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LʼInconten)ble Av)nt-G)rde

Des Modernes )ux Anciens…

F)brice Thumerel : Bien que lʼ*v*nt-g*rde se définisse *v*nt tout p*r une
éthique et une esthétique de l* rupture, tu refuses dʼopposer *rbitr*irement et
simplistement Anciens et Modernes : *v*nt même que tu ne publies S*lut les
*nciens, d*ns les derniers numéros de TXT, tu *s inclus une rubrique qui
port*it déjC ce titre. On peut c*r*ctériser doublement t* dém*rche. Dʼune
p*rt, tu cherches C éviter le r*pport de succession pour inventer un
réenf*ntement-réench*ntement critique : «Les modernes ne sont p.s les
enf.nts des .nciens. Cʼest plutôt le contr.ire : l. perplexité et le s.voir viv.nt
qui nous viennent des modernes nous font reg.rder les .nciens dʼun œil moins
tué dʼindifférence ; .insi nous pouvons les réenf.nter @ ch.que fois : les rendre
@ lʼinquiétude de l. vie» (S)lut les )nciens, P.O.L, 2000, p. 60). Dʼ*utre p*rt,
tu tʼefforces de ne p*s tomber d*ns le tr*vers de l* projection *n*chronique.
P*r exemple, d*ns l* relecture de Sc*rron que tu proposes précisément d*ns
l* collection «*nciens modernes» des éditions 1L1 (poésie), tu précises :«Bien
sûr on ne peut jusquʼ.u bout r.b.ttre sur le c.s Sc.rron ce @ quoi nous .
h.bitués l. modernité .nti-poétique (de Rimb.ud @ lʼ.v.nt-g.rdisme des
.nnées 1970). A s. f.çon, Sc.rron est entièrement de son temps. […] il nʼy .
p.s dʼ.utre forme de résist.nce, dʼ.utre percée, dʼ.utre tr.cement de l.
nég.tivité poétique que ce qui se joue d.ns le renversement symétrique
("c.rn.v.lesque", "burlesque") dʼun plein dʼexpression idé.lisée et
dʼ.ffirm.tion positivée. Sc.rron tr.ite son propre c.s d.ns les formes
dʼépoque : comme comédie "tr.vestie", certes di.-bolique et trivi.le — m.is
.ssignée .ux normes or.toires et prosodiques dʼépoque» (L" Défigur"tion,
2002, pp. 15-16 ; repris d.ns Ce qui f)it tenir, P.O.L, 2005, pp. 43-44).
Jʼ*imer*is que tu reviennes sur ce p*rti pris di*logique plutôt que
di*chronique, d*ns lʼex*cte mesure où tes ess*is m*nifestent une volonté
géné*logique, ét*bliss*nt des fili*tions *vec des figures fond*trices et
emblém*tiques de l* modernité dont tu te récl*mes (B*udel*ire, Rimb*ud,
J*rry, Joyce, Art*ud, Khlebnikov, M*ï*kovski, Cummings, G. Stein…). Et il est
un Ancien que tu ne considères p*s comme un *uteur C réenf*nter, m*is un
modèle pour ceux qui merdRent — «ces fous de l* l*ngue» —, une pierre de
touche C l*quelle doivent se frotter tous les contempor*ins qui prétendent
écrire : R*bel*is, *uquel TXT * cons*cré un dossier (n° 21 : «L* Dégelée-
R*bel*is», 1987), et que, d*ns Ceux qui merdRent (P.O.L, 1991), tu qu*lifies
dʼ«*bsolument contempor*in». M*is *u f*it, quelle différence f*is-tu entre
«*bsolument contempor*in» et «*bsolument moderne» ?
Christi)n Prigent : Je ne suis p.s bien sûr de distinguer les deux (de les .voir
distingués, en tout c.s). Le dernier ch.pitre de Ceux qui merdRent dessine
une sorte de bibliothèque fond.trice (Rimb.ud, J.rry). Jʼy .i donc p.rlé de
R.bel.is. Je voul.is montrer que le geste c.rn.v.lesque de R.bel.is sur l.
m.tière de l.ngue, sur l. composition de l. fiction, sur l. s.tire de lʼidéologie
de son temps rest.it viv.nt : que, de ce f.it, R.bel.is ét.it notre contempor.in
et que l. compréhension du sens de son entreprise pouv.it écl.irer le projet
des modernes que nous tentons dʼêtre (où tentions : je r.ppelle que Ceux qui
merdRent . été écrit en 1989/90, ç. f.it déj@ plus de quinze .ns !). R.bel.is :
.bsolument contempor.in des modernes (nous), donc.
FT : Ét*blis-tu un réel lien géné*logique, vi* B*khtine, entre le c*rn*v*lesque
du groupe (Verheggen, Nov*rin* et toi-même) et «celui qui c*rn*v*l» ?
CP : R.bel.is . toujours été plus un emblème quʼ.utre chose. Plus que lʼœuvre
elle-même (dont je ne suis p.s sûr quʼ.ucun de ceux du «groupe» dont tu
p.rles lʼ.it lu bien en dét.il !), ce nom fixe symboliquement un excès de l.ngue
et de pensée critique s.ns équiv.lent d.ns lʼhistoire de l. littér.ture fr.nç.ise.
Si lien géné.logique il y ., ce nʼest p.s t.nt p.rce que les .uteurs que tu
évoques doivent formellement quelque chose @ ce quʼils ont effectivement lu
de R.bel.is. Cʼest plutôt que R.bel.is (lʼemblème légendé p.r ce nom) .
constitué (constitue) un exemple, un défi. Et que, dʼune m.nière plus ou moins
explicite (l. lecture, .u début des .nnées 1970, de lʼess.i de B.khtine .ur.
s.ns doute suffi @ ce que ce défi se formule), quelques-uns (dont moi) se sont
posés l. question de s.voir ce que cel. voudr.it dire que de relever ce défi :
quel geste littér.ire f.ire qui, d.ns les .nnées 70/80, opèrer.it sur l. l.ngue et
les représent.tions du monde quʼelle véhicule, quelque chose dʼéquiv.lent @ ce
que fit R.bel.is .u temps de lʼhum.nisme ren.iss.nt.
FT : En outre, quelles sont pour nous les limites de R*bel*is, C s*voir en quoi, C
s* f*çon, est-il bien de son temps ?
CP : «Limites de R.bel.is» ne convient évidemment p.s. P.r contre, limites de
lʼus.ge que nous pouvons en f.ire, oui, cert.inement. R.bel.is est de son
temps, cʼest dʼévidence (p.r s. l.ngue, p.r s. vision du monde, p.r son déb.t
.vec lʼidéologie domin.nte de son époque : l. Sorbonne, etc.) ; et ce temps
nʼest plus le nôtre, .utre évidence. Pourquoi, cepend.nt, lʼimpression, @ le lire,
quʼil y . l@, persist.nt, du viv.nt, une étr.nge .ctu.lité intempestive ? Cʼest
toute l. question. Elle est v.ste (cʼest, .u fond, l. question de s.voir pourquoi
on peut continuer @ lire les .nciens .utrement que d.ns une perspective
universit.ire .rchéologique, d.ns un monde qui tend @ tout périmer @ c.dence
.ccélérée). Cʼest cette question-l@ que tent.it de tr.iter, vite f.it, le ch.pitre
de Ceux qui merdRentcons.cré @ R.bel.is. Et cʼest lʼenjeu même de S.lut les
.nciens. Je ne peux que renvoyer @ ces livres.
FT : P*r *illeurs, ce di*logue *vec les Anciens est *ussi pour toi un moyen de
fustiger «l* myopie n*rcissique dʼun XXe siècle ext*sié p*r son propre
nombril» (Ceux qui merdRent, p. 160). D*ns cette même p*ge, tu r*nges
Denis Roche p*rmi les Modernes qui nʼont p*s oublié les Anciens : «L* force
de Denis Roche nʼest p*s lʼ*ffirm*tion *v*nt-g*rdiste. Elle nʼest p*s non plus
d*ns lʼexploit*tion érudite du fond poétique *ncien. Elle est d*ns lʼ*nnul*tion
de lʼune p*r lʼ*utre». D*ns quelle mesure cette *ffirm*tion concerner*it-elle
ton propre tr*v*il ?
CP : Je ne suis p.s universit.ire, ni s.v.nt spéci.liste de quoi que ce soit. Le
«fond poétique .ncien» ne mʼintéresse donc p.s comme réserve musé.le,
.rchives, témoin dʼun p.ssé c.duc. Je v.is, p.rfois, y chercher l. tr.ce dʼune
inquiétude et dʼune suspicion qu.nt .ux représent.tions domin.ntes dʼépoque
qui ont généré de lʼinvention — et qui me semblent voisines de mes propres
démêlés .vec l. ré.lité de mon temps (l. m.nière dont le monde où je vis se
représente @ lui-même). Disons que ç. mʼ.ide @ rester… éveillé (intr.nquille et
cré.tif).
Une version p.rticulièrement insomni.que de cette intr.nquillité sʼest .ppelée,
@ diverses époques, «.v.nt-g.rdisme». M.is lʼ.ffirm.tion «.v.nt-g.rdiste»
ne consiste p.s @ f.ire t.ble r.se de l. bibliothèque. Elle consiste plutôt @
tendre une sorte dʼ.rc électrique entre le plus viv.nt d.ns lʼ.ncien (R.bel.is,
p.r ex., donc) et le moins .p.isé du contempor.in (soi-même écriv.nt d.ns
lʼesp.ce encore non b.lisé) — pour enj.mber le t.s toujours moribond et
mortifère de l. production .c.démique récente. Breton v. @ L.utré.mont, @
S.de, @ Swift, @ Forneret pour oublier les f.deurs du post-symbolisme et les
pes.nteurs r.nces du rom.nesque f.çon .nnées 20. A l. fin des .nnées 1960,
Denis Roche, pour m.intenir viv.nte s. p.ssion de mécriture, v. voir du côté
des Gr.nds Rhétoriqueurs du XVème ou sʼ.tt.rde .ux Amériques chez Ezr.
Pound, Olson et Cummings : cʼest surtout pour éviter l. poisse éreintée de ce
quʼon .ppelle «poésie moderne» d.ns les collections poétiques et les revues
de l. Fr.nce des .nnées cinqu.nte. Non ?
FT : Oui, m*is t* bibliothèque des Anciens nʼ* p*s de commune mesure *vec
celle de J*rry, de Breton ou de Denis Roche. Dʼoù, s*ns doute, cet impérieux
désir dʼécrire t*nt dʼess*is…

CP : Jʼécris des ess.is tout simplement p.rce que jʼ.ime comprendre et f.ire
comprendre. An.lyser (des textes), théoriser (des questions littér.ires),
interroger p.r ce bi.is l. bibliothèque, ç. ne relève p.s dʼun s.cerdoce
péd.gogique et ce nʼest p.s pour moi une corvée. Cʼest dʼ.bord un pl.isir. Cel.
relève ensuite de mon intérêt pour tout ce qui cherche @ fonder le rôle civique
de l. littér.ture : son r.pport .ux questions idéologiques et politiques, s.
posture .mbiv.lente d.ns ce quʼon .ppelle «culture», ses dispositifs @ l. fois
révolutionn.ires et p.trimoni.ux, etc. À lʼinverse, tout ce qui tire lʼ.ctivité
dʼécriture vers lʼirrespons.bilité «.rtiste», ses veuleries n.rcissiques et ses
coquetteries .nti-intellectuelles me dégoûte .ut.nt que ce qui l. soumet @ l.
dem.nde merc.ntile. Si lʼexercice de l. littér.ture ne nous rend p.s plus
«hum.ins» (je veux dire : plus cruellement lucides, plus impitoy.blement
réticents @ lʼ.ssentiment commun.ut.ire, plus définitivement inst.bles qu.nt @
nos représent.tions du monde où nous vivons), il ne mérite .ucun intérêt. Ce
que je cherche d.ns l. bibliothèque, cʼest tout ce qui nous .ide @ .ccéder @
cette sorte dʼhum.nité violente. Je nʼy .ccède bien sûr quʼ@ m. f.çon
(différente, donc, en p.rtie, de l. f.çon qui fut celle de J.rry, de Breton ou de
Roche) m.is en p.ri.nt que cette f.çon-l@ peut ouvrir, pour dʼ.utres, des
fenêtres respir.toires.
Itinér)ire dʼun )v)nt-g)rdiste
FT : Après *voir distingué deux logiques dʼ*v*nt-g*rde, l* logique identit*ire
et l* logique du virtuel, et r*tt*ché C cette dernière le groupe TXT — qui, pour
lui, est «lʼune des très r*res *v*nt-g*rdes C ne p*s sʼêtre f*it reterritori*liser
d*ns l* téléologie dés*busée (i.e. gestion dʼune gloire rétrospective + C-quoi-
bonisme en ce qui concerne dem*in)» —, Jérôme G*me synthétise *insi ton
itinér*ire : «de lʼ*venture milit*nte de TXT C lʼépur*tion dʼun style poétique qui
se r*ssemble et se compose C ch*que ouvr*ge d*v*nt*ge pour dire le
décentré, le démembré, *vec C l* vertic*le du poétique un did*ctisme eng*gé
d*ns les ess*is, de cette vie, donc, ressort le geste intense et rem*rqu*ble
dʼune virtu*lité d*ns son temps, C l* f*çon de lʼintempestif nietzschéen :
simult*nément *u f*îte de l* lucidité historique et d*ns le r*dic*l *illeurs,
incomp*r*blement instruit de l* géné*logie et pourt*nt hors-*rbre, hors-
c*dre, r*dic*lement *utre et imprévu — *vec const*nce» («Le Virtuel
deleuzien, ou Cogito pour un moi dissous», B*rc* !, n° 15, nov. 2000, p. 76).
Quelles réflexions ces propos tʼinspirent-ils ?
CP : Ceci, seulement (outre un bref rosissement n.rcissique) : si quelques-uns
(dont jʼ.pprécie le tr.v.il, intellectuel et littér.ire, et lʼeng.gement éthique —
cʼest le c.s pour Jérôme G.me) peuvent dire cel. de mon .ctivité, cʼest quʼelle
ser. .llée où elle voul.it s.ns doute dès le dép.rt .ller, s.ns trop concéder @
l. dem.nde dʼépoque ni trop céder .ux f.ciles f.tigues de l. pensée et du
style. «Intempestif» me v., oui. Jʼ.i .imé cette posture en tr.vers : être comme
une .rête d.ns l. gorge b.v.rde de lʼépoque (s.ns ignorer cepend.nt que de
ce genre dʼ.rête, lʼépoque nʼest que fort peu incommodée). M.is ce nʼest
évidemment p.s @ moi de juger de lʼeffic.ce de l. posture intellectuelle que
t.nt bien que m.l jʼ.i occupée et ess.ie encore de tenir.
FT : Pour m* p*rt, je perçois deux princip*les ét*pes d*ns cette tr*jectoire :
dʼ*bord, un moment r*dic*l correspond*nt C peu près *ux *nnées TXT
(1969-1993), où, d*ns un premier temps — cʼest-C-dire l* deuxième décennie
glorieuse —, il sʼ*giss*it dʼimposer un type p*rticulier dʼ*v*nt-g*rde, *v*nt de
proposer une résist*nce C l* rest*ur*tion qui * fini p*r terr*sser lʼesprit *v*nt-
g*rdiste d*ns les *nnées qu*tre-vingt ; ensuite, depuis une quinz*ine
dʼ*nnées, une période, non p*s de revirement ni même de reconversion, m*is
de conserv*tion et de redéfinition du moderne *près invent*ire (*uto)critique
de l* position *v*nt-g*rdiste — et donc liquid*tion des «*libis idéologiques et
politiques».
On peut r*ppeler quelques j*lons de ce p*ss*ge critique C une posture de
porte-étend*rd dʼun moderne qui, nourri de lʼexpérience *v*nt-g*rdiste, se
ressource *ux désorm*is cl*ssiques B*udel*ire et M*ll*rmé.
1) Moment (*uto)critique. Outre, d*ns Une erreur de l* n*ture (P.O.L, 1996), le
rejet de quelques expériences *v*nt-g*rdistes qui tʼont plus ou moins m*rqué
(«Plus j*m*is ç*», pp. 192-193), on retiendr* ce bil*n l*pid*ire : «Les *v*nt-
g*rdes *rtistiques des *nnées soix*nte-dix ont t*rtiné des p*ges désorm*is
illisibles. Elles ont vécu de visions bin*ires un peu simplistes. Elles ont brodé
sur un *ssez grossier p*thos du "corps" ou de l* pulsion". Elles ont f*nt*smé
en épopée sulpicienne l* b*rb*rie de l* Révolution culturelle chinoise (je
retiens les f*its les plus voy*nts)». Dʼoù lʼ*veu dʼun double sentiment de
honte : celui dʼ«*voir erré», et celui «de devoir *voir honte dʼ*voir erré» (Ne
me f*ites p*s dire ce que je nʼécris p*s, respectivement pp. 90 et 87).
2) Moment de redéfinition du moderne. D*ns A quoi bon encore des
poètes ? not*mment : «Jʼ*ppelle moderne cette p*ssion qui vient mettre sous
tension contr*dictoire, dʼun côté l* leçon p*cifiée des bibliothèques et des
musées, de lʼ*utre le troubl*nt tumulte du présent» (P.O.L, 1996, p. 11). Et dʼen
référer C B*udel*ire, dont l* définition du moderne, qu*tre *ns plus t*rd, sert
de point dʼ*ppui C S*lut les modernes (cf. p. 24). Qu*nt C lʼinnomm*ble
m*ll*rméen, il tr*nsp*r*ît d*ns ce p*rti pris théorique m*rtelé dès le début de
lʼ*v*nt-dernier ess*i : «Jʼ*ppelle poésie l* symbolis*tion dʼun trou. Ce trou, je
le nomme réel. Réel sʼentend ici *u sens l*c*nien : ce qui commence lC où le
sens sʼ*rrête» (LʼInconten*ble, P.O.L, 2004, p. 17).
L* première p*ge de lʼun des premiers ess*is, p*ru peu *v*nt l* fin de TXT,
opère l* conjonction de ces deux moments en procl*m*nt et l* disp*rition et le
renouve*u de lʼ*v*nt-g*rde (d*ns le genre: «Lʼ*v*nt-g*rde est morte, vive
lʼ*v*nt-g*rde !»). Peut-être nʼest-il p*s inutile de l* citer presque entièrement :
Les «.v.nt-g.rdes» de ce siècle (le futurisme russe, le surré.lisme, le
telquelisme des .nnées 70) ont vécu d.ns une sorte de f.scin.tion pour cet
.boutissement pervers de leur propre str.tégie que synthétis.it l. formule : «Il
nʼest dʼ.v.nt-g.rde que politique». Lʼ.justement idéologique qui serv.it de
couverture intellectuelle et mor.le @ l. production de formes «nouvelles» ne
pouv.it .lors se penser en dehors de lʼhorizon «révolutionn.ire», de l.
croy.nce en lʼHistoire, de l. politique comme dernier mot sur tout, du
m.rxisme comme vision tot.lis.nte. L. débwcle des idéologies progressistes .
.ujourdʼhui retiré @ lʼ.venture littér.ire ces .libis qui justifi.ient (m.is en même
temps .nnul.ient ?) ses excentricités esthétiques. Du coup, plus personne ne
s.ur.it, s.ns f.ire rire, sʼ.ffirmer «dʼ.v.nt-g.rde» ; plus personne, même, ne
s.ur.it tr.iter @ p.rtir de cette donnée l. question de ce que Georges B.t.ille
.ppel.it les «gr.ndes irrégul.rités de l.ng.ge».
Et heureusement. P.rce quʼ.insi se trouve plus que j.m.is posée l. question
de «lʼinvention» : l. question de cette «vérité» @ ch.que fois reformulée qui
h.nte lesdites «irrégul.rités». C.r il y . bien, toujours, une posture qui
consiste @ tenter de toucher .u fond de ce qui nous p.rle et nous .ssujettit ;
une posture de l.ngue et de pensée, dont lʼobtuse obstin.tion est de vouloir
f.ire trou d.ns les croy.nces dʼépoque et lʼ.c.démisme stylistique (L) L)ngue
et ses monstres, C.dex, 1989, p. 9).
En ce début de siècle, on retrouve une v*ri*tion de cette str*tégie du «qui
perd g*gne» : *près *voir *ffirmé quʼ « on nʼen finit p*s, et on nʼen finir*
j*m*is, de tuer les *v*nt-g*rdes», d*ns le n° 5 de Fusées (2001), tu célèbres
l* n*iss*nce de nouve*ux t*lents (F. Bothere*u, S. Courtoux, A. Dufeu, J.
G*me et J. Gontier), qui, selon toi, *ssurent l* ren*iss*nce du modèle *v*nt-
g*rdiste des *nnées 60/70, d*ns l* mesure où ils témoignent un goût cert*in
pour l* théorie et le tr*v*il de/sur l* l*ngue, tout en «r*men*nt d*ns lʼécrit des
p*ns entiers de références explicites *u réel économique, soci*l, politique
contempor*in» («Phénix ! Phénix ! (de quelques oise*ux nouve*ux)», p. 10).
Ainsi, du point de vue str*tégique, on pourr*it soutenir lʼhypothèse que, s*ns
doute conscient quʼil ne s*ur*it y *voir dʼ*v*nt-g*rde qui dure , tu proposes
d*ns tes tr*v*ux théoriques et critiques des prolongements de lʼ*v*nt-g*rde
f*çon TXT. Ce repositionnement te permet dʼ*pp*r*ître comme un cl*ssique
de l* modernité, cʼest-C-dire un *v*nt-g*rdiste in*ctuel. Cʼest pourquoi, dʼune
p*rt, conformément *u titre choisi, lʼ*v*nt-g*rde poétique est doublement
inconten*ble, *u sens où elle est C l* fois irrésistible et ins*isiss*ble puisque
polymorphique ; dʼ*utre p*rt, je proposer*is de condenser cette tr*jectoire
d*ns l* formule suiv*nte : «Du MerdRe C l* poésie C lʼode *u phénix».
Après mʼêtre excusé dʼ*voir été un peu long, m*is il ét*it indispens*ble de
s*voir de quoi ex*ctement nous p*rlions, jʼ*imer*is tout dʼ*bord te dem*nder
tes ré*ctions, et ensuite comment tu *n*lyses l* m*nière dont cet itinér*ire
sʼest infléchi d*ns les *nnées qu*tre-vingt pour tr*iter une question centr*le
du ch*mp recomposé, celle du sujet (*uto)biogr*phique : pour toi le porteur de
trous, lʼ empêcheur de f*buler en rond, ét*it-ce une f*çon de bien m*rquer t*
différence p*r r*pport C l* nouvelle écriture de soi triomph*nte, ou bien
r*tt*ches-tu C des préoccup*tions *ntérieures des textes comme Journ*l de
lʼŒuvide (1984), Une phr)se pour m) mère (1996), Album du
Commencement (1997), Le Professeur (1999) et Gr)nd-Mère
Quéquette (2003), qui offrent «une symbolis*tion de lʼexistence-en-t*nt-
quʼelle-nʼ*-p*s-de-sens», «un dép*ssement du subjectif» ? Enfin, penses-tu
vr*iment quʼon puisse encore *ujourdʼhui, non s*ns f*ire rire m*is sʼenferrer,
sʼ*ffirmer «dʼ*v*nt-g*rde» [3]?
CP : Difficile pour moi de revenir, une fois de plus, sur ce quʼ.uront été les
ét.pes de lʼ.venture TXT : jʼ.i dit @ plusieurs reprises déj@ ce que je croy.is
pouvoir en dire. Sur mon propre tr.v.il, cʼest un peu différent. Je crois que
depuis «le début» (disons : L) Belle Journée, chez Ch.mbell.nd, en 1969),
jʼécris toujours l. même chose. Et cette chose relève dʼun tr.itement du
m.téri.u .utobiogr.phique. M.is j.m.is d.ns lʼordre dʼune reconstruction
n.rr.tive positivée de ce m.téri.u. Toujours d.ns lʼordre dʼune opér.tion
music.le stylisée qui consiste pour lʼessentiel @ épuiser ce m.téri.u. Je veux
dire @ lʼ.rr.cher @ s. ch.ir mêlée dʼexpériences, de culture et de f.nt.smes
pour le désinc.rner de cette ch.ir-l@ et le réinc.rner, stylisé (c.lculé, composé,
sonorisé et rythmé) d.ns lʼ.utre m.tière : l. l.ngue. Un livre est pour moi ce
v.se communic.nt où lʼinsensé de lʼexpérience se vide, sʼoublie et meurt pour
ressusciter, réifié en pur morce.u de l.ngue viv.nte — et dép.sser p.r ce
vecteur, oui, s. propre subjectivité. Cʼest cel. que jʼ.i toujours cherché, plus ou
moins confusément. Dʼ.bord d.ns l. n.ïve distr.ction poétique (.v.nt TXT).
Ensuite dʼune f.çon .ssez crispée p.r les .ttendus théoriques (linguistiques,
psych.n.lytiques..) qui me serv.ient de g.rde-fou d.ns les .nnées 1970. Puis
de m.nière, jʼespère, de plus en plus libre, décomplexée et .ch.rnée @ l. fois.
Cʼest-@-dire .ussi .vec de moins en moins de souci de se dém.rquer de quoi
que ce soit dʼ.utre («lʼécriture de soi triomph.nte», soit : m.is quʼen .i-je
désorm.is @ f.ire ?). Il nʼy . plus rien de ré.ctif .u ch.mp, plus guère, même,
de mét.poétique polémique, d.ns mes textes de fiction. Et peu mʼimporte
.ujourdʼhui quʼil sʼ.gisse dʼ.v.nt-g.rde (ou p.s), de modernité (ou non). Ce
qui ne veut p.s dire que jʼ.i .b.ndonné le goût de penser théoriquement ce qui
sʼy produit : LʼInconten)ble (en entier) et Ce qui f)it tenir (en p.rtie) sont des
livres tr.versés p.r cette volonté de continuer @ penser les opér.tions de
fiction — dont les miennes.
De quelques p)r)doxes et critiques…
Pourr*is-tu écl*ircir ces quelques p*r*doxes ?
Bien que, d*ns Ne me f)ites p)s dire ce que je nʼécris p)s, tu const*tes que
«le positivisme enthousi.ste (linguistique, sémiotique, psych.n.lytique) sʼest
l.rgement figé en vulg.te» (p. 86), d*ns ce livre comme d*ns LʼInconten)ble,
tu revendiques lʼhérit*ge l*c*nien ; en outre, un ess*i comme S)lut les
)nciens révèle ce que ton *n*lyse formelle doit C l* linguistique ; *u reste,
nʼ*ur*is-tu p*s *jouté une corde sociologique C ton *rc critique, vu les
quelques références C P. Bourdieu (*ux Règles de lʼ)rt comme C son lexique
théorique) et, d*ns S)lut les modernes, t* dém*rche de positionner d*ns le
ch*mp les Néo-Modernes ?

CP : Quelques propositions (peut-être même simplement quelques formules)


de J.cques L.c.n mʼont fr.ppé violemment d.ns les .nnées où je lis.is cet
.uteur (les .nnées 1970, surtout). Qu.tre ou cinq phr.ses, en f.it, guère plus
(.insi l. définition l.c.nienne du «réel» comme «ce qui commence l@ où le
sens sʼ.rrête»). M.is ces formules (leur énigm.tique cl.rté) ont généré de
lʼécriture et modelé l. vision que jʼ.i depuis de ce quʼest et peut l. littér.ture. Si
cʼest cel. «revendiquer un hérit.ge», .lors je le revendique. Plus
génér.lement : comme bien des gens de m. génér.tion, je dois lʼessentiel de
mon outill.ge théorique (une p.noplie de bricoleur, en f.it — et qui . tend.nce
@ rouiller d.ns son coin depuis quelque temps) .ux lectures linguistiques,
psych.n.lytiques et sémiotiques que jʼ.i f.ites @ p.rtir de 1967 et, grosso
modo, jusquʼ.u début des .nnées 1980. Je ne renie rien de cel.. Ni de
quelques excursions d.ns Bourdieu — comme tout le monde, si jʼose dire. Je
dis simplement que ces blocs de pensée et de s.voir nʼont plus, cʼest
lʼévidence, lʼillumin.nte puiss.nce dʼentr.înement quʼils ont eue d.ns les
.nnées, déj@ loint.ines, que je dis. Lʼus.ge les . be.ucoup usés, ils se sont
.ff.dis .u fur et @ mesure de leur vulg.ris.tion cepend.nt que l. même
vulg.ris.tion (universit.ire, entre .utres) dispos.it, .utour de leurs quelques
propositions encore m.l digér.bles p.r elle, un cordon s.nit.ire qui les .
dés.morcées ou, en tout c.s, m.rgin.lisées. Subjectivement, je nʼen .i plus
besoin, ils ne nourrissent plus mon tr.v.il que comme tr.ces (p.rfois .ctives
encore, cepend.nt) de cette loint.ine explosion qui, @ l. fin des .nnées 60,
fissur. ses noy.ux et décid. des formes spécifiques de son énergie.
FT : Doit-on encore p*rler dʼ*v*nt-g*rde C propos de jeunes gens qui
ressusciter*ient le modèle TXT ? Ou *lors ne sʼ*gir*it-il p*s plutôt dʼune
nouvelle *v*nt-g*rde qui se ser*it construite *vec not*mment TXT pour
horizon C dép*sser ?
CP : Qu.nd je lis Jérôme G.me, Philippe Boisn.rd ou Sylv.in Courtoux (si
différents lʼun de lʼ.utre, p.r .illeurs !), je vois quoi ? Un violent souci de
donner corps m.tériel @ l. l.ngue poétique quʼils tr.v.illent (un tr.itement
rythmique, sonore, respiré, etc. du signifi.nt) ; lʼintric.tion, d.ns ce corps
m.tériel, de const.ntes références (jouées, défigurées) .u discours politique
du temps, @ l. vulg.te idéologique, .ux chromos médi.tiques ; un besoin de
penser (dʼune p.rt mét.poétiquement d.ns le corps même des textes de
fiction et dʼ.utre p.rt d.ns des écrits @ c.r.ctère théorique) les effets de ce
tr.v.il, leur .rticul.tion @ l. philosophie et @ l. sociologie, leur mode dʼ.ction
idéologique ou politique. Tout cel., cʼest ce qui . toujours spécifié le modèle
.rtistique dit «.v.nt-g.rdiste». Ce que je dis ce nʼest p.s que ces jeunes gens
ressuscitent le modèle TXT (ou un .utre modèle .v.nt-g.rdiste). Encore moins
quʼils font «du TXT». Je ne dis même p.s quʼils .ur.ient TXT comme horizon @
dép.sser (c.r cet horizon, qui nʼen ét.it dʼ.illeurs p.s un, est forcément
dép.ssé depuis longtemps déj@, du simple f.it que les conditions historiques
d.ns lesquelles il se constitu. se sont modifiées de p.rt en p.rt d.ns les vingt
dernières .nnées). Je dis seulement que lʼ.ctivité des poètes dont je p.rle
relève, d.ns un tout .utre contexte socio-politique, des compos.ntes (tr.ns-
historiques) dʼune pr.tique .rtistique de l. l.ngue et de l. pensée des
opér.tions de l.ngue qui . pu, @ lʼocc.sion, sʼinc.rner d.ns ce quʼon . .ppelé
les «.v.nt-g.rdes». Comme TXT est l. plus récente, ç. f.it repère historique,
cʼest tout. Et jʼ.joute que ces postures «.v.nt-g.rdistes», telles quʼen elles-
mêmes enfin lʼéternité de lʼinvention .rtistique les ch.nge, ne sont donc p.s si
«mortes» quʼon le dit souvent.
FT : Comment une *v*nt-g*rde peut-elle prétendre être révolutionn*ire, ou
simplement contest*t*ire ou subversive, en demeur*nt confinée d*ns un
cercle restreint ? Comment concilier lʼélitisme, voire lʼésotérisme *v*nt-
g*rdiste, et l* volonté dʼ*gir sur le monde ? F*ut-il, *vec Je*n-Cl*ude Pinson,
p*rler dʼutopie littér*ire ?
CP : Ceux qui persistent @ enfoncer l. porte bé.nte selon l.quelle lʼinvention
.rtistique nʼ.gir.it p.s sur le monde .u prétexte de s. n.ture même (dʼêtre
inventive — et donc difficile, m.rgin.le, élit.ire, coupée, sic, des «m.sses»)
révèlent simplement le désir profond que nourrit leur propre inc.p.cité @
inventer : quʼil nʼy .it dʼirrégul.rités de l.ng.ge que moyennes, possibles,
f.ciles, vulg.ris.bles — quʼen somme on évite de sortir du lieu dit commun. Ce
pourquoi il nʼy . j.m.is, l@, de pensée — m.is, .u mieux, un scepticisme
désespéré ; .u pire, une .igreur ré.ctionn.ire. L. question ne sʼ.borde que si
on en .ccepte les tensions, lʼimpossible. Cʼest-@-dire si on ne censure p.s p.r
.v.nce l. puiss.nce de lʼirrégul.rité : elle f.it symptôme de ce que les
représent.tions disponibles @ telle ou telle époque sont désorm.is c.duques,
insipides, f.usses et .lién.ntes. Après, m.is seulement .près, tout commence
de lʼinterrog.tion sur lʼimp.ct civique desdites irrégul.rités. P.r exemple en
pens.nt pr.gm.tiquement lʼeffic.ce des rel.is (critique, péd.gogie, devenir
scénique des textes) qui visent @ soci.liser lʼexcentricité formelle (comme
f.isce.u de questions plus que comme c.t.logue de réponses).
FT : P*r *illeurs, même si tu considères Henri Meschonnic plus comme un
révél*teur de notre époque que comme un vérit*ble *uteur, pourr*is-tu
répondre s*ns *mb*ges *ux critiques quʼil tʼ*dresse d*ns Célébr)tion de l)
poésie (Verdier, 2001) — critiques quʼon qu*lifier* dʼét*yées pour rester
neutre ? Emboît*nt le p*s C Je*n-Cl*ude Pinson, qui, d*ns A quoi bon encore
l) poésie ?, p*rle de «mystique gr*mm*tic*le» (Périgois, 1999, p. 26), il
réprouve lʼhypost*se de l* lettre et réfute l* distinction entre l* poésie et l*
prose quʼil voit d*ns un entretien que l* revue Prétexte * publié en juin 1998
(hors-série intitulé L* Poésie contempor*ine en question). Au reste, ne peut-on
voir un écho C ces critiques d*ns ces deux p*ss*ges de LʼInconten)ble :
L. prose est comprise d.ns l. poésie. L. poésie est un p.tron qui peut
engendrer le costume de l. prose (p. 16).
Ce quʼon lit m.jorit.irement d.ns les collections et les revues de poésie est
toujours de lʼordre de cette belle poésie qui, comme le dis.it encore B.t.ille,
«. s. pl.ce d.ns l. n.ture, l. justifie, .ccepte de lʼembellir». […] ils positivent
l. poésie, quʼils lʼidentifient @ une plénitude esthétisée qui nous retire l. vérité
du monde @ force de prétendre nous le livrer d.ns une .uthenticité plus gr.nde
et un rendu plus be.u (p. 195) ?
En outre, rejet*nt lʼ*v*nt-g*rdisme des *nnées 60/70, il tourne en dérision les
oppositions bin*ires entre l*ngue et réel, son et sens, et cond*mne une
pensée-l*ngue prisonnière dʼune théorie du signe engendr*nt un nomin*lisme
qui est un poétisme… Cʼest que, contre l* célébr*tion de l* poésie, il défend
une conception du poème comme cré*tion dʼun sujet spécifique qui met en
œuvre un *rt de l* suggestion.
CP : Henri Meschonnic porte sur l. tête un gr.nd ch.pe.u de m.nd.rin
universit.ire még.lom.ne et b.n.lement tyr.nnique. Aux pieds, il . les
esc.rpins inconfort.bles du piètre poète quʼil s.it bien quʼil est (p.r exemple :
ce que Meschonnic s.it du rythme — ce quʼil nous dit s.voir, en tout c.s —, s.
poésie, elle, nʼen s.it rien).
Entre le ch.pe.u et les souliers, ç. pense comme ç. peut. M.is ç. ne pense
quʼentre volonté de pouvoir et blessure n.rcissique. Dʼoù m.l.ise. De ce
m.l.ise, cl.ssiquement converti en .gressivité, Meschonnic sʼest f.it un fonds
de commerce de pourfendeur du «moderne» et de redresseur des torts
théoriques. Cʼest un rôle, celui du polémiste ré.c. Ch.que époque @ son
histrion pour le jouer. Il sʼ.ppelle .ujourdʼhui Henri Meschonnic. S.
perform.nce est ecclési.stique, h.llucinée et grincheuse. Il tire, on le s.it, sur
tous ceux qui bougent. S. fébrilité, forcément, croît @ proportion du plouf ! que
font d.ns l. m.re des indifférences ses tonitru.ntes prises de position. Plus
guère de théoricien de l. poésie qui éch.ppe @ ses fulmin.tions. On note
même quelques trous de b.lles d.ns ses propres pieds.
Ç. peut f.ire rire. Ç. peut .ussi f.ire s.liver quelques professeurs
nost.lgiques des écl.ts de l. Querelle littér.ire. Je ne crois p.s que ç. f.sse
be.ucoup penser. Rien, en tout c.s, d.ns ce mixte dʼergot.ges scientistes et
dʼimpréc.tions vétérotest.ment.ires, qui puisse nous .ider @ comprendre ce
qui .pp.r.ît d.ns lʼinvention écrite du temps (de cette .pp.rition, dʼ.illeurs,
Meschonnic nʼ. cure). Si l. f.conde polémique de Meschonnic doit .boutir @
cet enfoncement de porte ouverte quʼest s. définition de l. poésie comme «.rt
de l. suggestion» (Verl.ine is b.ck home), on ne voit p.s bien le bénéfice
intellectuel de lʼopér.tion — ni les r.isons quʼon .ur.it de discuter .vec un
théoricien .ussi r.fr.îchiss.nt.
[1] De ce point de vue, l. tr.jectoire de C. Prigent suit le même mouvement que
celle de l. collection de TXT : «lʼesprit .v.nt-g.rdiste des .nnées soix.nte-dix
(première époque), l. résist.nce @ l. liquid.tion de cet esprit (deuxième
époque), le projet de refonder une "modernité" déb.rr.ssée de ses .libis
idéologiques et politiques (troisième époque)» (Ne me f)ites p)s dire ce que
je nʼécris p)s. Entretiens )vec Hervé C)st)net, C.dex, 2004, p. 105).
[2] Réel : point zéro, Berlin, Weidler Buchverl.g, 2001, p. 17.
[3] Une erreur de l) n)ture, pp. 214, 32 et 186.
 .rt.ud, B.udel.ire, Bourdieu, christi.n-prigent, Cummings, entretien-
ecrit, f.brice-thumerel, G.me, J.rry, Meschonnic, r.bel.is, rimb.ud, Stein, txt