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Jeudi, 18/12/2018 @ 08 :00 Bibliothèque/Salle 1

________________
e
2 année, Cycle Préparatoire intégré - Sciences et Techniques pour l’ingénieur
Module : Physique IV, Élément de module : Optique physique
-----------------------------Durée légale : 2 heures -----------------------------
Questions de cours (52/8 pts).
1) (8/8 pt) Qu’est-ce qui se passe pour une onde électromagnétique de longueur d’onde λ sous
incidence normale sur une fente de largeur a dans les trois cas suivants ?
− a < λ. Rép. : Diffraction impossible.
− λ ≤ a ≤ 100λ. Rép. : c’est la condition pour observer le phénomène de diffraction.
− 100λ< a. Rép. : la fente est trop large , pas de diffraction.
2) Les intensités relatives de la figure de diffraction produite par une fente simple, une double
fente et N fentes (réseau de diffraction) sont les suivantes.

 πe 
sin sin(θ m )
I (θ ) λ  pour une fente.
=
I (0 ) πe
sin(θ m )
λ
2
  πe 
 sin sin(θ m ) 
I (θ )   λ   cos 2  πl sin(θ ) pour deux fentes.
=  m 
I (0 )  πe  λ
 λ sin(θ m ) 
 
 
2 2
  πe     πp 
 sin sin(θ m )   sin N sin(θ m ) 
I (θ ) 1  λ    λ   pour N fentes où N : un nombre entier.
=
I (0 ) N  πe
2   πp 
 λ sin (θ m )   λ
sin(θ m ) 
   
Questions :
a) (2/8 pt) Que représente λ ? Rep. : la longueur d’onde.
b) (2/8 pt) Que représente e dans le cas d’une seule fente ? Rép. : La largeur de la fente.
c) (4/8 pt) Que représente e et l dans le cas d’une double fente ? Rép. : La largeur de la
fente et l’espace entre les fentes centre au centre respectivement.
d) (2/8 pt) Que représente p dans le cas de N fentes ? Rép. : Le pas du réseau.
e) (4/8 pt) Que représente m et θ m ? Rép. : L’ordre de diffraction et l’angle de
diffraction correspondant à l’ordre m respectivement.
f) (4/8 pt) Que représente la condition de diffraction sin(θ m ) = mλ / e dans le 1er cas ?
Rép. : condition d’interférence constructive.
g) (8/8 pt) Donner le terme de diffraction et le terme d’interférences dans le 2e cas.
Rép. : sinc et cosinus au carré respectivement.
Pour un réseau de diffraction de N fentes, les positions angulaires correspondant aux
ordres de diffraction du réseau sont obtenues avec la condition sin(θ m ) = mλ / p .
h) (4/8 pt) Calculer p pour un réseau de diffraction de 600 lignes/mm. Rép.: 1,67 µm.
(4/8 pt) En déduire l’angle θ m correspondant au 1er ordre de diffraction si λ=633nm.
i) Le pouvoir de dispersion du réseau de diffraction est défini comme étant dθ / dλ .
(8/8 pt) Calculer alors le pouvoir de dispersion d’un réseau de 600 lignes/mm au
niveau du 1er ordre de diffraction.

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3) (4/8 pt) Quelle est la forme géométrique de chacun des ouvertures ou obstacles qui a produit
l’une ou l’autre des figures de diffraction ci-dessous.

(a) Trou circulaire (b) Deux fentes perpendiculaires

*****
Problème (108/8 pts). Interféromètre de Mach-Zehnder.
L'interféromètre de Mach-Zehnder est schématisé ci-dessous.
L’interféromètre est constitué de 2 miroirs M1 et M2 et de deux lames séparatrices S1 et S2
identiques, semi-réfléchissantes, d’épaisseur négligeable, disposées à 45° de la direction de
propagation des ondes. Les séparatrices sont des lames à faces parallèles dont une face est
réfléchissante et l'autre non (traitement antireflet) et donc elles n'ont pas le même coefficient
de réflexion selon qu'elles sont éclairées par l'avant ou l'arrière.
Une onde plane progressive harmonique a de
front d’onde Σ 0 d’amplitude complexe a0 se
propageant selon la direction parallèle à l’axe
Oz, de longueur d’onde λ = 0 ,60 µm et
d’intensité I 0 , est séparée, par la séparatrice
S1, en deux ondes de même intensité a1 et
a2 de fronts d’onde Σ 1 et Σ 2 . L'onde Σ 1 se
propage suivant le trajet 1 : elle se réfléchit
sur S1 (plus précisément sur sa face avant), se
réfléchit sur M1 avant d'atteindre S2. Elle se
sépare à nouveau en deux : une partie passe à
travers S2 pour atteindre l'écran EA (sortie – Interféromètre Mach-Zehnder –
A de l'interféromètre), l'autre partie se
réfléchit sur S2 (face arrière) pour atteindre
l'écran EB (sortie B de l'interféromètre).
L'onde Σ 2 se propage à travers S1, puis réfléchit par M2, et se sépare encore en deux au niveau
de S2 : une partie passe à travers S2 pour atteindre EB, l'autre se réfléchit sur S2 (face avant)
pour atteindre EA. On note t le coefficient de transmission en amplitude des séparatrices S1 et
S2, r : le coefficient de réflexion (en amplitude) de la face avant des séparatrices et r′ : le
coefficient de réflexion de leur face arrière.

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En notation complexe, les coefficients de réflexion r et de transmission t en amplitude
pour chacune des séparatrices sont :
π
2  2 i2
t=r= et r' =  e
2  2 

Les 4 trajets possibles sont résumés ci-dessous :


Le trajet S1 – M1 – S2 – EA : onde Σ 1 A d’amplitude a1A (réflexion r et transmission t)
Le trajet S1 – M1 – S2 – EB : onde Σ 1B d’amplitude a1B (réflexion r et réflexion r′ )
Le trajet S1 – M2 – S2 – EA : onde Σ 2 A d’amplitude a 2A (transmission t et réflexion r)
Le trajet S1 – M2 – S2 – EB : onde Σ 2 B d’amplitude a 2B (transmission t et transmission t)
On note D la distance S1M1=M2S2 et L la distance S1M2=M1S2.

Questions :
1) (a) (4/8 pt) Calculer la différence de marche δ 1 entre le trajet 2 et le trajet 1.
(b) (4/8 pt) En déduire le déphasage : ϕ .
2) (a) (8/8 pt) Déterminer l’expression de l’amplitude résultante a A sur l’écran EA en
fonction du coefficient de réflexion en amplitude : r , l’amplitude a0 et du déphasage

ϕ0 = (L + D ) dû à la différence des trajets S1M1S2 et S1M2S2.
λ
(b) (4/8 pt) En déduire l’intensité I A due à la superposition des ondes Σ1A et Σ2A sur
l’écran EA
3) (a) (8/8 pt) Déterminer l’expression de l’amplitude résultante a B sur l’écran EB en
fonction du coefficient de réflexion en amplitude complexe : r , l’amplitude a0 et du
déphasage ϕ 0 .
(b) (4/8 pt) En déduire l’intensité I B due à la superposition des ondes Σ1B et Σ2B sur
l’écran EB
4) (4/8 pt) Y-a-t-il conservation de l’énergie de l’onde électromagnétique entre le
plan z = 0 et les deux sorties de l'interféromètre (répondez en quelques lignes) ?
5) On insère une lame à faces parallèles L1, d’épaisseur e = 1 mm et d’indice de réfraction
n=1,50, dans le trajet 1, entre S1 et M1, sous incidence normale.
(a) (8/8 pt) Qu’est-il advenu de la différence de marche ? Notons δ 2 cette différence de
marche.
(b) (4/8 pt) En déduire le nouveau déphasage : ϕ .
(c) (8/8 pt) Déterminer l’expression de la nouvelle amplitude résultante a 'B sur l’écran
EB. (8/8 pt) En déduire l’intensité I 'B correspondante.
(d) (8/8 pt) Pour quelles valeurs de l’épaisseur e l’éclairement énergétique de l’écran
EB est-il nul ? Calculer ces valeurs.
(8/8 pt) Et pour quelles valeurs de e est-il maximal ? Calculer ces valeurs.

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6) On introduit une deuxième lame à faces parallèles L2, entre M2 et S2, identique à la
lame L1 (même épaisseur et même indice de réfraction). On fait tourner d’un petit angle
θ la lame L2 autour d’un axe perpendiculaire au plan du schéma.
a) (8/8 pt) Montrer que la différence de marche δ 3 entre les ondes 1 et 2 se recombinant
sur l’écran EA est de la forme :
δ 3 = e.θ 2 . f (n )
où f (n ) est une fonction de l’indice n des lames que l’on explicitera.
On donne : cos (a − b ) = cos (a ) cos (b ) + sin (a ) sin (b )
b) (4/8 pt) Déterminer l’expression de la nouvelle amplitude résultante a"B sur l’écran
EB. (4/8 pt) En déduire l’intensité I "B .
c) (4/8 pt) Pour quel angle de rotation minimal θ 1 a-t-on un éclairement maximal ?
d) (4/8 pt) Pour quel angle de rotation minimal θ 0 a-t-on un éclairement nul ?
e) (4/8 pt) Tracer, à main levée, l’allure du graphe

I "B (θ ) 1   π .e.θ 2 (n − 1)  
= . 1 + sin  .  
I "B (0 ) 2   λ n 

de l’éclairement de l’écran en fonction de θ pour 0 ≤ θ ≤ 0 ,08 rad .


Indication : On calculera une vingtaine de points à raison de 0 ,004 rad , pas plus.

*****
BONNE CHANCE
Solution
1)
(a) (4/8 pt) L’onde incidente est d’amplitude complexe a0 .
Sur l’écran EA, on a la superposition des ondes Σ 1 A d’amplitude a1A et Σ 2 A
d’amplitude a 2A . La différence de marche δ 1 entre ces deux ondes n’est autre que
la différence du chemin géométrique. Elle est égale à :

δ 1 = [longueur du trajet 2] − [longueur du trajet 1]


= ( L + D ) − (L + D )
=0
2π 2π
(b) (4/8 pt) Le déphasage : ϕ = kδ 1 = .δ 1 = 0 avec k = la norme du vecteur d’onde.
λ λ
2) (a) (8/8 pt) L’amplitude résultante a A sur l’écran EA est égale à la somme des
amplitudes complexes a1A et a 2A ⇒ a A = a1A + a 2A correspondants aux trajets S1M1S2
et S1M2S2.

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( ) ( )
a A = t .r .a0 e − ik L + D + r .t .a0 e − ik L + D et puisque t = r , on a alors
1442443 1442443
a1A a2A

(
= (r .r + r .r ).a0 e − ik L + D
)

−i (L + D )
= 2 r .a0 e
2 λ

2π − iϕ
En posant ϕ 0 = (L + D ) , on a donc a A = 2 r .a0 e
2 0.
λ

(b) (4/8 pt) L’intensité I A due à la superposition des ondes Σ1A et Σ2A sur l’écran EA a
pour expression : I A = a A .a A * . On a :
− iϕ iϕ
I A = 2 r .a0 e 0 .2 r 2 .a e 0
2
0

1
= 4 r .a0 .a0 = a02 car r =
4 * 4

4
On en déduit que : I A = a02 .

3)
(a) (8/8 pt) L’amplitude résultante a B sur l’écran EB est égale à la somme des
amplitudes complexes a1B et a 2B correspondants aux trajets S1M1S2 et S1M2S2

⇒ a B = a1B + a 2B . Le déphasage φ1 = kδ 1 = .δ 1 = 0 reste le même.
λ
− iϕ − iϕ
a B = r'.r .a0 e 0 + t .t .a e
0
0
142 4 43 4 14243
a1B a2B

 π 
 2 i  − iϕ
=  r .e 2 + t .a0 e 0 et puisque t = r , on a alors
2

 
 
 π 
 i  − iϕ − iϕ
= r  1 + e 2 .a0 e
2 0 ou bien t 2  1 + e iπ π .a e 0
0
   2 
 
 π 
 i  − iϕ
Donc ; a B = r  1 + e 2 .a0 e
2 0
 
 

(b) (4/8 pt) L’intensité I B due à la superposition des ondes Σ1B et Σ2B sur l’écran EB a
pour expression : I B = a B .a B * .

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 π 
 i  − iϕ
On a : a B = r 2  1 + e 2 .a0 e 0 . Et avec la formule d’Euler :
 
 
π
i
π  π 
e = cos ( x ) + i sin ( x ) , on a : e 2 = cos   − i sin  = −i ,
ix
2 2
− iϕ
d’où : a B = r (1 − i ).a0 e 0.
2

On en déduit que
I B = a B .a B *
*
 2 − iϕ  2 − iϕ 
=  r (1 − i ).a0 e 0 . r (1 − i ).a0 e 0 
  
  
 2 − iϕ  2 + iϕ 
=  r (1 − i ).a0 e 0 . r (1 + i ).a0* e 0 
  
  
= 2r .a02
4

1 2
= a0
2

4) L’intensité avant l’entrée de l’onde dans l’interféromètre par la séparatrice S1 est :

I 0 = a.a *
− iϕ iϕ
= a0 .e 0 .a * e 0 ⇒ I 0 = a02
= a02

L’intensité à la sortie de l’interféromètre sur les écrans EA et EB est :


3 1
I = I A + I B = a02 car et I A = a 02 et I B = a A .a A* = a02
2 2

3 2
On en déduit que I = a0 ≠ I 0 = a02 , donc il n’y a pas conservation de l’énergie
2
électromagnétique, ce résultat est anormal, il existe donc une erreur dans l’énoncée du
π
2  2 i2
problème. On corrige cette erreur en considérant que t = et r = r' =  e ou
2  2 
2  2  iπ 2  2  − iπ
t=r= et r' =  e ou bien t = r = et r' =  e par exemples.
2  2  2  2 

5)

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(a) (8/8 pt) La nouvelle différence de marche due à la présence de la lame à faces
parallèles L1 sur le trajet 1 : S1M1S2 est :
δ 2 = [longueur du trajet 1] − [longueur du trajet 2]
= [(L + (D − e )) + ne] − [L + D ]
= (n − 1)e
Donc, l’insertion de cette lame dans le chemin S1M1S2 accroit le chemin optique
de la quantité : (n − 1)e par rapport au cas initial.

(b) (4/8 pt) Le déphasage : ϕ = kδ 2 = (n − 1)e .
λ
(c) (8/8 pt) La présence de la lame à faces parallèle L1 sur le chemin S1M1S2 modifie
les amplitudes a1A et a1B mais ne modifie pas les amplitudes a 2A et a 2B des ondes
qui se propagent suivant le chemin S1M2S2.
' '
On note les nouvelles amplitudes a1A et a1B .
' '
L’amplitude a B sur l’écran EB est égale à la somme des amplitudes complexes a 1B
et a 2B correspondant aux trajets S1M1S2 et S1M2S2 respectivement.

⇒ a 'B = a1B
'
+ a 2B . Le déphasage ϕ = kδ 2 = (n − 1)e .
λ
2π 2π
−i [(L + (D − e )) + ne] −i (L + D )
a 'B = r ' .r .a0 e λ + t .t .a0 e λ
144444244444
3 144 42444
3
' a2B
a1B

π
i
et puisque r' = re 2
et t = r on obtient :
 π 
 2 i  − iϕ
=  r .e 2 . e
− i ϕ
+ t .a0 e
2 0 où ϕ = 2π (L + D ) et ϕ = 2π (n − 1)e
λ λ
0
 
 
  π 
− iϕ  − i ϕ −  
1+e 
 2
= r .a0 e 0 car t = r
2

 
 
 
Donc,
  π 
− iϕ  − i ϕ −  
1+e 
 2
a B = r .a0 e 0
' 2

 
 
 
(8/8 pt) La nouvelle intensité I B due à la superposition de la nouvelle onde Σ’1B et
'

l’onde Σ2B sur l’écran EB a pour expression : I B' = a 'B .a 'B * . On a :

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*
   π      π  
 2  −  ϕ −      −  ϕ − 
2  
− iϕ i − iϕ i
I B = r .a0 e
' 0  1+e  2
.r .a0 e
2 0  1+e  
     
     
    
   π      π  
 2 − iϕ  − i ϕ −    i ϕ  i ϕ −  
= r .a0 e 0 1 + e  2
.r .a0 e 0  1 + e 
2 2

     
     
    
  π  π  π  π 
 i ϕ −  − i ϕ −  − i ϕ −  i ϕ −  
= r .a02 . 1 + e 
2
+e 
2
+e 
4 2  2
.e
 
 
 
  π  π 
 i ϕ −  − i ϕ −  
1
= .a02 . 2 + e 
2
+e 
2
4  
 
 
e ix + e − ix π 
La formule d’Euler : cos ( x ) = avec x =  − ϕ  permet d’obtenir
2 2 

a02  π 
I = . 1 + cos − ϕ  
'
B
2  2 

I0  π 
Comme I = a 2 , il vient : I B' = . 1 + cos − ϕ   .
0 0 2  2 
C’est l’intensité des franges d’interférence.
π  I
Puisque cos − ϕ  = sin(ϕ ) , on a la forme : I 'B = 0 .(1 + sin(ϕ ))
2  2
I
Donc, I B' = 0 .(1 + sin(ϕ )) .
2

(d) (8/8 pt) Les valeurs de l’épaisseur e pour lesquelles l’éclairement énergétique au
niveau de l’écran EB est nul sont les valeurs de e pour lesquelles I B' = 0 . Cela se
 1 π
produit, pour sin(ϕ ) = −1 soit ϕ =  K + π ou ϕ = (2 K + 1) , avec K un entier
 2 2

impair K=1, 3, 5, 7, … , soit (n − 1)e =  K + 1 π . La condition est la suivante :
λ  2
e=
(2 K + 1) λ = (2 K + 1) .1,2 µm
4 (n − 1) 4

Les épaisseurs égales à (2 K + 1) ×0,3 µm, i.e., e=0,9 µm, 2,1 µm, 3,3 µm, …

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(8/8 pt) Les valeurs de l’épaisseur e pour lesquelles l’éclairement énergétique sur
l’écran EB est maximal sont les valeurs de e pour lesquelles I 'B = I 0 . Cela se produit,
 1 π
pour sin(ϕ ) = 1 soit ϕ =  2 K + π ou ϕ = (2 K + 1) , avec K un entier, K=0, 1, 2,
 2 2

3, … soit (n − 1)e =  2 K + 1 π . La condition est donc la suivante :
λ  2
 1 λ  1
e =  2 K + . =  2 K + .0 ,6 µm .
 2  (n − 1)  2
Pour les épaisseurs égales à (4 K + 1) fois 0,3 µm, soit e=0,3 µm, 1,5 µm, 2,7 µm, …

6)
(a) (8/8 pt)
En l’absence des lames L1 et L2, les ondes se propageant selon le trajet 1 et le trajet
2 pour reconstituer le front d’onde Σ1 sont en phase ; la différence de marche des
ondes 1 et 2 est donc nulle sur l’écran EA et également sur l’écran EB.
L’insertion de la lame L1, perpendiculairement aux vecteurs d’onde, augmente le
chemin optique du trajet 1 (S1M1S2) de la quantité : (n − 1)e .
En l’absence de L1, la lame L2 tournée d’un petit angle θ, augmente le chemin
optique du trajet 2 de la quantité (on adopte l’approche d’optique géométrique) :

δ 3 = [longueur du trajet 2] − [longueur du trajet 1]


= [(L + (D − IH )) + nIJ ] − [L + D ]
= nIJ − IH
Car le trajet IH dans l’air d’indice ≈ 1 est remplacé par le trajet IJ dans la lame L2.
Donc, l’insertion de la lame L2 dans le bras S1M2S2 de l’interféromètre accroit le
chemin optique de la quantité : (nIJ − IH ) par rapport au cas initial (trajet 2 vide).
La nouvelle différence de marche due à la présence simultanément de la lame à faces
parallèles L2 sur le trajet 2 (S1M2S2) et la lame L1 sur le trajet 1 (S1M1S2) est:
δ 3 = (nIJ − IH ) − (n − 1)e
On a : cos (r ) = et IH = IJ . cos(θ − r ) = . cos (θ − r )
e e e
⇒ IJ =
IJ cos (r ) cos (r )
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Soit : δ 3 =
e
(n − cos(θ − r )) − (n − 1)e (1)
cos (r )
La loi de réfraction d’Ibn Sahl, dite de Descartes, au point d’incidence I s’écrit :
sin(θ ) = n. sin(r ) ou θ = n.r dans l’approximation des petits angles ; donc :
r2 1 r2 θ2
cos(r ) ≈ 1 − et ≈ 1+ = 1+ 2 (2)
2 cos(r ) 2 2n
  1  θ 2 (n − 1) 2
et cos (θ − r ) = cos θ  −  ≈ 1 − (3)
  n  2n 2
La différence de marche donnée par (1) est donc, compte tenu de (2) et (3),
 θ 2   θ 2 (n − 1)  
2
δ 3 = e 1 + 2  n −  1 −
2n  2n 2   − e(n − 1)
  
 θ2  θ 2 (n − 1)2
 − e(n − 1)
= e 1 + 2  n − 1 +
 2n 2 
 2n  
 θ   θ (n − 1)  
2 2
= e(n − 1) 1 + 2 . 1 + 2
 − 1
  2 n   2 n  
θ2
Le terme entre crochet se réduit à 2
, en négligeant les termes en θ 4 (infiniment
2n
petits devant les termes en θ ), donc :
2

δ 3 = e.θ 2 .
(n − 1) (4)
2n

de la forme δ 3 = e.θ 2 f (n ) où f (n ) =
(n − 1) .
2n
Le déphasage est : φ = kδ 3 =

e.θ 2 .
(n − 1) où θ est exprimé en rad.
λ 2n
(b) (4/8 pt).
Nous avons vu que l’insertion de la lame à faces parallèle L1 dans le chemin S1M1S2
'
modifie les amplitudes a1A et a1B ; les nouvelles amplitudes ont été déjà notées a1A
'
et a1B . De même, l’insertion de la lame L2 dans le chemin S1M2S2 modifie les
amplitudes a 2A et a 2B . On note les nouvelles amplitudes a '2A et a '2B .
Dès lors, l’amplitude a "B sur l’écran EB est égale à la somme des amplitudes
'
complexes a 1B et a '2B correspondant aux trajets S1M1S2 et S1M2S2
respectivement.
π .e.θ 2 (n − 1)
⇒ a "B = a1B
'
+ a '2B . Le déphasage φ = . .
λ n

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2π 2π
−i [(L + (D − e )) + ne] −i (L + D )
a "B = r ' .r .a0 e λ + t .t .a0 e λ
144444244444
3 144 42444
3
'
a1B a'2B

π
i
et puisque r' = re 2
et t = r on obtient :
 π 
0 où ϕ = 2π (L + D ) et φ = 2π e.θ 2 . (n − 1)
 2 i − i φ  − iϕ
=  r .e 2 . e + t .a0 e
2

λ λ
0
  2n
 
  π 
− i ϕ  − i φ −  
= r .a0 e
2 0 1 + e  2
car t = r
 
 
 
Donc,
 π 
− i ϕ  i − φ  
a "B = r .a0 e
2 0 1 + e  2 
 
 
 
"
(4/8 pt) En déduire l’intensité I B .
La nouvelle intensité I "B due à la superposition de la nouvelle onde Σ′1B et l’onde
Σ′2B sur l’écran EB a pour expression : I "B = a 'B .a 'B * .
Tout calcul fait, on trouve :
I0
I "B = .(1 + sin φ )
2
π .e.θ 2 (n − 1)
Et avec φ = . , on obtient :
λ n
I   π .e.θ 2 (n − 1)  
I "B = 0 . 1 + sin .  

2   λ n 

L’éclairement de l’écran EB varie donc suivant la loi d’interférence à deux ondes.

(c) (4/8 pt) Pour quel angle de rotation minimal θ 1 a-t-on un éclairement maximal ?
L’éclairement de l’écran EB sera maximal ( I "B = I 0 ) pour sin(φ ) = 1 , soit, si
2π  1
.δ 3 =  2 K + π où K = 0 , 1, 2 ... c’est-à-dire K un entier.
λ  2
 1λ n
D’après (4), pour θ =  2 K +  ; le 1er éclairement maximal (K=0) est
 2  e (n − 1)
donc obtenu pour :
λ n
θ0 = = 3,00 × 10 −2 rad ≈ 1° 43'
2e (n − 1)

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(d) (4/8 pt) Pour quel angle de rotation minimal θ 0 a-t-on un éclairement nul sur EB ?
L’éclairement de l’écran EB sera nul ( I "B = 0 ) pour sin(φ ) = −1 , soit, si
2π  1 π
.δ 3 =  K + π = (2 K + 1) où K = 1, 3 , 5 ... c’est-à-dire K un entier.
λ  2 2

D’après (4), pour θ =


(2 K + 1) λ n
; le 1er éclairement nul (K=1) est donc
2 e (n − 1)
obtenu pour :
3 λ n
θ1 = . . = 6 ,0 × 10 − 2 rad ≈ 2°58'
2 e (n − 1)
Remarque.
Pour K=0, on a : θ 0 = 0 : l’éclairement est pareil nul, cela correspond à la lame L2
sous incidence normale, ce cas est exclu car la lame L2 doit être inclinée.

(e) (4/8 pt) Le graphe est représenté ci-dessous :

I "B (θ ) 1   π .e.θ 2 (n − 1)  
= 1 + sin  .   où l’angle θ est exprimé en rad
I "B (0 ) 2   λ n  
0 ≤ θ ≤ 0 ,08 rad par pas de 0 ,004 rad .

Courbe de l'intensité relative des franges


d'interférence
1,2

1
Intensité relative

0,8
1er
1er
éclairement
0,6 éclairement
maximal
nul
0,4 θ=0,0520
=2°58'
0,2 θ=0,030 rad= 1°43'

0
0 0,02 0,04 0,06 0,08
Angle θ (rad)

*****

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