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FRECIS
,DE trLIYSI9UE
rédigé conforrnémént au prograrnme
ofliciel du 18 aott 1920
rr ursrruÈ
AUr EcoLEs pnIMâtREs sutÉRtEur Es,
AUx ASIIRANTS ET Aspln,AN'tES Du BREVtsT ÉlÉupNterne
E.I' AUx cANDIDA'I.S AI]x ÉcoLES NoRMALES PRIMAIRES

par H. PARISEI,LE
l'rofessertr à lu l'ant,lt,1. des Scienees rJe Li//e
et llme PARI$ELLE MILLET
att Lyr/c l|étrclan ù Lillc
['rofesseu,r

PARIS
LIBRAIRIE DELALAIN
,lU, boulevard .Saint-Germain, tLâ
Toute contrefaçon de cet ouvrilge sera pourstrivie con-
formément aux lois ; ùous les exeriplaires sortt revêtus de
ms gdfre.

t922
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FRECIS DE trHYSIQUE
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NOTE DES AUIEURS

.
cet ouvrage a. été é,crit spécialement pour d.es élèves qui
abord'ent.pour la première fois l'étude de la physique,
""***
celle de l'algèbre; aussi les lois fondamentales" sont_éiles de-
duites d'expériences simples et de résultats concrets. cc n,est
qu'à partir de la deuxièmc année euer profitant d.es cor,.
naissances acquises en mathématiques," ronr avons €u reoours
aux formules algébriques. s.i nous àvons évité tout dévelop-
pement puiement rnathématique, nou,s r,vons par cot'tre fsit
le plus large appel à Ia représentation graphique.
Le programme de r9z0 a été surivi pr€,sque à. la rettre;
nous I'avons fait.d'autant plus volontiàrs que l,ordru uaopié
est très raùionnel En particulier dans l'étude de I'élacfri-
cité, nous avon* donné la première pla,ce ro *,r"ont électri-
clue' ce qni est justifié par l'importince de scs appticaiions.
PREMIËBE PABTIË I

Ir'état solide et l'état liqside

Programmo de la l'" Année


des Ecoles 'Primairos Supérieureg
t-\r
|.ChaIeln.-Tbermomètreàmercure:échelIecentigrade,
t.:rnnérature.
llirermomètres à maxima et, à minima. (se borner pour ler
thermomètres à la description et au mode d,emploi.)
Quelques motc sur les dilatations en générar.
-
Quelques mots sur la osnductibilité.
Quanùitea de chaleur : calorie, chaleur specifique.
Fusion de la glace. Solidifrcation de I'eau-.
II. Pesanteur et hgd,rostat,iqrrre. Notions oxpérimentales
-
aur le poidq des corps. Yerticale, centre de gravite, intensité
dv padd,s d'un corps, sa détermination à l'àide du dynamo-
mètre.
Mesure de la mnsse d'un corps à l'aide de la balance : dou-
ble pesee. l)éfinition de la justesse d'une balance et vérifi.ca-
tion expérimentale.
Dirtinction entre Ia masse d'un corps et, son poids (force),
unites.
Mesure de la capacité d'un fl.acon e,t du volume d'un so-
lide : densité der corps.
constatations expériment'ales rela,tive$ a,ux liquideo en re-
poô : force pressante, pression.
Principe dArchimède. Applicationr.

\
LIVBE PRE MIER

CHALEUR

Chapitre Premier

TEERMoMETRIE ET DIL;TATTofi;J

I. _- rsnnaaouÉrnrn
1' Notion do température. A ra base de ra notion de
-
température se trouvent res s.ensatiorru qr."-"âi,, r""t gpro"-
ver les objets quo nous touchons et qui nous font
c('irprs qu'ir est'chaud ou qu'il est froiâ.
dire drun
D'ur,e iùo" plus pré-
cice, nous dirons qu'un corps est prus chruuà- que
notre main
ou qu'il est à une temytératwre ,ufiéri"ure s,il ,ror*
donne a,u
toucher une sen,sation de chareur; nons dirons a. contraire
que
la température d'un corps est -oio, àr-"* q*'"Lttu de n.otre
*qi.o s'il nous donne un€ oensation de froid.'
Le s,rns du toueJrer nous rensc.igne d,onc sur l,étot calori/i.
qry des corps; malheurerrsemen{ les sensations
";;î';;" éprouvées
dép endent de circon stanees rro*-ur"iird. -
indications tràs vâgues, i"o"*plato;-;- ,il"iæ- E a"iJ I.*; ,
bien dea
des erreurs, L'imprËssioT. éprouvée âgp."ïLï"f,artieulier
l'état physiologiq-ue ds l'otieru"t.or, ïu eee -eËÀations ds
rlrd.
10 PRÉCIS DE PEYSIQUE

cédentes et de la nature du corps touché. En outre' on


ne peut songer à étudier, avec le toucher, des corps très
chauds ou très froids.
Pour dtablir une echelle de comparaison pré,cise, sensi-
ble et étendue entre les températures des différents oorps, il
esb donc nécuessaire de nous adresser à un phénomène indé-
penda,nt de nos sens. Or, on 3reut, vérifier qu'à de très rares
âxceptions près, un corps que I'on chauffe, et pour lequel Ie
conta.ct avec la main &ccuse une éIévation de température,
àugmente de volume.
Norrs allons d'abord mettre en évidence, l)ar des expérien-
ces sinrples, les attgmentations de volume, oll tl'ilatations,
éprouvéàs par des corps sol{des et' liquides lorsqu'on les
cËauffe, pUi* no1,s montrerons comment, on peut utiliser ces
variations de volume pour évaluer les variations de tempé-
rature qui les Produisent.
2. Expériences qualitatives montrant la dilatation des
SOlidCS.'- Un appareil très ancien que l'on trouve dans tou.s
lee cabinets de physique permet de mettre en évidence en
I'amplifi.ant, I'accroissement de longueur. éprouvée par une
barrà métallique chauffée. C'est le Ttyrbmètre à eadran, conË-
titué pa,r une barre de fer ou de cuivre aB fixée à I'une
de ses extrémités a par gne vis de pression c, tandis que
I'a,utre extrémité, eui peut glisser librement dans une co-
lonne, appuie contrl la petite branche BO d'un levier coudé
BOD, mobile autour de I'axo O (frS' 1).

. Fig. I

si I'on vient à chauffer Ia barre en enflammant I'alcpol'


eontenu dans un réservoir R, on voit I'extrémité D de la
grande branche de I'aiguille s'élever le lgng {1 cadran, accu-
à'ant ainsi une dilatation de la barre. L'ar.c decrit par la pe-
tite branche, sensiblement égal à cette dilatation, esù à peirre
ferceptible, tandis que Ie déplacernent mesuré sur le cadran
àst .rô fois plus grand, si la longueur de^Laiguille OD vaut
10 fois la longueur de la petite branche OB.
UsÂl,EuË ti
. 4n éteignanù' I'alcoof I'aiguiile rccescend
lentement à sa position primitive, la, ba,tre
pour revenir
repris, avec
température primitive, sa longueur première.
sa. "y"nlt Le pyro-
mètre à cadran met en évidence ti arnatàilon linéai,re âiane
ba,rre.
L'expérience suivante va nous montrer qu,,un corp' solide
chauffé augmente non seulement de longueur, mais dJ volume,
a,utrefnent, dit qu'il a we d,,ùlatation cubique.
soit une sphère méùallique qui, froide, i*uu juste d.ans un
ann€au. Si on chauffo _la sphère seule, eûe n'y pa6ee plus :
elle a'donc_ augmenté de vôlume (fig.'z). Redevànue fioide,
elle_ reprend son volume primitif ui y p*re de nouvea*.
Mais si la sphère et l'ânneau faitÀ du même métal sont
chauffée simullané,ment, l* tr" ne cesse pa.s de traverser
I'anneau : la "pt solid,e ,r"i, se di,tate en
d,'un corps
cau,ùté
s'écha"uffant comme elle était rempti.e d,ut solid,e d,e mêmc
s,i,
natu,re. cette remarque nous sera utile pour déterminer
les variations de capacité éprouvées par ,rtt *e"ipient chauffé,
un ballon de verre par exàmple: ld volume iniérieur de cË
ballon augmento en effet, oomme le volume d'une ruassê de
v'erre qui le remplirait exactement.

Fig. 2 Iig. S

_.3. Expérience montrairt ra diratation dcÉ riquidea


Rcrnplissons d'eau colorée un ballon et fermoa*-I" pu," un bou-
chon.traversé par un ùube de ve,rre étroit. L'eau monte dane
ce t,ube jusqu'en un point A clue nôus repérons par une éti_
quette (fig.. g).
Plongeons le ballon dans I'eau chaude. Le niveau du li-
12, PnÉcrs DE pgysrouÊ

quide e'abaisse d'abord rapidement, mais très peu, jusqu'eu


B, mettant en évidence I'augmentation de vorurne du ballon
do verre qui s'échauffo avant le liquide, puis le liquide re-
monte et atteint le point, C, dépassant de beauco.up sa poei-
tion initiale. L'eau s'est donc dilatée bien plus que lo verre.
- Cette expérience réussit a,vec un liquide quelconque, mais
les variations de niveau constatées changent avec la nature du
liquide employé.
Dans cette expérience, on peut, observer soit la, dùIatation
apparente du liquide, e,n considérant seulement les niveaux
primitif et final du liquide; soit sa dil&tation réelle, en te
nant oornpte de I'abaissement, de niveau subi tout d'abond.
Celle-ci est évidemment égale à la somme de la dilata,tion
apparente eù de la dilatation du ballon.

4. Prihoipe du thermomètre. Les expériences précé-


_
dentos nous -
ont monùré que toute variation de la tempéiaturc
d'un corps solide ou liquide esù a,ceompagnée d'une variation
do volume. Comme elle sê produit en même temps et dans Ie
qême sens (1) que la variation de tempéra,ture, elle peut ser-
vir à caracùériser celle-ci. Nous dirons, en conséquenc€, que
la température d'gn corps augmente quand i 6e dilate,
qu'elle s'abaisse quand il se contractc, et qu'elle restc inva-
riable si son volume reste invariable.
. Dès_Iors, pour comparer les températures de daux corps
A et B, au lieu de les mettre en contact avec notre main, te
qui conduit à des con,clusions erronées, nous pourrons, em-
ployer un corps intermédiaire appelé therrnomètre dont les
dilatations soient faciles à observer. Mis en contact avec Ie
corps A, le thermombtre peut se comporter de trois manièree
différentes: ou bien il se dilate, ou bien il se contracte,ou bien
son volumo reste invariable. Nous disons suivant les cas que
la température du corps a est supérieure, inférieure ou égàle
à ce,lle d1r thermomètre. Au bout d'un certain terntrr5 le-vo-
lumo du thermomètre reste invariable, s& tempérâture est
alors la même eqe_celle de A : on dit que les dôux corpB se
sont mis en équ'iJôbre d'e température. r-,a volume a du ther-
momètre, à ce moment, peut donc se'rvir à caractériser la
température du corps À. celle du corps B sera dibe infé-
rieurg égale ou supérieure à celle-ci, suivant que le volume

(1) Nous verrons que l'eau lait crceplion à cette règle.


CEALEUË 13

du t'hermomôtre mis en oonta,ct avec B sera inférieur, égal


ou supérieur à z. Il suffira donc de munir lo thermomètre
d'une graduation, pou! pouvoir eomparer rapidement lee
températures des différents corps.
Le corps employé cÆmm€ thermomèùre doit remplir plu-
sieurs conditions :
loll d,oit être de petites dimensions, afin de ne pas échauf'
fer ou refroidir beaqcoup les corps avec lesquels il est mig
en contact, et modifier ainsi leur température. Cette pre-
mière condition peut toujours être réalisée.
2o Il doit'avoir une gra.nde dilatation. A ce poipt do vuc
les solides sont moins sensibles que les liquides.
30 Un corps thermométrique doit être comparable à lui-
même, e'est-à-dire reprendre toujours le même yolume quand
il se retrouvo dans les mêmes conditions.
Or, sous I'influence des variations de température, les so"
lides subis'sent des changements de structure perrranente i
ils ne reprennent pas rigôureusement le même volume quand
après avoir éte chauffés, ils reviennent à la même tempéra-
tu,re. Ce fait, joint à leur faible dilatation, expliqu€ pour-
quoi on a rejeté les eolides comme corps thermométriques.
Ires liquides devant nécessairement être contenus darrs une-
enveloppe solide, I'inconvénient dû aux changemenûs de
structuie de I'envsloppe subsirte, mais il est très atténué, la
rlilatation de I'enveloppe étant toujours faible relativement
à celle du liquide.
En résumé, les thermomètres usuels sbnt des thermomètres
à liquides : ils sont d'un emploi très facile et donnent des
indications suffisa.mment exactes dans læ conditionB quo
nous allons préciser.

5. Thermomètre à mercure. Parmi les liquides on &


choisi le . mercuro comme corps -thernrométrique pour plu'
sieuns raisons : 1o Il peut être obtenu très pur et par suit€
il a uno dilatation très eonstante; ?o il se dilate très faci-
loment et se' met rapidemelnt en équilibre . de. température
avec les autres corps; 30 il 'est liquide entre des températu-
res a,ssez éloignées I'un€ de I'autre, de sorte que les tempéra'
tures usuelles sont, comprises dans cet' intervalle
La forme de cet appareil rappelle eelle du ballon Que nous
a,vons employé pouf mettre en évidence la dilatation des Ii-
ld irnûcte m puYsrQuri
qrtides (ffS.3), rnais il est beaucoup plus pctit. Le rdscrvr,ir
en vcrre minco est surmonté d'une tige percée d'un' canal
bien cylindrique et très fin, dc sorte que la nlus faible varia-
tion de températurc se tracluit par un déplacerncnt notable
du niveap du mercure. Enfin, lo tube est fermé à Ia partio
supérir:ure et cornplètemcnt pt'ivé d'air, lequcl pourrait s'op-
pûser à Ia dilatation du nrercure.

6. Repérag€ des tompératures. --'Le réservoir du therr


momètre à mercure placé en contact intime avec un corpe (1)
cç met en equilibro de ternnérature avec lui of le mercurc
prend un niveau fixe clans ir tige, niveau qui caractérise la
température du corpS. bi nous traçons des divisions sur la
tige du thermomètrc, nurnérotécs en allant du bas vers le
haut, cliacune de cc6 divisions correspondra à une tempé-
raturs unique, bien déterrrrinée. l-e thermornètrc ainsi gradué
pourra servir à com,parer les températures de divers corps
et à les représenter par un numéro d'autant plus é!.evé que
le corps est plus chaud. Cette opération ne peut être consi-
dérée cornme une mersure des temnératures; si en effet elle
pormet de définir l'égalité de la température de deux corps,
il no peut être question de dirc combien de fois une tempé-
rature en contieut une autre.
Un thermomètre gra,dué nermet donc de repérer lep -tempé-
ratures des clivers corps, nrais la, graduation traoé sur la
tige de 1'appareil éte.nt arbitrair'e, il est indispense,ble, pour
que les indications de divers thermomètres soient cofitpara-
bles, de les graduer suivant la rrême règle.
En France et dans beaucoup d'autres Feys, on a, adopté la
grad.u,ati,on dita cent,i,gt'u.cki qui repose sur les expériences
suivantes

7. Graduation du thermomètre à mercure. Eche'lle


Centigfade. Plongeons un thermomètre à nrel'cure da.ls
un vase contenant de la glace pilée en train de fondre (gla,cc
fattdarote\, norls const.ltons qtt.J le niveatt du mercure se fixo'
bientôt en un point absolument invariablc de la tigc (fiS. +).
lrlous devons en concluro que la glace fond' tou,'jortrs cï la
:nêne tem,pératwre. l-aisons maintenant bouillir de I'eau
dans un ballon de verre un jour orT le baromètre mâ,rque

(t). 0n le plongera dans un' récipicnt contenant de I'eau, par eremple.


CEALEUB l5

76 cm. ét frxon.r le tlrermomètre dS.ns oe ballon à I'a,ide d'un


bcuchon cle' fa.?,rn qu'il soit entouré par la vapeur et que
celle-ci puissc r'é"Lrpp.r librement, à ta partie supé_rieure
(fi*. s). Nons cotrstit-oos là encor€ que le merc'rc se fixe en

fl

Fig. 4 Fic. 5

un point de la tige qui est toujours le même, pourvu que


la fression atmosifrériqlle soit àu ?6 cm' : Ia températuro
;; i; uu,p.u, d,eair'bouillante est donc bien rléterminée eb
reste constante tant que dure l'ébullition'
Les deux terop?ra.tr.res invariables que nous venons dlétu-
-ont
dier précisôÀe"t AtO prisrs pqul déterminer l,,s point.s
fines clw îl,,e.rntornètt'e et par coniention dans' I'échelle centi-
gracl,e crn rnarq*e zër', ,ti point fixe inférieur (tempérett''rè
A.-ù glace fondante) et cint-au_ point srtpérieur (tempéra-
turo dË ia vapeur'd'ôu,o bciuiiiarite). Ces points fixés étant
*u.rquJ* ,.,r ir tige du therni'mètre au cours des deux ex-
fJr;Ë"""* précédenïes, il ne reEtc plus.po-ur teiminer It q1?_
àuation q.,'à diuiser en cent nalticl.r égales I'esDace comprrs
ces points et à p:'olong:er les d.iv.sions au-dessUs du
"rrtr"
point 100 et au-clessous ciu pc'int 0'
' L'intervalle compïrs entrJ denx traits consécutifs, repré
sento par convention w tl'egré ænti'g'rucle'
Nous pouvons donc dire q.." ,, le tlegré ceniilrade est I'élé'
aation âe. tem.pérature qui'prodtùt Ia centième partie.- de la
d,ilatation appa,rertte d,u mercure d'ams le uerre', entre la tem:
gtot" fond,ant'e et celle de la aa'peur ^d"eau
'bowil,lant,d,"'ia
iirlot*r"
scus lâ l,r,,ision 7tmosTthé'rique cla.76 cnt'. Quand,
danrs une cirçonsl'ance donnéo, Ie mercUrp çlarr-ete en fa'oe dç
la division 18 au.dessus de zéro, on dit que 14, températurc
l6 PRECIS DE PEYSIQUE

est do 18 degrés au-dessus de zéro, ct on la représente par


+ l8o. Quand il s'arrête en fapo de la division 6 au-dessoub
de zéro, on dit que la tæmpérature est de 6o. On constate
-
qus tous les thermomètres gradués d'après ces principes
marquent la rnême température lorsqu'ils sont places dans le
même milieu, quand bien même ils auraient des formes et des
dimensions différentes. Il faut pourtant, pour que cette uni-
formité existe, que les tiges soient bien cylindriques inté-
rieurement.
Suivant I'usage auquel I'appareil est destiné, la gradua-
tion est, directement gravée sur l'a tige, ou portée sur une
planchette le long de laquelle la tige est appliquée (frS. 0).

8. Thermomètreo spéciaux. Le thermomètre quo nous


- des limites assez éloi$nées,
venons d'étudier peut servir entre
lo mercure restant liquide entre - 40o (température à la-
quelle il se congèle) et + 3570 (température à laquelle il en-
tre en ébullition).
Généralement, un thermomètre ne porte pas toutes ces di-
visions : elles seraient trop nombreuses et trop rapprochées.
Son échelle est donc souvent restre'inte et limitée à des tem-
pératures, variables avec I'usage auquel iI est destiné : on a,
oinci un appa,reil froins encombrant et plus sensible.
Si I'on a, besoin d'évaluer der t'empératures inférieures à
lo"t il faut employer d'autres liquides que le mercure.
-Pour l'évaluation des températuree basses et pour les usages
domestiques on emploie fréquemment I'alcool qui ne se soli-
difie qu'à 1300, mais il ne peut setvir à déterminer les
- élovéec, car il bout' à 78o.
températures
L'alcool présent'e sur le mercure I'avantage d'être moins
coùteux eù de -se dilaterr beaucoup plus ce qui, pcrmettant
I'emploi d'une tige plus large, facilite sa construction. Pour
le rendre visible, on le coloro €n rouge,
Enfin, on emploie souvent, des thermomàtres qui présen-
tont dane leur construction dcs dispositions particulières, de
mauière à permettre I'enregistrement au'tomatique soit do
touùee les températures auxquclles ils onù été portées (ther'
momètres enregistreurs), soit simolernent de la température
maxima ou minima correÊpondant à, un certain intervalle de
temps.
g, ?hermomàtrof à maxlmâ et à mlhima. on peut
réalircr floilemcnt un thermomètre h matsim& en étranglant
CIIALEUIi

la tige à sa partie inférieure, à I'endroit oir ellc se soude au


réservoir. Ce rétréciSsement A est insuffisant pour empêcher
le mercur:ed.e monter sous i'influence d'une élévation de tem-
pérature, mais par ,rpftoidissernent lo mercure de la tige
se sépare de, celui du réservoir au niveau de l'étranglem-ent
eù reÂfu immobilisé. Après avoir lu la température, on fait
rentrer Ie mercnre en secouanù I'appareil.
Les thermomètres médicaux sont construits sur ce, principe.
Ils sont en outre contenus tlans llne enveloppe de verre sou'
dée au bhermornètre et qui soutient i'échelle, graduée de 35
à 42" en dixjèmes tle degre De Ia sorte on peut les asepti-
ser facilement (fiS. 7).

Fig. 6

Dans les thermomètres utilises dans Ies observatiorrs météo-


rologiques, I'artifice employé est différent et I'on peut déter-
minËr à la fois les températures maxima ob minima relativcs
à une période quelconque. IJn thermomèùre à alcool de rt
servoir-B possèâe urre tige deux fois recourbéo et contie'nb
une colonnË *.r"rrielle CD qui oocupe le tube en U infé-
rieur et est reoouverte dee deux côtés par I'alcool (fiS' 8)'
La tige est, terminée par une empoule a que I'alcool ne re'm'
plrt, pe,E complirtè,mGnt,
grad.rration .on face c c
-br*noho portô une C-oubletempér4ture à,
La p,fanchette
chaguâ du tubE en Ur lo un instant
18 PRÉCIS DE PETSIQTE

qu€lconqqe étant indiquée par l'une ou I'autre dee deu*


er.
trémites C et D de la colonne de mercure.
Deux index en fer émaillé I, et, f, piongés dans l,alcoo)
se trouvent en contact avec les deux .ltro-iïes de la colon.re
mercur-ielle ; ils flottent légèremenb contre les parois du tube
'et oe frottement, insuffisant pour gêner leurs^ déplacemente
lorsqu'ils^sont poussés par un mouvem€nt ascenclant dr, *u"_
cure, suff.t pour les maintenir en position malgré leur poids
lorscluo Ie mercure vient à descendlre.
_.f,orsq'ge la température s'élève, l'alcool du rérservoir
dilate, Ie niveau c du mercure s'abaisse abanàonnantBlrinl se

È* f,, tandis que le niveau D s'élève, soulcvânt I, (fiS. âj.


Pour un abaissement de température, c'est I'inverse qui so
produit. .
La partie inférieure de çhac*n des index indique donc
par Ba position frnale, Ies. températures extrêmes (maxima
polr f, et minima pour f,) auxquel,s I'appa,reil a ate'po"tZ. -
Poul préparer I'appareil en ,ruu ,J'rrne, àb..rrrr,1ion nouvelle
on amène les index au contacù du mencure à I'aide d'un
aimant.

l0. ugages des thermomàtreû.


des instrumente d'une - Les
utitité indénia,ble
thermomëtree sont
dans toutes les bran-
ches de l'a,ctivité humaine ; la tempéra.ture â, en efret uno
influence considérable s*r .n très grand nombre de phénà-
rnènes et sa corrnaissanoe permet de r'éaliser d'heureux-effets.
La culture des plarites délicates €n serres, l'élevage cle ln
basse-cour, la fermentation du vin et du cidre... ne se font
dans de bonnes conditions que dans des limites assez étroi-
tes de températures I Ie thermomètre nous anpara.ît donc
comme un auxiliaire préeieux de certainer catégories d'agri-
eulteurs.
Pour I'industrie et dans les la,boratoires, ls thermomètre
est.plus indisp_ensable encore,; il permet de régler Ia distil-
la,tion des Eoudrons de houille, dei pétroles. des liquide,s al-
eooliques,: il sert à régulariser Ia marche de certains'fours
in{rrstriels (fours à, verrerie et fours à porcelaine) (r).

(1) Il est bien évident _que pour mesurer la tempriralure des fours qui
dépasse couramment 1.0000, on ne peut utiliser des thernionrètres basés
sur la dilatation des liquides, ou' même sur celle des solides, 0n a rc-
cours dans ce cas à des phénomènes optiqueè ou électrjques.
cglt,,run 19

mèdecine eù en hygiène enûn, le themomètre


permet
ho maintenir une
soit de suivre la fièvrr-' cl un malade, soit de
ternpérature convenable da'ns les charntrres'

II. -. Ériios QUAfiTrrATrvE DEs DrLATÀTroNS


L',exis-
1t. Mesure de la ditatdtion lihrlaire des so'lides. 3) -
tenÀ du-phén"**. SZ"éral de dilat'atipn ($ z ef' noue a
*""i"g Ia pos.ibiiii6-a'upprécier les variatrons de tempéra-
toru "tt delrés """Jist*a;J. Nous pouvons-done maintenant
*Jt-riàe -qu'antitatii'e
entreprendre du phénomène, c'e'st-à-
"".
ciire cléterminer comlnent s'accroît la longueur ou Ie volumc
;\,; ;;;t* io**qo'on élève sa' températuro d'un nombre connu
de degrés
I-o pyromètre à cadran (fig' 1) nous donne une idée de la
n",î*, de la dilatation linéaire'tl'une barre, mais nc permet
de I'allongctnent que
qu'une mesurc trop gru*sière au":si |tif"
subie' Pour mesurer I'allonge'
de l'élévation .Ic-i.tipératlrl'€
;;;t J',;ne règl* avec' *ne appi.xitriation s'ffisante, il faut
u*piov*" a*t -àes beauôo."p pltt*, perfectionnés' sus'cep-
"ato""gi"t:;"
iifrîo "pp"*eils rrariations'de longueur inférieures à
un dixième de millimètre' Ces expérie,nces n€ se font guère
à Bre-
;;,a;--i;itroo inl"roatiooat des poids et mesures,
ùeuil.
--
ntt principe, on pla'ce la barre à étudier dans une auge
renfermant de I'eari à une températur_e. invariable -
et par
âvec un mètre étalôn on détermine sa longueur
On peui-alors répéter les expêriences suivantes :
"o*p""u'ison
exacte.
to On nlesiiro la lcngueur dc la règle à 0o (en plaça'nt
dans l,auge de'iu, gtu."'fondantæ), p"i{.amenant successive-
rnent I'eau à 10o, ;0o, 30"... 100"; oï- aet91.1nine lcp allonge-
près.
mcnts coffespondants à un centième de milliDrètre
fiupposons qoà I* règle soit en fer et
mesure 'exactement
t ilètre à oo ; on trottvc :
mm' 12;
Qu'à 10c sa longueur a augmenté de0 0mm' n" 2x0't2;
ô;'; zûo ** longueur a a,ugmentÉ {e ?1
à0" sa, longucur â augmenté de 0 mm' 36 ou 3X0'12;
ë"'a, I mm' 20 ou 10X0'rZ
drr'à l00o sa.loigueur a augm€nté dâ
La comparor.ào"a. ..5 ,roilbres montre que la dilatatlon
firr6"ir"-aà la barre obéit, à une loi très simplo :-tr'al,Iongememt
iii ireort,ionnel d l,êléuation de temTtérature. Nous pouvons
20 pnÉcrs or fsysrcut

en conclule qu, â chaque degré correspond ur ailongement


consta.nt, dont la valeur est
0 rnn 12 : l0= 0 'Dn 012.

_
2u R-épéùons les mêmes expériencæs a,vec une règle de fer
deux fois plus petite; pour une élévation de trirpo."t"[
de 10o, nous constatons qÏe I'allongement n'est plus que de
0 nm 06, c'est-à-dire deux fois plus petit que dais le ôas de
la barre de 1 mètre. Il faut donc en^conclrir€ que : pour une
même éléuatiorz, tle tempé,r'ut ut.c l' allorgem,ent àiuncT;;r; ;;
ler est .proportionnel à la longueur d,e ce,tte bat re. ce ré-
sultat était à prévoir, car chaque centirnètre de la règle su-
bit un allongemcnt piopre et fallong"*u"f toîut observé est
la somme ds tous cçs âllongements lartiels,
Enûg_,.or.comparant leJdiratatiôn* q"" subissent, puur
. 3omême
la élévation de température, différentes règles a, *orn"
longueur mais faitos de métaux différents,- on- constate que
la dila,tation dépend de la substance : le zi.rc, par exemple,
se dilate plus que le fei, cerui<i plus que .Ie platine, d"",
lcs mê:res ccnditions.

tz. Gæfficient de dilatation linéaire,


- rl
qui. précèdo qu'une règle quelconque est caractérisée par ce
résulte de
i'"c--
croissement de longucirr que subiï chaque .*"ti-ai."';
on élève sa, température de I clegré. a";;d
Le .nombre qui mesure en centlmètres cet arh:ngement est
ce. qu'on appelle le coefficient de dilataùion linéa"ire de l;
substance dont est faite la règle.
Ngus dirons que lo cocflicicit rle dilatati.n linéaire du fer
est 0,000012.
Nous verrions^de mêrno que celui du laiton est 0,00001g, ce--
lui du zinc 0100008, etc. -
Application numér'ique. à chercrær la longweur à
- lusoit
70o d,'une barre de fer, d,ont l,onEueur à o; iit a, â-à. ro,
sachant que Ie coef/icient de clilitation clw
0,000012.
ler est éil à
D'après la déûnition du coefficient de dilatation linéaire.
tne barr,e -de f.er mesurant 1 cm. à 0o s,all,rog" Ju 0 cm. 000019
I,orleu'o1 !1 oorte à'Io. pour une élévatioi aà température
9_u,J0",
I'allongemeut de cette baro do 1 ,)m. do lougîo,;;;
rart ;
0,000012 cm. )<70,=0,00084 crn.
tËALtiûÊ 2l

Et I'allongement' d'une baro de 350 cm' serô :

, 0,0084 cm' x 350:01294 cm'

La longueui à 70o de la barre sera donc :


350 cm+ 0,294 cm:350,294 ctD'

13. Representatioh graphique de la dilatation lin'éaire


subis
d'une bârre. - L'eiam-en attentif des allongements qui It!
;;; ";-règle et, des variations de température
J*iuoJproiuits nous & concluit à une loi'simple ; la rep-ré-
;;;1i";.graphique des expériences effectuées va rendre plus
frappante la simplicité du résultat.
Tïàçons à cet deux droites rectangulaires OT eb
"ff"t
oi (r), I'une correspond' a'ux tæmpératures et I'autrehori- a'ux
Jltràiio"s do la bar-re de I m. ($ 11). Sur la lign_e tem-
zontale OT convenons de reorésent€r une variation de
p"rui"*r do 20o pa,r une_ Iorrgueur de I centimètre et sur la
ierticale OL conienons de rqprésentær une variation de lon-
gueur de 0 mm. 1 par 5 mp. ce,ci étant, pour représente.r
ioo sur J. graphique (Ia troisième par exemple),
"*périence
nortoni sur oT une longueur oT, de 15 mm r€présentant
ir.ne va,riation de température de 30o et sur OL une longueu-r
OL, de 1g mm. reprecentant l'a.ugmentation de longueur de

Fig. I
0 mm. 36 de la barre Produite Par cette élévation de ternPé-
rature (tg. e). Les ParallèIes aux axes m€nées Par T.'et L,

({) L'horizontalc 0T s'nppclle arc ,Jes abc#s&r ,' la verticale 0L, ale
des ord,onnées.
Vt l,trûcrs or luysrQuij

se coupent en un point.a, qui est Ie point représentatil de


la Bo expérience- En joignunt lr* poi.rts À, A;... A,o, *orrus.
pondant aux r0 expéri.nc". effectïées, pâ;
régulière ele possibre on obtient t" gi":ir,iqi"'"ir. rig.ïu uu*i
tion de Ia barre en fonction de fu t.*p?,""Ë**. a" la dirata-
No's constatonl gue ce graphique eit- .,n*- â"oite
corrpspond à. ce rés.ultat_simple q'à r'altongenxent de et ceci
est proportionnel à I'éléuation de tempjratwre qu,,on, la burie
tui
fai,t subir (Z).
.
Dn r-eprésentant par des graphiques analogues Iss dilat&_
tions de différentec règles -atârri,j";
r€s ne dépassant p3.s à 3000, on trouvjil;'d"s
températu_
? dqs
plus ou moins i-''clinees ,u* i'"*" horizontal i it rignee droites
en conclure que la plupart d,es corps soridei tse
faut donc
lièrem.ent l.orsqu'on lei. ch.antffe, rt"ilà"à"*."i Luu,r"g ;;g*
a;,tai"ii
proportionnel à ra variation de tempérà'tur. étant
"o""*rpondante.
Dilahtion cuùique dec solid€s. considérons
ta. -.ro." -I"":
un
cube de fer dont les arêtes ont exactement t a-
guenr à 0o. Elevons sa températrrre de ro; la long"u"r-
au
chaque arête devient. r cm. ôoootz ; àt lo le'volume du
cube
egt donc

lr,OOOOtl).:1,000036 cm'
un cube ds I cms chaufié de ro subit donc une
fer de
ment'ation de volume de 0 cms 00o086 qui represente par aug-
défi-
nition lo coeflicient de dilatati_on ,io;quJ à;;"
eoef/icient est Ie triple dtt,.-coellir:iert a" â;ùi"'tionmétal ; ce
.

du fer. ce résultaù et d'ailreu absorume"i'gZ"g"ur. rirtéaire

ATtplàcatiort numériqu Sachant qu,une baguette


de
verre de I mètre de long-ueur à 0o à uno to"g"r".
de rm.000g
ifaitJoo:, on demande quàile est à bOo ra .upi.ilJ d,un bailon
du même ve*e ei dont Ie volumc i"#;;;ist de r litre
et,demi à oo.
,ïItg0 baguette de r00 cm. portée à r00o subit une dilaùation
cry' 09; I cm' ctrauffé de 1o subira une dilataiion
-de
10.000 fois plue petite; le coefûcient de dilatation
linéaire du

(?) 0n a en effet sur la figure .toute


nne sirie de trianglcs semblables
à oA. T3.
23
CIIALETJR
coefûcient de dilatation
rerre est donc égal à 0,0000e'. Son est donc éga't à 0'00009?'
cubique, trois foîs plo* grand
d'un bal
in:terigur
Or nous sa,vons ($ 2) que le "of"À- de'ls substance dont iI
lon se diiate "ori*ï s;it eiait.19*lri
-;iié";it"n de température' cha-
est fait, donc ;ï; à;;+ 0 cm3 0Û00271 pour 50o
que centimètre àube auginentera de unc dilatation de
on anr&
d'é-lévation eb- pult" 1'500 cm"
0,000027 cnir x 5ÛX1500 =2't'25 cnta
sOo est clonc de I litre 50? sensjble-
Le volrtme clu liallon à
ment.
totidet' -
10. Applicatio.nr divcrl-tl..LT dilatatione,lP
po* les r'oiides principale-
On ut:'se ta oitatation éprc.o"J't fer-
Uiitqu;"" charron veut'cercle
ment dans le cerclag.e des 1ou"' c!11ner le
rcr une roue dc voiture' ir """ioi*î"t'par do t'- rcfroidissant'bois Ic
cie fer et le p"* i"'-qu'il.est *iîJ";"*t'
"rto"a' a' la roue de
cersle' unies' Le
dont il"urr,.rintieni-les différ"rt"u-pitc** fottement
"not'ult"-"1=*ahèt" en fonte
î"tt at wasons
bandace a'""i""'"q;;" ;1;+ i;
;'*?î:u,$ "fJ
î, i; #:îi J ::iiif," n t .rl ]'l ?""" ; n 1'
u r
: : : étant' consl-
les forces mises en ieu
duire des effets i;;;";; en particu-
clérables. poor' ifi"""ilt"i*ti"".-*Ziuttiqo**, 'de
c:s dilatations
lier. il faut tenir le plus sro*Ï "î*pt" --étit** défo*mations'
et prendre aeu*ftAc*'it'ionJ.poî lI-":^,
pourraient' produire'
voire même tes arrachemænts qu'elles
. ôiù; clers exemPles usuels'
chemins de fer qui sont' en
1o On laisse ent're les rails de les déf crÛretions de
apier un int'eruorit suffisant p;"Ï;-t-;
à*-u" produire cn été si les
voiee qui no *ioÀt""uient ,pàË
i*ir* giuiu"t Poséo au contact I
dila,tation des tabliers
zo pour ra,isser un libre_ jeu à ra
des ponts *st*iiiqî;,.;;, r*i"lt-p?;" i de fonte scellées
leurs extrértrités
tur dee galeta qui roulont sur-â"t itu'q""t
dans la rnrçonnerie'
les toitures ne sont
3o Lee feuilles de zinc qui recouvrent
poul permettre la dila-
clouées quD sur un d9t leurs bords
oa
tation eù éviter les plissements- eu éié, les
arra,cbementa -
hiver.
24 PT,ÉcIs DE PËYSIQI:E

4o Les conduites aérienne.s d'eau et de gaa qui sont expo-


ndt:sà des variations assez considérables d.Ë fumpérature dci-
vçnt pouvoir s: dilater libremcnb. Tantôt ces cônd.uites pré-
iicntent des emboîtements munis de prcsse-étoupes, tantôt
tcs divers- sesr-neqt-s sont reliés par dei parties -souples en
forme de boucie (ûg. t0).

l ig. t0

16. Dilatation. tfee


.liquidee.. - ou définit comme pour les
solides le ooeffrcient de âilatation cubique à;,ro'Hqoide. o,.,est
l'accroisrcmcnt d'e oorwme, éoarué i"nt;^"lres cubss, qu.e
swbàt I centimètre cwbe de ce r,itluid,e"*pour tr,rle éléaation d,e
températwre de I degré.
on peut déterrniuer ce nornbre à r'aide d,un appareir ana-
logue à ceiui que rous a,vons employé po"î-**rtre
dence Ia dilata[ion des riquides (ris.- s): s;p;osons en évi-
le volume du balron à 0o €t empro-yon; connu
pour ti,riu grad'é en
aentimètre cubes. ";
;";ifr"iu"t a, dilata'
détermine""l;
tion. de I'aleool., pa.r-exemple, versone une
de c€ liquide da'n-s r'"p-p-ui*ii ut, ob*"*o,certaine quantité
î"ni,.ea' qu,il
atteiut dans le tube, quand tu b-"rlÀn
gllce fondante; soit par ex"mplu -sôb ;"pi"orrge dans rn
-"Ltffii"., c*bes ',e
volume, à oo, de I'alcoot
Plongeons. alore le ballon "-pioie.
â-i." de
pre, er observons Ie niveam ed;int;;;l,eau à
g5o, pnr erern_
tatons qu'il affleure à la divisio n 520. IL-i;i. N.us con'_
500 centimètres cubes d'alcool a 0", placés
rJ:,.,ns un" ballon
lbo, pi.o"""t
de verre et nortée à
de b20 centimètres cubes. 'F"iîite, aorrô urr-rotu-, apparent
re coeffic,ient de dirata_
t'ion appwente de l'arcool, q"i Àt t,*rroi.ruÀLï
pour I centimètre eube et pour 1 degré, volumed.e
,uiï-,""*
91 :(500x35)=0,00p43
En réalité, la groduarion portée par le tube
voluruer du ballon jurqu'aux difié;;t;'rriiËî indiquo lcr
0o; mEis ri
EUAIEUR ,,t

tupCrieure. à 0o, !-bilifl*::'l,,lit"it"é i:


t! t *parâ,ture æt ;;i-;;iii*r''""*
ir, ï"""ffi";;.Ë" vorumes lue Eur Ia
^^ Ài
;li i"ïff ] ;;
d i"n *
o-., p B n'
oso-rt
u uP
:
p
!S ll: i",
-.q
-uï
I
L, i'"*,*T
ff#Ë,i# b;rË" ;iài" "i L coefncienr .l: +iti?*il'
;iH"ï;âi #';î;;rJvÀ-Àiô,ôooozz, .Ia capacité du banon'
i&d;t t* diuiuioo ozo, à 35o, est égale à
cm33
b20 cm; + 0,00002? cm'lXgtr X520= 520,49

Etdèslorcl,a{.ÆroissementréelduvolumedeS00centimè.
tres cubes a'u,tcoI] ;;;;é" de 0 à 3ôo, egt {t 2-9 cm3 49' Le
,-oïlil;ri"nt d,, â)ititot;o,, arai ou absolw de I'alcool Êerâ
donc :
20,49 : (rOoxer) =0,001170
nu"
Ilentarque I. - Si nous noue reporto-n1 aux résultats
r"ériô;;-: l"ooug* precédernment', pour I'alcool'- nou' voyonl
que le coe.ffic,ierti a" a;mtaûiom abiol,w de I'alcool
(za=0,001170)
urf esat i-lu. **mo du coellicient dz dilatatiom apporente
(a= 0,001143) et du coeffrcient de dilata,tion cubique du
;;; du l'"orr.loppe (K=o,oooo27)'

1?. Repréoentation _graphiqug des dilatatiohs des


solides
q"i qu'il y a'
et.d's liquidcsl--- d" précède tpus-.montre et la dila-
liquides
;i"bei" ô*pfAi. entre ta ailatation des
tation cubique des solides : le coefûcient dc dilatation
de
absolu
dilatation
ci iiir liquicie .$e clefrrrib comnc lo cbcfficient
cubique d'un solide.

Nous llouvonB d,onc cor:lïl&::eï-lcs deux phénomùnes en les


représenianL sur Io m0rnc- g'raphiqrio -(fis' .11):. Prenoûe un
.uiiti*ctre cube dulcool à r-l' et cËauffons-le. .L'alcool v& ôo
2É pnÉcrs DD prvsroûb

dilatnr of pour représenter ectte dilatation, nous porteroh$


en abæisseg les températures et en ordonnées les augmenta-
tions do volums successives. Nous trouvons que la courbe
est trèe seneiblement une droitæ, c'est-à-dire que les aug-
montations do volume oont, proportionnelles &ux élévations
do température. C'est pourquoi noua a,vons pu déûnir le
coefficient de dilat.ation de I'a.lcool comme étant I'augmenta-
tion de volume de I cm3 d'alcool quand on l'éc[aufiait
de lo.
si I'on répète la même expérience av€c un centimètre,
cubo de fer, on trouve dcs resultats analogues; le graphi-
que est encoro une droite, mais ello est bien au-desrous dô la,
precédente parce que le' fer se dila,te beaucoup moins
qne I'alcool
_ Pgur le mercur€, on trouve une droito comprise entre .les
deux precédentes. Pour un écha.ufrement de bdo,l centimètre-
cube de mercure s'accroît de 0 cm3 01, l eentimètre cube de
fer de 0 cm't 0018 et I centimètre cube d'alcool de 0 cmr 06.
Ilernarque.
- Iresmis
cutriques, si
bien
résultats simples relatifs aux dilatations
en évidence, par la représentation
graphique, ne e'orrù rigoureux que Ji res interoail"* de tom-
péra.ture ooneidérés sorrt &ssez restre.ints. Dans c€ cas seule-
T*qt la ligne représcnt;Ltive rle la dilatation du corps est une
$rgi.!e. et. I'augmentation do volumo étant pt"poitiooouità
à l'élévation de tempéretul-e, on peut cléfrnir ^ tt utiliser le
coefûcient de dilatation du eorps.
au delà d'une certaine ùempérature, la corrrbe cesse d'être
assimilable à nnc clroite, la dilatation devient irrégulière
et la définition du coeffrcient de dilatation perd son "sens :
e'egt ce qui arrive dans Ie cas de I'eau. L'étuâe cle ce liquide
va nou,s mettre en éviden'ce un€ anomalie curieuse de sa dila-
tation.

18. Dilata'tion anormale de f'eau. Rernpliss,ns d'eau


eolorée un petit ballon et fermons-le avec un,iouchon dans
lequel passent un thermomètre et un tubc de vcrre étroit.
supposons que le thermomètre indiquc, une température d.e
15o pour I'eau et soit a Ie niveau auquel clle s'élèvs dans le
tube (fig. t.2). Entourons le ballon de glace de manière à dé-
terminer le refroidissement de l'eau; le niveau baisse
d'abord assez rapidemenû, puis vient se fixer en B lorsque
le thermomètre est, aux environs de 4n, il se met ensuite à
' CEAI,EUR 21

remonter légèrement jlrsqu'en C, lorsque la ternpérc'ture


de
I'eau pa"sse de 4o à 0o.
En négligeant les variations de volume du ballon dans
."itu **iérî*rr"., o" peut dons dire qg'e+ se refroidissant
p"ogrur*ivement locau commence p?t a1fi","'ti de volume'
se comportant, alors comme les otttttu liquides, mais0o, ce
qu'à
pl"lit àe 4o I'eau se rlilate e?t. se relroifissont iusqy'àprodtrit
ô"i *ut exceptionnel. Une élévati,on de température
les mêmcs phénornènes en sens lnverÛe'
C'est done à 4o qu'une certaine mâsse dteau occupe le
plus
petit volume qu'clie soit susceptible d'occuper' Les varia-
iiorr* de volurnl éprouvées par l'eau au voisinage de -4o
f aut des
sont du reste extrêmement f aibles et siil I'on
mesures très délicatc.s pour les déterminer. lTgnd
fa" e".rrtple 1 crne d'taï à 4o, on' trottve qrr'elLe se clilate
^qu'on
loujorrrs, la chauffe ou qu'on la refroidisse' A 2o' son
volume est Ie mêm.e qu'à 6o et la valeur commune est\ de
i cm' 00003; de même à 0o et 8o les volumes sont t'ous deux
tgr.r" à t cm3 00013, à 10o le vcrltrme est de 1 cm3 00025'

Fig. 12 l; 1' lli

Pour avoir lc graphique de ces expérienoes, nouÉ porte.rons


sur 1,axe horizon"tal- OT les tempé"u1rr""*, dt'-ux dogrés étant'
représentés par une longueur dL I cm' et sur I'axe verti-
.u,î Oy la différence entre le volume de l'eau à Ia tempéra-
fo.u a. I'expérience et son volume à 4o, une variation de vo-
lume de o cm3 00003 étant représentéc par 4 T*' (frs' 13)' En
effectuées
làit"a"t les points représentrtifr des expériences
L 0-o, eo,4o,6o, èo, l0 (A, B, C, D, E, F) par une ligne', on
voit que la'courbs descend de 0o à 4o, accusant une contrac-
tion, pour remonter ensuite lorsque I'eau^se.di,late. Le graphi-
au-dessus de
àuu'piofà"gg, S"âr* â dur expériences effectuées
iiJ ào"t"""r*if qr,* la courbo so rapproche alors sepsiblç-
28 .PBÉCIS DE PEYSIQUE I

ment d'une droitel ce n'est donc qu,au-dessus de l0o et on-


core en se limitant à de faibles intervalle,s de températuro
que I'on peut définir un coefûcient cle dilatafron poir" l,eau.

_ 19. Maximum de densité de l,eau. Son importairce dans


la nature. que le ballon a" r."iJri;;;-p;Aa:
- Slppo$ons
donte ait une dilataùion négligeable et que tË volume* inté-
rieur _jusqu'au point cle n *"..,"" cxactement 1 li-
"*[cù
t,re.: la quantité d'eau qu'il renfermc a clonc un volume de
I litre à 4o centigrades - et pèso exactement r kitogramme
($. 49).ce kilograrn-me d'eau rorsqu'il est porté à une ûem-
pérature quelconque, occupe .,n oàlo** u,,ié"i*ur à 1 litre.
Donc c'est à 40 que le volume de I litre uùitg au repère B,
contient-le, poids.d'eau le plus grand. on traduit cÀ résr,_l-
tat en disant que I'eau présento un maximum de densité
ù, 4" ($ 64).
Urre expérienco a;ncienne duc r\ rlo1.c rnet en évidence ce
maximum de la densité de I'eau. un èprouvette à pied re,rn-
plie d'oau à tbo environ laisse pu,r*.i deux thcrmomètres
horizontaux t et t'. Entre les d-*r,* est un manchon de
euivre que I'on remplit cle glacc pilée (fig. r+).

Fig. 14

Les doux nnarquaient primitivement rbo,


thermomè-tres_
mais bientôt on voit' le thermomètre t' dlscendre parce que
I'eau en se refroidissant au contact du manchon devient,
plus_-densa et tombe vers le fond. t' arrive à
{narquer 4o,
ùandis que ù etù toujours aux environs de t5o. A pirtir àe
cs rnoment le phéaomènc ehange complètement d'aTlure , i,
CEAI,EIIR, 29

rest€ stationnaire à 4o ct t se mct à baisser rapidemerit et


ûnit par marquer 0o. Pendant cettc deuxième phase I'eau
voisine du manchon refroidie au-dessous de 40 eù devenue
moins dense que le's eouches inférieures à 4o ne peut qu'e
monter et refroidir les couches supérieures. Finalement,
lorsquo l'équilibre est établi, I'eau à 0o surnage l'eau à 4o :
elle esù donc moins dense.
L'expérience de'Hope est I'image de ce qui se paÆÊe danE
la nature. En hiver, Ie fond des laos a, un€ températ'ure
toujours voisine de 4o; ils so refroidissent un effet' par la
surfaca et les couehes alourdies tombent au fond. Cee mou-
vements vers lo fond s'arrêtent lorsque la totalité de I'eau
est à 4o; les aouches supérieures qui so refioidissent alors
restent à la surfacs otr elles ne tardent pa,s à se congeler.
II résulte de cette propriété particulière de I'eau què la
congélation drrs la,c et des cours d'sau tranquilles se trouve
retardéo e.t que les poissons peuvent aontinuer à vivre en
hivor dans lea couches inférisures à 4o au-dessous de la eou"
cho do glaca.
30 PRÉCIS DE PSYSIQU-N

CHAPITRE II

CHALEUB CALOBIITIËTRIE

ec. $ourcec de chalcur. un foyer de eharbon, la flor'mc


d'un récbaud à gaz éIèvent- Ia température des corps avoiei-
nants. on dit que les corps tfohauffés out it,çtt d,e la chaleur
et on do'nc' le nom de sowrce de chakur au foyer et à la
flarnme.
On peut classer ces soprces de le façon tuii-ante :

Lo Sowrces clr,inui,rlur:s de chaleur. T'us les combustibl€t


(bois, charbons, coke, gaz d'eclairage) - fuunrissent de la cha-
leur en brûlant eb cctbci chalcur ,l.to à la combinaisou de
ces çorps avec I'oxygène d.o I'air."si
- liouuc€s
leur;
les rangeons dopc dans les soùrces chintirlues de cha-
sourctls s.nt d'une importance considZrable a,ussi
bien pour le chaulÏage industriel q'e pour ie chauffage
domartique.
'on peut faire rentrer dans
cetbe certégorie les êtree vi-
vants, car la chaleur qu'ils produisent et qui rnaintient leur
température constante est due à la combustion lente de ura-
tières organiques pa,r I'ox5'gèrre cle I'air respiré.
2o Sou.rces élect.rtques fl,6 chuleur. ûl c,onducteur
traversé par le courant électrique devient- Tout,un€ sourcê de
chaleur eù l'échauffcrnent clu fit devient surtout sonsible
quand le fil est très lin : il peut alors commê dans le cas des
lamvtes à ùttanrJescerùce devenir lumineux et, sa terrrpérature
atteint_ près de 2.000o. De même l'arc él,er.trique jaillissant
entre deux charbons dégage uno quantité énormo de chaleur
qui permet d'atteindre avec le dispositif du four électrique
une températnre de 8.500o, la plus élevée qu.i ait été rdalisée
iusqu'icr.
ôÊAt'tlfl l,t

3u Saurcer mécanàques de cln'letn. * Le frotternent dégage


cle la chaleur. U'eit airisi qu'en frottant, énergiquement' sur
f" t"Ui" "n objet métallique, il devient brùlant I on a créé
de la chaleur en dépensant du trava.il, réalisant une Éourc€
;é";tq;; de chaleirr. De telles soutc€s sont, peu utilisées
et, I'on a plutôt
-des à lutter contre leurs effets. c'est ainsi que
les pièces machines, les essieux des roues des _wagons et
des voitures pouvant produire un dégagement' de chaleur
considérable dangereux par un frottement prolongé, on
àtit po"t "t
atténuer ce frotiement et l'échauffement qui -en
,J."ft*, graisser soigneusement lcs parties en contact des
-
orga,neË mobiles.
ii Utrotewr solaire. * Mais la plus intcnse et la pltl utile
cle toutes les sources de chaleur est, certainement le soleil, qui
i"diupensable à la vie sur la terre. La, chaleur qu'il fgoT-
nit est in"ompurablemenÙ plu.s gtande que celle engendréc
"Àt
par
- Ia totatité de nos foYers.
Ây""t énuméré les principales sources de chaleur, nous ai'
lons voir comment la chaleur qtt'elles- produiSent ee trans-
met â,ux corps voisins qu'elles échauffent'; puis nous cher-
à évaluer nurnéricluement, ces échanges de chaleur.
"hurorr*
I. -- PRoPAcATToN DE LA CEALEI]R. _ CONDUCIIBILITE

21. Transmission par conductibité. - êqrduË-tibilité


deo golides,, - Tenant, à la main une' dcs extrêmités d'une
tis* d" cuivre, plongeons I'autre oxtrémité dans de I'eau
chau6s. Nous coirstai"os que la barre s'échauffe progressive-
ment,, la chaleUr se transmettaDt ds procho en proche à tra-
vers lo cuivre''
Nous dirons que ",,^ lo ^h:r..lerrr s
la chaleur s'est propagée ptâ,r conducti,-
lti,tite dans le .r,irrr= et que ce dernicr est bon condustÆur de
la chalerlr. t
l-r.ur les solides ne sont pas dgalement conducteurs. Ré-
péLn. en effet, I'expérience précédànte avc une règle de bois;
nous. ne constatons aucun échaufic,ment dans la partie 4" lu
;;i; ù*r,,.u à la main : 1o bois est mauvais condueteur de la
ciraleur.
I)e toue les corps, ce sont les métaux qui conduiÈent le
-cotps suivante de
mieux la. chalerrr. L'expérience due à Jngg-n!gu.2
p,,"*"t cle classer les par ordro conductibilité'
Ït*n, r,.no dt',s 1:arois d'unâ cuve rectangulaire sonb plantées
'J2 .pn$ors DH pfilfËtQt Ë

der tiges. dale I'ordre suivant : argent, cuivre, Ctain,


vêrre' bojo $g. t5). on plonge touies cee tiges'dans zinc,
bianche fondue, poif, loriquJra eire *rt uoiiJing*, ra ciro
o"
do I'oau bouillante dans la cuve. on voit ù ;il fondre u"rui
surface_.des tiges, d'autant prus rapidement à la
gu€ur j'""!""-t pl* grande qunelles conduisÀoi
*i-*o" une ron-
leur. sur Io bois et sur le ï*"". Ia fusion a *i*rr* î; ;h;-
lieu sur une
longueur insignifiante, et on constate que l'ordre dans
lequer
les corps ont été énumérés est préciËémenu
conducbibilité clécroigsantc. "ùui ;d I"*

I,'ig. 15 J.is tti !.ig. i7


.
22- Applicatioirs de ta conductibilité des sblider.
.bonne condu,ctibilité de certains - La
métaux usuels et particuliè-
rement, du cuivre, du fer et de I'aluminium est employée
dane les chaudières et les ustensiles de guisin* pour'uoïi"
une bonne utilieation de Ia chaleur d.u foyer.
L'usage des ùoiles métalliques repose égalemenù sur ls
pouvoir canducteur des métaux. En- plaçan-t unu de ces toi-
Ies au-dessus d'un brfileur allumé, etie ne se laisso pas tra-
verser par la flam_me (-tq. 16), car elle abaisse suffisâmment,
à cause de sa conductibilité, 'la temp'érature des gaz combus-
tibles qui so-nt passés a*t-deu*os. Ces toites eont utilisées
dans les laboratoires pour répartir la chaleur autour des
ba;llons et dans les lampes de sûreté des mineurs, inventéea
par Davy. La flamme de la lampe (fig. IT) n'est séparéo do
CEALEUIi 33

I'extérieur qu6 psr un manchon de verro currnonté d'un


manchon métallique; s'il y a du griso'u dans la m.ine, une
pgtile explosion s€ produit à I'intérieur de la larnpe ct
létæint san$ se propager à I'extérieur.
On utilise la mauvai5s conducbibilité du boie en garnissant
les ustensiles eb instruments qui sont chauffés, cl'un m.nche
de- bois (casseroles, fers i.t, soudrr, fer à frieer, firéières et
cafetières nrétalliques).
Remn.rque. La, conductibilité bonne ou mauvaise dtl
elolides pernaet d'expliquer les sensatione ditïérentes éprog-
vées lorsqu'on touche différ'ents corp$ ayanû cepenclarit ln
m.ême, température. [.in marteau en hiver parail beaucoup
Jrlus froid ei on le prend par l.r, masse de fo}, bonne conduc-
brico, que par le rnanche, mauvais colrducteur. cela. tierit à,
cjr guo le fer, dont la tcmpérature esù inoins élevée que celle
rle la main refroidit l'épiderme aux points touchés pa. .tr-
lèvement rapide de chalerrr. Les sens;rtions sonù invLrses si
le marteau tout entier est à une tempét'ature supérieure à
oelle de la main, s'il a été exposé à un soleil d'été-par oxeru-
Jrlg. C'est ppur uno raison analoplue qua les paiqueùs de
bois sont moins froids que les cu,""eiu,g"s.

eB. conductib^ilité des liquides. Transinission par


convection. :- Si I'on cxcepte le mercure, qui et urr méial,
les liquides sont mauvais conducteurs de la chaleur. on peui
le montrer très simplement, en remplissant aux trois quarts
d'eau u4 tube à essai et en le chauffant avec un bec Jruneen
au voisinage du niveau supérieur de I'cau, re fond du tur,re
ritant tcnu ir, la main. Lorsque I'eau bout à la partie supé-
rjeure. on constate qu'ellc est encoïe froide au ioisinug* ,l,t
fond.
- L'expérience
journaliàre nous rnontre qu'il est très facile
cle_qorter en assez peu de temps une grande quantité d'eau
à l'ébullition'en plaçant sur un réchaud le récipient qui Ia
contient; ii nous faut chercher une explication de cette pro-
pagation de la" chaleur au sein de la masse d'eau dans- un
autre mécanisme que celui de la conductibilité. NouB venons
do montrer en effet que, I'eau eomme la plupart cles liquidee
conduisait très mal la chaleur.
-
Chauffons par le fond un ballon âux trois quarts rempli
d'eau dans laquells noub avons mis'rrn perr de rôiur.e do bôie.
34 PB,É,CIS DE PEYSIQUE

Grâ,ce à css parcelles de bois nous Yoyons aussitôt un côu-


rant asceudant se dessiner dans la partie centralo (fig. 1S),

Fig. {8
,t
tandis que des cdurants descendants prennent naissanee le
lông des paroie : Iee parties du liquide direc_temenù en con
tarct avec le fond du ballon chauffé par la flamme se sont
âitatgee et rendues rnoims denses ($ l9) onù monté et onù été
remplacees par I'eau froide superûcielle, qui plus dens€ est
descendue pbut venir s'échaufier à son tour.
, C'est grâce à cettc circulation oontinuelle, rendue pgsoi
blo par I'extrême mobilité du liquide, que la maese entibrh
e'échauffe. On donne le nom de eourants d,e conaection, aux
courantg qui prennent naisea,nee daus les liquides chaufitfo
et on diù-que l'échaufiement des liquides mauvais conduc-
teurs se fait Pa,r convection (r).
On utiliec lss courants de convection dans les calorifèrcs
à eau chaude, La chaudière chau.ffée directement par le foyer
dans les sous-sols communique aYec les radiateure répartis
dans la maison : .]e tout est entièrement rempli d'eau. L'eau
chaude monte dans les radiateurs, tubes contolrnés munis
-la grâne à Jeur grande
d'ailettet qui, surface, cèdent^ I?Pi-
dement ele elialeur dans les chambres. L'eau refroidie
dense, redescelcl à la cha,udière, par un aut're tu1'au, pour
venir se rechauffer. Plus il fait froid, plus la circulation
dans les radiateurs est active-

g4. 'Gonductibilitô de I'air. Transmisaion-pâr ratorr


nenrgnt. - L'air - mauvais conducteur qu-ç
est encore plus
it"". n" immobilisant une ctuche d'rir entre deux cloi'
.(1) I,,expérience de IIoF i$ t01 s'expliqrrc égalernent Pîr les courûnts
do convectioq,
cga!0uB

€otls dû ât'rivc à empêcher lee echairges de Ehaleur entre les


rrrilieux séparés par eette double paroi. -
Oo*imcnt exptif,uer alors la ,senaltion de ohaleur éprouvrio
l";q;t; r" pî."Ë àevant un feu de cherninée.duLàfoyer il n'y a,
p* a" de convection et la chaleur s'esÛ

iransmise jusqu'à l'observateur sans échauffer I'air intermé'


"oor"ït*
rliaire, la sensation cessant instantanément par interposition
d'un écran : en dit qu'il y en a ev trunsn't"i'sçion par rav.onne'
"l'oC'c'asion
;;;;.-N;;u u"t""t de revenir ,Ëur ce troisième
;|ji a" pîrp"S"ti." de la chaleur et nous étudierous cettd
ehalewr iuUinËint" *ulo la lumière qui I'accompagne quel'
quefois ($ 188).
Pour l,instant, borrons-nous à signaler les applicatione de
la mauvaise cônductibilité, de I'air'
--iÇ;g;
deg cloisons doubles, des doubles. portæs et des dou-
feriêtres, fréquent dans les pays froids, en eet un pf€-
bles t;;;;pt;,
;i;" ie mtt*lus d'air intér1iosé -e1npêchant la cha-
leur intériâure des apparteruents de se dissiper au dehore.
-ôutt*
mauvaise conàuctibilité explique égatrement I'effica-
cite.d.es corps û.lamenteux (laine, 9let9r plumes, fourrures)
pour ooo* !"otéger- oontre Ie froid; . ils emprisonnent en
Ëffet entre léurs Érailles une couche d'air isolante. IJne eou-'
Vurtot* de laine n'est pas cha.ude par elle-même, mais rend
âliÀ"ir. iu po**uge de la, chaleur d'une faoe vers l'autre I ello le -
eert, aursi bien à" se protéger contre la cha,leur Qug contre
t*ia. ô" "ott*"iu", Ën *ffit, de la glacg en I'enveloppa'nt
-chaleur extérieure gui la
do
iai"u, la protégr"ot uio.i eontre la
. ferait fondre.
Dans 'l'industrie frigoriûque, on ontrefose de grandes .
quuotite. du glacc ou de matières' alimentaires gelées en
Joo..tit"unt lei *"tt, le plancher et le plafond d'une ét3nt dou-
fi;;i;il;; l;ir,tàriu"fle cJmpris eotre les deux pp,rois.
ô;i d;;; feutrage qui ret-ient une grande ma6se d'aii im-
mobilisé (liège, tourbe).
IrA mo,rl'rnôte' autornaûir1ue, dita ma,rnite naraégienne pro'
cède du même principe.* ItrIIe permet d'opérer la cuisscin do
ia oi*nO" ou, di" Iégumee ave. une fofte économio de com'
["-ti[f"- Le liquide de la marmite po:té préalablement
-étant 6,u r'mi'
l-"iUU"ifilio",'u"--l.troduit eælle-cî dans qnei' c1,iss6
iiro' d'ot^ feuirage léger (minces copeaux de'bois,' mor.ea'ux
dc papier froissés, rÀpure de liège), On. recouvre lâ"marmrto
dlun coussin isolant eî du *ot ouËb de la caisse, et'le'refroi'
PnÉclg DE PHyË1QUE

disgement dbant exressivement lent, la cuisson


gré Io cr-'ssation de l'ébullition dé I cau, grâcecontinuc, mal.
prolongé d'une température élevée. au maini;icn

II. c.rlonruÉtnrn

2b. Quantitég de chafeur, * considérons une certaino


m-a's.se d.'ea-t1 .qu?n échauffe &u moyen c{''n fourneflu Èt gaz,
débit rfuulier. S'il.fautcintl rninut.r, pn" uiÀfru, pour queà
sa ùempérature s'élève de re à 60o, ori constatË, en
rneaçant I'expérience-,- q''il faut encore le même tæmpsrecom-
produiro la même élévati'n de terupéraru;--:d"'li"iiô*; Dour
lnasse d'eau. Nous dir.us que res tlttttiitdl,s cle eltuleu'
t-ou..-
nies par lo fôurneau ront lÀs rnômes dans lo.-ù.ii*
.*o.
hii, au lieu de la masse d'eau considtirée. ,ro,,*
deux fois plue gi'ande, il faut, rn *-piuy"nr"oro rrr€nons
111e mêrne
lourneau' chauffbr fois prus longtcmpu pou, produire
$eux
ls, mêmê élévation de. tcrn]é"u-ioru, ." -qu'uo
elyrriuro en di-
sant qu'il faut fournir à la dcuxièrn,: mas.* a-*î, ;;;"
tité do ehaleur deux fois plus 6;rande. ..ù;.
si uous $uppo.ons qu'un aut-re fournes,u lruisse pr-rrter de
-l5 à û0o la ùernpératuro dc
cette deuxième'Àu*ro
cinq pinutes, nous dirous, qu'en,un temps ,donné,d,eau crr
.urui-ci
fo'rnit une quantité cic chale*r cloublà ;; fournit,
rr: premler. "-lr;'que
i:in d autrea termeg, la quantitd de chaleur qu'il faut four-
nir à un eo'ps pour produire une élévation âonnée de tem.-
ptSraturtr, proportionnelle à la rnasss de
-est
p r.ivons donc dor*er les' deux déûnition* ""- "otp*.
Noun
ooirr"ot€È.
lo.Dcwl q.ua'n-tité.s tle chaleu.r serzt_ éçalet
Tuttnd.elrcs Tteu-
t:entvrodtdre l,a. méme éleuation d,e "tem,peiii",r" de d*wn
massëe égalea d.'un. corps.
2a tlne, qwantùté d.e ehaleur est clauble, trzple ùu,,ry autrc
r1-1umcl eile peut Tnod,uire la ntênre éIéuaiior,"** i",rlri,ér;;;:;
d,'une -asse d,euæ, trois lois prut grand,e tru ià"" corps.

26. Unit6 de quantité de chaleur. ;- puisiue


pu déûnir pour les quantités de chaleur t'ogaiiienous avoDs
et le--rap-
pcrrt, nûus pouvonB rtr€surer ces grandeurs,-à condition,
âo
les compa,rer à I'une d'cJles choiJie arbitrairement comme
, c atEtlR S?

ttnir.é, On prend pour unité la quantité d,e cha.lewr qw,il, faut,


fowrnir à 1 lrantm'e. tl'cu,u' lour éleuer sa temTtérut'ure tle rJa
ri 1o; cette unité s'appelle la calori,e.
r)ans certains cil,s, on utilise comme unir-é pratiqiie, iru rieu
de la calorie, uno unité I.000 fois plus grande, ra hito-calo,rre
ou grand,e calorie .' c'est Ia quantité de chary...r :iéccssaire
qour élever, de 0 à I degré, la température de r kilogramme
d'eau. a
Oette détnition peut être généralisée, €t ru, calorie peut
être pratiquement considérée bommc dtant la quantité- de
chaleur nécessairo pour élever de l degré la température dc
I gramme d'eau, pris à une température quelconque com-
prise entre 0 et, 600 environ. ceci résulte de l'eipérience
suivante :
-.Si I'on mé_lange 100 grammes d'eau à +Oo et 100 gr&rrmes
d'eau à 0o dans un vase dont la température est Z0_o, on
constate que la température d.u mélange est z0o. Le vase
étant primitivement, à g0o r-r'a donc ni nerdu, ni gagné de
ch:r,leur. D'autre part, 100 grammes d'eau so.ôont échauffés
de 0 à 20o; ils ont, ainsi gagné une certainc quantité de cha-
leur qui leur a' été fournie par les r00 grammes d.'eau dorrt
Ia température s'est, abaissée de 40 à z0;. Donc la quantité
rto. chq,leur qu'il .faut, pour échaufrer 100 grammes d-'eau de
0 à 20o, est égale à la quantiré de chaJeui per.due per I00
gra,mrnes d'eau qui se refroidissent de 40 à 20o. Or, il est
évident qu'un coqps dont la température s'abaisse de io è zoo.
d,égage une qua,nt,ité de chatewr égale à celle qu,il laut lui
lowrnir pour éIe'ue, sa températwre d,e 20 à 40;. Finalement.
I'expérience'precédente montre que la quantité de chaleur
qu'il faut fournir à 100 grammes d'eau pour élever leur tem-
péraùure de 0 à 20o ou de 20'à 40o est la même. En répétant
I'expérience avec des, masses d'eau égaies, à des tempéùtures
rlnelcclnquel, 9n arrive à une concluiion analoguc.
En particulier, il faut la même quantité de chaleur pour
porter. I gramme deau de 0 à Io, ou de f à Zo, rru encore de
2 à 3o, etc. La deuxième définition'que nous âvons donnée de
la calorie est donc bien valable, pourvu qu€ la température
initiale de I'eau ne soit, pas trop élevée.
Mesure d,'une quantité de chal,etn -- fes expériencffi
nous venons de fa.ire vont également. nous permettre d'éva-
luer uno quantité do cha,leur en I'employant à échauffer une
massc connue d'eau.
3s PRÉÔIÊ DE PgYSIQUtrI

Si la teppératgre d'une malÊ€ d.'eau de 1 gramtîë est aingi


élevge ,le IO à 40o, la quautitê ds chaleur lournie est do
40 l0 = 30 calories;
-
gratlrncs - subissanb la
o'il s'agit d.'uno qlasse d'e1u dO fOOquantité
;ê*; îariation de température, 1a de cha.tour ab-
;;;;; est 600 fois plui grande, c'est-a-dire 15.000 calories' '
D,uno fa,çon lu rluu.tttité, de, chaleur (éualuéc ert
Sénérate,
,otor*i1 "rirTttriée à échawllàr'une 'no'sEe d"eau'o s'obt;'nt ert
nt,ultipliutû la m{rsie d,e l'ea,w échaulfée (éualuée en granÙ'
à"riî", l'éléo*ot,ion de ternpérature d,e ætte caw (éaaluée t'n
degrés.)

27. Analogie hydrarrligue: ;- Lo résultat


précédont noue
montre qu'uîe q*'oÀt;td ttL cluateur et l"éléaati,on d'e tem'péra-
lo"u q.,'-.U* p"ôdoit eont deux grandeurs liées intimement
nettement distinctes et
I,rrne à I'aut.re. Ellee ebnt cependant
âilieir"U l'une de l'autre comme r$e quantite cle-liquide diî-
f,ère ciu niaenu atteint par ce liquide, Jorsqu'on
le veree dans
un'vaso.
--b"it" hydraulique Èe poursuit tlssez. loin : Èi deux
.,r** de"nalogie
sections t*rès diffZrentes, p,seea sur_-la même table,
;;-.;pË, d,eau. jusqu'au mêmc niutaw; il a fallu, pour
;;;rilJ;ee résultat" verser vr.e q'u&'tltité d,'eau bea'ucoup plus
g.rande section qlt.d3"i-I'autre'
;;;;à; Jans l', vese J'*n
de
certain nombrê de degrés la t9m,-
De même pour éiever
euàùr'" A'rr.tu màsse d'eau, iL faut fournir \ne qu'antiië. !'9
cha,leur d,autant plus grande que Ia messe est .plus considé-
rable'
si l,eau n,est pas au même nlveau dansqui les deu* vases et ci
nous les réunissàns, I'eau pâsis€ du vase est a.u niveau lo
pi', Of."g dans I'autre, rnême si- 1e seco'd c.ntient une quan-
iité d'uur. beaucoup pi* gtuttde que le premiet' Dq même'
si I'rrn met en ronfnri de*x mâB*es cl'eau à des températuree
àlfig,u"t"*, la chale*r passera dc la m.asse la plusfaible,
chaude à
ito"ir", *é*o si la ,ouo"o de la prertriÙre t:st très au-
beaueoup moins de chaleur que
A;;i *r ello peut renfermer
i""tr" C,est d,onc la températu,re., et' non Ia, quantàté de
chaleut, qui rèrllB les é'elwnges d'e rltale'ul"'
28. Ohaleurs spéciîiquÊo.. - Si nous considérons maintc-
nnnt deux uu*.*lâ.irtiqiôs A et, B et q'e nous versions dans
CHALEUR 3S

A une oertaine mass€ d'eau et dans B la mêtne Basseseront d'un


;;tr. liquide, Ies niveaux atteints dans les .Ieux vases
diffe"*rrtu. L,Lxpérience suivante ïa nous montrer qu'il y a
.o.or* ana.logid calorifi.que, c'est-à-dire que- l'élévation dc
-produitc par un€ qu.&ntité de, chaleur détermi-
température
née, sur ,rr, A* Â**t donnée, dépcnd de la nature de
oe corps.
--pl"çio* "orp,
su.r cieux .fourneaux à gaz, identiques, 1 kilogramm€
.i'"u,,.,'et 1 kilogra,mme de mercuie, pris Ùous deux à 15o. Au
uo"t de cinq minutes, par exemple, nous.eonstatons queest la
,.*pAr"toru'd" I'eau'*& de 18o;t.que ceire du mercuro
de 115".
II faut donc la même quantité de chaleur pour élever de
l00o la température de I kilogramrne do mercure que _pour
élever de 30 seulement la temp?rature de 1 kilogramme d'eau.
Or, I gra,rF.me cl'eau nécessite une calorie pour que sa- teP'
pé"oiur"- s'élève do 1o; iI faut donc 1.000X3:3.000 calories
foo" éIever de l0u1o la iempérature de Ie I kilogra,dune de mer'
àoro. On verrait du reste, ôo*me dans cas de I'e&u, que Ia
i**rttti dc chalet* qu',il à wne nx&sse d,é.termi'
-fau.t.fowrnir
née d,e ,nc,rc,i),re, poui téciawllàr, est proporti,onnelle à L'ëlé-
aa,tiotu d'e tem,Pératwre.
par suite, poïr élever de 1o 1a température de I gramme de
ilrcrcure, il faut lui fournir ,

' 3'000 : (l'00ox100) = 0'03 calories'


Ce nombre o,03, qui caractérise le mereure, s'appelle sa
chaleur spécilique
Duns fàCon géné*r,le, tout corps (sot,ide ou li,qui'd,g) est ca-
ractérisé po, rà chale,tr s7técof,iqwe : c'est la qwantité d,e cha'
lil'rr rl*'d't laut fourrûr'à-7 gr:atnme d'e ce corpy, pour éleaer
sa tern'pératu,re de La.
Ltxperiunc-r précnedente, Qui uous a donné .la notion de
chal*ur sp'cifiqïê, eet, évidemment, trop grossièro pour - en
;;;"ttr;',r** âét*rnrination préeise i la, ntë.tlrad.e des rnéIan'
yes, trèe souvent utilisée, donno des résultats bien meilleurs'

99. Mesurs dÊs ohallurs spéoifiquec par la méthode de$


*gi"râer. : S"it * détermine" la ôhal"ur spéeiûque du cui-
vre, Pienons un mcrceeu de cuivre (soit 100 grammes sa' mas-
*u) ui po*ton* tc à une températuro de 100o, €n le laissa.nt
uJlo"rri.r dans la vapeur d'"ou bouillante; nous allonp e'm'
40 PRÉcIs DE PIIYsIQUE

ployer ce morceau de cuivro à 100o pour


echguffer une cer_
taine quantité d',.*Ï. A cet effet, plaions à;
mes par exempl'c) dans un vase cy:lindrique
i;;" (ooo gram_
en cuivre .i cns.
19), appelé calorimètre ; la température de l,eau
par exemple, égale à ffit,
J6". Plongeonr ïlot* rapiJement le
de cuivre dans I'eau d' carorimllre. I-,e
th.d;;ltre T qui
est placé' montre que ra température rs'élèr,e, 'locy
par Ëe fixer à 1?o.8.
v' ;tt
v! qu-elle finit
En somme, le morceau de cuivre s'est refroidi cle r00o
170,8 à
9t la.quan-tité do chaleur q''il a
suffi pour échaufrer 600 gram*", à'"u,,, "àu"i;i-*ionaoon6;
io"-Eî2",e.
Pe'r suite r00 grammes de se refroidissant de gpo,Z
dégagent : ",rirr"*

6TOXI,3= 780 calories.

Il est alors évident, qu'en fournissant 780 calories à un bloe


de cuivre de 100 gramm€s, on élèverait sa
820,7. Pour élever de lo la te,mpérature
température d,r
de 1 gramme de cui
vre. it faut donc z

7BC cal. : (100x82,?)= 0,094 cal.

ce nombre rcprésente la chaleur spéciûque du cuivre,,


Ilemarque I' on.-ne peut affirmer que re nombre trouvé
soit très_ précis,- il y à plusi"urs causes d.,erreur
11r
tantes' dans sa déterminatio,. gr u uupposé- en impor- 'que
efreù
toute la chaleur perdue par le cuivrc a eie;;;";, par
|ea,u,
ce qui est inexact.

l" oo n'a pas tenu compte de ra quantité de chareur nécee-


saire pour élever. de lo,S
_la tcrnpé"jt.r"" à" ;"* de cuivre
{ormant le calorimèt1g.' cette. quantité a" chaieur n,est pa.s
négligea.ble et nous ailons voir, dans uppiiàtioo
rique, comment on peut facilernent en""; tenir compte ($ "oil?.
B0).
2a P*ndant la durée de l'expérience, il y a eu des échan.
ges de chaleur entre le calorimètre etl I'exiérieur. pour
évi-
ter a*tant que possible ces échanges, on fait
vaso calorimétrique èn'cuivre a ùr trois^ pointes "*pb"à"''r"
P et on I'entourÀ d'une enveloppe protectric" e de liège
1ng.
liège étant ma*vais condueteur de la ctraieur empêche r9). Le
les
. dEaLrtrÊ 4J

{changes par conductibitité. Le vase àxtérieur B est poli


intérieuremerrt et extérieurement, ce qui élimine en grJndo
partie les pertes de chaleur pa,r ,a,yomàem*nt ($ Zt).

Fig. 10

Itemu,rque I I . La méthode des mélanges, qui nous per-


met de déterminer - la, chaleur spécifique deJ corps, peut-ètre
é-galemcnt utilisée pour la mesure d;une quantité'de- chaleur
d'origine quelconque. on ls'en sert, en paiticulierr en chimie,
pour mesurer la quantité de chaleur dégagée p&r un phéno.
mène chimique, en produisant co phénomène l, I,intérieur du
calorimètre.
. Nous en vorrons également des applications dans le cba-
piùre suivanù.
q0. Application numérique, la chaleur spé-
- Détet.ntin.e.r
eifique de l'argent, sachant qw'zon btbc de ee métal piesattt
\6 11r. 4, et porté préalablement r) tbSo (température d,ébul,-
lition de l'es'sence de térébentltine), se re/roidit jwsqw'à
130,7 lorsqu'on le porte clans un câl,orim,ètre contenant b00
gra.nxrnes d|eaw ct d,ont la températwre init,iale est de 120,5.
Le aase calorimétrique, qu,i est en cui,are, 'pese 4o ora,mmæs.
Nous allons écrire que Ia chaleur cédée par I'argent, en se
refroidissant de 155o à 13o,7, a échauffé de 12o,b à lBo,T I'en-
semble de I'eau et du vase de cuivre.
Pour élever de 12o,b à 13o,? la température de b00 gram-
mcs d'eau, il faut :

1 ealorieXS00x(13,7 12,5) = 600 calories


-
Pour produire la même élévation de température dans Ie
cas du cuivre, dont la chaleur spécitque est égale à 0,094, il
faut :

I calorie x 40X0,094 X\,1= 4,51 cal.


I)onc a76 g.4 d'argent dont latempérature s'abaisse dc 14loB,
cèdent :

600+ 4,5I-604,51 cal.


4ù pnscrs on pnvstQtrÙ

La cbaleur sBéciffque de I'argent est donc dgale à


604,61 : (?6,4.X141,3)=0,05€

Remarqwe. Les nombres precédents montrent qu'il est


indispensable,- pour faire des rnesures calorimétriques, d'em-
ployer des thermomètres gradués en dixièmes de degré.
Pour les mesures très précises, on construit des thermornè-
tres donnant le centième de degré.

31. Résultats des expériehce+


- lmportanoe do la forte
ohafeur spécif ique de I'eau dans la nAture. Lù méthode
des mélanges appliquéo aux solides et pux liquides usuele
p'errnet de dresser Ie tableau suivant dans lecluel les corps
sont classés par ordre de chaleur spéciûque décroissante (leo
chaleurs spécifiques sont données en calories-gramme)'
Eau I Zinc 0,094
Alcool 0,643 Cuivre 0,094
Glace 0,475 Argent' O,CIâ6
Aluminium 0,217 Mercuro 0r0gg
Fer 0,119 Plomb 0,031

Ce tableau nous monire gue la çhalçur qp€ciflquç de flelu


est notahlement supérieure à celle des autres @rps solides
ou liquides. De cette particularité, il résulto qge leo ma.Ëses
{'earl considérabl,es aqçumulées à la surface 'de la terro
s'échauffent, beaucoup pluç lentement que lo sol en été sous
l'influence de la chaleur solaire. Par contre, en hiver, elles se
refloidiront, beaucoup moins vite.
Sur mor ou â,u voisinage imnédiat de la mor, il {e'ra
rnoins chaud en été et rnqins froid en hiver qu'à l',int{rieur
des continents. C'est donc Ia gra,ndeur de la chaleur speeiûque
de l'eau qui explique ce fait qu'à Jatitude égale, les climate
marins sont beaucoup plus tempérés que les climats conti-
nentaux.
EUe permet de comprendre égalemenù pourquoi les mcrs
profondes. gèlentsi diffrcilement, Ia congélation ne pouvant
Be produire qu'après l'abandon de l'énorme provision de
chaliur farte pendont l'été, abandon généralement inachevé
lonsque I'hivou se tôrmino.
T}IALEUR 43

ÇII"{PITRE III

FUSION DE LA GLACE SCILIDIFICATION


-
DE L'EAU

32. Phéhomène de la fusion- -- Excôptions' Chauf'


f""t3 pt"À""*rirrem"nt des fragments d'étain placés dans un
Éo.,* ne tardons pa À voir apparaître des gouttes
d'étain liquide, puis le solide finit par disparaître'
"""rrrJt.
cette u*pe"i"n"" peut êt,re réalisée a,vec beaucoup d'autrcs
corps soliies; chauhés, ilB deviennent liquidcs : on dit
que
c€s corps ont subi le phénomène de la fwsiott"
cei.ta-ins corps ne fondent, pas, mêrne lorsqg'ils sont por-
tés tempér^atures les pl*s élevées réalisées dans I'indut-
trie.";;Tels sont le charbon, la' chaux, I'argile; à oes corps
infnsiblee on donne le nom de corps réfractaire's'
D'autres corps n'ont jamais
-la pu être fonduv parig -qu'ils
i.éro*poràbl"s par ehaleur avant, d'avoir subi la fu-
"ont- Le bois, par e-xemple, chaufré €n vaso clos à I'abri de
sion.
i;iit t"n" qu'ii tt" briilâ pas) se décornpose en donnant du
charboU et divers autres produits. Le marbre se décompqË€
également sous l'action dà Ia chaleur, en donnant du $az
carboniquo et de Ia chaux.
Les co"p, fusibles ne fonclent pas tous de,la rnême ma.nièro:
tantôt lorsqg'its sont chauffés, ils se liqgéfrent franchement,
ie solide bàignant au milie* du liquido _proven&nt de la
fusio.r; tantôi il passent progressivemenù dà la forme eolide
à la forme liquidÀ en pï€n&nt une conÊista,nce pâteuse inter'
médiaire.
Dann lç premier Q&gr qui est celul de la glace, dg I'étain,
du phosphore blanc, de la naphtalin'-o, orl dit que Ia lusion
44 PRÉcIs DE PHYSIQUE

ert brwsgua; dans le deuxième, qui est celui du verre,


cire à_cacheter, il y a fusion pât"r,rr. à. to
I,a. fusion pâteuse a
qu'elle permet Ie travailllng grânde importance prat-que puis_
dtiverre, *"i, seule l-a
qu"e
-obéit à des lois- simpres et nous ailons resfusien brus_
établir en
dtud;.enû le ca.s usuel retatif à-la glace.

33. Fusion de.la-glace. Lois dc la fusioq.


dans un verre de li qlutg- pl..1rx f;"iil';i -'plaçons
un thermomètre : il inclique une températuie prongeons-y
initiale d^e
6o. ria température de la.grace s'élàvi
:lorsqu'elle r,roÀ"lr.ivement et
atteint 0o, on voit- qpparaitre da,ns le verre des
gouttelett'es d'eau. : à_0o-.ra.gr.a-ce cornmence
à peu la proportion de liquiàe augmcnte, mais on constate ùt" rond,re. peu
que tant qu'il re,ste.de.la, glace dans le ;.";;,
la tem.péra-
turo reste sta,tionnaire L 0.. Ce n'est q1e tor*qr" la fusion
est. terminée que l'eau- prend pc* à peu i"' t.*pérature
de la salle. La marche du thermomètre Jn fonction du
temps
est' rendue pl*s frappante par le graphiquc ;;-i"
figure z0;

(
I

Fis. 20'

la glaco eommenc€ à fondre au bo*t de tz m.inutes et pen-


dant les Bb minutes que dure ra. fusion le pÀiit représen-
tatil de Ia marche du thermomètre se aantice- e en B
sur I'axe horiontal indiqurnt que la tempér"i"r"aeest, reetée
stationnaire à 0o. En. B, la. glace a disparu eb un quart
<i'heure après la températuro -u,tJ.irrt.
pui i;.u' est de + bo.
Irno expérience analogue faite avec. de ra na,Ttrrtar,ine (r)
montre que, dans ce cas, ce n,est qu'à B0o qu; Ia fo.ioo

t. Cette erpdrience et le .graphiqtru r:offr:rlroncl.rrrt eortt pluU iaCiler â


réaliter que danr le cnsoe rR glace, surtoul en étd. ll lulfit de placer le
nnrrhtsline dnnr r:n notit hallon rlué I'on
lrlonge drnt l,qnq bouitlanie,
CEALEUIT, 45
.*
comdence et que se produit I'arrôt de la températtuc '':jt,
ceci quelle,s que soient la quantité de matière employée et le;
Clltdlusng g1' l'cX'érienCe.
Tous les corps à" fu.sion lranche se comportænt comme l'€au
ct la naphtalinc. Un pput donc énoncer la Jui euivante :
Loi de la fu$ion. - Lrn e.orps sol,ide pu,r commence.tou'
lrturs à fondre. à wne mênt'e tetnpértr,ture qu'i ,se maint'ient
aonstante Ttendunt toute lu dwré.e rJe Ia. fusion. {In corps pur'
ou espèce chimique est donc caractérisé par sa tcrnpér'ature
de fusion ; sa. rléterminatiol et la véritc:r tiul tie sit ooh.\ -
tanec permet dc rccolnaîtl'c la pureté tl'u1 éclrnptillol tlrt
corps.
i" tableau srrivnnt clonne 1" 1sn''.pérature ele fusion des
corps usue:s, classés par ordre de fusibiliié décroisr'nnte.

Mercure --4Oo Zinc 418e


Glace oo Aluminium 6570
Benzine Êo Argent 9600
Phosphore Ato Or l06.To
I
Souf re cristallist! I l5o Ouivtt 10830
Etain 231n Fer pur I 50no

Plomb 32io Plat'ine I7ô00

34. ChaleUr tle fUSiOn; - Prrisqle la ternpdrntgre rêst+


eonstante pendant la durée de la flsion ct'ttn' col'ps' lrj'it:-
gré I'appoit de chaleur qu'on lui fournl1, ç'esb qus lc -Fi\s-
iage de létat soli<le à l'éirt liqrride cst accon:paginé clttne
abr.rorption de chalcur.
Pour faire fo11Jr" Ies corps, il falt leur fournir des qrinn-
tités de chaleur qli sont proportionnelles à leur masse et
qui,
- pour une mâsse clonnée, vurient avec Ia nature du corps'
On nomme cltalt'tt't' de luiiott' d'un corps- : le nombre de
,oiir;"t qu'il laut fourni'r ti .ttn grfl'nt'rne de -c9 corps' Poûrri
déterminer son Trnirrrg" d.e I'éta.t solicle à, l'état.l/i,q.uidt,
pa,t;r d,u m,onrei,t oa il a attei,nt sa température de lusion.
' L" chaleur de fusion se clétermine -par la méthode
,.1"î

n^il""i"- ($ egl. Un". e*périence simple vo hous faire com'


rrendle la"m,nujlrc d'oPircr'
"'fiiôÀ'oi"Fil;-;irple x^0 grnmmi' cle glace..À 0' dans 500
rr;fÀ;- digsu i;-iïi,ô, i *'îln*'e fond at lo th*momÀtrp ri
irr t lfi,?.
.

46 PRÉcrs DE FlrYsreus

La quantité de chaleur fournie par 500 grâmmes di"o,


dont lâ température s'ab&isse do 170,5 à lBô,?, est, :
I ealorieXS00X (17,5-13,7) = 1.900 ea.loriea.
Cetts quantité de chaleur est employée d'abord à fondre
,la puis à élever de 0 à l3o,? la tempérabure de I'eau
glarce,
provenant de cette fusion. Or, pour élever de l3o,? la tem-
pdrature de 20 gramlnes dreau, il faut unq quantité rle cha-
leut do
1 calorieX20x 13,7=274 calories.
Par -suite, la quanlité de chaleur néoessaire pour fondre
2O'grarnines de glace est :
l.g00 -:- 274 = 1.626 calories.
et pour fondre un gramme de glaree il faut :
1626 cal. : 20:gt,B cal.
Des ox-périences plus précises, dans resqueiles on tier{t
compte des échanges de "chaleur du calorimètre avec Ie li-
quide d'_un_e part, et avec l'extérieur de l,a,utre, montront
que la ehaleur de fusion de la glace est a0 ca_lories.
Elle es-t
supérieure à celle des autres côrpe usuels et' *a grandeur
nous explique la fusion lente des glaciers pendant l'été.

solidification de l'eau. _- Loi de la solidification.


on refroidit Ie liquide provena.nt de la fusion -d;,.n-
^.e,E.
si
g9rps.' il reprend l'état solide et dans chaque cas la soZid.i-
lication présenùe les apparences inverses ae ta fusion. Ainsi
l'étaiî,.I'eau,-Je souf19,- la naphtaline liquides repassent sans
transition à l'état solide, tandis que le i.tre ou lu, .i.u **u-
nés sous forme liqlride ne reprennent la forme solide que
progressivement,
- ï]n étudiant
fusion
la_solidiÊoation d'un liquicle provenaqt d.,une
-cle I'eau ou de .la ""pfrtrtirr. p""
brusque,
on oonstate qu'elle obéit à Ia loi suivante analigue "*e*pI",
à la-Ioi
(Ie ruslon
. Lqt ?T -ll. sor,rDr.rcArroN. - (In tirluide cotnmnnee tou,jowrs
à ,sc. sol';d'ilier à u,ne temTté,roture liie quà se rnaint,ient cons-
tan,e: pe.nQant t.au,to l,a d,urée cle la solïfication. cette
ratwre lire est rtré_c,ijsément éçale à Ia "'"v,.v'
t",*in-
ie.rnpérlatùe-i;"i;;i;"
w'w'
dw mÉmc corln à l,état solid,e,
Ëtid.Ëuii .+?
rù liStanalogue à gcli6t que
t1olte loi conduil I fq,iro uua remfirque puisque le corps
nous &vons f aite à propoe de. la f usion : refroidirye'
resto à une t"npéiaio"à ittu"tiable, bien.g*-on,le
il faut aùr4pttre qu,il'_dégage ur É" polid-iÊ*nt Bne.cortaiue
;;;;ritai-aii.i*. un iùps uui se sorrdifre restittlo' ên
quelque sorte t*=fruru* a^ absorMe ?u moment do sa
-t";it
fusion; ainsi r st;À*o d'tau, en se transformanù en
glaÆe'

--Ë"- 80
tlégage calories.
à it tu*pé"ature de fusion' on peut avoir eh
"g-"mé,
sontaÆt, oo .orp* *liai et Io liquide prov€na'n6 de sa fu-
I'o'' chauffe la pro*ortion
;t;; prop""tîons quelcorques. S-i
proportion
de liquid" u,rg*l;;"1;-i;n refroidir, c,est la
de

solide at- contraire qui augmente'


Hemurque.-Lor.squ'lltltiquidesesolidifie.enternenb,s&n$
Ies particules solicles clui se for'
"Sliuïiorr',--fenerat.*èn,
rnent eb so aAt.ùpp."t' p"é*tttt"ot dos formes géométriq.ues
régulières à arêtes'uiuu* Ët à, angles saillanll 9t dit qu'il y
a crisia.Ilisatioi.. Ainri en laiss"ant refroidir' lent'ement du
;";i;_" f;ndu clans un creuset, en enlevant la crotte Buper-
h;i;l; àU, qo'.iË u;L*t forméô et en .f aisalt écouler le eou-
de longuea
fre non €ncore solidifié, on 'parois du creuse : c'est'
e'perçoit aiguills
qri-i"pi**ttt t*t du
translucide*
nulre cristollisé.
La neige est de la glace cristallisée et ce sont -précisément
lJ;";p;"ri.tttlit!; ;"i donnent lo phénomène de la fusion
brusquè:
I 36. Changûmer,ts de volume au m'omcnt de la fusion
met un morcea'u do
eit de la solidiiibàtiJn. - Lo'uqi';on
;iJ"- i;;-il- mtlinsru*. .o"tenant dô I'e&u, la glace surnage dit un
:

elle est, donc dense que l'eau ou autrement


;;;.i; poià* cLe glace 91Æupeenun volume plus grand que
poids Il aut conelure l-1, dimi'
le rnême a
"i.t.
f -quâ
la,
-ç1"*u-.
aolidificat,ion de
nue de volume en. fondantl au contraire
est u""o.rri"soé" d'une augmentation volume : 10
l'eau -de
litres d'eau aorr-*î[ à"oi"o" 1l-litre1s de glace' Cette aug- par
mentation d" t;i;;; Lxplique les ruitures occasionnéee
de conduite,
l,eau qui se *-iriï.t, (carafels, tuyaux
"";æï;poreuses orttr pierres gélives' vaiseoaux
Je. pi*r"es
"""itOJ
à*u p1""t** aeià gonfl'és- de sèvo)'
Parmi tuu cotpi-4suels, seulo la fonte se comporte com'me
-;ar1-;lJit,
t",- Si".|, diminue de volumo en fonilant. Pour
/

,ig pndcrs nu prysJouË

i.:i,r:: & un(1o1fre,


c_orps plomb,.étain) te liqui.de résuitaur
lÎt ru'ron
ra vorume sensibrement sup6ri."" -i-îJï" jicle
solide, B.u:r;i lc liquide
do I'eau à cet égaiA "i."i-it- Burnager. La particurarité
eon'tanee heureuse qrâce^nouf encor€ com*e unc cir._
à "ppo""it,
ràq.ell" lur;;i*;;s peuvent ré_
sist'er auF hivers rigoureux, ia glare"
protégeanf tes
f;;;;--restant, à la
ri-Tr: *
orerûmonL "ejiÀ nr,:fondea
"oot.u
re refrcii-

I
ûfsisffgu fl 4s

LIVRE DEUXIËME

PESANTEU R

Chapitre Premier

FOIDÊ JiT }IASSES


!. NoTro:(E cÉxÉn.lr,ng suf,t LEg roncug

|,cs lorces $e révèlent à nouÊ cle façgns t,rès cliffércntes,


nous allons priiùdre quelques exemples familiers et chercher
à les classer.
Conglidérons d'abord un cheval attalé à unq voiture sur ' \
une route horizontale. Si lc chcval n'13xerce aucun effort, ia
voiture reste au fepos I lorsqu'clle ge met en tnouvetnc:nt'
c'esù Ia lorcc ntusculni're du cheval qui en est _lâ ca,use.
De même une piorre tenue à la main tombs dès qu'on
l'abandonne; son rrrottvement et:t causé paf la f)esanteur'
force générale à laquelle obéissent tous les corps à la sur-
face de la terre.
^-ô;'*,tii=r"*i
que e'eat la lorce d)erytansioæ d'un gaz qui
ploduit le déplaæement du piston 'd'une machine.
50 rnûcis un FËysteÛli
Dans oos exemples, les lorces coneidérée,s déterminent, le
tlouyement de corps primitivement &u repos.
Considérons maintenant une boule ta"âge Êur un terrain
horizontal. Plus le ccl est rugueux, pius la bou'le s,arrête vite
la cause en est due aux loices d,e'frottemænt, q"i t-;H;;
insùant s'oppoË,ent à æq mouvement,
En résumé, dans un grand. nombre de cas, u,ne
réuèle à nott,s conùn,e une c&use capable a" lorce sc
irlaare
oenuent d,,wrt, co,rp-s ey repos, l,ariêt a,u*'ioris
re *oi
en ntoLeae_
men,t ou la mod,,ifieation de ce mouaem*nL
La science qui s'occupe des mouvements produits par.les
forces s'appeltà la awimtq;;.-
rl existe de nombreo* oùr ra notion
"i,sconsicléro"* p;de.;;mpre
Iiée à l'idée de mouvement.
force .,est pas
un r.es_
sort aB (ûg. 2r) dont I'extrémi*é e ,rt'n"."*t *u*penrluns
un corps pesant à I'extrémité B. r,e ressort s'altonge
et prencl
Yne position fixe. rci I'action de r" p.r""t"î,
festée par la déformaùion du rqssort. - La force s,est mani-
muscuraire
d'un homme s'exerçant au_ point B produi."it
tion analogue. Ces exemple's, auxqu.lr.o' puur"ait déforma-
"o" en join-
dre beaucoup. d'autres, uetL"t uo évidenËe un cleuxième
genre de manifestation des force s : ce
sont des ca,uses eaq)q,-
bles d,e procluire des d,éformat,i,ons éIastiiiia.
on peuù se demander,p.oo"qooir â;#-lJaurrrier ca*, ra
force considérée ns proauit pàs du *;;r;;u;;:
ressort est 'tendu, une nouvelle fo""* p"*î'rrîi..rr,"u,Dès que re
tend à fairo reprend,re a,u reseort ,a fo"m"- primitive qui
e 'est' la forte éIàstique d., :
rusro"t. on oit aussi
exerce une réaction qui- neut"ralise t,actùor,, âu,^t"gpe celui-ci .
pesanteur
ou de la foroe museuraire, re cas. co**u ir n,y a
_suivant
pas mouvement, on diù-que les d-*]" forces
tion eù la réaction, s€ font éqexihbre. en présence,-1",6J
La rciance qui s'oe€upe dJ I'jquilibre des forcee
la, stat,ique. s,appelle
Psun ct'udier les for€€ir et en particurier pour
rer entno ollee, on peuù s'adresser- à r'un ; ii'u,otr leo eom',a-
offetp, o'eet-à-dire Jnvieager soit- tes il;;"-.nii'soit de rours
formations qu'enes - les dé_
ralernent plus simpË -prodîise"t. w""* ;;;"-";;il ii.irieii-
d: r* placer au point-d"'u..u staiique.
38. GaraCtèræ ferce. -: Conoidéronç un reseo,rt
frxé en un point {'u.Tt
o d'un *;;'et fuisons';;ilï,r" co ressort
PESÂNTEUR 5}

une Torce par l'intermédia,ire d,un ffl AB; pr,eng,nù par €xem-
gl" 19 fil en- A avec la main exerçons une traction (fig.'22).
I7o ûl pr-e,nd une direction BA qui partse par le poin"t ()':
c'est la ù'i'rection de la force musculàire. Le seee.s - de cette
force est celui de O vers A; Ie point, A auquel s'exerǀ Ia
foree r.ausculaire en est le Tnint d ogtpldcation.

)^
lo
lo

lo
,o
B
W
Fis" 21 Fig. 22

i - Et outre, la force rseia plus ou moins intense selon que


l'allongement du ressort sera, plus ou moins considérable.
'i Lû d,i,rection,, le seas, le poi,nt d:applica,tion et l,intensité
I apparaissent donc comme le,s oa"uitèr"s essentiele d'uno
force, lesquels permette4t de la déflnir.
L'étude parùiculière de l* fqrçe de pesanteur va, nous
mont,ren comment on Fr,ut délermin,:lr expérimental.ement
ces caractères et en particulier cqmment on pout mesurcr
l'intensi.té d'une force.

II. DrREorroN DE I,l B&$ANTFUR

39. Poi{s d'un corp8. _- Foroe dc peeanteur.


- Lors-ao
qu'on soulève un corps, il faut €xeroer un certain effort,
qui fait dire que le corps est pesailt. Ce mê.me corpB sus-
pendu à un ressort l'allongc; ;.bendonné à lui-môme, il se
met immédiatement à tomber.
II faut conclure de ces expérienccrj eu'une io.l:e agit sur
ce €orps, forrco qui est neutralisée
par la force musculaire
on psr la force élastique du ressort (effet,s st^atiques),
forco enûn eapable do mettre le corps en modvement.
Cette force's'appelle le poid,s d,u corpr et, on donne lo noln
do pesanlewr à la cause qui le produit. Newton a montré
que la. pesanteur n'était autre que l'attrr.ction exercé€ pa,r
52 PnÉcrs DE prrysrQtn

lo globe teuestre sur lee corps placés à ea surfa.ce : Ttoie's


rl'wn carps et torce de pte,.*antèur eont dcux $;lno1lm€d.
40. Verticale. _. Fil à plomb. Pour trouver la dircc-:
- de I'attacher
tion du poids d'un ,corps, il su.ffit à I'une
des extrémités d'un frl dont I'autre extrémité est fixée à un.
clou ($ 38). On constete alors :

10 Qrre la dirceticln que r.rend le fil reste la môÉe quelle


que snit sa longrreur et quels que soient le corps et lc point
d'attache.
2o Quc deux f,rls soutenant den poids et fi.xés à deux
clous voisins dans la rnôme salle sont para.llèles (t).
I1 faut coirclure r1n'em un même lieu Ie poiùs des eorps a.
une d,'irection ,intiar,ia,ble. Cette direction s'appelle la, aerti-
cale du lieu et elle est clonnée par un ayrpareil constittré plr
un corps pesant fixé à un ûl fin et fleriblo, appareil qui
porte le nom de fi,l à plomb (ûg. z3).

i
Fig. 25

plan horizontal en un
4L. Plan horizontal,
- On nomme
lieu tout plan perpendiculaire à la direction vc'rticale en
ce lieu.

({). Pour vér,fier Ie p::ralldlisttte dr:s rlctr.r fils, il sulfit de se placer en


avant dc' mrniirre. que lc fil lc plus proche semble recouvrir le point
diathrche de I'autre ; on const,rlc quc le fil est recouvert sur toute s;r
, longueur' ce qui moil$c qUe ler dettr filÉ Sont dans le rnê:ne plan. ll
sttffit alore de merurer Jerrr rlicli'n'e gr hntlt ct en bas el de vérilisr
11u ellêr sonl cgnlel'
PESA}{TEI'Ti 53

or. il est fa,cile d,e montrer que le lil à ptonb est perpen-
d,,i,cula,ire swrlace d.es t,iqiides tr.'unquilles .' il çufût en
à la
effet de placer un ûI à ploùb au-dessus d'un vase plein
d'."o (tâ. zg), on consta[e qo* le gra.nd côté d'une éguerre
étant dirige Io'long du û1, le petit
-en côté
peut, malgré la rota-
tion d.e I'Equerrc, éttu la eurf aÆe
coincicience avec
"*.né
de l,eau. L-a surio,ce. tles c.a,træ tra,nquilles est donc horizom-
tale.
42. usages du fil à plomb. Le fil à plomb est fréquem-
**U eÀp-loyé par les'maçons- pour vérifier la du ttert'i'calité
mur et
6'; *or. it ùttt de constater le parallélisme utilisé
du fil sur toute sa longueur (fig. 24). Il crst aussi par
Ies arpenteurs pour d[termine" t" iroittt du eol.situé sur la
même verticale que le centre de finstrument de visée : lc
;;ïA; supporté pïr la, ficelle ast alors cylindro-conique.

I'r, s. 24
2t* Fig' 25

Ênûn on peut à I'aidc d* lil à plomb vériter I'horizon'


t"fiia a'* [ri*r. A cet effet, les maçons er,rploient un petit
tt l, plo*b fixé au sommet d'un triangle is.,ce^e cr' [ois et
dort ia basc pr{r-,entc une encocbe en son rnilieu A. Lorsque
io Urtu du clu rnaçom reposo eur.un Pl.ttt',le fil ne
p*r, par "u-niooao,
I'encoch,e que si ca plan est horizontal (fig. 2n).
fi. la t0ry0.
Lef irartloale0 sont dirigéæ verÊ lê osntro degu'ButoÂt
d'uno eau trolrquille n'€st plene
--i;;;rfeao
54 PnÉcrs DE PHYsTQUE

qu'elle est de faible étenduei ci I'on euvieage Ia totalité des


océans, leur surface est sphér'ique contme ceils de Ia terre.
Par suite, en tout lieu, Ie ûl à plomb qui est perpendiculaire
à la surface des eaux, c'est-à-dire à la sphère terreutre, est
dirigé vers Ie centr,e de la terre.
Il en résulte que le parallélisnae de deux ûls à plomb n'est
p&s rigourcux, puisqus ccs fils prolongés ll'arcnt, se rencon.
trer au centre de la terre. Cependant en un rnôme lieu (dans
lne même salle par exemple) I'angle que font entr€, eux deux
fils à plomb (c'est=à=d,ire' deux vCrtieeles) est tellemeut fai.
ble qu'on peut le* rcgartlep coptne rigoureusement paral-
lèles.
fl n'en criû plug de même quaud les deux ûls à plonb sont
en des lieux aÂsez éloignér (ûS. Zo), c'est pinsi qu'un fil à
plomb plapé à l'un des pôles esù porpond.ieulaire à tout ûl à
plomb placé €n un point quelconque de l'équateur.

'\ws/
--4po
\V'
-w/
Fig. 26

avons vu que la chute des


44. Chute des oorp8.
corps éiaiU due à la force- Nous de pesanteur. Pour connaî-
le chomin ou tra'jectoàre parcouru par un corps qui tombe,
abando.nnons à lui-même un petit grain de plomb au voiei-
nago d'un frl à plomb : nous constatons que r:a chute a lieu
parallèlement à Ia direction du û1. La force de pesantæur
ontta,lqe donc les Çorpsr pyimitiWrnent art repog, suiv+nt Ê,1,
direction et dans son rreng i Ie mouttement d,es corps en chute
irtslUte rrÈ bA

recti'-
Tàbre ," laàt gwùoot1t l,a aartôgale.' c'est utr rttyùuemÉnt
tignc.
-
ïi"*périence iournalièr€ nous apprend que Io mouvement
do chute n'est pas identique pour tous les- corpÉ : Ieg corps
lég.ers er de gnà;d" surfaie tàmbent plus lentemont
que les
au mêr*o momont et
i-o-r;- 1"";,1u.- Si nous laissone tomber
à, î* même hauteur morceau de craie et une feuille de
Dapier, Ie morceau de 'n craie grrive bien ava'nt la leuillo
eerrée et
ili;i-";t 'le en une balle blen
Àaist€nant la feuifte
papler tombe.. alors ausËi
;;;;*-;;;oi.-'i;*"périencs :
;i;;;;" la craie. Itpr" Ilouvons concluro de cette expériencs
chez di-
q;; i; différence dL mJ*n*ment' qte ,l'11, consta'teréSistunCe
vers corps proyrent d'une câ,u8e pOrtubatrice : la
d,e-7,air.- L'air exerce sur les Qorpq €n mouvement une
réeig-
lo,."u qui entràve leur chute en comp,en a,nt partielleme't
l,arction de leur poicle. Cette force a un effet d'autanù plus'
;;;;;; q"" les àorps son!' .pf-rlg. Iésers. et' offrent pourquor
"T !-11:
;;àt sirfacs de contact' à I'air. Ceci explique
Ies adronautes peuven!, grâce a':u po'rachute, se laisser tom-
ber f,une grande hautçur saqs dar'rger'-
Irotsqra'oi. supprime la résistancÀ de I'air, en opéfant
dans un long tuï* danu lequel on a fait le vide.($ 112)' ,o,n
conrstate que lous les corps tombent égalernent vite et
qu'rlË
ont parcouru au bout d ottu demi-seconde de chutesoc,oncle rrB otç
pece^de 1 m. zr enviro.r, tandis qu'au bout d'uno
i'uuprCu pârcouru serait de près d-e 5 mètros, c'est-à'dire 4
foio plus graqd.
--Ë.-"éuorié,
l" mouvernent, en chuto libre des corps se fait
soiu*nt la verticale, rnais ce mouYement n'est pas simpler car
les espaoes paroourus en dos ternps égaux ne sont' pa"tl
gg*"" : ce ri,est pe$ un rn.ollz,erùe.nt unifOrrne, Q',^t rLrL mou'
nenfint aceéléré.

III. fOlm o'aPPttçllrg1 DE LA PESANTfiUQ. C6ttnn EE GaAvITÉ'


-
4F.Pçtorminati.on exRérimçntale d*r , t?ntfÊ dp Savité'
prenonu de bois ayant lq forms d'qn P-o'
-
fyso"" A B "*-'piùot,"it"
C n'C(ûs- 27) et susrel{onr la à-ur fil par le
.]oil*tt * Au ho.ut'& quelgues ôscillations, la planchette
gt borage PIqs : ollç st er êquitr'ihre; à ro mqmBnt le-f,il est
tendu verticalement et nons sa,vons quo ga direCtiop repré-
56 pnÉcrs DE FÉysI(td

sentola direction dw poid,s d,e ra ($ Bg). Traçons


alors -gtr,anehefte
_planchetb, à I'aido d;un ûl A pfà"*U le prolon-
goT _ls
gement AF de oette direction. r

nr(
+ --, I
I
I J
\ I
,
\-
\
i- - -f
/n t
\
c I
D-
I

Fig. 2?

-Recornmeûçons I'expériencc en ";uspenrlant la p.lanr:hette


par lo sommet B, en un point qïelconque t et traçorx
-puis
chaque fois lc prolonger'ent BH, rK, ctu fit. on observe que
tous ces prolongemente passent par un même point G.
P9r" quello que rsoit la posit,iou cle la plâ,nchette, con
poids est appliqué e' un point fixc (] q"'ori noo.me centre
de grauiti du corps.
_
T,'expérience q'i précèd.e fournit un moy€n pratique de
détermination du centre de gravité d.'un -quelcônque.
on suspend succcssi'emint le lorgs à un frI"ârpr pàr deux ile ses {
points et on détermine_ le point .re des prolbnge-
ments du fil corr'€spondant à chacune ""o"ontr!
des deux .*péri.o.î*
Danls Ie cas où le corps est bien homogène et à une forme
géométrique, gn co_nstate q'e le centre te gravité coinciùe
avec le centre de _flgure : ainsi, le centre d-e g.ravité d'un
eci'cle on d'une sphère ccïncidc avec lc centrc; ùt.,i d,un pa,-
r.'r,liélograrnme est, au point de rcneontre de-ses diago;"i;;.
Rema'rque. Le centre-de gravité drun corps-n'e't pas
nécessairement - un point de ce corps; airlsi, ,"loi d,un an-
ne&u est placé en son centre, là oir il n'y pas de matière.

46. Eg-uilibre d'un corps suspendu mqbile autour


. d,un
axo horizontal, L'expérience précédente (fis. 27) ooo"
-
. PESANTEUn, 57

montre qu'un corps suspendu à un fil n'est en équilibre. que


lorsque son c€ûtre de gravité se trouve sur la verticale BB, ,
menée par le point de suspension B.
On arrive à Ia même conclusion en considérant un corpg
mobile autour d'un axe horizontal qui le traverse, un€ rè-
gle à dessin suspendue par une aiguille à tricoter, par
oxemple.
Là encore pour qu'il y ait équilibre, il faut, que le centre de
gravité G soit sur la verticale qui passe par le point O où
I'aiguille traverse la planchette, c'eet-à-dire dans le plan
vertical qui contient l'axe de suspension O. Cette coudition
remplie on peut envisager trois cas.
lo Le centre d,e graaité est au-d,essou.s de l'ane. - Suppo-
Bons que I'aiguille à tricoter traverse la règle en un point O
situé a,u-derisus de G (fiS. 28). Attendons que la règle ait
pris son équilibre, puis déplaçons-la de la position G à la,
position G'1 son poids appliqué en G' tend à la ram'ener à sat
position primitive. On dit que da,ns cette position, la règle
est en équilibre stable. Ce cas est réalisé par un balaneier
de pendule.

Fig, 28

2a Le eemtfe de çraaité est aw-dessus d,e l'are. -- Si l'ai'


guille traverse la règle en u,n point O situé a1-d-essous de Cl
(ng. ze), la position-d'équilfure, plus. difficile à obtenii, eet
àoËo"u 'it pôsition vertiôale; mais si on écarte la Tèqlg'
-légèrement
môme trèe de cette position, I'examen de la Ii-
gure montre que Bon poids tend à l'en écarter davantage.
58 PRÉcIS DE PHYSTQUII

On clit quc h. rùglc était en équilibte'insiaôle. On peut re-


m&rquer que la règle, dérangéo de ceùte position, tend, sout
*l'inffuence de son poids, à reprendre la position d'équilibro
stable.
Bo Le centre' de gn'auité est sur l'ace.
- Si l'aiguile
verse la règle au point G, celle-ci est en équilibre
tra-
quello que
soit sa position I le centre de gravité coïncidant conetam-
ment avec le point de suspension, ils sont toujours sur la
mêrne verticale : on dit qu'il y a équilibra indif/ércnt. Ce sp,-
rait le cas d'une roue de bicyclette parfaitement symÉtriqqe,
e'est-à-dir€ sans valve.

Remarqwe. avonê vu que les corps tendent à pren-


- Nous
dre d'eux-mêmes Ia position qui correspond à l'équilibre sta-
ble. D'autre part, l'équilibre est d'autanb plus stahle qu€
lo centre de gravité est placé plus bas. - Si donc on abaisse
le centre de gravité d'un corps en plaçant Ces substanccs
lourdes à sa partie infénieure, Io corps prendra très facile-
ment la position d'équilibre stable. C'est ce qiri ast réalisé
dans I'apparcil représenté par Ia figure 30.

i
ltig. 50

IJne aiguille traverse un bouchon dans lequel sonb plantés


solidement deux fourchettes : le centre de gravité de I',en-
semble est en G, tandis qu'il est impossible de faiie tenir
le systèmo en équilibre sur la pointe A de I'aiguille, il sufffb
de poser la lointe B sur la bête d'un clou planté dans te
bouchon d'une bouteitle pour le voir s: pla,ær dans ra posi-
tion d'équilibre stable : G est alors en-dessous du point de
suspension B et nur la mêmç verticælo.
,.

fûsÀNrrdufi ô0

47. Ëquilibre d'un Gorps repo.eqr,t sur yn.Pl4n'* Considé'


rons nn corps appuyé suf une table et en dquilibre; un prirme
repceant pâr sa base ABC par exomBlo {fiS. sI)' $i noug
epnsrdéfçne ln, tcrtrcale qql pasûe par le cenFrÊ d,O gr*vrr. o
ilr o* prismo nous voyons qu'elle pas'3e pa.r le point' O
intcrieur ou polygonc d'a.ppui ÀBc, dit, polygone d,e sw!-
tentation.
Ce rûultat est général , un cQrps nppu'gé sur wr, plan ne
ppvt être en éqw'itibrç qwe si, h, ueçïi'cal,e d'u centre d'e grs-
i'itë. t'ombe à l'irt'tér'ieur d,e lo fiTa'a lorrnée erp Toignant les
tliflétg.tl.ts points d"ap'pwi, fi,gtt,t'e que l,'on apytelle bage de
sustentat,i,on.

Fig. 55

Dans le ças corllrairs, le corps tombe : c'esù ainsi_ gue Ie


prisme oblique dc Ia figure 32-ne peut tenir Êur sa, base, le

I verbicale dtr ccntre de gravité G tombar'L en dehors de cette


base; que la voiture de la frgure 33 versern, la verticale de
son centre de grevlté G tombant en ciehors du quadrilatàro
ayant pbur F,or4g1ç{s les quatre points d'appui dcs rouec.
Ces considéraËions ont une importance pratique considé-
rable, pouf le chargement, et la construction dep véhicules.
Iié(Iuilibrr serû en, effet d,'auta,nt Ttlus fac'ile à ma'in,ten'i.r que
Ie Ttolygor,e d,'ctgtgtwi scra plws grantl et le centre de graa'ttë
plus bas,
Une voiture aûtomobile pa,r' sxemple à roues très écartées
et basses, dont le'rr.qt€uf est, par suite situé très bas, ne ver-
serâ que très difficilement malgré dc fortes inclinaisons du
terrain. Au contraire, une voiture à roues hautes et donù le
chargement est voli.rmineux et, léger v€rseril à la moindre
inclinaison (fiS. 33).
60 pnÉcrs DE pEyBrQuE

lV.'rnrnNsrrÉ nn LA pESANTEUR. oyneuou.brnnË


-
48. Mesure des poids et des forces.
Nous connaisrsons - Dynarmomètre.
la direction et le point -
â'application de
la forcc qui attire un corps qtrelconque vers l'sol; il nous
reste à déterminer son intcnsité, c'est-à-dire [e poidt dw
COrprs.
Mesurer un poids; c'est le compârer à un poids déterminé
pris pour unité; cette mesure sera possible si nous pouvonÊ
déflnir I'égalité et I'aild,it,ion des poids.
Pour comp.arer deux poids, ou d'uno fa,çon plus générale
deux forccs, nous les ferons agir successivement sur un res.
sort, parfaitement élastique (flg. 2i), c'est-à-dire qui reprend
sa forme primitive dès que ia force a csssé d'agir. PIw* l'a|-
longernemt d,w ressort sera grand, plqs le po'ids sera consi-
dërable, pLws la lorce sera intense,
Lorsqu'un ressort est disposé de manière à rendre Ia com-
paraison des forces facile et precise on lui donnc le nom
de d,gna,momètre.
Pour construire un dynamomètre très r;ineple, prenons une
potence sur laquelle est fixée une règlo graduée en centimù-
tres par exemple st suspendons-y un re,ssort qui porto à eu,
partie inférieure un plateau et une aiguille horizontale
(lig.3+). Lor^sque le platæa.u est vide, la pointe de I'aiguillc

tJ4
PESANTET1B 61

est e4 A, juste en face du zéro de-la graduatiol. En-y pl.&


gant un'bi'cde cuivre Il, I'aiguille vient en A' en facs du
t,rait marqué 19 cm. \
I)ès lors nous {irons t1u'un corps quelconqle C a le mêlne
poids que le bloc B, [orsque subsÙitué à B dans le plateau,
il produit le mênre allongement du ressort, soit lz ç*'-
Iie corps C a"ura wr goid* double de celui du bltrc'TB, lors-
qu'à lui scul il produirâ le même a,llongement qlo deux blocs
ie cuivro identiques à B'placés'cnsemble dans le plateau.
ag. Unité de poids. Poids marqués. -- Pour po-uvoir. re-
présenter les poid.s eù plus généralement ]es foroes d'origince
iiorr..$ pur d.u nombies, il nous ouffrt maintenant de fairq
choix d'une unité de poids. on prend généralement' Ie k'i'lo-
!/runùnLe qui est le poids de 1 decimàtre cùbe d'cau Pqre-
prisd à
ia tempéiature de 4o centigrades (t), températuro à laqueile
l',sau présente une contraction maxinta, ($ l9)...
Celte unité étant définie, on a conistruit des blocs de mé!11
d'u4'.maniement commocle et d'une matière aussi inaltérable
que'pc,ssibl,e, réalisant les multiples et les sous-mulùiples dur
Éilog"oro-,u.' Le dynamo[rôtrc précédent permet théoriqué-
,rr*ni de vérifie" poids et de les marque'r. Pour obtenir,
""* marqué 2 kg. on use- à la lime un cy-
p"" .*u*ple, le ooids
iiodru deiuivr"lusqu'à ce que placé dans le plateau du dy-
nanoomètre, il pioduise un allongement idcutique à celui
produit par 2 poidt do 1 kg. (2).
On réunit ces poids dans des boîtes où ils forment des sc-

I ries permettant de réaliser ùous les poids possiblers. Par


exJmil€ la série : l kilogr&mr.ne,(ou 1.000 grammes), 500 gr.,
200 gr., deux poids de i hecbogramme (ou 100 grammes),
50 gi., 20 gr., d.eux poids cle lb gr'' 5- gr" .d-eux poidç: de
g gi., t g..Iqri pe"n,Jt de réalisor tous ieo poids de I à 2.000
gramm€s.

"(1) k bureau des.Poids ct.llesurirs a fahritlurl ave.c toute !a précision


poirittl" un bloç de platine dont le poids est égal au. foid-s de l litre d'eau
iure à {p. Légalement, c'est ce hilogramme de platine déposê aur Archi-
ies qui sert de définition à I'unité de poids : c'est l'étalon de poids,
(2). En réalilé un dynamo'ûô're n'est pâs asse,z précis -pour consEulre
lcs potds marnués et notts étud:erons birrntôt un autrrc instmntcnt : la
EeLinrc C.ont lr scns'b'lilé est hien supérieure.
$2 paÉcrs Do FËrslQuo

, une tclle sdrie est-faite de pylindres de laiton munia drun


Pootoo. [,es gros poids de t à z0 kilogr&mmeê en usage dans
le commerce sont des troncs de pyra-iaet ao ft/otre munis
(i'anneaux de fer. Leo suur-rnultiples clu gramme (décigrammes,
cçRtigrammers et milligrames) en usqgJ dans les phËrma,cies'
et danç les laboratoircs sont de petites plaques dàluminium
ou de platinc.
ro. Graduation du dynamomètre. pour déterminer le
-
poids dlun corps avec notre dynamomètre, nous allons com-
P:lnsg" par construire une courbe en portairt en abcisses sur
uÀ dee longueurs proportionnelles au poids des corps pl,ia-
cés dans Je plateau (6 mm. représenteront, par ."u*pt,i îo
g'rammes) eù eq ordonnées sur OY des longueïru propJrtion-
ngll-gsaux allongerpents observér (18nrur. représenteroirt 10"-.
d'allongement). La courbe A B C D qbtenue (fig. gr) traà;ii
les résultate des quatre expériences effectrrées à ùvoii que :
Y0

,0O tlo aOo


Irig. 55

Puur 50 gr. f'pllongemenù est de B cni. g;


g5O
:I
300 O3e
i
Pour 100 gr., I'allongement est de 7 cm. 2i
Pour 200 gr., I'allongement est de IB cm. g;
Pour 300 gr., I'allongement, est de lg cm. b.
$i maiptenant gous pf4,çons irne pierre darr" le platcau et
si nôus lisoqs rrn allongemenr de lZ Çm, 2, it suffrï de cons
truire le point M de la courbe précËdente qui eorresponcl
à un allongepent de l? cm. z pdur en dédulre imméd]ate-
ment, €n m€nanù par M la parallèle à Oy, que le priidr dc
la pierre est de 27b gr.
PESANTEUR 63

- Le poids de la pierre n'aurait pas pu ee dé,


Remarque.
duire de I'allongement observé par une simple iôgte- de trois,
car les nombræ trouvés dans les 1 expériences efieatuéen
montront que les allongementrs du ressort ne sont psr pro-
portioanele aux poids suspendur.

_ 61. Dyrramomàtres ucuels. Lcs appareils utilisés


{ans la pratique pour mesurer les forçes et plus epeciale-
ment les poids sont basés sur le nlôme principe quô notre
dynamomètre. Seulement ils sont plns robustes et sont dispo-
sés de manière quc la déformation puisse se lire eommodé-
ment et donne directement le poiils du corps.
Un dynamom'ètre aqsez emplol'é est conetiiué par uq r€s-
sort à boudin AB en acier, contenu dans une enveloppo gI:
lindrique à laquelle il est fixé en C (frS. 86). Une tige métal.
lique BD attachée à I'extrénrité supéricure du r€ssorr portc
une aiguille A qui sort de I'envcloppo pa,r une rainure ver-
ticale et se termine par un crochet D. L'appareil étant frré
par l'interrnédiaire de la boucle O, si I'on suspend un poids
dn D otr si I'on fait agir en ce point une force quelconque,
le ressorù se comprise et l'aiguille A descend. Cette aiguille
se déplace devant une graduation €E kilogrammes tracée
clqpiriqu€ment, le numéro G de la graduation étant le trait
,,ir e'arrête I'aiguille lorsquon suspend au crclchct uu poidn
rle 5 kilogr. et un poids de 1 kilogr.

50
64 pnÉcrs DE pHysIQUE

Uo urrtru appareil très simpie se conrpose. d,un rcssort,


d'acier a B c courbé en v et de deux ares de fer solidaires du
ressort et glissant l'un contre i'autre (frg. B7). Le premrr:r
arc porte un anneau D, qui sert à maintenir I'appareil et
cst ûxé en 0 à la br.ancho int'érieure du ressort;- -il passe
librement à travers I'ouverture A de la branche supériture.
L'autre arc, &u contraire, est fixé en M à la branehe Êu-
périeure et passe librement à travers I"a bran,che inlérieure
clu ressort; il porte' un crochet à la partie inférieure, ero-
chet par lequel on suspend les corps à pc-,ser. Si un poids
cst susperirlu en E ies deux branches se rapprochent et le
poids est mesuré par Ie numéro de la graduation, tracée sur
I'arc D C, devant lequel s'arrêt.: I'extrémitt, A du ressort
Ces appareils ont I'avantagc d'ôbrc' peu encornbrants et
d'être très rapides; ils sont en eltet gradués .eitê fois pour
toutes et ne nécessitænt pas 1e transport dè poids marquès.
Malheureusement ce sont, des instruments peu préc,is et ne
pouvant servir qu'entre des iimrtes peu étendu."s.
Ainsi le dynamomètre que nous avons construit (ûS. ga) ne
plut guère servir pour peser dcs corps dont le poidr
dépasse 300 grammes. Pour des allongements supérieurs à
20 cm., en effet, le ressdrt subit une délorm-a,tion Tterma,nente,
c'esLà-dire qu'il ne revient plus au zéro lorsqu'on a enlefé
le corps : on a dépassé Ia liruite d'élasticité du ressort.
()e mêrne dynamomèfie n'est pas déformé visiblêment pour
un loids de I gr. : on peut par son e,mploi faire une erreur
de 2 gr. envircn dans l'évaluation d'un poids de 900 gr:
Nous exprimerons ce fait en disant que la pesée, est faite
avec une emcur absolwe de 2 grammes. Dans Ie ôas où I'on
pèse un corps de 200 grammes, cett,,r erreur est égale à la
I
centième partie du poids rnesnré; nous clirons que par I'em-
ploi du dynamomètre Ia precision rclative ou l'erràur rela-
tive est d'environ 1/100.
Pour mesurqr des poids plus élevés, cln peut employer un
,pesorl plus fort, gradué entre 0 et 10 kilogi'ammec par €xem-
ple. Ce dernier est, à peine déformé par un poids d'une
cinquantaine de gramm€s : lorsquron y suspend un coxps
dont le poids'êst de 5 kgr. cnviron, on commet. une erreur
absolue qui est de I'ordre de S0 gr. Cette €rreur absolrre est
bien supérieure à celle de notre petit dynamomètre, maie ia
2rrécisinn rel,atiue .de Ia ?nesul'e es't l.à encore é.ç1nle au eG?ù-
ti,àme,
?ESANTdUfi, 65

En résumé, l'emploi du p,eson est assez pratique, mais, on


ne peut espérer obtenir une précisi,on supérieurs au centième,
et il faut toujours se déter de la, graduation qui devient
fausse si la limite d'élasticité du ressort a é*ê: dépassée.
Nous allons étudier un instrument beaucbup plus précis
que le peson et beaucoup plus fréquemment employé pour la
nresure des poids : c'est la, balance qui est le seul aæstrwment
légal, de pesée; elle est basée sur un principe différent dans
lequel les déformations élastiques ne sont plus mises en jeu.

Y. slLeNcE. Drsrl{crro} EtiTaE LA MAssE Eî LE porDs.


52. Principe et desoription de la balance. - L'organo
cssentiel d'une balance est une tige métalligue appeléo lléaw,
mobilq autour d'un axe horizontal A ne passant pas par son
centre de gravité et contenu tiâns Ie pla,n mené perpendicu-
lairement au fléau en son milierr (ûg. 38)-

a*
\t

Irig. 38 Fig. 59

Le fléau réalise done le cas d'un corps rnobile autour d'un


axe horizontal. Nous savona qu'il est en équilibre si le cen-
tre dc gravité G se trouve dans le pl:rn vertical qui contient
I'axe. Supposons cette condition réaiisée. ce qui a lieu si ler
deux moitiés du fl.éau sonb bien identiques. I)ans ces condi-
ti.ons, le fléau est, horizontal si son centre de gravité est au'
clcs,s,ons de I'axe : il cst en équilibre stable ($ 46).
Àttachons alors deux fils en deux points B et C également
distants du plan médian. Suspendons à ces fils deux poids
égaux (mesurés au dynamomètre); l'équilibre subsiste. Nous
pourrons donc clire que cleun co1"[]8 ctnt des Ttoid,s égatt't, si
3
0t pnÉ(Jrs Du ssïgrQtlr

l'équi,libre d,u lléau n'est gtas défuu* par l'arl,rLit,ion de të,!


corps ert IJ et Li.
Pratiquement le fléau est une tige rigide qur a sutrveur Is,
folme d'un losange. Il est traversé en sou milieu A par un
prisnre triangulaire d'aciel appelé couteruu, dont l'arête
trancha,nte placée €n o.q.s ,rcposs cle part,et d'autre du fléau
sur les deux portions d'un plan holizontal d'agate ou d'acrer
placé à la partie supérieure d'une colonn- cpnstituant le
lried de I'appareil (fig. s9).
Les deux extrémioés 13 et C tlu fléau sont égalemcnt traver-
sées par deux couteaux dont lcs arêtes tournées vers le haut
,ûnppcrtent deux plateaux de rnêrne poids, à l'aidc d'étriers,
de façon à leur assurer unc grande mobilité
Une aiguille fixée qu flil:r sc' dill,rce dcr-;nt une gradua-
Dlon, ce qut permet de suivrc facilcment les mouvements du
fléau et de repér€r la position d'équilibre, i'aiguille étant au
zêro de la graduation quand 1,. fléau est horizontal.

53. U$a.gesde la balance. Pesée simple. - Le corps A à


peser est placé slrr I'un des plateaux et I'on ajoute dans
l'autre des poids marqués prélevés darrs une boîte de poids
($ 49) jusqu'à ce que I'horizontalité du fleau soit rétablie.
A ce uri.rrnent lcs corps piacés tians lcs deux plateaux o;t
même poids si Ia balance est bien construite : le carps A a
donc un poitls elyal à lo, sornnte clcs Ttoi:ls marqu4s (fig. ao).

Fig. 40

En définitive, la balance permet de mesurer le poids d'r-ln


corps en cherchant à l'égaler à un poids connrr, mais l'opé-
ration précédente suppose que Ia balance est bitln conustruite,
qu'ellc po.sl,ède un certain nrimbro tJc qualités. C'est l'étude
.Je rg; qunlités ôll.' nnlr:' :l ll^ns r:'tre"tcndre.
PESANTEUIT 67

s+- stabilité de
.balance. -, T,â première condition quo
nous &vons supposé.laréalisée pa,r la balance est la stabilite,-la
pesee consistant essentiellement à rétablir ia positio" a'odu*
libre. Il faut donc avant tout que le centre de gravité du
fléau soit a'-dessous de l'axe, concrition pr"squr toujours
téalisée dans les balances anarogues à àtt* que nouÊ
avons decrite : les plateaux étant âu-dessous du fféau sônt en
général assez lourds Bour a,mener le centrs de gravité assez
bas.

55. Justesse de la balance. La pesée, i,ell+ que noi,s


qyons appris à la faire, suppose- en outr,e qu€ l'équilibre du
fléau_ n'est pas modifié qou^d on place des poid,s dgaux dans
les plateaux- En d'autrès termes èll. *.,ppoi* quo ier, balance
est juste.
ury brlance,xuste est celle tlortt le flhu, Tn,ettL rn mê.me
7t_osctàon d'é(lwi'l'ibre qwnd, l,es plateaun sont aàd,es et"quand
ils supportent des poids égaun.
Pour qu'une balance soit juste, il faut que les arêtês des
eôutea,.x extrêmes soient €quidisiantes de liarête c.ntrJe ei
que ces trois arôtes soient dans un même plan. il faut de
pïus que les deux plâteaux soient identiquàs
rl est facile de vé.rifier la justesse cl'rrne barance. après
avoir observé la position de I'aiguille quand les platàux
sont vides on met un corps A dans I'un des plateaux et rlans
I'autre des poids B jusqu'à ce que le fléau reprenne la même
p:;itic:r C-'ôqpilibrtr. Puis on eh'nge de ptatea,ux les corps
A et B. Si l'équilibre se rétablit, c'est, que la balance elt
juste et q'e les poids A et B sont égaux. . Sinon, elie est
Iausse.

56. Sensibilité de la balance. _. On urc$ure la sensibilité


d'unè balance pat Ia pIu,s pet,.ite surclnrge qwi. nt,isc dtr,ns urt
des plateaur, fasse incliner le fléatt, d,'u,ne fa,çon aisiblë.
On détermine facilement Ia sensibilité d'lrne balance on
plaçanb dans I'un de ses plateaux des surcha,rges de plu5 en
plus grancles. Ainti ("ln peat placer dnns un dls platea.u:r
d'une balance usucile un milligramrno sans qu{} l'équilibre
soit rompu, un ccntigramme ne produira, prohablerncnt
aucun effet non plus; rnais un décigrarmme fera. sans cioute
osciller le fléau : on dira qrre la, balancc est scnsillle au déci-
gramme.
68 PRÉCIS DE PEYSIQUE

Le calcul et I'expérience montrent que la sensibilité d'une


balance est d'autant Plus grando 2

1o Que le fléau est Plus léger;


du fléau est plus près de l'axe;
2o Que le centre de gravité
3o Que les arêtes des trois couteaux sont mieux taillées.
Les constructeurs réalisent la première condition,'en don-
nant au fléau la forme d'un losange allongé, évidé en plu-
sieurs points, cette forme ayant I'avantage do diminuer le
poids du fléau sans nuite à sa rigidité.
La deuxième condition peut être réalisée par le dispositif
suivant : la balancc porte à Ia partie supérieure une tige ûIe-
tée sur laquelle pcut se déplacer un écrou : en remontant
ou eu descêndant l'écrou on modifio la position du cnentre ds
gravité.
: Eoûo, lee balanccs sensibles ont des couteaux très bien tail-
Iés : celles dont les couteaux sont mal taillés ou émoussés
rupportent des surcharges assez considérables sans gue I'équi-
libre soit détruit.
Remarquons d'ailleurs que pratiquement I'augmentation
de la uuo*ibilité de la balance entraîne un inconv5olsat' ; les
oscillations du fléau durent plus longtemps et les positions
d'équilibre. sont par suite mal définies.

17. Préoision des pesées. - Sensibilité relatiye. - II est'


important non seulement quo la sensibilité d'une balancs
soii grande, mais qu'elle sàiù co.tstante,_-indépendan'te des
poids mis dans les plateaux. ^ Cetto condition est rarement
-"érlirér,
surtout à cause de l'écras€ment des couteaux.
D'autre pa,rt, on no peut peser des corps trop lourds sur
une balanô donnée sans risquer de fa,ire irrcurv€r le fléau.
chaque balance est caractérisée par, Ie pgid! maximum qu'on
peut'y placer sans la détériorer : ce poids s'appelle ea limàte
d,e charge.
Dès làrs, pour caraetériser une balance de fa,çon complète
o- doit, tenii. compto de sa sensibilité absolue et de sa limite
de charge.
ainsi'si I'on pèse avec une balance sensible au decigraE{n€
des corps pesant 20 grammes et 200 grâmlnes' I'erreur rela-
tive est dans le premier eas 0,005 eb dans le deuxibme 0,0005'
PESANTEUR 69

La précision d'une pesée augmente donc avec le poids du


corps et par suite ell.e erst maxima quand ce poids est ége_l
à Ia limite de charge de la baranoe. c'est poirquoi or, àu,-
ractérise une balance pa+r ie degré de précîsion dàns ce cas,
c'est-à-d_irepar le qw:otient d,e-so t"ni,ibit'ité absolue par sà
I'|mite d,e chargg -- c'est ce qu'on appeile ra sersibilitZ reia.
tiae de la balance.
Ainsi eertaines balances pèsent 1 kilogramme à 1 milli-
gr.?pme près, d'aul,res pèsent 100 grammee â 1 dixième dc
milligramme près. Ccs dernièr.es ont une sijnsibilité absoluc
10 fois pl's grande que lqp prernières; mais Jes unes et le;
autres ont une sensibilité relative égale à 0,000001.

58. Méthode de la double pesée, Il est possible de dd-


-
terminer exactement le poids- d'un corp, uuô une balancc
qui n'cst pas justæ, ce qui est le cas général, la sondition d.:
3ustesso étant très difûsile à réaliser d'une fa4on parfa,ite.
on ernploie pour cela la méthode de la do*tle pcsée ce
Borda.
Dans I'un des plaf,eaux cle la balance on place le corps à
pes€r; on lui fait équilibre en plaçant de i'autre côté des
corps quelconques mais qu'on peut prendre en très petite
quantit'é, de la grenaille de plomb généralcnÆnt; cor lorp''
constituenb la t,a,re. Sans toucher à la tare. on enlève alor,,
le corps et on le remplace par dcs poids marques qu'on
ajoute peu.à peu jusqu'à c€ que l'équilibre soit rétabU,
(frS. +I). Supposons que ccs poirls valcnt 15U 6rammes. puir-

Fig. kl
quc ecs poitis ne'.rrrent remplacer le corps et. ngissant sur lc
niêmc bras du fléau, produire le mêmÀ ef{et. c'est rrue Ic
corps même poids qu'eux: le corps pèse rlonc lbO gram-
^a
mes. Cette méthodc. qui n.r sul-)prrs,3 pélî, qn,.) J;r, baler^.:i so:t
70 PRÉcrs DE PHYgrQrrE

juste, mais seulement qu'elle soit suffisamment sensible, ast


constgiirmenteutilisée pouf les rnesrtres de $rande preci-
tion.

59. Balahoeg usuelles,


- Balance dt Boberval. -. La ba-
lance précédemment, decrite est surtout çmployeo dans les
laboratoires et dans les pharmacies comme balance de préci-
sion : elle est alors d'une construction très soignée €t se
trouvé protégée par une cago de verre. Dans ls oonnnerce on
em.ploie pr€sque uniqueinent la balânce de Roberval, dont la
forme est ùrès différente. læs plateaux, au lieu d'être sus-
pendus sont placés au-dessu clu fléau, ee qui permet de
peser des corps de fornres et dc dimensions quelconques
(fig. aZ). Comme cette position cles platcûux a pour résultat

Fis. 42

de placer le centre de gravité de I'ehsernble au-dessus dc


I'axL d'cscillation du fléau (coutr:au A), il est indispensable
polr réalis,er u1 équi!.ibie stable dO irlacer aù-d'tSsogs du
fléau BC une barre de fonte B'Li' de mêmei longueui mobil,:
ar,.tour du polht A' : l'enscntblt: foi'mo tin parallélofia:nm:
articulé (fig. 43).

Fig. 45
fssAttrdut{ iT
Las bonnes balancee de Roberval du contmercu perm.ettont
de peser 10 kilogrammcs à Z grammes près : la précision re.
l'-tive obtenue égale à 0,0002, est C.onc bien nieilleure
cue celle donnée par les dynamomètres.

oo. Batances à bras inégeux. - Prenons comme fléau de


balaarce une barre rigide DE quo nous suspendons sn son
milieu A. Plaçons des crochets de suspension aux points
I), B, C et II qui soni tels que DB=R-{"=AC-CE (frg. aa), En

suspendant des plateaux de poids négligeables cn D et E


ou en B et C, la barre reste horizontale lorsqu'on place
des poids épçaux dans oes plateaux : les conditions de jus-
tesse sont réalisées. Mais si nous suspendons l'un des pla-
teaux en B et l'autrc en E, l'équilibre n'a, plus lieu lorsque
dm poids égaux sont plarcés dans les plateaux; pour r&m€.
nef le fléau dans sa, position horizontale, il faut placer en
B un poid,s deux fois plus grand que celui placé en E.
Si le bras ÀB était dix fois plus petit que le bras AE, iI
faudrait que le corps placé en B ait un poids dix fois plus
fort qtrc c:lui p.lacé en E pour que l'équilibre soit rétabli.
Il bnÉcrs DE PËYsrQuE

d'est précisément ce qui esù réaligé dans la bascu.le qui por.


met de peser des corps lourds et encombrants avec des poid:r
drx fois moins forts (fiS. ar).

Ce principe des bras inégaux est également utiiisé diurs


la balance romaine, dont l'usage tend à disparaître (fig. 4ti7.

' fis. t*8

Ell': sc comJlose d'un fi,éau AC mobile autour d'un axe B tenu


à la main par l'intermédiaire d'un anneau. A I'extrémité du
bras BA de longueur invariable on suspend I'objet à peser;
le long de I'autre bras on fait glisser un poids unique D
jusqu'à or qu'il fasse équilibre à l'objet à peser. Plus'l'objet
cst lould, plus le bras du fléau BD doit être considérable;
PESANTEUN, 73
une gra'duation rgrlee par ra tigo
c?rps par la nirnpr,: rect*re du chiffre
BC doane le poids du
où est arrêté le poids D- -
pr;;t;; fïce du point
La bascule des chemins de fer (frg. +z) ràunit
It'trtpareil la bascule ordinaire et ta-bascrrÉ en un seur
libre esf établi en faisani qt;;" un cyrindre """rrine; là l,équi_
lo116 d'u;ic t,igc d,acicr graluéc de cuivre re
cn kilogr;;;_;

ltl

ar' variations poids dnun Gorps, Jusqu,ici, nous


.du
avons considéré tous.-les - lieu
corps en un même
conditions, chacun d,eux a u-n poidu irrrra"iabi". eq dans ces
- si do
face
te poids d'un-corps varie,*rorsqu'on te aJfrace à la pur-
la terre, ir sembre q.r'.r* dy"u*o*cirJ *eraiù toul à
fait. indiqué pour suivre cÀ variations. En réalité ces va-
riations sont si faibles, qu'on n'a pu les mettre en évidence
de cette fagon. Ol,{ est.arrivé.-pâr une méthode très precise
basée sur l'observation dcs osciliations a'""
lancier d'une horloge oscilre prus vite ï."a'le. r_,e ba.
qu'à l'équateur' de sorte qu'orre même d'un pôle
"r ""i-i"age
horroge Buppo'ë*
exactement réglée à l'équateur avance de g
par" jour lorsqu'on la transporùe prùo minutes enviroll
,1" ïaf.l'fi'fuut oônclu.
r'e do Ees obrervatiorrs qrre le eotp[ conï
euiî;iii.
un nolclq plus forr au pbrn, on uit*oîir$il;;il;, balancrer a
qu,En Fâr.
rant do I'dquehur. au' pétr-i;-;;ùl-{,;; ;;d; q'olooaqur
rugmonto À peu prèr de-to loo' frertù à, ;;;;ffir,
L,& mônso
14 PBÉCTÊ DE PHYSIQUE

méthode a montré que le poids d'un corps dintinue lorsqu'on


l'élève au-detsus du niveau du sol.
Puisque lo corps n'a pas changé, il fr"ilt en conclure qus
c'est l'attraction due à la pesanteur qui r:st variable. L'ex-
périence montrant que cette attraction diminue quand on
s'élève, c'est-à'dire quand on s'éloigne du centre de la terre,
il semble donc que la principale cause cle la diminution du
poids d'un corps lorsqu'on le déplace du pôle à l'équaf,eur
tient, à un aplatissement de Ia terre ar'lx pôles, le corps
étant par suite plus rapproché clu centre de la terre lors-
qu'il est au pôle que lorsqu'il est à l'équateur.

Notion de masss, - Véritable rôle de la balancs. - 82.


Si lc poids d'un corps n'est pas gn nombre fixe, caractéristi-
que dô co corps, il est cependonù évident Qrre lq, qw'ntité de
rnat,ià.re dont ce ccrps ert constitué restc invariable. Il pa-
ralt donc raisonnable d'attribuer à chaque corps un nombre
indépendaat de l'endroit oir il s€ trouvc, caractérisant Ja
quanùité de rnatière qtr'il renferme et qu'on appelle Le, ilzesrc
du corps.
ceci étant plaçons sur charun des plateaux d'un,e baiance
très sensible d-eux corps A et, B qui s'équilibrent exactement,
puis transpor.tons l'ensemble en 1n autre point d,e la terre.
Quelle riuJ soit la sensibilité de la balance. quel que soit le
lieu choisi, cn constate qg'o l'éqgilibre subsiste. La balanee
est donc impropre à nous faire constater les variations de
poids d'un corps A : lorsque la forco de pesanteur exercée
par la terle sur ce corps augmentæ ()u diminue dans un cer.
lAin rapport, la force exercée sur le corps B varie exactc-
ment dâns les mêmes proportions; c'est pourquoi l'équilibre
entre ces dcux forces se maintient. Mais si I'on remû,rçrue
que dane tous oe,s ehanSçements les corps a et R sont restds
immuablesr que l'ôn ne leur a iien ajouté, ni ret'ranché, QùÛ
par suite leur m,asse cst rèsl,ée invariable, on doit en oon'
clure que la balance pertt, servir ù" mesurer les ntd,sses'
Deui corps À et B auront en effet même mâsêe quand
placés respectivement dans chacttn des plateaux d'ttne ba-
Îutr* juste, ils s'équi'libreront exacternent. À alra une masse
double de la mas=* de B quand a fera équilibre à deux
corps iderrtiques à B placés simultanément dane l'autre
plaieau. Si maintenant on envisage la baôte-de poiùs mar-.
|r"f* co**u wne boite cle rnasses marr1u,ées, }e bloc margué
FIsANTEUR lt
I kilogramrnô étant alors considéré éomme définigsant
I'tr,ttité d,,e masse, o1 voi! que la masse d,un eorps quetcon-
qu's peut être mesuree. si up corps fa,it
équiribre-à
marq'é 2 kS., noris dirons qu,il ilorr" *uriu de ? t<!s.
poi*
"n t,on
tralyport".l* lo"ps en un autre lieu, *oo Trrr,ris e;raiSiâ*r&
varré, car I'unité de poids
_choisig, le kilogramme_poids ;;";
varié, mais sa masse sera d.e z kil.ogra**.î t-t";J les points
ce la-terre, l'*nité choisie, le kirTgram.t,,"-,,,orr" étant une
gpandegr invariable.

R"rnqrque. _- Dg,ns le. J4,ngage couranû, on confond


vent la masse avec le poids, CeË vient de'ce qrr*, dtrp"èssou-
déûrritipn ia
.de la mussq, les poids des ditréruotr'"àrps sont en
un 'mêrne lieu
ont pêBe poids -proportio4nels à leurs rna6ses, deux corps qui
en 4n lipU aypnf également,'mêÀ masse. Do
plus, mot kilogramrpe sBrt- aussi iiro poo"
leur d'une massè que la valeur d'uo poiiàs. - aéris"* ï ;;-
]9
Cette confusion Àoit être évitge eq ihysique; Ie
7to,id,s d,un
corps est en effet une force variable a"ec tô tilu, ôa,ndi. q".
la mg6se est une grancleur invariable.
. En résunlé, la balance ne nous dorine que les poids relatifs
des popps, c'Êst-à-dire les poids compd,rés à celui du kiïo-
urqmryùe-?oidp, uniÈé variable *n". iu lieu; par contre ello
mesure directement la masse des corps et c,Lsi là son vérita-
^
-,car dans Ia pratique des {changes
bl'e rQle ;;;;";;;;;,
c'est f,quj_ours la masse qui intervient bien -qu'on
ne le spéci-
fie pas. L, p,erronne qui achète r kilôgramme de *o."Ë d"-
mande qu'on lui donne une magse de ma-rchandise bien déter_
minée et non unc certaine forcc.
I

63. l,fnitésde mesure. $ystème d'unités C. G, S.


-bui*
g.es ntV,giciene.-- Systèrne tégat- d'qnités.
- l;,s;-
tème métrr'que très rép-andu dans ra pratique couranie,
l'unitÉ de force erst' le kilogramm€-pôids. ,cetto unitÉ
coûrme nous l'avons vu ($ 49, note r) est matérialisée sous
ll forme du kilogramme-élalon déposé o.r* archives. comnrc
tous les corps, ee kilogramme a ïn poids.variable avec le
lieu; I'unité de force du système métrique n'est donc pas bien
déterminée, aussi les physiciens ont-ils renonpg+ depuis
longtemprs à c.e systèmc.
Pour avoir un système d'unités rationnel, invariable avec
'a

Jil
/o FnÉcrs DE PEYsIQtid

lb lieu, iis ont' pris comme principales unités, comn\e tt'tti-


tés fondamentales:
lo Une tuzité cle longueur: Ie centittètre qui est ia oen-
tième partie du mètre étalon en platinc, cléposé aux Archi-
ves et qui a, été construit de manière à représenter aussi
bien que possible la, dix-miliionième part.ic d',r quart du méri-
dien terretre.
2o Une wnité d,e masse : le gramrze, millièrne pertie dc la
r:as$e du kilogramme-étalon des Archives.
3o IJne unité de tcntps, la second,e qui est la 86.4000 partie
du jour solaire moyen.'
Pour ce système dit C. G. S, du ncm de ses unités princi-
pales, l'unité de forae n'a pas été mzrtérialiséc pâr un poids,
grandeur essentiellement variable, mais elle a été défini€ ma-
théma,t,iquement à I'aidc des 3 unités foada.rnentales qui. eJ-
les, sont fixées. Cette ulrité s'appelle la dgne et elle vaut à
Paris la 9810 partie du grammc-poids, c'est-à-dire sensible-
ment r milligramme-poitls.
. Le systeme C. G. S. n'étanù pas bien adapté aux besorns
cornmerciaux eb indusùriels, une loi du 2 avril 1919 a imposé
r)our ces besorns un nouvdau système ciérivé du précédent et
appeié systèrne M. T. S. le m,ètre eù la tonne étant substitués
au centimètre et au gramme.
L'unité de force du systeme M. T. S. qui se déduit de ces
nouvelles unités fondamentales, comme Ia dyne se déduit des
precédentes, est Ie Sthène qui vaut 100 millions de dyues,
c'est-à-dire sensiblement 100 kilogrammes-poids.

VI. oBr,rsrrÉs ET porDg srÉcrrreuns

64. Défihrtio!:s,, -- 1o l'oitis spéciliq'u,c. -- Sous un même


volume, des corps dif{ércnts ont généralonrent des poids de
valeurs très diflérentes. Ainsi à volurnt égal, le plomb est
plus lourd que le fcr, le fer plus lourcl qLre le bois. On tra-
chiit ce fait en disant que les coiirs n'ont pes le rnême poids
spécifrque et on définit le poids spécific1ue d'un corps : le
7;oids de l,'un,i,té d,e aolunte de ce corps on, ce qui revient au
lême, Ie quotient du poids de ce corps par son volume.
Cette définition suppose évidemment que le corps envi-
sagé est homogène. Elle nous fait prévoir, en outre, que lo
ÊËsAN'fffirÉ 77

pôids spécifique d'.ro .orps varie avec la température, le vo.


lunre de co corps augmentant quand la tempéraùure s'éIèvo,
et que le nombre qui le représente dépendra du systèmo
d'unités choisi.
Arnsr dans le système méôrique, le poids speciûque d'un
corps sera le poids de t décimètre cube Cu corpt ét'alué en
kilogrammes, ùandis que dans le s;'stèrne Ù. G. S. ce sera le
poids de 1 cm" évalué en d,gnes.
qu-i mesure Ie poids rpécifi.que
2o Densités.
- Le nohibre
d'un corps dépendanù du lieu ainsi que du choix des unités
de poids et ds volume, il y a avantage à lui substituer un
nombre caractéristique de co corps à une températuro don-
nee, indépendant du lieu et du système d'unités. A cot efrei,
on compa,re les poids spécifrqpes des différents corp-$ prir
dans des conditions de température bien déterminées (zéro de-
gré généralement) au poids speciûque d'un corps type. Prati-
quement, c'est l'êau que I'on prend comm€ oorps de comparai-
son pour les solides et' les liquides et on déûnit Ia, d,ensité rela-
tiue d'un corps solide ou liquide par ra,pport à l'ea,u (1) :
Ie quotient d,w po,id,s spécif'ique d,e ce corps pr'i,s à ume term-
7térature déterminée, par l,e po,id,s s7téciliqwe de l,'eaw pri,s à
ta, tem,pératwre de 4o et éaa,Iué d,ans le mërnc systèm,e d,"tttttités.
Ainsi le poids spécifique du plomb à la température de 0o
cst tlrS kg. dans le système métrique, c'est-à-dire que I dmg
de plomb à 0o pèse Ll,3 kg. D'autre part, I dm d'eau pèse
i kg. à 4o : on convient de dire que le rapport 11,3 : l:1I,3
représente la densité du plomb par rapport à I'eau.
Rcmarquons que pour avoir la dehsité relativo du plomb'
nous avons comparé les poids de I décimètre cube de plomb eù
de 1 décimètre cube d'eau. Le rapport qu'il y a ontre ces deux
poids est, évidernment le même que le rapport' qu'il y a entro
ceux cîe deux autres volumes égaux de piomb et d'eau. Oa
peirt donc défi.nir aussi la densité d'un corps ; le qwotient
du, po,i,d,s d,'un certain aolum.e d,e ce corps par l,e poid,s d,'wm
égal uolume d)eaw.
Le nombre ainsi défini étant le rapport cntre deux
grandeurs de même espèce est toujours abstra.it, il ett indé'
pendant dii choix des unités de poids et de volume.
Quo les poids de volumes égaux de plomb et d'eau soient

(l) 0n se contente le plus souvent de : la densifd du corps.


?8 paÉcrg DE pnystQûfij

exprimés cn kilogrâlnmes olr en dyncs, le poids du plonrb


cst toujours 11,3 fois plui: grand quc celui cle l,eau.
Dans le rsystèmc métriquc (les poicls étant cxpFimés en kilo-
gra,mmcs et, les voium'es crr cirrl ) lc poitis splcifique de l'c,nr
à 4o est numériquement égal à l, de sbrte que le nor'brc
qui mesure Ie poids spécifique d'un corps cst le rnême que
celui qui mesure sa densité, mais tandis quc la premier est
un nomlrre concre'|,, le second est abstrai,t,.
Remartlwe. -r Le rapport dcs poiris de crcux corps en un
lieu donné étant égal au rappor;t de leurs lrlasses, on peut
également détinir Ia densité cr .rn corps conrrue Ie quotient de
la qrasse d'un certain voiunre de ce corpq par la filâsse d'un
égal volunie d'eau. On pouli[ éga.lement caractériser un
corps pa-r sa ntaEse s1técifique, masge de I'unité de volume de
c\o corps. l,,lans le système C. G. S. la masse spécifique d,un
corps evajuée cn gralnmes par centipètre cube sera évidem-
rnent égale nunrériqucnrcnt à sa densité.

Ç5, Déterrminatioi! des poids spécifiques ou des massee


spéCifigues. - D'après lcs défrnitions précédentes, pour con-
n'aître lu rnai;se spécifique d'un corps, il suffit de déterminer
|a ma, r: et lc vr-rlurre d.'un échantillon de cc ,corps. La. masse
peut être copnue au rlroyon crc liJ, balance. Qualrl, r,u vûti,rrilo, ir
inoins qu'il ne s'agissc d'un curps solide ayant une formc
géométrique régulière (cube, parallélépipède rectengle, sphè-
re, cylindre) cas exceptionncl, il nc peut être évalué dirccte
ment. Généralement on fait cettc clétermination à I'aicle de
,uaE(.s
llrtrdulx qui portent dcs traits cl.c division ccrrespon.
d.4pt à dcs volutnes connus.
IlIr'su,re d,u. z'alum,e d,'un, liqui<|r,. -- [i tuffib clc vcrsor ce lj.
quid,: dpns un vase cylindrique gradué (figure 48) el, de lirr;
la r{ivision en regard de iaquellc il affleure. On peut égale-
ment utiliser unc bur,ette graclr.é:, tt-r.tre vertical terminé à
r'.'l partie inférieur€ par un robinet de verre et une pointe ef.
rilée (fig. a9). Ce tube, divisé généralem.ent en dixièmes de
cm3 étant rempli avec le liquide j rrsqu'au zéro, il suffit d'en
laisser écouler ilans un petit vase tarô pouÏ pouvoir déter-
rnincr lc 1;oit.lr cl'rn volumc dc liquide donni: pir,r la lccturo
du nurnéro de la graduation à lac;ueiie aflleure le niveau de
ce liqrr idc après écoulemcnt.
/,

ttis,t:iri: ll 79

lfesure d,u, uolu,rne d,',utt sol.ide. On met de I'eau dans un


gradué puis on y plolrge ie-curps p,qr un frl fin de vo-
.','â.,rù
lurr"re négligeable : J'élér'ati<rn ctt nivean du li.luide fait con-
naître lc, volume du corps (fig. aS).
ç+
i-i

I"ig'. 48 Fig.49 r,is.


l"tg. ;()
ù(:

Si le corps es1 soluble dnrrs l'eau, on peut rentplacer I'eatr


par un auire liquide convenablement choisi. Si le.corps. ost
iroils ciense qne le liqlide on pcrr.t l'entraînqr au fond en y
attachant un mrJrceau dc nléttrl de volurne connu'
on peut égalcment mesur€r Ie vglurue d'un solido. en le
plongeant dais un aase ci t;rop ytlein (fig. 50), I'eau étant ame-
i,ee fréatablement au niveau de I'ajutage l.'.térp"I. Il s'écoule
alors un volume d'eau égal au .volume du corps et oI} paut
avoir ce volume cl'une façon préciso en recueillant cette eau
-o'"uo vase et en en déterminant
dans un petit le poids; si la tem-
pérabure pas trop éloignée. de .1o, Ie noids de cette eau
àr, gr*rrrrn** numériqucment égal au volume du corps éva-
".C
iué en centimètres cubes.

66. Détermination des densités relatives. * La méthode


,:.e-Àétermination d.es volumes à I'aide de vases gradués à
I avantage d'être lapide, m.ais ellc n'est pas suscep-tible- d'une
p;r"ande frécision ef conduit à dc.s err'€urs de l'ordre du cen-
iiÀOtru ô"b". C'est, pourquoi on fait généralemeut la ddtermi
noiion directe Ce ia densité relative deq cçrPÊ paË I* fitë'
80 pnÉcrs DE puysrerrn

thode clw flacon, en mesurant la maÊse d'un certain volumc du


corps et la ma,Bso dlun égal volumo d'eau (l)
Soit à déterminer Ia densité du soufre. Plaçon5 sur I'un
des platea'x d'nne balance un fragment a de soufrs of uu
flacon de verre à bords rodés rempli d'eau et, recouverû par
une lame de verre qui s'applique exactemnù sur ses bords
sans laisser de bulle d'air interpoeée (fie. b1). Faisons la
tare de I'enscmble, -puis enlevons le *oËuu,n de soufru A t
pour rétablir l'équilibre nous constatons qu,il faut pla,cer
à côté du flacon des masses marquées dont I'ensemble ieprè-
sente 14 gr. 5, ce qui donne la masse du morceàu de so[frno
par une double pesée.

Fig. 5l Fig. 52

Pour déterminer la masso d'un volume d'eau égal au vo-


lume de a enlevons les masses marquées et le flacon, puis'in-
troduisons A dans le fla,,con F : de l'eau s'écoule. Replaçons
alors la lame de verre de manièr€ que le flacon soit, tôujôurs
exact'ement rempli et reportons-le sur le plateau p après
I'avoir essuyé soigneùse,ment, toujourg Eans -toucher à la tàre.
ræ fléau s'incline et pour rétablir l'équilibre il faut placer à'
côté du flacon 7 gr. (fig. bz) qui représentent,exagtement la,
masse .du volume_d'egu écoulée, volume évidemment égal à
celui du corps. Et dès lors la densité relative du sôufre
est
l4r5:7=2rO7
La même méthode esù applicable aux liquides; ir suffit cle
déterminer la masse du lîquide qui remplit le-flacon,. puis
la masse d'eau qui romplit ce môme flaestr,

'(l), 0n pout tsmsrquu quo h ndlhods du vrrr t trctr 1rlnin (flr, bOl
donnp.prdcldment la mgtrc drun volumo cl'enu Ëgal au volumc Cu îonr
ft D.rmst per eulto dc détermlnsr dlnechmont denritd rrlrtivr.
u
PESANTEUN 81
&..
Remarque. _- Dans le cas des mesures de précision, on uti-
hse des Èalances très sensibles et on â r'ecours à des flaconu
surmontés cl'un tube efûté sur lequel est marqué un trait dtl
repère. En outre, les mesures. sont faites à une température
déterminée; on ciroisit généralement 0o eû on plcce le llacon
rempli d'eau ou de liquide dâ,ns_ ia glace fondante avant de
réaliser
- -G I'affleurement au trait de repère
t*uteau ci-déssous Tônilo la densité de.s solides et des
Iiquides usuels à 0o :

Solides

Platine fondu 2Ir45 Fonto grise lrL


Or 19,32 Yerre ordinaire 216
11,37 Aluminium 2r6
Plomb
Argent 10,53 Houille 1,5 à Lr?
8,92 Gla,ce 0,92
Cuivre
Fer pur 7,96 Bois'de sapin 0,66 à o,5o

Liquides

Mercule 1.3,6 Itrssenco tic térébenthine 0,86


Âcide sulfur. concentrô t,g4 a.bsolu
Àlcool 0'79
Iluilc . cl'olivr: 0.92 Ether 0,73
82 PITECIS DE PHASIQIjE

CHAPITRE II

ETUDE DES I,IQUIDES EN EQUII IBN f,


OU IIYDROSTATIQUE

r. suRFAcE LrBRE Dns LIeurDES.


- 'ASES corrMcNraArirs.
67. Garactèrcs_ge l'état liquide. surfaae libre des
liquides. un liquide est un corps eui'-n'a pas de forme
- dans un vase, il s'y -*o..1"
proprc; versé o*o"i*rr*rrt et y
occupe un volume déterruiné, indépendant cle la fornre de .u
vase' laquelle est pa,rfaitcrnent planc et h'rizo'tale ($ aI).
ces deux propriétés (volumÀ fix" sou,s forme propre et
cxistence d'une surface libre horizontale) clui caractérisent
létaù liquide s'expli_que1t par r'extrême-o,,.,bitité des parti-
culæ liquides. ces dernières se dépracent les unes pa,r rap-
port, aux a,utres sans frottement; sous I'action de leur poiàs
elles se placent le_plus bas possible : l'équilibre tt" p.ot^do.r"
avoir lieu_ que si la surface libre est horizontale, 'sinon les
part'ies plus élevées descendraient la pente, aucun frotte.
ment ne les en empêchant..
Remnrque. La s*rface libre d'un liquide n,est horizon-
talo que lo_rsqu'il est au repos; si le tiquide est, en mouve-
ment (jet d'eau, torrenù) elle peut être quelconque.

68. $urface d'e séparatio-n de deux liquides qui ne so


mélangent pas. _- Quand on considère un vase plËi.r d'ruo,
y deux corps en présence : l'ea.u et l,air, et la surface
illibrc" de I'clu est en liralité la surface de sépei'ation cle clc.x
fluides. si nous versons dans un même vase deux liqui.le,r
non m.iscibles, du mercure et de I'earr par excn:rnle. le- mer-
(-:urQ va. aq fond
et on constate gue la surface de séparption
1rËs,tNtËrtt 8:l

du merc.,re et de I'eau esi horizontale, ainsi quO la surlaco


libre de I'eau qui est, la surface de sépâration de I'eau et de
I'air.
Ce fait est général : plusi't'urs ticlqides non m'içci'bles plae!:
rlans le même aa,Ee se supqpQsent par qrd,re de dç'?\sitë4 dé.'
trlorissant)es et l,es swrfa'cei d'à séparotiom sont d'es plans luort'
:rtnta,ltû l,orsrlue l,'équitibre est étab,li. La frgure 53-corres-
î,;;d iu* trJiu tiquifles : roprcure M, e&$ E, huile H'

t 11. i.)ô
l''*' ra
69. Vaseg Gommunicantg. Dans un vase renfcr-
-
,r.ani de l'eau, plongeons partiellement un solide : le ni-
veau de l'eau s'éiève, tout autour du çolide, mais la suriac€
libre cst tortjcrurs un plan horizontal' Or, Qn
ainsi réaiisé dans le vase des parties distinetes pommupi'
+ {ûant par le bas; Ie résultat n'est, pas modifig si I'on preSd
,iu.,* r?cipients distincts communiquan! par l.eur p-artie in-
férieure, âeo* vases réunis par un tuyau de caouf,chouc Pal
exemple (ûs. sa). Qu.clle que soit |,tr, posit'iom rel,atiae d,e'ces
dcur- r'qr.*, lorsque l'équilibre est éta,bli, les swrlaces l''i'bre-s
Ab et CD se plqcertt d.ans le même plan lt,ori'zontal : c'est Ie
princiTte d,es uoses carnmun'icants.

?0. ÀFplicatior?Ê 4u prinoipe dæ vaæç ctmmuPicapts'


tti"iOA d,es mers. Si l'on e*cepte les mer' ipÈerieu-
-
-'Lo
res, commu i* -u" Caspienne, toutes les Fngpg colnmuuiquent
errtre elies. E1ie"s ont.par suite le môme niveau (,1), c'est-à-
d-ire que leur surfac.e terminale forme une sphère à peu près

li). ,\ tuntlit-on tle. négligtr le phtlnomène des maréis'


U4 pndsrg Ds psrslQt Éj

parfaite. c'est â eause de cette constance du niveau des


fferg
que.l'on y repporte I'altitude des ditrérenis p"i"t- du conti-
nent.

20 Jets d'eau. Puits artés,icns. Considérons un réservoir


rempli d'eau et muni à sa partie - inférir"",
ral. rii ce tube e'élevait veiticalement à uneahauteur
""-t;Ëi;#:
suffr_
s3.1te, l'eau y monterait j-usqu'au._niveau AB
tng. eS) i maie
si Ie tuvau E'arrête en c, r'eau s'élève r; ;;;
à une hauteur un peu inférieure au niveau deà"1u.l,eau."Litir"i.

f rg. :r{..1
Fig. 56
ceùtæ expérience donne re principe d.es jets d,eau,des disùri-
but'ions d'eau dans les immâubtes; .]=*'tootoio*ulllîtiiu*oo-
tes appelées pw'its arté,siens (fr,g. b6). liupposons
d'eau comprise entre deux- une nappe
qui affleure à la surface d,u"o.ùnu* i-p*ùoéuur., dàre'e et
sor r" Àb. sil;;; ;-;"i, un
puits en M, l'eau s'r élève j"squ'eo q
aB : on -a ua puits- ord,ina[re;'*uir ri ,o même niveau gtrê .
ru roragË u.t t"it *o
P, ritué à un niveau inférieur à-À8, ji.uu jailrira
puits artésien. :-on a, un

Jo Niaeau d,'eau. * L9 niveau d,eau sert


rence de niveau entre deux points éùig.n;s.
à mesurer Ia diffé_
iil;;;;p"se clo
deux fiores de verre communiquant pai un tube
ce tube est soutenu *etÀiliàrrËl
par un trépied id,.b?). Les fiores étant
' templies d'uu liquiâe coloré, Iorsque f,Aq"ifiU"l lrî etuUfi,
les deux surfa,ces-libres a et B;;;ï;écessairement
rnême plan horizonùal. dans un
si I'on veuù connaître arors la distance verticale de deux
points éloignés L et ùr jfiq. qs), piu"t* en chacun de ces
poinrs une rès_le graduée. i, ro"g""d.i"d;Ë^*;il;
iantr-
iiii l,i:,,,' cer une mire. Plaçant l'æil au d.e la fiole A, l,opé-
/e.;{ i.;-- -- .
"Ëi-i""s.
i,)f,sÂtiltt-.1{ 8t
t'ttieur vise selon la ligne AB et fait dépl a,cef pa,t un aide
la rni-re piacée enM jusqu'à ce que le milieu de cett'e miro
soit cn M' au niveau AB. Mettant l'æil au voisinage de B,
il recommence la même opération sur la mire placée en L.
La différence des hauteurs dea deux mircs : MM' LL' donne
la clistance verticale cherchée h. -

w^w
il u.

Iig. 00 Fie. 59

4o Eclwses. L** de navigation mettant, en com-


- villes"o.ruux
rnunication des Situées à des niveaux différents. sont ,., ,''l' I
'*:i!'i) i
:ir;:tii.i:, ,,) iiL'
1l*!*'rErl'il fi
a-l:z
.Elt-
s6 pn$ars ur priysioufi:

formée de parties succ€ssive$ nomFées biels, dans lesquelleg


l,: niveau de l'eau esp horizopt+I. iiur* bi*fr yoisins- a et
JJ, dont ies niveeux spnt différents sont mis en
tion par une écl.use C destinée à faile puui'*r lu cqlnmunica_
niveau à I'autre. cette ecluse *ompiettâ U+iË*" d;;
4eu*'i"rras6 mu{
nis d'e portes 1 et z; par I'ouvertùe de liun" d" cei portes
on réalise l'égalité de niveau entre l'éeluse et I'un des -biefs.
{,es 5 Sarties sucsessives ds la figure bg montrenb plairenent
Ia, série des opéra!i?". à réaligeipour faire pa..er
du bief A au bief B.
l;b;;
71. Effo'rts erercés paf ler corps sotideq sur |zuru apnuir
en vertu de leur poids.
Notion de pression.'- ---.
Considéronp un tronc. de cône pesant g ËS. 'eù dont les bprer
paralllles ont respectivement p-our surfaàs 20 cmr g
"t surâ;'.
Posrns ce tron,c de cône Sùr rine trrble. Èruccessivem,ent sâ
Sr3unde base et sur Êa, petite base (fig. 6O).
Dans les deux cas-, ce corps exeràe sur la table une
pt'essante ou force d'e Ttression, égale à son: poids, soit force
à kj
Mais tandis que. dans le premier bas cette force pressante de
5 Ig. pst répartie sur une surface de z0 cmz, dans t; G;nà;
clle eçt -répartie seuiement sur 2 cmz. si le ptan d,appri
peu résistant, si c'est une motte de-beurtr p"t u*"*plr, "ri oo
e.crnstate une déformaiion du plan d'appui, -un enforùeÉent
du tro'ç .de cône dans le beurie, à peirie appréciable dans te
premier cas, très sensible dans ie sôcond. î,à yort,
Ttr"ssin-Ie
n'est donc pas I,a -geule chose à enui,sager au', pozat ie aue d,e
l_'eflet Tr"o(lu,t: ,il frt,ut enctre faira ,,rrtr", cn f.ign.e de comTtte
la, swrfoce sur l,aqqelle elle s'eterce.
,D'u{! façon générale, on augmente ra déformation d'uu
plal. d'.appui,' lequel on fait^ réagir une certaine force,
en drrprnûant ,sur
la grandeur de la surface sur laquelle s'exerce
cette force pressante (t). on dit que ce p|rangËment à pour
cff.eb d'auçyrnenter la press,i.oz e*.""ée u.," i'ap[,.i.

(1): On utilise les grandes clélorinations pro{uites par les forces s,sxerçant
I itr de t"èl petites surfaces
rlans les instrumenf s lrancbants (couteau, pin-
t'cs coupantes...),
0n a recours au contraire à de grandes surfaces drappui lorsqu'on veul
éviter Ies déformations. res enfoncements dans un t*rrrin
Feu résistarrt :
c'est le ras de I'e,4rploi Ses skis et des raquettes pour se déptracef
,lli.{., clt: l'emploi de rleux .r'agonnels" trarrés !t a piur[î.i;;; sur la
;;
roues pour le tra.sport de très rourds fardeaux
.u" uoil - fcrrée.
PESANTEUR t7
,
La pression supportée par un plan d'appui est donc d'au-
plus in-
t""i;il; gtr"dË-i"" la force pressante exercée est
i;;.* it qoï tu, ""ttu"e sur laquelte elle la est répartie est plus
p.îà-"t fL.n définib mathémaiiquement pressée' pression z La qwo-
ti,e'nt de la lorce pressante
--f.,u par La swrfat:e
oo*brl qoi'-représenti cette pression dépend évideu-
**.rrt des unités choi'sies pour évaluer d'une part Ia sutface,
d autre, part la forco. D^tttt I'industrie, on choisit souvent
;;;;; unité de force Io kilogrammeL'unité et on prend comme
unité de surfaÆo le centimètre-carré. de pression,
c est-l-dire t", pteo*ion produite par I'unité de force Eur
i'""i[O-g" *otto" àJ *ôt* r ks. f,ar cm' ; suiface, grta:rd on parle
;,;;,p;;siô" A. rô kg., ,'.'"rç-*ot r.rtdeune la g*rface
cela si-
s'exerce
il_6; i"" *ut chàq'e àentimètre carré
une
-^ei*iforoe de lo kg.
à.Jtu la !"rernière des deux expériences pfêcédentets,
par le tronc.de cône-Eur sori'appui est de
f
-p*..*ionparexercde
cm2; le deuxièm'e, elle est d'e ? kg' 5 par
0,25 kg. d-ans
10 fois plus grande'
"î;;-"i; -r.te*à légal irn. tI s. ($ 68)_ l'..ité. de pression
"*"- "'à*t-à-dir*
.J il pt.*.ioo "*.ràé* per une foice de I sthène répartie
uniformément Éur une s;'rface de I m2 : on lui donne le uom
ài-!;Arr; le pièze va,ut sen-sihlement 0,01 kg' par cmz'

p3r. le:
72. Forces pressahte$ et pressions exercées doivent
fiquidos. _ Ï;td;iJo-ètuot des corps pesanLs, vases qui
exercer de, torc* de pressiorr 8uï les pÀroie des t'es
les contiennent et sur les corps qu'on y,plonge' expérien-
' ces suivantes mettent ces forces en évidence :
1o Prenons une éprouvette à pied E
percée d'un trou à la par
tie inférieute et firmons cette ouvorûure à l'aide d'un bou'
chon B faiblemeni enfoncé (flg. or). En versa,nt depas l'eau, o'a
à""t on tarde à voir'
mieux ao **r.ît., l'éprJuvette, ne
exer-
le bouchor, *u.,t*,'E,ous l'iniluence de la force pressahte
cée par l,e liquide eur la portion de paroi constituée par 14,

petite base du bouchon'


Zo Àppliquons sur la partie inférieure b-ien
rodée d'un
,rt*. pl,qui d" tn*"'e AB qui l'obture parfaite-
verre de lampe dang
;;i ins. oe). È" pi""àeant le to11t contre le cylindreuno
v.erticalement
d9
cuve d'eau, l'obturateur r:ste apptiqué
88 PRÉcIs DD PIIYSIQUE

verre : l'action de son poids-est ,r",rtruli*é"


nu,, la force pres-
par l'ea* de bas en haut, *o" in face'inféri;";;.
str,Tte P. exercée
t es lrquide* exereÆnt donc des forces pressantes sur tes pa-
rois solides q*'ils baignent : re quotiotr-t d. 'la force
sante exerreée- par la surface pressée mesurera, comme pru*-
Ie cas dcs solides, la, p,ressiori sr,ppo"tée par ia paroi. dang

Fie. 0l
Fig. 02

Y*""q"o9* les forces pressant-eset par suite les pres-


-,rons
fi 9-1: rement per
sont nécessaj -oio ^*urtace,3
Ttetttriculn î r es pre.B-
sees dans lea liquides €n oquilibre.
si, en .nri;'"",
sante s'exerçait obliquement sur *ne portion'de force pres_
à l'extrême mobilitf -des tiquiùes, paroi, 6râco
il ry pr"A"i""it des glisse_
rlents : il n'y aurait donc pas équilibrel-

-73' Mesures {es pressions dans res liqtrides, *_ varia.


aveg^ ra pràrondeur, _ ru-ai*posirif
ll*f,: !^p_f_u.9slqn
precéde^nte (frg. 62) va nous pel,mettre de
'expérl€noe
ler la valeur de la force d-e pression qui àâ*ir""t c{e calcu_
appJiqué contre le manchonl a cct etÏet, Ie o-isque
vûr:Gons cle l,eau
d"l: l? tube- jusqu'à ce que I'obturatæ;"-'r.';;ache;
piids de ce dernier esù assez faible, -;;;,. si le
mcmenb précis, Ie niveau de l'eau dans l";;;-est qu,à ce
"i,"iiotooslo même
que dans Ie vase extérie,ur. La
ro-rc", a" pi"ri;on ,rua s,enerce
su'r une pet,i.te swrface hor,izontate haigiéç par.
donc pour aalewr te po,id,s d,',ttnte coronne d,e îe li.quide o,
powr baae la awrlaçs.et p.our rututeur vq ce riquide aaq,nt
d,iataice |d,e cette e,ur.
ra wçobureçç
ou t;ou{al,
' ll rdrulre dr itu
laqc nôaedu
ortr lor rmportlnte .qao dane un r{quid,a an
\

prot.ti,on cû to ntiii un tâii î*"i,oîh,


li,il:rr,;r:"t,a ii"" etài
I

FEsaNTEUTi È9

iJi eu cffet un tiéptace le cylindre dans la cuve do fagon


ciuv l'obiuraieur rcslo consta:nrnent o.ans Ie même plan hori-
rontal À.ts, Ia force pressante sur la surface inferieure do
t obturateur, égale au pords cte la oolonne d'eau qui le déta-
che, reste toujours constante : 'il en est donc de même pour
la, presscon,
Sl maintenant on enfonce le cylindre ct son obturateur
cl'une certaine hauteur, la forc,e pressante augmente du poids
ct'une colonne de liquide dont la hauteur est égale à la dis-
1;:ï),ce verticale des tl,eux posrtions su'ccessives de I'obturgteur.
Ln supposant que la surface de I'obturateur soit égale à
l'unit6, on peut oonc drre qtte d,arts wn h.trride en éqtt'il'i'bre,
lo d,illérerr,ce d,es pressions entre deuu plctns horizontawn est
ég1al,e au po'id,s d"wn cgl'ind,re d,e l'i'qwide ayant pour base
! cnt' et Ttour hautelur lo d,iatance aerticale des d,eua plans.

7/*. Forces preesantes exercée.s sur,les parois d'uir vase


par le liquide qu'it C0ntient, a) Pressiom sur le fond'
d,'trn uasà. L; fond d'un vase - étant une snrfa'ce plane et
horizontale,- tous los .points eout à ]a même distance de la
-forcé*enipar suite la d'eux
surfaee libre et supportent, même pression, bien
la même hau-
qu'ils n'aient pas au-dessus
teur de liquide.
ce qui p"écude nous permet de calculer la force de pression
totalo supportee par le fond du va,se' : cette force doit être
égale au-poids d'un cylindre cle iiquide ayant pour base le
fônd du vase, et pour hauteur sa digùance à la surface libre.,
Il en résulte immédiatement, ce fait qui peut sembler para,-
d,oxal, que la force exercée par le liquide sur le fond du
lrar* oe dépend pas de la, forme du vase, ni par suite du
poids du liquide qui y est contenu.
c'est co qu'on vérite facilement au moyen de I'expériencc
du tube à obturateur un oeu modiûee. Soient trois vases de
formes dilférentes : I'un À eet cylindrique, I'autre B élargi
à la partie supérieure, Ie troisième C rétréci; les fonls-peu-
vent ètre formés par des obturateurs mobiles : ils ont"touà
les trois même surface. ces trois vases sont fixés à un sup-
port, ce qui permet cle les enfoncer simultanément et' à la
*ê*o ptofond.,rr dans I'eau d'un cristallisoir (fig. -eg). !t*
trois disques supportent alors la môme pression qu'il est fa-
cile d,évaluer. Ii suffi.t de verser de l'eau dans les trois vases :
on constate alors que les,disques se détachent au même mo-
l)U t gÉCrS DË l,rr).*SrQU!

ment,.quand_le niveau dans les vases atteint le niveau de lreau


or, le liguide sont€nu à ce moment dans les trois
extririeure.
vases exBrc€ sur chaque disque la même pression bien que

; [ig. ûl
l:s quantités dc cc lic,lride soienL tr.ès .lifférentes. L'cxpéricnce
rnontre donc que la force excrcée sur le fond. cl,un vase ne
d,é-
pend que de la surface du fond eb d.e le bauùur
au riquide.
cette force est facile à évaluerlans le cas du-ia*e cylindri-
que a oir elle est produite par la totalité"d*-t'.u..
contenue
dans le va:e. Nous pouvons uonc énoncer. lc résuitat suivant :
I'a-loree presiant-e exercée pa,r un t,iqu,id.e ,", t"-]i"d-;;;;;;_
ic'I du aase qux l,e renlernte est ind,àpend,ante d,L h lorrne de
ce uose; elle est toujowrs éy1ale ttw.11si,d; cl'une rolor'ro" i"'r-"
litruide aglant poyr buse le fond, et pour lraute,ui i" ï;rî*rré
<tw fond, à Ia swrlace libr.e.
. P"l exemple si l'on considàre un bidon dont le fond à une
étendue de 80 c'n' et dont Ie gourot est à B0 cm. au-dessus
du fond I lorsq-u'il est rempii d;huile de densité 0,9g, re fond.
1u_pporte une forcc- de pression égale au poids d'uns colonno
d'hu.ile de B0 cm' de baso et de g0 cm. de irautæur, soit^

BOx30x0,9Z=2.209 gr.

b) Pressions srr,r les paro'is latérslcs. ces p,rr<_ris sont éca-


- du liquide et t;Ëi-
lernent ooumisee à des pressions d'e la pert
pdrience montre encqre que c'esô la hauteur de là surface li-
bre du liquide au-dessus de la portion de paroi ponsid.érée
qui importe et non la formo du vase.
_I-a lorce pressunte eæercëe ?a?. w.n tiquitle s,u/r u,ne portion
plune rle paroi latérale d'un uu.se est égâr,e a.w poids d, une co-
lanne liqu,iie. qui aurait pour basr: cette portian. rle nuro,it ct
PESANTETP" 91

pour hautewr Ia d,istance de son ccntre de gruar,té, a,u n'i,ueau


du liquide.
Rinsi dans. le cas du vase de Ja figlre 64, les surfaÆes éga-

l,ig,
ltig, b.,L
b'L lrig. (iù

IesA Bet A'B' priscs sur les parois latérales du vase et donb
le c.entrs dègr;yité est à la mêm,e distance l, du niveau, sup-
porteni la niêtne force de pression. si cetto slrfa,ce commune
àst cle 5 cm" bt si les centries àe gravité sont à t0 cm. du ni-
veau du liquide (h=10) gue nous suppos€rons être ùu mer-
cure (d=13,6), Ia force pressante est dc
. nX10X13,6=680 gr.
En réSumé; cluand un vase renferme un liquide, toutæs les
portions Ce sa,-pafoi sonù soumises A 4:g pressions qui a,ug-
mentent avec li ciistance à la surface libre. Si I'on élève le
niveaù du liquider ën fermant le vase par -u-n bouchon tra-
ûersé pâr un iong î,,b" ,et en versant d* liquide dans
,ce tube,
on perrt, avec un poids très restreint de liquide réaliser des
preÀsions considérâbles suscæptibles de briser le vase.
--c;;;;- I'expérience du crève-tonneau. Considérons p&r
exemple pn tonne&u, clont le fontl à 20 clecimètres carrés,
92 pnÉcrs DE prrysreuû

muni d'un t*be vertical de faible section (fis. 6b). ts ton-


ne.au étant nlein. d'eau, si I'on verse or p.o-d'eau dans le
tube de manière à faire monter le niveau âe g m. b0, on réa-
lise avec très peu
.d'r3o.une augmentation d.e la force de pres-
rion sur la base'égale à
I kS.X2OXB5=1.700 kgs.
augmentatian plus que suffisante pour faire dclater Ia bar-
f rque.
rrr. rn,qwsurssroN DEs p&EssroNs DAN' LEs LreurD's.
75. Transmission des.preosions. principe de pascal.
-
Jusqu'ici nous avons ét*dié ics pressions
-solices sur lcurs appuis et par les liquides ex'eicécs par lcs
sur les paràis des
vaces, dans le cas simplo oir ces prcssions sont ârrc, &u:{
poids de ces solides eù de ces liquldes.
aux forces do pression ainsi réàlisées peuvent s,en ajouter
d'autres dues à des caus€s extérieures. cïest ainsi qo* Ài I'oo
a,ppuio verticalenrent avec la main sur lo tronc de cône de la
Iïgure 66 avec une force de lb kg., la force prcrsante yéalisée
sur la table est, égale à la somnre de cette fo".* et du poia"
du tronc de cône, soit z0 kg. La pression réalisée est alors de
I kg. par cmx (s étant égal à zO cnix).

'a

i
I

Fig. 66 fig. 6?
1

considérons maintena,nt un cyrindre renfermant B hg. .d,eau


i,ur une hauteur â = I0 cm.; ni nous e:{creonl: or"." Lo mein
par l'interm.édiairc d'un oiston (fig. 6T) une jorcc de 15 kg.
PESANTEUR 93

qui se répartit' sur tsute la surface s du piston égale à


i10 cmz par exetnple, lc fc'1,1 snppnrters, ls force pressantl
iue au poids du liquide, augm€ntée de la force de 15 kg. La
pression sur Ie fcnci cst, alors de (I5+3) :'30=0,6 kg. par cms.
Si donc on exerce ,à ïa surface d un hquide une pression
supplémentaire, cctte pression se transmet srrr Ie fond du
vase; mais tandis que dans les solides la transmission des
pressions no so fait que dans le sens où elles s'exercent, da,ns
les l,irlwid,es a,rt, contraùre, grû,ce ù I'entrême ntobil,ité d,e iefurs
particwles, elles se tra,nsrnettemt d,ans tows les sems, aussi
bien sur les parois latérales que sur le fond.
C'esù la généralisation de cette propriété qui constitue le
principe d,e Pascal que I'on peut énoncer ainsi. Dams un tI
I'iquide cn équilibre, toute pressiom eoereée sur rrne port'iom I
quelconryue de nt,rfarc l,iquitle, se trarlsrnet dans tott,s les sen.s I
a,acc ulTle même intensité; en sorte qwe les farces de pression i
*e tran,sntettent proportionnellement aun swriaces pressées.
Pour bien comprendre ce principe, imaginons un récipient
-
sur lequel sont sor..clé-r 3 cy'lindres nrunis de pisùons en équi-
libre et dont les sections sont .r, 3 .s et s. (fiS. ee). Exerçonr

Fig. û8

/ sur le piston du cylindre  une force de 10 kg.; toute surface


égale à s prise dans le liquide verra sa force pressante aug-
mentée,de 10 kg.; en particulier le piston du cylindre C sous
I'action de cette force se déplacera et pour le maintenir im-
mobile il faudra lui appliquer €n qens inverse un€ forco do
l0 kg. Lc piston du c;,'li;rdre B, dont la surfa,ce est 3 s ns
restera en équilibre que si I'on appuie sur lui avec une force
dc 3x10=30 kg.
pnÉcrs DE PIlYsrouE

Cette expérience nous donne le principe même de la presse


hyd,raul;ique.

' 76. Fresse hydrauli.lue. _- AEc'e,nseurs. hydrauliqués. __


La presse se compose de deux tubes cylindriques résistanrs,
I'un de grosse section, I'autre de petite section,communiquano
par leur partio inférieure (fig. 69). Ils r"enfernrent de I'eau et
dans chacun d'eux plonge un piston.
Admettons que la surface du grand piston soit 100 fois
plus grande que celle du petitl si I'on €xcrc€ Ëiir ce tlernier
un.e force press:rnte de 50 kg., la forcc pressente sur le gros
s'accroîtra de 5.000 kg. On voit donc qu'il sera posrible par
ce dispositif do soulever un gros poids ou de pfodurre uno
fortc pres.siou. à l'aide tl'un effort réCuib; aussi Ia p:'cssc
hydrauliclue e;t-ctle utilisée dann les industriea les plus
diverses. On s'en sert pour réduire le volume des substances
encombrantes (fourrage), pour clip;'irner l'huile des graines
olé''Eineuscs.

Fig. 09 Fig. ?0

Dans les trâvaux de construction, elle scrt, eous le nom


ds aerin hgdrau,trirlue, Èx sonléver des corps trt\s lourde.
ùûgrt{rdurt gi}
.t
Ëntn; les d.ac|nreilra hgclraul,i,quea peuveut être considérés
une modification t[ la, f leËse. Lo gros piston supportc
{.}omrne
la cabine, mais Ia, force de pression qui se transrnet à Ia base
cle ce pision, au lieu d'avc.,ir son origine dans un piston plus
;retit, est clue au poids d'une colonne d'eau de grande hau-
teur.
La canalisation de }a ville communique avec le cylindre qui
renferme le piston plongeur par un robinet A. (fiS. 7o)' Si la
hau[,eur /i ciu ri.,.'iv'-,ir à't.',r,, aç-dessus de ]a base s du pistôn
est cle 30 mètres, la, surface du piston étant de 3 dm'; ce der-
nier, quand A est ouvert, est solmis à une force pressante dc
ilxB00: g00 l-g., cliripiér: de baS cn hant. Sous l'irifluence dt
cette force, lalabineî'éIèrre; elle s'arrête dès qu'on ferme A,
par suite de I'incompreesibilite du liquide-; elle descend au
àontraire lorsqu'on ouvre Ie robinet de vidange B.

IV. PnrncrPo D AgcsriliÈnn.

77. Pousséc exercée par les liquides sur leg cotàps lm-
-exerce
rn{r'gôs. LII liclurde sur un corps qui y est plongi
uoc torces- pressantes analogttes à oelies cxercées sur k:s paroi;.
clu va"se qui le contient; toutes ces forces normales à la sur.
Iece du collJii ont un eflet résuliant qu'on appelle 'pqwssée du
liquide sur le solide immergé. Cette poussée tend à soulever
ic corps, comme on le constate en retiranù un seau d'un
puits, pa,r' exenrple : l'effort à faire s,ugmenùo én,-rrmément au
momeut ou ie seau st lt de I'eau. Cetto poussée, comme les
iorc,.;: lil.ctrùiltc:. d.ont clle est la r'ésultapfs,, êst d'aubant plus
intense quo la dengiûé du liquide est plus grande : c'cst
ainsi qr.;eu enfonçant la rnain dans ie nier'cure' on éprouvu
lnc résistence, due à Ia polt*,,,rc, l;.':il'.,ct-1rp plus grande qu'cn
la plongeant dans I'eau.
C'est Àrchimède qui a donné la direction et la grandcur
de cette force, aussi 16r plincipe suivant porte-t-il son nom :
Tout cot"ps Ttlo'ngé d,a,ns 'wn \iqrt,itle tubit une poussée uert'i'
cale dirigée d'e bas en, lta,u,t et égale aw poid,s d'u I'iqw;,Je d'é"
pta,e.
Pour le démontrer, suspendons un corps quelconque, ttne
pirïr^ 1]'rr exemple. soirs i'nn des plateaux de la balal'::;
plaçc,ns sur ce même plateau un petit vase C et équilibrons
le toiit irar une tare convenable. Plaçons alors sous le corPs
Ô6 PnÉcrS DË pHYsrQuti

un va,se a muni d'un trop-plein et rempli d'un liquide qriel.


conque jusqu'au niveau de I'ajutage (fiS. Tl). plongeons dans

Fig. 7l

A le corps suspendu en recueillant le liquide déplacé dans un


vase B. On constate que Ie fléau s'incline du côté de la ta,re,
le poids du corps se trouvant contrebal'a,ncê par la, poussée;
pour rétablir l'équilibre, il suffit de transvas€r dans C le
Iiquide recueilli en B, lequel a même volume que le corps;
la poussée a donc bicn pour valeur le poids rtu liquide dé-
placé.

78. Gorpe immergée, corps flottants. Il résulte de ce


qui précàde qu'un corps immergé est soumis - à deux forces
verticales : son poids dirigé de haut en bas et la poussée qu'il
subit dirigée de bas en haut. Si le poids est supérieur à la
poussée, c'est-à-diie si le solide immergé est plus dense que le
liquide, Ie corps tombe au fond du liquide : c'est le cas d'un
bloe cle métal plongé dans l'eau.
Si le poids est égal à la, poussée, le corps reste en équili-
br.e au sein du liquide sans monter ni descendrc.
Si enfin la pousséabst, supérieure au poids, Ie liquide étanb
plus denso que le solide, ce dernier abandonné à lui-même
rlans le liquide remonto yerticalement. Arrivé à la surface du
liquide, Ie corps émerge peu à _Deu; à partir de ce moment.
I'e volume du liquide déplareé et par suite la poussée dimi-
nuent; jl arrive un moment où la poussée dcvient égale au
poids. Ie corps flotte alors en éguilibre à la surface du Ii-
qnide. Lot'sqtt'un cot'ps flottu,nt est en, érlu.ilibre à Iu, surlace
\

PESÂNIEUR e7

d'un liqu,ide, ,it d,éplace wn, uolwnze du liqudd,r. l,ont le


3o,id,t
est égal au sien
Uu- morcm,o iu Iiège plongé dans I'eau, ou un moroeau
rie t'er plongé dans le mercure remonùenî ûans le liguide ponF
venir floTter.
on peut réaliger- le_s B cas precédentË avec un oeuf oe r.,orrs
qui tombe au fond d'un vasà plein d'eau, reste en; dquir:h*e
au sein d'une ea,u conv€nablemlent salée eL uient
surfaceit'utg eau saturée de sel (fig. IZ). ltottcr à ta

Fig. 72. rtction combinée du poirls et tle la poussée.

79. $ous-marins. Dans


fae
- densitel'expérience
im,mergé garde une
précédente, le ro-
constante, uî oo peut le faire
oescenclr€ ou mont'er en modiûant convenabl"merrt la
du liquide. Dans le cas des sous-marins on arrive oudensitÉmême
résultat en modifiant, le poids du bateau sans cha"g.t ,o;
volume extérieur.
ble coque, la partieê *t effet, le submersible possùau ,ioà aàii
eomprise entre les de;x'i*"t""-t
pouvant être à vololté remplie d'eau ou vidée au moyen "rr"rir)

pompes puissantes. Lorsque les water-ballast,s
sont pteins
$'1i", le bateau fl,otte à la surface, son poid* jtunt inférieur
à,Ja poussée qu'il éprouverait lors d'une immersion com-
plefe.
En laissant entrer de I'eau dans les réservoirs, le bateau
alourdi s'enfonce. et peut flotter en équilibre au sein de I*
nrer. si-)a quantité.ti.'ea.u augmente, ,àr poids devient supé,
rieur à- la poussée eb il peut ,u por"" sur un fond.
En chassant I'eau des rés,errroi"r, tu b*teao ïl*oot..
80. Applications du principe d'Arch?mède à la déteïfiii,
mation des densités. _-- ro béterrninatioi--t h dens,ité
d'un soli.d,e. La densité étant re rapport du poîds
-
au noids d''n égal volume d'€a,*, k' pri"oipË - dtr solide
permet de déterminer ce dernier par ra ,o"ù"u d'arehimède
;;-ËË;:
see. suspendons rin solide par I'intermédiaire d.ur.-ûî-L
99 PRÉcIs DE PEYsIQUE

rous rla plate,e,u d'une balance et faisone la tars; l'équilibrc


est rompu si on vient à plonger le corps dans I'eau, et pour
le rétablir il faut aiouter dane le plateau porûeur du corpE
des poidn marqués : 9,5 gr., par exemple, qui représcntent
la, valeur de la poussée, c'est-à-dire lo poids dluu volume
d'oau é,,gal à oelui du oorpt. Si maintenant nous enlevons le
eorps, Iéquilibre ee trouve rétabli lorsqu'on place dans le
plateau 84,6 gr. qui représent'ent le poids du corps obtenu
par double pesee. Sa densité est donc :
f,' {
84rG : 9,5=8,9

2o Déter"mination de la d,ans'i,té d,'un l,iquid,e. Aréom,è-


tres. En détermiriant les pouseéee subies par un même so'
-
lido dans un liquide, puis dans I'eâu, on obtient les poids
d'uu même volume .du liquide et d'eau; le rapport de cea
poids donne precisément la densité du liquide étudié. Ainsi,
gi une boule dç verro euspenduo au plateau d'une balance
subi.t une poussée de .9,5 gr. lorsqu'elle est plongée dans I'al-
cool, et de 1? gr. lorsqu'on la plonge dans I'eau, c'esù que ls
densité de I'alçool eçt
9rb : 12=0179

Four qbùenir rapidement la densité d'un liquidc on utiliss


dane I'industrio .lee aréomètres, flotteurs €n verre lestés par
dtr plomb et qqi gont une application directe du principe des
çg.rps flottants (fiS. 7a). Un préomètre, grâce à son lest se
maintient verticalement lorsqu'il est plongé dans un liquide;
il s',./ enfonc,e d'autant plrrs que le liquide est moins dense,
de sorte que si la tige porte une graduation, le numéro d'af-
fleurement dans un liquide renseigne immédiatement eur Ia
densité dB ce lisuide. On congoit même que I'on puisse avoir
la densitd pa,r une simple lecture : on & alors un densimètrcl.
Il y a trois types principaux d'aréomètres : ils ont même
forme et sont basés sur le même principe, mais ils difièrent
les uns des autres par la, graduation.
le à déterminer Ia densité des li'
I-€s aréomàtres destinés
euidOs pluS denses que I'eau I selon les circonstances,_ on len
appelle- pèroe-eels, pèse-acidea, pèse-sirops, pèse-lait. Le zdro
est en.haut, de la tige et correspond à I'afûeurement dana
l'qau puro à 15o; dans I'acide sulfurique concentré I'a,ffleg-
fqao,olt a lieu à la divirioa 6ç0'
PEgANÎEUfl gO

CIo l*s aréomàtres destinée à la détermination des liquidee


moins rli,nses que l'eau : ce sont les pèse-esprits ou pèse-éthers.
Le zéro esù en bae de la ùigo eù dang I'eau ils affleurent à la
division I0.

-v:

lfig. 73. Aréomètre.

3o Les aréomèires d.estinés à déterminer la richesse alcooli-


que d'un mélange d'alcool et, d'ea'r. Le plus employé est I'aJ-
coomètre de Gay-Lussâc, gradué de telle façon que le numéro
d'affleurernenù donne le nombre de centimètres cubee d'alcool
contonue dans 100 cm3 du mélange.
DEUXIËuE PARTIE

hes gaz Hx Lra lanaiàre

Programme de Z. Annéo

I. Stlrreur DEs cAz.


: forco pros_
pression.
-- - Les it-orptrérique.
.prsssioo
gaz sont pesa,nts --Expérieuce
'ûnte,
Torricelli. Baromètres. lu"oo*ètree. de
- mots. sur *e"ilàt.. - Loi de Mariott...
- liquides. Siphon.
rt_È
Quelques les
-
pompes uguelleÊ ù, gw
II. Cnrræun. gu"lques .mots gur la clilotation dee gaz.
_
Masse de un cenbimètr.;;b. *"i" dans les conditions norme_
les. Défrnftions de_la derrsitJ ;d;"."":"%porisation
pression maxima d'une lrup*o". _ :

ébulliùion, distiilarion. _ É"i*ip"


Evaporation de l,eau :
d; Ë;;;il;. à vapeur.
- Principaux phénomèn". a.,*- à- îu, *rup"r" d';
atmosphéri-
gelée blanche ; brouilla"a' ài ;;s;;;proi",-iuis;,
}Tâi,.""'ne,
flf. LulrrÈnp. Ftude expérimentale
d'un miroir concave, tl'un ;ri;;;;, d,une d.,un miroir plan,
Applications :. appareil'photographique, r""iiir" eonver.gente.
-irction, Iouoe : idée à,, ,,i.rJ";;-"
t*rrt"".r" de pro-.
tiggl expérim.enrales -;;- i; âiÇ.".ior,."î ao l; I,"";;". N,_
IV. Quelques mots sur Ia
- "f,"f"" rayonnante.
LIVRE PREMIER

h'Ér At GAzEUx

Chapitre Prernier

EQUILIBRE DES GAZ

I. pasÀ|rrsun, DEs caz. -- pnnssrous nxpncÉEs pAR r.EF oAz.

81. Existenee et peeanteur des gaz. états solide et


-lesdeux états de la
' luide qui ort été étudiés constitu-ent les
-tatière qui se manifestent le plus nettement à nos sens.
Les gaz qui ne sonù pas visibles ont cependant une exis-
ùence rec.lle et présentent un intérêt considérable par leurs
applications. La présence de I'air qui nous entoure nous est
révélée par le vent et par son ascension dans l'eau sous
fornre de bulles que I'on observe lorsqu'on y débouche un fla-
con plein .d'air.
En chimie, nous avons vu commcnt on m.anipulait les gaz,
par exemple comment on prui'eit recueillir de I'hydrogènc
'sur une cuve à eau (fig. 74).
Tous les ga.z, et l'air en plriiculier, sont pesants, ce qui est
peut-être la meilleure ûr€uve qu'ils constituent un troisième
état de Ia matière. Pour le montrer, on prend un brulloq de
104 PRÉCIS DE PEYSIQUE

verro de 5 litros environ, muni d'uns garnituro métallique


à robinet et on enlève I'iir qu'il contient aud'air
moyen d'une
est alors
maahine pncumaticlue (s JlL). Le ballon vide
;;tt-;"; le plateà, d",rru baîance et on en faib la tare
(ts. 75).

I:ig. 1& Fig. 75

On ouvre alors le robinet : I'air rentre dans Ie ballon en


faisant entendre un sifflement et Ie fléau s'inciine du côté
àî-tuffn" : il faut placer environ 6 gr. du côté de la tare
p"""-iit*,Ufi" l'équiÏibre. T.,'air est dônc pesant, mais des
de fois moins qrte les solides ou les liquides, 1 litre
-illi.",pesant environ 1 gr' 29'
d'air
82. Propriétés particulièree.3ux- 84: - Expaneibilité'
t-,r* gaz sonù comme les liquides des fluid'es petants, c'eet'
-à.diro à'u, qui n'ont pas de forme propr€, qui prennent
to.jours "orpu
la lorna'. tlu lits!: qui les renferme. Mais tandis
;;-:Ï; liquides occupent un_volume presque invariable et
p:,6sentent une swrlaci li,bre, les gaz tendent à occuper tout
i. uolo** qui lcur est,'offert : ils sont eæp(rnsibles.
On peut là montrer en plaçant,sous
-fertnée,
la cloche d'une machinc
pneumatique une vessie dégonflee
_
aux ïrois quar_ts.
h *ur,r"" qu'on extrait, I'air de la cloche, la vessie se go.nfle,
l;"ii q"*llâ renferme n'étant plus gêné.par I'air extérieur'
Inn*"..m+nt, lOrsqu'on laisso rentrer I'air dans la cloche, la
vessie s'aplatiù à nouveau.
.c"ttu expérience nous montre en outre que I'air -et Ies gaz
cn généraf sont éminemment eompress'i.bles. Tandis qge le
Lgg ctz, tl tuurùtu 106

folume des liquies varie très peu lorsqu'on leg $oumet à, des
pressions conçidérables, une faible augmentation de pressiou
su{fit p,o:ir diminuer notablement Ie volume d'un gaz. On peut
le s'.ontrer d'uno façon olus probante enrore en eufonçant
cl.tn.s urr tube de verre à parois épaisses, un pisùon muni d'une
trgc (fig. i6). Si le tube est plein d'eau, on ne peut enfoncer le
piston, n ais.s'il est plein d'air, on peut arriver facilem.ent,
à réduire le volume primitif au dixième de sa valeur (1). Si
I'on cesso d'appuyer sur Ia tigo du piston, il revient à sa
première position; un gaz que I'on comprime, se comporte
.l.onc à la manière d'un rcssort : on dit, pour cette raison que
gaz sont élastiques.
ieis
Enpan$bilite, compressibil,ité, élasti,c,i,té, teflcs gont les
propriétes cararctéristiques dcr gaz.

_ 83. Forces pressantæ et pressiohs dans les gaz,


Les gaz étanù dee fluides pesants comm€ les liquides-doivent
€xenser, comme ceux-ci, des forces pressrntes sur los parois
des vases qui les renfermen.b. Mais out,re ces forcea dues au
poids du fluide, il doit en exister d'autres dues

(l). Cet appareil porle le nom de briquet à, air, car sous I'influence du
dégagemdnt de chaleur provoqué par une compression brusquc, un rnor-
ceau d'amadou placé sous le piston, peut s'enflammer.
lôa PnÈcrs nu Puc3tquË
iacu}ff que
à l'expansibilité du gaz' En oftet, à cause de Ja de volurnc
possède .rtu ourtoinoi *o*** 'dn gaz^ d'eygmcnter
indétniment, si cette masse est infermée- dens un
récipient
;b. t"d;i"rir"ur- q"i t'u*pêche do se dilater, elle doit re-
pousser *u*" ,,rr* force les différents èIéments de

iurfaæe du "ertaine
reciPient.
possibles entre
Nous prévoyonut-âor" q,uelques diffrirences awendre â' re'
lrr';;; "-ti;t itq"ides, mais.nàtt* devons rous
propriétes
trouvcr parrïu Ë *9*iétd dcs gaz' celles.des de leur mobi'
des liquides qui ï.ÀUfË"t résultcr iniqucment
'leur poia*. c'est ce que va nous mont'rer l'expé-
lité et de par
;;;; xo* "tiài"t"", d'ub"td les prcssiûn*-lesexercées
gaz rur leo
I,air qui oorr, p".lr celles q*'d*eroe'rt
p"t"i- "riioïtu,qui les
des récipient's renfcrment' ?

\ IL pnossroN ATMosPnÉnrQun'
-
BArioMilrRE$

g4. Existence iles forces de pression dans I'atmosphère'


d'ai"-qiri ento*re la terre et dont l'épaisseur,
-ï; "o""fr*
a6sez mal conn"O^O-ii atteindre une
cinquantaine de kilomè-
tres, cloit **u.*u" iur les -tgrp': qui y -sont plongés par une
cles forces
si général les forces ainsi supportées
;;;r;__i"". en
surfac.eneseman*ifestent'pasrc'est-qu'elless'exetcent'sur
cetto surfa]ce et se dËtruisent mutuellement'
î; J;* "-ôtés de-suivantcs,
i,à* dans lesquelles on supprime la
irr .,** des faces dc la paroi d'un corps,
force""p6riences vont- nouÊ
perrnettre de metire en éviden"" l.t forces pressantes dues à
i'air atmosPhérique.
1" Appliquons contre les bords d'un verre rempli d'eau le
une
t*oitt*'àu pu,pi"r et ret'ournons le verre en maintenant
;;;i;; ,".Ë rà, *ui". En enlevant alors Ia main' l'eau reste
lîint"n"u dur,r--|. vefre. Avec ce dispositif' sur l€$ forces pre*-
;-;ï;A;l*-A ful*osphùre.ne s'exercen! {uc la face ex'
fotce
térieure a* papîor ;-io". devons en conclirre que eette
;;;-;ùériu"iu àu poide de oontenu dans le va.se.
- -l,eau tâ,te-aifu pro'
La Triperlc utitisée d.a,ns les laboratoires et le verre ou de
cèdent du'même'p"i""ipt' Ce sont des tubes de
métal ouverte uo'r a*.t" bouts et effilés à leur partie i"f{-
;i;;.; ils servent à transvaser d.e, petitrrs quantités dp liqui-
-,rn*
des. Enfonçons pip.ttc clans I'eau ; celleæi pleine, t?'
birons-la airès avoii fermé avec le doigt I'ouverture
Éupé-
Li.]S ,GÀ2. LA LUMIÈIiE ' IOi

rieure. Elle reste pleine, grâce à la prcssion atmosphér.ique


qui agit sur l'ouvlerture i'férieure ; si^ on enlève le dcigi
ù totàu pressante est équilibrée par la f91ce de pressioo 9:i
Ë;; rioi* s'ex€rceï *ur l* s*rface supérieure et, le liquide
l'éeoule sous I'influence de son poids.
2o Plaçons sur le plateau d.'une machine pneumati-oue ($ 1t3)
un *u,rr*hon de 'tr"-rr* dont le bord inférieur bien rôdé
s'applique exaætement sur Ie plateau légèrem-ent suiffé et
dont l,ouverture supérieur" *rC bouchée par u,n morceau de
;;;;i- (ti*. ZZ). Si àtors on fait le vide dans le cylindre, la

Fig. 77

Iorce pressante cxercéc par I'atmosphère sur la face supé-


Ir vessi,: n'est pius équilibrée par une force d,e nles-
"i*"t.'d*
sion inféricuré éE.elo et on voit la vessie se courber de plus
plns cn p6,s .,rorÀ l'intérieur jusqu'à ce "Ct1'e.lle crève. On en-
i"nd ,,lois une ddtoùrtion duâ à-la rentrée brusque de I'air
dans le cylindre . c'cst l'expériencs du crève-vebsie'
Bo Deux hérnir,pheres creux en cuivre peuverit s'appliquer
exactement I'un contre I'a,utre ; dans cette poslt'ron on n'a
*o"oo* peine à t;r;ùt*i. Mui* si I'on vient à faire le vi-
de dans^ la cavité iniérieure grâce à r'-n ajutage à ro'binet
dont est muni l'un des deux hémisphères, on constate quo Ia'
force exercéc par: des poids considérables est insuf fisante
pour séparer (fig. 78).
' Celalestieni à ce'qù la force de pression normalo reçue de
I'extérieirr par les deux hémisphères, eù non contrebalancée
par des, foices intérieurese les appliquenù fortement' I'un
contre I'autre.

85. Défiititlûn et meduro de la pIëssiolt dtr?roephériq{o:


Pout éVË,luer numéiiquement abs fbrces de pression dont led
oxpériences précddentep montrent I'oxisùeirce, nouÊ pouvonB
IO8 PRÉCIS DE PHYSIQUE

rfpéter une expérience faite un9 premièrc fois par Torri-


celli. Prenons un tube de verre, dà peu près un mètre de
iongueur, fermé à une extrémité, onu.tt à l'autre. Remplis-
trons-le ent'ière.rnent de rnercure, fermons l,extrémité ouverte
avec le doigt, retournons le fube, introduisons-le dans une cu-
vetbe c'ntens.nt du mercure, et enlevons le cloigt. Le merclr-
rc descend dans - le tube, et s'arrête en un poiit C, d;;; -i;
niveau est sensiblement à T6 crn. au dcssus aà ta cuvette (fig.
7e).

.r{rg. /d Fi$. i9

Au dessus de C, il n'y a rien dans le tube, pas d,air dont :.r


pression puisse oontrebaloncer la pression e.xercée par I'at-
mosphère sur la surface iibre du mercure dans la cuvettc,
de sortc que lo liquide est maintenu soulevé dans le tube sous
I'influcnce de cette pression qui se transmo-t jusqu'à son ou-
verture inférieure. si on perçait en haut du tube un€ pe-
tite_ ouverture, I'air rentrerait, cxcrcerait une ïrre.srJlu' d&-
pable de contrebalancer la première ct a'ssitôt le mercur€
s'abaisserait a,u niveau de la cuvette.
La grande importance de cette expérience tient à èe qu'elle
permet de mesurer la pression qne I'air exerce sur la surfaÊe
du mercure. Remarquong d'abofd que la surface du nerrur.
étant horizontale, touc ler poi,gtr dà oettæ rurface rupportent
la même prerrion :. nour appellerons preeeio* it^orfËl;d;;;,
la. forte çu'enerce l,'a,ir tur une eonface- âe 1 €ln!,
I
I

I
!l
I
!

TES GAZ. tA IUMIùBE TÔ}

ù* plur, d.eux surfaoes égales s situées dane le plan de h


surfs.ce libre du rnercure de la cuvette, B étent à l'intérieui',
-{ à l'extérieur du tube, supportent deg pressions égales ($ ??).
La surfaae ,4 supporte la force de pression atmosphérique;
sur Ia Ëurfa,ce B ;'exerce uniqueme.nt le poids cls la aolonne
do mercure qui la surmonte, puisqu'âucune pression ne I'exer-
c€ sur Ia surface libre du mercure dans le tube.
Nous pouvonÉ évalucr cette derniàre foree. Si /r est l.r
distanoe verticale des nivenux do mercure densr le tube et
dans la cuvette et 7t le poids spécifique du mercure clle est
égaie à :
sxltxgt,
Pour h= 76 cm. oomme p= lB !r. 6, la foree prerssanto qui
s'exerce eur 1 cm' vaut:
13 gr. 6 x 76 = 1.033 gramm€s
Cette pression de 1.088 grammea par centimètre earré, ou
d'une colonne de mercure de ?G cm. de hautêur, €Bù souvent
oppelée pression normale ou pression d'une atnnsphàre: le
pression atmosphérique cst donc d'environ f kg. par oenti.
mètre carré.
Si on refait I'expérience de Torricelli avoc un liquide r,u-
tre que le mercure, la, hauteur de la colonne soulevée doit
être telle qu'elle pèse 1033 g. par centimètre carré de section.
Ainsi I'eau d<tit être soulevé-. à une hauteur dc l.0BB cm. ou
10!o, 33. c'est le résultat auquel conduisit une expdrionce r{a.
lisée par Pascal.

86. Baromètres à mercure. Si l'on répàte plusicurr


fois I'expérience de Torricelli, on- constate que la hauteur du
mereure dang le tube varie doun moment à I'autrc, Ia varia-
t'ion pouvant attæindre jusqu'à 7 centimètres. L'appareil dc
Torricelli permet d.onc de connaîtlg-les_lariationa do la Breû-
sion atmosphérique. Employé de cette manière il portc le
nom de baromètre. D'une façon générale on appelle baromà-
trrs, les appareils qui permettent de mesurer à chaque ins.
tant la pression atmosphérique.
Porrr constituer un baromètre, un tube de îorricelli doit
rernplir deux conditions eÊsêfltiêller I
1ô L'eepace situd atr-deesue du mercure dong le tube doi+.
âtre nhnolument vidc d'nir es ôllempt de roÈrur d'r*u t lË
,110 PRÉCIS DE PEYgrQrrb

pression qutexetrcerait l'air ou la va,peur d'eau diminuerait la


hauteur du msrcure. On arrive à ce résultat de deut tnâ.niè'
rec : ou bien on commenCI€ ptr faire le vide dans le tubé t
I'aide d'une machine pneumatique et à le chauffer pou! énle'
ver toute trace d'humidité, après quoi on laisse pénétrer du
m€rcure pur et sec; ôu bien on eommense par remplir le tube
de mercure, puis on pofte le mersure à l'ébullition, ç€ gui
chasse l'air et la, vapeur d'eau.
Bo Lia forme et I'inclinaison du tube n'importont patl uair
il faut pouvoir m€curer exactement, la, distance oert,i,cole dæ
niveaux de mercure.
Cette mesure peut se faire à I'aide d'une graduation pb-
céo Ie long du tube. Ainsi, dans le baromètre à cuttette ard,i'
naire qui-est un simple tube de, Torricelli, la graduation eet
-g6néral, $ur laquelle
inscrité sur une planchette sont fixés le tube
et la cuvette. En elle eÈt limitée à la partio supé.
rieure. On a détcrminé la distance verticals sntre les niveaux
du mercurs dans la, tUbe et dans la cuvette et on a marqué
la graduation au voisinage do ce niVeau entre 70 et' 80 een-
timètres.
L'inconvénient de cet appareil est que le zéro qui corres:
pond au niveau du merottie dans la cuvette oet vsriable : on
atté"nu cet inconvénient en prenant unè cuvette agsez la,rge,
pour que les variations du niveeu du fnercure soient trèr fai-
bler (fig. 80).

FiE. BO, BarornèFc à Cuçettrr,


ins caz. u lrnruùan +lt
87. Baromètres métalliques Iæo appareils employér
- basés Bur
couramment comme baromètret, sont un principe
tout à fait difiérent; Ils utilisent l'élanticité des lames mé-
talliques minces, c'est-à-dire Ia propriété qu'elles ont' de se
déformer sous I'influence d'une variation de pression et de
reprendre 16, même forme quand la pression reprend la même
valeur. L'un cles plus simples est le baromètre de V'i'di.
Sa partie essentiello est, une boîte métallique hermétique-
ment fermée, dans laquelle on a lait, le vide. Les bases cir-
culaires de cette boîte sont très minces et présentent des can-
nelures cireulaires qui en augmenbent la fexibilité. La pres-
sion atmr-rsphérique tend à faire fléchir lee faoôs de la bottr
côrnme clans I expérience du crèYc"vcitie. Ifû ress'oft ahtagB.
nirte R (fiS. Ql) est frlé cl'une part au oontrc de ia ftrce ruiré-

Fie. 81
.::
rieure, d'autre parù au bâti de I'appareil; il nainttéht cS
-extériôure
deux ioous écarlées. Si ta p""s*ioo augrnento, ià
r€sËert est allaissé, il est soulevé dans le ces cohtraire. Lreù
déplacements étant très faibles, on les ampliffo &,u moyén
d'un levicr O A B mobile autour du point O; O B est -ung
aiguille qui se déplace devant un cadrân. Quand la prefiion
atmosphérique +ugmente, le point A s'abaiss,e et I'extrémité B
de I'aiguille se déplace vers le bas; c'est l'inverse si la preÈ-
sion climinue.
Dans ces instruments, la graduation du cadran se fait par
comparaison avec les indications du barornèire ordinaire à
m€rcure. Quand I'aiguille s'arrête en face de. la'division mar-
quée 756, cela rignifre que, dans le baromètre.à tube de Torri-
celli, le mercure seraiù maintenu soulevé à une hauteur do
756 millimètres.
Les baromètres métalliques ont l'avantage d'ôtre très sensi-
bles : la plus légère variation de la pressi.on atmosphérique so
traduisant par un déplacement appréciable de I'aiguille. Ilr
Uù fnû,ag DE pgrstdrifl

sont on outrô peu fragiles, légers, essenticllement portatifg,


ar^bùi sort-irs bcat-rcoup prus empiuyés que les baromètres
à
I}r'Ji'udf€.
Mais I élaeticitÉ. du métal qui constitue Ia boite subit à Ia
longue des variations qui nécessitenlr pour qo" ** appareils
,r,r)rrst ryeriù leur précision,
de n,.ruveliee comparaisons avoc le
baromèùre à mercute..

88- Barormàtres enregistreurs. Les vtr,riations


pressioa atnosphérique- étant en-rapport avec les de la
chang"-
rrÊDib rl,c ùemps, il y a intérôt à les enregistrer.
On u, ,oo,i"_
qué en. parùiculier- qu'une baisse graduerle de ra p'ession
at.
uo.spr^é. iQue est, le plus souvent, suivie au ptoie,
qu'uue augmentation régurière annonc€ gén?ralement i""ai.
le
ueau temps.
four suivro les variations de-
orr -la pressiou atmosphérique
o,,r, 'ronduit à tracer un graphiqud en porta,nt en abcisses
lee houres de la journée et en àrdànnée, à.u-ioogouors pro-
portionnelles &ux hauteurs barométriques ; .u* d.ifférentes
comme la construction de cetL point par
point serait tres absorbante, on emploiecorrrnu-
'êur's.
*otoettement des
appar.ei!.senfrgirtreurs qui la tracc.nt àutomatiguement.
l]an* l.r bl.omètre Â,ic.bard,plu.sieu"" uoii*. a"' *via.i,v,, \r.. ..
ronù superposéee et res varialions ile t aut"ur de I'ensïmble
B0 transmettent par I'iutcrmédiaire d'un -qÏi
o A B (r) a unc àiguille B imbibée at"J", levierr*,articulé inserit
tur une feuille de papier appriquée sur un t"*io"" cyrindri-
que faisant un tour
.compret pui' ,u-rir,., g"â"u
vement d'horlogerie (fig. gZ). Q a, oo r'ouv€-
'

('), lln rénlilé' !r,rrrr avoir :rlus de sensibilité, I'appareil comprend p'r,
si"urs lcv:ers consécutifl .
LaÉ ctrz. it rttwtng, ltï
Ôn obtient ainsi automatiquement le graphique des preB-
ltar Ia figure 83'
sions représenté

24 6 EtOMl0l 2 66 BtOt*tnl 2t 6ô loMlor g 4


790
780
774'
760
750
710
730 266810M|0|e4
2 4 6 I t0Ml0l2 4 6er0Mrr{I
LUNOI MARDI

Fig. 85

89. Variations de la pressioir atrnosphériquo qui aveo I'alti-


tuÉË. N;il r"""t t"ujours suppos6-dery be précède
-- de la-pressiorrït*orplÉiique.faites au niveau du
les mesures
de
*cl. C,est a, PascâL qu'on d<,it ies premières.expériencescom-
mesure d.e cet,r,c pr.*iioo à tles niveaux différents_. La
p-"r"iuo" des résultats le cond.uisit à conclure que lo press'ion
ït*orphériqwe d,iminue progressiaement à rnesure qw'on
s'étèai. CeJi s'expliquo quo I'atmospbère _est
"o "rl*u"quant,
iÀitJ" .1 q,r" I'alir ist pesant , la- ptessiôn en. un point doit
donc être d,autant plus-faible que la couche cl'air qui 1e sur-
monte est moins éPaisse.
-En-pârticulier, â*. *.*o"es furent faites au même instant
au piËd et au sommet du Puy-de-Dôme, et, la- différence des
pi.r-.ià".-fut trouvée égale à I centimètres; dans une expé-
il*.u analoguo faite aù pied et au sommet de Ia, tour Saint'
-observa,
Jacques, on une différence de 0 cm' 47'
Il en'résulte que la différence des pressions -exercées par
I'air au sommet et au pied de la tour saint-Jacguesr ptr
;;;;;i;, est égale à la:pressi.n exercée par une colonne ds
rIDêr'CùrO Pgsant :

13,6 gr. X0r4? : 6,4gr.


qui a pour
or, cetto pression eet celle d'une colonne d'airdeq-x
base 1 cm2 et gour hauteur la distance des Pollbt
lË*l-A ai"e la hâuhur de 1a tour : 50 mètres. En effet, 1 litre
d'air pèse I gt. 29, cette colonne d'air'pèso donc bien :
1,29 gr. X50=614 Br.

I
ll,i pndcls DE pdyÈtQtrÊ

Ainsi I'expérience vériûe l'explication précédeute.


.l)'une fa49n plus précise, si I'on appelre p la valeur trou-
vée en bas de la tour, p' celre qui fut--"rrr-té" au même rns-
tant au sommet, on peut vérifier que ia différence p_p, re_
pr:ésente le poids dune colonne d'air ayant pour baie i cen.
t,imètre carré et pour h&uteur la hautôur de ta tour.
oes e_xpériences conduisent donc à un résultat très impor-
tant : le Ttrincàpe londamentar ($ ?g) cronna,nt ta d.iltiràÀie
d,es
.|-tressions qu'i s'etercent en d,1un points cl'ttn h,rru;ae in
équilibre cst applicable aur quz.
fl en résulte quo ltobservation du baromètre peut servir à
déterminer I'altitude d'un lieu. En rema*q"""ï que le mer-
cure est 13.600 : l,z9= l0.bB4 fois plus lourd que l,air à volume
egal, c'est-à-dire qu'une colonno de mercurô du t millimètre
de hauteur exerc-e la même pression q.,'rr*-"oiorrrr. tilair de
10 m. 50, de section égare; on en déd;it que chaque
fois quo
I'on s'élève de r0 m. b0 ra hauteu" bu,"oùétrïque doit dimi_
nuer de r millimètre.
r\[ais ce calcul n'est applicable que pour res faibres hau.
tèurs. E_n 9.ff9t, comms nous le .r"r*rrr-ilus loin, i, pola,
upg-
:*t-y ag]'a1f n'est pas consranr, it aii"i"*" a-L.rrrru qu,on
*^"^lpp.1"t q,"u sa valeur esr constamment t,fr,
::ti:.,ï:
on esf cronc condurt à des iésultats inexarets, I'erreur étani
d'autant.plus gran{. q*u re càtcut *'upfiiq,rl a r* détermi-
nation d'une altitude plus élev8e.
ainsi,- no-'s serions cônduit d'après le-s résurùats
rience de pascal. à attribu€r au r"y-à"-bâÀô="nude rerpé-
.
hauteur
de 840 mètres alors qu'il mesure en rialité rooi noù;:-*-'
90.. O.omparairon entrc lee, liquides
, principe fondanrental et,les gaz,
Le de |hyor.ostatique s'apptiquîot-
Fraz' .ses_ conséquences doivent hussi leur 'être-.Ë;riàur";. "u*
1r a rtic ul ier,- tes saz doi vent tr anstt, --
ï;
i ;i"ï;r#;h ;i
-Ë;;;;;;;.
fnrr*o^ I^-
-t.'*^-e:^--
P.lr":_I: _dire*ion*
qui*exptiquo. qu,un
r
l"* accro issernert;
;;r";;;;;, ;;"ijà, "
&*ï;
chambre, indique Ia même pression "#ïjique s,ilïiff.;},"u" d,une
étui;'i tH#:
rictir,-bien qu'il ne soit,
_pas'suïmonté par les - différentes cou_
d: l,atmosplière
*:t ^l,"ii p,Ti"-i:j?":'*!". ;. dbi; se rrans_
il"i:::l::
l:- .q:"-:
t_11,
{:'_
"*ur*"n,ioÀ"-
&;;;;i,;;'1"
no," o,l.S, q p sr u res d;' l;; il;JoH
I
iu
*,# ii;
:i f"i;
* j
à, I' i at r ià * qî u r;"""ré;;;î"ài "i"r:i
- ":':i,l_iT
?III :en
é
résulta que la p.ression " Ë' Ji::
mgni!.ue avec t'_atm
a!1gg1p$1}$g!- Pour ealculer FaI exemplp la foËceds
exeicÉe
la paroi
par I'au u'uu récipient ouwrt-u'J' oot portion
i;,é-i;;;", 1-r"tnr;-d; multiplier la pression atmusphérique
la P?.tPi considérée'
;;; i; *,rtfou"àdecette'différence prF qu9 IeB gaz sonb beau-
Eri rdsumé,
mêmes principbs s'ap-
c,rup plus lÉget*-ào* teJ tiquides-' les
;|fd-;;;iés";i;- de iluides. Nous allohs en voir
;itd;""rrr
un noivel exemPle.

III. APPLToATIoN DU Pr'rNcrPa D'Âac:{rMÈBG


Aux oAz

tês SrP: qui y' sont


91. Poussée exercéo par los gaz sur des bulles de sa-
plilg;s;:ôJrtoi"u cot'ps
-giz "'^**Ë- lo lumée'
s'élèvenf
-on dans I'air,
von gonilées ur;;^']" d'éclairage,^
conitut que les
cornme le liège;;;ttît. dans iea'i en
gs,z exerc*rrt, une poussée de bas en haut
îur l*s corps "o*ï"'it--fiqicles'
qui Y sont Plongés'
par I'expérience sui'
Cetlc poussée e.t, *i*''en Zvidence

"if ost
gros battoa de verro- minca, turmé lu' "tl bouôhon'
à I'un-oè-s'-br"{ d'uhe balance. On.
*,ropnrr".i.,
fait la tare av.ec
de la grenaille'Jr* pi"*U-ni...A- dans le piateal onnosé. ,!i
dane' Ie vase
ur".r fi, àrrroi" tttioo"ooi d" légaz.earbonique
fléau s'incliner de plus en
;;î;;;""" i"tui"*ù--ing.-Aa),
U;iio",
"" voit
L,e Sallon éprouve, de la part
ii".-".t* tn

FiB. 8ù
116 pnÉcrs DE puyËreup

du gaz carbonique, un€ pous,sée plus grande que


^
cpronvait de la part de 1,air, celle qu'il
l" premier ert plue eens€
que le second. "ar.
Le bailon ayant éLé taft dans |air, -r*-iàr;;";;;;-;;;;_
ir faut pour rétabiir
I équilibre, quand it esr plongé dr;l;
tre du côté du balron o.t" rÀ'u*se qgi uÀi
la différence des masses àà â"u"..rôt.ror*, lrrriu*enr égare à
et d'air, égaux au volu:nc Cu ballon. ;;-;r,
-- ' carbonique
ex-enrple.,. on constate que si le balron
. .Io" & un volume eN-
térie'r cle 2 litres, il faut mettre r gr. sia do
côté du bal_
l:1: Ol,t litr€ d,air pesant I gr. 298 c.r r litre d,e gaz carbo-
nrque I gr. 970, I e.". représente bien la difié;;;c;- ;;,
pr-russées subies par le ballon.854
àur* r'air ed dans t au tre gaz.
on peut donc, énoneer re a'ïrJËi-la* sous uno
--_principu-
forme t'out à fait générare : 'Iiou.t corps pronç1é
d,ans u,n, fru,idc
lsubi't de I'a. part dc ce rruide wne powssée aert,t.ca,e dùrig7ée
I rle brt's en' lra'ut, appliquJe aw centre d,e grauité
lptacé et ésale ow'q)oiâs i"7; tUrai ,tifi;';;.""" d,u rluid,e àé-

92. Eguilibre et mouvement des corps plongés dans tos


gilrz.
- D'apres. lo principe précédÈnli- ,io-'"o"p* prongé
dans un gaz æt soumis à deui forces verticales
Io poids P du cqTp.s,
dont'r
.est_
dirigée d.e t*"t et l,autre."fr,
la
poussée P' ""-il"r,
est dirigée ct.e baÀ en hatit. T*oi"
bl:r comme dans le cas cl-es liquid.u ($ iai-, -" ,u." s'nt possi_
l, Le poid,s esi plus .lort quc ,lu ,poussée, le corps tombe
ayec un mouv€ment d,autant. plus_ ralenti, par rapporu
celui qu'il aurait dans le vide, que p' . ;;. iriportarrce plusà
grande par râpport à p.
Ce cas est le général : presque tous les corpg aban-
^plus àaos
donnés à eux-nrê-er, I'air, tombent.
.20. Le Staicls cst éç1al y tg poussë,e; re corps rcste arors en
équilibre : c'est le cas des bailonç qui p",'uôl
temps à une certaine hauteur I c'est- auisi celui ".*t*" ô".rq"u
d** ;";;;;:--
- 3ogazLe paid,s est.'inférieur à r,a poussée : re corps s'élève danu
le soug I'action de la force p' p. sï ascension
t: faiù dans l'atmosphère, eomme le -poide spdcifique"lite de I'aii
v,4 en diminuant à menure qu'on r'élèr'e, r* poïssde p'
ausei. ce cas est réalisép pq, la ruméL, càrtaine
*i*i^r.
s*r
ssux'si ne tardent pes d'ailleurs À re mélauger i T';ir; ft;i;
igs.ril
LES GAZ. LA LUMIÈ}Î,D 117

si l'on enferme le gaz dans une enveloppe très légère, il ne


se mélangera plus à I'air, et il lui sera possible alors de
s'élever dans I'atmosphère, entraînant avec lui le ballon qui
le contient. Il suflit pour cela que le poids du gaz, augmenté
du poids du ballon qu'ii entraîne avec lui, soit inférièur au
poiris de l'air dé-rl,.rcl' : c'est lt principc cles aérostats.

93. Aérostats. L'esccnsion d'un U"tton rempli d'un


gaz plus léger que- l'air a été réalisée pour la preurière fois
par les frères lvrontgolûer' (t?88). rl construisirent une enve-
loppe _sphérique imperméable (en toile doublée de papier),.
sou6 l'ouverture de laquelle il a.llumèrent un grand - feu.
Cette montgolfière, remplie d'air chaud, s'éleva â peu près
à, Z kilomètres de hauteur.
Les ballons mod,ernes ont, réalisé de grands progrès.
rls ont toujo.rs une forme sphérique, mais ite sont en taf.
fetas imperrnéabilisé. Le bal,lori, est, couvert d'un filet, auquel
des cordages rattachent, la nacelle. destinée à recevoir les aé.
ronautes, le lest ct les instruments d,observation.
118 PRÉCIB DE PI{YSIQUE

L'air chaud est abandonnri depuis longtcmps; on lui a subs-


t,itué soil I'nydro)ène, soit le 11az d'é.tta'iruge qui est plus
dènse mais moins cotteux. l-orir gonfle'r le hiellou, nn I'apla,-
tit potir cn chasser l'air, puis on y fait arriver le grr,z par uir
gros tuiie à parois rouples qui termine le ballon à ea partie
rnféi'ier'.r.i (fig, Bn).

, 94,. Foreo ascenÉdohnelle d'un aérostat.


- Ott, dppelle
I Torte astensi,onne'lle d,'wn aérostat La d,iJférenee Qui eriste en-
Itre son poids total et lt'Ttoicl't de X'a,ir qu',il dépla,ce. On fait
tcujours cn sorte que la force asc'ensionnelle au départ soit
seulement de 4 ou 5 kilogrammes, pour que Ie ballon ne
s'élève pas brop rapidemerrt; la diminution trdp brusque de
Ia pression atmosphérique pourrait le faire eclatcr ct; en
tous cas, gênerait les aéronautes,
Tariatioms de la lorce astett,sionnelle pendant fascension.
-ne tarderait pas à éciater; à mestlre qu'dn s'élève, en effet,il
Si le ballorr était tout à tait' gdnflé et a.bsolument cloe.
la pression atmosphérique diminue, et la pressioir du gaz in-
ùérieur, n'étant plus équilibrée par la pression -eltérieure,
romprait bientôt I'enveloppe. On est donc conduit, ou bien à
ne pas fermer cornplètement I'enwloppe, ou bien à ne oas la
gonfler complètement.
On rdalise le premier cas en adaptant 'à la partie infé-
rieure de I'enveloppe un tube d'étoffe de 2 à 3 mètrcs t1e
longucur, Ia manche (frç. 85), qui met, en communication le
gàz intérieur &vec l'atmosphère : à mesure que le ballon
s'élève et rencontre des couches d'air de densité décroissante,
la rr.anche laisse échapper un peu de gaz, et le volurne du
ballon reste invariable. La, ooussée va donc en diminuant.
Quand elle devient égale au poids du ballon, il cesse cle s'éle-
ver, à moins qu'on diminue son poids en jetant des sacs de
sable apportés dans ce but et constituanb, le lest.
Si I'aéronaute veut descéndre, il ouvre une soupape placéo
à la pa,rtie supérieure : le gaz s'écha,ppe et la poussée devient
moindre.

95. Ballons dirigeables. Les ballons ordinaires étant


entraînés par les courants qui - se produisent dans I'atmos-
phère, on a cherché à les diri.qer. Pour être dirigeable, un bal-
lon doit emporter avec lui une force motrice capable de met-
tre en mouvement des hélices q:ul, prenant leur point d'ap-
r.l luurhÈe' ItÔ
LDs oÀà,
leur
pui tur l'âir, comme darrs les bateaux.elles.prennent
rroint d'appui sur l'eau' p"'1y*ni entraîner I'a'ppareil dans
lno alt.tiiàn ditrérente d'e eeile du vcnt'
la macnine nrotrice doit être et assez légère pour que le bal-
puiasante
lon puiss. ta *ott*"" ot'"" lui, oependant
-ie
vent.
iÙ'sËez
Les perfection-
il;il;i;-;*ertre dans de lutfer contre
;rements reallses la construction des moteurs à es$ence'
ont p*t*is de résoudre ce problème'
ondonne."o"t'*_*ouu,ttoouneformeallongéepourat-
tén*. i* rÂsista,nce de I'air.par le fonctionnement de d,eun
La directio., "*i- asso"é" et placé
aauternrtilr; l'uri," di;;; pt''ofondeur' et;t' horizontalia
i"i;;;;;îï; i;-"*celle : il perrnet la montae et descente'
déplace vers la,
L,autre est ver,tilî"*ï n"J É, I'arrière,. o_n Ie : cesù 1e
d.roito ou vèrs iu--gu,u"tru comme celui d'un navire
gou,aerrLt,il d'e d'i"reûi'ott'
Rem,arque,*Lesaérop|anesquiimitentleaolplané,Jes
oiseaux sont plus lourds qpe,I'air'
"^iJî"i""ïp*'âu-.." :ap_paieils.est
donc bien difrérent de ce-
lui dâs ballons et, des dirigeables'
'-biî; rgropt"n* pa"vi."t*a, se so'tenir dans I'àir, c'est' qu'il
estranimé a une telle que la résigtance de I'air, qYi
"itesse
agit sur son oo *À-plans sustèntateurs, peut neutraliser le
piids de I'appareil.
cnÛe los liquides et lee ggz' -- À côté des
'f;;e;;;"i"tru
96. Différènco
,";i;si., qor noo. venon' d'étudier, il nous
faut roverri" mu,irrtenant sur la différence essentielle d'un ettre les
à faib que-'le volume gn,'
iiq"iàtt et les gaz, tena'nt ce
aire occuper
;Ë;; p* n"e .oï*e celui d'un liquide. On peut, f

à une rnass,e donnée d'un gaz ,rn o-olu-e p,lqs qetit, mais alors
i"-;;;;i;n qu,e[ "*ur."'varie. Àvant àâ'étudi.* ces varia'
mes'rer la pression
iî"rii """u .i"** J'ubord apprertdre
d'une masse Éîaz€use' pression -qui peut être très ditri:ilt *
la pression airnosphérique ei le gaz n'est' pa'6 en comrnunlca-
tiorr avec I'atmosPhère.
IV. ugsunn DEs PnsssroNs. - MA!$ouùîBBg'

9?. Preesiong dani uh volumG gulz€ux llmité. - Unitég


emùio'eee; expériencce de ?ascal nou$ ont montré
-1,;';
lEtr FirÉcrs os f,sssiôud

qu,e,le principo fondarnental de l'hydrostatiqud était


cable aux gaz. si l'on cherche alors la différence des"ppti
i,i*-
sions exercées par un gaz entre deux points pris à lrntrâ-
rieur du-.récipient qui le co*tient, ori peut ionstater quo
cette différence e_st très f_aible, par suite de la petitesse du
poids spécifique dcs gaz. c'est ainsi qu'cntre deui points d.is-
tants verticalement de 50 cm. dans un recipient ienfermant
d.e Tair à la pression atmosphérique, la difforence cres pr€s-
sions cst en grammes par cmz :
0gr.00l29Xb0:0gr. 064 soit 64 mmg. na,r cmz
cette différence est très faible et toujours négligeable de-
va,nt la pression due à l'expansibilité, pourvu qri* i.r dimen-
sions du récipient ne soient tlas exc€ssrves.
Nous admettrons donc q.,u ù pression est la raême en tous
les points d'une masse ga,ze*se comprise d.ans un récipient
fermé, et, nous- appellerons presuio?, ou force éIast,iquà dw
gaz cette prossion uniforme.
La pression des gaz se mesure àvec des appareils appeléa
manomètres et on adopte dans cettn mesure I uou aus unités
suivantes (S Zt) :
La pression qui exerce une force de 1 dyne Bur
-baryq
1 cm'. cette unité esù -très petite et remplacée souvent par
son multiple la mégabary€, qui vauù ïno niégad.yne ^ ou
1.000.000 de dynes par-ôentimètre carré.
2o Le pièze, pression de 1 sthène par mètre carré.
3o Pratiquement, on évalue très souvent les pressions, sur-
tout _celles qui sont inféricures à ia pression itmospnérique,
par la hauteur de la colonne de mercure qui leur fônt aili:
libre. Ainsi, dir.e qu€ Ia pression d'uno -*u*r" gazeuso est
40.centimètres, c'est dire que cette pression est égile à celle
qu'exerce une colonne de mercure de a0 centimèires de hau-
teur.

.4o Pour les pressions supérieures à la pression atmosphé-


qique, on prend souvent oolnrne unité l'itmosphère, c'est-à-
dire la valeur de la pression atmosphériquo oor-u,É, ;"p;;-
sentée p&r une colonne de mercure de ?6 cm. Dire qoâ -t,
pression d'un gaz est G, atmosphères, c'est, dire qu'elfo
égale à celle exercée par une colonnu de mercure d-e ?6cmX6.
"rt
5o Bnfrn, clans l'industr:ie..on évalue fréquemment les pres-
r,Es cAz. LA LLTMrÈRE 121 r/ I
sions en kilogramm€s par centimètre carcé. Si l'on ,u^*rr{ /,1
que la pr.ession atmosphériq1e normale vaut 1033 gr. par jm"; f/5r/l
que I'atmoupËèt" vàut à peu près r kg' par cm' ou
"" ""ii I hecto-Pièze.
encor's

98. ManomètrO à air libre. Le baromètre est théorique-


-
-o"t le plus simple des manomètres : plaæé da,ns une en-.

Fis' 86

ceintspleined'egaz"ilendonneraitlapressionsil'onpou- Pratiquernent'' on
vait lire la haut"eu" a" mercure soulevé. liUte' plein
le remplace ptur i;;;;*ètre à t'oi* tube
'coud'é
A communiquc a'vec le
de mercure dont la petite branche grande branche C Ê'ou-
réservoir R, qui ,otttiô"t' le gaz' Ia
vrant à I'air libre (fiS' 86)'
Selon que la ;;;i;"Ïans le récipient R est supérieure
ou in{érieure à o.il" d* -*.i"r
l,atmosphère, ie niveau d.ans la bran-
ehe ouvertc est ;il ;; ?tevé que dans l'a*tre bran-
"nfiurr* le premier cas' si la hauteur II de m€rcure soulevé
clans la bra,nche;";;;t" est de 58 cm'
et 'si la pression atmoe-
phériqu.e ar, *o**i.*t égale à ?5, la pression du gaz est de
?5+58-133 cm. de mercur'e'
Dans t" aeo*ilïu;i t" C' est à ?0 cm' au-des-
'i "ittt&u
guz est' de 75-20=55 cm' de
sous du niveau À:î" î;tttlon du
!nerclrre,
122 PRÉcIs DE PHYSIQuE

Un tel appareil cst tràs préois, mais il ne p-eut servir qu'à


mesurei des pressions trà"s voisines de la pression atmos-
phérique, einon il pourrait devenir très encombrant. pour
la mesure des pressions élevé€s, on a tcnjourÊ r€courË à dee
manomètrcs métaltiqrics.

'gg. Manomètres métalliquee. - Msnom.etrçs


à piolon.
Comme les barornètres métalliques, ils utiliaerli !ôs irp-
-priétés éiastiques des métaux. IJn tube flexible creux est en-
roulé sur lui-même. L'une dl ,ses cxtrémités est ouverte et
oommunique ave,c Je réservoir R d-ans lequel on veut mesu-
rer la pression (fig. 87); I'autre extrémité est feruée et cct

prolongée par une aiguille mobile devant un cadran divieé.


Quancl la pression &ugmente dans le récipienù, le tube tend
à se dérouler oû I'aiguille se déplace vers ia, oroite.
ces manomètres sont les seuls utilisé: dans l'ind.usùrio et
servent à mesurer les pressions dans les chaudières des ma-
chineq à vapeur, dans l,es conduites d'air comprimé... euel-
quefois ils sônt enregistreurs.
Les manomètres métalliques se gr.r,dtrcnt, p.tr cotnpara.,son
avec d'autres manornètres. Pour les pressions peu élèvées or^
çoqpare leurs indications avec oelles d'un manomètre à au
libre en relation avec Ie mêmo réservoir. Po.r les hautes
pressions, on les mei, en relation av€c un rnanomètre ù pis-
lora dans lequel on équilibre, à I'aide de poids connus, la
force exercée par le gd,z sur une surfnce connue.
Prenons par ex€mple un piston P de 2 crnz de section sur-
rnonté d'un plateau, le tout pesant 4 kilos. Ce, piston glisse
-à frottement doux clans un oriÊc': à la p.ar-tie sttpérirur,:
d'un bloc métallique creux B rempli d'huile et dans legut'J
la prcesicn du gaz sc tlenlrnct p,rr le tu[9 1ç',
Ln$ arz. u tuuttnÉ tâg

0n comprime le saz dans. le recipi""l S*pOthe 1o


-!-:lil
piston p de u* *oor'*îrr-u* le cha.rgeant convenablement ; si
par exemnit to1.le plat'eau' la pres-
i'on doit raettrc 6 kilos pa'r. cm' eb on
sion artuelle du H;à.-tp+4):ts=5 kilos M en
rnarque 5 sur la- division ào tnalSma.qu met*tlique
iaqp"lt*- esi arrêtée I'aisuilte
(frs' pF)'
i;;;-,I;

l: ;;. ltfi. l,litlrortririltr à rrislott'

$ans lgç phpocltel'cs çct'Ù


Les soupanep CÊ sùrsfÉ g$ilisæs ati'bd
ae' véritabrëé na,linè'ti a'în ooids déter-
+t-"iqtàï du,dap.ll-
miné eË destinée r-iqpfohpr Iapïid*
;;e-;i;;intériqur*
sur Le piston dq ry'
ser !a pression ,J"fitË'id; çr
nomètrs.

Y. Etuun Ds LA cgMPnsssrclrtri) DEs c'{z

4ol s*'
ont mon-
liquidis

enfoncé le' piston 4oqs enlevons la


'flii ''qrii
qpz, laiseiq Éq$ilibre à ld
.1,.._._,,i.1
,i, ï .-
ufJ^.

tû4, pgrôr:rs pù r,rivsrQiit;

pression atmosphérique et à ra forc3


. que nous exercionù,
rr'étant plus comp"nsé" totalement tait'"u*orrt*"
Donc, la pression d,'une nïasse g&zeuse croit quand, re piston.
m'inue son aorurne : eile est ir, cha{ue ,nrtont- "ignt" on d,i-
tnent apposée à et, d,,irecte-
,l*.pression gue supporte le gLz.
déjt
,_!-:ilétieneæ decrire â. t" ïâ*i_ CI Ën; monrre que.
rnversement, si r'on augmente Je volumu"d;io*
zeu'e, sa pression diminue à mesure- qu'on raréfie ma6se -ihi;; -l*ga,-

vessic se gonfle donc à mesure ,que l'on


aiminue la pression
extérieure : Ie ug.lu.**. du. gaz augpe.nte-. à chaque instant,
Ia pression de.l'air intér-ie'r eit égale Q", ï'".ri*
sur lo ballon; il en résulte que si ri aorumi-àlun"qui s,exerec
zeuse awgmente sa, pre.ssion d,im,inue. rna,sse ga-
En. rasumé, le volume et, la, oression d,un gaz
grandeurs qui sonù deux
dépendent |une de l'autre ei |expérience
montre qu'elles varient en sens inverse. pour-âgtu*ôio;;"i;
relation qui existe entre ces deux grandeurs, il faut
des mesures précises d.es pressions faire
uf dr* vorumes correspon-
dants.

10t. Etude expérimentale la compressibilité dee gaz.


._ Loi de Mariotte. __ Endeprincipe,'rus- **p*.eneÆs qur
permettent de' trouver cette relation-consistent à
une massô gazeuse donnée et à mesurer, à di{Térenis "o*prim"r*o_
'tenùs, d'une- part le volume qu'elle *"r,pu, d.,autre part Ia
pression qu'elle supporte, pt.r*io*, q"i u*i- Zs;r" ;
r" iien"e.
expériences ont été-faites pour.Ia piemière fois pai
--Lul
Mariotte en France et par Boyle anglà#;; (vers t66b).
"n l,aplu,";ii;"\";"t-,""r"
On peut utiliser, po_ur les répéter,
tube de verr€ B, gradué en cùtimatres cubes et fixé à
un
support, communique par un tutre de caoutchouc a,vec une
ctrve A, mobile le long d'une règle verticale divisée .o
f,imètres. Un robinet perme6, de fermer le tube-È a, uu, partie".n-
supérieure. on a versé du mcrcure dans l'appareil de sorte
que, si le robinet est. fermé,_ un volume d'aii,'que I'on peut
mesurer à I'aide- d.e la graduation de B, estienfermé
L'appareil constitue une gorte de manoÉètre permettant ";-È.
de
me-Eurer la pression de e,e gez.
- supposona, €n effet, que lè robinetdu tube B soit ouvert,
le mercure se trouve dans le même plan horizontal en a *i
on B- En fermant le robinet on rsorÀ un certain volume a;"i"
dont la pression est égale à ra pression atmosphérique-,îà
l,EÈ cAZ. ùl r,uutùng 1tE

0entimbtres environ (frg. S9). Si on vienù à élever le reeipient


A, l'air enfermé en B est comprimé et le niveau du mercuro
est plus haut en A qu'en B.
Pour trouver la preslion exercéo par l'air enfermé, il suf-
fit d'exprimer que la pression est la même en tous les pointa
du plan horizontal qui passe par la, surface du mercure
en B.

TI
ilil
rAl .l
.ti-!ù|

llf,,l
|II
Iil |
I tf trl A
c6u I
tEt
tur I
I
lRLe0 |

lfig. 81) Fig. 9l

Or, de ce côté, la pression est celle de l'air; dans le tube


A, une surface égale prise dans Ie même plan supporte le
poids de la colonne de mercure qui a pour hauteur la dis-
tance des deux niveaux, soit à, augmcntéc de la pression
atmosphérique qui s'exerce sur la surface libre du mercure.
En somme, la pression de I'air enfermé en B, est égale à la
pression atmosphérique augmeutée da h.
Inversement en abaissant I'e récipient A, on augmente le
pq lntgrg Dn PÉyëteu$ ,

vglupe de I'aip, dppt fa prespion diminue plorn. Én consid/.


urnt le pJan horizontal qui passe par la, surfate libte du
nlercure dans la cuve A, on voit comme precédgmrnent gqg
Ia prqssion de l'air enfermé {evient égale à 7Ê l.r', h',{tÊpt
la distancc vçr'ticale dgq deux niveaux, le niveau- cn A étg,nt
cette fois plus bas que le niveau en B.
Supposons par exemple que le volume d'air à la prespion
atmosphérique enferrné en B, soit zO centimètres cubes. Dans
une première expérience on élève le récipient A de manière
à réduire le volume de moitié (fig. 90), on eonstate que ce
résultat atteint, la distance verticale des deux niveaux est
égale à la hauteur ba,rométrique au moment, de l'expé-
cê, 76 cm. par exemple. On en conclut que la pression
du gaz est 76 cm.+76 cm., c'est-à-dire qu'elle est deux fois
plus grande que la pression primitive.
Dans une deuxième expérience on abaisse le récipieut A
jusqu'à ce qu€ le volume de l'air soif égal à 40 centimètres
cubes, c'est-à-dire soit devenu dcux fois plus grand qu'au
début (frg. g.t). On constate que la dista,nce des deux niveaux
est 38 cm. et oD en conclut quç la, pression du gaz est :
?6-38=38cm.
Le voiume du gaz étant devenu deux fois Srlus 6rand, Ea
pression est devenue deux fois plus petite.
Ces résultats sont' généraux, on arrive à la mên:e conclu'
iioo quelles que soient les e,onditions dans lesqueiles on se
place, pourvu que la masse gazeuse soit t'ouio,urs la même et
que la température ne varie pas au coura des expériences.
ûn peut alors énoncer Ie résultat suivant:
f,oi de Mariotte: Ies uoium,es accupés per une mêmc
nlasse gozeuse, mai,'ntenue ù tempéroture inuu,riuble, sont in-
uersernemt proportiomnels aux:, press/ol?,s supportées' Ttar cette
m[rïse gazeuse.
On ptiut traduiro ces résultats par unç forrnule. Si on dé-
signe par t' et u' les volumes occupés par une m&Êse gazeuse
aux piessions p et p' on e :
.a: p'=p' : p
Cette relation pcut 4uspi se lrlettre sous la forme sttivanto;
plr=p'lr'
LES GAZ. LA TTIIIIùB.F I2'î

On auraiù cte même en désignuoi par ?.r", 1)"'"' lcs volu*cs


.i.c cerre masse sareuse ,ï;:ïlï: , p", p"'.. i

pq=P)"11"2
et pqr suite :

lJ a:P'=P" u"" '=constante'


L"

cc qui permet de donner d.e la loi de Mariotte un autre énon-


c6 : Le' procluit d,es n,ornbres qui tnesurent le uol,urne el Ia
ltretrion'd,'zrne m2me mnsse gazeuse, ast um nombre
comstant'
ù, température inuariable.

102. Représentation graphiquc cie la loi de Mariptte. pl'


-;'
pour-.représent.r- *ip6ii""ôes par une.cotrrbe, -nous
"o* les volume's oecupés p'ar la meçse
lons porler €n abscisses
d'air, et en les pressions ço.rr€spondantes' .Les
""dotto*"
volu.mes seront mesurés cub-es ct leq preecionrl
"tt
en centirr.àtres d.e nercuie.
".ttti*àtres
Le oremier état de la masse ga-
tôuÈe çorrespond à une volume d'e 20 cm' et à une
preesiou
;;ï6 i."li-ettes de mercure, il sera représerrté par le point
A (fie. 0s) tet que :
Oa-2O Aq=70.
Le deuxiàme état de la masse d'air sera représenté par B
tel que :
Oh= l0 BIi =ZxTû,

Le trotnième état Par C tæt qqe :

Oc=4O Cc=76 :2
est lnsuft-
Nous qy-ons donc 3 pointq de Ia courbg, ce Qui les ex-
il do multiplier
uq;i po,ti lp tracer, itais -estpointq de la cogrbe. Ëi I'on
fareile
périences et par ïonséquent les
;;;;;tt poàdoir*-a.. pr*ueions.-énor5nes, on. réduirait 1'air
;;lotom. trt* pitit i'li'.ootbe tendsi.donç à se rp'ppr9?le"
de l,axe dee press^ions. AU conùr'aire, I'on diSposqit .d'un
ràroÀ--.à.rsiâéttbt", on pourrait le faire oççupér tqut en-
*;;;; d'air, si l'on exerçait' une prgs$'içn suf-
tior par notre
1ù;*;;.i petit";-ù "o""t", Poru S très grand' est
donq
128 pnÉcrs DE prrysrer,*E

très près de I'axe des volumes. cetts courbe a la forme indi-


guée par la figure g2.
On peut construire une courbo qui représente d'une façon
plus frappante la loi de Mariotte. Portons en abscies€s les
volumes Y', et en ordonnées les produits py. ces produits
étant constants, tous les points de la courbe seront à ia mêm,:
distance de l'axe ov : la courbe sera donc une droite paral.
lèle à cet axe (flS. 9B).

Fis. 02 Fig. Ptr

cctte représentation graphique do la compressibilité d,un


a, gur I'&utrc, I'avantage de mieux faire voir ei lo eaz
{;:',2
suit ou non la loi de Mariotte. En effet. dans Ie cas où il
s'écarte de la loi, la courbe cesse d,êtrs une droite parallèle
à ov.

.- 103. Gonséquence de la conrpreseibilité des gaz : rcla-


tion entre la.pression-.d'un- gaz et sa maEse spéEifiquê.
l.Ious âvons dit que 1 litre d'àir à la oression aïmcrpËé"iq,,.,
normalo pèse I gr. zg3. si l'on eomprime un ritro d'ai" -cle
façon à réduire son volume de moit-ié, Êr pression devient
double, et on a un demi-litre d,air qui pèru I gr. gga à
qette nouvelle pression. Dans les mêmes -conditions, 1 litre
d'1ir pèse donc : I gr. 29BXZ.
ce résulùat noug conduit à la règle suivante, qui peut êtro
considérée comme un nouvel énoncé de la loi de Mariotte :
Les masses d'un uolume déterminé, d,'un gaz, rnaimtenw à
u.ne tempé.rature inaariable, sont proportionneiles a,,ut prtE-
sions qu',il supoorie.
Ou bien encore en ra,nDortant à I'unité de volume :
[Es cAZ, tA tuutùaÉ 199

La nasse spëcifiqwe d,'un gaz àt températwre eonstante, est


proport'ionnelle à la pression qw'il, swpytarte,
I.l e1 résulte, en'particulier, que la masse spéffcique ds
-I'air diminue à rnesure'qu'on s'élève dans l'atmosphère; les
couches inférieures, pressées par les couches supériùres, sont
en effet à une pression plus grande et par suite leur masse
spéciûque est plus élevée. Nous avons signalé ce .fait à pro-
pû3 des expériences de Pascal ($ B9). Dans Èévaluation
dé Ia hauteur d'une montagne, il faut en tenir compte et
prendre pour l'air une masse spécifique moyenne, d'ailleure
difficile à évaluer

104. Application numérique. -- Lrn cgl,ànd,re agant ZÉ


em' de section et 30 cm. d,e lto,uteur est rempli d,'un ga,z à la
pr.ession atmosphériqwe. Om I'obture oe,r wm p,istom pesant
! Itg_. et sur lerluel 9n place un poid,s de g0 hg, Qwell,à se(e
la hawteur occu'pée par kt gaz lorsque l'équiiôbre ser& éia-
b(i (frs.,sa).

Fig. 9r

La primitive du gaz est, ds ?6 om. do mercure ou


de I 'lrension
kg. 0B par cmr; à la ûn elle est augmentée de
(go+t) :25 = 0 ks. 84 par cmr: elle est donc égalo à f Èg. 8f
par cm2.
Or, la section du cylindre étant constante, Ies hauteûrs oc:
, cupées par la même mass,e gaz,euso sont inversement propor-
tionnell'es alrx pressions qu'elle supporte. La hauteur cher-
chée est donc égale à:
(30cnr x 1,03) : 1,8?= lG cm. 5
100 nnûcrs DE psrgiouûl

CHAPITRO Ii

ACTION DE LA CHAL!]UR SUR LIIS GAZ. DENSITE


-
DES GAZ
I

105. Influence des variatione de tumpérature sur ler


gaz. - Les variations de tenrpérature ont des effets plus
complexes sur les gaz que Bur les liquides et sur les solides.
Lorsqu'on clr.aulfe une ntuEse lJezeusct orl obserae génér'ale-
ment, otttç'e une au{Jnzentatiort dc .uolu,nte, un€, a,ugmenta,tion
d,e la /orce éIastique d,u gttz.
Ces variations de volume et de pression correspondant à
une certaine variation de temPérature n€ sont du reste pas
déterminées : elles déperrdent des conditions de I'expdrience.
C'est pourquoi on n'étudie généralement que les effets pro-
duits dans des cas très lrarticuliers : ceux où I'une des gran-
dç:rrs çst Baintenue invariable.

,,10.6.Dilatation des gaz à pre$sion con$tante. - Un bal-


len,, de verre fermé par un bouchon que traverse un tube
herizontal étroiù, contient un certain volume d'air séparé
de l'air extérieur par une goutte de mercure. Quand I'index
est immobile, c'est que les pressions qu'il suppoute des deux
côtés sont égales : I'air oontanu dans le ballon est donc à
la pression atmosphérique. Chauffoas le ballon simplement
avec la main : I'index de mercure se dénlace vers la droite.
Si la terripérature reste constante, il s'ilrrête : à ce moment
LDS GÀ2. LA I,LT:MIÈRE 131

la pression de l'air du ballon est encore égale à la pression


atmoophériquo (fiS. 9r).

T%zfr
'4;ilii,?/12 Tffi%;%Æ Zit
Fig. 95

Le udlwme d,'wn gaz chouffé. à ,pressiott, constante aug'


mente clonc bea,wcowp pl,ws qrie celu'i d,'wm liquid'e, toutes cho-
ses égales d'ailleurs
On définit alors comme pour les liquides l,e coelficient de
dilatation à, Ttressiort, constante, Çui est l'augmentat'i,on cle'
aolune que pwb'i,t un cent'i,mètre cube de ce g&2, quand' on
é|,ève sa, tem,pérature de un d,egré, sans que sa press'ion oit
thangé.
La rrlesure de ce coefficient est longue et délicate ; elle a été
faite pour tous les gaz et, les résultats trouvés ont, conduit à
la loi suivante énoncée pour la premièro fois par Gay-Lqssac.
Le coeffi.c'ien{ d,e dilatat'ion sous tr)ression constante est sen'
ûhlement le m'ême pour tous les gaz. Il est 'i'ndépenàa'n't de
lrt. Ttression et é17a'l à : \:213=0,00366.
Si l'on prend, par exemple, I00 cmt d'air ou de torrt autre
g'az àt,0o et à Ia pression atmosphérique; à 1000 ce volume
s'est, augmenté de (100x100) :273= 36 cms 63, c'est-à-dire de
plus du tiers de sa, valeur primitive (1)' à condition que la
niression n'a,it, pas varié : une augmentation de température
de Z73o doublerait le volume d'une masoe gazeuse.

t0?. Dilatation deo gaz à volume constant. -T andis


qu;ii àst presque imposîibte de s'opposer à la dilatation des
solides et des iiquides, on y réussit facilement dann le can deç

(l). D'une façon génér:rle si I'on désigne pûr Vo le volume dtune mâssc
gâzeuse à ûlo, par V1 son voiume à to et à Ia même pnession, par a le,coef
ffcient de dilatation des gaz â pression constantc' Itaugrnentation de Yolumç
subie étant de V6xaxt, on a \i, -Vofïuaf:Ve (l+at).
C'es1 fp lnrmulo Fdnérnlc rlcs
rlilatalionp,
132 PRÉcrs DE pgysrgtrn

ga,z pa,î suite de leur compressibilité. Dn chauffant un gaz


oD vase clos, c'est-à-dire sous volume sensiblement constant,
on remarqu€ que sa pression augmente et on peut me€urer
fa,cilement cette augmentation,
Prenons à cet effet un ballon plein d'air et fermé pa,r un
bouchon muni d'un tube en S (fiS. 96) contenani du mer-

. . Fis. !}0

cure qui s'élève au début au même riiveau cles deux côtés :


co tube constituo €n Bomme un manomètre à air libre
($ e8).
Chauffons le ballon, le liquide baisse en A et monte en B,
ce qui met en évidence les augmentations simultanées de Ia
pression et du volume de I'air du ballon. Yersons alors'du
tnercuro par la branche ouverte : c€ mercure €xerce une pres-
sion qui se t"aosmet à l'air et diminue'son volume, et le mer-
LEg GAZ. IA I,UMIùRE 133

cure repïend bicntôt en Â. son nivean primitif. Â ce moment'


*oigr;'t,elévation 4e ternpérôt*re, lc volume de i'air du bal-
l.n ir'a pas atlgine'té, mals si-l pression es1 devenue beaucoup
to"*otée par Ie poids d'une
fi.r, g"orra" ' I'u"s'rÉntatio' "ibbase
colonne de mcrcnrË ayant pour I cmz, eù pour ha'uteur'
la, distance verticale' dcs niveaux A et B'
Dorrc, quanel, on cho,uffe un gaz à uolwrite coitstant, $CI' preY'
sion a,tt,ç1ntan.tc bea ucouTt.
Lc co'effic'ient d,'antgntetttat'itttt' de pression' d'u'tt' gaz à.t:o-'
(,wrne constant est, l'iwçTnzentstiott' de pressi-on, par unité tle
trrr^":'sriun initiale, que'subit
'i,
Ie g&z .qwantl sa température
ltèr" tle un cittllré, s'r1s trttc sÔlt utt!ttttt'e cltunge'
dc
Cj,oU Lussac ct'mintré qi_" te .coef ficient d'augmemtation
7rr:rri,;u est sctt,siblemeni Ie mêtrc poùr tous les gezr.et .éga'l
ii ti"i;ciànt d,e d,,ilatation à aolwitrc constant, c'est-à'd'i're à
-| : 273.
Urri éléuàtion de tentTté,rat*re de 273o clottble donc la pres'
ç1nz cltau,flé iotts uolume eonstant',
siin,'d'rrn 'i.olrrrc' d'e rnênt'e 'qu"il
iii,,,"tri,
lk d')'u'tt' ç7oz clm'u'lfé sott's pression constante'

108. Masse spéGifique Ylormale d'un gaz' --,Nous


savonil
qu*_- t"* go, uorrt,-p;;;ir ($ BlJ et leur màssc spéc_ifiq'ue.'nr Ee

définit comme des liët*id.ce et des solides : la masse e^


".Ioi
Àrr*-.u de f ceniimètreon*.ib. ,l* g,az, _{e sorte clue si IVI est lr
iln** d'un volumc Y, a' m= .\[ z Y'
Mais comme le volume d'un gaz vatie--beaucoupa'vec le'
es6 également
teffirat,i"n "t l; p;;;;i;", la, m-as,se spdcifiqrie par Êe
valieble. On convient alors de caractériser un gàz
Âoqnrot" : c,(st ta ma,ssc r1e r cms d,e ee ç1az
"i'"ri"'^ràei;'i;iiî
ti ûo et;ows là pre.ss'i,on, de \6 cn' de mercure'
Ilous sâvons .téjl, qo* la masse spécifique.-d'ot.grz es+"Pro-
p..tionnelle à tu,'p*à*tion qu' jl stipportc .($ 103)'
.
variant' ]:,-"^*"T"
en ra,rson In-
à,i .. ,ur, à température inv;lriable,
ve:',sc dc la Pression.
"Si"rnoi"tuiàrrt
,rnrl* chauffons le g'a-z _du_-O à ^t_:- à pression
eonstante' son. Y, est augmenté de Yot " 273; il est donc
"ot"-"
multiplié par L+ * : la,rassc spéci,l,ir|ae esb par suite
cliviséc par ce même nombre'
Ainsi la masse spécifique normale d'e I'air a ét6 trouvée
égale r\ 0,00i293; ï;.tà-'dite qu'à 0o et ?6 cm' 1 cm' d'air
.134 pnÉorÊ DE PEYSIQUE

pèso 0 gr. o01993. sous uD€ presslon H cm de mercure et à


0o, I cm' d'air pke :

0 gr.
E
001293 ><
3-
et à to et sous la pression H, la masse spécifique est
HI
0,001293 X * X---------
' r+ 2i3 |

109. Deneité des gæ pN rapport à I'air. Considérona


I cme d'air et I cm3 d'oxygène. La masse rpécifrque normale -
est, pour le premier 0,00129; pour le deuxième, 0,00148, Le rap-
port est, 0,00143 : 0,00129= 1,II.
Supposons maintenant qu'on les porte tous deux à lffio,
sans changer la prersion; le volume a,ugmente, mair reste le
même pour toue lps deux. Leur m&BEo specifique varie, mais
I am3 d'oxygèn6 pèse encore 1111 fois plus que I omt d'air.
De même, si nous comprimons les deux gaz de manière
que la pression double pour chacun d'eux, pour chareun d'eux
aussi le volume devient deux fois plus petit; maiqtenant
encore. le rapporô, entre les masses oocupant des volumes
égaux, reste égal à 1,11.
fl en est de môme quelles que soient la pression et lo tem,
pérature : si deux ma66e8 ,ga,z€uses occupent
le même vo-
lume dans certaines conditions de température et de pression.
elles occupent, enco1e des volumes égaux quand on modifle
de la même ma,nière la température et ia pressiou. Et,
puisque leurs master n'ont pas changé, le rapport dæs mae-
ces do volumes égaux est invariable.
Dans I'exemple ehoisi, le rapport oonetant 1111 peut servir
à caractériser I'oxygène. Nous l'appell,orons ; densité de l'ong-
gèttc.
D'une façon géndrale : Ia densité d'un ga,z pat rapport à
I'air est Ie rapport entre la, tnasse d,'un certa,i,n uolwmp de gat
et Ia nffisEc d,'un, éga| aoluma d'a,ir pris dane les rnêmcE conF
ei de Trression.
d,,ûtions èIe tempé,rature
qui précède nous a montré que, à condition que le gao
Ce
suive la loi de Mariotte et qu'il ait même coefficient de dila-
tation que I'air, cs rapport est coqsta.nt, indépcudant de ln
fempératuro et de la pression,
LEg oAz. La ttrMIùaE 136

{10. Applicatioh numérique. Aahuler Ia lnasse


d,,oæ,ygènà ôontenue dans wm iwbe cl'acier dant l,a contenartce
est â,à l0 1itres, sachant que la nress,iop'ànté,riewre est d'e 2O
atmosphèr.es et Ia tempéiatttre c\e 16". La densité de I'oxy-
gène est égale à 1,11.
Ds la dànnition de ia d.ensité d'un gaz, ll résulte .g!e la
masse d'un certain volume de ce gaz s'obùienù en mulùipliant
sa densité par la, masse d'un égal volume d'air, pris dans lee
mêmes iitiotts de température et de pression'
f liire"otd'air à 0o et *oos la prêssion de ?6 centimètres pèse
I gr. 2?3; à 15o, si la pression n'a pas changé, le volume do
1 litro d'air est' devenu I + #, Si, en même tem-os' la

pression s,est, élevée à'20 atmosphères, ce volume a été réduit à


t 4ir\ * ?(i I' li')\" L

(n * #) 6ftr - (n + TÂI T :o
ritres'

1 litre d'air à 15o et sous la pression de 20 atmosphères


pèse donc.
1s,293 -><_ â^
?0'
-----[5-
1 + ,iii

Le poids cle 10 litree d'orygène sera rionc'

,u: 10 *- {.2ç13
x20 x f,tl =212g'
r+ffi
Général,isation. Si l'on désigne par V,. lu.vôlume d'un
-
gaz à to el' à uns pression H : pai d la densité de ce
ga't' pùr
;-pùit à i'tir; oo a' comm€ expression de la masse du
gaû i

st:Vs ><d><J+-#
| +Tt3
M étmt évalué en grammeq V, en liùres et E en centimè-
tres de ,morcure.
136 f,BÉCIS DE PfiYgTQI'H

C}IAPITP.E IIi

POMT'ES L Lï-LZ ET -{ LISL'IIJ]'S

tLl. Principe général des pbmpes. -- Li'r pompes $out


cl.rs appareils destinés à faire passer urr liquide ou un gs.
ci'un récipient dans un autre.
Une pompe est constituéo essentiellcrnent par uD ,cylindre
crcrx, app:lé cor'ps tJe port.pe, dans lequel un nistoil P peut
ôtre animé d'un mouvoment de vil-r:t-vient par I'intermé-
<li.-.ire d't:nr tige T (fiE. o7). fc lr:)trtic il{ériettre du cy-

Itig' 97

'lindre parfent clc,ux tuyaux munis ci; sci:prpes.a cu b, cira-


,1rr* ,"1-,.p^pcs'orivrant seulement dans un sens e'.ri est, le seus
lu mOUVClrCnt du fluide à transvaser. l,a 6ouparle (t, qui
,,* ,r u"ut'3 qlii) clc bas cn lrlut eor.mande le tttlltt't, tl'Usillit'tt''
LtrS CAZ. LA I.LIMIÈIiU I:]7

ti,on,; la eoupu"pe û s'ouvr:e de gauche à droite et commende


le tuyau d,e reloulement.
Lorsqu'on soutèvc lc pision supposé primitivemenb au bas
de sa cour6e, Ie vide se fait dans lo corps do pompe; soul
I'rnlluence c.c lil pression cxprcéo per le fluide, la soupape a
se soulèr.e et célui-ci remplit le corps de pcm.pe. Pendant
cette périodc Ia soupane b esi m.l,intenue ferrnés par la pres-
sion qui 6'exetce sur sa droite.
Le piston étant, arrivé en haut de sa coursei on I'abaisse I
le fluiclc contenu dans lc piston se comprimo et la soupape
a se fcrme tandjs que b s'ouvre lolsque la, pression dans lc
ccrps dc ponrpe devienù suffisante : le fluide s'échappe alors
par le tuyau de refoulement. Les mômes phases se ieprodui-
s:nt à chaque coup dc piston.
'Le principe précédent s'applique à toutes les pomp3s;
scule la nature du fluide transvasé pe.ut, varier, ainsi que la
place du récipient qui le contient, celui-ci pouvant être re-
lié soit au tuyau d'aspiration, soit au tuyau cle refoulement.
I. PoMPEs A Giz

IL?. Maohine pneumatiqtle. -- Si nous adaptons un ré'


cipi.ent plein de gaz au tuyarr d'aspiration (fig. 98)' le tuyau
dc refouleinenf, cldborrchant libr:cmcnt dpns I'atmosphère, la
pornpe fait le .vicl'c dans lc récipient R : on l'appelle ma-
'Ilineestpnenrnatique.
cf
fa.cilc clc snjvre lr climinution de lo pression dans le
réeipi^nt. Sunlrosons, en effct. quc lc corps de pompc ait une
cnpacité intérieurc cle I lit:c. le eontenanee du ballon R étant
cle 3 litrcs. Lorsque lo piston per:ti du fond clu cylindre ir
fai.t une aseension complète, lcs 3 litres de gaz du ballon, pri-
m.itivement à la pression atmosphérique, sont maintenant'
rÉpartis dans trn vohrme de 4 litres. La pression de ce gal.
est done cl'après la, loi de Mariotte les \la de ce qu'elle était.
t Loisqu'on abaisse le piston, a. se ferme et le gaz frnit par
être expulsé par b,' on a alors dans R, 3 litres de gaz sous
rr.n.e pression
'le 3/4 d'atmosphères. Après un deuxièmo coup
de piston, la nouvelle pression encore les 3/4 d'e ce
"devient
qu'elle était; elle est alors do
? - T -- *
cl'atnrosphèree.
La pression diminue done progr€ssivemeut dans R et on
perrt théoriquement lui donner une valeur cusei faibls qu'on
138 PBÉCIS DE PIIYSIQUE

lo désire,'à condition de donner un nombre de coups-do pir-


ton suffisant. En réalité, à cause des fuites inévitableË ét À
cause de ce fait que la base du piston n'est jamais appli-
quée exactement contre la base du corpr de pompe, on ne
descend pas généralement dans les machines ordinairer au- r,t
dessous de 1 cm. de mercure.

Fig. 08
Machine pneumatique P.ornpe de compression

La machino pneumatique est souvent' employée elans les


laboratoires; le tuyau d'aspiration s'ouvro alurs au centre
d'un disgue de verre appelé pl,atine qu'on peut recouvrir
d'une cloche à bords rodés qui y adhère parfaitement. C'est
ce dispositif que nous &vons employé pour montrer l'expan-
sibilité des gaz dans I'erpérience faite &Yec une vessie ($ 82).
Les machines pneumatiques ont également quelques appli-
cations industrielles et dervent p&r exenplo pour Ia vidange
des fosses d'aisance, pour le nettoyage dee tapis par le vido.'

rr3. Tnompe à eau. On emploie fréqueTment dans ler


Iaboratoires un app&reil- qui donne très rapidement un vide
de f à 2 oentimètres de mercure et dont le principe est très
ûifiérent de celui des pompeo.
Ceù appareil, appelé trom,pe à eaw, se compoÊe de deux tu'
bes do verr6 ooniques placés dans uno a,rnpoule A reliée au
le
I LnB c.lz. r,rrurùnÉ

récipient oir l'ôn veut faire le vide par I'intemédiaire du


130

robinet B. L'eau sous trireesion arri"; p?; i;"i"iusu coniquo


supérieur
_8, elle en sort €Lvec une g."odu oit*ÀL Ët pérrèi*o
dans le tube inférieur c, entraînant avec eile une porti*
I'air de I'ampoule et par suite du récipir"J ing. es). d;

Fig. go

:,!!+.Pompes d. gqlnqr.ersion. Si au lieu


- nous I'adaptons -à celuiIe d'adaprer
recrprent rl, au conduit d'âspiration,
de refoulement, la pompo ;;*p;il;I1-t;,a""î-n
: c,est la
Éi ma.ch,ine d,e cornpression (fig. gg).
Avec les volumes supposés au paragra,phe llp, on verr& fa,.

cilement qu'après chaque coup âu piitoi 1l
*L;rion dans R
rygmente du tiers de sa valeur pr&édente. io on.est
limité p-ar les fuites et les défauk a. rout*i, "o.ore
.maig en ou-
tre par la rupturo des récipients emp.loyés.
Les . pompes de compressiôn ont i"ta"et industriel bien
"" -
supérieur à celui des maÆhines pneumatiquàs. DL fortes ma-
chines à vapeur. compriment r'â,ir dans '""u *i"e centrare
et cet air comprimé conduit par canarisation ost utilisé:

^ 10 Pour faire fonctionner d.es motours et des outils de per.


foration ;
2o Pour refouler l,oau dans des caissons métalliques pla-
ôés sousI'eau, pour établir les fondations des piles de pont
p&r exepplo (t).

11) Ces caissons sont appelés cloclrcs it Un scaphand,re est


plongeur,
ung cloche .à plongeur réàulte, fornéa par une enveloppe
qul de caoutchouc
con-lmunlque par un tuyau avec une machine de compression.
rI40 PNÉCIS DE PIIYSIQUT

qo Poirr
le fonetionnement de la poste 2tneumat'iquc' Les
bureaux de posbe sont, réunis par des tubes souterrains et les
dépêches placées dans un piston cretrx se déplaeent dans ce
tuËe lorsqu'on fait erriver de I'air con:primé sur I'une deg
faces.
40 POur le fonctionncmenb des ft or'logcs nttetrnruti(Ltes.
Signalons encore que les pomp€s à bicyclette sont dcs pom-
p.r à" compr€ssion qui permedtent, de gonfler d'air conl-
srrTmé les chambres àu air, et que les freins des trains sont
-r,o* par I'air, comprimé par une pompe placée sttr la machine.

trI. r'ouPns a LIQL:IDEs.

tt5. trompe aspirante.


- Pompe foulanle---.Ponnpe
a.spirante et:foulante. -- Pour ies pompes à ]iquides,' Ie
tuyau d'aspiration commandé par la soupape n en
est' com-
municatio.t avec le réservoir oir doit ôtre puisé le liquide;
ies différents dypes de pompes ne différont quc par les lon-
gueurs des ùub€s d'aspiration et de refoulement.
Dans la pompe âspira,nte, Ie tube'd'aspiration a une lon'
gueur notable, le tube de refo-'rlernent au contraire est hori-
iontal et'très court. Très souvent, la, soupape ô est placée
dans le Slision. I:oîsQtl'on soulèr'e Le piston pour ]a première
fois, la pompe fonctioune comrne une maahine pneumatique
et le liquide primitivement cn I) (fig. t00) monte jusqu'en C
gràce à la pression atmosphérique qui s'exercs à la surface
libre du liquide ddns Ie réservoir (1).
Après un nouv€au coup de piston, l'eau monte encore dans
le tuyau d'aspiration et elle finit par frauchir la soupapc
a, : la pompe est, alors 'rr,morcê.e. À partir de ce moment,, le
liquidele déver*u par b chaquc fois quc I'on abaisse le pis-
ton.
la pompe puisse s'amorcer, il est né-
Ccpendant, pour que
la hauteur du tuyau d'aspiration soit inférieurc
cessâire clue
à la hauteur dc la cclcnne dr'. liquide qui fait équilibre à

. ,(t) Lc pression de la colonne de liquide augnrenldc de celle de I'air


conlerru dans. le corPs de'pompe. est égale alors ir la p;ession 'alnro:phé-
rique.
tES cAz. te r,uurûng .l4t
Ia pression atmosphérique. Pour I'eru, cette hauteur est de
10 mètres environ.
Pratiquement, à cause des rentrées d,air et de I'exist€nce
d'un espace nuisible, l'eau ne peut atteindre cette hauteur
et la pompe ne s'amorcerait pas si la hauteur d.u tuyau dé-
passait I mètres.
. La pompe_ aspirante est do beaucoup la plus utilisée pour
les, usages domestiques : le tuyau d'aipiration plongo [e"e-
ralement dans un puits
Loruque le tube d'aspiration est supprimé, le corps de
pompe.plongeant partiellement dans l,eau à élever, on a la
'porùpe'foul,a'nte, dont les types les plus connus gont ia po*pu
d'arrosage et la pompe à incendiè.
.' L'rsqu'enfin les deux tubes ont une longueur notable, on a,
la pompe aspirante et, foulante (fiq. 100).

.-dli .,

Fi3. 100
Pornpe ûspl('rnts Pompe foulante Pompe aspirante et foulante
r t14ù, ÈnÉus trs psvsloûli
''' Dans ces deux derniers types de pompes, il n'y a pàs de
limite théorique pour la hauteur du tuyau de refoulement : il
I sufût de disposer d'une force suffisante pour
i.piston et d'avoir des appareils présentant une repousser re
''snfûsa.ntc à le rrrnture. résistance

'-'
- tt6. POtnpS rotatives, 04s ,pompes sont basées sur
-
an tout autre principe que les précédentes : elles n'utilisent,
plus de soupepes. Elles utilisenô les effets de la force
centrifu$d à laquelle sont soumis tous les corps qui tour-
:-nent. La fronde nous en offre un exemple.'pdur avoir une
idee du principe de ces pomires, il suffii de fairo tourner
;rapidement'de I'eau dans une carafe; par suite de ra force
centrifuge, I'eau se cr€use au centre et s'élève eur les bbrds.
t",:. cenùrifuge (fig. l0t) comprend une boite cylin-
lo-pe
i

I
I

Fig. tOt

drique dro* laquelle tourne rapidement un arbre portant


des palettes P; l'arrivée de I'eau se fait par l'axe de Ja
pompe A. L'eau, par suite de la foroe centrifuge, est proje-
tée confre la périphérie du tambour où elle est animée d'une
grande vitesse. Arrivée en face de l'ouverture O pratiquée
dans '[û,',tambour, elle sort tangentiellemenù, à la manière de
la pi{Fwi qui quitte la fronde, -et sa vitesse est sufûsante pour
qu'ellb,,stéIèvo dans Ie tuyau de refoulement R,.
Ces"'r'triùriipes sonù employees dans I'induotrie quand il
s'agit d'avoir de grands débits;l I'arbre est alors uri" en
riiôuvenrent pat un moteur.
TJES GAZ. tA IUMIÈRE 143

III. - srPEoNs
L

- On & souvent besoin, dans los laboratoires comme dans


l'industrie, de tra,nsvaser un liquido sans déplacer le vase
qui le contient. t'est lo cas d'un vase muni seuloment d'une
ouverture supérieure et incommode à saisir (bonb<-tnne, cuve) I
c'est, également le cas d'un vase contenant un liquide qu'on
tr" p"rt agiter sans le troubler. Un moyen pratique d'opérer
le transvasenrent d'une façon continue est d'employer un
siphon.

LL7. Desoription et fonctionnement du siphon.


Iæ siphon ordinaire est un tube .reeourbé à deux branChes
inégaies (tube de verre ou tubo de ca,outchouc). ta _ petite
bra*nche d.u e iphon plonge dans le vase.Y contenant le liquide
à tranevaser et la grande branche s'ouvre à I'air libre, oir
plonge dans le vase Y'destiné à recevoir le liquide (fig. 102)'
?ottt que le siphon fonctionne, il faut l'a,morcer, opérafion
qui consistô à remplir Ie tube-aq môy,eq^do_liquide à trane.
ou*u*. Si ce,liquidà est inoffensif, il sufût' d'aspirer avso la
bouche par I'oiifice de la grande branche; si le liquide est
corrosif, on fait usage d'un siphon à 3 branchee (fig. 103) qui
s'amorce lorsqu'on aspire par l'oriffce du tube lateral, I'ori-
frce de la grande branche étant fermé.

f ig. 102 Fis. {Yj


I44 PBÉCIS DE PEYSIQUE

Dans t'ous les cas, apres I'amofça,ge, le riquide s,écoure


du niv-eau le plus haut vers re ni"La]u'te pt"ria*. L'é";;r.--
ment dure tant que l^a petlte brancho r*uiu ptongée d;,
liquide et, que Ia surfacô ribre du liquiâL q"i-i'on transvaseù
reste au-dessus de I'oriûce de ra gru.tdu brà.nche, si
celle_ci
s'ouvre à I'air libre. Dana re ias ori r* ei;"au u*u""nï
plonge dans Ic liquide transvasé, l'écoule*.it- u'orrff*-ioï*l
que les surfaces libres crans les vases v et y' sonù
même plan horizontal.
dans le

118. Théorie.du siphon_. L'expérience montre qu,un


-
siphon ne fonctigtng pas rorsqu'on Ë place dans le vide i
l'écoulement du liquidi se proâuit doni roou-i'iofl;;";;;
la pression atmosphérique. si dans Ie siphon (fis. r02)
,oo,
considérons uue- querconque-.4o tiq"iau' e"t"";;";;;;;
Jr"o"*
la tranchà- eupérieure Q pou" uirirpriÀ*r, -"=o"r"pouvons
cher-
cher à évaluer Iee rr_rss*ions qu'elle suppârtu Je-part et d,au-
ll: rl momeut où r'on a fini d'amoiôr, c'est-*à-dire *o"rrt
r ecoulement.
Du côté du liquide à transva'er, erle supporte Ia pressibn
atmosphérique (soit E, évaluée en-colonnu ào tiq.tid*i,-;;i;;
la pression de la. colonnu c4 égale à ft. De i,àutru ïôté, ra
tranche
-o eupporte une pressioi représentée pu" oo. ooionne
du li_quide dont la hauteur est rr h;. ir iî o" excès de
preseion du eôté du vare V égal à -

E-â-(H-h,)-h,-h
autremen.t di-t, l'équilibre ne r3.ut pas subsister et
duit un écoulemenù de v oe"sï', sôus I'aÆtion d'uneilpression
se pro-
h' h. Le débit- du siph-on sera donc a'r,tlàtrt pr"'*
qog- È' L h e"r^ pt"u gtË;al Jùrt ce qu€ l,expérience sr;od
vérite.
'
.1t9. Applications, -
On utilise les siphons danç l,inûus-
trie.
1o Pour décanter ler liquidee, o'est-à,-dire pour lea trans-
le dépôt des matières insohibler; -;
v&ser sana agit'er
90 Pour vider autouatiquement lEs rdssrvoirs alimcntér
Iru un courant
coatinu, .ou pour vider les dtangr;
\

3o pour raire
tion des villes;
,i':Ïi"J:r,î-:'"- ".""ux
d'arim."i:
40 Pour obtuner, la communication erttre les éviers et les
égouts. Lorsqu'on vêf'se de I'eau. en abondance, le siphon
fonctionne; mais lorsqu'il est désamorcé, I'eau qui reste
constitue une fermeture bien étanche.
146 PRÉcIs DE PHYSIQUE

CHAPITRE IV

PASSAGE DE L'ETAT LIQUIDE A L,ETAT GAZEUX


APPLICATIONS AUX MACHINES A VAPEUR
ET A LA mÉrÉonoloctE

f. YaponrsATroN. pnopnrÉrÉs nls vrpf,i;Rs.


-
^.120:
Evaporation et ébullitioir Sublirnation.
Abandonnons à I'air une soucoupe remplie d.,étlier orcli-
naire- Nous constatons, au bout à'u., terips prus ou moins
long, gge,.l'éther a disparu; on dit qu'il-s'est éuaporé, ou
s'est transformé en aaptlti-.{, oe qui signifie que
l-éther ?y'tt.
1,".f9r. lrquide a pris l'état, gazeux et s'est àinsi-répanitu
dans I'atmosphère.
r'es vapeurs sont de véritables gaz; le mot vapeur inoiquc
seulement que le.corps considéré-n'est p*. grdrx dan! ies
conditions ordinaires.
Nous pouvons transformer l'éther en_vâ,p.eurs, d,une façon
-beauooup plus rapide, en Ie chauffant dans un iube à essais.
rl e_e produit de grosses bulles dans ra masse et le liquide ne
tardo_p.?s _à disparaîtr€ : ce phénomène tum'ltueux porte re
non d'ébù,lition.
, ïo rdsumé, la, aaporisation d'un.liquide peut re raire, sort
lent'ement pa,r Ëa surface : c'est r'éuaporationr; soit rapide-
ment dans touto s& masse : c'est L, ébultition. '
Subl'i,m.at'ion. Des expériences très precises ont montré quc
les solides, comme la glace,. émel,tent-égarement des
-
eertains solides peuvent même se réduîre rapidemenù "up."ir;
en va-
peurs sans passer par l'état liquide. chauffons doucement
un peu d'iode dans un ballon à long col; l,atmosphèrq du
ballon devient violette et les cristaulx d,iode n"irr""lld*,
disparaltre, sans fondre. Les vapeurs violett"r fot-érs ,ur6.
',i
a .-
[p,b m2. rl r,ularhne t47

firent Ie solide cristallisé, en se condensant sur lee parties


froides du col.
La même expérience réussirait avoc le camTthrè, l* n'aph"-
talin,e, Ie subl,i,rné, etc. Quand un eolide paÂse ainsi directe-
ment à l'état de vapeur, on dit qu'il so sublime : le phéno-
mène prend le nom du subl'i,mation. #
121. Vaporisation dans le vide. Prenong deut ùubos
barqmétriqrres A et B installés dans - une mêmc cu'ie à mer-
cure; les niveaux y sont évidemment les nêmeg. L'un de '
ces tubes, A, nouÊ servira constamment de tube-témoin. In-
t:oduisons dans I'aubte à I'aide d'une pipette courbe uno
goutte d'éther. Lorsquo cette goutte a,rrive dans la chambre
barométrique, elle disparaît instantanément' et on constâ,te
que le niveau du mercure primitivement en b baisse jusqu'en
b, (ffg. L04). Ltéther s'est vaporisé et les vapeurs produitee

I Frhgon
t,
\ natima
,l
I
1-t

Fig. l0l
ont une certaïne force élastique comme les- gaz, et -exerÔeut
.',i" tîg-td d; ;""ç.,r, uoJpression capable dp fg,lrg équi-
de,là l'a,bais-
iibr;;-;;à fartie de la pressioi atmosph_erique;élastique.
-,rm."t de iivea,u OÛ, qii mesure cette force
Si nous introduieonJ une nouvelle gout-be.' d'éthor, ''oug
*"rt"to"u qur lo niveau du mercure baisse iusqu'en-.b.'
D,autros gouttos $e va,porisent aussi eb cha,que fois la déni-
-augmente mdntrant que' la force élastique de' Ia
vellation
vapeur est croissaute.
148 I pnÉcrs os prysreuÉ

A un certain moment cenend,ant, on s,aperçoit, qurunê


uouvelle addition d'éther ne-modifi. puu l* oiu.*u;
de ce momeirt l'éthor introduit ne Eê vaporiso prus à partir
une cruche liquide au-dessus du mercurà .n b_.
et forme
L'espaoe occupé par
!a vapeui eqt alors iiî sanré et la,
vapeur qui est en oonta-cù avec le liquide qui l,a
eet dite taturamte -r- ;;gà;i;
La pression qu'elle exe*e sur Ie mercurc et qui ne peut
augmenter s'appelle pression ma,xima, elle est mesurée *par
la colorrne de mercure bb;.
au contraire, au début"de l'expérience, lorsque la pression
maxima n'est pas encore attein[e, on dit q"Ë t'o" ;â;-r;
aapeur non satut"ante ou encore de la oapeur
sèche.
L22- Yariations,de ra press.ion maxima des vapeurs.
Si on répète I'expérience'précédentË-?îË."îoi)-'"o employanù -
un tube plus long quo Ie tube B, o" quo ra diffé-
renc€ des niveaux entre les deux tubes, "î"riaie
ro"rq"u
est att€inte a encore la même. valeur ' : li
la saturation
d,' wnc a ap èur e s t. d.n g:ind,épendant
ffission tmaaima
-
e dw a otuîi,e- q*;
et _d,e la qunnt,i,té de li,quid,à en contact aaec
iîri,i"
el,le. "ui
Nous allons voir par contre que cette tension maxima
rie avec la natuie àu-liquide it aoæ uu t va-
En répétant, I'expérienôe du $ rzr -pZrature.
uutre liquide
que I'éther, de I'alcool ou do l,eau par"u.r-il
que les dénivellations dans re trlbe n uo"i riâ" on constatô
exempre,
que pour l'éther. moins fortes
une tem_pératu"* aetermi"ar, I éthËiî
.avapeur
donc une tension de p!ïs forte q* i;Ir"or
nier une tension de vapeur plo* forte q* ]'i.Jo. et ce der_
Si maintena,nt on vient à ôhaufie", I i ,iaJâl,rru lampe à
alcool, le tube B, saturé par la vapeur de |un q""r""iqou
deo Jiquides précédents, dn constate que Ia quantité
quide en excès diminue eù que te nivlau -âo-'ïu".oru de Ii_
-Ia des-
çend d'autant plus qu'on chauffe duo"ol",s;- 'd,,lautant
la : aalettr d,c
tencion nno'ùrna. d'um riquide c$ d;;; plwt
grand,e qwe la termpératu,re est pru ékaie; et
o., pour- _chaque température, une tension
ihoqu"
'nnaæima' rô{rrid;
------'i- d" ,;;;;;
part'icwlùère, gwi lwï est caractér,istique,
123. Valeur des presslons maxima
de I'eau à diverseg
_températures. La connaissance des tensions maxima de
--
lle-a.u présente une importance capitale-p;;
tË"de des ma-
chines à vapeur et en météorologià, u,usri r-L.il. été mesurée
LEg GÂ2.. LA LTIMIÈI{S t49

pôur leÊ diverses températures par un grand nombre de


physiciene.
Le tableau suivant donne le résultat de cce n:esurûs :

PRESSION MAXIMA EN
TEMPERATI.]RE
Centixrctrcs de mercure kg. par cmt
I
I

- 10o (glace) 0,209 l' o,o0zg


0 , 0,460 0,0063
20. 1,7:19 0,0235
50 g, lgg 0,1249
10ù 76 ou 1 atmosphôre 1,033
120. Toxz )) 2 1,033x2
135' 76X3 )) 3 1,033X3
14tr 76:r-4 )) 4 I,033X4
I53' 76X5 )) ô 1,Q33 x 5
181', 76X10 )) 10 1,033X l0
zLri 76X20 )r 20 1,033X20
236. 76X30 )) 30 1,033X30

]Jn trs.duisaut cc tableau pa,r un graphique (fiS. 105), on


voit d'unc façon saisissante que Ia tension maxima de Ia va-

l8 t_ I
Itr
l"2o/
lt
I!+

to
ta
li I
I
I
I

/ I
I

I
I
I

t_ {
Y
I
I
I

I
I
I I

I
'lrcsl
2r5l
()u ^^o
^^o ttu' 1009 iz09 1409 t609 rgo? soo9 zzog z4vr
I''ie { 0J
ibû pnÉcrs on psvslquil

peur d'eau croit'de plus en plus vite à ruesur€ que la tcË-


pérature s élève. une même vàriation de température de ?0o
donne des variations de tension maxima ae rs em. et de
16x76 cm. de mercurs, nelon que la températurc initiale est
de 30o ou de 1450.

\ rL .- i,sur,r,rrrori

L24. Deccription et lois du phenomènr de l'ébullition.


chauffons, par le fond, un ballon'coutenant de I'eau et
-ouvert dans I'atmosphère. on voit bientôt se dégager de
petites bulles gazouseg et on peut constaûer qu'ellJs -renfer-
' ment les mêmes gaz que l'air; elles proviennent de I'air qui
était dissous dans I'eau froide et de celui qui restait eni.re
l'eau et les parois du vase.
La température de l'eau coutinuant à s'élever qrevienû voi-
sine do l00o; les bullæ d'air restées adhérentes au fond du
ballon éprouvent alo-rs _un grand aocroissement ds volume;
elles s'élèveut dans le liquide, diminuent de volumo et .é
condensent avant d'arriver à la surfâ,ce; on entend'alors un
bruit particulier : I'eau chante. Enfin, res builes de vapeur
p-ar.tant toujours du fond, grossisseut à mesure qu'euus
s'élèvent et viennent crever à la surfaÆe : !'ébullitioo à
mencé. "o*-
L'ébull'ition est d,omc Ia Ttrod,uction rap.id.e de bulles de ua-
FeMt aw contact d'es pat'o'is tlu oase qui cantient le tiquàd,e;
l,'ét'uporatiom, au, contraire, est une aaporisat.ion si,p"rfi-
c ielle.
ïl faut du reste remarquer que l'évaporation qui se pro-
duisant avant, continue encore pendant-l'ébullitiù. Elle est
Tê*g plus active,' puisque la te,mpérature du liquide esù plus
élevéæ.
Si dans I'expérience precédente, on & placé un the:momù-
tre à l'intérieur du bailon, Ie réservoir élant dans l'eau, on
constate que la température, primitivement égale à la tem-
pérature ambiante (zo, par exemple), s'élèvà progrersive-
m'rnt j,usqu'au moment otr l'ébullition eommencJ. À pa.rtir
de ce moment, la température reÉte constante si la prèssion
atmosphérique ne varie pas. Ainsi avec l'ea,u, si la pression
atmoephérique a une valeur constantê de ?6 centimètres de
mercure, la température se maintient à l00o tant quo dure
l'ébullition.
I,ES GAZ. LA IUMIi]RÉ I51

Ôn peut répéter oetbe expérience avec d'aut,res tiquides.cbi-


miqueiment purs (alcool, mercure, etc.), on trouve deg résul-
tatJ fuut à lait analogues; seule la, températgre frxê varie.
On peut donc énbncei los' Iois suivantes, analogues à oelleg
de la fusion.
lro Lor, A la même Ttres's'ion, unt' liqwid'e pùr bout' ù la
-
même température.
?u tot. l,a press'i,on me change pf,s, Ia températute
- Si
rl,um |,iqwide pur qui bowt reste inuariable pendant toute la
d'wrée d,e l' ébw\Iition.
' La température d'ébullition d'un liquide, Bous une ples-
s:on déteiminé0, est donc cara,ctéristique de ce liquide. si la
pression esù de ?6 centimètres de mercure,_ cette températUre
ôst le po;nt d,ébuttiti,orL normal du liquide. Le tableau sui-
vanù d.bnne les températures d'ébullition normales de quel-
qups liquides usuele.
P{n*" ....+340,6 lMclcuro .+35?o
Aicool ...+18o,3 lSoufre ....+444"
Eau +lmo lZine...... +9180

lois precédentes ne s'appli-


Eemarqntc àntportante.
- Les
quenù qolu,r,* liquides purs. Si I'on considère'un tel liquide,
l-',esu pà" et qu'on y dissolve un corp' solide quel'
conquà, la"***ple,
solutionobtenue commence à bouiltir à une tem-
pérature supérieure à la température d'ébullition de I'eau
-pas et la température
p,,ru du liquide uui !ou! n€-se maintient
consùante pendant la durée de l'ébullition. seule la tem-
pérature de la vapeur d'eau reste stationnairo et' égale à
iOO" ç.i la pression esù de ?6 centimètres)- Ainsi I'eau de mer
à, bouillir à 10307 souË preÊsion normale'
"o**utt"t
si l,on fait bouillir un liquide formé par un mélange de
liquides inégalement volat,ils, la temp,éroturo_ du liquide et
de ta .lnap..,r ne cesse de croître pendanù_l'ébullition. '{'et-
Ainsi un mélange d'eau et d'alcoot bout' de 78o à 1000;
sênco de pétrole.bout de 110o à 170o.

125. lhfluonce de la pression sur la température d'15Ëul'


lit6n, _ Les bulles de vapeur qui viennent crever à la sur-
lioJ'6,"" fiq"iar en ébulliiion eônt formése do vapeul ea,fu-
;;;tr; puiequ'elle' Bont en contact evec le liquido. Comne
%
çt
fl
rrl
752 P&Écrs DE PIIYsTQuE

ellæ sout eu équilibre de pression avec I'atmosphère o! con-


çoit qu'au moment, de l'ébutlition la pression rnaxima de la
vapeur soit ég,r,le à la pre;sion extËrieure; nous pouvons v6-
riûer en eflet (iableau du $ 123) qu'à l00o la tension maxima
C.e la va,peur ci'eau est effcctivement de 76 cm. de merèure.
Le raisonnouent precédent étant absolument général, oo
pouù énbncer la loi suivante qui eonstitue la, 3u loi de l'ébul-
litiou.

Lors nps îENsroNs rûaxruô La températu,re tJ'ébullit'ion


-
d'um liquid,e est celle pour laqu.elle l.a prèssiom nza*ima d,e
la aapeu,r est égale à la pression, suTtgtortée Ttar Ie liquide.
Il en résulte que si I'on abaiser la pression au-dessus du
Iiquide, la. température d'ébullition s'abaisÉe : c'est ec qu'on
p.cui ::antrer plr I'expérienee d.e Franklin (fig. 106).

liig. 1(lfj

Prenons un bailon à lÀng col à moitié plein cl'eau; iaisons


bouillir cette eau pcndant un quart d.'heure, de façon quc la
vâ.peur ait chasoé complètement I'air du ballon. Fermons alors
hermétiquement avec un bon bouchon, et relirona du feu.
Au.dessrrs, du liquide, il y a, d€ la vapeur d'eau qui exeree
uno pression a,ssez forte pour empêchor l'ébuliiticn. Refroi-
dissons la paroi oupérieure &vee de l'eau froide; la vapeur so
eondenre en parti,e, il rq foit un vide partiel au.cleeiue du
llguido qui Ee remet À bouillir pendnnt quelqueg instants,
lEs GAz. tA ir,a4lùBÉ 153

Inversenrcnt la température d'ébullition s'élève à mesuro


quc la pression exercée sur le liquid,e augmente. Ainsi soue
une presjsion de 15 atmosplrères I'eau ne bout qu'à 181o.
Rà*rque. c- Nous a,vons défini le point 100o du thcrmomè-
tie z la tempé'rature fine d"ébullition de l'eaw sous la' f)re;'
snn, cle 76 crrt. Or, la pression atmosphérique est rarement,
égale à 7e cm.; elle n'atteint même jamais cette valeur dans
lcs lieux dont l'altitude dépasee quelques centaines de mètres;
dc là une complication dans la graduation pratique des ther-
nromètres. Quand i'appareil à graduer est plongé dans la va-
pour d'cau bouillante et, que le sommet de la colonne de
Inercure ect d'cvcnu stationnaire, on observe le baromètre; on
chcrche elors dans lea tables, la températurs pour laquelle la
tension mazima. de la vapeur d'eau â pour va,l€ur la pression
atmosphérique obs.ervée : c'est cette température, eù non la
température de 100o, qu'on marque en face du niveau drr
mercure.
Il résulte de ccs considérations que la température d'ébul-
lition de l'eau'. dans I'air n'ast pas le même sur los hauteurs
et dans la plainc. .A Briançon, à une hauteur de 1.320 mètres
au dessus du niveen de la mer, la pression atm.osphérique
moyennc n'cst <1ue de 646 millimètres ; l'eau bout dans le 'r' l,,r l

voisinage cle g5o,5. Au sornmet du mont Blaunc, I'eau bout


dtns le voisinage de 84o.

126. thaleur de vaporisation. -- Du fait que la tem-


pérature d'un liquide'reste constante pendant l'ébullition,
nous en concluons que la chaleur fournie par le foyer est
crlployfe à produire !a transformation du liouide en vapellr : i

lr,. ua,pori,sation d,',ttn, l,i,nuicle absorlte rTonc de la ch,aleu,r.


Nous annellerons cltaleul' de aaTtor'isat,ion d'.un liqude, la
quantité de chaleur qw',i|, laut lou,rni,r à | gramvtc d,e ce
I i.ouicle por"tr cléterm.iner so,tl, nc:sùlJe Ce I'éta,t liquidÆ à,
l'lttttt flo,zert:rj, à part'ir du m,oment ozi'i,l atteint Ee, temTtéra-
iure cl'ébullitio,rt.
Il y a rlonc analogie cntre la che,leur de vapori.sation et la
chaleur de fusion ; la prornière peut :c détcrminer comme
la dernière par la méthode des mélanges.
On trouve ainsi que la chaleur dc' vafrorisation de I'eau
à 10uo est cle 537 calories, ctest à dire que pour trasformer
en vapenr cl'eeu un grrmme d'eau licruide r\ 100o, sans chan-
154 Ptdcrs DE FEYglQuË'

ra tempériiture, il faut lui fournir 5:i7 ealorics. Dc tous les


liquides l'eau à la plus grande chaleur de vaporisation ; elle
se comporte encore, en cette circonstance, comine un corps
exceptionnel.
Froid, prorluit'par l'éoaporati,on' L'évapo:ation consis-
tant, comme l'ébullition, dans la transformation d'un liquide
en va,peur, doit absorber de Ia chaleur; mais, comme le
liquide qui s'évapore n'est pas en général sur le feu, I'absorp-
tion do chaleur Ee maniteste par un refroidissement' du.
liquide, refroidissement, d'autant plus grand que l'évapora-
tion est plus rapide.
Entourons le réservoir d'un therrnomètra avec de I'ouate
et arrosons-le d'éther, nous constatons que la tem-
pérature s'abaisse et peut atteindre 10o. En arrosant
d'eau, nous aurions également trn abaissement - de tcmpéra-
ture, mais beaucoup moindre, païce que l'évaporation de
I'eau est moins rapide que celle de l'éther.

f??. Application du frdid produit par la vaporiçation.


On emploiâ souvent la vaporisation (évaporation ou ébul-
litiou) pour prodriire des abaissements de température.
Ainei-le frôid produit par l'évaportion de I'eau est utili-
sé en été pour rafralchir l'atmosphère (arrosage dæ rues).
On peut, avoir de I'eau très fraîche en la mettant dans une
bouteille entourée d'un linge humide eù placéo dans un cou'
rant d'air.
La grande qua,ntité de chaleur absorbée par l'évaporation
rapide ou par l'ébullition de I'eau, de l'a,mmoniaque liquide,
de I'anhydride carbonique liquide est utilisée dans la plupart
des machines-lrioorif'iquet. Ces machines produisent du
froid employé à la conservation des matières alimentaires, et
à la fabrication industrielle de la glane.

ff. CononxgarroN DEg YAPEuR$.


-
Dtstri-r,ntroN.

128. Gondencation dtune vapour. Lorsque l'on com'


-
prime la vapeur produite par l'ébullition ou l'évaporation
â'un liquide, elle fiuit par atteindre Ia tension maxima qui
correspôn,J a\ l.a température de l'expérienc'e, puis elle se
condense. On arrive au même résultat par un a,baissement, de
températrrre.
,
c, -.,

I,EB GAZ., IJI I.UMIÈBE 155


.
Au moment de Ia conàens;a,t,ion,la chaleur qui avait été eru-
.-ployée à produire la vaporisation esù régénérée : la, con-
densation d'une v&peur est toujou"s uccompâgnée d,un déga.
gement de chaleur. '

129. Distillation. Quand un liquide est impur, qu'il


contient des solides -en dissolution, comrne cela arrive pouï
toutes les eaux naturelles, on peut le purifier en le faisanr
bouillir. Le liquide pur sort seul du vaie, à l'état,de vapour,
laissa,nt là les matières étrangères. En oondensant alols la
vapeur par refroidisser-nent, on a le liquide pur: cette opéra-
tion porte le nom de distillation.
Dans les laboratoires on distille les liquides peu volatils
en les chauffant dans une cornue l. et en oorlduorant les
vapeurs dans un ballon refroidi B (fig. t0?).

Fis. 10?

Dans l'industrie l'cpération s,effectue dans un alambic.


Le récipient dans lequel on met le liquide, est la chaudière,
Borr couvercle -d, Êe nomme chapiteau. Le tuyau B, par lequel
s'échappe la vapeur, so nomme serTtentin, oa réfrigérant, ja,r-
ce que c'est là que la vapeur est, refroidie et condeneéo au
moyen d'un courant d'eau froide, sans cesse renouvelée. Le
liquido distillé est recueilli à I'extrémité inférieure du tê-
frigérant (fig.10s),
156 pnÉcrs DE pnysreutr

L'eau qui entoure- le serpentiq s'échauffe très rapidement,


par suite de la chaleur dégagée par la condensatiôn : de là
la nécesaité de la maintenir constamment oourante.

IIL LA vapEUB, D'EAû DANs L'AttuospnÈnn. AppLrcATroNs


-
, aaÉrÉonoLocreuEs.

tgo. Présence de la vapeur dieau dans l,air,


Par suite de l'évaooration dei irnmenses nappes d'eau qui
recouvrent Ia plus grande partie du globe tàirrestre, il èst
ér'ident que I'atmosphère doit contenir de grandes qriantités
de vapeur d'eau. Pour le montrer, il suffiù de rnettre de
l'eau fraîche dans une carafe ; la surface extérieura fls celle-
ci ne tarde pas à se recouvrir de buéc prov€nant de la con-
delsation, pâr le refroidissernent, de Ia vâp,eur atmosphérique.
De même si l'on abandonne à l'air un morceau dô potrsse
caustique, celle-ci devient d-eliquescente en se dissoJvrnt
peu à peu dans I'humidité .r.tmcrphérique qu,elie ebsorbc.

13!.. Etat hygrométrique de I'air. -- point de roeée.


La quantité de vapbur d'cau que renfermc I'air est esscn-
LES GAZ. LA I,UMIÈRE I57

tiellement variabie; elle change avec la températurc et avec


la direction du vent.
L'étab d'humidité de l'atmosphère ou état h5g:ométrique
dépend bien moins de la, vap€ur d'eau qui s'y trouve, que de
l'éôart qui existe entre cette quantité de vapeur d':au et la
quantité qui s'y trouverait si l'air était saturé.
Ainsi par temp s tr'ès humide l'hiver, c'est-à-dirc quand l'at-
mosphèré est saturée de vapeur d'ea,u, I m3 d'air renferme
s.eulement 2 gr. 3 de vapeur, si la températurc est de l0o.
-
L'été au contraire, par une température de' 30o, si 1 ma ren-
ferme l5 gr. de vapeur, le temps est très lec, car à oette
tenrpératuie, l'air sàturé de vapeur en renfernre près de 32 gr.
par m3.
On peut se rendre compte facilement dc l'état hygromé-
trique de I'air en détermrnant le -rtoint de rosée. A cet ef-
fet bn refroidiù avec précaution un récipient métallique bien
.poli ou un va{ie en verre minco en y faisant éva,porer d€ I'éther
'pu" le passago d'un courant d'air : un thermomètre intô-
tir*r indiquJ la température du liquide. Lorsqu'on voit
un€ légère buée se déposer sur les parois du rocipient, on
note lJ température du thermomètre : c'est le poin't d,e rosée,
c'est à dire la température pour laquelle la vapeur d'ea,u con-
tenue dans l'atmosphère devient saturante.
Plus le point, de rosée est éIoigné de la tcrnpérature am-
biante, plus I'air est sec. Si }'air est, saturé de vapeur d'eau,
comme *la a lieu par un temps de pluie, le poinù de rosée
est précisémcnt égal à la température de l'air'

L32. Gondensation de la \rapeur d'eau atmosphériquq'


I-orsque I'air est saturé, le plus petit rcfrorqisscment détermi-
ne la condensation d'une partie de la vapeur d'eau qu'ii
contient. Selon les cas, cette' cond,ense,tion donne naissance
anx d.ifférents aspects d,es météores a,qlteun : brouillard,s, mwo-
ges, pl,tt'ie, rosée, gelée blaneher. neige, orésil.

133. Rosée! Gelée hlanche. -_ Par une nuit claire' le


oor-i"uf - rayonnemerrt
;;it. du se refroiciit beaucoup pluË vit€
l*-i"t*àsphère. io"*qo" la température du sol atteint le
point cte rcséc, orr" produit, le sol.jouant ici

ie rôIe. plein d'éther. Lù condensation donne
du récipie.nt"orâensation
158 PR,ÉCIS DE PEYsIqUu

naissance à des gouttes de rosée, si la, températuro ne deg-


cend pas au-d.suorrs de zéro; sinôn it se prôduit de la gelee
blanche.

{34. Brouillards, Nuagee, Lorsquc la condensation


de la vapeur d'eau -se produit lentement
- au sein même ds
fatmosqhère, il se forme une nasse opaque constituée par
de très ûnes gouttelettes d'eau qui restent en suspension dàns
l'air, à ca.se de la résistance que cet air oppose à leur cÊute.
Si cette condensation Êe produit au voisinago du sol
eomms cela a lieu les nuits d'automnc, lorsque I'air saturé
par l'évaporation active du jour se refroiclit, il se forme un
Arou'il!ard,
si au contraire la condensation a lieu dans les hautes ré-
gions cle l'atmosphère, lorsqu'un vent froid pénètre dans une
atmosphère chaude et humide ou inveisenenl, on obtieut des
nuages.

135. Pluio, Neige. Grésil. Si i,enfin la coa.


densation de la -va,peur se produit
- -
en grandes quantitée, et ci
les produits de Ia condensation ont des dimensions sufû.sau-
tes, ils tombent rapidernent sur le sol.
Si la condensation donne des goutt'elettes d'e&u : o'est lc
plu'ie; si elle donne des cristaux de glace : c'esf la orcige; ai
entn les gouttelettes d'eau formées se congèlent avant*d;ar-
river au sol (1) : c'est le grésil,,
signalons enfin une fovme de oondensation spéoiale qui ne
se produit qu'en terrps d'orage : c'est la grêle, chute de glo-
bules de glace, appelés 1|rê,lons, qui se forment toujours d"ans
les légions très dleveæs de I'atmosphère et dont là diamètre
peut atteindre piusieurs centimètres.

IV. pnrrilriô DE Lâ IiA,JariiE a rÂpEljn


-
136. Ghauffage de I'eau en vase clos. Marrnite de
Papin. Si I'on chauffe dc l'eau en vase clos, la va,peur
prodrlite- ne pouvant s'6ehapper reste au-dessus du liquirle et
sa, pression s'ajoutant à oelle dc l'air e,mpêche l'ébulliiion :

- ({). te terglas est dt à una congélatfon après l'arrivée ru1 le lol,


i.fig qAË, r.l ttruttrr tlg
l'æpace giùué au-dessus du liquide csù toujours saturé de
va,peur et, no peut par suite €n recevair de nouvelles quanti-
tés. Un liquide ne peut, donc pas bouillir en vase clos, et il
peut, dane ces conditions, atteindre uno teu-rpérature bien
supérieure à sa température d'ébullition dans l'air.
Ce fait a, été mis en évidence pour I'eau, par Papin, à la
, fi,n du xvrro siècle. La maimite de Papin est up recipient en
bronze dont le couvercle est maintænu pa,r uns vis. Un ther-
momètre permet de lire la température de I'eau i uil uraDo-
mètre métallique donne à chaque instant la pression de Ia
vapeur, enfin une soupape maintenue !la,r un levier (fiS. t09)
permet par le déplacemenù d'un poids P de limiter la pres-
eion : si la pression due à la vapeur d'eau dépasse lo prea'
sion due au poids P, la soupape se soulève.

. Fie. {09. Marmite de Papin. Autoclar,e.

Avec cet, apparcil, la température de l'eau dépasse rapi.


d,ement, 1200,le manomètre indiquanû des preaeions fflsez son-
sidérables. Oette chaudière avec quelques légères modiflco-
tions est aujourd'hui tres utiiisees dans l'industrie sous le
r,om d'autoclave : elle rert en particulier pour la fabrication
1Ë0 PnÉcls DE PsvsrQug

dæs conserves alinccntaires. lWais l'intérêt historique de ls,


marmite de Papin résidc surtout dans ce fait qu'elle a servi
de départ à l'invention Ces rnachines à vapeur qui utilisent
precisément ]a pression éLevée, obtenue lors du chaufiage ds
l'eau en vase clos, oour ploiluire du travail.

t3?. Organes prinoipaux d'uhc mâGhinô à vapeur,


Une rna,chine à vapeur comprend trois parties principalee. -
lo Lrn géné.rateur d,e uapeur oul ch,aud,ière, récipient clos à
parois résistanùes, à moitié rempli d'eau et chaufré directe-
mcnt par le foyer. La température à laquelle on porte l'eau
doit être assez élevée pour que la pression y atteigne plu-
sieurs kilogramrnes Dar centimètre carré.
90 L--n cylindrc clans lequcl gliss'e ::n piston rnobile, lequel
prend un mouvement alternatif lorsqu'on faiù âgir la va-
peur sous pression dc la chaudière, tantôt sur une facc,
tantôt sur l'autre;
30 Un mécanisnre de trunsntissiorz qui transmeb le mouv€-
ment de la tige du piston â,ux appa,reils d'utilisation; gér.é-
raiement ce mécanisme transforme le mouvement rectiligne
e.t alùernatif du piston en un mouvement circulaire et con-
ùinu.

138. Ghaudière et. accegsoiros' Les chaudières ont des


-
formes et des dimensions très variables, mais toujours pour
économiser le combustible et pour permettre Ia production
de grandes quantités de vap€ur, on cherche à développer la
surface de chaulte, c'est-à-dire la surface de contact des pa-
roi de la chaudière avec la flamme et les .gaz chauds du
foyer.
Dans la chauclière à bowilleurs utilisée dans les machincs
ûxes (fig. 110), Ies gaz parcourent trois fois la longueur de
la, chaudiàre avant de s'échapper par le cheminée et celà
grâce à des parois do briques. L'eatt est, vaporisée dans les
deux re'eipients cylindriques inférieurs, appelés bowillewrs
et la vâpeur produite se rend dans le cylindre supérieur ou
chaucl,,ière d'or) elle s'échappe par le tube A. Pourvu qùe le
foyer fournisse assez ds chaleur et que I'eau ne manqu€ pasl
la pression garde une valeur constante dans la chaudière
(tension maxima) : chaque fois qu'une certaine ma;ùso do va-
p:ri: s'en va. t'-ne rrr.sse cl'r'alr égale se vaporise.
. LES GAZ. tA IUMIÈRE 161

Dane les clruudières tubula,ires utilisees dnrs les locomoti-


ves, les gaz du foyer pasôent .{ans des tuhes noyes au sein dO

Fig. t{0

I'eau à échauffer. on arrive ainsi à avoir 200 m2 de surfaco


{: chaufre,, ce qui permet de vaporiser plus de 5.@0 kilos
o e&u par heure.
La chaudière est ordineirement en tôre d'acier, :Lasez ré-
sistante polr
-pouvoir s-upporter s-als ge 'rortrprr une prossiou
au moins double de celle à laquel,,f elle ;; les"fiiià;;;;
goumise dans l,usage courant, iaquelle
lpar centimètre ca"ré. peuï;ft_Ëà;; fi;.

Fis.tlt
f r;' ltt I

C)u ue prrîrnunit, dano la lirnite du possible, oortro lel et,


ISO ppfurs DE PEYsreuE

ploeioæ; en ajouiant à la ahauEière un esrtain honbro d'ôr-


BEneç' supplémeqtairoe destinés à renseigner le meeanicien
sur Ie pressiou, rur Ia quantité d'e&u, qui doit toujours
être suffisante. La pression est indiquée paf un rnanomètre
métallôque; le niveau de I'eau pu trn tube de verrè commu-
niquant avec l'intérieu,r de la chaudièie (tg. tll). Da,ns le
eae où la pression dépasse les limites nornalec, une sou-
pape d,e sûr'eté (frg. 109), srouvrant sous J'jnflueiice de la
pression,
-Jaiese
sorùir un ,jgt de vapeur.

r39. Mô0tÉif,ttÉ nitlhunGylindre. * La vaperlt' produite


sous predsioir 'daris la chaudière .e,st condtritæ dans le cylin-
dre par l_liqtermédiaire d'un orga,fte de d,'istr'ùbut,i,on qui
I'amène ;alternatiaement et autom,ati,quemant souS les deux
faces du"piston et I'tvecue.
Le cylindre esù .un côfps de pompe en dcier danr lequel se
ddplace trir p,istôn métallique muni d'une tlge. Thdorique-

Fir. Itz

ment, le distributeur do vapèùr peut être représenté par qua,-


tre tubes tut tz b, b, qui conrmuniquent les deur premiers
p*r A, aveç lo ohriudilre; ler cleux gutres, par .8, aveo ]'ct'
LEf, GaB, ta ruurùpp i63

&osphèrç. Sur la figure ltg des robinets R (I) pernettodt rle


fermer çes tubes. Si Br et R1 popt fçrmée, B, àt R. ouvertel
la vapeurr agit sow la face inféricure de piston;et comme
sa presrion est eupérieupç à la BraËsion atmosphérique qui
I'exerce sur !a face oupériçure, to piston nlélèvs..Lorsque le
piston est arrivé au haut de sa course, automatiquoment .S,1
et _R. se ferrnelt taqdis que R, çt E" s'ouvrent. La vapeui
agit alors sut la fa,ce supérieure çt le piston descend, la va,-
peur quô renfermait le cylinflrç étgnt rpfoulpe dans l'atmot-
phère.
Si I'on supposs que la pression dans la chaudièrs oeù de
I kS. par cmz et que Ia surfaoe du pirton eet de,B dmr, on
voit quc le piston se déplace Bous l'aretion d'uno forcô de,
t,,.

: (g
- t) x aoo : z.4oo kg.
:' I
err supposant que I'atmospt'ère vaut 1 kg. par Cmr.

t40lMdoenisme de transntission. : Dans ld'plupart d*r


applioations de la ma;chine à vapeur, on a b'esoin d'un, mou.

Fis. tlB

(l). Dans la pratique, ces robinets sont remplacés par des valvcs. eu
pa! un rystèmc de distribution ingénicur rgprlô: tiroir, )
184 pndcrs bE ÈEfstQt/d ,

vement de rotation. Il faut donc eue la machioo possbde un


méça-nisme
-pouvant transformer lÀ moi.rvement aliernatif ei
rec_tiligne du piston en un rnouvement de rotation.
a cet effet Ia tigg {u piston est articurée en *on sommet, rt
svec un€ barrre métallique résistanb B, uommée Ia btitte
(ûs.lrB).
.L'autre e4trémité c de la bielle s,articule à une s€conde
p.ièce métallique M, la nmn.iuelre, qui cntraîne un
-couche axe métal-
.lique horizontal, nommé arbre cje
.la,Lorsque r'extrémité c de la bielle nepou'Be
_le piston--monte,
manivelle qui effectue
le demi-tour D F E. r,o"*qo,ît à..-
r9nd, la manivelle tiree vers re bae fait l" s.corrd a.rni_toui
E. G. D,
L'arbre de couche ainsi mis en rotation effectue Ies tra-
?aux demandés à la machine : dans les locomotives, .;"rt
I'exe d'une paire. de roues

{41. Notion expérimentale de travail, Kilogrammà_


t:'o, doulc.
- L'homme qui monte un farâeau, - -t"
trr'e une. voiture, le gaz_qui pousse re piston â'orr""f;'àrii-'ôîi
accomplissent un travail.- -
ma,chine,
,

I)ans ces différents exemples et clans tous les cas ori l'àn
qu'un travail est accompli, une force ,,""u"à"- déplace-ie dit
cq:{g auquel elle est appliquée. "i
L'idée de tr&uuil cst .iL"" iiéu i.r',roriablement à I'idée de
lctrce eù à I'idée d.e déptlacemc,nt.
fir,l la loree est ,{,ntense et plus.le_fléplacement est grand,
plwc le trauatil proawit eil coàs,id,é,,rabl,e,,
s,urri fiend_on com_
rnô meruro du travail d'une force q_ui- dép1ac. ,ôo point d'up-
1jlcalion.dans sa direction, le proàuit de ra-tot"u par le dé-
Br;leement.
- .Dans
la systènte m,4t_rir1ue, or) res forces sont rnesurées
&.ilogrammes-poids et res déplacements en mètresf l,.nité en
uti_
lisée pour la mesure du traïail est le kùIo;;";;ètre,
aeeompli par une.forc'-e de r kilog. qui aéplâc" soo point travarl
plication de 1 mètre 6ans sa diùction. d'ap.
Dans le ,système légal M. T.
vail aooompli par un sthène âont _s. l'unitf est Ie kirojoure, tra-
re p";"i a'opprication se
déplace de r mètre_. r kirojoule vaut ioz- uitogiammètres et
I joule en vaut mille fois moins. ----o-'

l4Z. Notion de puisea'n;e. Gheval_vapour. Kilo_


-
Los c.t2. L^ r,r'urÈng ld5
Cc qui. peut distinguer deux
,I1tt.
le - employé à les produire. il est travaux
tcmps
égaux, c,est
certarir que l'tioune
ca.labre d'effeetue. en unc heure un certain tr.a.,ail
fois plus vigourerix que celui qui met deux heuresest à
oeu.r
eff,3.c-
tuer le même ùravail. D'une f"iur, gé'érale, ce qrii caracté-
rise une maehine, c'est le travail qî,.lio
un tempe donné; on appelle 2ruissanæ'de la r#"i-f,o'rnir ôlann
rnachine, le t,rr:-
vail qn'elle peut produire cians |*nité de t.;;;. L'unité d.:
puissanoe variera donc avec l,unité de t.uijrii,
de temps
.u. I'unité
employée est généralement la seconde.'
Dans-.le système métrique, I'unité ae puisaarr"" .ut
sance d'une machinc qui lournit i hiir_rgr"*-JË"u par
Ia puis-
seeonde :
c'est le kilo 17ru,mm,ètrè-secon cl e.
fndustriellement
9n emploic coinme unité |e cltet,al.aa,peqî
ou Horse-Power qui vaut ?b liirograrnmètres-scconcre.
Ds-ns le ci-stèmJ tégar, I'unité di puissan." Lrï1.
puissance d'une machine qui fournii r kilojà.,i*-,p*" iiroutatt,
1 kilowatt équivaut à l0Z: 75=1,36 .t.uuf_r";;îr. seconde.

143. Ordre de. grandeur des p_uissances de quelquee


nrachines. r-iri cheval .ryr"'ro".q"T- trJraille a une
-
'uissance d'environ 2i3 de cheiar-vapuoï; *"i, àîil*'ii;;
g_"èr,e travailler que huit heuri*
l-:Tt
purssance,moyenne n,qst donc quo
u,i"li"gt_quatre, 0&

de cheval-vap.ur.
3*l:3
La puissance d'un
!o.-Tu dui
'{e cheval-vapeurr. c'est-à-dir. 'àu"travaille est d'environ riro
normalement un homrne
produib un travail de zb kilogrimmètrcs c.n ro
secondes. ceci
ne repr'éseate qu'unc moyennà; ra puissancc
p"oduiù u' violent effori p"rt arpà*n" r ci'un hom*. qui
chevài-vâpeur.
Les moteurs des autom.obiles orrt do* p.,i**rrr""s
ycnt varier de f à 100 chevaux. qui. peu_
une forte locomotive a une puissanee comprise entre
e', !.000 chevaux. ï Î.ooo
Leg nachines des rrnvirrs ont d.es puissauces qui varieat
l.û00 à 40.000 chevaux. do

l4t. Tranaformations réciproquss de ra chatour ct du travail.


Prlnclpe de l'équivarenoe.
- L'éturte érimenrrirc rtu ra rnachine i
16ô lnÉors DE FEYslQtrË

vapeur que nous venons de taire nous lournit une vériÏication expérirnerttaid
l'énergie, Noug avons ett ellet
'Ji prtnàipe général de la conservation de produite
brrité clu'ctraiUon i de la vape," d'eau et s'est échauilée' puis
''eÊl
cettc vapeur s'est relroidie en repoussant le piston'
Lc r.eiroidissement de Ia
vapeur est la
causs du travail pfodqit'
L'énergie, cltinique du chaîbon s'est transformée d'abord en énergie colo'
rifiqui, qui à sbn tour s'gst transformée en énergie mécanique. II y a eu
mais ûon créution d' énergie
I.r'ons[orniatir-rtt,
L'expérience de la machine à vapeur permet de faire une rérification plus
précisô 4u principe de la conservalion de ,l'énergie, dans le cas oir I'on
n.envisage que tà transformation de la chaleur de la vapeur en favail.
qurlf. {ue soit la machine employée, on constate que, chaque fois quil t
dirorrn une quantilé de chaleur tléterminéç Q petitzs cq,lories, la machine
à iroOuit un travail déterminé T iouler.
,f"t.u*unt dit, il y un rapport constant entre le trauail ptoduit P!7 ta yr-
chinre et In quantiié d,e chaleur céilëe par la, aapeur (l)' Avec les unrtes
cmployées,qntrouvet
,:Q=4,1g
Jusqu'ici nouÊ n'avons envisagé que des transformations de chaleurp6lt
en
t."*ii. be nombreuses. expériénceÀ peuvent(frottementnous montrer qu'on
Jgufur.nt transiormer du travail en cËaleur d'un morceau de
sur un *o"ceau âi uoit, inllammation de I'aroadou dang I'erpfrience
çuivre
du briquet à air ($ 82).
est translormée
Dans ces diverses iipCti.n..t, oit de l'énergie mécanique
," e"""Ài" calopitique,-on trcuve encol€ qu'i,i erisfe le mfme rapport 4'18
."t." fu tnavnif T'dtiparu (évâlué en loulee) et la quantité de ehaleur 0
illoarue (évaluée en petites calories)'
'-bap"es nous appa-'
ces deux series d'expériences, 4 loules 18 et-1 calorie
d'énergie' équivalenles' Ce nOmbrc 4,18 s'ap-
r.ûissent comme aes ïotttités
irrrlle, l'équiaalent mécanique ile Ia calnrie'
pour cette raisàn,'mécanique
' Dn' resumé, t'énerlie peut se transtormer en énergie calorii-
,t;:'*r* gain ni pàrte, et inversement. Nous avons donc démonhê quanllta'
rhemeni li prtnctpe-ià n conseruation de l'ënergic dans ile cas
particu-
licr {es transformations réciproques.des énergies calorifique et mécanique :
^i,'p"i".ip- portu alors te nom de principe ilt l'équiualence de Ia chaleur et
,lu, trauail,

(1). pour établir un rapport entre l"l énergies calorilique at rnécsni-


qù'on ne prend rrat ta'cttaleur îournie par le combustible' cor unê
partie de cette clialeur est perdue par Ia cheminée, par conduc-
il"a, de chaleur qui
tibilité et par raYonnement. 0n ne mesure que lg quanlité
;;-i;;ù.;mu'" "n rravail sur le pislon, c'esçà-dire la quantité de chaleur
apportée par la v'p€uf, moins là chaleur
pèrdue dans I'atmosphère par
suite de l'échaPPement.
LIvRE DEUXIËNNr

oPTf ouE '

Chapitre Prerrrier

REFLEXIOI.I DE LA LUMIAIIE

I. * plloploÂTroN ûE ra r,uurÈnE.

{45. OorpÛ luminqrx, oorps éolairée'.-- Pour qu'un


,orpï-imprËssionne sotre æil,- il faut, qu'i} iui envoie de }a
lurdière. buux ca,s psuvenù se produiro :
1o Le corpt est luwi,neufi po,r l,w'i,-même; il ,reste alors visi'
ble., mêmu ii oo l'ieole dans une chambre close. C'est' le cas
de tour l.J;Fpn*il. d'é.l*ira,gs; ils produisent de la lu-
. miàro p6r euiiâ de l'échauffement de particules solides' IIs
devi.cnnent obscurs dès que J'etha'uffement' cesse'
go Le corps ast éel,aini par un corp$ lum-ineux; il devient
obseur st on le place dans une chambre çlosen loi-u de tout
eorps lumineux.
parmi t.u àttr**, le sal,eil et les étoiles sont des corps I*4'
,ùeuû; ls, Iuie et ies planètes, dont nous ne voyons que les
p""ti!* qui reçoivent la lumière du scrleil, sont des car?g
ë,cloirés,
168 PBÉcIs DE PÉYSISUE

L'observaùion. journalière montre que les corps obscurs,


recevant de la lumière, deviennent inégalement lumine,ux.
si, dans une chambre noire, on laisse péinétrer un rayor cre
soleil et.qu'on place sur son trajet drpapi,er blanc,-le pa-
pier devi.ent lumineux et éclaire les coips obscurs inviron-
nants. En répétant la même expérience &vec une plarlue
enduite de noir de fumée, la charnbre ne s'écirir.e pas rensi-
blenent.

146. Rôle dec cor-ps vi+à-yis de la lumière, Un corps


pla,cé dans ls chambre noire, sur le trajetr cl'rin -rayon de so-
leil, peut se comporter de plusieurs fa,çons bien diftérentes :'
10 Comme dans I'exepérienoe précédente effectuée avec une
feuille de papier blanc, le corps devient visible pour un
grand nombre de positions de l'observaùetr. Il faut en coD-
clure qu€ oe corps, recevant de Ia lumiôre dans une direction.
en renvoie dans.tous les sens; on dit qu'il d,iffuse la lum,ière:
c'est un corps d,iffusant.
20 Si l'on ,reçoit, au contraire, le rayont de soleil sur un(:
Jame métallique très bien polie, sur un€ glace, on ne voit re
miroir que si l'on se place dans une direction partïculièrc.
I-In tel corps ne renvoie donc la lumière qui arrive sous url
ang'le donné que dans une direction privilégide; on diû qu'il
ré.flécltit la lu.ntière.' c'est, un corps réfléchissan.t.
Jusqu'ici, nous nou$ sommes placés en avant du corps, drr
cité où il était exposé à la lumière. Examincns m.rintcnant
c: qui se passe. si nous interposons le corps entre ia sourcrr
lr:,mineuse ou lôs objets eclairés et notre æil.
Troie Douveaux cas peu.vent se préseutor.
30 Orr bien le corps interceote la lumière : c'eÊt, Ie cas d'une
pleque métallique, d'nn morce&n ric earton. Le corps est alors
Cit opaque.
4o Le corps peut, au contraire, leisser pes,ser librement le
lumière. S'il est interposé entre I'ceil et des objet,s éclairés,
on voit ces derniers très distinctement; r'il est plecé sur le
trajet rl'rt.n ,rayon solaire. dane la cbambre noire, le rayon
continue s,a, marche ct n'est toujours visiblc que dans une
<Irect,ion. l,cs iolps qui jouissen,f dç ces propriétés sont dits
'l,ransparent s.
ÛPffAUd
1.69

.En-ûn, il peut arriver que le corps se laisse traverser


5d
par la lumière comme J"s ,oip, translta.remts,
ioutefois avcc c€,s derniers, d;;* eD, présentant
différences essentielles :
Placé devant r'æir, il nà p."*"t pas
t1'v ptus a- *"ti"i,
la vision nette des
l?i:tt:_t] ? q"e"i.;-prrJ-sur le rrajer
û'un rayon soraire,
i'avoir transmise
il diffuse ta t"miliu-uo i""ier., *pii*
On dit que le corps est, translucide.
dépoli, le napier sont translucides. La potcel&ine, le verre
-
En plaçant un. globe tr"Àrrur,;ae altour
on empêche la vision nette de r'arc d,un arc électrique,
ment qui en résulterait; on a, "t î"" ;ft r,éblouisse_
très petit'e ct de grand' ecra:{, en Ëomme remplacé une Bourcr
grosse et d'éclat plus faible. iu" .,o" ,oo"è beaucoup plus

747. La lumière, se, propage en ligne droite. ,_


leil éctaire le volet d'une -chrmbre oË;;;";';;i Si le eo_
percé d'une petite ouvertur., ce voleù est
i" .u,yon de soleir {ui pénètro
clans la chambre est rend,, .,.iuiilt"
ir"" r", p"îr.ier"s en sus-
1;ension dans l'air et il réarise ure-rigne aiJii"rparfaite.
L'expérienee suiva"t" p"**"t egr,te;;.rt*ài'î.ttre
denco la oropagation ;;1ilË;; de Ia rumière. Les en évi-
I'es m, n, I de trois écrans sont a.lignées ;;;;;"" ouvertu-
plomb A B (fig. rla). s"r."u;i d,un fil à
bache A I'extrémité du frla,ment
Ë^fi'; ;,#i; poinr d,ar-
ccnce et on constate qu'on voit d,r,oe î;;;.-'à incandes_
cette_ lu*puË praçant r,æir
cn B' La lampe c€sse a,u oontrair"
horizontalement l,_un q".f"à"â"" des à'et""il;i l,on déplac,e
La forma'tion . des rou".r î nousécrans.donner uhs . nouvello
preulr de ce principe de la pràpagatiÀ-i*iilîs"..
148 Ombres opaques, -- IIn corps opaquo
ne so }aisse pas {T_-lllps
traversôr pd," L rumière. -
un tel corps entre un" *orri"e rumine"ru si lo,r, plaçone
points de cet écran, situés ur r"riei" .t- uo écran, les
on__dit qu'ils sont dane I'ombrc. "" r."tlaç écrairés:
Nous allons étudier ce phénomè1e d9s
ombres de pruo près
en rrou* plaçanù dans re ôas simpre a'o"u ro", ce rumine*se
d,e petites d,imensions, assimifaLie a
une telle source,..dite- ponctuelle,
," priïtl'"
par un petit' arc électriq'e, ou. par".tunerlr"ririu*.ot réalisée
ramp" ;-;n;;iè*
bien réglée. ,
1?ô pnÉcrs on psvÈlqtlË

Plaçons, entre cette source S et un écran 6-1"o. E, un dis-


que ogaque AB (fiS. 115).

p;g, {{5

Derrière lg disque il y a toute une région d'ornbre Ttortëe


qpi découpg sur'Î'u"""o-une ombre à aontouls nebt€menù li-
l'écrau nor-
ôita ab; i'æt un cercl,e, si I'on a miu de-placercentre
*"i**"i à Ia droitt qtii ioinù Ia eourc€ Ë au du dis-
qu€.
,
La fotme de cette ombte e,explique dang |,hgpolhèse dE Ia
piopagat,i,qn reat,i,tigne d,e I,o turrruièr,,e et il nouF est ÎaÆilo de
ue"in"" cette hypotheoe au moyen do l'expérl€nc€- précédente.
Ap;!. avoir Oesiin{ sur l'&ran -les-çqRtoB_{E de.l'onb19' éto-i--
cnons Ia sourqo lumineuse, p-uis txops I'qxtrépité d'uD ûl
I l'endroit otr étpit le point lumineux. Si, tondapÛ cqntipUel-le ûl iW-
[rr;l t',Ltun, nous le faisonq tqufRgr enque l'appuyant
ilrà-At sur ie disque nous asnsta,tonp I'exùrépité dU ûl
dessine l'ombre portee sur l'éçran.
Tout u" pattu ft,onc Qon1,rne pi trs lqrnière sq PTopageqit en
lignes d'roîtes awtowr d,e la âourçe potwtwal'Ia 8, aes I'i'gnnt
oîn rogont l,urraimeuo étamt arrêté.es gtar les corps Op(I'quet.
rayon lum,ineux n'a pas- de réalité phy'
Rema,rgwe.
- Un
rique, c'àst une cpnceptioo géométrique. Quand, dans la
oPrrQuE 171

chambre noire, on cherche à isoler un rayon solaire, on n'ob-


tient en réalité qu'un faisceau lum,'inewa renfermanù encoro
des quantités de ra,yons.
L'hypothèse de la propagation rect'iligne d'e la lum'iàre et
la, notion d,e rayons lumineux v& nous permettre d'interpré-
ter simplement les phénomènes qui se passent quand la lu-
mière, au lieu de se propager librement comme nous I'avoug
eupposé jusqu'ici, est arrête€ par der obstaÆlee qui modiûenû
80a tra,jst'.

II. ._ ntÉrruxrox Dl LA LuurùRE.


-
![rRorRg PLANS.

149. PhénOmène de la roflexiOn. lrJsus Ba,vorrg qua


les plaques metalliques bien polies, -les glacet, rélléchissemt
la lumière; il en est de même de la surfa,ce horisontale des
liquides. Tous ces nù'iroirs pl'an,s donnent, des objets exté-
rieurs, dos images dont l'observation permet d'arriver aux
lois db la réfleiion en utilisant la notion de rayons eb do
faisceaux lumineux.
Coneidérous une glace sans tain M, c'est-à-dire en verre
non étamé. Si nous posons en avant de ce miroir, placé Yer-
ticalement une bougie allumée A et si nous rega,rdons vers le
miroir, il nous semble voir une autre bougio identique placéc
ên arrière de M. Le fait que la glarce est, transparente vc
nouË permettro de repérer facilement la position de l'i'mage
A'; ilnous euffrt pour cela do placer en arrière du miroir
une bougçie identique à A, mais non allumée, et de Ia dépla-

Ft. r10
Il2 PnÉcrs DE PEYsTQUE

eer juslu'à ce que I'ima,ge de la flamme À' enveloppe eom-


plètsment la rr.èche de cette bougie : on a, alors I'illusion qu,:
ccttc bougie est allurnéc (fig. 116).
Il est évident clue l'i:nage A' n'est pas due à do la lu-
mière qui a traversé ia glace; on peut du reste s'en assurer en
mettant un petit écran de papier près do Ja mèche de la
bougie non alluméc : cat écran ne reçoit aucune tache lumi-
neuse. Le phénon:ène cst donc dû à de la lumière qui, partio
cles différents points de la bcugie, 6'est rélléchie eur le mi-
ioir pour venir ensuite frapper l'ært.
Le point A, par exemplc, envoie sur le miroir w. faisceau
,inc,id,enttrès étroit A I qui donns naissance à nn fa'iscenu
r,4f\échi I R. Pour l'ceil, qui fa.it abstraction du miroir, )en
différents rayons de ce faisceau semblent provenir d'un point
A' ritu.é en arrière du rniroir, et l'impression qu'il'rcçoit est
ia même que si ce point A' cxistait réellement.

150. l-ois de la réflexion. f-.,'gxpérience qui vient rio


nous permettre d'expliquer le -phénomène de la réflexion, va
nous servir égalemenù à trouver les lois de ce phénomène
A cet effet enlevons le miroir, après avoir marqué sa trace
à Io craie; nous constatons que les deux bougies ,{ et A' oc-
cupaiont dee positions symétriques pa,r ra,pport au miroir,
c'est-à-dire que la droite AA' est perpendiculaire au miroiv
et partagée en deux pârties égales par lui (AH-À'E).
Suppos;ns alors que le faisceau A I soit très éùroiù et a,s-
eimilable à un r&yon lumineux, il en sera de même do I B.
A f d'evient nn ra,aon incident et IR ùî raaon rélléchd. Pour
fixer la position de ces deux rayons pa,r rapport au miroir
I[, menons fa, nortnale au point, d'incidence I; l'angie A+]I)
r'appelle I'anç1le d,'incid.ence, I'angle RIN, . l,'angle de ré-
f lcrion.
Si nous r€marquons que les deux droites IN et AA' sont
parallèles, nous en déduisons immédiatement que I'nngle i
et l'angle en A sont égaux comme alternes internes et que
l'angle r et l'angle en A' sont égaux comme correspondants.
Mais le triangle AIA' élanb isocèle par suite de la symétrie
t\r des points A et A', les angles A et A' sonL"fi6ux : il en eet
donc <ie même des angles i eb r,
Si de plue, on rem&rque qus touteE leE droitss envirogées
\ Éont dan! le plon déterminé par ÀI et 1o normÉl€ ÎN, qu'on
appelle pl,an d",i,ncdclcn6d,, on peut dnonoor ler deur lols sui"
oprreur l?s
yantes; qu'on .retrouverait avec n'importâ quel autre r&yon
inciCent et qui par suite sont généraîês.
I'o loi. Le rayon réfléchi est contenw ddnt le plan û,i,n"
cilence. -
loi. L.'cng!e de réfleæion est égal ù l'angle d'incid,encç,
-
151.. Gonséquànces dee
- retour inverse. lois de la réflexio:r. principe
du to -
(-)onnaissant la direction -ri'in
-
rù,yon 'ineident quelconque AI, il suIfi.t, pour construire ia
rayon réfiéchi oorrespondant, de prendre I,e symétrique Â,,
pa,r ra,pport a.u miroir, d'un point A du r.ayon incident et
cle.pr-olonger l.r d.oite A'r cuivant rR: rR osl re rayon chei-
cird (.'.g. 1i?).

- 2o Si l'c.n prend comme rayon incident perticulier parti


clu poirrt 4,.19-rayon Arl perpcndi,ôuh,ire r'., rr^iroir, Ia
truction précédente montre que le rayon rdfléchi se eonJodd "orrs-
avec Ie rayon incident. f)ans ce c&s on a, i = r ,= lon lottt,
rltyon normal à wn tniroir est, réfléchi tuiaant sd prûprê
diræt,ion
3o l,a deuxième loi de la réflexion nuut rnohtre què ri l,or
faisait arriver un {ayon incr.lent srrivant Bf (fig. ll?) h
An

ril'
^' Frc' ll7

rayon, réfléchi correspondant seraiù confondu, &u sens près,


avec I'a,ncien rayon incideut AI qui ee réfléchiseait euivant
IR. Il y â, donc réciprocité entre le ragon incid,ent et Le railrott
réfldahd i ectte réoiprooité eonrtitu s le prône,ipc dr ratlorjr
invafw de. l,a lutniàrç,
fl1 PBÉOIS DE PËYSIQUE

t62. Image d'un objet'lumlneuxr L'expérience do In


bougio nous a, montré que l'image d'un - point (flamme de la
bougie) ,eet un point ryméùriquo par ra,pport au miroir. Si
uous considérone maintenant, un objet étendu, la bôugie tout
entière par exemple, Ieo difrérents points de cet objet jouant
lo rôle de sources indépendantee, I'image de la bougie
sora formée par ltensembls des symétriques de tous ËeB
'poinùs.
-Cette image n'a pa,s d'exist€nce véritable, oomm€ nous
l'avong'montré ta plaçanù un éoran en arrlère du miroîr.
Elle n'est par forméo par les rayons lumineux eux-mêues;
nous avons l'illusiou qu'elle se trouve au point de renoontrp
dos prolongements géométriques des rayons réfléchie : c'ogt ce
qu'on exprime en dieant que I'image est ai,rtuelle.
L'imnge d'un objet dannée par un rniroir plan est d,onc oir-
twil,le et sgmétrique ile l'ob7et pal rapport au rniroir.
De qe que I'image a même aspect et même grandeur que
I'objet, il n'en faut pas conclure qu'elle lui est ,id,entiq,ue. $i,
deyaqt un miroir, on place une page d'un livre, tln ne peuù
lire que ''les caractères qui présentent un &xe de symdtris,
tæls que À, O; les autr€s B, E sont iilisibles (fig. ll8); de
*l

ABEO û38q

fr
Fis. ttt
même ci nous montrons la main droôte, I'image est identiquo
à notre main gawche. L''itnwgc d,onnéc par u/n niroirr plan
n'cEt d,ome pas em généra| su?en?osabh à l"ob,iet,

III. - trnorns BPutnreuls

,15&, Dæcriptioh, ct définitiotts. Lee miroim $laas 'no


- de's imagos p0r,cui.to
sonû pa les seule uùilisée à produiro
der phdnomènes de réûerion. On ee sert également do miroirr
ôlriouË t?Ë

donù la eurfa€e réf,éehiesants est courbo; pami ee* derniers,


lee plus simplee sont lee mirois rphériques; :

lJn wiroir sphérique est eonstitué par uno porùiou 'do


uphère, appelée calotte sphériqwe, euton, obtrent en coupr,nt
uno sphère pa,r un plan.
On peut Bolir la Surfarce intérieure ou ertélieuro d'une
portion de sphàro métallique; on peut aussl utlliær uno
calotte do yerre qu'on recouvre d'étaim sur I'une ou l'cutro
faoe.
Le miroir eEt conca,ae: guand la surface réûéchissante,€ôt
tournée vers le centre de la sphère, il est çgtuacæe d*pr lç seÊ
cQntraire. I

On qpmme cpn(re de cqurhwrp du miroir, lç cegtrr ç do'lq,


pphèro à laquello il oppartient (fig. tte) i s,qe prdinçdWtr,,,lt

t'ig. US

Ferp€ldiculaire abaiaséæ dB eæntre sur le. plan pasgmf ,pâr


les borde de la o*lo-tte; sommeg., lo. point S du-.miroi.r: pitué
sur I'&xe plinoip*I. ,;.';.r..1,,.j
Les droites qui vont du centre.aux différents pointsi'd0' lt
srlrface du rniroir sonf, les aaes second,aires, ., r.,.. ,, ,.
Poyr lo com4odité ùes figures nous qe repqdceBterpns
jnmaip gue la, sectiom pt'incôpotre d'un miroir, c'qst-à,-dirp tiip.
tersectiop. du nriroir a,vec gn pla4 papsant p&r qog,4,xo pri$,
cipal. ..i.; ,

$i-du ceptre C, nous Eqpons les deux diqmètreg abqr_ltissrflnt


aux bords. oBlloséË du miroir M et N, ces derry .axes,Eecon-
daires forment entre eux un angloo. qu'on nodrlqe ,r!ow/.g,ri:
;

'*f^* #ii!; qui va suivre, nou' suppos,eron' t,ooo+turà


du miroir petite, ne dépassant paa l0o; autrement dit lôs
1i6 Pndcrs DÈ gr{YsrQuÊ

. miroirs que nous utiliserons seront congtitués par und peti{c


ealotte sythérique appartenant à une sph,ère de grand, r&yon.
Toutes les propriétés que nous aLlons étudier enpérimenta'
lement n'a.ppartiennemt qu'à d,es miroirs tle laible ouuertur.e.

154. Miroirs concaves : foyer pri'ncipal. - sur un miroir


ccncav.s, faisons tomber un faisceau de rayons parallèles à
l'axe principal. Ce fa,isceau parallèle sera obtenu au moyen
d'une lanterne de projection convenablement réglée (S 180).
Nous constatons que ce faisceau incident qui a une fornre
eylindrique est réfléchi en prenant la forme d'un cône dont
tà sommet est un point, F situé sur l'axe principal du miroir,,
eu miiieu du rayon SC. Ce point F par aù aiennent Ttasser\
tôus l,çs ra.yons réltéchis corresî)ond,ant à d,es ragons incid'emtt
'pa.ral,Ièles à I'ane {appel,Ie l,e loger prùrcipal d,u tn'iro'ir; lt.
di*tott." CF est la cli,sta'nce locale (frg. 120).

Fig. t?0

un mirc,ir conca.ve transforme donc un faisceau de rayons


paiallèles en uï faisceau qui va converger au foyer, c'est
pourquoi on donne scuvent à ces miroirs le nom de miroire
çonvergents.
si inversement nous plaçons âu foyer plrncipal du miroir,
llne source lumineuse senËiblement ponctueller un arc électri-
que ou une petite flamme provenant d'une la"mpe à acétylène,
nour coûsta,tons que les rayons émis par cette source sont
l;"., après réflexion, paralièles à I'axo principal.' Ce tais-
ô1r .e'na*tti parallèle peut se propagi€r q 4.- grandea distan-
uo. uo gardait p"urlrrà toute son intensiti lumineug€. C'est
cett€ pr"opriété qu'on utilise dans les proiectcurs des navires
-S"?rrà,
à" ainsf que d.ans les tclescopes et dans les 'réflec-
tcurs.
OPTfQTTd TTT

tine lampe à réflecteur Be compose es!,€ntiellement d'un


n:.iroir concavé et d'une sourc€ lumineuse planée à son foyer.'t
Los ra,yons envoyés par la source sur lg miroir sont réfléchil
cl.: raçon à former un faisceau cylindrique qui pcut porter
lc, iumière au Iciin sans affaiblissement sensible, tandis que
sans le réflecteur les rayons s'écarteraient les uns des au-
très, et à'quelque distance de la source l'éclairement, sera:t
très faible.
En résurné, !e foyer pr,incipal jouit de deux propriétés .in-
verses :
10 c e$ l,e point où oont co?Laerger, o,près réfleæ'i'on,
Ies ragons pa,rallèIes à I'aae;20 les ra.Aons quà passent par
ce poittt sont, airrès réflexion, paral'lèlss à, l'&ae.
On retrouve là un cas particulier du princiyte d'u retour
inaerse dont nous &vone parlé à propos des miroirs plans
(s r5t).

155. lmage d'un obiet lunrineux. 10 ]as d'wn rtoitzt


Iwmineuæ. - Plaçons devant le miroir- concave un objet lu-
mineux B assimilable à un point (flamme ,d'une lampe à
:æétylèrre). Si l.e point B n'est pas trop près du miroir, et'
s'il est voisin de I'axe principal, nous constatons qu'il & uno
image très nette en un point B' situé en avaqt du miroir, sur
l'axÀ secondaire BC. IJn observateur' placé dans une poËition
convenable, a I'illusicn d'un objet lumineux situé au point
B'. En promenant du reste un petit écran en avant du mi-
:oir, on peut y recevoir cette lmage B' (fig. 12r). En ce point
il pa,sse -réellèment de la lumièrJ : c'est, -une ima,ge réelle.

Fis. l?t

irappelons qutavec.les miroirs planu, noug [I"onB obtenu


de.e irnalyes uirtuelle t.
En réstimé, u,n miroir concûùe donne d'un poin't lum'inettr
u,ne irno,ge nette également ponctwelle si les dear conditiotts
srti,uantes sont rl,aiisZee :
I
i?ô Fndcrs or psysioûit

a) Ie aairo,i,r a une laible ouoerturel


b) l,'obict ponctuetr n'est, pat trèa é,toigné d,c I, oaa.
f,c aor d'wn objet étend'u. chacuq dr! points drun objeû
l.mineur jouanù le rôlo d'rrne - source indépJndant€ aura,une
image netto si lee deux conditionu éoon"?às preeédcmnerit
sr-nt remplier : I'enseu.ble de ces images fomeiu i,i-Ç-aî
l'objet.
Plaçons en effeù devant re miroir M, à uue distance
suffi-
pe_rpendieulairement à l,axe uue bougie
iTtrJl
Ârl. -Ëin ctéplaçant un écran également perpen-dioulairo ull;;e
l'&xe, nous conslatons_qu! pour une positi,on'parti"rriùi, À

cet écra,n, on voit. s'y deisinËr une imagt trè, oittu de
o- -- la bou_
.(frg. uJ.),
gie-_A'B,
oetto.image diffère de celre que nous &vons obtenue
avec
un miroir plan €n ce qu,elle esi réetle, ,i"irirl;-;;ï
petite gue I'objet. ;i;;
. Anaobiet
ture
pl,q,cé d,euqmt, urn wùroir cpncaae de
donc une inage net_tc_tù rcs aifiii"ii, loibtrc
ouaçr_
points
,aisins 4e l'ope; dg nius si tiobliet.est perpendi,ri,rtÂiii- i sont
son ,image est également perpendir*iiti"'i r,;;;. rï*L',

.__1_6_9.-
Interprétati.on géométrique ! Gonûtructi.on der
lmAge$. I,,a uotioa de rF,yong luminaux v& DouB permet-
-
tre d'interpréter simplement les expériences précéd*t"u ut
o'€n dédurre la.constructipn g{ométrique des images.
'de
. Dans le premie' caÂ, de l,eiietÆnce I'image Ar, rouGt
devons conclure que touo les rayons lumineux émanés de B
et'
rencontrant le miroir vont passer après réflexion par lc
-point
1nême point B'. Pour déærminer ce B', il euffrt donc
de construire la marche de deux rayon' particuliers pu"ti,
de_B, eu appliquant les lois de Ia réflexioii.
Le rayom BC .-eu'd passe par le centre arrivé normarement
sur le miroir z ,il se réll,éciit sw lui-m^êrna
L'iqg,se de B esù donc sur l,eae second,,àirc F,C. Si nou'
considérons mainten?-trt le ra-gom Br parraiièt" it,o*". prini,;-
pa.l, nous-aavons.qu'il. se ré.l.I1chit en'passant par te
liger F.
-r.,'imago de a esù égaremeni sur ra aroite irl-urru aoo,
à I'intersection B' de IF' et de BC. "uf
L'ig.age d'un p_oint étant eonstruite, I'image d,uu
s'en déduit immddiatement; il suffit aâ aet"*iliner les objet
.
ges de cer différents points. Dans Ie eae d,un objet ima-
AB ;;-
ot'ItguE 1?9

pendiculoire à l'â,xé, la eonstrueJion re simplifie. Il suff,t en


àffut du construirc l,irnage B' du point, B, eomme nous ve-
*o, àr I'intliquer, puis ù. m"n." de B' Ia pgrpendieulairedt-à
l'u.*u principai et'de la limiter à ceù axe, l'imago de.ê
vant êir,e su-r I'a,xe. ta construction montre bien que l'image
-- renversée et plus petite que lobiet.
est
fi rgsutte égaËm.o-t du cur oonstructions qvgt-_a,u point de
aue géornéui{ue, on peut dire qu'u,ne 'i,mage réel'le est -farmée
porir, ,oyoàs réfl,é,chis. Noue savotrs qrrnune-image virùuell.e
ee trouve iur le prolongement gdométrique des rayons rèflé'
chig.
Nous allons voir, d'a,illeurs, Qu€ les miroirs ophériques
ne donnent pasÏouiours des imagee reellog'
conca.lres

t5?. variations de la position de la grandour de


- Etudionsetcomment
Itinùge d'un Obiet. varie f image
d'un ËUj.t,
-s'enlorsqÏe ce- dernier, d'abord très lotn en avont du
miroir, rapproche aussi près Quo poseible'

to Piaçons d'abord uno bougie loin du niroif,, dane la di'


roction dL son axe principel; nous consteton! qu'on peft ry-
cueillir son imagu i.t" un écran- en plaçant ce dernier ùrès
près du foyer, légèrement en avant :
'.
I",imn,g" d"rri oËi"t situé très loitt, d,u miroi'r se Jornte donc
sensibl,em,emt ou ioy"r; el,le est réelle, renuersée, beaucowp
plus.pctite que l" objel,-
' c" ïésutta]t aait -à prévoir ) ca,l les différente points de la
U."Si"?t""t loiu du miroir envoient sur lui des faisceaux tle
ra,yons seneiblement Parallèles.
g. Si nous rapprochons progressivement la. bougie jusqu'au
..rrt"* C, nous-ôonstatou. a t'aiae de l'écran que I'image,
B1 81

Fig. 12?
180 PsÉcls DE PsYSIQua

touù en restant réelle, renuersée ey


en_ grandissant et en ss
nrus-netite que ïob,jet, va
rapprochant
La construction^générare âipriq"a" àaii ce "."ti"
C.
cas, eûmme
dique Ia figure rze-"end
"o"rËà-aà "*r-"*,rt1ît'r."' 'incli-
3o Qua.nd la bou.gie Sie lrouo" azt, centre, ect,
trouue d'ans Ie CB, l,irrut.ge se
pru,n qu'ere.' elle urf rëere, ren-
uersée et égale ry,êyy
à t,obfet en^CB,r. "lo"r
4: Plaçons maintenant la bougie en ArB, entre re centre
et le foyer F; I'image paÂso u,r, âéta o" -irr-
est toujours réel\e, renuersée, mais a,.8,, ; elle
"e"i",
à."i"n-i'pr,us gramde
que l'objet. "ri"
60 A mesure o,u.e Ia bougie s,e rapprocne du foyer, l,image
s'éloifne du miroir ut gt";àitl rorsqu,ere en est très voisine
1'lmasl peut so dessiner sur re
ru.". Fnfin, quand la bougie
F, I'image est, inlinimæmt éloignee
est en *;"i';;;ent gr*pde. __
. Laentre
6o
tenant
bougie lnprochée encore du miroir se trouve main-
le foyer et le sommet. A partir au .u moment,
01. De^ peut plus recevoir
_l'image sur un écran. pour voir
cett'e image il faut r-egarder le-miroir t- .rË-rppa,ralt,'arol.i,
I'im.ago fournie par un miroir brun, àZiriere k
::T*.
TOLT.
n:i_

L''image d'wn objet situé entre Ie foger et le sommet


d,u
m'iroir est u,irtuelle, d,roûe et plus grind,e que trob,jet,
Si, dans ce cas. on cherche à const"oîIu I'image de AB, on
voit q_uo les rayons cB et rF, qui par leur intZrseètion "doi,-
aent donner I'imag? B', ne se iencontrent ytas en, ot,*,rrt clu
miroir B' (fiS. tgg).
B'

Fig' l?8

Ooe rayonr prolongér en arière du miroir ro reûcoutrent


lcn Ê', Porrr l'cnil. ler rayonr lrartir dn B ont, oprÀr rdflexion,
' oPrrQuE 181
\
la mêmo direction que's'ils proven6,ient du poirntB': on
aura I'illusion d'un'point lumineux en B'. Pour_l'objet aB
tout entier, on or"tt en A' B' son image virtuelle'
7o La bougie se rapprochant du miroir, son image- s'en
rapproche au-ssi et diminue ùout en restgnt virtuelle, droite
et-plua grande que I'objet. Lorsque I'objet touche le miroir,
roa image lui est' exactement superposée.

hl,{.

(
f\il I

\\i,ir\ ir
\'J
189 PBÉCIS DÉ PSYSIQUE

CHAPII'RE II

AEFRACîION DE LA LUMIERE. _ LENTILLES

' T. -- nÉrnecrroN A TRAvERB uNE BURFAoE pLANE

f 58. Phénor1ène de la réfraction. IJne pièce de mon-


-
naie placée au fond d'une cuve nous paraît *àinr éloignéc
lorsque la cuve est remp.lie d'eau; de même une règle p-ion_
gée obliquement dans l'eau nous paraît brisée. tes différents
p'oints immergés semblant de la urrriace. pour ex-
"app"oJhés
pliquer cee illu^ions, il faut. ienir compte de ce fa,it, que lÀ
rayons lumineux partis d'ul p,oint de ces objets nous pâ,rvien-
nenù après avoir traversé deux milieur difrérents : i,eau et
I'air.
analysons d,onc ce qui se produit lorsqu'un faisceau de lu-
mière change de milieu

Fig. {%
ôFttôuË fts
r€m-
Pl4gons dans une salle gbsc,ure une ouve transparente
a.rriver à
ptie d,eau nîùr*einà et faisons
de l'eau o* fu'i*u*o étroit de rayons
Ia surfa,ce""ù;Ë*;;;;-l;
Êolaires
SI (ûs. ua).
Nousconstaùonsd''abordqu'uno.partie'decesr&Jrong.cst
r" *"î-i* du-I;;;":MM'; iiuant Ie rôle d'un nuûroir
réftéch'i,e, qu'une
nl,an. o" pld ;'til;i i" n"tt*i"ei*'suivontnous
-v-oyonô
rR'
;;ïi" dt i;fie;; ténètre la lumière Bo prop&ge cn ligao
dans I'oau
"ï;;r; iliiiro
- traneparent,
d.roite, *.*u àn , lialr; **ir- t* nouvelle
direction d€Ê
)a.
premill:'
;;t;;Ë n'est pas la même 9u".dévii,troil ...
on appel Le'ré,lraation eet{e
quo subit la lumière
1'"1!- dans
quand elto passé d'un milieu transpot"ttt' tel qu9
Ëo t"t". transparent, tel que I'eau ou le vetre'
qu'il
"iifi"" préc?dente-nous eoncluons donc
De lrerpérienà

partielle et de rêfract'ion
produir on pnà"i"Ë;;â;; ùùi;o*
ltrtttiel,Ie, lor*io'*r, faiqc.eau luminôux rencontre la surface
â;';;;;tti;" â; ài"i milie"x t'ranspa'rents'

159. Loic .trouver les


dc la réfraotlon. :- Pour incid.ent loil d.r1
6troit
phéuomène, oà"r:*a"o* le faisceau
&ssez
pour qu'ou p"iÀu-i. àntiaérer conme un rayon lumineux'
Nous pouvons d'ùora constater quo le
plan ddterminé par
et le rayon réfracté est normal à la surfape
lo rayon incident loi analogue à la pre-
de l,eau, .- q"i pà;qt d'érrorrr"" une
mière loi de la réflexion'
""' Prerwièrel,oi:Lera,aonré|ractésetrouaetouloursd,ams
.dans'Ie pfu" a;i""iAuo* et la normale
se défi-
t"^ito*- à';*;idu:*"*ifu
;;";; à**" ôas d'e la réflexion'
si MM' *t il;""fa"e d" séparation des deuxetmilieux
tra,tÊ-
trarents, t'uit'a"-àÀs*s
-rL;si; et l'Ëa* au-dessous SI Io rayoD
Ëîù ;r;p'is enrre re r.&von incident et ra
i;id;;i, RrN compris
normale ,'tppuJliu"f ;;;ù-i;"i;'à'"n'" et 1'angle angl'e de ré'
entre le rayon ,im.tA et la Éormale so nomme
fractiô-n'
' Si t'oo fait ..^-ior l'angle d'incideg*e 'i't otl constate quo
varier l,oncrra
l,angle de réfrac[ion r varig toiioo.ru.dans la même sens, mais
qu'il reste consta'mmentinférieur à o'
pa's:e.d'e tr'air d'ans l"ea'u"
.Dewnième loi. : Lotsqtium ragon
il, se rapprorhl de h ioo"not"'ôn traduit' ce résultat en di-
que I'a'ir'
;;; q;;i'uto"uii *itit"""
phts rélrinsent
184 PnÉcrs oÊ È{ysl6rrd

Si, au coutraire, on faisait arriver un rayor luminetrx


dans lleau suivant Rf, on vcrrait le rayon réfraeté sortir sui-
vant SI ; c'est là encore une véritca,tion du principe du re-
tour inuerse,
Un r-aaqn qwi gtasse d.el,'eau d,ans l,'air s'éIoigne d,onc d,e la
normale.
.En.général, si I'on oonsidère deux milieux transpa,rents
téparé-s par une surfac,3 plane et un r&yon lumineu-x pad-
eant du premier dans le seeond, l,angle de réfra,ction egù
inférieur à l'angle d'incidence (c'est-à-âire clu€ le rayon so
rapproche de la norr4ale) quand la densité du second milierr.
transparent est supérieure à la densité du prernier.
ainsi quand un rayon paÂso de l'eau dane le verre, il se
rapproche de la_normalel il s'en éloigne, au contraire, e,il
Ilasse du vcrre dans I'eau.
Rem,a,rque. Si le rayon inciâent arrive normalement
la surface, le-rayon réfracté est également normal à la sur-
à

lace : il n'y a pas déviation.


Ce résultat expérimental ébaib facile à prévoir cat i étant
nul, r,'qui ne peut être supérieur à ,i, est forcément nul.

160. 4pplications des lois de la réfraction à I'explication


-
de quelques phénomènes, ,- La connaissancæ des lois de la
réfraction va nous permettre d'expliquer les phénomèn€s que
nous avon's signalés au début, ($ lb8).

'*-'a=::==::-i-:
":::.::::.." -
Al.

Fig. 12i
oPTTQTIE 185

lo Les ob,jets plongés d,a3,s l'eaw mou,s semblent touiours


*i;n, irolind,éÂent"enfontls qw'il's ne le sont en réalité'
Soit, pu,, ut.*-oi;, ;;" pièce- placée au fond doune cuvettÆ' lumi-
nuî""-Jut
-ô".rÀiaetottr -AI (fig.dg,rqvons
poi"î. e at ôette ptèc partep!
;;;. un de cos riyons 125) à sa sortie,
.rl"y"" s'éloign; de la normalà poll prendre.Ia provenaib
direction
d'un point
IO. Et il a la ;;;; âirection quô s'il-
e , tit"e sur la normale menée du- point A' cet'
Si ce rayon pi"a,t* dans l'æil d'un obseivateur, venaient .æil
*;; i;t"eîsionn" comm€ si les rayon6.- lumineux
il;-rit A.-f-'oUservateur verra la pibce non pas otr elle
est réellement,, mais en A', c'est-à-diro plus haut'
à
2o (Jne règle em Ttart'i'e pl'o'n'gée d'ams l'ea'u semble brôsée
I'enrlroit où e\le pénètre il,ans le lirluidc (frg' 126)'

Iis. 1?0

qTi
illusion résulte immédiatemenù de I'explicatioq
Creùte
par
p;;td". Les différents points- de la règle sont' surte cte

Ia réfraction, rapprochès de la surface; en de particuJier I'ex-


iîe,""rt. inteti"ot.^ ao bâton semble relevée A en A',, ett
par suiLe, la pa,rti" a" bât'on immergée paraît aller de' A'
;; C t a" ra iupp.."ttce d'unc :'itptltr'-' en B'
II. ._ LEI'{TIÏ.T,ES

.' ilt. Di,férentes fornres de lentilleg. * f,eur-cl,a.ssi.f'ication'


,f,\.

_ Les verres q; ib"-"*pfÀi" dans les-junrelles de théâtre,


dans les loupcs, sont limités pnr des fa'ccc ryhér'iqwes "
çe

sont des l,ent'ill'es sPhériques'


186 PNÉCTS DE PEYSIQUE

Nous allons étudier cee lentillee et nous lea suppoaeroat


rninces,let Lentilles minces doirnariù Seules de bonneÈ iDdg€t.
Si noue f,aisons arriver un faiÉceatr de tâ,fons parallèlee
Eur uu€ ibntille sphérique, qu,elle qurl soit' sâ forrne, il re se
préronte jaroais que Ieo deux cas Strivantx :
1ô Le faisceau à la sortie dê lâ lontillo est' deven:u corùëqr:
' geiut. C'est le cas de touteg lee lcntille* ephériques qiri sont
plus épaisses au eentrè qu€ gÉf leg borde. ,{ ces vet'rea, oÉ
doiifio le nôfn généte! de lenti,l'les eôltùerg*mtes.
20 Lè faiseeau après avôir ûr*versé la lentille eet rendu
diocrgent .' sa secticm esù dO plus en plus grande. Ô'est' lo
cas des verres crui sont plus épais sur les bords qutau centre :
on le,s apBelle lentilles di,aergentes.
I.e tableau ci-dessous, qui tient compùe des résultote pré-
cfients, indique lee différentes formes de tentillæ.

IO LENTII,LES A BORDS MINCEB OU CONVEB,GENIES :

a. Lentil,Ie b'iconaeae (z fapes convexes, frg. 127-1).


b. Lentilh plan-con'ueûe (l face convexe et I face plane,
frg. rr).
c. frté,ruisque comtnrgent (1 face convexe et 1 face conoavo
de moindro courbure, fig. rrr).

2o LnxrlLLEs A llonDs Éplts oti DTvERuENTEs :

d. Lentille biconcaae (û9. rv).


e. Lentil,Ie pla'n-concaae (flg. vJ.
f.. Mé,rtisqub diuergent (frç,. vr).

N
I
l II
NN
III IV
N
VI
ri3. tl?
I

6FtiêuË taT

ôn - d,e coni,tbrpa dtuno lOntllla,


len Oentace,
-et e^ppetl* facer
oàmtttet
sphériques do eotte luntillc (flg.- 198).
O dt'd* Éentr'*i-11"-i*li
L'u*, yri,naipul, est, la aroite qui joint.ooÈ l'ô*ê priucrpa't
lu, p*itiouliil or) I'une des fâ€êg eat plan_e,
de la faoe couvbe
;-û i; rr;;p;"àioof"ine nungu du oentre
suf 1â, lace
-
planê, r

|.:

'rj:;r

Fis' 128
rili^ =
Nous ne représent€rons jamais que la sàc1ion princ;pa1e'
a,urre lentille, c'est-à-dire I'interseôtion de la lentille avec
llnplanpassantparl'axe'-L'a'ngletl'ouaerturecorreFpon'
J;"i a rrr. tu.*-"*i l'angle
-f
formé par les droites qu-l ioi-
gourrt le centre dL cette *.* à deux points diamétralement
iipposé* des bords de la lentille'
'Dut. tout ce qui va guivre nous supposerons qug nouÊ
or.on* à faire à ôtÊ lçntill,es ntànççs, à ongles d" owagrtwre
fuibles. . -
\ r6a. Marchs det rayqn$ dalË uneenlenÛjlle' -'_
utilisant' Iee
Nouîallônr *r*Vriiie obris-rendrç compte,.
ioi. ar la réfraot-ioo, de I'açtion' d.'unq lentille sur lçs fayons
ir*io*u* qol i*--t=ùluitu"oi. f"*s retrouverons ain$i,--théori-
à*-r"t, f; Jiitioôtio" des deul groupes de lentilles que
oo* tetons de faire expérimentalement' (fig. D',un point
soit d'abord une lenti-tle biconvexe 128).
qui, arr-iva'nt sur
n *it"O sur l'axs part un ra,yon lum-ineuxsuivant
i-" pr.niere face, !éoatre dans la lentille I I' en ee
;:";;;;ri*rt d'e ii mormale o I à la surfa'çc d'entrée (o est
ls'ointre de oourbure d,e ceùte faoe). _Ttn I' le 'Iayon relçqn-
';;;b-i;;âu sortie; il sort suivant I'B' en s'éIoisnant de la
normale O'I'.
'. .r

t88 pndcrs ps Èuysieuît

.Iæ rayon A I qui s'écartait do I'axe, sron e*t donc rappro-


ché après deux réfractions successives : c,est le cas de toot"*
lcs lentilles à bords minces qu! sont par suità ionorrg"niii.
une construction a.1-alqsue- (fis. izg), nous montre que
dane le cas d'une lentille biconcaù, au ibntrailç, un rayon
tel_ que a r après deux réfractions s'éloigne de l'âx" p"inci
pal; c'est le cas de toutes les lentilles à b-ords épais q,ii *"t
lrar suite d,iaergentes.

!'ig. I J0

Nar_rs ce qui va suivre, eomrne nous ne nous occupero's


qrre des lentilles_ minces, noug représenterons, pour siàpifier
les figures,. une lentille par une simple droité. -Dans le iracé
de la marche d'un rayon lumineux, la partiô du rayon inté-
rieur à la lentille ne sera donc pa,s rôprésentée, nous norls
contenterons de trareer le rayon incident et le rayon sortant.
flne lentilleconvergente, . quelle .que soit sa io"mu, sera
représentée par une droite perpendiculaire à I'axe principal
et terTinée par deux petites flèches touruant lur polnte t'ers
l'extérieur.

163. Lentilles Gonvergentes. Foyers principaux.


sur une lentille mince faisons tornber rrn faisceau'parallèle
à. son _axe principal et provenant d'une lantern,s de projec-
tion. ce faisceau après avoir traversé la Jentil)cr vieni ior-,
'uerger en un point unique- I" situé sur I'axe principal :
c'est le /oyer Ttrincôpal de la lentilte (frg. 180).
Oprieut 189

. Ce loyer.joue le r'ôle d'une image réelle ainsi que le mon-


tre la figure, d'ailleure .si on place un écran en F' on voit
sur cet écrarr un noint fortement éclaird. Il y a en tr, aceu-

:--
jét"

Fis. 150

rnulation de lumière; il y a égalemént accumulaùion de cha-


lcur, comme le montre l'expérience effectuée avec des rayons
scolaires. : le papier placé en F' est carbonisé.
Retournons maintenant la lentill,e face pour face en répé-
tant la même ,expérience, nous constatons que Ia lentille
possède un second foyer princioal F réel comme Ie premier.
iinmesurant la distanoe des foyers F et F' à la lentille sup-
posée mince, nous trouvons que ces distances sont égales et
cela quelles que soient Jes dimensions relatives des rayons de
ccurbure, qui peuvent être très différents. On nomme d,istance
locale, la.distance commune de ces deux foyers à lentille.
Conuergence d,'une lentàlle, Plus Ia distanco foeale
cl'une lentille est faible, plue la déviation qu'elle fait subir
ir un rayon parallèle à I'axe est grande. On exprime ee fait
c-n disant que Ia (,entill,e e st d,'autant plus conaergente qwe sa
distance locale est. plws petite.
Et dès lors on exprime numériquement la conaergence
d'une lentille par l'invers,e de ia d,istance focale, c'est-à-dire
rar lI
Po:r m'c$uïcr lcs convergences on prend comrne unité Ia
dio\tt,it, convergenoe d'une lentille de 1 mètre de distance
focnle. I)ans les calculs des convcr'gences, iI faudra donc
toujours évaluer I en mètres.
,Exrmp)e : La conv€rgence d'une lentille dont la distance
focale est de 25 centimètres, est, égale à I : 0,2tr = 4 dioptries.
ProTtriétës réc'i,prorlues d,es d,eu,x foyers, deux foyers
symétriques X' et F', dont noue venons' de - Les
montrer I'exis-
iô{i pndcrt pr psssiqùË

teq,ce, nejouent pas le mêmc rôle si I'on re donne uD ænB


déterminé Dour la propa8ation de Ia lumière.
Un faisceau de rayonÊ parallèlea à l,axe, venant du côté
droit, v& convergel. après réfrastion . au foyer F, qu,on
appelle foger image. si maintenant, on place un point tumi-
neux au foyer F, 9n co^nstate que le faiçceau divergent qui
p-art de F est, a,près ré_fraction, parallèle à l,axo prîncipal ,
-F' s'aopelle le loyer obtret, caf dans co ca{r il eïvoie dor
ra,yons incidentsi au contra,ire dane I'expérience précédento
le
_foyer image tr" était forné Balr l4Ê "ulone réfràcfts.
si on.chango le sens de la luaière les foyers changent do
nom : c'est encore un€ applicatiou du principe de retour
inverse.
Appl,ication d,e la propriété d,w foger. l- phorer. Une sour-
cç luqrineuse intælle placée au foyer d'une lentille -conv€rgentr
produit à_ la eortie un faisceau parq,llèlo et la lumièie s,e
trotve ainsi trausmiee à une grande dis,tance sans affaiblis-
sement çensible. Ç'est en raison'de cette propriété que leg len-
tiUep aonygrgentes sont employées dane ïit?A"u"t*^g*qr"r- Àu
ptpjecteurp'
lptu ler phares peritimÊs, on utilise généralemint 4 lentilles
dlsposder syméfricuenent autour d'une source lumineupe
èt aniuéçe d'un niouveqent de rotation (ûg. t3r). certa,ins
d'entre eux sont visibles à des distano€s gui peuvent dgpas-
ser 100 ktloæètrçs.

Fis. t,5l
oPtlgrrE lgt
164. lmagiee donn6ee par ler lsntilleo, * gi I'on blrliÉ
une bougie aB en avanf et Fesez loin d'une leutille cc-nvar-
gente, on eonstate qu'il se forme de I'autre bôt6 ds l* ren-
tille une image a'B' de Ia bougie, qu'on pent reeevoir Éuf utr
éoran oônvena,blement placé (fie. tgg).
.cette. image-.qui se trouve sur le trajeù r6el dce rayonË
réfractée est différente de celle donné par un miroir
elle esù analogue à celle donnée per utr miroir : c'eÊûBËr, ;
trn6
image.réelle et ,enuersée, plue pàtite que !'objet deng tes
conditions de l'expérienee.
rl fauù conclure--de expériencer ewr tout point Ë de Ia
bo'rgie envoie sut la -aette
leittille â"sturninoun qrli, epi,.er
"ayons
rcfraolion, vônt converÉrer au même poifit B' iniege réetle ilu
point B.
Nous verrons dci,ns Ia suite qud dans d,a,utlce condtËiofit
on peut obtenir avec des lentilles, des irn*ges vlttuellee ânÈ.
logues à'celles donnees par les mlroirs prJrr*. D""- b;J^il,
ca.s, les résultate expérimentaux pouvetit *e lésunier de la
façon suivû,nte i
I.|'ïma'oe rl'u.m noint tlonné.e pttr ilnâ îentilte ëst ner.ïe et
Ttottctuel,le: 10 lorsque Ia l,eettitle est mdnce ct a ,i,om anglc
rl'ottaerture- laible ;. flo l,orsque le point êrt, peu étaio;'"r;
I'ane ralatiaement, à sa d,istansa à'1l{ tantdllei
.|"'i,mage d'un objet ëtendu'est nette dans Les mÂmes conà,i-
tio11s ;
elle n'est gt.as d,éformée si l;objet.est perpemdietù,rdre
ù l'nne.. .sûz dnialTe ë.st à,lors icerpendicuTaire'à ir;;:

16. Gonetrruolion géométrique deo lmàge$. Géntre -il


optique. U1 noint B ayarrt unê imâge-nette Bi
-
resulte que tous les ra,yons partis de B vont,. aprèu dertx
-
en

réfractions, pesser par le point B'. r'our constrtrire cette

riF. 152
TÙ2 PBÉCIS DE PI{YSIQTE

image B' il suffit donc de traeær deux rayons lumineux dont


'on puisse connaître la direction à la sortie de la lentille.
Le rayon BI parallèle à I'axe sort en passant par le loyer
image F' ; Io rajron BF qui pass€ par le foyer objet va emer-
ger de la lentille parallèlement à I'a,xe principal. L'image
de B est douc au point de rencontre B' des rayons IF' et I'B'
(tS. r32). S'il s'a,git d'un objet AB perpendieulairo à I'axe
principal, son image est évidem.ment A'B' perpendiculaire à
l'axe ; en effeù le rayon AC qui suit l'axe principal ne subit
pas de déviation car il rencontre normalement les faces dc
lc lerttille.
La construction precédente, lorsqu'elle est faite avec soin,
montre que les_trbis'pbints B, C et B' sont en ligne droite
Il en résulte donc que tout r(ryon in,c,ident qui ârriae sur
u,ne lent'i,lle mince, au point d,e rencontre d,e la le.ntille aaec
son &te pr'i,ncipa|, sort sans d,éuiotion. On donne !e nonr de
centre optiqwe à ce point C,
La propriété du centre optique que nous venons d'énoncer
permef de simplifier la construction de I'image d'un point
B. Il suffit en effet de prendre I'intersection de la droite IF'
avec la droite BC qu'on appelle afre secondoire.
L'image d}um Ttoittt'dottnée ?aî. une lentille 8e trouue tlonc
sùr l'aæe secondaire'd,e ce po,i,ttt.

166. Variations de la position ct de ta gra.ndeur de


I'image d'un objet. La bougre étant placée très loin
err avant, de Ia lentille, rapprochons la progreseivemenû et
notons chaque fois la pcsition et la grandeur de I'image.
Les résultats sont les suivants :

7o L'ob,jet est très éIoiç1né de la lentille: l'image est, réelle,


renuersée, beaucoup pus petite que I'objet ; elle est située
sensiblement au loger image.
Ainsi, si l'on oriente l'axe d'une. lentille de grande distance
focale vers lo centre du soleil, il se forme dans le plan
focal un peti't oercle très lumineux : c',est l'image du soleil.
2o Lorsque l'objet s,€ rrpproche, l'image grandit eb s'éloigne
du foyer image; elle res;te plus petite que l'objet, jusqu'à ce
qu€ ce dernier so trouve èt une dàytance. d,e Ia lentille é17ale
&u d,ouble de Ia. distanee foea,le. A ce morncnt l'imaEe est
égafe à l'objeù et ]ui est syriétrique par rapport su "cent^.
optique,
0PrlQuË lgg

â6 L'objet se rappr,ochant du foyer objet, l'image, toujours


réelle et, renl'ersée, devient plus grande que I'objet, elle est
située à une distance de l* lentille supérieure ou double de
la distance focale. Lorsque I'objet est très près du foyer
objet, mais en avant, I'imagc est -très grande et très éloi-
gnée.

4o L'objet à dépassé F et se trouve entre le foyer objet et


la lentille. A partir de ce moment, I'image ne peut plus être
reçue sur un écran, mais en plçant l'èil de I'autre côté de
la lentille, sur le trajet de la lumière rétractée, on voit une
image d,roite A' B' (fis. L33), pl,us grand,e que l,'ob'jet. Cet'l,e
image qui semble placée du même côté de la lentille que
I'objet lui-même eal uirtuelle.

Fig. 155

La construction géométrique de i'imago s'applique à ce


cas. Le rayon BI parallèle à I'axe sort suivant IX", le rayon
.UC sort sans déviation. Les deux rayons réfractés ne se ren-
contrent pas'dans la portion d.e l'espa,ce située à gauche de
I.:, lentille oti se propa,gent l,es ra,yons réfractés ; mais pro-
longés vers la droite, ou il n'existe que de la lumière inci-
clente, ils se rencontrent en B'.
' Pour l'ceil placé dans le faisceau réfracté, au voisinage de
F', les rayons partis de B ont après réfractjon à travers ia,
lnntillc la même dircction qu€ s'ils provenaient du point
B' : l'observateur aurâ I'illusion d'un point'lumineux en B' :
A'B' est bien une image virtuelle.
.T
167. Usage des lentilles. __ Nous avons déjà roncontré
i'ne agrpliea[ion des propriétés dcs foyers des lentilles conver-
gentcs dans les ,irares at yrojr:rlcut's.
lg4 pnÉcrg D[ pgystQun

Noud allons ,maintenant ; rencontrer ler lenùille.s conrne


ôrganoÈ egÈentiels dæ 'instruntents d,'optitlrt,c (telr que la
Ioupe, Ie microscope et les lun,ettes), ainri que danr ler lan-
t.rnes de projections et les appareils photographiquer.
oFTrquE t95

c.qAPIrRE ïrI

INSTRUMENTS D'OPTIQUE

I. Norrons sun LA yrsroN

168. Appareil optique do l'æil. montre en physio-


logie que la vision des objets lumineux -o;est due à l'existence
dtune image réelle de çes' objets qui vient se fâire Êur une
trc"mbranç douee d'une çen*ibilité spéciqt'e- : Ia rétine,
La {prm.ation de cettg image est dr.re à unc sexie de mil,leux
trapsparents qui, agissar\t par réfractjqn, fonb converger les
rayons lumineux sur la rrétine. Ce sont dans I'ordre où ils
cont tra,versés : la to:rnéç tran,spa.rert.te, l'ltùm,eu,r a,qtleuse,
le c7[stalrl,in et l'hum,euT u'itrée (Sg, fS+),.

CùfrrtEF
'7ntâ/SFA#{7î
.P.AP/LTE

-l/uMEuft
AQ{fa8E
/R!s
Æ0cEs
'aluAtflES

NffrF
cPnauE caîttig nPASë€'

Fig. 134. Couge. E.ttrcqlq 4. !'çq,,

r/i Qqvp4tqp de l'qr1s, la. WWlrtre, seJt du diqphlQgne ; elle


tèSle la, çp14ntité 4.* lumlàte qti rentrt 4?,qq l'ærl ut qç lgiq-
\

196 PRÉCIS DE PHYSIQUE

se ùomber das rayons lumineux que sur la pe.rtie centralc du


cristallin ; diminuant I'ouverture tle cctte lentille elle con-
tribue à la netteté d,e l,'im,age.
Une étude approfondie du phénom.ène montre que lcs ima-
ges formées sur la rétine sont les mêmee que celles s-ui Êê-
raient qbtenuas au moyen d'une lentille unique, mince et con-
rergente, de 15 millimetres environ de distance focale et
placée rlans I'air à 15 millimètres dc la, rétine. Cette lentillc
occuperait senciblerueut la place du cristallin (fiS. l&t).

B o<.,

Aoo

Fig. 1.35

LTn oblet tel tlue AB très éloigné a, sûn image sur la rétine
en A'B'. Cette image est très petite et renuersée. Si nous
voyons l.es objets droits et avec leur grandeur naturelle,
c'est à la suite d'une éd,ucatdon phgsiol,ogirlwà de I'æil.

1,69. AccomrmorJation. Si I'objet AB.st rapproche de


- image A'B' doit s'éloigner et
l'æil, nous s&vons q'ue sorr
paÊser, par suite, derrière la rétine. Il en résulte que la
vision cesâerait d'être nette.
Or c'est un fait d'observation courante que la majoriié
des gens peuvent voit nettcrnent un objet situé très loin,
puis aussitôt après voir, av€c non moins de netteté, un objet
ra,pproché.
L'objet se déplaçant, son image reste donc sur la rétine;
comme la.distance de .la rétine au système optique de l'æil
n'â pans varié, il faut en conciuro qu€ oe système s'est modi-
fié, s'est a.ccommodé à la distance des objets.p
L'accom,mod,ation, esù donc la faculté'que possède le sys-
tème optiqué de l'æil de modifier sa, conaergerlce de façon à
maintenir constamment l'image d'un objet sur Ia rétine,
malgré les déplacements de cet' objet : Iorsqwe tr'ob,jet sc
rapTtroche, Ia conaergemce d,e l,'æil cmtgmente.
'On montre en physiologio que I'aceonmodation résultê
d'une modifrcation de la oourbure de la face antérieure du
oPTTQUE I97

cristallin. Inconsciemment, tor*q.r* nous examinons. un objcb


qoi u'opproche, la courbure d-e cettc face s'aece-htue D].ogrfs-
sivemcnt.
Latitutle d,'a.ccomrnod,ot,ion. - Ilaccommodation d'e l'æii ré-
sulte d'une muscuiaire, d'autant plus prononèée
"o"t*".tio"
que I'cbjet est plus voisin; elle a par conséquent une limite
iot".*pondant à I'effort maximum'
Il cn résulte que pour un æil détermirré Ia vrsion nebt'e
sera limi tée pat deux distancès extrêmes :
10 La distance la plus grande coriespondant au cas oir
l'æil n'accommode pal, oir iI est a,u repos : c'est, la cl'istance
ntan'inta d,e ai'siort d'i,sti,ncte D'
2o L$ distancc la pius petite cof{espoildant- à }'accommo-
dation maxima ,'c'est la distu,rt,ce rnànincce de uisàon dis'
tinctc 4.
Pour la pluPart 4t*. Personnes la' distanc.e maxirnn de vi
sion- dlstincie ôst infininient grande : elles voient netttmenl
et, sans accommoder les objets très él,oignés. Ces Peroonn':o
ont rrne vue normale-
Pour ces même, pttuoottes Ia distance minima est varin-
d.e 20 cc.ntimètres Le point le
-'p;; toujours âe I'ordrepuirse
Uf",-*ri-
;i;r qiit""u p.ersonn€ voir en accommodant le
nlus possible a,bpelé
-à;*"iito"
"J;" esù pwictu,m proæirrtwm. Sa distancc à
i*tt ;.t â0 ccntirnètres polrr une vue
noi'
male.

et puissanoe. de l'æil'.-
1î0. Pouvoir séparateurgr"dué --
Prenons un double en millimètres et étrui-
décimètr.*
gron*-t" progçrese ivernent
partir ctc
; ,,ottÀ - constatons qu'à uniforme
il lmètres envlrorl' on rle voit plus qu'un': fernte :

-i'bit t* sépare plus deux tra'its voisins'


ôr, au fi,r "t'"à- L**"r" qu'on éioigne la gradtation, t-ll
i;g-. ;oiinl"no"* aÀ différents t'raits sr 'approcheni' Êi
l,on- prend A*ux-iraits A et B, il taut en conclure que l'æil
i* *?pu,"""" si leri's irnages rétiniennes A' et B' ne sônt
p,rs trop voisines.
' L"-- ii*uo,ir d,e séparat,i,orz doun æiI pourrait donc JSe m€611-
,*. $o" la distancl A' B', mais comme cette distance upparent
n'est
po* u".u.sible, on prend l'angle oa d'ia'm'ètre sotts
iiq*"t om uoit de t'ieil la lonoweur A B (fig' 13?)' aisuel'l,e est
i," pouaoi,t" séparation'rl'un æil ott, aruit,é'
diit Àrt*ré Ttrtr Ii d,io,nuètre o'px)o:t'ent nt'i1iruu,rl, solts leq.u'cl
tnt pnÉcrs Dn,puysrgrtn
,
deuæ Faimts d,oiuent être ous, pour qwe r'æil r,es d,itti,mgu,e
l'wn de l'awtre,
Dans I'exemple..précéd,ent, ce pouvoir gst égal à, I,angle
sous lequelon voiô r millimètre à. 3 mètres i it, est d"snviron
une minute. O'est'Ïà une asuité visueTle. noÀar,o.
si n'ou6. considérons petiù détaiÏ a""" oniui,
entre deux points a g! LB, ôe détair nous échappera eomprrs
jet est placé à une distanae de l'æiÏ t"ir" -q"" Ie si |ob-
cliamètre
apparenô de aB, soiô inférieur à *ne minutà. si
ooo_
lons voir ce détail dans les rneilre*o"u *^ditio,'* "ou* possibJes,
il nous..faudra.pl*cer 1,9!iet au punotum proxi@um. Dans
position, l'image rétinienne â sa g"rod*o" nnaxima
f:tt*
Ie dramètr€ &ppiùr€nt de AB, qui. est ausei grand qo" po*'i- *i
ble, p'eut être supérieur u' po.,ïoir separateur.
donc d'aufant mierix res déiairs qu. ," distanceun,æil verr&
vision distincte sera plus petite. minima, de
Cette qualité qu'a fæil â,e voir plus o.u moins bien
les clé_
i tails caracté'rrse sa pzrssamce. La visibiliù a;;;;.d;l ilp;;
'dant de son diamètre
|trnar_ent, on mesure Ia pwtssanee d,.un
æil par Ie plus.grand-a-,ngre
une longueur déternriné,e que l,on ei,à"a il";g;iu à ],unité
sous requer perrnet de v.oir
I centimètre par exemple. :

t?t. fneuffisancs de I'eil. Rôfe des


d'optique, r,s puissance- dirrn æit eJli-Iie*instruments
oar ce fait
q}e I'on ne-peut rapprocher res obiets
proxirnum: il v a*rÉ done des détail; ,".'i J"re d' punctum
de pouvoir ôtrâ vus sorrs un an.gls strnérietrr ÀËf,op**onù faute
";i- pouvoir sé_
parateur de Ï'æil. "u
Les instruments d'optique ont juste,ment porrr
montrer les objets soris un diamètre b*t de
" nou,s
que ceJui correspondant à ra vision ,op";;; "rr- si;J
't.ous. d,es 'i,ntaaes a,i,rtuelles v.oe'
aiil"Ë;" ir. donnen.t
par l'æif *;;;; i,_ ;I;;r:#
nnqle que celui sous lecr'er iI vàii-
l.bi;.-ô; Ies divise en
groupcs srrivant res obi.is'ân'i.îr'rorvent
llï_-*r"nds
mrner. à exa_
I'renrter group,e,: Lowp.es et microscopes. Ces instruments
sont destinés à r'observation des petits ïrniït-ï"';;;#"ô:
procher à volopté de l,æil. /
'Deucièm,e,
aroupe : Lunettes. ce sont des instiuments
des-
tinds à lbbs"ervoiin., d** o.i*o*-*t des objets éloignés.
læs
' . oFtrsud 199

lunett,s àugtnôntcnt le diamètre apparent d.e ces objets, ce


qui équivaut a un rapprochement
llcnarq'ue. Ces instruments qui servent à armer l'ce:l de
l'observaleur -donnent de 1'objet examiné une ,i,mnge air-
tuelle, visible par un seul observateur. tl existe une aulre
catégorie d'instruments d'optique dont le but eôù ce donner
doa 'image* q'éelles, amplifiées, de oertains objets, de manière
â, en permetLre la vision simulta.née par un groupe ciiindivi-
dus. A ce groupe d',irzstrum,ents d,'ogttique à images réell,es
eppartiennent ies \antermes de project,ion; nous y ferons
également rentrer l'atrtporeil, ,ph,otographiqtte dont, le prin-
cipe est analogue.

II. ^- INSTR,UMENTS A VISIO* *O"NUO'"É'

1?2. Loupe. Nous sa,vonÊ qu'uns lentilte convergente


- A B une image virtuelle droite et agran-
donne d'un objet
die, lorsqu'on place I'objet entre le foyer" et la ientille.
t 'æil placé contre la lentille voit très facilement oette image
virtueile et il la voit sous un angle qui peuù être bien supé-
rieur à celui qui correspond à la vision directe. Une len-
tille convergente nouÊ apparait, donc comme un instrument
rl'optique d'une grande simplicité, destiné à examiner les
petits objets dont on a la libre disposiùion : on lui donne
Ia nom de loupe.
Mise au 4rchtt. Pour so servir d'une lu'uptl, on place en
général l'eil contre - la loupe, puis on déplace I'obj€t A B
en avant de la loupe jusqu'à ce qu'on voie son image vir-
iuelle A'B' dans les meilleures conditions possitrles (maxi-
mum de netteté ct de diarnètro apparent). On a ainsi effec-
biré la rtise ttu point Qt l'i;;ut1ic (tg. I3G).
iûû i,Hicrir on pursioi'il

lJans ces conditions, l'objct A B est au voisinage du toyei


c,bjet F, entre le foyer et la lentilie, et- l'image A'B' est
coinprise entre les deux puncturns C-e l';:i!.,

t?3. Sualitci c!'une loupe. _* Ftlissânee. ---. Une loupe


étant destinée à I'observation des détails est d'autant meil-
leure que le diamètre apparent de l'image d'un objet' déter-
rn:né cl;t plus grand.
C-ttc qu,:ilité se nlesuro par la puissurt,ce dcint la défi.rrition
est ideutiquê à celle de l'æil.
Lu. 'a'uissnrr,ce d,'une lowpe est égalc à l'ungle sous lcqucl
on, aoit, ù tt'auers l'in,stt'uutent, I'wnité dc lonrtueur cle
t'oh7et.
Supposcns donc I'objet A B égal à I'unité et I'æil cle l'ob-
$svval,.'ur collé contre la loupe. On a \

tt=,{-'cR'ï=f,cE
La puissancc de la loupe, dans ce cas particulier, est donc
égal.eà la puissance de l'æil examinant drrectcm.cnt I'objet
à la distance AC. Il cemble donc que la loupe n'augnente
pas la puissa.nce dc I'ceil; mais si I'on rernarque que lcs lou-
pes crcl-inaireur.rnt ernployées ont une distance foeale de 2
à 5 centimètres, on voit qud l'æil ne pourïait, examiner I'ob-
jet dans ces cond.itiorrs, crt la loupe nons apparrlît, comme
très lvantageue,e.

L74. Mrcrostope. loup'e 'devient insuffisante lors-


-Lades objets pr€s(lue invrstbles à l'æil
qtr'il s'agit d'cxaminer
nu. On a alors recours à un instrume;rt pius complexe : le

- ----\5-- |

-à'nJ

Fig. {57. }larche des rayons daus le microscope.


oPTTQUE 201

microscope, qui, au moyen de plusieur's lent'illes' parvrent


à ctonner cles images de eliamèt.ie apparent beaucoup plus
grand.
principe, le microscope se compose de deux lentilles
convergentes.
La p"remière lentille c, appelée' oblectif ,_a,_ una distance
fo"ate très f aible (0,5 cm' par exemple)' . ElIe est' destinée
à donner de t,oËi*ù'très petlit, AB une im,a,;s réelle près très
A'R' (fi*- rs?)' L;objct doiù dono être placé trèe
"i,iàrràii
âl iov"t objet'fla. Itobjcctif, mais légèrement'enmoins avant'
La cle*xiÉrne lentille i,,:Z appelée ocula'ire, est con-
urrg."i, que I'objectif (f cËntimètres pal €xemple)._.,t'*:I-
l;t.î est placé à ïne'distance de 90 à 25 centimètree deréellel'ob'
jouer le rôle d.e loupe vis-à-vis de l'image
;."iil;i;t
A,B'. Cette i*og* A'B' devra donc se former a* voisin]ge du
dernier
i;V"; F, .1. I'oùl,rire, mais entre F, et 1'oculaire. Cevirtuelle
clorrne dc À'B' qui
- joue lc rôle d'objet, une image-
agrandie À"8". L',æil qui cst placé derrière I'oculaire exa'
*lt* cettc image 6rrgri crui est renversée p*r rapport à
I'objet AB.
DLns la figure; on a consùmit les deux images succ':ssives
en traçant lJ rayon incident BF qui sort dc l'ol,ieetif naral-
lèlement à I'axe et va passer par le foyer image {" dt I'ocu-
laire. Les construction-s sont âinsi un peu simplifiées.
on a représonté également la marche d'un pefilt faisceau
Iumineux perti du Point B.

L75. Description
-n,"si du microscope. - Mise au point' -_
f,'rhiectit pas un€ lentille simple, mais un système dc
lcntilles qui perrnet d'avoir nne grandg convergeneo tout en
-images
donnant des nettes et nôn déformees. L',objectif I
et i'oculaire C, sint fix6s apx deux extrémités tl'r',n tu-be de
I:itc.n de 20 à'25 centimètres de longueur (fig. 138)'
L'enserntrle du tube et des lentilles peut recevolr un mou-
vement brès lenô au moyen d'un bouton V qui agit sur une
crémaillèrc cachée dânB la tige. Cette tige portc égalc-
ment Ie'support L appelé porte ob\et destiné à recevoir unil
plaque du verre sur laquelle est plané_ l'obiet à examiner.
Le porto objet reçoit le. plus souvent, des p'réparatioms tni'-
croicop,àques, coupeg rnincee f aitæo dans différents ti;'
Ëus véÀéteu* otr animaux et placdee entfe deux lamee de vsrrd,
A.u-àessous du porte obiet sa trouvo un miroir eane6ve M
202 pnÉcrs DE pgysreun

quo I'on oriente de façon à faire converger sur la prépara-


tion la lumière du jour ou celle d'une lampe, cet ôclairage
intense de l'objet est nécessaire; sans celJ I'image qui ;rt
beaucoup plus grande serait trop sombre.

Fig. {58. Micoscope.

Pour se servir du microscop€, on fixe la préparation sur


le porte objet de façon que la partie utile ioif sur l,a,xo de
I'objectif ; on règle alors I'orientation du miroir de façon
que la p.lage circulaire que l'æil aperçoit, en se plaçant
crrntre l'oculaire, ait le maximum d'éclairôment.
On effectue ensuite la, rnise a,u point en déplaçant très len-
tement I'ensemble de l'objectif et de I'oculàire au moyen
du bouton v. on ai"rive ainsi, par tâtonnements, à voir duo*
l'instrument une image nette qui se txouve alore entre les
deux punctums de l'æil. ce résultat est difficile à atteindre,
parce que le moipdre déplacement du sysêmo optique pro_
duit_ un dépla,cement considérable de l,image 6t,g,r qui peut
dès lors sortir de la région tle vision distincte z la iatiîud,e
de mise aw point du microicope est très faible, un déplace-
ment d'un dixième de millimèfre sùffit en gén8rar pour dé-
truire aette mis€ au point.
oPlr4UË 20:l

ttr. frssnnuuoNTs A yrsroN Er,orcNEE.

176. Luhette astronomique.


- f,s but
faire voir sous an diarnètie a,pparer.É
des lunettes est de
plus grand, un objet
éloigné dont on n'a pas la libie disposition.-
La lunetto astronomique, le plus sinople de ces instrumenfx,
se compose €n pri'ncipe de deux lentilles èonvergentes,
comme le microscope.
La première lentillg C, I,ob7eitif, donne de I'objêt exa-
miné, lequel est le plus souvent un astre, une imalo réelrs
tres petite A'B', situéo dans soh pJair focal. L,imag"
a'B' étant d'autant plus grande que 1a distance focale ie
l'objectif est elle-même plus grandef ce dernier ser& donc une
lentille de faible conv-ergence (f =l mètre par exemple). L'ocr^r-
la.'i-re
_C' eui ressembls à un oculaire d,e-microsrolur' jouo Ie
rôle de loupe vis-à-vis de a'B' eù en donno oo" i-"ge vir-
tuelle _agrandie. A"-B'-' qui est directement visible pa" l,æil
pla.cé dcrrière l'oculaire (fig. tgg).

ûoo

B"*

,Fig 159. l[arche des rayons dans Ia lunette.

,. fglt'simplifier Ia construction des images, supposon* que


I'objet examiné soit la, et que l,axe à" ir lunetûe passo
par le bord inf-érieur de -lune
la lunô.
, La. luSe
degré,
ayan_t un diamètre apparent d,environ un demi-
ltmage du bord supérieui, sé trouve Bur l.axe secon-
daire cB de I'oblectif, qui tait avec l,axe ;;gi;- d"
u.n^ demi_degré. reel.le de_ la lune, d;;ré" par ï,obj,ec-
tlig"sô
tif, 'esù donc en 4,81,_ap"s eoa plan focai.'i{;;$ A,B, doit
êtrc située ohtre I'ocula.ire c, et son foyer rr. r-,o l"nstruction
habituelte nous donne_ Irirnage virtuelle irB,, qui est une
image renuersée do Ia lune.
2u4 PiiECIS DE I'r{YsIQUtrj

,Ee;narque. La marche des rayons est sensiblirment la


mêrne dans un- nricroscope et dans un,e lunette astionomique.
La seule différence tient à ce que, dans la lunette, l'objeètii
a une grande distance focale et quc I'objct cst ';:.ès étoigné.

177. Beseription somnnaire de Ia tunette. Mise au


point. deux lentilles d'une lunette C et C' sont, fixées
-Les
l,ux deux extrémités cl'un tube de laiton, à coulisscs (fi.q. l 0).

lfig. 140, Lunette astronomique.

La longueur d.e i'instrument est donc va,riable,.ma,is elle est


toujorirs sensiblement égale à la somme des distances focales
de l'objectif et de I'oculaire : cette longueur trieut dépasser
dcux mèùres.
La mis.e au point ne pouvant, se faire, comme dans le mi-
croscope, en déplaçant' le tube par rapport à l'objet, on agit
sur le tirage de façon ir, amener te foyer rle I'oculaire dans
une position conr,.:nable p.ar rapport au foyer de I'objectif.

178. Gr'oosissement de la lunette astronomique.


I'a, lunett'e astronomique no servant qu'à l'observation des
objets éloignés dont on ne peuû s'approcher, Ia puiesance est
lrn€ qualité qui n'a plus de sens (on ne saurait parler de
l'unité de longueur de l'objet,).
OPTIQUE s0à

La qualité principale d'une lunette est, mesur.éo per le


grossissement qui est, le rapport entre les diamètres appa.
ients de I'objet' vu à travers la lunette et vu à l'eil au.
Si l'æil esù supposé Placé en F'r, ou à: '

G= !lE:À'uut
Le calcul montre que le grossissement d'une lunette eet
sensiblement égal au rapport cles distances focales de l'ob'
jectif et de l'ôculaire. C'est pourquoi les lunettes-. I . fo*
grossissement sont très longues. Une lunette, dont l'obiectit
iurait une d.istance focale de 1,50 m., et I'oculaire une dis-
tance focale-de 3 centimètres, grossirait 50 fois. Avec uns
ùelle lunette on verrait, Ia lune sous un diamètre apparent'
de 0o,5X50=25 degrés.
En résumé on voit que Ia lun,ette grossit I'apparence dee
objets, bien qu'elle fournisse des images beaucoup plus pe-
tites que ces objets.

1?9. Lunettes teffeetres. La lunette astronomique, dgo-


nant des images renversé€6 -et éùant très enoombrante, n'est
jamais employee pour examiner les obiets éloignés. On lui
subetitue la lunette terrestre ou Ia lunette de Galilée.
La première est uno lunettg astronomique mnnie d'un
,'edre{seu, d"im,a,ges. La, seconde p-ossède un oculairo consti-
tué par une lentille divergente. En général on associe deux
à deux les lunettes de Galilée et on réalise ainsi dee Xumel'
les.

IV. INSTB,UIIENTS À IMAûES REELLES

180. Lanterne de proiection. En qrincipe, la lan-


terne de projection ie do*pose d'une lentille âonvergent€ O
appelee obieità|, en arrière-de laquellc on place un objet AB
dont on veu! obt€nlr une image agrandie A'B', sur un ércran
E. AB doit par suite être à une distance de l'objecùif un
peu supérieure à sa distance focale et I'image formée qst
renversée.
Pour que I'image A'B' soit visible, il est indispensable
que I'objet AB soit vivement eclairé. A cet effet, on
très
emploie comm€ objets des photographiee oq des dessins trÈpç'
gtÊ pnÉors bb phlr'srouu

puig,lË: 1u,r vèiib, .!-'bT y ôôncentne là Turnièrè d,ùnè souièê


s trës érectniqu* ou làmpe e i"aalaescence) au
Inoyen rtr"ry'(arc
dl'un miïoir ôoncaie (pro,jectewr) ou--i.u" à r,aide
d' un cond,enseur coustitué_ prr'd"i.* grobses
La source s et le c'nùânseur (i Jont à l.otiir* accorées.
fint""ie.rrr cle la
Itttttat'ne d.e projection (frg. r+r), le a*si";;;Ët"r
AB peut

F'ig. tdl

sc glisser entre le sondens,eur c ct t'objectif o er on uret au


*i"t_l:fufl,ir*'Bl,-sur l,écran E- *"^
çsiu;-;t ù" orr.rirege
qu1 porte I'objecti.l.*e3 per,met de- lai.re varier,sa,,ii$an;
j'gbiet. L'image A'Bl eËt droite si lion
II'objet renrrersé en AB. " "" ,"i" dùi;;
La lanterne magiq,te, ies ap.pareils utiiisés pour proieter
des vues cinêmatog*aplriqo", ^;;l- d---i;;;;;";, a* projec-
tion.
L'rppareii précédcnt est,pr,incipalenrent
..._!:\,,r"ï0."".
ettrploJ'é -, des v*es,_ mais orr s,en serf
à projeter aussi-d;;;l;;
expériences de pur! po*r obtenir aus faisce""" r"*i;;;; -;;
cn particulier d,es faisceaux cylirrdriques.

Apparei! photographlque,
,l8l. a pour but lg, ieproduètïoh- dè.È
J,'*pppreil photogra-
pnrque ,obieln cxtétieu-ts.
.
comme la lrnte-rne de. projectioh, ii comprËnâ
nrent un objectil cônstitué p?r |nq lehtilr; I er "s*oiiJi"-
pirrs g;;à-
r.alepe.1t. par \rn gro'pemeirT ,cle !*ntillcq Qrti clonne d'un
ohjet éloighé aB une image réelle iehversée'ÀiB, siiuée au
voisi.nago de son foycr (frg-. ir4à):
ceù_ objcgtif_,L est ûxé srrr la peroi antérieure d'une
parallélépipédique à patois opagUOs apperee iio,*or" ;;;;;
brite
et I'image a B' se rorme sui' le.iopd î"e au .it;æ chambre,
constitué Tantôt p&r un verre dépoii, tanto-t par une plaque

i
OFTIQUE

sensible ($ 193). L'opérateur placé en arrière de Ia - glace


ftËlt; uximioé l,imâge A'B'_el met*it-auulporn.t.en dépla.gant
utilisanù un Ûube
l;oi;ectif par rapport îu fond PQ,
à-t1iug", Ëoit par^déformation de la châmbre noire si celle-ci
à des parois à soufflets.

ris. r42

Lorsque la mise au goini est bonne, oli masque l'obiectif


pu" ,rri obturateur et in 'rempl ace le verre dépoli pu'r un
àhÀr.i., lequel renferme un,e plaque sensible qui occupe exa,c-
tement ls plaee de la glaco dépolie.
ayant enlevé le volet du châssis, on démasque l'object'if
penâant un temps variable avec la nature d:. Jq plaque, avec
l'ouverture de I'objectif et surtouù &vec l'éclairement du
*ri|"t- On proeède alors atr développement (S 193 et suiv')
208 PRECIS DE PSYSIQUE

CHAI'ITRE IV

IV. * PRISME ET DISPERSION


CSALEUR RAYONNANTE. PIIOTOGHAPI1I]J.

I. PRISME ET DISPERSION.

182. Déviation et dispersion de ia lumière blanche oar


un -prisme.
"àm-Je- ;;;r;;,
désrgne en optrq*c sous I"
-Qn ou d'une substince
un bloc de verre, transparente,'limitét
par d-eux surfaces planes clui se co*pent, Ltnfursection ÂE
de ce.s deux faces est l'arête d.u prîsrrr" (frS. l4g).

Ifig. 145. Prisrne.

on utitise toujours -en des prismes à trois faoes,


opjiqu-e
mais .le qlus souvent deux des faces sont seules utiliséer, ù
face inutile constituant la base du prisme.
sur I'une des faces d'un prismo placé dans une chambre
obscure, faisons arriver ott f-uir..au étroit de rayons paral-
lèlee venant du soleil ou d'une lanterne de projectionî à la
eortie du p_ri'sme la fai.scea,tt est d,éadé de sa diiection nre-
mière çterc Ia baee dr!, prisme. Si l,on reçoit ce faisceau é;;;.
il y prodtrit une bande
gent sur un écren blanc,'plur- - éclairà
d'uuc hautaur beeucoup giande quu osri6 d; f;];r.;î
prlaltlf ct crtts hrutcrir. àugmàate aoed la iilte.nc, r -dillu;
oPrIQûn 909

c.ettg band.e lumineuse est. colorée ainsi qu'un arc-en-ciel :


les ôouleurs y^ passent, insenÈlblement du rou11c ow aiolet pa,r
touto une sério de nuances.
On conclut de cett'e expérience que le prisme à la pro-
priété de déu'i,er et de d,isperser la lumière blanche et on
àonne le nom d,e clispers.ion à ce phénomène de drvergence et
do coloration.

'183. Déviation de la lumière iaune dusodium'


RépétOne l'ex,périence precédente, en éclair^ant la lanterne
de projection au moyen d.e la flamme d'uD fort bec Bunsen,
ooloréo on jaune'par du sel marin.
Nous constatonls alors que l'étroit, faisceau pa'allèle de
lumière jaune qui tombe sur une face du prisme est encore
dévié de ea direction primitive; seulement., et c'est là un fait
capital, la tache sur l'écran placé en arrière du prisme
n iu *b.o largeur ""çu"
et la même coloration jaune que le fais-
ceau incident.
'Il faut en conclure qu,un faisceaw parallèIe d,e l.utni,ère
jaune (du sodium), tombant |wr un prisme, est'déaié tnais
nort, dispersé; le faisce.au ém,er11ent est encore parallèle.
Eerna,rque. Tous les anpareils qui utilisent l; réfrac-
-
bion de la lumière donnent lieu à des pl'énomènes analo-
gues à ceux que nous venonê d'enregistrer dant le cas du
prisme. C'est ainsi qu'une lentille simple donne d'un objet
éclairé en lumière blanche une image légèrement iris6e sur
les bords; I'image au contraire a une netteté parfaite si elle
est éclairée eu lumière jaune. Si nous n'avons si,qnnlé ls
phénomène de dispersion de la lumière blanche qu'à propos
du prisme, c'est, que cet instrum,ent, par les deux déviations
sucoessives qu'il donne, cst particu'lièremcnt désigné pour la
mettre en évidence.

184. Interprétation par tes lois de la r6fraction'


Pour indiquôr la marche des ra,yons à travers un prisrne,
Dous supposerons ce6 ra,yons situés dans un plan perpendi'
culaireià- I'arête du prisme appelé plan d'e sect'i'on pri'nc'i'
pnlc. En ecnfondant ce plan avec ceJui de la figure, le
prigm'e
- serû représentée par
-quiun triangle 1'AÏ (frg. 144)'
Le rnyon inôident BI tcmbe Ëur la, f ncs AI .(nouo.lo
ruDDcgs;onÉ touiour* don-l lo plen de tostion prinoipolot
p6'nètrr drnr le irirmo rulvent-lÎ'r ar r$ lapprqahmt dr h
2r0 PRÉCIS DE PHYSIQUE

nonnslo IB. Puie ce ra,yon f f ' yencontre la face AI' . du


prirme et sort, dans l'air euivant, I'R, en s'éloignanù de la
no;mele I'B È la fac'e AI'.

f>-

Fig. ,,M,

_ -D'après la première loi de la réfraction, Ies rayons II, et


I'R sonù également dans le plan de s€ction prinôipale.
I-o rayon lumineux SI a donc été deux fois raLattu du
oôùé de lq base du prisme; il a subi nne d,êa,iation D mesu-
rée par l'angle eue forment les rayons incident sI et em€r-
gent I'R prolongés.
Les lois de la r_éfraction appliquées au prisme nous expli-
quent donc les d,éu,i,a'tioms constatées dans les deux expe-
rienceg précddentes. ces mêmes lois montrent également qo;uo
faisceau. narallèle tombant sur le
_-prisme aoit également
donner à Ia sortie un faisceau parallèle (l'angle i éùinù com-
rnun à tous les rayon-s, il en est de même des angles r,-so- r,
e_b i'); l'expérionce eff€rtuée, avec la lumièrë jaunJ du
:
dium est donc complètement Interprétée.
Pour'rendre compte de la dispersion subie par 1a lumiàr.e
bla,nche, il est naturel de faire les hypothèses suivantes :

- La
Ie
lurruùère jaune d,u sodium qud mrest pas d,ispersée par
prisme est une lwni,ère sim,ptà qui, pai rapgtort a,u ae*(
dw prisme, a, ur,ne réfrang,ibilité bi,àn'd,itermiiie.
La |umière blonche qui., au contra,ire, est d,écontposée par
le prisme en' une ga,rnnre continue d,e cowleurs d,ifférearment
déuiées,. est eomposé_e_ d,'tm. l|rancl nom,bre d,e eouleurs ,inéga.le-
m,ent réfrangibles. an rayon de lumière blanche serait'io*-
posé
^d''unq
infini,té d,e ragons colorés déuiés différemment
par La prictne,

:t
, \ ômroun 211

Avant de vériûer ces hypothèses no'ù's allons voir dans


doit êtfe empToyé pour donnor
qùehes co"ndiïions le prisme
Ies meilleuie iésùltats;

t$f. lmagbg donnéeg pAr un priSing, - Prenonr .comlno


oblet lumin-eur uno fente étroite. F horizontale derrière la-
qLrelle se trouve un bitleur à flamrne jaùhe, et ex'aminons
cette fente à travers un piisme d'o'nt l'arête , A siTuee en
iiaut esf pa"utia,t* à la lente. T{o16 avons }'iliusion de voir
rlne fenïe en F', du même côté que la source I| mais u'n
peu plus haut.
(Ii prism,c d,onne donc d'un objet, une -ùnage ùirtwelle
rdeuée d,w côté d,e L'arête. La, figure I45, qui indique la mar-
che des ra,yonË pa,rtis d'un point F de Ja fente situés uafs
un plan de section principale, rend compto de cette expé-
rienee. Un petit faisc€au diverg6nt pârti de F est, oncore
divergent à la sortie du prisme, maie eat dévié vers la, bage.
L'æil qui reqoit ce faisceau croib voir le point lumineux en
F' sur le prolongemerrt des rayons.

Fis. lr'5

Le principe du retour inverse nous montie qtr'il ætait, pot


sible d'obtænir une image réelle de la fente en F, si llon
pouvai't réaliser un faisceau convergent quii si Io pria'me
n'existait pas, ira,iù passer par F'.
La ûguro 146 montre cette expérience réa,lisée. La fente F
horizontale est toujours eclairee eh jauhê; uno lentille L pla'
cée en avant, en donnô une image F' sur un écran Er. Si l'on
vient à interposer-uir prîsme sur le trajeù du faisceau 'qui va
converg€r en F' ce fâisceau est dévié Vers la base du prisme
et l'on peut recevoir su'r un éôran E unè irrnage réelle F' de la
fente F. Cette irn'age est sensiblement à la même distance du
prisme quc F,.
dtiZ ?nÉcrs os ÉsvslqùÈ

Remnrque. Iæ dispositif précédent joue un rôle capital


dans l'étude- expérimentale du prisme ainsi que dans les
applicationË relatives à l'étude dee soure€s lumineuses. Cette
méthode permeù en effet d'oDtenir sur un écran des images
très lumineuses eù assez nettes, lesquelles pa,r conséquent se
prêtent facilement à une étude expérimentale.
Ainsi les expériences de déviation et' de dispersion quo
nous avons vue6 a,u début de ce chapitre ($ 1æ) ne se font
jamais en lumière parallèle comme nous l'avons supposé. On
n'aurait de cette fa4on que peu de lumière et les bandes ob-
tenues sur l'écran seraient peu visibles et manqueraient de
netteté. On empl<-rie le d-isptrsitif clc la figurc 146.

Fir. tIô

t86. Lumièree simples et lumières Gomplexes. Ana'


lyse do la lumière blahcher - pré-
L'expérience
- par la flamme sodée, noug
c-édente, oir la fente était éclairée
a donné eur l'éoran E une image 'jaune tt'ès nette F' dc la
len,te I' .
Nous disons que lo lu'mière ittune du, sod,iwrn est une I,w'
nn'ère sint'ple ou monoehromotiquc : Q,uec le ptr'i*rne, mou,t
obtenons une seule 'image déaiée de la fente.
Substituons maintenant au chl,or'ure d,e sod,iw'm', QUi Be
trouvait dans la flamme du brûleur, du chlorwre de lithiwrn :
ln flamme prend une coloration rouge et nous obtenong sur
l'écran une image Fr rouge, très nette, moins déviée que
)'image jaune doinee par la flamme sodée.
Ces expériencee nous conduisent donc à énoncer le résul-
lat suivant : Il eriste d'autres lunières si'mTtles qlle cel,le
ÔPfIQUË 2II

sod,ée, cîracuttc d,'elies (L unc coloratiom


par.ticu'
tlc 10, llanume
-iier. 'et
subit i"i' àer;ation'tli!t'ërent.c c?L traaer"sunt wn
l)r'I'ilIre. r , -Ll^.
siiaflamnrecontientàlaiuislesdeuxchlorureglr(jcc.
.l;;";;,;-;ti";; sinultanément sur I'écran les deux imagea
chacun d'eux'
;;;-;"i; cbrenions séparérnent avec (ûg. 146) avec de la lu-
Eclairons rnain'r,enant la fente F
blanche prou.n*nt, soiÙ d'un beé Àucr' soit d'un
arc
^iOr" a;,r" trtoâ de chanx incandescent (Iumière
Lf--iiiq.,", roit- .
Bur l'écran une
ijr"r"i1""a;. Noo* vL,yons alors se dtssiner jolie et bea'u-'
ban<le lwrninewsà et coitt'imue (1), beaucoup plus
plus nettu'q"" qu'àn obtiendrait avec un faisceau
"oop "rile
tïij:tie6e
bande tuminewe, doni Ia larseur est égale
les
à î;Ë";o*rt a*u rai"s briliantes précédemmç'lû obtenueg,
fond.ent d'une façon côntinue et il y e' fl, d'u-ne
iiti";te a" *rà*r"r. On disiingue sept, régionsdéviées
"ool.o**"se principalea
urii uo"t, eu alla,nt des plus déviées aux moins :
'ïéti"* -
uiolette, 'i'nd,'ilgo, bleu'e, . uet'te, iaune,- orangé.e'
,ouç1-". Bemarquoo* do réutc qu'il n'y a Pas- une couleur
vio-
leftË, mais ur* 1nfinité dc viàlets, it y u de même une infi-
nité'd'indigos, d" bl"or, ek., et il ést impossible de dire
arec précistn' otr finit bleu et oir commenee le vert, par
exemple.
Si l'on avait ma,rqué srrr l'écran E (fis' 146), la ligne I fù
se formaiû Ja raie jâune du sodium' on constaterait mainte-
uant que ceùte ligne sa trouve dans une région de couleur
identique; de milmo pour Ia, raie rouge du - lithium. Ces
couleuis se trouvent donc dans la lurnière incidente.
Si l,on nrend. un rayon de lumière blanche tombant sur
*n prismul da* tu preùière réfracùion les différentes cou-
le.iirà qui ie co*poràot se séparent, Ies violettes plus réfran.-
,ibles se râpproihant plus âe la normale que les rouges; à
ia sortie l" plé.,omène s'accentu€, Il en résulte us étalement
du faisceau incidbnù: i} s'est, d,ispersé. Gràce au ditpositif
que nous employons pour obtenir cetie dispersion, chaq^ue
couleur donne sur l',écran une image nette tle la fente. ces
tlifférentes raies lumineusee donnent ici w rytectre comtûùa:
ellet sont d,omc en nombre d'ntônâ.

({) Cette hande qui va de Frt à Fv' est rabattue sur la figure 146 en R\
2L4 pnÉcrs DE psysreun

En résum éi. h lwnière blanche qui noua oi,ient


sources lumimeusee uswelles est ionstituée pà,r- d,cî d,ii:crtct
<Je lumibes simples colorées d,ont
*u ,infini.té
chacu,ni iîi àafpremm,ent
déuiée..par le prisme, la déviation uu"iurri-â'îo,
insensible quand on pasÊe de lrune à .l,autre. manière
De plus l,expérien-ce rrûontre
,g*1,,-cl,une _façon générale,
to'us les sol'ides ou ri.rluices poÈtéi à' ttinca,td,"rr'"nr" ,connerû
égale;nen,t un .spectri contàiu.

Synthèse de fa
_
le _lurnfère lolanche. .- - u,grt Ncwton qui
pr.tnler & réarisé l'ànâlys;- â;- r" r;i;J"^ br".nrh" eD
eh produis'aht lrn spectrc contin". rl .o-ïti..rua
'GGS
t'hèse d'une manière approchée u., to,i.u,.rt ra Ëyn-
un dr"sqrre tà""""" rapicre:ment
de carton pàrtagé en prusie;". ;;il de ,sepô sec_
teurs, piésentânt approxitnativement t.* cuuirors
re'htes régiorts du sùectre (fie. r4?). c,es dilfé-
Dan- l"-ilî"tion rapide

iiig. I17. I)isquc dc -\,ru.[on.

du disque, chaq*e eouleur vienù agir sur r'æir


'l'impression produite par r*. -rrrtyr* avant ,quô
aiù disparu. a carrse de
cetbe persistance d,cs 'ùmpressioms t
leurs $e. sup€rposent dans- i'*;i eù^ù"*r;;:îot." t., .cou-
reproduisent, un6
tion qui rannele Ia rurnière blanche i'i; Jr.rï;e Êensa_
blanc-grisâtrà. paraît d,un
OPTIQUE 215

II. SPETTÊE CALORIQUE. * CTALEUN' RAYONNANT!'

calorifiques d.u speotre' ; Spectre intra'


'-î? 'Ë;iè*
t8?. Propriétés
r311iculièrement la lumière so-
roi,îd.' "i, devenuo
laire est toulours accompâgneo cle chalcur' Qu'est'
au moyen d'un
ce.tte chaleur lorsqu'on a, dispersé la lunriàre
prisme ?
Si nouB promenons un thermomètre très sensible dans
l'";;;;ï"Jùe par le spectre-solaire' nous constatone que
Ia températu." itit-sï "Ë J*a.i"*ttuÀ""t lorsqu'on pass€ du
l,on"a produit la dispersion au moyen
violet au rouge. tll'o eitzlà d'w roerge'
d'un prisme de se| gem,rne, oî conet'ate Q\rE1
i,,i- i;Ë;b.*rrr, le thermomètre accuse encore une éléva-
;1"" à.-i.-p6r"l""L et cela jusqu'à *ne certaine distance
au delà du rouge. les rad''ia'
Nous devons conclure de cette expérience que aussi'
ti,ons caloril'iqu;;-;;;'- d'lsperséet pà\ le bien
-pr'r'smesont d'es ra'
plup.art.
ïà""ut-rl,iioi'i,,o"t lumônewies et tlue-l'o
les 'a'atq'es'
clia,tions obrrur",i et mai'ms ré,franl1ibles que tout,es aprh la
L,ensemble des radiations caloîiûques- coustitue,
dispersion, ùr ;e;;;;;-;àii';liq"e cbntin* qui nê
^
c'ïncide
Das &vcc le spec[re lumineux' On donne le
nom de spectre
i;;,;;;g" ir-[, région rie ce spectre qui se trouve dans Ia
partie ob-scure, au delà du rouge'
L'étendue a" *p".itu infra-r;uge dép-end. beauooup aq lo
h";;; i., prisme-qui nous u **ro-i. à faire I'expérience. Cela
ii;"t I * ào" les àubstances les- plus transparentes à Ia lu-
;;è;- aTrsorbent;;;
-Ë très uotable partie de la chaleur ,qui
;;n;;" r"*ière solaire. Cette _proportion de chaleuv
alrr.rrbée *rt
-r"Àiaru. plus grande ayçs ,les sources artificielles
^g"*n*"
â. "r*i*
Le sel est la substance qui absorbe le
,r*ir* to* radiationJ calorifiques, d'oir son emploi dans
l'étude de l'infra-rouge.

188. Propagatibn de ta chaleur par ray{ilrnement' ellg


Dans l,étude de la chaleur nous avons montié comment
put
,.;i"i*"oéiiaire'de
pr.,p"geait cond,uctibil'i'té et pa1 conuectàom' g'rô"ce à
f eorps matériels sàlidus ou liquides ($ 92
et 23).
La ohaleur qui nous arrive du soleil ne peut' nous être
transmise pur ào.on de ces d'eux modes de propagation : 'elle
nous arrivi par t'a'Uonmememt aomme la lumibre'
216 pnÉcrs DE pliysreuc

l{ous venons cic voir dan; l'étr.rdc cles propriéti s rlu spcc-
tl! q'e ia cbaleur était déviée per le prisme, qu,elle se
réfractait ; les expériences suir,'antes vont nous montrer que
les transports de lumière ct, dc cheleur se font exactement
suivant les mêmes lois.
Tont d.'rbord la chal,ewr se propage en ligne droite,, on
pcut le constater. en masquart pa,r un éeran un€ source qui
ert à la fois lumineuse et- calorifique, un arc électriquc pir
exemplc. Dail; l: cônc d'crnbre portée par I'icrar, ,,-, ther-
momètre n'aecuse aucune élévation de teirpérature il *'élèu.
ra.pidement dès qu'on sort de ee cône. ;
- on peut donc perler de rayons cci.rifiques commo on parre
de rayons lunnineux et ces rayons se réfléchissÀi- et se réfraÆ_
tent de la même
-façon. si I'on dispose rle'x miroirs eoncâvel
de manièr€ cru€ leurs axes coincidenô suivant aB, ei ,i-i'oï
plegg-un poinù lumineux au foyer F du pr"mic. on pc*t
re-
cueillir sur un écran une imagà réelle uo^ toy.i È, d,. second:
on dit que les deux miroirs sont conjug*és (fig.- taa). or, si
on
rernplace la Eource lumineus-e par une Eource calorifique,

Fis. 148

un rnoroeatr de broiee roug€ pa,r .exemple, on constatê qurutr


morseou d'amadcu pl*,:é en F' e'enflnmme, Ltexpérience qui
aonsists È onflamnrsr uD 6orpg plaeé au foyei el"ir:.e l";
optiquii 91?

tiiic conv,ergente dont I'axe est dirigé vcrs le soleil montre


do la mêuro façon que les rayons câlorific'r-'-eÊ se réfractenb
comûic lcr rayotts lumincux.
En résumé ia propagatiôn par rayonnemcnt de la chaleur
nr sc clistingue pas-clJ celle âe la ltmière et oloeit aux mê-
mes lois. Ainsi Ëe trouve justifioe l'expression de radration
calbritique que nous avons employée. Toutes les radiations
sont plus ou moins calorifiques, mais tandis que touù rayon
Ittmiriclx transp'orte âvec lui de la chaleur, il existe des ra-
diations calorifiques qui ne produisent ancun effst sur Ia ré-
tine. Dans le spèctre-solaire, seules les radiations les moins
rôfrangibles (jaune, rouge, infra-rouge) transportent' une
quantité appréciable . de chaleur.

189. Emission et absorption de la clraleur rayonnafte.


Si on place côte à côte deux timbalcs, l'unc polie extérieu-
lernent l'autre recouvertc de noir de fumée et si on lee rem'
plit cl'cau boriill'inte c,n constatc quc la timbale noircie sê
i'efroiclit bcaucoup plus vite. Inverscment, en plaça,nt a'u
soleil les deux timbales remplies d'eag froide on voit grâco
i\ un thermornètre clue la timbale polie s'échauffe moins rapi-
que I'autre.
'cl-ernent
A tentperat'ure ëgale, l,es corps me raEonnent' d'onc pas 19,
iltn'lrtrr t\e la m.âme fnçon, et ce son,t ceu'n qto'i, rallomnent l,e
mïeua Ia eha,leur qu,'i l'absorbent éaa'Icrnent Ie m'iewo.
Le noir de fuurée est de .tous les corpÊ celui qui a les plus
{orts pouvoirs do rayonnement et d'absorption.
L,orsqu'on interpose un corps rnatériel A entre la source
calorifique et le récepteur R il peut se piésenter deux cas
rxtrèmes : ou bien le récepteur' R ne reçoit plus de chaleur
ou .bien il en reçoit autant qu'avant I'interposition de A.
Dans le prem,ier cas, A a a,rrêté toutes les radiations calo-
riliques reçues par lui, soit en les absorbant (noir de fumée)
auquel cas il s'échauffe fortement, soit en les réfléchisea,nt
(urétaux polis), soit rn les diffusant (bois).
Dans Ie second cas A est parfaitoinent transparent aux
.;-rcliations calorifrques et on peut constater alors qu'il n€ su-
bit aucune éiévation, de température en se laissant traverser
plr la chaleïr.
Mais en général lcs corps transparcnts à la lumière ne lais-
sent pas parssbr intégralemcnt, lcs radiations calorifiques, I'ab-
sorption dépendant du rcste clo la place de ces radiations
Ëte pnÉcrs DE pgvsioûE

dans le spectre I c'ost ainsi qu'une lame de verrc laiseè pâÊÈeï


la majeure partie des radiations visibles qui nous viennent
du soleil, mais arrête les radiations calorifiquos obscures qui
iic.nnoni. rluu.puëLr. Ccci r,xplitlue lc rôlc des scrres vitrees
qur lr.r Jullt il,rs;rlnt l)rl,sser' lt's t':rdi.rtions rolaires, mâis s,op-
pos,ent au rayonnemcnt, obscur dcs corps échauffés.
Ceci montre également le rôle important joué par la ya-
p,eu' d'eau qui bien quc transparente à la lumièie, absorbe
une notable partie des radiations caloritques. penda.nt le
jour, la vape*r' d'cau augmente lè pouvoir âbsorbant de l'at,
mosphère _p,our les ra1'ons solaires peu réfrangibles : elle
s'oppose donc à une élévation dc température eicessive du
sol. La nuit, clle s'oppose au refroidissernent, de la terre
en rayonnant vers e-lle et en s'opposant au contraire au paË-
sage de la chaleur obscure de la terre vers les espa,ces célestes.

f II. sppclnD cHrMreuE. puorocnlr,Hrn.


-
Pro-Friétés.ohimiqus du spectre. spectre ultra-
-rPr
violet. La lumière blanche ne possède--pa$ urriquàmunt
-
des propriétés calor_ifiques ; certaines combinaisons chimiques
se produisent, en effet, sous l'a,ction de la lrr.rnière : c'esi le
cas de la formation d'acide chlorh5'drique à partir du chlore
et de I'hydrogène.
rnversement la l*mièrc _pe*t produirc des décompositions
.chlor.ut'e cl_'_a,rgent qui noircit à la^lumière,
comme celle du
par suite de la formaiion d'argent pulvérulent.
En recevant le spectre sur un ééran formé d,uno fe*ille
irnçrégnée de chlorur.q on constate que la feuille
-d'argent.
noircit au bout de quel<yugs-minutes.
.
Da,ns la région rouge, le'pa-oier reste intact, puis le noir-
grsse.g.en_t' .pxesque. imperceptible j usqu'au vcrt, a,u-gmente d,in-
tensité dans les régions bleuù eL violettes.
si I'on a eu soin d'employer un prisme de quartz, on rraper-
çoit que le maximum dé décomposition o
gion obse'rc située au delci du-oiolat et que ".i iiu" â"", la'ré-
ae"àmloei-
tion se continue assez loin. ";ttu
rl en résulte que le prismc cltsTtertc les radiations ch,imi.
ques dont la ,plupa'rt sont obscuràs ù
Ttrus réjiangi,btes qie
Ies autres rad,iat,ions.
.La partie invisible du spectre chiuriqua, situéb au-delà du
violet, r'appelle sspr:ctre ultra-a,iolet. ,
oPTIQTTE 219

L'étend.ue de I'ultra-violet dépend de la nature du. prisme.


elle est ma;imum ay€c un prisme cn quqrtz.
On peut également mettre ên évidence le spectre chimiqut
fiLu moyen de substances llworescentes (platinocJra,nure ctè
baryum, solution de ffuorescéine). De telles substances pla-
cées dans la partie ultra,-violett.: cln spcctie, deviennent
lumiueuses.

_ 1e1. Opérations fondamentales de la photog"raphie.


Les. propriétés chimiques de la lumière ont reçu une apptri-
cation importante en photographie ori on Iss utilise pr*t
fjxer les images réelles fournies par les lentilles. Il y àura
donc, en principe B séries d'opér,qtions.
10 Formation d'une image rée1le, nette et bien éoÏairée, sur
une plaque sensible à l'action de Ïa lunnière. cPest tre buû de
l'ap'pureil phetograTth'ique déj,à éûudié. ($ lBI)
20 Mauipulations chimiques effectuées sur Ia plaque, de
manière à .rendre durable la transformation qu'elle a subie :
on obtient ainsi un cliché. c'est le déacloltyteàent de la pla.
que.
3" utiïisation du cliché pour obtenir uq uombre d'épreuves
aussi grand que I'on ve\rt. C'çst le tirage des. éprewaes.

Lg}. Développement du clich é, Les plaatues sensib.tr€s


utilisées en photogrephie sont en-gérréral des plaques de
verre imprégnées d'un mélange de géIatine et d'rr,n icl d;a,r-
gent sensible è la lwrnièra. actuellernent on emploie bear:rcoup
tj.t plaq.ues &u gélatino-b?.orwt,re cl'argent. La gélatine ,*ri
de riupport.
La plaquc ayant subi i'actio,n sl.e Ia lurnièrr: clans un a,ppr_
reil photographique, est portée â!yû@ $€lrl ,chassis dans -urr
laboratoire éclairé en lumière r{rwge tt) (chambre noire)
La décomposition de cette ptaque n'cst pas sensibte à ta
vrle el],e e'st à peine Porqr tra t[l:r,eropper, il r.aut
_:
la plonger dans un liquide"o-."".rcéo
révéIate{rr (9).

(l).l\ous savons que la lurnière roege na pas de propriétés chimrques


scnsibles.
(?) Les révélateurs sont des solutions de corps organiques tels que :
l'actde pyro_galLique, l'hyd,roquinone, re dinmid.ophinot] 0n' y aloute àussi
quelques æls minéraux i ç41.|le2wte d,e toude, rullite de eoufl,e.
220 PR,ÉCIS DE PIIYSIQUE

Les révélateurs sont des liquidcs qui possèdent la pro-


priété réd,uire Ie brom,wre d,targen't à l,'état d,'argent métal-
d.e
lique pu,Iuérwlent, lorsque ce sel a été, impressioné par la
lumière : le révélateur continue I'action commencée par la
Iumière. La réduction en un point se fait d'autant, plus rapi-
dement, et d'autant plus profondémcnt que ce point a étét
plus éclairé. Ceci explique pourquoi, en développant, on voit
apparaîtr€ sur la plaque des plages noires a'ux cndroits de
l'image .qui correspondent aux parties bien éclairées de l'ob-
jet. Les plages bl,r.,nches. àu contraire, qrti colrespondent
,aux parties sombres de I'objet, sont constituees par du bro-
mure d'argent non réduit.
On a donc sur la pleque une imagc dont Les nuances sont
inverses de celles de l'objet : c'est une éTtreuue négatiae.
La plaque une fois développée, si on la sortait à la lumièrc.
deviendrait uniformément noire : elle serait voilée. Il fa''.rt
donc, avant de Ia sortir du cabinet noir, éliminer le bromure
d)u,rgent non récluit. A cct effet on la plonge pendant dix
minutes dans une solution d' hllTtosulTite de- soud,e qui dil-
sout le bromure non décomposé. Le cliché est
,lirë..
{93. Tirage des épreuvcs. *-[.e cliché une fois fixé est
lavé à grande eau, puis séché. On peut alors tirer autant
d'épreuves positives que I'on veut. A cet effet on Êo sert €n
général de papier sensible qui peut être un papier au brrs-
,nlure d,'a,rgent.
La feuille de papier sensible est posÉi: rielrs le cabinet noi'.
sur la gélatine du cliché et le contact e.st a-ssuré au ntoyeu
d'rn clt,ossis-7tresse. On expose un temps brt\s court à I'arction
de la lumiè:"e, puis oa fait subir à ln fe'.rille innpressionÉe

friWtw
Ië{d{à;ffi
n
ll-.

u
E
Ebrnæpb
L aaEpvtpasllbt
Fig. {49
OPTIQUE 22I

les opérations cléjà subies par ta plaâue (développement et


fixage).
Il-eSt bien évident qu'aux parties sombres de la plaque eor-
des parties blanches' du p',p.ier et réciproque-
"eslond*uù
ment ; on & mai-ntenant une épreuve positiue présentant les
mêmes nua,nces que I'objet'. (fig. 149)
oo papier uo Ûro*urs est rapide mais on lui nréfèro quel-
'un papier
quefois moins sensible au lactate d,'ar1\(rtt qui
peut se tirer- sa-ns faire usa,ge du ca,binet noir ; le papier est
àxposé à la lumière du jour au cnontact du cliché pendant -urr
temps a,ss€z long; l'image se développe .seule reproduisant
-ombres de l'objet. Loraquoelle
les ôIairs et les est asËez tirée,
on la met dans un bain de airage I'i,naç1e qui contient du
chlorwre d,'or et de l'h,ynoswtfite de soude- L'hyposulfit'e seu!
fixerait le positif en lui donnant une teinte jagne désagréa-
ble ; le chlôrure d'or est destiné à faire virer cette teinte.
Après un lavage d'une heure à l'eau eourante, la photo-
graphie est terminée.
TROISIËM E PARTIE

Ire Sot) -. h'Eleetnieité

Programme de Troistème Année

I. Ln soN. * I{ature du son. Yitæsse de propagation. Echo


(réflexion du srln).. Hauteur d'un son.
II. Lns ArMANrs. Action de la iurrc sur un aimant; pôIe
r:ord et pôle sud. -actions reciproques des pôlee d'aimants.
Champ magnétique.
Aimantation par influence : fer doux, acier; spectres
magnétiques.
Défrnition de la déclinaison : boussole
III. Lr cnunnrt ÉlncrnrQuu. Le coulant éi':ctrique : ses
propriétés principales éùablies- par 1'expérience.
Electrolyso : le coulomb, l'ampère-galvanoplastie, accumu-
lir,teurs, niles.
Action calorifique d'un courant : l'ohm. Eclairage électri-
qu€.
Principe du galvanomètre. Lois d'Ohm : E=I R. Lè volt.
Blectro-aimant. Itrincip-e du télégraphe.
Notions d,'él,ectri,cité stati,que. Phénomènes généraux.
Electrosoope. Electrophore. Condensateurs. Paratonnerre.
LIVHE PBEMIER

ACOUSTIOUE

I. - NATURE ET eu^LrTÉs Do sox.

194. Tout corpa Bonore vibre. [.] uss,nstique ost l'étu.


-
de dee. sonsr lesquàls sont généralement produits fiar des corpÊ
appelés corps sozores, sous I'infl,uence ï'un choc. c'est ainsi
qu'un vas€ de cristal rend un son quand on le frappe. En
même temps on constate ç[u€ ]es bords du vase pJùissent
flous eù ils ne redeviennent visibles aveç netteté qir,après la
ccssation du son.

Pig. li{)
ql26 PnÉors DE PEYSTQnE

Le son semble donc dt à de petits mouvem€nts du verro ;


pour le montrer d'une fa4on plus nette, on peut placer €n
contact, avec le verre une balle de moèlle de sureau, suspendue
par un tl (frg. 150), constituanù un pendule acoustique.
Tant que le verre émet un son, la balle est projetéer mettant,
ainsi en.évidence, en l'accentuant, le mouvement du verue;
il suffit du reste de toucher les bords du verre avec le doigt
pour que le son et }es mouvements de la balle cessent en mê-
me temps.
Ce phénomène est absulument général; tout corps qui émet
un son est animé de petits mouvements rapidee : on diù qu'i[
aibre. Montrons-le par d'autres exemples.
Un fil d'acier tendu errtre deux points A et B et æarté
de sa position d'équilibre rend un son I en même tomps, le
fil paralt renflé vers,lo milieu (fig. t51) ce' qui est dû à des
déplacements extrèmement rapides, déplacements d'autant
plus importants qu'on s'écarte des extrémités.

Fig. {51 Fig. {52

Les soirs produits p-a,r un violon, un piano, soqt également


dts aux vibrations des cord€B dont sont constitués ces instru-
ments, vibrations qui se communiquent au bqis, ce qui produit
une amplitcation du son.
Le mouvement qui areeompagne le son e$t encore plus vr.
gible dans le cac d'une lame d'acier OA fixé" dsns un étau
LË gofi. t"'ûr,ngrntcrrû 28ç

par son extrémité O, En déplaçant l'extrémité A jwqu'en A'


et en l'abandonnaht; elle exéoute des mouv€ments. do vg'eb.
vient autour de sa position d'équilibre, des aibrations, et si
elle esû assez ctfùrtn on entend en même tamps un son (fig. 159)
Les corps solides ûè sont pas les seuls corps. caBables do
vibrer, Ites tuyauû sonores que l'on trouve dans les orgues
produisent un son grôoe aux vibr ations de l'air quile reifer-
m,ent. Prënons un tel tuyd,u et faisons arri.ver de I'air par
l'ombouchure en le plagant eur une eoufflerio par exemple I
il rend un sont Ce son n'est pas dû au rqouvement des pa.
rois du'tuyau, €ar un pendule acoustique âpproché de -ees
parois ne bouge pas. Par contre, si l'on descead à l'intérieur
du tuyau un petit tambour C formé pa,r une feuille mi4ce de
caoutchouc tendue et sur laquelle on & placé du sable très
fin,. on voit aussitôt les grains de sa,ble s'agiter (ûS. 153);
l'air dw tuyau est d,onc em nl,ouuement,

Fig, {âl!l

Nou's pouvone con0lure de oes diVerseû expétiences


quo le son est dt à unmouv€rn€ût, fatble gt rapide d'ur,
tz8 PRÉôrs DE FîIvsiQuii

scrps élastique (solide, liquide ou gaz). Proposons-nouÉ


tr'étudier la nature de ces petits mouvements'

195. Enregistrem€nt d'un mouvemGnt vibratoire. -


Le procédé le.plus simple et le plus précis pour étudier un
mouvemunt rapide est de lui faire tra,cer ses déplacements.
Soit à étudier. le mouvement, d'un d,iaposo',L, tigo d'acier vi-
brante en forme d'U utilisée par les musiciens; frxons à
I'extrémité d'une branche un petit stylet de laiton que nous
Iaisons appuyer Iégèrement sur une lame de verre, enduite
de noir de fumée, qu'on peut faire tomber verticalement
en Ia guidant par deux glissières de bois.

Fig. 154

Si on laisse tontb-r lu, laure, le di.rpason éi;ant irumobrle, le


stylet trace une ligne verticale cd, (fig. 154). Si, au contraire,
is diapason vibre, la plaque étant fixe, le stylet marclue une
'retite ligne horizontale ab (fig. r55) et repasse constarnment
sur la partie tracée.
taissôns. maintenant tomber la plaque pendant que le dia.
I'3son vibre, nous obtenons un€ .ligne sinueusc kL (fr,g. l?a),
crui va nous pelrnettre d'obtenir à chaque instant la pc''sition
rie la branche du diapason si l'cn eonnaît la vitesse du dé-
placomcnb de la plaque de verre.
lu suiq. r'Élur{inictrÉ .usg
Supposons pour simplifier que l'on fasse glisser la plaque
d'un m,ouvement uniforme, de riranière que les esp,aoes qu'elle
parcourt soient proportionnels aux temps employés à ieg
pa.rcourir : la courbe agrandie a alors Paspect indiqué pcr

Fis. 155
{ilu - PnÉcrs DD FHYsIquE

l,r,figuio 15?, Liake os est celui qùi seraib ftaaé par le style
immobile (cd; fiÉ. 154), l'axe og correspond au cas de la
plaque frxE (ab, frg. 155). Soit' alors P un poinù de la courbc
.sinueuse tracée par le style I abaissons tle ce point la perpen-
diculaire Pp sur I'axe Ox (fig. 157).

I.'ig: i5?

L,a d.istance Op esô proporiionhelle au temils qui s'e6t


écoulé entre le début du phénomène et l'arrivee du style en
P; quant L'âçart'^ que.fait la
-avec Èr l'ord,onnée Pp eltg représente l. Cet écarù æ
tige sa position d'équilibre à l'inst'ant t
i,'^,i-** l'élonlat'iort a,u timps consrdéré

196. Garactérietiquæ diun mouvement vibratoire.


Reprenons la courba enregistrée p.ar Ie diapason. Au début
<lu phénomène (temps zéro), Ie style est supposé dans la po-
sitiôn d'équilibre O; puis il se déplace verÊ la gauche,
l'élongation croissant jusqu'en un certain point, Ar; il re-
vient énsuite vers sa, posltioh d'éqlilfbre, qu'il atteint au
bout d'un temps proportiorr$êl a,u déillacement OT, de la
plaque. te style se déplacti alors tle la, $auche.vers I€, droit'e;
il rtt"int une élongation rnaxirnùiir LrQr, puis nevient à sa
position d'équilibre au bOut d'dir tem$s Qqi peut êtro reprè-
';enté par OTr. A ce momërit; le diapason a efrectué une allée
et venue complète, revenant à sa porition d'équilibre en se
déplaçant dans Ie mêrire sens : on dit que le style a faiÙ une
osc,illatiou oa ai,brotion complète.
Le ùemps qu'il a mis poirr effectper cette oscillation est
représentl par OTr. Les élongatione maxima A.&r,
Ara qu'il a atteint, donnent l'rimpl'i,tude de l,rt, aô'bvatàon.
Après eette première oscillation, le style en effectue une
LE gotr. r.'Ér,ncrnrcrrÉ 297

deuxième pendant un temps TrT. avàc uno amplituds LrQ3


puis une troisième, etc.
On constate du restê (1) que les }ongueurt OT, T, To,
ToTo, etc.', sont égales : Io durée d"'vne oscillat'ï,on complàte
de tà tàge est d,onc touTôurs Ia même. : On a vn ryùouq)e'melt't
a'i,brato,tlre pér'i'odi,que. Lo pér'i,ode de ce ,nouaement ,i'V"' t
to,i,re est, l,e tem,ps qwi s'écowle entre d,euo pa'gsa'ges consëcu- \
tï/s dw stgle à' sa posi,tî,om d"équ'i'l'ùbre et datns le tnÉmc sems'f
Le temps qui s'écoule entre deux pa,Esa,ges conséeutifs et d'e
sens coniraire du style à sa position d'équilibre est égal
à une demi-Péçiode (OT,= -?''.
Ifn mouverrleRtvibratoiro est d'abord caractérisé par sa
périod,e, durée d'une vibration complète. On utilise, pl98
sogvent. comrne caractère d'un molverôent vibratoire' la
fr'équ,ence de ce mouvement, : c'est le nombre N des vibra-
tions complètes effectuées en une seconde. Comme la" durée
de chaque, viblation est égale à T, lâ durée de N vibrations
est égale à NT et si N représente la fréquence' on a' évidem'
ment,

NT:l d'où N=
i
-T

Ainsi, Ia période du mouvernent du diapason étant'suppo.


sée égale à
-]435 de seconde, ,sâ, lréqwettce est de 435, c'est-
à-dire qu'il effectue 435 vibrations par seconde.
Une autre grandeur caractfristique d'un mouYelncnt vi-
bratoire est l'éeart maximum subi par .le corps vibrant,
écart compté à partir de sa position d'équilibre; cet écart
A,a, (fig. 157) mesure I'antplitwde du mouvement. S'il n'y
avait pas de frottements eù si la résistance de ltair était, nulle,
le dinpnson vibrerait en gardant une amplitude constanto I
mais à cause des frottements et de I'air, I'amplitude diminu,e
de plus en plus : on dit que les vibrations s'a.mortissent.
Malgré cet amortissement, la période de,s vibrations reste
tonjonrs Ia même : on e un rnûuaeTnent pé'riod'ique a,mort'ù.
Ce que nous a.vons dit du nlouvernent du diapason s'âp-

(t) Lc Jrlaqrre est supposée lninrér , d'un mouvemenl uurforrne.


232 PRÉCIS DE PHYSIQUE

plique à tout corps solide qui émet un son (tige, corde, tuyau,
etc. ).
En répé'tant les expérienoes d'nnregistrement av€c ttne
lame d'acier (fig. 152) on constate que plus la longueur de
la partie libre do la lanre est gi:andc, plus la fréquence eet
pet,ite. Or, qna,nd la fréquer:cc e-qt inférieure à 16 vibrations
par seeonde, on ne perçoit r,ltcun son. On peut donc résumer
cett'e é'tude en djsant qn:r lc xrtrt. esl dû, ri u,tr, ntou',-errtcnt ui'
bratoire 7tériod,ique, cle Jai'ble arnplitutle et tlont lu f réquence
est suTtér,iewre â 16 (1).

rv7. Qualités physiologiques du soh. Les impressions


données à I'oreille par les différents sons se distinguent pàr
trois qualités : l'intens'ité, Ia, lt,auteu'r et, le ti,mbre.
Si l'on frapoe sur la même touche d'un piano, doucement,
puis fortement, ell,e rend, la même nole, mais le second son
impressionne plus fortement I'oreillc; rln dit qu'il est plus
intense que Ie premier- L'intensité esl, donc la qualité qui
cli,stingue un, sorL lort cI'un, son, fr'.ibl,c
En frappant avec la même frlrce derrx touches différentes
d'un piauo, on obtient deux sons cle même intensité, que
nous distinguons en disant que le pr'e:nier est plus grâvc ou
moins aigu que le second; on donne Ie nom de h,auteur à
cette qualité qui permct cle distingu€r un son grave d'un son
argu.
Si enfin, on fait rcndre la mêrue note à un piano et à un
violon, bien que les deux sons ai.nt la rnême intensité et la
môme hauteur, I'oreille lcs disûingue trùs nettement : ils
n'c,nt pas le même t'hnbre. Le timtrr.e est donc la qualite qui
distingue deux sons émis pâr deux instrumrnts différents.
Clest également par le tirr.bre qrrc diffeirent les voy,elles.

tg8. lnterprétation physique des qualités du soh.


Répondant à des impressions, les qualités du son ne peuvent
ôtre définies en dehols de ces irnpressions, mais il est inté-
rer,sant cle rechercher une relation enirc ces caraetères physio-
logiques et les cararctères physiques du mouvement vibratoire
qui produit le son : annLitude et périod.e.

i(l) .On a t:onstaté égalenrernt rlrrcr tlltns los c.:s exceplionnels du reste, otr
les corgrs vibrants ont une frér;ucnt:r: supdriçrrre ù 50,000r il n'y a pas tle
son perccptible,
lu sot. t'Étsctntc:'lrÉ ggg

A cet effet, il suffit de comparer les courbcs d'inscription


tracées par les corps sonbres dont on étudie les sons.
Lorsqu'on inscrit les vibrations d'un diapason fortement
excité, on ,constate que l'arnTtl'itude NTm du mouvement vibra-
toire diminue en même temps que I'intensité du son dimi-
nue (fi.g. 158). L'intensité d,'uru soru cl,é7tend, tlonc cle L'antpli-
tud,e d,e l,a uibrat,ion et uarie d,ans Ie même sans (t).
Si on inscrit côté à côte les vibrations de deux diapasons
donnant la même note, on constate c1u'il I a le même nom-
bre de sinuosités sur une même longueur de la plaque; ces

Fig. {iE i\
'îLi " '

fig. 159 Fig. 160 Fis. {6{

(1) Il n'est du reste pas besoin d'enregistrer les mouvements pour véri-
fier ce fait; il suÎIit de regarder une corde en vibrntion : plus elle parait
renflée, plus le son rendu'est intense,
234 bn$crs bE PrlYËÎQUÊ

sons ont donc ra même fréquênc"e


(ûg. rbg)., si I'un ûes diri-
pasons rend un *oo pù* aig'u que ) Lutre'' ie
courhe B qu'il
âe sinuositcs que la courbe a
inscrft (frg. 160) ;u;ftîÏ;
de l'autre
NouE poilvûns donc conciurc d'e ces deux
expériences' quc
lu,-,--,oi d;épentl gwe d'e- sa. fréq'uence; 'pl'us
Ie
";;*-hawteur d'un
la
-- a,igw, xi,as so fréqwence, est él'eaée'
Si"";i- or, les vibrations d'un diapasorr.. et
a,Jr," "nûi "rr""gisire- soils cle mête hauteur et d'irt-
;;il" q"i-î"n'a""i-d".
tcnsites bn constate que c€s s-onl ont' même
*O-" pé"iod",- ma'is Ia forme de lad,onc
"o-ptruùles, courbe esù
"^pfil"au
âiaer*"t" "i
(fig. i61i i t" tt^ure.t!,,u* son d,épènd, d,e la

îr,Ç" ai ùi;"-iii'i'té qw'i représenlte' ume aibralcon'

199. Intervalles musicaux'


.- Gamryes', -- Seuls l**
'o"'
qui ont oo .*"u"êr"-*"rirrt, ont une hauteur bien définie; de
i"- ir";tt qoi "t*".unondent à.un mélange complexo sons
n',ont, pat oo* hauteur appréciable' ou
La sensatio" Àpto"vee lôrsqu'on entond simultanément' lewrs
succcssivement JJ.." sons dépend'du rapport d'c haw'
est' d'au-
teurs ou de t""r-;,Ài"rualle riasical,. Cetùe sensation
que rapport
mieux définie, e€
t";" pior_ugrgable et d'autant
plus simple, c'est-à-dire dont
;;;p;i*6" pui-one fraction soni par
Ie numérater." .t-i" Àénominalt"tt" constitués des
nombres entiers Pius Petits'
En classant ces ïapports par ordre dc simplicité décrois-
tn
'liste d.ôs interaalles foncianzen'tawn .oti'
uuili","àî"âùïi"rri
lisés en musique. Lorsq*e l'intervalle de d.eux notes l'
: t,
n2
eiles sont clites ù' l'un'isson'
Si n'
112
=2 la, première est dite à l'octu'ue a'i'gwe de la se-

conde.
.t' = j carantérise I'intervalle de qwinte'
n22
t' 5 caractérise I'intervallc d'e tierce'
n24 =
\-L- = I caractéris€ I'intervalle de quat'te'
nz3
Tous oes intervallea sont consomnaùts, c'est-à-dire qu€
tE soN. r'Ér,ncrntcttÉ 7'36

l'auriition sirnuitanée deË notcs prorluit une irnpression


agréable.
En groupant det sons ds beile sorùe que leurs intervalles
respectifs avec la première not'e aillent en croissant et roprê-
sentent les int€rvalles fondamentaux, on obtienù une gonùrne.
La gamme la plus rrtilieée est la gamme de d'o ou tzt; elle
comprend I notes qui forrnent avec la première do. appelée
tont,rlu,e les int'ervalle ci-apres :
d<,. ré mi fa qol la ê1 do,
,91-r431-r1l-r
r -5* -T -T' T-
î- -{ 2

Cettæ ga,rnrne esù préeédée et suivie d'autres gammes E€m-


blables plus gravee et plus aiguês; la dernière note do, de
c.ette gamme ser.vant de tonique à la suivante.
L'expérience moutre d'ailleurs que si plusieurs notes
d'une gamme résonnenù swccess'iaertent, ou simwltanément,
l'impression produite sur I'oreille est la même dans toutes
les gammes.

200. La norrnal. Un son musical quelconque' produit


-
par un nombre quelconque clù vibrations, peut êùre pris
pour note londamentale d'une gamme, puisque I'impression
produite sur l'oreille par la succession des notes dépend,
non. pas de leur hauteur absolue, mais de l'interualle qui
existe entre elles.
Toutofois, pour que les musiciens puissent staccoder entre
eux et que les instruments de musique puissent produire des
sons identiques, il a fallu adopter une suite particuhère de
gamme$.
En Frânce, on a frxé à 435 le nombre de vibrations
du la., appelé dès lors le la normal. Ce l,a, esL fourni par un
petit diapason appelé d,,i,apasan Ttormal.
La hauteur du la,, étant fixée, les hauteurs de toutes les
autres notes s'en déduisent. Ainsi le do, dont I'intervalle
avec le la. est I un nombre d€ vibrations égal à
"
435 >4f,=tut et le do, ' ?-61 = 65 vibrations sensiblement.
Dans la série des garnmes qui dérivent du la. normal, Ia
note la plus aiguê employée en musique est 1a,,, qui corres-
pond à 3.4s0 vibration$ par secondc, la plus grave est ut-r,
â,vec 16,5 -vitrrations par seconde.
236 . PnÉcrs DE PHYSTQUII

L,a voix humaine e.st moins étendue. La note la plus gra,ve


de la uoin de basse esù ut, (er vibrations) et la, plus aiguë de
la t,oir cle soprarto est utu (1.044 vibrations).
des nonbres ds vibra-
A'ppl'ications.
- La connaissance
tions qui correspondent aux différentes n,otes de la ga,mme
c'JirLlrriu iù r.ne nlcsure facile du nombre de vibrations d'un
son donné.
On n'aura qu'à obtenir, au moyen d'un instrument par-
faitement bicn ac,cordd (d'un violon par €xemple), l'unisson
du son donné. Connaissant alors la note rendue par le vio-
lon, il sera aisé de calculer 1.-r nornbrc de vibrat,rons qrri lui
correspond, et ce nombre cl.e vibrationt correspondra aussi
s,1r Eon d.onné.

Ii. PROPAC'.TION I.]T R!]b';,ÛliION Di] SON

801. Nécessité d'un milieu élastique pondérable poLle.


la propagation du son, Les vibrations des
sont transmises au tympan - par l'intermédisi:'ecorps sonoreij
cl'nn rnilieu
élastique qui est généralement l'air. Nous alluns inontrcr s'-rc-
cessivement que le son ne $e propagc pas lorsqu'on supprime
le milieu élastique intermédiaire et qu'il est transmis au
ty.upan 1-.e:' tc::s l:s cr;,rps élastiqr:cs, quelle qu'en soiù la
n û.t.lre.
Suspendui:.s t:nc clochctte dans lln lilliolr à robinet par
I'inbennédieiro d'un fil de laine non élastique (fig. 1G2). Si on
y fait le vidc à l'aide dc I,:l uachine pncumatique, I'orcillc
nc pcrç3lt nueun scrn lorsqu'on agite la sonnctte. Si on laisse

Fic. J6l
LE soN. r.'Élncrnt0lrÉ d:;t

rcntrer l'air dans le ballon, le $ruit devient de plus en plur


distinct. Le son ,te se propage donc ytas dans lc a:'id,e.
Mais le milieu qui transmet le son peut être autro que
l'air : c'est ainsi qu'un plongeur entend ttès distinctement
les bruits extérieurs qui lui sont transmis par I'eau. A tra-
verg les solides, le son se propa.ge mieux encore : le plur lé-
ger grattemenù produit à l'extrémité d'une table est nette,
ment perçu per I'oreille a,ppliquée à l'autre extrémité.

?02. Vitesse de propagation du son, observat'ions


journaiières nous montrent que lc sott, ttrct-Oes'un tem,ps appré.
ciuble tr)o'ur al,ler d,w corps sorùore Tusqw'ù mous; lorsqu'on rc-
gardo de loin tirer un coup de fusil, on ap€rçoit la fumrie
avanô d'entendre le son; de même on voiù le marteau d.u for-
g€ron f rapper l'enclume bien avant d'entendre Ie bruit; en.
fin, pendant les orages, le bruit du tonnerre retarde snr h
lueur de l'éclair d'autant plus clue I'orage est, plus élorgné.
Pour étudier et uresurer la vitesse de propagation du son
dans I air, on s'est toujours appuyé $ur ce que la vitesse de
propagation de la lumière est exccssivement grande (300.000
kilomètres par seer-nde); on p:ut done admettre spnË erreur
sensible que la lumière se propage instantanément. Si donc
on produit en un point A, au même instant, un signal lumi-
neux et un son, le temps qui s'écoule entre les deux p€rcep-
tions (lumière et son) r€çu,es par un observateur placé en
un point B représente le temps mis par ,ld son pour parcou-
rir la distance AB.
Supposons alors qu'un observateur situé à 1 kilomètro de
la station A ou l'on tire un coup de canon, ent.nde le bruib
f secondes après avoir vu la lueur I I'cxpé;ienco rnontr.e
que des observateurs placés à Z, S, 4... kilomètres de A eyr-
tendent le même eon 2t,3t,4t... secondes après la percoptir:u
de la lueur.
En d'autres termes, les distances parcouruc* par le son
scnt proportionnelles aux temps employés à les parcourir :
le _som sè proTtage d,onc d}wn mouae?nent uniforme et on ap-
pelle vitesse rle propagation du son l'espace qu'il patrouit
en une geconde.
Les premièrcs expériences précises ayant pour buû la d6_
tormination de cette vitesse ont été réalieéei en lgz2 entre
lcs colliner de T;,llejuif et de Monùtl.ry distanics de lg lrii;'
lttàtrc*'
938 pnÉcrs DE puyÊreun

Lorsqu'ud coup de canon 6tait tiré à Yillejuif, lee obsêr-


ùateurs de Montléry voyaient inetantanément la lueur ot
entendaient lo ron bâ sec. 7/10 plus tard. A la temp-ératgie
iu t6", gui était celle de l'atmosphère la nuiù do l,exrpérience,
lo son pa,rcourt done 19.000 mètres on.b6,7 eeoo;oder; la vi-
tesse du son dans à'l'air à 16o eet donc de'

+# .'p4t mètres par seconde.


5S,7

_ Des expériences plus précisee furent, faites en 1869 'par


ReguauJt qui étpdiq la_propagation du son daus un tông
tuyau_ de fonte plein d'air; ii'a,utres expérimentaf,eurs refil
rent dæ mesures analogues en remplêça,trt l,'air par {,auùres
gtz. Yoiqi les conclusions principates -de cer exfrériences ':'
lo Lâu vitesse de propagation du sou dans l'air et dang res
différents gaz est constante, c'est-à-dire que le mouvement dp
propagation est, uniforme.

^ 2_0 àI.aggo
égale
yitesse drr son dnns I'air, à la température de 00, est
m. 7.
gà C€tùe vitees,e augmente a,vec la, température; à to
elle est
égale à ;;40,7 m.-* +tffi a étant le ooefficient de dilatation
dee gaz (a =
;-ZA- 5106)

4o Elle esù indé11endantç de I'intensité du son et de sa pé-


riodo. Nous sa,vone en efrct qu'un morce&u de musique ntst
pae altér4 pq" la distance; tous les sons, grafes ou aigus,
forts ou faibles, ont, donc mis le rnême t *ps pour franàhir
la même distance.
go Elle oat inddpendantc cle la pression atmosphérique:
6o La vitesse de propagation du son dans les gaz simples
et dans leurs mélanges varib en raison invdrse oË la
oarrée de leurB densités. ""Ëinu
Àinsi la densité de l'oxygène dtanù 16 fois plus grando
que cello de l'hydrogène, l* vitesso de propagation du ion eeù
4 fois plus faible dans l'oxygène que ûans l,hydrogèrrà.-- -.-

_-P9?, Vitecee. d-e proplgattoh du son dans tes tiquides


of darc lgs solido8. Le son sB propage beaucoup pluc
vite dans lee liquides -et dans les sotides, clue da,ns les giz. t
\ LE gor. ,.-Ér,rcnnrcrrÉ 23g

Des expériences faites en 182? eur le lac de Genève entre


deux bat-eaux situés à 13 km. 500 I'un de I'aitîe montrèrenù
que le son produit par' une cloche immergéo.dans l'eau à
fune des stâtions mettait I sec. 4/10 pour arriver à l'autre
bateau (I).
A 8o, température de I'eau la nuit d,e l'expérience, la vi-
. tesse du son dans l'eau est donc de ti# = 1.435 mètres
ipar seconde.
tsiot détermina Ia vitesse du son dans Ia fonte eh utilisant
un tuyau de , conduite de 952 mètres de longueur- A une
extrémité on frappait sut un timbr€; un observatêur plac6
à 1'autre extrémité percevait d'abord le eon tranrmil par la
fonte, puis 2 sec. s/rO aprèo Je son transmis ller l'air du
tuyau.
Ôr, le temps mis par le ton pour pa,rcourir l'oir est égal
qct
ù i" x "ffi= n s. 8. T-,,e temps, mie par 19 sdn pgw "P,â.Ipq!Àrl5
la .fonte est donc egal à 3/.10 de .seoo$de. I& Y,iÛffic da pno-
p.rsation cberc\f;; est dorc
3.179 mètreg Bar seconde.
"-
U,J
=.'

sll. Mécanisrnu de la propagatioË du tolll. 1'


Quel que soit le milieu 'ponclérabile dlastique interpeaé tn].l
le ,corps sonore e1, I'oreiIle, le son net un temps appréciatle
pour le parcourir; en outre, il est faeile de moutrer clue cè
milieu lui-mêrne en vibration. Chapun sait que le
"ntre
brurit, du .ùonnerre ou du cauon.ébraale lcs -v.ittcs des mai-
6crns, et cet ébran;Ienrent esù dû aux vibr'a,tions de l'air ttl
. passage du son. L'expéniencereuivante ,a'e:r-p,liqrro de la mfus
façon-: une 'memttarre M 'd.e caoutÀhouc est tendue su'r 'tln
cadre C rigide et est ,aiu c'ontact :dlun peËdul€ acoustique P;
si lrnn f,aib r:ésonnqr urr diapason D ,au voisinage'de }a msm-
brane,lependuloPgemetenmouYoment(fig.163).
Ces diverses expéfiencee perrnotbent ile se représenter tle
Ia façon suivante rls, ,prop.agationrr du eon, dans ltah par
excmple. Lor:sque le omps entre en vibration, les couchee

'- "'o Le son arrivait à l'oreille de par I'intermédiaire dltn


I'obss:'vateur
cotriet acoustique, dont le paviIIon, fermé par une membrane.de ,Gaert-
chouc, plongeait dans I'eau.'

Wl,u'
,J4(1 Èndcrs os iqysictd
voisinee prennent
lr',ri",le communieuent le même mouvement vibratoire, pufg
elles âux suivantÆs et ainsi de suite du pr,u-
chr en proche I enfin, la couche d'air voisine de I'oreilr" i"it
vil-rrer le tympan qui produit la sensation de son.

d.u
is. t6A

Êemarqwe. Les couches d'air intermédiaires entre la


source sonore et I'obseivatcur vibrcnr, sucoessiveme't mais el-
los ne subissent pas de déplacernent sensible de la sourc€ v€rs
l'oreille. Le phénomène est analogue à q,.i *. prdduit
lorsqu'on jette une pierre dans I'eâu; ir "ulii
se forÀe des
^bourre-
lote concent'riques autour du point frappé qoi ,urnut"rrt
s'éloigner du centre
Un réalité il n'y ?. qas déplac_ernent d'eau, pâs plus qu'il
n'y a dép_laoement d'air dan's Ia propagaiiOï d**
Êonores. un bouchon do liège jeté uui lôs îid", se eoulève
";a;; et
s'abaisse sans être entraîné.

205. Réflexion du son. Echo. Nous venonB dc voir


que le
Toq" de propagation- du son -dans l,air à partir d,un
point étaiù analogue au- phénomène produit ps,r une pierre
tombant à la surface de I'eau; *.ri"*"nt dàns ee dàrnier
t';rs il,y a formation de rides circwlu.ires plnnes, tandis qu€
da-n9 I'espace oir se propage le son on a, des ondes sorLores
spltéràaucs.
- L'ana,iogie se pours'it encore lorsqu'on arrête, soit les ri-
dos circulaires, soit les ondes Ëonores par un ouri","t"-,ig.ia".
Pr.-eisons en effet des ondes liquide dans un bassin'-'rec-
tanguli-.r,e-1 lorsque ces ondes rencontrent le bord le plu,
ll."--.h,..
elles reviennent sur elles-rr,.êrnes en changeani au
d.lre::t On.
Ellgs forment encore des cercres concentriques, dont le
\
tÉ gos. il't'*isrcil4 ùti

Cenire eerait en un point A' symétrique du centre origine A


du bassin' On dit' que ces ondes liquides
l,"t ""pport au bord
(fig.
;H_lt i'éllechies i6'!).

a--------
n

$is. 104

Ponssons un cri bref devant un obstacle éloigné,


comllrc
tun mur, .r.ru *ooirgt" oo une lisière {-e forêt;
on entend au
bouù d,'n c"rtaii-I;ft- i* repetition dB be cri et on a I'im-
p"***ià" qu'il a-étér $roduit' âe I'autre côté de I'obsvacle'
'é;;i;;;;;; uiu"-"o-""u de l'icho est dtl à la réflexion des
clndes soirores *o"-l'obut",cle; )es vibrati'ons de l'air bransmi-
;; 6" proche en proche jujqu'aux couches voisines du mur'
o"t ete'gênées par-*.r oet oLstaÆle et après rebondissement sur
l*i Sont rev,e**u u.rr* inverso iers l'observateur. Lee
oncles sonores .phériqo.s émanees de la' soulce a
se sont, ré-
fléchies sur le *lr, fY et se trouvent_ alors. dans les
mêmes
conditionri gu'e si ell'''s provenaieni du point A' symét'ri'
quo (frg. 16*).
Wz pnûcrs DE p.EyglQnh
'un obeervateur piacé en B reçoit d,'abord I'onde directe,
c'est-à-dirp uue le son, produit en a s'est propugé dire*te-
ment de a vers B en ligne droite. p*is il rËcoit, lf,onde *fl,a-
chie, comme si elle'provenait de a' oo *r, aiuotr", termes,
comme si le son avait suivi la ligns brisée eôn c,est
d,o;:nie-1 son. qui constitue \,écho (fu. 164j,--
I .É
La direction ac qui est tro.*ri"-à touues Ias ondes sonore*
parties de- a (ondes incidentes) se nomme ie ra,yon
sonore
incid'ent. La directron cb oo"mar* ,,,.* Àa",
est le
?'ayorv sonorc réftr,éciti. "éflé"hi.,
si I'on considère la nofmale cl{ à ia srrface réflechissante,
on voit que les rois de la réflexion de i" l"Ài;", .,"ppïù*ïi
sans restriction à la réfiexion du son ($.lUo).

206. êondition.dô.pbssihirrté de r'ébho.


vent l'écho est ente-1d'ir gfi* ra personne --é*o Ir€ prus sou-
- qui a parlé.
Parmi boutes les directi-ohs ;oir"";-t*Eqr;rt;, se pùdpage
le son à partlr de
^Asonil eh est, *he a, q"r -lotu. normare-
ment sur le mur. Ce ,inc,i.d,ent norrnai
lui-même, car l'angle d,incid,"Ài" eârrtî"t, est ""i,ongl"
"éfl;rhi;;
ftren'iom doit l'être
de rë-
3,u*si. Le eon, ainsl Jur rui-même,
revient à I'observateur,__qui eoten'd r"ê"m*rri ;;;;au roi, re son
,de sa voi4, si I'intrsrvalr-e de ternps ili fi;-J"I,é-i".ion et
Ie retour est suffisant. En r'Ë*pÈ"];;;
deux sons consécutifs ne sont,"aàt, airll"g"d
-i,;-;. montre que
I'oreille que si le temps qoi-rÀ .gpir" .*ut-uoîoios l,autre par
un dixième de seconde. égar à
Par conséquent,. irour qu,il y ait écho, il faut, que
tance de I'observateur au mur soit terle Ia dis_
le son pour pa.rcourir Ie double à; il;ps mis par
-rrËi,
a,
ég11..à rl10 de secônd".ôr, en ilfô
âirîîr,.. soit au
T:il-
pa'rcourt' 84 mètros ; l'Écho n'aura de soconde le son
do* 'rir.o À*
teur :est 'à pltrs de n? rrrrèûrès rde |custact" ''-- -i l,obseïva_
207' npph*ti3.-.lunrériQùe. pldnorrs
re cas génétal
r-rir le par un ---
son :est urod.uit_
A' diffé".ot de
(B) qui i"c"lt "r-"r""t"îJ"
::lt .t,egùà ?r,
observateurs soieht pracés Jo+). ,supposons que c€6
cun d'eux éùant à rg0 mètres du mur |drd;i,autre, cha_
iO,c='mètuÉs

varle,ldo telrj qu.'i s'éeout" et cherchons l,inter-


lg moment ;ï"8 entend re
son.direcr émis Bar
4 er "otre
celui ii
Si nous prenons ..le "t À;;tu"Ji,Jînà.
svnéùriq; d;ï n;;.*ngrg aB -
r,E goN. l'Ér,ncrnrclTÉ 243

mur, et si nous joignons A'8, tre son dt il l'echo Parcturt' le


chemin A C B, tandie que Ie son direct parcourt A B.
' tlr, AiJ - t00 rnetres,
CB=AC = ffi, -' \mltfi6'=111,8 m,

L'intervalle qui e'écoule enôre les deux sons partis du


point A en même temps esù donc :
2 x-111'8 jg:0,36 sec.
t:o - roo
LIVRE DEUXIEME

M AcnÉnsmE

t r'
-
PRoPnrÉrÉs DEs ArMAllTs'

208" Aimahts artificiels et airuants naturels.


Tout, le monde a €Ll entre les mains ces petits barreaux
â,nàiu" appelés i,i,mu,rtts qui jouissent de la propriété d'atti-
rer le fer'et I'acier. on en fabrique de toutes formes et on
i*rg oo*munique cette propriété particulière pa,r des procé-
des que no,ts étudierons plus loin ($ 211 ct 2a3)'
ô"' appelle magttét,istie I'ensemble des phénomènès quc
tî::iitJ-'*Hl"rtïn:tflr''';vde de rer naturel (de ror-
jouissent égalemeni de la pro-priété d'attirer |e
*rit" Fe'O')'écirantitlons
fer. A ces ôn donne le nom d'aimaruts nature'l s
ou pierres d,aimant et par opposition on appelle. oi,tno,cl'ts
art'if'ir'iets, Jes barr€aux d'acier trempé que l'on a' rendu
m.agnétiques.
-d'un
IiôIes aimant. D'ist'i,rt'ct"ion d'es d,euæ pôles' - Si l''on
projette de la limaille de fer sur une piepre d'aimant ou
io"-,r.r barreau aimant{, celle-ci s'attache autour de certains
points en forme de houppes. La proqriété magnétique fit
dotr" localisée en des points particuliers que l'on appcllc
des pôles.
Dans un aimant artificiel, il y & un pôle à chague extré'
mité ct entre les deux une zone neutre (fig. 165). Oette sim'
plicité de la distribution des pgJel -explique pourquoi on
Ëmploie toujourr des pimants artificiels.
246 PR,ÉcIs DE PIIYsIQUI,]

On lerir donne trois forûes principales


:
to La forme de harr'ea.x aimantés parallélépipécliques.
2o La forme d,aimants cn fer à cheval (fig.
166).
:lo I a forrr'e d'aiguilre aimantée,
ldc en lona*sc très îttongâ--aâ;. "ioz1.lame d,aciei, plate, tail-

{
I
I

Fig.46.ï Fi.s. 1{iû

L'aiguill,e aimantée est toujr-rurs mobile autour d,r1n pivot


sur lequel elle est- posée au mûyen d'une chape çreuse. si on
l'abandonne à elle-même, oscille et u,àorât" toujours
dans une dlreotion ûxe qui_elle est ,à pou près celle du ,rorà ;;
sud, le pôle étant toujours -du côte nord. Irn bar;,eau
aimanté^méme
suopendu horizontaiement par un fil prend és"i._
ment la même direction.
ces expériences.. montrent, que les deux pôles d'un aimant
ne sont pas idcnfiqucs : oerui qui se dirigâ s,rnsibrem";;;;
le nord $o nomme pôle nord,, crlui qoi ,u"io;,;;; vers le sud
se nomme 7t6le sud-.- Dans les aiguilles des boussoles, ù
mier cst coLoré en bleu. ;;-

.barreau
209. Aotions réoiproques dos aimants.
a,imanté- dans ôhaque - si, tenant un
tl**
main, or, met en contact
par leurs pôles de noms contraires, on a un,e certai"" p;i;;
, ûecuÉtrsnet 947

e€ touchenb pa"r
à i"* séparel. Êi, â,u contrâ'ïre, les aimants atlcune résistance
Ieurs pôles de rnême nom' orr n'éprouve
pensti qo" les d'aimonts
à l,es éca,rter, O"Ji ,'no* fait' .pôles
tto* sur ics uitttt* e't que ces actions
-"rttt".
ekcrc-rnt, ,.;eg actiàn* 1u*
va:ient s'ivânt lîï* P'our le voir d'une façon plus
ne{tc hous all0* ?ï"*i*.r l,aetion d'*n aiinant
st* un aimaut
*si,â; . une aiguille
àï'ùil. aimantee par exernple'
.a,ppro'
polo ni"a rr de I'aiguillo en équilibre,.nous
pôIc *oa À do ba"ieatr, il y a attraction (ûg' 168)'
chons lb

Fig. {68

prévoir. à11
ce que Ia prr:mièrc expérience lais.ait 1taiguille : il
,A'ppiochons
contra,ire le pôlc sud du barreau + o{t" sud 'ile
varépulsion.Enrésuméz.kspôIes-d,enomscomtra'i,ress?êLt-
i;l*,i,- lri p6tes d'e 'firêtrbe rùorlù 8e repoussem*'

2{0. Effete de la rupture $.'u* aimant' T- Si uaturelle'


I'on veut
cherchcr à isoler u'n pOtc a'"i*u"t' it vient
aimanté. Pre'
ment, à l,esprit, aL "â*u"i-en deux oo É****",u -qu'elle
et.
nons pa.r o*e*pli-oi* o-igoille aimantée,. .constatons
u"trémités N eù S. Bri.
n,attirc ]a limaille qtr,à ses ..*ux-auo* pàrties dans la li'
sc.ns-lâ, en ,i*";.;; Ëià"s*""t ttu- aux extrémitén
maile de f;er i io iî-uil" s,att4che encore
peut' constater quo
rlcs rleux petites;g',;ld;-SN', SfN'ct on

s
'gfÉ.- tt:. :ç'
d:rrs 'a€rë-- --s",
-
*s----{t"5 S:..-+*i'tl rg/--{S'
'ts' fq'=.-'+
È Ïr' 5" ' N, Ër N

Fig. 160
{4e f,sÉors riu ruvst'dûd-

les pôles sont dirigés comme l'indique ra frgure reg. En bri.


eant I'aiguille en un nombre quelconque, de parties, on cong-
tafe encore qu'o chaque partie devient un aimant complet.
rl esù donc impossible d'isoler un pôle unique , ôh*qou
fois que l'on produit une cassure danJ un aimint, il appa-
raît toujours à cette cassure deux pôles d.e noms contraiies.
cette ?xpérience conduit à une hypothèse sur la constitu-
tion des aimants : un airnant serait form.é pu,r une inlinité
de ltarticu,l,es a'imantées, orientées towtes d,ans re même sens.
De cette façon les pôles . qui sont aux extrémitee agissent
seuls, les pôles intermédiaires se neutralisant deux à deux.
_ og peut du reste vérifier cette hypothèse en collant sur uns
feuille de carton des petites aiguilles aimantées, orientéei
de façon que-tous.les_pôles nord soient du mêmo côté; on
constate que I'ensemble se comporte exacùement comme un
aimant unique.

rr. crIAMp uacnÉrreuu


-
211. Aimantation par influenoo. On peut communi-
quer la propriété magnétique à un-petiù nombre de subs_ .
tanoss (fer, a'cier, nickel) en leÀ frottant avec uir pôle d,ai-
mant. Elle peut aussi être acquirc d'une autre ùanière,
- Plaçons'un petit barreau de fer dqux à une petite distance
<lu pôie nord d'un aimant (Iig. 120), il acquieiô la propriéié

72
J

lig. t?0

d'attirer la limaillo du fer', auticnicnt clit il s'airnante : on


cliô qu'il est a,imanté par'infl,uence. En approchant de I'uns
de ses extrémites {e pôle nord d'une aigultle aimautée mo-
bile sur un pivot, on constate que I'extrémité la plus voisine
du pôle nord na est un pôle sud s, et que l'autre est un pôIe
nord m'.
Mais si I'on éloigne l'aimant influençant, la lî,ohttu d;
fer retombe : l'aimantation du barreau de fer cesse.
si I'on fait la nrême expérience avec un petit barreau
d'acier, on constate .qu'il s'aimante comme le barteau de
MAGNÉrrsME 249

fer, avec cette difrérence qu€ son aimantation ne disparaît


pas quand on éloigne le barreâu influençânt"
' It résulte donc de ces expériences que les substances cûpa,-
's'aimanter
bles de s'aimanter p&r frottement peuvent, ausei
p"" influence, et que l'aimantation ne subsiste après éloi-
gnement d.u Éa,rreafu influençan1, ote qo1r..l'*i*.t' On donne
Ïu ,,o* d,e ntagnétisme rémaàen,t à Ia frabtion plus ou moins
grande d,e magnébisme développé par I'influence et conservé
par I'acier.
^ Remarquons qu,e l'influ€nce màgnétique ex,plique I'attr4,c-
tion dc t" tl*uitie de fer par un aimant : chaque grain de
limaille devient un petit aimant dont le pôIe nord est' tourné
r" pôle sud clu gros aimaut et, est par suite attiré pa,r ce'
"-t-
pôle.
Cettæ, propriété des aimants montre en outre que I'espaco
environnani ..n aimant est modité. On appelle champ ma-
gnét,iqwe I'espaco dans, Iequel s'exerce I'action magnét'ique
de l'aimanL
2L2. $peotros magnétigues, -_ L'existence :du chaop
**â"gtique peut être-facilement mise en évidenco par I'expé-
rience euivant€.
Plaçons sur une table un barreau aimanté et au-dessus-{e
lui, horizontalement, une feuille de carton ou une Ianre d,e
o.rru. Puis, au moyen d'un tamis ffn, faisons tomber ile la
limaille de fer. En imprimanb de petitês secousses à la
lame pour permettre aux grains de se déplacer, on les v-oit,
imméd.iatement storienter et se disposer en lignes courbes
régulières qui partent des différents points des extrémités,
pour aboutir aux points correspondants de l'autre. A me-
sure quu les points d'où elles partent, sont plus près d-es
extrémitéo, lei lignes s'écartÆnt davantage de I'aimalnt, de
".orte qu'elles finissent par ne plus se fermer. La figure
ainsi obtenues est appel& spectre mayTnét'i,qu,e et on donne le
nom de lôgnes d,e force du champ, aux )ignes régulières des-
sinées par Ia limaille (fig. 171).
Cette expérience met, en évidence I'action magnétique de
I'aimant à distance, à travers les corps solides. En d'autres
bermesi elle montre I'existence du champ magnétique de I'ai-
mant'.
On peut répéter un,e expérience analogue avec une aiguille
aimantée ou &vec un aimant en fer à cheval ou encqre a,veç'
deux pôles de deux aimants différents
250 PRÉcrÊ DE pEysrQUE

Dans toue l€E cas, orr voit que les lignes de force vont d'un
pôle à l'auf,rs et se confoudent quand elles Ëe rencontrent.
si les deux pôles sont de nom$ coutrairen; elles semblent au
contraire se repclusser si elïcs partent de d.eux pôle de même
nom,

zLs.Çxploratioir du ,n"lÏotlun*r,que à l'aide d'une


aiguitle aimatltée. ls directron des lignes de foroe
-
peut également être détermiqée d'une autre manièro.
Si I'on place dans lc voisinage d'un aimant une petite
aiguille airnantée suspendue horizqrrtalement à un ûh on Ia
voit prendre, sous I'ir,rfluence du barreau' une directioq fix'e
difrérente de celle qu'ehe prbn'd sous I'influenoe de Ia terrel
Cette direct'ion fixe ne dépend que du poiut oir ee trouvc
I'aiguille. Il est d'ailleurs,fa.ailo de constater gu'er1 chaque ,

point l'aiguillo prend La direction du frlet tie limaille qui


passe p&T ce point dans I'expérience précédente : en d'autres
ternoes elle est tangente à la ligne de force qui pa,sse pa.r ce
point. De plus elle est, oiientée de faqon que son pôle ncrd
scit dirigé vers la région sud de l'aimant (ûg. U2 et 173).
E,emarque ,i,rnportante. montre que Ia forre
- L'expérience
attractive exercée par I'aimant sur un petit morcea,u ae fef
urunÉrtstm àsI
doux est beaucouil illus grande au voisihage des pôles, où
les lignes de foroe eoril très serrées, que paiiout ailleurs. ûn
exprime ce fait en disant que c,est, au voisinage de pôles
qr,u 1?c!l-p de l'àimant est le plus intrnsc, È* plus; on
appelle diiéction dri champ, en un point, la directiàn de Ia
tangentc à kir ligné de foroo qui passe par oe point, Ie benâ
du tohamp éta1t celui qui va du pôle r *u pbiu nord n d.e
la petite aiguitle (frg. i7z et iya). "ud

Fis. 172
AA FnÉcis DÉ i,sysrQuu
rrr. cEAMp lracxÉrreun TERRESTRE
-
214. Action de la terre sur les aimants. __ une aiguille
a_imantée, un barreau aimanté mobile autour de son centre
$j.. Sr.g.vita, s'orientent dans uns direction fixe ;-Iâg.
va); il faut en conclure qu'autour de la te"re existe un
!l:o*p magnétiqu_e et, que les aimants s'orientent suivant lee
lrgnes de foroe de ce champ.

Fis. 174

or piusieurs aiguill:s -placées da*s un même lieu, prcn-


nent des directions paraltèles : les lignes d.e force du. cÀa-p
magnétique terrestre- sont cronc p""*Ilè].r. il ;; résulte que
la terre doit exercer sur les deù pôles d,un airnant deux
torces égales, parallèles ct cle sens contraire. un t*t système
,"ï
Ii,li:î, i,xlru,
mant jusqu'à c€ que :ïi
Jï"î'"':il:î î'Jff
leo deux forces soient oooorà.*.
u;i*";*
on montre facilement que |action tle ta^-'t**"* sur ude
n'esb ni attractivè, ni répulsive pu" r*.- oxpérrcnces
::qïlt:
sulvânfes :
un barrea,u d'acier que l'on aimante fortement ne change
pas de pords. ,
un barreau f.ortement aimanté, placé en équilibre sur urr
bouch-on qui ffotte srlr ure e,err tranquilre, p;";;
une direc-
!]o" fixe, mais ne ee transporte ni au".' .io *o., ni dans
I'autre.
nnacNÉusltd fl53

En résumé I'action de la terrp suf .une aiguille- ou un


b"*;; aimanté ne peut se réduire à une force unlque;
cette àction t'otale ntst ni attractive, oi répulsive' mais
seulement directrice.

ZLb. Méridion magnétiqug. - lnctiiraison et déclinal-


8otr. -:* Le champ"i"Ë"eïù"t hrrestre uniforme
au voisi'
;Ë; d',ro-poirrtl;f d'un lieu à I'autre' inbensité et
Son
sa direction cara,ctérisenb un licu clonné' Si ol. connaît'
en particulier f" Ji"u"tlon du champ Piur chaque
lieu' l'ob-
servation d'un aimaut permettra de-s'ôrienter.De là l'utilité
cl* détermin,er pour chjque lieu la direction du champ
tglt9l-
;;.-.g11 la définit, par dàox angles : l'inclrnaison et la décli-
naison.
Soit AT la direction
-la, du champ terrestre -au pornt A (tg,
t7;). Si e'V est verticale du point A, ]: plan vertical
A Î i X, est te mériaiuo *ugoÀtique du lieu. Le mér'i'd'ôen
mrrgnétiq.ie est ,toi, Ie plan, aeî.t,ical,^ gw'ù can'tiemt la d,irection,
cl'ine ai,çluitte ai'man'tée orientée par I'a ter'lt(z'

Fig:1?5

l.'utl11le que fuit ce plun aygc I.c ntun.a* ryfu('ieu' geagra.'


7ti,;fui àw-I,i,eà ,|oip"î1" d,écl,i'nai,soâ' si E eÊt Ie plun hori-
l""d*f qui passe p"" .1, il coupe lee déux méridiens euivant
i;; i';;tre Î, A x;=4
ï"î;-.;ï part, *:t l* $*lipison'
D,autre iu"ai"u"tion À T. de l'aiguille est inclinée
snr I'horizori r otr" appelle inel'intaison I'angl'e qu'e fuit cette
direcfion nuec le 1io'n h,orizon'tà'l'
nbd, pnËetù DË pBysIQuË

Il est replésenté sur l+ f,gtrre Sar I'ahgle T A lÈi


La mesure des d.eux .qnglàs poirrr.aiù ge-f*ire slmulùanéinent
au moyet' d'urie ai$uiile suspcnuud par son dentre a"
vité. Mai 6rr-
trop difficile à réaliper, de sorte que dans ia pùtiqu",
tnésufenecessitel'ernploidedeuxappareilsdistincig. "*tiu
Nous no _pâ,rld-rdns que da la nresure do la declinaison;
serile grander'.r dont la détermlna,ûion présente uD intérê6
6ira,tique .

?16. Boussolé ite dëolirlalëôfir t *,. Fl"ih*..Ire, L_ Si ;|ibe


aiguille aiiuantée èBt muhrle dâns lun ptar, 'ho"izoirtal, lee
foreee éxereéer.par le gh-?i"p terrestre æ* pôles lo {erotrt
rfurner iHg.u'à ce qu,elle ee trouve dans "ù,, Ie
oreil magbetrque. !r*r, du méri.
Dùt lors la declin*1*i, €r ,,_our rnesur€
feit llaiguille a,iinanrée avea ra rrréiidiet n;l,aÉgte a.igu que
Ë;;""phique du
lieu, La d&litraison est clite orientale otr occ*idJntale sdivant
q*-e lc pôic nord. de I'aiguille eet à I'eet, o, à l;à,,ust
'ri,lien géographique. riu né_

Fig. {?6

Desc,ript,ion 'de l,wpioa,reiZ (ûS. t?6). t,aiguille ai.mantée


est mobile autôui- d'un Slivot verticai placrâ "au tentre d,un
gradué ce disque esï pracé sur urr pied
T*t.. folizontal.
munr de vrs ealantec, ce qui perrnet de le rendre rigoufêirse.
ment horizontal. a I'appÀreiF.peuù être adjoint une lunette
XIAGNÉTISME 265

mobils dans Ie plan vertical qui coqtient le diarnètre 0-180


tiu 'disque. 'déclinaison
Eipliie"ces cJe rnesu,I'e. La mesur'e d.e Ia
comporte en prernier lieu la dét'ernrination du méridien
géographique. Pour cela, a-u moy€,n tle la lunette, on vise
par exempe le centre du soleil à midi, en faisent tourner
t'appareil entier. Cetbe opération faite, I'axc de ia lunette
et par suite le diamètre 0-180 du disque se f,rouv€nt dans le
plan du méridien géographique. L'aiguillc se place daps le
plan du rréridien rnagnétigue : il suf{it de lire I'angle'que
fait sa, pointe nord avec le diamètrc 0-1so.
déclinaison en.un lieu dételrnrné n'a pas
Eésul,tats.
- Lal.llle
une valeur fixe. subit deq variâtions, les unee périodi-
- quels, les autres accidentelles. Ces dernières, qui ne durent
e'r général que quelques heures, paraissent liées à I'état élec-
triqu.e de I'atrnpsphère; elles coïncident souve4t avec l'appa-
rition d'aurores boréales.
Quant a.trx variations périodiques, elles sont, de deux gortes.
Au cours d'une journée, la déclinaison subit dee variatione
d,iurnes dont l'amplitude a,tteint quelques minutes. Do plus,
la valeur moyenne de la déclinaison subit des variations
aéawlaàres a,ss€z 'importantes et qui paraisseuù régulières.
' Ainsi ,à Paris en 1.580 la déclinaison ébaib orientale et égale
à 12o30', elle at diminué - chaque année et jusqu'à devenir
nulle en 1863, l'aiguille étànt dirigé" exactem,ent arr. nord arl
sud ; puis elle est devenue occidentale et a att'eint en 1814
la valeur maximum ,de 22035'. Depuis cette époque ello
decroît : en 1903 elle était de 14" 36', et au premier janvier
1922 de l2ol7'.
D'autr,e parù la déclinaison varie d'un point à l'autre du
globe : les régions où ello est oacidentale sont séparées des
régions où elle est orientale par une ligne pour laquelle la
déclinaison est nulle.
A cause de l'importance de la connaissance de la declinai-
son, on cônstruit des cartes magnétiques q:ui indiquent par des
ligncs pontinues lesi. points ayant, même' déclinaison. Cen
lignes appelées isogJones sont, très irrégulières. A cause des
variations locales de la déclinaison, ,ces cartes doivent être
revisées très souvent.

217. Emploi de la boussole pour déterminer urÉ direc-


tion * Bougoglet uÊuelleÊ. Qtrand or.' 'ponllaît la
26; PRÉcIs DE PsYsIeuE

déclinaison d'un lieu, une aiguille mobile Ëur un pivot ver-


tical permef, de déterminer exactement la direction, du
nord géographique. On clonne le nom de boussoles aux ins-
trumeits employéo tians ce but.
Grârce à la Loussole ma,rine ou compas, on peut faire euivre
à un navire un chemin déterminé, tracé à l'avance sur unrj
carte; il faut pour cela maintenir l'axe du navire dtns cette
direction. Si celle ci fait un angle t ;"æ, l- méridien géo-
graphique, en nn certain point oii la déclinair.on est d (1),I'axe
du-navire doit faire un angle û+d avec la ligne des pôles de
I'aiguille. D'autrs part la boussole est suependue de mû,.
nière que le disque soit toujours horizontal malgré les osci].
lations du navire. EIIe ne porte pas de luneiie, mnis I'ai-
guille e.st collée sur urr .cercle de mica qui porte une rose
dcs veuts et au-dessus duquel une tige fixe qu'on appelle /ri-
ç1ne de loi indique la direction de I'axe du navire. Le timo-
nier oriente le navire de façon que lfaiguille fasse avèc la
ligne de foi l'angle n*d, que I'on a.déterminé.
Quant aux petites boussoles portatives, .elle.s sont simple-
ment constiùuées par une aiguille mobile sur un nivot plteé
au centre d'un eer,cle cradué; srr-r ce disQue rln n nrlrqué
l.s points carlinaux. Si I'on nc tient pi.s compte dc la decli-
nrieon, il suffit pollr s'olient":r de tourr:,er la boussol:, cn tl-
nant Ie disque irorizontalemenb, jusclu'à ce quo la direetion
de l'aiguille c*oïncicle avec la ligne noril-sud.

(l) Cette déclinaison est délcrmilrdp au mo)'en dr: la Carte rnagnétique,


LIVRE TROISIEME

ÉlecrRtctrÉ

INTNODUCTIOI\

LE COURANT ELECTRIQUE. L'ENERGIE ELECTRIQUE


zre. A I'heurc actuelle, nul n'ignore le rôle capital que joue
l'électricité dans l'industrie et dans la vie courante : tôut lo
monde a fait fonctionner une sonnette électrique, a allumé
'ane la,mp,e à incandescence, eet monté dans un tramway élec-
brique. On donne le nom d'électricité, à Ia cause inconnue qui
prr:duit ces divers phénomènes et ou dit que les fils métal-
liques qui aboutissent à ces divers appareils sont parcourus
pa,r un cou,rant éIectr,ir1ue.
Ce coursnt électrique est inaccessible à nos 6ens ; son
existence n'est jamais mise en évidence que
par ies manifes-
tations extérieur€,s auxquelles il donne lieu.
Nous allons voir quc ce courant électrique possède dcs
propriétés très simples, aussi l'étudierons-nous avant même
d'expliquer comment, on le ploduit; du reste Ia connaissa,nce
des propriétés du courant est, nécæssa,ire à la compréhension
du fonctionnement des appareils producteurs qu'on nomme
les géné'rateurs él,ectriques. \
Pour le m.oment, nous nous contenterons de dire qù,un
génér.ateur possède toujours deux bornes métalliques (bôrnes
d'une pile, terminaison des deux fils d'une canalisa.tion élec-
brique) I c'e$t en réunissant, ccs bornes pa,r des corps conve-
i58 pnÉcrs nn psysrquii

nablemonù choisis qu'il se produit des phdnornônes pârtidu-


iiers que nous a,llons ^énurnérer et doni ,rou* attribuons ia,
cause &u courant électrtque,

Passage du courant dans les coflps solides.


^.2L9.
si nous réurrissons les de*x bornes d'un !énérateur par
u.n fil cle fer long et fin, nous voyon.q re fif s,incurver
iar
ruite d'une dilatati'ln. La chalcur dégagée peut. dans certiins
cas, êtré suffisante pour faire rougir l=e fit et même pour le
faire fondre. Les résultats sonù analogues lors,1u,cr-n rerû-
le fil dc fer par un fil métallique quelàrrq,r".
une expérience plus simpl;" encore consiste à tourner le
oommutateur d'nne lamBe élcctrique : ie :fil d,e bharbon
devient incandescent par suite du passage du courant.
En résumé les l,ils ntëta,lt,iques e} le îha,bon r,iarent pas.
sage &u courant électri,que ct ce
un é.chauffement d,u fil. .la,i,t est m.ù,s en éo-id,ence'par
rl peut arriver que l'échauffement soit trop fa.ible pour être
perceptible à n..s sens. on peut alors
autre manifesùation plus apparente. "uoi" "u.c,urs à une
-. Êi llq" plaee au-dessus d,'une boussole et par;r,lrèier'cnt à
I'aiguille un fil de cuivre,'puis qu'on l"s extrémités
de ce fil aux de*x bornes -cr* générateur, "éon=r*
on voit i-Àeai*-_
tement l'aiguil'le. dévier de sa prrition d'équilibre, quand bien
même la, main n'accuserait ar,ourr* érévation a*'to*pe"rtu"e
du fil.
cette expérience nous montre que le fil a encor€ livré pae-
sage au courant,.- er: drrnie.r Ttrodui,sant
Tn charnp magné.-
tirlue da,ns le m,ilieu, e,ttér'ieui. Elle ooo*'-orri"u outre
qu1 le^ co'rant dlectriq'e est susceptible de proàuire"r,do-;;;-
pcut d' resto lc voir cl'une.façon bealucoup plus ilL
'ail..on
en réunissant les deux brirnes du gônérat*r" uo,. aÂ* borneg
d'une sonnctte électriqrie o,,r à c.:lrcs d,un moieur approprié
:
ce dernier se met à tournrlr.
si maintenant on cherche à ré.péter les expériences pre,cé-
dentes en réunissant les bornes ciï générah;;
soie, de caoutchouc, ou encore *i oi
;;. un fil de
1g*ftu* iu,.ru res pre-
mières ex,périences u_ne portion de fil *et"ttiq"e par un
rnofceau de bois gu de ve*e, on ne constaue ni;ha;g;me;
de températnre dans le fil, ni création au. magné-
tiq*e a* voisiqage : il n'y a donc plus a. r"uruni "h**peiectriîue.
ÉlncrnrclrÉ zbg
cotzclwsi,on' Los corps t"ers que re bois, ra soie, re verre,
qui ne laissent - pas passer le cdurant sont dit des isolan,t,s
ttlectriques ; les rnétaux eb le charbon sont au contraire dcs
r:onducteurs. I-e pa,ssaErc d,w cô*rant à tr.auers les. contlr;e-
teu,r's solides se manifeste à la fois par un
r-'ifiqtte ct par un phénomè*,e nmgnét:ique, lequel "à";;,
Ttitënomène uti<t_
li.en à dcs acti,o,r.ts rnératriqile,s. ;.;;

,.224. Passage du courant dans lqç liquides. *pour étu-


o.rer comment se comporte un liquide vis_a_vis du courant
électrique, nous porrvôns relicr l6s bornep du gé1éraleui a,
deux fils métalliques, les deux exûrémités librÀ de ces" fils
plongeant dans le liquide étudié. selon la nature de ce li-
quide, trois cas très différents peuvent se preaenter.

- Si le àliquide
1"r cas. est du nlercure ou un mét,al fondu,
on peut constater I'aide d,une aiguille pifnantee quu ie
y.ant paæe et il se produit, Çomme danp. le cas d,qn-fil métal_",ru_
lique, une légère élévation de température dir 'riqrrirle.

- si I'on plonge les


2u cas. deux extrém.ités des fils dane
rle l'eau distillée.ou.dirnJun liquide organique (alc*ool, éther,
pétrole, benzine), jl l*r, irrÀpqssiblc i* decelei l'"xistenc"
{t un courant électrique dans les fils de jonctron. ces liquides
Ir: comportcnt donc çommg des isolan,ts.-
3' cas. * si enfip on réalise l'94pério4@ 4,vec de I'eau ac:-
riulée ou avec une solution d,un ril *étultiqrr, (dissolution
t)lL'ue cle sulfate de cuivrgr p&f e4orllpl€), on c-onstate à îaid.e
ri'un,e aiguille ailnantée que le couont pau*e dans les fils de
J'.nction ; mais en -rngryr !en1ps duq 6ullen gazeuses appa_
r',aissent dans I'cau acidulée. l-,,r.nu acidwlee- ainsi qui'tur
,.,ol,tttions sa,l,ines sont donc concl,uctriees, m,a.iq Ie iourant
',rc Ttettt les 5puns.rser gu'em. fu;s décontp7sant.

221. Engrglç t-cs expérienoeu précédentes


.r.s ont montré.eleotr.lqgg. -
qr_e l€ qourant électiique proâuit de la
cl.aleur €n . pass&nt dans un fil nétarlique' et* provoq*e des
d.compositions chimiquoB en tr&versant d'es solu-tions s.alines;
nous a/yons vu au$6.i quj ce oourant peut par ses propriétéÉ
nragnétiques produirs du travaii.
Norrs fraduirons tous ccs résultats cn disant que Ie couranf
électrique possède dg I'éner{tie, cetÎe éner.ç1ie éiectrique pi4'-
260 PRÉcts DE pHysrQrTE

vant se transformer à volonté en émergie calorifique, etu


énergie chimique ou en émergie mécanique. Les appareils où
se produisent ces transformations (lampe, cuve renfermant
une solution saline, sonnette électrique) reçoivent, le nom de
récepteurs.
Mais l'énergie électrique fournie par Ies générateurs n,est
pes créée de toutæs pièces; elle provient elle-même d'une
tra,nsformation.
ainsi les générateurs qu€ nous aurons à utiliser sont de
derrx typ9s z les pi,les eb accuinulateu,rs et les d,ynumos.
Dans cha,cun d* oq typ_el d'appareils, on n'ariive à pro-
duire du courant qu'en dépensant de'I,énergie.
10 Dans les piles et arecumulateurs q.e nous étudierons ulté-
rieurement ($ 2g? à 288), l'énergie nécessaire est produlte par
des réactions chimiques.
2o Dans læ dynarmos (frS. t??) dont la description eù Ie
principe no rentrent pas dans le cadre de cet ouvra,ge, on ne
recueille du courant qu'en les mettant en mouvement par

b'ig. l7i. Dynamo.


Ér,nctnrcrtÉ 261

des machines à vapeur ou des ùurbines : le t\ouail qu'elles


**ioiur"t de l'extéiieur est transformé en énergi-e éIectrique'
fun résumé, l'éncrgie électrique est rema'rquable par l'1*-
"Iaquelle
trôme facilité avec eile prend naissance par suite
de la tian,sforrnation des autres formes de l'énergie et' avec
iuquutin, réeip'oquement, e1lê se transforme elle-môme en
chacune
-Ï;Ott."Siedes autree formes-
électrique est d.,onc un intermédiaire précicux de
'forme *re
transforiration pl"" passer indir,ectement d.'une
l,énergie à une ïutre.- Pour bien faire ressortir co rôle do
i'ato"tîi.itO, il nous suffrt d'examiner une installation élec-
trique.
L,usine est conntruite près d'une chute d'eau ilont elle
capte l,énergie mécaniquà, ou bien encore elle utilise du
chu,rboo pot;r faire fonctionner des machines ou des turbi-
nes à tu,p"t.r. L'usine consomme donc cle l'énergie empruntée
à l,extérieur et elle I'emploie. à faire tourner des dEnamos
qrti fournissent le courant.
De l'usine, sortent de gros câbles qui conduisent ce sou-
ranù aux points d'utilisation qui peuvent être très éloignés;
Ià, le eourant aiimente des lampes à incandeseence.
D'une part on déponse don'c du travail, et beaucoup p!.us
loin on recueille cle la chaleur et de la lumiàre,lla transfor'
mation se faisant par l'interrnédiaire du conrant électriqtte.
"serait
Tandis que la, ôransformation de travail en chaleur
pratiquement impossible, même sur piaccj, elle devient très
facile, même à de grandes dista,nces, grâcc à I'intermédiaire
Cc l' ëne.rç1ie él ertri que.
Ce rôle de l'éncrgie éiectrique est du rtrste trùs p;énéral'
si I'on remarque que le eourant est égalcment utilisé pour
fai.re mouvoir des tramways otl rles machines-outils, pouv
produire des réactions chimiques industrielles, etc.
Nous allons d'abord étudicr ies tliverses tr;-r.:rqformationtr
cle l'énergie électrique, c'est-à-dire les principales propriét'ir:
c.lu eoura.nt, ce ctui nous permetira de earactériser ce coura:rt
éleetriqrls oar c,Ies grandeurs fonclamentales.
L'imperfection de nos senÉ ne nous permettant pas de voir
l'électricité, nous recourrons dans cette étud,e à des comnft'
,'r,iscns qli ncli,r nernettront dtnr.rrir deg icl-leg ir,sËez priciseo
srrr le cournnt, 4le'etrique. i
262 pnÉcrs DE pgysrguE

CIIAPITRE PREMIER

aclIONS CTITMTQUES DES COûa,aNTS


QUANTITE D'ALECîBICITE
PILES ET ACCUMULATEURS
222. Définitions. Tout riquide capable d'être décom-
posé pg,r un oourant,- corqme I'eau ucio,ira, -p"" l,ad.dition
d'acide
-sulfuriqqe, ra solution-àe surfatu au âuiore, s,ppello
un élec.t.rolgte-et r'ôpérqtipn de la décoàpÀiti;" rdçoib
nom d'électrolgse. re

,. Les. tlr S les lamee métalliques qui plongent dane le


liquidô et qui amènent l" couraot
_s'apperlent les ér,ectrod,es.
L'appareil muni de deux érectrodes,-'àî.rï-'hluut
l'électrofyso, pcr.te le nom d-o oitto*atr".---- '-Y slopèrô

r. Érupn euALrrATrvE DE t,,Ér,nctnolyso.


- AppLrcATIoNs

,223. Sens du 0ourant électrique,


- Considérçns.
tamètre contenant une sçlution''lÀâii"", = u4 vo.l,
-Ëàua*o.rution 4e
..-o,f
chlorure de cui,ure par exemfle t?À)
arct'ions chimiqucs qùe les
16*. éviter les
proà.tit, àe Ia âaç,r*pôritifï=p""rl
raienù exercer sur le métâl du
fl,
électrodes par des lames d'un'*atâ1 loqJ'"orii"lt,,rroo, les
ie;itai;Ëil"', r* prarine.
Dès que le courant passe, oou*
des élec_
"on*r"iôil.d;^i,,,nu
trodes devient rougê : elre s€ recouvrg
r)re' sur I'autre u,!p"rr1ru*t -à"r builes
{'une couche de cttû
gazeuses qui mon-
te1,t d.3,ns le- liquide.
On pu"t îuu recqeillir en plaçant sur
cette électrode une petite éprouvetto. *;ï;;";'rrr"
analogue à celle du vasc, Ë" **nnaît solution
alors gue le gaz dé-
gagé eçt du chlore,
ÉlnctnrcrrÉ neg

Les effets observés ne sont donc pas identiques pour leg


deux électrodes; la différence n'est d'ailleurs pas due aux
électrodes elles-mêmes car si I'on retourne lo voltarnètre en
changeant les connections avec les bornes du générateur, on
eonstate que le cuivre ee dépose sur l'éle,otrode où oe déga-
geait Je chlore et, inversement.

If ig. ii8
La difrérenoe tient donc aux bornes du générateut et il' y
a lieu d'attribuer un s€n.s au courant. ?a,r eonaention, ou
considère quo le oourant va de I'électrode oir se dégage le
chlore à celle où se dégage le cuivre. On appelle- inode
I'électrode d,'entré,e du courant, et pôle posiû,/ d.u généra-
tcur le- pôle qui lui est, relié. U éIectrode de sortt.e esb appe-
lée cathod,e et le pôle du générateur av€c lequel elle codËu-
nique est le p6le négatil. A I'extérieur du générateur, le
courant va donc du pôl,e positif au pôle négatif.

224. Lois de. l'électrolyse. Nous avons diù que, d,une


fncqtt.générale, le-passago -
oourant dans un éreciroryt" *u
bqaduit par une -du
{eoompbgition. Iæ premier csractère, iacilo
à observer da,ns Ie ca6 de I'exempi'e précédent, êÊt que le
chlore et le cuivro n'apparaissent- qud sur les électrodes,
sucune modification ne se produisant dans la masse mêmo
du liquide.
Examinons maintænant res difiérents corp* suscepûibles
d'être déæomposés par le courant. Nous que ce
"oo'Àiutoos
'lul FnÉcrs DË PÉYsISUld

so;rt seulement les acidcs' lcs bases


ou l-s scls rr:dtalliqueet
p''t dans i'eau ou par
amenés à l'ét'at Ïqttto" dissoiut'ron
chlt'rrure de
'solution de
fusion. Ainsi on peut remplacer Ia d'argent' tl': soudo oLl
cuivre, par une til"tion d'azotate
tl'acide sulfurique. voit *u clépôt d'ar"
Dans le cas d*-i'"rotate d,arge*t, on. re:otrveÏt,e t{e tui-
gent so former *o" liet""troce qui s'étaiiprtr J-: t ;icide sulfu-
vre. Si l'éIect*otià;;;l;;t" .o"idttlé* ()u on oirscrve gur
rique. c'est, un dégagement..d"nycil'ogèric (.{)nc t,i'rjottrs ria.ns
bri"i-àa"; r"*ttiJtif ou I'h;'d;cgèrie 1'tr-
"âi* d'après notre conl'en[iol' est celui du
te m.ême senu Qui,
éIectrique
"ooraot ou peut dire que
En généralisoni les résultats précéd'ents'
a*x oeux lois suivantes :
rrïoîrr*tr," arj,ài".irolyru obéit
prod'wits d'e.la, d.écoyalsition cl'un éIectro[gte
par le
ro Les
co'wrant a'ppal'&l,ssent wni'q'uement s'wr les
électrodes'
ùe l'éleetrolyte (1cid3, base o'u eel)
Zo I,a d,écompositiott
selaittozciours-"rod'"u*lrtctions'appcléesions'd'ontl'une à I'o
(hydrogèn. oo *"ii*""i au*t ertcl. le cii'an't et apparaî't
r:atltorje et d'on't l'au'tie t'r:mort'te Ie couratt't et' ap|taraî't à
I'anoCe.
précédente a' é'Lé
22ô. Astioi'ls seoondaires. - La loi
énoncécenprenantcommeexemplel,électrolyseduchlorure
-fLndus.aussi sansplus
;;";;;;t;.- Ëirà .;opplig,.e restriction à I'électro-
lvse dco chlorr.res I\fais 1e souvent les corpe
différents de ceux qu'elle indique
à""" ri"" il.".iir. s,ont
ËoÀ*' apparaissant sur les éiectrodes. Ils r'ésultent d'ac-
iio". *u*oi'du,ir** danç tresqr,-elles inùerviennent,,outre
Voici
lers
quelques
i"",t, toit, l'électrolyte,,soit les électrodes'
cxcn:pics
- de ces électrolYses.
i;l,irtrrlyse de I'eau' ad,d,ùt'ion'née d"ocùde su'Lfurirl'we' - -S'
I'on fait p"*", le coirrrnt élcctrique dans de I'eau rendue
condoctriô. pu, l'addition d'acide sulfuriquc et plircée da'ns
un voltamètre (fiS. 179), l'acide est élccÙrt lysé. Pour cha-
que molécule décomposée, deux atomes d'hydrogène se ,por_-
tent à la ca,.lhode. oir I'on peut les recgeillir, et le radic$l
SOn se portc e\ l'a'node. Mais J'ion SO' ne peut' exist'er à
|'état libre et si I'anode est inattaquable (en platine ou en
charbon par exernple), il agit sur I'eau en donnant de I'a,cide
sulfurique et de I'oxygène, suivant la formule :
Ér.pcrnrcrrÉ 286
l.

SO.+H'O= SO'I['+ O.

En somme, la molécule d'acide sulfurique cst, reformée : pa,T


suitc de cette action secondaire, le résuitat final est donc le
nênl qtc ri une rnolécule d'eau avait été dée,rmposéc.

Fig. 179

Electrol'gse du swlfutrz cle potassiu'm. Réalisons l'élec-


trolyse d'une solution de suifate de pota,ssium dans un tube
en IJ a{in d'éviter un mélange rapide des liquicles. Si la so-
lution contient quelques goutte's de teinture cle tournesol,
no,rès quelques minute,s de pa.ssaga du courant, Ie liquide de-
vient rouge autour cle l'anode et bleu atr.tour d'e Ia cathode.
L'explication du phérromènc est la suivrntc : le potassium
qui tcnc{ à a,pparaîtr:e à la cathodo ne peut exister âu con-
tact de' I'e&u et uroduit la réaction :
Kr+ZIfrO=[:.I_2KOH.
T,a potasse a donc rendu la solution alcaline ct le tourne-
sol a viré au blcu. En même temps l'hyd,rogène s'est riéeagé.
A l'anode, le radical SO' a aEi sur I'eau colnme précédem-
rrrent en c{onnant dc I'acidc sulfuriqrre. qni a fait virer au
rotlire le tournesnl, et de l'ox1tgène qui s'est déga,eé. En so,m-
tre. il se dét{age 2 volrtmeç rl.'hydrogène pour un volurne d'oxy.
g6ne comme si de l'cau était cldcorrrpor*de, Si on lai,eÊe Bo
mdlanger ler r'latrrs licuirlas, l'*eirJe rrrl{nriqua acit f,ur l*
266 PaÉcrg DE pgysreuE

potasse et régénère le sulfate de potassiurn : la u cition


de l'eau ast alore le soul résultat obtenu.
lllectrolEse d,u sulate d,e cwiure. L'électro^ ruo
solution de sulfate de cuivre donne lieu à des phr c
analoguês à l'anode. Si celle-ci est en pla,tine, on c
dans ce c&s, en même temps qu'un dépôt de cuivre à .
thode, un dégagement d'oxygène à l,anode. Mais si l,a,
Tt gr cuivre, on n'observe aucun.dégagement gazeux, la
thode se re'couvre de cuivre et I'anode diminue peu à per
L'interprétation de ce resultat est ra suivanto : le radical
son qui se porte à l'anode agit sur le ,cuivre et ,reforme le
sulfate de ,cuivre dé,cornposé par l,e ,c,ourant. Tandis qu'une
molécule de sulfate est ainsi reformée a,ux dépens de I'a,node,
un atome de cuivre se dépose à la cathode. on peut constater,
en faisant des pesée's, que la diminution de poids de l,anodé
est égale à I'augmenta.tion de la cathode,'de sorte que le né.
sultat ûnal est le -transport d'un oertain poids. de àuivre de
I'anode à la cathode.
Ele.ctrolgse d'une solution d,e soude.
- L'électrolyse
solution de eoudo danq I'ea,u produit à l,anode
d,une
un déiag";;;l
d'oxygène et à la cathode un dégagement d'un volùm dou-
ble d'hydrogène. Dans ce cas, comml dans celui de l'électro-
lyse du sulfate de potassium, le mdtar qui .se porte à Ia ca-
thode ne pouvant_.exister en présence de l'eau la déeompose
en dégageant de I'hydrogène et en régénérant la soude ,
{6e"u!If2O=9NaOH+H2.
-
À l'apo{e, le radical oH qui ne peut exister à I'dtat libre
doane de I'eau et de I'oxygène :
2 OE=I['O+O.
ræ résultat final est donc la decompoeition d,uno rûolecule
d'eau.

?26. Ailplications de l'éleotrolyse.


- tod'un
Dépôts sataa_
ni,qwes et galaanoplastic. L,électrolyse sel dirrom
ayant pour résultat de déposer à Ia cathode le métal de ce
sel, est utilioée in_dusùriellJment, dans re cwiarage, Lai.d;;";;
el' l'a'rgeniure galuam'i,qwes; ces opérations ont 'pour but, de
recouvrir_un objet d'une couche mince et adhérente de cuivre,
dtor ou_d'argent; l'anode est une lame du métal à déposer.
Le métal se dépose sur I'objet et forme une couche bieu^adhé-
, I ûrr:crnlortÉ tÀt
rènte si l'opération est conduite lentement; Ie bain oonÊ€rv€
sa comiùsitron à cause de, la ctissolution dà l,anod.e.
.91 l9"t se proposer aussi d obtenir un dépôt épais et non
ailnéreirt de cuiv're que l'on puisse séparer de i* cathod.er.
l'obj;et se t{ruvant arùsi reproâuit , *'dt, te- b;; de la g"ùàl
nrplàs\'i,e. Dans rre ca:s, on- moule l,objet, une médaifË
e.xeinpler au rnôyen de guùta-percha. i.e'moule, rendu ùn- n;
dy".t*fi pal rine mince ôuche de plo,mbuei";É"ement p.ul-
vériséc, est buspeiidu d.ans la solutiôn de .iiirt" d.e cuivre
sert de cathodel I'anode est une lame de. cuiv,re.-b;;;;..i"et
un cûura,nô peu intense et au bsut de quelques heuree, on peut
sépe,rër l'objet du moure; cælui-ci p*ot d;;; u"tui"'à rJpro-
du,ile nombre d,exmplai,res d€ l"Li.i.
-u{,grandd,es
ti naf!1nûg?
,trolyse rnétawu et'él,ectromét"it,,)rgie. _ L,élec-
dri suifâte de cuivre donne aussi oo *ofuo de purifier
Ie cuivfe. gl*
Ioutnit la métallurgie. C"tt. .p*ation a, un
grând intéiêt industriel, car t"s "impuretes -ilooin*ot con-
sidérablement lee propriotéo du o"ioiu uï t
conductibilité électrique. îarticulier sa
si I'on emploie aomme érectroyte une sorution de surfatÆ
de cuivre er â,acidu ,"lf;ria;;-àâou l,;;"; ;;;L
plaque de cuivre imp*r, et comme ca,thode aoode unu
de ,ouiyre.purr l,expé}ien"u *ootrg que du une lame mince
pose peu à p_eu à ra cathode. Les impuretés cuivre-toÀL"t pur se d.é-
sous forme de boue et n'entrent pal en dissorurili, au fond
cal soa se combinant seule-uot au cuivre. ces bouesi, "JËri
ment en parriculigr.de i'argænb que t]rit renfer-
qu_i compeirse lss fi.aîs et reid ie irt"t ',""J"ilii, î
ir"ocZAg i",#qur.
.L'e]91tlo]/.99 permet ausei de séparer res métaux d,e leurs
mindiâ,is, théoriquemênt. on ouot'- piOp"Àiï;importe
mdfal irai éloeùrolyle d,un de ,às *r_^ quel
tiquement le procèdé n,esi ;;;; ià;â; oil ai.ruor. pra-
ta u x, I" masiZs! um ât-l;"îjffoif,i"p
rion de rtaluminio*.q. ll',n*:ilf,l''fl,#r#:
.ràiiîî.;t- â" r"îî"ieré d,alumine
natùtelle *p-puiér ."tila'"". i*o"our"rù, a,mené par dea éræ,-
t'rodes dc charboD, eommence pu" --frriaî"^"îàtl*io.,
.
l'éle.ctfolyse. t'oxvê"u *";Ëd" purs
à l,anode et l,aluririnium
tôftrbe au lond de la cuve qui-oànimunique
av€c Ia cathode.
3o Prëpa,rat,ton d,e certaùts iirprr,-_
élàrctri{iùe à la prép"*ntioo-dï produits L,emploi du courant
très r6pandu. chinniques devieiit
-v rr'vsqru' vu)url(
Aihsi on prÉpai'e ihdustriellement de r,oxygène
et da |hy-
PÊÉCTS DË YHYS1QUû

drogàiic cn électrt-,1ysant, une solution d: ;':;:lc ;-''c: Ccs élcg-


brodes etl fer.
La, fabrioation industrielle d,e la soudc, d'w clùore eb ,d,es
chlot.wt't:s rJécoktruttts sc fait p,ïesque cxclusivement par élec-
tl ol3 se des chlorures d,e sodium et, de potassium dissous.
Qualc{ on électrolye uno soiution de sel ma.rin,
par exem-
pte, le ,sodium qui so poltc à la ctthode ne pouvant exister en
prÂ"rr*. d,€au,lonne-d,e la soude eb de l'hyd:rogène. Le chlore
se dégage à l,anode et, si celle*i est inattaquable, il peut être
recu.eilli.
Quancl on veut, obtenir le chlore et la soude, on sépare la
cgv,e éloctrolytitiuc en deux parties pel lne cloison por€use
qui empêche les deux corp,s de réagir I'un sur I'a.utre. Sans
cettc précaution le chlore transform,e la soudc en hypochlorite
et I'on obtien! finalernent de l'eau de Javc}. Quand on 6e pro-
poso de p,répar€r ce dernier corps, on favorise cette réaction
en ra,pprochant Ies électrodes.

II. irTUDû Q',JAlirrTÀTrvE DE r,'Ér,rcrnolYsE. rXrr:lstrô


n'uN couRRiir.

227. Expérienoes sur un seul électrolyte' Etudions


pour l'instant, la decomposition d'un électrolyte déterminé :
I'eau aciduléc par exemple. Nous allons chercher de quels
ta.ct,eurs dépend la qua,ntité d'électrolyto dé'composé, quantité
qui dans l'exemple bhoisi est proportionnelle au volume d'hy-
drogène dégagé à Ia cathode.
A cct effet, plaçons sur le même circuit plusieurs voltamè-
mèùres à' eau acidulée différant les uns des autres, soiô par la
{orme, soit par la surface des électrodes de platine, soit par la
concentration de la solution.
On constatæ que lcs volumos d'hydrogènc et d'oxygùne dé-
gagés dans tous ccs voltamètres dans le même temps sont
égaux. Si I'on suppose que la décomposition de l'électrolyte
est due au pa.ssage de l'électricité, il faut eonclure de I'ex-
périence precédente que tous les voltamètree ont, été t'raver-
aés p'ar la même quantité d'électricité, et, dès lors nous pour-
roûs mesurer la clu,ant,i,té d,'électricité que tranrporte un cou-
',,

Ér.scrnrarr:É 969

rant, par l; quantité cl'un éloctrolyte d.onné que déoompocÊ


ce courant.
Pour bien comprendre I'expérience précédente, inaginons
nne série do .compteurs d'eau installés sur une c€ùnâ,lieation
nnique et supposons qu'une po,mpe rotative pro'duise une
circulation d'eau continlue dans cette canalisation. Toue ces
cornpteurs fournissent au bout du même temps la même indi-
cation : il's sont t'raversés par la même quantité d'eau pen-
dant le mêrne temps, c'est-à-dirc que la quantité d'eau so
consorve dans tout le circuit.
Il y a analogie complète entre les deux phénomènes décrits:
la pompe qui ost l'organe rnoteur joue le rôIe du générateur
d'électricité; le courant, d'eau est l'analogue du oourant élec-
ùrique eù ies voltamètres à eau a,cidulée peuvent être consi-
dérés comme des compteur,s d'électricité.
L'analogie se poursuit encore dans le cas ori le circuit se
ramifre à la façon des différentes branches 'd'une canalisation
d'eau. Si l'on suppose, par €xemple, que le circuit électrique
comprend deux ramifrcatio,ns, on constate qu€ dats un même
temps, le volume d'hydrogène dégagé dans le voltamètro
A, placé €n un point quelconque du circuiù principal est égal
au volume d'hydrogène dég,agé dans les voltamètres B et C,
intercalés sur chaque ramification (fig. 1s0). Il faut en con-
clure que le courant électrique rencontrant des dérivations

t'rg. r80
270 pnÉcrs DÊ puysrQtii,

.,?9mq9.1t" c'mme uû oouranù liquide, la somm€ dcs


s'est
quantités d'électricité_ qui
.passent dans uo t"*p, d.onné par
un point de cha,cune des déiivatio.n. ata"t?sâ1"-a to qoaoîité
d.i1"ytt1tité q*i pa,ss€ dans re-ci.culf
p,où?tt, nti"'"iî"r. Irn, aucûm
il n'y u, atcrûrnu,lation d,,élen.icite. ^

228. Notiorù$ do quantité d'élebtriùitè


Gourant.-En vertu et d,intensité de
{es eirperiences pr."eà."ù.] oo a le droit
L"-ï::"*r la quanrité d éiecrriciré qui t"au.;;ï""
cr'rcult' pendant un certa,in ùernps, par la masse secrion du
dégagée pendant ce teri,rils. a,nyJrlgen"
Pai détinition, de'x -r1ïantitÉs d'éroctricité seront égales
lor'squ.' elles dégagaront do^ux mas$es
Es"i".- d'-hJ,"àrcigène, I, una
sera double de
par la premièro 'autre.
sera double ae I'autre.
- r -'-"
lo.rnque la, maJse d'hydïogèî. aagrg*
Pour pouvoir qssuryf uire q*antité d'érectricité,
qu'à fixer urte unite. par suite a,, iI ne.ieste
qui ne rentrenr pas dane le cadrl "orr*ia?}ï;ioiï magnétiQùea
.:*;;*d on a adopré,
qgur unité prat.iq11e.- tre rluantité+-d,'éIectri-c,i1i,' re couromb.
C':"û la quantiré dléledlricite q"i, p". ."n";;_"p.e
voltamètre, dégage 0,0t086 miJligrammes dans un u'rr
d,hyd"oi8ri"."'""
si nous nous r€porroris à l" î;;;iè*;;Ë#iioce (g zz7),
nous lroyons que tous res vort:imètr,es so"tiraùrsés
mêrne q'antité d'érect,ricité dans t" Àorr,"-àr"pi.'No.,u par Ia
rlerons ce resulta, expri_
jî*lti1*
les traverse eet l& meme pour tou,s. 1r* I,,i,ntensité'du ,,ouront qui
si de plus nous étudioni comrnont vprie la quantiùé d,hydro_
gène dégagée a,vec le temps, ,ro.r*
pendant les seconclu= *,..o"-*rivts lcs "or"tatons en général que
gés sont les même*: Noïq dirons, cfans
r;il;;;;ïh],à"ogarre déga_
ce cas, qrre le courant
qui traverse oes vortamètrur u, on*-i"t"*iia'ioïri"r,r.o
défirvirons I'intensité d,e ,u ,,oiiont, ra quanti.té tt nott:
(Jtlc ce rou,ramt transgtorte d,é,rcûricité
en uùc second,e)
Deun eowrants auiont d,onc d'es
,intensités égares rorsqw,àrs
clé11a'ç1ct'ont d'es rLûEses d,'h,jd,îà{rene
ternps.
é.gales d.ams re mê,mc
L'unité pratique d.'intænsité de oura,nt est
d,'un couramt_ qwà transporte wn coult,mb parc,eit
Ia,m7tèr.e.-
I'intensité
cond,e ,c'est-à-dire qwi se_
d -*.. ,,hydroytrène per
æeond'e ou enoore 116 miili.ètr*,
'éîaqe 'Iqqg
dans les conditions normule*, - -- "itor-;;;y;;ftnq nesurés
Ér,BcrnrcrrÉ 271

Il resulte d,e ces définitions, que la quantité d'électrioité Q


(coulombs )transportée par un oour&nt d'intrnsiùé I (ampè.
res, pendant trn tærnps t (s,econdes) est
(1) Q=It
En résumé, n()us définissons pour l'instant les quantités
rl'électricité, et par suite l'intensité d'un oourant, au moyen
d'un voJtamètre spécial, le voltamètre à eau anidulée. L'étu-
d.e générales des lois de décompositions chimiques va. noug
montrer qu'orl- p.eut s'adres'se.r' à tout autre voltamètre,

239. Expériences sur des électrolytos différents.


Plaçons m,aintena,nt dans le même circuit, une série de vol-
tamètres, contenant des électrolytes différents : e&u acidulée,
srrlfate de cuivre, azot*Le d'argent ou mieux eyanure double
d'argent et de potassium, chlorure d'or ou inieux cya,nur€
double d'or et de potaesium.
Tarons la ca,thode des trois derniers voltarnètres et faisous
passer le courant p,endant un certain temps. Iln répétant I'ex-
périenc,: un certain nombre clc fois et en notant chaque fois
le poids des ,oathodas, n,olrs con,statons que l'augmentltion
de poids de chaque cathode est proportionnelle à la quan-
bité d'électricité qui a travereé l'éleotrolyte, cett'o quantité
étant, mesurée par le volume d'hydrogène dégagé dans le
pr'emier voltamètre. Ce résultat constitue la loi do Fa.raday,
],a tluamtité d'un electrolyte qttelcon,que déronnosé.e pû..r %n
cottq'ant est proportionnelle à Ia tlu,antité d'électrieité qui
(, traaersé I'électrolytc, ou ce qui revient, a.n même (for-
mule I) est proport,i,ortrttl/e ri I'înten.rité du co'ur'ûnt et au
ternps.
Cette loi nous montre bien qu'un voltamètre quelconqua
peut servir à mesurer I'intensité d'un courant. Il suffrt pour
cela de connaître la quantité de cet électrolyte docomposée
par un couloinb.
230. Fixation de I'ampère légal ou ampère"galvanoplas-
tie, - I-.,a loi de Faraday montrant que, p,oul' la définition
et pour la mesure de I'inteneité d'un courant, il est poasibte
d.ls'adreeser',à un électnolyte quel,eonque, on a fait choix,ipour
définir lég:rlernent I'ampère, cle l'électrolyte susceptible ds
donner lieu à un dépôt métallique bien régulier, lo poide
atomique du métal étant connu âvec une grande préciriôn.
272, pnÉcrs DE puysreûu

c'est. ainsi qu'on a adopté I'électroryso de l'azotate d,a,f-


qent, l'ampère lésal étant par suite déhni comme l'intensité
d'un courant constant qui -dépose I mg r1g dargent par se-
conde.
Pour les recherches de haute précision, on megure toujours
I'intensité d'un courant a,u moyen d'un volta,mètre à aiotatn
{'.?"gent.. Pour les mesures industrielles, on s,adresêe à
l.'électrolyse plus economique du
-sulfate d,e cuiore, I'ampère
étanb défini comme l,intensité d,'n courant q;i déioe"
0 mg 33 do cuivre par soconde.
D'ailleurs l'électrolyso no fournit pas une méthode assez
s-r+nle eù assez rapide pour convenii aux mesures usuelies
d'intensité. Nous verron' dans la suite comm€nr on a pu
construire des appareils à lecture immédiate, appelés i *àa-
rcmètres, basés iur les propriétes magnétiq""* i" courant.
. Tout'efois la graduation des ampèràmètràs r'effectue tou-
jours par-eomparaison avec les indications du voltamètrc
à. azolalg d'argent ou à sulfate ds cuivre placé sur le même
aircuiù (fig. l9a).

IIf. ecCuuur,ATEuRs. prLEs


-
23t. Polarisation dàe voltamètres.
-unvoltamèùredans
Iequel le courant a passé un certain temps est modiûé. con-
tidérons par exemple un voltamètre à eàu acidulée dans le-
quel
-plougent deux lames de plomb r et r' et qui peut être
plgcé à volonté au moyen de godcts de merco"" À, B et C
soit dans Ie circuit d'un générateur E, soit tlans câlui d'urr

r[, {til
ÉrncrnrctnÉ 273

appareil très sensible G appelé gularr'nomètre,, lecluel est dé-


vié lorrqu'il est traversé par des oourallts de faible intensite
(fig. 181). Si l'on réunit les godets B et C par un fil métal-
li{ue, on constate d'abord qu'aucun coura,nt ne traver'se Ie
galvanomètre G. Si l'on joint alors au lieu de B et C, les
godete A et B, on fait oasser le courant, du générateur E
dans le voltamètre : l'élecbrolyse se produit. La lame de
plomb f se recouvre dc bulles d'oxygène, lo lame I' de bul-
les d'hydrogène. Au bouï de quelque temps,. on supprime le
courant et on réunit les godets B et C, ce qui met de nou-
ve.lu 1e.., c$errx bornes du galvanomètr'e en communication avec
les électrodes I et I'. Cette fois I'aiguille est déviée : le sens
de sa déviation e.st le même que celui que l'on obtiendrait .
si, réunissant  et C, on falsait passer dans le galvanomètre
le coufant, du g4énérateur. Ainsi un voltamètre rnodifié par
Ie passage d'un couranù est un véritable générateur dans le-
.ruel les pôles sont les lames de plomb qui ont scrvi d'élec-
trodee.
Le courant de charge a produit une dissymétrie elrtrc el'
les : on dit qu'il les a polarisées ; le courant de clécharge esl
€n sen,s inverse du premier, aussi détruit-il peu à peu Ja
polarisation. [],cesse dès que les électrodes ont repris leur
état primitif.

232. Principe deg aceumulateur. voltamètre po-


larisé ne lleut servir pratiquement de-IJngénérateur que s'il
donne un courant' d'assez longue duree. Il y a donc intérêt
à utiliser des élecùroiles, pouvant s'imprégner d'une quantité
considérable de gaz, puisque le cour,ant dure tant que la pola-
risation n'a pa,s disparu.
Ie métal qui convient le mieux est le plomb. Dans les aÆcu'
mulateurs actuels, les dlcctrodes sont de larges plaques de

Flt. lll
.\

274 PRÉoIÊ DE PSYEIQUE

très voisines les unes de autres, et immergées


de l'eau additionnee de 3/tue d'acia* ,.ltt""iqi;.. Toutesdane
'lomb,
lanres de rang pair cornmuniqu-e't entre elles, ai.rsi q""ï;:Jes
tes les lames de rang impair -(fig. rg2). Tout'.. puuru
comme
s]il y- a,vait,. pour chaque-électroàe, une lun o.rior,o
- de 6''ou-
s.ran-
des dimeueions, recwânt le gaz sur Êes deux "-
i;;.r:"
charger un accumulaleur on y envoie -Ë"îooru..,t
..Pour.
d'un générateur L'oxygè.* *" ,orrd s'r les lames pouiii-
-G.
ves A qui s'r.rx.ydent et prcnne nt .ne teinkl r.ouge;
gène s'r les la.rnes négatives B; re. métal iorrjorrr* I'hyoro-
d'abord réduit, puis ir eet iniprégné pu, -iit,yar"gaïu. est
oxydé --
on reconnaît guo l'arecumulate'r <st cËargé quand Ies saz.
au lieu d'être par les électrocie., Ë. âJÀrs.ri"
'ere_nus
surface de l'eau. on a observé d'ailleurs qrr;r, aocumula- ""î
teur tf i a beaucoup servi s,e charge davanfage, t; tpd-b
étant, d'evenu plus I spongieùx.
r,'accumulateur ie*t reeter cha.rgé très rongtemps
eb
même être transporté. pour I'utirisei comme
suffrt de réunir ses électrodes par 1n conduct"cur *a"e"utÀ;, ;i
: l,anode
N..devienl lu pôle positif et ra cathod_e. p te pote négatif.
L'hydrogène s-e porte sur les lamee
.oxydées ô",if "éd;i;;;;
à peu. Le radica'l so' va, en sens invl"r., *l'o.rit à r'tl;iro-
gè_ne pour reformer de l'acidlo sulfuriqu; - --
Il est indispensulI. poor la bonne conservation des ilccu-
rnrrlateurs de les
.cha,rg€r _fréquemment et de ne jamaia at-
tendre qu'ils se soient total,ement dfuhargés.

e33. Elément de pile de volta. prongeons dans cre


l'acide, sulfurique étôndu d'€au, une- lame de- cuivre
et, uno
la,rne de zrnc. sr I'on réunit les lames pa,r un frl métalli_
gu€,. c.e- ûl eet p&rcouru pa,r un_couranï-quron p!;;;ï;
en évidonce au moy€n d_'un_ gaïvanomètrd, c; courant, v&
du cuivre au zinc dans re fil de jonction, .i pu" suite du
zinc au cuivre à I'intérieur du vase contenant l,eau aeid'_
lée (fig. t8B).
.L'apparerl ainsi réalisé, qu'on appelre un élément, de
pile, a été découvert par yolta. r,'i"pe"i**" précédente
nouF.montre que cette pile est un généiateur, aoirt tu poi,
positif est la lame de cuivre. et le -pôle négaiif ta lamË da
zine.
rl y a du reste. une analo-gie trèe grande entre ce
générateurs et les accwmu,r,âtewrs. 5e- mêmo qr. type de
dans les
Ér,ncrnrcrrÉ ùiS

voltamètree et a,ccumulateurs, le coura,nt nia lieu que lora-


qu'on â, produit une dessgrmétdï,e arti'fôc'i'elle enbre.lès . élec-
trodes, de mèine dans les pile,s le courant obtenû s'exphque
par la d,issymétrie natnrelle des électrode,s.
T---'S'1 i: 171 /' o 1-. *l-*-
Ftu CONOT'+ITL'.P \

=-)----.- fntt
-lncnuttt
-*l
"-l

-l

Fig. r81

?F.ît. Explicatioii du fonctionnemeht de la pile,


gine db l'énergio électriQUc; ConsidéronÉ une pilè- Ori'
de
Volta en circuit ouvert; ie pôte - négatif étant corrstitué pai
une lame de zinc amalgàmé, lequel n'èst pes at'taqué per
I'aeide sulfurique étendl; tant qne le circlit reste ouvert,
il n'y a âucun acLion chimique à l'irttériêur de l'élérnbnt.
Des quo le circuit de Ia pile est ferhné, on constate,que la
lanre dô ziirc diininue, 'transformée peu à peu eir sulfate de
ainc; tandis (lue de I'hydrogèrte $e dégage sur le cuivre.
Cette réaotion chimiQue résulte de ce fait qùe le courarf l
traveise I'élément de pile en allant du zinc àu cuivie ei dé'
compose I'aeide tulfitrique ; l'hy'drogène suit le cgurâirt et
apparaît donc sur la lame de cuivre,- l'ion SOt apparaît
sur la lame de zinc en doûnant du sulfritÆ de iinc'
Le passage dn courant' cst donc corrÉlatif de lâ téa;ction
chimique suivante :

SO'I[2 +Zn = SOoZn + II!.


Si l'oir produit ceùte réaction en mettzi,nù une là,me de zinc
cans de l'acide stlfiiiique, on coirstate qu'elle est d€oompg,-
276 pnÉcts DE pEysleus
gnée d'un grand. dégagement de chaleur : l,énergie.
chiraiqtæ
ces corps- en présence s'est transformée en éneigie ,otoidji.
que. Or dans la pile de Volts cette même réac[ion
cltrit. en ,u pro-
_dégagçeant beau,coup moins a" lfrrf-"" I c,est donc
qu'e la plus grande partie dà r'énergie ctrimique
est transfor.
æée en énergie éleclrique.
.-
on conçoit, dès lors la _possibirité de e,onstituer tlif férents
éléments. de pile. Il suffit- pour cel6. a,r-p1àv"r tles subs_
tances diverses (lames métalliques et sels) qiii-*oinn,
tibles d.c prodriirc, I;oub lfiniluece cl* eourant _"*"p_
_ lrri_même
*n ensemble de réaction chimiques qui déÀ;;- d;"];^;î;i
leur.
Les différentes piles ainsi construites peuvent clifférer
soit
rrar la nhture des électrodes et de l'électrorvtel- roit pcr-Ë;;;
tlimeneione.

235. Polarisation des pilgg:


precédente, réalisee avec
-_ si dans I'expérience
un érément yolta, on-laisse'le
rant passer un certain t€+pp dans l'ampérlmètre, on observe "ou_
que I'intensité du courant bâisse assez
"upidu*rnt,'et
plus que le débit de la pile est plus forî d,autani
ra cause de cette diminution doit être attribuée à Ia for-
mation, par suite
drogène adhérant à !u_ pa.ssage clu courant, d.,un" Sui".-d;hy_
Ia- larnJ de cuivre. E;l-;; en effet Ia
lame de cuivre et b_rossons-la soign"r.u"*urri-àu-L,rolère
débarrasser des bulles gazeus€s lrri ra r..orrr"uot à la
nous Ia remettans en pla,ce, r'intensité ; lorsque
pour un instant sa valeur initiale.
àu co,r"*nt prend
sous l'inf luence
,.du oourant, ir s'est
modification de l'état
donc produit, une
de surfaoe des gl.cirà*s. c. prrg"ol
mène étant, analogue à celui qui so produit d"", fa poiu.lu".
tion des volramèr'e.B_, 03 dir qïe ta i;te ;;;rt-iîior;^au.
En resumé, la pite Volta ôt t.r..pitr, se potari-
sent par suite de l'apparition de i'hydrogène",;;[;;s
ui" i"-rd;;;:
sitive, la polarisarion étant évidemùe";ïà;;;"t pro.-.rii.
de que la'fo'mation d'hydrogène est pr's
.nérruent le courant plus intense. ";;il; et par con-
. Qn peut atténuer la polarisation de ces piles en cherchant
à détruire plus ou- moins. complètem"". i'firàrogao.,
et à mesure de sa formation-, au fur
substâo*'aitu dépora-
-iar 'neoxydant
risant. Généralement on utilise qui,
_un
la lame positive, transforme I'hydroga,"Ë u"- ""t"ii""t
""u'.*'
Ér,ncrnrcmÉ fl71

On peut cl'ailleurs éviter la polarisation cil construisant


c es piles telles que les décomposiiions qui s'y plociuisenr ne
tl.onnent lieu à aucun dégagemenb gazeux sur les électrodes.
Ceci nous conduiû à considérèr deux classes de piles sans
p-rlarisation seneible : les piles à d,épolarisant et les p,i,les
t;npolarisables ytur ctntwre.
Dans les un€s et les autres nous trouverons toujours
cJinme éiectrode négative une lamc de zinc gui e,st en géné-
lal amalgam'é.
Quant à l'électrode positive, ,elle est en général constituée
p,ir une la,me de cuivre ou par un prisme de charbon dee
cornues (substance conductrice, solide et inattaquable).

236. Piles à dépolarisant Une des solutions les plus


simplee pour obtenir uh élément- peu polarisable consiste à
oxyder'superfrciellernent la lame de cuivre. L'hydrogène qui
s'y porte réduit I'oxyde de cuivrc, eù il suffit de chauffer
de temps en ternps la la.me à I'air pour régénérer Ie dépo-
laribant.
On préfèpe remplacer la, iame de cuivre par un orisme de
charbon d,es corntres et employer comme déllolarisant un€
substance solid.e ou liquide qui €ntoure cette lame. Nous al-
Ions énumérer les deux typee les plus usuels.
10 Elément' d,e p,ile aa b,ichromote de potassiunt
* Le charbon et le zinc sont tous deux plongee dans un
même liquide contenant, en solution dans l'eâu, l'électrolgte,
qui est I'acide sulfurique, et le d,épolwisant, qui est du
bichromate de potassium Cr2O'K'. L'hydrogène réduit le
bichromate en donnant, grâce à la présence de l'a,cide sul-
furique, un mélange de sulfate de chrome et de sulfate de
potassium.
Dans I'élément Grenet (fig. 184), Ia, lame de zinc B (pôle
négatif) est comprise entre deux lames de charbon C,C"
qui communiquent extérieurement.
2o Elénzent Leclancltë. (fig. 185). ** L,e zinc plongc dans une
soluùion do chlorure d'ammonium AzII'CI (électrolyte) eù le
charbon est entouré d'un mélange de coke concassé et de
bioxyde de manga,nèse MnOz qui joue ie rôle cle dépolari-
sant. Ce mélange solide eet, renfermé dans un vase poreux
ct est par suite imprégné par la solution de chlorure d'a,m-
mouium.
275 pnÉcrs DE FÉYstariE
,

du coUrairt, le chloiure d'amrnoniuin est


Sous liinfl,uence
d6oompoeé en AzE' -€t Cl. Le chloie remoirtu Ie coui.ant et
vient former du chlorure de zinc. Le iadicnl AzEn se dirige

Irig. l8rr. I'ilc arr biclrromate

vers I'électrode positive (charbon êt boke); là il se dÉdoublu


en ammouiâ,q]rq fu4'i qui reete ên disnolutionl et en hydro-
gène, qui rdduit le bioxyde de maniganède lf{nO2 à l,état de
pr.otoxyde MnO.
_, Ce dépolarisan_t solide agit beaucoup plus lentæment qu'pn
liquide; aùiisi l'élémeht LÉclariuhé se pdiarisè-r-il ireieà'vitô
en âeiviee contiinu : lâ dépolari.ration n" so lrrodpit qu,à i"

Fig. t85 Pile Daniell


Ér,ncinrcrrÉ g7g

lorrgo*, pâr le repos. Cette raison explique pourquoi les


piles Leclanché sont employées unitiuement poui les travaux
intermittents (sonneùtes, télégraphc).

237. Pites impolarisables par hature. Elément Danirll.


(fiS. 185.) Ces piles renferrnent toujours deux liquides
-
élecirolye.'.,1;lcs clcns icsclrr,:Js . plong,:nt respeetivement ies
deux électrodes métalliques, l'électrol5,te de la la.me positive
étant un sel du aême métal.
Nous allons voir quo grâce à ce dispositif, les électrodcr
ne scnt pas rnodifiées par le passa,ge d,u courant, aucrin
ion garÊrrx ne pouvanù apparaltre. --
Dans l'élémenb DanielJ, de beaucoup le plns enrployé, .une
lame de zinc de forme cylindriciue (pôle négatif) pionge "

dans de l'acide'sulfurique étendu. A ltintéri.oi *u trouve un


vase por€ux contenant une soltrtion saturéc de sulfate de
cuivre, dans laquelle plonge une tige de cuivre çpôle posi-
rif).
Sous l'influence 4u courant, la lame de zinc dirninue,
traneformfu en eulfate de zinc, et la bige de cuivre âng-
mente. f.cs ions SOÉ (du sulfate de cuivre) et H2 (de l'acide
sulfurique) se, rencontrent et. se combinent dans le ve$q
poreux.
Le passago du courant nc mo,difie dqnc pas l'état de sur-
f.aæe des électrodes : ausbi la pile Daniell est-elle d'une
conttance remarquable qui la fait empoyer pour les travaux
proloneée'(galvanofilaet'ie, rstation té!égraphir'.:es impor-
tantes).
280 PRÉCIS DE PEYSIQm

OHAPITRE II

, ACTIONS MT{GNETIqUES DES COURANTS


MESURE PRATICIiE DES INTE]{SITES
BLECTRO.AIMANTS

' r. ._ cgAMp ilrecNÉrrquu n'ux coulù-{Nt

238. Aotion d'un courant sur un aimant. Règle.d'Am_


père. Le courant ne fait pas sentir son-a,ctioi' unique-
-
Tgqt là où il passe, commo par exemple d.a,ns un iïi qui
s'échauffe, ou da,ns une dissolutir-rn saline qui crst. decompo"
sée.
Nous avons déjà dit qu'il :leut exercer à distance des
aetions magnétiques. L'action d'un courant snr un ir,imant
est, mise en évidence par l'expérience suivantc clue à ocl,:
t:C (^.g. t t,

l rg. lUô

Uno aimantée eet abandonnéo à elle-même; elle


prend -aiguille
lr diroation ds méridien magnétique, Au-dessus da
dr,tctniort$ , igi
cette aiguille, et parallèlement à sa directionf on approche
un fiI métallique traversé par un courâ,nb; I'aiguille prend
une direction nouvelle, faisant avec la direction du cou-
rant, un angle d'a,utanù plus grand que Ie courant est plut
intense. Le sens de la déviation dépend du s€ns courant et
est donné par la règle d" AntPère.
Lorsqw'oru la,it ag'ir ir,tt' cowra'nt sQtr un airna,nt mobàle,
l'aimamt tend' à se mettre en croia a'aec le courunt, et sorù
pôle nord, se pwte à ta gauclte d,'uru obscruateur co'uché I'e
l,cng rlu li.t, rle sorte qtt'e l,c cotwamt entre ?]ur ses rtied's et
sorte par sù tête, et qw'à|, regard'e L'aiguèlle.
239. Champ magnétique des oourants rectilignes et cir-
Cglaire3. tfn côlrant agissant à clistanci: sur une ai-
-
gçille aimantée, il faut en con'clure qttFtl.crée antotlr de lui
in cha,mp ntoç1nétirltte à la façon d'un aimnnt. Nous allons
i'tudier ce champ en réniisant, dans les cas les plus impor-
tants des spectres magnétiqu'es'
lo Spectre rnagnét'igue d,tun ca,wranrt rectil.tgne. - Faisons
nasser un coura,nt intense tlans un gros ûl rle cuivre et pl$-
uuÙ pnÉcrË on,pgyÉlrouit

çons une feuille de carton blanc perpendiculairement à æ


fll (ûg. 187). Dn le saupoudrant d-e ûmaille et en doùnant
dc légers ohocs, les grains dessinont, des circonférenceg don.
le centre est, au point oir le frl traverso le carton.
20 Spectre magnét,i,r1we d'uet. couramt circ,ulaire La
feuille de carton horizontale étant percée de deux tro.r,", .on
y faib pasccr plusieurs fois un fll isolé quo I'on contourne
en forme de circonférence.
- Irorsque ce fil *t' traversé par un courant, ta limaiile dg
fer projetée sur le carton tra,ce des lignes de force qui da.ns
lo voisinage du conducteur sont presquo des circonférenceg
ayant pour centre l'un des points de traverseô du frI, tandis
c1u'au centre du courant ces lignes sonù eensible,mént dee
droites parallèleo (tS. r8B).

Irig. {88

3o Spectre ma.11nétique d'urte bobine allongée ow sol,énoid,e.


-un On appelle wlërtoïde le conducteur obtenu en enroulant
fil en hélice Bur un cylindre. Pour produire le spectre
d'un solénoïde, il suffrt de Ie oonstruire sur uno feuille' de
cârfr;p percée do deux séries de trous (fig. 189). On constate
alc.:'r que la limaille de fer y dessine deux group€s de
courbes fermées (fig. 190).
Ér,pcrnrcrrt 283

A I'ext'érieur ceq oourbes so,nt analogues à celies obtsn-ues


avec un aimant, (fig. 17l). A l'intérieur ces lignns de for'
ce sont des d.roites sensiblement parallèles, formant un fais'
ceau très serté.
L'expérienae montre de plqs que Ie ciam,Tt inf'érieqr qinsi
prod,r4i,t est d'autamt pl.us intense. que 1r' càururtt e$ lùù'
même p.lus intense et que l,es çgtirps d,w solén,oid,q sont pl,ws
serrées, Une règle, simple, dite règle du tire.=bouelton permet

Fig. 190

de trouver lo sens de ce champ ($ 213). Dans u/n, coura,rtt ci,r-


culaï,re et dans un solénoid'e, Ie sens d,u charnp et paf su,î,te
cel,u,i des lignes d,e lorce esl celwi dans lequel progresse un
tire-bouchon d,irigé suôaa,mt l'a,ae et que l'on loit towrner dans
le sems d,u courant (fi$. 191).

rig, !01
284 PRÉcIs DE PEYSIQuE

_ 240. Prihcipe du galvanomètre à aimant rmobile.


L'expérienco-d'oersted ($ p3g) nous a montré qu'un courant
taisa,it dévier une aiguillc airnantée, cl'.autani plus qu,il
était plus intense. on conçoit, rlonc qu'avrlc un tel-clispositif.
on puisse constalrer le passage du cc,uranb rlans un ûl et cn
mesurer l'internsité. Lln- tel apparei\ ne donrrerait pas r:rJe
déviation visible pour l,es courunts frès, f aibles : aussi eïr
augrnente-t-on la senxibil.it;é en enrculant le frl Jans leouel
passe le coura.nt autuur d'un ca"dre &u centre cluquel on
pl-a,c€ l'aiguille aimaritée. On réa,lise ainsi une boùine
ou
solénoïde dont le champ intérieur eust cle beaucoup supérieur
au_ champ créé par un fil rectiligne.
La bobine est placée de façon que son axe soit pe-pen-
d-culaire au champ terrestre I{ ,et- ie pctit aimant ns est
suependu à I'aide d'un fil do cooon qui a la propriété de nc
pas réagir lorsqu'on le tord (f,il sans torsion)'1ng. fSZ;.

n&
I,L
Fig. 192

Quand on fait passer un courant dans Ja bobine. il pro-


duit à I'intérieur un champ I[' dans ]a direction do son
axê, c'est-à-dire perpendiculaire à I{.
Sous I'influence de ces deirx champs, I'aimant prend une
direction interrnédiaire l,, cù par suite tourne d'un angle
a:ROH. La partie droite cle la figurc lg2 représont,e ùn,..
projection horizontnlc de la" hobine et de l'aimant.
L,a déviaticn a cle I'airuant est d'a*tant plus grande que
le charnp I{' est plus grnncl : ellc au.grn.r:nt.c l.vcc.l,inturrrité
du ,courant.
'24L. Gaivanomètres industriels, Ampéremètres.
Le galvanomètre à aima,nt mobilc eæ,t d'une grande sensibi-
Iité et ne peut oervir que pour compa,ror entie eux des cou.
Ér,pcrnrcrrÉ zg5

rants de faible intensité : il ne donne pas la valeur absolus


de ces intensités. Pour les usa,g€s industriers, il est néces-
saire d'avoir dee galvanornètres dans lesq.uels on puisse
faire passer un cou.ant de grande intensité et qui doïnent
Ira,r une simple lecture la valeur de ceùte intensité.
plus, -l'appareil doit être résistant, et il doit pouvoir
- Dopla,cé
être dans une position quelcongue, verticale, horizon.
tale, inclinée, sans avoir besoin d'être orienté danj la direc-
tion . du méridien magnétique.
rroi galvanomètres industriels qui satisfont à ceb diverses
conditions sont appelés des antpéremètres .. ils sonù baeés sur
le même principe que les galvanomètres.
voici la descy'iption rapide d'un ampéremètre à aimant
mcbile (frg. les).

t0
-T-I
o }I"',tc.
tr
^a<1'1-1

'\N
Ë

ix-N"",i;
V t!=:)/
Fig. 195

ÏJn petit barreau dc fer cloux, mobile autour. d'un axe


perpendiculs.ire à sa direction, est soumis à l'influence de
deux aimants en fer à cheval zrs. Il s'aimente lui-même, et,,
comms I action des aimants sur lui est beancoup plus grande
que I'action de la terre, il prend la dircetion NS, déterminee
par les pôles des, aimants, quellc qrie soit ia position donnée
à I appareil.
Ce petit barreau est à l'intérieur de deux bobines sul
lesquelles s'enroule un fil conducteurt gros et eourt, entorrré
?8.F rnÉcrs DB pgxsreur
de roie. L'enroulement du tl est tel quo les aptions des dcdx
bobines sur Ie barreau eoient conçordantes.
Quand 'le courant trayerse Ie fi!, le barreau aimanté est
{9vié, et il_prend une diroction comprise entre ÀB et NS,
d'autant plus rapprochée de AB que I'inteneité du *ou-
rant est, plus grande.
A l'extrémité de I'u*" de rotation est, une aiguille qui se
tnerrt s_ur un cadran. Ou gradue ççù ûppa,reil empiiique-
ment en le mettanù dans un circuit qui contieqù un volùJmè-
tre à s..rlfate de cuivre .ou à aztttate d'argent (ûg. 194). On

Fig. {04

fait pâs'ser dans ce circuit un eonstant dont l'in-


tensité est mesurée en ampères &u "oo"u,ot
rlo;l'€D du dépôt de cui-
vre ou d'argent (S 230); en faisant varier l'intensité du cou-
rant, on détermine auôant, de numéros que I'on eut svur le cl-
dran divisé. L'expérience montre que les déviations sont serr.
siblement proportionnelles aux intensités des courants, Lâ,
graduation est done composée de divisions équidistantee, in-
diqnant les intensités en am,pà.res.

Jr. ATMANTATToN PAR LES COUnANTS: ELECTRO-AIMANTS. --


TEtEGE,APgIE.

242. Aimantation par les courants, -- T-e champ ma-


gnétique d'un courant étarlt comparâbl'e à celtri d'un ai{narrt.
ll en résuite qu'un morceau d'acier op de fer doux Fla,cé
drncrnrcrtd nel
dans l,e voisinage d'un couranf doit s'aimanter commo s,il
était placé au voisinage d'un aimant (â gil). C'esù ce que
I'expérience vérifie
lo Aimantatiort pernl{rmente de I,acier tretnpé. Lors-
qu'on veut réaliser une intensité d,aimantation notable par
I'emploi d'un courant, il faut employer rrn d.ispositif suscep-
tible de produire un cha,rnp rr,*goétique intensL.
C'est pour cette raison qae l'o,n aùnumte tou,jours u,n barr.
reau en Ie plaçant à l'ùttérieur d,,wn solénoid,e p&rcorûlu
par un courartt intense.
Plaçons un barreau d'acicr â I'intérieur d'un tube de
v€rre autour duquel on enyoule, toujours dans le même
sens, un fil conducteur (frg. Ig5).

Fis. 195

r)ès que Ie courant passe, [e barreau s'aima,nte forterueut,


lc pôle to"q de I'aimant apparaiosant du côté du pôle uord
d'.r oolénoïde (1), Cette mêmd aimantation persiste, .un Deu
alïaiblie, iorsclu'on supprime le courant.
20 Aimanttztiort, tenr,poraire d,w fer douc.
- En t;aima,nta-
I'intérieur du solénoïde un barreau d,e ler d,oun,
plaçant à
tion e.st plue rapide encore, et plus intenso que pour I'acier
trempti; mais cette aimantation cess€ aussilôt qu'on Ëup-
plinie le couranù.
on obtient ainsi des a.imants brès pnissanhs, temporaires,
no:nmés électro-a,imant s.

243. Electro-aimants. --- Un électro-aima,nt est d.onc


constitué par un noyau de f,er doux autour duquel r'enroule,
en spirale, un fil conducteur isolé par unê ànveloppe de
c:ton ou de soie.
ce frl cubducteur glt loni4, assez ûn, et le nombre des spi-
rcc est souvenû considérable.

1f) Le pôle Nord d'r,rn Solénoide, comme celui d'un aimant, est à I'ertré-
miité par laquelle sortent les lignes de force. (Ieur sens est donné par Ia
rd.gle du $ 2691,
tug bn:ôcrs on iisvstQuËt

On donne au* électro-aimants, comme aux aimants, tan-


tôt la forme rectiligne (fig.
196), tantôt la forme de fer à
cheval (frg. 197).

Fig. 196

Quand l'électro-aimant esi en fer à cheva,l, le noyau de fe:


doux esù recourbé, et l'enroulement du frl se fait eeulement
sur les deux branchet parallèIes. Lo fiI, après avoi-r consti-
tué par son enroulement une bobine Bur la première bran-

Fig. {gf

che, va, s'entouler sur la seconde pour y fclrmer une secondo


bobine. Le sens de I'enroulement sur la seconde bobine est
le même que si on avait enroulé le frl Bur un noya,u rectili-
gne, tonjours dans le même selts' et qu'on l'ait courbé en-
suite (ûs. 198).

Irig. 1t)8
ÉmcrnrcrrÉ 9as

244. st usagos. das


Propriétée.créc électro-aimûnts, *
.fln ulr ciulru3r ' rnl5^riétique analogue à
électr'<lirirnaaru
celui d'un aimant do même force, mais d'trtte intensité bien
supérieure. Ce champ croît du reete avec lc nombre,de.spires
GeÆ bobrnes de I'électro-airnarrt et avec I'intensité du goil-
rant qui les traverse.
Dans l'industrie, on utilise Ie champ magnétique intcnao
réalisé dans la région située €rrûre les pôles des 6lectro-4i-
mants lecourhtis pou,-' produire tiu tt'ava,il. Si I'on placc
dans cette région appelée emtreler des enroulernente dc ûtn
parcourus par lrn courant étrectrique et, convenablement dis-
ps&, Ie oha,rnp magnétique intense développé par l'électrç-
aimant agit sur ces courants et peut produirè une rotrtion
continue du système : €'est le principe des ntotewrs électr',i-
Q'Ltes.
On utilise également les attractions quo proiuisent les
électro-aimants sur des morceaux de fer doux placés au voi-
sinage de leurs pôles. Un tel rnorceau de fer,; àimanté per
influence reste appliqué contre le pôle tant que le cour:rnù
passe. Dans le cas d'un aimant en fer à cheval, il faut une
force quelquefois oonsidéraLrle pour détacher pette baue do
fer appel& arrnnturre lorsrlu'ellrr est collee aux de,rx pôles;
on peuù y susprendre des poids à l'flide d'uû crochot (fig.
t97) et l'élerctro-ainrant les rnaintient soulevés tant qùle le
courant pecs€.
Si l'on envoie un cour&nt .intermittent: dane le lïl de
l'électro-aimant, l'armâture portée par un ressort, arrtago-
niste est animee de mouqem€nts de va eb vient successifs.:
c'est le nrincipe des sonnettes électrirlues brembleuse,s et du
të.tégra nlte.

245. Sonnerie électriquo,


-. Une sotm'prie électtriqu,e
eomport,e comme pièce eusentielle un électro-aimant, att:I-
ché sur une planchette (ûg. 199).
Devant les pôles est un conta,ct de fer doux (I'arntatu,.r).
soutenu par un .ressort, et mobile autour de son extrémit"{.
[.o bas de la tige porte un mârtea,u, maintenu à une petite
distancc d'un timbre T.
Lorsqu'on appuie sur I'interrupteur I, le cqurant -F,asac
et I'armature esù attirée, d'où'le choc
dan,s l'électro-aimant
du marteau sur le t'imbre; mais en même temps le aontaaù
æt rompu eû A, cç guj int'errompt le courant eb.par srritd
i0
.l

290 PnÉcrs Ps PEYsrSuE


'1'attTa,cÛ1on d.u 'marteair. 'Ce dernier se ùrouve ranend à ss
preinièro position par le reesort qui le supporte; le même
'phénomêne recoûlm€Dganù, il'ae produit un nouvement
d'oscillatlon de l'armatuie et de son marteau qui ne ceae€
quo lorr.qu'on nnappuie plus sur l'interrupteur f,

246. Principe du télégraphe. Si l'on veut envoyer


dee signaux d'une etaùion A à une station B il sufût de
dioposer on A uu,e pile et un infurrupteur I et en B un élec-
tro-aimant placé dans le circuit d'e la pilo (tS' 200).
â l'n,iflç cl.u computateur I, on peuù produire à volonté
dos nouyements de l'armature F de J'électro'aimant. C€tte
ormature actionne,un appareil qui,'produisant des signaux
conventionnels, permeù la communication de Ia pe:reée de
AenB.
Une inste,llation télégraphiquq comprondra donc ;
..
sowrce :d,'électricité'constituée en général p&r del
-:''1"o; TJne
pildB Eaniell ou 'une batt'erie d'accumulateurs I
tr,gctnrcrtt 2e1

2b Des lits d,e comtnuni,catiom allant cl'une stat,ion à ltau-


tre. Ces fils, en fer galvanise d'ass€z gros dia,mètre,--enù
suspendus à de grandJ poteaux de sapin par I'irttermédiaire
d'isolateurt en porcelaine.

Fig. 9fr)

Rernarque. .- En pratique en n'emploie'qu'un lil de Ii-


gne : la terre ùient lieu ds tt de reùour du courant. On faiù
c.ommunlquer ar€c le sol, d'une part te pôIê nfuatif de la
pile eù d'aptre 'part une dee extrémités du ûl de l'électro-
aimanù. On économiso &insi le.s frais d'établissement et d'en-
tretien de la moitié dee ûls et on réduit de près de la moi-
tié de sa valeur,.la, r'ésisùance du circuit. La torre ioue.en
effet le rôle d'un oonducteur de rfuiotance négligeable; à
condition toutefois que les extrémités de la ligne soient re-
liées à des plaques rnétalliques profondément enfoncées danr
un sol humide.
3o Un système destiné à faciliter l'établigsement et la rup-
ture du courant : c'est lle transmattewr ot ma,nipulatewr r'
40 Un électro-aimant aptionnant un appareil prod.ucteur
do oignaux. L'ensomble,çbnstitue I,e récepteur.
Remarqtrc. Dans la pratique, chaque poste pousède un
trancmetteur -et un récepteur, de torte qu'on.peut, par do
communioatione conùouablement établies, envoyer des dépê''
ches dans les deux sens sur la ligne.
'
247. Télégraphe Motce. Les différ"htd ,v"ft*e* do
télégraphet, no se di$inguent les uns des autres quo par læ
détailr du recepteur et du transmetteur. ' Nous' décrironf
)92 pnÉcrs DE pgrsrQrË

uniquement le télégraphe Morse qui est le plus simple de*


.difiérents systèmes e,mp-loyés.
Transmetteur ou, m,anipulateur lLorse. 11 se composo
d'une tige métallique mobile a,utour d'un axo auquel aboutit
le tl'de ligne. Au repos, un ressort maintient l'extrémité de
cette tige contre un arrêt qui communique a.v€c Ie récep-
teur (ûg. 201).

ffcfPrfaf
tt6ilf
Fis. 201

frc'rsqu'on presse a.vec la main sur la poignée isolante, un


ctiurant, est lancé dans le fil de ligne. par l'interméd.iaire do

Fig. ?09
, dlËcnntcrîÉ,. 2g'J

la bo,rne qui cornmuniqu.e avec le pôle positif de la pile. Le


courant qu'orr cessij d'appuyer.
ce$se dès
Eécepteur Morse. rl sc compos€ d'un électro-aimanù E
dont, I'armature F -est fi.xée à t'cxùrémrté d'un levier aoF
mobile autour de o (fig. z0z). L'extrémité o du tu"i*-"*i,
au repos' à une petite distance d'un,e molette d'acier ït, rr.trr
i i:otte constamment con[re un ta,nipon imprégné d,encre.
jrntre m et z se dérouie lenternent une bande do papror
eoumise à I'a,ction d'un mouvernent, d'horlogcrie.
Quand lo manipulateur s'abaiose, l,armaturè .h' s,airaisse,
a se soulève et appuie I'e papier contre la molette qui i
trace un trait dont la longu,eur dépend de la durée du cou-
rant. , Dès que Ie courant cesee, I'extrémité a s'abaisse, en-
traînee par l,e ressort r. Deux ar.rêts limitent le mouveme,nt
de va et vient.
Les sig-nes_ employés tlans le télégraphe de Morse sont au,
nombre de deux : le point (.), qrion tra,ce en, pressa,nt sur
la poignée du manipulateur pendant un temos ôxtrêrnement
cgurt; le trait (-), qui oorrespond à un c.rurarrt â.I:rnt une
durée appreciable.
En combinant le,.point cr" lc treiù on forme to:tcs res let-
tres de l'alphabct.
ù94, Pnterg DË PÉYËiotrfl

CÊAPITRE III

ACTIONS CALORIFIQUES DES COURANTS


RESISTANCE D'UN CONDUCTEUR. * LOI D'OIIM

r. Lor DE JouLE.
- NorroN nn nÉsrstducu.

248. Meeure de la quantité de chaleur dégagée' Foi


*
de-JOUle. .llr.r.is avln" montré par des expériences sim-
pl", ($ 219)- que le passage du courant dans un tl conduc-
iurr" éàhuofi. * fil. Les tcns de ce phénomène onb été éba,blies
p* i""f" I l'aide d'expérienieB ca,lorimétriques précises
àcnù nous allons donner la principe'
Prenons un calorimèbre contenant du pétrole. liquide non
cunducùcur, pouï éviter toute action tle décomposition'de la

"raa\
îf

Fig, 2ffi
'Ér,nclrnrcrtÉ 295

part du courant et, plon-geons dans le calorimèt're un ûl


r^Âtallique traversé par lu cot"ont (fig' 203)'- I'a oh'rletrr
dégagée a*t, échauffo le liquidà;,pour Ia m'esurer iI
"*-âi
suffit, de d.éterminer l'élévaùion de' t'empérature T dtun ther'
*.*!t-" ffo"gO--à"rr* Iu calorimètr" et de connaître la ca-
pacité calorifique d* calorimètre'
Nous sa,vons à;u,iiiu"t* que la quautité, de chaleur 8r, 9]éie
par le passag€ du courani et céd-ée au calorimètre, esb Trro'
Ëi*ià"il"il- î l;élévation de température T'
Enno*s app;;;";-;;; t*-
"e*t'itot, 199* allonsI chercher
comment varre q'îoitqr'næ fnit varier L'intensité du cou-
,àît, f-etant mlesuré au moyen d'un ampèremètre.
'tn Vari,atiln atsee Ie ternps. Faisons pâËÊe-r un coutànt
-
dans ,rr, *oariteur-déterminé, une spiralu .e-platlne pt
.n"i ,*.ofiq et notone à chaque instr'rit les -indicatione du
'il;"[o;àhJ Noo. constatons que si I'intensité du courant
proportiom'
reste constante ,-iietioot;,on d,e te,mpératwrÊ erô1t
nellement a,u, tertuPs t.
Zo Tariatiom attec l'ôntensi,té. -_ Soit T l'élévation
de tem-
pérature corres'pondant -a,u pàËsage d'u1 courant' d'intensité
par
danÂl-Ë corrdurt"o" S;
;-;;;1.**-bo,rblorr* -
pendant uno minute
;;;i;. liintensité du courant; nou6 constatons
que 1,élévation âî i-*perature pendant tne minute devient'
passer o'"oo"",,t, d'intensité o ampèr.es, l,élé.
4 T. En faisant et le même
vation d,e tempéi;"* îà"t '
le mêne- conducteur
est, d,onc
temps devient t c
"t
. L'éIéaat,i,on d,e températwre
ïiiàirttonnell,a aw camé d'e l"intens'ùtâ'
puisque tn* qountiteu a" chaleur dégàgées sont firoportion'
nellee aux élév;il;ft" temférat,,t.l ot
peut' résumer les
igï"lt"lt préeédents dans l'énoncé suivant'
aêgaç1ée ytar le
Loi d,e trottle. - La quanti'té de chaleu'r est pro:
d,u
Ttassa,çte couramt dans un cond'u'cteur homoqème
nortionne|le nu te'ûlgrs et au,caffé de l'inlensit"4 tltt' courant'
"'ô;";;;t'itoâ"ite"cette loi par la formule suivante
(1) q=K.l't
dégagées dans
Ie coefficient K exprime le nombre do caloriee un courant
le conduct*ru uilJl;#,- l""tqu'on v fait p?s1r
de K varie si. I'on
I ampère p;;i;;i-i *."o"ae;plongé change lee
Ëil;t";; ;" i;;;t"t9 du fil dans le calorimètre'
I

296 PRÉCIS DE PEYSIQUE

249, Ênwgie du eourant. Les expériences prec.édentes


noujs ont permis d'évaluer la- quantité d.e chaleur dégagee
par . le paôsâ'ge du courant dans un conducteu' s, ieË"-
pité, pendant un temps clonné. r\ous d";"
l'énergie calorifique c"éé" pa,r le passage "o"rru;uuorru
du e'urani et le
nombre trouvé peut' nou,s servir à -évaluir
l'énergie a"
rant dans le conducteur S,. "ru-
Au lieu d'évaluer ltt.'énergie en crrories, on préfère
l'évaluer somme un travail. a- effet, o, base sur ce
fait d'e><périence qge rorsque du "*t travair su "L
irarrrrorme en
chaleur (frottæment) ou loisque inversemen t d.e Ia chaleur
se_ transforme en travair (machines à vapeur), tne p;;it.
calorie_ a,pparye ou disparùo ûorre.,spond tàuio"r, à un
vail de 4 joules. 18 dépensé ou recueilli. Autrement dit,tra_ir
est indifférent d'évaluer uno énergie calorifr;;;'pu" un cer-
tain nombre K de calories. ou par un oombru de joureo égal
à Kx+,t8, p_uisque 4 joules t'g donne"irrù*ràrr* à une
calorie et réciproquemÀnt.
L]g":"gie 'w, exprimée
. en joules, créée par le courant, dans
Ic fil S,.cst donc d'aorès la iorinule (1)
W=4,18 IiI2t
ou:
(2) W'= RJze \

Ia constante R=4nr8 K caracterisant Ie conducteur.

_2û0. t'lotion de résistance. si le passâge du cour.anr


dans le conducte.r s, exige -une dépen*" fJrr""gi"
fique rlonnée par la fàrnrule (z), c'eJt qrr" ir *urant ""r"rl-
effec
tue un travail, co-mm. s'il éprouvait une rés,istamce à aa,i,n.
cre, analqglle au frottement de l'eau contre les parois ci,une
can::lisation.
si nous nous reportons à ia for.mule 2, .nou,s voyons que
pcur un courâ.nt d'intensité déter*i"t et pendant un temps
donné' I'énergçie,calorifiq*e dépensée dans'r" oonaucteur,'*t
par conséqu'ent Ia résistance qu'il oppose au 'du
courlnt est d'au.tant plus g'e'dr que la conatantlnassage
R *;;
môme plus grande. "ll;
ce facte*r R ca.ractiirisiique de chaque conducte*r m€sure,
pnr rl,é.l,ini.tirsn, lA ré:i,"to.:tric élrctrigie du eonclu0ierrr.
Étge,rntc:mÉ gsl

.Ia%t". unité de résistance. La formure (z) qui traduit


loi de -
Joulo fournit immédiatement iu,'-âéÀoitroo de
l'unité de résistanee, appelée ohm.
L'olt'm est la' résistunce d,'un c:ontJucteur ter qu,un courani
cle
.r.umpère'u clégage par s.econd,e ra quarntîté d,e chareur
qui équiuaut à I 1jou,le.
_.Pratiquement légal est, représenté par la résistance
dzung-colonne l'.ohp.
cylindriqr.u d" *u""i."* à 0o,-at"" section de
I millimètre carré et d'une rongueur d; 106 centimètres
(fis. 204).

252. variations de la résistance avec la forme.et la na-


ture du eondueteur. En répétant l'expérience de Joule
avec des conducteurs -de formes et de .r*t,r""s différentes,
nous pouvons cléterminer Jes lois de variation de la résis-
tence des co'ducteurs en fonction de ieurs dimensione géo-
métriques et de leur nature. rl suffira de faire.-pais6€r dîns
chaque conducteur le même couranù pendant le rnême temps.
l" variation aaec la longueur d,u lit. considérons deux
fils cylindrrque' homogènes s, s, de même - nature et de même
eec^tion, le fil S, 6tant tiois fois plus long que le fil Sr.
'si nous plaç'ns ces deux frls successiooinent dans ie calo-
rimètre eb si nous y faisons 'passer le mêrne courant pendant
le même temps, nous constatons que l'élévatiou de teuipé-
rature crst trois fois plus forte dans le deuxième i*"
(fie. 205). L,'élévation de température étant proportionnelle
à la quantité dr: chaleur dégagée, et par con6écluent à Ia ré-
sisl,ance d'u oonducteur, il faut en conclurs' qo* ,
I'a résistance d,'um fil conducteur hontorlène. et c,ylin,d,rirlue
est proportionnelle à sa longuelr,r.
2o Va,iat,ion antec lo, sect,ion
préeédente avec deux fils S, -S' En répéùant l,expérience
de mème nature et de
2gB PnÉcrs oP PuYsrQui: '

même l,ongueur, mais de sectionr difiérootes' oD tesl&rque


i'gfg"itiott de température eet plus lorte quand Ie frI Ie
le
""-
Ëio. fitt S, est plongé d?1t le calorimètre' Si par exemple
fu S, * ot s"ctioo-double de S, l'élévation de température
æt aLo* fois plrt* fotte quand le caloritnètre renferme Sr.

rt.s 1

E'n génératltÊùnÛ oe résùltat, nou8 pouffons dife qus la


rétietance d,'wn liJ eglindrique -est inttersentemt ptoportiott,
nellc ù, sa seéti,ën.
30 Variation aoec Ia na'ture d,w cond,ucteu,r. Si nain'
tetânt noua plongeons suocessivensënù dans le - calorimètre
deux ûle de mê-e lohgueuf 9t .de nême section, mais de na'
ùures àifféreirtes, l'rin en cuivre, Itautre en fet par exemple,
noue oohstatons que le thormomètre monte plus vite dane le
calorimètre,qui renferme Ie fil de fer. La résietance dépend
donô de lafnature du conducteur : toutes choses ë,goles d,'a,il-
lei.rrs, un fi| d,e ler est pl,ws résistant qu'um là1, d,c cuiere.
Em résurnê Ia rési,stance d"um.conducteur cglind'rique homo.
g1è,nc, est proport'iomnelle à sa longrle'Il)r, imaersernent Trropor'
'iionnelle
à sa sectiom et dépend, du rnét,al d,ont est luit Ie
cond,uctcur.

253. Applicatisn numôrique. D'après la loi précédente,


il suffit,- pour eala'ier la - d'un conducteur eylin-
résistance
ÉrpornrortÉ 299

drique, de connaître ses dimensione ainsi que la résistaneæ


d'un fil de même métal de dimensions déterminées.
Soit en effet à calcwl,er la résiatonce d'wne ldgne tél'é,gro'
ph,ique d,e IOO k'il'ornèlres d,e l,ong et dont l,e lil o 3 rni'll,irnà'
tres d,e d,'iarm,ètre, sachant gw'wmlit de ler d'e I mètre d,e long
et de L rn'ùllimètre cat'r!, de secti,on a une résistance d;'
0 ohm 16.
La resistance d'un tl cylindrique étant proportionnelle à
sa longueur, un ûl de fer de I millimètrs carré de s'ection et
de 100 kilomètrer de longueur &ura une réeistance égale à
0 ohm, I5 X 100.000 = 15.000 ohms.
A longuour égale, la résistance variant en sene inverse de
la seation, un frl de 100 kilomètres de longueur et de section
égale à
J2
nX o :7,07mtnz

&ura une réaistanoe do


I5000
7,07
- 2120 ohms

254. Résultate. Lo tableau suivant donne les résistanc€g


en microhome des-oonducteurr usuels tuppooés r6duits €n cy-
lindres de I mètre de long et de 1 rnillimètre carré de section :
microhoms. ' microhorns.
Argeut 0,015 Fer pur (commerc.) 0'1
C,uivre 0;oto Platine 0,11
Or 0,02 Mercure 0,94
Aluminium 0,028 Charbon de cornues 660.00

Dans ce ùableau, les oorps ,sont, claseés par ordre de ré-


sistiaité cro'iseantc, ctest-à,-diro par ordre de candwcv,ib,ùIàté
d,écroissa,nte.
L'argent eet le meilleur conducteur de tous lee métaux,
la conductibilité du cuivre est presque éçiale à celle dd I'ar-
gent.'-Comme crc dernier è'st beaucoup, plus cher, on e'expli-
que I'emploi du cuivre dans presque tous les conducteurs
électriquos

255. Conséqugnce de la loi de rloule. ._- L,a loi de Joulo


est absolument générale et o'applique à tous les con-
300 Pr,Écrs DE PrrYsrQûll

ducteurs d'un ciicuit parcouru pa,r un courant, qu'ils soient


solides (frls métalliques) ou liquides (voltarnètres), qu'il
s'agisse d'urr circuit cxtérieur ou des enroulements intérieuro
d'une dynamo.
It',rsque l'énergie élecbrique qui se manifeste sous forme
de chaleur de jculc cst dépensée en prtre perte, on cherche à
la réduire le plus possible en employant des conducteurs de
section suffisante.
Par contre, on profite des effets calorifiques du courant
dans un certain nombre cl'a,pplications : ùtauffaç1e et écla'i-
rage electriques, installation des colt.ne-(i,rmtits fus'i,bles.

256. OOupe-Cirouit. La te,mpéretrlre tl'nn fil traversé


par un enurant s'él'ève- rapidement et devient stationna,ire
lorsque la quantité de chaleur que perd le fil par rayonne-
ment autour de lui, fait équilibre à la qtrantité de cha,leur
développée par le passage du courant'
Si cette température maximum est, â,ssez éIevée, iI se pro-
duit une incnnd,asoence qui peut être utilisée pour l'éclai'
rage. Da,ns tous les cas le conducteur pourra être utilisé pour
le chaul/age.
Si on augmente l'intensité du coura,nt, le conducteur fi-
nit par fondre. Ce fait est utilisé dans le coupe-circuii !w'
sible qui sup'prime automatiquement, le eourant quand par
suite. tlo I'accroimement de son intensité, il peut devenir
,dangerer:x pour les appareils et les inrmeublcs. Le coupe-
circuit c{rnsiste essentiellement en un fil de plomb intcrealé
dans le circuit.
Renmrque. Un fil parcouru par un coura,nt" en mêrne
-
ternps qu'il s'échauffe, subit un allongement d'altant plus
grand que la quantité de chaleur déga4èe est plus grande ;
cet allongement peut donc servir à mesurer l'intensité du
courant qui traverse le fit. Les appareiis de mesure'basés
sur ceùùe propriété sont app elés ampèrcmètres thermiqwes.

257. Lampes à- iircandescenoe. - les premières lampes à


incandescence ébaient constituées p&r un filament de char^
bon enfermé dans une âmpoule vide d'air, pour le préservef
de la oombustion. Les extrémités des filaments sont poudés
à deux filr de métal torminéc par doux petitcl plaques qui
rrrivent en contaat de,r dewr Sls rla h n+nalipatinn éleetriquer
ÉlecrnrcrtÉ s0l

lorsqu'on introduit le culot de la larrtPe dans une douille


àr. baionnette. (fiS. so6)

Fis. ?00

Le courant passe alors dans le fil qui beaucoup plus ré-


eistant que le resto du circuit est porùé à I'incandescence.
Actuelle,ment les lampes à filanient de charbon eont rem-
placées per des lampes à fila.ment métallique (tantale),
ùungstène, osmium) qui exigent une déperse ct énergie beau-
coup plus faible.
Tandis qu'il fallait dépenser 4 ruatts par baugie avoc les
lampes'à charbon, il ne faut, plus que I watt par bougl,ie dans
lo cas de l'ampoule à filament métallique.
On a même pu réaliser dcs larnpes ne consommant quo It
watt par bougie en rempli,isant d'azote I'ampoule de vérre.
II. LOI D'OHM

258, Chute de potentiôl


-
tntrê deux pointâ d'un oiroult,
Êi l'cn coneidèro un fil méattlique A B, de r&lgtenae R,
Inter'aol$ dnnr uf sirauit of SÉrcourtr Fôt' trrt câ$fitt dtl|io
309 PR,ÉCIS DE PEYSIQUE

tensi# f, l'énergie électrique développée par le pareage du


couranù dans le conducteur s'exprim€, en joule,s, par la for-
mule:'
'w = Rr?t.
Cet'te énergie crolt' daus le même sens que le temps et I'in-
tensité du courant : a,utrement dit elle est d'autant plus
grande que la quantité d'électricité qui est passfu dans le
oonductour est elle-même plus grande. On peut mettro en
évidence la quantité d'électricite Q coulombs qui a produit
oette énergie W en appliquant la relation
Q'= Ït
La loi de Joule peut alors s'exprirn€r par la formule
r'WoBïxQ '

Lténergie électrique dévolo,ppée dane un conducteur AB,


par un couranù d'intensité f, eoù proportione,lle à la quantité
dtélectricité Q qui a traversé ce conducteur, ou ce qui revient
au mêmo : chaque coulomb par euit€ de son passâge d€ A
en B développe une quantité d'énergie constante
w
-q- : Rr'

Bf représente la perùe d'énergie subie pa.r un coulomb en-


tre Iee pointe A et B.
'Ce phénomène est comparablo à oelui qui se passe lorsque
do Itsau pesse d'un réservoir A à un autre B de niveau moins
élevé. L'énergie développée est proportionnelle à Ia masse
d'eau tombée et à la hauteur de chuto (1) ; ici la perte d'é-
norgie (Z) par u4ité de masse caractérise la différencæ de
niveau entre A et B.
Par analogie, nous dirons que la perte d'énergie éloctrique
subie'p&r un coulomb passa,nt de A en B mesure )a différenae
de niveau électrique, autrement dit la différemce d,e potentiel,
entro A et B. 8l l'o" désigne cette chute do potentiel par
1'4g,'elte esù définie pa,r la relation':
(1) Vas = Rf.

. (1) Si l'éRergie .eet 'rnesurée en kilograrnmètres, Ia différence de niveau


est évaluée en pètree. ,
_
(Z) Cette .éngrgiq est dile potentielln parcç qu'elle dépend de la position
dc I'eau.
ôlæcrnrsrnÈ 3oE!'

259. Unité de diffôrenee'de potentie!.. :L.e Iollule- (L)


*onà"it â aélioir de la manière sûivaute l'unité de différence'
' det uolt est"ouLa di/fërenee d,e potenticl qwi eaiste entre,let:
potentiel Volt.
"
eçtrhnité,t cl'une résistance égal,e à L o4wt. qu'@rùd ectte,
rés,istance est traoersée po.r xatù coWant d,c I *rnpèya otl'
encûre d'ap'rèn la défrnition même de l'ohm ($ 251). Le aolt
est Ia cîtitte d,e potentiel que do'i,t éprouuer une qwantité
d,'él,ectr,i*'ité d,'uà coul,omh pou,r prodrui,re wm traaail d'un'
ioule.

260. Potontiels âb8olu$. -Dans une chute d'eaur--ae qui


importe pôUr Ie cAlCUl du trav&il effectué, c'ent" la différence
cle'hOUteir entrs le point de départ et, Ie point d'*rrivée et
non pas ies alt,itudeJ absclues dà ces pointÀ.; d€ rnême dans
le calcul dÆ I'énergie d'un couranf électriquo entre deux
poitts A et B, on ù; fait, intervenir que la différence de pol'',
ientiel entre ces points eb non leurs potentiels. abeolus.
Cependa,nt, il est commode dans oertains cas de^-pouvoir
définir le potentiel électrique d'un point ; il ruffit pour
cela de ûxer Ie zéra d,es Ttotent'iels' De même qutoa a a,dopto
r pour zéro dee a}ùitudes, le nivea,u de lq ûG"r ; de mfue on &
It adopté pour zéro le potentiel d,w sol, Et dès lofs ei l'on met
un point d'un circuit en communication avec le- sol, tee {t'{-
férents pointt de ce circuit sê trouvent avoir des potonùiels'
bien dé[erminés, qu'on pourrâ, représenter par un nonbre"
algétrrique, ler points du circuit qui rglt q un- potentiel in-
fdii,eur à, celui âu &ol a,yâ,nt' un potetùiel négatif.
Utilisation ùu potemt'i,el')zéro. -On profite souvent du so'l
dans les installations électtiquen étendues, telles que la trac-
tion électrique. Ainsi dans les tram\rays à trolley, on n'em-
ploie en général qu'urr conducteur aérien, le retour ee faieâ,nt
par les ràils eux-mêmer qui se trouvent au potearùiel zêro 1

ie pôle négatif de la 'généraûrice du courant, se trouye $ar


roit* au potentiel nêro. Ce dispositif présente en outre de
grands avantages en tæmpe d'oragel on &rito'd6 ainsi,{ue les
différents points du résôau eoienù portée à potenùielt
absolus très éleves et dangereux.

261. Loi
qui résulte
,#4" pnÉcts nù Ésfsrouf

eèo dane le corlductcur aB, montre commenr cette énergie cdt


intimernent liée à la cirute de potentiel corrcÊponcranrs.
uhnr eu tBlJ était prrvenu a la rnéme fonilule, t).c:r avani
la v.rlgarisation de le notion d'énergie,-en comparant le ptro-
uu'rèir,; du coura't électritlue au phénomène de la p""p"-
gation de la chaleur. .crussi d.nps*tr-6n à la formule'(I)^ le
nt'm de "fornr"u,le tl oh,nt.,.la traduction de cette formule cànsti.
tuant la loi d'Ohm.
Loi cl'olt'm. ltu lur_trte. Lu différ?.nce d,t Ttotentir:l r,ntt,e les
r,r:trémii& d'u,rt, r:ontlur:teur t.:st égal,e au prodrit, cJe I,.hûertsité
<lu co'u.ran,t tlui le traaerte, par'sa réeistance,
, 2" ,*ïyn.. Pou,r un eortducteur
,i_lrll1:1r!to.
déterm,i,né, le quotiertt rJe
qui, euiste e,iitre' ses eatréniités,
_uotentiel
paî' l'iritettsité. dil eourttrtt .qui Le tra,erse est constttrtt ct
:[,e.
ëgal à sa. rësistattcc.
L,a loi d'ohm s.'ûs I'une ou l'autre de ces deux fornres
équi-
valentes, moirtre I'analogie frappante qui existe entre Je.cou.
rant dlec.trique qui traverse un fil mé-tallique et le courant
tt'e&u qur travers,e un tuyau.

. 1"". an'al,ogie. -.si l'on dispose d'une différence d.e poten-


tiel (ou de niveau) conctante i'ntre de*x p"i"iu e et B, et si
I'on.réuni! points par un concluct.urlinétailique (ou p,ar
un 'tuyau),"gg- I'intensité 'du coura,nt drtlctr icr'e (ou Je débit
dlea'rr) sera, tl'a,utant plus grande clue ir l,,ngueur du condu-
teur (ou du tqyarr) se,ra plus faible et que saîection sera plus
large.

. q" a-nalogTie.,
.,qi.l'ot. (o* fait passer un courant électrique
(ou d'intcnsité de débit) corsia.t" dane un
-hydra,uliq.e)
uonll.ucteur (ou un . tuyau) 48, la chute ie potentiel 6; i;
différçnoe _de pression) .produiie entre a et B sera d,autant
plus grande que l;.u résistance du conducteur (ou au t"yauj
o)ra elle-même plus grande.
En resumé, il y-a a,nalogie entre ra. perte d,e crtarge d.ue
au flottep.,nt d'. liquide e<-rntre .les parlis du tuyau, autre-
rncnt dit à lu reuisturce. du tuyau e\ l,écoulement, pt ia cltute
rle potentrel due à Ia, résistanr:c éIectnique d,* coiàrrcteui.---"

262. Mesure des différences de potôntiel. voltmètrer.


f a formrrle rl'Ohm. nernret ds ca,lculer l,une -des ti:ois ff;:
rierris- r. R. l',rn ouoira ôn conn&it lur du"" a"f.u*. on con-
çoit donc le principe dc la nrmure"der différences de poten.
ÉLncr$"rcfiÉ 3u5

tiel. Il suffit qunun ampèremètrc porte sur sâ graduation le


produit RI, R étant la rôsistancc du fil de l'ampèremètre,
pour qu'il-indique immédiaternent, en volts, la différencs
C.epotentiel entre ses deux bornes. C)n doune ie nom d'e uol,t.
rnètre à un ampèremètre ainsi gradué.
En général les voltmètros ont, une résistance intérieura R
de plusleurs centaines d'ohms. Si alors on' met les bornee
d'un voltmètre V (fig. 207) en communication avec les deux

./d;;i'\t-t
!\An{p,ircsi "
-_-
t--l o
\-
Fis. 247

lroints M et N cl'un circuit px rcottl'u par un courâ,nt, -comm'e


j.. résistance cltr volf n:àtre ost, beaucoup plus grande que
colle de la portion MN du fiI., l':r fraction du courant qui
passe dans Ie voltmètre cst rrégli.qeable. La, d,ériua,tion ainai
Atubli"' ne modifie donc 1>its de ùranière sensible f inteneité
d.u courant, ni par suiue la différenco de potentiel Vux en-
tre les points oir l'on a établi la dtirivation- D'après, ce qui.
pr=écède
- Yttcn se trouve donnée par I'indication d,u'vo'ltmètre.
Jdsxul'e prtttique 6Jss rl''strln(itil- -- Urr voltnrètre donnant
-)ar line sirripl., le,eburo l;r, différence 'le potenbiel entre les
rleux extrémités d'un condtt'cttrr MN, il suffit polll. déter'mi-
"r,lr la renistance R rle cc condut:teur, tle cottnaître l'intensité
I du clirrant rlui le traverstl. On a,uru. en effet :
n = )-irlr
I'e;rrp':,-,i siilultanÉ cl'rrn ampètr:rnèt,t'e et d'un voltmètre
oonstitiro dt,nc une mdhhode très pratique pour la mesure
ries résit,ta,nccs. Lc cont{ucteur étudié sera inôercalé dans un
circuit avec un anpèreurètre A placé en sér'te; I'e voltmè-
tre ser;u placé en, d,ét àoation enbre ltx deux extrérnités M et
i{ du et,nducteur (fig. 207)'

263. Géhéralieation de la loi d'Ohm pour un circuit


â06 PnÉcrs DE pgystetJb

ferm& Forue ôlectromotrico d,un g6nérateurr,


Considérons un générateur dont los pôler P-et N eo,nt, réu-
nic par un fiI conducteur de résistance R : ee fir est traversé
p&r un cotrrÉLnt I et s'écbauffo.
D'après ce qui precède, chaque cuulomb. pâ,ssent de p en
N subit, urre perte d'énergie ég*Ie à AI, peite d'6rrergie qui
par d,é,fini,t,ùon rûesure la différeucÆ de poterntiel ontre p
et N,
Mais l'électricitd ne s'arrête paa en N; elle va de N en P
à ûravers le génératour lui-même qui peut être a^ssimiré à
un conducteur de résistaùoe r.
Il en résulte donc, par coulomb, une perte d'énergie égale
à rI et par conséquent une nouvelle chute de poteniiel iI.
Arrivé de nouvea.u en P, c'est-à-dire ayant, pa,re,ouru le
circuib fermé de résistance totale R+r, chaque coulomb a,
donc subi d'après la loi de Joule une perte d'énergie, et par
oonséquent une chute de potentiel, égale à I (R+r).
'Or, par suitæ de la continuité du coura,nt, la différence de
potentiel enùre P et N roste.constante : il existe donc à I'in-
térieur du géndraterrr une eause capable de déterminer un
relèvement brusque de potenticl de I (E+r) volts, c'est-à-dire
de redonil.cr â chaqu-e coulornb l'énergie I (R+a; qu'il a per-
dte sous formo de chaleur.
Cette cause €st appelée Ia /orce éIectromotrice du géné-
rateur. on la mesur€ par le re\è.uememt d,e Ttotentiet p"dd,tit
rg,r, lq générateur, ou ce qui revient au même par là quan-
tité-dtënergie,qw'il ett capable d,e cornmuni,guer ti ciaque
coulomb qui le traaerse. c'est en général une constante E
caractéristique de I'appareil.
En résumé, dans l'exemple que nous venons d'étudier, le
générateut ernlrrwmte ùe l'énergie chimique ou mécanique à
I'extérieur, pour produire l'éner11ie éIectrique qui' se dé-
pense sous forme de chaleur dans le circuit. Cette transfor-
mation est mise en évidence pâr la formule qui défrnit la
force électromotrice d.u générateur
(1) E=f (R-rr').
Én efret, si le générateur fonctionne'pendant un temFB t,
il a paseé ft coulombs et I'on a d'aprèe la formule (I)
(2) Eft=I2(R+r)t.
ÊIt eet l'énergie éIoctriquo produite per le générateur,
Ér,nbrnrcrrÉ 30?

Iz(R+r)t mesure l'énergie calorifique (en joules) ddpensée


dans le- circuit,

2&, Re|ation entre |a force é|ectro.motrice d'un gé.né;.


,"ieur àt ta Oitèience de potentiel aux bornêE. * Lafor-
rnule (1) Peut, s'écrire :

E: IB+ Ir
maislRreprésenteladifférenceclepot.entr.elatrxbornes:
Vtn, on &
(3) g= fPxafr'
plus. grande. que
L,a foroe électromotrics est donc ùoujo-u-rs
Ia différence de p"t-"ii"f ,""" Uo*"es' Elle ne lui est
égale
que dans deux cas.
ouvert; iI
Prem'ier c(18. -- L'éIectrornot'cur est en-circuit électrqm'o'
aeËitt pas de oourant et I:0 ;- donc. .la force
".
tr',ice d,'um ge"er"iiir- ;st égale,à la d'i'fférence
d'e -potentiel
qu'on
'

bornes en
rt*n ";;;t;; tîriî;,t-i*o"it. Cette.propriété montre
pËît ];;"" éIectromotrioe drun sénérateur en
ses
l;Uotr,"u L aelle d'un volt'mètro de g1a'nde-.Jé-
réunissant
sistance. 1* oooiï'oi-lr.'it débite_eet alols
négligeable et l'in-
dication ao tofiiltriri, eeti" à Vr*,représenté sensiblementp'
Deun'ùème c(rl- L'éleotromoteur a urra résietance inté-
riu"t" c'est-à-dire que sensiblement r=0'
Alors"lgligeable;
on a toujours
E : Trn.
lors-
C,est pratiquement le cas des occutrnula'teurs1-aussi
q"b;-";;; ei"uri, "". différence de_ poteutiel constante
pôlee d'une bat-
entre deux nor"1u, o"-i* réunit aux deux
terie d' accumulateurs.

265.Ana|ogiehydrau|i{UG,-Un$énérateirrcl'é]ect.ri.
t""iig"" àl une pompe
^t
centrifuge'
"iiJî-t
En Ia f"i*aniiùt;" l'a-ide d'un moteur auxiliaire' on
un t'uyau
o"oi fri"e circoler un courant liq*ide contenu fermé'
^da'ns
ilii"riiii*-^;t; ià"semÏ1e forme un circuit Suppo-
6onË.letuyau*""id,indicateursdeniveau;cest,ubetnouo
-p,ression
montrent oo* L va eh diminuant de û, ver8 b t
d,e miueau progress'i'ae.
on a une per.te d,i charge ow chwte
308 PRÉcIs DE. PgYsIQuE

La pompe est destinée à produire entre les points a et b


un relèvement de pressi,on, de rrrême qu'un générateur êta-
bl.t r.rn relèvement de potcntiel entre ses pôles.
[e débit du liquide est d'ailleurs proportionnel à la pres-
sion créée par la pompe et inversernent proportionnel à la
ré.sistance hydraulique du tuy eu.

2ô6. Puissance d'un génératzur. Données numériqges.


La puissance P d'un générateur, comme celle d'un,e m&-
-chine quelconque, est l'énergie produite par seconde. Puis,-
que, €n électricité, norls mesurons l'énrrgic en joules, la puis-
sanc€ sera évaluée en utat,ts.
Si l'on se reporte ir l'égalité (Z) on voit que la puissance
P du génératæur, ou énerrgie fournie cn unê seconde, est
clonnée en watte par la formule

L P=EI.
Lo puissante d,'un générateur est donc égale uu produit
de sa, force électromotrice par l,'inte,nsity'. d,u cou.ra,nt qu'il
déb'ite.
' ce résultat trôs important résulte du reste de la définition
'que nous avon6 été conduit à donùer de la force électromo-
trice. Si, en effet, le générateur communique à chaque cou-
lomb une énergie égale à E joules, comme il débit; f cou_
lc'-bs par seconde, "siù puissance sera égale à EI watts.
Nous allons donner idée cle l'orrlre rle grandeur tle ln
pu_issance cles prineipaux 'ne générateurs employés.
Pi.le. une pile a'une force électromot,rice vorsrne de r
-
volt et débite das courants,qui dépassent rarcment I ampèrc.
La. puissanc; d'une pile esû donc de l,ordre du watL
Aect,tntltr.teur. *.' [-ra force électromotrice d'un aceumula,-
teur est égale à 2 volts; dans certains c,as I'intensité du con-
rant qu'il débjte peut atteindre b arnpè:'cs. Dan,r ce cas biù
puissance eet égale à t0 wa,tts.
I)yna"mos. L,& puissence d'une clynamo, très variable
-
euivant le type, est de beauooup supérieure à celle des
autres- génératæurs. c'est ainsi qrr'il existe des dyna,mos
r'ont la force électromotricei est éga,le à plusierirs àilli.",
de volis èt susceptibles de débiter àes couiants ,te plr-,s.';urf,
Ciz