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HERRAS Ines

Groupe 1
En quoi les crises économiques influencent-elles les Finances publiques ?

« La crise n'est pas comme une maladie dont ne ne peut sortir : elle est comme une sorte de
nouvelle naissance ! », Pierre Mauroy, député, Homme d’Etat et Homme politique.
Deux définitions peuvent correspondre aux finances publiques, la première se fonde sur un
critère organique et la seconde sur un critère matériel. Ainsi, les finances publiques regroupent
toutes les finances de toutes les personnes morales de droit publique. Par exemple les finances de
l’état, des communes, des départements, des régions, mais aussi des établissements publics. Il s’agit
d’une définition fondée sur le critère organique. Cela signifie qu’on ne prend pas en compte les
activités de ces personnes publiques, une seule chose suffit, c’est de savoir que c’est des personnes
de droit public. La seconde définition s’appuie sur le critère matériel et est fondée sur la notion
d’administration publique (APU), sont exclus de cette définition les activités industrielles et
commerciales des personnes publiques (SPIC).
Une crise économique est une période ou l’activité cesse de progresser et où la rentabilité
baisse. A court terme, on parle de récession (faible taux de croissance) et à long terme, de
dépression (baisse du PIB). Les deux plus grandes crises qu’a connues l’économie mondiale sont
les crises de 1929 et de 2008. Il se trouve que ces deux crises ont plusieurs facteurs communs. On
peut donc se demander si le krach boursier de 1929 peut expliquer la crise de 2008.
Les crises de 1929 et celle de 2008 peuvent être comparée, en effet, la spéculation est dans
les deux crises la source du problème.
Le contexte de la crise de 1929 est le suivant, le pouvoir d’achat des ménages américains
connait une certaine hausse, et le secteur immobilier connait alors une demande importante. Les
ménages achètent massivement des titres en bourse, prévoyant une hausse de la valeur de ces titres
dans le temps, avec pour objectif de les revendre et empocher une plus value. C’est la spéculation.
Le gouvernement a souhaité que le taux d’intérêt des crédits reste faible, ce qui donna au citoyen
toujours plus de moyens de consommer. Tout le monde spécule. On emprunte énormément et à
court terme. Même les entreprises risquent leur trésorerie à la bourse. Brutalement, les taux
d’intérêts furent augmentés, et il fallut vendre pour payer les banques et rembourser les emprunts.
Le 24 octobre 1929, la bourse chute. Ceci marque le début de la grande dépression. Tout le secteur
bancaire américain se retrouve paralysé après le krach boursier.
La crise de 2008 porte le nom de « la crise des subprimes ». Les subprimes sont des prêts
immobiliers accordés à des ménages américains qui ne peuvent pas souscrire à un emprunt
immobilier classiques. Cependant, en 2006 on assiste à une chute de l’immobilier en même temps
que les taux d’interêt augmentent, ce qui provoque la chute des subprimes. Les ménages ne payaient
plus leur crédit qui augmentait avec le temps. De ce fait, les biens immobiliers d’une partie des
ménages était saisis, ce qui entretient la chute des prix immobiliers. La crise de 2008 a donc débuté
avec les difficultés rencontrées par les ménages américains pour rembourser leurs crédits
immobiliers.
Ces deux crises se sont propagées mondialement, des Etats-Unis vers l’Europe, plus ou
moins rapidement. Il s’agit alors de démontrer l’influence de ces crises en France, sur les Finances
publiques en s’appuyant sur la crise la plus récente, la crise de 2008.
Comment la perte de croissance engendrée par la crise économique influence-t-elle la
dégradation des Finances publiques ?
A l’occasion de la crise économique, on assiste à un déséquilibre des Finances publiques (I),
que l’on tente de résorber grâce à un plan de relance (II).

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I. La hausse des déficits publics

La crise économique et financière a détérioré considérablement l’équilibre des Finances


publiques française, en effet on assiste à une aggravation de la dette publique (A) ainsi qu’à une
dégradation du déficit public (B).

A. L’aggravation de la dette publique

La dette publique, c'est l'ensemble des emprunts contractés par la France pour faire tourner
l'État, ainsi que les collectivités territoriales et les organismes de la Sécurité sociale. La dette de
l'État qui est la principale composante de la dette publique. Elle est née de l'accumulation des
déficits budgétaires : en effet, depuis 1980, l'État dépense plus qu'il ne gagne. Ainsi, pour couvrir
ces dépenses, la France a dû emprunter.
Après 2007, l’augmentation de la dette publique est forte et brutale, conséquence de la crise et du
sauvetage des banques par les pouvoirs publics. Comme n'importe quel autre titre financier, les
emprunts d'État sont soumis à un taux d'intérêt. Ce qui signifie que lorsque des investisseurs
achètent ces obligations, l'État leur paye chaque année la valeur correspondant au taux d’intérêt.
Suite à la crise des Subprimes, les taux d'intérêts ont fortement augmenté. On parlait alors de crise
de la dette. Ceci a eu pour effet d'augmenter le prix de l'argent : autrement dit, emprunter 100 €
coûtait plus cher en 2008 qu'en 2007 avant la crise ; cela a eu pour effet d'augmenter la charge de la
dette. Il est même arrivé que le gouvernement soit obligé d'emprunter de nouveau pour pouvoir
payer les investisseurs qui avaient acquis des titres de dette, créant ainsi un cercle vicieux.
Le deuxième facteur concernant la hausse de la dette publique, est la hausse des dépenses de l’Etat.
Il s’agit ici de l’inflation, phénomène qui conduit à augmenter le prix, en valeur absolue, des
dépenses faites par l'État. Ainsi, lorsqu'il mène à bien ses projets, comme l'investissement public,
cela lui coûte de plus en plus cher d'une année sur l’autre. Même si, lorsque les prix augmentent, les
recettes de l’Etat liées à la TVA augmentent, ceci ne suffit pas car la charge de la dette est plus
importante. Attention, il ne faut pas confondre dette et déficit (B).

B. Le déficit public en période de crise économique

Le déficit public correspond à un solde annuel négatif du budget des administrations


publiques. Il se produit lorsque les dépenses des administrations publiques (Etat central,
collectivités territoriales, Sécurité sociale) sont supérieures à ses recettes.
Il se décompose donc du solde du budget de l’Etat central (déficit budgétaire ou excédent), de celui
des collectivités territoriales ou locales et de celui des organismes de protection sociale.
Le déficit public, mesuré par l’INSEE par le besoin de financement des administrations publiques,
comprend trois types de déficits : le besoin de financement de l’Etat (sous-entendu le budget de
l’Etat central) auquel on ajoute celui des collectivités territoriales et celui des administrations de
sécurité sociale.
Le déficit public s’est alors creusé suite à la crise économique des subprimes. Ainsi, la crise
économique a pour conséquence l’aggravation des déficits publics. Et donc, en 2007 le déficit
public de la France s’élève à 50,3 milliard d’euros, soit 2,7 % du PIB.
En conséquence, pour faire face à la crise financière et bancaire et à l’effondrement des dépenses
privées au quatrième trimestre 2008, les gouvernements ont mis en place des aides publiques
massives pour les banques et des politiques budgétaires de soutien de l’activité économique.
Il en est résulté une explosion des déficits publics qui ont atteint dans de nombreux pays des
niveaux record. En effet, celui-ci continue de se creuser puisque, entre 2009 et 2011, le déficit
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français a atteint son plus haut niveau de dégradation depuis 1960, atteignant 7,7 % du PIB en 2010.
Cependant un plan de relance a été mis en place pour relancer l’économie suite à la crise
économique (II).

II. La mise en place d’un plan de relance suite à une crise économique

La politique de relance keynésienne est utilisée en période de crise financière (A) et a


montré son efficacité et ses limites en France (B).

A. La théorie keynésienne

Une politique de relance, ou plan de relance est un ensemble de mesures budgétaires prises
par un gouvernement pour relancer une économie en crise.
On parle de plan de relance keynésienne (selon les théories de l’économiste John Maynard Keynes)
lorsque les mesures consistent à ce que les entreprises embauchent en fonction des besoins, c’est à
dire en fonction de l’activité économique et non en fonction de la variation du prix de la main
d’oeuvre.
Contrairement aux classiques qui considèrent qu’il faut baisser les dépenses publiques en période de
crise, Keynes pense qu’une crise nécessite une relance de l’économie, ceci s’effectue par une
augmentation des dépenses publique.
Cette augmentation, va conduire les entreprises à augmenter leur production et la demande de
travail, elles vont donc pouvoir embaucher. L’augmentation de l’activité économique va générer une
hausse des recettes fiscales qui va partiellement compenser celles des dépenses publiques.
Ainsi, La relance pourra passer par une politique fiscale favorisant la consommation, ou une
politique d’investissement favorisant l’offre.
Pour cela, Keynes utilisera à la fois des politiques Monétaire mais aussi des politiques budgétaires.
Cependant, le plan de relance annoncé en 2008 par la France, pour faire face à la crise financière
s’apparente plutôt à un plan de soutien temporaire à l’économie qu’a un plan de relance (B).

B. Un plan de soutient temporaire

En effet, le plan de relance français suite à la crise de 2007 est plus un plan de soutien
temporaire qu'un plan cherchant à relancer l'économie. Certaines mesures n'ont rien d'une relance
keynésienne, comme des exonérations de charges sociales en faveur des très petites entreprises.
Ceci n’est pas plus mal, puisque qu’une réalité incontournable, c'est que les plans de relance réalisés
dans les années 70 et 80 n'ont pas relancé l’économie.
L'essentiel du plan est constitué de dépenses d'infrastructures et immobilières qui étaient déjà
prévues, mais qui doivent être avancées. Le niveau élevé de la dette pèse sur l'économie. Par
conséquent, avancer des investissements déjà prévus est un moyen de contourner le problème.
Ainsi, aucune dépenses supplémentaires ne seront engendrées
La seule mesure de relance véritable est la prime à l'achat d'une automobile, en échange de la mise à
la casse d'une automobile de plus de dix ans.
Ainsi, il n'y a pas de nouveaux programmes d'équipements spécialement étudiés et lancés pour
sortir de la crise. Il n'y a pas d'augmentation généralisée des salaires, ou une augmentation massive
du SMIC comme cela a déjà été fait auparavant. Presque uniquement des dépenses prévues et qui
étaient étalées en raison des déficits du pays, et des mesures qui n'ont rien d'une relance
keynésienne.

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Cependant, on peut se demander pourquoi un effort d'innovation n'a pas été fait plus tôt d'ailleurs,
car les difficultés du secteur automobile, pas des constructeurs mais des sous traitants, ne sont pas
récentes. Ce plan de relance met aussi en avant le problème du déficit budgétaire en France.

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