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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

UV 104 Comptabilité
Série 1 : Le modèle comptabilité financière
Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Auteur : Didier CHADOURNE

L’enregistrement des flux économiques en comptabilité doit se faire en respectant un principe


fondamental : le principe de la partie double (1).
Ces enregistrements se font dans des comptes en respectant les consignes d’organisation et les
grands principes directeurs du droit comptable.

(1) Le métier de comptable existe depuis très longtemps ; les historiens de la comptabilité ont montré qu’il
s’exerçait déjà en Mésopotamie plus de 2000 ans avant Jésus Christ. Ce n’est cependant qu’à partir du 15ème
siècle que les premières techniques comptables s’affirment avec la publication en 1494, par Luca Pacioli
(moine fransiscain italien), du célèbre traité de comptabilité en partie double.

.
I L’enregistrement des flux économiques

1°) Le principe de la partie double


Selon le principe de la partie double, tout flux réel ou monétaire doit donner lieu à une inscription
dans au moins deux comptes :
• un compte dans lequel on inscrit en « ressource » l’origine de l’opération ;
• un compte dans lequel on inscrit en « emploi », la destination de l’opération.

Exemple :

Considérons un achat de marchandises à crédit pour 1 000 € :

Emplois Achats de marchandises Ressources Emplois Fournisseurs Ressources

1 000 1 000

Cette opération a pour origine (ressource) le crédit (délai de paiement) de 1 000 € que consent le
fournisseur. Pour quelle destination ? (pour quel emploi ?) Réponse : pour acheter 1 000 € de
marchandises.

Les autres exemples ci-après permettent de montrer que le principe de la partie double peut être
mis en œuvre avec toutes les opérations qui rythment la vie de l’entreprise :

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -1-


Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Sens de lecture

Exemples d’opérations Destination Origine


(Flux économiques) (Compte dans lequel (Compte dans lequel
l’opération est inscrite en l’opération est inscrite
emploi) ressource)

Achat de marchandises au Achats de marchandises Caisse


comptant en espèces (Espèces en caisse)

Vente de marchandises au Banque Ventes de marchandises


comptant par chèque (Remise du chèque en banque)

Salaires payés par chèque Rémunération du personnel Banque


(Argent en banque)

Achat de marchandises à Achats de marchandises Fournisseurs


crédit (1) (Dette envers le fournisseur)

Paiement d'un fournisseur Fournisseurs Banque


par chèque (Extinction d'une dette) (Argent en banque)

Ventes de marchandises à Clients Ventes de marchandises


crédit (1) (Naissance d'un droit de créance)

Encaissement du règlement Banque Clients


par chèque d'un client (Remise du chèque en banque) (Exercice du droit de créance)

Achat de marchandises (½ Achats de marchandises Banque


au comptant par chèque, ½ à (Argent en banque)
crédit) Fournisseur
(Dette envers le fournisseur)

Emprunt auprès d’une Banque Emprunt


banque (Remise des fonds en banque) (Dette financière)

Remboursement d'un Emprunt Banque


emprunt (nominal et (Extinction d'une dette) (Argent en banque)
intérêts) par chèque
Intérêts des emprunts

(1) Dans le monde des affaires, acheter à crédit, signifie que le fournisseur nous a accordé un délai de paiement. Vendre à
crédit signifie que l’on a accordé un délai de paiement à notre client.

2°) Les comptes


Par convention, dans le cadre de la partie double, les comptes doivent posséder deux colonnes :
• la colonne de gauche appelée DÉBIT (D) ;
• la colonne de droite appelée CRÉDIT (C).

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -2-


Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Les débits (D) représentent des emplois (E), alors que les crédits (C) représentent des
ressources (R) :

Débit (E) Compte Crédit (R)

Pour, les besoins de la gestion, le comptable est souvent conduit à « arrêter » régulièrement les
comptes. Ce travail consiste à faire la somme des débits et la somme des crédits pour mettre un
solde en évidence.

a) L’arrêté des comptes

Lorsque le total des débits est supérieur au total des crédits, on dit que le compte présente un solde
débiteur :

D Compte C Exemple : D Banque X C


(01/10) 5 000,00 1 000,00 (07/10)
(20/10) 2 000,00

Somme des débits Somme des crédits 7 000,00 1 000,00


Solde débiteur 6 000,00 SD au 31/10
Totaux Totaux 7 000,00 7 000,00

Par convention et pour présenter un document équilibré, on place le solde


du côté opposé à sa nature.

Lorsque le total des crédits est supérieur au total des débits, on dit que le compte présente un solde
créditeur :

D Compte C Exemple : D Banque Y C


(01/10) 6 000,00 1 500,00 (07/10)
(22/10) 3 000,00 2 500,00 (16/10)
7 000,00 (25/10)

Somme des débits Somme des crédits 9 000,00 11 000,00


Solde créditeur SC au 31/10 2 000,00
Totaux Totaux 11 000,00 11 000,00

Lorsque le total des débits est égal au total des crédits, on dit que le compte est soldé :

D Compte C Exemple : D Banque X C


(01/10) 4 000,00 1 000,00 (05/10)
(19/10) 3 000,00 6 000,00 (15/10)

Somme des débits Somme des crédits 7 000,00 7 000,00

Totaux Totaux 7 000,00 7 000,00

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -3-


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b) La réouverture des comptes

Si l’on reprend les exemples précédents, la réouverture des comptes « Banque X » et « Banque
Y » se présentera ainsi :

D Banque X C D Banque Y C
S.A.N au 01/11 6 000,00 2 000,00 S.A.N au 01/11

S.A.N signifie « Solde à nouveau »

II L’organisation des comptes

On distingue deux grandes catégories de comptes :

Les comptes

Comptes de situation ou de bilan Comptes de gestion


(Comptes d’Actif et comptes de Passif) (Comptes de Charges et de Produits)

1°) Les comptes de situation


Les comptes de situation permettent l’établissement du bilan. Les comptes d’Actif augmentent au
débit et diminuent au crédit ; les comptes de Passif augmentent au crédit et diminuent au débit :

D+ Comptes d'Actif C- D- Comptes de Passif C+

Les comptes d'Actif présentent généralement un solde débiteur, les comptes de Passif un
solde créditeur.

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -4-


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Le bilan ci-dessous regroupe à titre d'exemple des comptes fréquemment rencontrés :

BILAN AU 31/12/N
ACTIF PASSIF

ACTIF IMMOBILISÉ CAPITAUX PROPRES


Logiciels Capital
Terrains Réserves
Constructions Résultat de l’exercice (Bénéfice ou Perte)
Matériel industriel
Matériel de transport
Matériel de bureau et informatique
Prêts
Dépôts et cautionnements versés

ACTIF CIRCULANT DETTES


Stocks Emprunts
Clients Fournisseurs
Banque Personnel
Caisse État
Sécurité sociale
TOTAL ACTIF = TOTAL PASSIF

2°) Les comptes de gestion


Les comptes de gestion permettent l’établissement du compte de résultat. Les comptes de charges
augmentent au débit et diminuent au crédit. Les comptes de produits augmentent au crédit et
diminuent au débit.

D+ Comptes de charges C- D- Comptes de produits C+

Les comptes de charges présentent généralement un solde débiteur ; les comptes de produits
un solde créditeur.

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -5-


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Le compte de résultat ci-dessous regroupe à titre d'exemple des comptes fréquemment rencontrés :

Compte de résultat au 31/12/N


CHARGES PRODUITS

Charges d'exploitation Produits d'exploitation


Achats de matières premières
Achats d’autres approvisionnements Ventes de produits finis
Achats de marchandises Travaux
Fournitures non stockables Prestations de services
Fournitures administratives Ventes de marchandises
Impôts et taxes ……………………..
Rémunération du personnel
……………………..

Charges financières Produits financiers

Charges d’intérêts Revenus des prêts


…………………….. ……………………..

Charges exceptionnelles Produits exceptionnels

Pénalités et amendes Cessions d’immobilisations


…………………….. ……………………..

Résultat de l'exercice
(Somme des Produits - Somme des charges)

Dans un souci d’homogénéité les professionnels de la comptabilité ont dès le 19ème siècle, suggéré la
création et l’utilisation d’un plan de comptes (liste méthodique de comptes) pour les entreprises.

Conscient d’une telle nécessité mais aussi par souci de contrôle, le législateur a finalement donné un
cadre légal à l’utilisation des comptes en instituant le Plan Comptable Général dès 1947.

3°) Le Plan Comptable Général


Le P.C.G actuel dit « P.C.G 1982 » succède au P.C.G de 1957. Il a été approuvé par l'arrêté
ministériel du 27/04/1982, et a fait l’objet d’une loi intégrée au code du commerce et d’un décret
d’application en 1983. La comptabilité a donc un statut juridique.

Modifié par les arrêtés ministériels du 09/12/86 et du 20/06/99, le PCG s'impose à toutes
les personnes physiques ou morales soumises à l’obligation légale d’établir des comptes annuels.

Consulter le Plan comptable général en ligne :

http://www.finances.gouv.fr/reglementation/avis/avisCNCompta/pcg/sommairepcg.htm

Télécharger le Plan comptable général :

http://www.experts-comptables.fr/html/pub/souhait/pcg99.html

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -6-


Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Le PCG comprend cinq titres :

Titre I - Objet et principes de la Chapitre I - Champ d’application


comptabilité Chapitre II – Principes
Chapitre III - Définition des comptes annuels

Titre II - Définition des actifs, Chapitre I - Actifs et passifs


des passifs, des produits et des Chapitre II - Charges et produits
charges
Chapitre III - Résultat

Titre III - Règles de Chapitre I - Date de comptabilisation des actifs, des passifs, des produits
comptabilisation et d’évaluation et des charges
Chapitre II - Évaluation et mode de comptabilisation des actifs et des
passifs
Chapitre III - Modalités particulières d’évaluation et de comptabilisation
Chapitre IV - Évaluation des actifs et des passifs dont la valeur dépend
des fluctuations des monnaies étrangères
Chapitre V – Réévaluation
Chapitre VI - Évaluation et comptabilisation des éléments d’actif et de
passif de nature particulière
Chapitre VII - Évaluation et comptabilisation des opérations financières
spécifiques
Chapitre VIII - Prise un compte des opérations dépassant l’exercice
Chapitre IX - Évaluation et comptabilisation des opérations faites un
commun et pour le compte de tiers

Titre IV - Tenue, structure et Chapitre I - Organisation de la comptabilité


fonctionnement des comptes Chapitre II – Enregistrement
Chapitre III - Plan de comptes
Chapitre IV - Fonctionnement des comptes

Titre V - Documents de synthèse Chapitre I - Comptes annuels


Chapitre II - Modèles de comptes annuels - Bilan - Compte de résultat
Chapitre III - Modèles de comptes annuels - Annexe

Le titre IV précise les modalités de fonctionnement des comptes et propose un plan de


comptes fondé sur un système de codification décimale et de classes de comptes :

Classes du plan de comptes


Opérations concernées
Classe 1 : Comptes de capitaux
Classe 2 : Comptes d'immobilisations Opérations concernant le bilan
Classe 3 : Comptes de stocks et en-cours
Classe 4 : Comptes de Tiers
Classe 5 : Comptes financiers

Classe 6 : Comptes de charges


Classe 7 : Comptes de produits Opérations concernant le compte de résultat

Classe 8 : Comptes spéciaux Opérations particulières (comptabilisation des


engagements hors bilan ………)

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -7-


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Chaque classe est subdivisée en comptes de niveaux successifs de plus en plus détaillés :

Exemple :
21 Immobilisations corporelles
215 Installations techniques, matériels et outillages industriels
2154 Matériel industriel

Les comptes à 2 chiffres sont appelés « comptes principaux », les comptes à 3 chiffres,
« comptes divisionnaires » et les comptes à plus de 3 chiffres, « sous-comptes ».

Ce système de codification décimale présente cependant quelques particularités :

La terminaison zéro dans Elles est utilisée pour signaler un compte de regroupement de même
les comptes à trois chiffres niveau. (Exemple : le compte « 410 Clients et comptes rattachés »
et plus permet de regrouper les comptes 411 à 418).
La terminaison zéro dans les comptes à trois chiffres est aussi utilisée
pour signifier qu'une analyse de rang 3 ne s'impose pas. (Exemple : si
l'on ne souhaite pas utiliser les sous-comptes du compte « 50 Valeurs
mobilières de placement », on créera le compte « 500 Valeurs
mobilières de placement ».

La terminaison 8 dans les Elle signale des comptes qui enregistrent la dépréciation de certains
comptes à deux chiffres postes de l'Actif du Bilan (Exemple : « 28 Amortissement des
immobilisations »).

La terminaison 9 dans les Elle signale des comptes qui enregistrent la dépréciation de certains
comptes à deux chiffres postes de l'Actif du Bilan (Exemple : « 29 Provisions pour dépréciations
des immobilisations »; « 39 Provisions pour dépréciation des stocks »).

La terminaison 9 dans les Elle signale un compte qui fonctionne en sens inverse du compte à deux
comptes à trois chiffres chiffres auquel il se rattache. (Exemple : le compte « 60 achats » est
un compte à solde débiteur ; le compte 609 « Rabais, remises et
ristournes obtenues sur achats est un compte à solde créditeur »).

Les comptes proposés par le PCG peuvent être subdivisés par l’entreprise :

Exemple :

411 : Clients
411001 Client DUPONT
411002 Client DURAND

Cette subdivision permet de créer un compte pour chaque client et pour 999 clients au maximum.

Le PCG a prévu trois systèmes de présentation des documents de synthèse, du moins détaillé au
plus détaillé :
• le système abrégé : comptes en caractères noir gras ;
• le système de base : comptes en caractères noir ;
• le système développé : tous les comptes.

Le système de base est le système de droit commun applicable à toutes les entreprises. Les
commerçants personnes physiques ou morales, peuvent adopter le système abrégé, à condition de
ne pas avoir dépassé aux cours des deux derniers exercices, au moins deux des critères suivants :

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -8-


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Personnes Personnes
physiques (1) morales (2)

Total net du bilan inférieur ou égal à : 267 000 € 2 000 000 €

Montant net du chiffre d’affaires hors taxes inférieur ou égal à : 534 000 € 4 000 000 €

Nombre moyen de salariés permanents inférieur ou égal à : 10 50

(1) Entreprises individuelles (2) Sociétés

La présentation des comptes annuels dans le cadre du système développé est libre et s'adresse aux
entreprises qui souhaitent disposer de documents détaillés.

Remarque : certaines professions, ont souhaité qu’une adaptation du PCG à la spécificité de leur
activité soit rendue possible ; c’est ainsi qu’il existe le plan comptable des professionnels de
l'hôtellerie de plein air, le plan comptable des agences de voyages, etc…………..

4°) Les principes directeurs du droit comptable


Le droit comptable donne des principes directeurs dont les praticiens de la comptabilité doivent
s'inspirer. On peut les résumer ainsi :

Principes comptables Contenu

Image fidèle, Les documents de synthèse doivent donner une image de l'entreprise
comparabilité, aussi objective que possible.
continuité de l’activité La comptabilité doit permettre d’effectuer des comparaisons périodiques.
Le principe de continuité invite les responsables à toujours faire l'arrêté
des comptes dans une perspective de continuation de l'activité. En cas de
cessation d'activité, l'évaluation de l'entreprise doit se faire à la valeur de
liquidation.

Régularité, sincérité La régularité est la conformité aux règles et procédures en vigueur.


La sincérité est l'application de bonne foi des règles et procédures en
vigueur en fonction de la connaissance que les responsables des comptes
doivent normalement avoir de la réalité et de l'importance des
opérations, événements et situations.

Prudence La prudence est l'appréciation raisonnable des faits afin d'éviter le risque
de transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever
le patrimoine et les résultats de l'entreprise.

Permanence des Ce principe oblige à ne pas modifier d'un exercice comptable à l'autre, la
méthodes présentation des comptes annuels et la méthode d'évaluation retenue.
Toute exception à ce principe doit être justifiée par un changement
exceptionnel de la situation de l’entité (entreprise) ou par une meilleure
information dans le cadre d’une méthode préférentielle.

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC -9-


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III L’organisation des travaux comptables

Le droit comptable oblige l'entreprise à mettre en place un système d’organisation qui permette :
• la saisie, l'enregistrement et la conservation des données sur des registres comptables ;
• le contrôle de l'exactitude des données et des procédures de traitement ;
• la production des états financiers nécessaires.
La généralisation de l'informatique comme outil de tenue d'une comptabilité a conduit le législateur
à assouplir les conditions de forme.

1°) Les sources légales et réglementaires de l’organisation comptable


Le décret d'application du 29/11/1983 relatif à la loi comptable de 1983 énonce les
principes d’organisation comptable suivants :

« Tout commerçant doit obligatoirement tenir un livre-journal, un grand-livre et un livre


d'inventaire. Le livre journal et le livre d'inventaire peuvent être côtés et paraphés, par le greffier du
tribunal de commerce ou, le cas échéant, du tribunal de grande instance statuant en matière
commerciale, au registre duquel, le commerçant est immatriculé………Des documents informatiques
écrits peuvent tenir lieu de livre-journal et de livre d'inventaire; dans ce cas, ils doivent être
identifiés, numérotés et datés dès leur établissement par des moyens offrant toute garantie en
matière de preuve ».

« Un document décrivant les procédures, et l'organisation comptable est établi par le commerçant
dès lors que ce document est nécessaire à la compréhension du système de traitement et à la
réalisation des contrôles. Ce document est conservé aussi longtemps qu'est exigé la présentation
des documents comptables auxquels il se rapporte. »

« Les mouvements affectant le patrimoine de l'entreprise sont enregistrés opération par opération et
jour par jour sur le livre-journal. Tout enregistrement comptable précise l'origine, le contenu et
l'imputation de chaque donnée ainsi que les références de la pièce justificative qui l'appuie. Les
opérations de même nature, réalisés en un même lieu et au cours d'une même journée, peuvent
être récapitulées sur une pièce justificative unique……… »

« Les écritures du livre-journal sont portées sur le grand-livre et ventilées selon le plan de comptes
du commerçant………Le livre-journal et le grand-livre sont détaillés en autant de journaux auxiliaires
et de livres auxiliaires que les besoins du commerce l'exigent. »

Le nouveau code du commerce publié au Journal Officiel du 21 septembre 2000 indique :

« Toute personne physique ou morale ayant la qualité de commerçant doit procéder à


l'enregistrement comptable des mouvements affectant le patrimoine de son entreprise. Ces
mouvements sont enregistrés chronologiquement. Elle doit contrôler par inventaire, au moins une
fois tous les douze mois, l'existence et la valeur des éléments actifs et passifs du patrimoine de
l'entreprise. Elle doit établir des comptes annuels à la clôture de l'exercice au vu des
enregistrements comptables et de l'inventaire. Ces comptes annuels comprennent le bilan, le
compte de résultat et une annexe, qui forment un tout indissociable »

« Tout commerçant est tenu de se faire ouvrir un compte dans une banque, dans un établissement
de crédit ou dans un bureau de chèques postaux ».

2°) L’enchaînement des travaux comptables


Sur la base de ces dispositions légales et réglementaires, évoquées précédemment, l’entreprise doit
donc mettre en place une organisation comptable ; dans sa version basique, celle-ci repose sur
l’enchaînement de tâches suivant :

© Didier CHADOURNE / CNAM – INTEC - 10 -


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L’enchaînement des travaux comptables

Pièces
justificatives

Livre-journal
(Journal unique)

Travaux
quotidiens

Report des écritures

Grand livre Grand livre


Grand livre général auxiliaire des auxiliaire des
clients fournisseurs

Balance des comptes Relevé nominatif Relevé nominatif


des clients des fournisseurs
Travaux
mensuels

Bilan Compte de résultat Annexe Travaux


De fin
d’exercice

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a) Les pièces justificatives

Les pièces justificatives sont les documents (factures d'achat, double des factures de ventes,
souches de chèques, pièces de caisse, double des bulletins de paye,……..) qui sont à l'origine d'un
enregistrement comptable. Elles doivent être conservées pendant au moins 10 ans.

Les pièces justificatives doivent être contrôlées (vérification des erreurs éventuelles), classées par
nature et référencées dans un ordre logique. On peut également les prétotaliser et les
précomptabiliser pour accélérer le travail de saisie.

La prétotalisation consiste à totaliser les sommes significatives relatives à des documents de


même nature et faisant l'objet d'un même type d'enregistrement comptable. Il devient alors
possible, par exemple, de passer une seule écriture pour enregistrer toutes les factures d'achat
d'une journée.
La précomptabilisation consiste à analyser chaque document ou ensemble de documents
prétotalisés pour indiquer les comptes à débiter et les comptes à créditer. Techniquement, la
précomptabilisation peut se faire :
• sur un ticket comptable agrafé sur la pièce justificative ;
• sur un dessin de ticket comptable reproduit sur la pièce justificative ;
• sur un bordereau de saisie.

Exemple :
On souhaite précomptabiliser la pièce justificative suivante extraite de la comptabilité de l'entreprise
DURAND :

20/10/N
Pièce de caisse n° 1

Recette Dépense

Achat de timbres
poste : 30,00 €

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• Première solution : on agrafe un ticket comptable (document pré-imprimé) sur la pièce


justificative et on procède à la précomptabilisation.

Ticket comptable n° :
Date : 20/10/N
Pièce n° : PC n° 1
Code journal :

N° de 20/10/N
Débit Crédit
compte
Pièce de caisse n° 1
626 30,00
530 30,00Recette Dépense

Visa :
Achat de timbres
poste : 30,00 €

Remarques :
On peut attribuer un numéro à chaque ticket comptable pour donner plus d’efficacité à
l'organisation.
La mention « Visa » invite celui qui précomptabilise ou qui contrôle la précomptabilisation, à
s'identifier.
On peut aussi reproduire sur la pièce justificative le dessin d'un ticket comptable avec un tampon.

• Deuxième solution : on précomptabilise sur un bordereau de saisie (feuille de papier


reproduisant une grille de saisie)

b) le livre journal

Le livre-journal (ou journal) est un registre obligatoire sur lequel les opérations sont enregistrées
chronologiquement sous la forme d'une écriture (ou article). Il doit être conservé pendant 10 ans.

Un formalisme particulier est imposé par le droit comptable pour la tenue du journal car celui-ci peut
être utilisé comme moyen de preuve :

• il doit être tenu sans blanc ni ratures ; il est interdit d'effacer et d'utiliser des encrivores (1) ;
• les erreurs détectées doivent être corrigées par contrepassation (on dit également
« extourner ») : on passe l'écriture erronée en sens inverse pour l'annuler, puis on passe la
bonne écriture.

(1) Cette obligation a maintenant un caractère désuet dans la mesure où les journaux sont tenus sur
des registres électroniques grâce à des logiciels comptables.

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Exemple :

L'enregistrement de la pièce comptable précédente sera structuré ainsi :

Numéro de compte débité

Numéro de compte crédité Date de Montant Montant


l'opération débité crédité

20/10/N
626 Frais postaux….. 30,00
530 Caisse 30,00

Pièce de caisse n° 1

Nom du compte
débité Libellé de l'opération (il s'agit
en règle générale de la
référence à la pièce Nom du compte
justificative) crédité

b) Le grand-livre

Le grand-livre est un registre obligatoire qui regroupe tous les comptes de l'entreprise. Il est
« alimenté » par le report des écritures qui sont enregistrées dans le journal.

Il peut être détaillé en autant de grands livres auxiliaires que de besoin, et doit être conservé
pendant 10 ans. Aucune condition de forme n'est prévue.

c) La balance

La balance est un tableau qui récapitule à un moment donné, pour tous les comptes de l'entreprise,
le total des débits, le total des crédits et le solde. C'est un moyen de contrôle des égalités
fondamentales liées au principe de la partie double

Total des débits = Total des crédits


Total des soldes débiteurs = Total des soldes créditeurs

Lorsque ces égalités ne sont pas vérifiées, cela signifie qu'il y a eu erreur dans un ou plusieurs
enregistrements : non-respect de la partie double, écritures non équilibrées.

La balance est un instrument de contrôle limité : seul le respect du principe de la partie double peut
être vérifié ; les oublis d'opérations, les erreurs sur les sommes enregistrées, les erreurs
d’imputation (choix d’un compte inadapté à une opération) ne peuvent pas être contrôlées par la
balance.

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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Exemple :

La balance de l'entreprise DURAND au 30/09/N se présente de la sorte :

La balance est aussi un moyen d'information : elle est établie au moins une fois par mois pour
faciliter l’établissement de certaines déclarations fiscales ou pour faire le point de la gestion passée.

d) Le livre d'inventaire

Le livre d'inventaire est un registre obligatoire qui regroupe les documents de synthèse (bilan,
compte de résultat, annexe). Son délai de conservation est de 10 ans. Pas de formalisme particulier.

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3°) Application
M. LENOIR crée une entreprise d'auto-école, le 1er octobre N (AUTO ECOLE DU SUD) et dépose à sa
banque le même jour, sur un compte professionnel, une somme de 30 000 € prélevée sur son
compte personnel. Il effectue ensuite les opérations ci-après :

03/10 : retrait de la banque pour alimenter la caisse de son entreprise : 800 €.


05/10 : achat d'un véhicule automobile : 15 000 € par chèque bancaire.
06/10 : achat d'un micro ordinateur et d’un logiciel de gestion pour les auto-écoles auprès du
fournisseur AMS Informatique pour respectivement 1 600 € et 1 000 € ; paiement ½ au
comptant par chèque bancaire et ½ à crédit.
07/10 : emprunt de 12 000 € à la banque (mis à disposition le jour même).
09/10 : achat de fournitures de bureau pour 200 € à crédit au fournisseur « Papeterie GIBERT ».
10/10 : achat d'une imprimante laser couleur : 800 € par chèque bancaire.
15/10 : recettes de la lère quinzaine : 1 250 € en espèces.
17/10 : obtention de la carte grise du véhicule : 400 € par chèque bancaire.
18/10 : prime d’assurance du véhicule : 1 200 € par chèque bancaire.
19/10 : insertion d’une annonce publicitaire dans le quotidien local : 80 € en espèces.
20/10 : paiement par prélèvement automatique de la première mensualité de l’emprunt : 1 080 €
(dont 80 € d’intérêts).
21/10 : règlement d'une partie du solde au fournisseur AMS informatique : 650 € par chèque
bancaire.
24/10 : contravention pour stationnement interdit à l'occasion de l'activité professionnelle : 40 €
en espèces.
28/10 : pourboire remis exceptionnellement par un client pour la réussite au permis : 20 € en
espèces.
30/10 : reçu facture mensuelle des achats de carburant : 460 € par chèque bancaire.
31/10 : paiement du salaire de la secrétaire à temps partiel : 900 € par chèque bancaire.
31/10 : recettes de la 2ème quinzaine : 1 450 € dont 1 000 € en chèques remis sur le compte en
banque, le reste en espèces.

Le bilan d'ouverture se présentera ainsi :

Bilan au 01/10/N
ACTIF PASSIF

Banque 30 000 Capital 30 000

TOTAUX 30 000 TOTAUX 30 000

Les opérations seront enregistrées de la sorte :

01/10
512 Banque 30 000
101 Capital 30 000
Bordereau de remise de chèque n°…
03/10
530 Caisse 800
512 Banque 800
Bordereau de retrait d'espèces n°….. Pièce de caisse n°….

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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

05/10
2182 Matériel de transport 15 000
512 Banque 15 000
Facture n°…. Chèque n°…..
06/10
2183 Matériel de bureau et informatique 1 600
205 Concessions….. 1 000
512 Banque 1 300
404 Fournisseurs d'immob. 1 300
Facture n°….. Chèque n°…..
07/10
512 Banque 12 000
164 Emprunts……. 12 000
Selon contrat n°………
09/10
6064 Fournitures administratives 200
401 Fournisseurs 200
Facture n°….
10/10
2183 Matériel de bureau et informatique 800
512 Banque 800
Facture n°…… Chèque n°….
15/10
530 Caisse 1 250
706 Prestations de services 1 250
Factures n°…… Pièce de caisse n° ….
17/10
635 Autres impôts et taxes 400
512 Banque 400
Chèque n°….
18/10
616 Primes d'assurances 1 200
512 Banque 1 200
Quittance n°… Chèque n°…
19/10
623 Publicité…….. 80
530 Caisse 80
Facture n°…… Pièce de caisse n°…..
20/10
164 Emprunts 1 000
661 Charges d'intérêts 80
512 Banque 1 080
Avis de prélèvement n°….
21/10
404 Fournisseurs d'immobilisations 650
512 Banque 650
Chèque n°….

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24/10
671 Charges exceptionnelles sur opérations 40
de gestion
530 Caisse 40
Pièce de caisse n°…..
28/10
530 Caisse 20
771 Produits exceptionnels 20
sur opérations de
gestion
Pièce de caisse n°…….
30/10
6061 Fournitures non stockables 460
512 Banque 460
Facture n°……. Chèque n°….
31/10
641 Rémunération du personnel 900
512 Banque 900
Selon livre de paye Chèque n°….

512 Banque 450
530 Caisse 1 000
706 Prestations de service 1 450
Bordereaux de remise de chèques n°… Pièce de caisse n°….

Les reports dans le grand livre se feront de la sorte :

D 101 Capital C D 164 Emprunts C


30 000,00 01/10 20/10 1 000,00 12 000,00 07/10

0,00 30 000,00 1 000,00 12 000,00


31/10 SC 30 000,00 31/10 SC 11 000,00
30 000,00 30 000,00 12 000,00 12 000,00

D 205 Concessions…. C D 2182 Matériel de transport C


06/10 1 000,00 05/10 15 000,00

1 000,00 0,00 15 000,00 0,00


1 000,00 SD 31/10 15 000,00 SD 31/10
1 000,00 1 000,00 15 000,00 15 000,00

2183 Matériel de bureau


D et Informatique C D 401 Fournisseurs C
06/10 1 600,00 200,00 09/10
10/10 800,00

2 400,00 0,00 0,00 200,00


2 400,00 SD 31/10 31/10 SC 200,00 31/10
2 400,00 2 400,00 200,00 200,00
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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

D 404 Fournisseurs d'immobilisations C


21/10 650,00 1 300,00 06/10

650,00 1 300,00
31/10 SC 650,00
1 300,00 1 300,00

D 512 Banque C D 530 Caisse C


01/10 30 000,00 03/10 800,00 80,00 19/10
800,00 03/10 15/10 1 250,00 40,00 24/10
15 000,00 05/10 28/10 20,00
1 300,00 06/10 31/10 450,00
07/10 12 000,00 2 520,00 120,00
800,00 10/10 2 400,00 SD 31/10
400,00 17/10 2 520,00 2 520,00
1 200,00 18/10
1 080,00 20/10 D 6061 Fournitures non stockables C
650,00 21/10 30/10 460,00
460,00 30/10
900,00 31/10
31/10 1 000,00
43 000,00 22 590,00 460,00 0,00
20 410,00 SD 31/10 460,00 SD 31/10
43 000,00 43 000,00 460,00 460,00

D 6064 Fournitures administratives C D 616 Primes d'assurances C


09/10 200,00 18/10 1 200,00

200,00 0,00 1 200,00 0,00


200,00 SD 31/10 1 200,00 SD 31/10
200,00 200,00 1 200,00 1 200,00

D 623 Publicité,…… C D 635 Autres impôts et taxes C


19/10 80,00 17/10 400,00

80,00 0,00 400,00


80,00 80,00 SD 31/10 400,00 SD 31/10
80,00 400,00 400,00

D 641 Rémunération du personnel C D 661 Charges d'intérêts C


31/10 900,00 20/10 80,00

900,00 0,00 80,00 0,00


900,00 SD 31/10 80,00 SD 31/10
900,00 900,00 80,00 80,00

D 671 Charges exceptionnelles.…… C D 706 Prestations de services C


24/10 40,00 1 250,00 15/10
1 450,00 31/10

40,00 40,00 0,00 2 700,00


40,00 SD 31/10 31/10 SC 2 700,00
40,00 40,00 2 700,00 2 700,00

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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

D 771 Produits exceptionnels… C


20,00 28/10

0,00 20,00
31/10 SC 20,00
20,00 20,00

La balance au 31/10/N se présentera de la sorte :

Le compte de résultat et le bilan au 31/12/N se présenteront ainsi :

Compte de résultat au 31/10/N


Charges Produits
Fournitures non stockables 460,00 Prestations de services 2 700,00
Fournitures administratives 200,00 Produits exceptionnels……. 20,00
Primes d'assurances 1 200,00
Publicité……… 80,00
Autres impôts et taxes 400,00
Rémunération du personnel 900,00
Charges d'intérêts 80,00
Charges exceptionnelles…… 40,00
Total des charges 3 360,00 Total des produits 2 720,00
Résultat (Perte) 640,00
TOTAUX 3 360,00 TOTAUX 3 360,00

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Série 1 : Le modèle comptabilité financière - Chapitre 3 : Les principes fondamentaux du modèle comptable

Bilan au 31/10/N
Actif Passif

ACTIF IMMOBILISÉ CAPITAUX PROPRES


Concessions……… 1 000,00 Capital 30 000,00
Matériel de transport 15 000,00 Résultat (Perte) - 640,00
Matériel de bureau 2 400,00 TOTAL I 29 360,00
TOTAL I 18 400,00
DETTES
ACTIF CIRCULANT Emprunt 11 000,00
Banque 20 410,00 Fournisseurs 200,00
Caisse 2 400,00 Fournisseurs d'immobilisations 650,00
TOTAL II 22 810,00 TOTAL II 11 850,00
TOTAUX I + II 40 210,00 TOTAUX I + II 40 210,00

L'entreprise est en perte au bout d’un mois d’activité. Cette situation est typique des entreprises en
phase de création : les recettes sont encore insuffisantes pour couvrir les charges nécessaires au
démarrage de l'activité. Il convient d'attendre quelques mois pour apprécier à nouveau la situation.

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