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LA COMEDIE DU GONFLEMENT

LA CRAINTE DE LA MORT

LA NAISSANCE DE L'IDOLATRIE

DES MALADIES DE L'AME DE LEUR TRAITEMENT

ENERGIE SUBSTANCE ET ESPRIT

EFFET PURIFICATEUR DES MALADIES ET DE LA DIETE

DES DEMONS ET DE LEUR INFLUENCE

LA RAISON DES MAUX DE LA DOULEUR ET DE LA SOUFFRANCE

CETTE TERRE EST PARTIE DE L'AME PRIMORDIALE DE SATAN


LA SUBDIVISION CONTINUELLE DE CETTE AME

DE LA RELATION ENTRE LES ETRES ET L'INTELLIGENCE UNIVERSELLE

LE MONDE DE LA PENSEE

SATIETE DU CORPS, DE L'AME ET DE L'ESPRIT


L'ENNUI EST LA FAIM DE L'AME, L'AVIDITE DE S'INSTRUIRE, CELLE DE
L'ESPRIT

SUR L'ACTIVITE DE L'AME – SUR L'ACTIVITE DES ESPRITS

UN EXEMPLE DE REUNION D'AMES ANIMALES

COMMENT LA FORME PSYCHIQUE EVOLUE JUSQU'A L'HOMME

DU BUT ET DE LA SIGNIFICATION DES CEREMONIES


DE LA BENEFIQUE FORMATION DE L'ESPRIT LIBRE

DE L'UTILITE DES PASSIONS

DES LOIS DE L'EVOLUTION SPIRITUELLE

L'EVANGILE DU MARIAGE

SANTÉ, MALADIE ET MORT

LA MATIERE LE REVETEMENT D'UNE ECHELLE SPIRITUELLE


POUR CONNAITRE VRAIMENT A FOND UN MAITRE

SUR LE SUICIDE

SUR LA LOI

(Explication ultérieure au sujet de cette comédie du gonflement. Autre


exemple : Un ignorant comme orateur de la compagnie. Aucun esprit ne
peux être fait prisonnier tant qu’il ne se fait pas prisonnier lui-même. En
quoi consiste la sublime grandeur du Seigneur.°

-23 mars 1843-de 16h30 à 17h45-

-1- Vous dites: " Nous comprenons très bien comment les
esprits de ce ciel ont pu s'agrandir et se changer; par contre, ne nous est pas
encore assez claire la façon dont ces esprits ont pu, en même temps qu’eux-
mêmes agrandir aussi leur ciel, lequel, du moins selon l'apparence que nous
apercevons, se trouve complètement en dehors d'eux, et ils tournent autour,
sur lui et en lui, comme sur un sol naturel."
-2- Ecoutez, chers amis et frères, c'est tout aussi facile à
comprendre que tout le reste, puisque tout le ciel n'est autre qu'une manière
erronée de se le représenter de ces esprits, qui ensuite s'accroît dans la
même forme avec eux, dans la même extension selon laquelle eux se
gonflent. Cependant, afin que vous puissiez saisir aussi cela à fond, je veux
vous donner un exemple de la Terre, facilement compréhensible.
-3- Un homme se trouve dans un groupe où un certain sujet est
discuté. Cet homme n'a pas la moindre idée de ce sujet; cependant, pour faire
voir que lui aussi comprend quelque chose, il forme une phrase
fondamentalement fausse que l'on pourrait prêter à n'importe quelle autre
chose, plutôt qu'au sujet en discussion.
-4- Quand vient son tour de s'exprimer, il la prononce lui-aussi,
mais il est couvert par un éclat de rire général. Mais suite à cela, qu’arrive-t-il ?
-5- Précédemment, cet homme n'avait attribué à sa phrase
aucune importance, car, à part soi, il se dit: * Le sujet en discussion m'est
aussi inconnu que le centre de la Terre.
-6- Ce que les autres ont dit à cet égard a tout à fait
l'apparence d'être tout aussi incompréhensible que mon ignorance elle-même;
c'est pourquoi je peux moi aussi prononcer une phrase quelconque,
simplement pour avoir dit moi-aussi quelque chose.
-7- Comme vous voyez, jusqu'à ce point, notre homme était
encore modeste et supportable; mais l'éclat de rire des autres a touché son
point d'honneur, et maintenant il commence à réfléchir sur la phrase qu'il a
prononcée, et il la juge, dans la présomption de sa propre valeur, toujours plus
exacte, très significative et très bien trouvée.
-8- A la découverte de cette crédibilité qui, selon lui, se trouve
au fond de la phrase - dont, à vrai dire, il ne peut donner aucune garantie - il
s'irrite et pour cette raison il commence à élever toujours plus son idée, et à la
fin, il cherche le moyen de se venger de tout le groupe, étant donné que celui-
ci s'était permis de lui rire à la figure.
-9- Il commence à leur démontrer que de semblables têtes
vides ne l'ont point compris; il leur expose avec emphase que, seulement en
cent ans ils pourraient arriver au point de comprendre à fond, même
seulement une minime partie de ce que lui, avec tant de facilité avait jeté là,
presque négligemment.
-10- L'un des présents s'approche alors de lui et lui dit: " Ecoute,
ami, ton délai de cent ans est trop court, car, après profonde réflexion, j'ai
réussi plus qu'à apercevoir, à pressentir, comme à travers un voile,
l'extraordinaire profondeur de ta phrase, et c'est pourquoi je suis d'avis qu’un
semblable sens caché ne peut devenir connaissance publique qu'à peine d'ici
mille ans.
-11- Un autre des présents lui fait aussi, en secret, un éloge
semblable après quoi, ç'en est fini pour lui, puisque notre homme commence
seulement maintenant à s’émerveiller de son infini savoir, se gonfle à présent,
effroyablement, et considère les autres hôtes et leurs expositions, comme des
moucherons, en comparaison de lui-même et de sa connaissance, et il s'élève
à la fin si haut qu'il leur dit:
-12- " Avec des têtes qui sont mille ans en arrière, l'un de nous
ne peut se laisser aller jusqu'au point de continuer une discussion, du moment
qu'il peut à présent mettre en avant que déjà cette simple phrases dite par lui
ne pourra être comprise d'eux, pas même dans mille ans."
-13- Voilà, cet exemple est très clair, et il est, pour ainsi dire, pris
dans la vie de chaque jour, et il indique, de façon évidente, comment une
absurdité, ainsi que l'insensé, peuvent se gonfler et augmenter, si la chose est
adroitement maniée par la partie adverse; une telle absurdité devient à la fin,
une idée fixe, et par conséquent un faux produit spirituel.
-14- Donc, comme c'est le cas sur la Terre, c'est d'autant plus
évident ici, dans le royaume des esprits. Les habitants de ce ciel, avant notre
apparition ici, n'avaient pas attribué une grande valeur au ciel même.
-15- S'ils n'avaient pas été nourris par le Paradis, ils l’auraient
déjà depuis longtemps abandonné. Mais étant donné que nous sommes
venus et que nous avons commencé à rendre douteux leur ciel, au
commencement ils se sont retirés épouvantés, parce qu'ils se sont aperçus
qu'ils ne pouvaient pas nous en faire accroire avec leur stupidité.
-16- Mais étant donné qu'au fond d'eux-mêmes ils se sont sentis
couverts de honte, alors en chacun d'eux, a commencé à se faire sentir et à
croître toujours plus, la démangeaison de la vaine gloire; et leur représentation
céleste, c'est-à-dire, leur ciel, a grandi ensuite avec eux.
-17- Et c'est seulement alors qu'ils se sont aperçus du caractère
extraordinaire de leur représentation, et c'est pourquoi ils ont joué deux actes
sur leur scène, et un spectacle à la table d'Abraham; et cela entièrement
contre nous, pour nous montrer la grandeur de leur ciel.
-18- Etant donné que nous - dans un certain sens de manière
bienveillante - nous ne nous sommes pas laissés épouvanter, et que, nous
nous maintenons encore constamment à notre place, à présent, ces habitants
du ciel étudient une vraie et efficace vengeance.
-19- Et cette manœuvre aussi nous devons la laisser se
dérouler, étant donné ensuite ils seront accessibles à une parole de ma part.
-20- Mais vous, de tout cela, vous pourrez constater une chose
très importante, c'est à dire comment l'école, pour toutes sortes d'esprits
fausseront basés, doit être constituée, pour pouvoir les amener un peu à la
fois, sur la juste voie de la Vie. Le concept fondamental est le suivant:
-21- Aucun esprit, par suite de sa liberté, ne peut être fait
prisonnier, avant qu'il ne se soit fait prisonnier de lui-même.
-22- C'est pourquoi il est nécessaire de laisser aussi à ces
esprits ici, toutes ces occasions à travers lesquelles, leur liberté étant sauve,
ils sont toutefois, d'une certaine façon, contraints par eux-même à tomber
dans leur propre filet.
-23- Quand vient le moment - ce qui arrive toujours tôt ou tard -
où ils ne voient plus aucune issue de sortie, ils doivent se rendre; il arrive là à
peu près la même chose qu'il arrive aussi sur la Terre, lorsqu’un savant voit,
réfuté de tous les côtés, de façon mathématiquement exacte, son principe
erroné; si bien qu'à la fin il doit rendre les armes, et confier l'enfantement de
son esprit à un meilleur éducateur.
-24- Mais comment cela arrive, au sens littéral, et spirituellement
ici, dans le royaume absolu des esprits, vous l'apercevrez, clair comme la
lumière du soleil, après ce manège pour la vengeance, maintenant en
préparation.
-25- Oh certes, mes chers amis et frères, dans le Royaume
Spirituel infiniment grand, il y a des scènes dont aucune imagination humaine
ne peut se faire même la plus petite idée.
-26- Si vous pouviez apercevoir, avec une vision totale,
comment les divers hommes de la Terre, et ensuite ceux des innombrables
autres mondes, sont guidés sur le chemin de la Vérité, et ainsi assister à des
milliards de scènes, vous y laisseriez la vie, parce que je vous dis:
-27- En aucune autre chose le Seigneur ne se montre plus sage
et plus merveilleux qu'en cette direction de la Vie Spirituelle infiniment et
suprêmement variée; et pourtant Sa Sagesse a partout les voies les plus
infaillibles pour mener toutes ces infinies diversités sous le même toit.
GEJ4 C127
De la crainte de la mort

1. (Le Seigneur :) « La naissance d'une chose, d'un être et plus encore


d'un homme a assurément toujours en soi quelque chose de réjouissant, alors
que leur disparition apparente et leur dissolution, surtout celle d'un être
humain, a toujours au contraire en soi quelque chose de triste, que tout cœur
humain ressent avec une certaine mélancolie.
2. Cependant, Je vous le demande, pourquoi en est-il ainsi, si les
hommes ont encore quelque foi dans l’immortalité de leur âme ?! La cause en
est plus profonde que vous ne pouvez le penser. Cette tristesse naît tout
d'abord de la peur de la mort, et ensuite de bien d'autres causes que Je ne
peux et ne dois cependant pas toutes vous exposer cette fois-ci, afin de ne
pas vous embrouiller en passant d'une chose à l'autre.
3. Lorsqu'une âme s'est pleinement régénérée et agit désormais tout
entière selon la vraie vie, tout chagrin et toute vaine crainte de mourir ou de
disparaître s'est bien sûr évanouie en elle : mais chez les hommes dont l'âme
n'a pas encore atteint le degré nécessaire d'accomplissement de la vie
intérieure, il demeure toujours quelque chose de la tristesse causée par la
mort du prochain et de la crainte de la mort pour eux-mêmes, crainte dont ils
ne seront complètement délivrés en ce monde que lorsque leur âme aura
grandi en esprit et que l'esprit aura grandi en elle.
4. Observez donc un enfant vraiment gâté et qui n'a pas été accoutumé
très tôt à une activité progressivement croissante : quelle triste figure fera-t-il
si, ayant atteint par exemple l'âge de douze ans, il se voit contraint à une
activité sérieuse et continue, même proportionnée à ses forces ! Il se met à
pleurer, devient triste et découragé, mais aussi plein de colère et de
ressentiment contre ceux qui l'ont forcé à ce travail astreignant.
5. Voyez au contraire un enfant du même âge qui a été occupé dès sa
plus tendre enfance à des tâches toujours plus sérieuses, bien qu'à la mesure
de ses forces ! Avec quelle joie et quel plaisir cet enfant se démène-t-il toute la
journée sans se lasser !
6. Cependant, de même que l'âme paresseuse porte en elle une grande
crainte de toute activité sérieuse et continue, de même la crainte de la mort,
voire de quelque maladie tant soit peu dangereuse, est toujours présente dans
cette âme et naît de la même source.
7. Vous avez sans doute eu assez souvent l'occasion vous-mêmes de
constater que les hommes vraiment travailleurs étaient loin d'avoir aussi peur
de la mort que ceux qui fuient le travail, mais n'en aiment que plus mener la
bonne vie : et cette peur subsiste tant que ces âmes ne se mettent pas au
travail sérieusement.
8. Vous pensez bien sûr que cette crainte n'est qu'un effet de
l'incertitude sur ce qu'est l'au-delà. Mais Je vous le dis à tous : il n'en est rien !
Cette incertitude n'est elle-même qu'une conséquence de l'aversion pour
l'activité profondément enracinée dans l'âme, et comme l'âme a le
pressentiment secret que son existence future, après la perte de son corps,
sera extrêmement active, cela la désespère et elle entre dans une sorte de
fébrilité d'où naît alors une sorte d'incertitude concernant sa survie dans l'au-
delà. - Réfléchissez un peu à cela, et nous poursuivrons ensuite sur ce sujet
très important !
9. A ces mots. Mathaël se lève et dit « Si cela m'est permis, j'aimerais
ajouter un petit mot sur ce sujet, afin de le faire mieux comprendre ! »
10. Je dis : « Dis-nous donc ce que tu sais et ce que tu comprends : car
ton savoir et ta compréhension sont fort bien fondés ! »

GEJ4 C128
De la séparation de l'âme et du corps au moment de la mort.

1. Là-dessus. Mathaël prend la parole en ces termes : « Chers amis et


frères, je ne sais comment cela m'est venu, mais dès mon plus jeune âge, je
voyais parfois des esprits et pouvais même m'entretenir avec eux, ce qui est
d'ailleurs une des principales raisons qui m'ont fait entrer dans l'enceinte du
Temple : car on m'a dit que les esprits qui m'étaient alors devenus souvent fort
importuns n'y auraient plus aucun pouvoir sur moi et que je n'en rencontrerais
plus aucun. C'était parfaitement vrai et juste : car dès que je revêtis le
vêtement béni du Temple, ce fut la fin de mes visions d'esprits ! Comment et
pourquoi, je ne saurais le dire : mais c'est la pure vérité.
2. Cependant, bien que j'eusse été délivré de ce fléau par les murs et
l'habit du Temple, les esprits surent se venger d'autre manière. La terrible
possession dont je fus victime par la suite en fut très certainement le fâcheux
résultat ! On sait ce qu'il advint de ce déplorable état qui était le mien, et il
n'est donc pas utile que j'y revienne. Mais je me souviens encore de bien des
détails de mon état antérieur de visionnaire, et si je peux maintenant en citer
quelques traits pour le bien de mes nouveaux amis et frères, je crois qu'en
cette occasion du moins, je leur rendrai un peu service.
3. Quand j'avais environ sept ans, ou peut-être déjà huit, cinq personnes
moururent subitement d'une sorte d'épidémie de peste : il s'agissait de la
femme de notre voisin, de deux de ses plus grandes filles et de deux
servantes jusque-là en parfaite santé.
4. Il est remarquable que cette étrange épidémie n'ait tué que des
servantes et des femmes adultes et jusque-là tout à fait saines. Cependant,
quand l'épouse tomba malade dans la maison du voisin, alors que la veille les
deux filles et les deux servantes avaient déjà succombé, le voisin vint nous
trouver, tout éperdu de chagrin, et nous supplia instamment de l'aider et si
possible d'arracher sa femme à la mort : car mon père, qui possédait un très
beau domaine dans les environs de Jérusalem et y demeurait la plupart du
temps, était aussi médecin au besoin, et il était donc d'autant plus de son
devoir de répondre à l'appel du malheureux voisin. Vous comprendrez
aisément qu'on ne me laissât pas à la maison dans un tel cas lorsque vous
saurez que j'avais assez souvent été en mesure de proposer à mon père de
très bons remèdes, parce que mes esprits eux-mêmes me les indiquaient
assez souvent très fidèlement.
5. Mon père pensait en toute confiance que je rencontrerais dans la
maison du voisin des esprits qui me conseilleraient quelque chose pour guérir
la voisine mourante, et c'est ainsi que, nolens volens [bon gré mal gré], je fus
emmené. Mon père ne s'était d'ailleurs pas trompé : je vis effectivement une
foule d'esprits sans doute bons et mauvais mêlés. Mais pour ce qui est de
m'indiquer un quelconque remède, il n'y avait plus rien à faire : car lorsque je
l'interrogeai selon le vœu de mon père, un grand esprit portant une longue
robe drapée gris clair me dit : "Regarde-la donc, elle expire ! Son âme s'élève
déjà au-dessus du creux de la poitrine, qui est le chemin habituel par lequel
l'âme sort du corps ! "
6. Je regardai de plus près la mourante. Il montait du creux de sa
poitrine comme une vapeur blanche qui ne cessait de s'étendre et devenait
aussi toujours plus dense : cependant, je ne voyais là rien qui eût forme
humaine. Tandis que j'observais cela quelque peu pensivement, le grand
esprit vêtu de gris clair me dit : "Regarde comment une âme quitte pour
toujours sa demeure terrestre !" Je lui dis : "Mais pourquoi cette âme qui s'en
va n'a-t-elle aucune forme, alors que vous qui êtes aussi de pures âmes, vous
avez une forme humaine parfaitement normale ?" L'esprit dit : "Attends encore
un peu c'est seulement quand l'âme sera complètement sortie du corps qu'elle
se recomposera et qu'elle deviendra tout à fait belle et agréable à voir !
7. Pendant que je regardais cette vapeur s'étendre et s'épaissir toujours
plus au-dessus de la poitrine de la malade, son corps, encore vivant,
gémissait par moments comme celui d'une personne tourmentée par un
mauvais rêve. Au bout du quart environ de la durée d'une heure romaine, la
nuée, qui avait la taille d'une fillette de douze ans, flottait à environ deux pieds
au-dessus du corps de la mourante et n'était plus reliée à sa poitrine que par
une colonne de vapeur large comme le doigt. Cette colonne avait une
coloration rougeâtre, et tantôt elle s'étirait, tantôt elle se raccourcissait à
nouveau : mais à chaque nouvel allongement suivi d'un nouveau
raccourcissement, la colonne de vapeur devenait plus mince, et chaque fois
qu'elle s'allongeait, le corps était en proie à des spasmes visiblement très
douloureux.
8. Après environ deux heures de temps romain, la colonne de vapeur se
détacha complètement du corps, sa partie inférieure semblable à une plante
aux multiples radicelles. Mais à l'instant où la colonne de vapeur fut libérée du
corps, je remarquai les deux phénomènes suivants : tout d'abord, le corps était
désormais parfaitement mort, ensuite, l'ensemble de la masse blanche
nébuleuse s'était instantanément transformé pour redevenir la femme du
voisin, que je connaissais fort bien. Elle fut aussitôt revêtue d'une tunique
blanche aux plis nombreux, salua les esprits amicaux qui l'entouraient, mais
demanda aussi d'une voix intelligible où elle était à présent et ce qui lui était
arrivé : elle s'émerveilla aussi grandement de la beauté de la contrée où elle
se trouvait désormais.
9. Quant à moi, je ne distinguais rien de cette belle contrée. Je
demandai donc à mon grand esprit gris clair où elle se trouvait. L'esprit
répondit : "Tu ne peux la voir avec ton corps : car elle n'est que le produit de
l'imagination vivante de la morte et n'acquerra que progressivement une
réalité plus grande et plus solide !" M'ayant ainsi éconduit, l'esprit se mit à
parler dans une langue pour moi totalement incompréhensible mais il dut dire
à l'âme désormais libre quelque chose de très agréable, car son visage
manifesta aussitôt une grande joie.
10. Je trouvais cependant remarquable que l'âme libérée ne parût plus
se soucier du tout de ce qu'il advenait de son ancien corps ; elle s'entretenait
visiblement sans difficulté avec les esprits, mais tout cela dans une langue
parfaitement inconnue de moi. Au bout de quelque temps, les deux filles
mortes et les deux servantes furent conduites vers celle qui était leur mère et
leur maîtresse et la saluèrent très aimablement, pas du tout, cependant,
comme si elles étaient ses filles pour les deux premières et ses servantes pour
les deux autres, mais au contraire en vraies bonnes amies et sœurs, et
toujours dans cette langue étrangère et tout à fait incompréhensible. Aucune
d'elles ne semblait se soucier le moins du monde de son ancien corps,
qu'elles estimaient pourtant sans doute fort naguère; et elles ne semblaient
pas davantage nous voir, nous tous qui étions encore mortels.
11. Il était étrange que, juste à sa sortie du corps, l'âme de la femme
morte eût manifesté en bon hébreu sa joie à la vue de la belle contrée, et
qu'après s'être en quelque sorte un peu rassemblée et condensée, elle eût
usé d'une langue qui, à ma faible connaissance, ne devait alors exister nulle
part sur la terre et parmi tous ses habitants mortels.
12. Je m'adressai donc de nouveau à mon esprit vêtu de gris clair et lui
demandai : "De quoi parlent donc ensemble les cinq nouvelles venues en
votre royaume, et en quelle langue ?"
13. L'esprit me dit : "Quel garçon curieux es-tu ! C'est précisément à
cause de toi qu'elles parlent cette langue propre aux esprits, parce qu'elles ne
veulent pas que tu les comprennes ; car elles connaissent et sentent très bien
ta présence en tant que personne qui voit les esprits et peut leur parler par
son corps, comme un Birman du nord de l'Inde. Elles savent et sentent aussi
que leurs corps sont encore là ; mais elles ne s'en soucient pas plus que toi
d'un vieux vêtement que tu as jeté parce qu'il est tout déchiré. A présent, tu
pourrais leur offrir tous les royaumes du monde avec la perspective de vivre
mille ans en parfaite santé qu'elles ne retourneraient jamais dans leur corps !
Quant à ce qu'elles se disent, tu ne le comprendrais pas, quand bien même
elles parleraient dans ta langue ; car en ce moment précis, elles voient que
Celui qui nous a été promis se trouve déjà dans le monde matériel, bien
qu'encore un tendre enfant. Quand tu seras un homme, tu Le reconnaîtras en
Galilée."
14. Voilà toute la réponse que me donna si aimablement et
gracieusement l'esprit vêtu de gris clair. Ce fut assurément une apparition très
mémorable, que j'ai véritablement vue de mes yeux, lorsque j'étais un jeune
garçon, aussi bien que je vous vois tous à présent ; et il est prouvé que l'esprit
vêtu de gris clair ne m'a pas débité de mensonges, puisque je T'ai vraiment
trouvé en Galilée, ô Seigneur, comme cet esprit me l'avait annoncé.
15. J'aimerais seulement comprendre un peu mieux pourquoi, au
moment de sa séparation, l'âme s'élève au-dessus de la poitrine comme une
vapeur, et non comme une forme humaine déjà constituée. - Seigneur, ô Toi le
maître très aimant et très sage de toute vie, veux-Tu bien nous donner une
explication là-dessus ? »

GEJ4 C129
De ce qui se passe lorsque l'âme se sépare du corps

1. (Le Seigneur :) « Vous allez l'avoir à l'instant : écoutez donc ! La


vapeur qui apparaît - d'ailleurs toujours à la mesure (forme)[encore brouillée,
mais pourtant de la taille et de la forme approximative d'un homme. (Note de
Lorber.)] d'un homme - est une conséquence de la grande angoisse de l'âme
au moment de la séparation, pendant laquelle la peur et l'épouvante la rendent
totalement inconsciente pour quelques instants.
2. Pour l'âme en train de se séparer, c'est un effort extraordinaire que de
se maintenir dans son existence consciente d'elle-même. Toutes ses parties
entrent dans une vibration si extraordinairement violente que même l’œil le
plus exercé à voir les esprits ne peut y déceler aucune forme définie.
3. Un exemple naturel en serait la vibration d'une corde grave de harpe.
Si tu la fais vibrer fortement, elle se met à osciller de part et d'autre si
rapidement que tu ne perçois plus sa matière que comme un fil nébuleux et
transparent mais dès que la corde a cessé d'osciller, le repos fait réapparaître
sa forme précise.
4. Tu peux observer le même phénomène sur une mouche qui
bourdonne : tu ne peux distinguer ses ailes que lorsque la mouche cesse de
voler et donc de les faire vibrer ; à l'état de vol, tu ne la voyais que comme
entourée d'un petit nuage brumeux.
5. Quand l'âme, au moment de la séparation, sort du corps ravagé, brisé
et désormais inutilisable, elle vibre selon des oscillations souvent larges d'un
empan, et si rapidement que tu peux considérer qu'elle oscille en un instant
mille fois de long en large et de haut en bas : pendant que l'âme vibre ainsi, il
est donc parfaitement impossible à celui qui est capable de la voir de
distinguer quoi que ce soit de sa forme humaine. Peu à peu, l'âme s'apaise, et
elle devient ainsi de plus en plus visible comme une forme humaine : et
lorsqu'elle revient enfin tout à fait au calme, ce qui se produit aussitôt après sa
complète libération, elle devient tout aussitôt visible sous une forme
parfaitement humaine, à condition qu'elle n'ait pas été auparavant trop
défigurée par toutes sortes de péchés. Comprends-tu cela à présent ? »
6. Mathaël dit : « O Seigneur, Toi le plus sage, comment ne
comprendrais-je pas parfaitement ? Tu m'as expliqué cette apparition comme
si je la touchais du doigt ! Cependant, j'aimerais bien à présent Seigneur,
pardonne à ma curiosité - savoir encore quelle était la langue dans laquelle
s'entretenaient les cinq âmes ! Je possède pourtant moi-même plusieurs
langues : et malgré cela, je ne comprenais pas une syllabe de ce qu'elles se
disaient. Pareille langue existe-t-elle encore en ce monde ? »
7. Je dis : « Mais oui, les prêtres birmans possèdent cette langue[Le
sanscrit.], et c'est la langue originelle des premiers hommes de cette terre :
votre langue, celle des anciens Égyptiens en partie aussi celle des Grecs, sont
toutes presque entièrement issues de cette unique et première langue
humaine. Croyez-vous donc que vous comprendriez votre père Abraham,
Isaac ou Jacob, s'ils étaient ici et vous parlaient comme ils parlaient alors ?
Oh, il n'en est rien, et vous ne comprendriez pas un seul mot ! Et si vous avez
déjà peine à comprendre les livres de Moïse, qui ont près de mille ans de
moins qu’Abraham, combien moins comprendriez-vous le patriarche lui-
même ! Bien des choses ont certes changé chez les Juifs, et la langue elle-
même, sans qu'il fût besoin d'une seconde confusion des langues à Babel.-
Comprends-tu cela aussi à présent ? »
8. Mathaël dit : « O Seigneur, maintenant, j'en ai le cœur net, et je crois
que ce doit être aussi le cas de tous les autres, c'est pourquoi je T'implore, au
nom de tous, de nous donner encore Tes enseignements ! »
9. Je dis : « Ils ne vous manqueront pas : mais tu as fait une foule
d'autres expériences dans le domaine de la mort, aussi, pour l'amour de tes
frères, tu dois encore nous raconter quelques-unes des plus mémorables. Si
quelque chose y demeure obscur pour toi ou pour un autre, Je vous éclairerai
à nouveau.
10. Je vous ai tout à l'heure expliqué la genèse des créatures jusqu'au
moment du passage par la mort de la matière. La mort du corps est encore la
terreur de toutes les créatures. Je vous en ai déjà donné brièvement la raison ;
mais celle-ci sera expliquée plus longuement à l'occasion.. A présent,
cependant, reprends tes récits ! »
11. Mathaël dit : « O Seigneur, puisque c'est Toi qui l'exiges avec tant
d'amour, je vais donc raconter plusieurs cas tels que je les ai vus par les yeux
de mon âme ! »

GEJ10 C192
De la naissance de l'idolâtrie

1. Je dis : « Les premiers habitants de l'Egypte, qui descendaient de


Noé, avaient aussi apporté dans ce pays la connaissance de l'unique vrai Dieu
, pendant plus sept siècles, ils ont adoré cet unique vrai Dieu, et il existe
encore, sculpté dans un grand rocher de granit, un temple qui fut édifié par
quatre grands pasteurs successifs en l'honneur de l'unique vrai Dieu.
2. Tout au fond de ce temple fut gravée sur la paroi une inscription
lourde de sens qui disait en peu de mots : JA BU SIM BIL, ce qui signifie :
"J'étais, Je suis et Je serai !"
3. Ainsi, c'est selon cette idée de la divinité que, tout comme Abraham,
les premiers habitants de ce pays vénéraient le seul et unique vrai Dieu, et
l'esprit de Dieu était avec eux et leur enseigna de grandes choses.
4. Mais, par la suite, ces premiers habitants instruits par l'esprit de Dieu
se sont mis à réfléchir plus profondément à l'essence de la divinité, cela
d'autant plus qu'ils apprenaient à mieux connaître les forces de la nature.
5. Chacune de ces forces qu'ils avaient reconnues fut présentée comme
une qualité particulière de l'unique force originelle de la divinité. Et, pour
enseigner plus facilement cela au peuple, on se mit à représenter au moyen
de symboles correspondants ces forces émanant du Dieu unique, et c'est
aussi pourquoi l'on disait au peuple que chacune de ces forces émanant du
seul et unique vrai Dieu était tout aussi sacrée que Lui et digne d'être vénérée.
6. On mit en place des maîtres et construisit des écoles où l'on enseigna
bien, d'abord, ce qu'était la divinité originelle ; mais, par la suite,
l'enseignement se mit à porter davantage sur les forces particulières qui
émanaient de la divinité, et l'on institua bientôt, pour chacune de ces forces,
des maîtres et des écoles spéciales où chaque disciple devait étudier et
passer des examens avant de pouvoir entrer à l'école principale.
7. A la longue, ces maîtres devinrent les prêtres de chacune des forces
ou qualités divines particulières, et chacun de ces prêtres régissait au mieux
ce qu'il avait à enseigner.
8. Mais, avec le temps, la population s'était beaucoup accrue, et les
écoles n'étaient plus assez nombreuses. On édifia donc d'autres écoles et des
temples qui furent ornés des symboles des forces divines correspondantes,
mais on continuait aussi à découvrir de nouvelles émanations de la divinité
unique, à qui l'on bâtissait alors de nouvelles écoles plus petites et des
temples ornés de nouvelles divinités correspondantes, qui représentaient ainsi
l'unique vraie divinité ; enfin, on établit pour les maîtres et les prêtres des
doctrines commodes selon lesquelles il suffisait de reconnaître pour divine et
de vénérer une seule de ces forces représentées dans les divers temples ; car
on était censé reconnaître et adorer ainsi la divinité première elle-même dans
toutes ses émanations particulières.
9. Cependant, la vraie connaissance de l'unique vraie divinité demeurait
ainsi sous la coupe de prêtres qui devenaient toujours plus paresseux et plus
ambitieux. Quant au peuple, il n'était tenu de connaître et de vénérer, chacun
selon sa tâche, que les nombreuses forces singulières émanant de la divinité
unique, et il n'était plus permis qu'il titi petit nombre de s'initier aux plus grands
mystères dans les écoles supérieures.
10. Des étrangers venaient aussi de partout, demandant à être instruits
dans la sagesse des Egyptiens. Mais ceux-ci, c'est-à-dire leurs prêtres, les
menaient certes volontiers de temple en temple et d'école en école, mais ne
leur montraient que les images symboliques de la divinité unique représentées
dans les temples. Les étrangers repartaient avec un peu de connaissance,
mais aussi de nombreuses statues qu'ils avaient achetées, et à qui, de retour
dans leur pays, ils bâtissaient des temples et des écoles où ils mettaient des
enseignants et des prêtres.
11. C'est ainsi qu'est née l'idolâtrie et le culte des images, et que les
hommes en sont venus à croire qu'ils avaient fait tout ce qu'il fallait s'ils
vénéraient l'une ou plusieurs de ces images qu'on leur présentait dans les
temples, et s'ils leur offraient avec zèle des sacrifices selon leurs moyens !
12. Quant à l'unique vraie divinité, on la vénérait avec une certaine
crainte sous le nom du Destin impitoyable, et les Grecs ont même bâti à ce
Destin un temple sur lequel étaient inscrits ces mots : "A l'unique Dieu que nul
homme ne connaît." Ainsi, il n'y avait dans ce temple aucune statue, mais
seulement un cercle recouvert du "voile d'Isis", derrière lequel nul n'avait le
droit de regarder.
13. C'est donc là en peu de mots l'explication complète de ce qui se
cache derrière les nombreuses figures des idoles païennes. »

GEJ3 C41
Mathaël conte ses tribulations et sa guérison

1. Mathaël dit : « Eh bien, frère, nous étions compagnons au Temple et


avons partagé le même sort, à cette différence que vous êtes partis vers le
midi et que nous avons dû aller vers le levant. Mais nous sommes tombés
entre les mains d'une horde de diables incarnés, et c'est ainsi que nos corps
sont devenus la demeure de diables sans nombre : mais il y avait ici un
guérisseur, à coup sûr le plus grand que la terre ait jamais porté ; et il nous a
guéris sans la moindre rétribution par la seule puissance de sa parole qui
commande à toute vie.
2. Oui, il est ici, et c'est celui-là même que le capitaine romain Jules a
mentionné dans sa question : mais le moment n'est pas encore venu pour
vous de faire plus ample connaissance avec lui. C'est lui-même qui décidera
quand vous pourrez mieux le connaître ! Aussi, ne posez plus de questions là-
dessus et écoutez ce que je vais vous dire.
3. Il est vrai que vous êtes encore des enfants de ce monde, mais vous
pouvez aussi, si vous le voulez, accéder à la filiation divine qui donne la liberté
et la vie. Ces seigneurs de Rome vous en procureront volontiers les moyens.
Le seigneur qui vous a interrogés ne perdra assurément pas un instant pour
vous mettre sur la bonne voie, et cela d'autant plus aisément que le grand
gouverneur de Sidon, Cyrénius, est également présent ici.
4. Regardez ceux qui se tiennent là, derrière vous : ce sont encore
trente templiers ! Ils appartiennent déjà à la légion étrangère et sont devenus
tout à fait Romains. Faites de même, et vous êtes sauvés pour toujours et
pour l'éternité ! Jérusalem, elle ne nous portera plus jamais bonheur : car vous
savez ce qu'est le Temple, et aussi, je l'espère, ce qu'est la ville de Jérusalem
presque tout entière, ainsi que l'eau maudite ! Quel homme pourrait encore
souhaiter revoir jamais ce repaire favori de tous les diables et de tous les
péchés ? Si vous voulez mourir, partez pour Jérusalem : mais si voulez vivre,
et aussi trouver la vie éternelle, devenez Romains selon le corps et de vrais
Juifs selon Moïse dans l'âme ! Comprenez-vous cela ? »
5. Suétal dit : « Oui, oui, nous le comprenons : mais il est tout de même
extraordinairement étonnant que ton esprit soit devenu si immensément clair.
Je te reconnais d'ailleurs maintenant comme l'un de nos collègues du Temple,
et je sais que tu étais un habile orateur et que tu as dit plusieurs fois fort
crûment la vérité en face à nos supérieurs, ce qui eut d'ailleurs pour
conséquence que avec quatre autres de ta sorte, je crois, tu fus envoyé en
Samarie ! Oui, oui, c'est bien toi, et nous nous réjouissons tous de te revoir ici
parfaitement sain de corps et d'esprit ! Ton conseil, ami, est sans doute fort
bon en soi mais le polythéisme des Romains... »
6. Mathaël interrompt Suétal : « ... vaut encore mille fois mieux que le
monothéisme obscurantiste et en vérité parfaitement idolâtre du Temple ! Dis-
moi donc lequel des prêtres du Temple croit encore en Dieu ! Je vous le dis :
leur estomac et leur plaisir sont désormais leurs seuls vrais dieux et ils sont au
service de la mort, du péché et de tous les diables ! Pour quelques pièces
d'argent, tu peux faire modifier à ta guise les commandements de Moïse, mais
quand il s'agit de leurs préceptes de goinfrerie et de débauche, ils n'en
rabattent pas une apostrophe ! Ils n'ont plus de vie et se prétendent pourtant
les maîtres de la vie, et ils voudraient recevoir tous les honneurs à ce titre !
7. Ils n'ont plus la moindre idée de ce qu'est la Vie : tous autant qu'ils
sont. ils ne comprennent plus un iota de l'Ecriture, et ils connaissent autant les
prophètes que toi le bout du monde. Ils ont tous depuis longtemps abandonné
toute vie spirituelle et n'en soignent qu'avec plus de zèle l'existence de leur tas
de chair. Comment pourraient-ils donc trouver dans leur mort parfaite de quoi
enseigner et donner la vie éternelle de l'âme ?
8. Si elle veut survivre en tant que vraie vie, la vie doit être reconnue en
profondeur dans le combat de la Vie contre la vie et contre la mort, et se
conforter toujours plus activement par cette reconnaissance : comment un
mort pourrait-il donc te montrer ce qu'est une vie qu'il n'a jamais connue, ni en
lui-même, ni hors de lui ?! Je vous le dis : au Temple gîte depuis longtemps la
mort éternelle : mais en ce lieu, c'est véritablement la vie éternelle qui
demeure ! Et les Romains le comprennent et s'emplissent de la Vie, tandis que
le Temple ne le comprendra jamais, parce qu'il est déjà définitivement mort.
Qu'est-ce donc qui vaut mieux : le polythéisme des Romains, ou le
monothéisme du Temple ?! »
9. . A ce discours, les douze ne peuvent assez s'émerveiller de la très
grande justesse des vues de Mathaël et de son incontestable sagesse.
10. Puis, s'excusant auprès de Jules, Suétal dit : « Noble seigneur.
Pardonne-nous de t'avoir fait attendre si longtemps notre réponse : mais tu as
entendu toi-même les sages paroles de Mathaël : nous en étions si pénétrés
que nous n'étions pas capables jusqu'ici de te donner la réponse souhaitée.
Mais si tu veux bien nous témoigner encore quelque patience, nous te
donnerons assurément bientôt une réponse des plus fermes ! »
11. Jules dit : « Que cela ne vous fasse pas négliger Mathaël, car il en
sait davantage que moi et plusieurs milliers d'autres comme moi réunis ! Je
me tairais volontiers mille ans pour l'écouter parler ! Aussi, vous pouvez bien
vous entretenir avec lui, car c'est lui qui vous donnera à peu de chose près le
meilleur avis qui soit. »
12. Suétal dit : « Il nous l'a déjà donné et il ne tient qu'à toi désormais
que nous soyons admis dans la légion étrangère ! »
13. Jules dit : « Fort bien ! C'est comme si c'était fait : néanmoins, le
sage Mathaël sera sans doute en mesure de vous donner à cet effet bien
d'autres enseignements d'une très grande sagesse !
14. Suétal dit : « Oui, nous le pressentons, bien que cette particularité
qui est la sienne demeure pour nous plus insaisissable que l'air ! Comment
est-il parvenu à une telle sagesse, cela est vraiment inexplicable ! On peut
encore comprendre qu'il ait été miraculeusement guéri de sa folie furieuse :
mais d'où il tire cette sagesse, le comprenne qui pourra !
GEJ4 C36
Des maladies de l'âme et de leur traitement

1. (Le Seigneur :) « C'est pourquoi vous ne devez pas juger les


hommes, si vous ne voulez pas finalement être vos propres juges !
2. Car ne serait-ce pas une folie parfaitement inhumaine que de juger un
homme malade dans son corps et de vouloir le punir sans scrupule
simplement parce qu'il est tombé malade ?! Mais c'est encore une folie bien
plus grande et bien plus inhumaine que de juger et de condamner un homme
à l’âme malade parce que son âme, pour les raisons déjà dites, est tombée
dans la faiblesse et la maladie !
3. Selon vos lois et vos décrets, vous nommez de tels hommes criminels
et les soumettez à une punition dure et impitoyable : mais que faites-vous par
là Vous punissez une âme parce qu'elle est tombée malade sans qu'il y ait au
fond de sa faute ! Demandez-vous alors quel effet font à Dieu vos jugements !
4. Et toi, Mon cher Cyrénius si ami des hommes, demande-toi ce que tu
aurais fait sans Moi de ces cinq grands criminels, en tant que juge suprême de
Rome ayant droit de vie et de mort ! Vois-tu, tu te serais fait raconter leurs
infâmes méfaits, et tu les aurais finalement voués tous les cinq à mourir en
croix ! Te serait-il venu à l'idée de penser que ces cinq hommes étaient
habités par des esprits ? Oh, que non ! Cela ne te serait jamais venu à l'idée !
5. Tout courroucé de leurs méfaits, tu les aurais condamnés à mort avec
le plus grand sang-froid du monde, et tu aurais encore été tranquillisé par la
pensée d'avoir rendu un grand service à Dieu et à l'humanité ! Pourtant, quelle
perte aurais-tu causée à l'humanité en ôtant à la terre de tels esprits, qui
aujourd'hui, parfaitement guéris dans leur âme et dans leur corps, éclairent les
hommes de cette terre comme le soleil du printemps et sont destinés à éveiller
au bien et à la vérité des milliers de milliers de cœurs humains ! Tu agiras
certes tout autrement désormais : mais autrefois, tu aurais été impitoyable !
6. Et, vois-tu, il en va de même pour tous les jugements terrestres en ce
bas monde ! Pour les maladies et les infirmités du corps, un trouve des
médecins qui préparent toutes sortes de remèdes c'est seulement pour les
maux de la malheureuse âme qu'il n'y a d'autre médecin ni de remède qu'un
gros livre rempli de lois souvent bien difficiles à respecter, et derrière ces lois
le jugement par le glaive !
7. Ne serait-il pas plus subtil, plus intelligent et plus humain de susciter
davantage de médecins et de remèdes pour les âmes tombées malades que
pour des corps qui deviendront sous peu la nourriture des vers !
8. Qu'une maladie de l'âme déjà bien avancée soit plus difficile à guérir
que la plupart des maladies du corps, personne ne le sait mieux que Moi ;
mais aucune n'est tout à fait incurable, alors qu'il y a pour chaque corps une
dernière maladie pour la guérison de laquelle aucune herbe n'a encore poussé
sur terre ! Et pourtant, vous les hommes, vous faites bien plus souvent les
choses à l'envers !
9. Pour un corps pourri et entièrement mortel, vous avez des hôpitaux
sans nombre, des apothicaires, des bains, des onguents, des emplâtres, des
breuvages salutaires : mais pour l'âme immortelle, vous n'avez pas encore
érigé une seule maison de santé !
10. Tu te dis sans doute en toi-même "Comment tout cela eût-il été
possible sans Toi, ô Seigneur ! Où l'aurions-nous pris et de qui l'aurions-nous
appris !" Il est vrai - et cette connaissance nécessite à coup sûr d'explorer plus
profondément l'ensemble de la nature humaine qu'il n'est besoin pour savoir
simplement, par la bonne vieille expérience, quel suc de plante soulage le plus
vite les maux d'un estomac trop gavé : mais l'âme immortelle mérite aussi
qu'on se préoccupe un peu plus de sa constitution complexe que de la
constitution d'un estomac trop rempli par goinfrerie !
11. Il est vrai que de tout temps, des médecins des âmes emplis de
l'esprit de Dieu ont été envoyés en ce monde et ont prêché la bonne voie de la
guérison des âmes. Beaucoup en ont tenu compte et n'ont pas manqué d’être
guéris : mais les soi-disant grands et puissants de ce monde continuaient de
se considérer comme sains d'esprit et, méprisant les médecins des âmes par
Moi envoyés sur terre, finissaient par les persécuter et par leur interdire
d'exercer leur œuvre de guérison sur les âmes malades - et c'est ainsi qu'à
cause des grands et des puissants de ce monde, la doctrine de la grâce
comme moyen de guérir les âmes malades des hommes n'a jamais pu
s'enraciner suffisamment pour devenir un jour un arbre de salut en pleine
force.
12. Et lorsque, quelque part, une semence saine et puissante était
pourtant déposée, les égoïstes enfants de cette terre, avides de pouvoir, s'y
entendaient à dépouiller l'arbre, prenant les branches qui leur paraissaient
superflues et grattant l'écorce indispensable à son existence jusqu'à ce que
l'arbre finisse par se dessécher. Et c'est aussi pourquoi, jusqu'à cette heure,
on n'a institué et mis à la disposition des hommes d'autres hôpitaux pour
soigner les âmes malades que des lois terriblement sévères, des mises aux
arrêts, des prisons préventives, d'effroyables geôles punitives, enfin le glaive
tranchant et inexorable et toutes sortes d'instruments de supplice et de mort
dans la souffrance et le martyre. Et ce sont les produits d'âmes certes très
malades elles aussi, mais fortes : ce sont donc celles-ci qu'il faut secourir
avant tout, si l'on veut parvenir enfin à quelque succès sur cette terre duis la
guérison des petites âmes faibles soumises à leur administration. »

GEJ4 C37
Des hôpitaux des âmes et des médecins des âmes
1. (Le Seigneur :) « Voilà précisément pourquoi J'ai dû venir en
personne sur cette terre, afin d'édifier pour toutes les âmes malades un hôpital
des âmes qui agira durablement, parce que les hommes ne l'auraient jamais
réalisé d'eux-mêmes.
2. Mais, malgré cela, il sera toujours difficile de maintenir de façon
permanente un tel hôpital des âmes malades, parce que certains hommes en
viendront toujours à sentir qu'il porte préjudice à leurs droits dans leur monde
illusoire.
3. L'amour de soi et du monde, qui est le souffle de l'enfer dans la
poitrine de l'homme, se dressera toujours contre lui, refusera d'être guéri de
ses mauvaises maladies et ne voudra pas renoncer aux moyens du monde
que sont les lois rigoureuses et difficiles à respecter, avec leurs jugements et
leurs punitions.
4. Pourtant, ils seront toujours nombreux en tous lieux ceux qui, après
Moi, maintiendront cet hôpital des âmes aujourd'hui fondé par Moi pour le
grand nombre de ceux qui voudront en faire usage. Certes, ces véritables
hôpitaux auront bien des choses à supporter pour l'amour de Mon vrai nom
vivant et souvent beaucoup à souffrir des âmes certes puissantes en ce
monde, mais elles-mêmes très malades : mais Je saurai les protéger Moi-
même !
5. Si pourtant des âmes humaines de ce monde trop malades et
obstinées dans le mal entendaient détruire complètement l'un ou l'autre de ces
hôpitaux des âmes, Je saurais bientôt les arrêter par un jugement
extraordinaire approprié et remettre la guérison de ces âmes aux
établissements de l'au-delà, ce qui, jusqu'à cette guérison qui progressera très
lentement, occasionnera bien des pleurs et es grincements de dents !
6. Même en ce monde, les remèdes efficaces ont souvent un goût très
amer : mais les remèdes pour la guérison es âmes dans l'au-delà seront bien
plus amers, car ils doivent être très puissants pour pouvoir ainsi guérir une
âme si dangereusement malade qu'il n'y avait plus pour elle aucune guérison
possible ici-bas. Guéries, elles le seront, mais cela sera long et terriblement
rigoureux ! Bienheureux donc celui qui guérira son âme dans les
établissements de cette terre !
7. Pour toutes les raisons que Je viens de dire, soyez donc à l'avenir,
vous, puissants juges, de vrais médecins des âmes, et appliquez à chaque
âme malade un jugement propre à sa guérison, et non à son dépérissement
plus grand encore !
8. En vérité, de même que vous aurez, par un jugement lui-même très
malade dans l'âme, rendu plus malade encore une âme qui l'était déjà
beaucoup, ainsi serez-vous vous-mêmes d'autant plus misérables et plus
malades dans votre âme, et votre guérison sera ensuite dans l'au-delà bien
plus amère que celle de l'âme rendue plus misérable encore par votre cruel
jugement ! Car cette âme, malgré votre jugement cruel et absurde, est et
demeure une fois malade, et pourra ainsi dans l'au-delà se rétablir par une
seule guérison : mais l'âme d'un juge déraisonnable tombera doublement
après chaque jugement cruel et dépravé, dans la maladie même de l'âme
qu'elle vient de juger sévèrement, et fera croître ainsi nécessairement du
double sa propre perversion essentielle. Il n'est pas besoin de réfléchir
longtemps pour comprendre que la guérison dans l'au-delà d'une âme de juge
devenue aussi misérable et aussi malade sera très longue et très rigoureuse !
9. Si médecin malhabile et toi-même malade, on te demande d'aller voir
un homme gravement malade, que tu y ailles attiré par le gain et que, dans ta
maladresse, tu lui donnes un remède qui ne le soulage pas, et parfois au
contraire augmente sa détresse quel avantage en tires-tu ? Puisque tu ne l'as
pas secouru, tu ne seras pas payé - comme c'est chez vous la coutume : mais
en outre, tu as été contaminé par la grave maladie de ce patient, et à présent,
non seulement tu n'as pas été payé, mais tu dois supporter deux maladies au
lieu d'une seule !
10. Si ensuite on envoie à ta place un médecin habile, ne va-t-il pas
guérir ton ancien patient par un unique remède approprié, alors que pour toi
qui es maintenant atteint de deux maux, il devra à coup sûr recourir à un
double remède pour tenter de te secourir ? Et ce double remède causera à
coup sûr dans ta chair malade une révolution pour le moins deux fois plus
violente que celle opérée par le remède simple chez le simple malade que tu
auras traité précédemment.»

GEJ4 C38
De la véritable justice

1. (Le Seigneur :) « Je pense que vous avez bien compris cela à


présent, et c`est pourquoi Je vous dirai encore : cela ne veut pas dire que
vous devez maintenant, à cause de ce que Je vous ai dit, détruire toutes les
prisons et tous les lieux de détention, qui restent un mal nécessaire contre le
grand mal que sont des âmes très malades, ni briser toutes les chaînes et
toutes les épées : oh non, ce n'est pas du tout cela ! Au contraire, les âmes
atteintes de graves maladies contagieuses doivent être soigneusement isolées
des âmes saines et maintenues sous bonne garde jusqu'à ce qu'elles soient
foncièrement guéries.
2. Mais ce ne sont pas votre colère et votre ressentiment qui doivent les
maintenir solidement enfermées, mais votre grand amour du prochain et le
profond souci, inséparable de cet amour, d'assurer si possible leur complète
guérison ! Si le juste esprit d'amour vous indique que, pour tel ou tel grand
malade, une potion amère est nécessaire, ne la lui refusez pas, car ce serait
une pitié bien inopportune et prématurée. Mais vous ne devez donner cette
potion amère au grand malade que par amour véritable, car c'est ainsi qu'elle
produira chez lui à coup sûr la guérison souhaitée, et qu'une grande partie de
la bénédiction retombera sur vous.
3. Le remède que J'ai d'abord ordonné ce soir-là pour les cinq possédés
n'était assurément ni doux. ni d'un goût agréable : mais Mon grand amour
pour eux l'a reconnu indispensable à leur complète guérison, et c'est pourquoi
cette amère potion fut de Ma part un grand acte d'amour envers eux. Le
lendemain, ils n'en furent que plus vite guéris de tous leurs maux, et ils vous
diront si un seul d'entre eux Me garde rancune pour l'amère potion qu'il a dû
boire !
4. Mais si un homme animé seulement par la colère et la soif de
vengeance tourmente et martyrise un criminel supposé de la façon la plus
impitoyable, il devient lui-même un bien plus grand criminel et devra un jour
déguster une potion d'autant plus amère.
5. Selon la mesure dont vous usez, il vous sera un jour rendu avec cette
mesure ! A celui qui mesure avec un véritable amour, il sera rendu un jour
dans la même mesure : mais à celui qui mesure dans la colère et la
vengeance, il sera rendu un jour pour sa guérison exactement le même
remède, mais dans une mesure plus que doublée, et il ne sortira pas du
sévère établissement de l'au-delà une seconde plus tôt qu'il ne faudra pour
que chacune des fibres endurcies de son âme devienne blanche et douce
comme la laine !
6. A présent que Je vous ai montré la vraie nature de l'homme et
comment il est fait, vous ne pourrez plus dire : "Nous ne savions pas tout
cela !" Mais puisque désormais vous le savez et le connaissez, agissez en
conséquence et enseigner-le aussi à ceux qui dépendent de vous et qui
jusqu'à présent, étant eux-mêmes malades, ne savent pas ce qu'ils font, et
c'est ainsi que vous contribuerez le mieux à l'établissement de Mon royaume
sur cette terre, et que Ma satisfaction accompagnera tous vos actes : mais si
jamais vous vous remettez a agir selon votre ancien état d'esprit, dites-vous
que votre âme est de nouveau la proie de la maladie, et priez pour que Je
vous en guérisse et pour ne pas subir une double peine par votre propre faute.
7. O vous qui jugez et qui, par vos sentences, rendez plus malades
encore les pauvres âmes qui l'étaient déjà, réfléchissez sérieusement à ce que
vous êtes et à ce que vous devriez être en vérité, et à ce que vous devez faire
pour vous conformer à l'ordonnance divine. Vous, juges et puissants qui
régnez sur la faiblesse de peuples qui, finalement, sont eux-mêmes toute
votre puissance, votre force et votre dignité, vous devez être de vrais pères
pour vos peuples, et, comme tels, vous préoccuper grandement de la bonne
santé des nombreux enfants qui vous sont confiés et prendre soin avec amour
et un vrai souci paternel du bien de leur âme ! Vous n'avez pas besoin d'être
des médecins des corps, mais il vous faut être d'autant plus de vrais médecins
des âmes !
8. Mais, parce que vous voyez souvent vos enfants ne pas tenir compte
de vos ordres paternels et parfois même les enfreindre gravement, convient-il
pour autant que, pour faire en quelque sorte un exemple, vous torturiez tel ou
tel de vos enfants et finissiez même par le suspendre à une croix ?! Il se peut
qu'un père tyrannique ait fait cela un jour, mais l'histoire du monde ne doit pas
comporter beaucoup d'exemples de cette sorte ! Mais vous qui êtes de bons
parents, vous réprimanderez vos enfants en faute avec une sévérité au moins
apparente, et, dans les cas les plus graves, les corrigerez aussi avec la verge
salutaire. Si les enfants en deviennent meilleurs, vous en concevrez sans
doute une grande joie : car ce sera pour vous un vrai plaisir que de voir les
âmes de vos enfants demeurer saines.
9. Faites de même, puissant juges, envers tous les êtres humains, et
votre joie n'aura pas de fin ! Imaginez-vous à la place de ceux qui doivent en
toute justice vous obéir et qui acceptent et respectent vos lois. Ne serait-ce
pas bon pour vous si, devenus vos .juges, ils vous témoignaient de la
compassion et vous épargnaient le plus possible ? Faites-leur donc, lorsqu'ils
comparaissent devant vous avec leurs alliés malades, ce que vous pourriez
raisonnablement souhaiter qu'ils vous fassent si vous comparaissiez vous-
mêmes devant eux avec vos âmes malades !

16. ÉNERGIE, SUBSTANCE ET ESPRIT

22 février 1871
Ces trois mots ont trait aux choses dans lesquelles les hommes ont
des concepts très erronés. Les deux premiers en particulier, génèrent
beaucoup d'ennuis chez les matérialistes parce qu'ils croient avoir trouvé en
eux-même l'univers entier, la raison de son apparition, de son existence et de
sa disparition, à la suite de quoi l'explication donnée par Dieu, comme étant
un Être Spirituel qui dirige tout, a été complètement niée.
Puisque c'est précisément les matérialistes, ou les actuels professeurs
"je sais tout" de géographie, de science animale et de minéralogie, qui
répandent partout ces idées, les établissent comme étant le premier principe
et croient ainsi avoir dit tout sur tout, nous devons toujours, si nous voulons
dire à ces professeurs intelligents quelque chose qui prouve clairement leur
ignorance, commencer par expliquer les concepts que ces mots
représentent. Tout d'abord on doit savoir de quels outils on a besoin avant de
commencer un travail, car c'est la seule façon juste par laquelle l'un ou l'autre
outil prouvera la dextérité du maître.
Ainsi, qu'est vraiment ce que l'on appelle "l'énergie" ?
Regardez, vous les hommes qui étudiez et imaginez être vraiment
sage, de sorte que, après toute exploration et examen, vous parvenez au
point même où vous avez commencé, en voulant définir l'énergie comme un
agent de l'univers entier visible et invisible; regardez, Je dois vous dire que
l'énergie, ce mot si fortement encensé sur les pages et les titres de vos livres,
n'est pas quelque chose qui existe indépendamment ou seul, mais indique
seulement le produit d'un autre, un agent invisible, dont vous ne voulez pas
admettre l'existence, en déclarant péremptoirement que : "l'Énergie est une
loi naturelle qui équivaut au mouvement ou la vie."
Mais maintenant nous demandons à ces scientifiques : si votre monde
entier est constitué seulement de substance et d'énergie, qui donne
l'impulsion à cette énergie pour qu'elle puisse et doive se manifester elle-
même ainsi et non autrement, influençant toujours par l'application de sa
force le deuxième acte de foi de votre science, à savoir, la substance ?
Vous voyez la pierre rouler en bas de la montagne ou tomber dans l'air
et immédiatement vous en concluez : c'est la force ou la loi de la gravité, la
force d'attraction de la terre, qui balaie la pierre privée de sa base jusqu'à ce
que, ayant atteint une autre base ferme, elle s'arrête et reste là, dans
l'espérance d'une autre "force", qui y agirait différemment!
Bien, si J'avais dû être en apprentissage chez ces scientifiques et avoir
entendu leurs sages raisonnements, Je demanderais comment le monde
s'est créé lui-même, comment il se supporte et se détruira lui-même en leur
disant : "Messieurs! C'est vrai, vous M'avez montré les effets d'une force; Je
l'ai en effet essayé Moi-même et J'ai trouvé les principes fixés par vous
confirmés. Cependant, étant dans l'incapacité de voir l'énergie mais
simplement d’en ressentir les effets, J'aimerais savoir ce qu'elle est en réalité
et en avoir une explication."
Ces messieurs qui savent tout répondent immédiatement et
unanimement : "l'Énergie est une loi naturelle sans laquelle la nature ne peut
pas exister."
"Bon," dis-Je, "Vous avez raison! Mais maintenant Je veux savoir aussi
: Y a t’il dans la nature un exemple d'une chose qui fixe ses propres lois ?
Pour vous, messieurs, qui ne reconnaissez pas un Législateur bien que vous
essayiez de M'imposer le silence avec le concept "de lois naturelle ". Bien, Je
suis Un de ces élèves qui veulent savoir tout à fond et ne peuvent pas se
satisfaire de la moitié d’une explication, quoiqu'elle fût une " expression
scientifique."
Ces messieurs qui savent tout deviennent fâchés lorsqu'un élève veut
en savoir plus qu'ils ne peuvent offrir et ils Me tournent le dos et Je suis donc
contraint de trouver Ma propre sortie pour échapper au chaos des
expressions scientifiques, car le bateau des scientifiques s'est échoué sur le
fond peu profond de leurs " lois naturelles".
Maintenant que tant de conversations portent sur "l'énergie", "les forces
naturelles", "la propulsion", "la répulsion", "la gravité", "la pression",
"l'attraction", etc., essayons d'abord de nous former une idée sur ce qu'est en
réalité "l'énergie"; voyons alors comment elle se manifeste dans la nature et
comment elle influence la vie organique et inorganique et ce qui donne la vie,
la prend, la construit et la détruit, devenant ainsi le sustentateur de l'univers.
D'abord - qu'est ce qu'est l'énergie ? Regardez, l'énergie n'est rien
d'autre qu'une manifestation perceptible dans une chose qui doit changer ou
bien sa place ou bien sa forme par suite de l'influence d'un autre objet, ce qui
est effectué d'une telle façon que dans l'extérieur ou intérieur d'un objet on
peut observer un mouvement, une augmentation ou une diminution de la
taille, ou même sa dissolution.
Bien, cette action d'un objet étranger vers un autre est seulement
l'impulsion, propre à la seconde entité, pour échapper aux éléments qui
l'encerclent et l'influencent ; c'est l'impulsion vers l'inertie, par opposition au
mouvement.
La pierre veut être couché au repos, ce qui signifie qu'elle veut
continuer, en union avec son appui, à avoir toutes ses parties, depuis le plus
petit atome, qui ne se sentent pas dérangées dans leur dimension quant à la
largeur, la longueur et la profondeur.
Ainsi, aussitôt qu'un autre objet manifeste une influence sur la pierre
pour la sortir de son inertie confortable, sa nature entière résiste; toutes ses
parties, autrefois densément empaqueté dans une complète inertie,
commencent soit à s'étendre soit probablement à se contracter et vibrer. Bref,
la pierre, en raison de sa résistance envers l'autre objet qui la heurte, n'est
plus la pierre dure, sans vie qu'elle avait précédemment été, mais elle vit.
Tout en elle se déplace et vibre.
Bien, quel est le résultat quand un objet inerte entre en mouvement ?
Regardez, le résultat est qu'il doit abandonner sa forme précédente et sa
consistance, et être forcé de devenir quelque chose d'autre, car ses éléments
ne sont plus aussi fermement liés que précédemment. Alors la force
recherche à avoir l'influence la plus forte, casse et brise la pierre et, si
possible, dissout même ses composants en poussière.
Ainsi la pesanteur, ou la force d'attraction, de la terre sur ses parties
constitutives est toujours opposée à une autre force, à savoir, la force ou la
forte envie de détruire tout ce qui existe et ensuite de former à nouveau
quelque chose de neuf à partir des résidus.
L'énergie, quand elle se manifeste et que l'homme peut en voir les
conséquences ou les sentir, a une autre caractéristique qui n'est ni dans la
pierre, ni dans son environnement, mais qui est causé et stimulé par d'autres
éléments, et fait changer leur forme et leurs parties constitutives à ces
derniers, prenant la vie et propageant la vie, détruisant et reconstruisant,
assurant de ce fait la permanence éternelle uniquement en créant à nouveau
et en détruisant en même temps.
Cette énergie se manifeste dans toutes les directions possibles et dans
une variété de formes. Son facteur causal est ainsi une puissance supérieure
qui, dans son désir de se manifester, est seulement visible sous la forme
d'une force. De là, l'énergie en tant qu'une chose indépendante, comme les
matérialistes qui savent tout veulent le croire, n'existent pas du tout et n'est
jamais un facteur indépendant vital, mais le produit de deux facteurs plus
hauts, à savoir, l'inertie et le mouvement.
C'est par ces deux importants principes fondamentaux de l'univers
entier que le monde existe, a été créé, est supporté et est incessamment
transformé dans quelque chose de nouveau.
L'inertie est aussi exprimée par un deuxième nom que nous pourrions
lui donner, à savoir, la substance. Et l'activité de la vie, qui par son influence
supporte et accélère tout, est l'esprit; il est le stimulateur d'énergie et le lien
qui maintient la matière et est ainsi le facteur principal de toute vie. Car sans
esprit il n'y a aucune vie, sans vie aucune substance et la substance n'a
besoin d'aucune énergie; car l'énergie est le produit tiré de l'esprit et s'il
manque, tout manque.
Maintenant nous avons jusqu'ici éclairci le concept d'énergie ou de
force et nous pouvons passer au suivant par lequel l'énergie se manifeste;
c’est à dire au moyen de la substance. Car l'énergie peut seulement exister là
où il y a la résistance et où il y a la substance, comme quelque chose le
matériel, qui fournit grâce à ses nombreux composants la résistance
physique au principe d'inertie; elle s'oppose au mouvement et devient ainsi
visible comme la force.
Maintenant nous demandons : "qu'est ce que la substance ?" Les
scientifiques disent : "la Substance est tout ce qui est capable d'expansion
quant à la longueur, la largeur et la profondeur."
Bon, maintenant nous continuons à demander : "De quoi la substance
est-elle constituée ?" Et de nouveau les scientifiques diront :
"La Substance est composée de tout ce qui est présent dans l'univers
entier sous des formes dissoutes ou compactes ; la substance est tout ce qui
pourrait être appelé les éléments de base de la création."
Bon, mais maintenant nous demandons : "Combien de sortes de
substance sont là et comment peut-on les distinguer, ou les séparer l'une de
l'autre ?"
Alors les scientifiques disent de nouveau : "au moyen de l'analyse
chimique nous avons trouvé d'innombrables substances qui (jusqu'ici pour
nous) sont indestructibles et celles-ci constituent l'univers. Leurs
combinaisons diverses forment tout ce que nous pouvons physiquement voir
ou sentir. Ces combinaisons ou, comme ils disent, "ces composés chimiques
", sont cependant soumis à certaines lois, certaines sont la loi d'assimilation,
les autres des lois de répulsion."
Maintenant nous demandons de nouveau : "Mais, messieurs, vous
parlez à nouveau de lois, de sorte qu'à la fin Je dois inévitablement présumer
un Législateur."
Sur ce ils répondent : "Ami, ce n'est pas ce que nous voulons dire. Les
diverses sortes de substance ont des caractéristiques diverses par lesquelles
il leur est permis seulement certaines combinaisons ou contacts, pendant que
d'autres sont une pure impossibilité."
En réalisant que de nouveau nous ne pouvons pas entièrement être
d'accord avec ces professeurs, nous devons encore une fois compter sur
nous et nos cinq sens et poser la question : Qu'est-ce que la substance ? Et
notre cœur nous dit simplement :
"La substance" n'est rien du tout. "La substance" est un terme général,
qui, en classant tout également, ne tient pas compte des diversités. Si
quelqu'un avait voulu définir tout ce qu'il y a dans le monde visible comme
étant la substance, il serait finalement impossible de trouver une définition
simple pour les combinaisons de masses denses et légères, solides et
volatiles.
Ainsi "la substance" est au mieux représentée par le grand espace
d'éther au-delà de l'atmosphère de la terre, où tous les ingrédients sont
présents dans une solution qui entre dans la fabrication des globes du monde
et des diverses sortes d'atmosphère les entourant.
Là seulement "la substance" est présente, à savoir, le grand dépôt de
provision pour la construction de l'univers. Cependant, dans, sur et autour de
la terre, la substance n'est plus "la substance". Car là sont, selon leur but
respectif, des éléments attachés et combinés qui lorsqu'ils sont exposés à
d'autre, plus puissants, comme la vie, le mouvement ou la force, sont
contraints à se modifier et à changer de forme, à se transformer et apparaître
dans une nouvelle forme comme quelque chose de différent, après que leur
activité dans leur ancienne forme aura cessée.
Ici sur la terre, la substance est déjà liée d'une telle façon qu'une
séparation dans ses formes primitives n'est plus possible, puisque ses
composants individuels sont si complexement unis qu'ils représentent
seulement en cela, la plupart du temps, un amalgame intime, une autre
intégralité et s'opposent à n'importe quelle séparation par des moyens
artificiels. Alors ces messieurs qui savent tout croient avoir découvert "des
lois" ou de prétendues "lois naturelles" parce qu'ils ne réussissent pas à
réaliser qu'une puissance plus haute, à savoir, l'Esprit gouvernant toute
chose, atteigne le bien-être.
Les scientifiques de la nature et les savants, qui, bien sûr,
reconnaissent seulement les faits où la nature agit par des moyens grossiers
ou grands, ces messieurs ne réussissent pas à comprendre que malgré leur
démenti il y a toujours quelque chose qui est au-delà de leurs analyses
chimiques, leurs microscopes et leurs télescopes, leurs baromètres, leurs
électromètres, leurs thermomètres, anémo- et autres mètres. Ce qu'ils
observent n’est rien d'autre que des processus bruts qui se répètent et des
images fixes. Bien qu'ils y attachent beaucoup d'importance, ils ne
réussissent pas à les comprendre et, puisqu'ils refusent de reconnaître un
Seigneur et un législateur, ils enveloppent ces substances avec l'intelligence
et disent : "qu'elles suivent seulement telle ou telle impulsion," de la même
manière qu'ils suivent la leur, à savoir, la matérialisation de l'illusion de
vraiment savoir ou d'observer quelque chose.
À quoi bon pour eux si un mystère de la nature reste pour toujours une
question insoluble pour leur propre corps, à savoir, la corrélation entre la
matière et le spirituel, ou comment la masse cérébrale, qui est certainement
une chose matérielle-visible, produit seulement quelque chose de spirituel, ou
comment le métabolisme de leur propre corps travaille pour qu'ils puissent
aimer une vie saine; cela s'appelle l'esprit qu'ils ne veulent pas trouver!
Ces messieurs, qui dans la nature ne veulent pas reconnaître un
Seigneur, une puissance plus haute, tandis que quotidiennement, et même
toutes les heures, ils peuvent observer dans leur propre corps que l'esprit est
capable de diriger la matière, d'assumer une loi naturelle qui transforme
l'énergie et la substance en ce qu'ils voient visiblement et sentent
invisiblement devant eux. Cependant, pour leur propre corps, où le même
processus a lieu, ils ne veulent pas reconnaître une loi naturelle, mais veulent
régner autocratiquement.
"Combien faible et influençable êtes-vous, pauvres aveugles!" Cette
voix résonne dans votre direction émanant de la vie et aussi des objets
apparemment morts de la nature visible, partout elle vous crie :
"Nous existons! Mais pas enchaînés ensemble par hasard ou selon vos
"lois " ; nous avons été formés par une puissance supérieure, nous attirant et
nous repoussant selon notre individualité et tout cela seulement pour fournir à
vous, les sceptiques, un séjour plaisant sur cette terre et aussi, bien que vous
ne vouliez pas l'entendre, toujours nous rappeler à votre fière sagesse en
vous disant : "
"Nous existons! Mais nous ne sommes pas, comme vous, hommes
aveugles, le croyez," énergie "ou" substance "; nous sommes" esprit ", c'est-
à-dire du Spirituel emprisonné, du Spirituel perdu du Spirituel créant des
formes et les détruisant à nouveau. A la fin nous renaîtrons de tout ces
conflits spiritualisés pour vous montrer que tout dans toute la nature est esprit
mais que vous manquez simplement de l'esprit de compréhension nécessaire
et que, malgré la révélation que la nature visible et invisible vous témoigne,
vous refusez de condescendre à confesser : Oui, maintenant nous nous
rendons compte que nous ne savons rien! Quand cette exclamation
surviendra dans votre cœur et votre tête, vous aurez fait le premier pas vers
le but le plus grand prévu pour vous par le même très grand Esprit, qui vous
traite avec tant de patience et de grâce et fait tout ce qui est possible pour
vous prouver que Lui, un Esprit, ne peut pas créer la matière, mais seulement
du Spirituel!"
Maintenant que je vous ai montré la plupart des non-sens de tous les
systèmes matérialistes de la science, nous pouvons passer à notre propre
domaine, afin de nous avérer à tous les sceptiques ( qui nous regarde avec
bienveillance) et leur montrer qu'il n'y a aucune chose qui soit telle que
"l'énergie" ou "la substance", mais qu'il y a seulement "l'esprit", des esprits et
un Créateur spirituel Suprême! Amen.

23 février 1871
Hier nous avons affirmé que l'esprit est le constituant principal et
sustentateur principal de l'univers entier; aujourd'hui nous devons prouver ce
que nous avons affirmé hier.
Regardez, la première question surgissant ici est vraiment celle-la :
qu'est en réalité "l'esprit" et de quoi est-il composé ?
Répondre à cette question sera probablement un peu difficile;
cependant, nous essayerons de vous le mettre au clair au moyen d'un
exemple, pour que vous puissiez être capables de distinguer entre "l'esprit" et
"la manifestation d'une force".
Supposons maintenant que quelqu'un veut commencer un certain
travail, et que selon sa compréhension, ce travail logiquement commencée et
successivement poursuivi, doive produire un certain résultat. Bien, pour
effectuer cela, il concevra d'abord une idée, y pensera bien, y réfléchira et
ensuite il passera mentalement en revue les étapes de la procédure entière
du commencement jusqu'à la fin. Plus loin, ayant minutieusement considéré
et pesé le tout, il se procurera les moyens et des matériels exigés et ensuite,
sous l'influence de l'idée initialement conçue, les développera, les mélangera
et les combinera jusqu'à ce que le résultat final apparaisse.
Maintenant, si vous voulez visualiser ce processus tout à fait
clairement, vous verrez que l'idée spirituelle, ou la puissance vitale qu'elle
porte en elle, a toute la puissance pour faire tout avec tout à volonté et ce
que vous pouvez appeler la vie la plus intime, est cette puissance (volonté
toute puissante), ainsi que le transporteur, le promoteur et le créateur du
projet entier conçu par elle. Tout ce que cette puissance désire employer
dans l'exécution de son but doit d'abord être pénétré avec sa propre énergie,
pour que sous l'influence de cette énergie le tout se combine graduellement
dans un édifice homogène, qui alors exprimera en réalité l'idée conçue au
commencement.
Cette spiritualisation de la matière, ou l'utilisation de la matière pour
une action, ce réveil des éléments d'esprit reposant dans la matière pour un
effort collectif, est la vie réelle, ou la roue motrice de la machine entière.
Cette force activante vitale, qui est au-delà de tous les éléments pondérables
et impondérables, est donc en réalité "l'Esprit" qui, après toutes ses
gradations jusqu'à Moi, le Créateur unique et le Seigneur du créé, comprend
tout ce que cette puissance dans son expression la plus haute peut être.
Puisque cette puissance doit naturellement être arrangée d'une façon
telle qu'elle peut logiquement créer quelque chose, quelle logique
reconnaissez-vous comme loi naturelle ? Il s'ensuit que si quelque chose est
clairement créée pour perdurer, la première raison qui a généré cette création
ne la destine pas à la destruction, mais à la conservation. Donc, cette
puissance spirituelle doit avoir "un plaisir" dans le créé, qui n'est rien d'autre
que l'inclination et qu'est ce que "l'inclination" sinon l'amour ? De même
l'aversion, ou le stimulus pour la destruction du créé, doit être nommée la
haine.
De là il s'ensuit que l'Esprit Primordial, ou la puissance la plus haute,
étant celui qui crée, le principe actif et impérissable de la vie, est l'amour, ou,
autrement dit : la puissance la plus haute, c’est à dire Dieu, est Amour!
Là où il y a l'amour, aucune destruction, aucune haine n'est possible!
Maintenant, l'Esprit qui est dans Ma Personne, comme une identité
éternelle et indépendante doit avoir comme principe fondamental et attribut
principal "l'amour", il s'ensuit que Je dois aussi posséder tous les autres
attributs appartenant à l'amour, qui ne peuvent exister sans amour et sans
lesquels l'amour ne peut exister.
Ces attributs sont : la docilité, la patience, la persévérance (ou la
fidélité), l'humilité, et puisque toutes les choses créées ont été produites par
Moi, comme si c'étaient Mes enfants, c’est en eux aussi que l'amour paternel
trouve son expression la plus élevée.
Maintenant regardez, si le Créateur veut créer quelque chose, Il doit
sûrement doter le créé de quelque chose de Son propre moi, pour que cette
chose puisse ressembler à son Créateur et devenir digne de Lui!
Ainsi, pour engendrer l'univers avec tous ses mondes et ses soleils,
avec leurs plantes, minéraux et animaux, J'ai dû doter chacune de ces
parties, ainsi que toutes les choses de l'univers, avec un certain quantum de
Moi, avec un désir de graduellement progresser vers le haut et une forte
envie de nouveau de retourner vers Moi. En vertu du fait que "l'amour est
toujours attiré vers l'amour", dans tout le créé une partie spirituelle, comme
vous pouvez le comprendre et le saisir, a été solidifiée, c'est à dire que
plusieurs petites particules ont été condensées dans un plus grand volume
(forme), pour que selon le degré des relations de l'esprit lié à ces particules
ces dernières s'adhèrent plus ou moins densément pour former ainsi un
corps.
C'est de cette manière que tout ce que vous appelez la matière a été
créée, en éléments facilement solubles, volatils ou solides, jusqu'à la roche la
plus dure inclue.
Partout le constituant principal est et était l'esprit, dans des
combinaisons diverses avec sa propre sorte ou avec d'autres qui ont donné
lieu à des masses plus ou moins solides et plus ou moins grandes ou petites.
Vous avez un exemple éloquent avec l'eau, qui, en tant qu'élément
agile et léger, se change facilement en vapeurs sous l'influence de la
chaleur ; ou, au contraire, aussitôt qu'une certaine quantité de chaleur
s'échappe de ses parties ou de ses atomes simples, elle se transforme en un
bloc rigide et solide de glace.
Ici la différence consiste seulement en une transformation de l'eau en
glace à cause d'un manque de chaleur, ou d'amour dans les parties
individuelles de l'une vers l'autre, tandis que dans le monde entier créé c'est
précisément l'amour qui unit tout. Car l'amour force tout à s'attirer et par cette
forte envie de s'unir l'un avec l'autre, aussi étroitement que possible, met au
jour un autre facteur important et essentiel de l'amour, à savoir, la chaleur
qui, par suite de son association inséparable avec l'amour, lui est
équivalente.
Là où l'amour a rassemblé les particules d'esprit de même tendance,
une forte envie bienheureuse de chaleur est créée. Là où la chaleur se
développe, un état naissant survient graduellement, une lutte pour une
meilleure situation, plus pure, pour de meilleures combinaisons; en un mot,
un autre facteur visible surgit, à savoir, la vie.
Là où il n'y a aucun amour, il n'y a aucune chaleur et là où il n'y a
aucune chaleur, il n'y a aucune vie!
Cette vie, en tant que produit de la chaleur et de l'amour, ou de la
friction et du mouvement parmi les particules d'esprit individuelles liées,
provoque à son tour un autre facteur de création. Car là où il y a la chaleur, il
y a la friction, là où il y a une friction accrue, la chaleur se développe et là où
il y a des augmentations de chaleur, la destruction ou l'état naissant
commence ; dans cet état les particules d'esprit se transforment en d'autre,
plus hautes, avec des formes plus légères, et cette sortie joyeuse se
manifeste par des vibrations violentes ou des frémissements et cette
manifestation est finalement appelée la lumière!
Donc, là où il y a l'amour, il y a la chaleur, là où il y a la chaleur, il y a la
vie, là où il y a la vie, il y a la lumière !
Maintenant nous avons devant nous ces trois facteurs principaux
composant une création, qui aide à la créer et à la supporter et sans lesquels
rien n'existe. Car dans tout ce qui est créé, l'un ou l'autre facteur est toujours
prédominant et là où tous ces trois transporteurs de vie cessent d'exister, on
ne trouve aucune création, aucune vie, aucune chaleur, mais la mort, le froid
et la destruction ou la désintégration, pour que ces parties dissoutes puissent
retourner à un nouveau cycle de vie.
Maintenant regardez, "l'énergie" est seulement la forte envie spirituelle
de créer à nouveau ce qui existe. Quand cette forte envie se manifeste en
réalité, elle est reconnue par vos scientifiques de la nature comme des lois
naturelles.
"La substance" est seulement du Spirituel solidifié qui, comme vous le
voyez ici sur la terre, a depuis longtemps perdu ses formes primitives et est
visible sous les formes les plus solides et grossières de ses constituants, ce
n'est plus de la substance, mais de la matière qui, par l'influence mutuelle du
plus fort sur le plus faible, du plus grand sur le plus petit, provoque sa
désintégration et son changement, afin de libérer les esprits attachés là et
ouvrir pour eux la voie vers des niveaux plus hauts.
Cette rupture, ou l'influence de l'un sur l'autre, se manifeste à vos yeux
comme "la vie", comme la grande loi naturelle "de l'apparition et la cessation
d'exister", où l'une par la dissolution doit complémenter l'autre, pour qu'elle
puisse entrer dans le grand processus du retour vers Moi.
Ainsi, là où vos scientifiques voient seulement des lois naturelles qui,
malgré leurs idées, suivent seulement Ma volonté, précisément là seulement,
une vie spirituelle peut exister et se développer, une vie qui surpasse de
beaucoup toutes les choses tangibles, les idées et les concepts que vos
scientifiques peuvent saisir.
Et pour cette très bonne raison, à savoir, que le Spirituel ne se soumet
pas à leur volonté et refuse de devenir leur monopole, ils ont décidé que leur
meilleur enseignement serait de nier cela tout en bloc.
Pour eux il n'existe là aucun Dieu, aucun législateur, bien qu'ils
présument des lois naturelles; pour eux, c'est "la substance", qui fait ses
propres lois, on aurait ainsi une substance intelligente!
Pour eux, les lois sont seulement des "doit" ; selon leurs concepts, tout
dans l'univers se transforme en des éléments substantiels qui à partir de là
commencent à nouveau leur cycle mécanique. Pour eux il n'y a aucun
développement ascendant, mais une stagnation éternelle.
S'ils sont contents de se voir transformer, après leur propre dissolution,
en oxygène, en carbone ou en azote, ou en quelques autres "éléments"
pondérables ou impondérables, Je n'ai aucune objection. Je peux même être
d'accord avec leur désir et leur permettre de nager comme un quantum de
quelque sorte d'air pendant quelques millions d'années dans l'atmosphère de
quelque planète. Cependant, le temps viendra où cet état onirique deviendra
ennuyeux à leur conscience qui se manifestera elle-même, mais alors la
route pour aller d'une particule d'air à une âme humaine sera quelque peu
longue et difficile !
Jusqu'ici Je les ai laissés faire ce qu'ils aiment, comme des hommes
libres. Cela a en effet été le cas avec la plupart d'entre eux qui, quand ils sont
confrontés avec la dissolution de toutes les choses sous la forme de la mort,
voudraient eux-mêmes abjurer, si seulement cela était possible, tout qu'ils ont
écrit, alors qu'ils l'avaient acclamé de sang-froid, faisant ainsi rétrécir l'image
désolée qu'ils se sont formés du monde et qu'ils ont aussi essayé d'imposer à
d'autres.
S'il n'y avait pas Mon amour illimité et Ma pitié pour ces enfants
circonvenus, Je devrais certainement faire différemment avec eux.
Cependant, J'agis comme celui qui voie et donc pardonne à l'aveugle qui
entre en collision avec lui ou le renverse même ; car l'aveugle ne sait pas ce
qu'il a fait.
L'esprit est omniprésent, peu importe combien de fois et comment vos
philosophes et scientifiques essayent de le renier. Sans esprit, il n'y aurait ni
création, ni soleil scintillant dans le ciel, il n'y aurait pas non plus la moindre
vie!
En effet, c'est seulement l'esprit et son élément spirituel qui
communique la vie et donne une forte impulsion à la forme rigide et "la vie" à
la matière apparemment morte et insensible, et presse tout à chanter sa
réjouissance à l'Esprit le plus haut et le plus grand, qui est l'amour
personnifié, jusqu'à Moi.
Sans esprit il ne pourrait y avoir aucun amour et que serait la vie sans
amour ? Le chaos, une nature froide, rien qui ne réchauffe, ne console, ne
sanctifie!
Même dans votre vie humaine-terrestre, que serait la vie sans amour ?
Où y a-t-il un sentiment équivalent à l'amour! Qu'est-ce qui rend la nature
aussi belle et sublime ? Qu'est ce qui, dans la musique, évoque des
sentiments exaltants ? Qu'est ce qui inspire et réchauffe le pauvre, le
souffrant et anime le cœur ?
C'est le rayon d'amour qui flotte autour de vous au travers de la nature
matérielle et pénètre dans les sphères invisibles spirituelles, les anime, et
crée en vous une forte envie vers un embrassement, une attirance vers une
autre personne, où vous percevez à nouveau le battement d'un cœur qui,
comme le vôtre, bat pour le beau et le saint.
Que serait tout ce que vous voyez de visible devant vous, s'il n'y avait
pas ce lien spirituel qui relie toutes les créatures vivantes et qui M'unit avec
vous, vous tirant à Moi et Moi à vous, s'il n'y avait pas l'amour?
Ce sentiment saint et bienheureux s'étend des limites physiques de
votre nature jusqu'à loin au-delà de toutes les étoiles, où dans le bonheur
éternel et la tranquillité vous attend Celui qui vous a donné ce cadeau comme
Son propre Moi et veut vous laisser sentir que sans amour, le monde aurait
été créé en vain!
Ne regardez pas ce monde comme autre chose qu'un panorama
spirituel où les esprits, unis dans des milliers de formes, représentent
toujours seulement la même chose qui crie vers vous; que ce soit la lumière
d'un rayon de soleil éloigné de vous de millions de millions de kilomètres,
aussi bien que le ver rampant à vos pieds, tous rejoignent le même hymne
d'éloge : "Dieu est amour!"
Oui, Je suis "l'Amour", Je suis "l'Esprit", qui a affectueusement créé
tout, et supporte affectueusement tout.
Je suis le Dieu, qui est une fois descendu vers vous sur ce petit globe
de la terre pour réaliser Son plus grand travail d'amour et d'humilité.
Oui, Je suis le Dieu qui, comme Esprit ou Puissance la plus haute, ne
veut pas être seul dans la création.
Je suis le Dieu qui veut être un Père et veut voir Ses chers enfants
autour de Lui qui, bien que capable de comprendre Sa puissance, devront
seulement l’aimer Lui !
Ce sont les raisons que Je ne cesse maintenant de vous rappeler à
maintes reprises en vous criant :
"N'oubliez pas votre origine! Vous êtes Mes êtres créés, Mes produits
spirituels! Efforcez-vous par vos actions de devenir digne de Moi, de devenir
Mes enfants!"
C'est pourquoi tout le ciel et toutes les profondeurs de Ma création
vous apostrophent, pour que vous puissiez entendre le même appel partout :
"Aimez Dieu par-dessus tout! Car Il est Amour, Il nous a créés pour
l'amour - et seulement pour l'amour! Efforcez-vous de devenir digne de Lui,
pour que les paroles qu'Il vous adresse ne soient pas gaspillées!"
Cet appel sonne partout. Éveillez dans vos cœurs les mêmes
sentiments, faites plaisir à votre Père avec votre amour et prouvez le Lui
quand vous traitez avec vos semblables. C'est le désir de votre Père! Amen!

GEJ1 C242
Secret de la force vitale
Effet purificateur des maladies et de la diète

1. Chaque fois que l'âme réclame pour le corps une nourriture matérielle
et la lui fournit, elle accueille dans son corps une légion d'esprits disponibles
qui sont encore mauvais et impurs, mais dont elle a besoin pour l'édification de
son corps.
2. Ces esprits s'accumulent de plus en plus et finissent par constituer
une sorte d'âme intelligente. Lorsqu'ils ont atteint ce stade-là, ils tentent de
soustraire à l'âme son droit de propriété et commencent à prendre une
prépondérance sur elle en imposant au corps ce qu'ils prétendent bon pour lui.
3. Si le jeune corps de ces âmes toujours affamées et toujours
insatiables, comme c'est bien souvent le cas, a atteint un degré élevé de
prétendu bien-être, l'une ou l'autre de ces manifestations de maladies
infantiles doit apparaître chez l'enfant.
4. L'élément étranger doit être expulsé par une bonne maladie si l'on ne
veut pas que l'enfant devienne un possédé ou, pour ne pas trop éprouver une
âme d'enfant par trop fragile, on permet à la présence étrangère de subsister
dans le corps un certain temps jusqu'au moment où, par l'enseignement du
monde spirituel intérieur et extérieur, on lui permettra d'atteindre une certaine
vision intérieure qui lui donnera la faculté de librement chasser les «pique-
assiettes» par le jeûne et toute sortes de privations ; mais si par contre les
«pique-assiettes» sont par trop tenaces, on lui reprend son corps pour
enseigner à l'âme la vie éternelle, dans un autre monde.
5. La mort précoce d'un enfant, parfois si douloureuse pour les parents,
a cette cause-là. C'est pourquoi les parents aisés doivent particulièrement
veiller à ce que la nourriture de leurs enfants soit conforme à leurs besoins.
6. Si la mère désire prendre des mets défendus par la Loi de Moïse, il
ne faut pas qu'elle allaite son enfant, mais le mette en nourrice chez une
femme dont la nourriture sera pure, sinon la mère aura beaucoup de mal à
élever son enfant.
7. C'est pourquoi, depuis Abraham et, spécialement depuis Moïse, il a
été donné aux Juifs la liste des fruits et des animaux purs. Ceux qui
respectaient cette loi n'avaient jamais d'enfants malades et ils atteignaient
eux-mêmes un très grand âge.
8. Mais, en ces temps, où l'on court à la recherche de délicatesses
étrangères sans jamais se préoccuper de savoir si ces douceurs sont pures ou
impures et si, dans certains pays on mange n'importe quoi, si ce n'est des
pierres ou de la terre, c'est un véritable miracle que les gens aveugles ne
soient pas physiquement retombés à l'état animal qui leur correspond
spirituellement.
9. Si, dès leurs premières années, les enfants sont déjà atteints de
toutes sortes de maux, cela tient essentiellement à la nourriture inadéquate
qui permet à une foule d'esprits impurs de pénétrer leurs corps au point que
ces enfants doivent quitter leurs corps, pour le salut de leur âme. Bien
souvent, l'aveuglement des parents est seul responsable de la mort de leurs
enfants, car les parents suivent tout sauf les conseils de Dieu dans le Saint
Livre.
10. Regardez, chaque année Je fais entreprendre par Mes anges
l'épuration des arbres fruitiers. Ainsi pas une pomme, pas une poire, pas un
seul fruit dont la fleur a été fécondée ne peut mûrir, s'il est habité par un esprit
impur. Ces fruits-là sont rejetés de l'arbre avant qu'ils ne mûrissent.
11. Ce soin est pris pour tous les arbres fruitiers, toutes les céréales et
toutes les plantes comestibles.
12. Mais l'homme, dans son aveuglement, ne le comprend pas et
mange, comme un polype, tout ce qu'il trouve à son goût, et quelle surprise
pour lui lorsqu'il tombe malade peu après ou qu'il se sent lourd, fatigué, infirme
et de plus en plus misérable.
13. Ainsi les pommes de terre sous toutes leurs formes sont très
mauvaises, particulièrement pour les enfants et pour les femmes enceintes et
celles qui donnent le sein. Pire encore est le café. Mais l'aveuglement est tel
que l'homme ne voit rien et se délecte de l'un et l'autre avec avidité ; les
enfants en tombent malades et finalement les adultes aussi. Mais qu'importe
aux aveugles, ils mangent bien d'autres poisons, pourquoi ne prendraient-ils
pas de ces deux poisons-là ?
14. J'indiquerai encore la nourriture que l'homme doit prendre. S'il s'y
tient, il sera en bonne santé ; s'il ne s'y tient pas, il court à sa perte et finira
comme une bête féroce dans le désert.
15. Mais assez de ces explications, revenons à notre sujet principal
GEJ1 C241
Diététique des enfants
Mauvaises influences spirituelles sur les enfants
Causes des maladies infantiles

1. On pourrait se demander en ces temps actuels où Mon enseignement


a été retransmis à nouveau à l'humanité par un serviteur de Mon choix, près
de deux mille ans après que, Dieu fait-homme, J'aie vécu et enseigné sur
cette terre.
2. Comment il se fait que Je n'aie pas adressé une seule parole à ces
enfants volés, dont plus de la moitié allaient être vendus dans les dix jours
comme esclaves dans les ports de Tyr, de Sidon, d'Antioche, de Césarée et
même d'Alexandrie, alors que Je laissais si volontiers venir à Moi les petits
pour les serrer sur Mon cœur et les bénir devant tout le monde.
3. Voici ce qu'il faut répondre à cette question : la plupart de ces enfants
avaient plus de neuf ans et il y avait parmi eux des fillettes de quatorze à seize
ans et autant de garçons, et l'on ne pouvait pas entrer dans les dortoirs de ces
jeunes à demi-nus sans soulever un véritable scandale. Par ailleurs, ils
n'étaient nullement des enfants innocents comme ceux que Je rencontrais de
temps à autre ; la plupart étaient charnellement et moralement complètement
corrompus, car la pédérastie et la défloration n'était nulle part plus
outrageantes et plus répandues qu'aux frontières des Grecs et des Juifs. Et
pour ces enfants corrompus, l'horrible aventure que Je permis qu'il leur arrivât
ne fut pas une vaine leçon. Elle punissait durement leur corruption, d'une part
et, d'autre part, elle les mettait en garde de ne plus satisfaire la sensualité des
Grecs libidineux, et les incitait à vivre dans la crainte de Dieu, s'ils ne voulaient
pas être punis plus sévèrement encore, au cas où ils renouvelleraient leur
péché. Voilà ce que Faustus fit comprendre aux enfants et aux parents par
des paroles énergiques et persuasives d'admonestation.
4. On comprendra alors qu'à cause de la divine sainteté de Dieu même,
Je ne puisse pas et ne doive pas approcher personnellement de ces pécheurs
à la chair impure à cause de sa persistance, alors que Je suis rempli de
l'amour divin le plus absolu pour chaque être humain. Mais dans de tels cas,
intervient toujours le «noli me tangere» ((1) Ne me touche pas ).
5. Car il y a une grande différence entre un enfant pur et un enfant
impur. Je puis guider le premier sans détour, mais le second qu'indirectement,
par des chemins nécessairement couverts d'épines comme ce fut ici
visiblement le cas.
6. Qu'on ne s'étonne donc pas trop vite que des enfants qui n'ont soi-
disant commis aucun péché, soient traités par Moi plus sévèrement à propos
de leur corps que de vieux pécheurs dont les péchés sont aussi nombreux que
les grains de sable de la mer.
7. Je le dis : qui veut donner à un arbre une direction voulue, doit
commencer par imprimer à l'arbre sa courbure quand il est jeune encore. Une
fois l'arbre vieux, il faut des moyens exceptionnels pour parvenir à lui donner
une autre direction, et un très vieil arbre ne prend plus d'autre direction que
celle qu'il suit naturellement lorsqu'on l'abat.
8. C'est pourquoi Moi, qui suis le Seigneur, J'entreprends ainsi les
enfants et même les tout-petits plus qu'aucun adulte, car les mauvais esprits
ne sont jamais plus actifs qu'auprès des enfants dont ils aident l'âme à édifier
son propre corps pour que celui-ci leur offre une habitation commode et
disponible.
9. Que fait ici le Seigneur à qui rien n'échappe ?
10. Voilà ; Il envoie Son ange et fait s'écrouler l’œuvre insidieuse et
perfide des mauvais esprits qu'il chasse en les maudissant. Ces mauvais
esprits sortent du corps en provoquant les symptômes des maladies infantiles.
11. Observez les diverses maladies des enfants et des nourrissons, Je
vous le dis, elles ne sont qu'une sorte d'élimination du mauvais matériel
étranger utilisé par les mauvais esprits pour construire à l'âme un corps qui
leur soit librement disponible.
12. Si, chez les enfants, toutes sortes d'excès n'étaient pas très
sévèrement et très énergiquement stoppés, il y aurait une telle foule de
possédés, de sourd-muets crétins et d'estropiés de toutes sortes qu'il serait
difficile de trouver sur terre un être sain !
13. On peut alors se demander comment la suprême sagesse de Dieu
peut permettre que des mauvais esprits s'introduisent ainsi dans les jeunes
corps de ces âmes.
14. Et Je le dis : «Voilà ce que demande l'homme aveugle qui ne sait
pas que la terre entière, oui, toute la création, même dans l'enveloppe
matérielle la plus externe de tous ses éléments, n'est qu'un conglomérat
d'esprits jugés et fixés pour un temps déterminé.

GEJ5 C96
Des démons et de leur influence

1. Raphaël dit avec un doux sourire : « Toi aussi, mon ami, tu as bu trois
gobelets pleins, et le vin, ou plutôt son esprit, t'est monté à la tête ! Voilà
pourquoi tu es encore plus critique qu'auparavant ! Pour ta part, tu as tout à
fait raison d'affirmer que les démons, quel que soit leur nombre, ne peuvent
nullement contraindre un homme qui est tout entier dans l'amour de Dieu car il
ne saurait être question entre eux d'une force commune, puisque chacun
d'eux est parfaitement égoïste et qu'il ne viendrait donc à l'idée d'aucun
d'apporter un quelconque soutien à son voisin, de peur que celui-ci ne prenne
à son tour sur lui un avantage qui ne le conduirait à coup sûr qu'à de vains
regrets.
2. Lorsqu'il leur arrive de partir en chasse de concert, chacun garde ses
intentions parfaitement secrètes et n'en dévoile rien à personne, et si, comme
par hasard, ils se retrouvent ensemble sur le lieu de leurs rapines, ils se livrent
alors les uns aux autres une guerre souvent farouche. Car le premier qui se
jette sur une proie devient l'ennemi d'un autre qui veut en faire autant et
cherche à le repousser. Un troisième profite de l'occasion pour piller à son tour
; mais si un quatrième veut alors prendre sa part du butin, ces deux-là
commencent à se battre aussi, et un cinquième se met à son tour à piller en
silence. Si un sixième survient, une nouvelle dispute naît, et le septième a
alors beau jeu de piller jusqu'à l'arrivée du huitième. A présent, ils se battent
tous, et aucun ne se laisse prendre sa place ni le butin qu'il a déjà amassé.
3. Tu vois ici qu'un diable n'en aide certes jamais un autre ; pourtant,
leur afflux, même parfaitement égoïste, augmente leur poids sur le butin
commun. C'est un peu comme si tu mettais sur les plateaux d'une balance
deux poids parfaitement identiques : à eux seuls, ils n'ont pas d'effet l'un sur
l'autre ; mais si tu enduis l'un des deux d'une goutte de miel tout à fait
impondérable, l'odeur sucrée attirera aussitôt des milliers d'abeilles, et celles-
ci, en se posant sur le poids, feront aussitôt pencher la balance sans l'avoir
voulu.
4. Peux-tu accuser Dieu de manquer de sagesse parce qu'Il a donné
aux abeilles l'odorat et le désir de miel, et au miel lui-même un parfum et une
douceur irrésistibles?! Le Seigneur manque-t-Il de sagesse parce qu'Il a fait
Ses créatures, chacune à sa manière, non seulement parfaitement adaptées,
mais aussi d'une beauté parfaite ? Est-il peu sage à Lui d'avoir donné à la
jeune fille une forme si attrayante qu'elle en acquiert, pour les sens de
l'homme le plus fruste de la terre. assez de prix pour qu'il quitte père et mère
et s'attache avec la plus grande joie du monde à sa chère et tendre épouse?!
5. Mais si l'on voit déjà dans le monde extérieur que tout être en attire
un autre de quelque manière, cela est d'autant plus vrai dans le monde des
esprits ; s'il n'en était pas ainsi, comment la terre, la lune et le soleil pourraient-
ils exister, et les innombrables autres corps célestes dans l'espace
incommensurable de la Création ? Un atome est en sympathie avec son
voisin ; chacun attire l'autre. Ce que font ces deux-là, d'innombrables éons
d'autres atomes le font alors : ils ne cessent d'attirer leurs pareils, et il finit par
en naître un monde, comme le Seigneur l'a montré d'une manière
parfaitement tangible la nuit dernière à tous Ses disciples, ce que tu trouveras
entièrement retranscrit dans le gros livre qui vous a été remis.
6. Et s'il en est ainsi, le Seigneur manque-t-Il de sagesse s'Il accorde à
toute âme un libre arbitre et une libre connaissance totalement inconditionnels,
avec, naturellement, les conséquences qui en découlent ?! Sinon, pourrais-tu
louer la grande sagesse de Dieu si quelqu'un, voulant se rendre à Jérusalem,
se mettait en marche, mais, malgré toute sa volonté et bien qu'il connaisse
parfaitement le chemin, n'y arrivait jamais, parce que Dieu s'opposerait à ce
qu'il résultât de la volonté et des connaissances d'un homme des
conséquences en rapport, et si cet homme, au lieu d'arriver à Jérusalem où il
aurait d'importantes affaires à traiter, se retrouvait à Damas, où il n'a rien à
faire ?! Dis-moi si une telle disposition divine te paraîtrait sage ! Ou encore,
trouverais-tu absurde d'être littéralement couvert d'abeilles, de guêpes,
bourdons et autres mouches qui te dévoreraient toute la journée, si tu
t'enduisais entièrement de miel avant de sortir ?!
7. Ainsi donc, si ton âme répand dans sa sphère extérieure quelque
effluve dune passion coupable et que des âmes déjà libérées de la chair, mais
qui demeurent encore dans une émanation semblable, qui est leur préférée, la
sentent en quelque sorte dans ta sphère extérieure et se précipitent sur toi
pour se repaître de ton superflu, sans vraiment savoir ce qu'elles font, car elles
ne se rassemblent autour de toi en nombre toujours plus grand que parce
qu'elles trouvent là la nourriture qu'elles aiment, ce n'est assurément pas par
un manque de sagesse du Créateur, qui pour l'éternité ne respecte rien tant
que la liberté inconditionnelle de toutes les âmes. Car toute âme a toujours
suffisamment de moyens à sa disposition pour se débarrasser des hôtes
indésirables aussi souvent qu'elle le veut !
8. Si tu ne veux pas être importuné dehors par des insectes piquants,
lave-toi et ôte la couche de miel dont tu t'es follement enduit, et tu auras la
paix : et si tu ne veux pas que les démons importuns viennent dans ta sphère
extérieure affaiblir ton âme, élis pour maxime de vie l'ordonnance du Seigneur,
qui t'est connue, et je te garantis que nul démon ne t'approchera !
9. Crois-moi, si tu n'attires pas les démons par quelque désordre de
vie né en toi et de toi-même, ils ne vont certes pas te tenter, te séduire ni te
débaucher mais si tu les attires, il ne faut t'en prendre qu'à toi-même si, sans
vraiment le vouloir, ils renforcent encore, en se pressant autour de toi, cette
même passion qui était déjà la tienne. »
10.
http://www.scribd.com/doc/35682303

Chapitre 4
La Raison des Maux, de la Douleur et de la Souffrance

Le Grand Évangile de Jean, XI/158


"Il n'est pas toujours générateur de progrès pour l'âme d'un être humain, pour
son âme d'appartenir à un corps totalement sain. Parce que quand sa chair
est trop saine, elle devient facilement excitable à toutes les sortes de plaisirs
sensuels. L'âme préfère alors collaborer avec ses désirs plutôt qu'avec une
chair malade et faible. Donc, une maladie du corps est, d'une certaine façon
de parler, un garde à la porte d'entrée de la vie intérieure de l'âme.
"Je ne désire pas que les hommes passent une partie de leur vie terrestre
d'épreuve quant au libre arbitre avec un corps souffrant. Cependant, si les
gens ne tiennent pas compte du vieux conseil de Mon amour et de Mon ordre,
mais font ce qu'ils ne doivent pas, ils seront eux-mêmes les créateurs de tout
le mal affligeant leurs corps et leurs âmes.
"Cependant, je ne peux pas changer Mon ordre par lequel l'existence de
toutes les choses est seule possible, à cause de la négligence et de la cécité
que les gens ont causées eux-même. Qui a la connaissance qu'il ressent une
douleur chaque fois que son corps est battu ou poignardé, mais qui, malgré
cela, se bat et se poignarde, est alors son propre responsable des souffrances
causées par ses actions. Et, à cause de la sottise insensée des gens, je ne
fournirai pas, ni ne créerai pas une âme avec un corps insensible, pour que
vous ne tombiez pas d'un toit sur la terre à cause de la gravité."

Ida Kling, date 11.27.1883


"Mon cher enfant! Voyez, maintenant vous devez enregistrer de nouveau ce
que je vous dicterai. Mais d'abord un mot sur un enfant souffrant qui me
demande dans son cœur : "pourquoi ce mal m'a-t-il terrassé ?"
"Voyez, Je peux vous dire ceci : Avec Moi, tout a un but sage et bon, car
raisonnablement rien n'arrivera sans Ma volonté. Même dans le plus petit et
l'invisible des choses vous pouvez découvrir Mes merveilleux travaux. Mais
combien plus cela est vrai dans le cas d'une vie humaine ! Rien n'est soumis à
la coïncidence ou à la chance aveugle, au lieu de cela tout se trouve dans les
mains d'un Père plein d'amour. Et à cela, Mon enfant, vous n'y avez pas
pensé assez sérieusement, car la main loyale du Père prévaut sur le destin de
tous les hommes. Autrement, vous ne demanderiez pas, "Pourquoi cela est-il
ainsi ? "
"Oh, enfant, le « Pourquoi » est seulement dans Mes mains et je suis le seul
qui sait pourquoi je vous mène dans cette direction et pas dans une autre.
C'est seulement de cette manière, que votre sauvetage éternel pourra se faire,
autrement, vous ne resteriez pas aussi loyaux envers Moi et vous ne seriez
pas capables de devenir Mes enfants!
"Comprenez-vous maintenant, mon enfant le « Pourquoi il en est ainsi » ?
Êtes-vous satisfaits maintenant de votre destin, qui vous fera un Enfant de
Dieu ? Parce que, rien de plus grand n'existe pour Mes enfants!
"Donc, réjouissez-vous du grand destin magnifique qui vous est accordé, et
qu'il vous est permis d'atteindre par la souffrance, celle que vous devez porter
dans votre croyance, avant que je ne vous la prenne ! Alors vous me
remercierez, non pas pour la délivrance de vos souffrances, mais vous me
remercierez du fond de votre cœur, pour avoir été honoré de votre souffrance
et que bientôt, je vous porterai tout près de la vraie lumière. "*
La Maison de Dieu, III/72
"O Seigneur, Toi le Père plein d'amour et le Créateur de tous les anges
et des humains ! Vois, la vie terrestre ayant pour but de mettre l'esprit humain
à l'épreuve serait en soi tout à fait conforme à son sublime objectif si elle
n'était pas reliée à une chose extrêmement désagréable ; et je veux parler ici
de notre aptitude à ressentir de terribles souffrances !
Pourquoi notre corps doit-il être sujet à la douleur ? Pourquoi cela doit-il me
faire mal si je me heurte à quelque chose, si je fais une chute, me coupe, me
coince ou me pique ? Pourquoi faut-il que notre corps soit si souvent
importuné par des souffrances ? Pourquoi le feu doit-il me brûler si
atrocement, et pour quelle raison la femme doit-elle accoucher dans de pareils
tourments ? Vois, ô Toi, notre Père bien-aimé et saint, je ne peux absolument
pas mettre une telle chose en concordance avec mes connaissances de la vie
et aimerais bien que Toi, qui es notre Créateur, m'expliques la raison de ces
affligeants symptômes !
Car je suppose, et j'en ai quasiment la certitude, que la vie de l'esprit est tout à
fait inapte à ressentir des douleurs. Pourquoi la vie du corps charnel ne
pourrait-elle pas lui être semblable ? - Ai-je raison ou pas ?"
Alors le Seigneur répondit à Lémec, le regardant avec compassion "Écoute,
Mon fils Lémec, cette fois-ci, tu n'as même pas l'apparence de la vérité pour
toi ! Dis-Moi dans ton âme : peux-tu imaginer une vie qui ne serait pas
réceptive à toutes sortes d'impressions ? Si tu ne ressentais rien, vivrais-tu
vraiment ? Supposons que l'être humain éprouve toute sensation comme
bienfaisante à peu près de la même façon qu'il ressent l'acte de procréation.
N'en viendrait-il pas bientôt à se détruire en se heurtant, se frappant, se
piquant, se coupant et se brûlant constamment ? Et avant qu'une année se
soit écoulée, n'aurait-il pas perdu tous ses membres ? Seule la mort absolue
est un état privé de sensations, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. C'est
pourquoi la douleur est la plus grande bienfaitrice de la vie et sa plus fidèle
protectrice, sans laquelle cette vie ne pourrait être envisagée comme durable
en aucune manière. De toute façon, le corps qui t'a été donné ne connaissait
pas la douleur. Si tu l'entretiens selon Mon ordre et prends soin de lui et en te
couchant, en t'asseyant, en étant debout, en marchant et en courant, tu
parviendras à passer ta vie entière sans éprouver de douleurs. Si tu manges
et bois modérément, tu n'auras pas de troubles internes ; et si tu n'es pas
l'esclave de ta chair, tes membres ne te feront jamais mal !
La douleur est le véritable attribut de la vie, sans lequel tu serais privé de tes
sens ! Elle est la sensation et la perception réelles de l'amour ; et si celui-ci ne
se trouve plus dans son ordre, il ressent cet état comme une douleur, alors
qu'il éprouve l'ordre en tant qu'état des plus agréables.
C'est pourquoi, ne souhaite jamais être épargné par la douleur, car elle est la
gardienne la plus fidèle de ta vie et rassemblera plus tard la vie de ton esprit
en tant que son sauveur.
Le Grand Évangile de Jean, X/112
Le Seigneur : "Regardez un être humain dans ce monde qui est complètement
sain. Quand il est dans un état aussi sain, il abusera de cela pour amuser ses
sens avec toutes les sortes de plaisirs extravagants et des efforts physiques
inutiles.
"Des gens pleins d'expérience viendront lui dire: "L'ami, n'abusez pas de votre
santé, parce que vous n'aimerez pas votre manière de vivre pendant
longtemps si vous continuez de vivre d'une manière si artificielle et absurde. Et
une fois que votre santé sera partie, aucun médecin et aucun remède ne sera
capable de totalement la rétablir et vous resterez pour le reste de votre vie un
être humain souffrant ! " L'être humain sain, n'en sera pas dérangé, au lieu de
cela, il continuera comme il a fait auparavant.
"Plusieurs années après, il terminera sa vie dans un mal physique très sévère.
Au commencement, il sera tout à fait frénétique sur ce mal ennuyeux et
consultera les médecins. Ils réussiront à le guérir, incomplètement, mais de
façon supportable. Après qu'il soit guéri, les médecins l'avertissent
sérieusement en disant, "Soit raisonnable, l'ami et ne retourne pas à tes
vieilles habitudes de vie, autrement, tu rencontrera un mal qui sera
considérablement plus sévère que le dernier et ce sera alors plus difficile de
t'aider, comparé à ton dernier mal ! "
"L'être humain guéri tiendra compte de ce conseil pour un peu de temps, mais
alors les désirs s'approchent de lui de nouveau et il recommence une vie
désordonnée. Bien qu'il ait reçu des remontrances significatives de redevenir
sévèrement malade, il n'en tient pas compte et continue à pécher contre sa
nature déjà affaiblie. Il devient affligé, avec un mal considérablement plus
sévère et éprouve une douleur indescriptible. De nouveau, les médecins
viennent et essaient de le guérir. Mais cette fois, ils n'y parviennent pas. Ils lui
demandent d'avoir de la patience. Puisqu'il n'a pas suivi leur conseil, il peut
seulement se blâmer d'être de nouveau tombé victime d'un mal plus sévère et
plus durable, à cause de sa vieille négligence.
"Cet être humain doit maintenant souffrir partout pendant plus d'un an et
devient faible et très craintif. Mais après un an, il commence à s'améliorer et
maintenant jure sur tout ce que l'on veut qu'il a compris et qu'il ne méconnaîtra
plus jamais le conseil des médecins ou des gens plus expérimentés.
"Oui, cette seconde et amère expérience l'a considérablement rendu plus
sensible et prudent et il regagne ses forces. Mais, une fois qu'il se sent
complètement bien de nouveau, il pense, " Bien, si je me permets seulement
une petite entorse dans mes vieux plaisirs, il ne pourrait pas certainement
m'affecter! Je ferais seulement cela une fois et resterais indemne".
Et puisqu'il y a échappé une fois, la pensée suivante entre à nouveau dans
son esprit : « Puisque cela ne m'a rien fait, alors une seconde et une troisième
ne feront certainement pas de différence! » Et il pèche une seconde, une
troisième et aussi une quatrième fois.
"Et voyez, la vieille maladie le met de nouveau au lit pendant plusieurs
années, mais aucun médecin n'est capable de l'aider de la même manière
qu'ils l'ont fait auparavant! Après quatre longues années de souffrance amère,
il commence à se sentir mieux, non pas par les remèdes, mais en s'habituant
à la souffrance.
Il se rend maintenant compte que toute sa grande souffrance était une grâce
de Dieu, au travers de laquelle il a été guéri de sa négligence lui et son âme,
et est devenu en conséquence, beaucoup plus pur et plus agréable à Dieu.
Parce que, par la souffrance du corps, l'âme d'un être humain devient plus
humble, patiente et sérieuse et gagne la force spirituelle pour devenir maître
des sens de la chair."

Jakob Lorber, date 13.10.1842


"Maintenant, écrivez de nouveau, puisque je sais déjà ce qu'il en est! Mon
cher A.Z.O.W., l'heure où vous êtes nés dans la chair est bien connue de Moi.
Je vous ai béni pour ce temps-là et je vous bénis maintenant de nouveau,
pour que votre esprit et aussi votre corps physique reste sain, autant qu'il est
nécessaire pour votre salut. Mais ne soyez pas trop préoccupé par la santé de
votre corps, parce cela nuit à l'esprit plus que ça ne l'avantage.
"Regardez la noix fraîche verte sur un arbre. Tant que la noix reste ferme,
fraîche et verte, la graine ne mûrira pas. Quand, cependant, la cosse
extérieure verte commence à devenir brune et sèche elle se desserre autour
de la noix, ce qui est un signe que la noix est mûre. C'est pourquoi je laisse de
temps en temps ceux qui sont avec Moi devenir maladif autant que leur corps
physique est concerné, pour qu'ils ne s'harmonisent pas trop avec le monde
dans un état physique trop sain. Parce que si quelqu'un est aussi sain qu'un
lion, il ne pensera pas, ne serait-ce qu'un instant, qu'un jour il doit laisser ce
Monde d'Illusion. Dans un état sain, tout dans le monde est trop bon, trop
plaisant, et chaque fleur, chaque nourriture, chaque jeune fille, chaque région.
Et vivre sur la terre de cette planète pour l'éternité devient son désir le plus
cher, il ne sentira jamais la nostalgie sainte de la maison éternelle du Père
dans le Royaume de Ciel.
"Cependant, quand son corps physique devient malade, l'être humain se
souvient que cette planète terre n'est pas une place pour vivre. De temps en
temps, il commence peureusement à envisager ce qui pourrait y avoir après la
mort du corps physique ce qui est plus sain que tous les plaisirs innocents
dans un corps sain.
"Il en serait de même lors de l'envoi de votre fils dans un pays étranger, où il
serait exceptionnellement bien. Pensez-vous qu'il reviendrait à la maison ?
Pensez-vous qu'il deviendrait nostalgique de la maison de son père ?
Certainement non! - vous pouvez en être assurés! Parce qu'il dirait, "Je serais
un imbécile! Ici, j'ai tout ce que mon cœur désire et partout où je vais, je suis
respecté. Si je vais à la maison et que pour chaque chose mineure, je doive
demander à mon père, qui envisagera après réflexion s'il doit m’accorder ma
demande ou non! C'est pourquoi je resterai ici! "
"Si le fils, étant loin de la maison ne connaît que la misère, alors il réagira
bientôt de la même manière que le fils prodigue! C'est pourquoi je vous dis
cela aujourd'hui, pour que vous - tandis que je vous frappe avec ces petites
indispositions physiques - vous vous rappeliez et compreniez que ces
indispositions ne sont que de simples rappels, par lesquels je remémore à
Mes enfants la maison de leur Père et leur retour au pays, donc qu'ils ne
s'établissent pas trop fermement dans le monde étranger! Pour les raisons
données, je ne vous rappellerai pas pour un peu de temps encore de cette
place étrangère, mais je vous rappellerai seulement de votre patrie! Après
cela, vous devez être capable de mesurer tous les inconvénients de votre vie
terrestre. C'est ce que moi, votre Père saint, souhaite pour vous aujourd'hui,
aussi bien que pour toujours, une abondance de Mon amour et de Ma
miséricorde. Donc, observez cela avec attention! Amen."
CHAPITRE 53

(De l'absence de L'âme : exemples. L'être psychique d'Adam et d'Eve.


Ressemblance des enfants avec les parents. Les tristes conséquences qu'a
pour les enfants une teneur de vie désordonnée et oublieuse de Dieu de la
part des parents. Les âmes corrompues prennent bien souvent des formes
animales dans Le Royaume des Esprits. Hérédité psychologique formelle.
L'âme peut aussi bien être rendue solide qu'être subdivisée. La Terre solidifiée
est une âme de Satan. Bien que L'âme de Satan, par son immense esprit
embrasse toute la création visible, son esprit personnel n’est pas divisible, et il
a sa demeure là où vécut aussi l'Être Suprême parmi les hommes pour fonder
l'école pour Ses petits enfants. Différence entre, notre vie sur la Terre et la vie
sur les autres mondes (remarque très importante). L'étincelle spirituelle de
l'homme sur la Terre est une émanation directe de Dieu; sur les autres
mondes par contre elle est seulement indirecte. Désavantages et avantages
de l'homme terrestre. Objection et réponse avec exemples. L'ordre et
l'économie merveilleuse du Père Céleste. Enfants du soleil central primordial
et enfants de la Terre; l'âge des premiers, etc.…. Conclusion : Cette Terre est
partie de l'âme primordiale de Satan dans laquelle seulement demeure encore
l'esprit de Satan. La subdivision continuelle de cette âme. )

- 23 mars 1847 -

Nous avons déjà signalé dernièrement le fait qu'une âme, pour être
composée d'innombrables particules substantielles d'intelligence, ou bien,
pour parler plus clairement encore, d'innombrables idées en miniature, peut
elle aussi être à nouveau divisée, soit totalement en chacune de ses
particules, soit en ensembles ou groupes déterminés, qui, selon la variation
dans le nombre et dans la qualité de chacune des particules substantielles
d'intelligence qui y sont rassemblées, peuvent se présenter sous différentes
configurations ou formes correspondantes.
Des exemples à cet égard il y en a en quantité immense tant sur la
surface terrestre que dans la Terre elle-même. Il suffit que vous considériez
les diverses espèces de minéraux, de plantes et d'animaux, et vous aurez une
abondance d'exemples palpables de combien étrange et variée est la forme
que les ensembles amimiques peuvent prendre.
Ici certes il s'agit de types matériels; mais ceux-ci sont aussi toujours
des manifestations extérieures matérielles ou bien des types justement de
formes animiques intérieures. Car la forme extérieure ne peut être seulement
que celle qui du point de vue plastique correspond parfaitement à la forme
intérieure; c'est-à-dire: tel l'effet extérieur, telle la forme intérieure.
Une semblable division animique, on l'eut aussi lorsque fut créé le
premier couple humain, c'est-à-dire, lorsque d'une âme en furent faites deux;
car il n'est pas écrit que le Créateur souffla aussi dans les narines d'Eve un
souffle vital, mais bien plutôt Eve sortit hors d'Adam corps et âme réunis, et en
cette seconde âme fut aussi plongé un esprit immortel; et ainsi à partir d'un
homme et d'une âme, il en fut fait deux, qui étaient cependant une chair et une
âme. Une semblable division animique, on peut aussi très facilement la
reconnaître dans les enfants par rapport aux parents; c'est pourquoi la preuve
que l'âme des enfants est tirée en partie de l'âme des parents est fournie par
l'affinité physionomique entre les premiers et les seconds. Ce qu'il y a là
d'étranger, est aussi étranger et dissemblable en ligne physiologique chez les
procréateurs - Mais ce qui est tiré des procréateurs s'exprime
sympathiquement dans l'image moyennant ce qu'il y a de semblable avec les
procréateurs, et c'est ainsi que les parents reconnaissent leurs enfants. De
ces exemples que nous avons cités, la divisibilité de l'âme apparaît donc
facilement compréhensible.
Mais cette divisibilité vient à apparaître encore plus typiquement de la
manière spirituelle, moyennant une quantité de phénomènes de l'espèce la
plus étrange. Une âme qui durant sa période de vie terrestre a vécu de
manière non prévue par les paragraphes éclatants du livre de la vie, ou bien
non suffisamment concordante en toutes ses parties avec l'Evangile, une âme
semblable doit nécessairement apparaître dans le monde spirituelle sous les
figures les plus diverses et les plus étranges, qui arrivent jusqu'aux formes
animales les plus horribles et les plus monstrueuses. La raison d'un tel
phénomène est que l'âme durant le temps de sa vie terrestre a abîmé et
gaspillé une grande quantité d'éléments nécessaires au perfectionnement de
sa propre forme. Après la séparation de l'âme du corps ces éléments
spécifiques n'y sont plus, et c'est pourquoi aussi la forme de l'âme hors du
corps ne peut être qu'extrêmement imparfaite; de même arrive-t-il pour
certains, et même pour beaucoup, que, trop enclins d'une manière ou de
l'autre à la sensualité et à la matérialité, ils vont avec cela acquérir une
surabondance exagérée d'éléments spécifiques qui ne sont pas nécessaires,
ni ne conviennent plus à leur être. Sitôt que de semblables âmes se trouvent
hors du corps dans le monde spirituel, elles se voient munies d'excroissances
et de déformations monstrueuses parmi les plus étranges et surtout les plus
répugnantes. Les têtus par exemple - l'entêtement étant une propriété encore
animale - apparaissent munis de cornes ramifiées ou simples, selon la forme
plus ou moins aiguë de leur vice; les libidineux, qui n'ont l'esprit occupé de rien
autre que des organes génitaux féminins, apparaissent souvent en tout leur
être, débordants de tels organes, et vice-versa le sexe féminin rempli des
organes masculins.
Selon qu'en ce monde un homme est porté de préférence vers une
quelconque forme de sensualité, pareillement cette mauvaise passion
déterminée se trouvera justement ensuite être imprimée dans l'âme et cela
cause la surabondance des respectifs éléments spécifiques substantiels
d'intelligence qui, aux termes des règles contenues dans le livre de la vie et de
l'ordre bien établi par ce même livre, n'appartiennent plus à la forme humaine
pure de l'âme.
En quelques individus de semblables anomalies amimiques
apparaissent visiblement déjà dans le corps terrestre, ce qui n'est pas toujours
le cas, parce que le corps n'est pas aussi facilement que l'âme susceptible à
l'impression d'éléments spécifiques étrangers; seulement dans les cas où
l'âme, déjà de trop bonne heure ou parfois même à cause des péchés des
parents, a recueilli en elle des éléments spécifiques impropres, seulement
alors ces éléments spécifiques laissent une empreinte bien marquée, même
sur le corps, c'est-à-dire quand celui-ci est encore susceptible de la recevoir.
De tout ce qui a été exposé jusqu'à présent, il apparaîtra démontré
probablement de façon très claire, que l'âme peut être non seulement
solidifiée à l'état matériel visible, mais bien aussi divisée tant dans son état
rigide matériel, qu'en celui d'âme libre.
Mais nous avons déjà dit auparavant, que la Terre matérielle toute
entière est une âme de Satan; cependant, ici il faut ajouter que non seulement
la Terre, mais bien encore tous les autres corps de l'Univers qui existent en
nombre illimité, sont le produit de cette âme, qui justement en ces corps de
l'univers a déjà été subdivisée en ensembles innombrables.
Cependant on ne peut subdiviser l'esprit, et une fois qu'en tant qu'unité il
a été placé dans une âme, qu'elle soit grande ou bien petite, il reste toujours
en tant qu'unité tel qu'il est. -Aussi immense qu'ait été autrefois l'âme de
Lucifer, en elle cependant ne put jamais trouver demeure plus d'un esprit; et
cet unique esprit tombé de sa propre volonté ne peut maintenant se trouver en
tous les innombrables ensembles dans lesquels fut répartie son âme originaire
concrète d'autrefois, mais bien plutôt la demeure de cet esprit est limitée
uniquement à cette Terre que vous habitez. Tous les autres corps de l'univers,
bien qu'eux aussi parties de cette âme originaire, sont exemptés de devoir
héberger un semblable locataire; c'est pourquoi aussi les habitants de ces
mondes, bien qu'ils soient dans leur nature habituellement meilleurs que ceux
de cette Terre, ne peuvent cependant jamais arriver à cette perfection dans la
ressemblance avec Dieu à laquelle peuvent arriver les enfants de cette Terre,
qui sont bien sûr en esprit ce qu'il y a de plus éloigné et de plus infime en face
de Dieu, mais c'est justement pourquoi ils peuvent, dans le cas de repentir et
d'amélioration, devenir ce qu'il y a de plus haut, de plus proche et de plus
semblable à Dieu.
Et toujours pour ces raisons Moi aussi, qui suis le Seigneur, Je choisis
cette Terre pour théâtre de Mes suprêmes miséricordes, et je créai au-dessus
d'elle tous les nouveaux Cieux.
Chaque homme qui est mis au monde sur la Terre, obtient un esprit
directement de Moi, et il peut incontestablement aspirer selon l'ordre prescrit à
devenir un parfait fils de Dieu.
Sur les autres mondes par contre les hommes obtiennent l'esprit de la
part des anges; car chaque ange est un fils de Dieu, et, comme Moi-Même et
comme tout archange, il dut parcourir la voie de la chair sur cette Terre; pour
ce motif aussi il possède en lui la puissance créatrice, et peut prendre dans
l'exubérance de son amour et de sa lumière pour en déposer dans de
nouveaux hommes qu'il forme sur d'autres mondes; et il peut par conséquent
élever de cette façon, comme un Dieu, des enfants à son propre nom. Ces
enfants sont donc, pour ainsi dire des enfants de seconde main, et pas
réellement des fils de Dieu; mais ils peuvent par la voie de la réincarnation sur
cette Terre arriver eux-aussi au degré de fils de Dieu.
Tout cela, voyez-vous, à certains points de vue, représente bien sûr
pour les hommes de cette Terre un désavantage, parce qu'ils sont contraints
d'habiter ainsi près du pire d'entre tous les esprits qui leur donne beaucoup de
fil à retordre; mais d'un autre côté ils ont un inappréciable avantage, puisqu'en
premier lieu ils sont dotés d'un vigoureux esprit de Dieu au moyen duquel,
pourvu qu'ils le veuillent, ils sont en mesure de contrebattre facilement la
méchanceté du "Grand Perfide ", en réussissant ainsi - et ceci en second lieu -
à devenir de parfaits fils de Dieu.
Certains pourraient certes présenter ici une objection, faible en vérité, et
dire: D'où furent donc pris les esprits pour les hommes des autres mondes à
l'époque où la Terre n'était pas encore habitée par la race humaine, étant
donné qu'il devrait être légitime d'admettre qu'il y a d'autres corps de l'Univers
beaucoup plus anciens, particulièrement les soleils, qui ont porté des
créatures humaines sûrement un billion d'années avant la Terre ? - A cette
faible objection on ne peut également que faiblement réfuter: Ces corps de
l'Univers beaucoup plus anciens en premier lieu dérivent tous de la seule et
même âme que désormais on connaît d’après ce qui fut dit naguère; or,
d'autant plus grande est la plante, d'autant plus de temps est demandé pour
qu'elle rende des fruits. Semez un grain de blé en même temps qu'un gland, et
demandez-vous quelle plante sera la première à porter des fruits ? Le grain de
blé se reproduira en quelques mois, tandis que le chêne reproduira les glands
seulement après plusieurs années. Les petits animaux infusoires peuvent se
multiplier à travers quelques centaines de générations en une minute; pour
l'éléphant par contre il faut plus de deux ans pour donner le jour à un petit, et il
faut environ vingt ans avant que cet animal devienne apte à engendrer,
respectivement à concevoir. Maintenant vous pouvez établir une comparaison
entre l'infusoire et l'éléphant: combien de générations de l'infusoire seraient
nécessaires pour remplir la période de temps nécessaire à une génération de
l'éléphant ? - Il Me semble que cet exemple est suffisamment clair pour que
sur la base de celui-ci vous puissiez comprendre que, bien qu'un soleil
primordial soit peut-être de plusieurs trillions d'années terrestres plus vieux
que la Terre qui pour sa part est déjà vieille de quelques quintillions d'années,
étant toutefois beaucoup plus grand que la Terre, dans la même proportion
mûrit aussi beaucoup plus tard ce qui avait été semé sur lui; et pour ce cas, de
Ma part, il est prévu et pourvu avec beaucoup d'exactitude à ce que les fruits
de tous les corps de l'univers puissent et doivent arriver à maturité dans un
temps coïncidant avec celui en lequel le point central de la création spirituelle
ait tant progressé au point de rendre possible de transplanter son exubérance
vitale spirituelle dans les fruits des autres corps de l'Univers.
Il est certes vrai par exemple que, particulièrement sur le soleil central
primordial dénommé URKA, des êtres humains ont existé avant que la Terre
ait été formée à partir de son soleil; mais ces êtres humains vivent une période
de temps différente de celle des hommes de cette Terre, parce que quand un
semblable habitant de URKA a seulement dix ans selon la mesure de son
monde, il est déjà plus vieux que toute cette Terre; mais de cela on peut très
facilement déduire que les premiers nés sur ce corps de l'Univers peuvent
vivre parfaitement sains et vigoureux encore de nos jours, et d'autres encore
qui naissent en cette époque vivront tant que cette Terre existera; et tout aussi
facilement pourra être compris comment sans aucune difficulté on peut
affronter le problème du temps où tous les anges, en Ma compagnie, ont
parcouru la voie de la chair, et comment désormais déjà depuis longtemps ils
peuvent, en tant que Mes Fils puiser à leur propre immense surabondance
vitale pour en introduire dans de semblables enfants d'autres corps de
l'Univers.
De tout ce qui a été dit jusqu'à présent, il apparaîtra donc clair à
quiconque a esprit et lumière, qu'en premier lieu l'âme est divisible, et tout à
fait particulièrement ensuite l'âme primordiale de l'esprit originaire premier
créé; et qu'en second lieu justement cette Terre constitue cette partie de l'âme
primordiale susmentionnée qui absolument seule est encore habitée par
l'esprit originairement créé.
Et étant donné que nous savons désormais cela, nous nous
consacrerons prochainement à considérer les particularités de la manière en
laquelle s'effectue la division animique, et nous verrons comment de cette âme
une vont à présent surgir continuellement par myriades les nouvelles âmes.
* * *
N. B. : Si ce livre de 350 pages est ainsi riche de Sagesse Divine,
l'œuvre complète de la Nouvelle Jérusalem, est une merveille si immense, que
certes l'humanité d'aujourd'hui n'en est pas digne.
Cependant la Grâce et la Miséricorde du Seigneur n'en ont pas tenu
compte, en raison du fait qu'au milieu de l'humanité se trouvent Ses élus, qui
confondus et étourdis par la nombreuse littérature spirituelle sophistiquée,
n'ont pas réussi encore à porter au réveil leur Etincelle Divine, qui déjà depuis
longtemps attend "L'aliment Spirituel Vrai".
Egidio
GEJ8 C29
De la relation entre les êtres et l'intelligence universelle

1. (Le Seigneur :) « Si l'espace infini de la Création et les innombrables


objets qu'il contient apparaissent à l'homme conscient d'exister comme muets,
inanimés et privés d'intelligence, la très sage raison en est que, pour qu'il lui
permette de conquérir, à Mon instar, la plus complète autonomie, J'ai voulu sa
conscience de soi tout à fait séparée de la conscience universelle et de son
intelligence suprême et infinie, afin que, se trouvant seule en elle-même, elle
se prépare et se fortifie seule en vue de la vie éternelle par la voie qui lui est
comme révélée de l'extérieur.
2. Or, tandis que l'homme est occupé avec lui-même à conquérir son
autonomie de vie, il n'a guère idée qu'il n'est entouré que de vie et d'une
intelligence suprême qui imprègne jusqu'à son corps, sans quoi il ne serait
même pas venu au monde. Mais une fois que, selon la volonté révélée de
Dieu, il en a terminé avec lui-même au sens où il s'est tout entier pénétré de
son esprit, cet homme complet s'unit librement à la vie supérieure et sa très
claire intelligence dans tout l'infini de Dieu, sans pour autant perdre son
individualité. Et c'est alors qu'il cesse de percevoir l'espace et les choses qui
l'entourent comme inanimé et stupide, et que tout devient pour lui vie et
intelligence lucide, consciente d'elle-même.
3. Qu'il en soit bien ainsi, cela vous est démontré d'abord par Mon
omniscience, que vous avez souvent éprouvée. Comment pourrais-Je donc
savoir cette infinité de choses, si l'espace qui se trouve entre Moi, c'est-à-dire
Ma présence personnelle, et, par exemple, le Soleil ou tout autre objet encore
plus éloigné était inanimé et privé d'intelligence ? Ensuite, vous le prouve
aussi la science de tous ces hommes qui, sans aller nulle part, connaissent
bien des choses fort éloignées et savent ce qu'il advient d'elles ou même en
adviendra par la suite.
4. Vous en avez ici même un exemple frappant avec les sept Égyptiens.
Qui leur a appris Ma présence en ce lieu ? C'est la grande intelligence
universelle qui leur a inspiré cela, ainsi que le chemin à suivre. Si l'espace qui
nous sépare de la Haute-Egypte était sans vie ni intelligence, ils n'auraient
jamais pu prendre conscience de ce qui se passait ici.
5. L'âme de l'homme n'est isolée dans son corps que par une très fine
cloison qui la sépare de l'intelligence cosmique, et cela suffit pour que, dans
son état normal, il n'ait habituellement aucune idée de ce qui se passe souvent
fort près de lui, par exemple dans son dos, et n'appréhende même pas le
millionième de ce qu'il a sous les yeux. Et tout cela est l'effet de cette cloison
extraordinairement ténue qui sépare son propre espace de vie de l'espace
infini du cosmos. Si cette séparation était plus large et plus épaisse, que
connaîtrait donc l'âme ainsi radicalement isolée de ce qui l'entoure de tous
côtés ?!
6. Or, il arrive parfois, pour des raisons connues de Moi seul, que l'âme
soit séparée de la vie divine cosmique et de l'intelligence suprême par une
cloison plus solide et plus épaisse, comme on le voit fort bien chez ceux que
l'on nomme idiots ou imbéciles ; de telles âmes ne peuvent guère être
éduquées, et parfois même pas du tout.
7. Je sais bien pourquoi Je permets cela, comme le savent aussi en
partie certains de Mes premiers disciples ; et vous aussi, vous l'apprendrez un
jour.
8. Mais les âmes des animaux comme celles des plantes ne sont pas
strictement séparées de l'espace cosmique de la vie divine, et c'est pourquoi
elles peuvent avoir conscience, sans l'avoir jamais appris, de ce qu'elles ont à
faire selon leur constitution et leurs dispositions. Tout animal connaît la
nourriture qui lui convient et sait où la trouver ; il a ses armes dont il sait se
servir sans entraînement.
9. De même, l'esprit d'une plante reconnaît très précisément, dans l'eau,
l'air et la terre, les éléments utiles à son individualité propre. L'esprit ou l'âme
naturelle du chêne n'attirera jamais à lui les éléments dont est fait le cèdre.
Mais qui donc enseigne à une plante comment n'attirer à elle que les éléments
qui lui sont destinés ? Tout cela est le fait de l'intelligence suprême de la vie
cosmique universelle, à partir de laquelle chaque plante et chaque animal
constitue l'intelligence particulière dont il a besoin pour régir ses actes.
10. Et s'il en est ainsi, comme tout homme peut le constater par
expérience, il est évident que l'espace infini et tout ce qui est en lui est vie et
intelligence suprême, et si l'âme humaine n'en a pas clairement conscience,
c'est uniquement afin qu'il lui soit permis de se forger par sa propre
intelligence, qui est considérable, une autonomie de vie permanente, ce qui
n'est donné à aucune âme végétale ni animale, raison pour laquelle ces âmes
ne sont pas individualisées, mais composites, et ont une existence faite de
transformations innombrables jusqu'à l'âme humaine, existence dont elles ne
gardent aucun souvenir, puisqu'elles passent à un niveau d'intelligence
différent à chaque recomposition et à chaque changement d'être.
11. L'âme humaine elle-même, qui est l'assemblage d'âmes minérales,
végétales et animales élevées à leur plus haute puissance, n'a aucun
ressouvenir de ses existences préalables, parce que les âmes spécifiques des
trois règnes susnommés qui la composent ne possèdent pas d'intelligence
propre bien séparée, mais seulement une intelligence composite en quelque
sorte empruntée à la vie divine cosmique. Il est vrai que chaque âme humaine
réunit en elle d'innombrables intelligences spécifiques qui l'ont précédée, avec
ce résultat que l'âme humaine peut identifier et juger intelligemment de tout,
mais il est inconcevable qu'elle se souvienne individuellement de tous ces
états et niveaux d'être antérieurs, parce que ces innombrables âmes
particulières sont devenues un homme unique.
12. Mais quand l'homme sera tout imbu de l'esprit de lumière et de
toute vie, il percevra cette ordonnance en lui-même comme Je la perçois
toujours et à chaque instant, à savoir que tout existe par Moi et que Je suis
toute chose. - A présent, ami Lazare, dis-Moi si tu as bien compris cela. Et
vous tous aussi, il vous est loisible de donner votre avis. »
13.
22. LE MONDE DE LA PENSÉE

25 novembre 1872
Je vous ai dit beaucoup de choses à propos de Ma création, jetez un
coup d’œil dans la plupart des profonds secrets de Ma nature spirituelle que
Je vous ai révélée par l'action réciproque entre l'esprit et la matière, Je vous
ai aussi expliqué l'importance et la nécessité des grands soleils centraux,
aussi bien que du plus petit infusoire. Je vous ai montré la corrélation qu'il y a
entre toutes ces choses, car en trouvant toutes leur origine en Moi, elles
forment une chaîne qui se poursuit jusqu'au dernier atome indestructible.
Cependant, l'explication fondamentale de tout cela manque toujours, à savoir,
la pierre de base aussi bien que la pierre angulaire de Ma création, de Moi-
même et de vous. Cette pierre angulaire, ou le premier moteur de tout, qui
est, a été et sera toujours la Première Cause de tout, c'est la pensée, dont
tous les autres fils proviennent. Cette pensée et le monde entier des pensées
en tant que facteurs purement spirituels, va vous être maintenant montré
devant vos yeux, comme un grand panorama, d'où vous pourrez gagner une
vue strictement spirituelle sur toute la création, sur tout ce qui est, a été et
sera.
Car sans une pensée, aucun royaume de l'esprit et aucun monde
matériel ne serait apparu ou n’aurait été créé. En effet, si J'ai voulu vous
montrer Mon essence spirituelle, Je dois le faire dans le contexte d'infini. Car
seulement cette pensée Me caractérise complètement, en effet Je suis infini
quant au temps, à l'espace et au pouvoir.
Si vous retourniez en pensée dans des temps primordiaux, quand
aucune étoile ne brillait dans le firmament, aucun soleil ne tournait autour
d'un autre, quand même le monde des esprits n'avait pas été créé, en ce
temps là, seule Ma pensée et Moi seul était, brillait et existait.
Autour de Moi, tout était sombre, sans vie et rigide; Moi seul étais
vivant. Comme une Pensée éternelle vivante, Je brillais seul dans toute la
création ou, autrement dit, J'étais seul conscient d'exister, là où la pensée
vivante et la lumière de vie, en tant que stimulateur de la vie, seules
existaient.
Vous voyez, là le monde consistait seulement en un Être, une Pensée
dans l'éther infini avec tous ses éléments inertes, trouvant son expression
dans sa demeure centrale, Moi-même, en tant que vivant et existant.
Là, Moi seul savais : Je suis, Je vis. Et si vous voulez comprendre un
peu cette condition, comparez-la avec la vôtre, vous qui êtes conscient d'être
un tout complet dans la création entière, où chacun est conscient de ce que
signifie : je suis, je vis.
Vous dites : "je suis," pourtant des milliers sur des milliers d'autres
processus ont lieu en vous, sans que vous soyez conscients d'eux. Vous
criez : "je suis!" Et le vêtement spirituel de votre âme, qui s'étend jusqu'aux
terminaisons nerveuses capillaires de votre peau, comprend votre Moi entier
sans que vous soyez conscient de la dimension ou de la mesure du corps
humain.
C'est ainsi que J'étais, aussi Moi-même. Je vivais, Mon Être entier
comprenait l'éther infini et exigeait seulement qu'un stimulus de l'intérieur
incite cette immensité, c'est à dire Ma nature externe sans fin, à une activité
animée.
Ainsi la pensée a précédé l'action, c'était la pensée qui d'abord a créé
le Spirituel et ensuite le Spirituel dans le matériel.
Sans la pensée, rien n'aurait bougé depuis le centre en tant que Moi-
même. Donc, ce fut le monde de la pensée qui s'est exprimé d'abord de
façon éclatante dans tous les détails, puis a donné Mon esprit et l'a placé à
l'extérieur de Moi et ainsi Mon monde matériel reçut l'impulsion nécessaire
pour surgir, exister, se maintenir et se perfectionner.
C'est donc ainsi que vous devez comprendre le monde de la pensée
comme un monde spirituel, abstrait, dans lequel les pensées sont les
premiers stimulateurs, assimilateurs et préservateurs de tout ce qui est
appelé le spirituel invisible et le monde visible matériel.
Ma première pensée en créant le monde et en souhaitant voir Ma
conscience se refléter dans des esprits et des créatures vivantes, où la
relation entre la lumière et sa réflexion resterait toujours existante, a été :
"Que cela soit" et avec cela, tout tira son origine de Mon Être le plus intime,
jusqu'au dernier atome, et prit vie. Spirituellement et plus tard,
matériellement, l'assimilation de celle qui était compatible a commencé. Et le
fait que les fonctions dans votre corps prirent effet jusque dans les fibres les
plus minuscules, peut être aussi appliqué à Moi.
A partir d'une pensée "Que cela soit ", des millions de millions de
conséquences se développèrent, comme le résultat de cause à effet. Partout
la pensée était le principe d'incitation, son nouveau développement générant
le succès suivant. Ainsi, finalement, d'une pensée tenue par Moi, comme
Dieu infini et Créateur, la grande famille des esprits et le grand monde
matériel ont surgis, et ceci d'une manière éternelle, de même que Je le suis.
De même, Mes pensées créatrices, leur progression depuis leur origine, leur
développement et leur perfectionnement éternel ou infini où une pensée en
développe et en continue toujours une autre, est un processus éternel.
J'ai dû vous dire tout cela à l'avance pour vous donner au moins une
vague idée de ce qu'est la pensée, sa dimension spirituelle et son
importance. Car le développement spontané de la pensée peut finalement
créer un monde plein de pensées, de sorte que, à la fin, tout ce qui existe soit
simplement une enveloppe visible d'un monde spirituel invisible de pensées.
J'ai dû dire tout cela par avance, car vous avez l'habitude de traiter
rapidement avec le sens des mots sans vous donner la peine d’en pénétrer le
cœur plus profond, spirituel. Vous parlez souvent de la pensée, et pensez
d'une façon si irréfléchie qu'il est étonnant que vous, en tant qu'êtres
intelligents, né d'un Être spirituel tel que Moi, puissiez en avoir des concepts
aussi superficiels qui vous mettent à part comme les habitants de deux
mondes - un monde infini spirituel et un monde matériel se régénérant
toujours lui-même.
Je vous ai prouvé que la pensée est le composant essentiel de tout ce
qui est créé, et expliqué cet autre facteur de développement qui, ayant évolué
spontanément, exerce une influence spirituelle sur la matière l'enveloppant.
Retournons maintenant depuis notre sphère spirituelle de création vers des
sphères plus étroites plus proches et plus compréhensibles, parce qu'elles
touchent en partie à votre propre vie et en partie constituent même
complètement votre vie spirituelle et matérielle, en la formant, en la
maintenant et en la perfectionnant même.
À ce point Je souligne que, de même que dans le grand espace de la
création, les mondes ont été formés et développés par la pensée vivifiante,
votre vêtement terrestre matériel, ou l'expression extérieure de votre homme
intérieur psychique, se forme et se développe conformément à son monde
inhérent de pensée, qui imprime alors son type à la forme extérieure et au
Spirituel le plus intime.
Ainsi vous verrez que ce grand monde de pensée est en fait le vrai et
unique monde spirituel, selon lequel un jour tout sera jugé et classé. Car avec
Moi la pensée a été le premier élément causal et donc c'est aussi dans
chaque créature vivante le facteur par lequel, un jour, une fois évaluée, elle
imprimera leur pleine valeur nominale sur les actions et les actes qui les
suivront.
Quand J'ai fait retentir la première pensée dans les étendues énormes
de l'espace, incitant le monde entier visible et invisible à l'existence par le
"Que cela soit ", tout a commencé à prendre forme selon Mon Être. Car Moi,
en tant que Dieu, Je suis infini et, en tant qu'Être, Je suis seulement l'amour
combiné avec une vision infinie, seulement capable de création Spirituelle ou
matérielle semblable à Moi, ainsi les mondes et même les esprits ont été
créés conformément au Créateur d'amour et de sagesse en tant que tel. Ils
étaient tous parfaits, sans faute, conformément aux lois divines et réglés pour
se maintenir et se perfectionner, se conformant ainsi au grand but voulu par
Moi, le Créateur.
Ce que J'ai fait en ce temps-là et la voie prise par Mes travaux
correspondent à Moi, en tant que Créateur et Être éternel d'amour, et
s'applique aussi à vous, en tant qu'êtres spirituels.
Votre forme extérieure est la réflexion fidèle de votre intérieur le plus
intime. Cependant, dans votre cas, vous ne pouvez pas lire sur le visage de
chacun ce que l'âme, dans des lettres hiéroglyphiques, y a souvent imprimé.
Parfois seulement l’œil est le miroir de l'âme comme vous dites, et que vous
le vouliez ou non il trahit quelques éclats de l'intérieur.
Cette science, qu'une fois, un défenseur ardent de la vérité et de
l'amour (J.C. Lavater, Zurich) a essayé d'établir, c’est la physionomie, elle n'a
pas été poursuivie pour l'avantage de l'humanité ; le monde serait dans une
situation différente si chacun pouvait voir immédiatement quel genre de
personne est son semblable.
Comment cela arrive, Je vous l'expliquerai aussi pour que vous
puissiez voir comment tout est dans tout dans la création et qu'une loi
permanente valable sur une grande échelle est aussi applicable à une petite
échelle.
Je viens de vous dire que la conscience d'être vivant remplit l'âme
humaine entière et, avec cela, le naturel physique extérieur, dans la même
mesure que Mon grand univers est rempli par Ma conscience de vie divine et
constitue la vraie réflexion d'elle-même.
Tout dans les formes de Ma création est en accord avec Mes lois
divines et peut seulement susciter ce qui est divin, sublime et beau puisque
tous les éléments créés proviennent du centre, de Moi-même, et s'étendent
aux espaces les plus lointains partout où un monde peut briller. Partout ils
luttent d’après les mêmes principes et tout le créé est la réflexion et
l'expression de Moi, dans des images diverses et des créations. Ainsi sans
votre volonté, le monde des pensées agit en vous de la même manière,
manifestant une influence plus grande ou moindre sur les organes divers
nécessaires pour l'exécution de la pensée. Ceci s'effectue par un processus
mécanique, où la peau ou d'autres téguments d'organes divers se reflètent
fidèlement et sont le miroir extérieur de ce qui constitue les pensées favorites
de l'homme intérieur psychique.
C'est grâce aux pensées, ou au monde des pensées, que le processus
de vie mécanique est accéléré, retardé ou même détruit. Selon l'effet de la
stimulation des pensées sur les nerfs, ces derniers affectent les organes
qu'ils desservent en tant que conducteurs. Ainsi aussi la santé, la maladie ou
même la mort n'est pas le résultat direct de la rupture des fonctions dans le
corps humain, mais le facteur causal qui est derrière un corps sain ou
malade ; le fabricant d'un extérieur beau ou laid est la pensée passagère,
invisible, qui fait picoter les nerfs et accélère les processus d'élimination ou le
métabolisme. Puisque la plupart des passions sont le résultat de pensées
élevées produites par l'amour elles laissent leurs traces dans la mine
humaine; les formes belles ou laides de la face sont la réflexion de la vie de
l'âme intérieure.
Vous pouvez voir quelles joies, quelles souffrances proviennent chez
l'homme de cet imperceptible, mais cependant incessante activité de la vie
intérieure spirituelle; et au contraire, comment des fonctions essentielles
dérangées réagissent sur l'esprit, l'assombrissant même, de sorte que
l'homme juge le monde, la situation générale et lui-même d'une façon
totalement différente de comment il doit être, les conséquences en sont la
maladie, la souffrance, la rigidité, ou même la mort prématurée.
Tout ceci à son origine dans le monde des pensées qui par sa réaction
sur le corps, et le corps à son tour sur l'esprit, influence l'homme pour former
d'autres conclusions, et exécuter d'autres actions. Puisque tout est
spirituellement lié, ce monde des pensées exerce une influence sur d'autres
gens, des familles et des nations, où les résultats spirituels ont un effet d'une
grande portée, en particulier quand les hommes au pouvoir, spirituellement
malade, apportent la misère et la font subir à des nations entières qui ne
savent pas pourquoi il en est ainsi et ont oublié le fait qu'une idée favorite
entretenue par un dirigeant sape sa santé et le porte à de fausses
conclusions, étendant ainsi une misère indicible. Alors Je suis d'habitude
blâmé, tandis que Je doit faire retourner en bien tout ce mal causé par les
gens spirituellement et physiquement malades.
Quand vous contemplez ainsi le monde entier invisible des pensées,
quel déferlement en avant et en arrière, quelle profusion de pensées vers le
bien ou le mal en provenance d'une seule personne s'étendant souvent à des
milliers, voire des millions d'autres; comment une pierre jetée dans une eau
calme forme-t-elle cercles sur cercles autour d'elle jusqu'a ce que ce
mouvement dérange le calme de l'eau dans les endroits lointains où des
habitants plus petits de ces rivages éloignés sont incapables de comprendre
ou de conjecturer que la raison de la destruction de leurs logements et la
mort de leur progéniture est une pierre souvent jetée loin d'eux par un
dévergondé!
Ainsi l'océan des pensées déferle et coule pour toujours. Dans toutes
les créatures vivantes les pensées sont laissées fermenter jusqu'à s'élever
comme des bulles dans l'eau calme. Tout pense, sent, cherche à améliorer
ses conditions, sa vie, tout construit, détruit, fait des efforts, essaye d'extraire
l'inconnu du connu. Donc, ce grand monde des pensées est en réalité le
facteur principal de Ma création. Car ce monde, comme Moi, est illimité,
éternel et, si les circonstances le permettent, infini.
Donc, efforcez-vous de surveiller de près ce monde spirituel des
pensées, efforcez-vous de penser seulement comme il convient à Mes
enfants. Car la pensée est le créateur de votre extérieur dans cette vie et
votre marque pour l'au-delà. Là vous arriverez avec le résultat laissé par les
pensées tenues par vous sur votre terre. Ici elles sont cachées aux autres;
mais il n'en est pas de même là-bas. L'extérieur est secondaire à l'intime,
l'expression extérieure n'étant qu'une image de l'intime. Là aucun subterfuge
n'est possible, pas plus qu'il ne peut y avoir de secret devant les autres;
chacun lit les pensées de l'autre et, en conséquence, la valeur morale ou le
fait d'être sans valeur d'un individu.
Ce monde des pensées, en tant que transporteur spirituel de la
matière, est aussi puissant parce qu'il crée inlassablement, construit, détruit,
change et transforme, formant de cette façon une chaîne. Mais, vu dans son
ensemble, il a une importance extrême, puisque selon les circonstances,
l'élévation faible et l'évaporation de la pensé sont suivies de l'acte, les
conséquences de cela ne sont pas seulement portées par ceux qui pensent
cela en tant qu'individus, mais par le monde entier spirituel et matériel.
On ne peut pas visualiser l'infini mieux qu'en l'imaginant comme le
monde des pensées. Car toutes les vitesses connues, toutes les distances et
les espaces de temps disparaissent quand elles sont comparées avec la
vitesse de la pensée, avec sa force et ses effets, en particulier quand il est
doté avec le premier et aidé par le dernier.
Donc, Mes enfants, faites très attention quand vous marchez dans le
grand royaume du monde des pensées, de rester des gens dignes de Moi.
Chaque fois qu'une pensée interdite s'approche subrepticement de vous,
voilez-la ou observez-la soigneusement. Car il y a seulement un petit pas
entre la pensée et l'action et ses conséquences pèseront lourdement sur
vous, comme sur les créateurs de la pensée.
Ne vous abusez pas vous-même avec l'idée que "c'était seulement des
pensées, loin d'être réalisées!" Ce n'est pas vrai; en cela vous vous trompez.
Car comme Je l'ai justement dit, si l'occasion surgit, la pensée se transforme
en action qui, bien que repentie, ne peut pas être voilée. Elle est là comme
un fait, comme un pilier de pensée sur le chemin de votre vie et vous pouvez
alors, ou bien vous en réjouir, ou bien en avoir honte.
Je ne vous ai pas donné cet enseignement en vain. Tout a son
Pourquoi et un grand Pourquoi est aussi à la base de cela, car Je sais
seulement trop bien comment vous faites de la lumière à partir d'un
processus de pensée et comment vous considérez qu'il est en réalité le plus
fort alors qu'il est le plus faible. Car la pensée est une puissance spirituelle, et
on ne doit pas jouer avec une telle force.
Je dois vous éclairer pour ainsi rendre l'échelle de votre conscience
plus sensible, car vous appartenez pour toujours à Mon royaume spirituel et
seulement pendant un temps court au royaume matériel.
Apprenez à penser indépendamment! Apprenez à penser logiquement!
Apprenez à penser moralement! Vous devez devenir compétents de ces trois
façons et vous trouverez plus facile de démêler l'avenir, d'évaluer le présent
et de construire votre Moi spirituel dans la préparation pour l'autre vie.
Dans l'océan déferlant des pensées de millions d'êtres, efforcez-vous
de ne jamais perdre prise sur la barre du gouvernail de votre homme spirituel;
la pensée ou bien vous bénit ou bien vous condamne. C'est votre dignité
intérieure qui vaut pour maintenant et pour toujours.
Cela est bon si les gens vous idolâtrent tandis que vous devez
récriminer pour votre faiblesse, votre inconstance. Un jour vous devrez avoir
pitié des adorateurs à cause de leurs illusions, aussi bien que de votre propre
Moi.
Le monde des pensées, comme un grand livre de votre Moi, est votre
manuel qui vous accompagne, votre sauf-conduit ici et votre passeport pour
l'éternité où toutes vos marques de distinction sont inscrites, qui décidera de
votre cours futur.
Efforcez-vous d'éviter d'avoir des pages vides dans votre grand livre,
comme signe du temps que vous avez gaspillé, mais aussi des pensées
écrites sur ces pages qui devront être ouvertes pour un examen minutieux, et
vous feraient avoir honte de vous.
L'homme qui pense est votre photographie vivante, peinte par la
lumière de l'esprit. Luttez pour en faire un succès qui vous montre comment
vous serez si un jour vous voulez être appelé "Mes enfants".
Sur une photographie d'une personne la lumière du soleil matérielle ne
cache pas les défauts, mais fait ressortir tout implacablement sur le papier
réceptif à cette lumière. De même Ma lumière spirituelle de vérité montre à
l'homme arrivant dans l'au-delà la forme humaine construite par son homme
intérieur pensant pendant le cours de sa vie terrestre. Heureux celui qui
passe cet essai des pensées et présente, sauf quelques défauts en raison
des fautes involontairement commises, une image se conformant aux règles
de la beauté, de l'amour et de la sagesse, ce que, en tant qu'une première
pensée J'avais mise dans le monde entier et dans tous les êtres!
Assez sur cette pensée. Reconnaissez et pesez Mes mots! Le temps,
le temps qui dévore tout, vous dévore minute après minute. La vie passe
comme un rêve et un réveil est préparé pour vous dans la lumière éternelle
de Mon monde des esprits où les pensées, les choses impondérables de
cette vie, pèseront lourdement sur la balance de la valeur morale. Car là,
l'esprit pèse ce qui est spirituel et désigne pour chacun son nouveau cours
spirituel.
Et donc cet enseignement vous est donné pour vous montrer le pont
permettant de sortir de la matière. Il vous a été donné déjà ici pour que vous
puissiez parvenir à la citoyenneté d'un monde que vous avez une fois habité
et auquel vous devez retourner de nouveau. En ayant une fois été là, comme
les ramifications divines de Mes idées créatrices, vous Me reviendrez bientôt
comme des êtres épurés spirituels, s'approchant toujours plus proche de Moi
et Mes esprits! Amen.

MD3 C44
Satiété du corps, de l'âme et de l'esprit
L'ennui est la faim de l'âme, l'avidité de s'instruire, celle de l'esprit

(22 mai 1843)


1. L'Orateur qui Se tenait à l'autre table continua : "C'est la Parole
vivante qui vient de nos cœurs que Je veux nommer en tant que préparation
de l'amour envers Dieu, car elle est la nourriture véritable de l'esprit.
2. Je vous le dis : la Parole, oui, la Parole authentique et vivante
provenant du tréfonds de notre cœur signifie tout ; elle pénètre à travers la
matière, la désagrège pour la transformer en essence spirituelle qui nourrira
ensuite l'esprit.
3. Nous voyons par là - comme J'en ai fait la remarque - que seul l'esprit
peut nourrir l'esprit, tout comme l'âme peut le faire de l'âme et la matière de la
matière.
4. Car la Parole en nous, en tant que pensée qui s'exprime clairement
dans notre cœur, saisit la matière, la partage et la contemple dans sa structure
merveilleuse. Dans cette contemplation, l'âme peut déjà se rassasier ; car le
ravissement qu'elle éprouve à la vue de la merveilleuse beauté des formes
qu'elle découvre apaise entièrement sa faim !
5. Le Créateur a organisé l'être humain de sorte que la satiété d'une
part de son être rende toujours l'autre affamée.
6. Afin de comprendre ces paroles en profondeur, Je vais vous citer un
exemple ; faites donc bien attention !
7. Lorsque vous avez faim - physiquement parlant - vous pensez avec
avidité à un bon repas, et si vous vous trouvez à une table bien pourvue, vous
êtes remplis de convoitise, car vous savez que vous allez pouvoir apaiser la
faim qui vous tourmente.
8. Mais si vous deviez rester huit jours entiers, un mois ou même une
année assis à cette table, ne seriez-vous pas dévorés d'ennui ?
9. Oui, Je vous le dis, Mes chers amis, frères et sœurs, s'il en était ainsi,
vous vous mettriez certainement à désespérer !
10. Vu que ce serait sans aucun doute le cas, Je vous pose la question
suivante : pourquoi cet ennui, ce désespoir, alors que votre corps serait
rassasié ?
11. Parce que la satiété du corps provoque infailliblement la faim de
l'âme, laquelle se manifeste sans exception dans un ennui désespéré et plein
d'amertume !
12. Que doit-on entreprendre pour rassasier l'âme après avoir rassasié
le corps ?
13. On se lève de table, se rend au-dehors, peut-être sur une petite
colline, ou bien dans un beau jardin où l'âme se complaît à admirer les belles
formes qui s'y trouvent, à écouter le chant des oiseaux, à se délecter du
parfum éthérique des fleurs et de toutes sortes d'autres choses qui lui sont
agréables.
14. Mais lorsque quelqu'un a contemplé suffisamment tout cela et a
rassasié de la sorte son âme auparavant affamée, cette merveilleuse
nourriture commencera bientôt à ennuyer son âme et il ressentira l'envie de
rentrer dans sa demeure, afin de donner à nouveau de la nourriture à son
corps redevenu affamé par la satiété de son âme, ou alors, dans les meilleurs
cas, l'esprit se mettra à s'agiter et dira au corps à travers l'âme "J'ai très faim !"
15. Mais comment cette faim va-t-elle se manifester ? Par une soif de
savoir de plus en plus grande.
16. L'esprit voudra être à même de comprendre ce qu'est la matière et
les belles formes qu'elle peut prendre ; car pour lui, elles sont
inconsommables ; elle doivent être dissoutes par le feu, la lumière et une
vérité suffisante.
17. Quel est ce feu ? C'est celui de l'amour plein d'avidité. Quelle est
cette lumière ? C'est la pensée qui se manifeste clairement dans le cœur.
Quelle est la vérité ? C'est la Parole qui découle du feu et de la lumière !
18. Au moyen de cette Parole, nous saisissons cette matière ferme et
contenue dans la forme qui nous plaît, la dissolvons et trouvons dans la
matière dissoute la signification spirituelle de sa forme.
19. De cette façon, notre esprit se trouve dans le ravissement, et ce
sentiment de bienheureuse satisfaction signifie déjà son rassasiement ; car il y
trouve sa patrie originelle, sa paix, sa substance, sa source et, dans celle-ci,
son véritable amour envers Dieu, ainsi que l'amour tout-puissant de Dieu
envers lui !
20. Alors, l'esprit s'abaisse en tout amour et humilité devant l'amour
infini de Dieu, Le remercie et Le prie véritablement ; et Dieu est alors devenu
sa nourriture essentielle pour obtenir la Vie éternelle.
21. C'est ainsi que nous voulons considérer les œuvres de notre Père
céleste et y chercher Son grand amour et Sa compassion. Et si l'un d'entre
nous a trouvé quelque chose, qu'il en fasse part à ses frères en un langage
compréhensible et vrai ; ainsi, ils seront tous édifiés dans l'esprit de vérité, et
cette édification sera alors la véritable nourriture vivante de leur propre esprit
qui le rendra fort et apte à agir dans son amour envers Dieu ; et cette activité
est finalement l'authentique Vie éternelle !"
22. Ici, l'Orateur Se tut. Tout le peuple s'étonna de sa sagesse ; quant à
Lémec, il était quasiment hors de lui.
23. Mais Hénoc le tranquillisa et lui dit : "Patiente encore un peu, car
notre Orateur n'a pas terminé Son discours ; ce n'est que lorsqu'Il aura fini de
parler que nous échangerons nos impressions, comme je te l'ai déjà dit !"

MAGNETISME

http://estaranp.wordpress.com/2010/08/13/conditions-de-succes-pour-les-
remedes-magnetiques-fortifiants/
1. Quel genre de personnes possède le don de magnétisation ? Qui peut être
magnétisé et comment ce don peut-il être obtenu ?

2.Les informations et les déclarations données par ceux qui sont magnétisés
sur leurs infirmités physiques ou celle des autres, les maladies ou les remèdes
sont-elles toujours vrais et crédibles ?

3. Les personnes magnétisées ou somnambules entrent-elles réellement ou


seulement apparemment, dans une vraie communication avec des personnes
qui ont quitté ce monde et sont entrées dans la félicité ?

4. Dans un état éveillé, pourquoi les personnes magnétisées ne sont pas


capables de se rappeler les faits, ce qui a été dit, ce qu'ils ont éprouvé ou ce
qu'ils ont fait quand ils ont été magnétisés ?

5. Les nations antiques Juives et Chrétiennes ont-t-elles connu le magnétisme


?

6. Un gouvernement a-t-il le droit d'interdire la magnétisation ? Serait-ce un


bienfait pour l'humanité si le magnétisme se répandait et s'il en était ainsi sous
quelles conditions ?

L’exaltation spirituelle de ton âme dans une prière fervente (mais d’une façon
telle que toutes les fibres de ton être soient entraînées par ce sentiment!),
s’abandonnant complètement à Ma volonté en oubliant totalement toutes les
choses du monde, allumerait tous tes pouvoirs intérieurs spirituels, et si cela
va de pair avec la croyance ferme de certaine en Mon aide, pourrait vraiment
faire un tissus magnétisé de façon efficace par Mon scribe. (Cela serait non
seulement le cas des substances magnétiques humaines contenues dans ce
tissus, mais aussi de Mes bénédictions qui accompagnent la croyance ferme
de Mon scribe et cela fournit ce pouvoir de guérison au tissu qu’il a magnétisé.
Il ne guérira pas seulement votre maladie, mais il peut guérir n’importe quel
mal.) Mais tant que tu es incapable d’éveiller cette prière en toi, comme je te
l’ai décrit, Je te conseille ceci : Renonce à ces remèdes magnétiques! Ils ne
mèneront à rien; tu gaspille ton temps sur un vain espoir, qui n’aboutira à rien
d’autre que la déception

GEJ11 C53
La vision spirituelle

1. Il est temps d'ajouter ici quelques mots sur la vision spirituelle à


l'intention de ceux qui suivent Mes voies et qui veulent reconnaître en eux-
mêmes jusqu'où peut évoluer l’âme encore incarnée. On n'enseignera pas ici
comment on acquiert certaines facultés miraculeuses ou magiques, et l'on ne
donnera pas de recette pour la recherche de ce seul but, mais on montrera le
chemin qu'il faut suivre pour surmonter les multiples doutes intimes
qu'éprouve l'âme aussi longtemps qu'elle n'est pas détachée de la chair. Car
c'est là le véritable but : ne plus dépendre de la chair avec tous ses désirs, ses
doutes et ses erreurs, afin que l'âme puisse se trouver bien dans le monde
véritable où elle devra entrer après la mort du corps, et qu'elle puisse y entrer
tout à fait librement.
2. Il va de soi que la vie de l’âme se manifeste d'elle-même, quand les
chaînes qui l'enserraient dans la chair se défont. Et ceux qui n’éprouvent pas
en eux cette vie de l'âme lorsqu'ils entendent Ma parole sont encore enfermés
dans ces liens de la chair : ils entendent Ma parole, mais ne s'y conforment
pas.
3. Celui qui se libère de ses chaînes se met à voir plus clairement
les hommes et la nature, d'abord d'une manière qui lui donne seulement à
penser que son sens de l’observation s'est beaucoup aiguisé : mais ce qu'il
perçoit en réalité, c'est le mouvement de l'esprit devenu plus libre en lui.

"Il n'est pas toujours générateur de progrès pour l'âme d'un être humain, pour
son âme d'appartenir à un corps totalement sain. Parce que quand sa chair
est trop saine, elle devient facilement excitable à toutes les sortes de plaisirs
sensuels. L'âme préfère alors collaborer avec ses désirs plutôt qu'avec une
chair malade et faible. Donc, une maladie du corps est, d'une certaine façon
de parler, un garde à la porte d'entrée de la vie intérieure de l'âme.
"Je ne désire pas que les hommes passent une partie de leur vie terrestre
d'épreuve quant au libre arbitre avec un corps souffrant. Cependant, si les
gens ne tiennent pas compte du vieux conseil de Mon amour et de Mon ordre,
mais font ce qu'ils ne doivent pas, ils seront eux-mêmes les créateurs de tout
le mal affligeant leurs corps et leurs âmes.
"Cependant, je ne peux pas changer Mon ordre par lequel l'existence de
toutes les choses est seule possible, à cause de la négligence et de la cécité
que les gens ont causées eux-même. Qui a la connaissance qu'il ressent une
douleur chaque fois que son corps est battu ou poignardé, mais qui, malgré
cela, se bat et se poignarde, est alors son propre responsable des souffrances
causées par ses actions. Et, à cause de la sottise insensée des gens, je ne
fournirai pas, ni ne créerai pas une âme avec un corps insensible, pour que
vous ne tombiez pas d'un toit sur la terre à cause de la gravité."

http://estaranp.wordpress.com/2010/08/13/lennemi-de-la-vie/
MD2 C158 De Jacob Lorber

L'ennemi de la Vie ne peut ni ne doit s'approcher de personne ; c'est


pourquoi il ne peut non plus corrompre qui que ce soit ! Mais si un être
humain se laisse séduire par son propre cœur, devient orgueilleux,
despotique, sensuel, esclave du monde égoïste, alors il s'approche
volontairement de l'ennemi de la Vie, devient lui-même ennemi de toute Vie et
souvent pire que le Malin en personne dont il devrait se méfier. Soyez surtout
sur vos gardes à l'égard de vous-mêmes ; car, en vérité, à part Moi, il n'existe
rien qui soit plus libre que votre propre cœur !

Les 4 sortes de feu qui précèderont la venue du Seigneur

http://www.scribd.com/doc/35222345/Les-4-Feu-Purificateurs

1. L'aubergiste père de Kado se leva alors et dit : « Seigneur et Maître, qu'en


sera-t-il de ce temps où Tu as dit qu'avant Ta nouvelle venue, les hommes y
seront purifiés par le feu ? De quel feu s'agit-il donc ? »
2. Je dis : « Ah, ami, ce feu signifiera une grande misère, une détresse
universelle et une tribulation comme la terre n'en a jamais connu de plus
grande. La
foi s'éteindra, l'amour se refroidira, tous les pauvres gens gémiront et
dépériront,
mais, malgré leurs supplications, les grands, les puissants et les rois de ce
monde ne
viendront pas à leur secours, à cause de leur trop grand orgueil et de la dureté
de cœur
qui s'ensuit !
3. Aussi, les peuples se dresseront les uns contre les autres et se feront la
guerre
avec des armes à feu. Les souverains contracteront ainsi des dettes
considérables et
infligeront à leurs sujets des impôts exorbitants. Il s'ensuivra une disette
démesurée,
la famine, des maladies, épidémies et pestes nombreuses et graves chez les
hommes,
les bêtes et même les plantes !
4. Il y aura aussi de grandes tempêtes sur les terres et les mers, et des
tremblements de terre en bien des lieux, la mer submergera le rivage, et les
hommes
seront plongés dans la crainte et l'angoisse, dans l'attente des choses qui
arriveront sur
terre !
5. Tout cela sera permis afin de détourner les hommes de leur orgueil, de leur
égoïsme et de leur trop grande paresse. Les grands qui se croyaient puissants
seront punis par l'ennui, et, pour se libérer de ce tourment, ils seront contraints
de se mettre au travail.
6. Et c'est là la première sorte de feu qui purifiera les hommes avant Ma
nouvelle venue.
7. Mais, dans le même temps, le feu naturel aura à rendre de grands services.
Sur toutes les mers, le feu fera avancer les bateaux plus vite que le vent ;
avec leur grande intelligence, les hommes feront des voitures et des voies
d'airain, et, en place d'animaux de trait, ils attelleront à ces voitures un feu qui,
par sa puissance, les fera parcourir la terre plus vite qu'une flèche.
8. Ils sauront aussi domestiquer la foudre* et lui faire transporter très
rapidement leurs souhaits et leur volonté d'un bout à l'autre de la terre. Et
lorsqu'ils se
feront la guerre, ces rois fiers et avides, le feu devra aussi leur rendre de
grands
services ; car sa puissance lancera à la vitesse de l'éclair contre l'ennemi, ses
villes et
ses places fortes, des masses d'airain sous la forme de boules très lourdes,
causant de
grandes dévastations.
9. Les hommes inventifs iront si loin avec ces armes que, bientôt, aucun
peuple

ne pourra plus déclarer la guerre à un autre. Car si deux peuples s'attaquaient


avec de
telles armes, ils seraient bientôt détruits jusqu'au dernier homme, ce qui
n'apporterait
assurément à aucune des deux parties une victoire et un bénéfice véritables.
Les rois
et leurs généraux ne tarderont pas à le comprendre et préféreront dès lors
vivre en
paix et en bonne intelligence : et si quelque trublion particulièrement
orgueilleux et
ambitieux part en guerre contre son voisin, les amis de la paix s'uniront pour le
punir.
C'est ainsi que, peu à peu, l'ancienne paix se rétablira et se consolidera
durablement
entre les peuples de la terre.
10. Si l'on compte mille huit cent et près de quatre-vingt-dix années à partir de
Ma présente venue, il n'y aura alors presque plus de guerres sur la terre - et
c'est
également vers cette époque que Je viendrai en personne sur terre pour
entreprendre
la plus grande transfiguration des hommes.
11. Il y aura certes encore des guerres entre les peuples les plus barbares de
la
terre, mais, même là, elles ne tarderont pas à devenir impossibles. J'en
viendrai à bout
grâce à Mes rois et à Mes généraux justes et puissants, Je déverserai Ma
lumière sur
eux, et ces peuples deviendront alors pacifiques et amis de la lumière.
12. Et c'est là la deuxième espèce du feu qui purifiera les hommes ! »
GEJ8 C186
Les troisième et quatrième feux purificateurs
1. (Le Seigneur :) « La troisième sorte de feu sera celle-ci : une centaine
d'années auparavant. J'éveillerai des voyants, des prophètes et des serviteurs
toujours
plus éclairés, qui, partout, instruiront les peuples en Mon nom avec une égale
clarté et
une égale vérité, les libérant de toutes sortes de mensonges que les faux
prophètes et
prêtres auront répandu en Mon nom pour leur perte - ce qu'ils commenceront
à faire
dans un temps peu éloigné, et ont déjà commencé ici et là en ces temps où Je
suis
parmi vous.
2. A l'instar des prêtres païens, ils feront de faux signes et de faux miracles et
séduiront beaucoup de gens, gagnant ainsi grandes richesses terrestres,
pouvoir et
prestige : mais ils perdront tout et disparaîtront tout à fait par le troisième feu
et sa
très claire lumière. Et les rois et princes qui voudront leur venir en aide
perdront ainsi
tout leur pouvoir, leurs biens et leur trône ; car Je lèverai contre eux Mes rois
et Mes
généraux à qui Je donnerai la victoire, et c'est ainsi que l'ancienne nuit de
l'enfer et de
ses messagers prendra fin parmi les hommes de cette terre.
3. Les mêmes ténèbres qui règnent à présent sur la cérémonie païenne
aveugle
et absurde que l'on nomme culte divin existeront encore en ce temps-là, mais
elles
seront totalement anéanties par la troisième sorte de feu, venue des cieux !
Car le
mensonge ne sera pas plus capable de lutter victorieusement contre la
lumière de la
vérité céleste que la nuit naturelle ne peut résister au lever du soleil ! Elle doit
s'enfuir

dans ses plus profondes cavités, et, une fois éclairés, ceux qui étaient dans la
nuit ne
partiront plus à sa recherche.

4. Après t'avoir décrit la troisième espèce du feu qui détruira les ténèbres
humaines, Je vais t'en montrer une quatrième sorte par laquelle la terre, les
hommes
et toutes les créatures seront purifiés lors de Ma seconde venue : ce feu sera
constitué
de grandes révolutions naturelles de toute espèce, et spécialement en ces
endroits de
la terre où les hommes auront bâti de grandes et splendides cités où
régneront le pire
orgueil, l'insensibilité, mauvaises mœurs, fausse justice, pouvoir, prestige et
oisiveté,
mais aussi la plus grande pauvreté et toutes les détresses amenées par
l'épicurisme
sans limites des grands et des puissants.
5. L'amour excessif du gain fera construire dans ces villes de grandes
fabriques
de toute sorte, où, en place des mains de l'homme, travailleront le feu et l'eau
alliés à
mille sortes de machines d'airain fort élaborées. La combustion de ces
machines sera
assurée par le très ancien charbon de terre, que les hommes de ce temps-là
iront
prendre en quantités gigantesques dans les profondeurs de la terre.
6. Quand ces agissements permis par la puissance du feu en seront arrivés à
un
point culminant, l'atmosphère, en ces points de la terre, sera si saturée
d'éléments
éthériques combustibles qu'elle s'enflammera tantôt ici, tantôt là, réduisant en
cendres
ces villes et ces contrées avec un grand nombre de leurs habitants ; et, bien
sûr, ce
sera là une grande purification fort efficace. Ce que le feu ainsi produit n'aura
pas
atteint, d'autres grandes tempêtes terrestres de toute sorte l'atteindront,
lorsque ce sera
nécessaire, cela va de soi ; car rien ne sera brûlé ni détruit sans nécessité.
7. Or, l'atmosphère terrestre sera aussi délivrée par là de ses émanations et
de ses esprits naturels mauvais, ce qui aura sur toutes les autres créatures
terrestres une heureuse influence et profitera également à la santé naturelle
de l'homme, car cela mettra fin aux nombreuses maladies néfastes, et les
hommes pourront arriver forts et en bonne santé à un âge avancé.
8. Comme les hommes ainsi purifiés seront dans Ma lumière et, par la suite,
observeront toujours avec un vrai zèle Mes commandements d'amour, ils
pourront se
répartir entre eux la possession de la terre en sorte que chacun possède
suffisamment
pour ne jamais souffrir de misère s'il travaille bien : et les chefs des
communautés
comme les rois, pleinement soumis a Ma volonté et à Ma lumière, feront en
sorte que,
dans leur pays, le peuple ne manque jamais de rien. Moi-même, Je visiterai
les gens,
tantôt ici, tantôt là, afin de les fortifier et de les édifier, partout où les hommes
auront
un très grand amour et un très grand désir de Me voir.
9. J'ai donné là à ta question une réponse que vous pouvez bien comprendre,
vous, les Grecs. C’est une prophétie pour un avenir certes assez éloigné, mais
elle ne
manquera pas de s'accomplir pour autant : car cette terre elle-même et tout le
ciel
visible pourront disparaître avec tout le reste, mais aucune de Mes paroles ni
de Mes
promesses ne restera inaccomplie. - As-tu bien compris cela ? »

GEJ8 C187
Les conditions du retour du Seigneur

1. Le vieil aubergiste dit : « Oui, Seigneur et Maître, nous avons tous fort bien
compris, assurément ! Pour ce qui est des quatre espèces du feu qui purifiera
les
hommes et toute la terre, il n'y a certes là rien de réjouissant ni d'agréable, et
l'on
pourrait à bon droit se demander pourquoi un Dieu parfaitement bon et sage
permettra cela. Mais, précisément parce qu'Il est bon et sage, Il doit savoir
mieux que
quiconque pourquoi Il le permet. Pourtant, nous Te rendons grâce de nous
avoir
dévoilé cet avenir, et surtout, nous nous réjouissons fort de pouvoir vivre sur
cette
terre en ces temps de Ta première venue : car à ce que je crois comprendre
clairement, les choses sont malgré tout infiniment mieux à présent chez les
hommes
de cette terre qu'elles n'iront lors de Ta seconde venue.
2. Il est vrai que je ne puis imaginer les grandes cités que les hommes bâtiront
avec le temps, ni la façon dont, pour s'en servir, ils dirigeront et maîtriseront la
force
des éléments et même celle de la foudre - mais, comme nous tous sans
doute, je suis
heureux de ne pas comprendre cela et de voir la force des éléments encore
régie par
Ta sagesse et Ta puissance ; car si nous le comprenions déjà, le dur temps de
la
purification par les quatre sortes de feu viendrait assurément bien plus tôt que
Tu ne
nous l'as annoncé, ô Seigneur et Maître.
3. Mais puisque Tu nous as fait la grâce de nous apprendre à l'avance comme
une chose certaine que Tu viendrais une seconde fois en personne sur cette
terre pour
y rester, ne pourrais-Tu nous dire aussi en quel lieu de cette terre Tu
reviendras parmi
les hommes ? Quels seront ce pays, ce lieu et cet heureux peuple ? »
4. Je dis : « Ami, Je ne saurais faire déjà à cette question une réponse que
vous
puissiez comprendre, car il existera en ce temps-là bien des lieux, des pays et
des
peuples qui n'ont pas encore de nom : mais tu peux admettre et croire comme
une
vérité certaine que le pays et le lieu où Je reviendrai sur terre sera celui où
subsistera
la foi la plus vive et le plus authentique amour de Dieu et du prochain.
5. Pourtant, quand Je viendrai, Je ne viendrai pas seul. Tous les Miens, ceux
qui
seront depuis longtemps auprès de Moi dans Mon royaume céleste,
M'accompagneront en d'immenses légions et fortifieront leurs frères encore
dans la
chair de cette terre : une véritable communauté naîtra entre les esprits déjà
bienheureux du ciel et les hommes de cette terre, et ce sera une très grande
consolation pour les hommes qui vivront alors.
6. Vous savez maintenant tout ce que vous aviez besoin de savoir. Agissez en
conséquence, et vous gagnerez la vie éternelle : car Je vous ressusciterai au
dernier jour ! »7. Kado demanda : « Seigneur et Maître, cela arrivera-t-il donc
dès demain ?
Car chaque nouveau jour est pour nous le dernier* ! »
8. Je lui dis : « Je ne veux pas dire par là un jour de cette terre, mais un jour
spirituel dans l'au-delà. Quand tu auras quitté ton corps pour entrer dans le
royaume

des esprits, cela aussi sera pour toi le dernier jour, où Je te délivrerai du
jugement de
la matière, et c'est cela, l'éveil du dernier [c'est-à-dire nouveau] jour.
9. Mais il est déjà près de minuit, et un long voyage nous attend demain.
Allons
donc nous reposer ! »

10. Quand J'eus exprimé ce souhait, ils se levèrent tous, Me rendirent grâce
une
fois de plus, et l'aubergiste nous conduisit lui-même à une grande chambre
fort bien
installée, où nous dormîmes jusqu'au matin d'un sommeil réparateur. - Il va de
soi que
les Grecs parlèrent encore longtemps entre eux de tout ce qu'ils avaient
entendu.

De la relation entre les êtres et l'intelligence universelle

http://estaranp.wordpress.com/2010/08/13/de-la-relation-entre-les-
etres-et-lintelligence-universelle/

1. (Le Seigneur :) « Si l'espace infini de la Création et les innombrables


objets qu'il contient apparaissent à l'homme conscient d'exister comme muets,
inanimés et privés d'intelligence, la très sage raison en est que, pour qu'il lui
permette de conquérir, à Mon instar, la plus complète autonomie, J'ai voulu sa
conscience de soi tout à fait séparée de la conscience universelle et de son
intelligence suprême et infinie, afin que, se trouvant seule en elle-même, elle
se prépare et se fortifie seule en vue de la vie éternelle par la voie qui lui est
comme révélée de l'extérieur.
2. Or, tandis que l'homme est occupé avec lui-même à conquérir
son autonomie de vie, il n'a guère idée qu'il n'est entouré que de vie et d'une
intelligence suprême qui imprègne jusqu'à son corps, sans quoi il ne serait
même pas venu au monde. Mais une fois que, selon la volonté révélée de
Dieu, il en a terminé avec lui-même au sens où il s'est tout entier pénétré de
son esprit, cet homme complet s'unit librement à la vie supérieure et sa très
claire intelligence dans tout l'infini de Dieu, sans pour autant perdre son
individualité. Et c'est alors qu'il cesse de percevoir l'espace et les choses qui
l'entourent comme inanimé et stupide, et que tout devient pour lui vie et
intelligence lucide, consciente d'elle-même.
http://estaranp.wordpress.com/2010/08/13/levangile-de-la-nature-et-la-
mission-de-lhomme-sur-la-terre/
L'ÉVANGILE DE LA NATURE, ET LA MISSION DE L'HOMME SUR LA
TERRE.

2 Vois-tu, mon fils, en toi vit un Esprit qui justement


élève ton âme au-dessus de celle de l'animal, et qui te place
dans la position d'un homme libre, alors que l'animal est guidé
à travers l'instinct, vers sa destination.
Cet Esprit, cette Étincelle provenant de MOI, que, selon
Moïse, JE soufflai dans le premier homme conscient, et grâce à
laquelle - laissant de côté son extérieur - JE l'ai créé à mon
Image et à ma ressemblance: Cet Esprit, Je le répète, est le
Médiateur entre MOI, Mon Royaume des Esprits, et l'Homme.
Et maintenant sois attentif: Au moyen de cet Esprit, JE
parle à l'homme dans son cœur; comme quelque chose qui,
malgré certaines déviations, ne peut être éliminé par les
controverses; de sorte que J'avertis, Je conseille et Je console;
motif pour lequel vous l'appelez aussi: "La voix de la
conscience", parce qu'il s'agit effectivement de quelque chose
de "CONSCIENT".
A travers cette Voix, Je manifestai aux prophètes, dans
l'Ancien Testament, Ma Volonté, justement au moyen de cette
VOIX; et ainsi Je guide et Je conduis continuellement
l'humanité vers ce But qui est prochain, ou bien vers un
passage au crible, puisque est venu le Temps des "Mille et un
peu moins de mille ans encore", c'est-à-dire la fermeture du
"Cycle Apocalyptique Bimillénaire" par laquelle le grain sera
bien vite séparé de la balle; et cela, les grands retournements
politiques, sociaux, mondains et spirituels qui se manifestent
continuellement sur la Terre le montrent déjà clairement.
GEJ9 C142
Sur l'activité de l'âme

1. Un autre pêcheur dit alors : « O Seigneur et Maître, Tu as dit qu'il ne


servirait à rien à une âme d'être parfaitement lucide dès son arrivée en ce
monde, parce que, comme nous le comprenons bien à présent, elle
deviendrait tout à fait paresseuse et oisive ; car si quelqu'un a perdu une
chose précieuse, il la cherchera jusqu'à ce qu'il la retrouve, si cela est possible
- et c'est ainsi que, par ses sens extérieurs brouillés, l'âme cherche sa clarté
intérieure perdue. Mais, lorsqu'elle aura retrouvé cet immense trésor de vie,
qu'adviendra-t-il alors de son activité ? Car lorsqu'un homme a le bonheur de
retrouver ce qu'il a perdu, sa recherche est bien sûr terminée, donc son
activité ! Ainsi, lorsqu'une âme a pleinement retrouvé ce qu'elle cherchait avec
ardeur, elle devrait elle aussi tomber dans la paresse et l'oisiveté ; mais alors,
elle redeviendrait comme morte, ce qui ne ferait sans doute guère son
bonheur. Seigneur et Maître, je ne comprends pas encore tout à fait cela. »
2. Je dis : « Ami, le vrai bonheur de la vie ne consiste pas dans une
vision et une connaissance parfaites, mais seulement dans l'accroissement
constant des œuvres de l'amour, et c'est pourquoi toute âme doit d'abord faire
de cette pieuse activité l'unique élément de sa vie, sans quoi elle n'atteindra
jamais la clarté de la vie intérieure ; car l'exercice de la charité est un feu
intérieur vivant qui, par une activité toujours plus grande doit devenir une
flamme très claire.
3. Et, une fois que l'élément de la vie est si pleinement éveillé dans
l'âme qu'elle s'est elle-même changée tout entière en cet élément –
autrement-dit, quand l'homme tout entier est né à nouveau ou régénéré en
esprit -, malgré la lucidité intérieure qu'elle a acquise grâce à une activité
d'amour portée à son plus haut degré, l'âme demeure à ce plus haut niveau
possible d'activité, qui fait croître sans cesse sa félicité et sa clarté intérieure,
car celles-ci s'accroissent selon ses œuvres et non selon sa lucidité, qu'elle
n'aurait de toute façon jamais pu atteindre sans les œuvres d'amour ; car
l'ordonnance divine est ainsi faite de toute éternité qu'aucun esprit, qu'aucune
âme humaine ne peut atteindre la lumière sans les œuvres qui lui
correspondent.
4. Or, comment les hommes créent-ils la lumière en ce monde
matériel ? Ils frottent deux morceaux de bois ou deux pierres l'une contre
l'autre jusqu'à ce que des étincelles de feu en jaillissent ! Ces étincelles
tombent sur des objets facilement inflammables qui deviennent incandescents.
Lorsque cette incandescence est devenue suffisamment forte et que l'on met
en contact avec elle des objets combustibles - tels le bois, la paille ou cette
résine qui, mêlée de soufre et de naphte, s'enflamme si rapidement -, une
flamme claire s'en élève aussitôt, et cette flamme, lumineuse elle-même,
éclaire tout ce qui l'entoure.
5. Sans l'activité qui les a précédées, cette incandescence, puis cette
flamme brillante dont le mouvement très vif est lui-même le signe visible d'un
haut degré d'activité, auraient-elles jamais pu naître ?
6. Ainsi, déjà dans le monde de la matière morte, on voit que l'apparition
du feu et de la lumière doit être précédée d'une certaine activité. Et, pour que
la vie de l'âme soit éclairée, il faut à plus forte raison qu'une certaine activité
éveille en elle l'amour, qui est l'élément de la vie ; et c'est seulement par cette
activité accrue que naît alors dans l'âme la lumière, c'est-à-dire la sagesse,
qui, se connaissant elle-même, connaît, juge et ordonne par elle-même tout
chose.
7. Voici, ami, ce qu'il en est de la vie de l'âme et de la claire
connaissance qui est en elle. Tu n’as donc pas à craindre que, dans sa
sagesse divine, une âme bienheureuse devienne jamais paresseuse et oisive,
parce que la sagesse d'une âme, ici-bas et plus encore dans l'au-delà, résulte
précisément de son activité, et, s'il fallait ou s'il était possible que cette activité
cessât jamais, l'âme perdrait aussi sa sagesse et sa lucidité intérieure. - As-tu
compris maintenant ? »

GEJ9 C143
De l'activité des esprits

1. Le pêcheur : « Oui, Seigneur et Maître, j'y vois clair à présent ;


cependant, j'aimerais fort savoir également en quoi peut consister l'activité
d'une âme parfaite dans l'au-delà. Sur cette terre rude, l'homme a certes
toujours mille choses à faire tant qu'il vit - mais qu'y a-t-il à faire dans le grand
au-delà spirituel ? Doit-on là aussi labourer, semer et récolter pour assurer sa
subsistance ? »
2. Je dis : « Labourer, semer et récolter, oui, ami - mais bien sûr d'une
autre manière et dans un autre sens qu'en ce monde matériel.
3. Car sans la grande activité des esprits, surtout des plus parfaits, il n'y
aurait rien sur aucun monde ! Non seulement il n'y pousserait rien et nul être
vivant ne marcherait à leur surface, mais aucun soleil ni aucun monde ne
serait jamais apparu ni n'aurait persisté à plus forte raison.
4. Les hommes labourent certes la terre et jettent la semence dans ses
sillons ; mais il dépend des esprits que la semence germe, qu'elle pousse et
que son fruit mûrisse. Tu vois bien qu'il y a donc beaucoup à faire pour les
esprits parfaits de cette terre comme des autres corps célestes, même dans le
monde visible, mais plus encore pour former et perfectionner les âmes
humaines, dès ce monde, mais bien davantage encore dans l'au-delà. Car les
âmes très imparfaites arrivent dans l'au-delà en nombre incomparablement
plus considérable que les âmes parfaites, surtout venant de cette terre. Or, les
âmes imparfaites et malignes auraient vite fait, avec l'aide des esprits naturels
immatures, de corrompre si bien toute la terre qu'aucune herbe, arbuste ni
arbre n'y pourrait plus pousser, et que ni bête ni homme n'y pourraient plus
vivre.
5. Seuls l'amour, la sagesse et la force des esprits parfaits de l'au-delà
empêchent les méchantes âmes imparfaites de faire cela, en poursuivant leur
formation et, lorsque cela est possible, en les rapprochant peu à peu du
royaume de Dieu.
6. Il n'est pas possible d'expliquer par des mots comment les esprits
parfaits travaillent et accomplissent toutes ces choses ; mais vous le verrez
clairement quand vous serez vous-mêmes nés à nouveau en esprit. - As-tu
compris cela aussi ? »
7. Le même pêcheur répondit : « Oui, cher Seigneur et Maître, et je Te
rends grâce de Ton immense patience envers nous, faibles hommes encore si
stupides. Oh, il nous faudra certes encore bien du temps, à nous qui vivons
parmi tant de miracles, pour les comprendre tous ! Nous voyons l'eau et la
goûtons, sans avoir la moindre idée de ce qu'elle est. De même, nous voyons
le feu avec sa lumière, nous en percevons l'éclat et la chaleur, sans savoir
davantage ce qu'il est ni ce qui l'a vraiment fait naître. Quoi qu'il en soit, nous
sommes extraordinairement heureux d'avoir pu, par Ta grâce immense et par
Ton amour, prendre le chemin qui mène infailliblement à la parfaite vérité
vivante. O cher Seigneur et Maître, que Ta grâce nous vienne en aide, afin
que nous suivions ce chemin jusqu'à son but lumineux, sans jamais nous
lasser ni faiblir ! »
8. Je dis : « Qui a la foi et une vraie volonté atteindra le but auquel il
aspire ; et vous l'atteindrez vous aussi sans peine, puisque vous venez déjà
de parcourir à Mes côtés, avec un si grand zèle, plus de la moitié du chemin !
»
9. Quand J'eus ainsi pleinement satisfait les pêcheurs par Mes
enseignements, ils Me rendirent grâce à nouveau, puis, s'étant retirés,
parlèrent entre eux de ce qu'ils avaient entendu et le gravèrent profondément
dans leur mémoire.

Tome8 de Jacob Lorber

CH175 : Du but et de la signification des cérémonies

2 : Je dis : Qu’importe le temple de Jérusalem et toutes les vaines


cérémonies, qui n’avaient de signification symbolique qu’avant ma venue et
sont désormais vides de sens !
3 : Au lieu de songer à une dispense, ne songez qu’aux pauvres et réparez
activement toutes les injustices commises, et vous serez des juifs plus que
parfaits à mes yeux et devant Dieu, et aurez comme tels une grande part à
mon royaume.
8 : A l’origine des hommes de cette terre, la doctrine divine leur fut donnée
avec la même pureté que celle que je vous donne aujourd’hui ; mais, ayant
bien vite découvert qu’il existait des cérémonies et des préséances dans tout
ce qui se passait sur cette terre et au-dessus d’elle dans la nature des choses
et des phénomènes, les hommes se sont avisés de pratiquer eux-mêmes ces
cérémonies de préséances dans toutes leurs actions, donc également dans
leur culte divin.
9 : Ainsi, ils ont déclaré que l’on ne pouvait prier et adorer Dieu que dans
certain lieux purs, et celui qui ne faisait pas cela montrait par là qu’il n’avait
pas un vrai respect de Dieu. Pour rendre ces endroits encore plus vénérables,
on y accomplissait une sorte de culte sacrificiel, au début, il est vrai, avec des
intentions pures et raisonnables, puisque les hommes devaient y offrir aux
enseignants éveillés par Dieu une petite partie du produit de leur travail, afin
d’assurer la subsistance de ces maîtres qui se consacraient à leur
enseignement.
10 : Mais, à mesure que les hommes se multipliaient et se répandaient sur la
terre, le nombre de ceux qui les enseignaient croissaient également, ainsi que
celui des lieux de prière et de sacrifice déclarés purs et dignes de Dieu, et,
comme le zèle des hommes leur donnait toujours plus d’aise et de richesse, ils
cessèrent de se contenter des lieux déclarés purs et dignes de Dieu qu’étaient
certaines collines, bois, sources claires et parfois des jardins de fleurs
embaumées, pour bâtir des huttes plus belles, et par la suite des maisons et
des temples, où les maîtres enseignaient le peuple, recevaient les offrandes
qu’il apportait et priaient Dieu avec lui par des paroles, des gestes et des
chants ; tout ce qu’ils trouvaient particulièrement beau, glorieux et noble, ils
s’en servaient pour honorer Dieu, le créateur de toutes ces belles choses, et
ils les lui consacraient.
11 : C’est ainsi, vois-tu, que les hommes et surtout leurs enseignants et leurs
chefs, qui devenaient toujours plus avides et dominateurs, ont peu à peu
inventé et introduit ce culte cérémoniel qui, en vérité n’a de culte divin que le
nom, et qui fut bientôt à l’origine d’une véritable idolâtrie !
12 : En réalité, Moïse n’a introduit aucune cérémonie, mais n’a fait que les
expliquer et les rétablir dans la pureté des origines. Il a détruit les images et
les temples, et une tente unique fut choisie pour renfermer l’Arche où étaient
conservés les lois et les livres de Moïse, et par la suite les écrits des autres
prophètes, ainsi que d’autres objets rappelant les actes de Dieu.
13 : Et, selon l’ordre divin, Moïse a assigné un double but à tout ce qui
ressemblait à une cérémonie : le premier consistait à faire en sorte que la
cérémonie symbolisât de manière adéquate, comme par un langage de
signes, tout ce qui arrive réellement aujourd‘hui avec moi et arrivera par la
suite ; le second, à lui associer une valeur politique de préservation de la
santé des corps, fonction salutaire dans ces contrées. Il a indiqué aux juifs ce
qu’ils pouvaient manger et boire, quand et comment ils devaient se laver et se
purifier, comment ils devaient bâtir et disposer leurs maisons et quels
vêtements ils devaient porter.
14 : De même, la circoncision avait un double but : d’abord, tout juif nouveau
né recevait alors un nom, l’année le jour et même l’heure de sa naissance
étaient inscrit dans le grand registre des circoncisions, toutes choses
nécessaires, et le nouveau juif contractait ainsi l’obligation de devenir un
homme accompli de reconnaître Dieu, de croire en lui, de le respecter et de
l’aimer par-dessus tout et d’observer ses commandements. Et c’était là le but
moral et spirituel de la circoncision ! Quand à l’autre but, là encore, il était
politique et devait agir sur la santé et la propreté des corps.
15 : Tu dois maintenant comprendre sans peine et clairement que l’ancien
cérémonial des juifs n’était finalement pas au service de Dieu, mais seulement
un service rendu aux hommes ; qu’il se soit transformé avec le temps en
idolâtrie complète, tout païen qui pense et y voit assez clair peut s’en rendre
compte, et à plus forte raison un vrai juif éclairé par Dieu.
16 : Du reste, comme je l’ai dit, rien n’arrive dans ce monde sans une certaine
cérémonie. La cérémonie n’a certes aucune valeur par elle-même, mais elle
précède et accompagne tout acte important et le suit comme une ombre vaine.
17 : Observe donc avec quelque attention le lever du jour : le premier signe
annonciateur du jour est la grisaille qui paraît à lest, et certains astres connus
qui montent avant le soleil au-dessus de l’horizon. Cette grisaille est bientôt
suivie des premières lueurs de l’aube, puis d’un rougeoiement, et de bien
d’autres choses.
Toutes ces étapes qui précèdent le matin sont aussi des sortes de cérémonies
qui, en vérité, n’ont guère de valeur en soi, et n’en ont plus aucune une fois le
soleil levé.
18 : Ainsi, c’est le soleil spirituel qui, avec moi s’est levé pour tous les juifs et
pour les païens, et toutes les images les choses et les cérémonies qui
m’annonçaient symboliquement, si riches de sens qu’elles fussent, peuvent
donc bien cesser d’avoir une valeur pour la vraie vie de l’homme ; car il ne
viendra jamais à l’idée d’un homme raisonnable d’allumer une lampe en plein
jour pour que la lumière du jour en soit renforcée.
21 Tu peux donc bien être un juif parfait à mes yeux sans circoncision ni
dispense. Car celui qui marche au grand jour n’a plu besoin de saluer l’aube
comme un événement salutaire, et celui qui a déjà récolté les fruits mûrs d’un
arbre n’a plus à se soucier de savoir si ses bourgeons poussent et fleurissent
bien et s’il a assez de feuilles. Car l’essentiel est le fruit : une fois qu’il est là,
tout ce qui l’a précédé devient sans valeur.
22 : Je crois que tu auras bien compris, toi et tous ceux qui sont ici, comment
les cérémonies sont nées parmi les hommes, et quelle valeur elles avaient
dans leur pureté. Vous comprenez donc aussi qu’elles n’ont dorénavant pas
plus de valeur que l’ombre qui suit le voyageur lorsqu’il choisit son chemin
d’après la hauteur et la direction du soleil.
25 : Ne vous laissez donc plus captiver par aucune cérémonie mondaine,
mais, vous tous, restez dans la vérité ; car elle seule est la lumière de la vie et
vous libérera de toute illusion et de tout mensonge !
GEJ10 C185
Un exemple de réunion d'âmes animales

1. (Le Seigneur:) « Tu as toi-même vu l'aigle géant s'emparer du chacal


qui s'était auparavant repu de la gazelle, puis s'envoler avec lui dans les airs
et le laisser tomber sur un sol rocheux, ce qui a causé la mort de cette bête de
proie, après quoi l'aigle s'en est de nouveau saisi et l'a emporté loin vers le
sud, où il a son nid dans les falaises. Arrivé là-bas avec sa proie, il l'a à
nouveau laissée tomber d'une certaine hauteur, parce qu'elle commençait à lui
peser.
2. Or, cette proie, heurtant une paroi rocheuse, est tombée dans une
gorge assez profonde, où des bergers arabes faisaient paître leurs maigres
troupeaux. Ces bergers se sont bientôt aperçus que l'aigle, ennemi bien connu
de leurs troupeaux, descendait toujours plus bas dans la vallée afin d'y aller
chercher sa proie tombée dans les profondeurs.
3. Voyant cela, les bergers ont aussitôt tendu leurs arcs, visant l'aigle
qui continuait de descendre, et, lorsqu'ils ont estimé qu'il était assez bas, ils lui
ont décoché leurs flèches aiguës - et voici que ces trois bergers ont touché
l'aigle, qui est tombé mort dans la vallée et a été emporté par les bergers
comme un véritable trophée. Quant au pauvre chacal avec sa gazelle, il gît
encore entre les rochers où il est tombé au fond de la vallée, et ne sera dévoré
que dans quelque temps par d'autres rapaces.
4. Mais à présent, regarde : là-bas, devant la porte, se tient déjà une
forme humaine pareille à celle d'un enfant, et et le attend d'être reçue dans le
sein d'une mère lors d'une prochaine conception ! Derrière cette apparition
d'une âme, tu peux voir un être de lumière : c'est déjà l'esprit de l'au-delà de
cette âme, et il devra veiller à ce que cette âme, pour l'heure encore naturelle,
trouve refuge à la prochaine occasion dans le sein d'une mère.
5. Tu viens donc de voir comment, à partir de ces trois dernières âmes
animales déjà fort accomplies - et qui ont eu, bien sûr, des milliers de
précurseurs -, une âme humaine vient de se former.
6. Un enfant mâle viendra au monde avec cette âme, et, s'il est bien
élevé, il deviendra un grand homme. La douceur de la gazelle gouvernera son
cœur, la ruse du chacal son intelligence, et la force de l'aigle géant sa raison,
son courage et sa volonté. Son caractère sera principalement guerrier, mais il
sera tempéré par son cœur et son intelligence, et ce sera donc un homme fort
utile en toute circonstance. S'il devient un guerrier, il aura certes de la chance
grâce à son courage, mais il pourra aussi être victime d'autres armes
guerrières.
7. Afin que tu puisses observer cet enfant dès sa naissance, ton voisin
terrestre pourra devenir son père dès l'an prochain.
8. A présent, tu sais tout, et Je t'ai dit et montré là ce que Je n'avais
encore jamais dit ni montré à aucun homme de cette manière. - Mais
reprenons un peu de pain et de vin, afin de nous sustenter après cette longue
explication ! »

GEJ11 Chapitre 9
Mucius pose trois questions essentielles. Le Seigneur lui répond

1. Quand le repas fut achevé, l'aubergisteMucius Me dit : « Seigneur et Maître,


je désire fort Te poser quelques questions qui me tiennent à cœur depuis
notre conversation d'hier. Il n'y a plus de Pharisiens pour nous espionner, et
l'on peut donc questionner et répondre sans se gêner. Me permets-Tu, ô
Seigneur, de Te demander une réponse à mes questions ? »
2. Je dis : « Pose-les donc, et que la présence de Phoikas ne te gêne en rien
car il faut qu'il fasse lui aussi connaissance avec le royaume de la vraie vie, et
qu'il soit ainsi récompensé d'avoir mis de côté ses affaires terrestres pour
suivre son cœur, ayant seulement pressenti qu'ici soufflait le pur esprit de la
vérité.
3. Je te le dis, Phoikas, en faisant cela, tu as fait du bien à Mon cœur, et tu t'es
ainsi engagé sur le chemin qui mène au salut éternel.
4. Mais pose donc ta question sans plus de façons, Mon cher Mucius, afin que
l'on puisse te faire une bonne réponse. »
5. Mucius : « Puisque Tu me le permets, Seigneur et Maître, explique-Moi, je
T'en prie, pourquoi nous vivons, nous, les hommes, ce qu'il advient de nous
après notre mort, et quelle est la meilleure façon pour nous d'apprendre tout
ce qu'il faut savoir pour la vie.
6. Tu m'as dit hier que la vraie connaissance s'éveillait d'elle-même dans le
cœur de l'homme par l'observation de Tes deux commandements, que Ton
disciple m'a ensuite exposés plus en détail - mais le comment de tout cela
reste encore très confus, et c'est pourquoi je Te prie de n'éclairer là dessus. »
7. Je dis à l'aubergiste : « Mon cher Mucius, les trois questions que tu poses
résument très précisément toute la sagesse du ciel, et les raisons de Ma
mission sur cette terre. J'ai beau en avoir déjà beaucoup dit là-dessus, on ne
répétera jamais trop cette leçon fondamentale, car il faut que le cœur spirituel
de l'homme accueille pleinement ces vérités éternelles, les assimile bien et
fasse d'elles sa propre chair et son propre sang. A cause de Phoikas et de toi
même, qui n'êtes pas encore familiers avec Ma doctrine, mais aussi pour les
Miens, qui, bien qu'ils soient depuis longtemps avec Moi, ne sont pas encore
allés jusqu'au bout de toute vérité. Je vais donc répondre en détail à tes
questions. Aussi, écoutez-Moi bien !
8. L'homme vit pour deux sortes de raisons, qu'il doit réunir en lui comme leur
intermédiaire : d'une part, en tant que clé de voûte de la création matérielle et
extérieure, dont il est réputé être le couronnement, d'autre part en tant que
point d'origine du monde purement spirituel, qui a atteint avec lui le premier
échelon d'une conscience de soi parfaitement libre. Ainsi donc, il est à un bout
le commencement, à l'autre bout la fin d'une chaîne, et il doit trouver en lui-
même, en se développant librement et en menant l'existence qui convient, le
maillon qui lui permettra de relier ces deux parties de la chaîne. Mais Je vais
vous expliquer cela plus clairement.
9. Depuis les plus petites créatures, toute la vie constitue une suite d'échelons
qui vont en progressant, c'est-à-dire que chacun complète celui qui l'a précédé
et lui apporte de nouveaux perfectionnements, développant ainsi une
intelligence toujours plus grande.
10. Voyez comme il existe, chez les animaux, des espèces inférieures qui
semblent n'avoir d'autre but que de maintenir leur corps en vie et de se nourrir
des autres ! Lorsqu'un ennemi survient, elles se soumettent stoïquement à
leur destin et ne se défendent pas, ce dont elles sont d'ailleurs incapables ;
c'est le cas de bien des insectes et petits amphibiens.
11. Mais, un peu au-dessus, l'on trouve déjà des animaux d'une intelligence
assez développée pour être davantage conscients des dangers qui les
menacent et savoir se ménager une retraite par toutes sortes de moyens,
parfois fort subtils.
12. Chez les animaux encore un peu plus évolués, cette qualité est encore
plus développée, et c'est ainsi qu'ils sont pourvus d'armes appropriées, telles
que griffes et dents aiguës, qui leur permettent à la fois de se débarrasser de
leurs ennemis et d'être eux-mêmes les ennemis d'autres sortes d'animaux. Il
en résulte une lutte des uns contre les autres, où l'astuce et la ruse servent
assurément à tuer les corps, mais aussi à faire progresser l'intelligence, et le
caractère qui se développe ainsi peu à peu prend des formes toujours plus
variées à mesure que l'on monte les degrés de la vie animale.
13. A partir d'un certain degré dans cette progression, les animaux deviennent
enclins à s'allier à l'homme, qui les appellera dès lors animaux domestiques.
Ces animaux-là sont, comme vous dites, plus policés, ou plus dociles. Ils
peuvent acquérir une très grande intelligence et être éduqués, ce qui, d'une
certaine manière, les rapproche de l'homme, non par leur aspect extérieur,
sans doute, mais par certaines particularités du caractère. Vous observez
souvent, chez ces animaux, des actes tout à fait surprenants, où la réflexion et
un certain jugement paraissent si visiblement que vous dites avec étonnement
: il ne lui manque que la parole ! Voyez-vous, de tels animaux sont ceux qui
n'ont plus qu'un pas à faire dans l'évolution de l'esprit pour parvenir à l'homme,
de la même façon qu'il ne reste à un petit enfant immature qu'à franchir le pas
des ans pour devenir un homme plein de raison. Mais l'animal ne peut
atteindre ce but, parce que la forme de son âme est encore imparfaite, tandis
que l'enfant, même s'il semble souvent plus stupide et plus maladroit, a déjà
présente en lui une forme psychique capable d'évoluer, tout comme le grain
de blé a en lui l'image de la plante à venir. »
GEJ11 C10
Comment la forme psychique évolue jusqu'à l'homme

1. (Le Seigneur :) « Tous ces animaux, dont le nombre est assez


immense pour permettre la plus grande diversité des dispositions du
caractère, sont cependant soumis à une loi contraignante qui les fait se
développer dans une direction définie - donc celle de la "plus haute
intelligence possible" -, c'est-à-dire qu'ils ne sont pas capables d'agir
autrement que ne le permet le domaine où entre leur forme d'âme. Par
exemple, vous aurez beau montrer à un oiseau très minutieusement qu'il
vaudrait peut-être mieux pour lui ne pas se construire un nid ouvert, mais se
tresser une sorte de maison, il ne s'en tiendra pas moins à son nid ! Et vous
pouvez être certains que, depuis que les espèces sont apparues, chacune a
toujours bâti sa demeure de la même façon qu'elle le fait aujourd'hui. La raison
se trouve dans cette espèce d'horizon limité (leur forme d'âme) qu'ils ne
peuvent élargir - exactement comme un enfant ne saurait apprendre l'art
difficile des mathématiques supérieures avant d'avoir acquis les principes
élémentaires du calcul.
2. Les différentes formes que doivent traverser les animaux sont en
résonance avec les âges ou les années d'évolution de l'homme. Une fois que
l'intelligence animale a atteint son plus haut degré - notez bien que cela n'est
en aucun cas une question de forme extérieure, mais seulement d'évolution de
l'âme -, les intelligences ainsi développées peuvent se réunir en une âme
humaine, et celle ci renferme donc d'abord des formes d'intelligence
hautement évoluées qui se complètent mutuellement, mais, puisqu'elle est la
succession de nombreuses vies inférieures, elle est aussi à l'image de toute
cette vie inférieure, puisque tout cela est contenu en elle. Elle est dès lors
achevée, tant selon sa forme extérieure que selon sa forme intérieure capable
d'évolution. Le couronnement de la Création, la forme humaine, est donc
atteint dans l'être humain nouveau-né, avec son germe capable d'une
évolution supérieure.
3. C'est alors que débute la seconde tâche de l'homme : il doit atteindre
une liberté suprême de la conscience dans la connaissance du Créateur et
dans l'évolution de l'homme intérieur.
4. Jusque-là, la forme psychique restait muette, ne se souciant pas de
l'esprit, mais seulement de choses matérielles, et elle ne connaissait que le
droit du plus fort. Pourtant, la divinité veut à présent que son œuvre, amenée à
grand-peine à ce point, la reconnaisse et cherche à se rapprocher d'elle par
amour, non par crainte de sa force. Comment est-ce possible ?
5. Si elle veut atteindre ce but, la divinité doit se dévoiler, autrement dit,
elle doit placer sa créature dans des conditions qui lui permettront de
reconnaître ou non, d'elle-même et librement, la divinité. Celle-ci ne doit donc
exercer aucune contrainte, sans quoi ce n'est pas l'amour qui dirigerait la
volonté, mais la crainte qu'il faut éviter. Et songez vous-mêmes s'il vous
plairait d'être entourés de serviteurs qui ne vous serviraient que par crainte,
sans aucun amour ! Cette petite plante qu'est l'amour ne peut apparaître que
lorsque l'âme humaine, grâce à sa clairvoyance toujours plus grande dans la
perception des choses, trouve sans contrainte des preuves du grand amour et
de la sagesse que Dieu lui donne en retour, et qui forcent son admiration et
son amour.
6. Mais l'âme humaine reçoit aussi une aide pour son ascension : car,
en tant que forme accomplie ne pouvant être perfectionnée davantage, l'âme
toute seule ne verrait plus rien au dessus d'elle-même s'il ne lui venait alors
une perception spirituelle, le sentiment d'une puissance qui la rend humble et
la pousse dès lors à rechercher son Créateur. C'est l'étincelle divine, l'esprit
déposé en elle et destiné à se développer en même temps qu'elle, à
l'imprégner toujours davantage grâce à une bonne éducation, et à l'amener à
toute connaissance à travers les enseignements qu'elle se donne à elle-
même.
7. Mais cette bonne alliance, qui commence dès la naissance de
l'homme, est considérablement gênée dans son évolution, car, s'il est vrai que
l'âme se développe avec la nécessaire croissance du corps, l'esprit qui est en
elle y demeure le plus souvent à l'état d'embryon. Mais c'est pourtant le but de
la vie que de les
faire progresser tous deux en même temps, afin qu'ils dépendent
toujours l'un de l'autre comme il se doit.
8. Cette étincelle divine vient de Dieu et renferme en elle dès l'origine
toute vérité et toute vraie connaissance. Grâce à elle, l'homme est dans la
relation la plus étroite avec l'esprit même du Dieu créateur, qui lui permet de
pénétrer tous les secrets et la sagesse même de Dieu. Bien sûr, très peu
d'hommes ont ne serait-ce que le pressentiment de cela. Et c'est le but de Ma
mission d'enseignement que de faire de ce pressentiment, parfois encore
fugitif, un vrai savoir et une par faite certitude - et Ma doctrine montre le
chemin pour y parvenir. »

T2 CH29,1 : De la bénéfique formation de l’esprit libre.

Il est certes juste et bon de punir les pécheurs quand ils s’éloignent par trop de
l’ordonnance que Dieu lui-même a établie pour que l’homme parvienne le plus
rapidement possible à la perfection. Mais il ne faut priver personne, par la
contrainte, de la possibilité de pécher.
Car en vérité je te le dis, je préfère un pécheur qui fait pénitence librement à
quatre-vingt-dix-neuf justes devant la loi qui n’ont jamais eu besoin de se
repentir ; le premier est un homme à part entière, les autres ne le sont qu’à
moitié !
Je ne veux pas dire pour autant que je préfère les pécheurs aux justes, parce
qu’ils sont toujours pécheurs. Demeurer dans le péché signifie devenir un
animal qui, sur la base des instincts, passe son existence à se souiller.
Il s’agit ici du pécheur qui reconnaît librement avoir eu tort d’agir contrairement
à la loi , et qui se met à vivre en accord avec l’ordonnance de Dieu qu’il a
reconnue, pour devenir un être humain à qui aucune des leçons de la vie n’est
restée étrangère.

Un tel esprit sera capable de faire de plus grandes choses dans Mon royaume
que celui qui, par une peur servile, n’aura jamais osé s’écarter d’un cheveu de
la loi et qui, par sa soumission craintive à l’obligation d’observer la loi sera peu
à peu devenu physiquement et spirituellement une machine sans volonté
aucune.
C’est pourquoi il ne faut pas faire des hommes des êtres pétrifiés par la loi,
mais les former dans leur liberté

GEJ2 C60
De l'utilité des passions

1. Les anges : « Ainsi, tu constateras que les hommes sont dominés par
diverses passions. L'un a le besoin de posséder tout ce qui peut avoir de la
valeur ; c'est évidemment le vice de la cupidité, Pourtant c'est à ce vice que tu
dois de voyager en mer, car seule la convoitise peut pousser l'homme à mettre
sa vie en danger pour aller au-delà des mers chercher des trésors dans des
pays qui en regorgent peut-être ! Ainsi parvenus au-delà des mers dans des
terres totalement inhabitées, entièrement refroidis dans leur cupidité par les
grands dangers qu'ils ont dû surmonter, ils n'ont plus le courage de retraverser
les mers et ils s'établissent là où le vent les a conduits, ils se construisent des
huttes et des maisons et finissent par peupler ces régions jusqu'alors
inhabitées. Juges-en toi-même, sans la passion du gain, ces hommes
auraient-ils jamais découverts ces terres étrangères ?
2. Prenons encore l'exemple de la passion des sens : imagine que le
plaisir charnel n'existe pas, et que l'humanité soit parfaitement chaste. Il n'y
aurait que des vierges parfaitement pures et des vieux garçons parfaitement
pudiques jusque dans leur grand âge ! Mais songe à tous ces êtres
parfaitement chastes et pudiques et dis-moi ce qu'il adviendrait alors de la
reproduction du genre humain, établie selon l'ordre divin ! Tu vois bien que
cette passion doit habiter l'homme, sinon la terre se dépeuplerait rapidement !
Il est vrai, comme l'expérience le prouve chaque jour, que certains se laissent
dépraver, et cette passion devient un vice à l'encontre de l'ordre divin. Mais la
passion ainsi pervertie, devenue péché parce qu'elle va à l'encontre de l'ordre
divin, vaut toujours mieux que l'extirpation complète de cette passion.
3. Toutes les forces qui sont données à l'homme et qu'il éprouve pour
commencer comme des passions difficiles à juguler doivent être susceptibles
d'évoluer vers le haut ou vers le bas, sans quoi l'homme, comme une eau
tiède, tombe dans une inertie croupissante.
4. Nous te le disions, il n'y a pas de meilleur témoignage de la destinée
divine de l'homme que cette contradiction du vice et de la vertu en lui. Cette
contradiction est le signe visible que des facultés infinies sont données à
l'homme de cette terre. Du ciel divin le plus élevé, qui nous est inaccessible
même à nous les anges, jusqu'aux enfers les plus bas, c'est la voie de
l'homme, et s'il n'en était pas ainsi, jamais il ne trouverait sa filiation divine.
5. Nous avons à faire avec des êtres humains d'innombrables autres
mondes. Mais quelle différence entre ici et là-bas ! Là-bas les hommes sont
spirituellement et physiquement établis dans des limites qu'ils ne peuvent
guère dépasser. Mais vous, les hommes de cette terre, en votre esprit vous
êtes aussi peu limités que le Seigneur Lui-même, vous pouvez tomber aussi
bas que Satan lui-même, qui fut autrefois lui aussi créé par Dieu comme un
esprit totalement libre ; mais quand il chuta, il fallut qu'il tombât dans la
corruption la plus totale, d'où l'on ne revient que très difficilement, parce que
Dieu a conféré au vice, comme à la vertu, la même possibilité infinie de se
perfectionner. »

Jacob Lorber Tome8


CH22 : Des lois de l’évolution spirituelle.

2 : Je dis : Si je déversais d’un seul coup sur tous les hommes le grand jour
de l’esprit, ils deviendraient paresseux pour tout le temps où ils auraient
encore à supporter le poids de leur corps et ne se livreraient plus guère à la
méditation ni à l’introspection.
Ils observeraient certes les commandements et agiraient selon la vérité qui
les éclaireraient, mais ils le feraient d’une manière plus mécanique que
vraiment vivante ; vaut-il mieux que les hommes voient que graduellement le
jour spirituel se lever en eux, parce qu’ils l’auront eux-mêmes cherché
intérieurement, et dans l’action, et qu’ils éprouveront en outre la joie
d’instruire leurs frères encore dans la nuit et de les exhorter à chercher eux
aussi la lumière, toutes choses qui n’arriveraient pas si ma toute-puissance
donnait d’emblée à chaque être humain, sans qu’il ait rein à faire, la plénitude
du jour spirituel.
4 : La parole seule ne contraint pas l’âme, mais la laisse absolument libre de
penser et d’agir, tandis que les signes, lorsqu’ils précèdent ma doctrine
contraignent à l’évidence l’âme à la croyance, et ne valent donc pas mieux
que la contrainte des lois
5 : Quand aux lois extérieures de l’état, elles doivent subsister pour la chair,
car tant qu’il n’est pas pleinement régénéré en esprit, l’homme a besoin de
lois extérieures qui l’entraînent à l’humilité et à la patience, indispensable
pour atteindre la vraie régénération, et en outre ces lois empêchent les
hommes vraiment méchants de faire trop de mal à autrui en définissant
clairement les devoirs de chacun et en punissant ceux qui les transgressent
délibérément.
6 : Je vous dis cela afin que vous demeuriez soumis à l’autorité de ce
monde, même si elle ne vous paraît guère bonne, voire tout à fait mauvaise,
car son pouvoir lui a été conféré d’en haut. Et, lorsque vous serez nés à
nouveau en esprit, vous ne serez pas plus troublés que moi-même par les
lois de ce monde.
7 : Quand aux enfants, il faut les traiter et les éduquer avec un amour
authentique, mais ferme. Des parents trop accommodants et qui choient trop
les enfants font grand tort à leur âme, et ils en seront tenus pour
responsables
8 : Des parents sages auront la joie d’avoir de sages enfants ;
9 : Pour éduquer les enfants , la contrainte est nécessaire aussi longtemps
qu’ils n’obéissent pas de leur plein gré et avec joie à ce que les lois ont de
bon.. Quand cela se réalise, c’est que l’enfant a aboli en lui la contrainte de la
loi pour devenir un être libre.

UN EVANGILE DU MARIAGE

Un évangile du mariage

L'Enfance de Jésus, Chapitre 102 (11-24)

"L'Enfançon se dressa aussitôt et dit: « Je ne suis pas maître de ce qui a trait


au monde, c'est pourquoi vous êtes parfaitement libres quant à Moi en tout ce
qui est du monde. Si un véritable amour réciproque a touché vos coeurs, il ne
faut pas les briser. Car il n'y a pas d'autre loi du mariage pour Moi que ce qui
est écrit en lettres de feu dans vos coeurs. Si vous vous êtes liés au premier
regard, et que vous avez reconnu cette loi en vous, il ne faut plus vous
séparer si vous ne voulez pas pécher devant Moi! Pour Moi aucun lien
conjugal n'est valide, sauf celui du coeur. Qui le brise commet un véritable
adultère devant Moi.
Toi, Mon Cyrenius, tu as puissamment ouvert ton coeur à cette jeune fille,
aussi ne dois-tu plus te détourner d'elle, et toi, Ô fille, au premier coup d'oeil
ton coeur s'est enflammé pour Cyrenius, aussi es-tu déjà sa femme devant
Moi et tu n'as pas à la devenir. Car pour Moi il n'existe ni conseil ni dissuasion.
Seul est valable pour Moi le conseil de vos coeurs. Restez éternellement
fidèles à votre coeur, si vous ne voulez pas devenir adultères devant Moi.
Maudit soit celui qui pour les raisons de ce monde va à l'encontre de l'amour
qui provient de Moi. Que vaut-il mieux, l'amour vivant qui vient de Moi, ou la
raison de ce monde qui vient de l'enfer ?
Malheur aussi à l'amour dont la raison est de ce monde, - qu'il soit maudit. »
Ces paroles de l'Enfançon produisirent la consternation générale et personne
n'osa plus ajouter un mot au sujet du mariage."

Les Mystères de la Vie


 

Inspiré par la voix intérieure spirituelle à Gottfried Mayerhofer

4. SANTÉ, MALADIE ET MORT

13 juillet 1870
Ici vous avez de nouveau trois mots qui, pris leur sens naturel, sont faciles à
déchiffrer dans leur vraie signification.
La santé signifie l'état normal de votre vie végétative quand tous les organes
accomplissent leurs fonctions comme ils le doivent, sans vous empêcher de
suivre votre vocation ou entraver votre développement spirituel et votre
occupation matérielle.
La santé, la vraie santé, se trouve seulement dans le corps quand l'homme
n’est pas conscient des mouvements et des fonctions de ses organes. Là où
une perturbation survient, un ou plusieurs organes se mettent alors à agir à
contresens. Ils vous causent un malaise ou une douleur, l'âme devient triste
puisqu'elle se sent handicapé dans son activité au travers du corps, et de ce
malaise et de cette souffrance se développe ce que vous appelez la maladie.
Si cette condition s'aggrave, toujours plus d'organes refusent de fonctionner
ou sont dérangés dans leurs fonctions par les organes souffrants, le malaise
s'étend, le processus de vie entier est ainsi interrompu et avec l'arrêt de
l'absorption régulière d'énergies vitales nouvelles et de l'élimination des
déchets, l'arrêt de la machinerie entière survient inévitablement, c'est ce que
vous appelez la mort.
Et ainsi arrive la fin de l'agrégation ordonnée du corps individuel et son retour
à ses anciens éléments d'origine. Alors l'âme, privée de son enveloppe, doit
regarder autour d'elle à la recherche d'un autre vêtement, d'un autre corps,
puisque l'ancien est devenu complètement inutilisable.
La vie physique a apparemment cessé; la vie spirituelle commence avec ses
niveaux et ses gradations qui la tirent vers le haut ou vers le bas,
conformément au désir de l'âme. C'est une nouvelle vie spirituelle où les
fonctions du corps sont remplacées par les fonctions de la vie spirituelle qui,
en se développant elle-même spontanément, atteint la perfection.
Ainsi va le cours de la vie dans l'au-delà. Cependant, pour que ce cours soit
rendu plus facile et plus doux, chacun doit lutter pour le maintien de la santé
de l'âme autant qu'il est possible en accord avec la santé du corps sur la terre
matérielle.
Car de même que d'un côté la santé du corps implique et améliore son bien-
être, d'un autre la santé de l'âme implique celle du corps, sinon les fonctions
spirituelles de l'âme sont étouffées par les nuages et la turbidité des passions.
Partout où l'esprit de l'homme peut régulièrement manifester son influence sur
l'âme, le corps est sain. En effet, dans son ensemble aussi bien que dans ses
parties individuelles la beauté morale de l'âme trouvera l’image qui lui
correspond dans ses formes, comme c'est d'habitude le cas sur le visage de
l'homme, où toute sa propension, ses aberrations et ses passions sont reflétés
à son insu. Seulement vous ne savez pas lire ce langage tracé par les lignes
onduleuses ou angulaires du visage de chacun, et qui révèle l'état de son
âme; sinon vous contempleriez dans ce vrai miroir de l'âme beaucoup de
chose qui, au lieu de vous rendre attirantes beaucoup de personnes, vous les
rendraient répugnantes.
Dans Ma sagesse Je n'ai pas permis que ce secret concernant la physionomie
soit révélé à tous, comme Mon cher Lavater l'imaginait. Car par une telle
lecture claire du caractère de chaque être humain sur son propre visage, le
progrès dans l'élévation spirituelle serait rendu difficile, voire dans beaucoup
de cas impossible.
Et donc Je permets que sous le déguisement d'un discours flatteur ou sous
des manières recherchées et polies un diable puisse aussi se joindre à la
compagnie des bons sans que les autres en ait le plus léger soupçon. Ainsi la
parole ne barre pas la route au plus dépravé afin que, graduellement, il
devienne quelque chose de mieux, ce qui serait impossible si chacun pouvait
immédiatement juger son semblable à son visage. Dans ce cas chacun
éviterait sûrement le mauvais et le mauvais lui-même en serait réduit à
fréquenter son semblable ou à être isolé sans possibilité de communication; et
cela le rendrait seulement plus mauvais qu'auparavant.
Soyez certain que dans l'au-delà cela est différent; là, chaque esprit reconnaît
l'autre au premier coup d’œil et peut ainsi éviter ce qui est mauvais et rejoindre
celui qui est égal à lui ou mieux; de là la grande difficulté pour chacun à
s'améliorer lui-même, parce que là, la reconnaissance est immédiate, tandis
qu'ici sur la terre, la feinte prévaut.
Donc, Mes enfants, efforcez-vous d'avoir des âmes saines, ne résister pas à
l'influence de l'esprit; résistez à tout ce qui pourrait souiller votre âme et peut-
être laisser des empreintes désagréables sur votre visage.
Soyez assuré que ces empreintes des passions sur votre visage, sur votre
corps, comme dans votre main ainsi que dans les mouvements de votre corps
entier, ou même dans la lumière sinistre émise par votre œil ne sont pas sous
votre contrôle, mais cela est pour vous inexplicable. Aucune des pensées que
vous voulez dissimuler ne sera gardée secrète à jamais, et ne pourra vous
être d'une quelconque utilité. Vous ne pouvez cacher l'impression laissée par
un regard mauvais ou troublant qui, rencontrant un œil pur, le touche
désagréablement et avertit son âme de reculer, même si le traître serpent se
cache derrière un langage fleuri et des manières polies.
Donc, cultivez la santé de votre âme pour que vos yeux puissent rencontrer
ceux des autres librement et sans culpabilité.
Soyez sur qu'il n'y a rien de spirituellement plus grand dans l'homme pour
démontrer que son origine sublime et sa noblesse proviennent de Moi, qu'un
œil attendrissant, un regard plein de douceur et d'amour!
Dans l’œil la nature entière matérielle est reflétée extérieurement; de l’œil
brille tout le monde des esprits du ciel le plus haut à l'enfer le plus bas.
Tant que vous portez Ma Parole dans votre cœur, tant que vous Me préférez
au monde, votre âme deviendra saine, vraiment elle s'assainira en
grandissant. Cet état de santé grandira à tel point que le corps qui était sain
pour son ancienne condition est devenu maintenant uniquement une entrave
pour le progrès de votre âme, qui, spiritualisée par Mon enseignement, Ma
Parole et Ma grâce, ne requiert plus pour support qu'une enveloppe spirituelle
et ne veut plus d'une enveloppe matérielle.
Une fois que cet état a été atteint, Je vous enlèverai ce fardeau que vous avez
traîné pendant votre vie terrestre et vous l'échangerai contre un corps
éthérique qui rendra votre nature plus transparente tout en assumant
totalement la forme correspondante de votre personnalité intérieure.
Donc, devenu spirituellement beau, vous serez dans l'au-delà avec le même
vêtement spirituel qui correspondra à la beauté jeune et incorruptible de votre
esprit et vous continuerez à grandir pour toujours dans la beauté, la gloire et la
transparence.
De même que la maladie du corps est une perturbation dans le
fonctionnement des organes, le refus de vivre selon Mon amour et Mon
enseignement se traduit par une perturbation dans le fonctionnement de l'âme.
Un tel homme sera détourné de son chemin réel par des désirs temporels ou
des passions de l'âme, comme la haine, la colère, la soif du pouvoir et ainsi de
suite et il vivra une vie factice, au lieu d'une vraie vie dans l'esprit. Il vivra pour
les désirs excessifs de la partie matérielle de son corps, devenant ainsi
finalement lui-même matériel, il perdra de vue son propre destin et ne réussira
pas ainsi à accomplir tout son devoir et sa mission sur le globe de cette terre,
qui est censé être une école probatoire où l’homme apprend d'abord à
soumettre ses passions et plus tard à les supprimer complètement pour
atteindre Mes sphères spirituelles comme un son spirituellement pur.
Au lieu de lutter pour rechercher la santé spirituelle, l'âme temporelle a préféré
un état spirituel malade. Alors qu'elle aurait dû essayer d'éliminer toujours le
mauvais et absorber de nouvelles bontés, une nouvelle vie, elle a fait
exactement l'opposé. Au lieu du passage à la vie, elle est passé par la maladie
dans la mort! Déjà pendant sa vie, au lieu d'utiliser son corps pour dans le but
de se spiritualiser, elle a perdu toute la noblesse que Je lui avais donnée en
tant qu'investissement, et son Moi, s'incarnant en lui, a perdu ce qui
appartenait à l'âme et à l'esprit et est devenu un simple corps ou, autrement
dit, il a commis un suicide spirituel!
Quand tous les moyens ont échoué pour dégager une telle âme de ses liens
physiques, Je suis forcé de dissoudre cette enveloppe dans laquelle une telle
âme s'est enterrée.
La nouvelle enveloppe qu'elle aura dans l'autre monde et comment elle
apparaîtra, vous pouvez facilement l'imaginer. Ce ne sera certainement pas un
vêtement de lumière puisque l'âme n'était pas, déjà sur cette terre, une amie
de la lumière, mais une amie de son opposé, une amie du matériel, une amie
de l'obscurité.
Ici vous avez les trois mots qui doivent être, pour vous-mêmes et pour tous
ceux qui les liront, une instruction et un avertissement.
Que chacun de vous considère bien ce qu'il a à faire et sur quelles routes il
marche! Mes lois du monde matériel et spirituel sont immuables et le poids
spirituel se transmet au poids matériel, et ce que Mon Paul a dit est vrai :
"comme les arbres poussent, ils restent!" Prenez garde de ne pas tomber
comme le bois devenu inutile et à moitié pourri, mais soyez des branches et
des brindilles prêtes à germer pour une meilleure et plus belle vie!
Le tronc de l'arbre sec quand il tombe, reste couché sans vie et sans
mouvement. Il n'a aucune jeune pousse, et ne contient aucun élément vivant
qui pourrait le pousser vers une nouvelle vie. Il se décompose, se délabre et
passe sous d'autres formes et d’autres éléments qui, en un temps très court,
auront perdu toutes traces de leurs anciennes formes en tant que composants
d'un arbre.
Il n'en est pas ainsi avec les branches vertes et les brindilles. Quand elles
tombent sur un sol humide contenant les moindres éléments nutritifs, elles
prennent facilement racine dans le sol fertile, commencent à croître, se
trouvent bien dans leur nouvelle existence, font sortir des feuilles, des fleurs et
des fruits et, comme est le sol, sera le fruit.
Les parties précieuses de la branche grâce à leur combinaison avec les
éléments précieux de la terre transforment les brindilles tombées dans une
espèce plus belle et plus subtile, leur faisant faire un pas pour les rapprocher
de leur destin.
Donc vous aussi, Mes chers enfants, efforcez-vous de devenir tout à fait sains
spirituellement, supprimer toute la rouille de vos maladies spirituelles et
finalement vous aussi vous ressentirez le besoin d'une meilleure enveloppe
que votre corps matériel ne l'était jusqu'à présent, alors vous tomberez comme
des brindilles vivantes et fraîches sur Mon sol spirituel de vie où l'amour est le
fertilisant, l'humilité et l'amour pour le prochain étant la terre. Là, allongez vos
bras comme les racines le font dans la terre à la recherche de l'engrais. Là,
améliorez-vous vous-même par une greffe pour que de la graine semée ici ait
pour résultat, une branche noble, avec encore plus de fruits toujours plus
sublimes et spirituels sur un sol nouveau. De cette façon, par vos actions et
votre amour pour Moi, avec vos fruits de plus en plus anoblis et de plus en
plus sublimes, vos produits plus spirituels, continuez à vous rapprocher de Lui,
qui vous a si souvent alimentés avec des fruits spirituels de l'autre monde et a
donné à votre âme assoiffée, l'eau de la vie éternelle.
Souvenez-vous bien qu'indépendamment de la forme sous laquelle Je vous
remets l'alimentation spirituelle, Mon souci est toujours seulement que vous
soyez instruits de la vie éternelle comme des âmes saines et pas encombrées
avec la maladie, et la mort.
Recevez cela avec Ma bénédiction paternelle pour vous, Mes enfants - de la
part de votre bon Père! Amen.
EN C35 LA MATIERE LE REVETEMENT D'UNE
ECHELLE SPIRITUELLE

Pour connaître vraiment à fond un maître, il faut avant


tout, comprendre la grandeur de Ses Œuvres; il faut voir
clairement devant soi leur raison d'être, leur pourquoi, leur but,
et ensuite pour quels nobles et grands mobiles IL les a créées;
et seulement alors commence l'admiration, pour avoir un
résultat vraiment spirituel; alors seulement on saisit ce que
signifie être un MAÎTRE comme LUI, et être SON élève !
Si tu avais étudié aussi les sciences, alors à chaque pas
dans le microcosme et le macrocosme, se seraient présentés à
toi les deux principes fondamentaux de Mon Être, c'est-à-dire,
l'Amour et la Sagesse, dont Je tirai tout pour réveiller l'amour,
et pour recevoir en retour, à travers les êtres créés par Moi,
spiritualisé et ennobli ce que, Moi, J'avais par Amour placé hors
de Moi corporellement.
Tu aurais clairement vu comment Je n'ai rien créé pour
Moi, mais bien plutôt tout uniquement pour les créatures
pensantes et sensibles; et la seule récompense que Je puisse
leur demander - en tant qu'Etre Infini à des êtres finis - n'est
que leur chant de louange et de remerciement !
C'est ainsi que tu dois comprendre Ma Création Visible,
et le bandeau tombera de tes yeux de chair; tu déchiffreras
avec facilité la cause spirituelle et le pourquoi en chaque chose,
aussi bien dans le bourdonnement soumis d'un insecte, que
dans les nobles et purs propos d'un homme inspiré de Dieu,
dans la profondeur de Ma Parole Même.
Alors tu apercevras des délices en chaque petite fleur
des près, et tu découvriras des béatitudes dans l'expression
d'une Parole qui - infinie comme Moi-Même - peut te guider
d'une joie à l'autre, d'une béatitude à l'autre, à condition que tu
saches t'abîmer en elle.
En effet, non seulement les mots "Mon Fils", ou "Amour"
sont ainsi riches de jouissances élevées, mais bien aussi
chaque mot; puisque chacun provenant de Moi, est le produit
spirituel d'un monde supérieur, et non de celui matériel et
périssable Avec la Parole, Je créai le monde; Je l'animai avec
la Parole; Je le conserve et le guide, le purifie, jusqu'à ce que
lui, comme Parole spiritualisée, revienne un jour dans Mon
Royaume Spirituel.
Et cet Unique Grand Mot, qui exprime tout, œuvre et
achève, ce mot est: " AMOUR " !
Saisis l'Amour dans toute Son étendue; emploie-le
envers ton prochain avec passion et désintéressement; et
comprends finalement pourquoi l'Amour Infini s'est fait chair et
a habité parmi vous, sur cette Terre encore pauvre, en raison
de la Lumière éteinte, en donnant en holocauste sa propre
Chair, avec la plus grande humiliation de l'Esprit.
Réfléchis, Mon Fils, et vois si cela est vraiment de
l'Amour. Si tu arrives à ce discernement, alors s'ouvriront pour
toi des profondeurs spirituelles encore plus grandes, comme
celles contenues dans le mot AMOUR, et en celui de FILS.
Si tu réfléchis encore que justement Moi - L'AMOUR
MÊME - en plus d'avoir tout créé, J'ai placé en toi, Mon
étincelle d'Amour, qui brillera à l'égal d'un SOLEIL lorsqu'elle
saura supporter n'importe quel sacrifice, pour ne pas perdre la
dignité de "FILS de DIEU " !
Donc, la filiation d'un semblable Dieu et Père Aimant, tu
la trouveras, aussi bien dans Ma nature visible que dans ton
moi profond, par l'intermédiaire de l'Etincelle Divine qui
demeure dans ton cœur; éléments plus que suffisants pour
conquérir le " NOM de FILS " !
AMEN !!!

Sur le suicide
Le Grand Évangile de Jean, VI/162 (11) - 163 (1-2)
Le Seigneur: «...A quoi servirait-il à l'homme de gagner le monde en cette vie
terrestre, si son âme devait en souffrir ? Que pourra donner ensuite cet
homme pour racheter son âme ? Ainsi, l'homme ne doit se servir de sa vie
physique qu'afin de gagner la vie éternelle. Si un homme ne fait pas servir sa
vie physique avant tout à cela, ce sera sa propre faute s'il détruit la vie de son
âme, ou du moins l'affaiblit au point qu'il faudra souvent à celle-ci un temps
infiniment long, dans l'au-delà, pour rassembler assez de forces pour accéder
à une vie spirituelle un tant soit peu meilleure et plus clairvoyante. Car, tant
qu'une âme est attachée par quelque amour à la vie de son corps et à ses
avantages, elle ne peut renaître pleinement en esprit; et une âme qui n'est pas
pleinement régénérée en esprit ne pourra pas davantage entrer dans le vrai
royaume de Dieu, où il ne saurait subsister en elle un seul atome matériel.»
"Or, après le repas, l'un des plus âgés parmi les Juifs grecs se leva et Me dit:
« Seigneur, pendant que nous mangions, j'ai beaucoup réfléchi à ce que Tu as
dit, à savoir qu'il ne faut pas aimer la vie physique, mais la mépriser et la fuir,
afin de gagner par-là la vie de l'âme. Je commence à comprendre un peu
mieux cela; pourtant, un point m'est encore quelque peu obscur: parmi les
hommes, il en est certains qui sont véritablement les pires ennemis de leur
propre vie, et qui, lorsqu'ils ont quelque motif d'en être dégoûtés, la détruisent
eux-mêmes. Ces hommes ne devraient-ils pas être les premiers à gagner la
vie de l'âme ? - Quel est Ton avis là-dessus ? »
Je dis: « Dieu vous a-t-Il donc donné un corps pour que vous le détruisiez ?!
La vie physique est le moyen que Dieu a donné à l'homme pour gagner la vie
éternelle de l'âme. Si celui-ci détruit ce moyen avant l'heure, comment
conservera-t-il la vie de son âme, et, en vérité, comment la conquerra-t-il
d'abord ? Si un tisserand détruit son métier à tisser, sur quoi tissera-t-il la
toile ? Je te le dis, il sera bien difficile aux suicidés - s'ils ne sont pas déments
- de posséder jamais le royaume de la vie éternelle! Car celui qui est à ce
point ennemi de sa vie ne peut avoir d'amour pour la Vie: et une vie sans
amour n'est pas la vie, mais la mort.»"
Le Grand Évangile de Jean, IV/152 (1, 6-8, 10-12)
Le Seigneur: « Il y a cependant des différences entre les suicidés. Quand un
homme s'ôte la vie du corps parce qu'un autre a par trop rabaissé son grand
orgueil sans qu'aucune possibilité de vengeance s'offre à lui, c'est là l'une des
pires formes de suicide délibéré. L'âme ne peut jamais se racheter pleinement
après un tel suicide. Il faudra des milliers de milliers d'années avant que cette
âme puisse au moins donner une enveloppe à ses os apparents desséchés et
dépourvus de tout amour, sans même parler d'une incarnation(*) de son être:
car l'incarnation est précisément le résultat de l'amour et éveille à son tour
l'amour...
Il y a aussi ceux qui se suicident par jalousie envers une jeune fille à qui, sans
qu'elle soit fautive, un autre a su plaire davantage que le jaloux, qui à chaque
rencontre la harcelait de tous les reproches possibles et lui attribuait des
infidélités auxquelles elle n'avait jamais songé.
(*) Ici au sens d'enveloppement du "squelette" de l'âme par une "chair"
spirituelle (note de l'édition allemande). 176
Un tel homme apparaît dans l'au-delà comme le squelette d'un loup, d'un
chien ou d'un coq, parce que c'est le tempérament de ces animaux qui a guidé
l'entendement et la volonté de ce fou trop jaloux, et parce que se sont eux qui,
en tant que créatures antérieures, ont conditionné la nature essentielle de son
âme. De tels suicidés parviendront eux aussi très difficilement à une
quelconque perfection de leur vie.
Il y a ensuite les suicidés qui ont commis en secret un grand crime pour lequel
ils savent que la peine prévue est la mort la plus infamante et la plus
douloureuse. Ils sont conscients que leur crime sera nécessairement
découvert. Qu'arrive-t-il alors ordinairement ? L'excès de sa peur et un
remords justifié mènent ce criminel au plus profond et au plus noir désespoir,
et il se pend. Une telle âme apparaît dans l'au-delà sous la forme de ses
créatures antérieures, par exemple des salamandres, des lézards ou des
scorpions, recroquevillées toutes ensembles en une masse cernée d'un
rempart ardent, ce dernier ayant ordinairement l'apparence d'un serpent de
feu géant. Ce rempart ardent fait également partie des créatures antérieures
de cette âme et est un élément de son intelligence.
En somme, lorsqu'une âme, par suite d'une mauvaise éducation, a perdu tout
amour, y compris d'elle-même, l'enfer tout entier, qui est le pire ennemi de la
vie, pénètre cette âme tout entière, qui devient elle-même l'ennemie de sa
propre vie et de son être et n'aspire plus alors qu'à détruire cette vie par
quelque moyen indolore! Lorsqu'il existe une telle haine de la vie, celle-ci doit
nécessairement finir en se dissociant, et l'âme ne peut donc apparaître dans
l'au-delà autrement que réduite en ses différents éléments de vie antérieurs,
eux-mêmes n'étant plus que des squelettes dépourvus de chair, ne portant en
eux que le nécessaire jugement...
Lorsqu'un suicidé paraît dans l'au-delà sous une telle forme, vous pouvez
concevoir à présent combien il sera long et difficile à son âme d'en arriver ne
serait-ce qu'à se transformer en squelette humain, et pour qu'ensuite ce
squelette se revête d'une peau et d'un tant soit peu de chair.
Mais vous vous posez maintenant cette question: une telle âme éprouve-telle
aussi une quelconque souffrance Et Je vous réponds: tantôt les souffrances
les plus grandes et les plus vives, tantôt absolument aucune! Lorsque, pour
les besoins de sa résurrection toujours possible, elle est stimulée de quelque
manière par les esprits qui l'approchent à cet effet, elle éprouve dans ses
différentes parties une très vive douleur: mais lorsqu'elle revient au calme, il
n'y a plus en elle ni sentiment, ni conscience, ni donc la moindre douleur.
Il existe encore bien d'autres formes de suicide, mais celles-ci beaucoup
moins nocives dans leurs conséquences pour l'âme que les deux déjà
décrites; cependant, aucun suicide ne peut avoir pour l'âme d'heureuses
conséquences!»

SUR LA LOI

1 L’âme humaine malmenée par la loi.

2 Des lois de l’évolution spirituelle.

3 Des lois du Seigneur.

4 Hanoc, fils de Caïn en tant que donateur de la loi.

5 MDD2 Jugement relié aux lois. Liberté de l’amour

6 La loi divine
7 Discours d’Hénoc sur inutilité d’une loi sous contrainte et d’un amour forcé
par la présence visible de Dieu. De l’humilité

CH27,1 : L’âme humaine malmenée par la loi.

Je te le dis, tant que le peuple juif fut conduit par des juges qui observaient
sincèrement la loi, toutes les activités humaines restèrent en accord avec
l’ordre divin, mais plus tard, quand vint l’occasion de voir l’éclat des cours
païennes , la pompe dans laquelle vivaient leurs rois, et comment ceux-ci
faisaient courber leur peuple jusque dans la poussière, les plus insensés des
juifs furent aveuglés et, se croyant le peuple le pus puissant de la terre, ils
exigèrent de Dieu un roi.

Dieu ne répondit pas immédiatement à cette idiote exigence du peuple. Il le


mit en garde et lui montra les mauvaises conséquences qu’il y aurait à subir
un roi. Dieu parla à leurs oreilles sourdes par l’entremise de

Prophètes ; cela ne fit rien, le peuple voulait à tout prix un roi ! Et Dieu donna
au peuple en Saül le premier roi, et le fit oindre par son ancien fidèle serviteur
Samuel. Dès que le peuple eu un roi, il institua aussitôt des lois difficiles à
observer ; dès lors il s’enfonça de plus en plus bas, jusqu’à l’infâme bassesse
actuelle ! Mais qui en est le principal responsable ?

Vois-tu, ce sont les lois maladroites instituées pour leur seul profit personnel
par des hommes qui n’avaient aucune idée de la nature humaine, et qui, par
leur lourdeur grossière déréglèrent complètement la vie intérieure des âmes.
Dis-toi bien ceci : quand une mécanique qui marche bien depuis longtemps,
pour la plus grande satisfaction de son possesseur, tombe en panne à cause
d’une petite pièce défectueuse, qu’un homme vienne à passer par là, enflé de
prétentions, et dise au propriétaire de la machine : Donnes-moi ça je vais le
réparer, et que le propriétaire de la machine s’imagine que ce beau parleur s’y
connaît, que se passe-t-il ?

Quand le pur crétin qui ne connaît rien à la mécanique y met sa main


malhabile, il ne sait que démonter quelques pièces et finit par la détraquer
complètement au point que le véritable maître artisan qui l’aura construite ne
pourra plus rien en faire !
S’il faut déjà se méfier du crétin qui prétend vouloir réparer une simple
machine dont les pièces sont là devant vous, faciles à démonter, à compter et
à prendre en main, pour les regarder de plus près, à combien plus forte raison
l’être humain, qui est une machine vivante si incomparablement perfectionnée
dans toutes ses parties et dont seul Dieu connaît et voit totalement de
l’intérieur le fonctionnement, peut-être corrompu, si un législateur incapable,
orgueilleux et dépourvu de toute sagesse prétend vouloir améliorer l’homme
par ses lois stupides et inutiles, alors qu’il n’a pas la moindre trace de
connaissance qui lui permettrai de comprendre la millième partie de ce qu’il
faut pour faire pousser un seul cheveu sur une tête humaine !

Voilà pourquoi, mon cher Cyrénius, tu peux laisser tomber ces lois, car en fait,
tu n’améliores personne ainsi. Fais en sorte que les lois de Dieu régissent le
monde, sanctionne-les , fais-les respecter ; c’est ainsi que des machines
humaines tu feras des hommes !

Quand ils seront devenus des hommes, tu pourras leur parler des besoins de
l’état, et, en véritables hommes libres, ils pourront faire plus qu’ils ne le
pouvaient lorsqu’ils étaient les rustres esclaves de lois lourdes et stupides.
Je te le dis : Seul ce que l’homme fait avec son libre arbitre selon son
discernement intérieur est véritablement accompli et peut avoir des effets
bénéfiques ? Tout acte, tout travail forcé ne vaut pas un sou ! Dans tout acte,
dans tout travail forcé, il n’y a que colère et vengeance contre l’autorité, et en
aucun cas il ne peut y avoir de bénédiction.

GEJ T2 CH29,1 : De la bénéfique formation de l’esprit libre.

Il est certes juste et bon de punir les pécheurs quand ils s’éloignent par trop de
l’ordonnance que Dieu lui-même a établie pour que l’homme parvienne le plus
rapidement possible à la perfection. Mais il ne faut priver personne, par la
contrainte, de la possibilité de pécher.
Car en vérité je te le dis, je préfère un pécheur qui fait pénitence librement à
quatre-vingt-dix-neuf justes devant la loi qui n’ont jamais eu besoin de se
repentir ; le premier est un homme à part entière, les autres ne le sont qu’à
moitié !
Je ne veux pas dire pour autant que je préfère les pécheurs aux justes, parce
qu’ils sont toujours pécheurs. Demeurer dans le péché signifie devenir un
animal qui, sur la base des instincts, passe son existence à se souiller.
Il s’agit ici du pécheur qui reconnaît librement avoir eu tort d’agir contrairement
à la loi , et qui se met à vivre en accord avec l’ordonnance de Dieu qu’il a
reconnue, pour devenir un être humain à qui aucune des leçons de la vie n’est
restée étrangère.

Un tel esprit sera capable de faire de plus grandes choses dans Mon royaume
que celui qui, par une peur servile, n’aura jamais osé s’écarter d’un cheveu de
la loi et qui, par sa soumission craintive à l’obligation d’observer la loi sera peu
à peu devenu physiquement et spirituellement une machine sans volonté
aucune.
C’est pourquoi il ne faut pas faire des hommes des êtres pétrifiés par la loi,
mais les former dans leur liberté

Jacob Lorber Tome8 CH22 : Des lois de l’évolution spirituelle.

2 : Je dis : Si je déversais d’un seul coup sur tous les hommes le grand jour de
l’esprit, ils deviendraient paresseux pour tout le temps où ils auraient encore à
supporter le poids de leur corps et ne se livreraient plus guère à la méditation
ni à l’introspection.
Ils observeraient certes les commandements et agiraient selon la vérité qui les
éclaireraient, mais ils le feraient d’une manière plus mécanique que vraiment
vivante ; vaut-il mieux que les hommes voient que graduellement le jour
spirituel se lever en eux, parce qu’ils l’auront eux-mêmes cherché
intérieurement, et dans l’action, et qu’ils éprouveront en outre la joie d’instruire
leurs frères encore dans la nuit et de les exhorter à chercher eux aussi la
lumière, toutes choses qui n’arriveraient pas si ma toute-puissance donnait
d’emblée à chaque être humain, sans qu’il ait rein à faire, la plénitude du jour
spirituel.
4 : La parole seule ne contraint pas l’âme, mais la laisse absolument libre de
penser et d’agir, tandis que les signes, lorsqu’ils précèdent ma doctrine
contraignent à l’évidence l’âme à la croyance, et ne valent donc pas mieux
que la contrainte des lois
5 : Quand aux lois extérieures de l’état, elles doivent subsister pour la chair,
car tant qu’il n’est pas pleinement régénéré en esprit, l’homme a besoin de
lois extérieures qui l’entraînent à l’humilité et à la patience, indispensable
pour atteindre la vraie régénération, et en outre ces lois empêchent les
hommes vraiment méchants de faire trop de mal à autrui en définissant
clairement les devoirs de chacun et en punissant ceux qui les transgressent
délibérément.
6 : Je vous dis cela afin que vous demeuriez soumis à l’autorité de ce
monde, même si elle ne vous paraît guère bonne, voire tout à fait mauvaise,
car son pouvoir lui a été conféré d’en haut. Et, lorsque vous serez nés à
nouveau en esprit, vous ne serez pas plus troublés que moi-même par les
lois de ce monde.
7 : Quand aux enfants, il faut les traiter et les éduquer avec un amour
authentique, mais ferme. Des parents trop accommodants et qui choient trop
les enfants font grand tort à leur âme, et ils en seront tenus pour
responsables
8 : Des parents sages auront la joie d’avoir de sages enfants ;
9 : Pour éduquer les enfants , la contrainte est nécessaire aussi longtemps
qu’ils n’obéissent pas de leur plein gré et avec joie à ce que les lois ont de
bon.. Quand cela se réalise, c’est que l’enfant a aboli en lui la contrainte de la
loi pour devenir un être libre.
Ch20 : Des lois du Seigneur.

1 : Ils dirent tous : Ton amour et ta grâce seuls nous font fait exister et veulent
encore faire de nous tes enfants semblables à toi ; nous sommes donc nous-
mêmes en tout point ton œuvre, et c’est à toi seul que revient le mérité de
notre perfection !
2 : Je dis : A l’avenir comme jusqu’ici, le soin en sera confié aux ouvriers de
mon champ et de ma vigne, et tout dépendra beaucoup de l’usage bon ou
mauvais que vous ferez de ma volonté !
4 : Je n’ai jamais usé de contrainte envers un seul d’entre vous, mais vous ai
appelés en disant : Que celui qui le veut vienne, entende, voie et me suive !
Etant parfaitement libres, vous l’avez fait de votre plein gré.
5 : Mais celui qui voudra en faire une contrainte ne sera pas mon disciple, et
son chemin sera semé d’obstacles et d’épines.
6 : Car une intelligence restreinte qu’une étincelle de ma volonté en elle peut
contraindre à agir, est assurément bien autre chose qu’une conscience que
rien ne limite dans aucun domaine, allié à une raison lucide, à un jugement
éclairé, et en outre à une volonté absolument libre à laquelle je n’ai jamais
dicté mes commandements et mes conseils paternels sous la contrainte , mais
uniquement sous la forme libre du devoir.

Car les commandements que j’ai donnés aux hommes n’ont jamais été des
lois, mais des conseils dictés par mon amour et ma sagesse éternels, ce n’est
qu’ensuite que les hommes ont cru m’honorer davantage en faisant de ces
conseils des lois difficiles à observer , dont ils ont sanctionné la transgression
par des châtiments temporels et éternels.
8 : Avec son libre arbitre, l’homme admettra certes volontiers, comme une
grâce d’en haut accueillie avec gratitude que l’on éclaire son jugement ; mais
sa volonté et son cœur maudiront toujours la contrainte. C’est pourquoi tout
homme soumis à une loi contraignante est pour ainsi dire sous l’effet d’un
jugement permanent qui est une sorte de malédiction.
11 : Quand les hommes reconnaîtront et comprendront librement la lumineuse
vérité de ma doctrine et de ma très bonne volonté paternelle, ils s’en feront
d’eux-mêmes volontairement une loi de nécessité librement consentie à
laquelle ils se conformeront, et cela pourra contribuer au vrai salut de leur
âmes, mais jamais ou très difficilement une loi imposée, d’abord parce
que soumettre le libre arbitre à une loi est contraire à mon ordonnance et ne
fait que rendre l’homme plus ignorant au lieu de l‘éclairer ; ensuite parce que
ceux qui dictent une telle loi usurpent une autorité supérieure qu’ils
accaparent, deviennent rapidement fiers, orgueilleux et tyranniques et en vertu
de l’autorité divine qu’ils se sont arrogé et devant laquelle les fidèles doivent
trembler plus que devant Dieu même ajoutent aux règles déclarées purement
divines leur propres mauvais préceptes, qu’ils prétendent être une volonté
divine nouvellement révélée et qu’ils font observer bien sur plus
vigoureusement que les commandements purement divins.
12 : Viennent alors la superstition et l’idolâtrie, la haine et la persécution des
dissidents, les meurtres et les guerres dévastatrices. Dans leur ignorance, les
hommes justifient cela par toutes sortes d’absurdités, au point qu’ils finissent
par croire qu’il rendent à Dieu un service agréable en commettant les pires
iniquités contre ceux qui ne partagent pas leur croyances. La faute en revient
uniquement à ceux qui ont dicté ces lois contraignantes !
13 : Mais cela leur vaudra assurément les premières places, et sous la
contrainte la plus inflexible, dans cet enfer dont ils auront été les serviteurs
zélés, car dans mon ciel régné seul une suprême liberté, et de là l’harmonie
suprême rendue possible par l’amour pur, et la suprême sagesse.
16 : Faites en mon nom à vos frères ce que je fais à présent en vous rendant
de moi-même toute liberté. Baptisez-les au nom de mon amour éternel, qui est
le Père du verbe qui est le fils incarné du Père et de son esprit de toute vérité,
et effacez par là en eux le vieux mal originel, qui est l’aspect contraignant de la
loi, dont vous savez à présent qu’il faut condamner

CH22 : Hanoc, fils de Caïn en tant que donateur de la loi.

2 : Voyez : leur Dieu est aussi le nôtre ; ils ont en lui un bon Père,
mais nous un juge ! Ce Père connaît leur amour ; son œil et son oreille sont
tournés vers eux ! Mais il n’en va pas de même pour nous. Nous sommes
abandonnés à nous-mêmes et pouvons agir comme nous le voulons.
Toutefois, si nous voulons subsister, un ordre et une loi nous sont
nécessaires. Autrement, chacun de nous peut tuer qui lui plaît au cours d’une
querelle, remplir le récipient de la justice avant le temps, ce qui nous ferait
périr tous sous le poids de nos actes d’horreurs qui se précipiterait sur nous.
C’est pourquoi, mettons-nous tous vaillamment à l’ouvrage et saisissons des
pierres de toutes grandeurs afin d’édifier une haute et solide habitation pour
Hanoc ; pour nous autres, qui sommes nombreux, nous allons bâtir de petites
demeures que nous disposerons en cercle autour de la sienne, afin de lui
permettre une vue d’ensemble sur tous les bâtiments et pour qu’il soit à même
d’observer les faits et gestes de nous tous. Quand à lui, il sera libre de tout
travail, tel un prince au milieu de ses sujets, et il sera nourri de vos mains.
3 : Pour le moment, c’est moi qui, en tant que père et au nom de la justice de
Dieu, suis pour vous le donateur de la loi ; malheur à celui qui désobéira à
mes commandements ! Ma malédiction le touchera durement ;
car il n’y aura pas de pitié pour les maudits dans mon cœur où n’habite plus
l’amour, mais seulement la justice.
4 : Voyez : là où habite l’amour se trouve la compassion, et c’est l’amour qui
prend la place du droit ; mais là où n’habite que la justice, c’est uniquement le
droit qui vaut pour le droit, le jugement pour le jugement, le salaire pour le
salaire, la fidélité pour la fidélité, l’obéissance pour la loi, le jugement pour la
désobéissance, la punition pour l’infraction, la malédiction pour la trahison, et
la mort pour la mort.
5 : Que ceci soit la sanctification de mes paroles ; car je vous fais maintenant
le serment, par le ciel et son inexorable justice et par la terre qui est le lieu
d’habitation de la malédiction de Dieu, que chaque transgresseur sera traité
des plus sévèrement et exactement comme je vous l’ai annoncé à tous en ma
qualité de père et de prince.
6 : Après moi vient votre frère, en tant que votre véritable seigneur et donateur
de la loi selon sa juste intuition et son libre arbitre, ce qui le libère de la loi, vu
que chacun de ses actes devient une loi pour vous et doit le rester jusqu’à ce
qu’il juge bon d ‘en faire autrement.
7 : Maintenant, vous connaissez ma volonté ; agissez selon elle si vous voulez
tenir front à la rigueur de la justice ; suivez les lois de l’ordre, ce qui permet
d’éviter le jugement qui s’abattrait inévitablement sur vous tous si la justice ne
prévoyait pas jugement par jugement.
8 : Et vois : tous quittèrent leur place et mirent la main à l’ouvrage pour bâtir
une ville ; et ils y travaillèrent pendant soixante ans. Vu que les édifices
s’effondraient souvent, ils eurent besoin de beaucoup de
temps pour terminer la construction de l’habitation du nouveau prince, et ils ne
purent l’achever complètement que lorsque j’eus montré en rêve à Hanoc
comment ils devaient s’y prendre. Car mes pauvres enfants m’avaient fait
pitié, vu qu’ils avaient, pendant cette période de construction, subi de
nombreux mauvais traitements de la part de Caïn qui jusque-là avait usé d’une
sévérité qui restait dans les limites de la loi et de l’ordre ;mais maintenant, il
conduisait les siens en paraît tyran, les plongeant dans de grandes frayeurs et
de multiples angoisses rattachées à des punitions sans grâce ni
miséricorde ? Car il n ‘y avait aucun amour en lui, mais seulement de
l’obéissance envers toute la loi ; il ne portait aucune attention au fait qu’une
obéissance née uniquement de la crainte n’est au fond pas le moins du monde
de l’obéissance, mais du pur amour de soi-même. Car celui qui s’aime lui-
même respecte la loi par pure crainte de la punition qui s’ensuit inévitablement
pour le transgresseur ; et il a avant tout pitié de lui-même en éprouvant la
douleur de la punition dans sa faiblesse maladroite ; mais s’il trouve la
moindre occasion de laisser parler son cœur dans un moment d’inattention, il
maudira la loi et son donateur et la foulera bientôt à ses pieds.
9 : Si un tel être a pu acquérir une certaine force, il deviendra doublement
cruel sur tous les points de la loi, que celle-ci soit bonne ou mauvaise il se
ruera sur elle, la détruira et l’anéantira avec le donateur sans amour.
(NB) Que tous les chefs et législateurs des temps actuels remarquent bien
ceci, car un tel sort les attend également s’ils pensent que la
crainte et l’obéissance aveugle des esclaves soient l’unique moyen de
maintenir l’ordre pour conserver leurs avantages. Ils apprendront tôt ou tard à
leurs dépens, que ce soit ici ou à coup sûr dans l’au-delà, quels sont les
fruits que leur apporteront les lois qui ne proviennent pas de l’amour le
plus pur et le pus désintéressé)
10 : Vois, la raison pour laquelle Caïn agissait en somme légitimement d’une
manière si cruelle, était qu’il n’avait toujours pas trouvé grâce et complaisance
auprès de moi toutes les fois qu’il versait des larmes de repentir après un acte
mauvais. Je ne pouvais agir différemment, car son repentir était dirigé sur la
perte de la grâce, et jamais sur mon amour.
11 : Vois : qui s’afflige ainsi ne s’afflige pas dans la véritable profondeur de la
perte de la vie, mais bien davantage dans celle du bien-être ; ainsi son
repentir n’est pas véritable,car il ne s’intéresse pas à une parfaite réunion avec
moi. Et si je lui donnais ce qu’il ne demande ni ne veut, il recevrait la mort en
échange, vu que la libre volonté est la véritable vie de l’être humain.
12 : Et vois, c’était le cas de Caïn, car il avait banni l’amour et saisi la
justice sans considérer que, sans amour, il n’y a pas de
justice et que la justice elle-même est en somme le plus grand amour, sans
lequel tout périrait nécessairement.

MDD2 Jugement relié aux lois. Liberté de l’amour

CH230 : Désir insensé de Lémec d’imposer des lois. Déclaration du Seigneur


concernant le jugement relié aux lois. Liberté de l’amour. ( 11 / 01 / 1843 )
2 : Lémec demanda à nouveau au Seigneur :
3 : J’aimerais entendre de ta bouche sacrée comment il te plaît que l’être
humain se comporte en particulier dans toutes les circonstances où il peut se
trouver durant sa vie terrestre.
5 : C’est pourquoi, il serait très souhaitable pour notre esprit à tous que notre
chemin nous soit prescrit par toi, ô Père très saint, sous forme de loi
déterminée selon laquelle nous agirions exactement.
9 : Alors, le Seigneur leva sa main vers le ciel et dit à Lémec et à toute
l’assemblée : En vérité, je vous le dis, moi qui suis encore votre Père saint et
plein d’amour :
10 : Si je vous lie à des lois, alors je vous lierai aussi au jugement ; car
aucune loi n’est possible sans jugement, aussi bien qu’aucun jugement ne
l’est sans loi !
11 : Si toi, Lémec, avais eu des lois venant de moi jusqu’à présent, je ne
serais pas venu auprès de vous en tant que Père pour vous aider, mais en
qualité de juge inexorable, afin de vous maudire pour toutes vos mauvaises
actions.
12 : Mais vous n’avez eu aucune loi dès le début de votre existence ; vous
étiez comme des petits enfants dans leur berceau. Vous avez fait beaucoup
de mal, oui, vous avez commis des actes révoltants ; mais vu que vous étiez
soumis à aucune loi venant directement de moi, vous n’avez pas été l’objet
d’un jugement jusqu’à présent ; et maintenant, je suis là pour vous aider !
13 : Par conséquent, comment peux-tu Lémec, me prier de vous donner des
lois ?
14 : Qu’est-ce qui est préférable ; être tout à fait libre dans l’amour que l’on
ressent envers moi et m’avoir comme Père, ou être lié par des lois et m’avoir
en tant que juge éternel !
15 : En vérité, je vous le dis, je préfère détruire toute la création plutôt que
d’enchaîner mes enfants à des lois, cessant ainsi d’être leur Père et les
condamnant à la mort éternelle !
16 : C’est pourquoi, Lémec, retire ta demande et quelle ne laisse plus aucune
trace en toi ; car malgré toute la méchanceté passée, tu étais plus agréable
que tu ne le serais en obéissant strictement à des lois.
17 : Car la loi anéantit tout amour entre celui qui la prescrit et celui qui doit
l’observer ; et, au lieu de l’amour, elle prône le droit le plus implacable !
18 : Qui peut bien dire de lui-même : je puis entièrement m’acquitter de la
loi ?
19 : Vois, ce n’est que moi qui pourrais prononcer ces paroles ; mais
autrement, aucun être libre ne le pourrait ; car il faudrait que cette créature
soit placée sous le jugement, comme les animaux !
20 : Si c’était le cas, où se trouverait la libre activité de la vie de l’esprit ?
21 : Malheur à vous, et malheur à chaque peuple à qui je donnerai des lois ;
car la maison du Père leur sera fermée avec des verrous d’airain !
22 : Et si je ne venais pas moi-même accomplir la loi, toute la création serait
anéantie !
23 : C’est la raison pour laquelle je ne vous donne aucune loi, mais vous dis
seulement en ma qualité de Père de m’aimer plus que tout et de vous aimer
les uns les autres autant que vous-mêmes ! C’est là ma volonté !
Faites tout le reste selon la sagesse qui découle de mon amour, et ainsi vous
vivrez à ma complaisance !
24 : Prêtez bien attention à tout cela et agissez en conséquence ; ainsi mon
amour sera toujours avec vous, et ma grande demeure paternelle ne vous
sera jamais fermée ! Amen .

Extrait de "Troisième testament"

CH16 La loi divine

46. La loi d'amour, de bien et de


justice a été I'héritage spirituel qu'en
tout temps je lui ai légué. De leçon en
leçon, j'ai amené l'humanité à la
compréhension du fait que la loi peut
se résumer en un seul commandement
: Amour. Aimez le père, qui est l'auteur
de la vie; aimez le frère, qui
fait partie du Père; aimez tout ce que
le Seigneur a créé et ordonné.
47.L'amour est la cause, le principe et
la semence de la sagesse, la grandeur,
la force, l'élévation et la vie. Il est le
vérilable chemin que le Créateur a
tracé pour l'esprit, afin que, d'échelon
en échelon, et de demeure en
demeure, il sente chaque fois
davantage qu'il se rapproche de Moi.
48. Si l'homme, depuis le
commencement des temps, avait fait
de l'amour spirituel un culte, au lieu
de sombrer dans des rites idolâtres et
dans le fanatisme religieux, ce monde
(aujourd'hui converti en vallée de
larmes en raison de L'angoisse et de la
misère des hommes) serait une vallée
de paix, où les esprits viendraient faire
des mérites, pour atteindre ces
demeures spirituelles dans lesquelles
L'esprit, sur la voie de l'élévation, doit
pénétrer. (184,35-38)

Discours d’Hénoc sur inutilité d’une loi sous contrainte et d’un amour forcé par
la présence visible de Dieu. De l’humilité
1 : Après qu’ils se furent tous quelque peu remis de leur tristesse, Hénoc se
leva, rejoignit Lémec et lui dit :
2 : Ecoute, frère Lémec, et vous aussi, prêtez l’oreille à mes paroles ! Vous
avez tous vu agir le Seigneur, notre Père très saint de vos propres yeux et
avez entendu sa voix divine et toute-puissante ; et chacun a dû reconnaître
dans son cœur : En vérité, aucune créature humaine ne peut parler de la
sorte !
3 : Vous l’avez également vu accomplir des actes qu’aucun humain ne pourrait
parfaire, à moins que le Seigneur, que vous avez vu et entendu, ne le fasse à
travers lui.
4 : Maintenant, vous ne doutez aucunement qu’il s’agissait vraiment du
Seigneur ; mais voyez : ni votre foi, ni votre
amour envers lui ne vous servent à quoi que ce soit, car vous étiez forcés de
croire en lui vu qu’il était visible, et d’aimer celui qui était tangible ; il vous
aurait été impossible de ne pas le faire, car vous y étiez poussés par sa
présence toute-puissante et vous sentiez irrésistiblement attirés par lui.
5 : Puisque cela ne vous est d’aucune utilité, la question se pose de savoir ce
que vous devez faire maintenant, afin que cette foi et cet amour vous soient
profitables !
6 : Voyez, mes chers frères, c’est là une question de haute importance, et
c’est à moi de la résoudre pour vous !

7 : Car tout ce que le Seigneur fait nous est utile si on en use de juste façon ;
mais si nous nous en servons mal, cela peut nous nuire grandement.
9 : Le Seigneur nous a conçus et nous a fait don d’une existence libre et
indépendante ; en plus, il a créé pour nous la magnifique terre qui nous porte
et nous a pourvus de tout ; qui peut bien soutenir que tout cela ne nous soit
pas utile ?
10 : Mais à quel moment ces choses peuvent-elles nous être utiles ?
Seulement lorsque nous en faisons usage selon la volonté de Dieu !
11 :Si nous n’agissons pas de la sorte, alors nous tombons aussitôt sous le
coup du jugement, lequel est déjà la première mort de l’esprit ; celle-ci est en
vérité le jugement, et elle nous mène à la mort véritable et éternelle.
12 : Eh bien, voyez : tout comme le Seigneur vous a créés autrefois pour agir
librement et de façon indépendante au moyen de la force vivante qu’il vous a
prêtée, il vous a maintenant transformés en être nouveaux, croyants et
aimants !
13 : Cette foi et cet amour ne sont pour le moment aucunement votre propriété
et ne vous permettront pas d’obtenir la vie éternelle ; en vérité, ces deux
choses ne sont qu’un jugement pour vous tous, car vous êtes forcés de croire
et d’aimer !
14 : Que pouvez-vous donc faire pour vous sortir de cet embarras ?
15 : Voyez : nous ne connaissons qu’un seul moyen pour y parvenir et c’est
la véritable humilité du cœur ! Et en quoi consiste-t-elle ?
16 : Elle consiste en le fait de vous sentir entièrement indignes de cette grâce
qui vous est échue à tous ; ensuite, tenez-vous pour les plus petits parmi le
peuple, et apprenez à ce dernier à considérer Dieu en tant que le Seigneur et
l’unique Père véritable ; en plus après avoir travaillé toute la journée au nom
de Dieu, dites les paroles suivantes dans votre cœur :
17 : Seigneur et Père, veuille nous faire la grâce de tourner ton regard vers
nous, serviteurs paresseux et indolents, et considère notre travail comme s’il
avait quelque valeur à tes yeux ! Car nous voyons bien et le reconnaissons
pleinement devant toi que tout ce qui est valable dans notre besogne vient de
toi ; nos mains malhabiles n’ont été qu’un obstacle pour toi dans ton travail.
Veuille accepter notre volonté à la place de l’œuvre accomplie, et que seule la
tienne, qui est sainte, se réalise à jamais !
18 : Voyez : ce n’est que lorsque votre cœur sera disposé de la sorte que
votre foi et votre amour seront utiles !
19 : Et maintenant, promettez dans vos cœurs au Seigneur d’agir de cette
façon, et ainsi vous deviendrez réellement vivants en esprit, et vos enfants et
petits enfants auront éternellement part à la bénédiction qui sera vôtre dans le
Seigneur ! Amen.