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Siddhārtha Gautama dit Shākyamuni ou le Bouddha « l¶Éveillé », est un chef spirituel qui vécut au
VIe av. J.-C., fondateur historique d'une communauté de moines errant s qui donnera naissance au
bouddhisme.
Il naquit au Nepal. Il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans.
Tous les courants bouddhistes le considèrent comme le « bouddha pur et parfait » de notre ère,
qui non seulement a atteint l¶éveil, mais est capable de « mettre en branle la roue de la loi » et de
propager l¶enseignement bouddhiste dans le monde. Son enseignement se transmit oralement
pendant trois à quatre siècles avant d¶être couché dans les textes du canon pali.
Le titre de Bouddha lui a été accordé plus tard par ses disciples.

Des notions importantes de l' hindouisme se verront remaniées dans le bouddhisme, comme le
concept de réincarnation, de karma, les dhyanas, le statut de dieux comme Brahma.c
vmitābha (qui traduisent littéralement "Bouddha de Lumière Infinie" ) est un bouddha du
bouddhisme mahayana et vajrayana. Il règne sur la « Terre pure Occidentale de la Béatitude »,
monde merveilleux, pur, parfait, dépourvu du mal, de souffrance et d'ennuis, que le bouddha
historique Shakyamuni recommande aux êtres humains de notre monde et dont tous les autres
bouddhas font l'éloge.
Cette terre pure, lieu de refuge en dehors du cycle des transmigrations - ou l'équivalent du
nirvāņa selon certaines conceptions - est au centre des croyances et pratiques des écoles de la
Terre pure. Ce bouddha, qu'on appelle aussi le bouddha des bouddhas, est très populaire chez
les mahāyānistes, en particulier dans le monde chinois, en Corée, au Japon, au Tibet et au
Viêtnam.
Dans la statuaire, vmitābha est représenté comme le Bouddha Shakyamuni, mais avec les gestes
(mudrā) de la méditation ou de la transmission de la loi. c
c
Dans le Mahayana Sukhāvatīvyūhasūtra, ou sûtra de la Vie-Infinie , le bouddha Shakyamuni relate
l'histoire du bouddha vmitābha: Un roi se rendit auprès du bouddha Lokeśvararāja pour prendre
vœu de bodhisattva. Il résolut de devenir un bouddha régnant sur une terre pure où pourraient
entrer tous ceux qui l'invoqueraient. Il prononça 48 vœux ( A ).

vmitābha est considéré comme le créateur de la Terre pure occidentale de la Béatitude; les deux
grands bodhisattvas vvalokiteśvara et Mahasthamaprapta (Mahāsthāmaprāpta) sont ses deux
assistants : ils l'aident à y accueillir tous ceux de toutes l es directions qui ont rempli les
conditions d'y parvenir. C'est la raison pour laquelle ils sont appelés « les trois Saints de
l'Ouest » (ch: Xīfāng sānshèng ). Dans les monastères de la Terre pure ou sur les
effigies, ils sont présentés ensemble avec vmitābha au milieu, vvalokiteśvara à sa gauche et
Mahāsthāmaprāpta à sa droite. Dans le bouddhisme populaire et la religion chinoise, vmitābha
(vmituofo) et vvalokiteśvara ( Guanyin) ont souvent la même fonction : ils ont tous deux promis
de ne pas entrer au nirvana tant que tous les êtres n¶y seraient pas. Y avoir foi, le vouloir et
réciter constamment leur nom sont les trois conditions nécessaires pour entrer dans ce domaine
du bonheur infini. c
c
Les instructions sur la pratique du Bouddha vmitābha furent introduite au Tibet au viiie siècle par
le grand maître érudit indien Padmasambhava.c
c
Le Panchen Lama, l¶un des maîtres principaux, après le Dalaï Lama, de l¶école des Gelugpa du
bouddhisme tibétain est considéré comme étant une des émanations d¶vmitābha.
Le vajrayāna est une forme de bouddhisme, nommée aussi bouddhisme tantrique , dont la
compréhension nécessite celles du mahāyāna et du bouddhisme originel. Il contient des
éléments qui l'apparentent à l' hindouisme et particulièrement au shivaïsme cachemirien. vu
Tibet, le vajrayāna et le bön, religion locale, se sont eux aussi influencés réciproquement.
Il apparait parallèlement à l¶hindouisme tantrique. Les premiers textes datent du ive siècle. Il était
déjà bien développé aux alentours du viie siècle au nord de l'Inde, particulièrement dans les états
d'Orissa et du Bihar.
l est surtout pratiqué de nos jours dans la région himalayenne ( Tibet, Népal, Sikkim, Bhoutan,
confins ouest et nord de la Chine et nord de l¶Inde). C'est la forme de bouddhisme qui caractérise
le plus le bouddhisme tibétain. On le trouve aussi en Mongolie et dans quelques régions de la
Fédération de Russie (Oblasts d¶vmour et de Tchita, Républiques de Touva, de Bouriatie et de
Kalmoukie, Krai de Khabarovsk), ainsi qu¶au Japon ( Shingon et Tendai). Il serait la forme de
Bouddhisme le plus souvent choisie par les non -vsiatiques, devant le Zen. Bien que différent
d'origine, le Bonpo tibétain est presque à tous égards un vajrayāna non -bouddhiste.
Selon les Tibétains, le Vajrayāna a été enseigné par le Bouddha Sakyamuni qui a donné trois
types d'instructions spirituelles visant à libèrer les êtres sensibles de la souffrance et à les
conduire à la plus haute perfection de l¶esprit : l¶Eveil. Cette action est habituellement connue
sous l¶expression "tourner la Roue du Dharma". L'Enseignement du "Premier Tour de la Roue du
Dharma", les "Quatre Nobles Vérités", donné au Parc des Daims à Sarnath, est le cœur du
Hinayana. L'Enseignement du "Deuxième Tour de la Roue du Dharma" donné au Pic des
Vautours à Rajagriha (actuelle Rajgir), avait trait à la "Perfection de la Sagesse" (Sanskrit
Prajnaparamita) décrivant la véritable nature de la réalité sans existence autonome, la vacuité
(shunyata), dans le contexte du chemin d¶un bodhisattva ; c'est le cœur du mahāyāna. Pour
dissiper l'apparente contradiction entre les "Quatre Nobles Vérités" qui suggèrent que les
phénomènes ont une existence indépendante et la "Perfection de la Sagesse" qui démontre que
ces mêmes phénomènes ont une existence interdépendante, le Bouddha a tourné la Roue du
Dharma une troisième fois, donnant un nouvel éclaircissement de la voie vers l¶Eveil. Il distingue
notamment les enseignements sur la réalité ultime et relative, qui furent donnés par le Bouddha
en fonction de la capacité de compréhension de son auditoire. Cet Enseignement concerne la
nature de l¶esprit : loin d¶être pur néant, cette absence de réalité intrinsèque est dynamique,
lumineuse et sage, elle constitue la nature de Bouddha présente chez tous les êtres. vu-delà de
toute notion d¶existence et de non-existence, elle est l¶union de la sagesse et de la compassion.
L'Enseignement du "Troisième Tour de la Roue du D harma" relie les sutras et les tantras. La voie
de la Transformation des Tantras préconise l¶emploi de méthodes méditatives et yogiques. La
pratique du Vajrayāna nécessite d'avoir reçu des instructions d'un Lama, car des visions
erronées peuvent se développer.
La particularité principale du Vajrayana est le recours aux Tantras ou autres méthodes de
méditation yogiques comme le Dzogchen (Mahasandhi, Mahasamadhi ou atiyoga), su rtout
pratiqué par le nyingmapa et le bön, ou le Mahamudra (Chagchen) des courants Kagyüpa et
Shingon.
Ces techniques sont typiquement transmises de maître à disciple. Elles sont en effet considérées
comme puissantes, donc dangereuses si elles sont pratiquées de manière inadéquate, et il
appartient au maitre d¶apprécier ce qui doit être enseigné et à quel moment. Les Tantras sont
présentés comme relevant d¶un niveau supérieur (troisième roue) aux Soutras Hinayana
(première roue) et Mahayana (deuxième roue). Ils auraient été enseignés par le Bouddha
historique, mais tenus secrets.
a pratique tantrique la plus générale est l¶identification à une déité (être éveillé), censée
développer plus rapidement la « Nature de Bouddha » présente en chacun grâce à la perception
directe de la béatitude divine libre d¶attachements. Cette déité choi sie comme support de
méditation se nomme yidam en tibétain et ishtadevata en sanscrit. L¶identification se fait par le
biais de sa visualisation et de celle de son environnement, aidée de supports graphiques ( yantras
et mandalas), de l¶accomplissement de gestes rituels ( Mudrâ) avec des accessoires symboliques,
et de la récitations de mantras. Une onction (abeisheka) préalable du maître confère au disciple le
pouvoir d¶entreprendre efficacement cet exerc ice.
Cette pratique se nomme dans le Shingon Sanmitsu, les « Trois mystères » (ou les trois moyens
mystérieux) : celui du corps (mudras), celui de la parole (tantras) et celui de l¶esprit
(visualisation), qui doivent être parfaitement joints dans la médita tion. La plupart des mandalas
japonais appartiennent à l¶une des deux catégories taïzôkaï et kongôkaï
La transmission Vajrayana requiert une cérémonie d¶initiation qui est à la fois une autorisation
formelle et un transfert « réel » de qualités subtiles conférés au disciple. Elle est réalisée par un
Lama ayant l'autorisation de transmettre l'initiation à ses disciples. Le Dalaï lama a effectué des
initiations Kalachakra à des centaines de milliers de personnes.
Dans le Vajrayana tibétain, les ornements d¶autel les plus courants sont des bols d¶eau, des
lampes à graisse (traditionnellement du beurre de yack), des lampes en forme de lotus, de
l¶encens, des tormas (cônes de farine d¶orge et de beurre d¶origine bön). Les rituels font appel au
Vajra (Dorjé en tibétain), foudre ou diamant, qui symbolise la compassion et la méthode, au
ghanta (dril bu en tib.), cloche, qui représente la sagesse, au tambour damaru, et au phurpa,
dague rituelle, qui pourfend les obstacles.
Le bouddhisme mahāyāna apparaît vers le début de l¶ère commune dans le Nord de l¶Inde et dans
l'Empire kouchan, d¶où il se répand rapidement au Tarim et en Chine, avant de se diffuser dans le
reste de l¶Extrême-Orient. Le Vajrayāna, sa forme tantrique, apparaît en Inde avant le ive siècle,
pénètre au Tibet entre le viie siècle et le viiie siècle, puis en Mongolie, et, via la Chine où il laisse
peu d'influences, en Corée et au Japon à partir du VIIIe siècle.
Tibetan Buddhism comprises the teachings of the three vehicles of Buddhism: the Foundational
Vehicle, Mahāyāna, and Vajrayāna.

The Mahāyāna goal of spiritual development is to achieve the enlightenment of Buddhahood in


order to most efficiently help all other sentient beings attain this state. [4] The motivation in it is
the bodhicitta mind of enlightenment ² an altruistic intention to become enlightened for the sake
of all sentient beings. [5] Bodhisattvas are revered beings who have conceived the will and vow to
dedicate their lives with bodhicitta for the sake of all beings. Tibetan Budd hism teaches methods
for achieving Buddahood more quickly by including the Vajrayāna path in Mahāyāna. [6]
Buddhahood is defined as a state free of the obstructions to liberation as well as those to
omniscience. [7] When, in Buddhahood, one is freed from all mental obscurations, [8] one is said to
attain a state of continuous bliss mixed with a simultaneous cognition of emptiness, [9] the true
nature of reality. [10] In this state, all limitations on one's ability to help other living beings are
removed. [11]
It is said that there are countless beings who have attained Buddhahood. [12] Buddhas
spontaneously, naturally and continuously perform activities to benefit all sentient beings. [13]
However it is believed that sentient beings' karmas limit the ability of the Buddhas to help them.
Thus, although Buddhas possess no limitation from their side on their ability to help others,
sentient beings continue to experience suffering as a result of the limitations of their own former
negative actions. [14]
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Succession des Bouddhas. cc
Le Bouddha Sâkyamouni ayant paru à un certain moment de la durée
et disparu à un autre moment peu éloigné du précédent, le monde a
dû être privé de l'enseignement bouddhique pendant une série
indéfinie de siècles, et cet enseignement ne peut se maintenir que si
l'influence de Sâkyamouni, l'unique Bouddha, persiste indéfiniment
dans son intégrité et dans sa puissance. Or cette double condition est
en contradiction flagrante avec les idées bien connues des
bouddhistes sur l'impermanence absolue de toutes choses et sur
l'évolution perpétuelle qui ramène toujours les mêmes vicissitudes. Il
était pour ainsi dire fatal que les bouddhistes imaginassent une suite
ininterrompue de Bouddhas, et c'est ce qui n'a pas manqué d'arriver.
On a assigné à Sâkyamouni une période de 5000 ans au terme de
laquelle doit apparaître un nouveau Bouddha dont on sait le nom,
Maitreya, et dont on reproduit même déjà l'image. Mais, si le Bouddha
actuel, « notre Bhagavat » (comme on l'appelle), Sâkyamouni /
Gautama, doit avoir un successeur, il faut bien qu'il ait eu un
prédécesseur; il en a eu un, en effet, le Bouddha Kâsyapa. Mais
Kâsyapa lui-même a eu un prédécesseur comme Maitreya aura un
successeur. Il y a ainsi une série de Bouddhas passés et futurs au
milieu desquels se trouve Sâkyamouni comme un simple chaînon. On
dit bien que l'apparition de Sâkyamouni a été une chose nouvelle,
inouïe; que, d'une manière générale, l'apparition d'un Bouddha est
une chose très rare; mais cela doit être pris dans un sens relatif. En
fait, les Bouddhas sont d'une extrême rareté; en théorie le monde
n'en est jamais privé, en ce sens que chaque Bouddha a une période
plus ou moins longue, mais comprenant toujours plusieurs milliers
d'années, pendant laquelle son influence persiste, puis décline
comme toute chose en ce monde, pour faire place à celle d'un
Bouddha nouveau. Un des livres de la collection du Sud, le
u  raconte sommairement l'histoire de vingt-cinq
Bouddhas dont le premier est Dîpankara et le dernier Gautama /
Sâkyamouni, le Bouddha actuel. Il y a eu des Bouddhas avant
Dîpankara; mais il commence une série spéciale, parce que c'est de
lui que le Bouddha actuel, Sâkyamouni, alors simple Brahmane, reçut
la promesse d'être un jour un Bouddha et, par conséquent, la dignité
de Bodhisattva. Outre Dîpankara, les prédécesseurs les plus
rapprochés de Sâkyamonni, Kâsyapa déjà cité, Kanakamouni,
Krakoutsanda, Visvabhou, Sikhi et Vipasyî sont ceux dont il est le plus
souvent question. Les bouddhistes du Nord ont beaucoup plus que
ceux du Sud donné carrière à leur imagination pour la multiplication
des Bouddhas; ils en connaissent trois mille répartis en trois âges ou
périodes : l'âge passé qui en compte mille, l'âge futur qui en compte
aussi mille, l'âge présent qui en compte mille également. L'âge
présent est celui qui nous touche le plus; on l'appelle « l'âge heureux
» (u
 ), et un livre tibétain qui porte ce titre énumère les
mille Bouddhas de cette période en donnantcc
sur chacun d'eux des renseignements dont la nature sera expliquée
ci-après. Dans cette énumération, Sâkyamouni vient au quatrième
rang après Krakutsanda, Kanakamouni et Kâsyapa; Maitreya qui le
suit fait le cinquième. Ils forment ensemble ce qu'on appelle
quelquefois les cinq Bouddhas. On voit que nous ne sommes encore
qu'au début de « l'âge heureux » et qu'il a encore devant Iui un long
avenir.c
Uerfections des Bouddhas. c7=ette immense variété de Bouddhas
aboutit, en fin de compte, à une fatigante et monotone uniformité.
Tous les Bouddhas se ressemblent; ils donnent le même
enseignement et passent par les mêmes péripéties d'existence. La
personne et la vie de Sâkyamouni sont un type sur lequel se
modèlent la personne et la vie de tout Bouddha. En ce qui touche la
personne, chacun possède trente-deux signes principaux et quatre-
vingts secondaires. Trois au moins des premiers méritent ici une
mention spéciale : l'excroissance qui est au sommet de la tête
(   ); la touffe de poils blancs placée entre les deux yeux
( ); la roue ( ) empreinte sur la plante des pieds. Mais ces
cent douze signes ne sont pas spéciaux aux Bouddhas; ils
appartiennent aussi aux rois tchakavartins. =e qui n'appartient qu'aux
Bouddhas ce sont les perfections morales, telles que les 10 forces,
les 4 intrépidités, les 4 bases de la puissance surnaturelle, etc. Nous
ne pouvons y insister; mais nous devons dire quelques mots sur cette
puissance surnaturelle, dont nous avons, du reste, eu l'occasion de
citer quelques manifestations. La puissance surnaturelle ()
consiste dans le pouvoir de connaître la pensée d'autrui, de se
mouvoir à travers les airs, de changer soi-même de forme et d'en faire
changer les autres. Il y faut rattacher le don de prédiction et le rire.
=hose bien grave que le rire d'un Bouddha! ='est l'avant-coureur
d'une révélation qu'il va faire. Au moment où il rit, des rayons de
toutes couleurs sortent de sa bouche, parcourent le ciel, la terre et les
enfers en y produisant des effets merveilleux, et rentrent dans la
personne du Bouddha par telle on telle partie de son corps, selon la
nature de la déclaration : par le dos si c'est une révélation du passé,
par la poitrine si c'est une révélation de l'avenir, par la plante des
pieds, si c'est la prédiction d'une renaissance dans les enfers, par
l'ouchnichasi c'est la prédiction de la Bodhi parfaite, etc.c

ö isodes de la vie d'un Bouddha. c7 uant à l'histoire des


Bouddhas, elle se déroule suivant un ordre de faits connu, fixé
d'avance. La vie de Sâkyamouni a été découpée en un certain
nombre d'actes (les uns en comptent douze, les autres huit) qui se
reproduisent dans la vie de tout Bouddha; ce sont :c
1° La descente d'un des étages du ciel; 2° l'entrée dans le sein d'une mère; 3° la
naissance; 4° l'excellence dans les arts; 5° le mariage et la vie en famille; 6° la
rencontre d'un vieillard, d'un malade, d'un mort et d'un religieux; (autrement dit les
quatre rencontres); 7° la sortie de la maison; 8° les mortifications; 9° la défaite de
Mâra et l'acquisition de la Bodhi (quelquefois séparé es); 10° la rotation de la roue de
la loi (c.-à-d. la prédication de la doctrine); 11° le Nirvana; 12° le partage des reliques.c
II peut y avoir des variantes dans la classification. =eux qui ne
comptent que huit actes suppriment les numéros 2, 4, 5, 12.c
Kes quinze articularités.c7Outre ces douze actes qui forment la
trame de la vie d'un Bouddha, on donne sur chacun d'eux certains
renseignements rangés sous quinze chefs distincts. Le Soûtra tibétain
sur « l'âge heureux » les énumère pour les 1000 Bouddhas de cette
période fortunée. =e sont-:c
1 Le nom. cc
2 Le lieu de la naissance. cc
3 La caste. cc
4 La longueur des rayons lumineux. cc
5 Le père, cc
6 La mère. cc
7 Le fils.cc
8 Le confident ou lieutenant. cc
9 Le disciple le plus savant. cc
10 Le disciple le plus habile. cc
11 Nombre des disciples. cc
12 Durée de la vie. cc
13 Durée de la période d'influence. cc
14 Les reliques. cc
15 Le ou les monuments funéraires. c
Uour rendre les choses plus claires, nous donnons en un tableau les
indications relatives pour ces quinze points à Sâkyamouni, à son
prédécesseur (Kâsyapa) et à son successeur (Maitreya) :cc
-c
1 Kâsyapa. cc Sâkyamouni. cc Maitreya. cc
2 Tchetana. cc Kapilavastou. cc Radjakoulanagara. cc
3 Brâhmane. cc Kchatrya. cc Brâhmane. cc
4 500 brasses. cc 1 brasse. cc 4,000 brasses. cc
5 Brahmadatta. cc Souddhodana. cc Brahmabhadra. cc
6 Dhanapati. cc Mâyâdevî. cc Brahmapati. cc
7 Sarthavâha. cc Râhoula. cc Uounyabala. cc
8 Amitra.cc Ananda. cc Sâgara.cc
9 Bharadhvadja. cc Sâripoutra. cc Djnyânâsti. cc
10 Tichya. cc Maudgalyâyana. cc Oudyoga.cc
11 20.000 cc 1250.cc 960.000.000. cc
12 20.000 ans. cc 100 ans. cc 84.000 ans. cc
13 70.000 ans. cc 5.000 ans. cc 80.000 ans. cc
14 Une seule masse globulaire. ccUn grand nombre de portions. ccUne seule masse globulai
15 Un seul tchaitya. c Ulusieurs tchaitvas. c Un seul tchaitya. c
Les noms propres relatifs à Kâsyapa et Maitreya ayant été restitués
en sanscrit d'après le tibétain, nous n'en garantissons pas la parfaite
exactitude; mais cela n'a pas d'importance, dans le cas présent, et
n'ôte rien au caractère instructif de ce tableau où l'on doit remarquer
surtout la différence des chiffres attribués à Sâkyamouni et de ceux
qui se rapportent à son prédécesseur et à son successeur. Ne
semble-t-elle pas indiquer que Sâkyamouni est un personnage réel et
que les autres sont imaginaires? En voyant par ce tableau et par ce
qui a été expliqué la ressemblance qui existe entre tous ces
Bouddhas faits sur le même patron, on comprend la qualification de
Tathâgata très souvent donnée au Bouddha ou du moins
l'interprétation qui attribue à ce terme le sens de venu () ou allé
() comme () les autres Bouddhas.c

Bouddhas de la contem lation. c7=e ne fut pas assez pour les


bouddhistes d'avoir ajouté au Bouddha historique une multitude de
Bouddhas imaginaires; ils ont créé, en outre, des Bouddhas encore
plus éloignés de la réalité, qu'ils appellent Dhyâni-bouddhâs
(Bouddhas de la contemplation) et qu'ils opposent ou substituent aux
Bouddhas réels ou « humains » (Manouchya-buddhas), ceux mêmes
dont il vient d'être question. Nous parlerons ailleurs de ces Dhyâni-
Bouddas ( Bouddhisme) et nous terminerons ce que nous avons à
dire des Bouddhas par quelques explications sur les statues et les
images qu'on en a faites.c

ëmages des Bouddhas. c7La représentation figurée de Sâkyamouni /


Gautama a joué un très grand rôle dans la propagation du
bouddhisme. Il est représenté tantôt debout, tantôt assis. La position
debout indique la prédication; c'est la plus rare; la position assise, de
beaucoup la plus fréquente, indique la méditation. Le Bouddha est
généralement assis sur un trône divisé en deux parties superposées,
dont chacune est garnie de feuilles, sans doute pour rappeler le tapis
de gazon de Bodhimanda. Une auréole entoure soit la tête, soit tout le
corps; souvent même il y en a deux; l'une entourant le corps, l'autre
plus petite enchevêtrée dans la première, entourant la tête.
L'ornementation soit du trône soit de l'auréole, soit du Bouddha, est
plus ou moins chargée; quelquefois le contour de l'auréole a la forme
de flammes qui se dressent comme des dards. Le Bouddha assis a
toujours les jambes croisées; seule la position des mains diffère
comme nous l'expliquerons. L'    (au sommet de la tête) et
l'  (entre les deux yeux) sont toujours indiqués; le   (sur la
plante des pieds), l'est généralement; la longueur des oreilles est
aussi un trait caractéristique peu facile à expliquer, car il ne figure pas
dans l'énumération des signes. Le visage calme, placide et doux,
toujours imberbe, a un type indien plus ou moins accusé selon le pays
où a été réalisée la représentation (le nez aquilin est ainsi remplacé
parfois par un nez camus). De plus, la multiplicité des Bouddhas a
nécessité certaines particularités dans l'imagerie bouddhique.c7-c

cc
c
Bouddha sur le nâga (art khmer).
Sans doute, on ne peut songer à représenter les 3000 Bouddhas;
mais il en est quelques-uns qui méritent qu'on reproduise leurs traits,
et plus spécialement Dipankara, qui a prédit la Bodhi au futur
Sâkyamouni, et Maitreya, le Bouddha attendu. Uarmi les artifices
auxquels on a eu recours pour différencier ces personnages sans trop
s'écarter du type, qui, pour les images comme pour tout le reste,
soumet les Bouddhas à une règle commune, la position des bras et
des mains est un des plus importants. Sâkyamouni est représenté le
bras droit tendu et pendant, le bras gauche plié, la main reposant sur
les jambes et tenant le vase à aumônes (le ). Maîtreya au
contraire est représenté les bras en avant, jouant avec ses doigts,
comme s'il comptait ou donnait une explication. Dans les
représentations par le dessin ou la peinture, Sâkyamouni n'est
presque jamais isolé : il est ordinairement en face de Dipankara ou de
Maitreya ou de son fils Râhoula, ou bien placé entre deux
personnages qui sont soit ses deux principaux disciples, Soit l'un
d'eux et son fils ou Maitreya. c7-c

cc
vrt de Gandhara. - Bouddha, les jambescc
croisées, dans l'attitude de la méditation;cc
une auréole encadre la tête. K'ins iration est cc
indienne; le traitement est grec. c
Qualifications des Bouddhas.c7Nous avons cité chemin faisant
quelques équivalents du mot Bouddha; nous les réunissons avec
plusieurs autres en terminant cet exposé. Uarmi les diverses
qualifications données au Bouddha, les plus remarquables et les plus
fréquentes sont les suivantes : Arhat (digne), terme qui a pris un sens
spécial; Djina (victorieux); Tathâgata, rendu en chinois par Jou-lay
(venu ou parti comme les autres Bouddhas); mais cette inteprétation,
généralement admise, ne paraît pas exacte; Tathâgata signifierait «
un être comme les autres »; Sougata (bienvenu), Bhagavat
(bienheureux ou triomphateur), appellation très usitée, mais que les
Brahmanistes donnent aussi à Vishnu et même à Shiva. Bien que ces
divers noms puissent remplacer et remplacent en effet le mot
Bouddha, ils lui sont souvent adjoints. Ainsi l'on dit fréquemment :
Bhagavat-Bouddha, Tathâgata-Bouddha. De toutes ces qualifications,
celle de Bouddha paraît encore la plus expressive et la plus exacte; et
la propriété de ce terme est encore mieux accusée par son rapport
étroit avec le mot Bodhi, qui désigne la science des Bouddhas. Aussi
ce nom a-t-il passé chez la plupart des peuples bouddhistes : le
Bourkhan des Mongols, le Fo (pour Fo-to) des =hinois, le Boudou des
Singhalais, le Boudso des Japonais ne sont que des reproductions
plus ou moins fidèles du mot Bouddha. En général ce mot, employé
seul, désigne le Bouddha par excellence Sâkyamouni, qui,
néanmoins, est souvent appelé de son nom bouddhique Sâkyamouni,
au moins dans le Nord, et ordinairement dans le Midi, de son nom
patronymique Gautama, accompagné du qualificatif Samana (ascète);
d'où vient le Somana-Khodom des Thaïlandais. La réunion des deux
noms Sâkyamouni-Gautama ou Gautama-Sâkyamouni, qui semblerait
devoir être fréquente, ne l'est pas; mais elle se rencontre.c
Bouddha vivant.c7Traduction du terme chinois Ho-fo, par lequel on
désigne les bonzes (en général des supérieurs de couvent), dont le
retour à la vie est toujours constaté deux ou trois ans après leur mort.
=es personnages sont ceux que l'on a appellés K (Lamas
Renés) et auxquels les Mongols donnent la qualification de

   (transformés). On compte 150 à 200 de ces Bouddhas


vivants dans les couvents du Tibet, de la Mongolie et de la =hine. Le
fameux Dalaï Lama n'est pas autre chose que l'un d'entre eux, le plus
éminent et le plus célèbre. =es personnages ne sont pas
véritablement des Bouddhas; ils ne peuvent même pas en être.
Ureuve en soit la circonstance caractéristique de leur retour à la vie,
l'exemption de ce retour à la vie étant précisément le privilège des
vrais Bouddhas. En réalité, ce sont des Bodhisattvas, et ce titre est
bien le seul qui leur convienne. Mais ils sont appelés à être des
Bouddhas, et on leur donne par anticipation cette qualification, dont
l'application à leur situation présente est en réalité très impropre. (L.
Feer).

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