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TRAITÉ

DE

TAcHÉomÉrRlE
et Eléments de

GÊODÉSIE
de L. HENRY

NOUVELLE ÊOTTTON
rNrIÈRErUr,NT REFONDUE

par

G. BoYeute *
tngénieur des Arte-et-Métiers
et

TH. DUBOSQ
Profesreur dee Sciences

PARIS

92, RUE SONApARIE (vll


ll'"ia
t) ,/
*éF--

ËEOil[SIE TAIHE OITIETRIOtII


oe L. HENRY
Gomprrenernt lotie Etude eorrrplêmentaitte
sur les

TACHÉOMÊTNES AUTO-RÉDUCTEURS

N()U\lELLE EDITION ENTIÈREMENT REFt)Nt}UE


"t
FAiI

G. BOYELLE A
Ingénieur des Arts et Métiers .. li
Mernbre de Ia Société des Ingénieurs Civils de France t

rL

TH. DUBOSQ
Ancien Professeur de Sciences

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1, +..

PARIS

92, RUE B0NApARTE (Vtt


i: :
I V

[UIs SUR GETÏE l[0t,llEhhE ÉDITIoll


-----Ë

réTBAITÉ llE GÉ(lIlÉSIE TACHÉ()|YIÉTBIOUE, dC M. l'IN.


génieur ,HnNnv, a été bien apprécié de ceux auxquels lui-
même le destinait.
De son aveu, il n'entendait pas enseigner la Tachéo-
métrie aux Ingénieurs familiarisés âvec les méthodes du
haut calcul. Tout au plus leur ofirait-il un Aide-mërnoire,
précieux parfois, qui leur remit en main, dans un format
commode, les formules et les méthodes autrefois apprises
et que l'application !à des travaux d'un autre genre aurait
fait oublier.
Par le souci d'un exposé tout ëlëmentaire même des
questions les plus hautes, par l'abondance des exemplcs concrets,
M. Hnunv montrait assez qu'il s'adressait avant tout ù
cette multitude de prati'ciens consciencieux, munis d'une
connaissance solide des mathématiques fondamentales, et très
capables de s'initier, âvec l'aide d'un bon guide, aux méthodes
si fécondes de la Tachéométrie.

Cétait assurément une bonne æuvre scientifique, mais


plus difficile qu'il ne semble de prime abord, que cette com-
position d'un Guide élérnentaire de Gëodësil bien à la portée
des opérateurs laborieux auxquels on le destinait. Tant
VI.
d'aperçus paraissent aux initiés d'une évidence élémentaire,
et qu'il faut cependant mettre en meilleur jour pour ces
apprentis de la Science! Il faut dans la composition de
pareils ouvrages une telle lucidité de logique, une telle
limpidité d'expression, surtout une connaissance si
iuste de
l'état d'esprit des lecteurs, que de fort bons maitres réussissent
quelquefois mal à instruire ces disciples plus humbles er
pouftant si dignes d'intérêt. En leur dédiant son TRAITÉ
DE GÉODËSIE, M. l'Ingénieur HuNRv, avait conscience de
leur offrir un premier essai. Il savait que, pour l'amener ù
la perfection, il n'avait pas de meilleurs collaborateurs que
ceux même qu'il voulait instruire. Aussi rêvait-il d'une nou-

'elle édition où il utiliserait, pour une mise au point plus


exacte, toutes les remarques qu'il sollicitait de ses lec-
teurs.

Les remarques sont venues abondantes et pratiques;


mais M. HnNRy, trop tôt frappé par la mort, n,était plus là
pour les mettre en æuvre. Ce qu'il n,a pu faire, nous
avons pris à cæur de le réaliser. pour donner au TRArrÉ
DE GÉoDÉstE de Hrunv roure la clarté d'exposition et route
la rigueur de méthode désirables, nous n,avons pas reculé
devant un remaniement presque absolu de l'æuvre primitive.
on retrourera dans cette nouvelle édition res qualités
d'adaption prarique que Lucien Hellnv avait su donner à
son premier 'travail, mais complétées ici par un souci
constant d'assurer à la théorie exposée un maximum de
lucidité. De là une ordonnance plus logique de roure la
matière, une plus rigoureuse concision, un choix exact des
termes les plus clairs et des meilleures définitions.
vlI
Les exemples pratiques ajoutent touiours beaucoup de
lumière aux meilleurs exposés théoriques, aussi a-t-on repro-
duit Ia plupart des applications et des types de calcul
contenus dans l'édition précédente. Dans le recueil de for-
mules qui constitue le Chapitre III de la première section,
on a maintenu un certain nombre d'équations qui n'ont
pâs toutes un râpport direct à la Tachéométrie; plusieurs
autres, empruntées au calcul intégral, ne seront pas utilisées
par les sinrples'praticiens, mais elles ne tiennent, au demeu-
rant, que peu de place, et il se pourrait que certains lec-
teurs fussent satisfaits de trouver réunies, dans ce petit
répertoire, des formules usuelles dispersées en divers ouwages.

4A. notre tour nous sollicito:rs les remargues d.e :ros lec.
teurs, en vrre des correctioas et porfeotionnem.erats à intro-
d.rrire d.arrs les éd-itions u.ltérieures d.e cet ouvrag'e.

<:r-
VIII

Le TRAITË 0E GÉ00ÊslE TACHÉ0frlÉTRl0uE comprend


lbs ,sectioas suivarrtes, d.ivisées elles-mêmes en cltapitleE et
Àrticles dont la Tab1e placée era tête drr volrrme fourait Ie
détaiI.

SECTION I. Rappel des notions et formules usitëes

'en Tacbéométrie.

SECTION II - Les problèmes et les instrumcnts de Ta'


cbëométrie.

SECTION III - Solution des problèmes de Gëodésie et


de Topogra.Phie.

SECTION IV - Exemples numériques d'opéralions et

calculs Tachëom.étrQues.

. SECTION Y - . Perfectionnements diaers apportés au

CONCLUSION

,\--F>-€/
IX

Table an6r yfique


--æ:-
PÀGAI

Préfaae de Ia Premièr'e édition III

Avis sun cette nouvelle édition. v

Table onalytique IX

SEGTTON r
Bappel des notions et formules usitées eD

Taehéonétrie.

CHAPITRE I- NoTIoNS cÉomÉrnrouns ET TRrcoNo-


MÉTRIOUES

ARTICLE I- D,es eoordonnées (r-ro) ,,


Coord.oanéesreotilignes . . . t
polalres 2
focales 3

ARTICTE II - De q<relgues lignes et figures. 5

s I - Éguation d.e ta ligme arôite (r r) . 5


$ II - Cornbes usue!.les (r") . 6

I - Ellipse (3-26) 6
II - Parabole ("ù. . t3
III - Hyperbole (29) L4

ARTICLE III - Remorgues d'otrdrae ttrigonorrê-


triqcre t4
Degrés et g'rad.es (lo-1") t4
Sigaesd.eslignes trigonorrétriques (ll) . . t6
!l
I

PÀGES

CHAPITRE II - NorIoNs cosMoGRÀPHIoUES L7

ÀRTICIE I - tte 8o1ei1(r). . L7

ARTICLE II - La Tertte (lO . . t8

s I - Figure d.e la Terre (lù . . 20


s II - Densité de la Terre (46) . . 2L

S III - Attractlolr terrestre (+ù. .


2r.
S IV - Coord.onnées terrestles Gù . . 22

ARTICTE III - Étoiles et soot'dorroêes eélestes . 26

s I-LesÉtoiles(gS).. . . 26
s II - Granderu des Étoiles (6ù. . 27
s III - Distances aes Étoiles (68) 28
s I\/ - Coordoanées d.os Astres (6il 29

29

II - éguatoriales (Zr). . . 29

III - horizontales (28). 3l

ARTICLE IV - lllouvemetlts des Got'ps eèlestes. 3l


s I - Morlement d.iurne (8o) . 3t
S II . annuel (8t). . 32
s III - n4orrveme:rts secondatres (88) 33

Précession (8S). . 34
Nutation (gt) . 34
Aberration (sz). . 35

ARTICLE Y - Mesu?e dct temps 36

s I - Temps solaire vrai et moyera (94-roz) 36


S II - Temps sidéral (tol) . 38

CHA,PITRE III - FoRMULEs usuELLEs 39

ARTICTE I - Fonrnules diverseg (to7-tt7) 39

ARTICLE II - Diffétrentielles et ihtê$rales(rr8). 49


XI
PAGES

ARTICTE III - Trrigonot)êtrie t'eetiliglle u


S I - Valerrr d.es lignes trigoaométriqrres (n9-tz5) . u
s II - Résolution d-es triangles (tz6'tz9) 46

ARTICLE IV - Gerele, ellipee et parrabole (r )o-r34) 48

ÂRTICIE V - Tttigotlogrêtt'ie spbêtticfue (r15-I38) 49

ARTICTE VI - Rqtres fonmules (t3e-t4r). 62

SEGTTON il
Problemes TopoEaphiÇues - Emploi da Toeheonètre

CHÀPITRE I - LEs pRoBLÈMES IoPoGRaPHIouES Er GEo-


DÉSIQUES Q4z-r44) 53

CHA.PITRE II - LE rAcHÉomÈrnn usuru 54

ARTICLE I - Théorie du Taebéomètre trsoel . 54

Généra1ités (t+l) 54
s I-Stad.ia(146) oo
g LI - Lrlnette stadimétrique (r+7-t5l). co
S III',A.nallatisme - Tacheomètre usuel (t5z-r58) 60

ARTICLE tr - Deseriptioo du Taetréotrètre


crs<rel de tl' Morrin 63

S I - Le Tachéomètte (159-16) 63
S II - Les accessoires du Tach.éomètre. 72

I - Les mires parlantes (r74) 72


' II -$Accessoires divers Q75-r76) 75

CHAPITRE III - MISE EN sERvIcE DU rAcnÉouÈrnn . 78

Génératités (tZZ) . 78

ARTICLE I - Vetifieation et Qêglage ç78-ts4) . 78

ARTICTE II - bisposition du persoooet ('sl) . 87

S I - Travail e:e carnpagne (t96-zor) 88


$ II - Travail arr brueau (zoz-zo6) 90
ARTICLE III - ltlanipalatiob êIêmentaitre dtr
Taohêomèttre. 90

S I - Miso en station (zo8-zt7) 90


S II - Le pointé et La Lecture des angles (zt8-zzz) . . 94
S III - Lectrrre d.es don:rées stadimétriques (zz3). 96

ARTICLE IV - TeNUE dU Garttret 97

i.- Partle. CoLorxnes 't a e (zz6-z4z). 97

SEGTTOI{ ru
Solution des 0roblènes Taehêonétriques en téo-
desie et en Topographie.
Généralités : Géod.ésie et Topograpb.ie (243-
l"r\
-.tzt.l ..!...- r02

CHAPITRE I
- 1*.PROBLÈME : tEYÉ DE PLANIMETRIE
ET D'ÂLTIMÉ"TruN r03

ARTICLE I - Trzavail sot' le terrain t03


$ I - Levé d.e plarri:o.étu:.e (245-29ù . . . t03
I - Principes généraux t03
Triangulati on (z45 - z 5o) t03
Tachéo:nétr:.e (z5rz53) . . !04
II - Mesure des Bases ("5+-"2+). . r05
10 Bases m.esrréos (IS+_"SS). 405
Qu'est une base (zS+-zSS) t05
Base géodésique (256) t0ô
Base topographique (zSZ-zSù. . t06
2' Bases calculées (z6o-274) 107
Longueur d'arc de méridien (z6z-z$) 108

Longueur d'arc de parallèle (z6a-265) t08


Calcul de la base par les coordonnées de ses extrê-
mités K Y cosëc 0 (266-z7r) r09
-
Mesure tachéométrique (27 z) !,r,L

Vérifications des bases (zZl-zZ+). !.u.


XIII
PÂGES
III - Levé des ]angles et des longueurs tachéo-
métriques.... tL2
Lo Préparatioa (275-276) . . . LLz
Signaux (rZf-rZg). . . . . tL3
2'Opératioa (z8o) trt4
Intersectîon : recoupement (z8o) tt4
Problème de la carte; Solution graphique (z8r) . tr,4
Solution calculée (z8z). T,L5
Méthodes lochéométrQues : Rayonnement (284-288). . {48
Cheminemen ts (289-29 7) 120
Alignements (rg+). r23
$ II - Levé d.e I'altim.étrLe (295-323) . . . . r23
I- Nivellements baromêtriques (296-3o5) 123
II . Nivellemenrs au Tachéomètre (3o634). 126
t' Nivellem'oat d.ireot ou contiau (3o6-3og) L26
2' Nivellsmerrt trigonométrique (log-lzù . 127
z4) Nivellement géodésique (3ro1 17) rzt
B) Nivellement tachéomêtrique (3 r g-3 z3) . Lïr,
B:O-(H+ù
B:O +(H_t)l
ARTïCLE II - Trro.vail au butearr (tz+_ls+) 134
S I I - TrawaiL d.es oaLoulateurs (325-345). . . tg4
Suite de larêdaction du carner : Colonne ro .. Distance hori_
zontaled:g sinn V (326329.t. . TU
Règle logarithmique (lp'). . 137
Tables de Pons(;lr). Lg?
Jables de Granet (llr). . t39
Coloune rr (H - d cotg D Glù. . t40
Colonne tzl* (H
- t) ] (lr:) . . t40
Cohnne rt L- (H + t)f
Gte. ,,40
Colonne 14 cote de la starion *d T $37-71g) ,,40
Colonne rt cote d'altitude du point (llS-l+o). t4r,
Margd de droite (34r). L4!,
Conclusions (l+z-l+S) t4!,
xIv
PÀGE8

Ê II - lravail d.es d.essinateurs (746-j48) tæ


Rapporrpar coordorinées polàirès (lcù, t4g
Rapport par coordonnées rectangulaires (348-15 ù . . . . ,,u
Transformation des coordonnées polaires en coordonnées
rectangulaires relatives (l S t-l Sù 145

CHAPITRE II - z" PRoBLÈME : oRTENTATToN DES PtÀNS


rt48
Gss-+sr)

Nécessité d'orienter et sitlrer les plans(3 j5-358) ,.48

ARTICTE I - Dëtettminatiob da 1a tnët'LdIeîn'e 450

S I - Détermination mag'nétigue d.e Ia méridienne. t50

I - Le Nord magnétique (359-36r) {50

II - Réduction au Nord vrai (362-77o) 162

Détermination de la déclinaison de l'aiguille


362) 162
Variati.ons ; Séculaire (364) 152
Diurne (16ù. . . r53
Locale (16ù . . 154
Accidentelle (lZo). . {55

s II - Déteroinatiorrastronomiquedela:m.érid.ien:re. t56
Gérréralités (lZl-lZù t56

I - Méthode de deux hauteurs correspondantes(38o) t58

t" Elauteurs corrospotrd.aates d.es étoiles (38r-


' r58
l8;)
2' I{auterers correspotrd.antes drr soleil (384) t60
Gorreotio:r d.e Ia wariatio:l dirrrne d.e la
décli:aaison (788-792), 164
rA.vaatages et i:econvénients d.e Ia :n,é-
tb.ode (tSl-tS6) t66
xv

II - Méthode dune seule observation d'étoiles ou


dusoleil (lgù . . . . t69

i.' Obserwation d.'étoiles t69


,{) Observation de la polai.re à son maximum d'êlon-
gation (398) t69
Généralités Q98-4or) t69
Heure des passages (4oz suiv.) Lt0
Àzimut de la polaire à soa maximum d'élongation (4o5 suiv.) 172
B) Observation d'une ëtoi.le quelconque. Azimut d'un
astre: triangle sphérique Z A P ou d c t (+og-+t+) . 174
Correction de la Rëfracti.on astronomique (4rz) r76
Position moyenne d'êtoiles au rer Janvier rglo (4r5) 177

2' Observation du soLeil , t77


Gêaêrarités (416) Lt7
,4) Correction de la Réfraction (+t8) . L78
B) Conection de la Parallaxe (+rS-+zl) L78
C) Diamètre et rlz diamètre (4za-az6). 180
Rësumë (427 suiv.) Exemple numérique (+l+-+16) {83

ARTICLE II - Orienter 1e levê d'apraès 1e Etêtt7-


dieo eoûtrct {86
Glênêralitês (+lZ) . {86
S I - Orientation. astronomigue d.u levé, sa:es e:nploi
d.olaboussore (438-44r)... . . . {86
II - Orieatation d.u Levé parla boussoletopographi-
q:ue (442-446) . . 187

5 In - Orierrtatio:r du Lewé par Ie Tacbéomètre avec


d.éclinatoire reotifiable au Nord. vrai. Associa-
tiola d.es m.éthod.es astronomiqrre et :m.agné-
tiqlre (447). . r88
Génêralitês (447) 188
Opératio:r (++8-+io) t89
ses avantages (45r) t90
XVI

CHAPITRE III - B" IRoBLÈME: SrruER LE ILAN (+sz). . ïi;


Génératités (+Sz-+Sl). lg0
Im.portance... lgg
ARTICLE I - bëbenmination des rzepères fixes,
lle<ttte loeale, I-rotitude, tr-roogitode, Zëno
d<r nivellement. LgA
Généralités (+Sg-+6o) Ig4
S I - Détorm.i:eation d.e I'h.oræelocale (46r) . {96
I-Principes(46r) ]... 196
II - Solution (q.62) . L97

t' Par I'observation d.'uae étoile Ig7


A) Méridien inconnu: Calcul par AR (+6ù , Lg?
Calcul par aH Q65). I98
Détermination de I'angle horaire (a68-a7o). . . . . r 199
B) Méridien connu (47r) t99
2. Par I'observatioa d.u soleil (+Zz-+Zù . 200
$ fI - Détermirration d.e la latitud.e (+ZS-+27) . . . . 200
S III - Détermlnation d.e 1a"1ong'itud.e (+28) . . . . . 202
I - Moyens d'ordre physique (+Zg-+Br). . 203
II - Par des observations astronomiques (482) 204
:t' Méridien irroonou (+8t) . 2M
2' Mérid.ien conrrrr (+8+) . 2M
Gtên6ralitês (+8+-+81) 204
A) re Méthode. Par la variation dt terups rnoyen d.es passaqæ

de Ia lune (486). 205


B) ze Méthode. Par la variation de ,4R de la lune (+82-+8ù 208
.
C) 3" Méthode. Par la lune et les êtoiles de culmina-
ion (49o) . 209
g IV - Déterm,ination drr-zéro d.o lilivellem.erat . . , . z[r,
Gênéralitês (+gr-+gq) zr,t
I - Qu'entend-on par niveau de la mer (cgS-4.58) 212
I[ - Commentdêterminerle niveaumoyen (+gg-Sot) 212
XVII

ARTICLE II - Qattaehet)ebt des sorrrrets


aux points de rlepèrl,e fixes 2t3
Généralités (5oz-5o3). 213

SI- Calcrrls de rattach.eme:rt des stations aux coor_


d.orenêes géographiques d.u repère et des
som.m.ets secondaires à la station principalo. 2!,4

I- Rattachement de la station principale aux


. coordonnêes géographiques du repère 2t4
Génêra1ltês (lo+) . 2t4

r"' cAS
/ l'-1t-RKsinïsecL' \
( i':"r' + p Kcos|_ e.K"ino o ) Gos-soù' 215

z. cAS / Ksinacosq Ks,i.naslzo\


.
Q::;;i--*:ff){ios). . 219

t/ L,u \
3" cAS (;:tga) (5oe-5rr) 220

F.em.arque (itr) 223


II - Rattachement des sommets secondaires à la
stâtion principale 22t*

Gênêralitès (St:) . 224

I* PROBLÈME

Coordonnées relatives I y' (f


- p cos 9'; y' : p sht.0,) (ir+). . 22t+

II" PROBLÈME

Coordonnées absolues X Y (X- -t t' -+ a; Y:_lyt -l b) (StS) 229

Rem.arques (516-5r8) . 230

III. PROBLËME

Coordonnées des côtés du cheminemenr (r, il (ry n: i#)


$t9-5zz) 2gr,
(d- L/ sec0': \y' cosec6')(Szl-Szj) 22
(.r-.r l;!:t,y')$zG) 233
XVIII
PAGES

S II - Feuilles d.e coordoanées. . 239


Gènéralitês (SzZ) , 233
I- Feuilles pourler'ês de rayonnement (528-54o) 2U
Adaptation au lever par cheminement (i4r) 297

II - Feuilles pour levês par cheminemeût. (542-


548)
Note Tables de Sanguet Règle logarithmique (SqS-
5
-
to)
-

CHAPITRE IY - 4" pRoBLÈME : ÉvÀLUER LEs suRFÀcEs


(sst-s6t.) . . 243
Gênêratités (:Sr). 2t8

ARTICLE I - Sut'faees par les eoot'dorrrlêcs


polaitres lp p' si,n r 0l (552-55a) . .

Disposition d.es feuilles d.e coord.onnées pour recueil-


lir ces rêsultats (lSl). 246
Dispositioa d.u calcul (l:6) A+8

ARTICLE II - Galeul des surfaees par les


cootrdol}l}êes tteetobgulairres (558) 249

Dém.onstratio:r élémentaire (559-56o) .. . 2l;9


f:Yxa;fl f>XxaYl
L" IL, I
Dém.onstration aaalytiqrre
(56r-S6z), . 26L
Disposition d.es fouiLles d.o ooord.onn ées recta:rgulairee
pour 1e oalcul d.es surface" (S6l) 254
Co:eclrrsions (5 6a- 567) 254

CHAPITRE V - 5. PRoBLÈME : ÉrÀBrIR uN rRÀcÉ (568-


et+) . . 256
Gênêralitês (568-56). 256

ARTICLE I - Gonoaissalrecs pt'qtiqqes rel'o-


tives au tnasé des trravaux (57o-s7ù.
ARTICLE II - Iostruetions dq eahierr des
cfrarges .

Courbes - Raccord.e:r.ents - Devers - Déclivités


(rz8-sst) 269
xx
ARTICLE III - Froeédes - fronmulee et Tobles
clsrtelles poorr la soltrtion des problèmes
de trzqeés (592-6ta) 277
Courbes de raccord.ement (592_ 6oz), . 277
Raccordenrerxts des pentes (6ol) .
285
Raccordements de talus (6o4_614).
285

APPEIIbTGE A rrA sEGTroI{ ur


Ilérifieations, Goneetions, Effiegtrs probables .
eénéralirés (6tl).
299
CHAPITRE I - vrnrucarr'N Er c'RREcrr'N DEs ERREUR'
NoTABLES (6ft) . 294
Vérification d.es azimrrts sur le terrairx. (6ft_6ry) 294
par contrôle mutrrel d.es ch.iffres poxtés
sur les feuilles d.e coordonnées (6rg_6zo; . .' . . -.
255
fiRectification d.es erreuxs d.e coord.on:rées (6zr) 296
CHAPITRE II - ÉvÀLUÀrroN DEs ERREURs pRoBABrEs . 298
Application du Calcul des probabi.litës (6zz_6a)
298

sEcrroN rv
Exemples nqneriques
Généralités (644) 309

CHAPITRE I- EXEMPTE DE CALCUT DES BÀSES


3r.t
Position du Problé:ne (6+S).
3u
t- Solution par triangulatio:r (6a6-656) 3r,2
2-. Solutior]. erx fonction de I et de L (657_66o)
,317
CHAPITRE TI
(66r\
. ExEMPIE DU PROBTÈME DE tA CARTE
\/ 3{8
CHAPITRE III -
EXEMPLE DE CALCUT DES NIVEAUX, DES
COORDONNEES ET DES SURFACES
3{9
ARTICTE I- Gale<rl des oiveaux 319
Rem.arque '(H : d tg tt) et (H : d cot V) (662). 3{9
Tableau des calcrrts (663) 322
XX

ARTICLE II - Gale<rl des coondonnêes reetan-


gulaires (664) 323

ARTICTE Itr - Galerrl des sttrfoses szA


s I - Par coord.onnées polaires (p p' ti, Ae) (66) . . - 924
S II rectangulaires (Z X x A^ Y)
(666-667)

CHAPITRE IV - uoDÈLEs couplErs DE LA DrsposrrroN


DU gÀRNET TACHÉOMÉTRIOUE & DES FEUITLES DE
COORDONNÉES . 326

ARTICTE I - godè1e d<r @orrn'r>et (66ù 326

ÀRTICLE II - godèle de feuilles de Gootrdon-


û.ëes (668).
$ I - Feuilles d.e ooordonnêes pour levé par cherm.i-
nement (669)
S II rayonne-
meat (67o) 333

I - Feuille de coordonnées polaires (67o-67) . 333


II- rectangulaires (672) 336
III - pour polaires et rectangu-
-
laires (673)

sEGTrOt{ V
Perfeetionneneots du Taehcomètre.
Généralités (62+-6lZ) 34t

CHAPITRE I - LE TÀcHEOMÈTRE AUTo-RÉDUcTEUR A


LEVIER

ARTICLE I - Idée sorrrrnaine de eet instrq-


rDer)t (628) .
ARTICLE II - Friaeipes trigonomëtttiques
eonstituaot la tbêotie du 'ltaefrêomètrre
auto -rêd (tetesr (67 9- 6\)
-t-

SECTION I
BAPPEL I)ES N()TI()NS ET F()RMULES
rrsitées e]1 Tach.éométÎio

CIIAPITRE I.'
RÀPPEI DE NOTIONS GÉOMÉTRIOUES ET TRIGONOUÉTRIOUES

ARrrcle | - DES COORDONNÉES


4o - Descartes est considéré comme le véritable fondateur
de la Géométrie
analytique. Les coordonnées recti.Iignes, rectangulaires ou encore
cartësicnnes,
(qui ont la même signification) ont été imaginées par Descartes.
E[es
consistent à rapporter la position d'un point de l'espace
à trois droites
fixes se coupant entre elres au même point o qu'on appel
e orî.ginc ou.
P6le. Ces trois droites sont orthogonales en tachéoméuie.
2o - ro coordonnées pranes, rectilignes. Étant donnés deux

axes r r' et yy, (rt7. t)


se coupant au point o, un point quelconque
M
sera exactement défini et déterminé en plan, si
de ce point M nous
meuons des perpendiculaires M p: x et M N: r,.
-2-
Voila ce qu'on appelle les coordonnées planes du point M. L'on
cosçoit que dans le levé de plan, il serait bien facile de rattacher les
sommets de une, deux, trois,....'.......'... cent parcelles à deux axes
coordonoés qui seraicnt par exemple t x' le méridien du lieu I'y la
perpendiculaire.

Ce système de coordonnées est dit rectiligne, rectangulaire ou -cartésien.


Si l'on y ajoutait un troisième plan Z vertical, on aurait une troisième
coordonnée Z qui serait I'dtitude.
3o - Il est un point sur lequel nous appelons l'attention des opérateurs.
La ligne des r est représentée dans cet ouvrage par le méridien et celle
des 7 par la perpencliculaire à ce méridien ou la parallèle à léguateur

ffiC. 4. Cette observation est nécessaire, parce que dans tous les livres ,le

Frg. ? Ftg 2 Dl's

tngonométrie on renverse la figure mettaût la ligne des r horizon-


talement (fr7, z bis).

La Société ile Topographie parcellaire de France prend au contraire


l'axe des r horizontal et l'axe des I vertical. Jusqu'ici aucun traité n'a
paru sur cette question- Cependant nous croyons être dans le wai. Les
à notre maoière
formules du dépôt de la guerre, sont d'ailleurs conformes
de faire. Au demeurant, cette pratique est motivée par ce fait qu'en
topographie on est amené à prendre pour origine des augles, et Par'
conséquent pour ligne des r, la direction Nord Sud gui, sur les cartes,
est représentée par une verticale.

4o - zo Coordonnées polaires (frT. ,. Un point M est encore


déterminé dans un plau quand on connait ro l'angle ,s que fait avec l'axe
des r I'azimut d'un point M; 20 la longueur O M de ce point à l,ori-
gine O. Lt disrance O Ad est appelée rayon aecteur et s'exprime par la
lettre gïecque p.
L'angle a ou azimut s'exprime ordinairement en géodésie
par la lettre
grecque 0, ces deux quantités p et g sont les
coordonnées polaires du
point M,

Fig. 3

5o - Ilest évidenr que dans le svstème de coordonnées rectilignes on


Peut faire varier I'angle à l'origine des axes et avoir autant de systèmes
que l'on voudra. Ce sont là des démonstrations générales qui n'ont point
d'utilité pratique pour nos lecteurs,
6o - 3o coordonnées bi-potâires ou focales. Les d.eux foyers
de l'ellipse peuvent être considérés comme les origines o et ot. L,inter-
section des rayons vecteurs p et t
détermine un point M oa Mt en
dessus ou en dessous du grand axe. . ce système est moins parfait que
le précédent car il laisse prise à ambiguité. En effet, on peut avoir un
point M' symétrique du premi er M.
L'hyperbole et la parabole sont aussi déterminées par leurs coordonnées
focales.

?o - En géné,ral une ligne


peut être représentée ro par des coordonnées
raPPortées à deux axes; 20 par ses coordonnées polaires;
30 par ses
coordonnées focales

Nous ne nous occuPerons que des coordonnées rectilignes et polaires.


-_4- I

8o -
Un point peut se déterminer complètement, dans I'espace, en aiou-
tant aux données p et 0 Ia distance polaire du point (fry. 4.

r
Fig.'
lo OM:P
zo I'angle )f :0O N
3o l'angle P O M: distance polaire
mais alors il faut trois éléments, deux angles et le rayon vecteur.

9o - En général une ëquutî,on entre. deu.x coordonnëes x et y reprëse.nte une li,gne,

Si l'on considère les variables r et / comme étant les coordonnées rap-


portées à deux axes rectengulaires, chaque valeur tle r et y qui satisfait
à l'équation déternrine un point. Tous les points obtenus, étrnt réunis par
une ligne droite ou cou;be déterminent la ligne qui satisfera à l'équation.
---]
-5-
l0o - Remarque: (rt5,5) Considérant Ie point a on eppelle ro Coorilonnées
I

.relati'aes les coordonnées a h' et a h abaissées du point a sur les axes de


la station o; zo Coordonnées absolues les mêmes coordonnées mais rattachées I

aux axes XO et O I c'est-à-dire hr H et h H.

ART. II T DE QUELQUES LIGNES ET FIGURES

s r - ÉQUATTON DE LA LIGNE DROTTE


Ll," ' soit donnée une droite A B qui coupe I'axe des y
ou point E
(frs. 6).

son équatio' gen;r; *, ! a x*b


-
dans laquellcy CD+ D p
-
maisC D-EDtga- rctga
D P: constante
- &
d'oiry
- tctga + b
si l'on fait a: tg a
Onauraj==ax*b
Remarque Si le point E était à I'origine l,équation deviendrait
t == tl' rc.

Remarque/.I ; Au cas où tg a seïait nulle on aurait


!: b.
Remarque -I/r ; si |on avait y et
x - o, c,est que re point se trou_
verait à I'origine O.
-6-
s rI . couRBEs USUELLES
L2o 'Dans l'étude de la gravitation universelle, IiEtlïpse et la. parabole
iouent un rôle considérable. Ainsi la Terre n'esr pas un globe sphérique :
en vertu de sa rotation sur l'axe des pôles, elle est renflée à l,équateur
et aplatie aux deux pôles. Si I'on fait une section suivant la ligne des
pôles, on a une ellipse. La terre, outre sa rotation sur elle-même, décrit
dans l'espace une courbe appelée orbi,te et, qui esl encore une ellipse
dont le soleil occuPe un des foyers. Les orbites des autres planètes er
de leurs satellites sont aussi des ellipses. Il en est de même pour
.
un certain nombres de comètes qui n'apparaissent qu'à des époques loin-
taines et que les savants, ont prévues quelquefois par leurs calculs; les
orbites de ces comètes sont également des ellipses, nrais dont le grand
exe est immensément grand. Quant aux comètes qui apparaissent et qu'on
ne revoit plus, elles doivent décrire une parabole.

on comprend donc I'importance que jouent l,ellipse et la parabole


dans la gravitation universelle et pourquoi nous rappelons les notions de
ces courbes.

I - ELLIPSE
l3o - Si I'on prend un fil d'une longueur égale à, At A (fr1. Z) et
si l'on fixe ses extrémités par deux aiguilles aux points F' F on pourrâ, en

vrJ '\x
::- x
T,U

\
Fig. ?

mettant un crayon contre ce fil tendu, décrire une courhe A B ât B'.


Cette courbe sera une ellipse. Cette ellipse $era le lieu géométrique des
I

-7 -
points dont la somme de leurs distances aux foyers F et F' p + i
: une constante At A. En faisant A' A: ) e,, on auta O /:4, d'où

P * P' :2 a: constante'

At A est le grand axe de l'ellipse 2


- a,

B B' est le petit axe_- z b

d'ouD:Bo:og
c O F, O est lp centre de l'ellipse
-
B' et B, At et..4 sont les sommets de I'ellipse
pt et p sont les rayons vecteurs
F' et F sont les foyers
, : excentricité de l'ellipse.

Cette excentricité est égale eu rapport de+.


a
c.
c =- L qu'on exprime en fonction de a et D ordinairement ( fr7. A).

...9..a
t.' b tt.
.." c c
F' U 6- T' Â
b

Ftg. 8

Cz_a,e _b.
O
d'otra': UU
c lAl-F
e,-=T:V7-:V'-T ^l- F
cette excentricité est toujours plus petite que I'unité car on e

c<ad'otr f,<r
Si l'on evait c:0, ot aurait

+- r ligne droite
-une
-8-
Si le foyer au lieu de se rapprocher du sommet A de l'ellipse se
rapprochait au contraire du centre, on aurait à la limite c - zéro, d'où
o serait égal au rayon vecteur p ou p'i de même b : P : P' donc
a:b et la courbe décrite est une circonférence.
En général, pour les planètes, l'excentricité est très faible. La courbe

se rapproche donc beaucoup de la circonférence.

La valeur de l'excentricité pour Junon est de o,256o8, celle de

Meicure sr2ç55s4$, Vénus o,oo68433, la Terre o,or677rt, Mars


- - -
o,o! 1z6rr, Jupiter: oro48z5r9, Saturne-oro56 o7I3, Uranus -oro4634t4,
Neptune oroo89646.
-
Le grand 'd" l'orbitre terrestre est évalué à, 7o6.986.ooo kilo-
"*"
mètres, soit plus de 77 millions de lieues I le petit axe est d'environ
3o6.9o8.ooo kilomèties. La différence entre le petit et le grand axe de
l'orbite est donc de 78.oôo kilomètres. Ce n'est rien en comparaison de
ces axes eux-mêmes.

- Équation de I'ellipse, rapportée aux deux axes


!.4o
rectangulaires passant par Ie centre de l'ellipse
(rts. 2 page 6).

Cette équation revient une fois résolue en fonction de I et P Pour


un point quelconque M-

yo :cu + 2 c x + xo * lu (4)
pte
-(c * x)' *
ptt : (t 2 c)c + xn i !' (l)
- *)' * -- -
y' çs

c 2( (t)
En retranchant pr'
- pz - I
(pt + p)G'
mais y'u
-
po
- - p)
et/* p-2 o (r)
d'où P'
- P- a#: O>

Si on aioute (z) et (l) oo a 2 P'


- 2a +#

t':ff + a
-9-
Et en élevant au carré p' : + | a. { z cx

En égalant (4) et (r), on aura


o' e+ 2 a' c x * o' x' + ao yu : c' i + 4' + 2 a' c*
ou enfin
a' !' + x^ (o' - e)
- f) - d (o'
Yoyez fgure Z, on, a (a' :
- ê h')
d'où yo + b' x': Ê b'
ao

ou encore
!t
-F+T:r No

d'oir pour l'ordonnée y

'ra v- -r b ,/æ--*

l5o - Rectification de I'ellipse.


La rectification de cette courbe est
L :n ol,
- (+,), -+ (+ +,')' - *('n.'t,. +')'- f
Cette rectification dépend d'une intégrale obtenue par série. Le terme

16o - Quadrature de I'ellipse.


la surface de l'ellipse est t : d fr
_/ !
t:J, lah-
+rfiz-x%-dx
Si l'on se rappelle que .y est pris par rapport aux axes pessant par
le centre de l'ellipse - O -, on dewa prendre r entre o et a.
POUr r: O, On a c: o
r: a, on aura
pour

s: ' tr t--- \
b (a'arcsin x +|'tæ--ç)+c
t. \2 ,
arc' sin' ra J-
d'oir s
- ab. - ft. a. b.
-lU-
et pour la courbe on aura

S._ft.a.b.

Ellipsoïde. de révolution (frg. 9)

Llu - On a souvent besoin d'exprimer certaines lignes de I'ellipsoide de


révolution en fonction du rayotr équatorial a ov demi grand ,axe, de

rEr-F '
l'excentricitée__
\/ =-vt r, de la latitude I du point
a
que l'on consi-

dère sur la surface. On suppose que l'ellipse tourne autour de son


petit axe qui est l'axe des pôles,

L'équation de l'ellipse (aoir no 14) étant


a'lo*bzN;t-&2b'

Eig. I

féquation de sa tangente est (')


. - #: - ++
pour un point @ t') l'équatiôn deyient
!-!,:- ffi<._ t)
ou bi.o -'l ! n't'

V-+rf:r
ou encore an ! y' + bo xxt-_ f lÀ (r)
l8o - Uéquation ilc la normale est

y-!,:1,+@-r) (l)
11

1.9'-L'angle de lutitude MHA--l-P'KT't pour valeur


Lz ,l
tg. I -,j,r (z'oir plus haut t!,1uation.) (t)
- - a-!
remplaçant / par sa valcur
1--1- :, \/Z-F
et renrplaçarrt 1r prrr sa r'.rlcur tir-ée tle: , : JT ";rF ,, :ruia

fi =- s ;7=7-
et bu =- n' (t - eo) et e n remarqllant que

1i-1 rs I __
' cosl
en résolvant par rapport à x on rlut'a
ucgll (^\,
^-- )/ r-,'\in"7 \+/

v-Lç vT l)sin'I ",/


\)
-7-in'--l
x et y sont les coordonnées du point M (fS.to).

20' - M N est lu grandc nornmle.


On en fait rarement usrge. Sa vaieur est M N N
- *,:
cos I
a
vI-r'stn-l, "'

2lo - La petite rtorrtalt H M- #, :. -:U!;ft=,


on la désigne par la lettre n.

22" - La suts-nlrttrclt B !--rt cos /: N(r /.


- -c'\cos
23o - Lo sous-lurtgcnte F 7- :1,x tg l,

t(t r'o)sin /
n'
[d'ou P T: ffi - >< tang I

24' - Le rtt;,on de rr,url,ttre p de l'eliipse,

On rppelle rayon de courbure, cn rln point II cl'une courbe, le


ra)/on du ctrclc osrtr/olctn' à la courbe en ce point II. C'est la limite
-12-_
. d I 1i'1, rr I tr t r
du rapport =aî d" i'élément d'arc à I'angle des deux tangentes à
r
ses

extrémités quand i'arc tend lers O (').


La formule généralc dr.r rayotl de courbure est
t r\ 3

,,: -,Jff.\1,i ,1" ,,5(u)


Nous allons tlouner la foltuule pour I'ellipse.
25" - De l'équation générale n' l' + 1r' rn a' lt"' on en petlt déduire les
--
dérivées.

La dérir,ée 4n-'O l;:,+


premièr
" - it'(r) - ,'t - -
En l'élevant au crrrré n'. .'{l,tt"
tlt
- 1,'

la : t!+"Tbi l'
da"

- - Z!', + H",
- l, -
ciérivée seconde

par suite on â p
- \L,#;,t,ll"+
a' lt- llr x-
-
tt- y-

Ce qui rcvient à dire que lc ravon de courbure équivaut au cube


de la petite normale divisée prr le carré du clemi-paramètre et se nlet
en fonction des virleurs déjà trotrvées de l'exccntricité (,') de h pctite
nonnale (rz) etc.

r : 11 (7

i;:i,,'l -
,;;
1t\

f7 ()
ir rrrr p,rirrt J1 r 't rrrr ccrcl( 1al3r'1r1, â la t',;r,r'lr' ('lr c,' Ir,)IIIL et rlont le rilyon est ègal
(l) I-r, ctt'clr i)scllit'.1r
atl raJ{rlI dL f Du|llure de la eotrl'lle etr r'' prrinl.
Le ecrclt- os(tuLal,eur sL. dd,tcmtin(, âlrLrl\'li(Iucir!'rit Irr' 1a couclttioir qrrr l,-' poirrt rlc t'ottttct nt'cc la courbo
soit cle 1'oIdIe le plus tllc'vè lossi]rle. J,c crr.elrr oscrLlattur' tltvalrt sc confirrttl|c tvec lc ccre'Ie tlc courbure, les
Coordonnées cle Son ccntre (J)" et 1/") srrnt tltlfitli|s pll' lt's érlualrotrs stlirattlts;

-r-+-
. {-,-
tly\zL
.\.-.\-"- ';tl T/ n,l-
- (ï- \' (I .\
d .T-

, / tl t,\z
/ -1- l -, - - |
),_J.__ --),,ï/
-d
-r''
pilr lit
Le lir.Lr tlcs (.(,rrtras (lcs crr'r.lr.s os.ulirtcrrrs ùes rlrftrll\rrts points d'rruc rue]ntc uourbe cst lc]rèscnlit
('c 11,,. (-onr'lre
r | ét' a lo ! ll rtt' ri',j
it) \-,)ir FralerÈur' traitê de tltlt'rli'-sLc \" lSl) p']qr' 1li8'
- 13
-
26.,- Il nous reste à bicn ét:rtrlir (fS, ro) 1,r valeur clu l:ilyon R, qui
pirrt ciu Centre C au point M et qui rlu pôle r\ nne r-rlleur éeale à C
et à l'équrrteur égaie ri (rl) et qu'il tle fiiLlt pils cotlfotrJre lrvec
f L* grande nortrale N - If N
zo Le ravon de coutbttrc
30 Ou la petite norulrie n - AI H
Ailsi clonc, comllc dans toutc- ellipse, clu restL', le rtlyon R varie

entre lt et a (fig. B , jrtge il.


Rn --, -to f _1,n

En remplaçrrnt r et 1 par leurs r-alcttrs trour'ées plus haut


rl ct-r. i
't-- yl-_rt.sintT

,: !ug,=9'-r{, .,.i

Et résolvent

ontrouve R-a\/r- tW

R-u1/L
1l_ ,., (-_-tar-sfrll
V I-L'- Sln-I

II . PARABOLE
27" - La la limite vers laquelle tend
parabole peut être considérée colnme
une ellipse dont le qrancl axe croit indl'finirnent, tandis que la c]istirtrcc
de I'un cies foyers au sommet le plurs voisin reste constilntc. On pourrait
encore considérer la pirrabole comme êtirnt la limite vers laquelle tencl
une hvperbolc.
En efièt, si l'on trrrirsporte l'origine de l'ellipse, dc l'l-ryperbole et de
la parabole âu sornrllet de ces courbes, l'équation générale qui représen-
tera ces courbcs sera
\,2-2Pt|-rlx' (r)
si I'on pose

F : -,- h'
(n)

,l---7b .,,
(t))
-14-
si I'on remplace p dans (b) par (o) on aura
bu

L'équation (t) devient suivant que


1o
t1

q>0
q-0
1q

Io y\"D-h- 2 -", -lrrn- : ellipsc


- - Jçu

,bnll ro-x-hyperbole
!"-t n ,+
Ôo

to
t1-

/1o l'-t , *
-parabole
28" - Équation de la parabole rapportée aux deux axes de la courbe.
[n:aPx

III - HYPERBOLE (son équation)

29" b , o--
)'--t-
-u . Vr'-f -;-

ARr. lll - aUELeUES REMAReUES


D',ORDRE TRteoNoMÉTRtQU e
- Degrés. Les astronorlles se scrvellt encore clc la division séxagési-
30"
male pour les grlnds ccrcles etc., c'est-i-dire divisent la circonférence en
36o degrés, le dègré en 6o minutes, la minute en 6o secondesl et la seconcle
etr 6o tierces ou plus souvent en dixièmes ou centièmes de seconde.

31" - Grades. Lc systc\mc centésimrl est bien préférable. il dir-ise le


cercle en quadrants de chacuu ceirt grrrrlr.r. Le gracle compren.i cent rnitttttts
ccntésitnLtle.ç) ou centigrrrdes; le centigrrrde se sr,rbdivise en cent sccon,lcs cr:ttlësisroles
ou décirnilligradcs. l'trous eltgageons fortcment ceux qui aurrrient eucore quelque
préférence pour lrt division séxagésimale ii" la rejeter immédiatementjer a se
servir dcs grades. Du lcste le tachéornètre est divisé suivant cette nouvelle
rnéthode et quandJolt s'est servi une fois des grades on ne revient plus aux
degrés.
-15-
32o - L'adoption du système centésimal appel)e l'enrploi de Tables trigo-
namëtritlttc.s et de Règles logarithmiques établies suiviurt cette nouvelle graduation.
Le ltvre de Saxcuur ('), spécialement colxposé en vue des opérotions de
topographie, donne non seulement ces Tables centésimales dans un formet
et suivant ulle disposition des plus prâtiques I mais il renferme encore
une nrultitude d'autres tables et formules usueiles, et constitue un véri-
tablc \,'ade-rrrecum de l'Ingénieur Topogrlphe. La nraison H. MORIN a
aussi étet''li des Règles logarithmiques pour le calcul rapi'Je dans le
système de la graduation centésirnale.

32bis - La coexistence des deux systèmes, séxegdsinral et centésim:rl, oblige


prrfois à trrnsl'roser une valeur d'un systèrle dans I'autre. Dans ies tables
centésimales de Sanguet rre partie, à le {ln, se trouvent des teblerr,rx
donnant de suite et sans effolts, ces courcrsions de dcgrés el] grrrdes et
réciproque rnent de grades en degrês.

r'
""""]" ]ij,',,:i,;;,,î:'::',
Ïi:' j'o',,,, t r sror, es
t srconde o.co1c,,l61t97;

Soit à convertir par les t:rbles i 2+,, 2 t' J 2" cn gt'odts

Voici conrment on dispose les calculs.


Pttut' I20u 011, o r j 1s j J ].1 13 i 1
/O
+ 4, 4-t-{41-t1-{
20' o' JToJ
I o, otBy
)v o, oog2tg2t
2 o, ooo6tTzS

t18s r7'64"t4jo

(r) .l . L. SÀNGUET: l'ablcs trîgononÉtriques centesimnles, pt'ecdrlils dr's Lugnllthnres rlrr nulllres de
t à 10000, sururp"s r/'rrn grand notnbre dp, Tables etc. etc. j. in-8' canè. Dèpot spècial à la maison ÉI. MORINT
ll, Rue Dulong, t'arir.
_ 16 _

Par la varleur c1e chaqr.ie cleqré, niinute etc. on aurait


r24a>: rrrrltrrrr .- r) i.77 î7
2r' :< o.ot,ïSz 1,1,1o
-: 'l

i2" .< oroooj [ : o.oo99

t 13; t 7'6;"
.ta Conversions des grades en degrés.
Soit: zz* 4o
(7'a.i,ics) pout' 2or on a r,1o

2f; 70 q8
40 o, 2I' i6'

Soit: rgu tig' J6"


otl 20, g' i (t"

33" - Sigrnes des x xt .r" c[c,, '], 'r' 1l' tic . Tr.-Lts Ies ff olr coslnus

o 10!

1* Quade L" Ouad

àr/r- +J Svt --]

Cas J'X li:e.-f..ï.

a'-æ"r"s:..

snz *f sn'- -Y
ihs - X- ri..s'-- X
2: Quad.t 3'' Ougd!

!'ig. ro

sont positif s clans le pretuier et qtuitrième quadrant (f g. I0) c e st-r\- d ire

au-clessus de la )" )' à la méri.lienrre et nc{gatifs daus les


iterpentiiculaire
Zrrre et j*. quacfu.ants. J'or-rs les y ou siuus sont positifs,lans
Ies I cr €t
:-e quadrants et négatils dens les 3*" et 4*" quadrrlnts. Les x sont les
latitudes; les y les longitucles. En général ies longitut1es (ou r') sont po-
-17-
sitiles à 1'oucst clu rnéridicn ct négrrtives à 1'est; les latitudes (ou x) sont
positives au nord de )'équateur c-t négrttives âu suci.
Prenonsun angle 0.1e lIi grarles 5o". Cet angle sera du 4*" quadrant,

le cosinus ou .ï est positif et le sinus ou iy est négatif.


Les tables cen';ésinrales donnent directement les valeurs de tous les

angles.

Prenons un autre angle 0 - 2r7 grades 82. Les sinus et cosinus


seront négatifs.

Rennrqtrc: La rèSle relltive âux signes des x et ! ioue un grand

rôle clans les opérations tachéontcrtriques.

Un ingénieur habituê à ces sortes de calculs, surtout en ernployant


la règle logarithnriqne. arrive à trouver la surfice cl'un plan et ri en
déterminer tous les éléments sans avoir besoin de t'aire le plln lui-mème.

CHAPITRE II
RÀPPEI DE NOTIONS COSMOGRAP}IISUES

AnTICLE I - LE SOLEIL
34o - Toutes les planetes qui grarvitent autour du soleil décrivent des

orbites elli ptiques ; le soleil occupe utt dcs for-els de l'orbite.


On considère ie soleii col-nme fixe cians 1'esprrce. Cepenclant on observe,
à sa surface, I'apparition à l'orier-rt de cettaines taches qui yont à l'occi-
dent et qui reparaissent périodiquerrcnt. On en â. conclu que le soleil
a un mouvement de rotation propre sur un axe et que de mêure que
notre planète il doit être aphti à ses cleux pôies, Ce mouvement de
rot:rtion s'exécute en 25 jours, 4 heures, 29 minutes : son axe de rota-
tion est incliné de 6o 58' sur l'axe de l'écliptique (').

(l) Yoir i'exp)ication tlc ce terruu tnftti n' 82.


-18-
Par conséquent dlns le cours d'une année le soleil tourne r3 fois 33

sur lui-mêrue i c'est sa rotation rée lle.


Quand à sa rotrrtion aPParente, en raison du moulentent de notre
planète âutour du soleil, eiie est un peu plus iongue et estimée à
t3 fois J6, envirotr.
Le soleil occupe-t-il récllernent une place fixe dans I'espace. Diverses

consiclérations d'ordre astronornique, corroborêes par de minutieuses obser-


vations, inclinent à penscr que le soleil, qui n'est qu'une étoile de 6*'
ou 7-. grandeur, possèdc un mouvettlent propre; on supposç que son
centre décrit une courbc, dont la direction va vers un point situê dans
la constellation d'Hercule, âvec une vitesse que I'on n'a pu encore cal-
culer jusqu':i ce iour'
Le rayon du soleil est Iog fois plus grand que celui de Ia terre;

sa distance moyenne à la terre cst de r49.tol.ooo liilornètres'


Le rayon équatorial de la tcrre étant de 6.fi8 kilomètres, celui du
soleil sera par conséquent de 697.r3o kilomètres et son diamètre serait le
double soit r.394.260 kilomètres. Ces chifikes ne sont rien en comPa-
raison cie I'infini.
3bo - Le diamètre apparcnt du soleil s'observe par le temps qui s'écoule
entre le passage du hor.l occidental de l'estre sous les fils du micromètre,
et l: passage de son bord oriental sous le même fiI. Le diamètre
apparent du soleil varie entre tl 10" J"' à J,' ]6" 2"t ' Nous verrons
plus loin que certaines opérations nêcessitent la connaissance exacte de la
valenr du demi diamètre âpparent pour une dete déterminée. L'ouvrage
intirulé <, Cormaisstrnce dr,s 'l'emlts )) que publie annuellement la Librairie
Gautlrier-Villars, contient des tables de ces veleurs (aoir infrù' n" 421-426)'

ANTICLE II - LA TERRE
(ltoir frt. rI, rz ct rJ)

36. - La forme de h terre n'cst p.IS une sphère : On la considère


col-l-r11c un ellipsolde cie révolution. Le rayon équatorial est environ de

6.118.lgl mètres et le rayon des pôles est de 6,f6.549 mètres; la terre


19-
pROJEGTI0I{S sÛ n TA0ls pliAI{S 0RTI1OG0I{HUX

aox diterses époques de l'onnée par rapporrt ôu soleil


Fi-:r. t I
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-20-
tourne sur son axe erl z4 l-ieures sidérrrles. son centre décrit, dans l'espace
d'une année tropique ('), une trajectoire eliiptique dont le plan esr incliné
d'un angle fi 21n z7'oJ" 6g.til, srlr le plan de i'écluateur. L'axe de
-
la terre est inciiné sur le plrrn ,le sorl orbite d'un angle --= snvilen
f
66" i2' t7" (ig. rll) sous réserve de cert;rins mouvelnents spéciaux, corlrlne
Ia nutation. La terre a un satellitte qui est la ', Lutrc',.

S I . FIGURE DE LA TERRE
3?. - Rayon Équatorial. On appelle rayon équatorial, le rayon
qui va du centre de Ia terre au cercle de I'équateur terrestre (Voir f g. r 2)
r :6,J78.J9J mètres, d'après I'Annuaire dq Bureau des Lon-
- 0 fu - 0 b'
gitudes de rgog, adoptant les valeurs donnêes par M. Faye.
38" - Rayon polaire. C'esr celui qui (même fg.) esr dans l'axe
de rotation de la teLre o d : 6 at
- 6r)16,f -lg mètres. Cette di{l-érence enlre
ces deux raJ'ons prolient de ie lluitiité primitive de la terre et de son mou-
velllent de rotetion sur son rlxe. ll en est de même pour Jupiter et les autres
planètes. La recherche des causes qui ont amené cette différence de rayon nous
entrainerait dans des considérations physiques qui nous feraient sortir de notre
sujet. Adnlettant donc ces clonnées conlnre csâctes et réelles, nous rechercherons
les propriétés géoniétriques c1e )'cl1ii'rortle de révolution qlr'est le globe terrestre
et les formules qui y sont applic:rbles.
39o - Excentricité de I'Ellipse.
Nous en avons donné plus
haut la forrnule ('r'oir rr" rJ,). C'est le rapport entre
la distance c du centre
au foyer et le demi gr;rnd area; on la désigne par \a lettre (e).
/ ao -ls'- c l't
n -V- t: -tt' --V / T-_, U
d-

40, - Aplatissement de la Terre, C'esr la différence des

txes du méridien, elle s'exprime par -!^- ou a,


v

Pour la terre il est de +292 - (") .t réponcl à la formule :


a-1,

({) Nous donnons ci-après la dôfinition de ces mots (l'oir n" 95).
(2) D'après hL Fayer Anauaire du Bureau de Longitur.les 1C00,
-21 -
cians la.iuclle {, le deuri grrncl axe, et } le demi petit ase du méridien
-
terresrrel d'ou I'on tire ee 2 ry s,E 010061674,4 d'après de Bessel et
- - -
o,oo6,8oz.g cl'après Clarke et d'après Enclie, il y peu de différence
^
avcc les chillrcs dr' de Bessel.

4L, - Atrnosphène. C'est i'air qui environne la terrel cette atmos-


phère âtteint unc irautcr-u' de roo liilonrètres au nioins.

42" Quart du méridien elliptique


-
A hI P (fS.ç)- ro.co2.oo8*

43, - LonEueur rnoJrenne de I'arc de ro de méridien


-
rrr, rJj,u'40.
44'- Superficie de la terre en kilornètres carrés- Tro.oBz.ooo.

45. - Valeur du mètre. La. dix du quaft du


millionième pârtie
nré'ridien terrestre. Cette définition est celle du mètre thiorique : Ie mètre
/rg,r/ est plus court de o'n,ctc02 .

$ II . DENSITÉ DE LA TERRE
46' - La densité de la terre a été déduite de la loi générale de Ne'wton.
La densité de la terre est de 5,5 rapportée à celle de l'eau.
La densité (') des rochcs composi:.nt la crotrte terrestre étant voisine
cle 2,5 on en conclut qlre la prrtie intérieure du globe terrestre est com-
posÉc cie nratièr'es très denses: bien des faits font supposer que le fer
nrctellique y entre en proportion considérable.

s rrr - ATTRACTTON TERRESTIiE


47, - Iiépler a établi en 1618 les trois lois qui régissent le mouvelrerlt
cics plenctes.

ro Les orbites dts planètes sont des ellipses dont le soleil occupe un des

s
f,:11r .

20 Les airts dr:crilts fur lts ra)'lils z,ectettrs sorù proportiortnelles aux tentps.

)',' Les carris tlcs tentps des r,t't'oiutiotts si,dérales sont proportionuels aux cubes

des gtrut,!s uxcs dcs t,rbiles


-22_
Ce sont ccslois qui ont concluit Newton à la clécouvcrte de I'attraction
nniverselle ou gravitation universelle qui se résume à cette loi générale:
Dcux nrclëcules de matière s'attircnt en raison directc d.e leurs mosscs et en
raisott irn'erse dtt ccrrré de leurs distntcts. Nous ne che rcherons pas à
démontrer
cette vérité qui est cxpliquée dans tous les rmités cle nrécanique céleste.
48" - Par suite, la sur tous les aorps 6e sa
masse terrestre exercc
surf;rce une âttrâction que nous rppelons la pesanreur ou gravité et qui
est la cause de la chûte des corps. L'action dc la pesânteur vrrie ayec
Ia position par rapport au ccntre de le terre; c€tte variation est âssez
faible pour qu'on la néglige dans la pratique.

L'a*ion de la pesanreur est exprimée par la iettre g 9,Bogg à paris.


-
f ::+
Cette veleur de g est encore appelée "l'accelëralion. de 1,itesse,, L,in-
tensité de l'attraction terrestre diminue à mesure qu'on s'élève au-dessus
du niveau de la mer.

s rv - cooRDoNNÉss TERRESTRES
49' - L'axe du monde est I'axe de rotation de la rerre ou la
ligne des pôles.

50' - L'Équateur est un grand cercle de la sphère, perpenJiculaire


à I'axe du monde, qui partage notre elobe en deux hémisphères et dont
tous les points sont à égale distance des pôles.

5lo - Le Méridien terrestre ou géographique esr un


grand cercle de la sphère qui contient la verticale d'un lieu et I'a.re du
monde.

52" - Tropiques. Les Tropiques sonr des cercles (a a,) parallèles


à l'équateur (rtg. ril et situés de parr et d'autre de cet équateur à une
distance de 2io 27t. Ils sont déterminés par la trâce d'un rayon solarre
frappant normalement la sphère terrestre lorsque le soleil se trouye aux
solstices ou aux périgée et apogée. Le tropique a dt qui se rrouve dans
-23-
I'hémisphère boréal et correspond à l'apogée se nomlrre Tropique du Cancer,
celui qui est clans I'irémrsphère austral et correspond au périgée, se
nomme T'ropiiltte du CLtltris,lr,rt.

En géographie, on appelle zone torride, la zone comprise entle ies

deux tropiques.

53"- Cercle polaif€. Lorsque la terre est aux sommets de l'ellipse


A et A' (fg. ri) le soleil frappe la terre suivant un grand cercle 0 0';
le parallèle o p ou o'p' est appelé cercle Solaire parce 9u€, à ce moment,
pour les habitants du pôle boréal (sommet A), le soleil éclaire ce cercle

Nord

Fig. t{

constalnmeilt. Tnndis que lorsque la tet're se trouve en A', le méme


cercle o' p' est. dans la nuit, c'est de Ià qu'on dit que le jour dure six
nrois de l'année er. la nuit six autres tnois.

54" - Azimuts (y'g. r-t). On appcllc "À;irrtt l" l':rngle que fait
avec Ie méridien P A le plen ve rticrrl p'.rss:.urt par les points A et B.

Cet anglc nzinrutal est ici égel 1 z. - z 5 r Erlcles I si i'instrurllent se trou-


vait au point B, l'azimut de la iigrre B ,4 serait P grrdes et de B C
- 5r
seraitT-jrogrldes.
55" - Verticale et plan vertical. IIne r-crticale est donnée
pâr la direction de la pesânteur sur un iroint quelconque de la terre.
-24-
Le fil à plomb donne cette direction. S'i on ploiongeeit cetie vertic:rle
jusqu'à la sphere céleste nous auri,rus ru-de ssns rlc- nos têtcs le Zinilb;
aux antipodes ce serait le lir,/ir'. On appclle 't,ertic,tl un g'rand cercle
de la spirère contenant l;r verticale du lieu.

56" - Zénith. On :rrrr''clle ZéiltIt le point du ciel situé au - rl essus


de i:r tête.

57" - Angle Zénithal (fg. ril. L'angic zénithal d est l'angle formé
par la verticrle ,4 Z ct unc C;-oite menée au centre d'un astre ou d'un sisnaj K.

Fig. 15

58" - H est appelé l'angle de hauteur. Cet


L'angle conrplémentaire
angle zénithai et l'angle de hauteur sont donnés par le cercle vertical
du Tachéomètre.

59" - Quand on fait Lure visée sur un astre I'angle zénithal oll de
hauteur doit être corrigé de l'erreur due à la rérraction et à la paralltrxe
(uoir ci-apr'és no 6g).La direction de l'azimut est cl'une grancle impor-
tânce en Géodésie. Dans une tr:iangulation elle sert à fixer l;i ,lirection
du premier côté, d'ou I'on déduit souvent ia direction des autres par
le calcul.
60o - I{orizon. On distingue l'hori4on rationnel oa céleste eT l'hori4on
sensible. L'horizon rttlionnel ou céleste est un grand cercle de la spirère
céleste qul coupe Ia sphère en deux hémisphères dont un seul est
visible ce grand cercle a pour pôles le Zénith et ie Nadir, il est per-
pendiculaire à la verticale du lieu et passe par le centre de la terre. Il
y a donc un horizon différent pour chaque lieu du globe.
-25-
L'irorizon .ccnsil,le est le pl';rn qui est mcné tanq'entielletrlcut â la

sr.rrl.rce tlu globe et perpen,.lrcnliriretucnt à lri lcrticrle du licLr.

Cornme l,r tcrrc n'est clri'ur] point rirlns I'esprrce, en égard à I'inr-
rrrensitê des rnoncles, il s'cnsnit (luc 1e r.1\'()tl terrcstre, astronomiqttetttettl
plrlirnt, clevicnt absolument nc{gl'grr: lrlc ct qLte clès lors les hori;loits cileste
et sensible se confbn..lent.

6,i..- LeS COOfdOrrnéeS teffeStt'es, qu'on appelle encore


c00ri0ttiti(s sfhiriqttts rectttttgtrlttir ts scnt des coorcl.otlnées qui servent en
GéoJésie à fixer un point, à clétemriner sa position sur le globe terrcstre.
Elies se contposcnt cl'un xrc dr-r méridicn irltiturlc) et d'un arc du cercle
perpendiculaire au méridicn (iorrgitude)'

ï
Fig, lri

Le Drériclien, que nous aurons à appiiquer le plus souvent,


scl'a

celui qui passe p;rr- l'Obscri'atoire de Paris'


62' - La longitude, c'est i'angle x' 0 )l forrré pâr
le méri.lien
(f:, I6) P x. P, d'utr lieu l', avec un xutre lrréridierr P y' P' pris Pour
origine; il se mesure par l'arc x' 1r,; dans les cliculs on représente
la

longitu.le par la lettre 1" (').

63' - La latitude (t) est .l'arc de rnéri'1ien y x compris


entre

l'éc1u:rtcur et le lieu I considéré, dans le cas


ou la terre est supposée

(l j YoiI r' 3,
-26-
sphérique, autrement dit c'est I'angle (I) formé par la verticale du lieu
! 0 aveù l'équateur. On la représente par la lettre x. Nous nous occu-
perons plus tard de trouver la longitude et la l;rtitude d'un lieu.

64' Altitude, L'altirude est la hauteur d'un lieu au-dessus du


niveau lllo)-ell de la mer pris conrnle tenrle de conrparaison. L'ultitude
se détermine â\'cc rle s instruurents géoclésiques comnre le Tachéornètre
ou cncore par l'emploi du baromètre. On la représente par la lettre Z.

Anr. ilt - ÉrotLEs


ET COORDONNÉES CÉI-ESTES
sI - LES ÉrOrr,ns

g 7o/aùa

65" - Les étoiles (frs. ril p:rraissent fixes et ressemblenr à des


clous d'or sur la. sphère céleste. Quelques unes cepenclant ont des
mouvements lents mlis appréciables. Ainsi la 6ru du cygne se cléplace de
5" J"', une autre de la grande Ourse 'se déplace de 7,, par ân, Les
astronomes, suivant en cela la tradition des anciens, ont rangé les
étoiles par constellations. Pour pouvoir se reconnaitre facilement, ils ont
--27
-
réutti Llrl trotlpe d'étttiles prlr.lcs liqnes rlloites ct pour retrouver la
placc tles consteilations eutre elles, i1s procèclcnt prrr la méthotlc cles
âligllt'llle llts, c'est-:i-dirc, prlr e xe m|lc, qu'en prolongcent z B ..le la
grarrdc Ourse , on trorl\'e, r\ pcn près i. -1 f,ris la clistance , p, lir polairc a.

cle la Petite Or-trsc. tl cl] est de nrôme pour les rlutres constellatiols.

66. - Constellation ou Astérisrne. C'esr un sroupc d'étoiles


réunies llemclrt prrr ul]c fignrc ri'hr'rrnmc-, d'lninral ou de tout
rrrtificie
elutre objct allÉgoriqr-rc. (En te tlui c()ttc.cnrc lt cartc céleslt,'se rapporter
(ut\ 0tt'L't'(tgts spiciaux tl'Urnnog'rQhic).

s Ir - GRANDEUR DES ÉrOrr-,ns


67" - on clivisc ics étoilcs sr.rir-rrnt rcur e(clrrt c' rrc grancleur, 2^",
jme... 6 et 7r'!)i' gnndcur. I-e solcil qui e st notrc sour:cc cie vie, de
clrrrleul et de lichcsse, n'est r1u'une étoilc cle 6-" oll jrrc grancleur plus
rapprochée dc nous que les ilutres.
M. Fave cians ses lecous clc Cosn'rogrlphie donne les rloms des zo
étoiles dc rre grandeur dans i'ordre suivirnt :

Sirius ou ct dr-r Grancl Chien


Canol-lr-rs ou z eiu Niu'irc Argrr
7, du Cclttarlrc
Arcturns ttu z du ]lor-rvier
Rigcl ou p d'Orion
La Chèr-re ou z du Cochcr
\rce-rr ou z dc lrr Lyre
Procyon ou z clu Petit Chien
BeteigncusL. oll z t1'Orion
Achernlr ou 7, cle I'Ericlan
Aldcb:rrr., r ou z du Terureriu
,e
du Centrrure
7. de h Croix du Sud
Antarès ou a ,.1u Scorpion
Altaïr ou ?- de l'Aigle
L'Épi ou a de la Vierge
-28-
Fomalhaut or.r r .lu Poisson ltnstrrrl
p de la Croix du Sud
Pollux ou a des Gétlcaux
Ilegulus ou clu Lion
"
On pourr:rit ajouter :\ ccttc listc

Lrt Polrrirc- ou cle la Pctite Oursc

I d'Andromèrle
L' ^+ .\ cle C:rssiopi'e
{

" du Bélicr, r1e I'Hvclre, z, er 4, n de h Gr:ancle Ourse.

s rrr - DTSTANCE DES ÉrOrr-ns


68. - On lr cherché à c.rlculer le distrrncc .lcs étoiles à la terre. Le
mcilleur lllolrell étrrit .ic viscr Lllre étoiie lors.'lne la tr'r:r:e cst e1t ,4 de
l'écliptique (ltS. r r) et de feirc unc seconcle r-isée lors.lu'eile e{tait en
A' , c'est-à-dirc six mois rlprès. Nlrrlg-r{ l.r pur:tcctiorr de lros instrut-t-te t'tts,
et bien quc lrr l.r'lsc'.lu trirrnq-lc lirt le {nLr11 a\c ule 1'écliptique égill ri
77 millions .le liencs. I'trn n)it pli, trrnt est grrrnrle le rlist.tnce cles étrlilcs
à ia terre, saisir, .1.rns 1a plupirrt tlcs crls, I'onrl.re mêure tl'ttttc clillélcnce
angulrrire cntrc ccs .leux r isér's; p()Llr unc rlnrlrrrl]txinc .1'étrtiles, on
apprécic une cliJlërcnce qni, rllns lcs cas les plus fivrtrrrbles, uc dépasse
guèrc r" cl'rrrc. L'étoilc e clu Ce nt.rnre, lrt lnoilis ûlcti!-n['c de lrr 'Ic'rre,
présente une parall;rxe rle o" Tj soit une clifércncc rrugr.tlaire rtnnr-ttllc cie
r" 5o, corLesl-ronthnt rï lrnc rlistrrncc .1c + i trillions ct r oo Itillions c1e
kilonrùtres, soit cnviron r+o.ooo f ois 1e grrrr.l rr\e .lc l'écliptiqr,re. Lrr
lumiùr:c qui parcourt loo.ooo liilonrctres prtr sccondc, tuet 4 illls ti: r\
norls arriver aplù's rtr oir- été émisc pllr cette ètoile, r< notrc plus prttche
voisine > ! Qlrrrnt ri 1a Pr'rlairc, c1.ri préscrrtc- elrcore une petite .iifférence
angulaire annuelle tlc o" r+, il lui irrr.it a6 ruls ilz envirou llollr nolls
transrrettre ses < dépêchcs lumiuc-uses )). Les inttres étoiles sout ri cles
distances qui échappent à toute appréciation.
-29-
IV - COORDONNEES DES ASTRES (fig. û)
69" ' Lcs âstres sont rattrrchés st'rit iru plan de l'icliptique soit à celui
de l'itluotcur soit à l'horiion clu lieu prr dcs arcs clc grlnrl cerclc. Soit
n Llne étoile, '4 A' Ic plan cle l'écliptiqr-rc, c c'
- le plan cle l'équ:rreur,
q. B et i' B seront les coordonnées écliptiques et cz lJ, et B, serolt
i. les
coordonnées équatoriales.

70' ' to Les Coorclonnées célestes écliptiques s'appellent Longitttde et


Lalitude célesles. La longitude d'un astrc est l'arc cle l'écliptiquc compris
entre un point initial t' (JtS. rS) qui est Ie point t,errtol (voir ci-clessons

Fig. l8

ilo BJ), et f interscction tlu rnôme écliptique par un gran,J cercle


(cercle tlc Iotiludc) p:rssanr par 1e pôlc cle i,écliptique et p:rr l,astre .
Dans
la figure r8, i:r. longitucle de a €st l':rrc B ^/. Ll latitucie d,un astr:c est
l'arc de ce nrême grand cercle cornpris elrtre l'écliptique et l'astre soit
(fs-' tB)l'|trc a, B, Ces coortlonnéc-s ëcliptiqucs ne s'emploient suùre que
pour les planètes : la latitude se compte cle oo à
9oo en pârtant de l'éclip-
tique;la lo'gitude de oo à 36oo e'parta't clu poi.t vcrnal.
71," - 2o Les coordon'ées célestes équatoriales sont d,un usage
plus corllmlrll eu astrouomie. On les
- ,4R et diclî-
appcll e asccttsion droite
ntt'isott D.
-
72" - L'Asccttsion droite,
qui est l'analogue de la longitude terrestre ou
géographique, cst I'arc
d'équateur compris entre le point z,n.ttal (aoir
rto 8 i) et l'intersection de l'équateur pâr un grand cercle
(miridiert céleste
-30-
ou cerclc dt l'axc du molrdc ct prtssant prrr ie ccntre
dttclirtttison) contcnant

de I'astre. Dans le figurc r9 c'est I'l.l'c B' .7. L'irscension rlroitc sc conrptc
oll cn clegrés rl'rlrc, dc li
16o" à partir .lu point vernrrl ct dans le
oo
sens opposé alt mouvenrcnt rliur:nc :'ti-r1'xtlent, donc cn rrllitnt vcrs i'cst
oll en heures, ntitrutes et sec()nrles, tlc o hcure r\:-1 hcurcs tous
-
Ies Mlnr.tels tl'Astrrtuomie (Ctttuttti-rsttttcr: ,/r's Tctrrls, ,ltntttttirr'. tics Longiludes,
Tnblcs Cutttisîmtlcs tlc Stttgttct, etc. etc), conticnncnt dcs Tlblerurx qui pcr-
lnetteltt tle transposer tacile dc 1]otrtion rlrrns Lt11 rrntre,
nrcnt d'un rnocle
c'cst-;i- dirc cle conr,ertir lcs c1e-grés cn heurcs ct rÉciproqnemcnt.

73" - Lir Llëclinttisort se cornpte dc oo à 9o" srlr cc rrr\rrc rnéridien


cé1este, dc-pr.ris 1'étluirtenr: jusqu'lu ccntrc de l'rr.stre. Drrns la fignre r B
c'cst l'arc y- B' . C'cst l'ltnrrloglre clc Ia Iatitucle tc1'rcstr:c ou géographique.
Elle est boréitle ou rmstrale 5gion r]uc I'astre se troltvc i1u nortl otl au
sud de i'équateur:.

74o - de confon.lrc lrrtituclc t't iongitu,-le cttlûtes


C'est tlouc u1lc erreur
âyec latitude ct longitude terrcslrr:s, oLr ellcorc longitudc célcstc' avec
ascension ciroite, et l:rtitudc célestc llyec tléclinaison. Lr rre édition du
présent ou.\'r:irgc contcnrrit rlcs incxrrctitudcs i-i'snltrrrrt cle cctte con 1r-rsitln.

75" - i-'rrsccnsiotr tlroitc t1'un rrstre ct si.l rléciinrtison vrtl icnt t(rus les
jours, srrit cn t'crtn de st,n r.ironvcrlrent pr()prt:, soit à cltr.isc tlcs divcrs
noulcmcllts tie ll tcn:c (pr:écession tlcs r(elr.rin o\r: s. nntrtion etc.') l-rr
positirtr rlcs astrcs cst r-lonnée drrns les Àlunr.rcls Astront'rnriqucs. ([/oir
Antttnit'r dts Lott:yitulrs; Contt,ti,iscrtrce r/r.ç Tettrps ctc. ctc.).

76"- Cercles horairgs. I-cs ccrck's horairus lrc sont rrutre chose
que les rléridicns cô1c'stcs. On le s appelle " ccrclts ltortirt,ç " purce que
l'angle qlrc lbr nre nt lcs pllns dc r'leux tnéricliens conse cr-rtifs peut ôtre
mesuré par I'intcrvllle c1e tenrps cpri s'écoule cntrc le prssirgc Je ce s
méricliens célestes par le mé'ri.lien gcoeraphique clu lier"r.

77. - Angle horaire. L'arrglc horrrire sc rep.réscnte l.lr lrr k'ttre


AH. C'est I'angle que feit 1e nréridien dr.r licr-r rlvt: c le cercle horairc
passalrt pxr le centre cl'lrn astre.
-31 -
Ces angles se comptent de oo à 36o. ou o à 4oo gradcs, ou encore
en terlps sidéral.

z-1 heurcs sicléreles 3ooo ou 4oos


tcnrLrs 1 Atl

78. - io On peut enfin rapporrer un astre à I'horizon du lieu.


Pour cclrr, on .léterurine cl'abord son ttiitttttt (Z), c'cst-à-dire I'angle
compris sur l'ltorizon entre un point origine qui est comrnunément le
point Nor.i ou lc point Sud, et l'interscction duclit horizon par le
verticirl {no i 5) clc l'astre" L'lzimut r pour conrplément I'ttntplitutle, qui
se cornpte des rpoints Est ou Ouest. A cette prenrière Coordonnée, ii
faut L'11 ljolrter Lurc ai-rtrc qr,ri est Ia dislttnr,: Zinillttlc (Àr) dc l'astre I
c'est 1'angle conrpris entre lrr verticale dr.r iieu ct le r:â)'o11 de 1a sphère
terrcstrc rlotrt le prolongcnrent pxssc par I'astre. La distance zénitirale a
pour courplcnrent l'angle cie /tttrltur qui se cornpte snr le vertical de
I'astre, dcpuis le pied du vertical ou son intersection AVec I'horizon,
iusqu'à I'astre visé.

ART" lV
MOUVEMENTS DES CORPS CÉIESTES
79" - Il n')' a pas lieu .lc traiter ici du soleil
dcs lnou\-ements propres
ct clc-s étoiles. Rappelons seulonent lc-s rrouvcments principaux du globe
tel:re strc c't les phénonrèncs astrononliqLle s qui s'v rirttachent.

$I.MOUVEMENTDIURNE
80. - Le mouvement Diume est le mouvernerfi opparent de la sptrère
célestc qui sernble tourner autour rle la terre d'une rn:rnière uniforme de
1'Est à I'Ouest. Dtrns la rt:alill, lc mouvement diurne sc ramène,
com nrc li sa crluse , à la rotation de ia terre, qui tounre sur ellc-rnôme
de l'Ouest ri l'Est.

Ln rot:r.tion complète de la sphèr:e céleste s'exécute dans une durée à


laqu.'lle on a donné le norn de jour sidéral.
-32-
s rr - MouvEMENl ÀNNUEL
81" - Orbite terrestre. L'orbite terrestre esr la courhe elliptique
q.ue parcollrt lrr terre dans solr nlolr\-ement de translrrtion lrutour clu
soleil. Cctte courbe se rapproche belucoup cie la circonférence, puisque
le grand xxe est tle ;o6.986.ooo liilonrètres et le petit ese de 3o6.9oB.ooo
kilornètre s; la clistluce uriniurrr dc le tcrre ru soleil ôtent de r-16 millions

9g9.ooo kilonrètrcs ct sa clistlncc rlllxilna de r ir.gg7 ooo liilonrètres


ent'iron, le soleil occuperait donc ti fcu, pràs le centre de I'orl-,ite terrÈstre.

82. - ÉcHptique, Plr suite clu nrouvemcnt dc trauslrrtion de la


terre xutoLlr ciu srtleil, le celltre dc cct rlstre se projc-tte succcssivelltent
pour nous, durant l'année, sur ies clivers points d'un grlrnd cercle de
la splrère étoilée. Ce grand ccrcle est l'icliptiquc, son plan fait avec
celui de l'équateur, un engle dc 2)o 27' 03".

83. - Équinoxes. Lorsque lrr terre arrive rlur sollrmets B et B',


les jours et les nuits sont égaus sur toute lrr surfirce du g.lobc. Le pas-
sage ffiy. ,S) cle lrr terre dnns le pl:rn de l'équirtcur, en allant de I'hê-
misphère xustrirl ehus I'lte'misplièrc [rorértl, c'est-à-dire qnrtnd le centre
de lrr tcrre est dans le plan de I'cclurrtcur rlrl solniltet B, se firit en url
point c1u'on nonrme " le Point Vernal "; alor"s le printenrps com-
mence pour I'hémisphère boréal. Qr,urnd clle \-a dc ,rl' erl Ij ct qu'elle
est en B, le pr-inteurps courmerlce porir l'hémisphère anstrai.

C'està pirrtir du point \lernal que se corllptent les ùsL'ettsi0tts tlrttitcs

sur l'équateur et les longitudes cilcstts sur -l'écliptique.

84" - Solstices. Lorsque la terre est arrivée aLl\ sol]rnlets À et A'


de l'ellipse écliptique, le soleil frappe la terrc (fS r j) l1ur points a et

dt et à ce ûroment il semble que le soleii s'arrôte (so/, soieil, sture,

s'arrêter) : c'est le solstica.

Il y a cleux solstices, ceiui rl'été qui correspond au urilxirnu111 de la


déclinaison bor êaie -1' et cciui cl'hiver ,4, qui corresponcl au marimum
de déclinaison rrustrale.
-33-
85. - Périhélie n\to;, soleil). On dit gue la teire est
(,.'rpr, près;
au périhelie lorsqu'elle se trouve Au son]lxet A (t,oir fg. , , ), c'est-à-
dire au point rie son orbite le plus rapproché du soleil.

86. - Aphélie se dit lorsquc la terre est xu sommet A', ou au


point de son orbite le plus éloigne du soleil.

87' - Périgée et apogée. Lorsque I'on considère la terre comme


fixée cir'rns Lul point de I'espace et qu'on se figure, pour faciliter les
démonstrations, que c'est le soleil qui tourne et déùrit l'orbite écliptique,
on dit que le soleil est xu périgéc et à l'rpogtle lorsque la terre est au
périhélie et à I'aphélie. Les deux expressions ont la même signification,
sous réserve de cette nurnce, clans l'hypothèse clcs orbites apprrrentes ou
réel1es.

Si douc nous projetons sllr trois plans orthogonaux, comme on le


fait en rlescriptive, le systèlre qui nolrs occupe (t,oir fg. rr it r1), on
aura les clifférentcs positions de la terre dans l'cspace aux différentes
époques de l'aunée. Si maintenant I'on compnre ce système planétaire
aux dimensions du monde stellerire on arrive à cette conclusion : c'est
Que, malg.-ré cette distLtrtct lnorna etttrt' lts tlurx sommcls A ct A, qui est
le grlnd axc cle plus cie 3c,6 miilions de liilomètres, il f:rut consiclérer
pratiquenlent I'orbite terrestre colnme un point fixe dans I'espace. On en
déduit pour faciliter le raisonnenrent que /// tcrrc est le certtre de la spltère
cileste. Cepcnclirnt, eu égarcl au soleil, cette hypothèse n'est plus admissible
et l'ou doit tenir compte des diflérentes positions de la terre par rapporr
au soleil aux époques cle I'annêe. Nous aurons I'occasion de donner dals
la suite toutes les explications nécessaires.

S III . MOUVEMENTS SECONDAIRES


88o - A ces deux mouvements principaux de rotation diurne et de
trlnslation annuelle de la terre vicnnent s'ajoutcr diverses modifications
moins ipparentes ri premiùre vue, miris qui ne laissent pas cl'influer sur
le cours dc-s phénomènes astronomiques. Parmi ces perturbations il convient
cie noter la" Prictssiou des lquittoxes et la I{utation,
-34-
89o - Précession des équinoxes ('i,oir Awtutrire du Burtuu des
Longitudcs). L'attrrrction du soleil sur lc rcnflcrlent équatorial du globe
terrestre frit décrire à [';rxe dc la terre un cône dlns I'espace. Par suite
de ce mouve ment la I ign e cles équin o r es se c1éplace ilutour d e I'axe
écliptiquc ci:tns le sens rétrogratlc cl'environ jo" 2 prr an, il en résulte
que quand le sole il revient à l'éq';rrtcur, slt position se trouve i 5o " z
en arrière clu préci'dclt éqr-rinose. Le point r-ernrl se déplace ainsi sur i'é-
quateur dont il fereit le tour en :6.ooo rrns envilon; cette circonstirnce
explique le différence cles annôcs trooiqr.res et sicléralcs. Prrr suite du
mouvement du pôle de l'équateur sutour 11u pôle de I'ecliptique, les décli-
naisons des étoiles vlrient corltlle aussi lenrs ascensions droites et leurs
lonsitude s.

90u - était ri rz, du pôle, lors des plus


[-'c(toile polairc actrielle
anciennes observationsl ellc en est actueilement à ru t7t et cette distance
dirninuem iusqu'en z6o5 ou elle ne serrr plus que de z6' ri partir de ce
moment, ler distance ir:a en :rugmcnt;rnt jusqu'ri +6,,, clans I'espace de
r 3.ooo xrls, et diminuerir eusuite.

La précession des éqr-iinoxes a lussi poLrr cffct dc rendre visibles


certaines rltoiles qui ét.rient précédenrment rLl-rlcssous cie I'horizon et
invisiblcs celles oui étrtient eu-tlessus.

La précession dcs ôquinoxes a été décr-ruverte pilr Hipparque en I'an


onze .rvtlnt Jésus-Christ. Outre la précession des équinoses, il existe
aussi un autre phénomène qu'on appelle " Ltt Nulttlion".

9lo - La Nutatiofl découverte pâr Bradley en 1747, est nll llloll-


vement de I'axe de la terre, lequel axc décrit pôle sur Ia sphère

céleste une petite ellipse.

L'amplitucle clu grand âxe de cctte petite ellipse est cle rg " )"' et
celie du petit are est de t4" -1"'. De cette manière, le pôle, au lier"r de
décrire sur la sphère céleste un cercle qui serait la, base ciu cône de
révolution de l'rxe du monde, y trâce une ligne ondulée a I, c d e f
-35-
(fg.,g), Ce mouvement cst périodique. La périoJe est de 18 ans zll.
Ce phénoruène est dù à la lune (t'oîr rrrictrrtitlue céleste). ll fait ainsi
osciller le plan de l'équrrteur rle 9 " 5o"' en ulns ou en moins pendant
cette durée cle r 8 ans z /; .

Fig. 11

92" - Abernation. que l'on cor.nmet


L'rrl.rerration est une ir erreur
clans la lecture d'un anglc d'une étoile A (fr7."o). Si un obss1y.,.rt
était irnmobile en E sur une planète immobile, l'étoile A lui appa-
raitrait exi.lctenrent er.r A, vue du Point E. Mrr.is comnte lcs planètes sont
animées d'un ltlouvement cle translation et que la terre, ellc eussi, pos-
sède ce mouvement, il s'ensuit que I'obscrvateur entrainé iprt ce rlrou-
velllel1t verra l'étoile, notl dans la direction E ,4 miris dans lrr rlire c-

tJ F
I.ig. : r:)

tion de la vitesse reltttiz,e. C'est ce qu'on nonune l'erreur cl'aberrlttion qui


vient s'ajouter aux corrections dues à la nutation. Cettc crreur est de
zett atJ maximurn. Les tablcs cenlésirlales tiennent conlpte cie cette €rreur,
comme aussi de lar nutation, de lrr parallrrxe, etc... rlont nous parlerons ci-aprùs,
-36-

AnTIcLE V . MESURE DU TEMPS


93" - Le mouvement réel de la terre, ou le mouvement apparent des

astres servent de mesure au temps.

La notion du tetnps n'est guère possible à définir. Le ltntps propre-


ment dit, c'est l'intervalle qui dure entre deux phénomènes; ainsi la dif-
férence d'heure d'unc même horloge indique le tunps. Les irorloges, les
chronomètres sont des instrunrents dcstinés à uresurer le telnps. Mais la
grande horloge, c'est encore l:r nature, le monde avec tout son cortc\ge
d'astres, de planètes, etc... C'est en efÏèt, sur l,r rotation dc notre globe
dont on évaluc, jusqu'à rloins d'une seconde près, tous les mouvements
que nous nous fixons pour régler le temps. En géodésie I'on a besoin
de connaître le tenQs r.,rui, le tenQs iltl)tut et le tmtps sidiral. L'on
n'emploie ordinlircuent que le temps molen tlans les usages ordinaires
de la vie et les calculs. I1 iest utile de connaitre la valeur de chacun
de ces temps pour pouvoir, connaissant I'un, trouver l'eutre.

S I . TEMPS SOLAIRE, \IRAI ET MOYEN


Le tnouvement apparent du solcil îournrt un prenrier moyen c1e me-
surcr la durée,

94"- Jour solaire vrai. Si I'on considère ie soleil


ou son centre passe exactement âu méridien du lieu (') et que I'on
compte le temps à partir de ce monlent jusqu'au prochain renouvelle-
ment du même passage, on aura exttctemenl la durée du jour solaire à la
date de I'observation.

95o - Année tropique. C'est le relnps qui s'écoule entre cleux


pâssâges consécutifs du soleil à 1'équinoxe du printemps. Par suite de la
précession des équinoxes l'année tropique est plus courte qlre l'année
sidérale. L'rrnnée tropique vaut #S jours plus o.2422rT.
(1.) \ricux style; on rlcvrait dirc : lorsquele mèridicn du lieu passe sur I'axe du soleil.
-37-
g6o
- Année anomalistique. c'esr Ie temps mis par le soleil,
en supposant qu'il pârte ciu solnmet A' (frg. :11 elri@e), pour faire le
tour de 1'orbite et ret'enir en At. L'année :rnomalistiqne est plus grrrncle
de tr" 7 que l'année sidérale,
g7' - Temps solaire moyen. Le rlouverlrent du soleil vriri sur
I'écliptique tte se firit prls nvec nne vitesse uniforme. I1 est corrstaté, par
exemple, quc le 2) Di'ccmbre, lc jour solirire dépassc le jour moyen
de Jo secondes; le joul Je plus court a lieu 1e t6 Septelrbre. Aussi
avons nous Llit que .1cux ptssâges successifs du soleil tu méridielt mcsllrent
la dr.rrée du jour solirire vrli iL lt Lloic dc I'ol,serz,nïittrr,

98' - Pour obvier aux nts de ccs vrrrirrtions, 1es astrononles


incotrr'éLrie
ont itnagitte{ ul} soleil Jtrtif ou
nt.t)tt-tt pour obtenir un régulateur du
tcnlps' Le nrouventclrt annue'i cle ce soleil fctif lurait la mênte clur-ée
que le mouvettlent auttuel du soieil vrai; mais il se ferait avec une
vitesse ltnifontte sur I'cirlnateur. On pr:end l'équateur et non l'éclip-
tique pour trajectoire de ce soieil fictif, cer la projection cles arcs t1'un
deeré de l'écliptique srlr I'éqr.rateur n y inte rccpte pes ties lo.gueurs
égeles. Les ltstt:oltolrus hxeut ll l.osition cin soleii mo) cn sur l'équrrtcur
à un tlrontcttt donné de 1;r manièrc sr-rivunte ; iis supposent que le soleil
moven passe rll1.\ points équinoxiaux B et B' (lig. r r1 lux irrstents ou
le soleil vrai y rrrriverait clans 1'écliptique, s'il part:rit riu périgéc A, ou
cle I'apogée ,4 tvec llne r-itesse nnitorme.

Les âstl onomes comptent clc o à z+ hcure s, tanclis que sur nos
tltontres ou chronomc\tres le ternps est dir-isé dc o à tz heures.
ggo - Temps moyen à midi vrai. c'est l'heure c1u'une pen-
dule, bien rés.-lee stlr le telrps rnoyen, cloit marquer lorsque lc centre r1u
soleil vrni est ar,r niéridien cle Prrris.

{00" - Équation du temps. Pour comp.rrer le renrFs moycn


au temps t'rai on cioit rrvoir lrt notion de l'équation du tellps ; c'est ll
clillérence eutre i'itcure mo\-ennc et I'heure lrlie. L.r ,, Cottttoisstrrtcc tlrs
Tctnlts " (') ,,1onne pour tous lcs jours de l'rrnnét' le tenrps moyen ri nrirli
-38-
vrâi, c'est-à-dire le nornbre c1e minutes ou de secondes qu'il faut ajouter
ou rctrancher au tenrps rnoyen pour avoir midi vrai, ou.: réciproquement.

40{" - Jour moyen. C'cst le temps ou I'intcrvrrlle dc telnps qlri


s'écoule entre deux passxge:i consécutils du soleil moyen .lu méridien
du lieu.

102" - Jour astronomique et jour civil. Les ttstronotttcs


marquent zéro heure alr nloment oir le soleil vrai ou lnoyerl pxsse ru
nréridien, et comptent les heures cle o i zq; pour eux minuit ou
rz heures partlgc par le rnilieu la durée d'une journée. Le jour ciuil
se compte de minuit à nrinuit €t, comnrunérrent, en .leux périodes suc-
cessives de douzc heures chrtcunc. La r2e heure de la première période,
ou tnidi, est le milieu de la journée civile, alors que comrrence scule-
ment la journée astroncmiquc, en retlrd de douze heures sur le temps
civil.

S II - TEMPS SIDÉRAL
103, - L'orbite de le terre n'étant qu'un point Llirûs I'imrnensité du
monde stellrrire, le cléplacenrcnt de la terre :rutour du solcil ne produit
rluclln chlngcmcnt lirprÉcirrble clrns le rrouvenent diurne nppîrcrlt des
étoiles. Le temps sitlttrr!, c'est-à-clile nrcsuré pxr 1c nrouvemerlt apparent
des étoiles flxes n'cst lkrnc prrs srrjet aux variittious et complications du
temps solaire, Aussi l'ernploie-t-orr souvent cI:rns les opérations astrono-
miques. Malheureusement il ,n'est guère applicable dans la pratique de

lai vie parce que fla journêe sidérale commence successivemcnt à tous les

lnomelrts de la période diume ci'éclairemcnt solaire : ellc comlrence vers


midi à l'équinoxe de prilrternps, vers minuit à l'équinoxe de scptetnbre.

1,A4" - Jour sidéral. le temps qui s'écoule entre clcux pirs-


C'est
seges consécutifs d'une -rnême étoile. ou mieux du point r'(t'n(tl, illt
méridien d'un lieu.

Lir division en henres minutes et secondes se fait colnme pour: le


temps solaire, L'asce nsion clroite d'uu astrc à son passage au méridien
-39-
trarquc lc telnps sidéral rï cet instent. Lc jour sidirtl \'lut 23 heures
56t q" ct9 cle temps mo)'en. Le jotrr solaire t'st
clonc plus long qr.re ie
jour si.1ér41.

105" - Année Sidérale. C'cst le temps c1u'enrploic le soleil p:rr-


tant d'nne étoile pour y revenir. Srr laleur est de 36i iours plus une
fraction de o,256i8.

106. - Tclles sont rï pcr-r prùs les notions c1'astrouomie éléntcntaire ..1u'i1
est utile cle connaïtre pour por,rvoir se setvir des tables acl hoc, ct
trouver les i'1ôments nécessailcs cl'un botl tr:rrvail.

CHAPITRE III
FORMULES USUELIES
Les prrrticiens l]ous srlur:ont grê .lc r:éunir ici certaines foruntles
usuellcs Llu'on est hrrureus .1c re trt-rur-cr l)or-lr rinsi tlirc sous 1e tttaitl.

ANTICLE I . FORMULES DIVERSES


L07" - Carrés usuels.
(,r + 1')o: uo a z 4 lt ). lt'
(,t
- l,)' s2 - z a I, I l,'
(rr f- 1r) (.tt 1,) : s' 11)

- -
d08. - Progressions,
IO PA]T t)II:FERE\CE, OU I)ROCitE\SIO\ .\RITH\IÉTIQUE.
t. lt. c.,1.,.,../

.c Sot.t',tttc- .l cs tùrnlcs
-
ir:: \6111!;g .1es te nne s
r' l(rrisotr oLl .litlirerrcc
-
40-
r a i , (;;
t- / _\
r),'-- 2s 2s*tt.(n-t)r
- ii -tr---
t /
tI:-1-(,r-i)t'- _\ 2.ç , ttfut- t)r
,

' --': @ 4 t)-') I' tr | (tt - | rl_ J) b t-(n- l;rl


_(I+a)(l-a+r)
2r
l-t rs
't' û+l
l-u z(s-an)
tr-r rt(n-t)
{09' - 20 PAR QUOI'IENT OU PROGRESSION GEOMETRIQUE.

-, . , : It : c: tl : ......1
s _* Somme des termes

q
- Raison
r Norlbre de termes
-
,
rt:-;i- I t(q*r) ./^ ,\ ,i r \n-r
_.r^r s(,/-r)-/({-
q qr-r -lq- \' / \ q /i
r_dnr_r _a* s(q-r)
e-@rt
- q

"-'/ I s-t
: ,-1
'i -- V;
,, *__ , , lg .l
tr--1-----E.,1 -Ig.o
-
,-:l-J--u - n(q"--t)
'--l--r ,l
-r
l{0. - Loglarithmes.
Base ro^ x
-
d'ou loga-x
MULTIPLICATION.
lou (o x lt) - log a f log l,

DIVISIONS.
,/tI\r
/\
tog Ios rr log ]
[.i- ) - -
log a { colog b
-
_41 _
PUISSANCES OU EXPOSANTS.

log a* nr,log a
-
encore

Iog -a 4b: - log x f rrr log A f colog â

d'ou

ltl: (losr lcologlr)


log il "

RACINES.
f

log Ar tos- u'-f : '. loe ,4


-
I

log '^l-J =:=r- :


.-vx
"-
logA

FRACTIONTS.

1r
tog-r---lgB
\'
,,* /n" *./.'lr .', -( los rr { l, Iog ,l
(i; a x coloqt....

Ll,l." - Équations du 2me d.egré.


x'1-Px1-1--0
ï , -- - 2 D -']- tr l-tl----
r
l
-\t 1 -rl

-.L - lt- \2(Ib._.+tr.


-

-., t -.tt lt
(l

x' x"-J- t1

t!,12" - Equations du 2' degré ou bicarrée.


r"" + Px"--,-g-0

"-V -+.1Pt -,t


42-
l{3. - Équation du 2rrr,e degré à deux inconnues.

rr -l-- ,tr .4
-
u"-,
,_,1 l.\l-,4't1p _ A
2 +rl7:*p
2 ' I --1-' V
!_ A-y.r",i.!!__ I _(I t,
LL4' - Arrangements,

,1'ï : nt. (nt r) (m z')..... (m n* ù


- - -

l{5. - Combinaison.

cil: nt (m
-rtlrrr)
(m
-
z).....(nt
- t I r)
n
-r)(n-z).....2

{16,, - Binôme de Nervton.

(af Û)---a*-1- ln d,n--,l,a ninl J)tr^-"If *


l:Jlt _ :)_UL_:) a^ _ 3 1,,
( _+ .....b,n
r 2. ) I

LLT" - Développement en séries.

t" X' Xn
Llx_ , I a- , , ,
""'
-r -'"- rn - r.2.; - t.z;+

rog.hyp.(,+r):.- o-.Ï:; -+ ,....

1."
-tu
si'x-'-
r.2.J---p- r.2.J,1.t ---Tt r.2.1.4;n.,7 + ""'
cosr _ r ___"' ' _x6
r.2 L2.J,-l L2.J.4.t 6
-43-

ANr. II . DIFFÉNENTIELLES ET INTÉONALES


tl!<--ady *yd<
t | <dy-yd<
\\
1 a-

{I8. - DIFFERENTIELLES INTÉGRALES


,^ n'm -F r
-' , -- i
J'lrdt-+
d 7"' ttt dY
- 't'^
' nr+I c

d lT == zVI
-!,1-^,- In1 0.\ x *c
l'-,-=
vx -2V
r r J
yv- -dY
-dxf
t-ll
f_._--_T_Tt
lv.'K
r
tle*-e\dx. U
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I

d. ttx ax log h1'p tt x d x f n' l t--]9gtgnt- o'* r


- ,)
r/lehyp *- d* /'
x / cos xdx-sin.x'+
ù/
6

rlsinr-cos xclx
dcosx- -sinrdx frin., fly- -cosï+.:
I

.J...L
a,
dpTgx: cos- f t*"*-
dx
-^j-.Jr - (/ + tgn x) d x
J -tg'r+'
.t f r/,r"
dcots"-ff ^"

/ -*i,-,u' cot 'T + c

, sec t: sin .r
II' * cos'. r/.r'-cosec.v r c
1/ r1 ,t
sin x
*r, ,. ,/
.T

r/ cosec 1a_çg5r ,
stn- I |r- d-\::COSeCI+C
.T
,,1 sln-.r
d arcsiu i:!--- /' ,l .r'
,r:
- v-, 1-.r- | ,
./ VI-X' " -ltrcsrn.rf c

tn ,1 &
r/ arc cos * _ --JT-:
at ""

- I t- *n | -r-_
-
J VJ-T- -
ârc cos x + c
---r-

d arc tg *: f dx
-!l^n
1 -f.t L,-^z-nrctgir+.
I -r '!
''/
)". f-dx-t--:"
d arc r: | --I -r'\
#/ - + arc cot.u + r
COt
-r,L J
d tcsec ï f ri,t
.xvr-__r | f 7 -îrcsec.\i -1- d
-l rVr---r
-
.t ..
d arc cosec.y .i-t
-- I 1/'-z-- t
-44-

Anr. III - TRIGONOMETRIE RECTILIGNE


S I . VALEURS DES LIGNES TRIGONOMETRIQUES

tg.d
- r>< coltr
cos2 Lt1' z sin'r/-r
SeC*d_1o! (t_ I

120" - Sinus.
sina-sin(zoo y' r cos'd :-ïijj - tgdcos(r:ffi1g1
-a)- -
.ùa. I
2
-2S11]-COS--Z 2 COSeC ttr

sinusverse d-2 sinn o-


t

sinrc-zsinacostt

- ;l sin {t - l sin'r/
sin ;l rt

_:,_ {t I r cos r/ 1-} - sirr rr /l


sl ll
2Y2V2\ - -lirr.l

si.af siu1,- zsi,ri n:'' ).o, ( ' ^b )


\2/\2/

sin,-sin1,-zsini tl-h ,i,,


t1
1 2 )""'', 1',r-1'1
t )

sinrl*sin1r.- tg a*lt
2
sin rr s-rn b -;__{__f
- 2

sin (a *J-- 1,) sin o cos 1, -f cos o sin


- 1,

e sin /r cos /,
- + lt) -J- sin (n D)
sin (n
-
2 cos asin b sin (a + 1') sin (u
- - -b)
2 cos r/ cos D:665 (a ù) a cos (n + b)
-
z sin a sin û cos (a
-b) -cos 1
(a &)
-
-45-
124., - Cosinus.
:
cos 1r
- cos (:oo
- a):y-T --srn'a Ë# - coso
+ -5in" -rl- -
I.,d,dI
v r +tg-(r
-t---:
2 2 scct/
COS2 1/ 4 _51p, d- I_2 5i11? d ) çgge 4_ 1
-COso -
cosJ(r-lcos'rtr-Icosd

iùs-o -V I r -r cos
, -V
a
l-j-T-sd,t
, -V-;
l- r
-:in
a

.o,,, * cos b
- z *, (J+l_-) .o, (-+)
cos r, cos b- - z 11" -n t l- rt" (-.L+)
-
cos (a -t lt) cos d cos lr ç sin a sin ir
-
\
/ a *It _-)
* &sin a (-'" t-' tr -q-+-1,
cosl/f cosb-,-/ilJ-
-,t"tttn( 1,\-'"- 2
, /

sina-sin/r arli
!V\< t
o*It
COStr-COStI
' -
- " 2

,t J- It
tntg ,
cos {t * cos 1,
coslr- cosfl -- fft
-D2
tl-u

122, - Tangente.
tfrtt'------_--ltèt--tt_r
sina I sinrl
'J cos (, cot$ tl \' / - sttt- .r

- cot (zoos - ct)


talrg2,I--:Lg't
r_tg-l/
_46_
- Jtga-tg" a
- --; _i{r(t
tang J a.

,&
sln
tg 2-: d. I-COSA :- sin a 2 V r-cosa.
SIN A r{ cosa - d 7 / + cosrl
2

tq r, -f- te. b
- cos tL cos lt
tgattgb
q (a -r 'lt) : r:tr tg atg b

123. - Sécante.
a.- sec (zoo a):
sec
- - cos ,, -\i-tr@i:-Éffia
2 COS
d+b a-It
seca f secÛ- :-cos l7 + cos
-1-:, cos rI cos &

4.24" - Cosécante.
:=+slll .I
- -,::J-: - --44
cosec & sec (zoo a)'
- - v r-cos-t/ v sec-fl-I

1,25. - Cotangente.
r cos /l
cotg d.:: cot (zoo a) :ï
sln (,? - tgo
- - - v 1
-
çggz ç1

TI
Cwtztt.-- ,- ' tgn
tg'e zr$tt -

S II . TRIANGLES
ABC-côtés
a b c- angles respectivement opposés aux côtés ABC

126"- Triangles rectangles'


Soit t'.-rooc; C-h1'pothéuuse
A-Csina-Btsd
BA u-i
slll l, cos {,
-47-
^ B.l
$urïece.):------:- BCsin,t B qs:I
22 2

C'est la formr,rle ernplo,vée poul les surflces prtr coordonnées polaires.

1t-.!l:l C' (sirr o sin b) _ Bn tgrt._


Surface S
- D

,{'tg/' _ Cl,.nr.-
22

Ordinairement .lens les calculs, o11 fait 2 .ç- 8,1 -BCsina.et


ensuite on .livise le total des surfaces prtrtielles par ".

Triangles quelconques.
l27o ro Connaissrrnt un côtô B ct cleux engles t el c.

b-zoor
-ija{e)
t-
Jl sin c
sln l/

tt
,1 _- B sin ,l
- î;-7-
z .S -B C sin rr (Jrtus les fornrules prlr coordounées polrrires, tlous
-
faisons z .S p p' Jo ou J 9)'
-
^\-
., B'(sin rl sin r:)
2Sln0

/t28. - 2o Connaissitttt deux côtés ^J et -B et I'a

.1 +
c

eS-BÀsinc
129" - ;o Connaissaut les trois côtÉ's, A, B et C-

A+BlC-zp
B'+C'-A'1
cos(7:È ,9 d lW
, -V'-1,(7t-27--
îiii 2'-rfW c l(p-,nTb-
-VT
b I i'1p--Itj- c r1@ _er-
zS: ABsinc.:ACsin&-
BCsina-
vfeffi
ART. IV - CERCLE, ELLIPSE ET PARABOLE
{30" - CERCLE.
ç--P*----
u-l./\ - D'
+ -çJ 4
C_zrR
lSlo - Secteur de cercle.
p ayç de cer:cle
-
1s'- F,._ -":^i
I 600
{32" - Segment de cercle.
r :- corde (
/: jlù'cht \
'l tS-''f*''(P-')
l,--,rrc
I
7": fltvolt
\
Dans la pratigue on feit
Surfrrce c|-r seslr.lcnt 5- 3ërèl
)
I33" - ELLIPSE.
5-zob (.z,oirnot5)
1,34', - PARABOLE (Segment de).

demi-segment.g 2 !J-
- l)
x et 1t étant les cclordonnécs.
Comme la courbe est s1'nrétrique
1, , ô_ 41J
oou.\
_49_

AnTIcLE V . DES FORMULES RELATIVES


A LA RÉSOLUTION
DES TRTANGLES SPHÉRIQUES

{35" - Triangles rectangles sphériques.

log cos c log cos a f corlp log cos D


le" Cas -
log cos C log tang D f comp log tang a
ult -
log sin B : log sin b f comp log sin a

log sin Û log sin o f logsin B - to


2e Cas -
log tang r log tttng a* log cosB
aB - - ro
log cot C log cos a f corrlp log cot B
-
log sin a log sin D f comp log sin B
3e Cas -
log sin
Blt - log trrng 1r f
r: comp log trrng B

log sin Ç: log cos B f comp log cos D

log trrns a log tang ll f comp log cos C


4e Cas -
log tang c log sin I' f los tang C ro
Cb - -
log cos B log sin C -l- log sin 1, ro
- -
logcos a logcos û * log cos, rù
5e Cas - -
log trrng B log tang 1' f cor-np log sin c
bc -
log tang C log tang r f cornp 1og sin
- 1'

log cos rr log cot B * log cot.


6e Cas - - /o
los cos 1' log cos B f conrp log sin C
BC -
log cos c log cos C f conrp iog sin B
-
-50-

136" - Analogies de Néper.


' I / r\
slll (rl i7)
ts j- IC -
(.r) B) .ots
ç4 - - .
sln
I (rl
/ , l')
-]_
t\
2'

T
f
COS- (rl-l))
/ t\

I
T I^
(r) Ça -r B) cotg L
2 - cos --2
I
(rr f 1,)

,i',
-l (A - B)
(;) ïs+(a-ti)-ts: ,
1 (,4+B\
sin 2'

I . I
cos i_ ç4 _ u)
r\
(+) tg. 2 (,r + u.i-_,J c

' cos-r @+B)

1,37. - Formules de Delambre.


I , I \ I
ctts (,, 1t) cOs L',
,r/l " -
srlr (l -fr D)-
/l\ -- -
cos-,I,
1\
-

' I / t\
Slll lt1 lt )
. I / | rr\ - aort2
srn (,-r D) C
-- - - - .I
sln -c
2

r r\ t
'
cos --- (d + l') sI'rt 2 c
a
cos-a
2

' I / . t\
Slll-((/ + I/)
cos _J- ç4 _ B'):
.I
,i,r /2 C
SI1I a
(,

-
51
-
{38. - Triangles quelconques sphériques'
a4blc-zp
log tang -r LtoS sin (1r l,) + Iog sitr (P t) +
'1 - | - -
le" Cas conrp log sinp * conip log sin (1'
- o)l
rtltc lou tang-l- B
r ! ,'obri.,',,re nt par cles formules sc'rblables
lc,gtarrg C I

,4+B{C-zP
log tang
+ , - -:- log (- cos P) + log cos (P - A) +
)eCas colllp log cos (P
-
B) + comp los cos (P
-
C) ]
ÀRC .I
loo tang b
2
T
formules semblabIes
rI
log t:tttg c
2
-
los tans * ru + B'1 los cot * c+
-
log cos -', fr- 1,)
i f, t b) -
f comp 1og cos to

_-
los tans
* Qo - B) iog ço1 -L ç a
$e Cas
! f, - t)) { cotrp ioit .i,r -r-- (,r - b) -
lc-;r si. to
tl'C
,4--Ln Ct + B) + +Ç1 -:B)
B-+(,r+B)-*çu-B)
log sinr -- log sina f logsir-r C f comP log sin -4 Io
-
los trrng -'; t, + 1')
- lou tang * t*
log cos
* ('o
-
B) f comp log cos <'l + B) - ro
=-
los tans ! C- - b) : log cot
* t*
Qe Cas
/1 DL
l0ssirr
*':
:'l;;:î ;';+B)-r.
b:*(o+ t))-+@-1')
log sin 6 log sin c f log sin'4 + colrlp log sin À to
- -
-52-
log sin B logsin û a los sin A
- I conp log sin a__ ro
log cot -1, c
- log tang -l (,4 _ r) +
$e Cas log sin
I C, + ,) + comp tos sin |f, ro
tr.bA - 1,)
-
los
+ t - log tang -l (,, _ f,) +
tang

los sin -r (A + B) + colnp 1og sin -f


e4 - B) - ro
los sin à los sin -B f los sin a A
- f comp log sin to
$e Cas -
loscot
ABa -c
t- c \I
i 2meet 3-" formule clu c:rs pre<cécient
Iogtans
a2 l

AnTIcLE VI - AUTRES FORMULES


{39, - 7T J.tqry9z6Slt9g7gJ2.. L41., - Accélération tlue à la pesan-
-
-:- -
TT
o. j rijogBil rB 7 79 r.. .
teur g:9.8o896 cn mèrres par
secon rle
ft'-- 9.8696o4....
I T - r.Z721t)8to,.,. I
o.rorgl
tI
ô
log z o.1g7r4g87269q...,
- n'
loghypn-r.r-t42J.... r .oo6o7;
(I
ô

L40. - Longueur de l'arc de ro tS --J.rJ2o9 7Tv'g


-g.8)g74
(cercle de rayon r)
v 29 : 1,12940,7r \/ 29
n
- rJ.gr5J6
: o.or Z4t J 29

-tni - J
,=
vs
--:',o,trg27t .7- IL
__ r.ooJoJJ
v.g
n
arc de l' : o.ooo2goBBBz
g'-
-ro.goo - 96.z j6
çl r
arcde r" : Z ,#,.=- o.oooooqS47 o.oro29r
o1d. ooo
{:
-53-

SECTION II
PROBLEMES TOPOGRAPHIQUES
Ernploi du Tactréornètre pour obtenir Ies prernières données
de ces problèrnes

CHAPITRE I''

LES PROBrÈMES TOPOGRAPHr0UES & GÉODÉSr0UES I

1,42" On peut ramcner r1u\ cinq pioirlèmes qui suivent tout le


traviiil dc ltr topoer:rphie :

r.' Éttblir la configuration .l'un termin cllns ses contours


(f ldttirtLtlric), et sorl relief (ttltittrt:tt'it); et représe ntcr au besoin, par un

pltlri, lcs lignes esse ntie llcs cle cette portion de te rritoirc.

',o Orienter le plrrn, et pour celi'1, cléterminer l'uiimttl (z,oit'rto y4)


cl'urrc ilu tloius cles iigncs du ter-ritin, pirr rrrpport à la ntiridiennc.i

3" Situef le terrrritr, en le rrrttachxnt r\ un s1'stème convenable


de cttttt't].ottttt:ti précises.

4,' Évaluer h superlicie clu terririn.

5" Lc cas échéant, tracgf sur le terrain, et figurer sur le plan


avec tous les détails utiles, tel projet d'ouvrage r\. réaliser: route, ,canal,
chemin tle fèr, etc.

t43. Tous ces problènres se résolvent âu bureau pxr des calculs et


-
des dessins dont les dtnnër:J ont été, au préalable, recueillies sur le terrain.
-54-
En dernière anllyse, ces é1éments cle solution se ramènent rï des r.ncsLlres
d'angles et de disttmces. Lever un plan n'esr rlutre chose qu'ér,alucr
et noter les tttesures nécessrlirc's à la solution ultérieure - tlcs problènres
topographiques coltcenlant ult territoirc détermi.nÉ'.

1.44"
-Jusqu'rru siùcle deruier, I'exécution de ce lez,er requérrrit dc
multiples opératiorrs et I'enrploi d'instruruents clivcrs, l-es longueurs se
ntesuraietrt ri Ia cltnùtc, les anglcs '.trt grupbomàtre, r\ la lrozissole, lcs pentes et
les râtrpcs ù l'ttclittrilra ou clisimètre. Le |ltlttdolite permettait il est lrai
de telever ri la fois les angles horizontaux et verticaux; mais la rncslrre
des distances exigeait tor.rjours un travail à parr. Le Tachéomètre
que tlolls a1[ot-rs étudier spécirrlenrcnt, pe rrret rl'établir au l]toverl rl'un
mêmc instrunrent, prr une seule visée et sans qu itter la station ; ro
I'azimut .lu point visé; zo son angie verrical; jo sa clistance soit lbsolue
soit réduite à l'horizon; c'est ..iire qu'on recueillc ainsi, du mênre coup,
toutes les données rles problèmes à r ôsoudre.

CHAPITRB II
I,E TACHÉOMÈTNT USUET . SÀ THÉORIE - SA DESCRIPTION

AnrtcLE I

THÉoRIE DU TAcHÉouÈTne USUEL


145"- Le tachéomètre est le clernier tenrle des perfectionne-
ments xpportés à la tntvtrt olttique drs tlisltrrtcrs. Sans doute le rechéo-
mètre rlesure aussi les angles I rnais mesurer des angles par des lisées
optiques n'a rien de rlouveau, et le Trchit,tnèlre ne serait, à cc point
de vue, que la repro.'luction d'instruments connus depuis longtemps,
spécialenrent ciu Thiodolite. L'intérêt spécial du tachéomètre esr q u'il
-55-
solutionne définitivement ce problème de la iecture optique des distances'
qui a eté, pendant plus d'un siècle, l'obiet d'efforts constânts et de

progrès successifs.

$ I - STADIA' (fig. zr)


1,46' - Le principe de la studia est incontestablement le point de
départ de la Tachéoniétrie. On peut le forrnuler ainsi pratiquement: Le
nontbre des diaisions d'tnte ntire embrassies dans l'angle aisuel grandit conlrne
lo distance de lu ntire à yl'obscraateur. Si donc l'angle visuel embrassait
r oo divisions â r oo mètres, r 5 o divisions entrxrlt dans le champ visuel

indiqueront que la mire a été reculée à rio tlètres et 20 divisions seu-


lement qu'elle a étê approchée à zo mètres.
Soit une ouverture h dans un écran A' B' perrnettant à l'æil placé
en O d'apercertoir sur A B parallèle à A' B' une longueur -Fl,

Fig. ll

La similitude des triangles donne


D d dH
-H : -/, ot U:-n-
Si donc, les dimensions d b sont fixes, les accroissements de H
mesureront les accroissements de D.

s rr - LUNETTE STADTMÉTRrSUE
1.47" Les instruments construits pour I'application pure et simple du
-
prigcipe ,le la stadia ne sauraient avoir une bien grande portée, limités
qu'ils soltt paï l'acuité restreinte de la vision à l'æil nu. L'idée naissait
d'clle 1rême d'intercaler une lunette d'approche entre l'ceil et I'objet. De
prine aborel, 1a chose paraît fort simple : il suffira d'aclapter à l'oculaire
un réticule fbrmé de deus fils horizoutaux, et l'on colltptera les divi-
sions de la mire visibies dans f intcrvalle des deux fils. Dans cette

l-r1'pothèsc on fait le raisonnement suivant :


-56_
si dans une lune*e d'objectif r L' (fs. tt) on i.rercare un réticule
fornré de deux fils tn'tn' et n tt' et qu'on mette âu
point i,image tl,une
mire 0 t)t, de façon qu'erle se fo're crans le plan du réticule,
on aura
deux constantes : lr déterntinée par l'écrrrternent dcs fils
ciu réticule et p,
clistance du réticule au centre optiquc de l'objectif.
Comrne dans le crs
de le stadia ordinaire on déduira donc p par la seule mesllre rie
f1 que
donne urte sitnple lectur e sur la mire prrrlante, et li'L lecturc
dcs clista'ces
n'aura d'autres limites q.-le lrr p.rtée cle la l''ette.

Fic. 2?

l'48' - Malheureusenlent il n'est pas vrrri que p' soit une constante
déterminée ullc fois pour toutes par le constructeur. Supposons en effet
une lunette â\'ec ult objectif L L' de fo,ver : on)o; mesurons exactement
ioo mètres, en ligne droite, ri partir du point de station .g cle l,ipstruntenr;
à I'extrérnité de cette liene plrrçons u.ite mire verticale 0 0,. Cette lon_
gueur dc roo mètrcs se contposer:1, pxr exemple, t-n _ gg"rgy, clepriis le
N,
centre optique de I'objcctif Z jusqu'à lrr rnire, et I
- o^rT, ciepuis le
centl:e optique de l'objectif jusqu'à I'aplomb clu point de stltion .t. Mar-
quons sur la rnire les dcux points extrêmes de I'espace ilperçu entre les
fils du réticule, et partageons cet espace H en roo clivisions. Si, lrain-
tenant, nous rapprochons la mire à 5omùtres du point de station S, cette
longueur se décomposant en p, == lg^Bt et t
- o,rl, \'errons nous
une ima.ge de grandeur double de la premiùre, et montrrlnt pxr conséquent
5o divisions sculemcnt entre les fils du réticule, comme il 1e faudr:ait
pour que le principe de le stadia se r.erifirït rnrrlgré f interposition cle la
lunette? L'éqturtion fouclaruenr;rle de lrr clioprriq'e +
(-; ;-: +)
nous force à conclure qu'il n'elr sera pas ainsi.
-57 -
Nous avons en effet, dans le cas c1'une distance de roo mètres.
I II
v
.'.t: -î- j, 20 9s8 t
_ -998t ,-20 _ __ _2eg_
r 99 7oo - t g97oo ï 997oo
r qq70o
cl'oii :
'f, -'^'!-, _-
99bt -
2Oc O4OII

Qurrnt r\ I'itnrge 1 par rxpport à 1'objct 11, nous t\-ons


I p' 20( oJl J
-H- -

D.rrrs le 2" cas, avec une clistrrncc de 5o nrètres.


I I
tl
)o t^9.-
+yo )
t-

-reS;
1t') 20 '{96
99700 99700 - 99700 '
cl'o ùr
P',- t#+ - 2sc 11gsy

et
+ - -ni: =: --rf* - o,oo qo z I
I, == o,ooqozS est plus que le doublc de I
L'itrrage
- 6,çç2oc7.
on nc verraif, darrs le scconcl crs, entre les 6ls du réticule, que
q9,826 '-'livrsions au iieu cie 5o, soit unc crrclrr de o,;178 pour roo.

De prlus, à ttte sure qu'on rapproche la nrire, I'erreur augmente.


Rep.ltrrnt le crrlcul ci-clessus pour une tlistxnce y'_ + /
- ro mètres on
tronverrrit unc erreur cle j,t6 pour cent, tout ri fait intolérable.

Irrrpossible donc, s(uts cot't'rction t)rt rrrodif.catiort, de substituer à la


stadia fotrctioutraut à l'æil nu une lunette avec réticule. Mais on pourrâ
utiliser It lttnetle studimltritluc si l'on veut s'astreinclre à une correction.

!'49" - Pour cela proposons nous de mesurer, au moyen de la iecture


réticr-rlaire, non plus la distance du point de station .g à la mire, mais
la distance de la mire à un point fixe F, situé en âvant de la lunette,
et qui n'est autre que lefol'er principttl attant de l'objectif L (z,oit-pgtne z1).
Cette rllesure se ftit exactement par la seule lecture sur la mire, car les
-58-
câuses d'erreur qui provenaient de la cléviation des rayons lumineux pâr
la lentille L, sont ici écartées.
soit en effet ffig, z j) F Ie foyer principal avant l'objectif L L, soit
;
d la distance cle Ia mire à ce point.
Les triangles FI F H, et E F G sont semblables;

d'ou _TE
,FH
-E-G
-HH'
d HH'
II,_E
t:trcar G

d_./Hl-1'.\
r \-i-1,- )
Dans cene dernière équatio., T, distance focaie principale de L est

D
Fig. 23

une constante;
TJ H'
1ï est clonné par la lecture des divisions de la mire
fils d'url réticule dont i'écartement est constant. Nous
comprises entre les
pouvons donc connaitre les variations de rI par cette seule lecture.

si en effet rlous rapprochons la mise en H, H,, nous avons tou-


iours :

FHt
--F-c
*:
ft#; d':r(u,',-l',''-)
-59-
Le déplacement de la mire n'introrluit de changernent que dans le
rapport de l'image à l'objet ; or ce rapport varie précisément en sens
inverse de la clistance à évaluer ; et ces variations sont lues entre les
fils du réticule, qui eurbrassent un nonrbre de divisions de la mire
d'autant moindre que l'image devie't plus grancle par rapport à l,objet.

connaissant ,l par la lecture, nous lr'.r'ons pour con'aitre D,


distance de la utire au point de stetion .9, qu'à ajouter à r/ une collstânte
k : ,f * I c'cst*à-clire Ia distance focale principale cle Z plus la distance
du centre oprique de L au pivot .ç de la lunette, correspondant au
point cle station. Cette constânte h est donnée par le constructeur. On
peut ou bien l'ajouter sur le cârnet, à toute et chacune des mesures
prises i ou, per un artifice de chiffraison de la mire, supprimer
vers le
milieu un nombre de divisions correspondant â cette constante. La lec-
ture donnera ainsi la distance corriqée ; ii condition toutefois que le
point de la nlire oir a été faite cetre suppression entre toujours dans
le
chlmp de la lunette ou, plus errctement, soit toujours conrpris entre
les fils du réticule.

{50" - C'est rlll l1loyc1l de ces coïrections qu'ou utilisa rl'aborcl la


Itmtttc stotlimitriclue. NIais Ie danger d'or.rblier une fois ou l,rrutre la
cor_
rection sur le calnet ou de viser une portion .le Ia mire au-rlessus
or1
au-dessous de la partie ertificiellement corrigée aboutissait
à de fréqueltes
erreurs €t, dès r 8o5 on renouça rï I'enploi rle la lurtette sloliyrélriqrrt
sitnple pour les levés officiels.

l51" - on pourrait, ttt thiorie conccvoil une lunette stadiprétritlue


clorrt le piYot, i plomb au-dessus du point de strtion, se trouverait
non
en arrière de I'objcctif, tlais précisénrent au point F, foyer avrlt cle ce
nrême'objectif. Cette lunette clonnerrrit ér,idemment la lecture im'rédiate
et exacte des distances du point de stirtion :i lrr rnire. Meis ia consrruc.
tion d'un pareil instrument se heurte ir cles impossibilitês pratiques qui
le rendent inéalisable.
Il fallait trouyer autre chose, et porro, officier supérieur dc 1,A11ée
italienne, le trouva en rBSz.
-60-

$ III . ANÀLLATISME TACHEOMETRE USUEL


{52. - Au suju-t .1e f iur-untion .1rii .lci-ait c()11\.tci-e r .léilnii ive ntcrtl le
procr.dé cle ntcsure .1cs rl istrinccs pJi: sirrtl-tlc lucturc, Ilrrrrt-. s'crltrille rtittsi :

( I[ ]' 11 si.]lts cloutc un point trito!i,iliqut t'lrttrs ler lLtnettcs ordiitrit-r's:


>> rnrris cc point bt: tr(),-tvc uLt.j .lt,ti:s ci" ]rr htitcite, lttt 1ir-t'er- lttttét'ieLtr

> clc I'objcctii (i,rrii' cr-ri,'.''ri., tio t.ic1rt. XIai: il n't'st |11s cotttltroJc .le
) l:afpr)rtcr linsi lc-s rlistlnccs :i uir l.r,int Itris L'n.lehitrs dc I'instlttttte'nt.
>> C'e'st rï I'objcctif ntûntc ct, rnie'ux ç11ç1rrc1 ilLr cr'ntr-e tle rotxtiolt qtt't-rtr

) 11 bcsoirr de les rxpp()r-tc1', C'u:'1 cc cue 1'rtbtie tts. srtlr \ lltÉre r lrr c(rtts-
)) trtnce des anglcs , A\çc rtlr systù'tlu ol.j rctif cottrplrs[ .1t .],eux vurrcs
> tels quu le fo1'"t ,it, .qsli'ili soit en .lc I.r distilrce qui
JelrLrr-s séprtre

,1es cler.Lx \-L'r:rcs, tllt peu rtu-Jcll\.'ltr cleuxiù'tlc \-crrc n (').

{53" - Ii est aisé dc coiuprerr r-lrc 1:r portée décisive .le ccttc crÉ.ttiotl
qu'est le lunettt unulltttiqut cle Ptlrro.

Soit S lc point de stltion, ci lc cc-rltre de t'otritiotr de l'itlstruuretit

(Jie'r+).

Phço1s tl'abord Lr urirc, vcrticalcurcut, cll C ; ct strit S C Ll dis-

tancc hotizontrrle cle la stiltiotr ri ll tnire.

S aux deux points a ct lr pris sll:


Joignons 1rr trrirc, lr Lrlrc rlistitttce
arbitnir e mais égalc au-de ssus et att-desst'rtts de C.

t r) Annales des Ponts et Chaussées 18;:' lI. seILrr:stre. 3s. )Iuttttirc sttr tta

n{ln,p{lr.ù irrsh.rrllprrf.s et ltrocëLlis tle gtotlexit, rlc lrit'ellelteill t't rl'nr1tt'ntnge par ]1. PORFO, Officier SuPi'ricur

du gôrre I'iôllrontais. S. 1t et t 2.
-61
si j'iLrtcrpose I'objcctiI o, rl !, it,t lbrnrcr sou irn.rgc en (1,, 1,,,, cor]11e
l'iniliqric l:r cL)llstrLlctioir clÉnre ntrrir:e 11'optique, re l.itir-c ri
la .[br'rriti..
tics irlltcs par les 1c'rtilics. )), t/' b" corvcrqcr()'t t().\
l,_s r.r\-ti's é'lis
Prtr rz l', .\' cottrplis, ilprus drtr-ilrtitrrr, les r-11\-()1rs r/ () ct l) ,tt. Etrrl-.'lisso's
Lln réticuic tit rr!' rt n', clont I'ccrrrteure nt cr)lrticnne pr,-(cisén-rcnt
cette
irrragc ù" lr' ,

Ril.l,rproalt()lts in:tinten.rnt i.r nrir-e clt Ct: n{)us obtcrrons la reletir-in :

.9 L' tt' l,'


.ç f-' '- tt lt

Pour Qric ll rel.rtiol r'ntrL. Ics ir':rgcs qLl'ilttercepteut


lc-s trrtits elu
t'rticule rrestrr-.it )l L,' ;r frrutlr-rrit ér-irlerr,re't q'e, rlrrrs l:r
.l (_ sccortle posi-
tion de lit utirc, I'imrrqc conrprise rntrc lcs llls tïrt précisénrent I'irrragc
de lrr )ongucu.r" .lc nrir.c itt ll.

L54" -.l\vt)tts s.lVLllrs ilLte I'objectif O 1le siu.lrrlit, tL]l tlr.rel,


cio'per ce
rétrtltrrt' Erl e Êe't, tor-tionr-s en \-cr-tll .1cs lois élc.nrcntrrircs .lc
I'optirllre,
i'irnage tlc '/' l)' sc lir;111.'r"
1.lus i,.rirr .i,r o ,.1r.rc n'Jtrrit l'inrrrge cle tt Lt;
cie plus, les points ù"'l)ttt.1e cette seconclc inrrrge se
troLrver:ont respec-
tit'cnreitt sui: lc' trrol()nl.cnrcllt .les ligDes () rt, et u/ 1,,,,
tti z,ttilt rtl
t1

Llir';t'gtttttl r\ lllt'sLlrc 11u'illes s'éloi,tnerrt rlu point .lc


l-oiscurept rf. Il cst
tlotlc iDrpos:iltit' tltlc l'ini.rge ,t"' li" entrc .lrrns l'interr.allc
irr,rr,tl'i
Cc)lnprcn.lit I'inr.rqc tt ' i,'' .

{55" - '\lrris il eLl :er;tit tiJLlt rr-rtLen.rcut si, ir\'.lnt 1c point,,1c irirnr.ition
dcs itrlagcs, oil l-t-tltrlitit
1t.rr-lrllc]e s e lrti-c eux 1e s rlryr)11s rt tL', tt,'t et o, 1,, i/,,.

Eri c1let, les inrr.,ges ïcspc;1i1-çs tles tt b et (t, li iloitent toujouls


Iriints
st] ltlrttret', plr-rs prùs ()li plrrs 1oin,51tl'lc pl'Lllr)ltglJltlcl)t .1e ccs ]i]-\-Lt1ts,
qr-ri t-1ttl:lilc'ttt il-ôciséurent tlus .lits l.oints ; e r plis..1ge , 1-rrrr h'p.t6ùsc. ces
rrl\-olls s()11t der-ctlrts lt:rrrtllèles, il e:t cl,rir tjLrc:i 1c
rjticlic irrtcrçç,1-rt11i1,
clrtrrs la prcnri're position ..ic r;r rrrire . l'inrrrxc
,[ dc tt it ( lil, . 2 j), il
ittte t-ce pter.r, .l.rns ll SCcr)nLie dc l.r urirc, l,inr.rge l, .ic ,r, 1,,. et
irg5jtrrril
ltotts lttlrolts:

.\ (,-'
5C
:-u ,!'i,' I'
,i-: l
-62-
lb6" - Or c'est précisémeltt ce qu'on obtient par I'cmploi du Vcrre
artalhtique. c'est unc lentille convergeaute o'(fs 2J), de distancc
focale / plus courtc que la clistrrnce tocale F c1e I'objectif
O' On place
cettr- lentille O, entre O et sorr foyer F, de {eçon que -Ê foyer
principal

du verre anlllatique, coincidc rlvec le point tle croiseuetrt tlcs râ) olls
réfractés 0 fl.,, 0,"' el o' 1," I/". Ces ravons atteignent clonc O' après
s'ôtre

croisés à son foycr principal et conséqueurnletlt iis sortirout


cic la
lentille parallèles entre erl\. l)és.r'rrris, r\ qr-relqr.re distrrrrce de
I'ol'icctir

qu,on place la mirc. olt rtnra touioltrs, elltrÙ les fils tlti réticr-rle
I'iurrrgc tle

la portiol tle ccttc urire cortlprise etltre S rr' d ef' S U l'\ ct tolti()Llrs
nous aurolls :

5C' I'
TZ- -- 7-
c r-rrlait roo nrètres ct c1n'oil ait divisé en Ioo prlrties le ltlu-
Si clonc s
gueur dc mirc irFcrçuc rtlors ctrtrc lcs fils tlq réticulc, Ilotls
rturolls

\1\i -\
o'

5' C' :-= to urùtres si, clilns :t clcr-tsièrlrc ptl:ition tlc la tltirc' I'Illolltre

io clivisions :

.ç(-' f' SC' , SC, :


T - -+; ot1 -:=:-: -;-
-__i., i
jo

Si o1r écartrrit queiqtle peu (l' r-ie s:r positiotr, lc rrrpprochaut !rxI
157" -
plecé au
par exemple cle O, lc fover ./ .11 \-erl:c analhtiqle se trour-erait
de tt l" urais
point de croisetneut tlc' lloll'\-cilllx raYOlls éttliturttlt tOuiours
tolrbalt plus obliquemrnL-llt stlf I'objectif' Daus cc cas, le point
r-le lonc-
tle O ' Cc scrait
tirtn S clu prolotrgctrtclrt ,,1c ccs rilyolls se r rrpprocheririt
ulr leger tléplrrccmeut tir.r /rtrirrl ttrrtlltliqtrc r\ plrtir tluclucl se colllptent
les
-63-
distances. En ntôme temps, poui' unc même distance de la mire, I'imege
scrait plus petite et, ct'rnséquem[]cnt, un nomble plus grancl cles clivisions
de la mire entrerrrit clans I'intervalle rles trrrits rêticr-rlaires. On obtiendrait
êvidemureut des eftèts opposês, qrutnt au r1éplacemeut c1u point anellatique
et à la grandcur c1e I'imirge si on éloignrrit le verre en:rllntique
au lieu c1c le rtrppr:ochel. Ces légers tléplaccments de le lentille c1e Porro
fournissent un lloyen très simple rle rectifier les indications c1e lrr. Statlia,
comrrre il sera clit plus loin (,p r9o),

158' - On cotlplend sans peine qu'en choisisslnt une lentillc rle foyer
plus ou rloins long, en h plaçant plus pr:ès orl plus loin de i'objectif,
on rrrrive à firire coTncider Ie point onolltttiqur' S rn'ec le ccntre rle rotation
cle la lunette. Ces déplacements permcttent rrussi rle faire cornl.rrcndre
entre les cleux traits extrêmes du réticule le nombre voulu des divisions
de l'image, par exemple 50 ou roo pour roo mètres rle distance.

AnrrcLE ll
DESCRIPTION DU TACHÉOUÈTNE USUEL
L'outilhqe rles opérations tnchéométriques col-nporte ru I'instrunlcrlt ou
tachéornètre I 2't lcs eccessoires nécersaires ou utile s.

s r - LE TAGHÉOMÈrns USUEL DE H. MORIN


159" - Quiconque ne s'cst jemais servi d'un trrchér-'rmètre ne peut por:ter
r"ttr jugeurent, rl priori, sLrr cettc instrunrent, cAr on l'avrrit considéré comute
telleurent conrpliqué et rlélicrrt rlu'on I'avrrit p()ur linsi tlire conclamné
lvr'tnt .1e s'en scrvir.

C'est, li 1r't--tt frs qui doit être, rï I'avenir,


rk)utcr, 1e scnl instrunrunt
elaus lcs urrtius .le tout opÉrateur, ie seul riui soit ç:mtique ct clui puisse
clontt,-'r cles réstiltlts rrntrctttent setisfhisrrnts rlr.te- lrr chrine, i'é{uerrc, la
boussolc. ctc.. erc.

l'lelgrc l)o rr<t, .1cs IIoinot, .ie s Ronn.rriti, il cst


encorc trop Et Folll'tJ1rt il n(lu 5 t st rrgl J;rlrle ,-1e

constater qLrc 1lijurent rrujor-rr.i'hui 1er.rr:s prcjnlés.


-64-
Un mois à peine, après lson emploi, tous sont à lui recon-
unanimes
naïtre de prêcieuses qualités. Témoins les Ingénicurs cles Ponts et Chaussées,
qui ne font leurs études de tracés de chemins de fer lqu'avec le tachéomètre ;

Fig. ?6

à notre industrie. C'est


témoins les nations étrrrn.q-ères qr.ri les dcrrandetrt
qu'en effet cet instrument n'est bien coustruit qu'en France Ou le cons-
tructeur y apporte non seulement un soin jeloux sur I'ensemble de ses
organes, mais encore des innovations clignes de notre génie. Des maisons
--65-
peu scrupuleuses ont vendu cles tachéomètres défectueux et n'ont pas été
pour peu de chose dans le scepticisme que les opérateurs ont apporté dans
l'acquisition et le choix de leurs instrurlents favoris.

Nous nous sommes touiours pour notre pârt, sen'i des tachéomètres
construits par ia Maison H. Morin, dont nous avons tonjours été absolument
satisfaits sous tous les rapuorts.

Aussi notle clescription correspond-elle naturellernent à un de ses


modèles, cclui cle ,1" 2me corlbrnaison, de Lreaucoup le plr.rs employé
(z,oir fig. z6).

{60" - organes principaux du tachéomètre, ces organes


sont:
ro La lunette anallatique et lcs niveaux.
20 Les cercles horizo'taux et verticrux, r'is d'arrêt, etc.

]o La boussole ou déclinatoire.
4o \Iis de sr:pport, dite pompe.

t" Trépied à translltion.


(o Fil ri plomlr.

I'61'' - Lunette. ii est inutile ici clc rappeler les propriétés cles lunettes
stadirnétriques et anallatiqu es (r,oir r/os r-17 et t S S-r S6).
{/ est l'oculaire.
-
t
- est le Pignon qui s'engage dans une crénraillère et fait avrncer ou
reculer l'oculaire.
r - est l'objectif.

collet et vis de réglag.e du micromètre.


d
-
e
- vis du tube anallatique (crrcrrée pâr re cercle vertical).
Une bonne ilunette doit c\tre exerrpte tle deux défiuts principaux
qui sont:

ro L'ttbu'rntiort tlt s1t/trtricill qui pror-ient dc cc rluc 1a courbure de


I'objectif n'est pâs proportionnée à son ouverture.
-66--
zo Aberratiott de rëfrortgibitité qui est due à i'inégale réfransibilité de
rayotls d.iversement colorés. Les lunettes sortxnt des ateliers sont achro-
mariques, c'est-à-dire que l'aberr:rtion de réfrangibilité est corrisêe. Pour
s'âssurer qu'utte lunette n'a pas l'lberration de sphéricité' on la met au
point sur les taches dc la lunc et l'ou amèue I'image vers les bords ciu
champ, ellc .loit conser\-er sx forme et sA lletteté. Ce défaut est quel-
quefois corrigé par le constructeur au moyell cl'un diaphragme placé
près de I'obje ctif, m;ris c'est âur dépens de la netteté et c1e la portée.

4,62" - ,, Le Microtttètre" est un verrc qui remplace aujourd'hui les


réticules à fils d'araignées des anciennes iunettes et sur lcquel sout grar'és
des traits fins qui tt'ont plus les lxêmes inconr'éuients que ceul lâ
(ris. 27)'
a

"/ I \-'
bi-T-\b
dF:+=d
\t/
\1/ g
Frg. 27

Ce ruicronrètre est divisé par deux trrtits clont I'uu (t tt Vertical ct


un autrc 1, 1, horizontal, lc point o coincicle avec /'d.t.: opliqut: cle ia luuette,
le trrrit a tî est l'axe vertical, le trait b l, est le fl ttxittl, les cleux autres
traits c. et i/ rl sont ceux qui servent à forurer l'anglc diastimotlétrique
et à lire, suï lrt mire, l';r longueur cOmplise cntfe ces cleux fils' Dans
certrti.s lricrot-uètres, o11 aioutc atlx trrrits horizontaux diastirlourétriques,
plusieurs trrrits horizontar.tx secou.laires. ils pertuetteut de faire sur la
nrire p'rlusicurs lectures.lout oll prencl la tnoyeune, et aSSureltt aitlsi une
plus gran,le précistçn, tlais cette disposition I I'inconvênient d'etll-
br:ouiller lcs lectures.

Daps les Tachéolretres 11. ÀtORIN, lc tnicrtnni:trt est gravé:tll di:r-


mr.rnt sur 1a tace pl:rnc ,,1e 1'oculrrilc cc qui ôr'ite lc rerrc su1-rplcmentaire
et all{meltte per suite la cirrrti'. La urise rlLt pciint clcs treits du réticr.rle
se frrit cn ..1v..urca11t erl cu rccnlrnt rï la urain lc prcmier Yerrc (tlit vcrre
67-
d'æil) de I'oculaire. Pour faciliter cette nrise au point des traits du réticule
le yerre cl'reil est enchassê dans une borrette rnoletée a et un mouve-
ment irelicoïclrrl entraine cette bonctte. Pour un rnênre opérateur cette filise au
point est constantc. La urise au point de la lunette sur un objet plus ou
moins éloigné ou sur la mirc se fait ensuite à I'aide de la crérnaillère.
{63. - Soit lJ P i'objectif d'une iunette anallatique (fg. z8).
-
c r/: les deux fils du nicronrètre

F =- lc foy-er principal de I'objectif

- I'intersection des rayons réfractés des points A et B


H
/:
- Ie centre cle I'instrurnent ot Ntoittt ttnallntiquc
h N A / : de.t" directions formant url unglc cttrtsttutt p sous lequel sera
tt P B ! or une mire placée en C ou en C' .

h iQ_
I

I
I
I

:g_'
Fio 9(

Si I'rruq.le p est colrsternt, on déduit que les longueurs lues sur la


nrire sont ;rroportionnelles à la clistiurce h c et /: r' car ies deux triangles
sont senrblables et I'ou r-t

l:r AB
(')
hc'- ,48'
L'anqlc constant û est appele ,, l't.urglt c/ittstitrtomllriqtte " .
Le point /: appelé plus hrrut point anallirtiquc est le centre de l'arml-
lalis rtt t .
Drns la propoftion (r) il est lacile de voir quc si je fais porter la
mire cxactenrent à roo mètres du cellrre h et que je fasse l'angle p cle
tnauière Qtlr3 la différence cle hauteur lue sur la mire soit r mètre .
pirr erenrplc. la proportion ci-dessus der-ien.irir
IOO I
-1j - ,4' B'
d'our-At B'xtoo
_68_
Il sera donc très facile de trouver immédiatement la distance.

{64" - Si I'on a des opérations souterraines à faire ou des observations


de nuit sur les étoiles, on adapte à I'instrument une lampc qui éclaire
les fils du micromètre au moyen d'un miroir incliné à jo grades placé
clans le centre de la lunette.

{65o - Dans les obscrvations sur le solei[, il est nécessaire d'avoir un


verre coloré que 1'on plirce devant l'oculaire, pour amoindrir la trop vive
clarté de la lurnière.

{66' - Quand ol1 veut faire des observations âu zénith. il est bon
d'avoir un oculaire couclé soécial.

167o - Outre ces atlditions, il y erl a d'autres qui sont possibles et que
demandent certains opérateurs; nous citcrons l'adaptetion d'un niveau à bulle
indépendante (l) sur la lunette, cl'un nivcau (.r) sur I'axe, outre le niveau
du montant (t) qui se trouve sur tous les t:rchéornètres, ctc., etc. (frg. za1.
168" - Gercle horizontal et vertical, Tous les cercies sonr
divisés, suivant la nouvelle notation, en ,1, grades,
Lln bon instrument doit rernplir les conclitions suivantes :

Lcs cercles horizontrrl ct ve rtical rrinsi que les rnontants, les ;1xes .ies
lunettes cloivent être en bronze, rnétal moins dilatable que le cuivre.

Les centres doubles en bronze d'une seule piècc et véri{rés au cornpârereur.

Les centres en deux parties emboitées, empioyées clans les instru-


ments à bon tnarché cicvrout être rigoureusement exclus;
la longueur .l'un
centre est capitale dans I'instlument, plus le centre est long, mieux
l'instrument est équilibré et peut supporter un choc.

Tous les cercles seront conccntriques et rêpétiteurs, les divisions sut-


argmtl les traits sont berrucoup plus fins et perrlettent de donner rrux
vcrniers des rLpproxirnations berrucoup plus grandes.

Les alidrrtles r\ rleux verniers toujours placées dans le même plln que
les divisions.
-69-
Les mouvenlents rectifiables ct munis de pinces d'arrët J et de vis
de rirppel g, à pompe pour les mouvements lents.
Les verniers garnls de loupes achromatiques
et de ïéflecteurs, Quand
le juge ri propos, pour que la lecturc des angles puisse se
l'opérrrteur
faire rapidement et surtout .1'une taçou plus e\acte sans erreurs de
par:rllaxe.

Lc cercle lerticnl comme le cerclc horizontal se compose de cleux


pârties: Io d'un cercle proprellent clit sur lequel sont grlvées les divi-
sions en grrrcles de o li -1oo grades; zo d'un autre cercle concentrique
appelc Ltlidtrtlr: sur lequel sont disposés cleus verniers rr.ux extréurités d'un
mèlne tliatnètre de nranière que leur elifférence soit de :oo gracles. Dans
le cercle vertical I'alitlatlt est fixe,oll peut, avcc ulle vis.ie rappel, le
mettre de manière que les zéros cles l'erniers correspontlent â roo et
-.t 0 ûrede I"
r\d

-tl
I

l<(
* /'-' 200 *--
Crrades t^
Fri,r .)'l

3oo grades du cercle quand Lr lunettc est dans une position horizontalel
dans lc cercle verticâI, c'est donc Ie cercle qui tourne, la graduation zéro
se trouve en haut (fs."g); c'est pour ce motif que, lorsqu'on fait une
visée plongeante x;.r, la iunette et la graduation roo et 3oo se placent
dans la même direction l r et on lit un angle roo I a; de même si
on faisait une visée ascendante ), !, la division roo et Joo se placerait
darrs la ligne y y et on aurait un angle de roo a; on aurait par
-
exetlpie pour le premier un angle de roo + ro8
- rro grades et dans
Ie second roo ros 9o grades.
- -
Quand on opère, il faut avoir soin de placer la lunette de manière
que le pignon b, qui avânce ou recule I'oculaire (n) (fig. soit
"6),
toujours m dessus. Ainsi établie, la lunette est dans une position nonnale;
si le pignon était en dessous on dirait que la lunelte est renaers,ie.
-70-
On lit les anq'les, ,quand on rre fait qu'une seule lecturc, pâr la
loupe qui est ri qauche B pour I'angie liorizontel et par h lor.rpe qui
est à côté cle l'oculaire A pour I'rngle vertical. Quirncl olt le peut, il
vaut mieux faire les cleux lectures sur les deur velniers de chrrclue pla-
teau. Comme I'un cloit être egll à l'autre avec nne diffêrence c1e zoo grades,
ils servent de r'érificntions entre eux.
169" - Boussole ou tuhe magnétique (i.) (fS. z6). En clessous
du ccrcle horizontal, se trouve adapté, sur le pivot vertical, le tube
magnétiquc qui contient la boussole; on entend par tube rnagnétique I
une aiguille de boussole suspenclue dans un tube de lunette qui se fixe
au-dessous clu platear.r horizontal; lorsqr,r'on desserre le bouton i d. sus-
pension , l':riguille devicnt libre; lorsqr,r'elle est en face du zéro de l'écran
divisé, I'instrument est orienté cl:rns h ligne Nord-Sucl. IJne vis .1e rap-
pel qui se trouve cie l'lutre côté de la hgure, permet de décliner suivant
le méridien du lieu.
Cette forme de la l.roussolc est maintenant usitée Dour les t:rchéo-
mètres dans presque tous les cas.

{70u - Lc tachéomètre repose sur trois vis cirlantes qui doivent ûtre
construitcs en nreillechort pour évitcr 1'usure.
4.71,. - Trépied à translation (rt|. Sol. Le pieri à trrruslrrtion
permet cle placer exlcter-ncnt Ie tachéorlètre snr le piquet qni e étc' r'isé
d'uire précédente statioll. ,\ cet e1lèt le plrtear.r supfrisur m est nrol.,ile dans
I'embasc l inférieurc drrns lrrquelle est nrénrgé un espxce lilrre pcrmet-
tant ie jeu de la téte supérier-rre nr., jeu qui s'obtient à I'aide cl'un excen-

trique. La tise o qui r essort au-dessus .ie cc platerru sr.tpéricr-rr s'engage

par son liletase dans le pivot dLr tachéomètre.


L72" - Un fil à plorlb s'atlepte rru crochctP .i. h porlpe et permet cle se
rendre colltLrte si l'axe vc-rtical cle I'instrument est bietr.lans l'lplomb.lu pitluct.
Pour la nrisc en statit'rn il suffit tl'âmener à lrr turin le plotlb rru-tlessus rlu
piquet et i,1e blo.prer les deux pleteaux à l''.ritle dc l'écrou de I'exccntlique.
I.orsqtie le ressort de la pompe n'est pas serré I'instmtlctrt n'est
pas sufijsenrnre nt urrrintenu sur son pied; or1 dotrue irlors la tcnsiou
néce ssaire lu ïcssort ri I'lidc dc l'écrou à orcilles q.
- 71 --
ll3" - Les brancbes / du pied à translation doivent être assez fortement
serrées pour éviter tout mouvement de ll tête du trépied et par suite
de I'instrutlent.

PIED A TRANSLATION (tr[0,]t:lc Frunçûs).

Livre d'o{l-
ce avec toLrs
les Théodoli-
tes Tachéo-
mùtrcs et
È
Cercles ri'A-
lig-nettte nt- /
de irr M.rison
H. )'loriu.
F-ig. 3() F1ii.:l{) bis
I'rrc dc Ia tôtc du l,rcLl, pl'r*t au-tl, .*tts Tut dr: lir têtc (l'tr picrl, prisc tu-rlessous

PIED SYLVESTRE
à translation et à trois vis calantes

l,rg iil

Nons ne p()tl\'ous ternriner lrr tlcscription rics tccessoircs cles Tachéoniùtres


sâtrs noter ie pie,-1 Svh-estre trlnsiltion et à r'is cailntes, s'lrclaptilnt sur tous les
,ir
itrstrr.tntetrts rr dor-rille et renelrrnt par cc fait ler"rr mise en stxtion instantanée.
-72-
Cc modèle l été crié pour complétcr lc g'orr ic''ntètt'e rt luncttc, On
s:rit qrlc lrt uraison H. NIorin, prr l';r.1.1ition tl'un cercle lertical, du tube
anallatitlue et dr: tnbe mxgnétiquc, rr tr;rnsfrtlttré ce t ittstt-utltcttt ett tln
pctit techéontètrc d'nu lnrlnic',lc1rt lrcilc tt .l'utr pr ix dt- revicnt estrême-
mcnt rérluit.

II LES ACCESSOIRES DU TACHEOMÈTRE


L'lccessoire r-iéccssrire ,,1u tacltéonlètre cst la ntire jtLtrlttttt. On pcrtt

y ajoriter aussi d'rrutres conrplûtrtents ntctitts irtrlispen5;11'1s5, t'ttr-tis clui


reuclcnt 1e tralaii plus l.rcile.

Ift y. ji 1

{o LES MIRES PARLANTES


L74" - La tttit-e pat'lrntc est ilrrc i'r'gle ,le E ri IO cclttittrctre:i tlc llr-
gcllr, .iiviséc soit lrlr ccrttitrùtrcs (ig )2) soit irrr .i,,ul'les ccntimètres
1is. s;).
Pour lu nilcliertttlll) lcs tlircs 5È cL)nlfiOsullt gé'Lrér:rlr'lll,.rllt .1e rlctLr

règles .1e .ict-tx trtètrcs coulissrtrt l'un c coll t t'e ]'ltutt'e e t dé ve lopprrtnt

4 mùtres.
-73
Pour le trrchét'rmètre il cst de beruconpr préfcir:able tl'utiliser ics

mircs à chrrrniù'rcs dont les rlivisions sout slir ic tttËtuc plrtrr.

Bien qu'il n'irit las cncolc étc;parlé rlcs lL'ctLrres srlr lir tlire nr)us
ie croqnis ci-joint pourclLloi
in.1ic1ur'r-.r;rs p11r les mircs à cr.ulissc- ne
doir:crrt pas êtr-c emplor'éct u\-L'c le trtchi't'irnùtr-e.

En cfi'et .hns le c.1s cles vi:ées inclintlcs oir lc trait iLrférier-rr rrrrivc
daus lcs.leus prerlicrs lnrtrcs et 1e tr:ait srt;r['ricLrr.irrns lrt 2c prrrtte .le
la tnire. le lectnre sur lrr utirc r\ c.rulissc rst J' ,B' m lieu dc ^J l) (1ig, ;r).

En ce.lui concerlrc ies divistttns on feut curp161-,.1 1r\-ec lc trtchdo-


nrètre Lr divisir-in prrr cr-ntirxùtrçs fÊg. ;2) (ru l.r .livision prlr: .ier,tr cen-
tinrètres .1ite (( lit'isirtrr:; Bttiri't/tlottc " (lrS ;;) tlrtis cellc tlui est plr-rs
générrrlerucnt rrtloptée cst h .1ili:iou iti rurlin;ilt'ts gt't'ttf is tlitc ,/ri i.çiols
Ir[oin,,t (rt1.i.ù.

Les .lenx nodèies cle mircs exclusivernclrt cnlplor-és cn trchéométric


sorlt : I.'| La mire N'loinot ordinrrire; .zc le mire e1r I parties :i clilisions
Moinot (ft1,. lS).

DESCRIPTION DES MIRES TACHEOMETRIQUES


r" Mire Moinot"
Lcs t:rcj-réontètrcs les plus courilnts dr)nLlrult io centiruètrcs cle Icc-
tut-c etrtre ics tririts extrêrtes, i roo nrctres, Ies divisions .le lrr rnire
Moinrlt sont faites en centimètre s e t {ft)u}rçç5 lrrlr j, r..ept é.sentaDt pir
conséqurnt r o mètres cle tiist:urcc. Les qronl-,cs ' .'lc 5 tlivisions sùnt ;reints
alteruativetrtent cn bleu ct en rouqe et st'p:r.rés cus-mômcs eir groupcs de
ro représerltant roo 1xètres de clistrrncc.
Cr-s grolllres portent les chifii-es r, 2) l, 4,...... 8.

En resuué chaquc centiutùtrc repr['scnte : mètres. chaque groupe


de 5 divisions ro mètres et chaquc S-rLrupe numéroté ioo mètres. C'est
la division la plus pr.rtirluc.
Quant lrrux règles .le la mirc ltloinot elles se composent de deux
fractions .lc- .1eus mùtres ,lnontées à charnière, peintes et divisées inté-
-74-

Fig. 3i
-75-
rieurement de sorte que les clivisions sont garanties pendant les tnani-
pulations de la mire en .lehors du terrain.
Cependant pour la lrrcilité des opérations qr.ri cornportent I'usage de
nroins de 2 mètres rle rnire lrr firce cxtérieure d'une des rèeles est divisée
de r mètre ù z nrètres comfire I'intérieur.

On évite ainsi de deolier la mire dans un bon nombre de cas.

Pour les opérations plus de z mètres de mire on déve-


nêcessitant
loppe h charnière et ou obtient la r igidité à I'aide cl'une barre de bois
que l'on coulisse jusqu'à moitié de la mire et que l'on fixe ensuite à
l'aide d'une vis de pression.

et un pendule permettent âu porte rnire de s'Assurer


Deux poienées
de la verticelité de la mire et de lir rectifier, cette verticalité r1vânt une
influence sur la prcacision des résultats.

',o Mire en 3 parties à divisions Moinot (lr1. l;).


Les divisions sont les mêmes que dans le rnodèle ci-dessus mais le
support est plus léger; elle développe -1"'60. De plus la longueurl repliée
t: st r "'6<l seulcnlcnt ce qui ll ren,-l plus portatiye.

à I'aide .l'une
E1lc se collrpose t'le cleux liactions .1e r"'6o développant
chrrrniè're l*2o. Lln clispositif de lrr chlmicre mt\nre arssurc la lisidité à
I'ride .1'uuc uoupille cnchrrinée.

Une rrrllongc cle r''Jo, que I'on rlrrintient cn clehors des opér:ations
;.lvcc Lrne courr-oie, s'tdi'Lpte li cmboitellent à l'extrénrité .1e la urire et
lui .lonne 4"'60 de k)nqucur,

Lr vcrticalité est assurée iltr ulte poiqnée un bois très contmorle et


un perpendiculc tcnant lc' minintunr Je place.

2O ACGESSOIRES DIVERS
I75" - Le nonteirclnttrre rluc llous .lonnons .les r'tcccssoircs .1u trlchét:-
urùtre est gÉnJ'r;rlc. Elle constitue un rnrrtériel conrplet, ritrut l.r totalité
n'cst prs in.iispensable ponr toutcs les opi'rltions. Il cst Évi.lcnt,-11'r'r-tu
-76-
lngénieur chirr*-é de relever une ou deux 1'rarcelles olr mêmc zo à
Jo hectnres dc terlain, ne prcnclra prs lcs nrômes précautions d'exactitude
que pour une trirngr.rlation de premier ordre. Nous considérons donc lc
câs ou cct Ingénieur entrcprend un trlvail de longuc lrlleine et doit
un l';rps r1e telnps sur le tenirin. Il serr aisé à chrcun cl'éli-
séjourner
miner dc cette liste les articles qui ne lui plraitront pxs réclarnés pâr
ses trtveux.

L76" - Il taucirrr clouc ;lour Ies trelyaux itnportrtnts :

ro un tachéomètre I

zo Un pied à trois brenchcs ri trrrnslation ;

j' Un fil ii plomb;

40 IJne lrrnterne s'adaptlnt rlu trrchéourùtrc, rru cas ou I'opérlteur


vouclrlit fiire ,-les observltions cle nuit;

5" I-In réflecteur pour des obscrvations iru Zénith ;

6o Un vcrre nr-rir pour mettre clevrnt I'oculirire lorsqu'otr fait dcs

observations sur le soleil;

70 Une loupe à urain et un tottrue-vis i\ rnain;

8o Une, denx, trois ou quatre mires suivant 1e s besoins;

90 Un, tleux, trois ou cluâtre jalons cu fcr urittce I

roo Quelqucs jalons cn bois;


t to IJn cornet d'rrppel (or-r plusieurs)1
r20 lln double mètre pliant, permettrnt cle prendre la hauteur dc

I'instrument au-dessus du piquet de citaque statiorl;


r30 Ull ruban d'acier;

r40 Une jumelle à tirage rapide;


r Jo Un chrouomètre;
r6u Un clironographel

r7o Vn barourètre anéroïdc;


r8o Un thermomètre;

r9o Un carnet de Piquetage;


-77 -
zoo Des crrrnets de poche qurrdrillés;

2ro Des carnets pour I'opérlteur au tachéomètre;


22('Deux petites plancl-rettes e11 bois mince perlllett;lnt c1'écrire sur
lc cernct;

2 jo Un bon styloeraphe tl. Morin ou âutre;


2-[o Unc cartc d'lttatr]l{ajor du pays ou l'on cloit opérer;
jo Eu cas de plr-ric, on doit ôtre muni d'une petite toile cirée
z

tlont on rccouvre le tachéomètre I les rlires prrrlantes, si on veut les


.conserycr propres, cloivent irvoir urre glrniture en toile cirée;
:6, Mrrnuel cje " Trrchéométrie ";
z7'r Tables centésirua]cs Sanguet ;

z8o (Jn rr.nnuirire du Burcau des Longitucles;

2gr Lt " Connaisseltce des temps ";


3oo Unc pochette cle contpxs;
j ro Un double décimètre ct une échelle cadastr:rle ;

3zo Une règle logarithmique;

J lo Une règic Lebrun, au cAS oir I'on aurait cles profils cn long et

.€rl tril\-crs à calculer, cles terrxssemellts à faire, etc. , etc. ;


j-1" Un rirpporteur ri divisions centésimales avec lignc de foi divisée;
j5o Un r:tpporteur ri divisions sexag.ésirualcs;

36" Une gomme à crayon;

j70 Des cra)ons cie couleurs;

3lio Papicrs ei clessin, toilcs ri calquer, pirpiers dioptriques, équcrres,


'rè'gles, etc., etc,
-78-

CHAPITRE III
MISE EN SERVICE DU TACHÉOMÈTRE

L77' - Avant de pârtir cn " currtpug'rtt ttrchionùtrirluc " le topographc


doit :

p l'ërirter et rt:gler son instrument ;


zo Disposer sorr ;bg'sortntl et répertir le travail I

3o Connaitre la mtuipulnliott ëlintuttnire de l'instrurnent ;

4" Être fixé sur la ureilleure manière de noter, sur le cdntet, les
données recue illies.

AnrIcLE I - VERIFICATION
ET RÉGLAGE DU TACHÉONNÈTNE USUEL
L78. - Recomrnandations importantes. L'opératcur qui aura
pour la pl-cmière fois u1r t:rchéourètre entrc lcs rrrrins devrrr sc contomrer
strictement aux indicrrtions succinctcs clrii suivent pour éviter cic détériorer
son instrument. Le défirr-rt .1'habitucic ou le mânque de précautions sont
souyr:llt eiruse des dégrirdirtittns quc subissent les instruments penclant leur
démontaqe ou leur renrontage'. Essnver toutes les parties de l'instrunrent,
âvcc un lingc- hn et un frcLt gr.1s, rrprù's I'rrvt'rir srtrti cle ll bcrite et avant
de l'v remettre rinsi qlle penrlant lcs opcr:rrtions, qr.rend il est ndcessaire,
prll-rr-enievcr lcs etnpreintcs d'lrntrtirlit.: oti la;ltrussiùre, etc. Lc nettoyxge
des perties grrrcluées sc f,rit l.rrr un lclgct- frottcnrent ,.1rns lc seus cles
traits r1\-ec u11 lirrge trùs cltru\.

I1 nL' frrut prttcé,-lcr- q Ll'.tvcc 1c. p1'.is qrirllrlrs I-ri'crlutirrns nu\ réglrges
que 1'on a reconnus nécessr,ircs. \' âpporte;- tor-ttc 1'rrttention el('sir:irble pour
nc prls lorcer lrs vis, 1cs nrcttre rlc trrrvers ou les chengcr 11e placc.
-79-
On lurla soin ell outfe) avrlnt cic rerncttre clta.lue picce etr 1'rLtce, de
I'essn;'cr irvcc un linec eloux légèrerncnt inrbibé.1'huile cpurde.

On r-cillcra à n'cscrcer aLrcune actiolr sur lcs vis tle r'égl.rge sans
lvoir pri'rrlrrbicment clcsscrré lcs vis clui lcs fisent soit cLr lcs butrrut, soit
cn lcs prcssrrnt. llnlln on ri'or.rblierrr pirs de rcsscn'cr cclles-ci rrprù's la
nrise d('ûnitivc ar.r point dcs r is rle réglage .

dlt di'clinatoirc, rnr nlo)'c1r c1u 'r-rouloLr j, avant


Inrrnol,iliscr I'eiquil1e
11'cnle lcr f instmure lrt polr.r le transporter r1'nnc stltion li I'autre ou pour

1crcphccr tllns srt br-ritc. I;iscr 11e mômc tou.tes les prrrtics rtiobilcs, lunettes
ct plltcrrux. au tuoYcn rles vis cl'rrrri't.

{.79,, - Opérations prélirninaires, l,cs o1.rérrrtions pri'lirninrrires


sorlt :

r,' Installer l'ilrstrllurcnt snr 1c pic.l à translltion (lrg. -i()) ;

:" r\voir sclirr 11'cnfoncer nsscz soliclcment lcs trois pointcs cn s'rridrrut

tlu pic,.i tluc I'oLr eirpslg srlr lcs petite-s cousolcs r1 c)u pecllles .1u pied;

3., Serrcr cnsuitc lcs vis .1e lrr tûtc, 11e nraniùrc (lu'on nc' puissc colls-
tlrtet' itucun ntou\rcl]lcnt clarrs lc picd à trenslation ;

-1,'Puis, afrùs lvoir scrr.é lc t:rchéomètrc lvec la pon-rpe lcrticrrle

1, ,, ,tt a)'arlt soitr dc rncttre le s vis cal:rntes 1{ dens .lcs pctites


(Jig. .;o)
crlprludirlcs i' r-1rti sclnt Lritcs crprès sur ll tôte supéricurc- r1r,r tri'piccl ttl )
on desscrrc toutcs les pinces .l'rrrri't 1[ et 1'on sc rc1]d conrptc si tous les
motl\'ctltcnts sout dous; clans le câs cr'lntrrrirc, on lubrélic .tvcc rie I'huile
bien épurclc lcs partics qui cn ont besoin ;

5" Ott rrrrûtc toutcs lcs pincr's,f ct olt se r-enri cùr)tptc s'il lt')' a

pas cle jer-r oll c'lc L'rrrlottcment, soit.lans lc pivot I'erticll sclit .llrrs les

llirrtellts cles ccrclc:; cu c\erL,-,r1rt rlvcc lcs r-nlriits ulle plessii.ln sLlr I'unc
or.r. I'rtr.rtrc cic ces pii'ces;

6o Yeille r utcut à cc rllic lrr lune ttc t()Lu'irc librcnre nt stir. son
c{grtle
,
stllls excùs ccpentlltrt, ell sortc c]ue llr innctic re stc rllrn:. uLtc. pi-lsi-
-80-
tion donnée. Si, I'on constltirit un i"t trop fort, otl n'aurait qu'à serrer
la vis corl'espondaute.
Ces observirtiorrs 1'rréliurin'.rires {aites on passu âu réglage de I'instru-
merlt lui-mt'nre.

Frg. iro

180"-OrdreàadoPter. La, r'érification et le réglage des divers


organes de I'instrutlcui se font dans l'ordre suivant:
-81 -
Io Réglage du niveau à bille;
2o Réglage des plateaux ct de leurs verrricrs I
rO
) Réglage des divers organes cle la luncttc;

40 Réglage dr,r tubc masnétique ou de la boussolc;


t" Réglaee cIu niver.ru à bulle inrlépeurlirntc.

1' RÉGLAGE DU NTVEAU (v)


lSlo - Ce niveau se trouve rrdll'rtt-{ rrux dcux bâtis ou rnontânts sur
lesquels repose la luncttc (fi. ) 6) .

Pour ie régler : rn On placc le niveau parallèlement à deux vis'câlantcs


et on serre la pince d'rrrrôt f' dt cercle horizontal et du pivot inférieur qui
se trouve sous le tube niagnétiqr.rc ; )o On antùnc lrt bulle entre ses
repères au moyen cles clcur vis calantes I lu On tournc le pivot vcrti-
cal de I'instrument de 2oo grrcles dc nrrrniùrc à placer le vernier C en
B, et B en C; dans cettc position si lc niveuu était réglé, la bulle
devrait se trouver entre ses repèrcs p11rce qu'rrlors l:r nouvellc position
du niveau se trouvertrit sur Llne lignc perallùle à lrr prcrnière ct par
conséquent clevrait être horizontrtle ; +o Si la bulle sc trolrvc déplacée orl
note la différence et oll corrige nroitié rlc cette di1le rcnce irvec la vis
calante K et moitié rrvec la vis rle rrppcl D du nivelu ; 5o On rcluet
le vernier C d:rns sr prcrniùrc position t}ri cst celle dc la figure, puis on
fait venir la bulle entr-e ses repèrcs ; 6o On r-épù'te ces opérations
jusqu'à ce qu'on ait obtenn I'horizorrtrilité prrrfaite- dc lrr bulle dans ces
deux positions symétriques.,

20 REGLAGE DES PLATEAUX


ET DE LEURS VERNIERS
1,82"- A Divisions des cercles, I-'on conrlrcncc par s'assurer
que dans n'iurporte quellc position .les alitlrr,-les ct dcs lcercles, les angles
lus sur deux verniers opposés sont prrrfiriteurent égaux rï plus ou moins
2oo grades. Les lectures qui ue clonneraient point cette condition, sine
-82-
qttiL tr(itt, delrrticnt fiire rcjetcr I'insrrutnerli ou lc retourller xu colls-

tructeur.

183,- B Pour rendre le plateau inférieur horizontal


et le pivot, vertical. On arnènc le niveau rrtt-.1esstls de dcnx vis
calantes et r'rll dc ces .leux vis ou trlct la bulle clltrL'ses rcpùres,
ltlLr\.c11

puis on tourne 1e nir-crru.lrrns lrr tlirection dc l,r troisiùuic r-is crtllnte en


faisalt tolrrrler lc plateau l-rorizontll cle r oo grrr.lcs e t otr I'rtttt ène cTlcore
entre ses r e ; Lllt r-drific de llr)itYeilu stlr ies clcr:x prenriù rcs r-is
itùrcs
pour s rtssurer cle lrr partlite hr-rrizontrilité ct ott répùtc plnsicurs 1ois,
jusqu'a ce que lrr bulle se tnaintietrne cntfc sc-s rcpèrcs pollr toutt:s ics
position s cir,r Pllterru '

4.84" - C RéElage des verniers du cercle vertical. Cc

réglage consistc- à n'Lettre lcs clcrtr zdr..ts tles lcrlllcrs ,1c I'rrlr.lrtdc r-crti-
cale en cojpci.lt-1ce ar-e c lcs r oo r't joo grrtcle s elu ccrcle vcrticrLl. pour
cele: ro On pi,rcc srlr ll lulrette un niverru ri llolc irtelépcnrlrrntc ct)tlllllc
lc niveiru 13rutrtter; :u Orl llLt't llr l-u11e entrc scs rc;lùrcs c1l totu:nJnt
convenal-rle11lent 1l ltlrtettc snr sOll :.1\c "1; l" I)rlrts cette position
o1r

Set:re 1;r pince ri'rtrrit et rl\'ec le lis cle rrrppcl oll n)ct csrtctcttlcnt
Ll

bulle entre scs repùrcs; +.' On rctourne le nivcrttt ct o1t colrigc lrr diflé-
rence ptoitié âvcc Ja sis clc .lc lrr lutrcttc, lroitié â\'cc lir vis clu
ra1-.pt--l

ni'clu lui-même; 5" On répùtt' lc rctouruelrcut ct lrr correctiotr jttstlu';i


résultet satisfeislnt ; (',o Pttis ar-r llloYell d'ttne clcf qgi est contcuue drlrs
h boitc cle I'instruntent, orl emènc I'rrli.ladc fixc c1u cerclc verticrtl tlc
ficon,tue les zdros coirrciclent alcc |i cliyision Ioo et jOo qrades'

$CI REGLAGE DE LA LUNETTE


lg5" - ,1 Rendne I'axe optique parallèle à I'axe de
figure. pour cel;r, cin rrgit sr:cccssivct-ucttt sur ie frl axi:rl horizontal /r 1r,
puis sur le fil rcrticrl a n c1u r'éticulc (t,,",ir rf t6z).
186, - tt Jil lnriiottlal I, 1,. L'instrument étarrt drrns Lr posi-
Rtigltrgc tlrt

tion rlu no rg4, c'est-à-c1ire les zéros dcs vernicrs bien liorizonttrux et
la gracluation Ioo et loo en coïucideuce a\rec ces zéros, on plttt ttn.'
-83:'
ntire :\ utre clistrnce corrvcnlblc ct on lit lrr hautcur ]l', ou lrrit bascnler
la luncttc de zoo grades t't on ramùnc l'olrfcctif r-crs lrr nrire , eu touflli.lllt
le plrrtcer,r infi'rie ur ; on lit alols cle nolrve atr la hurrte rrr : si I'arc ()ptiLlue
est l-ricn horizontal ort retrouver;.r tlrlns ll dcuriù'me lcctr.rrc lrr nrûnrc hlu-
teur; si on trr)uve unc hrrutcur ditlérente tI " , on re rrdrrr 1'rrxe optirlue
lrorizontrl cu faisant [l r]r-ri scra le vmic hnrtcur II' "
- I2, " ", rlllrclrant
ie lll lrial sur ce nolrvcrru noint.

Ccttc corrccti()u sc f,ritnl nlo-\'cn tlcs cleus vis snpdrieurc ct infé-


ricnrc d et d' dt l:r l.aguc qui est à l'avaut dc I'oclrl.rirc o, t: n :rvllnt
soitr clc clcsse rrer ligù'reurcnt I llvrlnt dc se rrcr l' ori rdciproqucrnclrt;
rcconlncnccr 1'c-rpéritticlu jusqu'l\ cc r'luc four tr)Lts lcs retourncrncnts lc
point sc trouvc ..lrtns lc lll .rxi.rl jroriztirrtel l, l, (i,oir tt,' t6z).

{87" - [.e rdglagc des ttrtttté'rtts rli 1 ct t St, ',e fait r'tttssi silns rrir-e ;ni
indôpcnrlrrnt cn contl'inrtnt les dcux rtprdt'rttious. l)rtur ccl.r lcs pinces rT'arrêt
jf clt.rnt lrirri scrr'écs ct lrr l,Lrllc citt nit'crtu J' t: ntre ses rcl)r\rcs, on ticsser-re
1a pincc .f irrrôt .itt ccrcle ve rticrrl ct oll rrlllùne lrr qrxiluitti()lr r oo ri
joo clu ccrcle vcrs lc z{rç', tlcs r r.'rnie rs ; la coïrrcicle ncc 1-rerlrrite étant
obte nuc rllr n'ttt\ cn .lc le vis dc rrrIpcl. o1r r-isc rin point tlui tt-lnrLre
solts lc til ltorizorrtal) ()11 renvcrse lrr lunettc cle 2oo gratles sLlr sou
âxc ltoriztrtrtrrl i. L-Tt re ulettrtnt llr qt-etlnation lLro et Ioo clr collttct
rrvcc les zdros clcs lernicrs, si le point visé trrnrlrc solls ie lil hori-
zorrtll rr:;.irtl b l, (,," t 6:) cclr.ri-ci e st réq.ld, sinon r)n corri.qc I'dcrrrt
rloitié par lcs vis ,/ ct 11' .lu uricronrùtre et nrttitié prr ]rr lis clc rappel.

188' - lil i'cr'lirrl u r (rt" r6:1. to On anrùnc lc zéro du


1,. R,'4.1rrp,' drr
r-crnier -B dc l'alidrde horizontele sur le z(ro ,lc Irr clivision cln plutelr,r
en serrant la pirrcc ,f et cn se scrr-aut dc la vis dc rrrppel g; 20 Puis
on dirige la lunette vcrs un point quelconclue, unt: flôchc de cloclrcton
Orr desserre la pincc .1u plletcer,r horizon-
r.lsscz éloignée prrr exenrl-.lc; 1,,
'B
tal ct on pllcc lc vernicr C ell B ct un C;.+n On rctrt'crsc la luncttc
ct on I'ise ;.ï nor-rvcrlu; io Ar-r nrovcn cle la r-is rlc rrrppcl du plrrteau
horizontel, si le fil (/ d ne retomLrr prls sur la flùchc on l'1' rarnù'nc et
l'on note la clillërence .i'angle (().I I.)' par e\elnple), on corrige I'errcur
-84-
moitié avec la vis de rappel et rnoitié avcc les deux vis horizontales du
micrornètre; pour cela on met le zér:o du vernier sur og otl et on amène
le fil verticâl sur le point visé rtu moyen des vis dc réglage; on répète
I'opération jusqu'à prrfaite coîncidence. Il faut toujours avoir soin de
desserrer l'une des vis du micromètre evânt de serrer l'autre.

- B. Verticalité du plan déterminé par I'axe


1,89o

optique quand on fait faire une révolution à la


lunette sur ses tourillons A. Quelques auteurs indiquent de

s'assurer quele plan décrit par I'axc optiquc dans la plongée de la lunette
est bien vertical en suivant avec le fil vertical I'extrémité cl'un angle de
mur cl'édifice.

Il est rere de voir un lllur c:lr à chaque êtagr:


parfaitement vertical,
en général on opère un retrait' dri au retrécissement du rnur, rétrécissernent
qui dans l'art architectural est crrché par des filets, des corclons, etc.

L.e mieux c'estdc suspendre un long fil r\ plonrb ct cle s'assurcr


de la verticalité du plrrn rlécrit pxr I'axc optique cn faisant baisser iir
lunettc et en suivrrnt la lignc du fil ri plomb. On ne peut faire cette
vérification que lorsque toutes lcs vérificirtions précéii'enlment dôcrites ont
été faites,

Diriger la lunette lentemcnt dcpuis le haut',jusqu'cn bas'du fil à plomb.


Si sur tout cc parcours la croisée des fils du réticulc ne couvre pas
constârnment lc fil à plornb, c'est quc I'axe du tourillon de I la lunette
n'est pas perpendiculaire eu grand uxe vertical I dans ce cas, il faut rec-
tifier ila rnoitié de l'écart qui s'est produit au bas du fil à plomb à I'aide
de la vis de rappel que comporte le montant.

Recommencer les rrlouvements ci-dessus jusqu'air ce que le centre du


réticule reste constamrllcnt sur le fil à plomb pendant la plongée.

Lorsque le Tachêolnètre est muni d'un niveau à cheval sur I'axe de


la lunette la vérification de la plongée de la lunette se fait par la simple
vérifi.cation de I'horizontalité de I'axe.
-85-
190. - C. Réglage du tube anallatique ou de I'angle
diastimométrique. L'instrurnent étant rôg1é :rvant cle sortir des

ateliers on pcut re stcr des rrrrnées srllrs qu'i1 soit néccssrtire de toucher à
cc tube. Si par h;lsrrrd il y evrit lieu :i vérification, c'cst-ri-dire pâr
exenrple si la statlia ét:rnt réalée :lll r / r oo n'etnbr:tss:rit plus t mètre de
1a rlire à roo nrùtres, il faudrait chitincr ex;lctetrlent Ioo nrètres sur un
terrain horizorrtrtl ct plrrcer à ce point uue utirc, bien verticlletnent; puis
ciesserrer léqù'rcmerrt lcs clcnx vis t:n slillic du tubc e vis placées cntre
I'axc de rotrrtion et I'objectif, prencirc en n'tt\lre telllps ccs clr'ttx vis entrc
lc poucc et I'indui ct xvilncer ou reculcr lc tubc inscrtsiblclllent jtrsqu'ri
cc que lcs .lcux fils cnr br,tssent iricrr I'es1-r:tcc t)Lr lt;tutcur vctuluc, on
re sserre les vis t le tuirc cst régié' ri ntluvcr.ttt.
e

l9{." - On pourmit aussi r'érifier l'angle cliastimomeltriquc par répétitions


cl'anglcs sur un signal ,1. L'angle clirrstimorlétrique o étlnt très petit, le
sinus, la tangente et I'lrc ile cet anglc ruront lit trtêtrtr: valeur; cn cher-
chitnt la vaicur nrtttrcllcl .le I'anglc qui a R -- toct rtrilre's et Lln irtc d -
t ntàl.re orr trouvc q Lle 1'lngle o' os 6 J'6 .
-
NOTA ; Placer lu Iunelte au-dessus tl'wtc z,is culunle.

On fait un nourbre N cl'observrrtions sur I'extrémité A d'un signal;


ro Pour cela on projette sur le signal lc trait c c (n" t6z, f.g. zfl du
ruicromètre on note I'angle a d'un cles vernters verticeux; 20 On projette
cnsuite le fil inférieur d d, même figure, sur la même extrémité du
rnême signal ; 3o Puis clans cette position au moyen de la vis calante
on ramène le fil supérieur c c sur A sans toucher au cercle I 4o Avec
le vis de rappel du vernier verticâI, recommencer I'opération en mettant
le fil inférieur d d sur A et ainsi de suite, il est évident que si l'on
firit N observations semblables on aurâ r,r x lf - o,6j6 >< N.

SiN-.; observations on aure o1616 x rE; donc I'angle


final Iu sur le cercle vertical doit être sr s- FrB et en génêral
-
-86-
Pour soit fircile et jr-rste, il f,rut un teurps clair
et tluc lc ttLtgutiut (;,oit' ttu' 277-27ù.

4. REGLAGE DU TUBE MAGNETIQUE


DIT DÉCLINATOIRE
7"92" - l)rins lrr j'r{ 2) n(rus u()us dtc-u.1rous longne-
scction chapitrc
lncllt siLlr le:; tl)o-\'cl)s tl'étul',lir l.r nréridicunc du Ioint.1c st.rtion. Sr-rp-
p()sorts-la c()llllLlc. L)n flit coïrrc iclcr lcs zéros rlu vcr-nie r ct clu cc.rcle
i-rorizontll, pttis, lrlotltuut le pirrce d'rrrùt..1c l':rliJrt..ic. o;r dirigc I'rrxc
optiqLrc st-tiveut l.t lni'rirlicnnc. ( )n sr:r rr rrlors lrr Iincc tl'rrri't inférieurc,
rectifi.rrtt s'il -1'rr lieu la I'is,:c rr.l nrr)_\'cn dc le vis .ie rrrppcl. L'instm-
Ittclrt rtinsi Ûtrrlrli, il lt'-\':t |1115 qLr'à lnrcncr 1'aieuiile uinrrntlc sllr le
zétrt clc l'écretr au l'noYen..lcs vis dc r,jql.rge clu tubc mrrtnétiqlrc.

Cc nttt,.le .le rt'elrlgc itssurc rtpIl'()\irrr.ttii'crtrr'nt, Ir)Llr ullc r'égion clounée,


f rr coittci.ietrce ,.1e lrr r-ise c .1'rtzinrttt zôro .lvcc lc -\irri/ i't',ti. Si on
r-otrlait scttlettrcttt s'or-icnter srlr lc f-rr/i/ ntù)ttt:liLftit', {)lt dirlqerait la
lunettc cl.tus lc plarr.lrt nrûri.licrr tnrtqndtitlur, quL- 1rr)us sr-lpfr)sr)us coruru
(t'oir rto* j tg-)Io), rt uon suivrtnt lrt uréritlicnnc g{r-iqrrphiqnc con-nre à
l'alinJ.r précd.lcnt, e t on eclrùve r.rit lc réll.rgc courmc il cst J it ci-dcssus
(Clr. //{)s ll t- 5 r ).
Le réglilgc rir.t.1éclirntoirc 1re pcut sc lrrire clLlc lorsclr.rc tons lcs
ilLItrcs riEllges ont été prérrlrtblcnrcnt ellectués.

5, REGLAGE DU NIVEAU
A BULLE INDÉPENDANTE
{93" - I-'.rrltlition .l't1rr nivcrru ri I Lrllc irr,-lépcnrlentc, lrr'-clcssus de la
Iuttctte et nrobilc :rvcd cllc, fernrct .l'utiiiscr lc trclré<tnri'tr-c l our lc
nivcllcnrcnt dire ct. La ccindition .lc l r'rn lbuctiorrue nr e ut .1c ce t lpprrreil
est qttc l.r I.rrrllc sclit cxactenrent euti-c ses rcpùres 1()1'.s(lr.le I'rl\e optielue
ric lrr hiucttc cst ltorizorrtltl. l)our s rlssrlrcr qu'il e u cst rrin:i : t u On
.place I'ittstrtttntttt cn ,4 ct Lnlc tnir c l.icn ve rlicrrlrrucnt clt .i\,I, à urrc
-87-
distance telle que la iecture soit très nette; zo On dirige sur la mire
la lunette armée de son niveau et, au moyen des vis de rappel de la
lunette, on amène ia bulle entre les re;rères; 3o On lit et on note
soigneusement la heuteur instrumentale A B (distance verticale entre le
sol de ia strrtion et I'axe horizontal de la lunette), et la hauteur de rnire
14 D entre le sol et la projection du fil axial réticulaire; 4o On trans-
porte respectivement ia mire âu point A, précédemment occupé par
l'instrument, et le tachéonrètre au point lI oLr se trouvait Ia mire et
on fait une seconde visée clans les mênres condititrns que ci-dessus,
rlotant M B' nouvelle hauteur instrunlentale et A D' nouvelle hauteur de mire.

Si on trouve :
M D + .4 D', _Â B + M B', _ n
\)!
22 -

le niveau est parfaitement réelé.

Si on trouve une différence. soit :

w+4I _4J ltr!' __t_o,25

on corrige moitié de cette différencc, soit -+- o,r2t pâr la vis de


rappel de la lunette, puis serrant bien la ris de pression pour âssurer
l'imrlobilité de la ,lunette dans cettc clir:ection nour-elle, on amène la buile
entre ses repères en agissant sur la I'is dc réglage du niveau.
{94" - Rcttturtltre girtirnle sur "cs tliz,trses ririf rrtrtiorts. Les opérations de

réglage et de r-érification clu tachéourùtre qui ort un dêr'clop-


denranclé
penlclrt :rsscz long. n'ont pls lresoin d'ûtrc f;rites chl.lue jour; on ne
les refrrit qu'rr la suite cl'uu v()\'llge oll cl'un trarlsport dilns lequcl une
secousse rrurait pu tlêranger qr-re.l.1uc orgrtne . Il làut dire que le com-
lnencrlltt éprouvcm ultr: certrrinc hésit:rtioLr t nlcttri.r l-'errucoup plus de
e

telttF S pour tairc ces rég'1r1ges ; xvcc l'hal-ritutle i1 t.rut un qllrrrt d'heure

ri trnc clenti-heure poLtr tout lt,rilier ct r-c1g'ler.

Anr ll - DISPOSITION DU PERSONNEL


195" - C)rr suirpose tor.tjours que l'oi.ératcur entreprend un travail
itrtl-rot-111111. .11 \'11( pr111.s-1ç1iipi. ,-l'étrblir-ie trrrcJ ci'uu clrcruin c-le Icr, etc.

S'jl s'egit .i'unc rr:uvrc .lc nroin.lrc cnver-Jurc. il va clc sr-ri qu'on sim-
plificrr 1'orqrinisation t1u pelsonrrel.
-88-

t96" \ I - TRAVAIL EN CAMPAGNE


r" Un rhrf dc llrityfu;
2o {.Jn ltclrur;

3" Uu lattcur dt cut'ttcl ;

NO.fA; Quand ie lcctcur cst fiitigué c'est le tcncur de carnet qui


prend 1a plrrce et réciproqr-rclttent.

40 Deux, trois, quatre ou cig.1 1t,tt'tt-ntirC-s; lcur nOmbre est tl'autirnt


plus gr:rn.1 quc I'cs1'r:rce à levcr cst plus étendu, cela poLtr éviter cles
pertes dc tentps 1u.l lecteur pcndrtnt qu'urr Fortc-ulire \rrt cl'utt point
à un rrutre;

5
o lJ n ltrttnu u i,rc clui est nruni rl'une hlclie pour faire cle s piquets,

les pl:rnter ou nlat:qucr ntt point principrll, ctc., etc.

1.97. - Le rtile du chtJ dc Brigufu est de s'âssurer si I'instrutnent est bicn


réglé; de détenliner lui-nrôrne lcs déclinaisons de I'ais.uillc airnrrntée; de
rechercher ct de fixcr ?l'emplrrceureut des stltions I cie conduire et diriger
le porte-lnire âu moyen cl'ltn comèt d'appel, que lc portc-urirc doit
comprendre suivrnt llt--s conventious a.lurises par 1e chef de Brigecle,
quan.l il corlrerâ un coup long ou ] sec, deux, trois ou quatre

coups, etc., ctc.

Il ticrlt :ï 1';r maiu utl cartlet tle croquis, sur Iequcl i1 relèr'e la
figure clu terrain à vue d'cæil ou à unc echelle approxitnative. Il prér'ier-rt les
lecteurs qui sont au tachéornètre par un couP de corne spécial qui doit
attirer lcur attention sur un point prirlcipal.

198. - Lc lrcleur est chargé cie prendrc unl repùre fise, de donner
l'angle zénithal et horizontal, eu énoncant à hrute r-oix les chiffres qu'il
dicte, exemple : trois cents virgule vingt-deux ; le teneur de carnet, en urême
temps qu'il inscrit, répète à haute voix, Pour faire voir c1u'il a bien
e ntendu; le lecteur cloit faire attentiou à bien appeler : ainsi un angle

dr- r r {ratlcs o5f devra s'ânnoncer r I grldcs virgulc z&o cinq ct lton
-89-
II grades 5', ll lit les mires drrns I'ordre lrlopté r, 2) j, J, j, (., 7,
8 I-c lc'cteur tient un cornr.t d'apptl r\ ll ntâin.

- I-e lcttttrt- ic cttrrrtl doit I(' Prentire ll hauteur c1c I'instrunrcnt


199"
au-clcsst-ts du terrliu oir est plrrnlé le piquet, il inscrit cctte hrruteur

dans lir colonut- no t ('i'oir ri-trprt\s lcs nto,lèlts lt lil,lt'ttttx); 2,. il inscrit
le nonr dc lr st;.rtion tlans lrt prenrière colc'rnne ; j" ll vcille rï ce que
le nivcau soit l.ie n clrtre ses re pùrcs; -1u Il .loit rrr;rpeler au lectcur,
s'il i'oublie, tit' dotttte.t- la le ctule' rles fils, I'rrn! le vcrticll ou I'rrngle
Itorizontrrl; 1e lc'ctcllr de crrrnct ticnt irussi 11n cornet cl'appcl rï le niain.

200" - Lcs portr'tnirts cloivcnt m:rin un petit jrrlon en fer


ar-oir e11
qu'ils plitcent sLtr la têtc rltt piqr.ret porrr que lc lecteur c11 visrnt sorl
picd trtc\te l'azitur.tt tle lrr rlirection visée. I-c porte-nlirr: place cnsuite
la tttirc après lc coup.le cornc ct sc r-etirc. aprùs lc scconcl coup, puis
il ril ri I'errcL.oit quc lui indirprc le chef .le brigarle. Pour rclcver une
prrcclle otl phcc les porte-ntircs r\ tous les sont nlets des côtés dr-r péri-
mùtre et le lectcrtr les vise les un:i lprùs lcs rllltres elvec beancoup plus
dc soin quc pout: lcs points rmxiliaircs d'un tmcé d'aiiqnemelt.

- Qlran.l 1c lectcnr rt pr is tous les points qui étrrie nt suscei)tibles


201.,
d'étre ltts sltr lrr tlire, il .loit cn rrvcrtir le chef de L-trigade pilr un coup
de corne spécial. Ce rlernicr s'cccn1-rc rrlors, en raison tles prrrce lles et
cles points ler'és et à lever, cie choisir 1'ernplirccrncnt de la slation sui-
vlnte; il lrr détertrtine .le fiçou que le lecteur puisse I'aperccvoir et en
bien prendre lrr distancc-; r1\'i1ut dc Icver I'instrutltent dc ia preniùre
station, le lecteur doit s'alssurer quc I'arrgle du rcpère n'rl pas varié, il
doit veiller ri ce que persolulc ne s'approche dc I'instrurnent :.lvec .les
clefs drns la poche, il doit aussi éloigner les jirlons à pointe cle fer ct
totlt ce qui cst susccptible d'inflr-rencer la boussole. Il notc spécialement
I'azimut de la nouvelle stetion 2 ct après s'être placé il fait une visée
arrière sur ll statiotr r drtns laquelle il vérifie si l'azimut est ie mêrne
ou si la différence n'excècle pas 25 à 5o nlinutes centésirnales; dans le
cas contrairc il y aurait lieu de se rcporter à la station r et de recherchcr
les causes d'erreur.
-90-
SII TRAVAIL AU BUREAU
202" - Un cles principaux avxntîges clu trrchêoniètle cst de Pertrettre
la division c1u travail et h réalisntion simulttuûe cles multiples élénrents cie

I'ceuvre topographique. Pendant que la brigade mobile s'emploie à relever


et à noter sur une nouvelle portion du terrain les données néccssaires
aux travxux ultérieurs, d'autres ont reçu les carnets des levés précé-
deuts, et mettent elt æuvre, 1u burerlu, les éléments recueillis :

203o - ro Des calcu.lotttrrs achèr'ent de lcmplir les colonucs du c;trnet

5;r) ct <lressent le tableau des coordonnées et des surlàces. Il


(z,oir no" 726 et
est lron que les calculs soicut f.rits pxr deux calculrrteurs tr:rvailiant
ensernble.

204o - zo Des dessi,rtatetn'S trrrcluisent ceS chilll'es et ces croquis en Llll prlarr-

minutc rapporté.

205" - lo Dcs copistes clessinrrteur-s ou écrivains préparent les expér'litions


du plan.

206n - +' Des aitles enfin se tietrttcttt nu scrvice dcs uns et tles ,tutres.

AnrlcLE lll
MANIPULATION ÉIÉMENTAIRE
DU TACHÉOMÈTRE
20lo Lrr menipulation c{lénrentrire dlt trtchéomôtre ct)11)prs'ni ;

io [-1 mise en stxtiolr ;

', ()
Le pointc ct h lecture tles rrngles ;
rll
) La lecture,.1cs donnécs stadirnétriques'

S I - MISE EN STATION
208o - Stations. On rppelle stttiioirs le point sur leqr.rei cst
placé lc- tirchéomètre. Lu station est rnrr(luée sllr le soi pilr Ll11 signrrl
ur-l piquct sur la têtc duquel oll lllr:t ultc P.riûte. Le ilessous.l'r pie,-t
à trois brauchcs portc ordinrrirctllcut unc POulpc verticâlc (lrg. ;o P. f t )
-91--
à laquelle on adapte un fil à plomb qui doit être placé sur la pointe
ou la tête clu piquet de rnanière que l':rxe ve rtical de I'instrument soit
d:rns la verticxle du point.

209" - Installation de I'instrument. le


trépied en
Placer
enfonçant solidefnent les branches ckns le sol, tout clr tenant le plateau
rn aussi horizontalement que possible et de façon que son centre soit
l.tien sur l:r vcrticale ilu point ou doit être faite la station (fS. So rto 171).

Sortir l'instrunrent de sa boïte. le poser sur le trépied, les vis


calantes K reposant dans leurs crapludines ; visser à lbnd la tige o du
plateau clu trépied dans le centre tarrrr,rclé du triangle ; tourner ensuitc
l'écrou 7 situé au bas de la tise jusqu'à serrage suffisaut du ressort à
boudin.

2I0. - Mise de la lunette au point. Tourner dans le sens

vor.rlu le petit tubc portc.-oculairc d ( f g. z6 tt, r t g) jusqu'à ce. que le


croisillon clu rcticulc se rlessinc par rlcs trrrits bicn nets. Cc réglage cst
invarial-,le pour le mêmc operateur.

Av:tncer ort rccuier le tuLre porte-réticule ri :ru moYen de l:r crénraii-


lèrc 1,, ce que I'objet sur lcquel cst rliriq'é la lunette se présente
jusclu'r'r
trùs-nctteme nt. Ce réqlage étiurr suborcionné ri ll distance à laquelle se
trouve l'objet visé, il )- u lieu dc lc ref.rire ri chaque visée.

21,1." - Calage. ,+. I-rr pince i étrrnt tlcs.crréc et lrr pincc s serrée,
totirner les cerclcs hori;zontalrs porrr rlonner :.1u rriveau ulre clirection
parallù'Je ri ia ligne d'eppui tjc tleus vis crlautes I{.

1]. Ameuer la br-rllc entre ses repères en mr1llæuvrant simultanément


çes cle ux vis en scns contraire.

C.'I'ourner lcs cercles horizontirux d'un qunrt .ie révolution (9o"


ou Ioo gr.) pour amener la lunette rru-clessus dc lrr j" r'is c:rlrrnte 1{.

D. Atnener la bulle entre ses repères en agissant sur cette dernière


vis dans le sens voulu.
-104-
249' - Pour résoudre tln trirrngle, trois données sont nécesslircs, tlont
l'rtne tttt ttt'oirts soit lt longttcttr ,1'uu ctit!. Mais cette lor-rgueur une fois
connue pour uIl premier triangle pirr une tnenstr,rqli.on dirttte, ctn cléterni-
nera /r'igort'omitriqurnrnt Ies autres côtés dc ce prcmicr triirngle, lesquels
servirotrt li lcur totlr cl'élénrent .le solution pour les tri:rnglcs qui leur
seront juxtaposés, et rrinsi cle proche cn proche.
250" - Puisclue ics trirngles rlu . rt-iseau sont solidaircs lcs uns des
autres, une errettr urinitne ar.l tiûbut irait en s'ajoutant silns cesse, si on
procédait cl'emblée par un réseau serré de trilngles très petits. On com-
mellce clonc per une triangulation à très grtncles mailles. A l'inté-
rieur de ces triungles tlo frentitr ttrtlr(t on clétermine d'autres points qu'on
rattache aux sommcts des grands triangles, et ainsi de suite, jusqu'à ce
qu'on se réduise lux distrnces dc zoo à Joo mètres ou moins.
251." - A partir cie cette limitr-, le tachéomètre, qui jusque là avait
été employé comrne théodolite, fournit r\ l'opérateur toutes ses ressources.
La facilité clc lirc les clistances, :ru lieu de les chairrcr, dispense cle lever
deux angles pour chaque ;lclini : ur) angle 0 (azirnuthal oll seulemcnt
pllninrétrique), et une clistance p (rrr1'on vecteur), qui se lisent du même
cotlp et en un iustaut, srlrs déplacer ni l'iustrument ni I'opératcur,
déterminerrt les points à lever; rlux procédés tJ'inlcrsecliort et de recoupe-
nrcnt, qui sont par excellence adrrptés à la triangulation, succèdent
lcs ]procêdés.rle clttnùrtcntenl et de rtr.yonnemettt, bien plus rapides, qui
sont propres à la polygOnation tachéométrique.
252" - De cet exposé général des rnéthodes résulte la série suivante :

CANEVAS GEODESIQUE :

ro Triangulation géoclésique de re. orrlre: côtés de 5o hilonr. ou plus.


20 2e ctreire

jo 3" ordre

CANEVAS TOPOGRAPHIQUE :

4o Triangulation topographique : côtés de z kilom. euviron.


5o Polygonation topographique principale : de zoo ri 4oo mètres.

. (o secondaire : de roo à zoo mètres.


TRAVERSES ET LEVE DES DETAILS.
*105-
253" - Quancl donc ult cioit faire le levcr d'une, ville ou
opérateur
d'une coutrée, il I'enveloppc dans urrt' triangulation cht'risie ordipaircment,
si c'cst possible, sur les points culnrinrrnts environna.t
la r-ille ou la
contrée. Le polye'one enveloppant est repéré prirr cles
ri demeure
signaux
Yisibles, a'tant que l:rire sc peut, clr trlutes les rlutres
statio's; il
calcuie très exactetnent cette triangLrlrtion r-t s'occupe
ensuite des points
de détail.

rI. MEST]RE DES Bâ.SES

lo Bases mesurées
254" - On appclle Rnse, cette ligne s.éoçlcrsique, côtt( d'un prenricr triangle,
qui est le point de départ c,le toutes lcs opératiorrs .i'une trilngulation. pour

pl,s de sécurité, on cn rresure clcux qui scr\:ert entre


elles de vérifica-
tior. L'cxactitucie clc cette uresllre est elr erret d,u'e extréme
importance;
cllr' conlrlrc o. déduit toutes les v:rleurs des:rutres
triangles d'après les
.lonrrées:rll pre'rier, il en dt-(coule cr.ttc co,séque'ce
'rrleurs que l'erreur
commisc sur lc prenticr triangle sc répercute
et s,eugmente rnême sur
les autres (.i,oir fîu . 42) .

255" - Soit le trirrnqrc ,r r) c tle départ; soit ,J B ia base lresurée'


en
placrtnt Jt tachéornètrc îur stations ,j et ,,R, olt
mesure les angles A
et B L-t, d'après lcs lbrmulcs trigonométriques, 03
détluit l:r longueur
des côtés A C et I] C, o1l couuait :russi I'angle
C supplémentaire cles
rrngles ,1 1 ll. Ensuite on pre'cl |angle ,,,
de irr statio, IJ, l,rrngle .t
de la. station c et ainsi de suitc :i tous les somurcts
D E F, etc.
-94-
21.6' La longueur O C s'obtiendra très fircilement, car

O Cn ,,- ro + tu (fS. st)

l,

-/

2L7' - Si au lieu cl'tttrc totlr' I'on rrvirit 1a base rcctrrngulaire '4 B CD


d'une chenrinéc .1'usitrc (lig. lù, il fàudrrrit calculer directeu-rcnt les côtés DC
A
^1{ B

t,'r1 :l1r

- (Or" )
et B C; on obtiendrait ainsi les cclorciottuées ct rr t,'
o /.,
"(.8f ),
on déterminerait tle mêntc tlirectement lcs valcurs de C M, C'. ()n rlu-
^t
rait en considérant lc' trianqlc 0 L'I' C' et e n remârqulnt rllle MM'-ttl./
() (.' -- V O I,f, I Al', C"

SII LE POINTE ET LA LECTURE


DES ANGLES
Pointés donnant I'angle horizontal, I'angle
218" -
vertical et la déclivité (fg Se) i-';i pince s ôtant serréc et les
pinces rl, et i de dirigel la ltinette stlr le point :\ observer eu
sscrrécs,
agissant rlvcc urle main sur le cercle hctrizonral supérieur pour le rayori-
nemept irorizontll et i-lvcc I'lutre r-uain slrr \a lttnettc por'tr lir plongée
verticale. Ces nrouvements simultrrnés ct rrrpiclctlent faits tioivent rlInellcr
le centrc clu croisillon sttr le point à relever.
2L9, - Serrct lcs pinces il' et i et, s'il y I iieu, mettre le lunette au
point ; rectifier: cnsuitc lrr tiircction avec 1'l vis tu tlu cerclc potlr- lc fil
vertical, et, pour le fil ht'rizoltitl, Avec ll vis de rappel A.
_ e5 -_

Si I'instrument est disposé d'après les indications du no 2r ) , les


angles sont donnés, pour le rryonncmcnt vertical de la lunettc, par les
verniers du limbe snpérieur, ct, pour le rryonnenlent horizontal, pâr
ceux du cercle dormaut.

220. - Pour lir bonne lt--cture des verniers, qui sefait âu moyen des
loupes annexées à l'apparcil, I'lubitude est le nreilleur professeur. Il est
pourtant à notcr quc. pour bien lrrirc les opérattons itnportlntes, il faut
utt ltcteur qui lise les angles et un tetteur de rortttl qui les note alr fur
et à mesure de leur clictée : le lecteur prononce à haute voix I'rrngle,
par exemple : ,, angle hori4ontal 2)-l grades, uirgule, 4éro t ntiuutcs ) et
le teneur répète de la même mirnière; puis : ,. anglc t,erlical gg grodes,
rirgult, go centigrodes, ttc. >>.

- Réduction de I'angle zénithal au sornrnet du


221"
signal,

//r, tiii

Fig. 40

Conrnre on est perfois obligé de corriger la position plorûmëtriquc de


l'instrumcnt, pour la rânre ner, par le calcul, au centre de l:r station
(n'zr4); ainsi faut-il, dans certains câs, introduire une correction qui
affecte les conditions altinùtriques du tachéomètre, pour ramener ses
indications:i une hanteur détemrinée aurre que celle.le l'instrunrcnt.
Cette nécessité s'iurpose souvent quand on veut prenclre pour point de
départ d'uu nivellement l'altitude de la station, cortnue por des opératiorts
anlérirures. Il trruelrait, dans ce câs, établir h lunette à la hauteur pré-
cedemment nir,'elée. Si quelque obstaclc r'y oppose, on y supplée par
l:r correction suivante dite << riduction au sommct tlu siguul , (frg. +o).
-96-
222. - Soit H - la hauteur d'un signal, ou le point précéclemment

nivelé.

I't hauteur tlc l'opérateur ou dc l'instrument.


h
-'
H' - le rept\re ou signll.
angle zénitlul obserr'é par l'opérateur'
a
- Ht h Z -
It H Z -- anglc zénithal vrai.
L'anglc zénithal ,vrli aurrr ponr jvllettr " l,:t u suivatrt quc lle point Ë/
sera plus bas ou plus ltlttt qtle h.

Si Z représcntc l'rnglc zérrithal Z - at.lictrl- 17 + H'


Le problùtre est tlonc de recltcrcher t;
*sinzn' '':= h cl'ou sitr o'
*sitr -!!,- ,i,, t
d ' - d

Mris I'anglc r,r eSt trùs pctit, orl pourl:11 poscr

Sjn h, :_ (,) Sitt Z"


tl'tl ir
li si rr 't
l": -t ' tt

1:,1 1' t- -*- l'', t"n ';,


-

s III - LECTURE DES DONNÊES


STADIryTÉTNTQUES
ZZg, - Les donnéus slttdùnilriyrr:s sont lues sur lrr ulire, tenue bien

verticalegretrd point à relevcr; ellcs' cotl)prellnellt:


"u
r o La lecture clcs ,,/i I i5i1r7.i iritrccptëts par le s rtlt cxtrêrnes clu réti-
cule, cl'où l'on] c1Ôduira g olr rrt'till'rt ghtirttttrt' (aoir tP z)J):

z') L^ iecture rlu poittll, donnée p;rt le lil axial'

ZZ4o - Pour lire sr:r ia mire lles divisions interceptêes entre les deux
fils c c et ld (t on manær.lvre la vis du mouvement vertical de b lunette
de nranière que i'uu tles fils soit sur une division en cltifr"es ronds c'est-
-97-
à-dire sur o,4O, par exetllple, ct Oll ér'aluera I'ltutre pâr estime; o11 inscrit
ces lchiffres de la manière suivante +! ou urieux J* plaçant au
tzo 10o
dessus le le plus folt. De'cette maniùre on pourra en faire aisé-
chiFtre
ment la différence :: rzo, dans la rédaction du cirruct (rttir nu 2)il.

euelle quc soit irr rnirc ernpklyéc, lcs .lectttres se font"1 defi ,cette
rnrrlière ; ntlris i1 f,m.lrit, colrltlte llotls le vL'rrol]s tiltns ll.r suite, estimer
la vaieur ilc,cettc'c1ifférence suivrtttt le is1'stènre de clilisions'rdoptées
pour la niire (r'oir il""' 2J5-2J8).

C'est ainsi rlLre clans lrr ,hgure ci-rrptès' on lirt sur lc fil supérieur

omSoo et sur le frl inférieur 0^976.

l"ic. i 1

225. - Conrrtre r'érification dc ccs lcctuLes, ott ett pt'ctrJ lrr Inoyenne

qui doit corresponclrc à le le ctttr" ,lu f I titrl soit . . omBBB

ANTICLE IV . TENUE DU CARNET


226" - Si 1'on vcnt tirer flcilement. .les dortttt(es recueillics, tout le
parti utiic, i1 t-.st r.l'nne sout'eLrtine itlportauce de les noter dntrs tlll
or.lr'c pufiit. I-'cxpéricncc .1cs pntticicrts rt cotttlrtit à disptrser e cct effet,
suit-rtttt ul) t)rrlre tuéthgclitlttc, le tttt'tt(1, Qtle r-étligc cïl partic stlr le
tcrrlrin lc te ne ur de c.lrnct, ct qui se l.t ; ctitrlplété iltl br.lreau plrr le s cal-
culatcnrs opérrrrrt sur les donnécs dcs hr-rit prt'ctriiùrcs colotlttcs. \'oici un
spcicinierr compk,t tl'nne p.rge ,J,v turttrl. Le cotnlttclltnire clue uous rrllous
erl frrirc nlolltrerrl con)lrent on doit ['interpréter. Quanci une fois I'opé-
rirtcur cn '.lurr1 bien.saisi 1e mécrrnisure, il ne lui sera pxs difiicile d'utiliser
de serublables cilrnets pour son proPre compte.
-98-

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o
.d.

lr
-99-
- Les neuf premières colonnes du carnet vont seules nous
227"
occuper en ce moment. Quand, plus loiu, nous tr:riterons de la solution
des problèmes tachéornétriques, les colonnes to à r5 recevront leur inter-
prétirtion.

2,28o - Colonne r . I-a lnar:ge cle grluchc qui portc le no I, reçoit la


désignation précise de la slùion qu'on dénomrric conrmunénrcnt par lcs lettres
su.ccessives d'un alphlbet urrrjusculc ,1, lJ, C, ctc., puis, si Ltcsoin
est, olt reprend un ze rrlphabct ilvec cles inrliccs .1. lJ, Co ctc. Ici l:i
station est désignée par la lcttre P. Lc ne1llbrc inscrit :.11r clessotts entre
plrcnthèse (64o* oo) cst irr cr\te d'rrltitu.lc dc lrr strltion, couuue pîr utl
nir,ellcr-r'rcnt antérienr. On pcut aior,rtcr clrrns cctte nritrge divcrscs indi-
cations sur lcs conclitions tlans lesqurllcs s'est rrcconrplie I'opc(ration ctc.

229' - ColLtrutc 2. On )'inscrir 1e lt,tulttu' irislruntentnlc c'est-à-dire


Ia hrruteur au-clcssus dc 1a strrtion, tle I'rrxc horizontel de la luuette,
Tm tÈ;

230, - Colonnc i. Illlc rcçoit I'inclicatir-ln tlcs poirtts i'is2, clôsigne(s par

u11 nuuréro cl'orclre qu'r)n l-ctroLlvcrrl stlr lr croqrtis.

231"" - Colonne J. On f inscrit lc cerclc clormlnt.


l'anglc l.tori;ttntrl lu sur
Ii s'rrppelle angle jtlartimétriLlttt si ie zéro dc l'instrunrent a été oricnté,
lors dc la mise en strrtion, drrns unc clircction choisie arbitrliretnent,
col-nmc serait, prlr excurplc. la base clu premiur trianglc- clans l'établisse-
rncnt cl'un cancvas topogrrrphique (t,oir no'2+;-2ii.Oir appellera cet
angle u4imut s'il est conrpté r\ pertir clr'll ntéridienne soit magnétique
soit e-éogrriphiquc.

232. - Co!onne S. Elte reçoit I'in,-licrrtion rlc l'rngle 4ënithul f/ lu sur le

iirnLre Yerticrll.

233" - 6. Nous i' vovons iLrscrits deux nombres, par exenrple


Colonw
!,7^o^to-l 11, se réfèrent alr\ .livisiorrs ele la mirc couvertes respectivement
I )9, iO
par les deux /i/s ertremes du trttictrle .

234. - Colonne 7. On y lit deux chiffres aussi -44-


r22r0o
Lc chi{Ire
supérieur, Jo,to est la différence entre les deux n()n)bres de la colonne 6,
100
-
et cxprimc Ie nontbre de divisions de la mire ou stadi:r, comprises entle
les fils du réticr-rlc. Le deuxiènre rrourbre, r zz.oo incliclue, en tnètres, la
ciistance entre I'axe vertical de rotution de lrr lunettc (centrt 'unnllalique)
et le point dc lrr mire oir sc projette lc fil axial. On l'appclle ilL)ntl)ra
gëniroteur, eT on lc rlùsigne par 1rr lcttre g ou G. C'cst un multiple du
nombrc (3o.5o) de divisions interccptées. Nlrris il f:rut comprendre qlre
cc rnr-rltiplc diffùr:c, sr-rivlnt h gr;rduation de la tnire rrcloptée, (ntircs
grrrcluées en ccntinrùtres o11 c11 dortliles centiurètres (uoir' 'ttos 2)5 ti 2J8)
et aussi suivarrt 1'c-rr.rvcrturc adoptée de 1'rrnglc dirstitnométriquc, :.tutremcnt
dit sr.rivent i'écrrrtcrnent ldopté rics tils du réticulc qui intercepterout,
pour uue elistirncc clonnéc, roo nrètrcs plr exemple, ult nombre plr-rs ou
moins grand rles clivisions de lrt rnire.

Comnrunément, on crnploie I'unc des quatre conrl-rinlisons lsuivrrntcs, :

235. - r,, NIirc cn ctnlîmètres et fils réticulaircs embrassant roo


divisée
de ... .{11'isicrns porlt une distancc cle Ioo mètres. Dtns ce câs) le
nonrbre qénérrrteur est éerl rlu nourLrrc .lc .livisions i trterccpttlcs, ct il
n'y a pas lieu d'iuscrirc dettx nourbres rl:rtrs ltr colontrc 7.
236. - 2,\ lvlirc diyiséc e11 rt'rrlimèlrLs, et fiis réticul.rircs] enrl.rrassrttrt
5o clivisions pour unc rlistance dc r oo ltrètres. On obtient rrlclrs lc
nonrbre génératcnr cn ltultiplirrnt par z le,notnbre cle riivisions inscrit en
numérateur dans lrr cttloune 7.

237, - lo Mire divisée cn tloubles rentitnètras (mire llourduloue) et traits


srtit r ttti'trc pour ttrtc r.1is-
rnicrortrétriques embrlssant Jo Jt: cr,s r/ii'i.çirrls.
t;.ulce de roo rlùtrcs. Le norlbre généreteur s'obtiendra crlcorc en nrnl-
tipliant pxr : , Ie nourbre noté cle .livisions de lrr uiirc.

238o - +" Mrre llc'rurdrrloue, clivisée el1 doultles cutlirnitrt's, et, simttlta-
rrérnent, traits réticulrrires t-nrbrlss;r.rtt, pour: r oo nrètres de clistrrnce, 25
de ccs divisions ,soit o'oio. Il lrrut alors, pour obtenir le nomL,re gûûrn-
tcur G, mr-rltiplier deux fbis par z, le nombre lu sLrr la nrire. C'est le
cas du tttbleau ci-ilessus, ou nous trouvons, pour
'nombre générateur,
sous 3or5o, le nombre r22roo ou jo,5o >< 4.
101

239,- Après ces explicrrtions, quelle qur' soit la trire curplovée, il


sera facile.le remplir le canret rrvec les nrircs dout oll se sert, Par unc
:riltplc obscrvation cies dorrnées, et on ittscrirrr le ttonlbre générateur âu
clcssous.

240, - 8. HaUteur lUe, du fil axial. C'cst le chiffi.e


Colonrrr
dc la nrirc sur lcquel se projette ce fi1. Pour contrÔler I'exrrctitude de
la lecturc, on rerllurqucrll quc le chifirc du fil rxial est la mo)'clllle ,les
.ieux nonrt,res.dc ll colonne 6, dens les cîs, toLtt au nloins, ou la
liq.ne cie visée ne totlbc pas trop obliqucmt'nt sur lir mire.

241," - Colonrtt: g. I{auteur en rnètres du fil axial. C'est

la urô11re hautcur de ntire, ntris expt'inrée lrolt plus cn unités clc le tttire,
lrais en unités rlétriques. Si on Lrse d'uirc tlirc divisilc ett centimètres,
ic chiffj-e dc la colouue 9 répù'tc celr.ri de la colonne li; pour unc mire
q'rrdr,rée cn doul,las cnlimiltts, \o rlilisions de lri uire lriletrt roo centi-

1rùtres, ct or.r obtir-nt le chiflie de ll colonnc 9 cn nrultiplirrnt pxr 2


cclpi de la colonne préc(.clente, L)tr cn additioltlirnt les deux uotllbrcs dc
1e colonttc 6,

242" - N{unis .1e ccs connrrissrrnccs d'lémentaire s Itott\ potlvolls uraitl-


tcnrllt:tborder les cinq gren.ls problèrrtes rlltltottcLls âri llo r42, dans
lcsquels se résume toute lrr topographic.
-102-

SEGTION III
SOL UTION
DES PROBLËMES TACHÉOM ÉTRIOUES
en Géodésie et Topographie

243" - on opèrc un ler'é en territoire essez restreint on peut,


Quand
sans erreur intolérable, ncgliger f influcnce de la sphéricité terrestrc, et
identifrer une portion cle la surfacc de l'ellipsoïde :rvec le plan tânfJent
à cette snrfece. Orr a celcule{ rpe, pour un ârc de grancl ccrcle de rB,
soit pour une longueur d'environ roo kilonrètres, l'erreur ne dépasserait pas

Les opérations qui s'exécutcnt dans ces iimites sont dites


*rrirr-
topographiques; quencl au contreirc on opère sur de plus grands espâccs,
il frut introduire les corrections de sphêricitÉ, et les mcsures sont
appelées gëodësityrcs. D'ailleurs, e11 rattechrnt, par des coordonnées rectrln-
gulaires, les levés topoqraphiques rrux points géodésiqucs connus (aoir ilos t02
à Srz) on fait profiter la topographie de la haute précision que comporterlt
les grands travlux de la géodésie.

244, - La reste, siruf I'introtluction des corrections spéciales et des


formules de la trigonométrie sphérique en géodésie, la méthode générale de
lever rcste la rnême, quelle quc soit l'étenclue sur laquelle on opère.
C'est cette nùthode gënërttle qu'il faut rnainten:rnt étudier, en not:rnt, pour
chaque cas, les formules plus complexes ii adopter quand on fait url
lever gëodësiquc, et lcs procéd,-(s plus simples qui suffisent ri la topo-
grapbie.
---103-

CHAPITRE I''
{* PROBLÈME : LEVÉ DE PLANIMÉTRIE ET D'ALTIMÉTRIE

AnT. I . TRAVAIL SUR LE TERRAIN

!i I . LEVÉ DE LA PLANIMÉTRIE
r. PrtrNcrPEs cÉmÉnaux
245" - Toutc la planimétrie sc rarnène ir nresurcr des longueurs
et des uttgles, afin cle connaitre la tlistrrnce qui séprrre les divers points
clu tcrritoirc, ct les dircctions qu'ils rrllecterrt lcs ulls p.lr rappclrt rlux
autres. On représente ensuite cette conliguration du terrairr sur Lln plan
dressé à l'échelle vouluc.

246,, - On srrit quc ll trigonornétric lilurnit le ntovcn tlc déterminer


les angles ci'un trianglc dont on a nresuré lcs trois côtôs (roir nos t z6 à
r2il. itéciproquellcnt, corlnaissant un côté et deux rrngles, ou rlenx côtés
ct I'angle compris, on peut déduire la longueur des côtés et la valeur
des angles dcmeurés inconnus.

247' - Quand on opèrc sllr de grandes distances, on ne peut utiliser


la tlire prrrlltnte. Drrns ces conciitions, la rlrcsllre dcs angles est plus
t'api.1e, plus exacte, ct plus facile que le chlïnage cles longueurs. Aussi
est-cc ur.rc nré'thocie générale, en géoclésie, de procéder par triangU-
lation, tléduisrrut, autrnt tqu'il se peut, le lorrgueur rjcs côtés de la
mesure cles rrngles. Reniarquons ici 9ue, clrrns lc lever topographique, ou
la longuettr réduitc cles côtés pe rmet cl'ordinairr' I'emploi de ll nrire
p:rrlrtutc, lc trtchéoutètrc cionne r\ la fois les rrngles et les 1on6;ueurs: on
peut llors, c(lnrnre nolls Ic verrous, abréqcr notrblemcnt les opérltions.

248" - Les sornrllets des triangles géoJésiques sont les points notables
de 1'espacc à lever. On les choisit de telle flçon que les triangles se
rapprochent de la lorme équilatérale, plus 1àvorable à I'exactitude des
-92-
E' Serrer la pincc I et desserrer Ia pincc .r, tourner lentement le
cercle supérieur iet I'arrêtcr sur plusieurs points pour s'assurer si la
bulic
reste bien entre scs renèrcs.

F. Dans ila négative : Recourmcncer Avec soin, rutânt 6e


fois qu,il
est nécessaire [mais en :rgissant lsur le cercle supérieur sculement,
Ies
mouvemeuts ci-dessus, en ch:rngeant 1'ordre de présentation du niveau
et cle la lunette au-dessus cles vis calnntes.

G. Après ce mouventettt, fixer I'orientation du cercle dortnant comme


il est clit au . llo t r2t si lu olt.çerttilitnts doi'i,rttt êtrr ot'itrtlic.ç; puis si ellcs
crttnportent l'nltintrilrit') mcsllrer lrr hiruteur tle l':rxc de la lunettc au, dcssus
du sol de la station.

212" - orientation du rimbe ou cercle dormant.


A. Toumer. ie boi,rtor.r- / pour rendre librc l,eieuiile I du tube
nragnéIique.

B. Lt pince .ç €'t:rnt clcsserr-éc, tourner les cct'cles pour ltntcuer cette


aieuille cians ll dircction tlu nord,, jusqu'à ce qu'clle battc cl'une longueur
sensiblentent égrrle de clttquc côté du zéro, ct ilntcner exactement I'aiguillC
nggnétirtruc sur le treit ccntral .1u ciisque ru nio\reu dc la vis de rappcl
g' après avoir serré f''.

2l'3' 'Tous" les mouvcnreuts des nos zo8 à ztz étant éxécutés. l,ins-
tru-ment ."rt en st:rtion, ct si les org.en-es qui le composent sont
bien réglês, ou petlt procécie r i toutcs les obser v:rtions. Il firut toutefois
cor-rtinuellelllent survc'illcr: la bullc pour la rânlener. entre ses reDères
quand ellc s'en écurtc.

RÉDucTIoN Au cENTRE DE LA sTATIoN


'2L4,'- Quancl on ne pcut prrs se
pllcer âu centre de la strttion conlffre
pollr' une tour, un clochcr, Llr.l (] chcnrinée, on se plri. à côté c,est-ri-
dire à une. petite disrlncc O (' et. ou réduit, par le calcul, au sentre
de la station.
_93_
Soit O _- le centre c{'une tour (y'g. ,Z)
C 121 station secondaire
-
A et B deux ;lutres signaux
-
Onobserve de la station C I'angle 6( sur A et B, tandis' qlre
c'est I'angle ,y que I'on devrlit ilvoir ainsi que les côtês OA et OB
au
lieu de CA et CB, H sera le point de rencontre des tlroites C tl et O I).
à 'u+O,,lC (-4\ )
â-z+oBL ),,:!?+o.tC-,+
(6))' OBC

Les triangles O.4C et ORC donnent


sinOAC OC
sin p () .l
cl'oùsirr oC
oAC- = OJ- ^:.-D
st'r it

Et sirr o B c *
---
++ sin (p ,)

2{5' - Si la dista'ce o c est trùs pctite par rappor:t ilux côtés o A


et O B on pourrx prendre les arcs pour lcs sinus de ccs mêmes lngles,
d'oir

(s
- o): o c [-slrl #.0 - 'i ,f ]
Cette dernière formulc est appiicable à tous les cas ct I'ang1e ? sera

e:o'[u**f-a -.';j-] -.
106
-
On conçoit clonc que toutes les vrrleurs des triangles B C D, C D E, D E F,
C ne seront jlrstcs que tout lutrnt que
tirées du premier triangle A Ii
ceiles de ce trirngle A B C le seront égelcnrent ct qu'on aurrl nresuré
eractemerit lrl htst A Il.

256. - Base géodésique. La nrcsurc <.les bescs gt:oLlésitlurs est urle


ppération cxtrônrernent clélicatc. Lcs srtvrrtrts géotlètres qui ont cu ii déter-

lriper ll virlenr cle i'irrcr'ic uréridien olrt ite obligés de prenrlre cles
pr'êcmtions infinics pour lrr nrcsrtre .le le prcrriiùrc lrlse. C'est à Borda
quc I'on doit ci'lvoir résolu ce prublùmc tt'une fhçon satislàisrrnte pàr
I'emploi .1es rùglcs bi-rnételliqr-res. ll a fallu tenir compte clc le dilatetion
tles rùqles, c'est-à-clire noter lr tempérxturc ct lir valeur du coelûcient cle
tlilrrration dc la rletiùrc enrployée. Aux dcux bouts rle cettc règle étâient
aclaptr-(s dcs verniers r-Lrunis dc loupcs pour pcrmettre altssi cxactetrlent

quc possible, jusclit'rtux dix millinlùtrcs, I'eppréciation dcs lectures.

.{--- d
\------_/jt---1c l ,

.-v1
\B
Irig. llJ

257" - Base topographique. En ce qui conceme la topoura;'hie,


ccs o;lérations dc lrr lnesure tics Lrirses ru nroyen de règlcs seraicnt trop
lal.orieuses. Ordiuaircment ou choisit urr entplitccntcnt horizontel, soit sur
la crête cl'une nrontitgne, soit c1r plrirre, .1t'nrrurièrc que I'ou soit sur
ult platclu clont L1 pentc r')e déprrsse pas 2 gfldes. Dlus ccs con.litions
on n rr ancrlltc correctir)n à frrire pour le pcrttc. tl Tl')- rt riu'à ôtllotruer
lir ch.rine. r)Lr rrr'l',.rn c1'lrcier, à ntesuret- lrt l,.rtsc rttt Ltt'lntbrc inrplir de liris,
c'tst-i-rirrc;1bir.5 fiiis, T fbis selon,ir.icgré r1'exlctittt.le que I'otr
désire avoir; on çrrcnd lzr. luo-\'rn1rc de ces opérrtitttts et otl vérifie les
longLreurs t'ucc /tt.tlttdit ltt larhionllrt. Niilts cxltliquerilns plus ltlirr la
tlréoric ,.ies erreurs et ics corre ctii'rns rï fiiirc subir (t'oir tP' 6 t S tt sttiz'tttrls).

258. - Ar-r cas ou la plus iorte que deux grades, le plus


Lrente serait
simple ser'.rit dc rresurer à l:r" chaïrre suivrtnt la pente et d'en caicuier
l'horizontale par le sinus et le cosinus de l'angle de pente (lrç.+il.
-107-
Soit la ligne A B ntesurée dir:ectenrent suivrrn lrr pentc, 1a valeur td cle

l'horizont:rle se[:r dolrne r. par la for rtrulc


,l-,4 -Bccrs t:,4Bstn i1

On peut cncorc r'ôritlcr ccttc longuenr, si lrr porte{e rlc la lunette


cst rlsscz gratldc, dtt IIIoI'7'1t dtt /tchittnti'lra cI lirirc la correctioll (C sin' Z)
dorrt lrotls donttcrotts plirs loin J'r'xplicrrtio rr (i,oir tn i zB). Nous clisons
< .çi lrt' portdt de lo lumllc tst ass'e7 g'r'tttde ,>. Iin cftct, il arrivc accitlen-

telletnettt, en topotraphie, qu'on opère sllr .les longr:eurs telles clue


I'e ttt pltii de lrr trtire prrrl:rrrte dcvient inrpossible . Dans ces cas- e\ccp-

tionttc-ls ou sc sclt clu trciréourètrc colrlnc ci'trn théoclolitc, pour la nrcsrlre


cles rtngles, ct 1es tlistances soïrt ilc'sur( es à la chrrine ou décluitcs pîr
lc calcul.

259" - Ordinaircnrent lr une licnc droite, si I'on était obligé


basc cst
dc pret-rdre (liS. ++) unc ligne briséc F H C, on caiculcrait lc trirnglc cr

la r-lleur cle F C rtvcc les firrtnr-rlcs trigononri'triques au nroycn des cr)tés


tncsurés FH, L H, et cle I'rtngle .ri F C clcvicncirrrit alors la nouvclle l.,usc.
Si, cles points F ott C on pouvrrit rrpcrcer-oir ics ciirections F H, F C
et lC F. C II, on pour;'rit vérificl tlirectenlent les rrnglcs F ct C.

2o Bases calculées
260' - Un opélateur, clui n'aurait pas le tem;ls cle mcslrrcr une base
de triansulation pourrait 1' suppléer pâr lc calcul.

261." - Lcs clonnées c1e ce calcul sont les coorclouni'es, cn htitude


(I et L') et en longitude (l et /') des extrémités de lrr birse rlLr'o1 a en
vue. Ces données peuYent être prises quelquefois ciens l'Anntrnire des
Longitudes , ou dans quelque recueil analogue qui clonnent la situation en
-{08-
latitude et longitude, d'uu grand trotnbrc de points ('uoir Annuaire du
Bu.reau des Longitudes rgog; p. 2;? et suiz'.; lt2 et suiu. ; 4t6 et 42o).
On peut aussi les rresurer :rssez exactelilent sur les ctrlts de l'État-Major
ou sur d'autres cartes équivalentes, Enfin on e toujours la. ressourcc de
les détermincr soi-même ustronomitluentettt par les procédés étudiés ci-après
(aoir n"" 4tg it 4go).

Clrand on connait les coordonnées de ces deux points extrêmes, on


en déduit la longueur de la base par l'un des procédés suivants :

262" , f, .' Les deux points difièrent erz latitude, mais se trouvent
Cds

sur le même mériclien : lc problème se ratnène ;à évaluer la longueur


d'un &rc dc nûridicn. La solution assez approximativc,se lira dans les
tables que fournissent h plupart des recueils de documents géodésiqucs.
On trouvera plus loin (z,oir n" 265) un tableau abrégé de ces valeurs,
d'après l'Annuaire dts Longitutles. La Connaissance des Tentps en dontre,
chaque ânnée, une tlble plus complète, de degré en degré, mais senle-
mcnt cians le systènle sexagésimal (Conn. des 'l-cntps tgo8, P. Zril.

263" * On comprencl aisément la raison c1c cette augmentation progres-


sive de la longueur d'un clegré ou cl'uu grarle de mériclien quand on
âvance de l'équrtteur vers lc pôle. Si I'on prenait une sphère et qu'on
y trace un méridien (trA D, on vcrrait dc suite que Ia valeur de I'erc
de I degré serait partout lc tlêtrle.

Pour une courbe quelconquc on appelle ârc de r'' l'arc sous tenclu
par dcux nOrmales x C et y c fais,rnt entre elles un angle E de Io . Pour
l'cllipse, I'arc de ro scra beaucoup plus grand elt x 1 qu'en a b. Il
s'ensuit donc que la tcrre étzrnt considérée colnme un ellipsoide de révo-
lution, tous les méridiens seront des ellipses et par conséquent la vaieur
de I'arc de ro sera différente pour chaque latitude.

264, - 2e Cas : Les deux points diffèrent or longitttde urais se trouvent


sur le même parrrllùlc. Drrns les recueils indiqués 'eu numéro précédent,
on trouvera la longueur .les ttt'cs dt parttllèle aux cliverses latitudes voici,
pour le 2e cas et le câs çrrécédent, le tableau abrégé que reproduit, de
deux en deux ans (années .le nombre pair) l'Awruaire des Longitudes.
-109-
265" -

TABLEAU
des longueurs dtarcs de mérictien et de parallèIe
à différentes latitud'es.

DIYISION SEXAGESIMALO DIVISION DECIMALE

h_û tjù
prRrtrÈil Pene,trt',t-E
I
fru
b[, TILRIDIEN r(. MÉRIDIEN

lrc cle t' arc cle r" k arc dr rê ;rc dc t'


<:
H
<F

o m m s m m
(l I 10563 trl324 0 99ir08 t00189
t{057{ t10903 5 99nt4 99883
,10
t {0597 {00641r {0 90533 98964
l5 I 10039 1075:5 1b 99563 97439
20 I 106116 1046:o2 20 99605 953t7
25 ,l{0766 {0095i' 25 99657 9260t)
30 I l0nr7 96492 30 997t7 8{)382
3b t,t0937 91294 35 99786 85505
AO I 1 l0B3 8i) 100 40 9C860 8l t5r)
jti) It I t32 78853 4J 9t1938 7629{
5t) t I t23! 7 1709 50 100018 70tl6b
55 I l 1328 64000 i)c r00098 6i196
60 {t 141U 5ir8û5 60 {00ti6 59021
65 It t50r 47t80 ti5 {00251 59470
70 LIllti2 38{ tlO 70 1003{ I 45tioB
ti' 't l 162!l 2890; | 0038t 3R453
80 I r 1672 1939tj 80 {00rr33 :l10.)6
85 l t,l (i$u 0736 t15 t00176 23464
90 nt707 0 90 100507 t ir725
05 10052{i 7888
100 {00532 0

266" - 1e Cts : Conrraisslnt les coorclonnécs géoUlaphiqucs qutlcln(lues


du point de déprtrt et du point d'lrrivée, o11 petlt touioufs, Par le
caicul, évalucr la longueur I( de la ligne droitc ou dc I'arc qui les
unit. Voici la ntarchc r\ suivre pour résoudre le problème, soicl'tt :
l, Latitutle c1u point de départ
-
Lt Latitude du point d'arrivée
-
I Longitude du point de départ
-
/'- Longitude du point d'arrivée

0 Azimut clu point de départ


-
- Azimut du point
0' d'arrivée
110
- -
X, Y-* les coordounées topogropbiquts du point d'arrivée p:rr r:rpporr
au méridicn du point dc départ et rï lrr perpenclicullire ri ce mériciiep,
élevée au point de déperrt pris pour originc.

K
- la longr-reur du côré eéodésique clierché.

267, - Nous résou.lrons pur lr.s lbrrnules suivantes :

K- Ycosec0--Xsect (A)

rsr--T- (l])
Y O (l' /) cos 1-' (C)
- -
x -.r (r' - L) +'Q Y" (D)

268" -
lcs éclu.rtions (C) er (/J), les rerurcs o, .t, g clésignelt
Dans
en abrégé dcs cxpressions :tlgébrirlues clont h tbrnrtilc développéc esr :

0 P
g -- r' sttt' l'';'/"
- -!"
I '" - A .lrt t'î

s
-- -tp ;
p: {-u#FA' - (r
-,,. c()b., r)

Dans ces formules tlé,,.clog:pées :

A rlz grand rNe dc I'cllipsoïdc ten:cstrc


-
/ s1çslqtricité de l'ellipsoïcle.
-
269o- Les prriticiens clterclteront l,r vrrlenr des tcnlles O, S, e, tlans
les tables qui en onr érc( dressécs; pxr cxemple clans Sanguet Tnbles
trigortométriqucs cenlisitntrlcs (''), )e parrie, p. 2 et p. Z i, 9.

- On pellt e(tcorc
270" Llser cl'autrcs f,rrmules pour dr<tcrrniner I{, y
et X; pxl exenrple :

YY
I{ --:.rf l : -,*-,, y" X'+ Y"
-
(r) S.\NGUET, 'l'ablus lriuottotttrilt'it1tu's r'attléstmaL's se troulc chL'z ll ilI,rrin eorrrmr. uussi kr Cotttrcttsstutce
dts rotir,,ssalt la 3éorl,lsr', la ttiyro3rnphic, cti,
'1't'tnys et tous les olrvrtgrs
Quanù on sê scr:t, dc sAN(;t'llt', rLc prs o'.rlrlier r1ue, dans ses fdrnlules, -Y dôsrgne les la[itLrùes et I les ]orr-
giLurlcs, coltrailcrtcnt au s)sli rr, ;rrl,'rriil 11 ,r' d'àutrcs auteurs et rlrli nr)us ir strrrblr'. prrifirable (uutr tf J).
-tll-
rf l'-l l'- I rt r ,r, rr
-R sec l,' +cosLt--R Q'-lScosL'

rlt--_! L'-L
PI
OY- L' P
_P_:
-L --9- (J-
_r _P_ \ _R" I )' cos' l'

271"' - Dans Ia sectiolr IV Qr it 66o et pl. II) on trouverrt dcs


6-15

exemples d'application icle ces formules et la manière prrltique de clisposer


les calculs.

272" - Ce de se servir d'unc base calculée au moyen des


procédé,
formules ci-dessus n'est pâs d'une exactitude absolument rigourcttse.
. < Sans doute, clit l;rancæur, lorsqu'on doit entreprendre unc grande opé-

rdltort gëoclësiqut il ne faut pas l'êtrblir sur unc base détermrnée pxr des
procêclés cle cc genre et se croirc' fondé ri regarder la longueur ainsi
obtenue conrfiIe âyânt une exactitude suffisante, pour I'objct qu'on sc
propose. > Mais or1 per:t s'en sen'ir pour des travaux giodàsiqttcs de
moindre étcndue. A lortiori pourrait-on s'en contelrter pour les lriungu-
Iations topograpbiqurs même lcs lus vastes. Quent aux polvgonations plus
restreintes encore de la topographie, et ilu levé &es tlétoils, bref pour les
clistances qlri n'excèdent pâs la portée de La, lunette taciréométrique, on
emploiera srns hésitcr la mire parlante pour la hclure de toutes les lon-
gueurs, à condition toutefois qu'on possède un tlchéomètre cle construc-
tiou sérieusc, dont on rrit contrôld' la précision.
273" - En grlnde glodësit:, i1 lrrut rnultiplicr les prêcautions touchânt
l'exactitude cle la btsL'. tttesurit. Pour cette vérification il cst bon de
reprendre les opérations dans un sens rétrograde et de vc{rifier aussi les
angles, les azinruts, lcs méricliens, les latitudcs ct les longitudes. On
peut encore pendent le cours dcs travaux prcndre une ligne /i quel-
conque (bue de ferntelure ) et la nresurer. I-c trevail est long et
laborieux, mais il ne frrut pas hésitcr à le feire, car I'ingénieur qui sent
que son trrvail cst parfirit, agit d'abord avcc bertucoup plus de sr-\reté et
ensuitc cst rissuré de bien filire égrrlement lcs truv.rux secondrrircs. En
r:.rttrrcharrt lcs ct\té's gÉ'o.lesique s tle sccond orclre à ccux de premier
ordrc, s'il y l errerlr) il srlur:rr clc suite cl'oir elle provient. Prrr suite
éconornie de tcnrps ct de peine.
-112-
274o ' (2uand' ett. topograpltit', o11 emploie
ie m.ëthotlr tachlorrtitriqtte, on
recueille si I'on veutz xu cours du
travail, un nornbre infini de contrôles
et de vérifications tnutuelles des cliverses nlesures. L'opérateur, en effet,
ne relève pâs un rngle, qu'il ne lisc en nrônie temps la longueur clu
côté' C'est donc, pour 1a résolution cies triangles, une surabonclance de
clonnées,qui se contpensent lcs uncs ies îutres et restreignent dals de
grandes proportions, les chlnces cl'erreur. L'emploi du tachéonrètre
n'est
d'ailleurs pas exclusif de toutc r'érihcation prrr le chaine ou autrc
inst.r-
nlent. Seulernent il est à remarquer qu'un point nral cléfini n,entraîne
aucune correction sur les autres, cilr ils sorlt inclépendants, à
moins qu'il
y ait erreur sur 1'ér':rluation de basel même dans ce cas, on scrA vite
averti de I'erreuL pâr le co'trôle cles âutres rnesures.

IIT. LE\rÉ DES ANGLES


ET DES LONGIIET'RS TACIIEOMÉTR.TQtIES

275o - Nous appelerons lortguettrs /rchtottrilr-it1ut:s toutcs les longueurs


que fait lire le tachéourètre, en mênre ternps qr.r'il inscrit les a'gles
planimétriques c-t vcrticaux. c)rdiu:rire're.t ces lo'gueurs constituent un
ëléntcnt nëcessttire de solution clcs problèmes, et alors le tachéomètre
rem-
place pâr une sinrple lecturc ul.r cl,rainage long et compliqué. En ci,autres
cas' le
relevé des angles su{Ërrrit, avec res données déià acquises, pour
résoudre les triangles; les longueurs données par le tachéornètre cons-
tituent alors des rertseignentertts auxilinircs, qui facilitcnt les calculs de
toute nature et rssureltt I'exactitude des levés.

276" - to Préparation. pour opérer le levé des a'gles, l,opéra_


teur cotllmelrce par une explorltion attcntive du territoire. Il clétermine
alors les meilleures strt tions, oir il llutlra successivenrent établir le
tachéornètre (aoir v1o' zos-zr 7), ainsi que les points à relcver. pour
ce
clroix, le chef de brigade sc rùele sur le s principes exposés ci-6essus
(tP' 217 à 2t)), et cllle les lecteurs conrprcnclront mieux par les exemplcs
que nous allons donner clans ia suite de cet article.
- 713 ":

277" - Signaux ("fr|. 1t). Aux points les plus irnportants de sa


triangulation ou de son cânevrs polygonal, le topogrrphe établit des
signaux, à moins qu'il n'existe dé)à aux points choisis, des repères
naturels. Ces signaux sont des abris couvcrts, au somnlet desquels on
met une flèche qui soit dans la verticale du point ,4 et visible de loin.
A défaut d'abri on plante des balises (') :rvec un drapetru ou tout autre
signe. Dès lors ces signirux, ces irbris, ces birlises der,iennent des repères

qui servent à calculer, pour les levers secondaires, les coordonnées rela-
tives de chaque sommet cle parcelles.

Il serait r\ souhaiter,si on refait le cadastre de la France, que I'on


établisse des signaux scellés dans un massif de bonne maçonnerie. Ces

Fig. l.-'

repères devraient être inviolableset entretenus aussi longtemps que pos-


sible; si tous ceux qui ont servi à la confection de la carte d'État-
Major et clu cadastre existaient encore, les géomètres et topographes
comrre les ingénieurs et l'État y trouveraient un bénéfice. Il est évident
qu'on sera dans Ia nécessité de les rétablir et cette opération, pour être
bien faite, detnanderx encore assez dc temps et d'argent.

278" - Si un signal se projette sur le ciel, il est plus facile de le dis-


tinguer on dit alors que la aisiou est négatiue; s'il se projetait sur le
terrain, on dirait que la z,isiott. est positiae. Dans ce cas la vision est
moins nette. Un clocher, une tour, une cheminée d'usine, le poinçon
ou flèche d'un bâtiment principal, sont aussi de bons repères fixes. Dans

\1,) " Balise " c'est un jalon de forte dimension mesuraût jusqu'à ti et ? mètres de longueur, peint avec
des couleurs vives.
-114-
la cxrte d'État-Major, les clochers des principales villes 11e France et
mêmc des communes sont déterminés sur la carte par un signe trigo-
nonrétrique Iou C; et l'Annuaire du Bureau des Longitudes foumit
les coordonnés géographiques exprimées en degrés qu'il sera très facile
de convertir en gracles et en coordonnées topographiques l@oir n"' 7o iL
J2 et z6r à z7r).
279. - Si pour une cause quelconquc,on ne pouvait apercevoir un
signal, on pourrait employer des signaux de nuit. Dans la topographie
militaire, on se sert des signeux de nuit pour reconnaître la rnarchc et
l'emplaccurent des corps d'armée ou de détachement marchant isolénrent
dans une direction donnée.

En Allemagne; on se sert de I'héliot'rope de Gauss dont le miroir est


dirigé à la main et qui est percé cl'un trou central. Ce signal gêodésique
peut ôtre \:u de plus de roo kilomètres.

280 - 20 Opération. Il n'y x pas lieu d'insister, dans cct ouvrâge,


sur les procédés élétrtentrrires d'i,tttt'rsrctiort, clc recoupe mutt et autres
employûs pour les triangulations à grancles rnailles. Les opérateurs auxquels
ce livrc s'ildresse counlisscut ces applications classiques de la trigonouré-
trie ln levé des plans, et ils sauront bien user, pour cet effet, du tachéo-
nrètrc contnle d'un théodolitc dont il possède tous les :rvantages.

281" - LJnimot sculcment: pour ménroire, du plclcédé appeté de


relèzrymutt. II s'etnploie pour clétertniner la position d'un point inconnu.r
ou l'on peut s'établir, et d'ou I'on aperçoit trois points connus A, B, C,
oir on ne peut stîtionner. On établit I'instrument en x (f,7.+6) d'ou on
relève les angles A xB -la et Bx C- P. Sur la crrte ou sont fixés
les points A, B, C, olr sur un calque, on joint A B, B C. Du point B
on trace une ligne BE qui fasse avec BA un angle b'-r6er-o et
une autre ligne B F qui fassc avec B C un angle l, roos
- F;
on
-
élève en ,4 une perpendiculaire l,i A B jusqu'à sa rencontre avec B E;
de même en C une perpendiculaire à B C jusqu'à sa rencontre avec
B F; on joint EF; enfin on abaisse une perpendiculaire de B sur E F;
le pied de cette perpencliculaire est le lieu de r.
-115-
Telle est la solution graphique du problèrne dit prohlème de la
corte.

282, - L'inspection de la fig.ure nous montrc colnlrent on peut résoudre


ce problèrne par le calcul. Il s'agit de détermincr la valeur des angles
BCx-r et CBx-DIY; ou encore B,4x et ABx, qui fixent la posi-
tion de x p^r râpport xux points de repère, et permettent de déterrniner
trigonornétriquement la longueur de B x,

On connaît A B, B C, et I'angle -1 R C.

ô"". /
_ô"
A b

R.'-
7*\
:_-___-,__\ ,'
Fr
Fig. t6

Dans ie triangle rectrrngle B C F, on a :


BF-a:,?;tt- roos- p

Dans le trilngle rectangle B A E :

6L
AB It _
_ __bt r)os _ ù
;

Dttns le triansle obliquanele E B F, deus côtés, B E er B F, sont


maintenant connus, ainsi que I'augle cornpris btt ABC * 1,'), - -(l)
rêsolvons pour obtenir l'angle ,f :
f+e - roog
lt" f+e
-
tg' ,-t, BE-B;
:-EE+B-p b",,oou J---n
cot-- f
2 -e
f-*+n e-ln_n
-116-
Dans le trianqle B x F, rectxngle, I'hypothénuse ll F et I'angle f
sont connus; on en déduit :
xBF-root:-f-b"'
D'ou enhn la distzrnce cherchée B x
Bx--BFsin/
et les deux angles btv et c, qui vont fixer I'orientation du point x par
rapport aux points coltrlus B et C:
/lIY-l/" +lJ
zoos (b'" + p)
- -

l'
(d
C)
\)
'(u
Q

l.ig. {?

Si I'on désire connaître les coordonnêes eêographiques de x, on cal-


culera trigononétriquement la longueur Ax ou Bx ou Cx-K, et

l'azirnut (l de x sur I'horizon de l'un ou i'autre de ces points connus.


On se trouvera alors dans le cas d'un problème étudié aux nos 5o4-5o7,
et qu'on résoud par les formules :
-ll7-
- L + P.Ii cos 0 - QK' sinn0
Lt
J'- l+RI{sin0secl'
(aoir plus loin t9s 5o4-J07 el Srct. II', 'tto 66 r) .

283' - Venons rnaintenant rlux opérations ptoprenrent lachiométriques


dans lesquels tout se ralnùne pour la pianinrétrie, rlu relevé simultané

o
L

Fig. is

d'un angle t, et d'une distance ç,. Lt nréthocle à suir-re ne présente aucune


difiiculté.

Lcs âr.r,teurs prrrlent ordin:riremcnt clc trois procéciés à eclopter suivant


les crrs :
-118-
Io Rayonnnemenl;
2o Clteminctnenl l

3" ,4lignement.
A qui regarclcrade près, il appirrlitrr qu'rlu fond tout sc ramène rlu
rayortnentertt en tachéornétrie; les deur îLltres procédés ne$ sont, cornme
on le Yerra tout :i I'heure, quc cles crls plrticuliers de cette rnéthodË
essentielle.

St,
-fB
lon

CaIei

:" Ni
\tfa:son Celet
Ilnclos
Casse

.Awenue de la H ê1lr
I *-"
",. ra1l
f\11 è

Fig. 49

284"- to Rnyonnenrcnl froprnnt:nl dit. I1 s'enrploie dans le cas où,

d'une station nnique, on peut xilcrcer-oir tous les points à lever.

Lrr station peut d'ailleurs s'ét.rblir à I'intérierir ilu polyeone (/rS. +ù,
ou snr lc pc<rimètre (f.g. aB); ou urême cr1 ,lehors clu polygone (fS, +g).
Dans ce clernier cas, il f.rudre procécler tl'unc uranière spéciale pour la
détermirration cle la superficie (uoir ttos t t 2-t t ù; mais cette disposition
-119-
particulièr'e de lrr station nc motlilie en ricn lrr ntirrrjère dc procédcr pour
le levé plrrnimétriquc olr altinrétrique.

285. - Cc ;rrocédé, extrênremeut siurplc, consisle à appliquer les prin-


cipe s cxposés ci-dessus (n"' 27 t t't strii',trtts). Aprà's c.lonc avoir mis

I'instrunrcnt en strtion, on oriente lc zéro du ce rclc horizontal sur une


direction llxe qui peut ôtre ou bien choisic lrbitrirircment pâr excmple
lrr vi:éc du point r (JiS. .t7), ou nricur la'rlircction cle lrr nrériclicnnc
rragnétiquc oLr uioerrrphique (r'oir ;llus loin Oritttlutiort des Plans tP, J t t
rl sttn'ttttls). l)urs ()n irrit u1r tour cl'horizon, s':trrôtrttrt à tous les points
utilc:i et iuscrilant, pour chrrquc poittt, sur le cilrnct, conrnrc il a c1tc1
itit ci-dessus (tt's zz6 t't sun'drtls, â\-ec 1l lettrc de la stltion, lc nutttéro
du point; l':rngle lrorizontrtl ; I'anglc verticlll 1a lecture sur lli tnire tle
lr projection cies tmits e xtrrlures dtt rétrctrle ; lc nombrc .le clivisions
intercept('es pirr ct:s trrrits ct lcur exprcssiott rtt urètres et frlctions du
nrùtrc; la hrrutcur- ..le point:rgc clu lll axial sur lrt nrirc, ct s'il I' a licu ll
trar{nction cie cctte vrrleur ct't tttùtre s ct lrlrctions ric ntùtt-c.

286,' - Si l'orientetion .1u trrchdonrètrc est urbilrrirLt lcs angles horizon-


tatrx seront sirl;ricmcnrcnt r.lcs angics plarrintt:lriqttLs inriiqurint l:r clirection
rlcs lisées p;rr rapport ri lir prenriùre viséc -: z,{ro. Si au contrilire I'orien-
trtion est {trrLrlie suivant Li nftrirlicttrrt', les angles ltorizotttaux scront des
o4itnttls, et le prenriùre viséc elle-ntûme clonrcrrr lieu à une notation
d'anglc horizontrrl (o) Si le lecteur veut bicn étudier la Planche r r (,i la
fin clu volunre), ilt.l t-t'roveu cle lrr feuillc de clrttet qui.'y rapporte et
qr-ri cst relrrtce (tt" ;28) \I rcrni.trqLrcra clLlc lrr lisée clu point r porte un
lzimut de jr j. 5o. Au chrpitrc suivrnt trous verrons quel grlnd avantilge
il )' a à adopter I'rrrieutatiou suivlttt lrr méridienne.

287" - tl est ér'irlent qLre dans un rir\'onucnlellt lrr sonrûle des angles
est de .1oo grrrcles.

On l clouc algébriqucme-nt ) Arl -- +oo gratles

C'est un nrolen rlc vérifrcation qui e son importxnce surtout au point


de llre cles clillére nces rtzintutrles.
-120-
288o - Pour se familiariser avec la le lecteur
méthode de rayonnement,
fer:r bien de se reporter à la plenche rr, et au tableau (* yz9) qui en
cst lir notation. Il sc rendr:r cornpte par iui-môme de la marche suivie
et constatera par: exemple que:
n ::_:= I O4mOO
lo Pour le piquet r
t)_ 3Iis 50

{) ::- I 2 "mOO
20 Pour le piquet 17
A_ 3ots 6z
etc... etc. ..

En réunissant ces piquets par des rlroites, on a le conÊguration


du tcrrain.

D'un autre côté pour le temps employé il est constaté dans la


colonne "Inrliution rlts slutiotts" qr"re le levé a été conrmencé à 3 h. et fini
ri 3 h. -1o. Cette constirtation rr son importance pour montrer la rapidité
rclative des opérrrtions trrchûourétriqucs, par: rapport surtout à l'étendue
de la contenânce.

)r,fl

Fig. 50

289" - 2" Ghem,inements. Supposons que d'une station z4 (rtg, So)

on ait levé par rayonnement les sommets'des parcelles rr 2, Jr 4, 5, 6r.,.


12, rj, et qu'il faille lever toutes les autres parcelles a, b, c, d, e, f, l, m,

ces dernières hors de la nortée de la station.


-121 -
Pour rattacher ces prrrcelles on sera obligé de faire un cheminement
A, B, C, D, E, c'est-à-dire de se tfânsporter Successivement à divers
points de stationnement qu'on reliera les uns aux âutres. Pour cela quand
on aurx relevé tous les sotumets r,2, J,.....'....1o, rI, r2, r) de Ia
section A, le chef de brigade choisira 3 propice pour relever les points
d, b, c, d, (, f , puis une autre station pour relever g, b, i,, puis D pour
relever i, k, l, enfin E pour relever til. ?/, etc. Il lui serx inutile, si ce
rt,'est comnrc z,ërifcaliort, de relever ii ia station B les points déià pris de

'-'-7,

I
so" 3
I

qor,
i
e. '\ ^v-./
ÂelLi/
$ ,fl91'7
\
\..\.- ./'
..r.f)!7
9:'
\ ./'
YSO'll
I

I
t

i
I
ô snn (;
Fig. i t

la station A et voisins de B comme t, t7 par exemple. De même à la


station D, il lui sera inutile de relever lcs points /, T, g, ro et ainsi
de suite par la raison bien simple que ces points ont été déjà déter-
minés d'une cles stations précédentcs.
290" - la figure 5 r nous montre cependant que, dans les
L'exarnen de
opérations soignées, on relève ainsi quelques points de deux stations à
la fois. Ainsi (fg. 5r), les points 4. 5,8, ont été relevés de la station r
-122-
et de la station 2i de mênre les points rr, 12, etc., tle lir station 2 et
de la statiotl 3. On obtient ainsi cle vérital'les levés par intssectiar? olr
pat rctottpenl.ent, et on ajoute a ses données de précieux élérnents de
corltrôlc. Si pourtant on veut opérer rrrpidenrent, on onrettrlr ces visées
qui ne sont pâs nécessaires.
291" - jt justifie ce quc lrous â\rons avancé ci-dessns
Cette tuôtnc figurc
(n' 281) r\ savoir quc le chuttittt'tnent n'est ri vrli dirc qu'un cas parti-
culier du rtyouneutant. En cffet, le point de station u(, 2, n'est ri pro-
prenlcnt pirrler quc Ie point tcrurinus d'urr r:lyou de 1:r station no r,
d'où I'on reconrmeucc à rrrl'onncr \rers les points 4, 5, 8, 9, Io, rr) rz,
r J, etc.

292' - Qrand on doit passer dc la srâtion r à la stârion z) il faut


lnettre un soin particulier :i bien relever le ravon .S' S-' soit pour la
distance, soit pour l'angle horizontal. Arrir'é cn .5' orl soigse le râ),on-
nement arrière stlr.l', cotlttle eussi le rxyonnenlent sur la station pro-
chainc S' etc.

l'ig{. 5?

293" - Si I'oricntation dn linrbe horizontal s'est faite, cn S', sur


une direction arbitraire, arrivé cn .9', on s'oricnterr sur .ç'. pour cela,
après avoir mis le tachéomètre cn station, on fera nlalquer âu vernier
du plateau horizontel un angle égal à o de la visée précédente s' .f,
augmenté de zoos . Fixant aktrs Ie vernier par sa pince d'arrêt, on visera
exactenlent rlvec la lunette Ie signal S'. Dans cette position, on immo-
bilisere le plateau au lnoyerl de la pince inférienre, et on reprendra le
travail de rayonnement et de notation des clonnées collrme ci-dessus.
123
-
Si on s'est orienté sur le ntëritlitnnt, 1l n'y a qu'à rétablir en So
cette or:ientation au rnoÏen c1u déciinatoire rnagnétique (z,oir n" t69). On
fait I ensuite ,un poiuté sur 1rr station précédente ct on relève I'azinut, ponr
contrôle cle 7a. clirection J' J'.

294" - 3" Alignement, Cette fornre cic ler'é est ulr cheminemerrt
dctnt lcs stations sont srir le 1-rrolongcnrcnt ci'une 'mème droite ( lrS. t), S

[Jn des avrtntlges tie cc procédé est qlle lcs.iivcrst-s stirtious grrrclcnt ie
nri'nrc l-rziurut.

$ II - LEVÉ DE L'ALTIMÉTRIE
295"- Lrr clétr'rurinrtion de I'altitude constitue lc complément de
nos opérations de lcr-É .1cs plans. C'est la troisième cles coordonnées
topographiques ott géoilésic1ues, qui l pour hut cle déterminer Ia h.tuteur
cles tiiilérents 1-roints de Ia tcrre nr-rlessus clu niveiru l]royer] de ,la lner.

Ces nivelleutcnts ou rechercires cl'altituclc se font de deux nanièrcs


distinctt's :

I' Soit rrvec 1e baronrctre;

zo Soit rrvcc le t:rchéonrètre.

I. }TIVELLEMENTS BAROMETRIQI]ES
296" - Ce çrrocét1é. crpéditif mlis peu précis, se brse sur lrr loi de
Mtriolte , qui ver:t rlllc lrr prcssion cle I'air sur lrr 'colonne barométrique
soit d':rut:rnt nroinclrc- que l':rltitudc cst plr-rs élcvée.

297" - Lrr tlon hornogé'ni'ité des couches .1'rir, surtout en des stations
qtte lque peu clistautes, ies changernents dc te rlpérrtture, d'e{tat hvglomé-
tricltte, etc. , ctc. ) cmitôchelt quc lc I'taronrètre inscrive â\,ec une pr écision
absolue les diflërences de nivean. Ponrternt,
e11 utilisrurt r'lenx 'apparcils,
dont l'uu à poste fixe penrlcttrlnt la corrcction, cn edoptant ccrtlines for-
mule s approchcaes, en rrjoutant les correctior-rs, rlui ont e té cllculées
d'avance et qu'on lit dlns les t:rbles spéciales .lc Rrrdau ('), or1 obticndrl

(t) f.cs tables de Radausont en di,pùt rhez H. llorin. llr rue Dulong, paris
-124-
une évaluation rapide cles altitudes, qui suffira dans un levé
expéclitif.

298o - C'est :i Pirscal qu'cst due l'idéc d'employer le beromètrc pour


mesurer les difiérence s de niveau. Laplace a trouvé la frrnnule initiale
relative aux nivellements barométriques: elle est basée sur irr loi de
Mariotte. Les observations r.loir-ent se {:rite lux deux strrtious.

299" - La formule tr:oLtt'clt- prr Laphcc t-st lx suir,'ltnte

b,, *-,2M7, 1
z, -
o.T6f
-
n'".L,
2F +ll
* -*,,; - f / + _R: _/\.^.ro* -i,_
J L(.' J

(t + o.ooz6S cos: /.)

Pour obtenir cette formule, Laplace a supposé I'atmosphù're prrtagée


entre les deux statious, en couches infinintent tninces.

Soit Z Ia distallce de I'une dc ces couches à la surface du globe.


-
La différentielle de Z sott ép:tisscur.
-
P- pression par unité super:ficielle à la pârtie inférieure de cette couche.

n le poids du urètrc cube cl'ilir sotts cette pression.


-
M- module des logarithures népériens o..l3+2g15.

Dlns cette formule lt est lr halrteur b:rr-otnétrique obserr'éc à la sta-

tion supérieure et réduitc ri la tcrnpérature clc lt statiou inférieure.


j# la {ormulc de
S00o - Lc cæfficient n..,, sc c1éteiminer avec
Lrplace, en l'appliquxrlt ,i'.1.u.. stetions dont on a opéré le nivellement
géodesique, c'cst-ri-dire quancl on connait les cotes exactes cles deux sta-
tions considérêes.

a été trour:ée égele à 18336 pa,r Ramond


La valeur dc ce cæfLicient
de Carbonnière. Biot et Arlgo l'out cléterrninée directemeut.

Pour tàire- disp';rraitLe Z dans lt- second mcmtrre ott procède pàr

approxinratiotts sitccessivcs

l'on pose Z,- 131;6log 4-


125
-
première valeur approchée qu'on obtient en négligeant les températures
ainsi que les quantités -fr ., .o, z I oR obtient
/+ -rr '/r\
Z"- Z, t Vo
I OOO
z

Et en rempllcant on a enfin

/ 15116 t"* ";- + t !u** 2,1 z"xo.ooz6scos z / f


-
(Z'+zMrljl6)+
Nous ne pouvons entrer .lâns un plus grand tléveloppement de cette
formule sans c1épasser les Iiniites d'u. traité générar.

30[" - Dens I'Annuaire du Burelu <les Longitudes, on trouve ies tables


relatives à cette formule, pernrettant ile calculer les cotes jusqu'à
gooo nrètres d'altitude.

Ces tabies, dues à M. lvlathieu, supposent que le décroissance


hygrométrique avec l'altitude suit une loi moyenne.. que Laphce a fondue
dans la loi de décroissance rnoyenne de tempéreture.

302" - Les prosrù's efièctués, clit M. xfathieu, depuis l'époque cle Laplace
datrs l'étude de l:L météorologie clémontre nt que cette hypothèse d'un
equilibre stetiquc de I'rtttrtosphère, nécessaile pour ln construction des
tlbles uuurériques, est souvent en désaccord rlv€d la rcirlité ; aussi doit-on
mettre le lecteur en grrrdc Çoutre |a, pricision exagtrie qu'il serait tenté d'irt-

tribuer à quelques couples jsolés d'observrrtions L.,rlométriques, même


simultanés, .,laus une ascension rapicie des montegncs. A cles époques de
grand calme, I'approximation sur la différence d'altitu<le peut être estimée
L une dizaine de mètres, rnais, dans les temps de bourrasques, Ies
erreurs peuvent atteindrè des valeurs invraisemblables.

303"- Le lectcur est prié de consulter l',lttnrtaire tles Longitudts sur la


marche et le t,ype du calcul. Commc ce livre fait partie du bagage de
I'opérateur au tachéoniètre nous cro)'ons inutile de reproduire ces calculs.
Au reste ce mode de nivellement ne sera guère appliqué en géodésie.
- 126 ---

304' - D'après I'appiication de ces fortnules, MM. Bravais et Martin


ont mesuré la hantenr ,do Mont-Blanc, lc ry Aotrt 1844; latitude
mo) etlne 5 r grades ; I'altitude connue de la statiou de départ était de

4o8 mètres. La cliffïrence de niveau {cntrc cettc première station et le


sontruet a été trouvée égrle à 44o6 tnètres 90; en y ajoutant 4o8 tlètres
ils obtinrent pour l'';ritituclc du Mont-Blanc ll ctlte cle -lB r i mùtres go
alt-rlessus de la mer.

Par les opérations gûoc1ésiques, cette altitudc cst trouvée égale à

4tiro mètrcs.

305. - Les observrttiorrs clc qrandes di1lérerrces tl'rrltitu.les doivent ôtre


faites :Ivcc un blronre'tre à mercure. Lcs brrrotuùtres :ruéroïdes, si por-
tatifs et si souvent utilisês pollr nesurer de faibles ditlÉrences r1e uiveatu,
coltduisetlt souvetlt r\ cles erreurs très grrlYes, lrlrr suite tits retards
d'élrrsticité tlu rtrétrrl lrrrs.luc 1t-s pr e ssiotrs attxqucllcs ccs instrtttnct'tts sont
sounris vrrrient i rtpi.lr'tlent clltrc .1c gratttles lirllitcs.

Ii scrrrit pr11- ercmirle absolunrent ridjcr,rlr- cie chercher: à contrriler.,


rrvec ulr balonrù'tre lniroïJc, 1es altitudcs,les grrrtttis ttrassifs lltolrt.tgneux
déternrinécs par lcs opérrrtions gÉoricsitl,rcs (r,orr- l'Attittttirt ,lrr f*trtrttt dcs

Lotryitudu).

TI. }TI\rELLEMENTS AT] TÀCHÉOMÈTRE


306,' - 1" Nivellellrent direct ou Continu. Le trchéornètre
tlevicnt trc's lecileutcnt ttn ittstru,tttrnt tntiar'.rs,:1. Er-L aLirrptat)t sltr la lunette
1e ttiztcttrt à l,ttllr irrJ,tfrn,l,tnte qrie conrportcnt tot-ts lcs tttocic\lcs courprlcts,
or1 rrur i.r e1 lrrrin un r'éritrrble niatrtrr ,l'Egttult . Avec ultc mire parlrtute,
orl pourr..r f:rirc trùs c\r'tcttI-Itcnt torite s lcs opérations du ttiutllttttcttt direct.
Suiyelt ce procédé, lc plus long ntrtis 1c plus prticis de toLls, tlll lllesure
la clistancc verticale qui sép;rrc lc sol, rlc la ligue /sori.-,attttlt de visée
que toLrrnit la llructtc, r-lr-rrrntl lc uit't--rtt-'t motrile rt sa bullc entrc lcs
rcpù'res. L'e<qurtion finrr1.- rlc 1e cliflérencc clc nivertu (/ lt; eutre la station
11e rléprtrt ct l.r strrtiotr tl'rtrrivdc cst:

307' T o Dlrns lc clts cle clcttx stiltions seulettletrt :


r/Àr-- t1
-lt
-t27-
308" - zo Dans le cas d'un nombre quelconque de stations intermé-
diaires :

-a { a.' * n" + d."'. (b + b' 4- 1," I


dN Lllt .....
Lt orn
çtvrJ \

ce qui se lit. Lrr différence de nivear.r egale la sonrûIe des coups cI'arrière
(o,n', a", elc.) rloirrs lrr somilIe des coups d'lvân[ (l), b' , b", etc.).

Il n'y a pas licu cf insister sur la pr:rticluc de ce mode cle nivel-


lement, parf:riternent connuc de tous lcs opérlteurs, et qui n':l rien de
strictement trrchéornétrioue.

309" - )o Nivellement trigonométrique. tl repose tout


entier sur la forurule cle résolution dcs triangles rectrngles, d'après laquelle
un côté de I'angle droit éeale I'autre côté multiplié pâr la tangente de

K
F-ig. i3

I'anglc opposé ou lrr cotxngente cle son conrplénrent: H-Ktg"-


K cotg V (rtc. S;); nr:ris les procédés serollr plus ou moins complexes selon
qu'on opérera tlans le s lirnites restreintes cle la topogropltir ou sur les
grandes dist:rnces c1e la giolisic.

3{0. - A. Nivellement géodésique. Le nivellemenr géodé-


sique a pour but de dêterminer I'altitude des points principaux d'un
canevas.

Le nivellentent topoeraphique que nous étudierons no. Jr8 et suivants,


s'applique tux points secondaires.

La différeucc entre ces deux sortes de nivellement, consiste en ce


que cians le pretnier cils on tient compte cle la rourl,rn'e dc la lerre et
de lr rttfructiotr ttltuospltiriqut; par conséquelrt le ruot " de niveau " ne veut
pas dire "horizoutalement", mrlis suivant 1a courbure qu'rrffccterrrit lit ter-re si

clle êtait enveloppée d'e:iu dc tous côtés, ilu môme nivcrru que lir lrler.
-l2B-
Tandis que le nivellement topographique lait abstr;rction de cette cour-
bure du sphéroïde terrestre et ne s'occupe que cles projections sut: un
plarr lrorizontrrl . Soicut donc (fr7. S i .

Fig. 54

3l{." -= la stutiori ou est installé lc tachéonrètre


',,
J7-

v :rngle zÉ'rritlurl ilu poirrt P


-
P _- Ie point dont on veut lvoir l'rltitucle P ll
Z
- le zénith
o -- le ccntrc cle la terre
AB
- corcle ct urc de A en B

R
-AO
x B- irautcur cherchée
P

7: longueur rie l'nrc A ll qui mesure I'angle A O B


dans le cerclc dont le ra) oll cst I'unitê
OD
- pcrpendicuhire sur la corde A B
AH - t:rngentc i I'arc au point ,4.
-129-
I-e triangle APB donne

.r _:.. PAB
sttt /t\
,trc A-B - t_si, P \rt )

- î.{it -T.fp aÈfn - - I' +,2 '


angle TÀ1i rooc o
arcAI)-P.1'
:Ê =- î{B H,4
- tl -
P =-- (roos O) (roor f/) O;
- - - -
En remplaçant dans (,{) tln
^:
R 7 sin (roo* Il +'2 '-- O)
-
- si, (Z O)-
-
on sait que siri (roo [') cos trr
- -
R' '1 ( r' +
' sirt,\=-' -j o)
d'oux- ^: -/ (B)
\"'/
sin (It O)
-
312' - Le rayoll À doit ôtrc augnrenté de I'altitude chr point A. Si
le point -4 était âu niveau zéro, o1l aurait, R le ra)'on tcrrestre sous
-
la latitucle consiclérdc; si la cote de ^l était B on aurlit R R'* a
-
l,lt': + - u (r L, sino D -+-
-
(I/oir no, r7-26 cl z6S).

3{3" - Cc. firrtttnles clonnent irr (()r't'L'L'li0tr'dt i()urbltït1 nrais, en g-éo-


dêsie, il faut tenir con)pte aussi de la déviation que subissent les rrrvons
I luminer-txqui, datrs leur trrrjetf ile P fen ,{, trrrversent cles couches cl':rir
i d" diI1érente densitô. I-e rrvlf ciutt it riJructiort ultrrosphlriqtrt esr cstiuré
' o,o8; c'est le chiflre acluris pâr Delrnrbre. Avec cette donnée on rrboutit
à diverses fominlcs ..le nir,'ellenrent uéodésique, par exenrplc :
o,-12 -'ii
K'
3t!.4" - r - /{ coï I' * + ,l f (')
dans laquellc :

/i : côté géodésique
dT hauteur de i'instruntent
-
or12 Ii,
R
- corrcctlon

R rayon terrestre.
-
-130-
3{5" - Voici trois autres forurules donné'cs pâr Sexcurr -dans les

Tables centësimoles :

Zt -- K sin (ff + o"qz I{) sec (H { o"o9z I{) (r)


(I'- o"ogz Ii) (;)
- Ii cos (tr'-
Zt o't-12 I{) cosec

zt-z" +h'+h" (+)

I)ans cette derniùre fttrtnule :

K tg H Zfttrtttule
7"
- Kcotg
srtus corrL-ctiotl
-
h' 1," correction fburnie par les Tables
-
fournie par les 'I'rrbles
lt't
- 2e correction
Enfin, drrrrs les trois fbrnrules ("); (l); (+), nous rlYons:

Zt Diffûrence dc nir.'eau entre lrr station ct lc point dc mire.


-
Z -- Ditrérence de niveau rrtmenêe au sol c1u signel /''
- -11.
/r Hautcur du point de mire :ru-dessus du sol.
-
Ii - Côté géodésique en rnètres.

H - Angle de hauteur - (roos fa.


-
Z Distarrce zénithalc.
-
rz Cæfficieut de réfraction atnrospliérique.
-
R Rayon terrestre.
-
Le cléveloppement de ces formules nous entrtinerâit trop loin.
Nous nous contenterons d'un exemple tiré des Tables centésimales
Sanguet.

316" - D'un point l, on :r observé la hauteur H d'un point B situê


à h rlistance K, calculer par la formule ("), la différence du niveau Z'
entre ces deux Points.
on doune K 7z4o k' oo
-
H -- i z6 grades 715
131
-
Calcul pâr l:r fomrule (z) et les tirbles centésinrales
H
- * 26.71;

o" o-tr2 I{,'-: 4 o.oJo

26" .26 j los sin


- g.6r.o8z

o" oyl 1( (') _- + os .()J6

26, .8or log sec o.o j .968

log Tzqo 1 .8 t .e7.1

Iog Z' _ ). j ro.21

- + )2J7""72 Zt

3L7' - Drns I'exemple ci-clessus, on suppose que la station A est âu


niveau 0i si le point A était ri une cote ,r, la lone'ueur 1i (côté géo-
désique) d'evrait slrbir une corrcction

loc À
- log li' o.oot)o/ #"
-
Ces formules (z), (l), (+) sont très pratiques et conrmodes à appliquer,
sous réserve cepeucl:rnt que Ia valeur de n - o .oB employée est trop
forte et devrait être rarnenée à o.o6 5 .

(I'oir dtns Sungrtet rlts utmples d'tltflimtiott des fonnules (j) ct (+)

318. - B. Nivellement topographique ou tachéomé-


trique. Darrs les limites ou le tlcliéomètre fonctionnc avcc la mire
parlantc, il n')' e plus lieu de faire les corrcctions géodésiques. Aussi
le nivelienrent est-il extrôrnemcnt sinrplc. A proprement parler, il se
.

ranrène à un trlvail de L-tureau sur les clonnêes déjà recueillies au carnet


(olonnes r it g : z,tttir ci-dtssus no' zz6 ù z4z). Ces notes fournissent en
e{Tet, commc noLls le verrons dans nn instant, les rno}'ens de connaitrc
K côtè géodésique, et tr' angle zénithal, ou H angle de hauteur : il
n'y a plus qu':i appliquer les formulcs trigonométriques simples

1t) t'arre attenl,ion qLre I'on devrait pn'nrlre Ott,092 L; au licu d,e 0,050, mais r'olrme cli'jà l'orr a calcul
il + 0tt,042 li, ttu u'a cJtr'à a;outcr Ia diffèrence Ott,050 po:ur avoir 0tt,Og2 h.
-132-
319" - Voici pratiquement tont lc mécanisme clu nivellement tlchéo-
métrique:

On déterrnine d'abord la cote C) de I'axe dc I'iustrument qui est égale à


celle du point de station ,4 rnarqué sur le sol,augmentée de la hauteur r/ 7'
de I'axe de la lunette au-dessus du sol, hauteur qu'on mesure directement.

Pour déterminer ensuite la cote d'un point quelconque B, deux cxs peuvent
se présenter :

320" - ro Si I'on descend c'est-à-clire si Z) roo grades, la cote du point


B: cote O-H-loucoteO-( H+t ) - cotc o - K(li7.St).

rig. 56

321" - zo Si l'on rnonte c'est-à-dire si Z roo grades, la cote clu point


B- coteO+ H- loucoteO+(H L).
_ 133

Dans ce cas on peut encore al'oir ro t<h


20 t>h
rerCas. t<H(/ig.SS).
H t ou K est alors une quantité positive, et on a cote B
- cote O + K
-
322" - 2mc f,x5. t > H (fig. Sl).
H f devient une quantité négative
-
etl'ona B- coteO-K.

"A
:

Hi jt
I
i
I

Fig. 5?

323" - Dans les formules ci-dessus, Ies différentes quantités sont données
directement par I'instrument :/ est la hauteur du frl axial sur la mire; Z est

I'angle donné pxr le cercle vertical du tachéomètre; seule la veleur de .Ff

est à détemriner.

Or le simple examen des lg. i i ù 5T perrnct de voir que l'on a toujours


H- dcotg. Il

Quant z\ d, cette distance se déduit des tlonnées du carnet, et se

alcule rru bureriu, comllle nous :rfions le voir.

323bis Reste à examiner le cas oir I'on change


de stations. Dc ichaque station nouvelle on déterrline I'altitude de
la station arrière et de la station ravant; chrque stâtion se ltrouve ainsi
reler'ée deux fois; l'on compare les résultats et l'on prcntl h moyenne.
L:r différence varic génémlernent entre o.Io et o.ri centinrùtres. Il faut y
lpporter tous les soins de manière que cette différence ne soit pas plus
-134-
de o.o6 centinrètres. Ces différences proviennent souvent de ce que le
porte-mire ne tient pâs sa mire droite et bien verticale, inconvénient que
I'on doit atténuer autant que possible en recommandant aux portes mires
de faire plus attention.

AnTICIe II - TRAVAIL AU BUREAU


324' - Une fois :rclievées et les opérations décrites à I'article
notées
précédent, c'est affirire âux calcuhtew-s et âux dtssinaïeurs d'achever âu
bureau le solution du 1c' problème: détcrmination de la blanimëtrie et de
I'altimétrie.

s r - TRAVAIL DES CALCULATEURS:


ACHEVEMENT DU CARNET DE LEVÉS
325' - I1 faut reprcn.lre ici le carnet au point ou rlolls l'rrvons laissé,
c'est-à-clirc à le colonue 9 (t,oit' ros zz6-z-72).

dc commodité, rcprrocluisons ici lc trblcau.lu (n" zz6).


Por.rr plus
On sait qu'il se rétcrc '.ru lcvé .lu terrain représenté pl. II à la fin du
volume.

326o - to. On y inscrit lrr disttutce horiiortttrlt notée ordinaire-


Colonne
ment d (distence), oll p (r,rvon vccteur)r ou Ii (côté géodésique). C'est
le grancl avantage rlu tachéomètre rle fournir cette longueur slns chaînage.

327o - Qtand Lr visée est presque horizontale, en d'autrcs termes


qu:rncl l'angle verticxl (L-all,tnt t) diffère peu de rooil soit 98s à rozs,
la distarrcr horizontrrle 1rc diffè're pils du rtotrrl,re .génëro.tttn- exprimé en
nrètres ct fractions .le rnètr-es ct noté tlrrns 1:r colonûe T. On le trânscrit
alors tel quel d;rns l:r colortnc ro. C'est:ritrsi qu'or.r a procédé, dans le
tabieau que nous étudions, pour le pointé r1o r où nous trouvons
répété le chillre I<l4.oo? etc.

Pour Sagner du temps, lt teneur dc Cnrnet pourrait rernplir sur le


terrain ces casiers cle la colonne ro qui ne clemandcnt pas cle calcul.
-135-

(J
z
Ê*ô
4
.g

z4 _3a: t)
-u
lr
.r) 2
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-

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r- tÊ c": 't- ci ,-
-----r-+

i-:aGrCî âial*?l
,
.

\: I rr

Fl
-/.
-136-
328o - Lorsque I'angle z
est plus grand que roz grades ou plus petit
que 98 grades on détermine d palr la formule s sirtu V. Ces distances
rectifiées s'appellent d et se mettent dans la colonne ro.
d-gsinnl/.
Soit, pour les deux points .Ç et M, ri déterminer tI distance horizontale
de.9. M (rt1, ss).

Soit g la iongueur a ù inter:ceirtcre srir la mire par les deux traits du réticule,
g' la longaear a' lt' qui serait interceptée sur une mire perpendiculaire à la
ligne de viscle O C, g' mesure la distance O C.

È'..;

i< ' --d-*- ------'.- j


ii
Fig. 55

Soient V l'ang|e zénithal er d la projection horizontele de O C.

Dans le triangle O P C on â :

rl-O Csin f,r-gtsinV (r)


or o c étant très petit on peut considérer a' C comme perpen-
i'angle a'
diculaire àOa'et l'augle OnC rée.llement ::=-ft, com11e egal à Z ce qui
donne :

Ca'-Casinl/
ou g'
- g sin. tr'

Cette valeur de g' appliquée llans la {ormule (r), donne


d:gsin'f/
Ce qui revient à dire :
-137-
La " distance réduitc à I'horizontalc " s'obtient en multipliant le " nombre
générateur"g lu directement sur la mire par le carré du sinus de I'angle vertical.

329. - On pourrait d, et assez vite, au moyen


évirlemment calculer
des Trbles dc logarithmcs. Pratiquemcnt, on se sert de règles à calcul
spéciales dites -R,'li,'s loga'ithmiyrcs, ou de Tables calculées d'Avance,
notâmlrent des Tables ..lc Pons ou des 'f,rbles de Granet.

330" - Règles logarithmiques. Les rùgles logarithmiques pour


le tachéomètre portent, indépen,.1amment des écheiles .les nontbre s, clcs

sirttts et cics langtntes, une échelle des siri',

Cette échelle nc va que .le -1o à r6o grades, lirnites qui ne sont jamais
dépassécs dans ia pratique.

Cette échelle porte deux numérations : Ia première allant de gauche à

droite, comprencl les arcs de -1o gm.les à roo grades et la deuxième allant de

droite à gar-rche s'rrpplique âur ârcs variant entre roo et r6o grades.

Applications :

ro soit d i6j sitt' tzz gr 40


-
ov log d, log 36 j + log sin' rzz gr 40
-
On anrène I'extrémité de la réglette au-dessus clu nombre i65 et le résultat
d. lzJo' se trouve au-dessous de la division rzz gr 40
-
oo soit r/ _ )6 j siri' 94 g/- r 5
or,r /rrg d l,'g i6S Ct du log sirto g+ gr rj
- -
On amène I'extrémité cle l'échclie des sil' au-clcssusdu nombre 16S et Ie

résult:rt d J6?'' se trouve au-r.1essus.1e la division 9-tr gr rS.


-
33{" - Tables de Pons. prge contient une Table ana-
Charluc
loqr-re r\ celle que nous reproduisons ici. Les trbles sont calculées pour
dcs rrrr.glcs échelonnJs dc ro en ro ccntigrrrdcs.

En tr\te de chaquc pagc se troll\re un tabieau indiquant de ro en ro


mètles, la quanlite à déduire du norlbre générxteur g, lu sur la mire, pour
obtenir la distance horizontaic.
-138-
ANGLE VERTICAL QUAilTtTÉ A DËDUtRE DU r{0MBRE GËNÉBATEUR
pour obtenir la DISTÀNCE ITORIZONTÂLE
108 40sr.
!.o 0.2 60 I.0 110 t.tl ,,60 2. ti 2to 3.6 260 4.5
91 s'' 60 20 0.3 70 1.2 i.20 2.r, L70 2.9 220 3.8 270 .t.l I

30 0.I'r ao l./ 130 2.2 lao 3.{ 230 4.0 zao ,tl
40 (1. i 90 1.6 !.40 r)Z
190 33 240 4.2 290 5.0 i

r ruo*: u. I i??? 50 0. t) 100 tn i.50 9.0 200 3.5 250 4.3 soo 5.c
I I

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2 i7 l2 10. 88 2 fol 2 ;ul2 8l 2 32. t2
3 7rl3 t1.02 3 3rt 3 I 3 63 lG.1)4 3 !.) :lt,
4 8rl 4 15 4 46 1 4 til4 27.0i 4 38 t4 69
5 5.C7 | 5 28 if 5cl5l 9t.f'0 15
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30 r; | {70 l,t | 2{0 97.8i 250 l8 49
I 'iil t t2.08 ,J,
3r) I ,. irr | 4. 28.0() I 31 fi9
2 |
ri.{10 2 2l 2 ;-r9 I 2 83 12 ltt 2 q;l tll
3 7.03 | 3 34 3 fi5 13 22.efi | 3 2i 3 ir8 38.89
4 rTli 48 4 78 14 9J.o$ | 4 40 4 ,1|
3e.02
5 30 l5 6l 5 t7.9? | 5 r::l 5 fi3 5 84 l5
6 43 l6 /.1 6 18.05 | 6 rril6 6i 6 3t-1lu 99
7 17 l7 ,t9.87 7 ftil 7 lsl7 80 7 3t.tl 42
a
I
70 la
u3 l I
13.0r
t4
a
9
32
l:'l
1a
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6ela
iû19
98.
99
J)3

.0i
a
9
2tt
ol
t; ;

68
);)

60 7.C6 | ,loo ,3.27 t40 18.ll8 | {80 93.80 | 220 99. 90 260 31.51 t,; 39.82
-139-
Soit à frouver la tiistance horizontale pour un trontllre génératcur de r8o
mètres sous un angle de ro8s4o.

Nous voyons quc pour cet angle, la quantité à déduire du nombre géné-
rateur est dc J*r à rBo mètres et nous avons pour distance horizontale
il: t8o- 3,r: 176^9o.

Si le nornbre générateur était r85, la quantité à déduire serait la moyenne


entre 3rr pour r8o et J,3 pour r9o, soit j,z et I'on aurait d, r85 3,2
- -
: r8r.8o.
La Table de Pons donne en outre directement la hauteur verticale pour
un angle détemriné et une distance horizontale quelconque (voir no jog).

332" - Taloles de Granet ('). Pour obtenir les mêmes résultats


que ceux donnés par les règles logarithmiques et pour lcs contrôler, ou pour
nombre de calculs employés en tachéomûtric, on emploie les tables
tachéométriques centésimales de poche de Grauet, petit volume qui n'a que
o.r3xo.o8 et qui contient les tabies suivantes:
TABLE I, donnant les valeurs naturelles des cosinus', tangentes, sinus et
cosinus pour tous les angles du quadrant.

TABLE II, pour la conversion des grades en dcgrés, minutes, secondes


èt réciproquement.

TABLE III, donnant Io les longrueurnr.,d. l'arc correspondant à un angle


au centre de r grade pour 50 rayons (
,- ) I z" l'angle au centre correspon-
dant à un arc de r mètre de longueur pour jo rayons (#-)t

TABLE I\', dcs angles au centre pour des arcs i'gaux variant de o mètre
â zoo mètres de dévcloppement et pour j2 ra)'ons usuels.

TABLE V, des r/z angles au centre ou :rnglcs inscrits pour ..ies ârcs
variant de o à zoo mètres de développenlent et pour j2 ra)rons usuels.

TABLE vI, cles valeurs du rapporr !ff vou, des angles au centre
deoàroogrades.
TABLE VII, donnant les valeurs, pour rayon égal à r, des tangentes des
angles supérieurs à 5o grades.
"140
-
Bgg" - Colorutc rr. On y inscrit ia HLtult.trt' z,erticale clu point 'visé.

Cctte vlleur, ordinliretrtcnt uotéc .ËJ, r"épond :i la {ormule :

H - d cotg V - d tang /"' (')


d est conltu prlr la colonne Io; tr/ est incrit dans la coionne t; h :
anglc tle ltauteur, est le cottrpléurent de Il; on peut donc calculer facile-
ment II . Dlns la prxtiquc, cLrllrne pour clétcmline r les valeuls de la
colorrrc ro, or1 a recollrs à le RLg/c logttt'itlinriqllr ou âux T-ttltles de PLtrts'
334" - Les dcux colonnes suivantes serl'ent ri pr'êpar:er le calcul définitif de
nivelletnent. On y inscrit lcs vlticuts calculées ci-après.

335. - Colonne Quantité qu'il ,firudra ajouter à l;r cotc de


12. (H t)
-
I'ilstrument pour avoir la crrte du point visé quand cc point est plus hxut que
f instrunrett. (r,oit' tto J2r ; lt1. 16);
336" - Colonuc 13. (II f /) ou (t H) Quirntité qu'il feu.ira rctratrcher de
-
la cote de I'instruntellt pour avoil i:r cote c1u point visé, lorsque ce point se

trouverx au-clessous rlur niveau Lle f instruntent. Ce sera


-
(Ll + /) si le sol c1u
ce sera (t H)
point visé3 est plus b;rs quc Lt strrtiou 't (lr1. 5J,tt" )2a); - -
si le point visé B est plus hrrut quc ,4 qucrique tloins hrrut que l'instrutnent
(fg. Sf, no izz).
Les êléments -I1, l, à unir on i retrlnchcr pour former ccs valeurs se trouvent:
/ dans lir colonnc g; H tlans la coiouuc rr.
gB7" - Co/,,ttne r1, Ellc trrrépllc cllcul frnal du nivelletucut.
aussi lc
Orr y irrscrit Ia, cole cle l'ittslrurttutt, composée de la sonlnle algébriqr're:
ro De la hauteur instrumentale (d T) inscrite daus la colonue 2;
soit r^ 27 pour la station P drtns le tableau du n" zz6.
2ô De lrr cole de 11i7,g11g1111:ttt dtt sttl de ltt slulitttr, inscrite dlns h margc
de gllrcfie rlvec ies indicatiols relatives à la station' I)ans ce tableeu du

rf, 226, nous lisons sluliovt P (6p*oo).


64o,ooo*t'"27-64r^27
qu'r,n ir ttotJs clrrus la colonne r4'
-141-
338" - NOTA, Les carnets actuels préparent dans cette colonne 14
le calcul, lton de la cotc définitrve, mais des différences de niveau
enlre ltt stttiort et choctnt dts ltoirtts. Tels sont les carnets tachéométriques
cle la uraisou H. MORIN. Dans ce cas, on inscrit dans la colonne 14
seuleurent la hauteur instrumentale affectée du signe (+) ri la visée est
faite en urontaut, et du signe (-) si Ia visée est tàite en descenclant.
(Voir H. MORIN, riolicc strr la Tachéomitr'ie.6" édition, Janvier rgoB; page 33).

339" - t5. Daus cette coloune on inscrit la cote d'altitude cles


Ct',lonne

points visés. On I'obtient en réalisant les opérations convenables sur


les chiffres des colonnes 12, rj et r4t. Ainsi, clans le tableau clu no zz6,
pour le point no r, on a retranché 3*r r (Colounc r J) de 6qt^27 cote
de I'instrument (colonne r4): on â obtenu 638*16, cote du point r, qu'on
a irrscrit (colonne r t). Pour le point no j, on a ajouté + o,6g
(colonne 12) ù 6+wz7 (colonnt t-7) et on obre'u 64pg5, core du point
3,
incrits (colortne rt).

340" - NOTA. Dans le câs des carnets


l.ypc H. a,Ior.irt (roir rn ;18) on
inscrit dans dans la colonne r5 la différence de niveau de chaque point
Po, rapltort à ',lu stoliotr. On I'obtient cn faisant h sonrme algebrique tles
nonrbles de la colonne 12 ou 13, et de la colonne r4 da H. Morirt.

341'" - colonne t6. x,Iorgc ie droirt, on y trace des croquis; on )- ins-


crit les rcnrarques sur 7e ltoittt uistr, comrlte on a inscrit clrrns Ia lnarge
de gauche les renseignetrlellts rcletits à Ia statiou. Durs les 'carnets typc
H. A[u'itt, c'est ]ciaus cette marge qu'on inscrit Ia colt: fndlc cles points en
retratrchant ou ajoutant leur difle<rence rilLttiut de niveau (colorttte r de
t
H. Morin), à la cote d'eltitude rle la sration.

CONCLUSION DU PARAGRAPHE I
342" - Tous les soirs en rentrârlt nu Bureau, on rcmplit le cernet
comme nous vcnous dc le voir. Il est frrcile de remarquer sur le terrain
s'il y e un écart entre les cleux azimuts arrière ou avant .l'une même
ligne, mais pour les cotes d'altitude on ne peut s'en apercevoir qu,après
-r42-
calculs faits. La toiérance, comrre différence cle cote, peut être de o,o4
à o, ro sans inconvénient.
- Lorsque le calcul fait apercevoir cle ces sortes d'erreur, le
343"
mieux est de se transporter ri nouveau sur le terrain et clc recomprencer
sans s'inquiéter de I'orientation qui est jugéc admissible dtrns les limites
tolérées. On comprend I'importancc de Ia précision à apporrer dans les
alignernents ou le déterurinittion des strrtions. Il n'en est pâs cle même
pour les points seconclaires, car si I'on n'cst plls certain d,une donlée,
on supprirle le point, quend celà concerue les tr:rcés de routes, mais
quand il s'agira du caclastre tous lcs points des stations et ct-r périniètre
des parcelles ont unc epale importance ct l'on delre se transporter à la
station, orienter I'instrument et refiire les visécs; 1'on verra de suite
d'ou provient I'erreur.

- Si des stations oI1 peut apercevoir un clocher ou un monument


344"
public ou un signal ou repère ou un point trigonométrique, on le vise
et on uote I'attgle horizontal. Plus tard, ces observations servent précieuse-
ment soit pour le calcul des coorclonnées absolues, soit pour se vérifier
soi-rrêmc, etc. C'est ainsi que, dans le trbleau du numéro z16 on trouve
un rcpt\rc désigné clans la marge c1e droite, et, en tête de la colonne .1
le chilhc i7c t g' qui est I'rrzimut de ce r epère visé de la station. Il
serrtit aiors très facile, clr câs de nécessité, de remettre l'instrument en
station et dans les conditions mêrnes du premier levé.

- Que le traveil tachéométrique s'applique soit au cadastre oll Au


345'
relevé des parcelles, soit ru tr:acé tl'un chemin rie fer, lcs procddés et
les précautions sont les tttêntes, avec ulle nuarlce, bien c&r.rctérrstique
cepenciant : c'est que , drrns 1.'s tracés de chemins de fer, olr rie piquète

qlle l'alignement principal déterminé par les stations c1e l'instrunellr, rous
les points secondaires reievels par rrlyonnement ne l;risse nt alucune trace;
tandis qlle dans ie cadlstre, ce sera presqlle I'iuverse qui aura lieu.
Tous lcs sonrurets dcs parcelles seront déterminés per des bornirges cll
tnrrjeure partie, tlrrtlis rluc lcs tles strrtions serollt provi-
entplacenrents
soirt's ct displr:rrîtront. Quoi 11u'i1 en soit, cians I'un colrme cirrns 1'autre
cits, ll marchl' rles opérttirrus serl le nrêmc sur le tcrririn collnuc au bureau.
143
-

s rr - TRAVATL DES DESSTNATEURS


RAPPORT DES PLANS
346" - Il n'entre pâs dans notre cadre d'entreprendre ici ut1 traité de
cartogropltie ni même de dcssin topogropltiquc. Disons seulemcut quelques
mots du rapport des plans d'après les clonnées du carnet tachéométrique.

Rapport des plans. Lorsqu'on a rempli le cârnet du tachéo-


mètre, on fait le rapport du plan, c'est-à-dire que I'on fait le plan
lui-même ordinairement à l'êchelle r / r ooo ou r i5oo. Les plans à plus
grande échelle doivent être faits par leurs coordonnées rectângulâires.

Frg. i9

Il y a donc deux moyens cle rapporter les plrrns: ro par leurs


coorcionnées polaires I zo pâr coordonnée s t'ectrrngulaires.

347o - to Par coordonnées polaires (fi1. tg).

Les coordonnées polaires sont d (colonnc no ro) et 0 (colonns no 4).


On se sert pour cette méthode d'un repporteur en celluloïd ou en
-144-
lnêtâl divisé en gratles établi spécialemeut pour cct usâge. Les rappor-
teurs pour tachéomètre comportent en effct ull trou percé âu centre et
la ligne de foi divisée en rnillimètres à droitc et ri gauche du centre.

Le rapporteur en nrétal, plus précis et indéformable est préféré pour


ce travail.
On doit d'abord s'Assurer que le plan rentrera aisément sur la lcuille,
puis on mârque pâr une épingle o la strrtion; on met le rapportellr sur
la station o drrns llaquelle olr eng.rge l'épinlle. On détermine les points
en cherchant I'atrgle (colonne 4) soit 55 grldesl otr place la division 55
sur une ligne nord. La lig--ne O rI est ia dircction de la clroite ; on y
fixe la distancc d lue sur la division du rapporteur et le point est
- 2)o
déterruiné. Si on avait eu I'rrngie grades on aurait clû mettre la
division 30 sur la ligne sud. Le point ainsi trouvé se mar:quc prlr url
point et un petit cercle O.
Quancl o1r a ainsi détcminé lcs stations et les points secondaires,
on se sert du cernet de croquis et on relie les poiuts eutre eux (fg.6o)

per cles droitcs 11 b, l, c, i tl, h i, j n, et I'on a ainsi la frgure du


polygone levé. L'ou rrurrrit encore la figure 5 I (,,o 2g I) poul des ali-
gnemeuts arec tles points r-lpars stlr le sol'

348" - 2" Coordonnées rectangulaires.


Le rrrpport par: coor,.lonuécs polrrires cst tlùs-expéditif; urais i1 utilise
cles angles de toute ou\-crturc, ct ou slit comllien il cst thcile de colll-
mettre des erreul-s cf intersectiou quxnd ou rapporte des :tngles très aigus'
-145-
Aussi les coordonnées recturguloires, mênre relatives (uoir nos J48')t-l)
comme nous les e nvisageons ici, rlonnent-ellcs au râpport de bien plus
grandes garanties d'exactitude, puisqu'en les employant, tous les points
sont définis par cles intersections ri angle droit.

I1 frut, pour les établir, un calcul préalablc sur les données du carnetl
mais le résult:rt obtenu compelrse bien ce supplément de travail. Àu
reste, les cttlrtlttfittttcs rcclangulttirts rclalivcs 'sont une étnpe pour arriver
aux cttord()tlnt(:s rctlttrtgulnir,:s ,tbso/ucs, clont 1e Chapitre III de cette scction
montrera la souveraine importrrnce ('t'oir nos .li2 at' suii'anls),

349" - Si en rapportrlnt ses plans prlr coorLlonnées poluîrcs, I'opérateur


se servait de prpier quacLillé acl hoc, il trouverait grQhitltrantrtt la valeur
des coordonnées rrctattgul,tircs; elles ne pourraient lui servir que de com-
paraison rrvec ses propres calculs.

350" - Quant rll colcul préparatoire au rapport des 'plans par coor-
clonnées re ctangulaires, il consiste essentiellement à tran sformer crl ce
nouveilu système les coorclonnées polaires inscrites sur le carnet.t

- Transformation des coordonnées polaires en


35["
coordonnées rectilignes relatives.
Avant de cllculer les coorclonnées rectilignes, il firut avoir soin de
véritrer tous lcs calculs du cxrnet et s'âssurcr qu'il n'y a point d'erreur.
Il ne faut pas craindre deux vérifications plutôt qu'une. Il est parfois
facile de s'rtpcLccvoir d'ou proviennent les erreurs. Le crrrnet dc crocluis
cst pour cela cl'une grlndc commodité; c'est pour ce motif qu'il .1oit
ôtre bien tenu. il sert de gr-ride rlu\ xgellts dessinrrteurs.

Soient (fg. 6r) deux points A et Il détenninés par leurs rayons


vecteu.rs OA ct OB et pâr lcurs irzinruts 0 et 0', Joignons A B pâr
unc tlrc'rite i puis tr:açons les coorrlonnécs rectangulrrires ,r : B B' et ,;' .-
B P pour le point B et .r' À' ct l,' - A P' pour le point A. Le
- A
ccefficient angulaire tg z est ici remplacé llrlr I'lzimut rt) on aura donc
e- 0 loo gracles ou ar- (r'- joo grades)
-
-146-
r auray'-xtlg0 /\
(rt
\/
mais r'- p cos 0

rem'laçan'
'' t --pcos0tg0
Lî, .",:;t;::, ;
d'ou y'
-p sin 6 (r)
On trouverait de même

x- p cos0'
ar ^ ain Étl
-

352"- Ainsi poui avoir les coordonnées relatives d'un point x y et


d'un autre point u' y' appartenant au périmètre du polygone levé,] il
n'y a qu'à muitiplier le rayon vecteur de chaque point pâr sin 0
ou cos 0 pour *' J' et sin 0' ou cos 0' pour irJ.

Il n'était nullement besoin de cette dêmonstration pour arriver à ce

résultat.

On se rend compte êviclemnrent que tc


- p cos 0r etc., etc.

353o - Cette forrnule est générale quelque soit le quadrant dans lequel
se trouve Ia droitc.
-14t-
Soient données, en effet, quatre points A B C D situés dans un
quadrant distinct (fig. tt).

On a pour les .r :
r'
1.' quadrant
- OP- OA cos ()

2me x" :O P'-OB sin (0' roo)- O Bcos0


-
3me xttt- O P'
-OC cos(8" -zoo)__OCcos
g

4^" .x'v: O P- ODsin (0"'- 3oo)-ODcoso


on aurâ pour les y :

r..quadrantJ'- O Q':OA sin?

2me y't
- O Q.': - roo) -
O-B cos (o' OBsin o

3*t y"' O Q :oC sin (a" O C sin


- -zoo)- o

TÀtIle yft O Q:O D cos (0'' O D sin


- - 3oo) - 0

Nous sarons en trigonométrie que sin (a' roo) cos 01


- -
que cos (0" eoo) ç65 a; que sin (0"'
- cos 01
3oo)
- -. -
ensuite pour les 1,, rlous aurons cos (a roo)
- sin 0;
sin (0" zoo) sin rt; cos (0" 3oo) sin 0
- - - .
-148-
Il vient donc la forurule générrle suivante :
..f _ Xn _ X,,, := 5rr :-- p COS 0

-1,t
:
- y"' =: y,u -,1 Sin 0 C Q F D
ytt

354" - On emploie, pour ilisposer ces calculs des feuilles ou crrnets


dont nous aurons occasion
appelés ,fttrillcs de c00rd0nnëes c1e parler plus
en détail (Chap. lll, lo' 527 ct strit,unts).

Lorsque tolls les crrlculs sont réputés exacts) on pxsse à la nrise au

net du plan et aux couleurs conventionnelles.

Le rapport et la confection cles plans ne peuvent guère se clémontrer


par des applications écrites, il faut I'habitude qui seule supplée en peu
de temps à toutes les meilleures descriptions.

CHAPITRE II
2*" PROBIÈMN : ORIENTATION DES PLANS

355. - Le levé en filminttttrie er en tltitnitrie d'un territoire, peut se


faire, à la rigueur, sîns allcun rapport aur points de I'espace extérieur.
On prendra pour origine des trrtglas pltnimétriques la direction cle la
ltttsct qu'on appellera ier"o. De mêure, le liro ùt nirtllemcnl sera le uiveau,
d'un point du territoire arbitrairement choisi.

Consiclérons un bien typique. Lorsqu'un c:rntonnier feit un


exenrple
nivellement, croyez-vous qu'il se préoccupe outre mesure de savoir la
cote exacte du point ou il sc trouve? Non pas! certainementl il prendra,
comnle tous du reste, un plan de comparaison rluclcontluc; mais, dans
son for intérieur, il sait bien Llne chose : c'est que si le plan de com-
-149-
parâison n'est pas précisément le niveau de la rlter, son niveilement n'en
est p:rs plus miiuvais pour ce motif. Il en cst de ntême datts I'applica-
tion rles coorrlonnécs. Si prr hasar.l, (*t ce hasar.l est quelquefois très
fre(qucnt) il yous rtrrive cle taire un plan cultcllair.-, d'cu rechercher les
surfitces et que Yous prenie z cleux axes tluelcotrtltrc-ç pour axes coordonnés I
vous reporterezi tous \-os crrlculs à ces llxcs, v()us clÉ'tertninerez ainsi
toute h surfi.rce ; soyeZ bicn convrtitrctt que vous n'lulcz Prls' pour ce
lnotif, conrnris d'crreur, quelle qu'elle soit. Lc plan ainsi levé clétertnine
et hxe toLlte s les lignes clu territoire nrcsut é /t's ullcs 1)ùt' t'trppot'l tttx
trrrlt'(:s. On nc pourra nrodifier e1] rien lrr disposition itrtiricurc de la
parcellc, sens que le plrrn nc f:.rsse fbi c1u chrrLrgcurcut'

356" - territoire ainsi clélimitc, conrlt}e scruit prlr exetlple u1l


À,{itis, ce
chrmp rectalrgulaire de dimensior-rs colt1llles, olt pourril, tottt ell conser-
vant sorl étendue et ses contours) le déplacer pour ainsi dire tl'utt seu'l
Malgré ce chengcment, Ia parcelle ne cessera pas d'être couforme,
'/n0t'L:c(ttt.

de tout point, au plrrn levé dans les conditions indiquées'

357" - Dans certains cas pelticuliers, une telle imperfection ne tirera


pâs à conséquence. Mais il cst souvent nécessaire, et toujours souhaitable
d'ailleurs, que le plan imntoltilisc ttbsttluttturt le territoire qu'il représente,
et que ntrl chtmgernettf ne puisse intervet-rirt sAlr.s qu'rpprrritisse aussitôt
I'opposition entre lrr situation nouvelle et lc docuueut témoin. Sans
prrler cic 1a Tacbiontrrtric ctttlrrstrale, ou la nécessité s'ittrpose de lixer les
somllrets dcs ptrrcelle s avec une rigueur absolue, de quel intért't tle
ser.rit-il pas, par exentple pour 1a gtjo/trgir'et la gt:ograpltic plrysiqua, de
conn;.1itre, rapportés ri des points iururuables, le niveru des rivages,
I'altitr-r.1c dcs di{1èrents pics ? Aucuue r-lriatiou séculrtire, itucun brusque
boulcr-crsement nc prourraient surve nir sans c1u'on eut toute facilité d'en
rec(rlrL.lJitre et l'cxisteltce et les ellcts précis.

358,, - C'est cle cettc pxrfaitc rnise rlu point clcs plrurs topographi.lues,
que vont trlitcr lcs Chrrpitres II et III .1e cettc sectir)n. Or une surflce
pcut, srlns sc déformc-r :
-15û-
Io Tourner sur elle-même;
2o Se déplacer en avant ou en rrrrière I

10
) Se déplacer à droite ou à gauche;

4" Se déplacer cn haut ou en bas.

Autant .le chungenrcnts qu'il s'aqit de prévoir, pour empêcher qu'ils


puissent pisser inapercns. L'oriuttntiott .lu plan (Chep. II ) s'oppose aux
changements rotatoires; les trois rlutres moclifications seror)i r-nises en
évidence si le plan rr i'té bien silarj (Chep. IiI).

AnrtcLE I - oÉreRMtNATtON
DE LA MÉRIDIENNE
Pour cléterminer, .l'une mrrnière imrnuable, la ru'oie dirtrliott rles
lignes d'un territoire, il fiut en rlpporter: les rngles planimétriques, non
à la direction d'unc ligne rrrbitrrrirc prise sur Lr parcellc à levcr, mais à
La méri-
Ia. direction cl'une ligne indëpendruttc cl _fixt. Cette liqne, c'est
dienne de la station, ou i'intcrscction dr.r plan n-réridicn .1e la station,
et du plan de son holizon (uoir no,5r ct suitLrnts). Cette clirection imuruuble
une fois connue, il sera aisé (article II) d'y rapporter les angles du
levé.

La direction de il rléridienne en un point donnê peut se cléterminer :

ro par des lnoyens très sinrples et très expéditi{s, rnais russi moins
exacts (rli.terntination ntognétitluc) ; zo par des rroyens plus conrpliqués
mais beaucoup plus précis (dëtcrninaliort. aslrouonùr1ue).

SI oÉIUnMTNATION MAGNÉrroun
DE LA MÉRIDIENNE
I. LE IVORD MAGNÉTrQrrE Otr NORD DE LA BOTJSSOLE

359o - L'on connrit les propriétés de I'ttimant ou de lir Pierrc d'ttintrutt


qui est un Oxlde dc Fcr (Fe" O) dont quelqucs échantillons ont la propriétê
d'attirer certains rnétaux, commc le fer, le nickel, le chrôme, le
-t5r-
cobalt, etc., Il est rare de trouver l'aimant naturel, mais on peut
I'obtenir urtifciellrnten t.

L'acier est bien dificilc à aim:rnter, mais lorsqu'on )' est parvenu
il conserve indéfiniment son aimantation.

La propriété tige aimantée est gue, rendue


fondamentale d'une
mobile lrltour cl'un ;rre \-ertical prlssant par son centre de gravité, elle
se dispose toujours suivirnt une direction fixe. Si un obstacle l'écarte de
cette ciircction elle le reprend dès que I'obst;rcle cesse d'agir. Il est à
remlrquer e<galement que I'une cles pointes est toujours du rnême côté
et se rlirige approximrrtirrentent vers le nord. Si on vouleit intervertir le
sens des tiges, la même pointe reviendreit à l:r rnême position.

De là, la distinction entre le pôle nord er le pôle sud. La pointe


de l'aiguille aimantée qui est ltleue indique le Nord.

\l
dl \
o
Jr i
F
- ---È
v \-I

\ _.__o
!'jg.63

Tout le ttronde sait qu'une telle aiq.uille, convenablemenr ilisposée


sur un crdrnn graclué, constituc Ia boussole, ct que le tube magné_
tique ou déclinatoire du tach{omètre n'en cst qu'une lrodification
(uoir rt" t6ç).

360. - Méridien rnag'nétique.


Le niéridien mrrgnétiquc est lc plau lerticel qui prlsse par la lisne
des pc\le s d'un aiment, mol.ilc .lans un plen horizontrri autour de son
centrc clc qraçité, quancl cet aimant est en équilibre dans ce lieu.

36{" - rnclinaison (troir J.s 6s). euand on suspe'd une tige


airrrr.téc c D pxr un fil A B pâssant par le centre de gravité de la
-152-
tige, I'extrémité Nord (D) s'abaisse au-dessous de I'horizontale E F,
l'angle a €st appelé l'inclinaison de I'aiguille. Pour ramener cette tige ou
--.\..,
. ----€€tts--aiglille à la position horizontale E F, on augmente en poids jclans
une proportion convenable la moitié C B de la tige.

II. RÉDIJCTION ÀII NORD GÉOGRAPITIQTTEI


OU NORD \rRÀI

362" - Le méridien uragnétique, pxr suite des variations sécuiaires et


locales dans Ia direction de l'aiguille aimantée, ne coïncide pas ordinai-
rement avec le rnéridien vrai ou géographique.

y4'9'!-
\r
--d

Fig. t)l

363" - Déclinaison. L'angle que font entre eux les rnéridiens


magnétique et géographique est appelé la déclùtaisott de I'aiguille ainnnlëc
dans un lieu (aoir fg. 6+).
Méridicn eéographique
ïfït_ Méridien magnétique
12, Déclinaison.
-

364o - La fixe. Elle subit d'abord


déclinaison cle I'aiguille n'est pas
une aariatiorr. séculaire, qui est de trùs longue période, et dont on ne
connaît Das encore bien les lois. Cette première variation détermine,
-153-
de part et d'autre du. méridien géographique une oscillation de I'aiguille
qui dépasse 20 degrés. La dc{clinaison magnétique était orientale, à
Paris, à la fin du xvi" siècle I vers le rnilieu du xvne, il I' avait concor-
dance du méridien et du méridien géographique; la décli-
magnétique
naison clevint alors occidentale et atteignit progressivement 2l degrés,
vers r81 5. Depuis ce tenps, elle diminue : au re. Jenvier rgo9, elle
était de r4o rz', à Paris; de r7o o2', à Brest; de r2o ozt, à Marseille.
- - -
On voit que, pour une même date, la déclinaison est diverse selon
les lieus.

- De plus, dans une même journée, la déclinaison oscillc de


365"
part et d'autre cle sa t'aleur absolue, et plus ou moins suivant ia saison,
1' à + i' en hiver, dc en été. Le minimum se place
- 5' + Z'
ds à
-
vers 6 hcures llu matin, le maximum vers z heures après midi. Un
peu après ro heures du matin et vers 6 heures du soir, cette variation,
dite t,trriation diurne, est égale à zéro.

366' - L'Annuaire des Longitudes donne chaque année les éléments


maenétiques des chefs-lieux de département et d'arrondissement, ainsi
que des pofts de mer de la France (année r9o9, p. J52). Tous les
deux âns de numéro Pnir') on y trouvc des tableaux indiquant la
(ttnnées
variation cle ces élérnents suivant les latitudes et longitudes, ainsi que le
mouvement de la t'oriotion tliurne suivant les
nois de I'année et les heures
clu jour (année rgro, p. 252 à z6z). Les Tal,les Centésitnales de SeNcuer
contiennent aussi un tableau (no rg), dont l'usage est expliqué page 48*,
et au moyen duquel on peut toujours déterminer la déclinaison de
I'aiguille pour un jour, une heure et un lieu donnés.

- En appliquant ces corrections à l'état de la boussole, on déter-


367'
mincrrr sâns peine la clirection apprarimatirc de la méridienne
géographique.

368" - on
verra plus loin (n,' 446-447) avec quelle facilité l'emploi de
la boussole ou du déclinatoire réalise I'orienttttion du plun, et quels avân-
tages cette méthode présente dans la pratique.
-154-
369" - Malheureusement ces données sont toujours sujettes à quelque
incertitude. La boussole est très capricieuse. En deux endroits différents,
ses dêclinaisons sont différentes. Il existe en chaque point de la terre des
courants qui doivent la faire dévier. En physique on étudie au chapitre
" Electricité" ,Les influences des courents altematifs sur l'aiguille aimantée.

Fig. til

L'on peut en conclnre à priori que la terre étant un couducteur par


excellence, les courânts qui la pxrcourent influeront di1léremment sur
l'aiguille suivant qu'on se trouvefl en un lieu plutôt qu'en un autre. En
outre donc des variations siculaire et diurne, il faudra tenir compte des
variations locales. Cependant nous pouvons dire qu'actuellement M. Th. Mou-
reAux, clu Bureau des Longitudes, êtudie avec un soin particulier tous
-155-
ces phénomènes, et que d:rns un avenir trc\s prochain I'on pourra établir
les lois cle ces vrrriations séculaires, locrrles ou îutres (uoir /iS 6 r de
ln Pnge r i-1, lt lnl,lettu tles ligtes d'tgale rliclinttisotr rrtctpttitiqua pou' la
Frottce, ti h dalc du te, Jdrtlicr r9o9); o1r trouvcril tlans l'Annuttîrc du.
Bttreau tlts Lottgiturlrs, rrnnée rgro, pages z5z-z;8, une étu.1e ct des tableaux
qui mettront le lccteur riu courant clcs progrù's .le ces rechetches.
370, - Mais serrit-on cntiùrement Iixé sur les lois de ces variations
généreles qr.r'il firuclrait encore se tenir très en grrJe contre la possibilité
de zarirttiorrs trcci;lcttlcllt-c clues en premier lieu :\ la présence de terrains
lolceniques, magnétiques I en deilxième lieu aux abords iles constructions,
des voies ferrées, à h préscnce d'objets en fer ou similaires. Il est clonc
inutile de rrrppeler que I'on doit éloigner du tachéomètrc, les jalons,
chaînes, clefs, etc.., tout ce qui est de fer, de mrrnière à ne point
cléranger lir boussole, il f;rut rrussi éloigner les aides parce que la trépidation
et autres causes dérang-ent I'opérateur et I'instrument.
371" - Malgré toutes les précautions, la boussole peut qr-relquefois devenir
momentanément inutilisable. I1 nous est arrivé .lans les environs des
montagnes cl'Auvergne, à r ooo nrètres ci'altitucle c1c ne pouvoir, de
rr heures du rnatin ri z heures de I'après-mi.1i, nous servir de la boussole.
Nons xvons observé le méme fait cn Algérie, mais la ciluse évidente
était le soleil. Il faut bien, tllns ce cas, se pâsser de la boussole, et
considérer I'instrument comme un théodolite, pcnd:rnt la période ou la
boussole est folle.

372" - Cependant qu:rndon connlit les crlllses des erreurs o,ui affectent
la boussole, il est rrcile ordinaireme nt d'en tenir conrpte et de les
f

supprimer. Autrefois 1a boussole était notre guide unique, nous étions


pour ainsi dire esclirves de ses caprices, rniris aujourcl'hui nous con-
naissons ses défauts et nous sAvolts l'asservir à nos besoins. En un
mot, uous pouvons l'étudier: ct lui taire rendre les services qu'elle cst
susceptible de rendre sir.ns lui en demander davantage. Son emploi don-
nera surtout d'excellents résultats si on I'associe aux ntéthocles astrono-
miques, qui servirout de contrtrle ct suppléeront ri ses iurperfections
sens rien lui ôtcr de ses grenr.ls evilntages ('t,tti,r rtn' -146-1i r)
.

l?
156 _
-

S II . DÉTERMINATIoN ASTRoNoMIQUE
DE LA nnÊnToIENNE
373" - Il iurporte souvcruineurent dc savoir déterminer aslrttttorniqttentertl
la méridienne d'une station. il pe ur arrir-cl en elict qu'on n'ait pxs
d'autres troyens de la counaitre ; de plus les méthodes astronomiques
donnent fseules june précision plrflitc; enlin, c]r.it-on se servir de la
boussole ou du déclinatoire pour I'orientation du plln, nous venons cle
dire (no j7z), ct nous montrcrorls plus tard (,,, ++7) gue, pour donner
toute Ia somme d'avatttages qu'on en pelrt xttendre, le procécié nragné-
tique cioit être corlbiné avec la cléternrination astronomique clu rnéridien.

374o * Parmi les clivcrses rnéthocics emplol'écs pour lrr détcrnrinetion


astronomique du méridien, nous en choisissons cinq. On pcut les ranger
en deux groupes:

ro Procédés basés sur cleux observatious du même astre;

20 Procédés utiiisant une seule observrrtion.

375o - Mais quel que solt le procédé choisi, on doit s'occuper tout
d'aborcl d'installer cornme il faut I'instruntent employé.

Avec la lttttttte miridimnt les astronones déterrlinent, le plus soll-


vent pâr des observations sur les étoiles circuntpolaires, le méridien du
lieu, puis font planter des jrlons dans lrr direction de l'axc optique de
la lunette, les pieds de ccs jalons cléterminent la rnë.ritlierttte. c'est le
procédé le plus exact.

376" - I'on pense bien qu'en tachéonétrie il n'est pas comrnode


X{ais
d'installer unc lunette urériclietrne, si cc n'est lorsqu'on possède une
iunette méridienne portâtive. Irour i'ordinaire on opère avec \e tochiomètre.

Le plus plltique c'est d'avoir ou d'installer en campagne ulr obsert,n-


loirc spt:cial qri ne soit point rrop près cles habitations, en général sur
un point un peu culminant; or1 )' construit un abri couvert et u1
massif solide rccouvert rl'une delle en pierre de taille bien scellée, on
-t57-
y creuse trois petits trous pour les vis calantes du tocbëomèlre, on
numérote les vis et les trous correspondants sur la pierre, et I'on fait
ensuite des observations sur les lstres. Il est cle toute rigueur, pour que
ces opérations aient une exactitode suflisante, que le tachéomètre soit
bien véLiÊé et réglé, notamment que I'axe optique de le lunette
décrive un plan parfaitement vertical.

377' - On pourrait cepenclrnt, si I'on n'éttrit pas sirr de son instrument :

t o Faire une première visée, la vis l, (rtg. z6) éta.nt en-clessusl

z" Faire tourner lrr lunctte de 2oo grrrcles sur son axe horizontal,
de manière que la vis soit en-clessous, et faire une seconde visée; on
prendra ensuite la moitié du résultet.

378' - Ces obserz,aloirts rle sollt pratiques que si orr doit rester quelque
temps dens le même enclroit. Àlais si par exemple I'on avait à faire fle
tracé d'un alignemcnt por.rr clrrâl, chemin de {er, route, ctc., et que l'on
soit obligé de se déplaccr continucllelnent et journellement, il est ér'ident
que ces observatoires seraient su;terflus. L'on établit alors, le tachéo-
nùtre sur son pied à trois brrrnchcs, et l'on observe clirectemcnt les âstres
et plus souvent le soleil. Lcs observations sur le soleil sont les plus
pratiques, car elles peuvent se faire de n'importe quelle station, soit en
premier iieu comme détertlination de le méridienne de départ, soit cnsuite
comne simple r'érification au cours cles cheminements, soit enfin colnme
dernière vérification de la mér itlienne :lu point cl'arrir'ée.

379' - Quelques ingénieurs critirlllent lcs observations faites sur le soleil,


parce que son diamètre rppxrent est sensible, ,1u'on ne peut viser que
les borrls et non le ccntre, que lrr nrrrrche du soleil est rilpide et qu'elle
ne pernet pas de frrire dcs visées .l'une exactitude rigoureuse, QU'on est
obligé d'employer un verre fumé etc., etc., Que nécessirirenlent les obser-
vations sont peu précises. Ces diilërentes considérations, si on ne con-
naissait pas la valeur de cette nlrche du soleil, si I'on rr'avait pas clressé

des tables ad hoc donnant lrr parrrlllxe, la. position exacte du soleil etc.,
auraient leur semblant de vérité. Mais il sulfit de faire soi-mênre quelques
-158-
le soleil à des heures difiërentes, puis de les contrôler
observations sur
par des observations sur les étoiles circumpol:rires qui sont les plus
favorables. L'on se rendra compte que ces critiques sont injustifiées. Au
derleurant, chacun reste libr e de s'en tenir, s'il le prêfèrc, aux observa-
tions d'étoiles. EIlc's ont en effet cet â\râ1rtâSe que les étoiles, paraissent
tnt point dirns l'espace : il n']' a donc pas lieu d'y distinguer un centre,
un tliatnètre et des bor,-is. 11 cst à noter aussi que cllns les obscrvirtions
stelhires, on nÉglige la parallaxe, pxrce que les étoiles sont rï des dis-
tances infrnies, auprès desqi"relles les dirne nsions terrestres nc sont q u'un
.rtonrc ct clisparaissent conrplèternent.

Pour le solcil au contraire r)n doit tenir cùmpte et de cctte paral-


Ittx:. et dLt di0rttt\tre rle I'astre.

DETERMINATION DE LA' MÊRIDIENNE


T-
PAR DETJX IIAI]TETTRS CORRESPONDANTES

380" - Haut'eurs correspondantes, On rppclle hautattt's tlrr(s-


poudarttcs (z'oir no78 ce tltltttt r:rtttnd ptrr tlnSle dc /tuufuur) le nrêrue angle
de hauteur sous lequel est vu un astre.rvirnt et aprùs son passagc sur
le rnéri.lien clu lieu. On se sert cles hluteurs corresponclentes quand on
n'r-t pas les tables astronotniqucs que néccssitent les irrltres rnéthocles.
En el'let ie procédé est très-simple cotllme o1r va le voir.

{o - Hauteurs correspondantes des étoiles


38{" - Le trchéonrètre étant instailé et bicn réglé on vise unc étoile
qui ne soit ni trop basse ni tr:op haute sur I'horizon, on note très
soi.q'neusemeut I'luqle zénithll, et l'azimut indiqué sur le plateau holizon-
tal cle l'instrut-ncut, le.luel c1'nilleurs est oricnté d'nnc manièrc tout appro-
ximirtivel si 1'on yeut, on lrotc i'grrlcment l'heure, quancl on possède un
bou chtonomètre. Dùs ce ntontr'nt on doit faire attention ri ne pas donner
dc secousse ri I'appareil pcur ne point le délrrnger. Puis, si I'on veut
on feit placer des jllons ditns le plrn verticel de I'asc optiquc. Qr-relques
auteurs préfè'rent s'en abstenir pour éviter de changer I'rrnglc err hauteur
- 159
-
de h lunette. On la fait seuiement tourner sur le limbe horizontal et on
attend que l'étoile réapparaisse .1ans le champ; on note alors le nouvel
azimut, et la bissectrice dc l'angle observé entre les .leux azimuts don-
ner:l le méridien du lieu; dès lors on ferl jllonner cette méridienne.
A notre avis, il est en e1lèt préférabie de ne pas toucher ri la lr-rnette
et d'attendre que I'astre réapparaisse. Soit z un astre (frg.66) obserr'é
avant son pilssaq'e au mêriclien, soit O ie centre de la sphère céleste,
a' l'astre réirpparrrissant, à la mêure hauteur, darrs le champ de la lunette,
après son passrlge au mêr'i.1ien I le plan .léterrniné par la bissectrice O P
de I'rrnsle z O a' et le zénith sert le méridien.

382' - Cette méthode est rigoureusetuent exxcte pourvu que le produit


la iùrr(ctio?l. tl.tcrrnttrnëtriLlue et rle Ia corrcctiott baromë-
des ccefficicnts cle
trique, soit approximativement Ie même lors de la mesure cles deux
hauteurs correspondantes. Cette condition est presque tolljours suffisatlment
remplie, car il est rare que I'on ait, ,-llns l'intervalle des deux obser-
vations, un changement notable de température. Lors même que I'on
aur:.rit une verirrtion t1e dix degrés tu thernromètre et un centimù'tre au
baromètre, 1'erreur n'atteindrlit pxs t" quantitê qui passe inrrpcrcue, étent
.lonné lrr division r-lu titchéomùtre qui lrc pennet pxs de fhire des lectures

anssi .ielicatcs, ii ntoins cependant elue l'ou fasse des léitéretions d'c'ibservrrtions.

Il )'a cependant iier-r cle tenir colnpte tle la i.1iiJérence c1e rttjr,rcliort
uslrottotttitytc si .1es cltrurq-entcnts trop lranrls .lc 1;r tempérl-lure \-en;.lient à se
prodr-rire cllns l'intervrtlle.1cs dcur obsen'rrtitrns. Nous ne rloirnotrs point les
tablelux relrrtifs i\ ces différentes r-lleurs de réfirrction crr on lcs tronle dans
-160-
les Tnblu :
centësirttaler pour h
- o,76o et t * roo lvec les corrections
relatives à Ia température et à la pression barométrique (z'oir SeNcurr,
Tttbks trigonoruë.triquts, tf portie, T'able XI).

383" - Quand on vise un astre, après avoir noté très soigneusement


la hauteur et l'tt4inrttt de l'étoile on peut à la rigueur, avons-nous dit
Qt" 7Br) mouvoir, si I'on veut, l:r lunette pour faire un jalonnement dans
le plan verticai passant par la strrtion ct I'astre. On a l'avantagc de conserver
ainsi sur le terrain ltr trace des azimuts. Si on *'y décide, on ne se
contentera pas d'une seule observation de l'étoile. On en fèra d'autr:es à
des heures difiérentes lrotânt chaque fois la hauteul et fixant I'azimut.
On fait les mêmes observations clans l'orclre inverse, quand l'ètoile a
franchi le méridien; on additionnc les relsultats et l'on iugera, par leur
rapprochement, de leur erxctitude. Quand on a fait la dernière visée, on
jalonne I'azimut syrnétlique, enfin on prend la moyenne de ces observ;rtions
et 1'on plante un jalon assez loin, de mrrniù're à retrouver cette rléri-
dienne quand on en aura besoin.

2o Hauteurs correspondantes du soleil


384" - Nous incliquerons deu:i rroyens de déterminer la méridienne
pâr deux hauteurs correspondantes du soleil : le pt-etnicr, très simple mais
approximatif est de se servir d'un piquet ; I'autre est d'employer le trrchéo-
màtre.

385. - ,4). Premier moyen (lii. 6il. Une hcure ou deux avânt
micli, traçons sur unc surfirce bien horizontale plusieurs circonférences, puis
au centre O plantons un piquet assez long, bicn clroit et bien vertical.
Remarquons et fixons sur l'une dcs circonf.lrences l'endroit et le moment
ou lir tifu du pitytr:t porterx son ombre, soit le point A par exemple;
puis attendons que I'omlrre cle la tûte du piquet revienne sur la même
circonférence, en un point B par cxeurple; Ia bissectrice O a .1e I'angle A O B
donnera sur le terrain Ia méridiennc rlu licu. Dans cette opémtion
on considèr e la cléclinirison du solcil collrnle lariant d'une manière
-16l*
et inappréciable pour ce genre d'opérations I on pourrait faire
insensible
les mômes observations pour chaque cercle concentrique et avoir ainsi un
moven de contrôle.

i
I

-rls, b /

386' - B) Deuxième moyen. Cette métho.le est identique rï celle


que I'on pratirlue sur les é'toiles, ri la conriition tor.rtefois de tenir compte
des corrections de t,urialittu tle rliclinaisou dc I'lstre entre deux obser-
vâtions. Les liqnes qui vont suivre sont cmpruntées rï la ,, Rëforme
Cndtstro/t " , nous ne saurions ni rlieux dire ni mieux firire, voici la
milrche à suir-re.

387o - ro Le rlatin rlT.lnt 9 hcur:es tut;int que possible, mettre l'ins-


trulrent en strrtion sur un strl strrble, en a1'ent soin de niveler l'appareil
très eractemellt.

2o Assurer l'itrvariabilité du limbe en serriurt fortement sa pince d'arrêt.

Jo Pointer un oblet cloignc pouvrrnt scrvir de signal et noter I'angle


aziuutrtl correspotrcliutt (quellc que soit 1'orientrrtion dr.r lirnbe).
-162-
4o Pointer ensuite h lunette un peu au-dessus du disque solaire (la
Iunette renversânt les images) le soleil devra être vu en-dessus du fil
horizontal.

5o hnmobiliser la lunette, en serrant légèrement la pince de l'alidade


horizontale rnais très forternent celle qui doit arrêter le mouvement
plongeant.

(o Amencr le fil \,crtical en contirct avec le bord le plus rapproché


de I'image du disque solaire ct i'r- maiutcnir plr un mouvenlent uniformc
dc la vis de rappel jusqu'à ce gu€, par son rnouvement diurne, cette
image clevienne tangente xu 1il horizontal colrtmt: drrns la figure ci-après
(fg. 68).

Fig. 63

7o Au nroment oir se procluit ce double contact, abandonner la

vis de rappel et noter I'rtngle vertical, l'angle horizontal et I'heure.

Pour plus d'exactitude o1r peut rétablir aussitôt le contact du fil


vertical avec le mêrne bord qlle précéclernrrent et lc maintenir jusqu'au

moment ou le fil horizontel à l'autre bord du disque


eleviendra tangent
comnre dans la fig, 69, et rlans ce cas on notera à nouvelru I'heure ct
l'angle horizontrrl : quantl :\ i'rnglc vertical il est éviclemment le nrôme
que dans la première obscn'ation, puisque la lunette n'â pas changé
d'inclinlison.
-163-
$o Ftrire ensuite les lno)'ennes des heures ct des angles horizontaux
notés.

Soient 7 h.Sj et z64grades 93 ces deux moyennes.

Cette observation âyant été faite environ 4 heures ayant midi, c'est
vers + heures du soir que le soleil 'apparaitra de nouveau à la même
hxuteur; à 3 ireures r lz, on r'érifiere le calage de I'instrument et on le
rectifierir au besoin.

Puis dirigerrnt la lunette vers le soieil pâr le mouvement horizontal


de I'rtlirlade seuleurent et slns changer I'inclinaison qu'elle avait 1e matin,
o11 attenclrn lc monlent ou I'astrc apparaitra drrns le champ de la
lunette.

On mcttra le fil en colrtrlct r.\'ec ie bord du disque solaire opposé


à ceir-ri pointé ic matin US. To) (en apparence) et on i'y maintiendra
jusqu'au monlent du coûtrct avec lc fil horizontrrl, puis on notera I'angle
horizontal.

Fig. i0

Enfin on attendra le colltâct du second bord âïec le i1l horizontal


(1. hl vertical étant ratnené sur le même bord que précédemment), on
notera Ie nouvel angle, et on preudra la moyenne comnre ci-dessus.

On ferrr ensuite url nouveâu pointé sur ie signal observé le matin,


et si le vernier tt'accuse plus le même azimut, on corrigera, c1e la dif-
férence constatée, la Inoyenne des azimuts solaires du soir; soit rnain-
tenant tp.5i h, moyenne de deux angles lus le soir, corrigée s'il t- a
lieu de la déviation de f instrument, on poserait :
164 _
Moyenne du matin 26,+.9j
-
du soir r42.5J
-

Somnre 407.46
-
la moitié 203.73
-
indique I'angle que devrait urlrquer le vernier lorsque la lunette est
dirigée vers le sud, si ltt dëclinuisort du soleil nuait ëté Ia tuéme lors des
deux observations.

388" - En générai, cette déciinaison varie d'une quxnrité D en z4 heures,


et il faut corriger le résultat obrenu d'un perit angle d' 0 K D. Le
-
facteur I{, variable avec la iatitucle L du point cle la station et avec
f inten'alle qui sépare les deux obscrvations, est donné par la table ci-
après. La table z donne ia valeur cle D avec son signe pour le rn.,
ie r r et le zï de ciraque mois (il vâ sans tlire que pour une date
intermédiaire, on calcule la variation proportionnelle).

389. TRACÉ DE LÀ MERIDIENNE PAR DES HAUTEURS CORRESPONDANTES

DU SOLEIL OU D'UN AUTRE ASTRE DE DÉCLINAISON YÀRIABLE

I. - Trrble du lrrcteur Ii.

L I IIVa-ERVALLE ElITTRE LES DEIIX OBSER VA.TI Tt


2h.
zn. llsI..
st.. Ilat' l5h. i ort
orr zh 8h grr. {o h.
I
taesl
Grâdesl err. lsrr. 8h. I eh. l
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0 10.16 10.16 l0.r? lo.fi l0.lB
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23 24. 27
40 i0.20 l(1.90 0.20 0.'ll l0,tg'0.?3 0.'14 10.?b 0.97 36
42 I lu I 20 '.lt I 9"1 22 23 9J I 2ri 27 29 37 .8
4& | ')l 2t 22 1 22 93 2& 95 26 28 30 39, ô
46 | 22 22 1 2u2 :]:f 2I' 24 26i 27 29 3t lt .4
d8 \ 29 I 9? I 93 2J et 25 9ù I eB 30 ev)
tr].2
50 0.23 10.23 10.23 | 0.24 0.25 i0.26 t).9i 10.29 0.31 0 .33 45.0
52 10.24 24 I 24 e5 I 26r 27 28L 30 ao 34 d6.8
54 \ 2e I 25 I 25 I 26 '2'1 | 28 99 I 31 J,l 35 48.6
5ri I 25 1 g0 l ,:0) zt 28 9u 30 I 32 34 36 50 .4
58 26i0.27 I gll 28 1 Zg I :tO 31 33 .';) 38 52.2
60 10.e1 l0.rs lu.zs lo.zs lo.so 10.3t 0.33 0.34 0.37 0.39 54.0
6o)1 2s i 291 2e1 301 Sz 33 3{l 36 38 4.1 i-rS. B
64 I 30 1 30 I 3l 3?i 33 I 3,h 3ûi 38 40 4:J 57 .6
66 I eel 32 I 3rl 3{ 03.'110.36 3Sl 40 42 4l) 59. t.
-165-
390" - II. VÀRIATION DIURNE DE LA DECLINAISON DU SOLEIL

ET TEMPS MOYEN A MIDI VRAI

JANVIER I +9s', 19 h. I JUTLLET { - 84' 12 h. L'


t1 l7 g/ I 1l 158 o
2l 95 13 t2 o)l 22 12 6
pËvRrER I +32 17 12 14. AOUT { _ 28 15 t2 6
11 37 20 l& 1l 33 {8 5
27 &0 22 TT 2l 37 2$ a
MARS t 42 23 l2 l3 SEPTEMBRE I _ 40 29 t2 0
ll &4 2r 10 il 42 23 rl 56
21 4,4. 2t t1
o)l
43 023
53
AVRIL I +43 23 l2 4 OCTOBRE 1 _ 13 23 {l 50
il Ll 22 I il 4çJ 23 L'I
2l 38 20 TI 5B 2l 39 2l [4
NtÀr L 33 18 n t1
rtI NOVE\IBRE { 35 t9 ll 4T
rl 99 15 56 1l 30 17 [4
c)l
22 t2 DD 9I 2L {3 46
JUrN I +15 I t1 DECEN{tsRE 1 _ nI il 49
l1 84 59 1l 95 53
2l 00 t? I u)l
00 5B
JUILLET t 84 4 JÀNVIER | _7 95 t2 4,

39{.' - La pretnière les cliverses valeurs du facteur K,


table contient
suivant que I'on fait varier la htitude L ou I'intervalle entre les deux
ol.rservations, ou même ces deux élénients :ï la fois.

La première colonne (à gauche) conticnt 1rr lrrtitude L en grades;


la dernière colonne (,i droite) contieut la latitucle L' en clesrés et r /ro
de.iegré. En téte cies autres colonnes on lit ies intervalles e1 heures.
Cette prernière table est, conure il est facile de le comprendre,
applicable ri tous les astres clont la dêclinlison est variable.

La deuxième table contient e1l rcqard de chaque date : ro la varia-


tion D de Ia déclinaison du soleil en 24 ireures avec son signe, exprimée
en centigrades et en minutes sexagésimales, zo le temps mo\-en :i midi vrai.
J'ai dit que la corrcction a roujours le signe de D; i'"i supposé que
sul l'instrultlellt employé, la chifiiaison des angles horizontaux croit dans
le sctls ordinaire de I'écriture, c'est-à-c'lire quand le vernier va cle gauclre
à droite. Il Ya stns dire que si l'on faisait usage d'un instrument chiffré
en sens inverse, il faudrait donner à Ia correction calculée un sigpe
contraire de celui de D.
-166__
Le tenlps moyen à midi vrai, donné par la cleuxième table, ajouté
à la moyenne cles heures notées, lors des observations correspondautes,
feru connaître à une ou ileux minutes près, l'heure que merqLrait la
montre emplovée à midi molen du lieu, ce qu'il est parfois utile cle
connaître.

On trouverait clcs indications plus précises encore datrs I'Annttaire


des Longitudes, et surtout dans la C()tutaissdnc(' des Ttmfs qui donne jour
par jour ct heure pâr heure les variations de Ia déclinaison.

392. Revenons ri nos observations solaires.

Si donc 1lous supposolls que l'opération ait étc fiite le 2r Octobre,


en utl point situé à j z grircles de latitude, le temps écoulé entre I'ob-
servation du matin et celle du soir, étant de 8 heurcs environ, il faudra
chercher le facteur K dans lrr table r à la rencontre de Ia ligne côtée
j2 I avec la colonne 8 heures environ soit /( -- o.28, puis le facteur
-
D dans la table z à droite de la date 2r Octobre, soit D - - o.19.

En faisant Ie produit K D o.z8 x 39 : o'rr on trouve


- -
la correction du premier résultat, laquelle a toujours le signe cle D.
D'oir 2oi .7) rr--zo3.6z

C'est donc sur zoi.(tz qtt'il fitut placer le vernier pour que la
lunette de l'instruuent soit rlir:iq-ée, vers le sud de la station.

NOTA : Si l'instrunrent avait été orientê à l'aide de son tléclina-


toire avant l'observation du tnatin, la ditlérence 2oo.oo - 2ol .6z -
nroins 6: incliquerait lrr corrcctiou azinrutirle à appliquer à toutes les
3 gracles
stations voisincs récemment orientées par le mênre llro)'en ct à la même
heure.

393, - Avantages et inconvénients de Ia méthode.


Les avantages de lrr méthocle dcs irtuteurs correspontlantes soltt les

suivauts :
-167-
Simplicité des calcr:ls grâce aux t;rbles que nous avons calculées à

cet effet.

Applicetion possiblc ayec tout instrumeut r\ lurrette plongeante,


ntunie ou nolt d'un cercle vertical, por.lrvu que f inclinaison de h lunette
puisse être reudue invrrrieble c11tre les cleus observations, sâns qu'il soit
nécessaire de connaître exrrcternent lrr lrtitude dc la station ni de s'oc-
ctlper clc le plrlllaxe oll de la réfraction, sauf, pour la r'éfraction, le
câs ii'tttt trop grauci changeurent de tempérrrture au cours cle I'opé-
rirtiou.

l-cs irrconvcnicnts sot)t :

La clurée de chaq ue cldtermination.

La nécessité cle renoncer à l'curploi de f ilrstr:Lrment pendant tout le


terrps qui s'r(coule cntrc l'observation du matin et celle clu soir.

Enhn les chances du ciel; un nuâÉl.e polrvilnt faire nranquer Ia


deuxiùme observation.

394" - Ces inconvÉnients disparaitrlient en grande prrrtie, si les deux


observatious pouvaient se fair:e ri peu de distance de rnidi, à r l ireures r/z
et à midi rl2 pxr exemple, pârce qu'alors les observations sont ordinai-
rel]re nt susl.rcndnes pâr le repâs du jour, et que le ciel a plus de

chances de restcr flvor'.tblc, dans I'espace d'une heure que durant cinq
ou sir heures.

395" - Reste li savoir si le résultat ser:x suffisamment précis malgré le


faible nlouvelllent ascensionnel du soleil eur enlirons de midi.

En supposant la station sur le parallèie moycn de la Irrance, c'est-


:i-dire à jz srerdes ou +j rlegrés de iatitude, je trolrve pxr les folnules
di1}ër.entielles dc lir trigononrétrie sphérique que 1'erreur t7'0 sur 1':rzirnut
du soleil est à I'erreur d'I{ sur l'angle cle heuteur savoir :
168 _
rc A une demi-heure de midi dlns le rapport de r à r r;

20 A une heure de midi dans le rapport de r a\ 6.

Ot, en suppostnt lâ lunctte absolument immobile pxr rappor:t à son


supporr, les erreurs de calrrge et de pointé réuuies peuvent encore
atteindre o grades oo5. L'erreur sur ch:rque angle azirnutal irttcindrait de
ce firit o.ooj X I J o.oi i soit )', et l'erreur sur la moyellne cles cieux
azinruts
o'o'5-i 2 - o.o4 soit 2', et notlbres roncls.
-

Cette erreur ser;tit rédr.rite ,.1e noitié, si les obscrvations éteient


faites environ r heure rrvant et aprc\s midi vrai, clle serait alors perfrri-
tenent adrnissible ,lans les opérltions isolées de peu .1'étenclue et
surtout clans celles qui ont pour objct le réglage de la bonssole ou du
déclinatoire.

Pour avoir une précision notublenrent plus grauclc, il fau.'lreit


observer le soleil au nloins tlois heures ilvant et:rprès midi vrrti. &lais
alors, en outre des inconvénients signrrlés plus haut, on a à redouter
les variations de la réfrlction.

396. - Avant d'en finir avec la rnétho.le des h:ruteurs correspondantes


du soleil, je dois faire remzrrquer que ce seririt une erreur de croire que
la variation de déclinaison du soleil (D) rl'a prs d'influence sensible sur
le résultat, quand les observations sont {aites très près cie midi. Le
facteur K, par lequel on multiplie D, comprend il est vrai, le rxpport
p
+-
2J
(P désignant l':rngle horaire du soleil ou le demi intervalle qui
sépare les deux observations corresponclantes), mais d'autt'e part il com-
prend aussi cosécante P, qui varie à peu près proportionnellement au
temps aux environs de midi m:ris en sens inverse.

De sorte queh correction est la même pour une triinute et Pour


deux heures avant ruicli ou après midi, c'est-à-dire pour un intervalle
de deux minutes et pour un de quatre heures entre lcs deux obser*
vations (ztoir le tableau tlu no lBg).
169
-
II. NÉIERMTNâ.TION DE LA MERTDTENNE
PAR TJNE SET]LE OBSERVATION D'ÉTOTLE
OtI DTT SOLEIL

to Observation d'étoiles
397" -
Parrni les diverses mi'thoties pr oposées, nous
allons en étudier
deus : dans la pretnière, on utilise une
circunrpoleire ou la polaire elle-
urê.re; dans la seconde, on orrser'e une étoile
quelconque.
4 obsc'r'vation sur lrr polaire (o' sLrr une circ.mpolaire)
au
maximunr d'élongation.

398" - Circumpolaires. on appelle tirctrttfoloires les étoiles dont


la distance âu pôle est mointlre quc la latitucle
elu lieu. comme le
pôle est, pour chaque licu. érer'é rru-tiessus
de |horizon d,un angre égal

F'is. î 1

à la latitude, il s'ensuit que ies circumporaires


exécute't -lcur mouve-
nlent diurne tout entier au-dessus
de nrorizon autrc'ent dit : ,, cllcs
ltt' st cottc/ttttt Pns ", et o1r pelrt
observer 1eurs cieux passages
âu
méridien.

- Passage supérieur, passag:e


399"
inférieur, élon_
gation maxima (rtg Tr). Soit O la rerre. un point dans i'esplce.
170
-
c'est-à-dire le centre de la sphère céleste ; X le pôle; A P' A' P Ie
cercle que décrit l'étoile polaire ou une circumpolrrire xutour cltt pôle,
Z le zêrrith, O X Z la projection d'un mériclien ; \' y' l'horizon ; l' Z Y'
la projection de la moitié norcl de la sphi're céleste. On appelle fassnge
supirintr t1e l'étoile le point P où cile frrrnchit ie méridien entre le pôle
et le zénith ) lttssttgc inféricu.r 1e point P' ; ou elle 1e t-rrnchit clc nouveau,
rz lreures aplès, elttt:e le pôle ct l'horizonl A et A' sont lcs points
d'tlougatiort rrtttxirtr.ct ou .1e jtltrs granr{e tligrcssiort; l'étoile est rrlors
aussi eloignée qu'il se peut du méridien.

400" - Lcs points d'élongutiott ntttximd sont prrrticulièrement intéressrrnts


pour la détenlination de la nréri.iienne. Si olr choisit unc étoile très
rapprochêe du pôle, ct surtotlt lt folttirt, qui n'cn est éloignée que cle
ro r r', on trouvera, gue , durr,nt un temps notabic, :1ux euvirons cle l;r
plus grancje digression, I'astre s'éloigne ou se repproche à peine du
méridien : pratiquement son azinrut peut être tenu pollr invrrriable pen-
dant unc heure rtu moins, C'est clonc un excellent moyen de tracer 1a
méridicnne, rnême drrns le cas où I'on ne connait qtt'approximativement
le temps local.

401., - Méthode d'observation, \roici comnrent il convient de

procéder en opérant sur In. Pohire.

Jo Déterminer approximativement 1e temps ou se rérrliserrt h jtlus


grande digressittu., oir pxr conséquent il convieutlre de firire les obser-
vations. On utilise pour cel:r ies Tables c1e l',4nnuairL: du Burtutr ies
Lonp'itudr.s ou de Ia. Ctttrttttissrutce Llts Tunps, ou sotrt uotées les ireu.res
des passrrges soit supérieur, sc'rit inférieur cle 1l Polaire âu méridien de
Paris. Pour lcs latitucles boréales comprises cntre loo et 52o, I'instant
de la plus gr,rnde tligression orientale ou occirlentale rr lieu enr,iron
5 heures 5-l utiuutcs, temps lloyen) eprès ou avant lc passnge supérieur,
ou bien 6 heures 4 tuinutes aplc\s ou avant le pxssage inftrieur.

402. - \roici un spécinren cle ce trrbleau d'rrprès l"4nnuairc des I.on-


giludts (nnnée rgro, p. 238). Cctte table pelrt servir pendant plusicurs
-l7l--
années, eu notrrnt que I'heure c1u passege diminue cle o*3 J' 5o par an

enliron.

Ileure d.u passagle de ltétoile polaire au méridien


de Paris en L9{O, tempa moyen civil.

Passaqe supér.l -l Passage supér.


nms hms
JANVIER. I
t;. l.t lr, S I

JT]IN .... 3() ti.56.lr0 lL


1t d (r;.t6 s. i

l JUILI,ET . ltJ 0.17.32 U.


.ll 5.?5.4{l S !0 ; . 38 . ..r4 lI.
Passage inIér 30 t irl 15 NI
..t
I 5.t7.\L )l AouT ... 1,
/r
. 'Jt,t . t-15 11.
11 48 l1r lI. l9 lI.
3l 3.10.i-r6
EEVRIER. t0 ,.08.45 lr. !9 3.01 .4i Iu.
9rl :1.29. 17 lL SEPT.... i5 9.22.33 t}I.
MARS.... 2 2.11r.50 \1. t8 t . 43 .20 lI.
.1. 10.24 )r.
l! 2l t.c4.06 [r.
!2 1.31.0t| lI OCTOBRE. 0.24.:'0 )1.
AVRIL... I 0.;1.39 lI. 0.01 .lti rI.
il 0.{.l.ls ll. lr.57.20 S.
0.00.3 t u 'l l.4l.3l' S
t\ I I .;ri.36 S. u.02. t7 s.
2t It .2C.0; S. NOVEMB, 10.2:. .)7 S.
MAI I l0.Irt). t9 S. 9.43.3,t S.
t1 10. 10.3(l s I trr) s,
t'f.()
2l fi.31.23 s. DÉcEMB.. 8.ti.{4 s.
ùI 8:)':! Il S. 7.d:).17 S.
JUIN .... 10 8.13.02 S. 7.0.-r. rr8 S.
2t) 7.3t.à,.t s. t".{t'i.01 s.
3U (i..11 43 S,

403" - Soit 7t I'heure du au rnériclien de Prrris, elie serâ p +-


prssâge
,/ >' os I6+ dlns le lieu tlorrt 1ir lonq=itr-rde est t1e r/ llinutes de ternPs.
La correction (,t x o, r(r-1) cst :rdditive ou soustrrrctiye, suivrlnt que lc
lieu est à. l'est ou à l'ouest cle Prrris, elle est fort petite pour la
Frarrce; à Brest ou tt '>7n ouest, elie cst .le ,1// -1 soustrrlcti\re.
-
I-es lettres ,Vl ct S inciiqucnt Mnlin et .goir'.

404" - Rcchc'rchonsI'ircure du passrlge .le le Pcrlaire à L1'on par


exeurple, le I I xlril I9Io. Eu consr.rltrrnt lcs trbles ci-rle ssus, on voit
que le prlssilqe inféricur.1e lrr Polrirc ri Paris rlur:i.l lieri à cette tiaie à
6h lrnt 1$s le urrrtin. Lrr loLrgitr-ide en tcnrps de Lyon est .le o, 9' 5i" 5"'.
Nous aurons donc :
-172-
Heure de pxssnge à Lyon p-1- tt sq o,t64

,: oorg' 55" 5"' Est


p gtt 12* IB'
-
p- . \6', \ o,to*l
-l_ or- 3T'74
[(",u' + -Oo )
oh

La valeur de -l- rt x o,164 est ici soustL;rctive, puisque la polaire


passera plus tôt sur le i'méridien .le L)'ou que sur celui de Paris en
v€rtu cle l:r rotation orientale de la terre; pxr conséquent le passage de
la polaire alrrâ lieu à L1'on ;\

oh ro* 4os

A i'heure du passage qui est inférieur il feudra ajouter ou retrancher


6h.+,

c'est donc entre 5 h. jo et 6 h. 30 du soir qu'il faudra opérer,


C'est_à_dire autOur de (rr 6(m 46s.

405" - zu. IJne fois connue I'heure ou il conviendra de faire des


observatious, on déterrnine quel sera I'azimut de la pohire à son é!on-
gat'iort maxinm. Pour ceLi encore on usera cle l'Annuaire des Longitudes
ou de la Counaissartce dcs 7'emps. L'Annuaire donne unc Table approchie,
pour les lieux situés entre ioo et j2o de latitucle nor:d. Cette Table
laisse place ià une erreur qui ne dêpassera pas une llemi-minure d'arc.
La Connaissance dcs Tentps (année rgro, pâge 682) clonne une Table
absolurnent précise entre roo et 650 de latitude.

406" - \roici d'après l;r Table de l'Annuttire pour r 9 r o la valeur de


cet azirnut au te' Janvier rg ro; on entre dlns cette Table avec I'argu-
nrent htiltrde approchéer QLI'ou prendra dtns I',4nnuairc les Longïlttdcs, ou
qu' otr estimera sur ulle bouue ctrlc giographitlttc, L'.4tntuui.re donne les
azimuts en numération séxaqrasirnale. On sait comment convertir ces

indications en grades, minrites et secondes centésimales (uoir no" Jo-Jr),


-173-
Pour une latitude de:

3oo I'azimut est de ro 2r' o2'l 4to I'ezimut est de - ro 32' 59"
-
^

r2152 420

32" : r 2245 4)o


330 : t2J4I 44" --
f
L 1-
)/
,a
))
-
?,fo
)a
--
r2439 .+50

jio : r2540 46o

t60 : 1264+ ,+70

,,
)/-o r2752 480

380 : r 29ol 49"

390 : r jo rB 500

400 : r3136 5 ro

4ro : r3259 520


-r 53 58

Fig. 72

Cette Table pourra servir pendant plusieurs années, en retnârquant que,


pour une même latitude, l'azirnut de la Polaire dirninue d'environ 2j"
sexagésirnales par lf, en lroyenne.

407. - Ainsi Lyon à -+i" J5' 5o" de latitude boréale, ,l'azimut de


étant
la Polaire sera, pour Lyon, et pour le rr avril r9ro, d'environ ro 40'.
Si nous faisions I'observation sur h Polaire après son passage infé-
rieur ou avant le passage supérieur et, une fois l'opérrrtion faite, si nous
jalonnions la ligne O B (fS. Z2), il faudrait, pour avoir Ia rlôridienne
O X, ajouter à I'angle 0 la valeur de l'angle p
- t" 4o' . Ce serait donc
-174-
la ligne X qui serait le méridienne. Mais la fvisée a eu lieu à'l'occident
O

c'est-à-dire avant le pxssage inférieur, le même angle de ro 4o', soit p'


doit donc se retrancher.

408' - Quand donc on connait I'heure du passxge, on vise l'étoile


Polaire avant ou après son pâssase supérieur ou inférieur (5h. 54 ou 6h. oq,
voir plus haut) puis on jalonne h direction et on corrige, en ajoutant
ou retranchant la valeur de I'azimut de la Poiaire pour le lieu considéré.

B) Observation d'une étoile quelconque.


409o - Azimut d'un astre. Nous avons vu que I'azimut d'un
âstre est I'angle que fait avec le méridien le plan dêterminé par la verticale
(Z) du lieu et l'étoile (A). Cet angle est représenté par 0 (fg. 7r.

I'

"1/r*
'Iit

Fig

Z est \a colatitude de la station - c


P
P A est la distrrnce polaire de I'astre
- d
Z A est la distance zénitirale cl
-
Tîî I'ansle horaire
- AH
-
TîA azimut 6 si I'astre est vu dans I'occident du
-
lieu: et son complérlent à 4oos ou cou4irtrut At si I'astre est vu dans
I'orient, comme ici (fS. Z;).

4L0. - Quand oll connaîtrrr. I'azimut dc l'étoile observée, on en déduira


sans peine la méridienne tlu litu en appliquant le procédé indiqué (ro" 4oZ-
4c.8).
-175-
4l'1.' - or on connaîtra 6 ou 0' en résolvant le triangle sphérique z ,l p,
dont les côtés sont respectivement r/, c, et ô.

d
- distance polaire est donnée par les Tnblcs aslrononùques

c colatitude de la stirtion roos s'évalue suffisam-


-- - -L
ment sur une bonne cartc, à moins qu'eile ne soit donnée pâr tout
autre moyen (I'oir' n., 17t--lZ7).

â Reste r\ obtcnir ô, distance zénithale. Elle est 1e


-
conrplc(nrent de H, tngle dt httulttrr, ou hauteur \,erticale de l'astre au-
dessus de l'horizon de la station. On peut donc ou bien lnesurer: â ru
Tocltttotrtèlre , oLl lnesurer -Ë1 âu Tttchlotnàtt'e ou eu St.ttottt (lrS,
fi et on
fera â -: /oos H.
-

[--'-"

l.
I

>.-
!'rg. ? I

- Réfraction astronomique. lvlais, quel que soit le


41,2"
procédé adopté, il faudra corriger soit la hauteur apparente (H,), soit
la distance zénithale apparente (â'), de l'erreur due à la rëfraction astro-
rtontit1ue (R), et on rrur:a :

H- H'-R
ô- â'+R
La rétraction astronomiquc est l:r déviation que les couches âtmos-
phériqr'res font éprouver aus râyons lumineux. En Géodésic cette con-
naissance de la rc<irirction est de lrr plus haute importance. Malgré que
I'on u'ait pu ellsore en déterminer les lois d'u.ne m:rnièrc parfaitc., les
astronotncs ont posé des rù'gles prrrtiques et orlt construir des f'ables
qui dispensent de reflile les celculs. Il est celtain quc les objets sont
-176-
vus dans la direction de Ia taugeute 'à l'élérnent de la trnje ctoire, qui
affecte l'æil de I'observateur. Mais la difficulté est de déterminer exacte-
ment cette courlre du rayon lumineux dér'ié. Nervton prétendait que dans
l'atmosphère les pressions sont proportionnelles ALrx clensités et en tirait
une formule générale. Lt" Caille, Cassini, Lrpllcc, Bradley, Delambre,
ont émis diverses hypothèses et différentes formules dont le dévelop-
penent ne peut trouver placc ici. Disons seulenrent que les Tables
tiennent compte de cettc rêfraction d'abord poLtr une pression de 76o"'f
^
et pour une "température de r oo centigrades et que d'autr es Tables
donnent les correct ions à fhire subir pour les chlngeurents .le tempé-
rature et dc pression (r,oir Tultlts de Sttn{uet Poge r r et Pngt J4,
renmrque 2).

4l3o - Une fois connus d, C d, on résoud le triangle Z ,4 P, et

on en déduit l'aziurut r-rrri 0 ou Z. Pour cela, on peut cmployer les

formules suivantes :
a
sln 1/' cosec .. cosL-c â. sin (1, r) sin (f .))
2 - -
0
y' cosec d. cosec c. sin 1t. sin (p ,l)
2 -
0, :\' â) sin \p
tang cosecp. cosec (P d) sin (p c)
- - -
"
Pour éviter prendre les cornpléments dc i7 et de L, on rem-
de
A
placera aot --J- par la formule suivante, en fonction de 11 et de L ;
,2

,o, J- : tl sec É1. scc Z. cos p. cos (d p)


-
Lr f^it
L4LL I/A
(d + H+z \
ldans la..luelle w
-- \-, /
Quand o11 connait t), or1 procède com.lle il est dit aux numéros

4o7, 4o8, 4Io.

4L4. - NOTA : Ou trouverrrit pour la déterrlination


,-l'autres forntules
de i'azitnut dans S.e.xcURr, T-oblts centtsittt'ctlcs,i P. Jo; tlans SerNnuvn,
Cotrrs de Topograpbie tl fu Giotlisie, -7e idit., p. '7o-7 et 4J6, ctc.
-177-
4L5' - Poul firciliter cette détermination de la méri.lienne Ipar I'obser-
vation rles étoiles, il n'est pas iinutile de mettre sous les yeux du
lecteur un spécimen des Tnblcs de ltosilion tltts iloile s, qu'il trouverx bien
plus complètes .1ans l'Annuai.re tles Lortpitudts et dans la Connnissance des
Tetnps.

POSITION MOYENNE D'ETOILES PRINCIPALES


VISIBLES SUR L'HORIZON DE PARIS
(Coordonnées du i."" Janvier d9O9)

ÀSCENS. DROITE DI]CLINÀISON


NO\fS
moyellrle
des tltoiles moye1r11c
lTemps sidérrrl)
hrn s o

P Cassiopée (Chaph). . . . 0 .04 . ,t9 58.38.i2 B


,14.40.40 B
J t)égase (Algenib).......... 0.08 .33
z Cassiopée lScliedir). 0.35.20 50.09.{8 B
/ Cassiopée çTsih). 0.51.t2 c0.13.27 B
z. I). 0urse (Polirile). I 26.29 88.49.ti B
Persée (llirfak)
"u.'Iaureau 3.ti.49 40.32. t7 ti
(Àldebaran)..... 4.30 42 {6.10.37 B

" Cocher tla Chèvre) l-r .09. 58 45.52r.93 Ii


,J Orion (ITigel; 5.10. l0 8.18.99 A
a (lrion (tietelgeuse, ..... ... 5.50.15 7.23.27 A
a Gr'. Chien (Sirius). 6.111 .Otl 16.35.27 À
z. Petit Chien (Procyon) ... .. 7.34.32 ii.27.30 Il
p Gemaux (I'ollux) 7.39.45 28.14.48 B
a Lion (Regulus).. t0.03.32 19.24.44 u
z Gr. Ourse (Dubhe) t0. 58 .07 ô2.lt.33 B
: Gr, 0urse (Alioth) ,t2.50.02 56.27. 13 B
a Vierge (l'Epi). tl,3 2(t.2!, r0.4r.ll a
a Bouvier (Arcturus) 1t! .lL .31 19.30.2t B
.r Scorpion (Antarès) 16.23.50 26.13.50 A
u Lyre (Wega). 18.38.5t 38.4t.55 B
a Aigle (.\ltair). 19.46.9t 8.37.31) I)
a Cygne ( Deneb) 90 .38 . 90 /r4.b7 .17 13

Nota. Cetie table pcut scrvir pend:rnt tles annries, en ayant


- compte des yariations alnuelles qui ne dèpasserrt
soil tle tenir pas
quelques secondes, comrne I'incliquent les Tables de l'Irtnircire de.s
Longitutles (1909, pages 216 à 2?1).

2ol Observation du soleil


41.6o - La méthodene dillère pas de celle qu'on a suivie en opérant
sur une étoilc quelconque (rn' qo9 à +r;). Il s'agit toujours de résoudre
le triangle sphérique 2.1 P (zénith, pôle, astre) pour en cléduire I'azimut,
ou son complément à -1oos, suivânt que A est observé à I'occident ou
à l'orient de la station.
-1?B-
4L7o - Mais la proximité relative c1u soleil et la grandeur apparente
de son disque obligent d'ajouter à la correction dc réfraction (R) (,t. 41 2),
deux autres corrections, quancl on veut obtenir la distance zénithale ou
la hauteur vraics (â ou 11) du soleil. De ces deux corrections, l'une est
relative à la pttrollaxe, l'autre au d.emi-tlittntltrt tlu so/ci/. (Portr tous les
dëtails de I'oltserattiott et les cttlculs, t,oir les Tablcs trigttntnrtltriqucs centési-
males par J. L. SeNGurl', ztnp ptrr'lic, pagts )o it lg rt Tttblcs 1I à Xl/).
4t8, - A) Correction de réfraction (n,1. L'Artnuoir-t du.

Brrraau des Longi.tudts clonne, âvons-nous dit, la veleur dcs riJroctiorts


dont on doit tenir conlpte dans les observations. Les hauteurs xppârentes
sont exprimées en deqrés; comlre le tachéornètrc est divisé en grades,
l'opératcur cloit donc transformer les
en grades. Lr.s Trtbles de
degrés
Sangutt donnent en grades les mêmes indications. La correction de
réfraction se retrauche quand on opère sur I'angle de hautttur (I{') elle
s'ajoute quand on considère la dislttrtct 4initbalc (t').

F'rg. i 5

41,9" - B) C orrections dues à la parallaxe (rtg. i , ) .

Quand on observe le soleil c d'un point P de la terre, le tachéomètre


donne la valeur de I'an91e ê,, tandis qu'en réalité il faut avoir I'angle au
centre û.t. Le soleil se projette en S' sur la sphère retionnelle, alors
qu'il faudrait avoir srl iuutertr vraie en S ; d'ou ulre erreur en moins
sur h hauteur (H) or.r err pius sur h distancc zénithale (â), erreur égale à
l'angle ?. Cet angle z cst ce qu'on appelle la " Pdrttllrtxe " l on peut la
définir " I'angle sous lcqtrt:l ofi z,erroit, dc I'ttstre considërii, le dcnti-diamètre
de lu terre ".
-179-
420" - Cet angle est maxinrum quand le soleil est ri I'horizon : on
dit alors que h parallttxe r.çl hcriryrtlal,: (S' rt1.i6).Daus toutes les
âutres positions, on l'appelle " Pdrttlluxr' ,/c lttttttcur'" (5" -frg. i6). L'astre,
obserr'é all zénith, n'auririt plus de perallaxe.

42L" - Il est parciilemcnt évident que I'angle a (fg. it) est d'autant plus
petit que i'lstre observé est plus loin de la tcrre. La plupai't des étoiles,
à cause de leurs distences incalculables, n'ont point de parallexc. La plus
repprochée de nous, q. ,-1u Centaur-e, a une parallaxe de i de seconde. "
"

!'ig i6

422" - Pratiquement on cherchera la


du soleil, pour la date
parallase
de i'observrrtion et pour la hauteur observée (H'), dans la Connaissance
dcs Tcntfs (Table III, p. 6gz; année rgro). Elle esr déduite au mo)en
des formules trigonométriques suivantes :

L'on a en (fs. z s)
efret
f - #+
cl'ou sin e l- sin i
- l(

comme a eSt toujours très petit, on auril


l-"
,ltln r"
,-
- - Rsin
Ces formules supposent connues la parrrllaxe horizontale, d'ou l'on a
déduit R. On travaille encore à rcndre plus précise et plus définitive
cette mesure fondamentale. Les derniers calculs sont basés sur i'observa-
tion des passages de Verrus sur le disque du soleil, en U69, rBT4,
-180-
r882. On admet aujourcl'hui que la parrrllrrxe horizontale équatorirrle c1u

soleil, à ia distance rroyenne, est de 8" 80.

423o - La. correction due ri la doit être ajoutée si on opère


parallrrxe
sur la hauteur (f1') et r:etranchée si on opère sur la tlistance zénithaie (d).

424' - C) Diamètre apparent du Soleil. Les étoiles n'ont


pâs plr.rs de diamùtre xpfarcnt que de parallaxe. Le soleil et les plrrnètes
étant plus rapprochés, on doit elt teuir compte, car lorsqu'on fait tlne
observation sur le soleil on ne pellt pointcr sur le ceutre : on prend le
bord oriental puis le bord occidental, ou bien le bord infêrieur pr-ris le
bord supêrieur, cle rnenière Llue le soleil soit tangent aux deux fils
comme l'indique ies figures 68, 69 er 7o.

Pour avoir le centre on ;rrend lrr moyenue des observations


soit d le clenti-diarnètre apparent du soleil (fS.2il,
,'t son râyon,
R sa distance à la terre,
lr:Rsinr/
sin ri !:
- R

Terre.
SoleiL

Frg. ii

La valeur du demi-cliamètre âpparent ù sa mlJ(nuc distance à Ia


terre a été trouvée de 16' sexagésimales ou tg' 6il' centésimales. Mais
cette valeur change suivant que la terre, dans son nouvelnent de trans-
lation annuel, s'approche ou s'éloigne du soleil.

425" - Au lieu de prendre la moyenne des obscrvations sur les bords


opposés, on peut ne relcver qu'un bord et corriger en plus ou ell
moins (suiz,arft le bord obscrvi) de la valeur du demi-diamètre donné dans
les Tables des divers recueils déià cités.
-rB1 -
426" - Dans les recherches il faut prendre dans les tables,
d'tt4irrrtrl,
non le demi-diamètre en hautcur, meis 1e dcni'diantètrc réluît it I'hori4ort
et cela toutes les fois qu'on a reler'é un borcl oriental ou occidental.
Quan.l on relèvc Ie bord inférieur oll supérieur:, il 1l')' a pxs lieu de
faire cette rêduction.

\Ioir: SeNcuEr, II' par:tic, pxges 30 i ig et Table IX;


CortrttrissLtnce tlts 7'etnps (r9ro), pxges l8 à 32;

Annuoirc des Lortgitttdts (r 9 ro), Pxge r 04.

427, - Résurné. Une fois conllue la hautcur apparente rlu centre

de I'rlstre, on appliq'ue la corrcctitln:


H-H' -R_r'"
â-â'*R-"
dans laquelle R correction de réfraction
-
q correction de parallilxe
-
428, - Certains manuels contiennent des Tables qui donnent, en
nombles naturels ou en logarithtles, la ,valeur globale de R * o en
-
fonction de I1'. Avec ces Tables, on n'.t plus ri faire qu'uue seule cor-
rectiolt des hauteurs, SeNcuBr donue urême eu un seul nombre pour le

soleil lrr valeur de :


+rl2 Diamètre-R* "
Voir Sexcurr : Tables trigortotrt,)triques centttsitnftles, II" partie. Table X.

429o - H une fois connue, on en déduit ô.

c =- çsl.atitude de lir station est prise approximativement sur une

bonne cârte.

r/ : distance polairedu soleil, complément de sa déclinaison (D),


est prise drrns la Connaissancc des Ttintps, pour la date de I'observation et
nidi îtrù\,en it Pm'îs. Ii faut faire subir à cette donnée cleux rectifications :
I'une relative à le différence de longitude entre le lieu' d'obsen'ation et
Paris; I'autre relative à I'heure de I'observation, qui peut in'être pas
nridi moyen. On trouvera dans Sexcupr (Ttrl,les Xl' et cxplications,
pt(es 1r-J6) le moyen d'opérer promptement ces rectifications.
r82
-
H, c) ,1, on résoud Z A p et on en
430" - Enfin, avant ainsi obtenu
déduit 0 comme il a été dit nlr no $3; puis on détermine la méri-
dienne par le procédé déjà connu (nos p7-qo9).

43!,"- Ainsi donc, quand un tlchciomètre est installé et vérifié en un


lieu, le plateau horizontal bien serré:
Io On vise un nstre (étoile ou soleil) et on notc la distance
zénitirale que I'on corrige de la réfraction et de la parellaxe; orl note
ensuite I'azimut donué pxr le plateau; on vise un repère, sâns changer,
si possible, l'engle azimutal obtenul on bien s'il le faut on prend un
repère K cluelconque, dont on note soigneusement, sur le canlet, la dif-
fêrence d'azirnut par râpport à I'azimut de I'astre; cette différence
- a. ;
20 Ensuitc, on pr:end sur une cxrte d'État-Major la l:rtitude de 1la
station;

ju Sur 1a Ctutrtttissdrtce tles 'fetnps ou sur: l',4ttrttttire ùt BtrreLttt des


Lortgitutles o11 cherche Ia déclinrrison cle i'irstre à l'époque c-rù I'on opère,
et l'on eir déduit la distance polairc (d). Avec ces trois élémcnts, on a
toutes les clonnées du problème.

Ces calculs font trouver I'irzinrut vrai de I'astre en fonction de la


distance zénithale qui doit être lrr plus exacte "possible. C'est pour ce
motif qu'on doit bien crrler et vérifier son instrument.
432" - Une fois le r'éritable azimut trour'é :

ro On uret le zéro du vernier sur cet angle, augmenté oll dirninué


de I'engle z, si le repère est différent dc l'azirnut de I'astre I et on fixe
solidement le vernier au cercle azimutal;

20 On rend libre la pince d'arlêt qui est -ro?is le plateau, et tournant


à lu foîs le cercle et l'alidade, on vise Ie repère ff;
jo On serre le limbe fortementr pxr h pince d'arrêt qui est au-
dessus I

4o On rcnd libre I'alidade dont on arnène le vernier sr-lr le zéro :

la visée cle la lunette donne alors la direction de la méridienne, qu'on


jalonne on qu'on repère soigneusement.
-183-
433" - tout d'aiileurs, l'opé-
Dans les premières opérations, comme en
râteur tâtonnera et mettra certainemcnt plus de temps qu'il n'en faut.
Cependant, quand on a trois ou quatre fois essayé cette marche, il ne
faut pas plus d'un quert d'heure pour effectuer cette opération. Il faut
noter que cette uréthocle perrnet de saisir une éclaircie clans le ciel et
cela suffi.t : or1 ne perd en somme aucun temps, on en gâgne au
contrai re.

Avec I'cxposé qui précède, que ce soit le jour, quc ce soit la nuit,
i[ ser:r facile à I'opérateur de détenniner lui-mêrne, et cl'une manière
rigoureuse, la méridienne du lieu. On n'est pas sujet à des approxima-
tions plus ou rnoins hasardeuses; on ne se base pas sur des probabilités.
Tout est calculé en fonction des réalités.

434" Tertlinons pxr un esenple :

Le z1 février t892, à ; h. ro' (her.rre ntovenrre de Paris) on a observé

0' r-tI s 6+' (angle horizont;r.l)


- -
u -.s / (' c|éClinnisOn
^ -- /)'))
-
L ,+gc gr' latitude du lieu de i'instrument
- -
I os r{ 55 - longitude Est de l'instrument
-
Ht
- (roo â): 2+c 15.
-
(Calculs faits au moven des Tables Sanguet IX à xv)

Io At- tq,t8 6q H'-2$15


Correction t- os l2i Correctionf osz6
-
A_ r4rs 965 H-2+c7r
2a Distance polaire du soleil

C,-fos3o5 ,/ le z5 février l89z rros 316


-
Cz
- * og rjz (D: os 4ro) >< os 417 - + oc r79

C'+Co-+os437 d- I Ios 495


_184_
En cherchant l'angle par son cosinus

cos-e
-/sec@
zP:H+Z+ô
H
- 2ls r7 son log sec o33 57

L 49c gr son log sec r.+ggo


-
d iros 495
-
r-2 h- t85s t5 \
92c j58 son log cos
h- I
,r- -. 9 c667o
I
d- r-
h- 17 cg37 son loq cos -- 9 98252
IA
\,
t- 7zs 86

iI u-
A
z iog ç65 -'l'- r9 4269 r4rs 72
2 -
A
log cos -:; 6r614 I
- I

L'azimut vrai du soleil 0 éta,nt rls s72 et I'anglc 0, éta"nt egal


t4rs 97, on aura à corriger l'angle azimutal de
AA
']-|J|-'-l)

Le repère obserr'é avant été vu sous un augle azirnutal de 1.-42c rJ


et l'azimut du soleil êtant de jr 7j plus grand que I'azimut trouvé,
I'angle vrai du repère sera de 34zs r3 + 3c 75:345s 88.

NOTA : Dans toutes les opérations nous avons opéré avec un tachéo-
mètre ne donnant les angles qu'à r minute près.

435" - Remarque importante. Au mornenr de faire la cor-


rection d'angle Js 7j nous nous solnrnes aperçu que Ia bulle n'était pas

exactement entre ses repères. Et pour nous assurer de i'exactitude de


nos calculs nous evons recornmencé en rectifiant Ia position du niveau
à I h. 20 m. Il nous a failu dix minutes pour rechercher cette orien-
tation vraie. Nous avons obscrvé le z5 février tBgz (année bissextile).

Donncaes gr , igc 7S
-
H' 2Js 17
-
-185-
frl
Io fJ
2 r)9s 75 ra 1ag rFl
-

cofrection + os 122 + _ or 25J,

,,,
h :: rloc 072 Lf
tJ t -- 23s 12+

2o Distance polaire du
--._
soleii
C,:* o$ 3oi tl, z5 fér'rier r89z rros 316
-
C'- + oc r39 (D : 4lo) x os -i,14 Oc I82
-
C, * Cn: Os -l,l+ d- rroc4gB
ff .rs r1.r son log sec
- ')" +'+ -
It o3oo8
\
L 4gc aro son log sec o i+9go
- -
i- rroc 498 l

ch r83s 832 I
-t
( 0 r+3c 60
1,
gts 916 son log cos -- ct rnrS'; -
(rt a _ an .^

d -tr, 1$s 582 son log cos -'f!-)=)t


- c't
98r23
(j
z log cos r9 z6-1o8
I
2 1

û
log cos 63zoq
2

Par conséquent la corlection azimutale au licu d'être de jc 7 j ne


doit ôtre que jc 5.".

Le repère pâr suite doit-être de i,42e rJ + js 5j Sljs G6; I'on


-
delra lnettre le zéio du vemier sur I'angie 315z 66 et dans cette position
serrer forternent les pinces d'arrêt de I'aliclade ; au moyen de la vis de
rappel en -dessous du lplateau, ramener cxactement le fil axial sur le
signal bien éclairé; serrer alors Ia pince inférieure_. desserrer l'aiidade
qu'on amènere sur le zê,ro.

La iunette seru alors orientée suivant le niéridien du lieu.


436o - Pour toutes autres observations, voir les exemples donnés dans
les Tables centésimales Sanguet. On pourra ensuite jalonner sur le terr:rin
la mériclienncl on plantera un piquet solidernent! enfoncé rï la station, et
l'on pourrrt réinstaller f instrument etr tout moment.
Si l'ott t'cut se vérifier par des observations stellaires ricn ne sera
plus facile, surtout sur la Polaire au morllent de sa plus grande digression.
-186-

ANTICLE II - ORIENTER LE LEVÉ D'APRÈS


LE MÉRIDIEN CONNU
437. - Lt" rnéridicnne urle fois pâr I'une ou l'rrutre cles
déterminée
méthodes étudiécs à I'article précédent, or1 en fise lrr tlirection pxr des
jalons et des repèr:es. Dès lors I'orientation du levé ne présente plus
aucune dificulte.

On peut l;r rérrliser de diverses mrrnières, suivant clue:

lo On utilise seulement la trilce obtenue tle la néridienne géogra-


phique, sxns employer aucunemcnt lrr boussole ;

zo Ou bien on se sert exclusivement de la boussole topographique ;

jo Ou bien enfi.n, on emploie un Tocltttornètre d'ucc diclittttloin recti-


fiable au Nord vrei.

il sufira cl'un mot cl'explicltion pour éclairer la marche i\ suivre dans


chacun de ces cas.

sr - oRTENTATTON ASTRONOMTQUE
DU LEVÉ, SANS EMPLOI DE LA BOUSSOLE
438" - Connaissant Lr mérirlienne de h preurière statioir, on étal''lit le
vernier azimutrrl clu tachéomètre sur Ie zéro de son cercle, puis rend:rnt
libre tout le plirtcrrn in1èrieur, olr atlèuc lrr lunctte daus la direction du
Norcl vrai. Fixant irlors la pince .l'arrêt inférieure, on iibere I'rrliclrrde, et
prenant irinsi pour originc ou zéro des ezimuts le Nor.l vrai, on conl-
melrce à lever les angles pliurimétriques en faisant un tour d'horizon,
Les azimuts inscrits se trouvelrt tous rapportés au Nord géoeraphique.

439" - S'il faut chc-rniner, on prend, de lir station I, I'azimnt de la


station lI st-rit (t,- lzos . Arrivé à Ia station II, on êtablit I'instrument,
et on fait nrarquer iru vernier a,* 2ooe -- r2oc . L'aliclade bloquée sur
ce chiffre de la graduation, on desserre la pince inférieure et on vise le
-187-
station I, On fixe de nouveau lapince inférieure d'arrêt, on libère
I'alidade, et on recommence à lever les azimuts en rayonnant. Et ainsi
de suite.

440" - bon, si on le peut, de se contrôler, après quel,lues


11 sera

stations, en clétermin;rnt,tstronomiquelnent une nouvelle méritlienne, On


le fera encore pour la dernièr:e statiotr, de peur qu'en se repérant d'une
station sur I'rrutre, on n'ait cor11mis quelques errell[s, qui s'trccumule-
raient et affccteraient tous les tlzimuts levés ultérieureurent.

441". - Avec les coordonnées polaires, portées sur le


ces préctutions,
carnet, seront toutes rattachées rru nord I'rai, et le plan IaPporté d'après
ces données fera foi de I'orientation des parcelles.

S rr - oRTENTATTON DU LEVÉ
PAR LA BOUSSOLE TOPOGRAPHIQUE
442o - Le grand de l'emploi de I'aigr-rille aimantée pour
avantage
l'orientation du ler'é, c'est que la direction origine des azinuts se trouve
Point n'est besoin, en cheminant,
reconstituée à chaque nor.rvelle stetion.
de se repérer sur la station précédent e (uoir lP ljg) âu risque d'accu-
muler les erreurs. Si on vise lrr station antérieure, c'est pour se dontter
un surcroît de contrôle. En réalité, on ne s'oriente pâs sur la ligne
station II, station I, mais bien sur le méri.1ien nmgnëlir1ttc, dont la
boussole réitère pâftout I'in,-lication, et qu'on prend, à chaque station,
pour zéro ou origine des azitlr-tts à relever.

443" - Ii les précnutions pour ér'iter ou dépister ies


faudra multiplier
variatiotrs locales et ttccitlenttlles de la déclinaison, qui sont ie grand
danger des levés ri la boussole.

444" - et diurnes, on y pourvolera en


Cluant aux variations séctthircs
notant soigneusemeilt le lieu, la date et I'heure de cliaque levé. Au
moyen de ces notes, et en se reportânt à l'^4nnttaire tlcs Longitudes
(ttoir no" S:6-1Jil, il sera possible cl'établir Ia déclinaison de I'aiguille âu
moment des diverses opérations.
-188-
445" - Dans le raltport clu plan, qui se fera au Bureau, on tiendra
compte de cette déclinaison calculée. Si les rayonnements des diverses stations
s'étaient faits avec des variations diurnes de valeurs trop diverses, ce qu'il
{aut éviter autant qu'il se peut, on corrigerait par addition ou soustrac-
tion tous les aziuruts pris des stations secondailes, pour les ramener à
la déclinrison de la stâtion I. Reste cette cléclinaison rendue ainsi uniforme :
on f indiqucre sur le plan, ou tout âu long pxr urle note convenable-
ment rédigée (p". exemple : " drtclinuisttrt occidtnlttle de I'aiguillc
--
tqo zt')1 ,ou par une rose clcs vents qui icomportera, avec I'indication
de la direction du nttrtl z,rti) unc flèche c1ésignant le direction, conve-
nabletnent dcclinéc sur le plan, ciu rtr,rJ msgtritiqtre.

446' - L côté la boussole, on pcrçoit ici ses incon-


des avantaq.es dr-
vénients: ro danger des variations acciclentelles ineperçues dc- la décli-
naison ; 2o précision insuffisante des angles merqués par I'aiguille;

1o nécessité des corrections de varirtions cliurnes diverscs, si le levé ne


se fait er] très peu de temps ; 4o prdsence sur le plan d'un double
méridien : le méridien maunétique observé et le méridien géographique
calculé. Il est un uroyen de faire disparaitre la plupart de ces inconvé-
nients tout en conservant les avantages du levé :,i la boussole I c'est
d'associer les;deux méthodes, uragnétique et astronomique. On réalise
facilenrent cette association avec un tachiotnitrc bien construit.

s rrr
- oRTENTATToN
DU LEVÉ PAR LE TACHÉOMÈTRE
AVEC DECLINATOIRE RECTIF'IABLE
AU NORD VRAI
ASSOCIATION
DES MÉTIjODES ASTRONOMIQTIE ET MAGNETIQTJE
447" - Dans les de construction soignée, le tube mâgné-
tochttontè.tres

tique peut se mouvoir, au nroyelr d'urre vis de rappel, autour d'un axe
vertical. Si on a pris soin de fixer, ;ru moyen cle jalons ou de repères,
la méridienne géoeraphique de la rre stxtion, déterrninée, une fois pour
-189-

toutes, par les méthodes astronomiques, rien ne sera plus aisé que

ci'associer à la précision des procédés astronomiques les âvantages que


donne l'ernploi de la boussole de cléclinaison.

448o - On y le rëglttgr, oLt riductitttt du. tulte maEùtirlue (tu


parvient pâr
nord z,rtti. Les ouvr:eges qui tr:aitent de ia Géodésie s'occupent peu en
général de cette importante opération. Ponno, dans son ouvrage sur la
" Tachéornelrit ", colrsacre quelques lignes à la détenlination de la décli-
naison de I'aisuille aimantée et c'est tout.

Morxor, dans un traité de " Lct,cr ît. ln " s'occupe du réglage


Stnt|in
de h boussole. Les procédés qu'il préconise pour ce réglage sont un
peu primitifs.

u Il est bon, dit N'I. San{uet, de faire relnarquer que les divers
procédés indiqués par Moinot sont d'une insuffisance incontestable et que
ceux qui les mettent en pratique s'exposent, sans s'en douter, à des
mécornptes considérebles en les supposant exâcts, ou bien à attribuer à
I'instrument des erreurs tlui lui sont étrangères >.

449. - Nous citons ces quelques lignes pour établir qu'on ne doit pas
employer les procédés indiqués par Moinot mais s'en tenir aux méthodes
exâctes, qui consistent à régler l'instrument d'après une méridienne
asl rtworuiluement définie

Pour cela, on met le tachéornètre en station; puis le vernier de


I'alidade bloqué sur le zéro du cercle horizontal, otr vise la direction
soigneusement jalonnée ou repérée de la méridienne géographique. Le
limbe dormant est alors fortement fixé. ll n'y a plus qu'à agir sur la
vis de rappel du Lléclintttoirt, jusqu'à ce que la pointe de l'aiguille
coïncide avec le zéro gravé sur le \rerre dépoli.

- Dans cet état, le déclinatoire indiquera le nord arai; sous


450,
réserve, bien entendu, des petites varirrtions .liurnes dont il fauclra tenir
compte, et des variations accidentelles qu'on aura soin d'éviter. Au reste,
rien de plus facile que de réinstaller I'instrument à la station I et de
ramener le tube nragnétique à indiquer le nord géograpliique. On le
190
-
fera aussi souvent qu'on le jugera utile. A tout le moins chaque soir, en

rentrent, on véri6era si l'instrutnent n'a pxs bougé pâr les à-coups, les

transDorts et autres accidents.

45[.. - Avec ur] ainsi disposé let survcillé, on reporte à


Tach,totrtètre

chttrlue statitlt f indication de la rléridienne; on évite la cumulation des


erreurs, danger du procédé cxclusivemeut rstronotnique I on travaille
à la fois avec rapidité et précision; et pour donner au plan rapporté une
rigoureuse orientetion géographique, on n'rl qu'à trauscrire au bureau les
coordolrnées polttires portées alu carnct.

CHAPITRB III
3." PROBIÈMN: SITUER LE PLAN

452. - Quand le phn rr été orienté d'rprès le méridiett g'éogrufhique, il


constitue document irréfragable pour mettre en évidence tout dépla-
un
celxent rotatoirc des ligncs du terraiu (roir t,no' l tt- J t8) ; reste à lui
conférer le mêmc âutorité r,is-à-vis des rutres changernents ,possibles en
avant ou en arrière, à droite ou à gauche, etl haut ou en bas.

453" - Pour y p:rrvenir, on notait autrefois que llt percelle << tenait
<, d'un bout au sieur Duraud et rle I'autre à M' Vauquelin I qu'elle abou-
<< tissait par haut au chctuin des Brossettes et par bas à la voie qui

< nène à Beaumont, etc. )) Qui ne voit cotubien précaires et entantiues


sont les gerantics fonclées sur de seniblnbles contingeuces ? De solution,
il n'en est l1u'une : fixer le situation clu terrein colttllte on a fixê son
orientation, et pour celrr. cn rattacher les sttrtuttats prittcipttttx, 11o11 à des
repères toujor-rrs instables, urrris à des axes ittttttuabletlent définis, r.1ui sont les

mëridiens, et lcs put'cilli''t:; ou cercles de lrrtitutle.


191
-
454' - ll semble à prernière vue que proposer la méthode c'est l:r faire
adopter, trlnt srt sécurité est évidente, tant sA mise en æuyre est simple
et ulle fois arlmis le ler'é au Tacltitttrtitrt. Dans la réalité pourtânt
aisée,
ce progrès ne s'opère que lentement, parce qu'il doit vaincre le préjugé
et ia routine.
455'- Il faut cl'abord sc décider à transformer en coordonnies recltrrtgtt-
laires, jusqu'ici moins connues, les coordonnées polaires (no. t tt 4)
avec lesquelles on était familier : première difËculté ! ou plutôt pretnière
habitude r:outinière à surmonter, câr, dc diflicuité, il n'y en a point de
réelle : c'est tffaire d'éducation e(lérnentaire. Malirer-rreusernent, les coor-
dounées rectângulaircs ne figurent pas encore dans les nréthocles de levers
cl'arpentage, si ce u'est cependant qurr"nd on se sert cl'une équcrre d'ar-

penteur et qu'on lèr'e un polygone quelconque. On fait alors des coor-


dotruées r:ectrlngulâires silns le srrvoir. Dans les livres d'arpentage, on
indique eu effet un moycn de relever Lln terrain srurs pénétrer cleclans,
âu lxoyen de l'équerre d'arpenteur. Le voici ftg. ZS).

Ce procédé consiste ii tracer sur le terrain deux exes o x et o y


en plaçant l'équerre au point o. Puis on la place en fl) en /;, en c) en
d, en e oû f, en aylnt soin de mesurer les distances O a, a b, b c,
c tl, d e, c /; Pr"ris ensuite on se placc lvec l'équerre cn ,, e' It, f,tt,, d, que
I'on lrcsure égrtlement. Le résultat est illle I'rrn a justenrent les .ï et les
y de tous les points clu poll'gone, et I'on peut en évirluer la surface très
-192-
facilenrent. A la surfitce A, B,C,
I'inspection de la figr-rre, on voit que E,
F,D,,4, est égaie à Of,FD d'O uroinsd'DABC EFf Od'. C'est ce

que nous développerons ci-après.

Rien de plus sirlple, en r'érité; mais cette indication faite elt passant
d'une rléthode qu'on présente plutôt conlrle un expédieut, ne sufiit pas ri
la rencire familière. Pour en incultluer les arrantagesr il firudrait cl'abord
la faire appliquer fré.luerlment sur le terrain; puis il feudrait cn faire
vérifier, sur les plrrus et les tirbleaux de calcul, toute la sirnplicité;
montr:er qu'irvec tn tttcltrtt',ltilt'c, I'on â, sans bcirucoup de travaii, trois
éléments presque instaniauément :

to La distance dc I'instruuient itll point visé (f) ;

zo Son azirlut par llppott à une .lirection constiiute (o)1

jo L'anglc de hauteur, c'est-à-dire l'altitude (11), ou (Iz) son com-


plément; et qu'avec ces trois données ii est fort simplc d'obtenir des
c00r(l()ttnLtes reclttttgttlairts (t'ttir nos i5 r-J54.

456" - I-ln autre épouvantail, c'r'st I'idée qu'il fau.lra faire intervenir
des calculs astrt',ttottti,lttts pour rlpporter ces coordonnées rectanguleires
aux ntiritliens et ltnrttllèlts. IT était si aisé de prendre deux âxes arbi-
traires se croisant li la première station ! Sans doute I trtais encore ne
faut-il pas se firire une nlontagne de ces calculs qu'exécutcnt fort bien,
à chaque instant, non seulenrent eles officiers de marine {ormés dens les
écoles, ntais de simples praticiens de la uavigation. Encore arrive-t-il le
plus souvent que les trrlvallx antérieurs de le géodésie suppriment pour
le topoeraphe la majeure pxrtie des diflrcultés, tandis que le urarin
voit ses calculs se compliquer par la mobilité de sa station. Est-il
d'ailleurs sans intérêt pour un géorlètr:c intelligent de se rendre capable
de détcrminer, dlns urte explorltion oll en pî) s pcr.lu, le lrrtitude, la
lolgitude ct I'heure .iu lieu. Elthrl, cc qui emporte tout, c'est I'intérêt
des résultats que donncrait 1'enrploi clc ces méthodes.

- Porro e vraiment t(té prophète quancl il déclarait que tlésormais


457"
le Cadastre des nrtions ne scrait lpossible qu'avcc Ic ltcltttornètre. Et non
-193-
seulement au point de vue cadastral rnais encore au point de vue des
étttdes à faire dans l'aacnir sur de nouveaux proiets de lignes, canaux,

voies de cotlmuuication, etc., etc. L'État qui a dépensé et dépense des


sommes folles pour l'établissement de ses travâux publics aurait, tlvec
un cadastre levé au t:rchéornètre et ràpporté aux méridiens et parallèles,
tous les élêments nécesslires d'études ultéricures, sous réserve d'une
siniple vérification.

Envisagés sous ce point de vue, les levers tachéornétriques rendraient


certtinement des services éminents et appréciables. Mais ce qui doit
attirer aussi notre attention et celle du législateur, c'est surtout les
âvantages qu'on en doit tirer âu point de vue de la propriété, de la
fixation des litnite s dts bttrccllcs.

Corlment ne voit-on pas I'importance de I'emploi cles coordonnées


rectangnlrires, qui rerrdraient un point immuable, qui essigneraient à
chrrque sommet sir véritrrble place, qui fer:rient voir dans la suite des
siècles tous les changcmcnts qui s'opèleraient sllr 1a surfirce de notre
globe et suivre toutes les pheses pâr: lesquelles il passerait ? Une telle
réfor rle serait une vrrrie source de lichesse nrrtionale, d'rrbord en évitant
âu Gouvernenent et au Législateur une réfection très onéreuse après
celle qui s'itnpose :tujourd'hui, et âux propriétaires une source de pr:ocès
qui souvent crlusent leur ruine.

Quand on pense que les :lstronomes se servent des coordonnées


géosraphiqucs pour cléternriner stéréographiquenrent les points du globe
terrestre r Qu'un ltavig-âteur par de sirnples observations steilaire s, lunaires
ou solrrires déterrnine mathématiquenrent et d'une manière absolutlent
rigoureuse lrr position de son navire sur l'océan, qu'avec ces données il
sait diriger sA course et arriver xu pcint tcrminus, on se deurande
pourquoi I'on n'A pas songé à utiliser cette scicnce féconde pour déter-
miner llos sommets de propriétés. Concluons donc siurplement que
puisqr.r'il est si facile à un rlarin .le se reconniritre sur 1'océrrn, ri l'astro-
nome .f irssigner ri telle ou telle planète sa place e\itcte, il doit en être
de nrèrrre polir lros " j',tlrcelles ". Les étoiles ctrrnt des points, pour Ilous
194
-
simples terriens, absolument Êxes (sauf, pour quelques-unes, des dêpla-
cements infimes et connus), elles'doivent nous servir de repère immuable. Si
le cléplacement de l'are du monde, ses varietions par suite de la ntûotion
htnttire, etc., etc., peuvent amener quelque changcment dans les rapports
entre les éléments géoeraphiques et ceux de la sphèrc étoilée, tout cela
est prévu et ntathématiquernent défini. Pal conséquent nous pouvons
rattacher immuablemeltt et éternellement les sommets des périmètres de
nos propriétés soit à dil1ér'ents rnéridiens, soit à un méridien initial aLl
moven de coordonnûes rectangulaires planes.

En résumé la métirode .lcs coordonnées rcctangulrrires est d'une


richesse sans égaie pour tous les problèmes topo:-raphiques, géodésiques
et astrotromiques. Arr êtotrs lâ ce trop long préaurbule et espérclns
qu'eufin les Ingénicurs éurinents qui sont chargés cle poser lcs beses dr.r
futur cadastre reconnaitront cette r'érité " {1ut; le Cudustt'c doit être fttit du
tachéomèlre tt par Ie s cttttrdttttnies rt'clnttgulLtires ".

458o - Pour situer le plau immurrblement dans son iieu, il laut:

ro Déterminer les repères fixes ;

20 Y râpporter, par celcul, les sonlmets du terrain.

AnrrcLE I
oÉTERMINATIoN DES REPÈRES FIxES:
ITEÏJF'E I,OCALE, LATITTTDE,
LOI\TGITI'DE, ZÉRO DTJ NIVELLEMENT

459o - En pays cililisca, on peut s'éparq11s; bien souvellt le travail


d'une déterrnination personnclle .les rtpirts /i.vr.i ausquels il faut rattilcher
les sournrets. Ainsi :

ro Ltheure dc Paris peut êtrc prise à l'ltorlogc cxliricure des gnres :


on en déduire l'herrre loclle, si on connnit l:r longitude du lieu;
-195-
zo La latitude et la longitude d'un sonlnret clu polygone,
ou tl'uu point extérieur ar-rquel on puisse aiséntent se rattâcher seront
donncres: -4) olr pxr l'Antttt,tit't dts Lottgitu,lcs B) ou pxr une rrresure
soignettsement prisc sur unri btrnne ùrutc (Ettt-trIojor ltt Mitisti:rc de
l'Irttttrit'ur), Soit par escutple à clétenniner la posiiion du point O en se
râpportrurt à la méricliennc .r' .\' 1llrli:rluée sur la ci.lrte tle l'Élut-Mojor et

lx lx
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---t- J-- -- - * 6,1 qr'adcs
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I
x
i
.t; ,;3 2)
0'" L0

b-ig 79

au parallèle ri l'équatet)r 'v-'t !" (fg. 7il. supposons que la méridienne


x' r' soit de os Io/ Est, et la perpendiculaire )t' )t' de 42c 9ot Nord;
supposons encore que nous xyons trouvé sur la cai-te
ob-^l-omoo6
0C-X--OnOI6

Si I'on cherche sur l'échelle dc la carte la longueur (') de l'arc de


méridieLr pour ro'centésimalcs, or1 aura omr2i et pour ro'dc perpen-
cliculaire o"'o89.

Les valeurs de 1' o et o a eu mint-ttcs centésirlales seront données Dar


la proportion :

(1) Le ltct€ttr' rst pt'ié de p'ettdre une Cllte d'FJtat trIajor ct de vénâer par lui-nrème le procétlè dttr.rit
dôns 1(' tc\t€
-196-
,
o tt
rol
-# x 0,006 -- es oo' 67,t longitude
- ^
o,odg -
TO,
oc- _ __
o,r25
xoror6-osor'28" -latitude
la longitude ou J sera uontnTt-
o, oo' 67"
+ o ro'oo"
t- os Io' 67" Est
la latitude ou x sera

oc- ogor'28"
+ 4zs go'

v-' qzr gt' 28" Norrl

De cette r]r:rnière oll connait les coordonnées géotraphiques du point 0.

jo I.c niveau de la rner ou zêro du nivellement


se déduira aussi de lar cote d'un ooint voisin. indioué Dr I'Annutire ou
porté sur les cortes.

460" - Il est rr propos toutefois que le praticien puisse se sullre €t,

privé de ces l)loyens, déterminer lui-même âstronomiquement Ies coortlon-


nëcs glogrop/titlucs cl'un premier somnret ou même de plusieurs, si sorl

périmètre est étendu.

s - r - DÉTERMINATTON DE L'HEURE LOCALE


461, - l. Principes (Auis: reuoir,.çr. l,asoitt. tst, la Secliott, I, ÀIos to
à go).

ro Il est zéro heure sidirale en un lieu quand le point vernal passe

âu méridien du lieu.

)o L'angle horaire (AH) cl'un nstre est I'rngle trrrcé pxr I'astre, en

son mouvement diurne, depuis son passege au rnéridien du lieu. On


l'appelle atissi Ternps locol de l'ttstre (?-ug).
-197-
jo L'ascension ciroite {dR) d'un astre esprimée en tenps, mesure la
durée qui s'écoule depuis le pilssrlqe du point vernal jusqu'au passage
de I'astre au mêmc ruéridicn,

462, - IL. Solution (.42'is: St .fantiliuriscr ni,cc I'tspect tlu ciel itoilé
et tpprcrttlrt ù rt'ctttrttttilrr lcs itoilcs .fonLltttttntttla-r1.

to Par I'observation d'une étoile


463" - -J) Si le méridien du lieu est inconnu.. a). on ob-
serv,i deu-r. /,,rllrl ttn's L'01't cspottL/Lutlc.ç il a été expliqué
cl'une ctoile, colttllle
ci-dc-ssus (il"' i8 t'18;) ave c cettc pruticulixrité qu'on notc exactetrent
l'heure ntrrrquée pxr ult bon cirt'on..rtlètrc (hcur:c rtrbitrairc d'rilleurs) au
mollr.ut clu contact des Imutettrs corrcsponrllntes avec le trait du réticuie.
I-a lno)'un1le t1e ccs cleux inriicatrons du cht'onotlètrc est I'ireure que
mârLlurit le clit chrononrùtre au mollrent du prrssxge de I'itstre au mériclien
dn lieu. Chercher alors clans l'.4ttttu,tirr' des Lortgitudcs (année r9Io, pages
z4o-zq5) ott dans la Ctttttr,tiss,tttt't icç Tttttfs (année rgro) pages #+-lil)
ouelle est l',4R cle I'astrc observé.

Cctte .4R, exprintée eu temps, indiqr-re quelle était l']reure sidérale du


lieu (I.rg) lors du cle l'étoile ru méridien, et conséquemment
pessage

quelle est l'rrvance ou le retard du chronomètre sur le tuttps sidirnl. On


a en c-Iïct, :lu monlent tlu passagc de i'astrc au méridien:
Tsg AR"
-
446" - Connaissant I'heure sidérale du lieu, on en déduira le temps ntl),en

en se servant des Tables de l'AnnuLtirt des Lottgitutlcs (r9ro, pages 21,S-47)


Une bonne formule de cetTe trausformation est :

Tutg-T'sg-AR,,,
tttttlt'tt local (cherche)
dans lrrtluellc Tutg
- tetltps
Isg temps sidèrttl local (connu)
-
ARu, ascension droite clu soleil mo]'en au temps sidéral
-
locrrl. Cettc valeur se rlérluit per iuterpolrttion de s Trrbles du temps
silérai à midi moven de Paris (Conntissartce rlt's Tttttps r9ro, pages r9-ii).
198
-
en se rappelant que I'heure sidérale de potlr. qui corresponcl à I'ireure
sidérale clu lieu est égale à

r's I
* (approxirnative) occidentale en renlps.
i 1""*:'
ronqrt. (epproxirnative) orientale en tertps.
-
(ztoir ute crutre forrnul,: phrs loin tto +62).

465' - b) si on connilit lrr. latitude du lier.r (n, 476) on peur détermi-


ner I'heure locitle par I'mg'le horttire lfy' d'une étoile. Cette méthode ne
demende qu'une seule obseri'ation : mais la mesure de la hauteur de
l'âstre, nécessaire, collrrre on le \rerrâ tout à l'l-reure (no' 468--77o), doit-être
pr'écise, et il faut ;lour celà choisir âut.lnt qu'ii se peut, un astre de position
favorable ri l'observation de hauteur, c'est-à-dire une étoiie placée aux
alentours de H 2oo à too;0 aoisin de 9o'' ct nu moins)-- joo.
- -
466" - Les fomrules qui conduisent ii l'heure locale par i'angle horaire
(supposê connu) cl'une étoile sont:
rù Zsg AFI" + AR^
-
ou 20 T_tg : AH^ + ÀR^ "4h, si le résultat effec-
-
tué de la Ire formule dépassait 2+ heures.

467o - Le temps sidéral une fois connu, on peut le transposer en


temps moyen par le procédé décrit (n" +6+); ou encore user de cette autre
formule:
Tnrg AEI^ + ARu AR, i- e
- -
dans laquelle Tmg Temps moyen locirl (ctrerché)
-
AH^=: Angle horeire de I'astre (connu)
AR,,
- Ascension clroite de l'astre (à prendre dans les Tables
de l'Anntutire ou de Ia Connaissance des Tentps).

-.Ascension droite du soleil vrai (à prendre dans les


ARu
Tables, en interpolant, et estimant approxirnativement la longitude du
lieu colrme il est dit au n, 461).
e: Correction dite ttquatiou du. tenps, tântôt aclditionelle,
tantôt soustractive égale à la différence entre rnidi nloycn er midi vrai (à
prendre pour chaque jour dens l'Annuttîre pages 6 à z8).
- 199
-
4OB. - Dans la détermination de l'heure par l'tngle ltoraire d'une étoile,
la véritlble inconnue est clonc AH. On I'obtient pâr la résolution du
trianglc sphérique Z A P (zénith. rlstre. pole) ou c, d, î (colatitude,
rlistrrnce polirire, distance zénithalc de I'rtstre) qui nous a déjà fourni le
lrol'en cle tr;lcer la méridie nn e (t,t' -1o9 ,i -7r 1). On lllesule l:r hauteur
(Fl) cle ['..rstre corrigéc de ia r'éfrr.rction pour connaitre soll complétlent
(â); la colatitude (c) est connuc pr-ris.1u'elle és.ale 9on ou Ioos - Z; la
clista6ce polaire (,1) est le compléurent clc lrr clcclinaison (D) de l'étoile,
,'". ies Tables. Les trois côtés du triangle sphérique sont donc
::::::.

46g', - Bonoa a donné une formulc tres simple pour c,rlculer I'angle
lroraire AH quand d'un lieu (L) et la
on connait lrr latitucle hauteur

(H) tl'un âstre:ru-dessus de l'horizon à un nlonlent donné.


si l'on pose 5-
L!:!tJ!-
.AH
sln
cos 5. sin (S
-
H)
2 -\ -aosZ. sinT
-
470" - SeNcuer dans ses Tables clonne les formules suivantes dans

lesquelles 1l rcpre sente


AHP -, etoup- c+d+û.
z Pu
D
i/-4-sin [5,i)
.a
y'cosec ,r cosccT-irî
2

I
D
LLrb---
c

P
+^rl^
L(tIrY
2 -
Vcosec;1. cosec (p-o F[GT4
-

ou bien avec;1
-
P
cos
'_.1
aêc f . coselt. cos p. sl4p H)
2 -v -
471,. - B, Si le méridien est connu (t'oir ttus )7) à 1J6). Le

celcul de I'heure sera des plus sitnï,les:

Installer h lunettc, bien le plan du méridien; pointer


rrir-elée. drrtrs
une étoile quelconquc conllue , Jtassnnt {|11 miridien; noter l'heure du
-200-
chronomètre au moment du passage I chercher dans les Tables L'AR de
l'étoile : c'est I'heure sidérale du lieu au moment du passage. La traduire
en \emps itllyen, comme ci-dessus (n" $q).

20 Par I'observation du soleil


472o- Les luo) ens so1lt ceux nrêures qui ont eté employés clans I'ob-
servation des étoiles (rtr'' 16 z ti -77 r) i haulgur-5 ,orrcspondantts ; anglc
horait'e; obserz,nliort du passsge au, tnlridiut..

473'- Quelques différences seulement sont à noter, qui ont été suffi-
samment expliquées dans les articles précédents. Ainsi :

ro Dans la recherche de l'angle horaire, il laudra corriger la hauteur


du soleil non seulement de It rifructiorr, rnais encore de h paru.llaxe et
et du detni-dinmètrc (t,oir fo, -yr7 it 428).

474"- zo Le telrps obtenu n'est pâs le temps sidéral, rnais le temps

ardi du lieu :
AHu
- fvg
ce qui se lit : angle horaire du. soleil arai igale temps urai local; et lors
du passage du soleil au mériclien, on a.
AH,
- On astronomique vraie, ou midi arai

On ramène le temps vrai âu terlrps moyen, par la correction de


l'Êquation du Tentps-e comme il a été vu déjà (n, a67).

Tntg _ fTtg 7l e

s rI - oÉrnRMrNATroN DE LA LATTTUDE
475, - il existe un grand nombre de méthodes pour déterminer la
latitude :

ro Par ies passages au méridien des étoiles circumpolaires;

zo Par les observations circumméridiennes;

3o Par les observations extra-méridiennes;


-201-
4o Par I'observation de la hauteur rnéridienne d'une étoile quelconque;
5o Par des observations dans le prernier verticâl ('), etc.

Nous nous bornerons à I'exposé suivant de le ilne tléthode, ren-


vo)'ant aux Trailtls d'Astronomie tt L{t Nm,itntion (') pour i'étude des
autres proci.dés.

476' Quand ol.l connait ll méridicnne d'un lieu, il est fecile de rrouver
la latitude du lieu (aoir fg. So).

o
F'rrt. Srl

Il n'1' a qu'ii prendre


la hauteur cle l'étoile au-dessus de l,horizon
à son Passage au rtéridien; on fiit les corrections dues à la rêfraction
et à la parrtllaxe, etc., et, de la hauteur vraie, on cléduit la cjistance zénithale.

D déclinaison de l'astrc
-
d -- roo'r D Distance polaire cle l,astre
- -
o, latitude cherchée
-
H
- hauteur corrigée de l'étoile au.dessus de l,horizon
On a (fS.8o) :

ansle FAZ
- fr1: z :: roos
- û)

el'ou ,,-roos-,.
mais z-H-D
d'ou b- reer-(H- D)-_roo!- H + D

(t) P|alrrrcl' l'ertt,ol, c'est-i-dire un granrl r'crcle passant par lc zénith ct perpendiculaire au mèrirlien
de Ia statiorl.
(?) Prr t'remple: CONSTAN, Cours ilinentuîrr rl'Astronontit ct de Nat,igal,iotr, z in-8o; paris {903-
190.1. etc.. cl,c.
-202-
La " Cott,tmissciltce des Tent,ps " donne Ia déclinaison D c1e l'astre
considéré.

Par conséquetrt, la latitude s'obtiendra facilement par une sirlple

ad tlitiort. algëb r ique.

477" - Cette déterniination cle la latitude SC fait orclinairetlent au

moment des obscrvations pour lrr re chercÏle Ào


la néri.lienne et du

même coup on détermine :

ro La rnériclienne géoeraphique du lieu ;


20 La déclinaison de la boussole;

Jo La latitude du lieu;
4o L'heure vraie.
Ce qu'il faut surtout à, I'opérateur c'est de pouvoir, sLtlts calcul
Iaboricux, déterminer ces quetre éléments. Nous nous ett tiendrons donc
à cette seule manière de déterminer la latitude.

S III - DÉTERMINATION DE LA LONGITUDE


- Lt déternrination de la longitude d'un lieu quelconque du glooe
478,
par rapport à un méridien donné, celui de Paris p^r exemple, consiste
à rechercher la clifférence d'heure entre les deux rnéridiens qui passent
le premier à Paris, le second âu lieu considéré. La différence d'heure
indique ie temps nécessaire pour que i'étoile passe de I'un des méridiens
à i'autre ou rêciproquement. Or r heure sidérale correspond à 1'ane.le de
r to Par colséquent si I'on connaït lc temps qui s'écoule entre ces deux
pâssâges, il serâ llcile de convertir ce temPs en degrés et eu glades, en
ayant soin de rerrarquer que la graduation part de Paris et vlt vers I'ouest.

Il est toujours facile de déterminer l'heut'e locale en temps sidêral,


en tenrps vrai ou en temps nloyen (uoir no' +6t-+Zi-
est de déterminer quel est, au rnême instttttt, le temps
L'embarras
corrélatif au rnéridien d'origine (pour n0us ) d'tt' m'iriilien de Paris) ; en
d'autres termes quelle est la différence d'heure entre Paris et le lieu de
l'observation.
-203-
On emploie pour y parvenir soit des moyens d'ordre physique, soit,
défaut des premiers, des tnoyens d'ordre astronomique.

I - DIFFÉIIUmCU D'I{EuIRE ET DE LONGITTIDE ÉVaf-UÉg


PAR DES MOYEI$S PIIYSIQ1TES

4lg" - lo Le lnoyen iiléal est la transmission des signaux par ia tèlë,-

grQhie éleclriquc. Comme cette transmission est pratiquement instantanée,


il n'est pas difficile de comprendre comment un obselvateur, en station
clansult poste relié telégraphiquernent à Plris, pourra counaïtre I'heure
de Paris iï un moment prêcis et la comparer avec l'heure de sa station)
pour en ciéduire la différence de longitude.

/ -- diliirence d'heure, en temps

/ difiérence d'heure >< r 5 en degrés, tninutes et secondes cl'arcs'


-
Ce procédé, le plus simple et le plus parfait de tous, était mal-
heureusement, jusqu'ici, d'un emploi for[ restreint. L'admirable invention
de la télégraphie safl,s fil semble promettre, dtns ut1 aveuir rapproché,
i'extension illirnitée du procédé. Déjà on s'est mis en peine d'assurer
par cette voie lir communication quotidienne du rlinuit de Paris âux
navires en ner.

480. - zo Avalt I'ilvention 1-lu télégrrrpl-re, on recouririt :i des sigtt,tux


de -ftu. l.l mi1llrÈuvle ,.1e ces signrrux se conrprerrd d'ellc-ntêtle, coltlme

aussi leur.. imperfcction, et il It')- x pas lieu cle s')' erttarder I i1 sufit de
les mcntionner polrr mémoire.

48{. - l" I-e moyen le plus emplor-é, rru;onrd'hui encore, par lcs
nar.ig=.rtcr,rr s, rst d'eniporter iï bord .1es cbrttntrtttltrt's .ie précisiOn, dont

l'êtrrt rll rêgime de r-nirrche rr i'te soig=neuseurcnt étuJiÔ et tloté. Ces


luroutrcs nr;.rrincs sont rég1dcs sur l'hcure.ie Plris ct, sotls rdserve.1es
corrections c(rrrven,rl-lcs, rlonncnt 1'heure clu nrJritlicn initi.rl :i cotnpnrer
aycc I'hcurc locrtle pr)ur .1étcruriner 1l 1t-'nq-itu.ic'.
-204-
II. LO1VGITUDE DÉTERMINÉE
PAR LES OBSERVA'TIONS A'STRONOMTQTJES
- A' défaut de comutunications télégraphiques âvec I'observatoire
482"
du méridieu initial, il faut recourir aux observations astronomiques. Il le
faut touiours et nécessairement si on n'a pas de chronornètres de pré-
cision donnant le teillps de Paris; et si même on elr A, on doit quel-
quefois au rloins feire le calcul astronomique de longitude, pour s'as-
surer que les chronotnètres n'ont pas varié, ou reconnaïtre leur variation.

483. - L" Sans recours à Ia méridienne. En mer, ou


la mobilité de l:r station ne perllct p.rs de faire des observations de
passttg'a au ntériditn rbsolument précises, 1c calcui astronomique de longi-
tudc est fort clêlicat. On a d'abor.l usé de méthodes qu'on â successive-
ment délaissées co11n11c entachées d'incertitudes. Telles sont les détermi-
nations fondécs sur I'obsenltion cles tc/iltsas dt lurre , ou ,Tes rlistttrtcr.s de
la lune âu soleil olr âux étoiles. Les éclipses des sntelliles de tupiter
donnent de meilleurs résultats, et surtout les iclipse s de solil et les
occulttlitttts d'iitoiks pxr 1a lune, encore que les crreurs de parallaxe aient
une grantle influence sur l'exactitude [des leleurs obtenues.

Mais, par ailleurs, ces éclipses et occultations ne sont pas toujours à


la disposition des observateurs, et les conditions nrétéorologiques peuvent
en rendre l'observation impossible au moment oùr on en aurait besoin.
Aussi s'en tiendra-t-on loltgtemps encore sans ' doute à l'emploi des
chronotnètres pour ia nnr-igation.

- Qo Méridien connu. En géodésic il firut répudier les


484"
procédés imprécis ; I et on le peut d'autant mieuxl.quc la stabilité de Ia
station pennct de fixer ltr méridienne. ;1Les déterminations de longitucle
par les observations rstlonomiqucs cicviennent alors beaucoup plLrs simples
et à la fois plus cxrlctes. Trois môtho.les, cntre autres, sont proposées
par Ia Conn,tissrlrtctt dts Ttntps (irnnée rgIo; p, 7Q-766'). Elles s'appuient:

A) Sr-rr l:r vlt'irrtiou clti tamps tttrtltsll cles passages de la lune aux
divers méridicns
-205-
B) Sur la variation des asculsiorts droites de la lune à son passage
aux divers méridiens.

C) Sur les rapports variables de la lune âvec les étoiles rle utlmina'
lion, lors de son pess:1ge xux divers méridiens.

485" - Un même fait sert de base commune à ces mêthodes : le nrcu-


aemertt propre dt lo lunt. Si notre satellite ne se utouvait, comme les
étoiles, gu'en yertu de lir rotation diurne, il garderlit sâ position pM
rapport âur étoiles fi,xes; €t, successivement, il passerait à ciraque
méridien escorté cles mêmes étoiles, donc à la urêtle heure sidérale, Pour
ce qui est clu tenps tul),ctt de son passrlgÈ, il ne di{1èrerait qu'en raison
du mouvenlent cie translation du soleil fictif : ainsi en serait-il pour le ttnrps
urai et le soleil I'rai. Mais Ia lune a un rlrouvement propre très accentué,
et tl'rilleurs complcre, gui, entre autres effets, accroit solt lscension
droite cle plus de 4o minutes en ten)ps ou Ioo d'arc en z4 heures. Quand donc
la lune aurà pâssé du méridien origine (Paris) au méridien de la station
ou réciproquelnent) sa position aurx changé par rapport aur étoiles et au
soleil. Ce chirngement per,rt-être connu et uresuré. La Cortrtttissttttce des
Tenps en fournit des T;rbles (année IgIo; p. 66-zi9) ou sout relatées,
pour tous les jours de l'anuée: Iu Les coordonnées de la lune à
chacune des heures du jour (temps tttl\tctt. de PLtris) ; zo La position en
ascension droite et déclinaison de ltr lune, einsi que le terups mllett.
Iocal, lors du passâge à chrrcun des 2Jr méridiens équidistants de rh ou
rt". On obticnt les laleurs intermédiaircs par iltterpolirtion.

Ce principe unc fois conrpris, la dcscription partici-rlière tlc chrrque

méthocle n'oflrirr poirrt d'obscurité.

486" - -1) tte méthode : Pttr ltr i'tu'ittlittn tltt tcmps nt0\'cn tlts pts-
srrgr'-s r/,' lLt lrrnt d/t ntiridiut ltrr',tl cl (tu. tttlt i,licn ,lc Puis.

Pour cette oçri'rlticrn, o11 obserr-e 1e prlssrqc cl'rttr bord de Ll lr,tue.

Puis on cherche clrrns la dts TLrrrfs le tetllps nécessaire rlu


C()ttlt(ti.çs(ut.c

passâgc .1u clemi-,-liamètre, on e11 déduirir I'hcure ,.1u prrssage du celltre


de la lr,rne ar: méridien cherché.
-206-
Problème (Iloir Connaissonce des Temps, p. 761 ; année rgro).

Le 5 janvier rgro) date locale, on a observé le passage au méridien


du deuxième bord de la lune à r9n 49* 14' temps moyen du lieu, on
demande la longitude du lieu c1'observation.

On voit page 68, que le terlps moven du passage tombe entre ceux
qui corresponclent aux méridiens 22 heures et zi heures et que la
durée approchée du passage du clemi-diarnètre est 6j" de temps sidéral,
que I'on peut sans inconvénient consi.,lérer comme un intervalle de temps
nroJYelt. Le ceutre pâsserâ donc au méridien à I9t 49* 14. Im 03'-
-
t9h -18n' I t'.

Cette vlleur tombe entre les rnéridiens 2r heures et 22 heures. on


aurl donc:

Temps molen local du passage au méridien 2r heures. rgh 47"' 22'


Ternps moyen du passage du centre au mdridien cherché. rgh. 48- t t"

Différence + 6h o- 49'
En retranchant le temps mo1'en local pour le méridien 2r du tenps
moyen locai pour le nréritlien 22, rlous vo)'ons que la différence pour
th de Longitude est de I9l'49'" Ios I9:n 17"r2zs
t98' - - 1"' ,18s ou ro8'; et
pour rm de longitude rs8o; donc :
6o - -
Longitude cherchée
- 2rh * ,,'., * A3- 21h z1m22;
-
Ou 2rI'27", r js 20; c'est-à-dire 38, Lr' 42,, Est.

487' - B) Méthode: Psr la uttritttîon dc l'ascensiort droite de


2.Irre
lcr Lune. Cette méthode, un peu plus longr-re, est aussi plus précise que
la précéderrte. \roici comrnent l'expose la Connaissance des Tentps, (r9ro,
p. z6+).

u On o[''scrr-e I'heure siL]iralt du passflge du borci âLl méridien


cherché, et, au rroven de la clurée du pxssxge du demi-diamètre, on
déternrine I'heure sitlrtrttle du pxssage du centre. L'ascension droite
ainsi obtcunc poul'rr1 totnber entre deus ascensions droites consécu-
-207 -
tives de l'éphéméride cirlculée pour ,les méridiens successifs, ,.t 11"
longitude cherchée entre les longitudes des deux méridiens correspon-
dants. Au moyen de l'excès de I'nscension droite observée sur I'une
ou I'autre des deux escensions dr:oites tabulaires et de la r.'ariation
donnée llxr ruinute de longitude, on trouvera facilementr par inter-
polation, la lougitude dentzrucléc. >

Excrnplc : Le jo :rrril o, on observe le palssage au nrériclien clu


r9r

cleuxièrrre bordde le Lune à I9h. 55"'Io'-lo, ternf,s sidiral loc,rl. On demande


la longitude du lieu d'observation.
On voit immédiatelnent, page r22) que l'ascension ,-lroite observée
tombe entre les ascensior"rs droites qui correspondent rcspectiventent
aux rnérirlicns cle 3 h. et -1 h. de longitucle; à I'aide de le clurée 7c. 70
du passage du denri-dianrètre, clui correspond à I'ascension droite la plus
rapprochée de celle tlui a été observéc, nous déterminerons d'aborcl I'as-
cension droite du centre cle la Lune à son passage eu méridien du lieu
d'obscrvation.

Ascension clroite obscrvée clu z" bor.1 de la Lune r9h t5'" ros 40
Durée du passage du demi-dirnrètre rm ros 70

Ascension clroite du centre cle Ia Lune rgh 5l* 5g'70

Cette ascension droite tombant entre celles qui réponclent âux men-
diens ; h. ct -1 h., il s'en suit que lc lieu d'observation est lui-même
entre ces cleus méridiens.

On rrurl:

Ascension droite de la Lune ar-r t h. r9h 5jn'o7s or


rnériclien de
Ascension clroite c1e la Lunc au méridien du lieu r9h jj- 5g' jo

Différence + Or' Oû 52s 7I

En rrjoutrrnt r\ lrr ltrngitude 3 h. lrr différence om i2s 7r clilisée par la


variation 2s +r27 rehtive à une nrinute de lougitr-rde, on trour-era Ia lon-
gitucle cherchée. On a donc :
-208-
5?)'7j-:
Longitudecherchée
- f f t'* 2, 4127 - 3h 2rn,847 ou 3],2r-tos82.

488o - la généralité des cas ce calcul sera suffisant ; si I'on vou-


Dans
lait obtenir le résultrtt en toute rigueur- il faudrait interpoler la variation
qui correspond exactement au niériclien local, intermédiaire entre les mé-
ridiens (ici t h. ct -trb.) insérés d:rns ll Conuuiss,tttrt its Tcutps. Il lauclrait
en outre interpoler rigoureusetlent iir durée du passage du demi-diamùtre.
Dans le cas actuel, ie calcul des parties proportionnelles donnerait:

ro Pour la variation cf irscension clroite -- z,-1r248 ;

ie temps du du derli-diamùtrc
20 Pour
- r"'
pnssage ros 691.
Le calcul devient alors :

Ascension droite obserr'ée du z" borcl de lrr lune Igt'55- IOs,lO


Durée du pirssage du clerni-diamt\tre r- ro 69;
Ascensiort droite du ceutre c1e Ia lune I gl' 53^ 59" 707
Ascension droite de la lune au mérirlien 3t' rgh 53'r O7s Or
Ascension droite au méricliett local r9 ,1 59 707

Différencc + elr on 52s 692

Longitude rigoureuse cherchée :

l/:3t * x 5:'9^9;7,n I j7:3rt


rn', 3h 2rn1 21m jos 22
2r 41216 -

489" - Cette méthode est r\ la portée dc tous. Cependant il ), a iieu


de répéter les observalions pour s'xssurer de I'exactituclc des résultats.
En effet si I'on considère que
lim
à,t grade de l'équateur correspond utr arc terrcstre de I OO.OOO )OO

oror' io r.ooo)oo
r
t' do
orooo ro)oo

on en cléduit qu'une errctlr cle r' centésimale correspond à rooo nrètres


d'arc à l'équateur. Conrmc les parallèles diminuent à nresnre que I'on
vrl vers les priles, il s'errsuit rlu'uue erreur de t' centésimale correspondrait,
-209-
pour le France, à 8oo mètres en lnoyenlre (voir no' z6r-265, les longueurs
des arcs tle partr.llèle atrx diz,erses lntitudes).

490 - C) 3e Méthode. Par ltt aariatiott des rappttrts entre la lune


et lts ètoiles dc cultnitrtttion.

Ce procédé ne constituc prls, au sens strict, une ruéthode différente


de la précédente. Il ajoute seulement une garantie de précision, au cal-
cul des vrrriations en ascension droite.

Lrr " cttlmitttttiott" tl'uu astre, c'est le prlssage supérieur du cerrtre de


I'astre rru nréridien; c'est e ncore I'instent ou ce centre passe au n-réritlien
en allant de l'Est vers I'Ouest.

Les " " sollt des étoiles situées sur un


tttoiles de culmitntit,tt lunttire
parallèle voisin de celui de Lr lune et ;\ pcu de distance en rrscension
droite. Lt, Connttis-çottct dcs Ten$s clonne Lrour chrrque jour, deux de ces
étoiles avec leur variation pour les z4 heures sidc'ralt's .1ui précè.1ent ou
suivent le passagc (ior rgro; p. 66 à 21fl.

Le procédé des tttoibs tlt'. tulntirttllioru consiste essentiellement à relever


et à noter l'heure sirlërttle du plssage de ces étoiles ou de l'une d'elles,
eutrement dit son ascension tlroite, et âussi l'ascension droite c1u centre de
la lune à son pxssage. On compâre les veriations d'ascension 'droite cle
la Iune pour une ninute clc lor-rgitutlc, Avec la variation de la différence
d'ascension droite entre la lune et l'étoile. Cette méthocle est considérée
aujourd'hui courtlc la ;rlus exacte, surtout pilr i'uslqe .les lunettes ntéri-
dietrtres portrttives, bicn qu'on puisse se servir du Ttti;.ttntèlt't' en soignrrnt
I.tien son orientation rnéritiienne et l';r verticalité de lrr plongée.

Soit ,4 ascension droite cle la lune,


-
o _.._ son demi-diamètre,
t _- I'erreur de lrr pcndule et de la lunette,

- l'ascension droite de l'étoile,


,.
r+ A heure de la frenLlule à l'instrrnf du passrrge
-p -
du bord lunrrire.
210
-
r*o
de l'étoile
L Longitude chercirée occidentale
-
g -_ Marche de lrr Lune en ascension droite pendant le
temps sidérel égal à I
îtl Nombre de cieerés d'équateur décrits de l'ouest à i'est
-
par ie soleil en tetlps

d Nombre de degrês d'équrteut' clécrits de l'ouest à i'est


-
par le soleil en degrés

La diftërencc des heures serâ entre les deus pâsstges

t-,1-F-,1
l'{ous suppr)solls que l'étoile pxsse h pretliere ou que son asceusiou

droite z est moindre que celle de ll lune. S'il en était autrement (t)
serait pris ci-après en signes contr-aires. Du reste. I doit-être exprimé en
tenlps sitliral ou rédriit à cette unité.

On fait les rlêmes ol.rservations à la cleuxième station que nous


supposerons ici être it\ I'occident. On âurt pour l'heure du temps sidéral
entre ces cleux pâssrlges à ce deuxième méritlien.
t'--4', -lh--r.
-1

Nous conserverons les mêtnes vaieurs d" P et de a.

La diffe(rence entre ces deux résultats est

t-l'-A-A',
ot, il est visiblc que ce nombre est précisément ce que nous avons

appelé g et qu'il est rendu de lt sorte indépendant cle c et r' + a

"-/-/'
Tout étant airrsi conçu, clans l'équation

r,-:î,t-(, n. *r, J-,')


ri
(Voir Fronræut"potL j7;), le calcul feit connrître la c1ifférence L des
-21r-
lvoir besoin de connaitre avec précision les
longitudes des stations, sAns
erreurs de Ia pendule et de la lunette, ni les ascensions droites de la
lune et de l'étoile. On l seulcment besoin des mouver]rents horaires du
soleil et de la lune, qu'on a tirês cle 1rr " Cotrrtdisstlrrcc dts Ttml',s ".
Ainsi ce procédé est susceptible d'une grande précision.

Il a deux causcs cl'erreur: ru le dcnri-tliamètre lunaire n'est pas


-v
ri-=oureusenlent le mêrne d aus deus rléridiensr pârce que d:rus I'inter-
valle, la distance de le lune ;i la tcrrc vrric; zo Lc mouvement horaire
cle cet astrc change sensiblernent dlns cctte durée. Mais en calculant d

pour ie tcmps du milieu entre ies observations, L * I est d'aillenrs à peu


pr'ès connue, on n'aura ai craindrc aucune crreur seusible quand h diffé-
rence des longitudes n'excè.lera pas ,.leus heures, ce qui suflrt à tous les
besoins de la geociésie.

N IV . DÉTERMINATION DU ZÉRO
DE NIVELLEMENT

49{o - Pour ac}rcver le rattâchementdu ievê à des repùres immuables


il fàut trouver encore un point fsc qui sera I'origine invariable ou zéro
cles cotes tl'aititude.

492" - Rien ne semble plus siniple, :i première vue, et le premier


venu croît avoir résolu le problèrne en prononcant que le zéro des cotes
d'altitucle est le niveau de la mer. Dans le fait, rien n'est peut-être pius
embarrassant que de trouver ce repère des niveaux.

493" - En théorie, ce dcvrait-être le cctttre du sphéroi'de terrcsh't;


car 1'écorce, r elativemeut rnince ct flexible, qui repose sur la masse
intertre iucandescente, suit le mouvement de condensation et de retrait
du no\-Au qu'ellc enr-c'loppe : ellc se ride, se plisse, se c1éprrme, se
fractionne, et tout ce qu'ellc porte, mêrle h ulâssc d'eau, participe ri sa
mobiliter.
-212-
494"- Pratiquement, on se rattache pourtant âu riueatr tlc Ia
mer, que I'on tient pottr relativenrent fixe, à raison de l'extrême lenteur
de 7a condensation du sphéroTcle. N{ais encore doit-on se 6emlnder:
b) Dt, qtrtl nî-r,errtL tle It tlrff it t,.çl ici qu$li0tt.

IF) Conutlntt L)tl lc,Jr!ltt.trrittc l-tr-ttittuurtutt.

I. QIT'ENTEND.ON PAR NIVEAII DE LA MER?

- Io Il ne srlurait être question du ttiactu. nctttcl cle la nrer, en


495"
un lieu ct à un llloment quelconque, puisque le phénomène cles narées
et d'rrutres causes multiples rendent ce niveau perpétuellenent chanqea't.
496o - z" Le it:r'o de nit'cllcrrtent n'est
pas non plus le nive:-ru de la nrer
adopté par le service hvdrographique pour iëro des sottdtrges, et qui est
le de ln plus basse lrer possible sur nos côtes (marée de rrg
'iveau
centimètres).

- 3o On dit couturunétrent que le zëro du niveilement est le


497'
niz'eau tlt0\1e)t tle Io tnt't'. Cette cléfinition est e.lle-même erlcore irnprécise,
car le nivcau moyen de la tner n'est pas le même partout. La di{1ërence
de pression baronétrique, les courânts, lrr forme ties rivages, d,autres
causes inconnucs le font varier: il cliflère de o,ro centimètres à Marseille
et à Cher:bourg, de o,z7 tï Cher:bourg et gt-Jean-de -Lu,z.
498u - 4" Le ilro de nilellcruent a été choisi arbitrairement et fixé
par cotrvetrtiott: c'est le ttiaratr titù_Iteu de lu X[iditurttnie à Murseille gt
t B S z. Il est repéré et soustnit aur oscillations ultérieurcs par cles appâ-

reils dits " Il:rrégraphes ", et c'r'st à partir de ce zéro qu'on â coté le
nivellement général olficiel dr- Lr France.

II. COMMENT DÉTERMINER PRATIQI'EMENT


LE ZÉRO DE NIVELLEMENT
499" - En Ftance, le seul molren précis est de se râttacher au nlaré-
graphe officiel, ou plus simplement :ï quelque point voisin officiellement
coté sur une carte, ou dans les cltalogues.
-213-
500o - Hors de France, on adoptera pour zéro le niveau moyen local
de la mer) indiqué dans les ports à l'échelle des marées.

50{" - En pa1's d'exploration, on fixerait un zéro approximatif, en se


guidant sur les indications barométriques ou s'il se peut sul unc série d'ob-
servations clu niveau nroyen de ia mer locale, relevées par temps calme.
Rapportant t\ ce zéro toutes les cotes ultêrieurcs, on ferait mention dans
la léq.ende des pllns et en marge des cArnets, du mo) en employé pour
déterminer 1'origine dcs altitudes.

Anr. ll - RATTACHEMENT DES SOMMETS


AUX POINTS DE REPERE FIXES
502" - Quand orl a obtenur par une des nrêthodes exposées dans
l'article I, les d'un repère, il 1'y a, pour situer
cttordonnëts gttogrtp/tiqltr.c
invariablenent ie ^1^- ^"'À -^*'^chcr à ce point, les sommets du ler'é.
On imagine sans peine qu'on ne reliera pas directement au point
trigonométrique tous et chzrcnn des moindres détails dr-r terrain. Il faut
choistr utte sttliott pr'incipab et en définir avec soin les rel:rtions au point
dont les coordonuées géographiques ont éré fixées. On établit ainsi les
clL)rllttitt:ts reclnrtgulaircs altsolues de la station choisie, pâr rapDort au
méridicn et au parallèle du repère €t, du même coup, par rapport à
l'équatcur et au rnéridien de Paris,

Quent aux autres sommets du canevas, il suiTira d'y bien orienter


le Tachéomètre suivant le méridien, et de calculer au bureau les coordon-
nies rrctuttgu,ltires relatiues qui les rattachent au méridien ct âu parallè1e
de Ia stirtiori principale (z,oir no ro).

Les résultats de ces calculs seront notés, clans un ordre rigoureux,


sur ries f euilles ad ltoc, et rxpportés sur le plan. C'est là qu'on les
retr(ru\-era pour en déduire si besoin est, pâr des opérations très-simples,
soit lcs coordonnées géographiqucs d'un sonlllet (n.' ; r 1-; So) ; soit la
surfece tlcs prrrcclles (i,oir cltLtpilt'c suit,ttnl uo S;r tlc.).
-214-
503 - Dc cet exposé, il ressort que pour achever d'éclaircir le problèrne
de la " Situtttion du plttn" iI firut, drrns cet rlrticle:

Io Faire comprcudre la série cles cLrlcrrls pllr lesquels on rJttache


soit la station principirle alr repÈrc qéoqraphique, soit les sonrmets secou-
daires à lrr statiorr principlle.

20 Montrer commclrt se rédigcnt les .feuillts de coorLltttrflie5 ou sont


consignés, pour ôtre uti[isés c11 temps convenable, les résultats des
calculs.

S I . CALCULS DE RATTACHEMENT
DES STATIONS
AUX
COORDONNÉES GEOGRAPHIQUES DU REPERE
ET DES SOMMETS SECONDAIRES
A LA STATION PRIIICIPALE

I. RATTACITEMENT DE LA STATIOIV PRII\TCIPALE


AT]X COORDONNÉES GÉOGRAPI{IQIJES DTT REPËRE

504" - NOTA : I1 va de soi ..lue si le point clont on a clétcruriné la


latitude et 1rr longitude est l:r strrtion principale clle-mônrc, ce paragrnphe
n'a plus d'objet. Mais le plus sorl\'cnt le repèrc uéogr:rphique est en
dehors du canet'its cles stations : Cc serx un clo:her, un signal trigono-
métrique, un observatoire de fortune, etc.

On ne saurait apporter trop de soin à déduire exactement ies c00r-


don.nées ahsolues cle le station principaler pâr ïrrpport au méridien et au

parallèle géoeraphiques du repère. Au ssi convient-il de clistinguer


plusieurs cAS, et de montrcr comment on procédera en chacun cl'eux
pour s'entourer des meilleures garanties,
-215-
5050 - ler CAS : D'un seul point de repère À on
aperçoit la station principale O.
On a tuesuré avec soin au tachéomètre, à la chaine ou par trian-
gulation, la distance Ii ou p entr€ le repère ,4 et lir station O. De
plus, le trrchéomètre bien établi en A et exactement orienté, otr a
mesuré 0, azimut ile la direction A o; ou bien, établi en o on a mesuré
0' aziirrut dc la direction O ,4, et on a tait, 0 _l zoos, Enfin ces
- 0'
résultats ont été consignés sur le Cttrnct de tachttotnitrie, comme il a été
dit précédemmcnt (n"' ,26 et suia., J2i et suiz,.). Tout le reste c1u travail
se fait âu bureau. il s'agit de trouvcr:
L' latitude de O (point d'arrivdc)
-
/' longitude de O (point d'arrivée)
-
avec les données :
L - latitude rle À (repère point de départ)

- longitude .1e ,1 (repère poinr cle dépert)


/
p ou Ii '- ravon vecteur côté géodésique distan ce de il O
- -
É azimut de lrr clirection A o r4tportée au méridien gêo-
-
graphique
t'
- azimut de ce même côté au point d'arrir,ée O

:-_';.*;:Ï:î::1"
-4) Les sinus ou les longitudes 1 sont positives à l'ouest du premier
méridien et négatives ri I'est.

B) Les cosinus ou les latitudes x sont positives au norcl de l'éq ua-


teur et négatives au sud.
C) Les aziuruts se corllptent de o à 4oo grades du norri en allant
vers l'ouest.
Ces calculs seraient très facilcs, si I'on pouvait considérer la terre
collllllc complètemcnt sphérique. Mais il en est autrerlent, d'après ce que
nous {rvons exposé sur h" Jigurtr ,lc h lcrrc, l'ellipsoïde de rér'olution et
les formules ]'applicablcs, Cepe'ndant, dans certains cas, lorsque le côté
cotrsicleiré tt'est pils très grancl, on peut se serlir des formules de la
trigonométric sphéritluc et considérer la terre comme un sphéroTde.
-216-
- Les positions géographiques des points trigonornétriques de la
506o
cârte de France ont été déterminées par les formules suivantes (') ,
Lt
- L+ P.I(cos o-QKnsinn 0 (o')
[-l+RKsin6secZr (1,')

si l'on Dose dans ces formules :

y-Iisin0
r--IicosÉ
il vient
lt_ y sec Z'
L'- T _D , Q.1"
-
Les Tables centisimales de Srxcusr (') donnent, avec l'argument
latitude (L), et pour la zône conrprise entrc 3os et 65r , la valeur des
facteurs P, Q, R, compris dans les formules ci-clessus.

F'ig.3l

- Il existe plusienrs
507. méthocies poLrr démontrer les deux formules
(a') et (b'). On conllnence pâr rxpporter ces différences en lon-
cl'abor.'l
gitudes et lâtitudes sur une sphère oscultatrice, ensuite on les déduit et
les cornpte (sur I'ellipsoïde) (aoir 1rc. 8r).

(l) Voir les Tables ctntôsiurales Salguet, s.c(rrrde paltie prge -1.
(2) Rappelons que tlans les Tables dc Sanguet, les .f désignent lcs longiturles, et L.s !/ tlésiqrcrrt hs latiturlcs
contrairement au principe adoptô dans Ie prÈ'sttrt i,uvrage
-217 -
Soit donné l'ellipsoïde p A E, 8,, B p eT. A B: I( _ côté géodésique
A la
- point comnlun de sphe\re osculatrice et de l,ellipsoide
A À' parallèle de I'ellipsoïde trlnsenr de la sphère
-
AN srande no"ale à la sphe\re er à I'ellipsoide au point A
-
B I: grande riormale de I'ellipsoide au point B
.,1,: arrglc-it{t
A E' H B' A' P' : sphère osculatrice : L
P'
- latitude au ooint
A ; L' * celle dc B conprée sur lrr sphère.

Il est ér'ident que si nous rrrpportorrs lrr latitude du point B de


l'ellipsoïdc' ilu point B' rlu sphéroTde nous aurols ule iêeère diffé-
rencc B ,B'.

L'lzimut clu point .4, et les longitr-rdes nc seraient pas sensiblement


cllanges.

La latitude L' du point B' peut être consitiérée comlne fonction du


côté K et de la grande normale À/ qui est lc ra) on de la sphère oscu_
latrice; si llous désignons par (,) le rapport du côté r{ et de la grande
normale lr/ c'est-à-dire :

I\
ri) nous poselons L'
- -N-
g (,,r)
-
et en dér'eloppant par la série de Taylor et Maclaurin nous aurons
2B
L' t, + e (r)
_=
+ + ç, (o)
i'; + ç,, (,t) ,? ,
eu considérlint que les puissances supérieures à la troisième et à la
seconde sont très petites.

si I'orr co'sielère encore que les arcs p, ,l et p, B, sont les com_


plérllcnts clcs latitudes corresporldantes lux points A et B, le triangle
Pt B' -l donnerrr

sinZ'
- sinZ >< cos r,r
-
cosZX sin otX.cos A (r,)
dans laquelle A représente I'azimut du poiut A sur l,horizon Bt A 8,.
-218*
En prenant les dérir'ées première et seconde de (t') et tirant
dL dUL
on obtient en f:risant :
Zî et ffi ô o etc.

Lt _ L_ o,>< cos A _sinn,{ *


^" * tanq Z

s lt -K,À'r- cos -{ - sinn./ + --i- lxPgf


-L- - f
ou enfin L' L cos ,4 5i11e .4 q'fto J- r,ng L (,1')
- - - ,+* -
La formule (r/') doit être rxpportée à I'ellipsoïde.

On considère I'arc ,1'B décrit avcc un rxvon p

et I'on tire At B [, (L' L)


- -
de même pour A' Bt
- N (l' - L)
et si i'on pose A' B: -l' B' on îurâ
' N /r
I,;-L-;(L'-L)

Et, en remplaçant la grande nortnale N et le ra)'on de courbure p

par leurs valeurs trouvées plus ltlut, on t1 :


t l)(,+e'ïen+......)
+-
( ,r-'Y' -(r-se51112
-,
En substituant ces valeurs on trouve ll fornu.le des tlifirences de
latitude:

A par 0 (cfr' 1p 5o6).


Lt
-
L
- -P licos 0 - QKn sin' 0 en remplacant
La tlif,érence en. lottgitude est expriméc par la formule citée plus iraut.

l'- l-R1(J1!+
COS L'

rrais comme sec Lt


- *izt
.l' I R1f -:< sin 0 x sec L' (cfr, n" 5o6),
- -
Dans ces formr-tles :

p
r- f1-1""11 O- P-terrgl R---- v
r\
r-,' .sirl'I
--1 ^V;il1' : J/ ,t s'tn t"-
-219-
508" - 2e Cas. Dc tlcux stttions A et B du po\gone topogrophique, ott

aperçoit Ie poitll repère, soit par exernple le clocher S.

On profitera de ce que le repère est vu ri la fois de deux stations


pour opérer une petite triangulation qui xssurer:r lt précision du ratta-
chernent.

Le Tachôomètre îr'a1rt son déciinatoire bien réq'ié, on I relevê directement


sur le terrein :

ro Le côté -{ B
- I(;
''o Les azimuts 0 et tr' du point s; à partir des stations / et .B;

3o L'uimut a du côté À B;
,1o Les coor.lonnées géographiques du point S.

On detnlnde rie rléter-miner ies coorrlonnées exactes des points A et B


par rapport à la nr éridienne qui pâsse par S ; autrenrent dit, il faut
rechcrcher pour chaque point le v,rlcur des X et y. pour ie point A
on alrrtt (uoir' rt1. 8t).

, ,.'.
I

\
(r -1\, \o 3oo
'\. / ri..';
--e-i-f--- :___y____
,
'><{;
\,€

r- D sin (û
- 3oos)
1' == b cos (rl
- 3oos)
Et elr frisarrt (A -_ ;oos ) .: orl tur'a. (t'r,ir" tto' 7; r-i 1)
- S

sin (0 joos ):si,r?


-
cos (û cot ?
- loo ):
d'ou
rr-/t
'x- cos (rt
b sin (.)'l
-220-
Ts"E \o -r
L'angle
- P -l L roor - ")]
e == I'angle clu sotnmet A; et o
- celui deB
on âura pour
sin ,,
,l'ûr -K
sln -:!-,1'oub
sln p -sin ,4

Et en remplaçant dans (r) on aurâ potlt -y:


{l- _ /( sin {.r cos ?
-/ sin pi
et on auralt pour x:
I{ sin ar siu g
sin P

Les y' et f d point B se déterminereient de tlême.

1
I
I

B'!-

--1
I
I

lo

F'ig' 'ca

Connaissant les coc-.rdonnées relativcs clc ces deux points par râpport
a S il scra facile de cléternriner leurs coordounées absoiues Pxr râpport
I
LI le 1rérirlienne qui pilssc par 1'Obscrvatoire dc Ptris, par la tbrmule:
I: :L tt xt -l- It
Pour trois stations, les caiculs sc-rviraient tle vér:ification
50g. - 3e CaS 1D'uttt stùliott O, ott trpLt'çoit dtux rcpèrcs trigottortr'étri.ques A et B.

Prenons maintcnrrnt lc pLol-,1ùnte iuvcrsc. Supposolts que d'uue statiotl

O on apcrçoivc der',x 1-rtrints -4 ct B dont on contlrrit les coordonn{es

géographiques olr rcciar:ttl'.r,it-t's 'r -1' et .r',\''.


Avalt dc plsser" ii irr solntion il taut rechetcltcr l.t longueur de Ia

droite ,4 -B en fottctioir .ic-. .t -l' ct .\' ,1'' (1,S. 3),i'


- 221

- X',A At - X,O O' - x


soit B Bt
BB"-Y"AA',-YrOO" -y
En prolongeant les coordonnées Y de A jusqu'en b, et X de ,4 jusqu'en (a)
on âura
,1b_Y'-y | ..
guantrtes connues
At.-x,_x i
on a encore
+-+ - ts ,
Représentons I''- Y par A1 et X/-X par Ax
(r) deviena'" ff tg a
-
et AB- /Ty-+I-F

or1 cncore À B
- ,,|,,'; - ay (=#)
ou encore AB- Âs Jfa.v>< I
e '^
COS COS ,,

nrais --L -. cosec a

at
i'"
;o,', - sec ti

on aurait donc A B
- 41, (cosec a)
ou -,1 B Lx (sec a)
-
5{0" - Le tachéontètre étant clonc bicn orienté et connaissant les
coordonnées des points ,4 et B, nous dcvons rattacher la station O aux
axes coolclonnés des clits points ,J et R.

Et cl'abord le tlchéomètre nous donne I'orienterlent, ou I'ezirnut r)

et 0' des points A eT. B, On en déduit l'rrnsle A O B (0' (J).


-
L'angle B" BO On connait par conséquent l'angle n-ABB"
-A.
Iooc- a; I'angle A BO-n *0, On connrrit par suite l'angle
-
BAO-2oos-tn+û'-0(').
On connirit enfin le triangle ,1 IJ O dont on possède les trois angles
et un côté.

(t) L'angle B AO-a* ?, mrrisT-_ roo'i Les anglesa,g,


fl, etc..., pourraient encore se déduire par leurs x -qt.
et y ou A I et L, y
(uoir no" 5og-5rr).
-222-
Dans ces conditions, il est très facile de détcrminer les x et les y clu

point O.

x X -- Ao >< sin (roo 0') o >< cos g


- - -À
y Y - A o cos (roo (t') o sin g
- - -,4
. AO
1ll:llç,
AB
siu lr - sirr (g' t)
-
d'ou ,4O-AB - ,t:::"',
stn (ti
- t)
tt'
cl'ou x
- A B ^,.-ïjl
-
srlt (/i ,,'
H)
cos ,/

: A,l, cos .t : A x sec z


mrris ,4 B
'x sirt' nt '-( cos e
on A donc .t : :\-I-I! : 14 + -I
si,, qr7
-
At'cosai1 ,dtl !,r.tin'1
!_y+ sirl (r.r' ())
-
5ll" - Ce que nous ycu.olls d'e:poser lrour le cr-ts particulier ci-dessus
pourrait s'expritrter d'une tlauiùre génémlc de 1a taçcln suivaute:
Pour un point (.v.r) oir le coefficient angulrrire L-st (1, l'équrrtion de
la droite sera :

\1 : (I .y +1' (A)
Pour un autrc point (,r'r') on e aussi :

)":it't'|-l'
c{'ou l, t'
- )' - 11

En remplaçant 1r pxr s.l laicur drns (,4) on aura


J'-61 y-17tt (B)
_l'
--1" -o(x -.t')
Cettc équation doit-ôtrc satisf aite en firisrrnt
1t 71 r,ttt et .\. _ -I'
Ce qui clonne a (x"
- )'' =,-1'tI - -ï')
lln fitisa't 1,r/ _ "r,/ _ A 1,,

, -)"-A-l'
1/
-

Ytt- tr-i\r'
r-- Yt-A.i
Il r-ient A \/ - a. A I'
-223-
De laquelle on tire pour le coefficient angulaire (a)
la _.^r_,.-
TAlctrr,l: Jr'' f,y" Ay"'
fi-- À;o- J;'-
54.2" - NOTÀ. Quels que soient Ic soin et la précision apportés dans
les calculs et clans le's observations, on const'.ttc presque toujours
certlincs différences entrc lrr vrrlertr des coordonnées eéographiques
déduites piu calcr-rls uéodésiqLres, et Ies môtnes coordonnées établies pâr
I'obserlation.les astrcs. D'après les traraux .1e Delambre et Mécluin,
Henrl', Bt)n11€, Deicros, Brou.ssenud, Corabeuf, etc., qui ont établi les
Iongitu.les ct latitr,rdes de plusieurs r-illes, I'on a constaté, prlr I'emploi
siurult;rni' .lcs uréthotles géorlésiqucs ct directes, des diflèrences de
r4il 4" 8j I t6" z9 et z)" g9 entre les résultlts, à I'observa-
-
toire clc 1l rlarine à Br"cst, ri la 1lèche de Strasbourg, à l'ancien observrrtoire
de Genèr'e ct âu nront Colombier.

ll est dit Francrrur, malgré I'accord satis{aisant que pré-


inrpossib)e,
sentcnt lcs scpt bases ntcsurécs elt F-rânce, cle concilier entre-elles les
Lrtitudes, longitucles, azimuts, lorsqu'on les tire rlu calcul géodésique et
.1e I'observatiou Jirecte.

M. Puissirnt tire de Ià cette


conséquence que la France cst formée
tle eleux nrppes principnlcs, séparées à peu près par le rnér:idien de Paris;
(llle cL's ntppes rtpprlrtienncllt ii cleux ellipsoïdes irréguliers rtytnt des
:rpphtissemcnts très- clitlérents 1'un de I'autre; l'irppl:rtissement est très-
petit ilu cirté .lc l'ocirt n, tanrlis t1u'à l'est il c1éprsse beaucoup .
)
-!-)og
tlu rtuCLrll t:llifsoidt tle rér'rtlutiou nc satisf.rit errrctcment à toutcs lcs stutions
à 1.r ibis ct que 1rr spltirt prrrait tenir: le nrilier-r cntre lcs écar:ts et avirir
le litrtuc qui, poLir: le soi de le Flance , cor-rvicr.t nrieux i.ruN rdsultlrts
tl'obscn'rttiou. Toutcibis ii cxiste en certains lieux dc fortes rrnourrrlies qui
ilccr.l se ut de s irr égularités locrlcs et tirnt tlévier lrr méri.lienne dc I'ttbser-

r-.rtoirc rle Peris .ic Irr dircction qu'ellt-:rureit slns cela. Drrns notrc colttrée,
I'arc de méritiien tcrrcstrc est unc cr)urbe à clouble courbure très-pr:o-
uoncée. ilnfin i1 est itrcotttcstrrblc rluc, quand la direction du fil à plorlb,
cl'oir clépendcnt les vrticurs lbsolues des coordonuées eéographiques d'un
point de la terre, est troublêe, soit par I'attraction de quelques mon-
-224-
soit parce tlue la densité du terrain est plus petite ou plus
tagnes voisines,
grande que la densité générale cle la crotrte terrestre, on ne peut véri-
fier, non seulemeut l:L loi de la variation cies degrés des méridiens paral-
1èles dans I'hypothese elliptique, milis e11 outrc) la ::eletion qui existe elttre
et les longitudes, sur un sphéroïde irrégulier peu différent d'une
les 'azimuts
sphère. Aussi les anomalies nombreuses qui ressortent des cotnplraisons
précédentes, tiennent nécesslircment à dcs variations d'nne granclc êtendue
dans la naturedu sol tie la France et de I'Italie et les nlcsures géodé-
siques comlre cellcs du pcu.iule à scconc{es, lorsqu'elles réunisseltt toutes
les conclitions reqr-rises) sont érlinemrnent propres à ies signaler rrux géologucs.

II.' RATTACITEMENT DES SOMMETS SECONDAIF'ES


A LA STATION PF"INCIPALEI
ET INDIRECTEMENÎ AT' REPÈRE GÉODESIQIIE.;

5l3o - La station principrle O', a été déterminée er ltttitude eT longilude

pour son rattâchement calculé xu lepère géodesi,.lue (O) (no" 5oz-5rz).


Un triple problème se préscnte mliuten:rut:
ro Rattacher ie cânevlls a, b, c, d, e, fr g, à la station O', pa,r'rdes coor'

données rectangulaires rtlalit'cs (.t' J'').

zo Déterminer éventuellelnent les coordonrrit:s absolue.t (X y) cles

sommets du cânevas pxr r:rpport au repère géodésique, ou même ] pnt


rapport xu méridien de Pirris et à l'équâteur.

3o Calculer les coordonnées polaires (d et 0'), conrme aussi les coor-


données rectangulaires (r 1,), de chacun des côtis d'uu cheminement ouvert
ou fermê, en râpportant ces coordonnées au méridien de la station origine
du côté mesuré.
5L4" - ler Problème. L:r solution clu premier problème nous est
connue. Il ne s'agit en eflet que de transforuter en coortlonnées rectangu'-
laires relatit,,es les coordttnnlrs ltrtlairrs pr ises cie la station O' Par rrlvoll-
nement tachéométrique, er pçrls(ss au catnet. I-e crrs a été étudié âLl llo 35r
et on se rappelle les clettx fornlules fondamerltales
x'-_ p cos 0' lrl
-
^ citr
SPÉCIMEN
D'uNE

FEIIIItE IE IOOHilOI{I\lÉES
POI,AIftËS & REITAI\IËI]IAIftES

NOTA : Ce 'loblcau se rnppot't( attx puges 234-236


-226- FEUILLE DE COORDONNÉTI
2.t
U) Arj Surlaces pflr toordo[lées X ou COSiNUS
zô (n POLAIIT
------'-------=
ES

F
z I

-i- ''
\' =:.,t cos, | '.',|
Lisl r
t--
ô
P À -\
i
-
F.
U)
+l- +
l}

--l- I

3 .7 7 l1

Rrporls
1i
) 13,88 t).27 .4,J. ?r.9i
I 95.0i
)) t..1 I 0. t5 .7,1 2t.tI
2 46.2r I

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88 .85 202.5 r

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,129. 60

J:J.ol,Ii
227
-
POLAIRES ET RECTANGULAIRES
X
SiNUS Sunracn : I'par A f I Sunr.q'cn r f par'Â Y
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- i.o-tr.6:l l* i .o-1.62

il,
.s
-229-
515" - Zme Problème. Pour transformer les coordottnées relaliues
(x'1') des somm.ets du canevrrs, rapportées à l:r station O', en coordonnëes
ttl,soluts (X lt), par rapport au repère O, il suifit évidemment d'ajouter
Aux valeurs x' y' It veleur des coordonnêcs (x 1,) qui rattrchent Ot ri o.
Ces coorelonuées de O', clétenninées une fois pour toutes, sont des clns-
turttcs que llous"pouyons appeler À tle O'--rr et I'de O, _b.

Supposons rlonc un instrnr que le pol1-gone (.1 B C E F O) (fr7. Be air


été levé au trrchéomùtre par riryonnement r\ partir de 1a station O' et que I'on
en ait dd'lemtiné toutes les coordonnées rclolîz,cs prlr rapport aux deux axes
J'F (txe l,'s 1t -t") et D d (txc,/rJ.r''.t'). Pour avoir les coordonnées nbsolttes par
rapport rrus deus ases O I et O .\ on prcndra les deux constantes.

Fig. 8.1

a-Otrl:a
J1 6t ft i,
- J -
-l
et la valeur des coordonntics
77
aus)tlrts y sera:
^
X--fx'-la
I:-+-y,tb
ou bien, en se reportant à la figure ci-clessus (prenons le point D par
exemple)

À
- + D O' + O' d:,* x, + a,
-230-
Prenons le point Ë, on aurait-1,' _Dt.

ctY
--(Eh{o,T,)
Ou encore, dans tolls ces cl1s, cn se rappclirnt la lbrrnule générale dite
irltttrliotr de ltt ligne lrt,ilc : \,.- rl r * It
avcc lcs coordonnées relatives ),' == -f tt x'

on aura pour lcs coorrlonnées absolues :

Y-_ *nx'ab.
516' - Rcntrrqtrt I. Les calculs seraient sinrplifiés si le repère O était
tellcnrent situé (lue sa nrériclienr-rc et le per:pendiculaire O X, A Y passent
prr cles sommcts clu polvgone- (frg. S;).

t''is. E5

5{7" - Ilcmnrrlttr II. I,., coordonnrle s ubsolues, rrinsi cnlculées, sont


exprinrées en nrètrcs ou muitiples du mètre, Pour les tr:aduire en clegrés
ou grarles, minutes ct secondes il n')' a qu'à se reporter au il.o 4tg
ci-dessus. Lcs Teltles.le lt Cottnaiss(tnct (l(:s Tcutfs et cles autres recueils,
qui donncnt les longueurs d'arc tle ntéridicn et dc prrr:rllèle aux diverses
Iatitucles, rendent ce pctit trrrvail aLrsohrment aisé. I-a formule de cette
transformation, pour qui loudrait oprÉrer sAns lcs 'fr,blcs, pourrait ôtre:
lrolrr lcs l:rtit,-rc1cs Lt - L + P X + Q Y'
pour les longitudes lt =,= I + R y sec I'
ou P, Q_, R, ont Lt môme signification que ci-dessus, et se trouvent cal-
culées dans Se,ucurr (Table z; Cfr. no to7).
- 231,
-
5{8" - Rentarque III. I1 serr tr:ùs-utile au lecteur, pour se rendre par-
faite ment conlpte de toutes ces opérations, d'étudier en détail la

figr.rrc 87, ci-aprc\s, en se rcport:1nt aux t;rblcaux des iru. 127 et 328, oit sont
consignées, cl'apr'ès les néthodes usucl1cs, toutes les donuÉcs du plan.

5{9" - 3me Problème. Si olr fait le lc-r'é en rx}onnant d'une


strrtiorr centfale O' sers lcs somt]tcts rt, lt, t, tl, c, -f , g, ctc., on t recueilli
les rrzitnuts 0 et lcs longueurs p cles rrl\'ons yecteurs; rlais ii n'est pas sans
intérût cl'avoir les rzintrits 0'et les longuellrs
17' rles côtds du polyvolre, colnme

aussi les coordortnées r"ectarlg'ulaires (.i,1') du somntet terntinus de chacun


de ces côtés pi.rr rapport âu sorxnlet qlli lui sert de point de départ.

,æ, ]tj

Fig. t'i

520"' to L'0.îirtrtrl t'cl'un côté du poh'gone sc déduit des coordonnécs


rectrrngullires pâr h ftrlurule :

ts.,- i{: i-ï


clans laquelle É'
- I'azimut clrerché:
I l'
- di1lérence rles )/ entre les denx sorrmets auxquels se

ternrinc le côté envisrrgé;


I .,r' - item cii{lérencc cles N' ;
y, I X
^ - item différence Jes coordonnées absoiues.
-232-
Soient en etret (fig. B6).
bc le côté du polygone dont on cherche l'azimut I
-
Ot - la station centrale de râyop1r.t r.nrt
vt rt 'méridien de la stâtion centrale
- le )
i
,
axes coordonnés;
,1/ yt
- la perpendiculaire )
ç çl==y'du point c-cA{Ad;
Ad-1'du point b-bd';
Ce
-.r' clu point c - A e' ;
b e' x' du point b A 4 A e' ;
-b
cN
- la ligne Nord au point r, prâtiquement parallèle à la ligne c1es.r.';
gr-o-azimutcherchô.
Le triangie rectangle b A c donne :

tgt., -t$ z Ac : cd_Ad : n1tç_yt$ Âv, 7


-b
1

- A îi._ .4,:, T t)==l /. - T'i, -i-.


524,. - On peut dire aussi :

Ïg't'- +#'
au cas ou on envisrrgerait les coordormées absohres des points b, cj rap-
portés à un repère géodésique pris hors du polygone, puisque X Y ne
diffèrent de x'y' que pâr des constantes a et b (* 5r5).
522" - Ainsi, dans le levé cle la fi.gure 87 ci-après, dont les tableaux
se lisent alJx uos )22 et t28, on trouverait : pour l'azirnut : '

cle 17 sur r : ïgtt'- L:?'72, ' 0',--,=-=248s 5o


- 2r,97
clc r sur 2: tg 0'-
zt)r+ )
a',-,- 34Bs 44
-:?':
-

de 2 sur j i tg o'- !r,:'|t, t o'"-z- 49s 92


a-)*+
et ainsi de suite.
523o - 20 La longur.ur d d'un côté du polygone s'obtiendra p^r la
formule :

=-j.-
ri
-
A ."'
- I r/ sec 0'.
La valeur de 0' est déterminée par le s'rlcul du numéro précédent (uoir
Aussi no Itr).
-233-
524" - On peut égalenent enrplol-er la formule équivalente :

r/ A J' - ,,,.,. g, - A l' cosec 0'.


-
525" - Si nous re\-enons li la figure 87 et aux tableaux des lo, jz7-yzï
nous trouverons, en prenânt 0' ci-clessu s (no t 22).

Piquets r7-r;
d --: 2o.gt >< sec 48. yo Jo",J i \ 6on 7 t
- : Jo-)tt
d
- zr.g7 xcosec 1r.io - jo^,76 ) -t- -
Ericor-e (piLlucts z-7)
Ll
- +).J i scc -lg.g2 -- 60., J
d 4r.6,r cosec $.g2 56.2i
- -
Encore ftriqucts )-J)
d
- ,7.)2 -
sc: 1g.22 z,7.So

tl r7.7t coscc 1g.22 zq.So


- -
Et irinsi dc- suite.

526, - 1n Quant aux coordlttnLlt:s rcttuuguluirts du côt.l cie cheminement


c, b (rtg. 86), rxpportées ii la nréri.licnne et à le perpendiculaire établies
âu solltmet de départ c) le triengle rectangle l, c' c nontre assez que:

nrriis r/ x
r-''- ou ,r*n rto srq);
-4 ^ -#u
r',l.rt,r'rrrr,, rempraç
^r:: par
cette vâleur drins (A), il vient :

u' cos6'-Ar'ouaX
=À-r'ou ^X-tn: (B)

On nrontrerrrit de même que :

r,-l/ ou À Y.

s rr - FEUTLLES DE COORDONNEES
527" - Pout' ol.'tt'nir avec exrctitucle et rapiclité de bons résultats en
tlcliéonrétrie, lt clisposition bien orclonnée dcs calculs n'irnporte pas
uroir-ts qt-te 1a scieucc ct le saYoi'f',i'o rrr'rti,rrrc ig I'opérateur.
-234-
En traitant du levé des plans, au chrpitre r de cette section, nous
avons montré comlnent il convient de clisposer le cantet, pour y
retrouver aisément ct sâns danger d'erreur, les dcnnées recueillies sur le
terrain et les rêsultirts des premiers calculs.

L'expérience a conduit irussi les praticicns rlu taciréomètre à concevoir


un certain ageucemcnt optitrtrLtrt .les opérations et cles résultats qui se
rapportent .lux coorclonnées ct ;lllx virleurs q ui s'en cléduisent.

On ir coutllnc de porter torls ccs chiffrcs sur des feuilles préparées


à I'avance, et Jites -fettilles dt cotrrdonnies. Ii en est de deux sortcs : les
unes su.ffi.santes à lrr rigueur pour toute espèce d'opérations, sont pour-
tant spécialement aclaptées Aux lel'crs Par ra1'orutetttutt; les autres
s'enrploient plutôt quancl on a lcvé par chr:mirretnrnt une série de sta-
tions déterrninant un polveone ou unc chaïne ouverte.

I. FETIILLES DE COORDONNEES
POTJR LEVÉS PAR RAYONNEMENT

528" - Comme pour le Carnet, nous allons fournir une explication


aussi claire c1u'il se pour:rrr, et colonue par colonne, c1'un type bien
complet de ces feuilles. Prrrnri les coltrnnes de lrr fer-rille, il en est qui
sont réserr'écs .lux recherches de surflccs, dont il seril question dans le
chapitre suivent. Nous rncntionnerons sculetnent ici le numéro de ces
colonnes, tlont I'emploi sera expliqué elr sol1 lieu. Dilns lit section lV,
on trouvcrx un exenrple .1e feuilles de coordonnées ou seront réunies
et dûrnent remplies toutes les colonnes usitécs daus les meilleurs
modé1es.

Est-il nécessaire de rappeler que tout le travaiI de coortlonnies comme


le calctrl des su.rfaccs est exclusivement un travail de bureau, dont tous
les élêments sont {ouruis par le t(Irttet) si le premier levé a été fait
suivant les règles ?

Soit donc le tableru cles pagcs zz6-zz7 (aoîr no )27 et rty. 8Z).
235
-

LEtlÉ PAR RAY()NNEMENT AU TACHË()METNE

Gonversion des Goordonnêes polaines


en Goondot>t>êes r.eetangulo.irzes

,/ -:+ .A:-e ,lE----'-


"
ia 149'30

\
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lu,

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gÀ- \=-
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31
o-3
6 lt, ,/ È f9
s M=S oF
loi.
>-
È
Êt

l-t \7
:\
r\

I
-236-
529o - Colonnes ! et 2. comme dans le cnrnet, on y inscrit
respectivement la désignation des sttttions et le numéro des points visés.

530, - Colonne 3. plie reçoit, en facc de chaqrie point lisé, la


longueur clu r(r\,011 t'cctcttr p. Elle n'est autre que la r/isturtcc l.,rrt.i;orttulr
d g sitt' I: colltenue darrs le colonne 9 du cxrnet.
-

531. - Colonne 4. On )- inscrit l'nlirtttrt 0 dr-r ravon ïecteur, ou


aug'lc horilonlal, qu'on extrait de la colonne j du cernet.

532' - Colonnes 5 et 6 (l:r) Lcs chifJr-cs de ces colonnes


représe nteut lir di1}ér e nce elltre l'lziniut d'un
iroint et I'rrzinrut du point
qui le suit. Selon QUe cctte différcncc est positivc oLl néqativc. o1r
I'irrscr:it da.s h colon'c'+ ou la colonne __ (soil iti, ti,gg ittsct.it
dtns la c0l0tttt(:6, tliflrartct l'ttlintttl rtttt't P r7'cl P r). Ces .liflirences
serviront au c.rlcui des surlrrces plr coordonnées polaires.

533" - Colonnes 7 et 8, Afiectées au calcLrl cles surlaces (,,ttir-


plus loin nos SSr-JS6).

534"-Colonne9à13. on ,] inscrit, por,lr chatlue sommct, la


valeur rles r', cles X r:t rles I xt
- I X (lie'ne cles cosinus). Dans notre
svstètne, ces valenrs representent lcs latitucles (.t non lcs longitudes
comlne dlns SaxcuEr).

535" - Dans ies colonnes 9 + et ro s€ notent les .1' ou abscisses


-,
des cottrtlonrrëts relttlii'cs, c'est-à-clire rapportées r\ 1a station. Elles répon-
dent ii la formule :

- p cos (r'otr tn Sr4);


xt (t

* ou - et s'inscrilent en 9 ou en ro, suivant que É rrpplrticnt


elies sont
aux quadrants oir les cosinus sont positifs (r et 4) ou négntifs (: et i)
(,," ) ; ).
-237-
536' - La colonne r r reçoit I'expression des X ou cosinus des coordonnëes
absolues, c'est-à-dire râpportées
au repère géodésique, origine des latitudes.
La fornrule (X : t x' I a et o
- rr j,66) inscrite en tête cle la colonne,
rappelle la doctrine du no tri et nrontre c1u'on déduit X de x, par l'ld-
dition algébrique d'nne constxnte d.
-

537'- l,es colonnes r2-rj contiennent les AX, c'est-ii-clire les différences
entre X tl'un point et X du point suir-ant. Cette différence s'inscrit en
12 si elle est f : pirr exemple r2)o2) différence entre 2j5,48 (|toirtt j) >
227,46 (point 6); on la nore dans la colonne 13 si elle esr-; par exemple
2r,97 difïérence enrre tt6,76 (poirtt ril < rjï,7j (poirtt r) Si les poinrs
-
successifs étaient les somrlets mênes du polvgone d'enz,clofpe, les a X
-
L x' représenteraieut lcs r clont la significarion et la valeur ont été déter-
nrinées ci-dessus (',to sz6); c'est ce qu'on a voulu rappeler en inscrivant
en tête des colonnes rz et 13 la nention X
- -r.
538" - Colonnes 14 à 18. Elles sont pour les Y, les1,,erles A y-
!, ce que les colonnes 9 à r3 sont pour les x, les r' et les x x.
-
I1 n'y donc qu'à leur appliquer ce qui vient d'êrre dit (n. , J7).
"
539' - Colonnes 19 à 24. Elies regardent le calcul des surfaces par
les coordonnées rectangulaires (uoîr plus loin re' SSB-;67),

540' - Marge de droite. On I'ernploie à norer les observarions.


En tête est rappelé le caractère + ou des sinus ou cosinus, sui-
vant les différcnts qnaclrants trigonornétriques. Le calculateur doit toujours
en efl'et porter son attention sur cette rùgle dont l'application est cons-
tante dans la rédaction des feuilles.

541'" - Colonne supplémentaire. Cerraines feuilles de coorclr:n-


nées ajoutent à ces espaces une colonne supplérnentrrire dont voici un
spécimen. On comprend à la seule inspection qu'on y peut notcr le
résultats des opératiorrs dc'crites rlux no, t r g iL j 26, et concern:rnt les
côtés dt poll,gone toltogrufbitlur.
-238-
Deux colonnes sont destinées aux aziniuts ()' des côtés du polygone.
Dans la colonr-re de gauche, on note
DISTANCE
AZIMUT AI- c'est-à-dire
O/
ENTRE LES SOMMETS la valeur de tg ri,. Dans
^ "colonne de droite, on inscrit la valeur
la
b"^,-AX xè.
AY I

l"i
'tl is 6' déduite de se
o rângente.
d j.; -
q)
t-'
à Trois âutl:es colonnes reçoivent le
résultat des calculs toucitant la longueur
d dcs côtés du polygone : la r,e contient
le résultat obtenu par la formule

d
, À)' --= d )- coscc f';
- iir-rr'

la contient, si on \.eut) le résuitrt


2rne
obtenu par la voie

r
l! -_
AX
- cos f:' -AXsecÉ'1

la 3*" enfin reçoit la rroyenne des deux


résultats précédcnts et exprinte avec le
plus dc précision possible la iongneur
du côté polvuonal.

Ainsi complétée, la feuille serr à la


fois pour lu rilr,(tjutt,nte]tls et les cJ.,entiuc-

l- ntettts.

II. FEI]ILLE SPÉCIALE DE COORDONNEES


POI]R LE I,EVER PAR CHEMINEMENT
542"- Quand on chcmine cl'un sonnlret à l'autre d'un polygone, il
est à propos cl'établir alec un soin tout spc(cial les coorclonnees du
reseâu.
-239-

N \\ç
i\T

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Fig. 88
-240__
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(5
z /f;

\
-241-
Pour cela, on utilise souvent des feuilles spéciales confor mes au

spécimen ci-contre, qui se réfère au plan annexé (fi7. 88).

543. - :i Ia station z (fr7. Bg) et a pris tous


L'opérateur s'est placé
les points qui sont relatés sur le carnet en xyânt soin de donner un
coup arrière sur la statior-r I et un coup avant sur la station A. Il a.

fait de même à la station ,4 et aux autres, puis au cabinet il a rempli


son carnet et a clressé le tableau ci-ioint des coordonnées en prenant les
valeurs dans ce carnet.

Fig. Elr

544" - Le lecteur chcrche les stirtions sur le carnet, note sur le


tablcau dcs coordonnées les strrtions (colonne t) les longueurs entre chaque
station (colontrc 2), I'angle arrière et I'angle avant (colonnes J et 4) , puis
il fait 1a correctir)n des angles de la manière suivante : lu Il prend
l'ttnglc arlûnt dc dttfart 178* -72 cltutne crttct ; zo ltuis fuît h dilfttrcnce entre
7j8t qz angle orrtnt ct rjSs j7 onglt arriè.re + os of ct ttjoute reltt
-
z,alettr à l'angle uaattt J ts oJ , ltt (L .lnutre angle rectif ë 7 5s o8 (colonne t)
puis on prtnd JJs oB 2)1c gf
- * os 7t qu.t I'on ajoute
iL l'ongle aaanl
-
r 2Jc j J et ainsi de suite. En ne<gligeant le chiffre des cent;rines, les

colonnes 4-5 doivent être egales ou bien l-+ en négligerrnt les cor-
rections.
-242-
545o - La valeur des sinus y et cosinus x s'obtient par un seul coup
de règle.

:=':, ::: .", :: ::::' ::: ::


ou aprês correctic'n y
- - 46.24 Qol. 7)
r- * Jr.JJ Qol. B)
""1r,)",=
Les deux colonnes 6-7 et 8-9 doivent être égales entr:e elles.

546" - Si nous f'aisons passer l'axe des y par Ia, station z et I'axe des

n par la station I on aura les colonnes r o et r r .

547. - Remarque importante. Lcs sinus 1, et cosinus r ne


sont âutres que les À _i' ct Â.t/ que nous a\-ons trour-és dans les tableaux
pour les levcrs Irer ravonnenlent et les colonnes ro et r r rle sont que
les y' et x' (nos 5 r g rt 'l'ttlth:tttr f . .
"+o)
548. - Une fois qu'on connait la valeur cles x rrl r de chaque station
on peut calculer les coorclonnécs relltives cle clraque point rclevé d'une
station.
L'équation cle la droite est /-at|_b.
D -- les coordonnées que nous ve nons .d. trouver, pour chaque

station, dans le tablcau de la page 2+o,

Les deux axes principaux que nous faisons passer par les stations
r et z auraient pu être pris en deltors du plan sans inconvénient.

549"- NOTA : I. Pour tous les crrlculs de ces problcmes on ernploiera


les Tables trigottométriLlrtcs de SeNcunt, ou autres similaires; on peut
encore se servir de la Rig/e logarithnût1ue, qui donne les résultats cherchés,
pâr une simple lecture.

550" - II. On trouvuril la Section IV des exernples développés de


dans
ces calculs, En les étu.1iant aycc soin, l'opérateur sera vite farniliarisé
ayec 1'emploi des diverscs fortrules.
-243-

CHAPITRE IV

4^E PROBLÈME : ÉVALUER LES SURFACES

55lo - Avec un tenu, surtout avec des Jeuilles de Coordon-


Cnmet bien
nttes soigneusement établies, la c1étemrination des surfaces n'est plus
qu'un jeu. Elle se fait au bureau, et deux voies conduisent à la solu-
tion: ro I'emploi des coordonnées polair-e.r, notées dans les colonnes j à 6
des feuilles page zz6.

z. I'ernploi des c00r(l0tui(iL's reclttttgtrltirts, que les fcuilles relatent aux


colonnes 9 à 18 page zz6.

ANr. I . CALCUL DES SURFACES


PAR LES COORDONNÉES POLAIRES
552" - Soit (fig go) un cluadrilatère ,4 B C D ler'é au tachéomètre

,/' ,,t--'t-

i /' r.,
I li /' -\
I

[\
[_ ,r/
lj
tt, t.\ /,
\ 'è--
_-_==_l
\

à partir d'une station O. La surface est églle iï O A BCD Omoins OADO.


Cc qui revient à dire que cette sttrface est égale à la somme des triangles
O A B, O I] C, OC D, moins le triangle O A D.
-244-
Chaque râyon vecteur est donné par la lecture des fils du tachéo-
mètre sur la mire ainsi que l'azimut 0. I-a. surface de chaque triangle
O A B, O B C etc., est égale à, savoir

Pour le triansle OB C la, surface - O Cxb (r)


OC le ra5 on vecteur p
-
h-OBsinp tr\

Fig. 9L

OB ra)'on vectcur p' clorrné par le carnet clu tachéontètre


-
P ()" 0' (angles azimutaux) (l)
-
En remplaçant on a cn faisant(O" L1l
-ri)-
,S-p'psinA0'
-245-
C'est-à-dire que la doultlc sttrJace dt chtrrlue triungle est ëgale au' Pro-

rlrtit tlts detrx t'tt)0trs vectttrrs clr:s extritttilis d'trtt côté Fa, Ic sirtrts de l'ongle

cttntpris tntre ces dcux rd)'()tts LtL'ctettrs.

Cette rùslc est gér.rérlle et s'applique à tous ies tri',rngles considérés.

553, - Si point O se trouvlit cu dedans clu polygone, la surface


le

serait égale àla somme aleébrique des triangles prrrtiels (fr7. gt)-

-f NB

udrÇ u

NN
S NN\
\J,fatson Ca]et
frLclos
Casse

Awenue de l- F.epubltgu-e

F-i,' (t')

Eb4. - Si, au contreirc, on avait à mesurer unc parcelle dans laquelle


or] 1e pourrait entrer ruais dont on pourririt, d'tttle stâtion B, apercevoir
tolls les sourrnets fi-r7-r8-zr-z: (lr1. gz), on établirait le lever de la
mlnière suivaute,
-246-
Les calculs suivants ont été faits à la regle logarithmique.

z OBSERVATIONS PRODUITS
F -----L--\=---- =--\=-.--=
F.
(n I

POSITTFS I NEGATIFS
I

B ; 55,90 200 55
.]6
I .95 0.00.
T7 t4.10 2rjg.5{)
_ '16'92 0. t8.03
1B 43. 15 989. t9
90 77. B0 969.65
+ 19.77 0.09.96
_r ?5.46 0.2r . T5
2l 7t.80 24,1.19
22 66.73 929.95
a 14.24 0.10. 63

t6 55.90 900.55
4 29.40 0. | 6.62

eS o.4o.rj
-:
S o.2o 08
-

NorA: Si I'on avait ri soustraire I z+ gr. 20 j jo gr. on ajoute-


-
rait 4oc à z4 gr. 20 et on retrancherait

121s zo 74s zo
- Jtos -
555o - L'inspectiondu tableau précédent montre déjà cornment il faut
compléter les feuillts de Coortlonriirs qui servenr aussi de ièuilles des colte-
nances. Reprcnons, partiellement, le tableau de ia page 226, relatif au
territoire de la figr-rre 87.

La cohtrrte z (page 2$), indique le numéro des points ou piquets.

La colortne 7 donne le re)'oll \'ecteur.

La colttnnt 4 donne I'angle azimutal.

Les colonnes y