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Plan

Les différents types d’energie

Stockage de l’energie
Les types d'énergie et leurs transformations
Définition

L'énergie est la capacité de provoquer un changement, par exemple de changer l'état de


la matière, ou d'effectuer un travail entraînant un mouvement, de la chaleur ou de la
lumière.
Le travail se produit lorsque la force appliquée sur un corps provoque son déplacement
dans la même direction que cette force.
La relation entre le travail et la variation d'énergie est la suivante:
W=△E
Les types d'énergie
Énergie mécanique (Em)
L'énergie mécanique est la somme de l'énergie cinétique et de l'énergie potentielle que
contient un corps. Il s'agit donc d'un regroupement de deux types d'énergie différents. Si
ces deux formes d'énergie sont regroupées sous un même nom, c'est parce que leur
somme est constante en l'absence de forces extérieures et de frottement :
Em = Ec + Ep
il est fréquent de parler d'énergie hydraulique, liée au mouvement de l'eau, comme un
type d'énergie. En réalité, puisqu'elle traite du mouvement d'un corps, celui de l'eau, il
s'agit d'une manifestation de l'énergie mécanique.
L'énergie cinétique
L’énergie cinétique se définit comme étant l’énergie que possède un corps en raison
de son mouvement.
L'énergie cinétique que possède un objet est déterminée par l'équation suivante:
1
Ec= ×m×v2
2
L’énergie potentielle
se définit comme étant de l’énergie emmagasinée qu'un objet possède en raison de
sa position ou de sa forme.
Il est impossible d’en observer les effets tant et aussi longtemps que cette énergie
ne sera pas libérée et transformée en une forme d’énergie quelconque.
Il existe deux types d'énergie potentielle:
•L'énergie potentielle gravitationnelle: se définit comme étant de l’énergie
emmagasinée par un gain en hauteur que fait un objet.
•L'énergie potentielle élastique: se définit comme étant l’énergie emmagasinée
dans des objets élastiques (ressorts, élastiques) lorsque ces derniers sont
comprimés ou étirés par rapport à leur position naturelle.
L’énergie chimique
C’est la forme d'énergie emmagasinée dans les liaisons chimiques qui unissent les
atomes d'une molécule.
la quantité d'énergie chimique contenue dans une molécule dépend de la force et du
nombre de liaisons entre les atomes :
• Plus la liaison est forte, plus l'énergie est grande.
• Plus le nombre de liaison est grand dans une molécule, plus l'énergie chimique est
grande.
L’énergie Nucléaire
Elle est liée aux liaisons des nucléons (protons et neutrons). L'énergie entre ces particules
subatomiques est beaucoup plus grande que l'énergie des liaisons interatomiques. Lorsque
le noyau d'un atome se brise pour former des éléments plus légers, il s'agit d'une fission
nucléaire. Ce type de réaction est utilisé dans les centrales nucléaires pour alimenter la
planète en énergie. Lorsque le noyau de plusieurs atomes se lient pour former un élément
plus lourd, il s'agit d'une fusion nucléaire. Ce type de réaction est la source d'énergie des
étoiles. Le Soleil fusionne les atomes d'hydrogène en hélium, ce qui libère des quantités
phénoménales d'énergie.
L'énergie rayonnante
C’est la forme d'énergie contenue et transportée par les ondes électromagnétiques, en
particulier par la lumière.

L'électricité
C’est la forme d'énergie associée aux charges électriques, qu'elles soient en mouvement
ou non.
L’énergie thermique
C’est l'énergie associée au mouvement désordonné des particules contenues dans une
substance.
On peut classer l’energie sous 4 stades essentiels:
• énergie primaire : énergie brute, n’ayant subi aucune
conversion. Exemple de source : pétrole non raffiné
• énergie secondaire : énergie primaire transformée avant son
transport à l’utilisateur final. Exemple de source : produits
pétroliers raffinés
• énergie finale : énergie livrée à l’utilisateur final, avant sa
consommation. On considère que dans le cas des énergies
thermiques renouvelables, l’énergie finale est égale à l’énergie
primaire. Exemple de source : fioul livré en entrée de chaudière
• énergie utile : énergie finale pondérée par le rendement du
système de chauffage. C’est l’énergie restituée à la sortie du
système, celle dont bénéficie effectivement l’utilisateur.
Stockage de l’energie
Stockage de l’energie
Si la majorité des énergies primaires (gaz, pétrole ou charbon) se stocke
facilement, il est en revanche très difficile de stocker l’électricité en grande
quantité. Cependant, il est possible de la convertir en d’autres formes
d’énergies intermédiaires et stockables (potentielle, cinétique, chimique ou
thermique).
Les différentes technologies stationnaires de stockage de l’électricité

Les solutions de stockage d’energie se divisent en quatre catégories:

1. Mécanique: barrages hydroélectriques, stations de transfert d’energie par pompage.

2. Electromagnétiques: bobines supraconductrices, Supercapacités.

3. Electrochimique: piles, batteries, vecteur hydrogène.

4. Thermique: chaleur latente ou sensible.


Stockage mécanique
Les stations de pompage sont des technologies de stockage par gravitation. Une STEP est
composée d’un bassin supérieur avec une retenue d’eau et d’un bassin inférieur entre
lesquels est placé un groupe hydroélectrique réversible, dit « synchrone ». Ce dernier peut
fonctionner comme un ensemble pompe-moteur ou turbine-alternateur. En mode pompe-
moteur, il consomme de l’électricité pour pomper l’eau du bassin inférieur vers le bassin
supérieur. En mode turbine-alternateur, il produit de l’électricité lors du transfert d’eau du
bassin supérieur vers le bassin inférieur.
Stockage électrochimique
Les systèmes de stockage d’énergie grâce à l’hydrogène utilisent un électrolyseur
intermittent. Pendant les périodes de faible consommation d’électricité, l’électrolyseur
utilise de l’électricité pour décomposer de l’eau en oxygène et en hydrogène, selon
l’équation 2 H2O → 2H2 + O2. Cet hydrogène est ensuite comprimé, liquéfié ou stocké sous
forme d’hydrure métallique.
Stockage électromagnétique
Le principe des Supercapacités repose sur la création d’une double couche électrochimique
par l’accumulation de charges électriques à l’interface entre une solution ionique
(électrolyte) et un conducteur électronique (électrode). A la différence des batteries, il n’y a
pas de réaction d’oxydo-réduction.
L’interface entre les charges joue le rôle d’un diélectrique. L’électrode contient du charbon
actif de surface spécifique très élevée. La combinaison d’une surface conductrice élevée et
d’une épaisseur de diélectrique très faible permet d’atteindre des valeurs de capacité
extrêmement élevées en comparaison des condensateurs traditionnels. L’électrolyte limite la
tension des éléments à quelques volts.
Les batteries et accumulateurs
Définition et principe de fonctionnement
Une batterie est un système qui convertit de l’énergie chimique en énergie électrique .
A l’intérieur d’une batterie, une réaction d’oxydo-réduction induit un transfert d’électrons
de l’anode vers la cathode.
Toutes les batteries fonctionnent
sur le principe illustré dans la
figure . Seuls les couples
d’oxydo-réduction varient d’un
modèle à l’autre. Le choix des
matériaux composant les
électrodes et l’électrolyte
déterminent les performances
ainsi que la tension délivrée par
l’accumulateur.
Caractéristiques générales des différents types des batteries

On voix bien que la technologie lithium ion est la plus avantageuse puisque c’est elle qui
présente la meilleure densité d’energie.
Le diagramme de Ragone
permet de comparer la
puissance d’une batterie
en fonction de son energie.
On voit que les
technologies pouvant
contenir le plus d’energie
sont les batteries Li-Ion
haute energie.
Les technologies successives de batteries au lithium
Le lithium est le plus réducteur des métaux. Il peut donc générer une grande
quantité d’énergie ce qui, en addition du fait qu’il est léger, en fait un matériau de
choix pour la fabrication de batteries.

a. Les accumulateurs lithium-métal

La première génération de batteries rechargeables au lithium utilisait une anode en lithium


sous sa forme métallique. Cette technologie a cependant été abandonnée à cause de la
difficulté de reconstituer l’anode au cours des recharges successives. Celle-ci, une fois
endommagée, pouvait accidentellement atteindre son point de fusion (180°C) et entrer en
contact avec la cathode, ce qui produisait une réaction violente et l’émission de gaz brûlants
b. Les accumulateurs lithium-ion

La technologie actuelle utilise une anode en carbone dans laquelle sont insérés des ions lithium Li+.
Pendant la décharge, ces ions migrent à travers l’électrolyte, pour aller s’intercaler dans la structure
cristalline de la cathode.
C + x.Li + ↔ x.e - + LixC Insertion et désinsertion d’ions Li+ dans le carbone.
La microstructure du carbone de l’anode joue un rôle majeur. Elle doit être capable de contenir le
plus d’ions Li+ possible. C’est la raison pour laquelle le graphite, capable d’absorber un ion lithium
pour 6 atomes de carbone, a été remplacé par du "disordered carbon", un graphite polycristallin
partiellement amorphe, capable de contenir jusqu’à un ion lithium pour 4 atomes de carbone.
Les cathodes des batteries Li-ion sont quant à elles en oxyde de cobalt (CoO2 ) ou de
manganèse (MnO2 ou MnO4 ).
c. Les accumulateurs lithium-ion polymère
L'électrolyte est un polymère gélifié. L'accumulateur Li-ion polymère utilise un principe
de fonctionnement semblable aux accumulateurs Li-ion et a des caractéristiques proches.

Avantages Faiblesses
•Piles et batteries pouvant prendre •Plus cher que le Li-ion.
des formes fines et variées. •Moins de cycles de vie (100 à 200 cycles

•Densité énergétique plus élevée que en général).

les Li-ion. •Chaque cellule ne doit pas dépasser la

•Peuvent être déposées sur un tension maximale (gonflement puis


incendie ou explosion) ni la tension
support flexible.
minimale (environ 2,7 V ), au risque de
•Faible poids
causer des dommages irréversibles.
d. Les accumulateurs lithium-air

La particularité de cette technologie est qu'elle utilise l'oxygène contenu dans l'air de
l'atmosphère pour fonctionner, ce qui a pour avantage d'alléger le poids de l'accumulateur
ainsi que son encombrement.
Condition de choix de l’électrode négative dans un accumulateur lithium

Les électrodes négatives


doivent posséder la capacité la
plus grande possible, ainsi
qu’une tension
d’insertion/extraction du
lithium la plus faible possible,
afin d’augmenter au maximum
la différence de potentiel entre
les deux électrodes.
Les critères définissant une bonne électrode négative sont les suivantes:

- Une grande capacité réversible à bas potentiel.

- Un faible chute de la capacité après la recharge.

- Une capacité massique élevée.

- Une bonne cyclabilité.

- Une bonne stabilité chimique vis-à-vis de l’électrolyte.

- Une bonne conductivité électrique et ionique.


Condition de choix de l’électrode positive dans un accumulateur lithium
Afin de pouvoir être utilisé dans des batteries lithium-ion, le matériau d’électrode positive
doit respecter un certain nombre de critères:
– Une bonne conductivité ionique permettant la diffusion des ions Li + de la surface vers
l’intérieur du matériau.
– Une bonne conductivité électronique,
– Une capacité massique et volumique élevée,
– Une bonne stabilité chimique vis-à-vis de l’électrolyte,
– Un potentiel standard élevé par rapport à celui du couple redox Li/Li + ,
– Une bonne réversibilité (stabilité structurale).
Les matériaux de cathode peuvent être classés, selon leur structure, en différentes familles constituées
principalement des matériaux lamellaires LiMO2 , notamment LiCoO2 (le plus commercialisé actuellement),
LiNiO2 , les spinelles (tel que LiMn2O4 ) et les olivines LiMPO4 (particulièrement le LiFePO4 ).
Références:

• Synthèse et caractérisation des composés LiFe1-xMxPO4 (M=Mn; Mg et x=0; 0,05) de type olivine en vue
de leur utilisation comme électrode positive dans les accumulateurs lithium-ion
• Stockage de l'énergie électrique.
• Les accumulateurs lithium-ion au Japon.
• Principales technologies du stockage d’énergie au Japon.
• Développement de cathodes performantes pour batteries lithium/air.

• http://reseaux-chaleur.cerema.fr/les-differents-stades-de-lenergie
• https://sites.google.com/site/stsecondaire/5e-secondaire/energie-transformations
• http://www.smartgrids-cre.fr/index.php?p=stockage