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Introduction

Peur, joie, tristesse, colère... Les émotions ont-elles droit de


cité dans les entreprises? Trop peu, regrette Philippe Laurent,
conférencier, coach et formateur.

Bien évidemment, l’entreprise est le lieu ou l’homme se doit d’être le plus sérieux et en totale
maitrise de ce qu’il ressent. Montrer ses émotions est un signe de faiblesse qu’on préfère
refouler tout en tenant l’image de la femme forte ou l’homme fort qui résiste à tous.

Le travail aussi sollicite sans cesse la mobilisation des individus dans le leur entier corps et
âme ce qui permet des fois à certaines émotions non souhaitées et non recherchées de surgir.

En cas de situation problématiques ou de conditions de travail défavorables et difficiles,


l’ennui, la colère et le désespoir peuvent s’inviter au travail.

Le management moderne qui donne une grande importance au travailleur au sein de


l’organisation, et s’intéresse à son épanouissement personnel au travail ; participe à la mise
en travail des émotions c'est-à-dire la bonne gestion des émotions au travail.
Définition

Une émotion ne provoque pas de douleur. La résistance ou la


suppression d’une émotion est ce qui cause réellement la douleur et la
souffrance.
Frederick Dodson

Les émotions, un phénomène humain, sain et normal qu’il faut accepter. Il s’agit d’être touché
voir même bouleversé par rapport à la situation dans laquelle nous sommes et s’y adapter.

Les émotions peuvent être définies comme une « colle de la vie », une matière invisible mais
intense qui nous relie aux nôtres, qui nous permet de prendre part à la réalité, en riant d’elle, en
l’admirant, en nous surprenant de ses merveilles et nous affligeant de ses déceptions.

Les émotions nous confèrent l’humanité et font partie de notre base génétique ce qui a été
démontré par les universités de DURHAM et LANCASTER qui ont prouvé que les fœtus
expriment déjà une variété d’émotions dans l’utérus maternel.

Les émotions ne peuvent être classées selon des émotions bonnes et d’autres mauvaises, elles
sont toutes précieuses et nécessaires. Elles sont aussi difficiles à être mesurées, décrites et
prédites, chaque personne les éprouve d’une certaine manière, elles sont fortement reliées à
notre culture, sexe, éducation et pleins d’autres facteurs.

L’importance des émotions

Les émotions, comme les sensations, nous habitent constamment et nous servent à
prendre des décisions. La plupart des émotions passent presqu’inaperçues, car elles
ne posent pas de problème.

C’est lorsqu’elles nous dérangent que nous tentons d’y mettre un terme, de les
manipuler ou de les transformer artificiellement.

Pourtant elles jouent toujours un rôle capital !


Types d’émotions
Il est très difficile voir même impossible de déterminer un nombre exacte des émotions existant
sur terre. Rana EL Kaliouby a analysé plus de 12 millions de visages afin d’identifier les
différentes émotions humaines pour enfin pouvoir créer une application qui permet de lire plus
de 400 émotions différentes.

Pendant que Tiffany Watt Smith a identifié 154 émotions dont elle a parlé dans son livre THE
BOOK OF HUMAN EMOTIONS.

Cependant, il est largement admis que nous avons entre 6 et 8 émotions de base et que toutes les
autres ne sont qu’un mélange des émotions basiques.

Dr Paul Dobransky dans son programme MIND OS a déterminer deux types d’ émotions ;
positives et négatives et a ensuite divisé chacune d’eux en deux en ajoutant une échelle
d’émotions :

Emotions Négatives

Colère Anxiété

Si vous êtes au milieu de l’échelle négative, vous êtes malheureux . La colère « fâché, furieux,
dégouté… » est l’opposé de l’Anxiété « angoissé, affolé, déçu… ».

Ces émotions négatives peuvent venir de l’intérieur ou de l’extérieur. L’anxiété par exemple
provenante de l’extérieur est causée par une perte soit réel ou imaginaire d’une personne,
d’une chose, d’une relation… Pendant que celle venant de l’intérieur est causé par un manque
de confiance en soi par exemple lors des présentations devant le public ou on devient anxieux
par peur de ne pas être apprécié ou de perdre son image devant les autres.

Ainsi plus notre confiance en soi est élevée plus notre anxiété diminue. Par exemple, si on te
fait viré de ton travail mais que t’as assez de confiance en toi et de tes capacités, tu seras pas
anxieux car t’es sur de pouvoir trouver un autre travail le plus tôt possible.
Emotions Positives

Bien être Confiance

La confiance ne rime pas tjrs avec le bonheur. Pour être heureux, il ne suffit pas d’être
heureux, l’autre moitié de l’échelle est très importante ; être en bonne santé, avoir des amis,
avoir beaucoup d’argent…
Résumé de ces principes de base

1. Les émotions ont pour principale cause les pensées, jugements, opinions, préjugés, valeurs,
etc., que l’on entretient à propos des événements et situations neutres de la vie.

2. Par la mise en pratique de différents outils, on arrive à changer les pensées irréalistes pour
d’autres plus conformes à la réalité, réduisant ainsi l’intensité, la durée et la fréquence des
émotions négatives et désagréables.

3. La réduction de la présence des émotions négatives laisse plus de place aux émotions
positives.

4. Le travail sur les pensées irréalistes entraine une meilleure objectivité et une plus grande
maturité émotionnelle favorisant l’adoption de comportements plus sains.
Les théories des émotions
Les émotions ont un rôle bien plus important que l’on pourrait penser : elles nous aident à
répondre à nos besoins d’être vivants.

Ce n’est pas évident de définir cette notion mais on pourrait dire que l’émotion est une
réaction soudaine de tout notre organisme, avec des composantes physiologiques (notre
corps), cognitives (notre esprit – elle trouble la raison ou au contraire l’a soutient), et
comportementales (nos actions).

Certaines proviennent du refoulement d’émotions, d’autres sont faites pour empêcher de


ressentir les émotions réelles comme pour certaines émotions mixtes.

En fait, il existe plusieurs courants de pensée qui définissent les émotions à leur manière. Leur
définition ne sont pas contradictoires mais complémentaires.
Le stress
État qui résulte d’un déséquilibre réel ou perçu entre une
demande inévitable et la capacité d’y répondre, au cours de
l’adaptation de l’individu à son milieu, et qui se manifeste
partiellement par des réponses organiques non spécifiques

Le travail et la santé mentale


Le milieu de travail a un impact important sur la santé mentale
-facteur structurant, source de plaisir et de bien-être
psychologique.
-facteur de déstructuration, de souffrances et de problèmes de
santé physique et mentale
Les conséquences de nos habitudes de gestion du stress et
des émotions
Face au stress ou aux émotions négatives, notre réflexe est de les mettre de côté,
de tenter de les étouffer. Cela permet sur le moment de gérer les situations et de
continuer d’avancer. Cela est surtout dû au fait qu'on ne nous a pas appris à faire
autrement.

Seulement on se retrouve à accumuler du stress et des émotions négatives dans


le temps, ce qui a des conséquences.

Les conséquences de ce fonctionnement à court terme

En entreprise comme en consultation, je rencontre fréquemment des gens qui :

 Sont devenus anxieux, irritables ;


 Manquent de confiance, ont des difficultés à s'affirmer ou à
s'exprimer ;
 Ont des difficultés à s'adapter, perdent en efficacité, etc. ;
 Développent un mal-être ou des troubles somatiques (sommeil, mal
de dos, etc.) ;
 Se sentent lasses, fatigués ou fébriles.

Souvent soumis à des contextes stressants ou difficiles, ils n'ont que rarement eu
l'occasion de se former sérieusement à une autre façon de gérer le stress et les
émotions.

Gérer le stress au travail

Le risque à long terme

À force, on peut "toucher ses limites". Cela peut commencer par se dire des
choses comme :

"Ça ne peut plus durer" ;

"Je n'en peux plus" ;

"Je ne vais pas y arriver" ;


"Je crois que je vais craquer" ;

Etc.

 Avec en plus le risque d'arriver à l'épuisement, au Burn-out ou de tomber


en dépression, avec leur cortège de conséquences (arrêts de travail
répétés, difficultés relationnelles, isolement, complications de santé,
accidents de travail, etc.).
Mieux gérer ses émotions au travail
Par Muriel Drolet, CRHA

Les situations inhabituelles qui surviennent au travail suscitent souvent de


l'émotion de la part des employés touchés, sans parler du stress qui s'installe
dans les relations entre collègues.

Il va sans dire que les émotions jouent un rôle essentiel dans la qualité des
relations professionnelles que nous entretenons avec les autres. Cela se
manifeste clairement à travers notre façon de communiquer au travail.

Heureusement, il semble que les bons sentiments se répandent plus facilement


que les mauvais, ce qui favoriserait au sein des groupes de travail des
comportements de coopération, de solidarité et d'entraide.

Les gestionnaires ont une plus grande capacité à influer sur les émotions dans
l'ensemble d'un groupe, étant donné que les membres d'une équipe passent plus
de temps à regarder leur dirigeant que n'importe quel autre collègue. Ce
phénomène explique la tendance à imiter les dirigeants. Ainsi, les gestionnaires
peuvent être reconnus comme une source importante de la « tonalité
émotionnelle » de leur équipe de travail. On comprend donc pourquoi
l'enthousiasme d'un gestionnaire peut réussir à mobiliser toute une collectivité.

 Comment rester serein


Dans nos relations professionnelles, il convient de demeurer calme et serein,
quelle que soit notre humeur. Le fait d'adopter un état d'esprit neutre nous
permet de nous adapter aux exigences de la situation.

Mais cela n'est pas toujours facile à mettre en pratique en situation de crise.
Voici quelques moyens de bien contrôler ses émotions :

 Reconnaître et nommer ses émotions;

 Éviter d'assumer la responsabilité de l'humeur de l'autre personne;

 Distinguer la raison de l'émotion;

 Éviter de synchroniser son langage non verbal avec celui de l'autre


personne;
 Éviter de personnaliser les discussions : se concentrer sur le problème et
non sur la personne;

 Pacifier le discours intérieur.

 Comment maintenir des relations authentiques

Dans un climat réceptif et serein, il est plus facile de jouer la carte de


l'authenticité, d'établir des rapports francs et nettement plus productifs que ceux
qui sont basés sur des sentiments négatifs et des jeux psychologiques.

Une bonne relation interpersonnelle n'est-elle pas le fruit d'un échange empreint
de maturité ? Il existe plusieurs manières d'y arriver, un peu semblables à celles
qui sont retenues pour résoudre un conflit ou pour établir une bonne
communication :

 S'il y a un problème, traitez-le aussitôt que possible;

 Placez-vous dans une position qui favorise la discussion;

 Ne tournez pas autour du pot;

 Réfléchissez avec l'autre et non contre l'autre;

 Clarifiez ce qui n'est pas compris et confirmez ce qui l'est;

 Utilisez le « je » plutôt que le « tu » accusateur;

 Mettez en évidence les éléments positifs;

 Accordez de l'importance à l'autre personne et écoutez-la attentivement;

 Évitez de revenir sur les erreurs passées, la rancune étant improductive;

 Entendez-vous par consensus plutôt que d'imposer une solution;

 Vérifiez que l'autre personne comprend bien l'entente que vous concluez
avec elle et assurez-vous qu'elle y adhère;

 Respectez les différences.

 Comment composer avec les réactions difficiles


Quelle que soit l'organisation à laquelle vous appartenez, tôt ou tard, vous
affronterez des collègues difficiles.
Le meilleur moyen de travailler avec eux consiste à les considérer
professionnellement et non personnellement. Être professionnel signifie fixer
votre attention sur l'objet de la discussion, sur le problème que vous devez
résoudre, et non sur les émotions qui vous assaillent.

Souvenez-vous qu'aborder les choses de cette façon en vaut la peine, mais que
cela demande de la concentration, de l'énergie et de la volonté.

Rappelez-vous aussi qu'un des plus grands défis professionnels réside dans
l'aspect humain du travail. Ainsi, éviter de personnaliser les discussions aide à
garder le recul nécessaire pour mieux comprendre ce qui se passe.

Muriel Drolet, CRHA, est présidente de Drolet Douville & associées