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Coprologie microscopique

La coprologie microscopique correspond à la recherche dans une très faible quantité de matières fécales
des formes pré-imaginales (larves et oeufs) d'helminthes et des ookystes coccidiens (93).

Généralités
Liste du matériel nécessaire
Règles générales de l'examen microscopique

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Principales techniques utilisables en routine
Analyse qualitative :
Examen direct
Méthode d'enrichissement par flottation
Méthode d'enrichissement par sédimentation
Extraction des larves par la méthode de Baermann
Coproculture
Coloration des ookystes Cryptosporidium parvum (Coloration de Ziehl-Neelsen modifiée)
Colorations des ookystes de Giardia intestinalis
Méthode de Telemann et Rivas (cas d'un prélèvement gras)
Tableau comparatif des techniques microscopiques

Analyse quantitative :
Méthode de Mac Master

Matériel nécessaire
Matériel obligatoire :
- Microscope muni des objectifs : x4, x10, x40.
- Lames porte objet et lamelles couvre objet.
- Solutions de densités différentes.
- Pipettes et verrerie graduées.
- Ehrlenmeier en plastique ou à défaut en verre.
- Agitateurs de verre ou spatules de bois.
- Passoire à thé (maille d'environ 0.5 mm de diamètre).
- Tubes à essais.
- Pilon et mortier.
- Une balance.

Matériel facultatif :
- Une centrifugeuse.
- Un oculaire micrométrique.
- Objectif x100 à immersion pour l'identification de certains Protozoaires.

Règles générales de l'examen microscopique


La recherche d'œufs ou de larves d'helminthes se fait à l'aide de l'objectif x4 puis x10. Pour l'identification
de ces éléments, on pourra avoir besoin de l'objectif x40.
En ce qui concerne la recherche des kystes de protozoaires, l'utilisation d'un objectif x40 est conseillée
d'emblée (148). L'identification de ces kystes passera par l'utilisation de l'objectif x40 voire de l'objectif à
immersion pour obtenir une image fine du kyste observé.

La surface de la préparation sera systématiquement et rationnellement explorée, pour ne laisser aucun


point échapper à l'examen (76).

Technique d'observation de l'échantillon au microscope (76).

L'identification des éléments parasitaires se fait sur des critères morphologiques qui sont les suivants :
- La nature de l'élément parasitaire : oeuf ou larve.
- La présence d'éléments caractéristiques : opercule, bouchons polaires, crochets.
- La forme : rond, ovale, allongé, forme des pôles…
- Le contenu : cellule unique, morula, larve.
- La paroi : fine ou épaisse, lisse ou irrégulière, piquetée ou striée.
- La couleur.
- La taille : appréciée à l'oculaire micrométrique.

Remarque : pour faciliter la lecture et améliorer le contraste, on peut utiliser le condensateur du


microscope et l'éclairement de la lame ne devra pas être trop intense (148).
Examen direct
Réalisation
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon (humidifier si les fèces sont trop
sèches, mais l'analyse quantitative ne sera plus possible).
- Prélever avec la pointe d'un bistouri une quantité de matières fécales grosse comme un grain de blé (76).
Remarque : en médecine des carnivores domestiques, il est possible d'utiliser les matières fécales
agglomérées sur le thermomètre dès lors que l'on s'est assuré que celui-ci était parfaitement propre avant
son utilisation (34).
- Déposer l'échantillon sur une lame porte objet.
- Ajouter sur la lame deux gouttes de soluté physiologique puis écraser avec le bistouri les fèces dans le
liquide. Les gros débris seront écartés et le mélange recouvert d'une lamelle (76).
La préparation sera correcte et interprétable si "posée sur un texte imprimé, elle en permet la lecture par
transparence" (93).
- Observer au microscope.

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Indications
Cette technique présente l'avantage d'être simple, rapide et extrêmement peu coûteuse. Elle peut être
indiquée dans l'examen de routine chez les carnivores domestiques (93).
De plus, les éléments observés ne sont pas déformés (97), et l'absence de soluté de densité élevée
permet de conserver les éventuels trophozoïtes de Giardia.

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Limites
La quantité observée est trop faible pour être représentative du volume fécal total. Cette limite est minorée
chez les carnivores domestiques (volume total faible) mais ne peut être négligée chez les grandes
espèces pour lesquelles les volumes fécaux sont plus importants.
De plus, cette technique ne permet pas l'élimination des plus gros débris qui vont gêner considérablement
l'observation.
Enfin, cette technique souffre d'une très faible sensibilité. C'est pourquoi elle devra être réservée à une
utilisation "au chevet du malade" (dans le cadre de la médecine des carnivores domestiques) du fait de sa
simplicité et de sa rapidité d'exécution. Le résultat ne devra être pris en compte que lors d'une positivité.
En aucun cas, un résultat négatif permettra d'écarter une hypothèse parasitaire.

Remarque : il est possible d'augmenter légèrement la sensibilité de cet examen en réalisant une
suspension de l'échantillon dans trois fois le volume de soluté physiologique. Cette solution sera tamisée
avant l'observation.

Technique de flottation
(34), (84), (93), (119), (148)
La flottation (ou flottaison) est la technique d'enrichissement la plus utilisée en Médecine Vétérinaire. Elle a
pour objet de concentrer les éléments parasitaires à partir d'une très petite quantité de déjections (76). Elle
repose sur l'utilisation de solutions dont la densité est supérieure à celle de la plupart des oeufs de
parasites (d=1,1 à 1,2) (97). Le but est de faire remonter les éléments parasitaires tout en laissant couler
les débris fécaux.

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Réalisation (31)
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon (humidifier si les fèces sont trop
sèches, mais l'analyse quantitative ne sera plus possible).
- Peser 5 grammes de matières fécales recueillies avec la pointe d'un bistouri en divers points du
prélèvement.
- Les placer dans un récipient gradué en plastique.
- Ajouter 2O ml d'une solution de flottation.
- Délayer soigneusement le mélange de façon à obtenir une solution homogène.
- Filtrer le mélange sur une passoire à thé sous laquelle on a pris soin de déposer un récipient en
plastique. Cette étape sera renouvelée lors de l'analyse de fèces des petits ruminants (76).
- Remplir complètement un tube à centrifugation (ou à défaut un tube à essai) avec le liquide filtré jusqu'à
formation d'un ménisque convexe.
- Crever les bulles d'air à la surface s'il y a lieu.
- Recouvrir le ménisque d'une lamelle sans emprisonner de bulles d'air.
- Attendre 15 à 20 minutes la remontée des œufs par ascension (ou centrifuger le mélange 4 min à 3000
tours/min).
- Retirer la lamelle à la face inférieure de laquelle se sont accumulés les œufs.
- Poser la face inférieure de cette lamelle sur une lame porte objet.
- Observer au microscope.

Voir la Vidéo du Protocole de flottation : format .mpg ou .mov


D'après (31) avec l'autorisation du Professeur Bourdoiseau

Remarque : le fait de de standardiser le protocole permet une interprétation semi-quantitative. Si les


quantités utilisées sont connues une analyse quantitative sera possible ultérieurement.

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Avantages
Il s'agit d'une technique facile à mettre en oeuvre, peu coûteuse, rapide et sensible (concentration des
éléments parasitaires et élimination des débris fécaux).

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Limites
Les limites de la technique sont inhérentes aux caractéristiques de la solution employée. Une solution pas
assez dense ne permet pas la remontée des oeufs lourds (Exemple : oeufs de Trématodes, kystes
d'Eimeria leuckarti). A contrario, une solution trop dense a tendance à déformer les oeufs voire à les lyser
(84).
Enfin, l'utilisation de l'iodo-mercurate est difficile en pratique du fait des contraintes écologiques, toxiques
et réglementaires.

Technique de sédimentation
(34), (84), (119), (148)
La technique de sédimentation est une méthode d'enrichissement. Son principe repose sur l'utilisation de
moyens physiques afin de séparer les éléments parasitaires des débris fécaux de densité inférieure à celle
de l'eau.
Cette méthode est moins utilisée que la flottation car l'enrichissement est moindre.

i
Réalisation (76), (97)
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon (humidifier si les fèces sont trop
sèches, mais l'analyse quantitative ne sera plus possible).
- Délayer le prélèvement de fèces dans 10 fois le volume de solution saline physiologique.
- Jeter la suspension obtenue sur le tamis d'une passoire en plusieurs fois en prenant soin de triturer
après chaque passage le mélange restant dans le tamis.
- Rejeter les éléments retenus dans le tamis et rincer celui-ci au-dessus de la suspension filtrée à l'aide
d'une solution détergente douce (Teepol 1%®). Ceci permettra de décoller (éluer) les éléments
microscopiques adhérant au tamis.
- Laisser reposer une heure environ ou prélever 15 mL de la suspension filtrée et centrifuger 3 min à 1500
tours/min (97).
- Rejeter par aspiration (par la trompe à eau ou à la pipette), sans agiter la suspension, les trois quarts du
liquide surnageant ou le surnageant dans le cas d'une centrifugation.
- Agiter le reliquat pour l'homogénéiser.
- Prélever une à deux gouttes de cette suspension ou du culot s'il y a eu centrifugation.
- Ajouter éventuellement une goutte de bleu de méthylène à 0,1 % (coloration des débris mais pas des
oeufs de Nématodes) (148).
- Observer au microscope.

Remarque : on peut remplacer les dix volumes de solution saline par 15 à 20 volumes d'une solution
d'antiformine 25 % (mélanger sous hôte aspirante un volume de soude caustique à 15 % plus un demi-
volume d'eau de Javel) afin de dissoudre le mucus, les débris cellulosiques et protéiques (76). Il est
recommandé de prendre des mesures de précaution lors de cette manipulation.

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Avantages
Cette méthode est facile et peu coûteuse.
De plus, elle n'utilise pas de solutions denses, par conséquent les éléments parasitaires sont isolés sans
déformation.
Les indications les plus intéressantes de la sédimentation résident dans la recherche d'œufs lourds (Ex :
oeufs de Trématodes, kystes de E. leuckarti).

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Limites
C'est d'abord une méthode longue si le praticien ne possède pas de centrifugeuse.
S'il est vrai que cette technique est plus sensible que les méthodes sans enrichissement, la sédimentation
est beaucoup moins sensible que la technique de flottation et que la méthode de Baermann (pour la
détection des larves). En effet, il existe beaucoup de débris fécaux qui obscurcissent le champ
d'observation.
Néanmoins, cette sensibilité peut être améliorée par l'adjonction de bleu de méthylène et/ou l'utilisation de
l'antiformine.

Méthode de Baermann
La méthode de Baermann est une technique d'enrichissement permettant de concentrer les larves. Ce
procédé est basé sur le fait que les larves de Nématodes coulent dans une grande quantité d'eau dans
laquelle il n'existe pas de tensions de surface (34). Enfin, notons que, pour que cette technique soit
interprétable, il faut que les larves soient vivantes. On doit donc utiliser un prélèvement très frais (148).

Présentation de l'appareil de Baermann


L'appareil de Baermann est composé d'un entonnoir fixé à une potence. Cet entonnoir est prolongé par un
tube clampé. Le prélèvement est disposé dans de la gaze placée dans une passoire à thé, le tout étant
posé sur l'entonnoir.

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Réalisation (84)
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon (humidifier si les fèces sont trop
sèches, mais l'analyse semi-quantitative sera faussée).
- Peser 10 à 15 grammes de l'échantillon et les placer dans le fond d'une passoire à thé.
- Remplir l'appareil de Baermann d'une solution saline physiologique à 25°C.
- Poser la passoire remplie sur les rebords de l'entonnoir.
- Compléter le niveau de saline de sorte que celui-ci affleure la partie inférieure du prélèvement.
- Laisser reposer pendant au moins 6 à 8 heures.
- Ouvrir le clamp et recueillir 10 à 15 mL du liquide dans un tube.
- (Centrifuger éventuellement 10 minutes à 1500 tours/min et récolter le culot avec une pipette).
- Déposer quelques gouttes prélevées au fond de la solution (ou du culot) sur une lame porte objet.
- Observer directement au microscope sans recouvrir d'une lamelle.

Remarque : l'échantillon peut être entouré de deux compresses dépliées et closes autour de lui.
L'ensemble sera placé dans l'entonnoir et immergé dans la solution saline.

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Avantages
La technique est facile et peu coûteuse.
Par ailleurs, l'enrichissement obtenu est bon et les débris sont limités dès lors que l'appareil n'a pas été
secoué au cours de l'examen.
Cette méthode est la meilleure pour la récolte et l'identification des larves de Nématodes. Ces larves sont
facilement isolées et non déformées contrairement à la technique de flottation (84).

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Limites
La méthode de Baermann ne permet d'isoler que des larves.
L'analyse quantitative n'est pas possible ultérieurement car les larves sont difficilement dénombrables en
cellule de Mac Master et que leur répartition dans la solution récoltée n'est pas homogène.
Il faut impérativement que les matières fécales soient fraîches pour que les larves qu'elles contiennent
soient vivantes.
La réalisation de la méthode est assez longue (environ huit heures) (84).

Coproculture
Généralités

Diagnose chez les Bovins

Diagnose chez les Caprins

Diagnose chez les Equidés

Diagnose chez les Ovins

Diagnose chez le Porc

Généralités
La coproculture parasitaire consiste à faire évoluer des œufs présents dans les fèces en larves. Cette
technique permet d'obtenir des formes plus facilement identifiables. Elle s'applique essentiellement à la
diagnose des Strongles digestifs.

Remarque : une variante de la coproculture " classique " consiste à effectuer des prélèvements dans les
champs pour rechercher les larves 3 présentes sur une pâture. Elle est à réserver à des laboratoires
compétents car la procédure de prélèvement et l'identification des larves sont des plus complexes (100).
Le but de cette technique est d'évaluer le degré d'infestation d'une prairie.

i
Réalisation (88)
- Pratiquer une analyse coproscopique préliminaire afin d'avoir une idée des populations présentes en
plus des Strongles digestifs (Strongles respiratoires, Strongyloides, Nématodes libres…)
- Confectionner le milieu de culture : étaler directement les fèces prélevées (Bovins, Porc) ou les déliter
avec de l'eau (Petits Ruminants, Equidés) dans le récipient de coproculture choisi (bacs, boîte de Pétri...).
Le récipient doit être muni d'un couvercle.
- Maintenir constants les paramètres suivants : humidité entre 50 et 80% (confection d'enceintes humides
ou ajout d'eau), température de 23-25°C, oxygénation satisfaisante (aération des prélèvements, brassage
des coprocultures épaisses).
- Mettre en culture 8 à 15 jours (une coproscopie classique peut être pratiquée afin de vérifier l'état
d'avancement de la coproculture. Il est fortement déconseillé d'utiliser le Sulfate de Zinc comme liquide
d'enrichissement car il stimule la mobilité des larves).
- Piéger les larves par la méthode de Baermann à partir d'un échantillon prélevé dans le milieu de culture.
- Identifier les larves au microscope (grossissement x 200) (102).
Schéma du dispositif proposé pour réaliser la coproculture

Remarque : il est possible d'isoler, dans un premier temps, les œufs par flottation en liquide de densité
moyenne puis de les mettre en culture sur des milieux spéciaux (103).

i
Interprétation
Les principaux critères de diagnose des larves portent sur la forme de l'oesophage, la gaine, la taille des
larves et la forme des cellules intestinales.

Schéma d'une larve L3 hypothétique et principaux critères de diagnose


(d'après Gevrey (88))

Avantages
En Médecine Vétérinaire, cette technique s'applique essentiellement chez les Ruminants et dans une
moindre mesure chez le Porc et le Cheval. Elle permet d'affiner le diagnostic parasitaire. En effet, la
diagnose d'espèce est quasiment impossible à partir des œufs de Strongles digestifs (sauf pour les
genres Nematodirus et Marshallagia).

La coproculture s'inscrit dans une démarche de qualité (100). Elle doit être mise en œuvre si un plan de
prophylaxie est établi par la suite. Ce plan devra intégrer de nombreux autres paramètres comme la
situation épidémiologique, les conditions climatiques, la motivation de l'éleveur…
La coproculture peut également s'appliquer à la vérification de l'efficacité d'un traitement mis en oeuvre.

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Limites
L'interprétation est délicate car la reconnaissance des larves demande une certaine habitude.
Leur mobilité augmente encore la difficulté de la diagnose. On peut ajouter de la Pipérazine pour les
immobiliser (88).
Il faut travailler avec des prélèvements dépourvus d'agent conservateur (sauf réfrigération).
Si on ramasse des échantillons de fèces sur le sol, il est possible de retrouver en coproculture des larves
de Nématodes libres, difficilement différentiables des parasites pathogènes, sauf quand elles possèdent
un œsophage de type rhabditoïde.
Le délai pour obtenir les résultats est assez long puisqu'il faut compter huit à dix jours (46).

Diagnose chez les Bovins


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.
Remarque : il est possible de retrouver des larves possédant un oesophage rhabditoïde. Il s'agit de
larves de Nématodes libres.

Diagnose chez les Bovins (suite)


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.

Diagnose chez les Caprins


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.
Remarque : il est possible de retrouver des larves possédant un oesophage rhabditoïde. Il s'agit de
larves de Nématodes libres.
Concernant la larve 3 de Marshallagia marshalli, nous n'avons pas pu trouver de description. Il est
cependant probable que cette larve soit morphologiquement proche des genres Teladorsagia et
Ostertagia.

Diagnose chez les Caprins (suite)


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.

Diagnose chez les Equidés


D'après (76)
Remarque : il est possible de retrouver des larves possèdant un oesophage rhabditoïde. Il s'agit de
larves de Nématodes libres.

Diagnose chez les Ovins


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.
Remarque : il est possible de retrouver des larves possédant un oesophage rhabditoïde. Il s'agit de
larves de Nématodes libres.
Concernant la larve 3 de Marshallagia marshalli, nous n'avons pas pu trouver de description. Il est
cependant probable que cette larve soit morphologiquement proche des genres Teladorsagia et
Ostertagia.

Diagnose chez les Ovins (suite)


D'après (76), (88), (89), (129).
Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.

Diagnose chez le Porc


D'après (76), (88).

Les parasites figurant en caractères gras sont les plus fréquents. Ceux soulignés en continu sont souvent
rencontrés et ceux soulignés en pointillés sont rares.
Remarque : il est possible de retrouver des larves possédant un oesophage rhabditoïde. Il s'agit de
larves de Nématodes libres.
Coloration de Ziehl-Neelsen modifiée par Polack
(43), (154)
La coloration de Ziehl-Neelsen modifiée permet la mise en évidence les ookystes coccidiens. Elle est
particulièrement recommandée pour la mise en évidence des kystes de Cryptosporidium parvum qui se
différencient des autres ookystes par leur très petite taille.

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Réalisation
- Etaler le plus finement possible une goutte de fèces sur une lame.
- Fixer à l'éthanol à 95% pendant 5 minutes.
- Flamber la lame.
- Recouvrir la lame encore chaude à la fuchsine de Ziehl et laisser agir 5 minutes.
- Rincer à l'eau du robinet jusqu'à élimination de la fuschine excédentaire.
- Asperger avec une ou deux giclées d'HCl 3% dans de l'éthanol à 95% en rinçant à chaque fois à l'eau.
- Rincer à l'eau.
- Tremper dans du Vert Malachite à 0,25% ou du Bleu de Méthylène pendant 30 secondes.
- Sécher.
- Observer au microscope à immersion (objectif x40 ou x100), sans recouvrir d'une lamelle.

Les ookystes sont colorés en rouge ou en rose sur fond vert ou bleu.

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Avantages
La coloration de Ziehl-Neelsen modifiée par Polack est une technique simple et rapide à réaliser. Elle
permet en outre une lecture facile.

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Limites
La sensibilité de cet examen est très faible (un million d'ookystes par gramme de fèces) (43).
Ce test ne devient positif qu'environ 4 jours après le début des signes cliniques.

Coloration des ookystes de Giardia


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Coloration au Lugol (52)
Cette coloration peut être réalisée à l'examen direct ou de préférence après enrichissement par flottation.

- Préparation de la solution (Lugol) : 10 g d'Iode sublimé, 50 g de Iodure de Potassium, eau q.s.p. 100
mL.
- Ajout d'une goutte de Lugol directement sur la lame avant d'observer au microscope.
- Les kystes de Giardia apparaissent orangés sombres sur fond orange.

Coloration de Bailanger
La réalisation de la coloration est analogue à celle au Lugol. Seul le colorant change : 2 g de Cristal
Violet, 0,05 g de Fuschine basique, 20 mL d'alcool à 95%, 10 mL de Phénol, eau q.s.p. 100 mL (32).

i
Coloration par la méthode MIF (Merthiolate-Iode-Formol) (32)
Cette coloration se réalise à partir d'une noisette de fèces (29).

- Reconstituer le réactif (0,15 mL d'une solution de 200 mL de Merthiolate 1%, 25mL de Formol, 5 mL de
Glycérine et 250 mL d'eau distillée + 2,35 mL d'une solution de 0,5 g d'Iode, 1 g de Iodure de Potassium
et 10 mL d'eau distillée).
Remarque : ces réactifs sont commercialisés par des laboratoires spécialisés (Exemple :laboratoire
Labo-Express, 4 rue de Seine, 91171 Viry-Châtillon (29)). Ils peuvent être conservés trois semaines à
l'abri de la lumière.
- Diluer une noisette de fèces dans les 2, 5 mL obtenus.
- Laisser reposer le mélange pendant au moins 20 minutes.
- Examiner au microscope deux gouttes prélevées en surface.

Méthode de Telemann et Rivas


(91)
La méthode de Telemann et Rivas est une variante de la méthode d'enrichissement par flottation. Elle est
indiquée dans le cas d'un prélèvement très gras (Chat, veau de lait, Porc). Elle permet de supprimer les
globules de gras qui entravent la lecture de l'examen. Cette méthode repose sur le principe de séparation
des phases.

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Réalisation
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon (humidifier si les fèces sont trop
sèches, mais l'analyse quantitative ne sera plus possible).
- Prélever 5 g de matières fécales.
- Ajouter environ 15 ml de solution d'acide acétique à 5% et homogénéiser le mélange.
- Filtrer le mélange sur le tamis d'une passoire à thé.
- Répartir le filtrat recueilli à parties égales dans deux tubes à centrifuger.
- Compléter le niveau des tubes avec de l'éther.
- Agiter très vigoureusement.
- Centrifuger les deux tubes à 2000 tours/min pendant 4 mn.
- Jeter les trois phases superficielles et conserver les culots dans chacun des deux tubes.
- Recueillir les culots dans un seul récipient.
- Ajouter une solution de flottation et homogénéiser (ou réaliser une coloration de Ziehl-Neelsen en cas
de suspicion de cryptosporidiose).
- Suivre le protocole classique de flottation.

Schéma représentant la séparation des phases après centrifugation

Avantages
La méthode de de Telemann et Rivas augmente la sensibilité des coporscopies réalisées à partir de
prélèvements riches en globules gras. La coproscopie est même possible dans le cadre d'une
stéatorrhée.
Cette méthode est une bonne technique d'enrichissement préalable à une coloration de Ziehl-Neelsen
pour la recherche de Cryptosporidium.
Limites
C'est une méthode un peu longue, fastidieuse et qui nécessite l'utilisation d'une centrifugeuse. De plus,
l'utilisation d'acide et d'éther peut modifier les éléments parasitaires.

Tableau comparatif
i Avantages Inconvénients
- Simple
- Rapide
Examen direct - Très peu coûteux - Sensibilité mauvaise (+/-)
- Pas de déformation des éléments
parasitaires
- Sensibilité très bonne (++++) - Déformation des éléments parasitaires
- Facile - Pas de mise en évidence des oeufs lourds
Flottation
- Rapide pour des solutions de densité < 1,3
- Faible coût - Peu adaptée à la recherche de larves
- Facile
- Faible coût - Longue
Sédimentation
- Recherche des oeufs lourds - Sensibilité moyenne (++)
possible
- Ne s'applique qu'à la recherche des larves
- Adaptée à la recherche des
- Longue
Baermann larves
- Travailler obligatoirement avec un
- Sensibilité bonne (+++)
prélèvement frais (moins d'une heure)
- Adaptée à des prélèvements gras - Longue
Telemann-Rivas - Bon préalable à la coloration de - Fastidieuse
Ziehl-Neelsen - Nécessite une centrifugeuse
Colorations - Adaptées à la mise en évidence - Nécessite des réactifs spéciaux
de Giardia (sensibilité bonne) et de
Cryptosporidium (sensibilité faible)
- Longue
- Diagnose délicate
- Diagnose des Strongles digestifs
Coproculture - Travailler obligatoirement à partir d'un
par espèce
prélèvement sans agent de conservation
(sauf réfrigération)

Méthode de Mac Master


(76), (119)
La méthode de Mac Master est une méthode quantitative basée sur le principe de la flottation. Elle
consiste à compter le nombre d'éléments parasitaires contenus dans 0,30 mL d'une suspension de
matière fécale diluée au 1/15ème et nécessite l'utilisation d'une lame de Mac Master.

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Présentation de la lame de Mac Master
La lame de Mac Master est composée de deux compartiments contigus séparés par une cloison, chacun
d'entre eux ayant un volume de 0,15 mL. Le plafond de chaque compartiment est divisée en 6 cellules de
1,7 mm de largeur (47)

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Schéma et photographie (31) d'une lame de Mac Master


Réalisation
- Réaliser l'inspection macroscopique du prélèvement.
- Homogénéiser le prélèvement au moyen d'un mortier et d'un pilon.
- Peser précisément 1 gramme de matières fécales.
- Ajouter à ce prélèvement 14 mL d'une solution de flottation et homogénéiser le mélange à l'aide d'un
agitateur.
- Prélever un échantillon de la suspension à la seringue.
- Remplir à l'aide d'une seringue de un mL chacun des deux compartiments de la lame de Mac Master
avec la suspension.
- Poser la lame sur la platine du microscope et attendre pendant 5 min environ que les œufs remontent.
- Se placer à l'objectif x10 (la largeur des cellules est alors juste contenue dans le champ du microscope).
- Faire défiler successivement les 6 cellules et compter le nombre total d'œufs en les identifiant.

i
Calcul du nombre d'oeufs par gramme de fèces (OPG)
Chaque cellule a un volume connu de 0,15 mL donc, comme la solution est diluée au quinzième, le
nombre d'œufs comptés est celui contenu dans un centième de gramme de fèces. Pour obtenir le
nombre d'œufs par gramme, on multiplie le résultat obtenu lors du comptage sur un compartiment par un
facteur 100. On conseille de compter les deux compartiments, le facteur de multiplication sera alors de
50.

Conclusion : OPG = nombre d'œufs dans les deux compartiments x 50.


Remarque : afin d'obtenir un résultat statistiquement significatif, il est recommandé de pratiquer plusieurs
lectures de lames et d'en effectuer la moyenne.

i
Avantages
La méthode de Mac Master permet une étude coproscopique quantitative.
Elle est assez rapide.

i
Limites
La lecture ne peut se faire qu'avec l'objectif x10. Les éléments de très petite taille (Protozoaires) ne
pourront donc pas être identifiés et donc comptés.
De même, on ne peut pas faire une analyse quantitative des larves. En effet, leur mobilité les entraînent
vers le bas de la cellule alors que la mise au point se fait dans la partie supérieure (143).
La lame de Mac Master coûte entre 45 et 230 € (91).
L'interprétation du comptage est délicate car elle dépend de nombreux paramètres.