Вы находитесь на странице: 1из 65

MASTER

Microbiologie appliquée à la cosmétologie

Première partie:

Les pathologies
dermatologiques infectieuses

Dr Isabelle Pagnier
URMITE, Marseille

isabelle.pagnier@univ-amu.fr
Plan:

Les pathologies dermatologiques infectieuses

Introduction

Définitions

1- Pathologies virales

2- Pathologies parasitaires

3- Pathologies bactériennes
Introduction

Microbiologie appliquée à la cosmétologie:


2 problématiques principales

-Pathologie dermatologique infectieuse existante:

Possibilité de l’utilisation de produits cosmétiques??

-Rupture de la barrière cutanée :

Importance capitale de la stérilité/stabilité microbiologique des produits


cosmétiques

Risque de surinfection d’infections préexistantes


Risque de contamination
Introduction
Structure de la peau:

Couche superficielle: épiderme

Couche intermédiaire: derme

Couche profonde: hypoderme


Introduction

Ces microorganismes peuvent:


- se localiser au niveau de la peau
- ou être présents de façon systémique dans l’organisme et se
manifester au niveau cutané

Les lésions au niveau de la peau peuvent être de différents types:


érythème, macule, érosion, ulcération, squames, papules, vésicules,
pustules.
Introduction
La peau peut être le lieu d’un certain nombre d’infections dues à des
micro-organismes:

Virus

Bactéries

Parasites/champignons
Définitions

Virus:

Micro-organisme infectieux
Acellulaire
Parasite absolu des cellules vivantes
Possédant un seul type d'acide nucléique et se reproduisant
à partir de son seul matériel génétique, à structure bien définie.
Définitions

Bactérie:

Micro-organisme habituellement unicellulaire


Procaryote formant un règne autonome
Considéré comme ni animal ni végétal
Pouvant vivre comme parasite de l'homme, des animaux et
des plantes.
Définitions
Parasite:

Organisme mono ou pluricellulaire, qui de façon temporaire ou permanente


se nourrit au dépends de son hôte
- un ectoparasite vit sur les téguments de l’hôte
- un endoparasite vit à l’intérieur de l’hôte

Champignon:

Organismes pluricellulaires, filamenteux


Groupe varié  levures, moisissures.
1- Pathologies virales

Généralités:

-Présence de virus dans l’organisme le plus souvent

-Contagieuses, éruptives

-Herpes, Varicelle, zona, rougeole, rubéole

-Présence localisée: papillomavirus (verrues)


A- Herpès:

Herpes Virus: famille des Herpesviridae


8 espèces responsables d’infections chez l’Homme

-α Herpès virus: -Virus Herpes simplex type 1 (HSV-1)


-Virus Herpes simplex type 2 (HSV-2)
-Virus Varicelle Zona (VZV)

-ß Herpès virus: -Cytomégalovirus (CMV)


-Virus Herpès humain type 6 (HHV-6)
-Virus Herpes humain type 7 (HHV-7)

-γ Herpès virus: -Epstein-Barr Virus (EBV)


-Virus Herpes humain type 8 (HHV-8)
B- Herpes:

Virus Herpes Simplex Virus: HSV-1 & HSV-2


virus ADN enveloppé
famille des Herpesviridae

HSV-1: - herpes oral


- herpes orofacial
- herpes oculaire
- atteintes cérébrales

HSV-2: - atteintes génitales


- atteintes anogénitales
- herpès néonatal
HSV-1:

-Herpes oral: 70% cas asymptomatiques

dysphagie douloureuse
Ulcérations atteignant diffusément la muqueuse buccale, pouvant
déborder sur les lèvres et le menton
Fièvre élevée, surinfection bactérienne possible
Guérison spontanée (15j)
Récurrences: bouquet de vésicules unilatérales à la jonction
cutanéo-muqueuse des lèvres, narine, menton (plus rare)

- Herpes oculaire: kératite herpétique

HSV-2: herpes génital

Multiples vésicules sur fond érythémateux, s’ulcérant rapidement


chez la femme
HSV-1/HSV-2: diagnostic, traitement

- Diagnostic:

Diagnostic clinique pour l’herpes labial


Confirmation virologique pour les autres formes:
PCR
Culture
Immunodiagnostic par détection d’antigènes sur prélèvement
Cytodiagnostic de Tzanck
Sérologie
Examen anatomopathologique

- Traitement:
 curatif: antiviral (aciclovir, valaciclovir), per os, ou IV, ou local, en
fonction de la localisation et de la gravité
B- Varicelle & Zona:

Virus VZV: virus Varicelle-Zona


virus ADN
famille des Herpesviridae

La varicelle est l’expression clinique de la primo-infection, le zona de la


réactivation du VZV.

Varicelle: infection très contagieuse

-90% des cas: enfant de moins de 15 ans

-Transmission par voie respiratoire

-Virus présent au niveau des lésions cutanéo-muqueuses:

rash caractéristique
les vésicules contiennent de grandes quantités de virus
Varicelle : éruption caractéristique pendant la phase d’état:

Type:
macules rosées, devenant papuleuses, très prurigineuses
24h: vésicules transparentes en goutte de rosée, entourées
d’un fin liseré érythémateux

Évolution (co-existence de plusieurs stades d’âges différents):


48h: les vésicules se dessèchent, le contenu vésiculaire
devient trouble, le centre se flétrit
4j: croûte brunâtre
10j: la croûte tombe

Topographie:
Ensemble du corps
Plus nombreuses sur le visage et le tronc
Pas sur les paumes et plantes

Énanthème au niveau de la bouche + petites lésions érosives


Zona: Affection débutant par une douleur locale plus ou moins intense
précédant une éruption sur une bande de peau unilatérale (zona signifie "
ceinture " en latin), le long du trajet de nerfs sensitifs.

-Le zona survient le plus souvent chez un sujet ayant été atteint par la varicelle
par réactivation du virus en cas d'affaiblissement des défenses immunitaires ou
de choc émotionnel

-Les douleurs peuvent persister plusieurs années.

-Prodromes: Céphalées, photophobie, malaise général, fièvre rare

-Complications: zona ophtalmique, zona du ganglion géniculé, zona céphalique,


zona généralisé.
Zona: éruption caractéristique pendant la phase d’état

-brûlures, démangeaisons, picotements

-Topographie: métamérique, unilatérale

-Type - évolution:

Éruption douloureuse en hémi ceinture le long d’une racine nerveuse


Éléments d’abord érythémateux
24h: vésicules arrondies, en bouquet
Puis en bulles polycycliques confluentes
5j: les vésicules se troublent, puis sèchent
7j: croûtes brunâtres
10j: les croûtes tombent, cicatrice dépigmentée souvent indélébile.

-Évolution pendant 2-3 semaine, par poussées successives.


Varicelle & Zona: diagnostic, traitement

-Diagnostic clinique
-PCR, sérologie, culture possible

-Varicelle:
traitement symptomatique:
Antihistaminiques
Douche/bain quotidien avec pain/savon dermatologique
Traitement antiviral: patients à risque

-Zona:
 traitement symptomatique: traitement local comme varicelle + prise en
charge de la douleur
Traitement antiviral:
immunocompétent: dépend de la localisation
Immunodéprimé: systématique (aciclovir)

!!! AUCUN PRODUIT NE DOIT ÊTRE APPLIQUÉ SUR LA PEAU !!!


C- Rougeole

Virus de la rougeole = virus à ARN monocaténaire


famille des Paramyxoviridae
genre Morbilivirus

-très contagieuse, endémique dans la plus grande partie du monde

-Immunisante à vie

-Voie d’entrée respiratoire ou oculaire


Rougeole: éruption morbiliforme, après une phase d’invasion

-Topographie:
 début au niveau de la tête, derrière les oreilles, autour de la bouche, puis
sur toute la face
3-4 jours: extension descendante (cou, puis épaules, thorax, membres
supérieurs, puis abdomen et cuisses)

-Type - évolution:

Maculopapules rouges de 1 à plusieurs mm, non prurigineuses,


s’effaçant à la pression
Contours irréguliers avec des intervalles de peau saine

-Évolution
Les lésions disparaissent au
bout d’une semaine après
possible desquamation
Rougeole: diagnostic/traitement

-Diagnostic:

Essentiellement clinique
Sérologie, pcr (épidémiologie)

-Traitement: uniquement symptomatique

-Prévention:

Déclaration obligatoire en France


Vaccination (ROR)
C- Rubéole:

Virus de la rubéole = virus à ARN


famille des Togaviridae
genre Rubivirus

-Moins contagieuse que la rougeole, transmission par contact rapproché

-Immunisante à vie

-Voie d’entrée respiratoire ou transplacentaire

-Très grave chez la femme enceinte: rubéole congénitale


Rubéole: éruption inconstante, pendant la phase d’état

-Topographie:
 début au niveau du visage
Moins de 24h: extension au tronc et aux membres supérieurs

-Type - évolution:

Aspect morbiliforme le premier jour: éléments maculeux et


maculopapuleux
Peut devenir scarlatiniforme le deuxième jour:
3ème jour: disparait sans séquelles (desquamation fine possible)
Possible énanthème discret (tâches purpuriques sur le voile du palais)
Rubéole: diagnostic/traitement

-Diagnostic:

Diagnostic paraclinique: hémogramme avec leucopénie

Sérologie

-Traitement: uniquement symptomatique

-Prévention:

Recommandations aux femmes enceintes


Vaccination (ROR)
E- Papillomavirus:

Papillomavirus humain (HPV) = virus à ADN


famille des Papillomaviridae
infectent les kératinocytes

-Plus de 100 types, dont certains oncogènes

-Transmission directe ou indirecte, par le sol/objets, plus souvent sexuelle

-Possible: transmission mère/enfant, auto-contamination

-Formes cutanées, muqueuses, tumorales


Papillomavirus: formes cutanées

-Verrues communes:
 papules rugueuses, kératosiques
Doigts des mains
Régression spontanées (2/3 des cas)

-Verrues plantaires:
Nombre variables, regroupées en placards hyperkératosiques
(mosaïque), ou en petite tumeur (myrmécie)

-Verrues planes: plus rares

-Épidermodysplasie verruciforme de Lutz et Lewandowsky


Papillomavirus: formes muqueuses

-Condylomes acuminés (végétations vénériennes, ou crêtes de coq)


IST la plus fréquente
Papules généralement multiples

-Papillomatose laryngée
Le plus souvent chez le nourrisson dont la mère est porteuse de
condylomes

-Hyperplasie épithéliale et focale

Papillomavirus: formes tumorales

Dysplasies
Carcinomes in situ
Cancers invasifs
Papillomavirus: diagnostic/traitement

-Diagnostic:

Formes cutanées et muqueuses génitales: diagnostic clinique

Diagnostic de référence: histologique

Détection et typage des virus: épidémiologie, recherche

-Traitement:
Bilan IST avant traitement
Local pour toutes les formes
Formes cutanées: cryothérapie ou application locale d’acide salicylique
Formes muqueuses: traitements physiques/chimiques,
immunomodulateurs locaux (imiquimod crème 5%)

-Prévention:

Prévention du cancer du col de l’utérus: vaccination


2- Pathologies parasitaires

Généralités: Présence du microorganisme au niveau cutané

-Parasites:

Parasitoses cosmopolites:
Gale
Tiques
Acariens
Poux (pédiculose, phtirose)
Leishmaniose cosmopolite

Parasitoses tropicales:
Leishmaniose tropicale
Filariose
2- Pathologies parasitaires

-Champignons: mycoses

Dermatophytes: champignons filamenteux produisant des spores


(Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum)
Intertrigo
Dermatophytose de la peau glabre: herpès circiné
Teignes
Onyxis
Pied d’athlète

Levures saprophytes de la peau (Malassezia furfur) ou des cavités


naturelles de l’homme (Candida, Trichosporon)
Candidoses
Malassezioses
Parasitoses:

Gale sarcoptique

-Agent causal: Sarcoptes scabiei hominis

-Physiopathologie:

-La femelle creuse un tunnel sous la couche cornée de la peau et y pond


ses œufs

-Salive histolytique: réaction urticarienne très prurigineuse

-Grattage: surinfections
Parasitoses:

Gale sarcoptique

-Traitement:

-Scabicides classiques: benzoate de benzyl (Ascabiol®), lindane (Elénol®,


Scabécid ®)
Application astreignante, CI nourrisson

-Pyréthrinoïdes de synthèse en aérosols (Sprégal®)


Une pulvérisation, contact 6 à 12h, savonnage et douche abondante

-Ivermectine (Stromectol®): Per os

-Prévention:

-éviction en milieu scolaire


-Lavage fréquent des mains
-Port de gants pour personnel hospitalier
Parasitoses:

Tiques

-Agent causal: Ixodes ricinus le plus souvent

-Vecteur de:
-Maladie de Lyme: Borrelia burgdorferi
-Autres borrelioses
-Rickettsioses
-Tularémie: Francisella tularensis

-Physiopathologie:
-Morsure indolore
-Borreliose: érythème chronique migrant

-Traitement: traitement de la borreliose = antibiotique (beta lactamines,


cyclines)
Parasitoses:

Acariens
-Agent causal:
-Acariens environnementaux: allergies, eczema
-Aoutat: Trombicula autumnalis

-Physiopathologie:
-Nymphe provoquant des démangeaisons.
-Morsure indolore, repas sanguin
-En quelques heures: lésions en reliefs, rouges, de la taille d’une petite
pièce de monnaie, grattant énormément.
-Guérison en une semaine environ.

-Traitement:
-crème anti-inflammatoire ou anti-parasitaire

-Prévention:
-vêtements bien serrés aux extrémités afin de limiter le passage sur la
peau
-Eviter de s’allonger sur les pelouses
-Répulsifs
Parasitoses:

Poux: pédiculose, phtirose

-Agent causal:
-Pediculus humanus: pou de corps
-Pediculus capitis: pou du cuir chevelu
-Phtirius pubis (P. inguinalis): pou du pubis ou morpion

-Vecteurs de
-Thyphus exanthématique: Rickettsia prowaszekii
-Fièvre des tranchées: Bartonella quintana
-Fièvre récurrente cosmopolite: Bartonella recurrentis

-Physiopathologie:
-Piqûre: désagréable, papule rosée, prurigineuse
-Lésions de grattage, surinfection
Parasitoses:

Poux: pédiculose, phtirose


Clinique

-Pédiculose corporelle:
-Violent prurit
-Multiples excoriations
-Eruption maculopapuleuse dans le dos, prédominant sur les épaules

-Pédiculose du cuir chevelu:


-Prurit diurne et nocturne localisé au cuir chevelu
-Lésions de grattage pouvant déborder (tempes, nuque)
-Adénopathies cervicales possibles

-Phtirose:
-Prurit permanent
-Lésions de grattage de la région pubienne
-Adénopathies inguinales en cas de surinfection
-Rarement: barbe, sourcils, cils
Parasitoses:

Poux: pédiculose, phtirose


Traitement
-Pédiculose corporelle:
-Savonnage du corps
-Application corporelle d’un pédiculicide
-Contact 12 à 24 h, puis savonnage et rinçage

-Pédiculose du cuir chevelu:


-Seulement pour les pédiculoses actives
-Traitement local: pédiculicides et surtout lenticides
-Pyréthrine: meilleure acceptabilité cosmétologique (lotion plutôt que
shampooing, poudre pour les textiles)
-Contact, puis shampooing, rinçage et peigne fin
-Renouveler 8 à 10 jours plus tard
-Traitement de toute la fratrie

-Phtirose:
-Aérosol associant pyréthrine et pipéronyle (Spray-pax®)
-Une pulvérisation, contact 30 minutes, puis savonnage complet
-Répéter 8 à 10 jours plus tard
Parasitoses:

Leishmaniose

-Agent causal:

-Parasites intracellulaires

-Leishmaniose cutanée: L. tropica, L. major, L. braziliensis…

-Leishmaniose viscérale: L. donovani, L. infantum

-Transmission vectorisée: moustique phlebotome femelle


-Physiopathologie, clinique (1):

-Leishmaniose viscérale:
-Lésion cutanée initiale souvent inapparente
-Fréquents porteurs asymptomatiques
-Fièvre, pâleur, amaigrissement, splénomégalie,
hépatomégalie…

-Leishmaniose cutanée :
-Différente si cosmopolite ou tropicale
-Indolore, papule rouge carmin, s’étend en surface et s’infiltre
en profondeur
-Ulcération centrale
-Lésion typique: ulcéro-croûteuse entourée d’un bourrelet rouge
-Évolution vers la guérison en plusieurs mois
-Cicatrice indélébile plus ou moins étendue
-Physiopathologie, clinique (2):

-Leishmaniose cutanée diffuse: lèpre lépromateuse

-Leishmaniose muqueuse:

-Succède à une leishmaniose cutanée en plusieurs mois


-Lésion cutanée inaperçue ou mal traitée
-Infiltration granulomateuse de la muqueuse nasale, puis buccale,
avec extension locale progressive et destructrice

-Traitement des formes cutanées: local le plus souvent (cryothérapie,


injection d’antimoniés)

-Traitement des formes muqueuses: systémique


Parasitoses:

Filariose:

Agent pathogène: vers ronds nématodes

W. bancrofti, Brugia malayi, Onchocerca volvulus, Loa loa

Clinique: asymptomatique
non spécifique (allergies, asthénie, urticaire,
arthralgies, myalgie…)
filariose lymphatique
onchocercose (gale filarienne, kystes)
loase (oedèmes des bras et jambes, kystes).

Traitement: Anti-filariens, doxycycline pour la flore symbiotique


-Mycoses superficielles

Dermatophytes

Levures saprophytes

Définition: infections de la couche cornée de l’épiderme, des ongles, des


muqueuses, des cheveux, des poils, par des champignons.

Fréquentes et bénignes

Exceptionnellement porte d’entrée de mycose systémiques


(immunodéprimés)

Diagnostic clinique, confirmé par examen direct, biologie et culture après


prélèvement
Dermatophytes: champignons filamenteux produisant des spores
(Trichophyton, Epidermophyton, Microsporum)

Intertrigo
Dermatophytose de la peau glabre: herpès circiné
Teignes
Onyxis

Levures saprophytes de la peau (Malassezia furfur) ou des cavités


naturelles de l’homme (Candida, Trichosporon)

Candidoses (digestives, génitales, intertrigo, perionyxis,


mucocutanées chroniques)
Malassezioses (Pityriasis versicolor et dermite séborrhéique)
Mycoses: Dermatophytes

Intertrigo

Définition: dermatose inflammatoire d’un pli.

Grand pli: axillaire, sous mammaire, inguinaux, interfessier


Petit pli: interdigitaux, inter-orteil

Extension sur les paumes des mains: aspect farineux


Intertrigo interdigital au niveau des pieds = pied d’athlète
Erosion linéaire, bordée de squames décollées, peut s’étendre vers la
plante du pied
Mycoses: Dermatophytes

Herpès circiné: dermatophytose de la peau glabre

Agent causal: Microsporum canis, Trichophyton, Epidermophyton

Définition: lesion circinée, mais pas d’herpès!!

Siège de préférence sur les zones exposées de la peau

Exposition aux animaux domestiques et d’élevage

Macule érythémateuse arrondie, prurigineuse, finement squameuse,


d’extension centrifuge avec des contours vésiculeux, polycycliques
Mycoses: Dermatophytes

Teignes: microsporidies, trychophyton

Touchent quasi exclusivement les enfants (collectivité)


Cas d’importation (enfants adoptés)
Contamination à partir des animaux
Guérison spontanée à la puberté

Teignes tondantes: plaques d’alopécie du cuir chevelu

Teignes suppurées: kérion de Celse

Favus: cas d’importation originaires d’Afrique


Alopécie définitive
Mycoses: Dermatophytes

Onyxis

Agent causal: dermatophytes anthropophiles, zoophiles, ou géophiles


Définition: hyperkératose sous unguéale débutant par le bord libre de
l’ongle

Pieds > mains

Ongle friable, ramolli, strié, jaunâtre et cornu


Mycoses: levures saprophytes de la peau

Candidoses:

Candidoses digestives: 3 formes cliniques principales

Muguet: pustules blanches plus ou moins confluentes reposant sur


une base érythémateuse

Forme érythémateuse: inflammation diffuse de la muqueuse buccale,


langue dépapillée et vernissée, sécheresse buccale avec brûlure au
contact alimentaire

Perlèche: érosion fissuraire de la commissure des lèvres,


érythémateuse, hyperkératosique, douloureuse

Candidoses génitales:
Vulvovaginite: brûlures vulvovaginales, prurit tenace,
dyspareunie
Balanite
Mycoses: levures saprophytes de la peau

Candidoses:

Intertrigo: plutôt des grands plis

Plaque érythémateuse suintante, allongée dans le sens du pli


Collerette squameuse avec des vésiculopustules
Évolution centrifuge
Prurigineuse, souvent suintante, parfois surinfectée

Candidoses mucocutanées chroniques:


Ongle, tube digestif, peau avec hyperkératoses
Dues à un déficit de l’immunité cellulaire (enfants)

Périonyxis
Bourrelet inflammatoire péri-unguéal pouvant suppurer
Surtout les mains
Exposition à l’humidité, aux produits d’entretien, détergents
Le plus souvent C. albicans
Mycoses: levures saprophytes des cavités naturelles

Malassezioses: Malassezia furfur

Pityriasis versicolor:
Macules individualisées, puis convergentes en nappes, finement
squameuses
Couleurs variées (rose  chamois  achromiques)
Rarement prurigineuses
Cou, thorax, épaules

Dermite séborrhéique
fréquente
Chronique, évolue par poussées (stress)
État pelliculaire du cuir chevelu (pytiriasis capitis)
Nouveau né ou nourrisson: cuir chevelu, siège, axillaire possible
3- Pathologies bactériennes

Généralités: « Infections cutanées à pyogènes »

-Présence de bactéries au niveau de la peau

-Primaires (superficielles): surviennent sur une peau apparemment saine:


Impetigo, intertrigo (au niveau d’un pli), folliculite, furoncle, anthrax ,
furonculose, abcès, lymphangites, panaris, érysipèle…

- Secondaires (surinfections): surviennent sur une peau lésée


Lésion traumatique, dermatose chronique

- Principales bactéries:
-Staphylococcus aureus (SA)
-Streptococcus pyogenes (SP)
-Pseudomonas aeruginosa (PsA)
-Propionibacterium acnes (PrA)
Impetigo:

Définition: dermo-épidermite superficielle (infection de la couche


cornée)

SA, SP ou les 2
Enfant, milieu défavorisé
Contagieux, auto-inoculation,
petites épidémies familiales

Evolution

Lésion élémentaire: bulle sur une peau inflammatoire


Disparition de la bulle, érosion suintante puis croûteuse à extension
centrifuge, jaunâtre

Localisations:
Pourtour de la bouche (enfants)
Toutes les zones de la peau peuvent être touchées
Impetigo:

Formes cliniques:

Impétigo bulleux staphylococcique


Impétigo croûteux streptococcique
« Pemphigus épidémique des crèches »: nourrissons
Impétigination: évolution en impétigo d’une dermatose habituellement
prurigineuse
Ecthyma: impetigo creusant nécrotique

Traitement

Mesures d’hygiène
Traitement local: application pluriquotidienne d’antiseptique, pommades
pour ramollir les croûtes, topique antibiotique
Traitement général: lésions multiples et étendues
Folliculites:

Définition: infections du follicule pilo-sébacé


SA pour la majorité
Diagnostic différentiel: Staph coag -, BGN, dermatophytes

Folliculite superficielle
Infection de la partie superficielle du follicule pilo-sébacé
pustule douloureuse, centrée par un poil, entourée d’un érythème maculeux ou
très discrètement papuleux
Localisation: régions pileuses (cuisses, périnée, bras, dos, paupière = orgelet)
Disparition de la bulle, érosion suintante puis croûteuse à extension centrifuge,
jaunâtre

Folliculite profonde:
Infection du follicule pilo-sébacé dans sa totalité
Papule ou nodule inflammatoire centré par une pustule elle-même centrée par
un poil

Traitement:
Hygiène, pas d’intérêt au traitement local
Furoncles, anthrax et furonculose:

Définition d’un furoncle: folliculite profonde et nécrosante de


l’ensemble du follicule pilo-sébacé, aboutissant à la nécrose et à
l’élimination du follicule pileux

SA
Nécrose liée à la sécrétion d’une toxine staphylococcique: leucocidine
LPV: forme épidémique de furonculose

Signes cliniques:
Folliculite profonde, puis nodule très inflammatoire et douloureux
Qqs jours de maturation: zone nécrotique au centre = bourbillon
Anthrax: conglomérat de plusieurs furoncles
Furonculose chronique: répétition de furoncles pendant plusieurs
semaines/mois
Furoncles, anthrax et furonculose:

Complication:

Locales ou loco-régionales: abcès cutané, lymphangites


Systémiques: bactériémie, localisations secondaires
Staphylococcie maligne de la face: très rare

Traitement:

Hygiène générale: lavage des mains, pas de manipulation du furoncle

Antiseptiques locaux pluriquotidiens: solutions, crèmes, pommades

Antibiothérapie: situations à risque, formes sévères


Abcès:

SA le plus souvent

Complication d’un furoncle, inoculation directe accidentelle, toxicomanie


intraveineuse, injections septiques…

Evolution:
Placard érythémateux inflammatoire très douloureux
Après qqs jours: fluctuation à la palpation témoin d’une collection
tissulaire

Traitement:
Chirurgical avec évacuation de l’abcès
Antibiothérapie adaptée
Lymphangite:

Définition: Trainée linéaire inflammatoire partant de l’origine de l’infection


vers le relai ganglionnaire locorégional

SA ou SP

Traitement:
Antibiothérapie antistaphylococcique ou antistreptococcique
Traitement de la porte d’entrée
Thrombophlébite septique:

Définition: liée à la possibilité du staphylocoque doré de former des


microthromboses.

La constitution d’une thrombose permet à l’infection de se développer et est à


l’origine d’emboles septiques et de localisations secondaires

Thrombophlébite septique du réseau veineux superficielle

Cordon inflammatoire induré à la palpation, qui débute au site infecté

Staphylococcie maligne de la face


Onyxis, périonyxis, panaris:

Définition: infections de l’ongle, du bourrelet unguéal et de la pulpe d’un


doigt

SA en grande majorité

Douleurs importantes et pulsatiles de l’extrémité des doigts

Traitement:
bains antiseptiques pluriquotidiens
Geste chirurgical si évolution vers le phlegmon des gaines
Antibiothérapie antistaphylococcique
Erysipèle = érésipèle:

Définition: dermohypodermite bactérienne non nécrosante

Infection cutanée aiguë touchant le derme et l’hypoderme, localisée, due


essentiellement à SP (streptocoque beta hémolytique du groupe A)
Rare chez l’enfant, commune chez l’adulte de plus de 40 ans.

Signes cliniques:
Début brutal (signes généraux et locaux)
Formes symptomatiques: bulles, purpura, signes de gravité à rechercher
Formes topographiques:
Membres inférieurs (90%): grosse jambe rouge aiguë fébrile
unilatérale
Face: localisation classique mais plus rare, plaque érythémateuse,
œdémateuse, inflammatoire, limitée en périphérie par un bourrelet
Erysipèle = érésipèle:

Évolution:
Favorable en 8 à 10 j sous traitement antibiotique
Complications systémiques exceptionnelles
Complication la plus fréquente: récidive (persistance de la porte d’entrée,
absence de prise en charge d’une insuffisance veineuse ou lymphatique
associée)

Traitement
Hospitalisation: signes généraux marqués, complications locales,
comorbidité

Antibiotiques de première intention: beta lactamines actives contre SP

Antibiothérapie alternative: pristinamycine, lincosamides, glycopeptides

Traitements adjuvants: repos, antalgiques


Propionibacterium acnes

Bacille à Gram positif non sporulé,


Normalement présente sur la peau, les cheveux et les muqueuses
Bactérie liée à l’acné
Commensal mais aussi responsable d’infections post-opératoires,

Se développant en conditions de micro-aérophilie : culture anaérobie


pousse lente en 2 à 5 jours, pouvant atteindre 15 à 20 jours

Facteurs de virulence : dégradation des tissus, déclenchement de


l’inflammation, adaptation au milieu…
Conclusion
Pathologies dermatologiques infectieuses:

Virales Systémiques
Parasitaires, mycosiques Locales
Bactériennes

Pour toute manifestation infectieuse sur la peau:

Connaitre l’origine infectieuse pour adapter le traitement


Viroses: pas de traitement local le plus souvent!!!
Parasitoses, mycoses, infections bactériennes: traitement
local adapté (antiseptiques, antibiotiques…)

Attention aux produits cosmétiques: importance des contrôles


microbiologiques

Voies d’entrée de microorganismes


Sources de surinfections