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ALICE ALLWRIGHT (Jeanne d’Alcy)

Alice voit le jour une nuit de septembre 1992 à Paris d’une maman suédoise et
d’un père franco-néo-zélandais. 
 Son nom de famille, Allwright, en néo-zélandais, ça ne veut pas dire « tout va
bien » (même si tout va bien, merci !) mais « celui qui fait tout ». En tout cas,
c’est ce que son papa lui a raconté. 
 Alice a donc toujours cru qu’elle pouvait tout faire. Même réussir à devenir co-
médienne. Après une formation d’art dramatique aux Ateliers du Sudden, elle
part jouer La mère confidente de Marivaux en Avignon en 2014. En 2015 et 2017, elle retourne au festival
avec une adaptation d’Au Seuil de la Vie de Bergman mise en scène par Hélène Darche. En 2016, elle
joue La Nuit des Rois de Shakespeare sur les places de villages bretons puis à Paris. Depuis 2016, elle
travaille également sur les spectacles de Jean Bechetoille (lauréat du concours des Jeunes Metteurs
en scène du Théâtre 13 en 2017 avec Comment Igor a disparu). En 2018, elle joue Lola dans Silence, on
tourne ! de Patrick Haudecoeur puis Alexis Michalik lui passe un coup de fil. 
Ça y est, son rêve de passer sa vie à jouer est réalisé. Pourvu que ça dure ! Mais faire du théâtre, ce
n’est pas avoir TOUT fait. Heureusement si tout se passe bien, il lui reste encore bien des années à vivre
pour accomplir bien des choses. Aller dans l’espace, trouver le pays des merveilles (elle en a beaucoup
entendu parler de celui-là...), faire un don de moelle osseuse, apprendre l’italien, le piano, etc... 
Elle rêve aussi de jouer Cyrano dans Cyrano de Bergerac mais apparemment, elle n’aurait pas le profil
pour le rôle. Dans quelques années, peut-être ? 
Aujourd’hui, elle joue Jeanne dans Edmond et est plus qu’heureuse de succéder aux talentueuses Sté-
phanie Caillol et Raphaële Volkoff. Bon spectacle ! 

CATHERINE ARONDEL (Sarah Bernhardt, La vieille actrice, la serveuse)


« Quand je serai grande, je serai danseuse ! Ou sinon coiffeuse » Heureuse-
ment pour la sécurité capillaire de ses congénères, Catherine persévéra dans
son 1er choix...
Dès l’enfance, elle suit une formation pluridisciplinaire en danse. C’est par
le biais des claquettes qu’elle découvre la comédie musicale hollywoodienne
qui restera une source d’inspiration dans son métier d’interprète et de cho-
régraphe.
Pour rassurer ses parents (ainsi qu’elle-même, il faut l’avouer), elle passe son bac puis obtient son
diplôme d’Etat de professeur de danse mais le goût de la scène ne la quitte pas.
Les claquettes (décidément !) lui ouvriront les portes du théâtre de la Porte Saint Martin (il n’y a pas de
hasard) avec « Chantons sous la pluie » mis en scène par Jean-Louis GRINDA en 2001. De nombreuses
productions s’en suivront permettant à Catherine d’élargir son champ d’expression au chant et à la
comédie. Elle travaille avec Franck Van Lacke (Tintin et le temple du soleil), Hervé Devolder (Chance !)
Sam Mendes (Cabaret), Olivier Benezech Sweeney (Todd), Lee Blakeley (Kiss me Kate), Ladislas Chollat
(Oliver Twist), Frédéric Baptiste Les Liaisons Dangereuses, pour ne citer qu’eux.
Parallèlement, elle signe les chorégraphies de plusieurs spectacles musicaux dont Les fiancés de
Loches (Molière du meilleur spectacle musical en 2016) donné au théâtre du Palais Royal (heureux
présage), fait quelques passages devant la caméra et derrière les micros de doublage.
Et Alexis MICHALIK ? Les claquettes, toujours elles ! Catherine a eu le plaisir de lui en enseigner les
rudiments pour La Mégère à peu près apprivoisée. Brillant élève ! Lors de son dernier spectacle, Cathe-
rine interprétait le rôle d’une femme se prénommant Sarah en l’honneur de la grande comédienne ...
la voilà qui l’incarne : Merci la Vie.

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GAUTHIER BATTOUE (Edmond Rostand)
Gauthier Battoue nait à Bordeaux le 11 juillet 1991. Il découvre à l’âge de 5 ans
Ali Baba et les 40 voleurs de Jacques Becker. C’est le début d’une grande his-
toire. Il se découvre d’abord une passion pour jouer la comédie et interprète le
rôle d’Ali (Fernandel). D’abord dans sa chambre, seul, puis quelques semaines
plus tard, dans son salon devant ses parents. Avec plus de moyens, il met en
scène sa sœur, son frère ainsi que son cheval à bascule pour interpréter les
rôles respectifs de Morgiane, Kassim et l’âne. Les parents sont conquis. 
Passé l’enfance, il prend des cours chez Jean Laurent Cochet et à l’Actor Studio avec Robert Castle.
Joue dans divers tv films et séries,  on retiendra Alias Caracalla d’Alain Tasma pour Arte ainsi que
Deutsch les Landes, première série française Amazon. 
En 2017, il tournera également au cinéma dans Bonne Pomme de Florence Quentin, aux côtés de jeunes
comédiens prometteurs : Catherine Deneuve et Gerard Depardieu. Ce dernier lui transmettra son
amour pour la charcuterie et le vin rouge, ce qui reliera Gauthier à ses racines bordelaises. 
Il fait également partie de la promotion 2018 Adami Cannes, dans le film de Pierre Deladonchamps.
Au théâtre il jouera dans Chère Elena aux côtés de Myriam Boyer. Dirigée par Didier Long. La pièce eut
4 nominations aux Molières 2016.
Également réalisateur, Gauthier signe une première fiction de 15 minutes pour France 2. À Distance.
Un court métrage sur deux pilotes de drones militaires au Moyen Orient, interprété par Marina Hands
et Damien Jouillerot. Un long métrage est en développement avec sa productrice Jessica Rosselet
chez Easy Tiger.

JACQUES BOURGAUX (Constant Coquelin, Stanislavski)


Disons-le tout net : Bourgaux est belge. Pédalant avec son voisin Eddy Merckx
au retour de l’école il voit son destin tracé  : il sera champion cycliste. Mais
il rate un virage et tombe dans une classe d’art dramatique d’où il ne se re-
lève pas. Il y perd subitement son bel accent bruxellois mais y gagne l’amour
du théâtre. Après une formation au Royal Conservatoire de Bruxelles, puis au
Centre d’Études Théâtrales de Louvain-la-Neuve et quelques audacieuses ex-
périences théâtrales post-soixante-huitardes, sa décision est prise : il ne fera
pas le Tour de France en danseuse mais le Tour du Monde sur les planches. D’abord il part quelques
années en chevalier errant au Canada, en Tunisie, en Sicile, au Zaïre… enseigner et faire tout ce qu’il
croit savoir de l’art dramatique… Il atterrit en 78 à Paris chez Jacques Lecoq, école internationale s’il
en est. Là il reprend tout à zéro… et le voilà reparti sur les routes avec des créations personnelles :
en duos clownesques avec Bernard Azimuth, puis en solo avec Don Quixotte il sillonne l’Europe et les
États-Unis, jouant en français, en anglais, en italien, en allemand (à cette époque antique le surtitrage
n’était pas encore chose courante). Après quelques séjours en Grande-Bretagne (il est Lancelot  au
Lyric Hammersmith de Londres puis Léopold Bloom dans Ulysse de Joyce) il revient à Paris à l’Odéon
dans Mesure pour Mesure avec Peter Zadek et Isabelle Huppert, puis à la Comédie Française pour Bri-
gitte Jaques. Entretemps il va jouer Shakespeare en Afrique avec Christophe Lidon, de Cluj à Bogota
il voyage avec Silviu Purcarete (8 spectacles dont notamment Le Roi dans Le Roi se Meurt…). À Luxem-
bourg il joue Ovide et Euripide (avec Charles Müller). Entre deux classiques il se pose à Paris : pour
Benjamin Bellecour il joue Jean Martin, pour Salomé Lelouch il incarne Saul Weissmann, au Poche il
joue les Contes d’Ionesco. Il fait plusieurs mises en scène de textes contemporains et - pour le Grand
Colossal d’Alexandre Markoff - il joue Cœur de Chien et La Chienlit (une saison au Théâtre Treize).
« Coquelin / Cyrano c’est un pic, c’est un col, Que dis-je c’est un col, c’est une échappée folle ».

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SANDRA DORSET (Maria Legault, Jacqueline)
Bonjour tous, ravie de vous voir dans la salle.
Je vais utiliser le JE, car autrement j’ai l’impression que Sandra Dorset est
morte, et comme j’ai pas l’intention de DCD… « Quand je serai grande, je serai
actrice !!!! », voilà, c’est en cours de réalisation, et j’en suis heureuse, heureuse
de partager avec les collègues des moments merveilleux, fous, surprenants,
parfois des moments un peu difficiles, par exemple quand on n’arrive pas à trou-
ver tout de suite nos personnages, ou quand on travaille un peu moins.
J’aime tout autant les plateaux de théâtre, que les plateaux de cinéma, ce qui compte pour moi, c’est
d’entrer dans une histoire, d’essayer d’aller le plus loin possible, et de s’amuser, même dans le drame,
surtout dans le drame d’ailleurs.
Sinon, j’aime manger, boire, nager, voyager, les animaux (sauf les insectes, SORRY, oui suis bilingue an-
glais également), danser, chanter, les crêpes, ne rien faire, être débordée, le film CALMOS, les chaus-
sures, Michael Jackson, mes amis,…
Sinon la vie est rigolote parfois, car avec Fabienne Galula (la 2e Maria Legault), on se suit, enfin je la
suis (HA HA HA HA, rire satanique). Nous nous sommes rencontrées sur le film de Laurent Tirard, Les
vacances du petit Nicolas, ensuite j’ai intégré La Troupe à Palmade où Fabienne siégeait depuis quelques
années et aujourd’hui Alexis me propose d’être la 3e Maria dans Edmond.
Mais que nous arrive-t-il Fabienne ???? (Réf : « Jeune fille partagerait appartement ») Il est mainte-
nant temps que j’enfile mon corset (Corset/Dorset…mais que la vie est folle !!!), on se retrouve dans
quelques instants, je vous souhaite de passer un bon moment avec nous.
MERCIIIIIIIII

NATHAN DUNGLAS (Georges Feydeau, Melies, Lucien Guitry, Maurice Ravel,


Tchekhov, le contrôleur)
« C’est en l’an de grâce 1988, dans la petite bourgade d’Aubervilliers (9-3 «
représente ») que Nathan Dunglas voit le jour. Mais c’est à Clamart (9-2 « easy
») qu’il va grandir et parfaire son goût pour la comédie, les jolies filles et Mar-
tin Scorsese. Vers 1993, l’émission « la dernière séance » diffuse une soirée
spéciale Errol Flynn, c’est le choc ! Ce jeu d’épée, de moustache et de collants
vert montre la voie au petit Nathan. Il sera, d’après ses dires : « acteur améri-
cain ». Après une adolescence épanouie (sans acné) et un parcours scolaire apocalyptique (il a redoublé
deux fois quand même), il décide de se lancer et fait un bref passage aux cours Florent avant d’intégrer
les cours Eva Saint Paul (un vrai cours de théâtre !) En 2011, il fait ses débuts dans l’Oeuf de Félicien
Marceau au Théâtre de l’Akteon. S’ensuivent des petits rôles divers et variés pour courts-métrages et
télévision. En 2014, il revient au théâtre dans La pèlerine écossaise de Sacha Guitry, au Théâtre Daunou,
qui marque sa deuxième collaboration avec le metteur en scène Pierre Laville. Après avoir été vendeur,
serveur, cireur, parfois menteur mais toujours avec cœur, ce soir, Nathan Dunglas (177cm pour 72
kg) sera pour vous tout un panel de personnages hauts en couleurs. Et avant de vous laisser prendre
place dans votre beau fauteuil et profiter du spectacle, Nathan aimerait remercier personnellement sa
mère, son père et son frère (pour leur soutien), Raphaële Volkoff (sans qui ce serait compliqué), Alexis
Michalik (pour sa confiance) et enfin Edmond Rostand (pour tout).

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ARY GABISON (Courteline, Jean Coquelin, l’employé de la gare, l’huissier)
Il rêvait de jouer en NBA mais sa petite taille et surtout son manque de talent
fut rédhibitoire ! À l’école il cache sa dyslexie en faisant rire ses camarades en
s’inspirant à la fois des Inconnus, Jacques Villeret ou même Robin Williams.
Mais sa famille juive tunisienne ne lui laissa pas le choix, d’abord faire des
études pour avoir un diplôme, n’importe lequel mais un diplôme et un « vrai
métier ».
Il poursuivit non sans mal sa scolarité jusqu’au BTS opticien lunetier.
Mais son père qui est parti trop tôt, lui fit promettre de finalement vivre ses rêves. Il quitte donc tout
pour passer les auditions des cours Florent.
En 2016 il intègre la prestigieuse classe libre. Ary a trouvé sa voie, faire rire les gens oui mais fait du
théâtre c’est tellement plus jouissif.
À la sortie de l’école il tourne dans plusieurs séries télévisées, ainsi que dans 3 longs-métrages qui
sortiront bientôt.
Avant de vous souhaiter un bon spectacle Ary voudrait remercier sa femme, sa mère, toute sa famille,
ses proches et surtout Alexis Michalik de lui avoir fait confiance !
Bon spectacle.

ERIC MARIOTTO (Ange Flourie, Claretie, Antoine Lumière, le vieux critique, le client
raciste, Carbon, un journaliste, Lignière, le Chauffeur)
Il y a très longtemps (enfin pas tant que ça non plus !) naquit à Toulouse Eric
Mariotto. C’était un beau bébé joufflu avec des yeux globuleux (qu’il décidera
finalement de garder). 
Très vite (vers 1 an et demi), il se découvrit une passion : le Théâtre. Très
vite également, il se rendit compte qu’il était mauvais comme un cochon. Il
décida donc de se former tout d’abord au Conservatoire National de Région
puis à l’Ensatt à Paris, il passa donc de la ville rose à la rue Blanche ce qui est en soi assez rigolo. 
S’en suivit bon nombre de planches foulées sous la direction  entre autres  d’Anne Bourgeois, Jean-
Pierre Bouvier, Didier Caron, Michel Drucker, Xavier Letourneur, Niels Arestrup ou Gilles Dyrek… (cher-
chez l’intrus). 
On l’aperçoit également à la télévision ou au cinéma et pour vous en rendre compte vous pouvez aisé-
ment cliquer ici : bit.ly/EricBD mais ça marche mieux avec un ordinateur !
Enfin, ayant des origines Italiennes, c’est un bonheur immense pour lui que d’incarner un producteur Corse !

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FANNIE OUTEIRO (Rosemonde)
Alors que sa maman dansait sur scène jusqu’à ses cinq mois de grossesse,
Fannie n’eut pas tellement de difficultés à tomber amoureuse des planches.
Baladée entre les loges d’un spectacle, les coulisses d’un défilé, en passant
par les fauteuils du théâtre où elle jouait pendant les répétitions, Fannie n’eut
de cesse de s’inventer des histoires.
Après quinze ans de danse classique, jazz et contemporaine, en passant par la
salsa, le hip-hop, le violon, la contrebasse, le piano, l’art dramatique, le chant
et le solfège, Fannie décrocha son Bac L option…Théâtre !
Après deux ans au Cours Florent, elle est reçue au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique
de Paris en 2010.
Grâce au Jeune Théâtre National, elle travaille avec Lisa Wurmser (Vineta la république des Utopies, Entre
les Actes), et Félicie Artaud (On se suivra de près).
C’est à Avignon en 2012 que Fannie rencontre Alexis Michalik, alors qu’elle joue Pour ceux qui restent 
de Pascal Elbé dans la petite salle des Béliers, tandis que dans la grande triomphait déjà son 
Porteur d’histoire.
Elle rencontre ensuite les metteurs en scène Alain Sachs (Calamity Jane), Marcel Bozonnet (Chocolat
Clown Nègre), Georges Lavaudant (Archipel Marie NDiaye) et Tristan Petitgirard (Le Sacrifice du cheval).
Elle enregistre également pour Radio France, fait du doublage, des clips, et de la publicité.
Au cinéma et à la télévision, elle rencontre Gilles Bannier (Arretez-moi là), Philippe Harel (Les heures
souterraines), Bernard George (Les combattants de l’ombre),  Pierre Aknine (Pompidou, mort d’un
président), Xavier Giannoli (Superstar) et Philippe Garrel (Un été brûlant).
C’est en 2014 qu’elle retrouve Alexis Michalik, avec lequel elle tourne le court métrage Talent Cannes
Adami Pim Poum le petit panda.
Plus récemment, c’est au Théâtre Hébertot qu’on la retrouve aux côtés de Daniel Russo, Laurent
Gamelon, Delphine Rich et Zoé Nonn dans Mariage et Châtiment de Jean-Luc Moreau, puis dans Soyez
vous-même de Côme de Bellescize avec Eléonore Joncquez au Théâtre de Belleville.
 
ÉRIC PUCHEU (Léonidas Volny, un spectateur, un cadet)
Un frais dimanche matin de décembre, aux alentours de 15h, Eric pousse son
premier cri. Petit gars de Bordeaux plein d’énergie, il enchaîne les activités
sportives et artistiques.
À l’école il préfère dessiner sur ses feuilles à carreaux plutôt que d’y écrire ses
cours, il choisit donc de lier l’utile à l’agréable et d’entreprendre des études de
graphisme. Lorsqu’après avoir assisté à une pièce de théâtre, l’idée de monter
sur scène lui devient obsessionnelle. Il plaque ses études et passe une audi-
tion à la suite de quoi il se retrouve pour la première fois sur scène à 19 ans. Dès lors, il ne vit plus que
pour ça et dévore les planches pendant trois années avec plusieurs compagnies, avant de monter à
Paris, son intermittence en poche, et d’entrer au Studio Théâtre d’Asnières. À l’issue d’une pièce dans
laquelle il joue, il fait la rencontre de Brigitte Descormiers, son agent. Éric commence à tourner dans
quelques téléfilms (France 3, Arte…).
En 2017 il tourne dans  Les Engagés, première websérie LGBT française, dans laquelle il interprète
Thibaut, un des deux rôles principaux et rejoint ensuite l’équipe d’Edmond fraîchement récompensée
aux Molières. Éric détient un sens de l’orientation inouï qu’il a développé à l’âge de 5 ans lorsque,
n’ayant pourtant fait le chemin qu’en voiture jusqu’à son école qui se trouvait loin de chez lui, il est
rentré à pied, son petit cartable sur le dos, pensant que ses parents avaient eu un empêchement de
dernière minute.

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AUGUSTIN RUHABURA  (Mr Honoré, le vieux cabot, un journaliste)
Nous sommes en 1991 au Centre Culturel Français de Kigali, au Rwanda.
À 30 ans, coup de foudre : je découvre le théâtre, la scène, le métier et la vie
d’acteur ! Adieu l’enseignement.
Ensuite… Je passe sur les hasards et les aléas de la vie, non sans oublier pour
autant quelques belles joies aussi.
Nous sommes en 2001 à Paris et je replonge, enfin, dans les aventures théâ-
trales, avec, entre autres, Irina Brook, Anne Bourgeois, Jean-Philippe Eva-
riste, Philippe Ivancic, … Et quelques escapades vers le cinéma et la télévision (par exemple, un curé
dans Fais pas ci, fais pas ça).
Nous sommes au Théâtre du Palais Royal en 2017…

VINCENT VIOTTI (Marcel Floury, le Costumier, le Directeur, le réceptionniste)


Le désir de devenir comédien s’est logé pour Vincent dans celui d’une institu-
trice de lui faire jouer Charles le Chauve à l’âge de 5 ans à la fête de l’école :
rôle muet, position centrale… expérience somme toute agréable ! Il l’entre-
tient dans les spectacles familiaux qu’il monte l’été, très influencé par la
présence de Louis de Funès croisé tous les dimanches au Cellier, le village
de ses grands-parents ! Le désir est installé… Dans les écoles de théâtre les
rencontres sont déterminantes. Jean-Louis Bihoreau (conservatoire du Xe)
Jean-Laurent Cochet (Classe supérieure d’art dramatique de Paris) et plus tard Ariane Mnouchkine
et Carlo Boso, seront pour lui celles de grands pédagogues et passeurs de théâtre, en même temps
directeurs de troupes… Le dernier l’emmène pendant un an à Venise jouer sur la place Saint-Marc.
Inoubliable ! Il choisit alors de monter ses propres créations et crée sa compagnie, Cathar6 ! Il met
en scène des spectacles de tréteaux, vraie expérience de théâtre populaire programmé sur les places
publiques. L’aventure durera 14 ans, avec une quinzaine de comédiens fidèles dont, tient c’est étrange,
deux le précèderont brillamment dans la distribution… d’Edmond ! L’envie de se renouveler auprès
d’autres metteurs en scène l’amène à marquer une pause après son dernier spectacle, la Veuve rusée
de Goldoni au Théâtre 13. Deux “seul en scène” dirigés par Gabriel Debray, l’Insomnie du prince de Conti
et La Guerre titre provisoire, feront exception à de nombreuses et nouvelles aventures de troupes… Les
deux dernières l’ont encore gâté : Les Coquelicots des Tranchés créé par Xavier Lemaire (Molière 2015
du théâtre public) et la Dame de chez Maxim’s mis en scène par Johanna Boyé, qu’il continuera à jouer
en 2018/19, grâce à l’alternance magique des Marcel Floury !
Photos © Mary Brown

H
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© Alejandro Guerrero
© Alejandro Guerrero

ALEXIS MICHALIK 36 ans


© Christophe Vootz

Auteur, adaptateur, metteur en scène et parisien, Alexis Michalik naît aux Lilas, mais c’est à Avignon qu’il
découvre la vie, la vraie, celle des planches, en y emmenant un premier spectacle adapté du Mariage de Figaro de
Beaumarchais, en juillet 2005. Pendant les années qui suivent, il n’aura de cesse de malmener les classiques,
notamment Shakespeare, qu’il revisite en musique dans La Mégère à peu près apprivoisée et en trio dans R&J,
réinvention économe des amants de Vérone. En juillet 2011, il créé sans trop y croire sa première pièce ex-
nihilo, Le Porteur d’Histoire. Succès inattendu, la pièce cumule deux mille représentations et est encore jouée
aujourd’hui. Dans la foulée, en janvier 2014, il écrit et crée Le Cercle des Illusionnistes, auréolé de 3 Molières,
dont celui du metteur en scène de théâtre privé et de l’auteur francophone vivant. Acteur, il joue depuis son plus
jeune âge dans ses propres créations ainsi que dans de nombreux films, téléfilms et séries - Kaboul Kitchen,
Versailles, la liste est longue. Il réalise plusieurs courts-métrages, Au Sol, Pim-Poum le petit Panda, Friday Night,
primés dans de nombreux festivals. Intra Muros est sa dernière création au théâtre - jouée plus de 500 fois à Paris,
elle débute sa tournée en province et à l’étranger, notamment au Centre Culturel d’Uccle en décembre 2018.
En 2017 la pièce Edmond se voit attribuer 5 Molières. Le spectacle est toujours joué à Paris et en tournée, avec
plus de 800 représentations fin 2018. L’adaptation au cinéma d’Edmond avec, notamment, Thomas Solivérès
dans le rôle d’Edmond Rostand et Olivier Gourmet dans le rôle de Coquelin, sortira en janvier 2019. Le film
vient de recevoir 3 prix lors du Festival du film de Sarlat, le festival des lycéens : Meilleur film, Prix des lycéens
et Prix du meilleur film décerné par le jury jeunes.
Précision importante : Alexis chante dans sa douche, danse dans son salon et joue très mal de la trompette.

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