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III Les solutions alternatives.

Comment limiter le recours aux produits chimiques ?

Des pratiques permettent de lutter contre les maladies et les insectes dévoreurs de plantations tout en
optimisant la quantité et la qualité des récoltes , ce en réduisant au strict minimum l’utilisation de
pesticides et d’engrais chimiques, pouvant s'avérer coûteux et parfois nocifs pour l’utilisateur et
l’environnement.

Si elles sont utilisées de manière combinée, on parle alors de protection intégrée, ces méthodes
peuvent à la fois empêcher le développement de populations de ravageurs et des maladies, rendre
les cultures moins propices au développement de ces populations, rendre l’exploitation plus résistante
aux dégâts occasionnés ainsi que réduire les coûts liés à l'achat d'engrais et de pesticides.

1) Choisir des semences moins vulnérables

L’agriculteur peut choisir certaines variétés de plantes en fonction de leur résistance, de leurs besoins
moins importants en engrais azoté ou de leur tolérance aux insectes, aux maladies ou aux mauvaises
herbes.

2) Diversifier les cultures

La rotation des cultures, l’assolement ou l’association des plantes cultivées permet de réduire
l'utilisation d’engrais chimiques et de pesticides et d’augmenter les capacités de résistance aux
parasites. Cette rotation permet de stopper le cycle de développement des insectes et d’améliorer la
fertilité du sol. Ainsi, cultiver des légumineuses ( les pois, les fèves…) juste avant du blé aide le sol à
s'enrichir en azote, ce qui permet de réduire l’utilisation d’engrais chimique azoté .

L’association empêche au maximum le contact des parasites avec les cultures auxquelles ils
s’attaquent, évite l’apparition de mauvaises herbes, et tout comme la rotation, elle permet à une
culture de bénéficier des ressources d’une autre culture.

image: http://www.moulinbrunet.com/rotation%20des%20cultures%202.JPG

3) Rendre les cultures moins vulnérables aux maladies et aux insectes ravageurs

Dans l'agriculture moderne, plusieurs moyens sont mis en place dans le but de rendre les cultures
moins vulnérables aux maladies et aux insectes ravageurs. Par exemple, l'agriculteur peut décaler la
date de semis pour que la culture soit à un stade moins sensible de son développement lorsque le
bio-agresseur attaque. En effet, l’agresseur étant saisonnier, il attaque toujours à la même période. De
plus, l'agriculteur peut réduire la densité des plantations et l'apport d'engrais, car une culture trop
dense crée un microclimat humide, propice au développement des maladies.
4) Remplacer l’engrais chimique par l’engrais organique

Une multitude d'engrais organiques existent aujourd'hui. Voici une liste non-exhaustive de ces engrais
:

-Les purins de plantes

-Le fumier de cheval ou de volaille

-La corne broyée

-Les algues apportent des oligo-éléments et sont très riches en potassium

-Le sang desséché (qui contient un pourcentage élevé d'azote)

-La poudre d'os

-Le phosphate naturel

-Les résidus de culture (fanes de carottes et pomme de terre, tontes de gazon,...)

-Les cendres de bois riches en potasse (5 à 10% de potassium) et phosphore qui permettent aussi
d'alléger les sols lourds.

-Les engrais verts, qui ont la faculté de stocker des éléments nutritifs présents dans l'air ou le sol
(trèfle, vesce, pois fourrager, phacélie, féverole, seigle, avoine, ray-grass d'Italie, moutarde, colza)
Une fois que les plantations ont poussé et un peu avant la floraison, les engrais verts sont coupés,
broyés et enfouis à faible profondeur.

-Le compost. Les plantes conseillées pour la préparation d'un compost sont l'ortie, le pissenlit, le
chêne (écorces et feuilles), la valériane. Attention cependant à ne pas faire composter de conifère,
ces derniers empêchent la fermentation. Dans le souci d'éviter une surdose d'azote, il est conseillé de
limiter la quantité d'herbe tondue mise à composter.

5) Les paillis

Le paillage consiste à recouvrir le sol avec divers matériaux. Avant d'installer un paillis il faut
désherber et arroser. Son épaisseur doit être de 5 à 10 cm maximum selon les matériaux. Pour le
réaliser on peut utiliser de la paille, des tontes de gazon et végétaux broyés (doivent être séchés
avant d'être étalés), des écorces de pin (acidifient le sol), des paillettes de lin, des coquilles de fèves
de cacao, du mulch (mélange de fibres et d'écorces), des fibres de coco ou de bois, de la tourbe, des
copeaux de bois ou de la sciure, des journaux ou du carton.

Il permet, entre autre, le maintient de l'humidité du sol en ralentissant l'évaporation, l'accumulation et


la rétention de la chaleur, la protection des racines des écarts de température, l'isolation des plantes
des champignons pathogènes contenus dans le sol, etc...

Cependant, le paillis présente un désavantage :le paillis peut parfois servir de refuge aux limaces
et aux insectes.
image: http://www.rustica.fr/assets/media/image/i_Paillis_copeaux.14246.jpg

6) Le lombricompostage

Il consiste à produire du compost à l’aide de vers de terre. On utilise les vers rouges de Californie car
ils consomment une quantité phénoménale de déchets et ils sont très robustes. C'est en 2 ou 3 mois
que les vers de terre peuvent produire un compost très riche : du lombricompost (10 kg de fumier de
cheval = 1 kg de lombricompost).

image: http://www.les-vegetaliseurs.com/media/articles/20080818_143409.jpg

7) Lutter contre les parasites sans utiliser de pesticides en pratiquant :


La « lutte biologique » : l’agriculteur utilise des prédateurs naturels pour anticiper ou réduire les
dommages causés par des ravageurs. L'exemple le plus connu est la coccinelle qui permet de lutter
contre les pucerons.

La lutte « physique » : les herbes parasites sont retirées mécaniquement ou détruites par changement
thermique. Par exemple le désherbage à l’eau bouillante constitue l’une de ces pratiques.

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alternatives.html#2SLsWO1ZHi7eTMLS.99

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