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Plan :

PARTIE I : ASPECT THEORIQUE DE LA POLITIQUE FISCALE

1. Définition et principes de la politique fiscale


A Définition de la politique fiscale
B Les principes de la politique fiscale

2. Les objectifs de la politique fiscale


3. Les contraintes de la politique fiscale
PARTIE II : REDISTRIBUTION ET EFFICACITE DE L’IMPÔT
A. Redistribution
B. Efficacité de l’impôt

Introduction :

La fiscalité est à la base de la souveraineté des nations, dans la mesure où privés


de ressources financières, les gouvernements ne pourraient plus conduire leurs
politiques.
C’est aussi un instrument de régulation économique capable d’influencer la
consommation, d’encourager l’épargne ou d’orienter le mode d’organisation des
entreprises. Par conséquent, la politique fiscale est d’une grande importance pour
les gouvernements, d’où le soin particulier qu’il faut lui accorder lors de sa
conception.
L’enjeu fondamental pour une politique fiscale est d’établir le meilleur équilibre
possible entre trois éléments : efficience économique, équité et applicabilité.
Toutefois, une politique fiscale n’est pas à l’abri de contraintes la réduisant à faire
des choix entre les différents objectifs à atteindre et cela en fonction de la priorité
des uns et de la conjoncture actuelle.

Alors à travers notre travail, seront abordés en première partie les principes,
objectifs et contraintes d’une politique fiscale ; tandis qu’en deuxième partie, la
lumière sera mise sur Le rôle de la Politique Fiscale dans ce qui concerne la
redistribution et efficacité de l’impôt.

PARTIE I : ASPECT THEORIQUE


DE LA POLITIQUE FISCALE
1. Définition et principes de la politique fiscale
A Définition de la politique fiscale

La politique fiscale est l’ensemble des mesures ou décisions gouvernementales


prises pour instituer, organiser et appliquer les prélèvements fiscaux
conformément aux objectifs des pouvoirs publics.

C’est aussi un instrument de la politique budgétaire utilisé pour opérer à des


modifications de l’imposition ou des dépenses publiques afin d’atteindre des
objectifs sociaux (redistribution) ou de modifier des comportements individuels
(encouragement de l’emploi).

Ainsi, le gouvernement peut utiliser la politique fiscale en tant qu’arme


économique, qui par son maniement, peut influer sur la consommation,
l’investissement ou encore la création d’entreprise.

Au-delà des impératifs économiques ou sociaux et en prenant en


considération les arbitrages opérés par le gouvernement pour
concilier entre les différents objectifs conflictuels d’une politique
fiscale, cette dernière devrait impérativement se reposer sur un

B Les principes de la politique fiscale

Au-delà des impératifs économiques ou sociaux et en prenant en considération


les arbitrages opérés par le gouvernement pour concilier entre les différents
objectifs conflictuels d’une politique fiscale, cette dernière devrait
impérativement se reposer sur un bon système fiscal. Alors quels sont les critères
d’un bon système fiscal ?
Le principe d’équité :
Généralement considéré comme le plus important, ce principe
stipule simplement que la distribution du fardeau fiscal doit être
équitable, c’est-à-dire que chacun doit payer sa juste part.
Cependant, il existe deux approches définissant l’équité de manière
très différente :
2.Objectifs de la politique fiscale :
Les recettes fiscales constituent la principale ressource de l’État. La politique fiscale a
donc pour objectif initial de garantir les rentrées budgétaires minimales.
Au-delà de l’objectif de financement des dépenses gouvernementales et dès lors que la
pérennité financière de l’Etat est assurée, d’autres objectifs viennent s’ajouter à l’objectif
initial tel que :

✓ Réguler l’activité économique en modulant le niveau des prélèvements


obligatoires.
✓ Rechercher une redistribution des revenus en ajustant l’impôt aux ressources
des contribuables, selon l’effet recherché.
✓ Mettre en œuvre des incitations fiscales pour influer sur l’allocation des
ressources.
a. Financement des dépenses publiques :
Le financement des dépenses publiques est habituellement considéré comme la
principale fonction des prélèvements obligatoires. Etant donné que la protection de
la propriété est la principale fonction dévolue à l'Etat, l'impôt doit correspondre aux
services rendus, c'est-à-dire au paiement de l'Etat pour la protection des droits qu'il
dispense.
Pour atteindre cet objectif de financement des dépenses gouvernementales, l’impôt
doit être productif et cet impératif de rendement exige que l’impôt soit payé par le
plus grand nombre possible de contribuable (Universalité de l’impôt) et qu’il
frappe le plus largement possible la matière imposable (d’où la limitation des
exemptions et exonérations)
b. Objectif économique : Régulation de l'activité économique et stabilisation :

Pour contrôler l'équilibre macroéconomique, assurer la croissance et tendre


vers le plein emploi, on distingue habituellement les politiques centrées sur la
demande visant au soutien ou à la relance de l'activité économique, des
politiques privilégiant l'offre, plus restrictives, favorables à l'épargne et/ou
cherchant à améliorer la compétitivité des entreprises.
c. Objectif social : La redistribution des revenus :
La redistribution vise à corriger les inégalités de la répartition des revenus et des
richesses. Elle peut prendre une forme monétaire ou non monétaire.
Traditionnellement, on distingue deux dimensions de la redistribution :
❖ La redistribution horizontale ;
Les groupes plus dotés en ressources doivent payer un montant d'impôt supérieur
aux groupes moins dotés en ressources

❖ La redistribution verticale ;
Deux individus similaires qui font des choix économiques différents doivent être
traités de la même manière par le système d'impôts.
d. Objectifs d’ordre écologiques (Incitations fiscales et manipulation des comportements)
Dans la période récente, de nouvelles préoccupations ont émergé, par exemple la
lutte contre les pandémies ou contre la dégradation de l'environnement, pour
lesquelles l'instrument fiscal semble pertinent.
Au vue de toutes ces modifications climatologiques dues en majeure partie à une
industrialisation effrénée, l’idée d’une fiscalité écologique ou la création d’une
écotaxe ou encore un impôt vert, semble émerger dans les pays européens pour
prévenir et limiter des dangers de la pollution industrielle.
(Si les objectifs de la politique fiscale se diversifient, elle reste néanmoins soumise à
un ensemble de contraintes et nécessite des arbitrages délicats).

3.Une politique fiscale sous contrainte :


Les pouvoirs publics disposent de marges de manœuvre limitées pour mener leur
politique fiscale. Différentes contraintes de nature économique, culturelle ou
institutionnelle peuvent en effet intervenir, réduisant la capacité de la politique fiscale à
atteindre ses objectifs, ou limitant son ampleur. L’impôt peut également engendrer des
effets non désirés qui altèrent en retour les mécanismes économiques. Ainsi, on peut
distinguer quatre catégories de phénomènes.
a. Les comportements des agents économiques et
l’évitement fiscal :

b. Acceptation ou contestation de l’impôt :


L'évitement fiscal, ou la délocalisation peuvent dans certains cas s'analyser comme
des manifestations du refus de l'impôt et de la contestation du pouvoir coercitif
exercé par l'Etat. En effet, dans les sociétés modernes, le consentement à l'impôt est
l'un des fondements de la démocratie représentative. En France par exemple, il est
inscrit dans le préambule de la Constitution mais il est associé à l'exercice du pouvoir
de contrainte par l'Etat qui peut parfois apparaître comme une violation de
l'autonomie individuelle. C'est la raison pour laquelle une contrainte importante,
pourtant parfois négligée, pesant sur la politique fiscale réside dans la problématique
de l'acceptation de l'impôt.
c. Les coûts d’administration :
Outre leur impact négatif sur la politique fiscale, les comportements d’évitement
forment une part importante des coûts d’administration qui comprennent
l’ensemble des coûts spécifiques engendrés par le processus de taxation. Dans ce
cadre, le rôle de la politique fiscale est aussi de réduire ou d’optimiser ces coûts
et d’améliorer l’efficience des processus de taxation. On peut décomposer ces
coûts en trois catégories :

• Les coûts administratifs proprement dits comprennent


toutes les dépenses liées à la collecte de l’impôt : coûts de
collecte et de traitement des impôts ; coûts de réduction des
activités d’optimisation fiscale ; coûts de détection de la
fraude ;
• Les coûts de (non) mise en conformité : sont les coûts
encourus par le redevable en raison de l’impôt au-delà du
montant de celui-ci : coûts liés à l’obligation de se conformer
à la loi fiscale ; coûts imputables à l’effort de réduction de la
« facture » fiscale ;
• Les coûts de renforcement légal sont engendrés par le
risque associé aux stratégies d’évitement fiscal : coûts liés à
d’éventuelles sanctions pour les contribuables ; coûts de
monitoring du côté de l’administration fiscale.

d. Mondialisation, concurrence fiscale et coordination


internationale :
Pour les politiques fiscales, la mondialisation constitue une contrainte et un défi
nouveaux. En effet, la suppression des entraves à la circulation des capitaux, des
marchandises et des personnes favorise la fraude fiscale internationale, les
délocalisations, et plus généralement la mobilité géographique des bases
d’imposition. Il en résulte l’érosion des assiettes imposables nationales. Ce
nouveau contexte est également marqué par l’exacerbation de la concurrence
fiscale entre différents Etats.

PARTIE II : **********
A : Efficacité de L’impôt :
Les besoins de développement économique et social de notre pays sont
importants et constituent des défis à relever dans le cadre d’une politique globale
fondée sur la recherche d’une plus grande cohésion de notre société.

L’enjeu est de lutter contre l’exclusion sociale et de consolider la culture de la


solidarité.
Dans un tel contexte, l’impôt, qui, on le sait, joue un rôle important dans la
redistribution, suscite l’attention et provoque de multiples attentes.

Parmi les préoccupations auxquelles il doit répondre, l’équité fiscale se trouve au


premier rang des qualités reconnues au « bon impôt ».

Ainsi, pour certains, un impôt dont l’injustice est manifeste, même s’il est très
productif doit être abandonné sans retour.
Il s’agit donc de mieux répartir la charge fiscale pour l’alléger et favoriser une
acceptation de l’impôt.
Pour ce faire, l’une des fonctions de l’Etat, est d’assurer une redistribution
permettant d’organiser des transferts entre agents économiques.