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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Chapitre I
Introduction à la mécanique de la rupture

I.1-Introduction

La mécanique de la rupture a globalement pour objectif de prévoir le comportement des


fissures susceptibles de se trouver dans toutes structures industrielles soumises à des
sollicitations mécaniques. La mécanique linéaire de la rupture a en objectif premier la
détermination des critères de propagation de fissure des matériaux à comportement élastique
linéaire. Dans ce cas, et en se basant sur les travaux d'Inglis [1], Griffith [2] a été le premier à
introduire la notion de mécanique de la rupture en déterminant le taux de restitution d'énergie.
Les premiers développements théoriques d'analyse des champs de contraintes, de déformation
et de déplacement au voisinage d'une fissure ont été l’œuvre de Westergaad [3]. L'extension de
cette théorie a été réalisée par Irwin [4] vers 1960 avec l'introduction de la notion du facteur
d'intensité de contrainte. Ce facteur est relié à l’énergie de Griffith ; il a permis d’établir un
critère de rupture pour définir l'amorçage et le mode de propagation de fissure.
Au cours des années 70, de nombreux critères ont été définis permettant d'étendre la
mécanique de la rupture au comportement élastoplastique des matériaux. L'introduction du
concept d'écartement critique des lèvres de fissure par Wells [5] a été suivie par celle du critère
de l'intégrale J, proposé par Rice [6]. Ce paramètre a connu une large utilisation en raison de la
facilité de sa mise en oeuvre et de ses propriétés numériques. L'interprétation analytique de
cette intégrale a permis à Begley et Londes [7] d'associer l'intégrale J à un critère d'amorçage
Jc.
Ces différents paramètres de rupture sont exprimés soit en termes de contraintes en pointe de
fissure soit en termes d'énergie de toute la structure fissurée.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

I.2- Rupture fragile

Dans le cas des matériaux fragiles (à faible déformation plastique), les valeurs très
élevées des contraintes locales peuvent provoquer la rupture fragile.
Du point de vue énergétique, le taux de restitution d’énergie G représente l’énergie nécessaire
à faire propager une fissure (a) de (da).
Si ce taux est plus grand que l’énergie nécessaire à engendrer une fissure de (da), cette fissure
(da) provoquera la rupture fragile.

I.3- Rupture ductile

La rupture ductile est celle qui intervient généralement dans les opérations de mise en
forme, ou plus simplement au cours d’un essai de traction uni axiale. Elle se caractérise par
une localisation préalable plus ou moins importante de la déformation élastique et puis une
déformation plastique locale plus ou moins élevée au moment où se produit la rupture finale.
L’exemple type est celui d’une éprouvette de traction cylindrique; à partir d’un certain taux
d’allongement, qui dépend de la capacité de consolidation du matériau, la déformation
plastique se localise donnant lieu à la striction.
Si on interrompt la traction à cet instant on constate la présence de décohésions internes au
voisinage de l’axe de l’éprouvette. Ces décohésions se produisent notamment au niveau des
inclusions éventuelles (oxydes, sulfures, silicates,…), la rupture s’effectue en trois stades :
1- Formation de petites cavités plus ou moins proches selon la nature du matériau,
2- Croissance de ces cavités,
3- Rupture finale par cisaillement à 45°.
Les faciès types de rupture ductile se caractérisent par la présence de cupules aux sommets
desquelles se trouvent généralement les traces des inclusions, ou les inclusions elles-mêmes.

I.4- Critère de rupture


En mécanique linéaire de la rupture deux critères principaux sont utilisés; le premier
proposé par Griffith [2] est basé sur une approche énergétique, le second proposé par Irwin [4]
est défini à partir du champ de contraintes à la pointe de fissure.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

I.4.1-Approche énergétique

Au cours de ses travaux sur la théorie de la rupture fragile, Griffith a introduit le taux de
restitution d'énergie, noté G correspondant à l'énergie libérée au cours de la propagation d'une
fissure dans un solide parfaitement élastique.
Selon Griffith, la rupture intervient lorsqu'une énergie suffisante est restituée pour la création
de nouvelles surfaces de rupture. Cette énergie provient de l'énergie élastique stockée dans le
matériau et de l'énergie potentielle du système de chargement. Griffith [2] considère un solide
d'épaisseur h, soumis à un chargement P, comportant une fissure de longueur 2a. L'énergie
libre totale du corps fissuré est égale à :

U = U0 + Us + UE –W (I.1)
Ou:

U0 : est l'énergie de déformation du corps non fissuré.


US : est l'énergie de surface due à la formation de la fissure.
UE : est la variation d'énergie de déformation élastique due à l'introduction de la fissure.
W : est la variation du travail externe.

Griffith a exprimé l'énergie totale dans le critère de rupture sous la forme :


dU
 0 : la fissure est instable (rupture fragile).
da
dU
= 0 : la fissure est en équilibre.
da
dU
> 0 : la fissure est stable (rupture ductile).
da

Le paramètre G est représenté par l'aire entre les deux courbes P = f (Δ) correspondant aux
fissures de longueur a et a+da. Si l'on considère un accroissement de la fissure d'une longueur
da, pour un déplacement constant, on peut alors observer une diminution de la charge ΔP
comme l'indique la figure (I.1) La variation de l'énergie du système est uniquement une
diminution de l'énergie de déformation soit :

U pot  U     U ext (I.2)

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1 1 1 1
U pot  U     0  P2V1  P1V1  V1  P2  P1   V1 P
2 2 2 2

(I.3)

Figure I.1 : Energie dissipative due à un accroissement de la fissure


.
Lorsque les conditions aux limites imposées correspondent à une force imposée loin de  P1 
un accroissement de la fissure  a  à  a   a  , engendre une variation de l’énergie potentielle
qui s’écrit donc :

U pot  U     U ext (I.4)


1
U pot   P1 V
2

(I.5)
Si l'on définit par :

V=C.P →  P  K . V

(I.6)

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

1 1
U pot   C .P. P   .K .V . V
2 2
(I.7) .

I.4.1.1- Taux de restitution d’énergie

Le premier principe de la thermodynamique appliqué à une structure fissurée en milieu


élastique linéaire sans échange thermique stipule la conservation de l’énergie totale de la
structure qui s’écrit :
dU     dU ext  dU s  dEc  0 (I.8)
Lors d’un accroissement de (ds) de la surface de la fissure, il y aura dEc  0
donc :

U pot   U s  0
s s
(I.9)
ou autrement :

U     U ext   U s  0
s s
(I.10)
Avec :

U     U ext    U pot   G
s s

(I.11)
U s
 2
s
(I.12)
Pour qu’il y ait fissuration, il faut que :
G  2

(I.13)
Lorsqu’il s’agit de fissure n’affectant pas, lors de sa propagation, les conditions aux limites
appliquées à la pièce, le travail des efforts extérieurs Wext ne varie pas.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

On écrit donc :
U pot U   
G 
s s
(I.14)
Pour une fissure en milieu bidimensionnel, d’épaisseur b, on écrit ds= b.da
1 U pot
G
b a
(I.15)
Pour une épaisseur unité :
U pot
G
a
(I.16)

Figure I.2 : Relation entre G et la complaisance de la structure [14].

Sur la courbe Force/Déplacement ci-dessus, OA correspond à une fissure de longueur a, et OB


à une fissure de longueur a+δa. G représente l’aire située dans le triangle OAB pour un essai
effectué à charge imposée ou dans le triangle OAC pour un pilotage en déplacement imposé.
En utilisant le champ des contraintes dans la zone singulière et la loi de comportement
élastique linéaire, il est possible de relier le taux de restitution d’énergie aux facteurs
d’intensités de contraintes

G
K 1
2

 K II2 K III2
 (I.17)
E' 2

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Ou :


 E '  E en contra int es planes

 E
 E'  en déformations planes
 1  v 2

  E
est le mod ule de cisaillement

 2 1  v 
(I.18)

E : le module de Young et ν le coefficient de poisson.

I.4.2- Approche locale

La deuxième approche considère les champs de contraintes et de déformation locaux


autour de la pointe de fissure dans un matériau linéaire élastique. Ces champs, en particulier,
celui de contraintes peut être défini uniquement par un paramètre K appelé facteur d'intensité
de contraintes. La rupture peut intervenir lorsque K atteint une valeur critique Kc. En utilisant
les fonctions de Westergaad [3], il est possible de décrire le champ de contraintes à une
distance r de la pointe de la fissure.

I.5- Différents modes de rupture

La fissuration se manifeste par la séparation irréversible d’un milieu continu en deux


parties appelées lèvres de la fissure ce qui introduit une discontinuité au sens des déplacements
Les mouvements possibles des lèvres de chaque fissure sont des combinaisons de trois modes
indépendants.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.3 : Différents Modes de rupture [15].

 Mode I (mode par ouverture) : les lèvres de la fissure se déplacent


dans des directions opposées et perpendiculairement au plan de fissure.
 Mode II (cisaillement plan) : les lèvres de la fissure se déplacent dans
le même plan et dans une direction perpendiculaire au front de fissure.
 Mode III (cisaillement anti-plan) : les lèvres de la fissure se déplacent
dans le même plan et dans une direction parallèle au front de la fissure.
Le mode I est le plus dangereux pour l’extension d’une fissure, cependant une fois amorcée et
pour des sollicitations mixtes ou des géométries complexes, la fissure a tendance à bifurquer,
et reste donc rarement rectiligne (2D) ou plane (3D).
Le paramètre K qui fait la synthèse à lui seul de la géométrie de la pièce
fissurée, de la longueur de la fissure et du chargement appliqué, est appelé
facteur d’intensité de contraintes. Les facteurs KI, KII et KIII sont définis
respectivement pour les modes I, II et III décrits ci-dessus.
Les champs de contraintes s’expriment à l’aide des facteurs d'intensité des
contraintes

En mode I :

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

 K1   3 
 xx  cos 1  sin sin 
 2r 2 2 2
 K1   3 
 yy  cos 1  sin sin 
 2r 2 2 2
  K   3
 xy  1 cos sin cos
 2r 2 2 2
(I.19)

En mode II :

 K II   3 
 xx   sin  2  cos cos 
 2r 2 2 2
 K II   3
  yy  sin cos cos
 2r 2 2 2
 K II   3 
  xy  2r cos 2 1  sin 2 sin 2 

(I.20)

En mode III :

 K III 
 x   sin
2r 2
 K 
  y  III cos
 2r 2
(I.21)

I.6- Facteur d’intensité de contrainte

Introduits par G.R. Irwin [5] en 1957, les facteurs d’intensité de contraintes
correspondent à des cinématiques particulières du mouvement des fissures. Dans le cadre de la
mécanique linéaire de la rupture, les contraintes et les déformations au voisinage d’une fissure
admettent un développement asymptotique dont le terme singulier s’écrit.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.4 : Champ des contraintes au voisinage de la fissure [5].

 1
  i j  Ka f i aj  
 2r
   1, 2 ,3 (I.22)
 1
 i j  Ka g iaj  
 2r

Kα est le Facteur d’Intensité des Contraintes (FIC) en mode α avec α=I, II ou III. Les
fonctions f et g donnent la répartition angulaire ; leurs expressions en contraintes et
déformations planes sont données ainsi dans plusieurs ouvrages de mécanique de la rupture
François et Miannay [15]. Lorsque l’on se trouve en mode I pur, l’état local de contraintes et
de déformations peut être caractérisé à l’aide du seul paramètre KI.

I.6.1- Facteur d’intensité de contrainte pour une fissure semi elliptique

Pour une fissure semi elliptique figure (I.5) le facteur d’intensité des contraintes KI en
mode I est donné par la relation suivante

a
KI  t  Fb
Q
1.65 (I.23)
a a
Pour 1 Q  1  1.464 
c c
1.65
a c
Pour 1 Q  1  1.464   12
c a
Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.5 : fissure semi elliptique externe

I.6.2-Détermination des contraintes circonférentielle et longitudinale sous pression

La figure I.6 représente des charges avec leur repère associé à un


effort axial Ni et le moment de flexion globale M2 ; pour ce chargement le
défaut est supposé se trouver dans la partie de la section du tube
subissant des contraintes de traction. La pression interne est appliquée sur les
lèvres des défauts externes.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.6 : Représentation des charges avec leur repère associé

t PRi
P=    si t<<R (fissure longitudinale) (I.24)
Ri t
t PRi
P= 2   si t<<R (fissure circonférentielle).
Ri 2t
(I.25)

I.6.3- Etude d’un milieu élastique fissuré

Dans un milieu élastique fissuré, la région proche de la pointe de fissure peut être
décomposée en trois zones Zhang [14] :
 La zone d’élaboration au voisinage direct de la pointe de fissure. L’étude de cette zone
(considérée comme ponctuelle d’un point de vue mécanique) est très complexe dans la mesure
où les contraintes tendent vers l’infini (d’un point de vue théorique) à la pointe de fissure.
 La zone singulière: dans cette zone le champ de contrainte présente une singularité en r-1/2
 La zone des champs lointains extérieurs aux deux précédentes raccorde la zone singulière
aux conditions aux limites de chargement et déplacement.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.7 : Zone délimitant le voisinage d’une pointe de fissure [18].

C’est la singularité d’ordre –1/2 dans la zone singulière qui caractérise la solution obtenue en
élasticité pure. Cette solution n’est malheureusement pas physiquement réaliste. En fait, les
contraintes en pointe de fissure sont « écrêtées » par la plasticité, figure (I.7) François [15]. De
plus, la signification énergétique de la rupture proposée par Griffith devient plus ambiguë
dans la mesure où elle représente la propagation de fissure comme un déchargement or en
plasticité, une partie de l’énergie dissipée (phénomène irréversible) et on ne peut donc pas
toujours évaluer la fraction d’énergie

I.7- Intégrale de contour (Intégrale J)


L’intégrale de contour J , utilisée comme paramètre caractéristique
de l’état des contraintes au voisinage de l’extrémité d’une fissure dans les
matériaux dont le comportement est non linéaire, a connu un grand succès
car elle simplifie la description mathématique du comportement. Rice [3]
qui proposa ce paramètre, assimile en effet le comportement élasto-
plastique à un comportement élastique non linéaire. L’approche de Rice
qui repose sur une telle hypothèse doit néanmoins être utilisée avec
précaution lorsque la variation de la contrainte n’est pas monotone. La
Figure (I.8) illustre la différence de comportement entre un matériau
élasto-plastique et un matériau élastique non linéaire dans le cas d'une
décharge élastique. Lors de la décharge, le chemin suivi par le matériau
élastique non linéaire est très différent du chemin réel que l’on observe
dans les matériaux élasto-plastiques. Si une relation unique lie la
contrainte et la déformation dans un matériau élastique, linéaire ou non,
ce n'est pas le cas pour un matériau élasto-plastique où une déformation
donnée peut correspondre à plusieurs contraintes quand le matériau est
déchargé ou soumis à des sollicitations cycliques. On voit donc l'avantage
de considérer un matériau élastique plutôt qu’un matériau où les
déformations sont irréversibles.

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.8 : Comportement élastique non linéaire et comportement réel


[17].

Le paramètre J est défini à partir de l’intégrale de contour suivante :

  ui 
J    w d y  Ti d s 
r 
x 
(I.26)

Où est un contour d’intégration entourant l’extrémité de la fissure Figure


(I.9), ds l’élément de longueur sur , Ti et ui les composantes du vecteur
contrainte et du vecteur déplacement en un point de . La densité
d’énergie de déformation w est définie quant à elle par :
cij
w 0
 i j d i j

(I.27)
oùij et ij sont les composantes des tenseurs de contraintes et de
déformations au point courant sur le contour 

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I. 9 : Contour d’intégration [17].

K I2  U
J  (I.28)
E  Bb
Avec :
E'  E en contraintes planes
E
E'  en déformations planes
1  2

U : est la composante plastique de l’aire sous la courbe force ouverture des lèvres de la fissure,
B l’épaisseur, b la longueur du ligament et K I le facteur d’intensité de contrainte élastique.
 est une fonction dépendante de géométrie qui est en général déterminée à l’aide de calculs
aux élément finis.
☛ L’intégrale J est indépendante du contour (à condition qu’il n’y ait pas de forces de surface
sur les lèvres de la fissure, que l’on soit en conditions isothermes, et en quasi-statique).
☛ L’intégrale J représente le taux de décroissance de l’énergie potentielle.
☛ L’intégrale J permet, dans certaines conditions1, de décrire le champ des contraintes et des
déformations à la pointe de la fissure à travers le champ HRR.

P
w P
w
J      d w     a  dP
0   a w 0 P

(I.29)

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.10 : Détermination de J par la méthode de la complaisance

I.8- Lois de comportements

Pour obtenir une solution à un problème de déformation, il est nécessaire d’idéaliser le


comportement du matériau.

Les modèles de comportement élastoplastique se résument comme suite :

I.8.1- Modèle élastique à écrouissage linéaire

Dans le cas du modèle élastique à écrouissage linéaire, la courbe est continue et


schématisée par deux lignes droites. La zone de transition est remplacée par un point du
brisement tranchant, qui est l’ordonnée de la limite élastique  e .
La première branche de la ligne droite du diagramme a une pente du module de Young E et la
deuxième ligne droite représente dans un mode idéalisé, la rangée des déformations

d’écrouissage avec une pente de ET  E .

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Les déformations dans ce cas se calculent comme suite :



 , pour :    e
E
e 1
pour   e on a :   
E ET
   e  (I.30)


e ET
E

Figure I.11 : Modèle élastique à écrouissage linéaire

I.8.2- Modèle de Ramberg-Osgood


Le comportement de certains matériaux est donné par la figure I.14. C’est le modèle
de ramberg-Osgood. L’expression de la déformation totale est donnée
n
   
  e  P   E   (I.31)
E E  E 

 1

     E I  n 1

E 2 r 
 ~i j  n , 


ij
   I
E n 
 n (I.32)
   E  E I  n 1 ~
 i j     i j  n , 

 E    E2 I nr 

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture


E


a
Figure I.12 : Modèle de Ramberg-Osgood .

I.9- Critère de plastification

Le critère de plasticité qui détermine les contraintes au début de la déformation plastique


est donné par une équation du type :

f  ij   K  k  (I.33)
f : est une fonction et K un paramètre qui dépend du matériel

I.9.1- Critère de Tresca

Le critère de Tresca s’exprime par :


f  maxi  j  i , j   k  0 (I.34)
k e (I.35)
Ou elle est exprimée par :
f  f1 . f 2 . f 3    X   Z    e (I.36)
- En traction pur :  Y   Z  0 et  X e . (I.37)
- En cisaillement pur :  Y  0 et  Z   X . (I.38)
L’état des contraintes planes:
 yz   xz   Z  0 . (I.39)
i  j  e (I.40)

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

La surface frontière du domaine est un prisme de génératrice parallèle, à la direction


 X   Y   Z (à l’axe 1,1,1) et de section droite constitué par un hexagone rigulier de coté égal

e 6
à .
3

Figure I.13 : Représentation géométrique du critère de Tresca.

I.9.2- Critère de Von mises


C’est le critère le plus utilisé, il est applicable à un corps plastiquement isotrope, le
seuil de plasticité est lié à l’énergie élastique de cisaillement ceci revient à négliger le
troisième invariant.
Donc la fonction d’écoulement s’exprime par :
f  J 2 ,k   0 (I.41)
1
k e (I.42)
3

les axes principaux :

 2 2 2

f    X   Y     Y   Z     Z   X   2 e2 (I.43)
Dans l’espace des contraintes principales, la frontière du domaine d’élasticité est un cylindre
2
de section circulaire de rayon  e et de génératrice parallèle à la direction  X   Y   Z
3

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

Figure I.14 : Représentation géométrique du critère de Von Mises.

- En traction pure:
 Y   Z  0 donc :  X  3k   e

(I.44)
- En cisaillement pur:
e
 x   y   z   yz   xz  0 , donc  xy  k  (I.45)
3
l’état de contraintes planes :
 z   yz   xz  0

les axes principaux on obtient :


2
f   X2   Y2   X  Y   3k 2   e (I.46)

I.10- Méthodologie de mesure de l’intégrale J

Tant que le comportement du matériau est linéaire, l’intégrale J correspond à l’énergie


de Griffith qui est directement reliée au FIC K lui même proportionnel à la charge appliquée et
Pouvant être calculé à partir des conditions de chargement et de la taille de la fissure. Les
choses se compliquent lorsque le comportement est non linéaire. Le principe de superposition
n’est plus vérifié et l’intégrale J n’est plus proportionnelle à la charge appliquée. Ainsi il
n’existe pas de relation simple entre J, la charge appliquée et la taille de la fissure ; une
manière de déterminer J consiste à appliquer la définition de cette intégrale, donnée par la

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

relation (I.26). à la configuration de chargement. Les premières mesures de l’intégrale J sur


des plaques fissurées utilisaient un ensemble de jauges de déformations collées sur un contour
entourant la fissure.

Figure I.15 : Détermination expérimentale du paramètre J [17].

A partir d’une série d’éprouvettes de même géométrie et de même taille, on introduit des
Fissures de différentes longueurs, obtenues généralement par essais de fatigue.
Les variations de la force appliquée F avec le déplacement. Sont ensuite enregistrées pour les
différentes longueurs de fissure. On trace à partir de ces enregistrements fixé de l’énergie U, la
courbe (F, a ) est comptée négativement, en fonction de la longueur de fissure a. De ces
tracés on déduit la pente des courbes qui correspond à la valeur de l’intégrale J donnée, pour
des éprouvettes d’épaisseur e par :

1  U 
J   
e  a  

(I.47)

La dernière courbe obtenue sur la figure (I.15) est une courbe de calibration qui s’applique au
matériau, à la géométrie et à la taille des éprouvettes pour lesquels elle a été déterminée.
Cette méthodologie expérimentale nécessite donc un grand nombre d’éprouvettes pour
déterminer le paramètre J dans différentes configurations de chargement. Rice a montré qu’il
était possible de déterminer l’intégrale J dans certains cas, à partir d’un seul enregistrement de
la variation de la force F avec le déplacement. Il utilise pour cela l’analyse dimensionnelle en

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

mécanique de la rupture.

I.11- Rupture contrôlée par l’intégrale J


I.11.1- Fissure stationnaire

La figure (I.16) illustre l’effet de la plasticité sur la distribution des contraintes à


l’extrémité d’une fissure. Pour la commodité de la présentation, on utilise une échelle Log-
Log et on norme la distance à l’extrémité de la fissure par une dimension caractéristique L.L
correspondent à une dimension de la structure comme par exemple la longueur du ligament
non fissuré. Cette même figure illustre un exemple de conditions élasto-plastiques où la zone
dominée par le FIC K a disparu alors que le paramètre J est encore applicable. A mesure que la
zone plastifiée se développe par rapport à la dimension caractéristique, la zone dominée par le
FIC K est envahie par la plastification et disparaît ensuite complètement. J comme le CTOD
sont des critères de rupture valables tant que la plastification demeure.

Figure I.16 : Effet de la plasticité sur les champs de contraintes en fond de fissure [17].

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Chapitre I Introduction à la mécanique de la rupture

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