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Sorbonne-Université Année universitaire 2018/2019

Licence de Mécanique
UE 3A005 : Méthodes Numériques pour la Mécanique
Projet numérique

I. PROBLEME DE REFERENCE.
On étudie l’équation différentielle suivante : :

dy
= f (x, y) = −10y ∀ 0 ≤ x ≤ 3 (1)
dx
munie de la condition aux limites :

y(x = 0) = 1. (2)
La solution exacte est donnée par yexacte (x) = exp(−10x).

Interpolation polynomiale et intégration numérique.

On subdivise le domaine d’étude [0; 3] en N = 100 intervalles de taille égale, les


positions xi des extrémités des intervalles étant données par xi = i × h (0 ≤
i ≤ N ), avec h = N3 la taille d’un intervalle [xi ; xi+1 ]. Construire tout d’abord le
vecteur des valeurs numériques de la solution analytique au niveau des points xi ,
défini par les composantes suivantes : yexacte (xi ) = exp(−10xi ) pour i = 0, ..., N .
Note : on pourra définir une fonction pour le calcul de yexacte (x).
1. Approximation aux Moindres carrés.
On souhaite réaliser une approximation polynomiale de degré m variable au sens

des moindres carrés, ym (x) = m j
j=1 aj x , pour représenter la solution yexacte (x).
Ecrire le système linéaire à résoudre pour déterminer le vecteur a de composantes
aj (j = 0, ... , m) afin d’obtenir le polynôme aux moindres carrés lorsque m = 4,
puis généraliser à m ≥ 5.
Programmer ensuite l’écriture de la matrice M et du vecteur second membre b du
système en fonction de m, et effectuer la résolution du système linéaire corres-
pondant pour m variant de 5 à 10. Pour la résolution du système M a = b, vous
pouvez utiliser une méthode directe ou itérative de votre choix.
En déduire l’approximation polynomiale aux moindres carrés ym (x), et tracer sur
un même graphe yexacte (x) et ym (x) pour m variant de 5 à 10. Calculer l’erreur
quadratique pour un degré m allant de 5 à 10. Commenter les résultats obtenus.

2. Intégration numérique. Formule des trapèzes par morceaux.


On souhaite calculer de manière approchée l’intégrale suivante :
∫ 3
I= f (x)dx (3)
0

1
Programmer le calcul approché de l’intégrale I en utilisant la formule des trapèzes
par morceaux (c’est-à-dire en découpant le domaine d’étude [0; 3] en N = 100 in-
tervalles) et l’appliquer à la solution analytique exacte yexacte (x) et au polynôme
aux moindres carrés ym (x) (prendre m = 5, 7 et 10).

3. Intégration numérique. Méthode de Simpson et méthode de Gauss à trois points.


Programmer la méthode de Simpson et la méthode de Gauss à trois points par mor-
ceaux en utilisant le même nombre d’intervalles qu’à la Question 2. Appliquer les
deux méthodes au polynôme ym (x) ∫ 3 obtenu à la Question 1 afin de calculer de ma-

nière approchée l’intégrale I = i=0 ym (x)dx pour m = 5, 7 et 10. Remarque : les
méthodes de Gauss à r points sont exactes pour les polynômes de degré 2r − 1. Si
on désigne respectivement par ωj et ξj les facteurs de pondération et les positions
des points de Gauss-Legendre (j = 1, r), on peut montrer (voir TD Intégration
numérique) la relation suivante :
∫ ( )
(b − a) ∑
r
b
(a + b) (b − a)
f (x)dx ≃ ωj f + ξj (4)
a 2 j=1
2 2

4. Comparaison des calculs d’intégration.


Comparer les résultats obtenus respectivement par les méthodes de Simpson et de
Gauss avec les calculs approchés de la question précédente, et avec le calcul exact
de l’intégrale de la solution analytique :
∫ 3
1
Iexacte = yexacte (x)dx = (1 − exp(−30)). (5)
0 10
Pour chaque méthode, calculer notamment l’écart relatif entre le calcul approché
et l’intégrale analytique Iexacte .
Les estimations obtenues pour l’intégrale de la solution analytique et pour l’inté-
grale du polynôme aux moindres carrés sont-elles par défaut ou par excès ?
Pour quelle méthode s’approche-t-on le plus du calcul exact de l’intégrale ? Com-
ment peut-on améliorer le calcul de l’intégrale I ? Commenter les résultats obte-
nus.

5. Etude paramétrique.
Faire varier le nombre N de sous-intervalles. Prendre N = 10, 200, 500, 1000. Pour
m = 5, 7 et 10, représenter l’évolution de l’erreur quadratique de l’approche aux
moindres carrés en fonction du pas d’espace h = 1/N. Quel paramètre est-il le plus
déterminant pour diminuer l’erreur ?
Inum −Iexacte
Pour le calcul des intégrales, représenter l’évolution de l’erreur relative Iexacte
en fonction du pas d’espace h pour les méthodes des trapèzes, de Simpson et de
Gauss à trois points appliquées à yexacte (x) et ym (x) (prendre m = 5, 7 et 10).
Commenter les résultats obtenus, et discuter notamment des rôles respectifs de m
et N dans l’évolution de l’erreur.

2
Résolution numérique de l’E.D.O.
On souhaite obtenir une solution numérique de l’équation différentielle Eqn. (1) dans
l’intervalle [0 ,3].

6. On utilise le schéma à un pas (noté S1 ) suivant :

yn+1 = yn + hf (xn , yn ) (6)


où h désigne le pas d’espace défini en Partie I, et xn = nh avec n = 0, ..., N. En
utilisant N = 100 intervalles, calculer la solution numérique associée au schéma
1
S1 au niveau de chaque point xn , solution notée yS1 .

7. On introduit ensuite le schéma à un pas suivant (schéma S2 ) :

h
yn+1 = yn + (f (xn , yn ) + f (xn+1 , yn + hf (xn , yn ))) (7)
2
1
Calculer la solution approchée yS2 en chaque point xn pour n = 0, ..., N lorsque N
= 100.

8. On définit à présent le schéma à un pas suivant (schéma S3 ) :

yn+1 = yn + hf (xn+1 , yn+1 ) (8)


2
Calculer la solution approchée yS3 associée à S3 lorsque N = 10.

9. On définit enfin le schéma à un pas suivant (schéma S4 ) :


h
yn+1 = yn + (f (xn , yn ) + f (xn+1 , yn+1 )) (9)
2
2
Calculer la solution approchée correspondante yS4 lorsque N = 10.

10. Tracer sur un même graphe la solution exacte yexacte (x) = exp(−10x) ainsi que
les solutions approchées obtenues aux questions 6, 7 et 8 et 9.
Calculer également pour chaque solution, l’erreur entre la solution approchée et
la solution analytique, donnée par l’expression suivante :
v
u
u 1 ∑N
t (ynum (xi ) − yexacte (xi ))2 . (10)
(N + 1) i=0

Commenter et justifier les résultats obtenus.

11. Ordre de convergence des schémas.


On fait à présent varier le pas d’espace h pour les schémas S1 à S4 . Pour N = 10,
50, 100, 500, 1000, 5000, 10000, représenter l’évolution de l’erreur en fonction

3
F IGURE 1 – Orbite de transfert.

du pas h dans un diagramme log-log. En déduire l’ordre des différentes méthodes.


Quelle méthode vous paraît la plus avantageuse ? Justifier votre réponse.

II. APPLICATIONS
Dans cette partie, on essaie de prédire la trajectoire d’un satellite qui est placé sur une orbite
proche de la Terre (par exemple à 200 km d’altitude, courbe 1 de la Figure 1). L’objectif
est de le transférer vers une orbite plus haute (par exemple, orbite géostationnaire d’une
altitude de 36000 km, courbe 3 de la Figure 1) en accélérant le satellite à une vitesse supé-
rieure. Ainsi, le satellite part du point périgée et entre dans une orbite elliptique pour arriver
au point apogée. On l’accélère encore une fois pour qu’il entre dans l’orbite finale.
On se propose de calculer la trajectoire du satellite. Dans un repère orthonormé dont l’ori-
gine est située au centre de la Terre, les équations dynamiques et les conditions initiales du
problème s’écrivent :

d2 x x
2
= ẍ = −GM 3 avec x(0) = 0, ẋ(0) = u0
dt (x2 + y 2 ) 2
d2 y y
2
= ÿ = −GM 3 avec y(0) = y0 , ẏ(0) = 0 (11)
dt (x + y 2 ) 2
2

En introduisant les composantes respectives de vitesse suivant les directions x et y, les équa-
tions précédentes se transforment en un système d’équations différentielles d’ordre 1. En
effet, si l’on pose :
dx
= u avec x(0) = 0,
dt
dy
= v avec y(0) = y0 . (12)
dt
En tenant compte des Equations (12), le système (11) devient :

4
du x
= u̇ = −GM 3 avec u(0) = u0
dt (x2 + y 2 ) 2
dv y
= v̇ = −GM 3 avec v(0) = 0 (13)
dt (x2 + y 2 ) 2
1. Trouver un problème d’orbite réelle dans la littérature et déterminer ainsi les constantes
G, M et les conditions initiales u0 et y0 .

2. Intégrer le système d’équations (12) - (13) à l’aide du schéma d’Euler explicite S1 (cf.
Partie I Question 6), faire varier le pas d’intégration h et commenter les résultats obte-
nus.

3. Intégrer le système d’équations (12) - (13) à l’aide du schéma de Runge-Kutta explicite


S2 (Partie I Question 7), faire varier le pas d’intégration h et commenter les résultats
obtenus.

4. Utiliser les points obtenus à la Question (II.2) pour obtenir une meilleure approxima-
tion de l’équation d’orbite elliptique au sens des moindres carrés (cf. Partie I Question
1).

5. Calculer le travail de la force gravitationnelle pendant le trajet entre le point périgée et


le point apogée (Partie I Question 3).

6. Programmer le schéma Euler implicite S3 pour obtenir la solution du système (12) -


(13).

7. Proposer d’autres quantités intéressantes à évaluer.

8. Discuter de façon détaillée de la précision et de la stabilité des différents schémas et


de leurs conséquences sur la prédiction des paramètres importants de cette orbite de
transfert.

III. DOCUMENTS A RENDRE.


Les documents à rendre pour le projet numérique sont les suivants :

1. Un compte-rendu synthétique au format pdf, de 10 pages maximum, contenant l’intro-


duction au problème étudié, les méthodes utilisées, les résultats obtenus, une discus-
sion et une conclusion. Pensez également à préciser vos noms et numéros d’étudiants
sur l’en-tête du compte-rendu.
2. Un listing des programmes avec des commentaires suffisamment détaillés pour la com-
préhension.

5
3. Un fichier readme au format txt qui indique les instructions de compilation et d’exé-
cution de votre (ou de vos) programme(s).
4. Un fichier au format pdf contenant un tableau d’une page maximum résumant les
grandes étapes de la réalisation de votre projet (le temps passé pour traiter chaque
question, les difficultés théoriques ou techniques rencontrées, etc).

IV. NOTE.
Le travail sera réalisé en binôme et seul un dossier sera rendu par binôme. En plus du tra-
vail de projet réalisé et des résultats numériques obtenus, la qualité de la présentation du
rapport, l’originalité des choix d’étude, la cohérence/logique dans le raisonnement et l’ana-
lyse, la pertinence des discussions et commentaires constitueront également des éléments
clés de l’appréciation, surtout pour des notes au-dessus de la moyenne. Le non-respect des
consignes et les retards éventuels seront sévèrement sanctionnés. Il est à noter que le projet
proposé est long et de difficulté progressive (notamment la partie II). Cependant, la partie I
est considérée obligatoire pour l’obtention d’une note moyenne. Bon courage.