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PSY1501 - Introduction à la psychologie Université d'Ottawa

PSY1501 - Introduction à la psychologie


Semaine 3: Chapitre 2, partie 1

Semaine 3: La biologie de l'esprit


Objectifs de la leçon
Lecture
La communication neuronale
Le neurone
Le potentiel d’action
Principe du tout-ou-rien
La gaine de myéline
La synapse
La recapture
Le système nerveux
Le système endocrinien
Le système de rétrocontrôle
Les glandes surrénales et la réponse au stress
Conclusion
Forum de discussion
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Semaine 3: La biologie de l'esprit


Tout ce qui est psychologique est simultanément biologique. On pense, ressent et agit avec
notre corps. Ainsi, l’étude des liens existant entre la biologie et l’esprit est importante et elle
facilitera la compréhension de différents phénomènes psychologiques comme notre expérience
de la lumière et des sons, l’apprentissage et la mémoire et même la motivation et les émotions
que nous allons voir en plus de détails plus tard dans la session.

Objectifs de la leçon
À la fin de cette leçon, les étudiants seront en mesure de/d':
● Identifier les composantes d’un neurone;
● Décrire les étapes de la communication neuronale;
● Lister les différentes divisions du système nerveux;
● Expliquer ce qui distingue et ce qui relie le système nerveux et le système endocrinien.

La communication neuronale
L’unité fonctionnelle du cerveau est le neurone. Le neurone est un type de cellule qui a de
multiples fonctions: il reçoit les informations sensorielles venant du monde extérieur, traite ces
informations et les combine avec ce qui existe déjà en mémoire et formule des commandes
motrices qui seront transmises aux muscles du corps. Pour que toutes ces fonctions soient
accomplies sans conflit, un système complexe de communication existe chez les humains et les
animaux. Ce système de communication est de type électrochimique puisqu’il utilise de
phénomènes à propriétés électriques et de molécules chimiques pour assurer la transmission
de messages entre les neurones du système nerveux.

Le neurone
Le neurone est la composante de base du système nerveux. Comme tout autre type de cellule,
le neurone est composé d’un noyau central portant le nom de corps cellulaire. Par contre et
contrairement aux autres types de cellules, le corps cellulaire des neurones est recouvert de
deux variétés de fibres. Les petites fibres touffues et multiples portent le nom de dendrites
alors que la fibre allongée qui s’éloigne du corps cellulaire porte le nom d’axone. Une région
spécialisée portant le nom de cône d’émergence relie l’axone au corps cellulaire. Au bout de
l’axone, on retrouve les branches terminales, dont les extrémités en forme de boutons forment
des contacts étroits avec les dendrites de neurones voisins.

Le potentiel d’action
Les neurones communiquent entre eux de façon électrochimique. La partie électrique de
l’équation correspond à de brèves décharges électriques appelées influx nerveux ou potentiel
d’action. Le potentiel d’action est possible grâce à la différence de charge électrique existant
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entre le liquide situé à l’intérieur du neurone, qui est chargé négativement, et celui situé à
l’extérieur de l’axone, qui est chargé positivement. Cette différence de charge électrique crée
une réserve d’énergie communément appelée potentiel électrique. Le potentiel électrique du
neurone inactif, surnommé le potentiel de repos du neurone, est de -70 millivolts.
En réponse à des messages venant de neurones voisins par contre, le potentiel électrique au
cône d’émergence peut changer, devenant soit plus positif (signaux excitateurs) ou négatif
(signaux inhibiteurs). Lorsque le neurone reçoit suffisamment de signaux excitateurs pour que
le potentiel électrique au cône d’émergence atteigne le seuil d’activation de -50 millivolts, un
potentiel d’action est déclenché.
La membrane de l’axone contient des canaux ioniques qui pourraient être comparés à de
petites portes à travers desquelles des ions chargés positivement peuvent voyager. Lorsque le
seuil d’activation est atteint, la perméabilité de la membrane augmente et les canaux ioniques
s’ouvrent un après l’autre en commençant avec ceux situés le plus près du cône d’émergence
et terminant avec ceux situés au bout de l’axone, près des branches terminales. L’ouverture des
canaux ioniques rend l’intérieur de l’axone plus positif qu’il ne l’était auparavant, passant de -70
millivolts au repos à 30 millivolts au summum du potentiel d’action. C’est ce qu’on appelle la
phase de dépolarisation membranaire.
Immédiatement après la phase de dépolarisation, les canaux ioniques renvoient les ions
chargés positivement à l’extérieur de l’axone afin que le neurone puisse retourner à son
potentiel de repos. C’est ce qu’on appelle la phase de repolarisation. Au cours de cette
période, le neurone ne peut pas déclencher un autre potentiel d’action – le potentiel de repos
doit être rétabli avant qu’il puisse en avoir un autre. Ainsi, on dit que la phase de repolarisation
correspond à une période réfractaire.

Principe du tout-ou-rien
Les potentiels d’action agissent selon un principe du tout-ou-rien, c’est-à-dire que tous les
potentiels d’actions sont les mêmes, que le seuil d’activation ait simplement été atteint ou qu’il
ait été surpassé, de peu ou de beaucoup. En d’autres mots, un stimulus d’une plus grande
intensité pourra déclencher un potentiel d’action dans un plus grand nombre de neurones, mais
il n’augmentera pas la force ou la vitesse avec laquelle chacun des potentiels d’action voyagera
le long d’un axone. C’est un peu comme un fusil – si on appuie suffisamment fort sur la
gâchette, une balle sera tirée. Appliquer davantage de pression à la gâchette ne tirera pas deux
balles et n’augmentera pas non plus la vitesse avec laquelle la balle voyagera. Le potentiel
d’action agit de manière similaire.

La gaine de myéline
Le temps que prend un potentiel d’action à rejoindre les branches terminales d’un axone ne
dépend pas de l’intensité du stimulus l’ayant déclenché, mais bien de la présence d’une gaine
de myéline. La gaine de myéline correspond à une couche de tissu adipeux qui isole l’axone
du milieu extracellulaire. La gaine de myéline n’est pas continue, mais divisée en segments.
Entre chaque segment se retrouvent les nœuds de Ranvier, les seuls endroits le long des
axones myélinisés où les canaux ioniques sont exposés au milieu environnant. La gaine de
myéline prévient donc que le potentiel d’action ait à traverser toute la longueur de l’axone pour
procéder à l’échange d’ions en lui permettant de sauter d’un nœud de Ranvier à un autre. Ceci
augmente de beaucoup la vitesse de transmission des influx nerveux.
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La majorité, mais pas tous les axones, sont munis d’une gaine de myéline. De plus, il est
intéressant de noter que différentes régions du cerveau deviennent myélinisées à différentes
périodes du développement, et que la myélinisation est corrélée avec l’acquisition de certaines
capacités motrices et intellectuelles. Par exemple, la myélinisation du lobe frontal du cerveau,
qui est impliqué dans le jugement moral, se termine au début de l’âge adulte. Et de manière
similaire, les psychologues considèrent que les capacités de jugement atteignent leur maturité
autour de cette période.

La synapse
La synapse (ou jonction/fente synaptique) correspond à l’espace qui sépare le bouton terminal
du neurone expéditeur (neurone présynaptique) de la dendrite ou du corps cellulaire du
neurone receveur (neurone post-synaptique). Lorsque le potentiel d’action rejoint les boutons
terminaux du neurone présynaptique, il déclenche le relâchement de molécules portant le nom
de neuromédiateurs dans la synapse. Les neuromédiateurs correspondent à la fraction
chimique de la communication neuronale. En une fraction de seconde, les molécules de
neuromédiateurs traversent la jonction synaptique et s’attachent à des récepteurs situés sur les
neurones post-synaptiques voisins. La stimulation des récepteurs post-synaptiques par les
neuromédiateurs correspond aux signaux excitateurs et inhibiteurs qui diront au neurone de
déclencher ou non un potentiel d’action.

Exercice
Glissez les fonctions de chaque neuromédiateur dans le bon endroit.
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La recapture
Quelque temps après avoir été relâchées dans la fente synaptique, les molécules de
neuromédiateurs sont récupérées, ou « recapturées », par le neurone expéditeur afin qu’elles
puissent être réutilisées. La recapture met fin à la transmission d’un signal entre deux neurones.
Il est intéressant de noter que certains médicaments prescrits pour traiter des troubles
psychologiques inhibent le processus de recapture afin d’assurer que le signal soit transmis.
Par exemple, les inhibiteurs sélectifs de la sérotonine (ISRS ou SSRI en anglais) réduisent les
symptômes de la dépression en augmentant les taux de sérotonine, un neuromédiateur, à la
synapse en bloquant leur recapture. De façon similaire, la majorité des médicaments prescrits
pour traiter l’hyperactivité comme par exemple le Ritalin empêchent la recapture d’un autre
neuromédiateur, la dopamine, par le neurone expéditeur.

Question
Un médicament qui empêche la recapture d'un neuromédiateur est-il un agoniste ou un
antagoniste?
(choix de réponse)
a. agoniste
b. antagoniste
Réponse: Agoniste. Il augmente les taux de neuromédiateur à la synapse.
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Le système nerveux
Le neurone est l’unité fonctionnelle de base du système nerveux, le réseau de communication
électrochimique du corps. Le système nerveux contient deux grandes divisions : le système
nerveux central (SNC) et le système nerveux périphérique (SNP).
Système nerveux périphérique Système nerveux central
(en rouge) (en vert)

Le système nerveux central


Le SNC contient le cerveau et la moelle épinière. Il est le centre de décision du corps et se
charge d’analyser les informations sensorielles entrantes venant du SNP et de formuler les
réponses motrices sortantes qui seront entreprises par le SNP. Les neurones du SNC portent le
nom d’interneurone.
Le système nerveux périphérique
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Le SNP correspond aux neurones sensitifs et moteurs situés dans le reste du corps. Les
axones de ces neurones se regroupent souvent en nerfs, des genres de câbles qui relient les
muscles, glandes et organes internes et sensoriels au SNC. En d’autres mots, les neurones
sensitifs captent les informations sensorielles et les nerfs sensitifs les envoient au SNC. Les
nerfs moteurs envoient les programmes moteurs formulés par le SNC aux neurones moteurs
qui vont les mettre en marche.
Le système nerveux périphérique est lui-même divisé en deux : le système nerveux
somatique et le système nerveux autonome.
Le système nerveux somatique
Le système nerveux somatique se charge des mouvements volontaires que l’on fait avec nos
muscles squelettiques. Ainsi, chaque mouvement que l’on fait délibérément passe par la
division somatique du système nerveux périphérique.
Le système nerveux autonome
Le système nerveux autonome est responsable des actions autorégulées de nos glandes et de
nos organes internes. Ainsi, toute action qui se fait automatiquement, comme le battement de
notre cœur, la respiration et la digestion, est sous le contrôle de la division autonome du
système nerveux périphérique.
La division autonome du système nerveux périphérique est elle-même divisée en deux : le
système nerveux sympathique et le système nerveux parasympathique.
Le système nerveux sympathique
En cas de menace à la survie, le système nerveux sympathique active la réponse combat-
fuite. Lorsque la réponse combat-fuite est activée, le système nerveux sympathique inhibe les
actions autonomes non-nécessaires comme la digestion et redirige l’énergie qu’elles utilisent
vers la libération de glucose par le foie et d’hormones de stress par les glandes surrénales.
Ainsi, la division sympathique du système nerveux autonome mobilise l’énergie en situation de
stress afin de rendre l’individu alerte et prêt pour faire face à l’action.
Le système nerveux parasympathique
De l’autre côté se retrouve le système nerveux parasympathique, qui relaxe le corps après que
la menace se soit dissipée. Le système nerveux parasympathique ralentit le rythme cardiaque
et diminue les taux de glucose sanguin, tout en rétablissant les fonctions autonomes normales
du corps comme la digestion. La division parasympathique du système nerveux autonome
correspond donc au système par lequel notre corps conserve son énergie.
En l’absence de stress ou de menaces à la survie, les systèmes nerveux sympathique et
parasympathique travaillent ensemble pour garder un état interne stable surnommé
homéostasie.
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Le système endocrinien
Le système endocrinien correspond à une collection de glandes qui produisent un messager
chimique connu sous le nom d‘hormone. Les hormones produites dans une glande sont
sécrétées dans la circulation sanguine, leur permettant ainsi d’influencer une variété de tissus,
incluant le cerveau. Comme les hormones voyagent par voie de la circulation sanguine, elles
prennent du temps à rejoindre leurs cibles. Par contre, leurs effets durent plus longtemps que
ceux des neuromédiateurs issus du système nerveux. Les hormones du système endocrinien
influencent plusieurs aspects de notre vie, incluant la croissance, la reproduction, le
métabolisme et l’humeur. Elles s’occupent aussi de maintenir l’homéostasie du corps en
répondant au stress, à l’effort physique et au dialogue intérieur de l’individu.

Le système de rétrocontrôle
Le système nerveux et le système endocrinien sont donc les deux systèmes de communication
employés par le corps. Ils sont liés de très près et s’influencent l’un et l’autre. En effet, par
l’entremise d’un système complexe de rétrocontrôle, l’hypothalamus, une structure du cerveau,
influence l’hypophyse, la glande maîtresse du système endocrinien. L’hypophyse produit ses
propres hormones (qui contribuent entre autres à la croissance) et influence à son tour les
autres glandes du corps. Ces hormones influencent le cerveau et le comportement, révélant
ainsi la relation étroite existant entre le système nerveux et le système endocrinien.
Par exemple, lorsque le corps a besoin d’hormones thyroïdiennes, qui sont nécessaires à la
différenciation des cellules et qui sont impliquées dans la régulation du métabolisme,
l’hypothalamus produit et sécrète l’hormone thyréotrope (TRH) qui induit la production de la
thyréostimuline (TSH) par l’hypophyse. La TSH est déversée dans le sang et rejoint la glande
thyroïde, retrouvée dans le cou. Lorsqu’elle est en présence de TSH, la glande thyroïdienne
produit et sécrète à son tour les hormones thyroïdiennes. En plus d’affecter la différenciation
des cellules et le métabolisme, les hormones thyroïdiennes réduisent la production de TRH par
l’hypothalamus et de TSH par l’hypophyse. Ainsi, une structure du SNC, l’hypothalamus, dirige
la production d’hormones par le système endocrinien, mais le système endocrinien influence à
son tour le SNC.
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Les glandes surrénales et la réponse au stress


La réponse au stress illustre très bien la relation étroite qui existe entre le système nerveux et le
système endocrinien. En présence d’une menace, le système nerveux sympathique envoie des
messages aux glandes surrénales pour qu’elles produisent les hormones du stress. Il existe
trois grands types d’hormones du stress : l’adrénaline (aussi appelée épinéphrine), la
noradrénaline (norépinéphrine) et le cortisol. L’adrénaline et la noradrénaline régulent les
actions du système nerveux autonome qui donnent l’énergie nécessaire à la réponse combat-
fuite comme l’accélération du rythme cardiaque et l’augmentation de la tension artérielle et du
glucose sanguin. Par contre, comme l’adrénaline et la noradrénaline sont des hormones, ces
dernières, en plus du cortisol, ont des effets qui persistent même après que le système nerveux
parasympathique a été activé et qui nous aident à faire face aux stress de plus longue durée.

Conclusion
Le système nerveux est composé de deux sous-systèmes, le système nerveux central et le
système nerveux périphérique. Ces derniers jouent un rôle primordial dans la façon que l’on
pense, se sent et agit. Les neurones, les unités fonctionnelles de base du système nerveux,
reçoivent des signaux à travers des ramifications de leurs dendrites et de leur corps cellulaire et
transmettent des influx électriques le long de leur axone. Des messagers chimiques appelés
neuromédiateurs traversent la minuscule fente synaptique située entre les neurones et
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transmettent des signaux excitateurs ou inhibiteurs aux neurones post-synaptiques. Ainsi, le


système nerveux animal correspond à un système de communication électrochimique.

Le corps contient aussi un système de communication purement chimique, le système


endocrinien. Le système nerveux dirige la sécrétion d’hormones par les glandes du système
endocrinien, qui influencent à leur tour le système nerveux et le cerveau.