valjean a caché

à tous.

• un pronom : Il n’a confié

à personne.

le
le

• un verbe ou un groupe verbal à l’infinitif : Javert est persuadé de

reconnaître.

verbal à l’infinitif : Javert est persuadé de reconnaître . 34 CNED LES ESSENTIELS FRANÇAIS –

B. La phrase

Grammaire

10. Les fonctions de l’adjectif qualificatif

I. QU’EST-CE QU’UN ADJECTIF QUALIFICATIF ?

L’adjectif qualificatif permet d’apporter une précision sur un nom. Il indique par exemple un défaut, une qualité, une taille, une couleur…

Exemple : un homme prudent ; cet homme semble prudent.

Il s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’il qualifie.

Exemple : un garçon courageux / des filles courageuses

Exemple : un garçon courageux / des filles courageuses D’autres catégories de mots peuvent s’employer comme

D’autres catégories de mots peuvent s’employer comme des adjectifs qualificatifs mais n’en sont pas. C’est surtout le cas des participes passés.

Exemple : une leçon apprise (appris est le participe passé du verbe apprendre).

II. LES FONCTIONS DE L’ADJECTIF QUALIFICATIF

A
A

La fonction épithète

L’adjectif peut qualifier directement un nom ; il est alors placé devant ou derrière le nom. La fonction de l’adjectif est alors épithète du nom. L’adjectif qualificatif épithète appartient au groupe nominal.

Exemple : « Mais elle ouvrit tout à coup ses deux yeux […] : l'arbre bleu était dans sa chambre ! » (L’Enchanteur, Barjavel)

On peut le supprimer de la phrase. Certains adjectifs changent de sens selon qu’on les place avant ou après le nom.

Exemple : un grand homme / un homme grand.

On dira qu’une épithète est détachée quand elle est séparée du nom par un signe de ponctuation faible. Dans le cas contraire, on parle d’épithète liée.

Exemple : Malheureux, Lancelot tourna les talons.

liée . Exemple : Malheureux, Lancelot tourna les talons. CNED LES ESSENTIELS FRANÇAIS – livret 35

Grammaire

B. La phrase

B
B

La fonction attribut

1. Attribut du sujet

L’adjectif peut qualifier indirectement un nom par l’intermédiaire d’un verbe attributif, dont les verbes d’état être, sembler, paraître, devenir, rester, demeurer, passer pour, avoir l’air. La fonction de l’adjectif est alors attribut du sujet (de ce verbe).

Exemple : « Il était jeune et beau » (L’Enchanteur, Barjavel)

On ne peut pas supprimer l’attribut de la phrase, sinon elle n’a plus de sens.

Exemple : Il semblait tranquille. La phrase « Il semblait. » n’a pas de sens !

L’attribut du sujet s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe attributif.

Exemple : « Les oiseaux devinrent transparents comme des vitraux envolés » (L’Enchanteur, Barjavel)

2. Attribut du COD

L’adjectif peut être utilisé comme attribut du COD, c’est-à-dire qu’il exprime une caractéristique du COD. L’attribut du COD fait partie du groupe verbal, on ne peut donc pas le supprimer de la phrase. Les verbes attributifs exprimant une appellation (élire, nommer, appeler…), un jugement (croire, estimer, trouver, penser…), une transformation (rendre, faire…), permettent de construire un attribut du COD.

Exemple : « Il avait l’œil vif, malicieux » (L’Enchanteur, Barjavel)

L’adjectif qualificatif attribut du COD s’accorde en genre et en nombre avec le COD.

Exemple : Viviane trouve cette quête dangereuse.

B. La phrase

Grammaire

Adjectif qualificatif : fonctions Épithète liée relié directement au nom qu'il qualifie. détachée séparé
Adjectif qualificatif : fonctions
Épithète
liée
relié directement au nom qu'il qualifie.
détachée
séparé du nom qu'il qualifie par un signe
de ponctuation.
Attribut
du sujet
relié au sujet par un verbe attributif ou un verbe d’état.
du COD
exprime une caracéristique du COD grâce à un verbe
attributif de jugement, de transformation, de choix.

Grammaire

B. La phrase

11. Les fonctions par rapport au nom

On nomme expansions du nom les mots ou groupes de mots qui complètent le nom ou le groupe nominal et qui ont les fonctions suivantes :

Fonctions

Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé

Épithète

Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé

Fonction “Épithète”

Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé
Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé
Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé
Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé

Apposition

Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé
Fonctions Épithète Fonction “Épithète” Apposition Classes grammaticales adjectif qualificatif participe passé

Classes grammaticales

adjectif qualificatif

participe passé employé comme adjectif

adjectif verbal

Rôle qualifie un nom Comment la reconnaître ? Natures adjectif verbal
Rôle
qualifie un nom
Comment la reconnaître ?
Natures
adjectif verbal

adjectif qualificatif

Exemples

une grande aventure

une aventure bien racontée

une aventure étonnante

une aventure bien racontée une aventure étonnante peut être supprimée peut se trouver avant ou après

peut être supprimée

peut se trouver avant ou après le nom

participe passé utilisé comme adjectif

adjectif qualificatif

participe passé employé comme adjectif

adjectif verbal

nom ou groupe nominal

verbe ou groupe verbal à l’infinitif

proposition subordonnée relative

une aventure, épique, extraordinaire

Cette aventure, bien racontée, est appréciée de tous.

L’aventure, particulièrement étonnante, est appréciée.

Cette aventure, récit intemporel, l’a marqué.

Cette aventure a un pouvoir : nous faire rêver.

Cette aventure, qu’il a lue, l’a marqué énormément.

B. La phrase

Grammaire

Rôle précise un nom peut être supprimée Comment la reconnaître ? est séparée du nom
Rôle
précise un nom
peut être supprimée
Comment la reconnaître ?
est séparée du nom par une virgule
adjectif qualificatif
Fonction “Apposition”
participe passé utilisé comme adjectif
adjectif verbal
Natures
nom ou groupe nominal
verbe ou groupe verbal à I’infinitif
proposition subordonnée relative
nom ou groupe nominal
une aventure d’Ulysse
Complément du nom
verbe ou groupe verbal à l’infinitif
une aventure à raconter.
pronom
un livre de lui.
Rôle
complète un nom en le précisant
peut être supprimé
Comment le reconnaître ?
Fonction
“Complément du nom”
est introduit par une préposition
se trouve directement après le nom
nom ou groupe nominal
Natures
verbe ou groupe verbal à l’infinitif
pronom
Complément de
Proposition subordonnée relative
l’antécédent
- Ce récit que nous avons lu est
l’aventure d’un héros qui est
extraordinaire.
Rôle
complète le nom placé devant
peut être supprimé
est introduit par un pronom relatif Comment le reconnaître ? se trouve directement après le
est introduit par un pronom relatif
Comment le reconnaître ?
se trouve directement après le nom
contient un verbe conjugué
Nature
proposition subordonnée relative

Fonction

“Complément de

l’antécédent”

Grammaire

B. La phrase

12. Les propositions subordonnées

I. LES DIFFÉRENTES PROPOSITIONS

Les propositions subordonnées peuvent compléter :

• un nom

• un verbe

• une phrase.

La nature grammaticale d’une subordonnée dépend de ce qu’elle complète, et de la présence ou de l’absence d’un mot introducteur. Elle peut être relative, conjonctive, interrogative indirecte, infinitive ou participiale.

II. LES PROPOSITIONS RELATIVES

ou participiale . II. LES PROPOSITIONS RELATIVES Les propositions relatives sont des expansions du nom, ou

Les propositions relatives sont des expansions du nom, ou du pronom, introduites par un pronom relatif simple (qui, que, quoi, dont, où) ou composé (lequel, laquelle, auquel, duquel …). Elle suit toujours le nom qu’elle complète, qu’on appelle alors l’antécédent.

Le pronom relatif prend le genre et le nombre de l’antécédent qu’il remplace dans la proposition subordonnée, dans laquelle il a une fonction.

Exemple : Le chat, qui est imprudent, traverse la route. (« Qui » est le sujet du verbe « est » et remplace « le chat »).

Généralement, la fonction d’une proposition relative est complément de l’antécédent.

Exemple : Je lis un livre qui me fait beaucoup rire.

Mais il arrive qu’une proposition relative soit un attribut du sujet ou du COD.

Exemple: Il a la main qui tremble.

Si une proposition relative n’a pas d’antécédent, alors elle occupe la même fonction qu’un GN, par exemple sujet.

Exemple : Qui dort dîne. (« Qui dort » est le sujet du verbe « dîne »)

B. La phrase

III. LES PROPOSITIONS COMPLÉTIVES

A
A

Les propositions subordonnées conjonctives complétives

Grammaire

Les propositions subordonnées conjonctives sont introduites par la conjonction de subordination « que ». Elles complètent un verbe, ce sont des éléments essentiels de la phrase, on ne peut donc ni les supprimer, ni les déplacer.

Le plus souvent, elles remplissent les mêmes fonctions que les groupes nominaux :

• COD du verbe principal. Exemple : On dirait que tu vas t’évanouir !

• COI. Exemple : Nous nous attendons à ce qu'il neige demain

• Sujet. Exemple : Que tu m’appelles aujourd’hui me fait très plaisir.

• Attribut du sujet. Exemple : L’idée est que nous dînions tous ensemble ce soir.

Attention à l’emploi des modes dans les subordonnées CO :

Mode du verbe de la proposition subordonnée

Dans la proposition principale

Exemples

Indicatif

Verbe de déclaration, de parole : dire, annoncer …

Il dit que cette chanson est sa préférée.

Verbe d’opinion : penser…

Je pense que tu as raison.

 

Verbe de sentiment : s’étonner, se réjouir…

Je m’étonne qu’il te plaise

Verbe exprimant une volonté, un souhait, une obligation : falloir, vouloir, souhaiter …

Je veux que tu lises ce roman.

Verbe exprimant un doute : douter, être possible …

Je doute que ce livre lui plaise.

Subjonctif

La proposition principale est à la forme négative.

Je n’espère plus qu’il le lise.

La proposition principale est de type interrogatif.

Imagines-tu qu’il le lise?

La subordonnée est le sujet de la principale.

Qu’il le lise est invraisemblable.

Grammaire

B. La phrase

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes. G rammaire B. La phrase On trouve ces propositions dans des paroles rapportées indirectement, et elles

Les propositions subordonnées interrogatives indirectes. On trouve ces propositions dans des paroles rapportées

On trouve ces propositions dans des paroles rapportées indirectement, et elles correspondent à une phrase qui serait de type interrogatif au discours direct. C’est pourquoi on les trouve après des verbes comme demander, se demander, ne pas savoir, ignorer, s’interroger…

Exemple : Il lui demanda : « Pourquoi refuses-tu de me parler? » → Il lui demanda pourquoi elle refusait de lui parler. (PS interrogative indirecte)

elle refusait de lui parler. (PS interrogative indirecte) Attention ! Contrairement aux paroles rapportées
Attention ! Contrairement aux paroles rapportées directement, les propositions subordonnées interrogatives indirectes
Attention !
Contrairement aux paroles rapportées directement, les propositions
subordonnées interrogatives indirectes ne se terminent pas par un
point d’interrogation, et on n’inverse pas le sujet.

Les interrogatives indirectes sont introduites par un pronom interrogatif (qui, quoi, lequel…) ou un adverbe interrogatif (où, quand, comment, combien, pourquoi…) et occupent la fonction COD du verbe de la proposition principale.

Exemple : Elle ignorait s’il était rentré tôt.

Les propositions subordonnées infinitivesExemple : Elle ignorait s’il était rentré tôt. Une subordonnée infinitive n’est pas introduite par un

Une subordonnée infinitive n’est pas introduite par un mot subordonnant, et son verbe est au mode infinitif. Elle est COD du verbe de la proposition principale, et le sujet de la proposition infinitive est différent de celui de la principale.

Exemple : J’entends Lise chanter.

B. La phrase

Grammaire

IV. LES PROPOSITIONS CIRCONSTANCIELLES

Les propositions subordonnées conjonctives circonstanciellesLa phrase G rammaire IV. LES PROPOSITIONS CIRCONSTANCIELLES Les propositions subordonnées conjonctives

propositions subordonnées conjonctives circonstancielles Les propositions subordonnées conjonctives

Les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles ont toutes les caractéristiques des compléments circonstanciels : on peut les déplacer, les supprimer.

Exemple : Je suis ravie quand nous allons au cinéma en famille.

Attention à l’utilisation des modes dans la subordonnée circonstancielle.

Mode du verbe de la proposition subordonnée

 

Valeur de la subordonnée

Exemples

   

Antériorité

Il est parti après qu’il a terminé ses devoirs.

La situation

Simultanéité

Il parlait à sa voisine alors qu’il rangeait ses affaires.

Indicatif

est réalisée.

Cause

Puisque tu as fini, tu peux partir.

Condition

Si tu as fini, tu peux partir.

   

Postériorité

Avant qu’elle ne parte, elle range sa trousse.

La situation

But

Elle appelle sa mère afin qu’elle puisse l’aider.

Subjonctif

est réalisable.

Opposition

Je réussirai sans que tu ne m’assistes !

Concession

Bien qu’elle soit sévère, elle est juste.

Les propositions subordonnées participialesConcession Bien qu’elle soit sévère, elle est juste. Une subordonnée participiale n’est pas introduite par un

Une subordonnée participiale n’est pas introduite par un mot subordonnant, et son verbe est au participe présent ou passé.

Sa fonction est complément circonstanciel, et son sujet est un groupe nominal.

Exemple : Cédric partant pour l'école dans le froid, sa mère lui rappela de mettre son bonnet.

Grammaire

B. La phrase Proposition principale + Propositions introduites par un mot subordonnant proposition subordonnée
B. La phrase
Proposition principale +
Propositions introduites par un mot subordonnant
proposition subordonnée relative
introduite par un pronom relatif
complète un nom
fonction : complément de l’antécédent
proposition subordonnée conjonctive complétive
introduite par une conjonction de subordination
complète le verbe de la principale
fonctions : COD. COI
proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
introduite par une conjonction de subordination
complète la phrase
fonction : complément circonstanciel
proposition subordonnée interrogative indirecte
introduite par un mot interrogatif
complète le verbe de la principale
fonction : COD
Propositions sans mot subordonnant
proposition subordonnée infinitive
complète la phrase
fonction : COD
proposition subordonnée participiale
complète le verbe de la principale
fonction : complément circonstanciel

B. La phrase

Grammaire

13. Les types et les formes de phrases

I. LES TYPES DE PHRASES

Il existe 4 types de phrases qui ont un rôle différent :

• Phrase déclarative : elle donne une information et s’achève par un point.

Exemple : Je n’aime pas ces légumes.

• Phrase interrogative : elle sert à poser une question et s’achève par un point d’interrogation.

Exemple : Veux-tu dîner avec moi ?

Il existe deux sortes d’interrogatives : une phrase interrogative totale peut avoir comme réponse oui ou non car elle porte sur l’ensemble la phrase.

Exemple :Veux-tu manger des tomates ? à totale (réponse attendue : « oui » ou « non »)

Au contraire, une interrogative partielle ne porte que sur une partie de la phrase, elle demande des informations complémentaires, elle commence donc par un mot interrogatif.

Exemple : Que veux-tu manger ce soir ? à partielle.

• Phrase exclamative : S’achevant par un « ! », elle exprime un vif sentiment (joie, tristesse, colère…).

Exemple : Quelle journée magnifique !

Phrase injonctive : Elle exprime un ordre, un conseil, une défense ou un souhait et ne se termine pas forcément par un « ! » ou un point.

Elle comporte un verbe à l’impératif ou au subjonctif précédé de « que ». On peut également utiliser un verbe à l’infinitif.

Exemple : Allez voir ce film dès que possible. (verbe à l’impératif)

Exemple : Il faut que vous alliez voir ce film dès que possible. (verbe au subjonctif)

Exemple : Aller voir ce film est indispensable ! (verbe à l’infinitif)

Grammaire

B. La phrase

II. LES FORMES DE PHRASE

1. Formes affirmative et négative

Une phrase affirmative apporte une affirmation.

Exemple : La leçon est facile.

Pour mettre une phrase à la forme négative, on utilise une négation : on emploie « ne » + « pas, guère, plus, jamais, point… »

Exemple : La leçon n’est pas facile. / Je ne vais jamais à la mer !

2. Formes neutre et emphatique

La forme neutre se construit sur le modèle « sujet + verbe + complément ». La forme emphatique consiste à mettre en relief un mot ou une expression.

• Par détachement d’un groupe de mots : Pour vos notes, soyez félicités.

• Par détachement d’un mot et reprise de celui-ci par un pronom : Moi, je veux aller à mer.

• Par l’emploi d’un présentatif (il y a ; c’est….qui ; voilà…que ; etc.) : C’est moi qui ai frappé à la porte.

donne une information. La phrase déclarative se termine par [.]. exprime un sentiment vif. La
donne une information.
La phrase déclarative
se termine par [.].
exprime un sentiment vif.
La phrase exclamative
se termine par [!].
La phrase interrogative
permet de poser une question.
Les types de phrase
se termine par [?].
peut être totale.
la réponse est “oui” ou “non”.
peut être partielle.
la réponse porte sur une partie de la question.
ne se termine pas forcément par [!].
permet de donner un ordre.
La phrase injonctive
permet de donner un conseil.
permet de formuler un souhait.
permet de formuler une défense.

Grammaire

C. Le texte

14. La ponctuation

G rammaire C. Le texte 14. La ponctuation Les signes de ponctuation sont indispensables au sens

Les signes de ponctuation sont indispensables au sens et à la structure d’un texte.

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I. LA PONCTUATION FORTE

On trouve la ponctuation forte en début et en fin de phrase.

1. On n’oublie pas au début de phrase la majuscule. On ne met pas de majuscule après une virgule, ou après deux points, sauf en cas de nom propre.

Exemple : « Donnez-moi votre pouls. Allons donc, que l’on batte comme il faut. » (Le Malade imaginaire, Molière)

2. Le point est à la fin d’une phrase déclarative.

Exemple : « Ce sont tous des ignorants, c’est du poumon que vous êtes malade. » (Le Malade imaginaire, Molière)

3. Le point d’interrogation clôt une phrase interrogative.

Exemple : « M’empêcherez-vous de maudire les avaricieux ? » (L’ Avare, Molière)

4. Le point d’exclamation est à la fin d’une phrase exclamative, et parfois à la fin d’une phrase injonctive. Il exprime l’émotion de celui qui parle.

Exemple : « Va-t-en à tous les diables ! » (L’ Avare, Molière)

5. Les points de suspension marquent l’interruption, l’hésitation de celui qui parle, ou encore le fait de passer la fin de la phrase sous silence. On trouve aussi ces points de suspension à la fin d’une énumération. Dans ce cas, on ne le fait pas précédé de la mention « etc ».

Exemple : « Je vous réponds qu’il est tellement contrit de vous avoir mis en colère» (Le Médecin Volant, Molière)

Grammaire

C. Le texte

II. LA PONCTUATION À L’INTÉRIEUR DE LA PHRASE

6. Le point-virgule sépare des propositions.

Exemple : « Ces grands hauts-de-chausses sont propres à devenir les receleurs des choses qu’on dérobe ; et je voudrais qu’on en eût fait pendre quelqu’un. » (L’Avare, Molière)

7. Les deux points annoncent une énumération, une explication ou introduisent des paroles rapportées directement.

Exemple : « On dit un proverbe, d'ordinaire : après la mort, le médecin ; mais vous verrez que si je m'en mêle, on dira : après le médecin, gare la mort ! » (Le Médecin Volant, Molière)

médecin, gare la mort ! » (Le Médecin Volant, Molière) 8. La virgule sépare les mots

8. La virgule sépare les mots dans une énumération, permet de juxtaposer des propositions, de mettre des noms en apposition.

Exemple : « Croit-il, le traître, que mille cinq cents livres se trouvent dans le pas d’un cheval ? » (Les Fourberies de Scapin, Molière)

9. Les parenthèses permettent de donner un exemple, une explication, mais qui n’est pas indispensable.

Exemple : « Ne voilà pas de mes mouchards, qui prennent garde à ce qu’on fait ? (Bas, à part). Je tremble qu’il n’ait soupçonné quelque chose de mon argent. (Haut). » (L’Avare, Molière)

10. Les guillemets