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INERIS DVM-11-121612-08005A – HPa

MMAAIITTRRIISSEE OOPPEERRAATTIIOONNNNEELLLLEE AAEESS

Les exigences des référentiels en matière de maîtrise opérationnelle sont, au sein de ce guide, traitées d’une part en ce qui concerne les opérations associées aux AES/risques SST dans la présente fiche et d’autre part pour les achats de biens et services dans la fiche n°11.

1. Exigences des référentiels

Environnement

SST

ISO 14001 4.4.6 : Maîtrise opérationnelle EMAS Annexe II.-A.4.6 : Maîtrise opérationnelle
ISO 14001
4.4.6 :
Maîtrise opérationnelle
EMAS
Annexe II.-A.4.6 :
Maîtrise opérationnelle
OHSAS 18001 4.4.6 : Maîtrise opérationnelle
OHSAS 18001
4.4.6 :
Maîtrise opérationnelle

Correspondance avec

ILO OSH 2001 3.10 Prévention des dangers 3.10.1. Mesures de prévention et de maîtrise
ILO OSH 2001
3.10
Prévention des dangers
3.10.1.
Mesures de prévention et de maîtrise

2. Introduction et points particuliers

Les activités doivent être maîtrisées au quotidien (c’est-à-dire exploitation, maintenance…) en vue de prévenir et/ou limiter les dommages et impacts. Pour cela, ce paragraphe s’attache à l’écriture des procédures nécessaires pour y parvenir, complétant ainsi les dispositions prises dans le cadre des autres exigences des référentiels : compétence, sensibilisation, surveillance… Comme pour ces différents éléments, les référentiels demandent à ce que l’organisme s’intéresse prioritairement aux aspects environnementaux significatifs (AES) en environnement, aux risques insuffisamment maîtrisés en SST, c’est à dire aux risques SST/E les plus importants [Renvoi Fiche 2]. Cette étape peut se révéler « consommatrice de papier » si elle n’est pas abordée avec comme postulat de départ posé par les référentiels : « Ecrire seulement ce qui est nécessaire ! ». Les procédures, modes opératoires, consignes, etc., ne sont requis que dans la mesure où leur absence serait préjudiciable. Autrement dit, on peut très bien répondre à cette exigence des référentiels sans écrire de procédure ! La maîtrise des activités, comme dit précédemment, passe également par la compétence, l’évolution des postes de travail, des installations… Les versions en vigueur des référentiels n’exigent plus de procédures documentées, sauf dans ce chapitre. Et pour cause, puisque l’organisme pourra ne documenter que les procédures qui pour lui seraient pas ou mal appliquées sans cela.

La maîtrise opérationnelle doit en particulier être mise en œuvre dans le cadre de la gestion des modifications, travaux neufs, nouveaux projets… Ces aspects font l'objet de la fiche n°18. Les interventions des prestataires doivent également être prises en compte en matière de maîtrise opérationnelle. Ces interventions sont couvertes par la fiche n°11.

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Fiche conseil n°10 – Maîtrise opérationnelle – AES/Risques SST

3. Vue synthétique des actions à réaliser

Description des activités AES

Risques SST

à réaliser Description des activités AES Risques SST Identifier les activités associées aux AES et/ou risques

Identifier les activités associées aux AES et/ou risques SST

Procédures, consignes, modes opératoires existants Planification existante de la maintenance

Autres dispositions de maîtrise existantes (compétence…)

Autres dispositions de maîtrise existantes (compétence…) Activités associées aux AES Activités associées aux

Activités associées aux AES Activités associées aux risques SST

associées aux AES Activités associées aux risques SST Inventorier les moyens existants de maîtrise

Inventorier les moyens existants de maîtrise opérationnelle associés à ces activités

Politique, objectifs Exigences légales et autres exigences

Bonnes pratiques

Exigences légales et autres exigences Bonnes pratiques Eléments de maîtrise opérationnelle existants associés

Eléments de maîtrise opérationnelle existants associés aux activités visées

opérationnelle existants associés aux activités visées Compléter et mettre en application les moyens nécessaires

Compléter et mettre en application les moyens nécessaires à la maîtrise opérationnelle

les moyens nécessaires à la maîtrise opérationnelle Eléments de maîtrise opérationnelle nouveaux ou

Eléments de maîtrise opérationnelle nouveaux ou modifiés

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Fiche conseil n°10 – Maîtrise opérationnelle – AES/Risques SST

4. 4.

Actions à mettre en œuvre

IDENTIFIER LES TACHES ASSOCIEES AUX IES ET/OU RISQUES SST

La première étape consiste à identifier les activités, tâches, opérations, etc, à l’origine des AES ou risques SST identifiés. C’est bien sûr en s’intéressant à ces activités qu’il sera possible d’agir sur leurs conséquences SSE.

Selon la méthodologie retenue, ce travail d’identification a pu déjà être réalisé lors de l’évaluation des risques [Renvoi Fiche 2]. En effet, si l’évaluation a porté sur les triplets (activité, aspect, impact) et (activité, situation dangereuse, dommage), alors l’organisme connaît déjà les activités concernées.

Dans le cas où l’évaluation est plus globale (par aspect/impact ou situation dangereuse/dommage), il convient de formaliser cette recherche des activités à l’origine de ces aspects et situations dangereuses (voir exemple, tableau ci-après). Cette tâche, également nécessaire à l’identification des compétences et paramètres à surveiller, peut naturellement être réalisée simultanément.

Par ailleurs, il convient bien évidemment d’identifier les activités pour lesquelles la réglementation exige la mise en place de procédures ou consignes (ex : procédure de conduite des installations) [Renvoi Fiches n°3 et n°9-§5 Compléments : exemples de consignes et procédures exigées par la réglementation SST et environnement].

LLIISSTTEE DDEESS AAEESS//IIEESS

DDOOCCUUMMEENNTT UUNNIIQQUUEE

IDENTIFIER LES MOYENS EXISTANTS DE MAITRISE DES AES / RISQUES SST

Pour chaque opération précédemment identifiée, il convient de faire un état des éléments existants permettant d'assurer que la tâche est réalisée correctement, c’est-à-dire, au sens SSE, que les activités sont réalisées de manière à prévenir ou limiter les conséquences réelles ou potentielles sur l’Homme et l’environnement. En effet, cet « inventaire » des éléments en question permettra de mieux évaluer la nécessité d’établir de nouvelles dispositions organisationnelles, les procédures n’étant ici qu’un moyen parmi d’autres pour assurer la maîtrise des activités. Ces éléments sont :

 

- La définition des responsabilités : quelles sont la ou les fonctions/ équipes/ personnels en charge de cette tâche ? [Renvoi Fiche n°5],

- Le niveau de compétences exigé et effectif pour les personnes en charge des opérations [Renvoi Fiche n°6],

- Les procédures, consignes… écrites ou orales préalablement existantes,

- La surveillance exercée concernant l’activité ainsi que les différentes mesures réalisées [Renvoi Fiche n°13],

- Les dispositions matérielles existantes pour prévenir les dommages et impacts (protection collective, dispositif de traitement…),

- Les outils de planification des tâches permettant de définir qui fait quoi, à quelle date, notamment en ce qui concerne les opérations périodiques telles que la maintenance préventive : tableaux de bord, plannings, GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur).

Il est également important de préciser si certaines des activités identifiées sont sous-traitées, la maîtrise des activités étant alors à aborder de manière différente.

Qui procéde à cette identification ?

Il y a naturellement plusieurs possibilités, de l’identification par le responsable SSE seul à des démarches plus participatives ou chaque service ou équipe est impliqué ou prend en charge cette étape. Il est bien certain que si les personnels sont impliqués en amont pour l’identification des activités associées aux AES et risques SST puis dans l’identification et l’établissement des compléments nécessaires en matière de maîtrise opérationnelle (voir point 3), alors d’une part, cela participe à leur sensibilisation, et d’autre part, il y a de fortes chances que les dispositions définies soient plus facilement respectées !

Comment formaliser cette identification ?

Il est possible d'établir un tableau résumant l'ensemble des éléments de maîtrise opérationnelle pour chaque activité identifiée à l’étape 1. Ce type de tableau présente l’avantage de constituer un très bon outil de travail pour la mise en place des dispositions nécessaires, car il donne une vision immédiate de l’ensemble des dispositions existantes.

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Fiche conseil n°10 – Maîtrise opérationnelle – AES/Risques SST

   

Fonctions /

     

services /

Compétences requises vis à vis de l'environnement et/ou de la SST*

 

AES /

équipes

Procédures /

Risque SST

Taches associées

concernés

Outils

Surveillance

Emissions de

Démarrage des

Chef de quart

Connaissance des seuils réglementaires

 

PRO 056

Logiciel de

gaz de

installations

surveillance des

combustion

 

rejets

Entretien des

Prestataire X

Chauffagiste

Contrat CX98-2 Plan de prévention

GMAO

brûleurs

(déclenchement

 

entretien)

Production

Vidanges des

Technicien de

Connaissance des règles de gestion des déchets liquides

Affichage au niveau des zones de stockages

Point d'attention lors des rondes

d'huiles usées

équipements

maintenance

Gestion des

Responsable

Maîtrise des règles de gestion des DIS Maîtrise de la réglementation déchets (nomenclature, BSDD transport matière dangereuses

)

et

PRO 89

Check-list contrôle enlèvement Suivi des bons d'enlèvement

enlèvements

déchets

Risques liés à la manutention manuelle

Réception des

Magasinier

Connaissance gestes et postures à adopter

/

/

matières premières

Risques liés à l'utilisation des produits chimiques

Manipulation en

Technicien de

Connaissance des règles de gestion des produits chimiques au laboratoire

Affichage des

Point d'attention lors des visites encadrement

laboratoires

laboratoire

dangers

Emplacement de

 

stockage spécifique

 
 

/ produit

Réception

Magasinier

Connaissance des risques chimiques et des précautions associées

 

CO 005 FDS simplifiée pour les opérateurs

CO 006

stockage

* Bien évidemment, la connaissance et l'expérience "métier" (ex : chef de quart) sont des pré-requis qui n'apparaissent pas dans ce tableau.

DEFINIR OU COMPLETER LES MOYENS NECESSAIRES A LA MAITRISE OPERATIONNELLE

L'organisme doit alors se déterminer sur la nécessité ou non de compléter les éléments existants. Là encore, il ne s’agit pas uniquement de se poser simplement la question : « Dois-je écrire une procédure ? » mais bien : « Quels sont les éléments qui me permettront de garantir la maîtrise des risques en terme de procédures, compétence, surveillance, sensibilisation… ? ». Ces différents éléments peuvent être reportés dans le tableau précédent avec la mention à établir et planifier dans le cadre du système selon les modalités définies pour chacun des éléments (compétence, sensibilisation…).

Outre la nature et l’importance du risque lié à l’activité, la détermination de ce besoin éventuel repose en général sur les aspects suivants :

- La complexité de l'activité,

- Le fait que l'activité soit occasionnelle ou continue : une opération réalisée peu souvent est moins bien maîtrisée,

- Le statut du personnel qui occupe le poste (stagiaire, CDD, intérimaire) : attention aux opérations réalisées usuellement par des personnes compétentes, celles-ci pouvant ponctuellement être remplacées (surcharge, maladie, vacances…),

- L'évolution fréquente du poste de travail…

Pour ce qui concerne plus spécifiquement l’écriture des procédures, modes opératoires, instructions, consignes (l’organisme est bien sûr libre du vocabulaire), il est clair que plus l’activité est complexe, occasionnelle, avec une rotation importante du personnel, plus il devrait apparaître comme nécessaire d’établir des procédures documentées.

Il faut cependant garder en mémoire qu’un « dessin vaut mieux qu’un long discours ». Ainsi, par exemple pour ce qui concerne le tri des déchets, il est souvent plus judicieux de bien repérer sur les réceptacles (bennes, fûts…) le type de déchets qui peut y être déposé plutôt que de l’écrire dans une procédure (qui ne sera sans nul doute jamais lue). Par ailleurs, il faut tenir compte du niveau d’éducation du personnel et notamment de sa capacité à lire des documents d’une certaine complexité.

PPRROOCCEEDDUURREESS OOPPEERRAATTOOIIRREESS// MMOODDEESS OOPPEERRAATTOOIIRREESS// CCOONNSSIIGGNNEESS

A titre d’exemple, on peut citer quelques activités qui peuvent faire l’objet de procédures/ modes opératoires/ consignes documentées (mais pas obligatoirement) :

- Démarrage, arrêt de certains process ou installations ;

- Gestion de l’enlèvement des déchets par les prestataires (renseignement et suivi des BSDD, commande enlèvement…) ;

- Dépotage / empotage / reconditionnement / manipulation de produits chimiques ;

- Conduite des installations et du process (documents souvent existants dans lesquels sont introduits notamment les dangers liés à chaque opération et les moyens de prévention associés).

Qui rédige les documents de maîtrise opérationnelle ?

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Fiche conseil n°10 – Maîtrise opérationnelle – AES/Risques SST

Ces procédures opérationnelles doivent bien entendu être élaborées par ou avec les personnes qui sont amenées à réaliser les opérations concernées. Des groupes de travail peuvent être mis en œuvre.

Que contiennent les documents de maîtrise opérationnelle ?

Les procédures opérationnelles, modes opératoires, consignes sont des descriptifs d'opérations qui se doivent d'être facilement compréhensibles par les personnes qui seront amenées à les réaliser.

Les référentiels imposent que les procédures stipulent des critères opératoires. Cela signifie que, si nécessaire, des informations précises doivent définir dans quel cas on doit faire quelle action. Par exemple, "si T>28 °C, couper le rejet en actionnant la vanne V4".

Par ailleurs, aujourd’hui il est possible d’insérer des photos des équipements, des postures, etc., qui permettent d’illustrer très concrètement dans ces documents la conduite à tenir.

Mettre en œuvre les documents et dispositions de maîtrise opérationnelle

Afin de garantir la bonne application des documents élaborés, il convient tout d'abord d'assurer leur diffusion auprès des personnes concernées (affichage au poste de travail, mise à disposition au sein d'un classeur facilement accessible…).

De plus, il est également nécessaire d'accompagner la diffusion des documents et des autres dispositions prises en matière de maîtrise opérationnelle (affichage, règles orales…) d'une sensibilisation [Renvoi Fiche n°7], voire d'une formation [Renvoi Fiche n°6] des personnes concernées :

 

- Initialement, si les procédures introduisent des pratiques nouvelles,

- Par la suite, lors de l'embauche d'une personne.

PPRROOCCEEDDUURREE DD''AACCCCUUEEIILL DDEESS NNOOUUVVEEAAUUXX EEMMPPLLOOYYEESS

Les réunions d’équipe sont souvent un lieu privilégié pour présenter les nouvelles procédures et pratiques.

RREEUUNNIIOONNSS DDEEQQUUIIPPEE

Par expérience, il convient de ne pas négliger cette étape de longue haleine et consommatrice d’énergie avant que les pratiques définies ne fassent partie du quotidien des personnels.

Intégrer la dimension SSE dans les activités de maintenance

Il convient de faire un point spécifique sur les activités de maintenance que la maîtrise opérationnelle doit naturellement couvrir. Ces activités sont à l’origine d’aspects et de situations dangereuses bien particulières.

En matière de maintenance, on parle souvent de maintenance préventive (opérations déclenchées systématiquement selon planification pré-établie), de maintenance conditionnelle (opérations déclenchées après vérification de l’état de l’équipement par rapport à des critères et une planification pré-établis) et de maintenance corrective (opérations déclenchées lors du constat d’une dérive, d’un défaut, d’une défaillance…).

L’idée est d’intégrer au niveau de la maintenance préventive et de la maintenance conditionnelle, des opérations qui permettraient de prévenir ou limiter les impacts et dommages SSE (en particulier suite à l’analyse des risques et en tenant compte des obligations réglementaires) et jusque là réalisées en maintenance corrective.

Souvent l’organisme a déjà structuré ses activités de maintenance et va pouvoir s’appuyer sur les outils et méthodes mis en place. A titre d’exemple, on peut citer les plans ou gammes de maintenance précisant pour chaque équipement les opérations devant être réalisées, leur fréquence et bien sûr le descriptif des tâches à réaliser. Les organismes qui se sont dotés d’une GMAO (Gestion de la Maintenance Assistée par Ordinateur) ont déjà structuré ce pan d’activité.

Il s’agira donc ici de compléter les dispositions prises pour intégrer les problématiques SSE, comme par exemple :

 

- de prendre en considération des équipements spécifiques à la prévention des dommages et des impacts qui jusque là pouvaient être traités uniquement en maintenance corrective, par exemple : entretien des séparateurs d’hydrocarbures, des fosses septiques, des systèmes de filtration de l’air ambiant…

- de gérer via les outils de la maintenance la planification des contrôles périodiques réglementaires et/ ou volontaires, par exemple :

 

EPC, EPI, réservoirs, canalisations, flexibles, matériels de détection (ex : détecteurs incendie, gaz…), matériels de lutte contre l’incendie (extincteurs, RIA…), contrôles électriques, appareils à pression…

 

- de compléter les tâches de maintenance avec des opérations spécifiques visant à prévenir les impacts et dommages pendant l’intervention, en fonction notamment des résultats de l’évaluation des risques SSE [[Renvoi Fiche n°2], par exemple : gestion des déchets générés par les opérations, port des EPI, établissement d’un permis feu…

Pour ce dernier point, il est naturellement possible de procéder de la même manière que pour les autres activités en matière de définition de la maîtrise opérationnelle.

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Fiche conseil n°10 – Maîtrise opérationnelle – AES/Risques SST

5.

Compléments

Exemples de consignes et procédures imposées la réglementation

Renvoi Fiche n°10 – Système documentaire - §5.Compléments