You are on page 1of 46

COURS D’HISTOIRE DE L’ART

SERIE N°04

PLAN DE LA LEÇON :
L’ART CHRETIEN PRIMITIF ET L’ART BYZANTIN
1- Situation géographique
2- Naissance et évolution de l’art chrétien primitif
3- L’art chrétien du IV siècle
4- Evolution de l’art byzantin du VI au XIV siècle
5- L’architecture et les techniques constructives byzantines
6- La sculpture
7- Mosaïques et fresques
8- La cité chrétienne.
LE MOYEN AGE EN EUROPE
Introduction : Le paysage urbain médiéval
L’ART ROMAN :
1- Introduction : L’art pré-roman
2- Généralités
3- L’art roman au XI siècle l’architecture religieuse
4- La sculpture monumentale
5- La peinture murale

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 1


6- Evolution de l’architecture romane au XII siècle
7- Variantes régionales de l’art roman : En Italie, en France.
L’ART GOTHIQUE

1- Généralités
2- Le gothique primitif

a- Les cathédrales gothiques


b- Les arts décoratifs
c- Le vitrail

3- Le gothique rayonnant
4- Le gothique flamboyant
5- Le gothique en Europe

- En Espagne
- En Italie
- En Angleterre

6- L’architecture civile et militaire du Moyen Age


7- Différences fondamentales entre le style roman et le style
gothique.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 2


Bibliographie :

- « L’homme et les villes » - Michel RAGON. Ed Berger


Levrault. 1985.

- « Comment reconnaître les styles en architecture » -


W.KOCH. Ed .Solar 1976.

- Encyclopédie Universels. Volume 7 et 14

- « La signification dans l’architecture occidentale » .


C.Norberg-Shulz. Ed . Mardaga 1977.

- « Histoire de la ville » Leonardo BENEVOLO. Ed


parenthèses.
- « Les muses » Vol 7 et 12 et 4.
- « L’histoire des origines à louis XIV –Larousse.
- « Histoire de l’humanité » - « L’antiquité – Vol 4 »- Unesco
- Revue « Tout l’univers » - N°126-169
- Encyclopédie Bordas : - « Des mégalithes à l’opart » Vol
spécial.
- « Beaux-Arts – Arts plastiques »
Vols 13.
-« Histoire universelle » (I)- Vol 4
- Atlas d’architecture mondiale – des origines à Byzance Ed
Stock.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 3


L’ART CHRETIEN PRIMITIF ET L’ART BYZANTIN

1- Situation géographique :

Voir carte : d’empire byzantin sous Justinien

- Foyers du christianisme primitif.


- Territoire sous l’autorité byzantine.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 4


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 5
2- Naissance et évolution de l’art chrétien primitif :

L’art chrétien apparaît à une période où l’Empire Romain


subit une profonde mutation artistique. Les artistes s’attachent de
plus en plus à une esthétique expressionniste cherchant à exprimer
une réalité et une beauté intérieures et non seulement les formes
extérieures.

Pendant les premiers siècles, le christianisme s’oppose à


l’image idolâtrique en rejetant toute représentation figurative. Les
premières manifestations artistiques n’apparaitront alors qu’aux III
siècle. Elles font un large et abondant emprunt aux traditions
esthétiques orientales et gréco-romaines et ne se reconnaissent qu’à
certains symboles religieux tels la croix, la figure du christ, etc.

A cette époque de clandestinité de l’art chrétien « populaire »


où le christianisme n’est pas encore officiellement admis par l’Etat,
l’art se déploit dans les catacombes . Sur les murs des galeries et des
chambres funéraires se multiplient les peintures à fresques adoptant
le langage de l’iconographie et reproduisant des sujets et des
symboles religieux ; personnages en pierre les bras tendus, le
poisson, la croix, la colombe, la signification didactique l’emporte
sur la valeur esthétique de l’œuvre artistique.

3- L’art chrétien du IV siècle :

Entre le III s et le IV s , l’art chrétien évolue au sein de l’Etat


Romain .

Après avoir célébré la révélation du christ, il devient à partir


du IV s , l’art du pouvoir impérial.

Au IV s , (en 313) , le christianisme promu religion d’Etat de


l’Empire Romain, s’enrichit de nouvelles valeurs esthétique
apportées par les nouveaux converties.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 6


Après avoir utilisé les basiliques romaines pour les réunions
et les cérémonies culturelles, le nombre de fidèles venant à croître
sans cesse, la nécessité de construire de grands temples s’impose.
Jusqu’à la fin du moyen-âge, un modèle courant de basilique
chrétienne sera adopter dans toutes les capitales impériales. Il est
peu différent du modèle romain. La basilique chrétienne adopte
parfois un plan en « T », est entourée d’une enceinte rectangulaire ou
carrée.

Le toit est soutenu par une charpente contenue par des


colonnades intérieures divisant la basilique en trois nefs. L’abside, au
fond de l’édifice, est couverte d’une demi-coupole.

La basilique chrétienne est davantage éclairée par des baies


(fenêtres) percées au dessus des arcades de la nef (voir exemple page
8).

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 7


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 8
L’art chrétien du IVs se déploie également dans un vaste
programme de décoration des édifices de culte. L’art devenu
« impérial », somptueux, s’exprime notamment dans les mosaïques
murales dont les plus célèbres datent des V et Vis.

Elle sont faites de cubes de pâte de verre colorés par des


oxydes ou recouverts de feuilles d’or et représentent le Christ, Marie
ou des événements religieux.

D’autre part, la représentation figurative renaît avec les


peintures ciméteriales et la sculpture des sarcophages puis la
réapparition de la ronde bosse.

4- Evolution de l’art byzantin du VI au XIV siècle :

L’art byzantin nait avec le transfert de la capitale de l’empire


de Rome (en Occident) à Constantinople (en Orient) bâtre sur le site
de l’antique Byzantic à partir de 330 par l’empereur Constantin. Il
s’achève en 1453 à la prise de la ville par les Othomaus qui lui
donneront le nom d’Istanbul.

Au cours de son évolution, l’art byzantin traversera trois


phases principales :

Première âge d’or, du Vis au VIIs :

Vers la VIs apparaît un second type de basilique à plan


central surmonté d’une coupole percée de fenêtres. Nous en donnons
deux exemples, l’un à Constantinople, la basilique Saints Serge et
Bacchus, l’autre en Italie, à Ravenne, la basilique Saint Vital.

Mais assurément, le plus célèbre chef-d’œuvre de


l’architecture byzantine de l’époque est l’Eglise Sainte-Sophie,
Eglise à voûtes, elle atteste d’une influence iranienne. Elle est
richement ornée mosaïques iconographiques où abondent l’or et les
tous vifs exemples : Basilique Saint Vital.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 9


Deuxième âge d’or au IXs au XIII siècle :

Après une période de déclin due aux empereurs iconoclastes,


survient le second âge d’or de l’art byzantin. Il introduit des règles
strictes à la conception des églises et à leur décoration.

A cette époque l’art byzantin, se répand hors de


Constantinople, en Russie, en occident,…

Le XIV siècle :

Trouver de nouvelles références esthétiques dans la peinture


italienne (usage de la perspective) et flamande naissantes.

L’art de la mosaïque cède la place aux peintures et fresques


de plus en plus nombreuses.

5- L’architecture et les techniques constructives


byzantines :

Dans le domaine de l’architecture, l’art byzantin utilise


largement l’héritage oriental et gréco-romain puis élabore par la suite

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 10


une tradition constructive spécifique dont l’apport sera important
dans la formation de l’art médiéval.

De nouvelles techniques sont introduites :


 En maçonnerie, l’emploi de la brique seule donne aux
murs un aspect extérieur dessiné de motifs ornementaux
variés.
Voir exemples :

 Fenêtre à Rome et à Constantinople.


 Arc et structure murale en brique.
 Frise en brique.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 11


- Au niveau de la structure, l’arc et la coupole sont souvent associés à
la colonne.

- De l’architecture civile, il reste peu de vestiges alors que les


exemples d’édifices religieu subsistent encore. On trouve des églises
à type basilical et d’autres à plan central surmontée d’une coupole.

6- La sculpture :

La sculpture byzantine est principalement ornementale (plutôt


que figurative) limitée à la décoration des corniches, des chapiteaux
et des sarcophages.

La technique du bas relief est abondamment usitée en


représentation de motifs en méplat sur les chapiteaux, les bandeaux,
les arcades,… (Voir exemple ci-dessous d’un espace intérieur de
basilique chrétienne à Ravenne).

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 12


Le travail du sculpteur est ainsi étroitement liè à celui de
l’architecte.

Parmi les types de chapiteaux en usage à Constantinople puis


exports dans tout le bassin méditerranéen, il y’a :

- Le chapiteau à corbeille couvert de dentelles ajourées (voir


exemple de San vitale à Ravenne voir page 10).

- Le chapiteau à imposte.

- Le chapiteau a décor iconographique portant un déco


abstrait fait d’entrelacs de rubans de marbre blanc représentant des
palmettes, des rinceaux, des fleurs ou des silhouettes animales
stylisées.

D’autres procédés sculpturaux sont également employés tels


celui qui consiste à faire émerger le motif décoratif à la surface, ou
d’enduire le font d’un mastic sombre soulignant le relief du dessin.

Il y’a aussi la sculpture à « incrustation » dont peu


d’exemples ont été épargnés.

L’artiste pratique des trous sur la surface du marbre puis y


incruste des pierres dures de couleurs variées.

7- Mosaïque et fresques :

L’influence orientale décelable dans tous les domaines


artistiques prend dans la mosaïque et la fresque toute son ampleur.

Les matériaux bruts (brique, moellons, ..) utilisés pour la


construction et laissés apparents en façade, sont, à l’intérieure, cachés
par un revêtement de marbre, de mosaïque et de fresques.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 13


C’est à la mosaïque que sera accordé le plus grand intérêt. Sa
luminosité obtenue par l’agencement de cubes polychromes en pâte
de verre lui vaut d’être le procédé décoratif le plus répandu et le plus
représentatif de l’art byzantin.

Si la recherche des effets de lumière, la représentation


d’image abistraites, l’absence de perspective sont un souci constant,
la couleur, elle sera régulièrement remplacée.

D’après son évolution, nous pouvons dater les panneaux des


mosaïques. Pendant le premier âge d’or de l’art byzantin, malgré le
nombre limité des couleurs, l’effet de clarté est augmenté par celui de
contraste simultané des petits arbres disposés sur des fonds bleus.

A partir du VI s, les représentations se détachent sur un font


d’or (ou d’argent parfois) et les ombres soulignées en brun en vert (A
partir du XI siècle).

De son coté la fresque, sans être un substitut parfait de la


mosaïque car moins durable-participe au développement de la
peinture d’icônes. Rejetant tout naturalisme ou perspective, les
couleurs pures sont appliquées en larges surfaces, les personnages
présentés de face et leur silhouette schématisée Voir exemple.

8- La cité chrétienne :

Après trois siècles de clandestinité, le christianisme devient


donc Religion d’Etat dans l’Empire Romain. Il jouit de sa protection
jusqu’ au IV s où l’effondrement du Royaume d’occident causera le
dépérissement des villes. L’hégémonie (puissance de Byzance
(ou Constantinople) ne saura pas l’éviter ni y remédier.

Pendant prés de sept siècles, seules subsistent des cités rurales


baignant dans un climat d’insécurité générale. La population est alors
poussée à chercher asile prés des châteaux forts et des monastères.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 14


Puis, vers le XIs, la ville renaît sous l’aspect de bourg fortifié
autour de ruines romaines. Cette renaissance urbaine est favorisée par
l’augmentation de la population, l’amélioration des techniques
agricoles et aussi par le contact maritime avec les villes
méditerranéennes. Le développement du commerce sera en effet
décisif .A l’origine des faubourgs défendus par de puissantes
murailles et de grandes portes dont le centre est un grand espace
libre : la place du marché qui attire vers ces nouvelles villes les
populations rurales est leurs artisans.

En définitives, au XI siècle, la ville occidentale naissante se


développe soit autour d’un monastère, soit au pied d’un château fort
ou encore autour d’un marchè. Seul ce dernier type de ville à
fonction commerciale survivra.

8°/ LE MOYEN AGE EN EUROPE :

Introduction : Le paysage urbain médiéval :

Tel que nous venons de la citer, le bas moyen-âge européen


est une période de déclin des villes alors désertées au profit de la
campagne dont les revenus constituent la principale source de
richesse économique. Vers le X siècle, la vie rurale s’éclipse, un
nouvel ordre urbain s’instaure et s’épanouit au sein d’un
environnement politique, économique et sociale favorable : L’Europe
est à l’ère des rassemblements politiques, des innovations techniques
(utiles à l’agriculture), des échanges commerciaux notamment avec
les pays méditerranéen.

L’accroissement de la population et de la production agricole


favorise le développement de la urbaine et l’essor des villes dont une
grande partie est nouvellement fondée par des riches propriétaires
terriens. Elle s’étend à partir d’un noyau criginel sous forme de
ruines romaines, de château fort ou de monastère et adjoint aux
anciens quartiers ceux des faubourgs périphériques qu’elle protège
d’une nouvelles enceinte. Dans ce cas, l’extension urbaine ne peut

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 15


être planifiée mais s’adapte aux capacités naturelles du site en
essayant de répondre aux besoins de la population.

La ville nouvelle elle dont le fondateur est aussi le


propriétaire – a un tracé régulier prévue en fonction de la nature du
site (plaine, vallée, colline,…) des traditions constructives et
culturelles locales. Son plan peut adopter la circulaire linéaire (le
long d’une voie de communication) – circulaire (autour d’un
carrefour, d’un marché), ou orthogonale (bastides et villes de
colonisation).

Toutes ont un réseau viaire et des places formées de


l’évasement des rues.

A L’intérieur des fortifications, la division des lots met en


valeur une différenciation des espaces publics et privés et
l’emplacement des principaux équipements tels que cathédrale, palais
communal, boutique d’artisans, etc.

L’ART ROMAN
1- Introduction : L’art pré-roman:
Au cours du VIII siècle, la dynastie des carolingiens, tentant
de réaliser l’unité politique de l’Europe, provoque la fusion de
différents styles artistiques sous l’égide de l’art romain le plus
couramment usité à l’époque. Son architecture massive, close, en
pierre, préserve le modèle de la basilique à plan centré décorée de
fresques et d’ivoires sculptés.

Plus tard, dans l’Europe ottonienne des eux empires


occidental et oriental germanique, l’art subit de nombreuses
transformations. Elles concernent notamment l’aménagement
intérieure des églises et la décoration des murs de façades en
« bandes bombardes ». Le chapiteau cubique, principale invention
ottonienne, deviendra exemplaire pour tout l’art roman qui suit
immédiatement cette période.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 16


2- Généralités :

Le style roman qui marque surtout l’architecture religieuse du


haut moyen-âge européen tire son origine de la combinaison de
plusieurs éléments artistiques régionaux.

Cette diversité affecte particulièrement les formes décoratives


et l’ornementation alors que les caractères généraux de l’architecture
restent à peu prés partout les mêmes :

- Aspect massif des églises ou les ouvertures, d’abord de simples


petites baies, se transforment peu à peu en grandes fenêtres appuyées
sur des colonnes aux chapiteaux pyramidaux très caractéristiques de
l’art roman.

- Le portail de ces églises à constructions basses, objet de grands


soins de la part des sculpteurs est richement décoré et surmonté
d’une rosace circulaire.

- A l’intérieur, les murs dont la partie supérieure est animés de petits


arcs, reposent sur des piliers en forme de croix.

- Au milieu du XI siècle, il est fréquemment usage du voutement qui


s’étend à toutes les parties de l’église favorisant ainsi leur éclairage
et commandant leur aspect général.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 17


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 18
3- L’art roman du XI siècle : L’architecture religieuse

A la suite d’une longue période d’essais et d’innovations


techniques, l’art roman réussit la combinaison d’éléments
architecturaux prélevés à deux types d’églises :

- L’église basilicale, à nefs latérales, à charpente de bois.


C’est le plan adopté à Rome aux premiers temps de la chrétienté et
copié plus tard par les carolingiens.

Le sanctuaire voûté d’origine orientale, à plan central


généralement cruciforme, coupant la nef principale et les deux cotés
latéraux par une galerie « le transept » terminée par une abside
voûtée recouverte d’un toit à charpente. Au fond de l’édifice, un
passage « le déambulatoire » est réservé aux fidèles.

L’église romane a une double fonction : D’une part accueillir


une foule nombreuse et lui assurer une circulation aisée, d’autre part,
ménager à la communauté monastique une zone de calme et de
recueillement. Ainsi le plan adopté dérive t-il des deux formules
précédemment citées.

Les murs d’abord en nisellno irrégulier puis en pierre de taille


imitant la brique portent une ornementation en « bandes lombardes ».

Il s’agit d’un décor d’arcatures et de minces piliers se


développant autant sur les absides et les murs latéraux que sur les
façades et les clochers dont il rythme les étages.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 19


4- La sculpture monumentale :

Malgré les diversités régionales des formes ornementales le


XI siècle est une période d’essor de la sculpture monumentale.

Ses auteurs, restés anonymes, son des tailleurs de pierre dont


l’œuvre interprétée dans le marbre ou la pierre exprime une influence
manifeste des formes décoratif antiques.

Régie par la loi de la répétition, de l’alternance et surtout de


la symétrie, son domaine s’étend à tout élément architectural
intérieur ou extérieur auquel elle applique une sculpture en bas-relief

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 20


« monumentale ». L’entrée des églises (tympans, linteaux, portes,…)
et les chapiteaux sont les supports favoris de ce type de sculpture au
programme iconographique complexe et surnaturel.

Une des principales caractéristiques de cette ornementation


est l’intégration complète des thèmes à la structure de l’élément
architectural sur lequel ils sont représentés. La géométrie des motifs
figuratifs est de ce fait soumise aux dimensions de la pierre jusqu’à
en être quelquefois déformée. La disproportion dans la taille de
certains personnages due à cette contrainte met également en valeur
la hiérarchie spirituelle des décors.

Le tympan, par exemple, à forme arquée et ample se réserve


les thèmes de gloire, tandis que les thèmes secondaires se distribuent
sur la surface plane du rousseurs.

Le décor figuratif s’applique aux piliers et aux ébrasements


verticaux.

L’emplacement des formes y est déterminé par leur


importance et le rôle qui leur est décerné à l’intérieur de la scène
iconographique représentée.

Le traitement des plis de leurs vêtements gonflés, tombant, ou


largement déployés est une autre caractéristique de la sculpture
romane.

Sur les chapiteaux de type corinthien ou byzantin (à forme


cubique) se développe un décore à motifs floraux ou d’entrelacs
auxquels peu à peu sont introduits des motifs figuratifs animations ou
humains.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 21


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 22
F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 23
5- La peinture murale :

Par l’épanouissement de l’art roman, la peinture murale


atteint un niveau de développement notable. Les nombreuses
fresques (également anonymes) qui se référaient aux modèles
antiques et byzantins ont progressivement disparues des parois des
églises par effets d’usure mais aussi par l’usage devenu très répondu
dés le XII siècle des décors sculptés et des vitraux.

De son chromatisme restreint, cette peinture rehausse les


tympans, les façades, les chapiteaux et surtout les murs intérieurs.

Les différents procédés d’usage à l’époque sont au nombre de 3 :

 La technique classique de la fresque exécutée à l’eau sur


enduit frais.
 La technique de la peinture dite « à la grecque » ou des
couleurs brillantes sont appliquées sur fond sombre sur les
enduits multiples et secs.
 La technique de la peinture dite « fresco secco » la plus
courante, qui consiste en l’application de teintes mates sur
fond clair placé sur un mortier humecté (humide) ou
moment de l’opération.

Bien que chaque région ait son procédé préférentiel, des


traits constants et communs caractérisent ces techniques picturales
romanes :

- Adaptation de l’image au cadre architectural : les parois


verticales reçoivent les scènes iconographiques narratives
qui appartiennent au récit. L’intrados des arcs abrite les
figures incurvées courbées.
- Absence de relief ou de perspective : le graphisme est
linéaire et les couleurs posées à plat.
- Nombre de couleurs limité au blanc, noir, bleu, brun,
vert , ocre rouge, ocre jaune , et parfois vermillon (rouge

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 24


vif) et gris. Ces teintes sont utilisées pures et sans
nuances (on ne voit pas le tous dégradés ni le mélange de
couleurs).

- Les fonds servant de support aux représentations


picturales sont unis ou constitués de bandes horizontales
superposées.

- Les fonds servant de l’iconographie et donnent à la


peinture romane un caractère visionnaire.

- La schématisation des représentations figuratives (corps


de personnages, trait de visage, plis de vêtements…)
prime. Seuls quelques objets symboliques évoquent le
lieu de déroulement de l’action.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 25


Art roman « l’Annonce aux bergers » détail des fresques de la
collégiale San Isidoro de Léon. Ces peintures sont parmi les plus
célèbres de l’époque romane en Espagne. Exécutées durant la
seconde moitié du XXI siècle, elles révèlent des influences à la fois
espagnole, byzantine et française, mais restent profondément
originales par les formes harmonieuses aux contours incisifs se
détachant sur le fond très clair.

6- Evolution de l’architecture romane XII siècle :

Au XII siècle, l’art roman est à maturité. Les expériences


techniques et spatiales conduites par les bâtisseurs d’église du XI
siècle s’affirment et se généralisent. L’usage de la voûte étendu à la
nef et à ses collatéraux est désormais identique pour l’ensemble des
églises de toutes les régions. Il consiste en une couverture en forme
de :

- Voûté en berceau en arc en plein cintre ou brisé.


- Voûté d’arête nervée.
- Coupole posée un pendentif aux quatre angles et soutenues
par des contreforts.

De mêmes l’usage de la pierre de taille et des décors sculptés


s’amplifié à mesure que la demande du mobilier religieu augmente.
Celui-ci paré d’un décor sculpté de plus en plus riche et de viteaux,
annonce déjà la mutation stylistique de tendance gothique.

Les principales nouveautés surviennent au niveau de la nef


qui s’élève à trois étages. Les deux premiers étant une superposition
de grandes arcades, de baies et de tribunes. Les parois divisées par
des arcades et des piliers sont percée de larges ouvertures s’adaptant
à la nécessité d’un éclairage naturel filtré par des vitraux
polychromes.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 26


7- Variantes régionales de l’art roman :

En Italie centrale, l’église basilicale à nefs collatérales, à


charpente en bois subsiste sans grands changement jusqu’à l’époque
gothique. Le bâtiment religieux aux dimensions limitées est construit
en petit appareil de pierre ou en brique permettant uniquement la
mise en place de voutes étroites. Les chapiteaux sarlptés en bas-
relief, les pilastres minces et les colonnes ornementales
rectangulaires sont des éléments caractéristiques du décors italien.

Les églises édifiées en France offrent une image contrastée


.L’ampleur du bâtiment lui comfére une structure monumentale. Il
est construit à la mode romaine en petit appareil plus ou moins
régulier alterné avec des arases de briques.

Le renouvellement archictural commande ici l’aménagement


d’un déambulatoire à chapelle rayonnantes. On y accédé par une nef
éclairée d’une lumière naturelle directe, ornée de vastes tribunes et
de larges arcades portées par des colonnes massives aux chapiteaux
de stuc.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 27


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 28
L’ART GOTHIQUE
1- Généralités :
Vers la fin du XII siècle alors que le roman se maintient
encore en Italien, un nouveau style prend en France et couvre toute
forme de création-architecture religieuse et civile, sculpture, arts
mineurs de l’art médiéval européen.

L’évolution du style roman au style gothique s’amorce


progressivement. Elle apparaît dans la façon nouvelle d’utiliser un
type de la voûte antique : voûte sur croisée d’ogives associée à l’arc
brise permettant la percée de fenêtres plus hautes et mieux éclairées à
l’intérieur d’églises de plus en plus vastes.

Entre le XII et le XV siècle, selon la région et le matériau


utilisé (pierre, verse, bois, métaux, textiles,…) l’art gothique traverse
trois grandes phases :

- 1140 1260 : Le gothique primitif


- 1260 1380 : Le gothique rayonnant
- 1380 1540: Le gothique flamboyant.

2- Le gothique primitif :
a- Les cathédrales gothiques :
Le XIII siècle est l’âge d’or de l’architecture gothique c’est
essentiellement l’époque des grandes cathédrales où se déploient de
nouveaux procédés techniques en réponse à une nouvelle conception
spirituelle de l’église. Celle-ci envisagée comme demeure du seiner
sur terre doit baigner dans la lumière, ce qui amène les constructeurs
à étendre l’usage du vitrail. De plus, le désir de clarté dans la
construction (ligne structurelle claire) imprègne l’ensemble des
éléments architectoniques tels que colonne, chapiteaux, ogives,
travées, étages, que l’on souligne par un graphisme ou que l’on
sépare selon un ordre stricte. Ordre retrouvé dans la répartition des

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 29


sculptures aux portails, des statues aux colonnes et des reliefs aux
voussures, linteaux et tympans.

L’interprétation technique de ce nouvel esprit conceptuel se


lit sur le plan architectural dans l’extension se la voute sur croisée
d’ogives, des piliers minces, de l’arc brisé et de murs évidés. Sur le
plan structurel, la solidité et l’équilibre de l’édifice sont assurés par
un système de contrebutement extérieur.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 30


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 31
b- Les arts décoratifs :

Dans son évolution, la sculpture sur pierre couvre quasiment


toutes les façades de figurations très modelées et de drapés alors que
la peinture affiche une linéarité élégante et que la rosace se maintient
au dessus du portail, portail central à rosace.

c- Le vitrail :

Le progrès de la verrerie (procédé employé déjà dans


l’Empire byzantin) permet la réalisation d’un décor coloré sous
forme de panneaux de vitrage. Cela consiste en une mosaïque de
verre monochrome préparé à partir de sables ferrugine chargé
d’alumine et coloré au moyen d’oxydes métalliques. Les fragments
ainsi obtenus sont découpés au fer rouge et assemblés selon un
modèle préalablement dessiné sur une table. Ils sont peints à l’aide
d’une pâte appelés grisaille et sertis dans une armature de plomb.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 32


3- Le gothique rayonnant :

A partir du milieu du XIII siècle, le style gothique s’étend à


toute l’Europe occidentale. Pour la première fois en Europe, et bien
qu’aucune école spécialisée n’existe encore, l’activité de tailleur de
pierre se sépare de celle de maçon.

La sculpture des chapiteaux en motifs courants revient au


premier, celle d’appareiller les murs au second. Partant l’œuvre
sculpture devient une branche spécialisée et acquiert des le début du
XIII siècle une souplesse et un humanisme rendant favorablement
compte de l’expression des personnages et de leurs vêtements.

En architecture, le gothique rayonnant s’exprime par une


poussée verticale de l’édifice de plus en plus accentuée et davantage
de lumière pénétrant par les ouvertures des hautes fenêtres
décomposées en série de lancettes, surmontées de trilobes, de feuilles
de roses.

A l’intérieur le vitrail, dont la palette s’était enrichi de


nouvelles couleurs (avant cette date seuls le bleu et le rouge sombre
étaient utilisés), prédomine dans la décoration.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 33


4- Le gothique flamboyant :

Le gothique « flamboyant » apparaît pour la première fois en


France et tire son nom des motifs en forme de flamme que dessine le
remplage sur les murs et les fenêtres. C’est un style fantaisiste,
soucieux du détail, au service des grandes cours princières qui
atterrent autour d’elles une foule d’artistes venus de toutes les
contrées. Le plus important foyer artistique de l’époque est le palais
des papes à Avignon. La réunion d’artistes aux cultures différentes
contribue à l’élaboration d’un nouveau style gothique dit
« international ». La sculpture l’orfèvrerie et surtout la peinture en
sont les principaux supports.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 34


La sculpture profitant d’une tendance réaliste, développe l’art
du portrait. Parallèment sont découpés des panneaux décoratifs
composés inscrits dans un cadre architectural défini.

En peinture, les lignes sont plus allongées, courbées et


entrelacées. Les couleurs rares sont rehaussées de dorure .Plus tard
la peinture murale elle, sera définitivement évincée éloignée par les
vitraux polychromes qui représentent de grands personnages
surmontés de dais.

5- Le gothique en Europe :

Dans toute l’Europe le mot d’ordre général est de confirmer


l’élan de la verticalité des édifices et d’augmenter les ouvertures à la
lumière.

- En Espagne :

Le gothique se mêle aux éléments de l’architecture


musulmane et donne aux édifices un aspect original reconnaissable à
l’arc outre passé et au décor d’azulejos.

- En Italie :

L’effort est orienté vers la sculpture qui devient un art


complet et indépendant grâce à l’esprit novateur de sculpteur tel
Arnolfo di cambio. Nicola pisano et son fils Giovanni.

La peinture qui s’efforce d’améliorer le rendu de l’anatomie


et de la profondeur présente une documentation très riche en Italie.

- Angleterre :

La période d’évolution de l’art gothique rayonnant


correspond à celle du « style perpendiculaire » caractérisé par :

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 35


- Une polychromie des façades due à l’emploi de marbres
associées à la pierre calcaire ;

- Un goût de l’ornementation dans le dessin de la voûte ;

- Un plan très allongé pourvu d’une tour lanterne au dessus de


la croisée du transept. Par la suite (dans le « style orné » Ces tours
seront coiffées de flèches décoratives.

Vers le XIV siècle, « le style perpendiculaire » est remplacé


par le « style orné » versé dans l’ornementation excessive des
chapiteaux, colonnes et consoles. Durant cette phase il est
fréquemment fait usage du bois au lieu de la pierre (avantage
technique) ainsi que la voûte en filet et de la voûte à motifs floraux
étendus sur toute la surface disponible.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 36


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 37
6- L’architecture civile et militaire du Moyen Age :

Au moyen-âge européen détentrice majoritaire des biens


terriens devient principal maître d’œuvre de nombreux bâtiments
religieux décorés de fresques et de sculptures.

Les constructions civiles et militaires ayant été en grande


partie détruites, l’analyse des styles médiévaux s’appuie
essentiellement sur des exemples d’édifices religieux.

L’architecture civile se développe d’ailleurs en marge du


style roman qui consacre entièrement ses efforts au service d’un art
sacré dont le rôle pédagogique a une signification surnaturelle.

Sachons toutefois que les châteaux forts à plan carré étaient


garnis de contreforts qui leur donnaient l’aspect de véritables
forteresses de pierres.

Au XII siècle l’architecture militaire se perfectionne et


intègre autour du donjon, désormais circulaire ou polygonal, des
défenses avancées et de puissantes enceintes agrémentées de tours.
(Voir exemple palais impérial, Roman).

De la ville romane, seuls quelques rares habitations et édifices


publics en pierre nous sont parvenus. Ce sont des constructions
lourdes, massives et sombres. (Voir exemple façade d’une maison
Romane).

De même les maisons à colombage caractéristiques de


l’époque gothique ont mal résisté un temps bien que quelques unes
aient abrité l’Hôtel de ville ou la Maison des corporations. On en
trouve d’imposantes en pierre avec de grandes salles dont
l’ornementation est semblable à celle des cathédrales.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 38


7- Différences fondamentales entre le style roman et le
style gothique :

Style Roman Style gothique


Aspect Essentiellement Lignes élancées
horizontal Nombreuses ouvertures ornées
de de vitraux multicolores
Structure Tout le poids de Le poids de l’édifice est divisé
l’édifice repose sur des piliers et des
sur les murs contreforts reliés entre eux par
des arcs soutenus à l’extérieur
par des arcs boutants.

Technique Copie les Expérimente de nouvelles


traditions techniques
techniques du
passé antique et
byzantine

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 39


 Annexe :
Définitions utiles :
 Carolingien :
Relatif à la famille de francs dont le nom vient de celui de
Charles Martel et de celui de son fils Charlemagne. Au cours du VIII
siècle la dynastie carolingienne unitif l’Etat franc suscitant une
renaissance culturelle.
 Ottonien :
Après la décadence de l’Empire carolingien, le X siècle est
dominé par les succès politiques de la dynastie, ottonienne d’origine
saxonne.
 Moyen-âge :
Période historique qui s’étend en Europe entre le début du V
siècle et fin du XV siècle. Cette période se décompose en :
- Haut Moyen-âge : du V siècle jusqu’à l’an 1000
environ.
- Bas Moyen-âge : XI siècle jusqu’au XV siècle.
 Donjon : voir illustration
 Diptyque et triptyque :
- Diptyque : Tablette double, pliante, généralement
sculptée.
- Triptyque : Tablette triple pliante
 Remplage : Décore de pierre subdivisant une
fenêtre, notamment gothique voir illustration :
formes de remplages gothiques.
 Campanile : En Italie, le campanile est un chocher
isolé et peu élevé.
 Ogive : Diagonal de renfort bandé sous une voûte
pour facilité sa construction et augmenter sa
résistance.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 40


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 41
VOCABULAIRE ELEMENTAIRE D’ARCHITECTURE

- Abside : Extrémité d’une basilique romaine et, par extension,


chœur d’une église.

- Arc : Portion de courbe décrite par une voûte. On distingue,


selon la forme de la courbe, des arcs brisés, en plein cintre,
surhaussés, en ogive, etc.

- Arc-boutant : Elément utilisé dans l’architecture gothique


tendant à s’opposer à la poussée des voûtes sur les murs

- Architrave : Partie inférieure de l’entablement, située entre la


colonne et la frise, dans un ordre d’architecture.

- Archivolte : Bandeaux ornés, entourant la partie supérieure


d’un arc.

- Balustres : Petits piliers assemblés par une tablette pour


former une balustrade.

- Chapiteaux : Tête d’une idonne, soutenant l’entablement.

- Cintre : Echafaudage en bois sur lequel on édifié une voûte (en


pierre ou en béton).

- Colonne : Support plus ou moins cylindrique.

- Contrefort : Elément de renforcement placé contre un mur ou


à distance de celui-ci (auquel il est alors relié par un arc-boutant)

- Corniche : Ornement (moulure) terminant un entablement de


colonne, ou un mur. La corniche, dans l’entablement se trouve
située au-dessus de la frise.

- Coupole : Voûte hémisphérique

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 42


- Dorique (ordre) : Le plus ancien des ordres de l’architecture
grecque.

- Dosseret : Pilastre ou saillie d’un mur servant de soutien à une


ouverture.

- Doubleau : Se dit d’un arc transversal renforçant une voûte (on


dit un arc-doubleau).

- Ebrasement : Biais donné à l’épaisseur d’un mur.

- Encorbellement : Construction en porte-à-faux supportée par


des consoles.

- Entablement : Ensemble comportant, au dessus du chapiteau


d’une colonne, l’architrave, la frise et la corniche l’entablement
est surmonté du fronton.

- Entrait : Pièce de charpente horizontale reliant les arbalétriers


(qui sont les pièces inclinées extérieures).

- Frise : Partie de l’entablement, entre l’architrave et la corniche,


souvent ornée.

- Fronton : Ornement d’architecture, située de l’entablement au


dessus.

- Gâble : Fronton triangulaire, au dessus d’un portail.

- Imposte : Partie de la menuiserie d’une porte ou d’une fenêtre,


située au-dessus des battants et qui peut être pleine ou vitrée.

- Intrados : Surface inférieure d’un arc ou d’une voûte (opposé :


extrados).

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 43


- Lonique (ordre) : Ordre de l’architecture grecque caractérisé
par un chapiteau à volutes.

- Jambage : Montant vertical d’une ouverture

- Pignon : Partie supérieure d’un mur, de forme triangulaire

- Plinthe : Tablette carrée, placée sous la base d’une colonne.

- Poivrière : Petite guérite en maçonnerie de forme circulaire,


à toit conique, placée dans l’angle d’un bâtiment.

- Portique : Galerie à colonnes.

- Radier : Construction en forme de voûte renversée (utilisée


pour réaliser des fondations étranches).

- Redan : (ou redant) construction à angles saillants.

- Stylobate : Piédestal portant une colonne.

- Tailloir : Partie supérieure d’un chapiteau, supportant


l’architrave.

- Tore : Moulure ronde, à la base d’une colonne.

- Voussoir : Chacun des éléments des pièces d’une voûte.

F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 44


F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 45
F02/CYCLE I/SERIE 04 F02.01.04.2.2 «PROPRIETE CNEPD» PAGE 46