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ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES CLINIQUES ET


THERAPEUTIQUE DE LA MENINGITE
BACTERIENNE CHEZ LES ENFANTS DE 0 A 16 ANS
« Cas spécifique de l’Hôpital Provincial du Nord-Kivu
Du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2017 »

Par : NZAYISENGA ADRIEN

1. INTRODUCTION

0 .1 . État de la question

Selon le prof Célestin KAPUTU KM dans ses études sur les méningites
et méningo-encéphalite, différencie le syndrome méningé et le syndrome
encéphalitique comme quoi le syndrome méningé est une inflammation des
méninges (arachnoïde et pie-mère) et du liquide céphalo spinal. Il
s’accompagne constamment des modifications biologiques du LCR. Il peut
être consécutif à une méningite (liquide clair ou trouble, LCR anormal), une
hémorragie méningée (liquide hémorragique), un meningisme (liquide
normal) .son diagnostic positif est confirmé par les céphalées, le
vomissement, raideur de la nuque. Cependant cette triade peut être
inconstante. Différentes manouvres confirment la raideur méningée ou la
relèvent dans les formes frustes) : par le signe de Kerning et le signe de
Brudzinski.

Quant au syndrome encéphalitique selon le même prof, il est associe


au syndrome méningé (méningo-encéphalite) ou survient de façon brutal.il
-2-
résulte de l’inflammation de l’encéphale (signes de disfonctionnement du
système nerveux central : troubles de conscience, crises convulsives, signes
de focalisation, troubles du comportement, troubles neurologiques) 1

Le CT MULENGA, dans sa théorie sur les méningites bactériennes,


définie la méningite comme étant l’inflammation des méninges (enveloppes
de cerveau et de la moelle épinière) caractérisée par l’augmentation du
nombre de globules blancs dans le liquide céphalorachidien (LCR). Dans ses
études, il approuve que la méningite est soit :

 Cosmopolite,
 Plusieurs bactéries peuvent en être responsables,
 Trois germes sont plus incriminé (80% de cas) dont haemophilus
influenzae qui provoque fréquemment de méningites chef les enfants ;
Néisseria méngitidis (méningocoque) responsable d’épidémies,
provoque la méningite chef les enfants et les jeunes adultes ; les
streptococcus pneumoniae (pneumocoque) cause la méningite chef les
sujets jeunes et des adultes de plus de 40ans.2

0.2Problématique

La méningite est un processus inflammatoire, d’origine généralement


infectieuse, atteignant les méninges c’est-à-dire l’ensemble des formations
recouvrant l’encéphale et la moelle épinière. On désigne habituellement par
terme de la méningite l’infection des méninges molles de l’espace sous-
arachnoïdien compris entre l’arachnoïde et la pie-mère et dans lesquelles
circulent le liquide céphalorachidien3.

La méningite demeure un problème de santé publique même s’il existe


des vaccins surs et efficaces contre bon nombre de pathologies courantes à
l’origine de ces types de méningites, notamment Neisseria méningitidis,
streptococcus pneumoniae et haemophilus influenza de type B. On a
décrit 13 serogroupes de Neisseria méngitidis dont les plus fréquents sont

1
Prof DR Célestin KAPUTU KM, neuropsychiatre, Pathologies neurologiques, UNIKIN, D2, 2016-2017, P46 ,47 .
2
CT, Dr MULENGA, interniste, pathologies infectieuses et parasitaires, UNIKIN D1 2015-2016
3
www.caducee.net /dossier spécialisé /infection /méningite. Asp . vendredi 20/ 01/2017 à 10hà 05min
-3-
les serogroupes : A, B, C, W135, X et Y ; et les autres sont isolés plus
rarement4.

Selon l’OMS, en dehors des épidémies, on estime à 1,2 million de cas


de méningite bactérienne survenant chaque année dans le monde et à
135000 le nombre de décès. Environ 500000 cas et 50000 décès sont dus
aux méningocoques.

L’incidence des méningites bactériennes dans les pays industrialisés


est située entre 2,5 et 10 pour 100000 habitants alors qu’elle est dix fois
élevée dans les pays en voie de développement, les deux tiers de ces
méningites surviennent chez des enfants de moins de 5 ans.

En France, chaque année une trentaine de personnes meurent de


méningite bactérienne, alors que plusieurs centaines de personnes sont
atteintes. Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en
Franceavec 469 cas notifiés en 2015, ayant entrainé 53 décès, selon des
chiffres de l’Institut National de Veille Sanitaire (INVS).

Lors de méningite bactérienne, le taux de mortalité est diffèrent, selon


le type des bactéries .En cas de méningite à méningocoque ; une personne
sur 10 en meurt, selon des statistiques Française. Le pronostic vital est
particulièrement mauvais en présence d’un purpura fulminant, complication
très sévère d’une méningite à méningocoque, survenant plus
conséquemment chez les enfants.

En suisse on estime qu’il y a 2,5 cas des méningites bactériennes pour


100000 habitants, soit environs 200 cas.

En Allemagne, on chiffre à 800 le nombre des personnes malades suite


au seul méningocoque (une méningite bactérienne).

En brésil, en 2010 on avait enregistré selon le ministre de la santé


2983 cas de méningite et 605 décès tout âge confondu.

4
Scheifele D, Halperins S pour le projet IMPALT. Lutte contre l’infection à Haemophilus influenza du type B à
l’aide de Pentece. Canada.1998-1999.RMT 2000
-4-
En Californie (Etat américain) les autorités du département of public
Heath avaient recensé 56 cas de méningite invasive (meningococcus dise ase)
en 20145

Selon l’OMS la « ceinture de la méningite » s’étend du Sénégal en


Afrique de l’Ouest jusqu’à l’Ethiopie et à l’est (26 pays). Ces pays sont les
suivants : Benin, Burkina-Faso ,Burundi, Cameroun ,Cote d’ ivoire ,Malin,
Mauritanie,Niger ,Nigérian ,Ouganda ,RDC,Rwanda, Sénégal, soudan,
soudan du sud,Tanzanie, Tchad et Togo. Les risques d’épidémies de
méningite à méningocoquediffèrent à l’intérieur de ces 26pays et entre eux.

En décembre 2010, un nouveau vaccin antiméningococcique A


conjugué avait été introduit auBurkina-Faso et dans certaines régions du
Mali et du Niger(les autres régions avaient été couvertes en 2011), ciblant les
personnes de 1à 29 ans. En janvier 2015 ,217millons des personnes avaient
été vaccinésau moyen de ce nouveau vaccin dans 15 pays.

On espère que ces 26pays africains considérés comme exposés à des


épidémies de méningite et visés par ce vaccin l’auront introduit en 2016. On
s’attend à ce qu’une couverture vaccinaleélevée de la tranche d’âge cible (1à
29) élimine les épidémies de méningocoques A de cette régiond’Afrique6

Au Niger, une épidémie de méningite avait fait 573 morts sur plus de
8 500 cas entre janvier et juin 2015 (Mini santé, Niger 2015).7

Beaucoup d’enfants souffrent de la méningite en République


Démocratique du Congo (RDC), à l’absence d’une prise en charge correcte
dès les premiers soins, cette maladie peut entraîner des graves séquelles et
potentiellement mortelles chez l’enfant8

En 2004, il y avait en RDC 11515 cas suspects de méningite qui avait


été rapportés dont 1533 décès, soit une létalité de 13,3%.9

5
https://www.creapharma.ch/meningite.htm.mrcredi,le 15/3/2017 à 13h20
6
www.who.int/mediacente/factsheets/fs 141/frmercredi, le 15/3/2017 à 14h10
7
www.minisante, Niger, épidémiologie de la méningite chez leshe enfants, 20/1/2017 à 8h00.
8
www.radiookapi.net/emission-2/2007/10/04/kinshasa-lameningite chez les enfants
9
www.minisante,RDC,epidemiologie de la méningite chez les enfants, 24/1/2017 a 11h00
-5-
Dans les 5 dernières années, 52 Zones de Santé avaient notifié des
épidémies des méningites, parmi ces Zones, 21 avaient envoyé des
échantillons aux laboratoires, 8 seulement avaient été confirmés positifs En
2007, le ministère de la santé de la RDC avait notifié 53 cas suspects, dont 6
cas mortels (taux de létalité de 11,3%) dans la zone de Santé d’Adi de la
province orientale à la frontière de l’Ouganda, au Nord-est du pays (Mini
santé RDC, 2014).

Cependant, selon une étude menée à Lubumbashi à Hôpital Provincial


de Référence Jason Sendwe depuis 2008 jusqu’en 2010, la fréquence de la
méningite bactérienne était de 1,2% et son taux de mortalité de 29,3%.10

Selon le rapport de la DPS/Nord-Kivu en 2007, 475 cas de méningite


avaient été enregistrés et 59 décès dus à la méningite soit 8,5%.

Selon le rapport annuel de l’Hôpital Heal Africa, cette structure


Sanitaire avait enregistré durant l’année 2015, 35 cas deméningite
bactérienne soit une prévalence de 3,4% avec un taux de létalité de 8,6%11.

0.3. Questions de recherche

 Question principale :

Quels sont les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de


la méningite bactérienne chez les enfants hospitalisés dans le service de
néonatologie et de pédiatrie à l’Hôpital provincial du nord Kivu ?

 Questions spécifiques :
 Quelle est la fréquence de la méningite bactérienne dans les services
de néonatologie et de pédiatrie à l’Hôpital provincial du nord Kivu ?
 Quels sont les paramètres épidémiologiques liés à cette pathologie ?
 Quels sont les signes les plus fréquents lors de la consultation à
l’hôpital par la méningite bactérienne?

10
PLIKATIS, Mortalité Infantile due aux méningites chez les enfants de 0 à 5 ans, revue/UNILU, 2012, Inédit.
11
BULOZI ANZURUNI volonté, aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la méningite
bactérienne chez les enfants de 0 -14 ans, ISTM Goma 2016
-6-
 Quel est le schéma thérapeutique utilisé pour la prise en charge de la
méningite bactérienne ainsi que son évolution?

0.4. Objectifs

 Objectif général

Déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de


la méningite bactérienne chez les enfants de 0 à 16 ans à l’Hôpital provincial
du nord Kivu.

 Objectifs spécifiques :
 Déterminer la fréquence de la méningite bactérienne dans les services
de néonatologie et de pédiatrie à l’Hôpital provincial du nord Kivu;
 Identifier les paramètres épidémiologiques liés à cette pathologie ;
 Identifier les signes les plus fréquents lors de la consultation de la
méningite bactérienne à l’hôpital provincial du nord Kivu.
 Déterminer le schéma thérapeutique utilisé pour la prise en charge de la
méningite bactérienne ;

0.5 Choix et intérêt du sujet

 choix du sujet

La méningite demeure un important problème de Santé publique


même s’il existe des vaccins sûrs et efficaces. Au cours de nos différentes
périodes de stage et par rapport aux différentes données épidémiologiques,
bon nombre de cas des méningites bactériennes sont constatés chez les
enfants de moins de 16 ans.Ce raison nous a poussé à mener une étude et
d’en profondir nos connaissances étant donnés que nous sommes appelés à
prendre en charge les enfants dans notre vie courante.

 Intérêts du sujet :
-7-
 Intérêt personnel

Cette étude nous aidera à accroitre nos connaissances sur la méningite


mais aussi avoir une idée claire sur certains aspects du profil
épidémiologique de la méningite chez les enfants ;

 Intérêt scientifique
 Le travail mettra à la portée du public des informations sures et fiables
en matière de la méningite chez les enfants,
 Source des données de documentation pour d’autres chercheurs et
futurs cadets scientifiques qui auront à nous emboiter le pas dans
l’avenir.
 Intérêt social

La méningite étant une maladie à pronostic réservé, elle demande non


seulement une surveillance épidémiologique régulière mais aussi un
diagnostic précoce. C’est ainsi que ce travail détiendra des données sur la
méningite chez les enfants que différentspartenaires ou intervenants en cette
matière pourront utiliser dans la réduction de cette maladie.

0.6. Délimitation du travail

Il est certes que toute recherche scientifique doit être circonscrite dans
le temps et dans l’espace. Nous avons orienté notre recherche au sein de
l’hôpital provincial du Nord Kivu, allant du 1er janvier 2014 au 31 décembre
2016.

0.7Subdivision du travail

Ce présent travail comprend quatre chapitres hormis l’introduction et la


conclusion :

 Le premier porte sur la revue de la littérature, généralité et


présentation du milieu d’étude ;
-8-
 Le deuxième traitera de matériel et méthode ;
 Le troisième porte sur la présentation des résultats et leurs
interprétations ;

Enfin le dernier portera sur la discussion des résultats

CHAP I : REVUE DE LA LITTERATURE, GENERALITE ET

PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE

I.1. REVUE DE LA LITTERATURE

I.2.GENERALITE SUR LA MENINGITE.

I.1.1 Définition des concepts clés

 Aspect : apparence présentée par quelque chose,


 Bactérie : Est un micro-organisme ubiquiste, unicellulaire, sans noyau
(procaryote) dont le génome est constitué d’ADN ;
 Epidémiologie : Discipline étudiant les différents facteurs qui
interviennent dans l’apport des malades, leur fréquence, leur mode de
-9-
distribution, leur évolution et la mise en œuvre des moyens nécessaires à
leur prévention ;
 Enfant : Est un être humain, mâle ou femelle dans sa période de
développement située entre la naissance et l’adolescence ou l’âge adulte12.
 Méningite : Est une inflammation des méninges, la membrane
enveloppement le cerveau et la moelle épinière, le plus souvent d’origine
infectieuse13.

I.1.2. Epidémiologie

Une méningite bactérienne est le résultat de l’environnement du


liquide céphalo-rachidien (LCR) par une colonie bactérienne qui s’y
développe. Cette éventualité reste pour le pédiatre une des préoccupations
principales devant un enfant fébrile ;

Toutes les méningites bactériennes procèdent d’une septicémie menaçant la


vie ;

 Toutes les méningites bactériennes menacent gravement le système


nerveux central qui risque d’être le siège des cessions ischémiques
purulentes et nécrotiques :
 La menace est immédiate ; Secondaire et tardives. Deux chiffres, qui
restent stables depuis 15 ans, illustrent bien cette gravité ; celui de la
mortalité : 5 à 19% et celui des séquelles neurologiques : 10 à 30%.

Trois espèces bactériennes se partagent le quasi exclusivité des cas :

 streptococcus pneumonie,
 Neisse ria méningitidis.
 Hémophiles influenzas.

Des épidémies meurtrièrespeuvent effectuées notamment dans la


« ceinture africaine des méningites » jusqu’à 1000/100 000 habitants : c’est-
à-dire le caractère potentiellement contagieux des infections
méningococcieuses, justifiant la pratique du traitement préventif
réglementaire. Néisseriaméningitidis de serogroupe B prédomine en Europe ;

12
https//fr.wikipédia.org/wiki/enfant, vendredi, 10/2/2017 à 8h00
13
http:/frm.wikipédia.org/wiki/méningite, lundi, 13/2/2017 à 10h20
- 10 -
Néisseria méningitidis de serogroupe A en Afrique et en cause des grandes
épidémies.

Néisseria meningitidis de serogroupe C augmente de fréquence et pourrait


être en cause dans certaines épidémies dans des formes graves de la
maladie14.

I.1.3. Rappel anatomique du SNC

I.1.3.1. Anatomie et structure

Le système nerveux central est constitué de deux structures


principales : Le cerveau et la moelle épinière. Le cerveau est enfermé dans
le crâne et est protégé par la boîte crânienne. La moelle épinière est la
continuité du cerveau et se trouve en direction caudale au cerveau et est
protégée par la vertèbre. La moelle épinière va de la base du crâne, se
poursuit par le trou occipital et se termine à peu près au niveau de la
premières ou de la deuxième vertèbre lombaire, occupant les portées
supérieures du canal vertébral.

14
www.medecine.Ups-Else.fr/.../index 17.htm,mardi,28/2/2017à10h30
- 11 -
I.1.3.2. Le système nerveux central (ou névraxe)

Est la partie du système nerveux comprenant l’encéphale et la moelle


épinière.

a. Anatomie de l’encéphale

L’encéphale adulte est constitué de quatre grandes régions :

 Le cerveau : Constituant la plus grande partie de l’encéphale et


recouvrant le diencéphale et le tronc cérébral ;
 Le diencéphale : Surmontant le tronc cérébral (constituant des
thalamus, de l’hypothalamuset de l’épithalamus) ;
 Le cervelet, situé sous le cerveau et derrière le tronc cérébral ;
 Le tronc cérébral, qui est le prolongement de la moelle épinière
(constitué du bulbe rachidien, du pont et du mésencéphale).
 Protection de l’encéphale : Pour sa protection, l’encéphale est
entouré du crâne et des méninges crâniennes. Il est également
protégé par le liquide Cérébrospinal (LCS).
 Fonctions des organes encéphaliques

Chaque constituant de l’encéphale joue un rôle spécifique :

 Le cervelet permet la coordination des mouvements du corps ;


 Le tronc cérébral permet le contrôle de l’activité du cœur et des
poumons.

Les diverses parties du diencéphale contribuent à la régulation de l’activité


du système nerveux autonome, du système hormonal et du sommeil, les
hémisphères cérébraux permettent d’avoir conscience de nos sensation ;
émotions, le développement des facultés intellectuelles et d’effectuer un
mouvement quand on le désire.

b. La moelle épinière ou moelle spinale

Elle désigne la partie du système nerveux central qui se prolonge en


dessous du tronc cérébral au niveau du bulbe rachidien. Elle est contenue
dans le canal rachidien (canal formé par la juxtaposition des forâmes des
vertèbres), qui la soutient et de cellules gliales. Sa fonction principale est la
- 12 -
transmission des messages nerveux entre le cerveau et le reste du corps. Elle
contient également des circuits neuronaux indépendants qui contrôlent un
certain nombre de réflexes.

b. 1. Anatomie

La moelle spinale présente un aspect cylindrique et aplati d’avant en


arrière pour une taille de 43 cm et un poids de 30 grammes. On lui distingue
de haut en bas une région cervicale, thoracique, lombaire, sacrée et
coccygienne.

Les repères utilisés sont ceux des vertébrés de la colonne vertébrale


(attention, en raison de la croissance allométrique, les régions ne
correspondant pas forcement entre la colonne et celles de ces moelles).

La moelle spinale présente deux renflements :

 Le renflement cervical, situé entre C4 et T1, est le pont d’entrée et de


sortie des neurones sensoriels et des motoneurones innervant les
membres supérieurs (bras) ;
 De même, celui situé au niveau lombaire entre T10 et L1 regroupe
ceux des membres inférieurs (jambes).

En coupe transversale, on peut distinguer deux régions distinctes :

 La matière blanche : Située en périphérie, qui contient les


axonesneuraux sensoriels et des motoneurones ;
 La matière grise, en forme de papillon au centre qui est constituée
des corps cellulaires des neurones.

Cette dernière région entoure le canal épendrymaire, qui constitue


l’extension des cérébraux et contient un liquide dénommé liquide céphalo-
rachidien ou liquide cérébro-spinal en nouvelle nomenclature (LCR ou LCS).
La moelle spinale a une forme qui parait compressée dorso-ventralement, ce
qui lui donne une forme ellipsoïde. Elle possède un creux sur sa face
dorsale (le sillon médiante et un autre sur sa face ventrale (la fissure
médiane).
- 13 -
Les trois méninges qui recouvrent et protègent la moelle spinale
s’appellent la dure-mère (sur la face externe), l’arachnoïde et la pie-mère
(au contact de la moelle) et sont un prolongement des méninges du cerveau.
De même que dans le cerveau, l’espace sous-arachnoïdien (entre
l’arachnoïde et la pie-mère) contient du liquide cérébro-spinal, liquide qui
peut être prélevé durant un examen appelé ponction lombaire.

Enfin, la moelle spinale est stabilisée à l’aide de ligaments dentelés qui


s’étendent de la pie-mère latéralement au niveau des racines ventrales et
dorsales des nerfs spinaux.

b.2. Fonctions

La moelle spinale a trois circuits :

 Un circuit descendant relayant les informations motrices vers les


muscles ;
 Un circuit ascendant véhiculant les informations sensorielles vers le
cerveau ;
 Un centre de coordination de certains réflexes15.

I.1.3.3. Les méninges

Les méninges sont les membranes qui enveloppent le système nerveux


central : Encéphale et moelle épinière, la portion intracrânienne des nerfs
crâniens et les racines des nerfs spinaux. De la surface vers la profondeur,
on distingue la dure-mère, l’arachnoïde et la pie-mère.Dans les méninges
se trouve le liquide cérébro-spinal (ou liquide céphalo -rachidien) qui amortit
les chocs lors des mouvements16.

I.1.3.4. Le liquide céphalo-rachidien

Est un liquide lexicologique contenu dans les méninges. Le liquide


circule dans les ventricules cérébraux à l’intérieur du cerveau et canal
central de la moelle épinière17.

15
https:/fr.m.wikipédia.org/wiki/Système-nerveux-central,mercredi 01/3/2017 à 07h30
16
https/fr.m.wikipedie.org/wiki/meninges, jeudi 02/3/2017à 8h00
17
www.commentguerir.com/article/examen./cr jeudi 02/3/2017à10h00
- 14 -
a) Les rôles de LCR ou LCS (Spinal)

Les rôles principaux sont :

 Une fonction mécanique : Protection du système nerveux central


contre les chocs par amortissement des mouvements et allègement de
97% de son poids ;
 Une fonction biologique : transport des hormones et nutriments,
neurotransmetteurs, anticorps, lymphocytes, cependant le LCR
contient peu de protéines, sucres et sels minéraux ;
 Une fonction d’élimination : évacuation des déchets ;
 Une fonction physique qui est l’isolement électrique de la moelle
épinière.

Le LCS est synthétisé au niveau de plexus choroïdes, structures très


vascularisées18.

b) Caractéristiques

La production du LCS est de l’ordre de 400 à 500ml/jr.

Le LCS est renouvelé entre 3 et 4 fois en moyenne ou toutes les 6 à 8


heures. La pression normale du LCS (adulte normal allongé sur le côté) est
de 5 à 15cm d’eau, en tout cas inférieure à 20cm d’eau. Elle oscille avec les
pulsations cardiaques (amplitude de 2 cm) et les cycles respiratoires
(amplitude de 4cm). Elle augmente brusquement car des effets à glotte
formée (relation directe avec la pression veineuse centrale. Si quelque chose
(saignement, infection, tumeur) fait obstacle à son drainage, le LCS
s’accumule dans les ventricules. Une pression supérieure à 20cm d’eau
témoigne d’une dilatation des espaces ventriculaires ou sub-arachnoïdiens
par hypertension du LCS qui occupe normalement chez le nouveau-né (os
du crâne non sondés liées par de fontanelle) l’hydrocéphalie provoque une
augmentation du volume de la tête par extension, alors que chez l’adulte (os
du crâne sondés en boite inextensible) le LCS provoque des lésions
cérébrales par compression.

18
https://fr.m.wikipédia.ord.wiki.liquide-cérébro-spiral;samedi 04/3/2017 à 09h00
- 15 -
c) Composition moyenne de LCS
 Liquide cérébro-spinal normal est constitué de :
 Eau 99% ;
 Protéines (protéinorachie) : 0,42±0,05gl/l ;
 Glucose (glycorachie) : 50 à 75% de la glycémie.
 Ions (concentration molaire) :
 Na+ (sodium) : 147mmo/l
 K+ (potassium) : 2,9mmo/l
 Cl+ (Chlore): 113mmo/l
 Ca2+ (calcium) : 1,1mmo/L

I.1.4. étiologies des méningites

 Bactérie ;
 Virus ;
 Parasite ;
 Néoplasique.
a) Etiologie bactérienne

Les bactéries les plus souvent en cause dans les méningites


bactérienne varient avec l’âge :

 Nouveau-né à 3 mois :
 Streptocoque du groupe B,
 Escherichia coli et autres bactéries à gram négatif,
 listéria monocytogène.
 1 mois à 6 ans :
 Streptocoque pneumoniae (pneumocoque) ;
 Néisseriaméningitidis (méningocoque) : le type A prédomine en Afrique
(75 à 80% de cas) ;
 Haemophilus influenzae.
 Supérieur à 6 ans :
 Streptocoque pneumoniae ;
 Néisseriaméningitidis.
- 16 -
b) Etiologie virale
 Entérovirus : le plus fréquent (50 à 80%) à tout âge y compris chez le
nourrisson (le virus écho, les virus coxsackie,…) ;
 Virus ourlien : était responsable de 10 à 20% des cas avant la
vaccination.
 Herpès virus : rare chez les enfants ;
c) Etiologie parasitaire

Très rare, un parasite peut entrainer une méningite et c’est


spécialement chez les patients immunodéprimés (méningite amibienne,
primitive à amibe libre (Naegleria Fowler) ou méningites fongiques
(cryptococcus néorformans).

d) Etiologie néoplasique :

Très rare, elles surviennent dans un contexte de cancer au stade


métastasique19.

I.1.5. Mode de transmission

Le pneumocoque et le méningocoque à l’origine des méningites


bactériennes se transmettent l’homme à l’homme, soit par des gouttes des
salives émises par le malade en toussant ou en postillonnant, soit par
contact direct. Ces deux bactéries se retrouvent au niveau de la gorge et du
nez d’une proportion non négligeable de la population.

Monocytogène se transmet par voie digestion lors de la consommation


des laitages ou des charcuteries contaminés. La transmission des
entérovirus responsables des méningites virales est interhumaine et
s’effectue par contact à partir des virus excérés dans les selles des malades.

I.1.6. Physiopathologie

Les germes peuvent atteindre les méninges des plusieurs manières


différentes ; soit spontanément par le biais de la circulation sanguine ou par
continuité directe, par exemple lorsqu’il existe une communication entre les
méninges et les fosses nasales ; soit secondairement du fait d’un

19
Fr.wikipedie.org/wiki/méningites04/3/2017 à 09h00
- 17 -
traumatisme crânien ou d’un acte de neurochirurgie. Le plus souvent, une
méningite est hématogène, secondairement au passage dans le sang d’une
bactérie. Une telle invasion est souvent facilitée par une infection virale qui
altère la barrière ou muqueuse physiologique. Une fois dans la circulation,
cette bactérie pénètre l’espace sous arachnoïdien en franchissant un point
de faiblesse de la barrière hémato-encéphalique, par exemple au niveau d’un
plexus choroïde. Ainsi, une méningite survient chez un quart des nouveaux
nés atteints de septicémie à streptocoque B. C’est au moins souvent le cas
chez l’adulte.

Lorsque la contamination des méninges est directe, elle peut être liée à la
présence d’un dispositif à demeure, à une fracture du crâne ou à une
infection des voies aériennes supérieures avec formation d’un chenal vers
l’espace sous-arachnoïdien, rarement, une pathologie congénitale de la dure-
mère est en cause.

L’inflammation diffuse de l’espace sous-arachnoïdien au cours d’une


méningite n’est pas directement lié à l’existence d’une infection, mais plutôt
à la présence d’une réponse immunitaire à la suite de cette infection lorsque
les cellules immunitaires du système nerveux central (astrocytes et
microgliocytes) détectent des molécules caractéristiques des bactéries, ils
sécrètent une quantité importante de cytokines, médiateurs qui recrutent
d’autres cellules pour particulier à la réponse immunitaire.

La perméabilité de la barrière hémato-encéphalique est augmentée,


provoquent l’œdème cérébral dit « vasogénique » (l’augmentation du volume
du cerveau lié au passage de liquide en permanence des vaisseaux
sanguins).

De nombreux leucocytes envahissent le liquide cérébrospinal, menant à une


réaction inflammatoire des méninges et à un œdème à une augmentation de
la pression intracrânienne, ceci avec la diminution de la pression artérielle
souvent associé conduit à une diminution de la vascularisation du cerveau
et les neurones privés d’oxygénation meurent par apoptose.
- 18 -
I.1.7. Diagnostic de la méningite bactérienne

a. Diagnostic clinique

Les premiers signes et symptômes sont aspécifiques, ils rendent difficile le


diagnostic :

1°) Chez les nouveau-nés

 Pleurs incessants ;
 Troubles comportementaux : Irritabilité, geignement, somnolence ;
 Manifestations neuro-végétatives : déstresse respiratoire ; troubles
vasomoteurs (syndrome Arlequin) ;
 Convulsion ;
 Hypotonie, Manque d’appétit ;
 La fièvre peut être modérée ou manquée ;
 Bombement de la fontanelle.

2°) Chez les nourrissons

 Altération brutale de l’état général ;


 Irritabilité grandissante ; trouble de la conscience, parfois hémiplégie,
pâleur, céphalée, hyperesthésie cutanée, raideur de la nuque,
fontanelle anormalement tendue ;
 Fièvre, vomissement, convulsion hypotonie, Anorexie ;
 Signe pied : On essaye encore de toucher le front du bébé par les
orteils, pied joints.

3°) Chez l’enfant plus grand

A part ces signes ci-haut, l’enfant peut manifester le syndrome


méningé qui se résume à la constatation de la raideur méningé (raideur de
la nuque, signe de kerning de brudzinski, d’Amos, Spin-signe)

 Signe de Kerning : lorsque l’enfant est allongé en décubitus dorsal


avec une attitude en chien de fusil, on provoque une douleur à
l’extension ;
- 19 -
 Signe de brudzinski ; en fraichissant la tête sur la position de façon
que la mention touche la poitrine ; on provoque une douleur, la nuque
en raidit et la flexion est impossible.
 Signe d’Amos : l’enfant couché ne peut se mettre en position assise,
sans l’aide de ses deux mains derrière son dos ; S’appuyant au lit ;
 Spin-signe ; L’enfant en position assise ne parvient pas à embrasser
ses genoux, même si les jambes sont pliées ;
 Pleurs incessants, vomissement en fusée, constipations.

4°) Chez les adolescents et adultes :

Troubles du comportement, convulsions, céphalées, signe de Kerning


et de brudzinski ; fièvre.

Signes de gravité :

 Signes d’encéphalite au cours d’une méningite ;


 Troubles cutanés : purpuras extensifs ;
 Hypotension artérielle ;
 Aggravation progressive du coma ;
 Troubles respiratoires : respiration de Cheyne-stokes, encombrement
broncho-pulmonaire ; insuffisance respiratoire ;
 Troubles de la déglutition ;
 Troubles végétatifs : Bradycardie et pausée hypertensive par HTIC ou
Hypercapnie, Collapsus d’origine Centrale et respiratoire, hypothermie,
 Choc septique ou pathologie sous-jacente susceptible de se
décompenser ;
 Troubles neurologiques ;
 Signes d’HTIC ;
 Toute situation imposant un transfert en réanimation20
b. Examens complémentaires
 Glycémie ;
 Biochimie : Glucorachie, protéinorachie, Chlorurorachie ;
 NFS ;
 Hémoculture ;

20 ème
HARRISON M et all : Précis de médicine interne, 16 éd., Flammarion, Médecine-science, Paris, 2006
- 20 -
 Bactériologie : coloration gram, culture et antibiogramme ;
 Recherche des antigènes bactériens et urinaires par technique rapide ;
 Bilan de coagulation ;
 PCR ;
 Ponction lombaire est faite au moindre doute et examen de liquide
cephalospinal(LCS).

Toujours demande une coloration de gram et une microscopie directe quand


possible.21

LCS normal En cas de méningite bactérienne


Aspect limpide Trouble, « eau de riz »
Numération Cellules<5/mm3 Polynucléaires>500/mm3
Protéines <0,40 g/l (pandy-) Environ 1 g/l (pandy+)

A discuter : Scanner, IRM, EEG ; Rx thorax.

La ponction lombaire est la clé du diagnostic, elle permet de ramener


du LCR dont l’analyse (sa couleur, le nombre de cellules et le type des
cellules retrouvées) déterminera l’origine de la méningite.

Dans le cas de méningite bactérienne, le LCR est typiquement trouble


avec une cellulaire importante à prédominance de polynucléaires
neutrophiles, une hypoglucorrachie ; Une hyperprotéinorrachie, le LCR
normal contient peu de Leucocytes. L’indication d’un purpura, d’un
syndrome neurologique fébrile ou d’une fièvre peu symptomatique doit
conduire à une PL. La coloration gram permet dans 60 à 90% de cas
d’identifier la bactérie. Si un coccie à Gram positif est mis en évidence, il
s’agit d’un pneumocoque ; si un coccie à gram négatif est mis en évidence, il
s’agit d’un méningocoque.

Il est parfois difficile de mettre en évidence le méningocoque et la


listeria à l’examen direct. La culture et l’antibiogramme permettront d’isoler,
l’identifier le germe et de déterminer sa sensibilité aux antibiotiques. Un
scanner peut être réalisé en cas des signes neurologiques focaux pouvant
faire évoquer un autre diagnostic ou craindre une complication

21 eme
Médecins sans frontières, guide clinique et thérapeutique 6 édition 2004,04/3/2017 à 09h40
- 21 -
intracrânienne. La PCR peut avoir une importance pour améliorer la
détection des bactéries dans la LCR ou pour accélérer un diagnostic d’une
méningite à entérovirus. En effet, une PCR à entérovirus peut être obtenue
en 24h alors qu’il faut au minimum 48h pour avoir les résultats d’une
culture22.

 PROBLEMATIQUE DE LA PONCTION LOMBAILE


 La ponction est indispensable au diagnostic de méningite ;
 Le pronostic d’une méningite bactérienne dépend de la rapidité de la
mise en route du traitement antibiotique ;
 La culture du LCR se négative très rapidement après le début de
l’antibiothérapie. La séquence d’antibiothérapie probabiliste, puis PL
peut aboutir à la négativation de la culture du LCR du fait du délai
supplémentaire du à la réalisation du scanner ;
 Le risque d’une PL est l’engagement cérébral ;
 Les mécanismes susceptibles de provoquer un engagement est le
déséquilibre de pression lié à un obstacle à l’écoulement du LCR et
lésions cérébrales responsables d’un effet de masse.

Une PL est nécessaire chez les nouveau-nés qui se présentent avec :


de la fièvre ou de l’hypothermie, de l’apnée, de la détresse respiratoire ou de
la cyanose, des convulsions, une léthargie ou une somnolence persistante.

 LES CONTRES INDICATIONS DE LA PL


 Les signes d’HTIC ;
 Les atteintes cardio-pulmonaires sévères nécessitant une
réanimation ;
 L’infection cutanée de la région où sera effectué la PL ;
 Le thrombocytopénie est une indication relative pour une PL
immédiate, en attendant une transfusion des plaquettes ;
 Anomalie de l’hémostase ;
 Signes neurologiques focaux23.

22
CADOZ M., Prince David L et Coll., Epidémiologie des méningites en Afrique, Dakar, Sénégal, 2010,P128.
23
D.Floret et le groupe des pathologies infectieuses pédiatriques, groupe Francophone de réanimation et
d’urgence pédiatrique. Les décès par infection bactérienne commentaire. Enquête dans le service de
réanimation pédiatrique. Arch. pédiatrique 2001 : 705 S-711 S.
- 22 -
Complications de la ponction lombaire

 Hémorragie due à une piqure vasculaire ;


 Céphalée à l’infraltration de LCR dans l’espace péridural ;
 Douleur à éclair due à la piqure dans l’espace péridural ;
 Engagement qui est une complication grave.

I.1.8. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL

Le diagnostic de méningite bactérienne n’est pas difficile à condition de


le suspecter frequement.une méningite bactérienne n’est peut être affirmée
formellement que par l’examen de LCS.les méningo-encéphalites virale et
tuberculeuses, les méningites leptospinales et à champignons constituent
souvent les diagnostics différencies. 24 S’en distinguent par le contexte
clinique : la neuro-imagerie et les tests standards du LCR tels que :

 Méningite et encéphalites virales, méningite tuberculeuse, méningite


mycosique et parasitaire, méningite de mollaret ;
 Intoxication au plomb ;
 Abcès cérébral ;
 Des graves infections systématiques ;
 Engagement des amygdales cérébelleuses ;
 Thrombose veineuse cérébrale ;
 Syndrome de Water house Friderichsen :
 Maladie de still;
 Maladie de Kawasaki25.

I.1.9. traitement

 But de traitement: Le but du traitement est d’obtenir la stérilisation


du foyer infectieux et de prévenir les complications.
1) Traitement préventif

La chimie prophylaxie : Elle s’adresse aux individus susceptibles de


développer une méningococcie grave.

24
Eugene BRAUNWALD, principales de médicine interne, 4eéditionfrançaise, rue casimir. Delavigne, 75006
Paris. p 1982
25 ème
PILLY E : maladies infectieuse et tropicales, ouvrages du collègue des universités, 22 éd, Paris, 2010.
- 23 -
Vaccination :

Pour prévenir les méningites bactériennes à méningocoques, 3 vaccins


sont aujourd’hui disponibles :

o Le vaccin conjugué contre le méningocoque de serogroupe C ;


o Le vaccin contre le méningocoque de serogroupe A+C ;
o Le vaccin tétravalent contre le méningocoque de serogroupes A. C,
Y, W 135 réservés aux centres agrées de vaccination.

Les vaccins polysidiques capsulaires A et C (vaccin bivalent) ou A, C et W


(trivalents ou A, C, Y et W 135 (tétravalent) sont bien tolérés.

Les vaccins polysidiques A+C protègent en principe pendant 4 ans.

Les vaccins polysidiques conjugué anti-serogroupe entraine une mémoire


immunologique. Il n’existe pas de vaccin contre lesméningocoques du
serogroupe B26.

2) Traitement curatif

Le choix de l’antibiotique dépend de l’âge :

 Nouveau-né : Ampicilline 300-400mg/kg/jour en IV en 4 fois ou


cefotaxime 150-200mg/kg/jour en 3 doses IV.
 1 mois à 3 mois : Ampicilline IV 200mg/kg/jour en 3 doses ou
ceftriaxone 80-100mg/kg/jour en une dose.
 Au-delà : Cefotaxime ou ceftriaxone IV lentes27.

3) Traitement adjuvant

Dexaméthasone

Son usage est justifié par l’inhibition puissante sur la sécrétion des
médiateurs inflammatoires responsables de la cascade d’événements
circulatoires et œdémateux cérébraux ; Source de complication, notamment
auditive. En pratique, la dose est de 0,15mg/Kg toutes les 6 heures pendant

26
Who : projet/vaccine/méningite/linkinghub-elservier.co/retrieve/Pii/
27 ème
PILLY E : maladies infectieuses et tropicales, ouvrage du collègue des universités, 22 éd, Paris, 2010.
- 24 -
48 premières heures du traitement, en procèdent à la première injection
juste avant la première dose d’antibiotique.

Restriction hydrique

Les recours à l’aspirine ou paracétamol (15mg/kg toutes les 4 heures)


ne sera proposé qu’aux enfants très fébriles (<39°C) et qui risquent ainsi
d’aggraver la convulsion et l’hypertension intracrânienne. La fièvre vaut
d’être respectée raisonnement car elle est un élément de défense anti-
infectieuse.

Anticonvulsivants

A employer uniquement en cas des crises convulsives et non


systématiquement. Le Diazépam pourra être administré en injection
ponctuelle à la dose de 0,5 à 1mg/Kg.
Son infélicité (récidives, état de mal) justifiera le recours à la phénytoine
(100mg/Kg IVL) ou phénobarbital (15 : g/kg).

HTIC

Quand l’HTIC est liée à l’œdème cérébral, on peut faire appel au


traitement postural pour favoriser le drainage veineux (inclinaison du lit avec
élévation de la tête de 30°), les solutés hyper-os molaires (mannitol 25°)
peuvent aussi être employées (2g/kg/jour) ; l’hyperventilation par le biais de
l’hypocapnie produite en est efficace mais peut réduire ce flux sanguin
cérébral à la limité de l’ischémie dans une situation dominée par des
troubles de son autorégulation. Il est de même pour l’emploi de fortes doses
des barbituriques28.

 Les nursings
 Céphalées : isolement en chambre seul, regrouper les soins de toilette
d’eau fraiche, éviter trop de visites ;
 Hyperesthésie cutanée : Découvrir la personne ;
 Photophobie : Baiser les rideaux, découvrir et donner à boire ;
 Sueur : Laver, changer, faire boire29.

28
Carrière J.P : méningite de l’enfant. Maison, édition, Paris, 1997.
29
Who : méningites et soins, www.caducee.net/dossier spécialisé/infection/méningites, asp.2013
- 25 -
I.1.10. EVOLUTION ET PRONOSTIC

Elle peut être favorable ou défavorable ; non traitées, les méningites


bactériennes sont invariablement mortelles. Mais bien et précocement
traitées, elles peuvent-tout de même évoluer vers ce décès, des complications
ou laisser des séquelles d’ordre neurologiques. L’évolution favorable est bien
heureusement fréquente, même si le tableau clinique initial était
préoccupant.

Il faut 2 à 3 jours avant que l’état clinique se normalisé (apyrexie,


retour à une vigilance normale, disparition des troubles fonctionnels).

Surveillance clinique et biologique :

Les éléments de surveillance sont :

 Etude pluriquotidienne de la température, de la fréquence respiratoire,


du pouls et de la tension artérielle ;
 L’état de conscience ;
 Des examens neurologiques cliniques biquotidiens ;
 La recherche des signes de dissémination. On ajoute à ces critères la
mesure du périmètre crânien chez le nourrisson ;
 Surveillance biologique ; elle comprend une PL de 24 à 30 heures
après le début du traitement pour vérifier l’efficacité de celui-ci ; La
stérilisation du LCR au bout d’une semaine après le début du
traitement avec une normalisation de la Glucorrachie et de la
protéinorrachie. Sur le plan cytologique le nombre d’éléments doit être
inférieur ou égal à 10/mm3 (30).

I.1.11. complications :

1) Complications à court terme

o Troubles cutanés ; purpura ;


o Troubles neurologiques : Convulsions ;
o Tendance au collapsus ;
o Rachialgies et les céphalées secondaires à la PL (Syndrome post PL).

30 ème
PILLY E : maladies infectieuses et tropicales, ouvrages du collègue des universités, 22 éd, Paris, 2010.
- 26 -
2) Complications à moyen terme

o HTIC, troubles circulatoires et lésions neuronales directes,


encéphalite ;
o Les collections liquidiennes péri-cérébrales touchent surtout les
enfants de 6 à 12 ans ;
o L’œdème cérébral, crises épileptiques, accident vasculaire cérébral ;
infarctus cérébral ;
o La ventriculite est essentiellement chez les nouveau-nés ; elle évolue
vers le croisement, l’hydrocéphale, labyrinthite, névrite crânienne ;
o Le syndrome de Water House friedlich ;
o Bactériémie ou septicemie;
o Arthrite septique;
o Endocardite.

3°) Complications à long terme

o Complications sensorielles avec surtout l’atteinte de la VIIèmepaire


crânienne. Le risque de surdité, de perception est de 10% chez l’enfant, la
cécité ; trouble de langage ;
o Séquelles neuropsychiatriques avec déficit intellectuel sont retrouvés
dans 5 à 15% d’enfants ;
o Des troubles sévères de la conscience surtout dans les méningites à
pneumocoque ;
o Ataxie : 0,5% de cas ;
o Des comitialités post-méningites ont été observées à distance de
méningite
- 27 -
Cadre de recherche
 Cadre conceptuel

Variables dépendantes variables indépendantes

 aspect épidémiologique Méningite bactérienne chez


 aspect clinique les enfants de 0 à 16 ans
 aspect thérapeutique

Cadre opérationnel

Variables dépendantes variables indépendantes

Aspect épidémiologique
Méningite bactérienne chez
 prévalence
les enfants de 0 à 16 ans
 sexe
 l’âge
 provenance
 modalité d’admission
 séjour
 modalité de sortie

Aspect clinique
 signes cliniques
 signes physiques
 signes des gravites

Aspect thérapeutique
 prise en charge médicale
 prise en charge infirmière
- 28 -
I.2. PRESENTATION DU MILIEU D’ETUDE

I.2.1 : dénomination

Notre milieu d’affectation est dénommé « Hôpital Provincial du Nord-


Kivu (HP/NK) ».

I.2.2. situation géographique

L’HPNK se situe en République Démocratique du Congo, province du


Nord-Kivu, ville de Goma, Commune urbaine de Goma, Quartier Mont Goma
au pied de la colline Mont Goma le long de la route Goma-SAKE à quelques
500mètres du rond point des Martyrs communément appelé Rondpoint
Signers avec des bâtiments construits en style pavillonnaire.

Il est localisé au pied du sommet de la colline du mont Goma, ses


bâtiments sont facilement repérables à cheval de la route principale qui
mène du centre ville vers SAKE.

Limite : à l’est par le bureau de la CMUBAC, au sud par le lac Kivu, à


l’ouest par la RTNC, au nord par la route principale.

I.2.3.Breve aperçue historique

L’hôpital provincial du Nord-Kivu est une institution purement


étatique qui fut inauguré le 06 juin 1986. Après 5ans des travaux par des
autorités congolaises en présence des autorités italiennes dont son
excellence monsieur le commissaire d’état à la santé et celui des travaux
publiques.

Le projet de construction de l’HP/NK tel que donné dans le rapport


annuel de l’HP/NK de 2001, a été financé par le fonds Européen de
développement (FED, un organisme de l’union Européenne (UE) et réalisé
par la coopération italienne durant trois ans.

L’HP/NK fut inauguré le 6 juin 1986 en présence des commissaires


d’Etat aux travaux publics et à la santé publique du président Régional du
mouvement populaire de la révolution (MPR), du délégué de la communauté
Economique et de l’ambassadeur de l’Italie en République du Zaïre.
- 29 -
La gestion effective des ces activités a été assurée par la coopération
Italienne grâce au FED à l’issue de l’arrangement particulier entre le
gouvernement Italien et le conseil exécutif de la République du Zaïre avec
les accords bilatéraux signés le 02/10/1986. La gestion et le fonctionnement
de l’hôpital sont confiés à la coopération sanitaire Italo zaïroise jusqu’en
1989 ; après l’hôpital sera confié à la gestion sous le contrôle de l’Etat
zaïrois.

Il faut signaler que les différents services ouverts progressivement au


sein de l’hôpital n’ont atteint leur pleine autonomie qu’en 1987 de sa
création jus qu’aujourd’hui, cette institution a déjà subi plusieurs
mutations :

A sa création en 1986, on l’appelait « hôpital de Goma » cela parce qu’il


était le seul et l’unique hôpital dans la ville de Goma et avait comme mission
d’améliorer l’état de santé de toute la population de Goma et ses environs en
leur procurant des soins de santé primaire, curatif et intensif. Puis il fut
appelé « l’hôpital général de Goma ».

En 1990, avec la création des zones de santé et centres de santé par le


gouvernement zaïrois l’hôpital général de Goma devient « hôpital général de
référence de Goma ». Et pour ce, il doit recevoir les malades lui transférés
par les centres de santé du fait que leur compétence de traitement est
limitée.

Enfin, il a été au plateau de l’hôpital provincial du Nord-Kivu de par


l’implantation d’autres hôpitaux de référence dans la ville de Goma.

Toutes les appellations sont utilisées par la population de Goma mais


la dernière semble encore récente et non répandue.

I.2.4. statut juridique

Le document du 10 octobre 1986, définissent le close des accords


signés à Kinshasa le 05 juin 1982, entre le gouvernement italien et le conseil
exécutif de la RDC ainsi que celui chargé du développement. Ainsi la
coopération italienne assure la gestion et le fonctionnement de l’hôpital
depuis son ouverture jusqu’à la fin de l’année 1991. Le zaïre à cette époque,
- 30 -
la RDC aujourd'hui, par le ministre de santé publique pris alors les choses
en mains.

I.2.5. services organisés

L’HP/NK étant une institution publique est sous tutelle du ministère


de la santé ayant comme idéal de doter l’hôpital d’un personnel compétent et
essentiellement national et d’un équipement adéquat permettant de
répondre aux besoins de ses différents services et satisfaire aux besoins des
malades de toutes catégories.

Il fonctionne sous un système d’autofinancement, éventuellement aux


financements extérieurs et des subventions rares de l’état.

Ainsi, pour répondre à ses besoins, il organise à son sein quatre services
principaux à savoir :

a. Services médicaux ;

b. Les services administratifs ;


c. Les services économiques et généreux ;
d. Les services médicaux techniques.

Tous ces services sont sous contrôle administratif et de la responsabilité de


l’administrateur titulaire et adjoint. Mais sur le plan technique, les services
médico-techniques sont sous contrôle du directeur de nursing et du médecin
chef de staff. Et cela pour les impliquer dans le processus du
fonctionnement de l’hôpital et pour le rappeler aux devoirs de la déontologie
médicale.

La capacité d’accueil est de 208 lits montés (sans compter le service de


néonatologie).

I.2.6. le personnel

Le personnel de l’HP/NK est constitué de plusieurs catégories d’agents dont:

Le personnel administratif ;
Le personnel médical ;
Le personnel paramédical.
- 31 -
Tableau de la répartition du personnel de l’HP/NK selon les catégories.

catégories effectif
Médecins spécialistes 6
Médecins généralistes 31
Pharmacien 1
Chirurgiens dentistes 2
Administrateurs gestionnaires 2
Licenciés 1
Infirmiers A1 16
Techniciens A1 8
Assistant en pharmacie 1
Infirmiers A2 38
Nutritionniste A1 1
Infirmiers A3 18
Personnel de maintenances 45
Personnel administratif 20
Autres praticiens 5
TOTAL 195
32

I.2.7. Organigramme

COGE

CODI

DIRECTION

SECRETARIAT

ADMINISTRATION DIRECTION DE NURSING STAFF MEDICAL

SERV.GENERAUX SERV.MED ET SOINS


SERV. ADM
-Economat SERVICE MEDICAL SERVICE SPECIAL
-Gestion du - Dispensaire et clinique
personnel -Achat - Médecine interne
-Entretien Idem service Ophtalmologie
-Surveillance - Isolement
-Electricité médicale et soins
-Comptabilité - Chirurgie
-Caisse et -Maçonnerie Dentisterie
- Gynéco-obstétrique
trésorerie -Plomberie - Pédiatrie
-Menuiserie - Salle d’op. et clinique
-Garage SERV.MED TECHNIQUE
-Charroi - Pharmacie -Dentisterie
-Auto mobile - RX ; -Reanimation
-Cuisine - Labo , - Kiné
- Stériliisation
- Nutrition
33

I.2.11 BREVE PRESENTATION DU FONCTIONNEMENT DU SERVICE DE


LABO
Le laboratoire de l’HP/NK est réparti selon le service et chapoté par un
médecin chef de service, ainsi que par un technicien de laboratoire chargé
de répartition des tâches, suivie ou supervisé des activités rapports
réquisitions et analyses etc.

Ce service comprend les branches suivants ;

Service de réception, prélèvement, parasitologie, hématologie, immuno-


sérologie, biochimie, immuno-hématologie, verrerie et stérilisation.

Effectif du personnel au laboratoire

Personnels Nombre Grades


Technicien de laboratoire 9 A1=8
diplômé en biochimie formé en technique de 1 A2=1
laboratoire
Infirmier formé en technique de laboratoire 1 -
Garçon ou fille de salle 1 -

Chacun travaille selon son affectation et à tour de rôle dans les services
cités ci-haut.

I.2.12. RESSOURCES HUMAINES DE LA STRUCTURE

L’hôpital provincial du Nord-Kivu héberge un nombre de 208 personnels en


activités.

I.2.13. REALISATION ET PERSPECTIVE D’AVENIR

L’HP/NK compte sur ses frais propres pour le fonctionnement et pour


la paie de ses agents, c'est-à-dire l’autofinancement, ainsi que sa
réhabilitation, sauf quelques cas sporadiques pour le don de véhicule
(Ambulances) ou de matériels (appareils, lits et c.).
34

CHAP II. MATERIEL ET METHODE

II.1. Matériel

II.1.1.Types et période d’étude

Notre étude est rétrospective et descriptive parlant sur les aspects


épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de la méningite chez enfants
de 0 – 16 ans dans les services de néonatologie et pédiatrie d’HP/NK
pendant la période allant du 1er Janvier 2014 au 31 Décembre 2016.

II.1.2. Population d’étude

Notre population d’étude englobe des enfants de 0 – 16 ans


hospitalisés dans les services de néonatologie et pédiatrie de l’HP/NK
pendant la période de notre étude.

II. 1.3. Taille de l’échantillon

Au total nous avons enregistré 1718 enfants hospitalisés dans les services
de néonatologie et de pédiatrie dont 74 enfants avaient fait la méningite
bactérienne et ce qui correspond à la taille de notre échantillon.

II.1.4. Critères sélectionnés

 Critères d’inclusion

 Avoir été pris en charge par l’HP/NK pendant la période de notre


étude.
 Avoir l’âge variant entre 0 – 16 ans et avoir été hospitalisé en
néonatologie ou pédiatrie.

 Avoir été atteint de la méningite durant la période d’étude


 Avoir un dossier bien rempli et contenant tout le paramètre de notre
étude.
35

 Critères d’exclusion

Tout enfant n’ayant pas rempli les critères d’inclusion ci-haut d’écrits.

II.1.5.Technique de collecte de données

Analyse documentaire

Cette dernière nous a permis de consulter différents ouvrages,


mémoires, TFC et autres ouvrages nécessaires pour la réalisation de notre
travail.

 Collette de données
Les informations nécessaires à l’étude ont été obtenues dans les
registres des malades, puis l’analyse documentaire de tous les
dossiers des malades pris en charges dans les services de
néonatologie et de pédiatrie.

II.1.6. Méthodes d’analyse de données

 Méthode descriptive

Cette méthode nous permettra de décrire nos résultats prouvés après


récolte des donnés sur terrain.

 Méthode analytique

Cette dernière nous facilitera à analyser nos données conformément aux


résultats antérieurs d’autres chercheurs.

 Méthode statistique simple

Nous avons fait recours à la formule suivante :

ni  100
%
xi

ni : effectif observe
36

xi : effectif total

% : pourcentage

II.1.7. Variables d’étude

Au cours de cette étude, des variables suivantes ont été considérées :

- La prévalence par rapport à d’autres pathologies


- Sexe
- L’âge
- Provenance
- Modalité d’admission
- Motif de consultation (signes cliniques et signes physiques)
- Prise en charge (médicale, infirmière)
- Séjour d’hospitalisation
- Modalité de sortie
37

CHAP III : PRESENTATION & INTERPRETATION DES RASULTATS

Apres la récolte et dépouillement des résultats, nous leurs avons


présenté dans différents tableaux et les interpréter.

Tableau no I : Prévalence de la méningite bactérienne par rapport à


d’autres pathologies.

Prévalence Effectif Pourcentage


Méningite bactérienne 74 4.3
Autres pathologies 1644 95.7
Total 1718 100

Parmi les 1718 enfants hospitalisés, 74 enfants, soit 4.3% présentent la


méningite bactérienne.

Tableau no II : Répartition de la méningite bactérienne par rapport au


sexe

Sexe Effectif Pourcentage


Féminin 31 41.9
Masculin 43 58.1
Total 74 100

Il ressort de ce tableau que les enfants de sexe masculin constituent la


majorité de patients avec la méningite bactérienne.

Tableau no III: Distribution de la méningite bactérienne par rapport à


l’âge

Age Effectif Pourcentage


0-2 ans 23 31.1
3 à 5 ans 20 27
6 à 8 ans 15 20.3
> à 9 ans 16 21.6
Total 74 100
38

Les constants de ce tableau approuvent que la tranche d’âge la plus affectée


par la méningite bactérienne est celle de 0-2 ans avec 23 cas soit 31.1%
suivie de celle avec 20 cas soit 27%.

Tableau no IV : Répartition de la méningite bactérienne selon la


provenance

Provenance Effectif Pourcentage


Mabanga 16 21.6
Ndosho 9 12.2
Himbi 6 8.1
Katindo 14 18.9
Katoyi 8 10.8
Magemgo 12 16.2
Ngangi II 5 6.8
Birere 4 5.4
Total 74 100

Observant les résultats de ce tableau, nous constatons que le quartier


Mabanga a présenté plus de cas avec 16 cas soit 21.6% suivi du quartier
Katindo avec 14 cas soit 18.9%.

Tableau no V : Distribution de cas par rapport à la modalité d’admission

Modalité d’admission Effectif Pourcentage


consultation 51 68.9
Référés 23 31.1
Total 74 100

Il ressort de ce tableau que 51 cas soit 68.9% ont consulté l’HPNK et 23 cas
soit 31.1% ont été référés par d’autres structures sanitaires.
39

Tableau VI : Répartition de la méningite bactérienne selon les signes


cliniques

Signes cliniques Effectif Pourcentage


Céphalée, vomissement, raideur de la nuque, 21 28,4
fièvre
Céphalée, fièvre, raideur de la nuque, convulsions 28 37.8
Céphalée, vomissement, fièvre. 25 33.8
Total 74 100

Il ressort de ce tableau que les signes cliniques les plus fréquents des
céphalées, fièvre, raideur de la nique et convulsions soit 37.8%.

Tableau no VII: Distribution de méningite bactérienne selon les signes


physiques

Signes physiques Effectif Pourcentage


Brudzinski 10 13.5
Kerning 24 32.4
Hyperthermie 40 54.1
Total 74 100

Ce tableau montre que la plupart de cas de la méningite bactérienne ont


présenté l’hyperthermie comme signe physique le plus fréquent, soit 54.1%.

Tableau VIII : Distribution de la méninge bactérienne par rapport au


traitement médical reçu.

Traitement médical Effectif Pourcentage


Ampicilline+Gentamycine+paracétamol+diazépam 34 45.9
Ceftriaxone ou cefotaxime+ phénobarbital 25 33.8
Ceftriaxome+phénobarbital+diazépam 15 20.3
Total 74 100

Ce tableau nous relève que l’ampicilline, gentamycine, paracétamol et le


diazépam étaient le traitement le plus utilisé chez les enfants qui
souffraient de la méningite bactérienne soit 45.9%.
40

Tableau no IX : Répétition de la méningite bactérienne par rapport aux


soins infirmiers administrés

Soins infirmiers Effectif Pourcentage


Abord veineux, SNG 15 20.3
Abord veineux, SNG, SV, suivi de la 22 29.7
courbe de température
Abord vernaux, suivi pondéral + 19 25.7
surveillance de besoins perturbés
Total 74 100

Ce tableau montre que 22 cas de la méningite bactérienne ont bénéficié les


soins infirmiers comme abord veineux, SNG, SV, suivi de la courbe de
température, soit 29.7%.

Tableau X: Distribution de la méningite bactérienne selon le séjour


d’hospitalisation

Séjour d’hospitalisation Effectif Pourcentage


<10 jours 29 39.2
10-20 jours 35 47.3
> 21 jours 10 13.5
Total 74 100

Ce tableau montre que 47.3% de cas de la méningite bactérienne faisaient


10-20 jours d’hospitalisation.

Tableau XI : Répartition de la méningite bactérienne par rapport à la


modalité de sortie

Modalité de sortie Effectif Pourcentage


Guérison 68 91.9
Décès 6 8.1
Total 74 100

Il ressort de ce tableau qu’il ya eu plus de cas de guérisons que de décès soit


91.9% contre 8.1%.

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