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Dr Rahal L Faculté de médecine de BECHAR Physiologie 1ière Année Médecine

LE SYSTEME NERVEUX VEGETATIF

I- INTRODUCTION :

Le système nerveux est un système complexe qui tient sous sa dépendance


toutes les fonctions de l’organisme.

Il se compose de centres nerveux, qui sont chargés de recevoir, d’intégrer et


d’émettre des informations, et de voies nerveuses qui sont chargées de
conduire ces informations.

On divise le système nerveux en trois parties:

1. Le système nerveux central (SNC): encore appelée névraxe, comprend deux


segments:

- l’encéphale, qui est intracrânien.

- la moelle épinière, qui est intrarachidienne.

L’encéphale comprend lui-même plusieurs parties: le cerveau, le tronc cérébral


et le cervelet.

2. Le système nerveux périphérique: représenté par les nerfs qui se détachent


du névraxe. Ces nerfs sont groupés en nerfs crâniens et nerfs rachidiens.

Il se subdivise en une composante motrice (voies efférentes), qui comprend le


système nerveux végétatif et le système somatique et une composante
sensorielle (voies afférentes).

-Le système nerveux végétatif (SNV) ou autonome, se subdivise lui-même en


sympathique et en parasympathique.

II-DEFINITION :

Le SNV est un ensemble de voies nerveuses dont les centres sont situés au
niveau de la moelle épinière et qui innervent et régulent le muscle lisse
(muscle bronchique, tractus gastro-intestinal, etc..), le cœur et les glandes
(glandes sudoripares, pancréas, etc…).
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Le SNV est aussi appelé SN autonome car ses activités échappent au contrôle
volontaire.

Le système nerveux végétatif intervient dans de très nombreuses régulations


du milieu intérieur (homéostasie) et participe à divers comportements et
réactions émotionnelles.

Le système nerveux végétatif se divise en système sympathique (appelé


système orthosympathique) et système parasympathique.

La majorité des viscères reçoivent une double innervation sympathique et


parasympathique.

III/-ORGANISATION FONCTIONNELLE DU SNV:

1- L’arc réflexe: les fibres afférentes véhiculent les sensations cutanées (ex.
sensations cutanées nociceptives) de même que les informations en
provenance des mécanorécepteurs et chémorécepteurs des poumons, du
tractus gastro-intestinal, des organes génitaux…etc.

Les centres d’intégration sont situés dans le tronc cérébral et la moelle


épinière.

Les fibres efférentes commandent les réponses réflexes des muscles lisses des
différents organes (yeux, poumons, appareil digestif…etc) et le fonctionnement
du cœur et des glandes.
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Les voies efférentes comportent dans le SNV deux neurones successifs :

Le premier est appelé : neurone pré-ganglionnaire (fibre faiblement


myélinisée) chemine du système nerveux central SNC (moelle ou tronc
cérébral) jusqu’à un ganglion.

Le second est appelé : neurone post-ganglionnaire (fibre amyélinique) qui va


du ganglion à l’effecteur.

Les neurones pré et post-ganglionnaire sont connecté par une synapse localisé
dans le ganglion végétatif.

2- subdivision du SNV: 2 parties distinctes du point de vue anatomique et


fonctionnel:

- le système sympathique dont les centres sont thoraco-lombaires.

- le système parasympathique dont les centres sont crânio-sacrés.

De ces centres, les fibres pré-ganglionnaires sympathiques se terminent dans


les ganglions du tronc sympathique et dans les ganglions du cou, de l’abdomen
ou encore dans les ganglions terminaux, à ce niveau, le signal cholinergique
(médiateur: Acétylcholine) est transmet vers les fibres post-ganglionnaires qui
vont stimuler les organes (excepté les glandes sudoripares) au moyen d’un
signal adrénergique (médiateur: Noradrénaline).
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La glande médullosurrénale représente un cas particulier, les neurones pré-


ganglionnaires se terminent directement sur les cellules chromaffines qui
produisent la noradrénaline et l’adrénaline.

Ces cellules représentent donc l’équivalent des neurones post-ganglionnaires.

Les ganglions du parasympathique se situent à proximité voire même à


l’intérieur de l’organe cible.

Le neuromédiateur du système parasympathique au niveau ganglionnaire


comme au niveau de l’organe cible est cholinergique.
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IV-DIFFERENCE STRUCTURALE ENTRE LE SYMPATHIQUE ET LE


PARASYMPATHIQUE :

A la différence des neurones post-ganglionnaires sympathique, les neurones


post-ganglionnaires du système parasympathique sont très courts; donc les
neurones pré-ganglionnaires atteint directement l’organe cible, le ganglion est
situé à côté voire dans la paroi de l’organe (ganglions pré ou para viscéral).

La localisation anatomique du relais diffère selon les voies sympathique et


parasympathique.

Le ganglion est proche du SNC dans le cas du système nerveux sympathique et


très proche du viscère dans le cas du système parasympathique. Il en résulte
une différence de longueur des fibres pré- et post-ganglionnaires.
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V-NEUROTRANSMETTEURS ET RECEPTEURS:

1-Récepteurs cholinergiques: on distingue:

---> Les récepteurs nicotiniques dans toutes les cellules ganglionnaires


postsynaptiques et la médullosurrénale (transmission par la nicotine).

Les récepteurs nicotiniques peuvent être un type nerveux Nn (ganglions


végétatifs) ou musculaire Nm (plaque motrice).

Ces différents récepteurs sont des récepteurs ionotropes: la liaison de


l’acétylcholine produit un courant entrant de Na+ et de Ca2+ par la même un
potentiel post synaptique excitateur PPSE précoce.

---> Les récepteurs muscariniques au niveau des effecteurs du système


parasympathique et au niveau des glandes sudoripares (transmission par un
poison d’un champignon: la muscarine).

Les récepteurs muscariniques agissent par l’intermédiaire de la protéine G


(récepteurs métabotropes).

On distingue les récepteurs de type M1 au niveau des ganglions végétatifs, le


SNC et les cellules des glandes exocrines, ils sont actifs par le biais de la
protéine G avec l’IP3 et le DAG qui produisent un courant entrant de ca2+ et un
PPSE tardif.

Les récepteurs de type M2 au niveau du cœur, par l’intermédiaire de la


protéine G provoque l’ouverture du canal K+ ce qui diminue la fréquence
cardiaque.

Les récepteurs de type M3 se rencontre au niveau du muscle lisse ou sa liaison


avec l’ACH conduit à l’activation de la NO-synthase ce qui provoque une
relaxation.

L’antagoniste de tous les types de récepteurs muscariniques est l’Atropine,


pour le type M1 la Pirenzipine, pour le type Nn la Tubocurarine et le
Triméthaphan.

2- Récepteurs adrénergiques (adréno-récepteurs): on distingue 4 principaux


types de récepteurs (α1, α2, β1, β2), différenciables selon leur sensibilité à
l’adrénaline, la noradrénaline ainsi qu’à leur agonistes ou antagonistes.
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L’adrénaline agit sur tous les adréno-récepteurs.

La noradrénaline n’agit pas au niveau des récepteurs β2.

L’Isoprénaline n’active que les β récepteurs.

La Phentolamine n’agit que sur les α récepteurs (α antagoniste).

Tous les adréno-récepteurs sont de type métabotrope (second messager:


AMPc, IP3 et DAG).

Les récepteurs α entrainent en général la contraction (augmentation de [Ca2+])


sauf au niveau du tractus digestif ou ils provoquent un relâchement.

Les récepteurs α1 sont présent au niveau du muscle lisse (sauf muscles


bronchiques).

Les récepteurs α2 sont retrouvés au niveau des cellules adipeuses, des


plaquettes et du muscle lisse.

Les récepteurs β1 localisés au niveau du cœur provoque l’ouverture du canal


calcique ce qui augmente le Ca2+ intracellulaire (augmentation de la fréquence
et la contractilité).

Au niveau du rein, la stimulation du récepteurs β1 provoque la sécrétion de


rénine.

Les récepteurs β2 sont rencontrés au niveau des bronches, vessie, utérus,


tractus digestif…ect.

La stimulation des récepteurs β2, engendre l’augmentation de l’AMPc ce qui


provoque la diminution de la [Ca2+] et aboutit à une dilatation des vaisseaux
musculaires et des bronchioles, à une relaxation de l’utérus et de la
musculature du tractus digestif.

Les récepteurs β2 permettent la libération d’insuline par le pancréas.

VI- ACTIONS DU SNV:

La pluparts des organes sont innervés par les systèmes sympathique et


parasympathique; c’est pourquoi leur réponse a chacun de ces systèmes peut
être opposé (antagonistes: par exemple au niveau du cœur, le sympathique
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augmente la fréquence cardiaque tandis que le parasympathique la diminue),


ou complémentaire (par exemple au niveau des organes génitaux males, le
parasympathique provoque l’érection et le sympathique l’éjaculation).

VI- MEDICAMENTS MODIFIANT L’ACTIVITE VEGETATIVE:

1-Le système sympathique :

Type de récepteur Agoniste Antagoniste

Adrénaline
Phentolamine
α1 adrénergique Noradrénaline
Prazosine
Phényléphrine

Adrénaline
Noradrénaline Yohimbine
α2 adrénergique
Clonidine
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Adrénaline
Noradrénaline
β1 adrénergique Aténolol
Isoprénaline
Dobutamine
Adrénaline
Isoprénaline Propanolol
β2 adrénergique
Salbutamol Butoxamine

2- Le système parasympathique :

Type de récepteur Agoniste Antagoniste

Curare
Acétylcholine
Nicotinique Héxamethonium
Nicotine
(ganglion)
Carbochol
Acétylcholine
Muscarine
Muscarinique Carbochol Atropine
Béthanéchol
Pilocarpine

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