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Objectifs pédagogiques généraux :

• Connaître

– la taxonomie et la classification des virus

– leur morphologie et leur structure

– La biologie des virus et leur cycle de réplication

– La pathogénie des infections virales

– Les interactions Virus/Hôte: pouvoir pathogène et immunité

– Les modalités et techniques de diagnostic de laboratoire

– Les bases de la thérapeutique et de la prévention

1
Objectifs pédagogiques spécifiques :
• Chaque chapitre traite une catégorie de virus
importants en médecine humaine.
– Unité structurale: virus d’une même famille
– Unité nosologique: virus provoquant des syndromes
similaires ou voisins

• Au sein de chaque chapitre, il y aura


– Des rappels virologiques,
– Quelques détails sur la physiopathologie et la clinique
– Les principes des techniques de diagnostic de
laboratoire
– Les Antiviraux, les vaccins et les autres moyens de lutte
contre les viroses.

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Cours de virologie. Pr. L. LOUZI.
Durée totale : 14 heures (7 x 2h)
• Structure et réplication des virus : 2h
• Les Herpesvirus : 2h
• Les Rétrovirus : 2h
• Les virus des hépatites : 2h
• Les virus respiratoires : 2h
• Entérovirus et virus des gastroentérites : 2h
• Autres virus d’intérêt médical (Au choix. Ex :
virus de la rage et virus de la rubéole) : 2h
• Séance de révision : 2h

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Sanction des cours :
• Les cours seront sanctionnés par un examen
(en commun avec la bactériologie et
l’immunologie).
• La note affectée à la virologie sera déterminée
en commun accord avec les autres enseignants.
• Quant aux modalités d’examen, seront
associées:
– des questions rédactionnelles
– des QROC
– et des QCM
• Quantité et Barème en rapport avec la note
globale de microbiologie et le temps impartis.
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Chapitre 1

Structure et réplication
des virus.
Cours de Virologie
2°A Médecine, FMPM, 2009-10
Pr. L. LOUZI

5
Plan:
1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Classification des virus

4. Modalités de transmission des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte

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1. Définition d’un virus:

• C’est un agent infectieux de structure simple, qui


se résume à deux ou trois éléments.

• Les virus sont donc totalement différents des


bactéries ou des parasites, qui sont des cellules,
ce que ne sont pas les virus.

• Les virus ne sont pas retenus par les filtres à


pores micrométriques. ce sont des agents
ultrafiltrables (diamètres en nanomètres),

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Définition du virion:
• Virion = particule virale.

• c’est un génome (acide nucléique) protégé par


une « boîte » protéique +/- entourée d’une
enveloppe

• Ce virion doit être transmis à (ou doit infecter)


une cellule vivante (bactérie, végétal, animal, …)

• pour permettre l'expression des gènes du virus,


la réplication du génome viral et la production de
nouveaux virions par la cellule infectée.

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Caractères définissant les virus :
1.  un seul type d'acide nucléique (ADN ou bien ARN)

2.  reproduction par réplication du génome


et synthèse des protéines de capside

3.  un parasitisme intracellulaire absolu


* les Virus ne possèdent pas:
- enzymes du métabolisme
- machinerie de traduction protéique
4.  Ont une organisation et une biologie
spéciales qui les distinguent des êtres vivants
cellulaires, des viroïdes et des prions.
=> André Lwoff (1957): les virus sont les virus !
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Plan:

1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Classification des virus

4. Modalités de transmission des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte


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2.1. Génome:

• Un virus comporte toujours un génome qui est un


ADN (DNA) ou bien un ARN (RNA), à l’origine de
la classification des virus

• Formé de quelques unités à quelques centaines


de gènes

• Ce génome peut-être:
– Monocaténaire (à simple brin ou single strand = ss)
– ou bicaténaire (à double brin ou doubble strand =ds).
– Linéaire ou circulaire (DNA)
– Linéaire, Segmenté ou non segmenté (RNA)

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2.1. Génome:
• Les virus à RNA sont particulièrement sujets aux
variations génétiques (VIH, VHC, par exemple),
contrairement aux virus à DNA, plus stables.

• La taille du génome - et donc les capacités de codage -


diffère parmi les virus:

– Virus à DNA: de 3 à 300 kpb, (3 à 160 MDa)


– Virus à RNA: entre 10 et 20 kb pour la plupart. (2,5 à 15
MDa)

• La capacité réduite de codage des génomes viraux est


souvent compensée/

– par un chevauchement des cadres de lecture = ORF pour


Open Reading Frame ou cadre ouvert de lecture

– et par le phénomène d’épissage des ARNm.

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14
15
2.2. Capside:
• Étymologie: du mot grec, kapsa (καψα) = boite.

• La capside, de nature protéique, protège le


génome.

• Elle a une conformation géométrique qui, selon


les virus est,

– soit tubulaire => symétrie hélicoïdale (ex: Myxovirus)

– soit polyédrique => symétrie cubique (ex: Herpesvirus)


• NB: il existe des capsides de forme complexe (HIV,
Poxvirus)

• Si virus nus alors la capside porte les sites de


fixation aux récepteurs des cellules cibles.
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Virus à symétrie cubique Virus à symétrie hélicoïdale

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2.2.1. Nucléocapside cubique:
• C’est un ICOSAÈDRE :
polyèdre à:
– 20 faces qui sont des triangles
équilatéraux,
– 30 arêtes
– 12 sommets.

• sont faites de protéines


virales polymérisées =
capsomères

– les virus peuvent n’utiliser parfois


qu’un seul ou deux types de
protéines de capsides;

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2.2.2. Nucléocapside tubulaire ou
hélicoïdale:
• La nucléocapside = la
structure compacte formée
par l’assemblage de
capsomères formant la
capside autour du génome

• La nucléocapside hélicoïdale
est un tube enroulé en
peloton

VMT

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20
2.3. Enveloppe ou péplos:
• Du grec πεπλοσ signifiant manteau, c’est
l’élément le plus externe de certains virus
(dits enveloppés).

• La présence ou l’absence d’enveloppe règle en


grande partie le mode de transmission des
maladies virales.

– Présence d’enveloppe => virus fragile => Transmission


directe, souvent aérienne

– L’absence d’enveloppe => virus nus => résistance


• => Transmission directe et Transmission indirecte

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2.3. Enveloppe ou péplos:
• Souple car dérivée des membranes cellulaires,
cytoplasmiques ou nucléaires.

• Acquise par bourgeonnement des mb cellulaires

• Des glycoprotéines d’origine virales vont s’insérer dans


la bicouche lipidique avant la sortie des virus.

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Conséquences sur la résistance des virus:

• Le péplos a la fragilité des membranes


cellulaires dont il dérive:

– Chaleur et lumière (UV)

– Dessiccation

– Solvants de lipides (éther, chloroforme)

– Détergents et savons (dont sels biliaires du TD)

– Éthanol et nombreux autres antiseptiques (aldéhydes, la


Javel 1%)

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Conséquences sur la résistance des virus:

• Les virus nus, qui ont seulement un génome et


une capside, résistent beaucoup plus
longtemps.

– Dans le milieu extérieur (froid, chaleur et dessiccation)

– Dans le TD (sels biliaires)

– vis-à-vis des solvants comme l’éther

– Sensibles au agents dénaturant les protéines (T°C


>60°C, alcool, aldéhydes, la Javel 5% …)

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Il existe des exceptions:

• Poxvirus: enveloppe protéique complexe


d’information virale et résistante

• Rotavirus: capside à 3 couches => virus nus

• HBV: enveloppe riche en protéines virales (S,


préS2S, préS1préS2S), pauvre en lipides =>
double capside? => grande résistance du virus

• Coronavirus: virus enveloppés, mais certains


sont éliminés intacts dans les selles! Idem HBV

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Plan:

1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Modalités de transmission des virus

4. Classification des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte


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3. Modalités de transmission des virus:
Virus à
Virus nus
peplos

Stabilité dans l’environnement Non Oui

Élimination dans les selles Non Oui

Élimination dans la gorge Oui Oui

Contamination interhumaine directe,


respiratoire ou salivaire, sexuelle, Oui Oui
sanguine
Contamination interhumaine
Non Oui
indirecte, fécale – orale
Température de stockage de longue
durée des prélèvements pour - 80°C - 20°C
isolement

NB: se souvenir toujours des exceptions!


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3.1. Exemple 1: transmission de la grippe:
• Elle se fait directement par contact rapproché
de deux sujets, et par voie aérienne uniquement
– inhalation des microgouttelettes (≠ ingestion).

• Les virus de la grippe ne résistent pas longtemps


à l’air (5min). On ne les retrouve ni dans la
poussière, ni dans les eaux usées.

• D’autre part, la brève survie des virus de la


grippe dans l’air, autour des sujets infectés, est
favorisée quand l’air est humide et froid,

• Ainsi dans les hémisphères Nord et Sud, la grippe


sévit l’hiver et non l’été
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3.2. exemple 2: transmission des
Picornavirus:
• Ils sont excrétés dans les microgouttelettes
respiratoires et dans les selles et cela pendant
des semaines.

• Virus nus => résistants et peuvent persister


plusieurs jours dans le milieu extérieur, surtout
dans l’eau.

• Ainsi, la transmission se fait de deux façons :


– 1.par contact direct rapproché, respiratoire, poignée
de mains ;
– 2. par contamination indirecte faisant intervenir les
selles, par contamination fécale- orale: ingestion du
virus avec des aliments contaminés, consommation
d’eau contaminée, bains de rivière.

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3.3. Cas particuliers:
• Les Coronavirus du Rhume sont éliminés dans
les selles ; celui du SARS aussi !

• Certains virus à enveloppe exigent une


inoculation transcutanée :
– les arbovirus : piqûres de moustiques ou de tiques,
– le virus de la rage : morsure d’animal enragé ou contact
salivaire sur excoriations cutanées.(NB: inhalation
possible)

• La transmission par contacts étroits entre


muqueuses, par rapport sexuel, est exigée pour
des virus comme:L’HSV 2, l’HIV, ...

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Plan:
1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Modalités de transmission des virus

4. Classification des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte

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4.1. Bases de la classification des virus:

• Elle repose sur la structure des virus


– et non sur leur pouvoir pathogène ONCOVIRUS
– ou leur taille PICORNAVIRUS.

• Les trois premiers critères de la classification


sont, dans l’ordre,

– la nature de l’acide nucléique du génome (DNA ou


RNA), et sa présentation

– la conformation de la capside (tubulaire ou


icosaédrique),

– et enfin la présence ou l’absence de péplos.

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4.2. Classification simplifiée des virus
4.3.1. Virus à DNA
Virus à péplos Virus sans péplos

= Virus herpétiques
• Herpes simplex virus 1 & 2 (HSV 1 •Adénovirus
& 2) •Papillomavirus
• Herpesvirus varicellæ (VZV) •Polyomavirus
• Cytomégalovirus (CMV) •Parvovirus
• v. Epstein-Barr (virus EB)
• 6e, 7e et 8e herpesvirus humains
. Poxvirus (enveloppe spéciale)
. Herpesvirus simiæ (virus B)*

*Infection mortelle pour l’homme.

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Classification selon le génome ADN:
Linéaire Parvoviridae
Monocaténaire (Parvovirus B19)

Linéaire
Adénoviridae
(ADV)
Virus à ADN
Herpesviridae
Bicaténaire (HSV, CMV, EBV)

Circulaire Polyomaviridae
(JCV, BKV)

Partiellement bicaténaire Hepadnaviridae


(HBV)

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4.3.2. Virus à RNA
4.3.2.1: Virus enveloppés:
• Orthomyxoviridae • Arenaviridae
– influenzavirus A, B, C – Virus de la
chorioméningite
• Paramyxoviridae
– Virus de la fièvre de
– Virus parainfluenza Lassa*
– Virus des oreillons
• Filoviridae :
– Virus de la rougeole
– Virus Marburg*
– Virus respiratoire syncytial
– Virus EBOLA*
• Coronavirus • Bunyaviridae
• Lyssavirus: – Virus Hantaan
– Virus de la rage*
• Retroviridae
• Togavirus – HTLV-1 et 2
– Virus de la Rubéole – HIV-1 et 2*
• Flavivirus: • VHD (enveloppe du HBV°
– Virus de l’hépatite C (HCV)

*Infections mortelles pour l’homme. 35


4.3.2. Virus à RNA
4.3.2.2: Virus nus:

• Picornavirus • Astrovirus
– Entérovirus
• Poliovirus 1/ 2 / 3
• Rotavirus
• Entérovirus
• Coxsackievirus (∼ 30)
• Échovirus (∼ 30) • Calicivirus

– Hépatovirus = Virus de
l’hépatite A (HAV) • Virus de l’hépatite E

– Rhinovirus.

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Classification selon le génome ARN:
Picornaviridae
Uni (Enterovirus, HAV, Rhinovirus)
Flaviviridae (HCV)

Monocaténaire Orthomyxoviridae
(Influenzavirus)
Segmenté
Bunyaviridae
(FHCC, Hantavirus)

Virus à ARN Linéaire

Diploïde Retroviridae
(HIV, HTLV)

Segmenté Reoviridae
Bicaténaire (Rotavirus)

37
4.3. Morphologie des virus:
DNA VIRUSES

Parvoviridae

Poxviridae

Papovaviridae

Hepadnaviridae Herpesviridae Adenoviridae

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Orthomyxoviridae

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Plan:
1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Modalités de transmission des virus

4. Classification des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte

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5.1. Conditions à la multiplication:

• 1. Un plan de travail : c’est l’information


génétique.
– Le virus a cette information dans son génome : c’est la
séquence des bases de son DNA ou RNA.

• 2. La matière première :
– Acides aminés,
– Sels minéraux,
– Désoxynucléotides triphosphates,

• 3. Les outils biologiques:


– Enzymes: réplicases, transcriptases, polymérases, …

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5.1. Conditions à la multiplication:
• 3. des sources d’énergie.

– En biologie, c’est très souvent l’énergie libérée par


hydrolyse de composés tels que l’ATP.

• 4. L’assemblage des petites molécules en


macromolécules et inversement pour le clivage

– exige des biocatalyseurs: les enzymes.


• Les virus n’ont pas les chaînes enzymatiques des grandes
voies des synthèses biologiques.

42
5.2. étapes du cycle de réplication virale:

1 5

43
5.2.1. Etapes initiales:
5.2.1.1. Adsorption / Attachement /
Fixation / Adhésion

* C’est le 1er facteur conditionnant le tropisme d’un virus


pour une cellule,
un tissu, un organe et un hôte particulier.
* Les facteurs influençant l’efficacité de l’attachement sont :

+ Le nombre de récepteurs à la surface de la cellule

+ La concentration relative en virions (inoculum)

* L’attirance initiale se produit par interaction électrostatique entre


molécules de surface virale et cellules

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Exemple de protéines portant des sites
spécifiques viraux d’attachement aux
cellules
Virus Protéine (structure virale)
HIV gp 120 (enveloppe)

Poliovirus VP1 (capside)


ADV Fibre + pentose (capside)
Influenzavirus HA (enveloppe)
EBV gp 350 (enveloppe)

45
Exemple de récepteurs cellulaires (Rc)
aux virus
Cell / tissu Rc cellulaire
Virus
cible (co- Rc)
HIV LT + CD4 (CXCR4)
Macrophages CD4 (CCR5)
EBV Ly. B CD21
Influenzavirus Epith. Acide sialique
Respiratoire
Nbx tissus Héparane-
HSV1
cibles sulfate

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5.2.1.2. Pénétration
3 mécanismes guidés par des récepteurs
cellulaires pour internaliser les virus:

Mécanisme Virus

Endocytose (≈phagocytose)
ADV
•Puis décapsidation si virus nu
Influenza virus
•Puis fusion et décapsidation si virus
enveloppé
Translocation directe à travers la
membrane plasmique Poliovirus
(traversée)
Paramyxoviridae
Fusion entre enveloppe virale et
HSV
membrane plasmique
HIV
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Ex: Virus internalisé
Par un mécanisme
D'endocytose.

NB: libération par le


Mécanisme inversé
Ou exocytose. 0-5 h

> 15 h
5- 10 h

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5.2.1.3 Décapsidation:
• Après pénétration, les structures virales sont
détruites, à l’exception du génome,

– Par hydrolyse à l’aide de protéases cellulaires

• Rarement, il se produit une éjection du génome

• Débarrassé de la capside (décapsidation), le génome se


trouve libéré et peut fonctionner, livrer son information
génétique à la machinerie cellulaire.

– Les virus à ARN vont répliquer leur génome dans le cytoplasme


de la cellule cible (exceptions: VIH et Influenzavirus)

– Les virus à ADN vont répliquer leur génome dans le noyau de la


cellule cible (exceptions: Poxvirus)

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5.2.2. Étapes tardives
5.2.2.1. Réplication proprement dite:

• Dès que le virus pénètre, la cellule ainsi parasitée


va produire des virus. Elle va faire:

– des copies, (répliques) du génome viral,

– des répliques de protéines virales,

• Enzymes nécessaires (protéines non structurales)

• Protéines de capside (protéines structurales)

• Glycoprotéines de péplos pour les virus enveloppés.

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Mécanismes généraux de réplication:
• Virus à RNA+ :

– le génome est un RNA qui sert tel quel de messager et donc


traduit par les ribosomes en protéines virales: enzymes viro-induites
(NS) et protéines de structure (S).

– Ensuite une polymérisation pour obtenir un ARN(-), matrice de


réplication du génome viral et des protéines S et NS.

Protéines S ARN viral (+)


1
4 ARN polymé
polymérase ARN dé
dépendante
Protéines NS 2
ARN(-) antigénomique (matrice)

3
ARNm transcription

Néo-virions ARN+ génomiques


5 4

51
Cas des rétrovirus:
• Virus des sarcomes et
leucémies animales,
HTLV et HIV
ARN
RTase
– il y a rétrotranscription
du génome à RNA en ADN
complémentaire ou cDNA ARN/ADNc
par la transcriptase RTase
virale dite inverse: la
rétrotranscriptase ADN2b
RTase. RTase

– Cet ADN sera dupliqué en


ADN proviral
ADN chromosomique
– Puis intégrée dans le DNA ARNm et génomes
cellulaire, cela par
l’intégrase virale.

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Virus à RNA(-) :
• le génome est un RNA qui ne peut tel quel servir de messager =>
tjrs associé à RNApolymérase.

– 1. transcrit par la RNA-polymérase virionique => brin RNA+,


messager, => ribosomes cellulaires => enzymes viro-induites (NS) et
en protéines de capside (PS).

– Cet RNA+ servira de matrice pour des RNA- génomiques

ARN viral
ARNm
ARN polymé
polymérase virionique

Protéines NS
S ARN+ antigénomique (matrice)
ARN polymé
polymérase nouvelle

Néo-virions ARN(-) génomique

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virus à DNA:
• Le cycle passe nécessairement par une
phase de transcription.

ARNm précoces
Protéines précoces
ADN viral
NS
DNApol

ARNm tardifs
ADN néoformé Protéines structurales

Nouveaux virions

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Exemple des Herpesviridae

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Cas du VHB (HBV):

Virions avec Rétrotranscriptase


ADN génomique
Quasi 2b 6
Néovirions

ADN polymérase
1
virionique
5
ARN+ génomique
4
ADN 2b Transcription

ARNm Protéines S
Épisome ou intégré 2
3 Protéine C
aux chromosomes
Protéine P

56
Récapitulatif sur les modalités de réplication virale

57
5.2.2.2. Maturation des protéines virales:
• La synthèse des différentes protéines virales passe, pour
certains virus,

– par la synthèse d’un précurseur unique,

– donc d’un polypeptide géant,

– secondairement clivé par des protéases (…)

– pour générer les différentes protéines virales (S ou NS).

• Certains de ces protéines (cas du HIV et du virus de


l’hépatite C) sont des protéases virales,

– Qui vont donc s’autocliver pour être « actives»

– NB: cibles potentielles des antiviraux

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5.2.2.3. Assemblage:
• Les nouveaux génomes synthétisés dans la
cellule infectée s’entourent de protéines virales
nouvelles

• Cet emballage est l’encapsidation

• La capside, associée aux génomes, aboutit à la


formation de nouveaux virions,

– Morphologiquement identiques à celui qui a infecté


la cellule

– Génétiquement (+/-) identiques, selon les virus à


cause de la variabilité génétique (HIV, HCV, HBV, OMVi,
…).

59
5.2.2.4. Libération:
• Ces nouveaux virus sont re-largués hors de la cellule:

– par lyse cellulaire pour les virus nus,

– par bourgeonnement pour les virus à péplos.

– Par exocytose

• Lors du bourgeonnement les virus à enveloppe

– reçoivent leur peplos

– bicouche lipidique cellulaire hérissée de spicules


glycoprotéiques.

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Plan:
1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Modalités de transmission des virus

4. Classification des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences pour les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte

61
6.1. Mort de la cellule:
• La cellule meurt

– soit par nécrose parce que les synthèses cellulaires ayant été
gravement perturbées par les virus,

– soit par apoptose (suicide de la cellule, forme de résistance).

• C’est l’infection LYTIQUE.

• C’est ce que donnent la plupart des virus humains.

• Mise en évidence in vitro sous forme d’effet cytopathique

– (ECP = altération morphologique de la cellule infectée,


visible en microscopie optique, avant ou après
coloration).

62
6.2. Tolérance de l’infection:

• Le génome viral et le génome cellulaire se


partagent le potentiel de synthèse de la cellule

• et les deux métabolismes, cellulaire et viral


coexistent,

– selon un « compromis viable » pour les deux.

• Ex1: Herpesvirus: compromis permanent

• Ex2: HIV: compromis non permanent

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6.3. Transformation cellulaire maligne:
• Oncogenèse virale:

– la cellule infectée est génétiquement modifiée et se


multiplie de façon anarchique et acquiert des caractères
de cellules cancéreuses.

• Aneuploïdie (≠2 N chromosomes) ;

• Pouvoir de multiplication in vitro illimité

• Perte de l’inhibition de contact, => couches


pluricellulaires => tumeurs.

• Antigènes particuliers, tumoraux => les lymphocytes T


les reconnaissent étrangères à l’organisme et,
normalement, les détruisent.

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Plan:
1. Définition d’un virus

2. Structure

3. Modalités de transmission des virus

4. Classification des virus

5. Cycle de multiplication des virus

6. Conséquences sur les cellules infectées

7. Interactions virus - hôte

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7.1. Genèse de l’infection virale:

VIRUS L’HUMAIN
Agent Organisme
agresseur: agressé:

Facteurs de Réponse de l’hôte:


pathogénicité:
-barrières
-multiplication, physicochimiques
-cytolyse, - Immunité naturelle
-transformation, - Immunité spécifique
-syncytiums

Signes biologiques et/ou cliniques de l’infection

66
7.2. Réponse de l’hôte.
Barrières physico-chimiques:
• LA PEAU.

– couche de kératinocytes morts, => barrière efficace


contre les infections virales … sauf:

• Piqûre, AES, blessure ou morsure


• transfusion de sang, greffe d’organe ou de tissu.

• LES MUQUEUSES.

– oculaire, respiratoire, digestive, génito-urinaire,


• surface des cellules vivantes. => barrière moins efficace
que la peau, en dépit de divers éléments associés:

– sécrétion de mucus, pH extrêmes (tube digestif, vagin), enzymes


protéolytiques (larmes, tube digestif), tapis mucociliaire (bronches),

67
7.3. Immunité naturelle, innée:
• Elle est non spécifique, large, distinguant seulement entre
self et non-self, étant dirigée contre ce dernier.

– Les virus sont constitués de mosaïques d’antigènes,

– qui sont fabriqués par nos cellules

– et qui sont perçus comme étrangers par l’organisme.

• L’immunité naturelle est innée,

– préexistant à l’infection,

– ne nécessitant pas d’immunisation préalable.

– intervient dans les heures, voire les minutes qui suivent


l’infection.

68
7.3.1. Acteurs de l’immunité naturelle:
• Diverses CYTOKINES:
– dont les INTERFÉRONS = glycoprotéines à PM = de 17 à 35 KD
– IFN alpha (leucocytes) et bêta (fibroblastes) sont produits pour
protéger les cellules non encore infectées.
– IFN gamma: produit par les Ly T4, Ly T8, Cellules NK sous l’effet
d’antigènes => activation des cellules immunitaires (NK, Ly, MPh) =>
IFN immun

• Cellules tueuses: NK (natural killer) pouvant agir avec ou sans


activation préalable

• Cellules sentinelles:
– présentant les Ag aux Lymphocytes (CPAg):
– Macrophages, cellules dendritiques, …

• Système du Complément => virus à peplos, cellules


infectées

• Fièvre et inflammation: frein à la réplication virale

69
7.3.2. Interférons:
• Les IFN sont des glycoprotéines dont le PM varient de 17 à
35 KD

• les interférons de type I : α (166 AA), β, λ et ω (172 AA)

– Pratiquement, toutes les cellules de l’organisme synthétisent


les interférons α et β, notamment les leucocytes (IFN-α), les
fibroblastes (IFN-β) et les cellules épithéliales.

– Les gènes codant sont situés sur le bras court du chromosome


9. (9p).

– Les IFN α, β, ω se fixent à un récepteur commun formé de 2


sous-unités

– L’IFNλ a un récepteur particulier

70
7.3.2. Interférons:

• les interférons de type II :

– C'est l' IFN γ ou interféron immun,

• car il est sécrété principalement par les cellules NK, les


lymphocytes Th et les lymphocytes Tc.

– Son inducteur principal: les antigènes.

– Sa fonction principale: l'activation des cellules NK, des


macrophages et des lymphocytes Tc.

71
7.3.2. Interférons:
• L’IFNα

– est synthétisé dans les phases précoces d’une infection virale,


– contemporaines des réactions inflammatoires (3° - 10° j)

– Les taux sériques (interféronémie) mesurés

• varient de 4 UI/mL à 2.000 UI/mL,


• selon le type de virus et le moment du prélèvement

– La détection de IFNα dans le LCR

• est une aide précieuse au diagnostic des encéphalites


• et des méningites présumées aseptiques
• car IFN ne traverse pas la BHE

72
Mécanisme et actions des IFN

• IFN ont une spécificité d’espèce:

– ne protègent que l’espèce qui les a produits,

• Spectre d’action théorique = large:

– tous virus, à ADN (+/-) ou ARN (+++);


– mais avec des différences de réponse

• Mécanisme d’action: indirect.

– L’IFN n’agit pas lui-même sur le virus et


– ne bloque pas l’entrée du virus dans la cellule.
– Il agit sur le cycle viral par l’intermédiaire de la cellule.

73
Mécanisme et actions des IFN

• Après fixation de l’IFN sur son récepteur cellulaire, une


cascade de signaux et d’activation de protéines spécifiques
dans la cellule va aboutir à diverses actions antivirales:

– Blocage de la transcription (IFNγ)

– Dégradation des ARNm viraux

– Inhibition de la traduction des ARNm viraux en protéines

– Production du protoxyde d’azote (NO), actif sur les virus et


sur tous types de microbes intracellulaires

• Ce mode d’action explique le large spectre d'activité de


l'interféron.

74
Récepteur
IFNa

IFNα Récepteur IFNg


IFNγ Cytoplasme Tyk2

jak1

STAT1 jak2
STAT2
P
P STAT1
STAT2

Noyau P48

P
STAT1P/STAT2P/P48 complexe STAT1
= ISGF3 P
STAT1

ISRE
ADN P
STAT1
ISRE = séquence d’insertion des produits de P
STAT1
réponse à l’IFNa
ADN GASIR
GASIR= séquence de réponse à l’IFNg
75
Utilisation des IFN en thérapeutique

• Utilisation de l’ IFNα pour son activité


antivirale :

– Dans les hépatites chroniques actives B et C

• hépatite B (associé aux inhibiteurs de la RTase)


• et hépatite C (associé à la ribavirine).

– Varicelle et Zona de l’immunodéprimé

– Prévention de la rage après morsure, associé à la


sérovaccination

– Papillomes laryngés

76
Utilisation des IFN en thérapeutique

• Utilisation de l’ IFNα pour son activité


antiproliférative :

– L'interféron α agit à la phase initiale de la


mitose en allongeant le cycle cellulaire.

• Leucémie à tricholeucocytes,
• Leucémie myéloïde chronique,
• Lymphomes folliculaires,
• Sarcome de Kaposi associé au sida (rôle du HHV 8),

Ces cancers sensibles à l’interféron, sont-ils provoqués par des virus?


 Oncogenèse virale.

77
7.4. L’immunité acquise, spécifique:
• Les cellules effectrices sont, pour l’essentiel,

– les lymphocytes B (aboutissant à l’excrétion


d’anticorps)

– et les lymphocytes T CD8+ (aboutissant à la lyse des


cellules infectées, et appelés alors CTL pour cytotoxic T
lymphocytes en anglais).

• Chaque lymphocyte est dirigé contre un antigène


particulier et pré-existe à cet antigène.

78
Mise en place de l’immunité spécifique:
• La mise en place de l’immunité acquise demande un délai
de plusieurs jours ou semaines.

• En contrepartie, elle persiste sous forme d’une mémoire


immunitaire, mise à profit lors des vaccinations
– grâce à la constitution de cellules à mémoire B ou T, à longue
durée de vie et spécifiques de l’antigène immuno-inducteur,

– une réinfection par le même virus entraîne un redéploiement


rapide de l’immunité acquise (anticorps IgG et CTL
spécifiques),

• et cela particulièrement au niveau des muqueuses


(IgAs), porte d’entrée dans l’organisme de la plupart des
virus.
– Différence entre immunité post-infection et immunité post-
vaccinale; en particulier: vaccins inactivés, fragments ou
recombinants

79
7.5. Immunodépression et infections
virales:
• Dans tous les cas:

– les états d’immunodépression aggravent les infections


virales,

– surtout quand la dépression porte sur l’immunité cellulaire :

• destruction des lymphocytes T CD4 + par l’HIV au cours du SIDA,

• traitements immunodépresseurs anti-lymphocytes T CD8+ pour


éviter le rejet de greffe.

• De fait, tous les états d’immunodépression contre-


indiquent les vaccins vivants, infectieux (bactériens ou
viraux). Sauf VZV.

80
CONCLUSION
•La structure virale
* Le type d’acides nucléique du génome viral.
* La polarité (+) ou (–) des virus à ARN
* Nature enveloppé ou nu du virus
gouverne les modalité de transmission et la cascade d’étapes qui
constituent le cycle de réplication virale
•L’infection d’une cellule par un virus, aboutit à sa lyse ou à sa
transformation
* La cellule infectée par un virus produit des substances de
défense antivirale comme les interférons

•l’organisme infecté met en jeu d’autres mécanismes de défense,


•venant de l’extérieur de la cellule infectée comme
Les cellules NK et les Ly. T cytotoxiques
Les Ac spécifiques

MAIS certains virus vont réussir à contourner cette réponse de l’hôte.


Ex: les Herpesviridae 81