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PEDRO JESÚS SÁNCHEZ GUZMÁN 1º B2

COMMENT SONT POUR VOUS LAS FRANCE ET LES FRANCAIS? COMMENT LES
PERCEVEZ VOUS?

Il y a des choses que je ne finis pas d'avaler aux Français. Des camions de fruits brûlés sur les
routes, par exemple. Les Cent Mille Fils de Saint-Louis, l'évasion de Villeneuve à Trafalgar,
ou comme ça ils doivent mettre leurs lèvres, donc, prononcer les oes avec un accent
circonflexe. Cependant, il suffit de connaître leur culture et leur art pour que tous les préjugés
se diluent dans l'air et même ce portrait de François I qui est au Louvre, de profil, tombe à un
sympathisant.

Tout d'abord, je pense qu'ils sont très spéciaux. Chauvinistes et avec le cœur à gauche et le
portefeuille à droite. Mais ils transforment la maison où vivait Victor Hugo, par exemple, en
monument national avec un drapeau. Et ils emmènent les enfants le voir et leur enseignent,
dès leur plus jeune âge et avec la lettre de La marsellesa, que c'est aussi la France. Sa fierté
et sa mémoire.

La deuxième partie de la réflexion est décourageante car on se demande alors où seraient la


maison et les souvenirs de Victor Hugo s'il était né en Espagne. Un pays où Miguel de
Cervantes Saavedra est enterré derrière un mur de briques sinistre et anonyme dans un
couvent oublié de Madrid, avec un badge à peine visible dans une ruelle sombre. Mieux vaut
ne pas imaginer ce que les Français, les chauvinistes et les patriotes tels qu'ils sont auraient
fait si Cervantes avait été français au lieu d'être né en Espagne. À ce stade, nous aurions
Cervantes même dans la soupe.

Pour conclure, peut-être qu'un Cervantes français n'aurait pas non plus écrit Don Quichotte,
dont le protagoniste reflète si bien l'essence de l'âme espagnole : "A la recherche du temps
perdu". Ce qui, comme tout le monde le sait, est une tapette parfaite.