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REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

Paix – Travail – Patrie Peace – Work – Fatherland


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UNIVERSITE DE YAOUNDE I UNIVERSITY OF YAOUNDE I
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ECOLE NATIONALE NATIONAL ADVANCED
SUPERIEURE SCHOOL OF ENGINEERING
POLYTECHNIQUE -----------
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DROIT DES ENTREPRISES AU CAMEROUN


ET EN ZONE CEMAC
FISCALITE DES ENTREPRISES AU CAMEROUN

Département : ELECTRIQUE ET TELECOMMUNICATIONS

Présenté par :

-OWOUNDI ATEBA GABRIELLE, 5GTEL

- EBUDE ANTEM YOLANDE EBONG 5GELE

-NSEKA NDI ANATOLE, 5GTEL

- DJOUMESSI SONHAFUO LUDOVIC, 5GELE

-DJOUMESSI KENTSOP CEDRIC, 5GELE

Sous la supervision de : Me LOUMOU DESIRE ANNEE : 2016 /2017

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FIGURE ET TABLEAU

Figure 1: TVA pour la zone franc. ............................................................................................................................ 8


Figure 2: composition de l economie informelle au Cameroun. ........................................................................... 23

Tableau 1: impôt sur les revenus. .......................................................................................................................... 17


Tableau 2 :Avantages et désavantages du secteur informel ................................................................................ 26
Tableau 3: Tableau des UPI. .................................................................................................................................. 30
Tableau 4:Déterminant de la probabilité de payer les impôts (modèle Probit). .................................................. 31
Tableau 5: Déterminant du taux d'imposition et du revenu des UPI (modèle estimé par 2sIs). .......................... 31

Aucune entrée de table d'illustration n'a été trouvée.


Table des matières

FIGURE ET TABLEAU ................................................................................................................................................ 1


I. INTRODUCTION .................................................................................................................................................... 3
II. IMPORTANCE DE LA FISCALITE : ......................................................................................................................... 4
A. DU POINT DE VU ETATIQUE ....................................................................................................................... 4
1. La fonction financière .................................................................................................................................. 4
2. Fonctions économiques .............................................................................................................................. 4
3. Fonctions sociales ....................................................................................................................................... 5
B. DU POINT DE VU DE L’ENTREPRISE ................................................................................................................. 5
III. TYPES DES FISCALITES ........................................................................................................................................ 5
A. Concepts et Définition .................................................................................................................................... 5
B. Fiscalité dans la zoneCEMAC ........................................................................................................................... 7
C. Fiscalité au Cameroun ..................................................................................................................................... 9
D. Les exigences du régime dans les lois ........................................................................................................... 10
VI. FISCALITE DES ENTREPRISES: CAS DU CAMEROUN .......................................................................................... 11
1. SECTEUR FORMEL .......................................................................................................................................... 11
A. Hypothèse et problématique .................................................................................................................... 12
B. Fiscalité dans le secteur formel ................................................................................................................. 13
2. SECTEUR INFORMEL ...................................................................................................................................... 22
A. Définition l’informalité .............................................................................................................................. 22
B. PRESENTATION DU SECTEUR INFORMEL AU CAMEROUN ............................................................................ 23
C. Portrait d'un entrepreneur du secteur informel ....................................................................................... 24
D. Avantages et désavantages du secteur informel ...................................................................................... 25
E. FISCALITE DANS LE SECTEUR INFORMEL .................................................................................................. 26
Conclusion ............................................................................................................................................................. 32
Bibliographie ......................................................................................................................................................... 33
I. INTRODUCTION

Le métier de chef d'entreprise suppose de prendre à tout moment un certain nombre de décisions
d'ordre fiscal. Pour éviter de se laisser surprendre et être à mesure de dialoguer avec les administrations
concernées, il est indispensable de connaître et de comprendre les principes de base qui régissent la fiscalité des
entreprises et les obligations comptables qui en découlent.

De façon générale, la fiscalité désigne le système de lois et de réglementations en vigueur relatives au


fisc, à la définition et à la perception des impôts et des autres prélèvements obligatoires. Ce terme dérive de
fiscal du latin fiscalis relatif au fisc, lui-même issu de fiscus qui signifie panier à argent, trésor impérial.

La fiscalité permet à l’état et aux communautés territoriales de se procurer des recettes et, ainsi, de
financer leur besoin en dépenses publique. Pour d’autres elle représente plutôt un levier pour orienter la
politique économique en favorisant tel ou tel secteur d’activité au moyen de défiscalisation ou d’avantages
spécifiques consentis à certains agents économiques.

L’entreprise est définie comme étant une unité économique juridiquement autonome organisée pour
produire des biens ou des services pour le marché. Au niveau des entreprises et professionnels, la fiscalité est
basée sur deux impôts :

 L’impôt sur les sociétés


 L’impôt sur les activités généralement appelé patente.

Le terme fiscalité devient alors très complexe quand il s’agit des entreprises et nécessite pour cela une
étude particulière en vue de connaitre son bienfondé.

A cet effet, plusieurs questions se posent :

 Quelle est l’importance de la fiscalité ?


 Quels sont les différents types de fiscalité ?
 Quelles sont les lois régissant la fiscalité ?
 Quel est l’impact de la fiscalité sur l’entreprise ?

La réponse à ces questions fera l’objet de notre exposé.


II. IMPORTANCE DE LA FISCALITE :

A. DU POINT DE VU ETATIQUE

Les fonctions assignées à la fiscalité sont au nombre de trois :

 La fonction financière,
 La fonction économique
 La fonction sociale.

D’après les multiples définitions dites plus haut, nous pouvons assimiler la fiscalité à l’impôt.

1. LA FONCTION FINANCIERE

La fonction première de l’impôt est d’assurer la couverture des charges publiques, comme le disait Gaston Jèse,
« il y a des dépenses, il faut les couvrir ». La conception classique, celle de l’Etat-gendarme, limite le rôle de
l’impôt à l’alimentation des caisses du Trésor. L’impôt a une fonction purement financière (objectif unique) et ne
doit avoir aucune influence économique (la thèse de la neutralité de l’impôt). La primauté de l’objectif financier
implique que l’impôt doit être productif (impératif de rendement) pour faire face à l’accroissement continu des
dépenses publiques (la loi de Wagner). L’impératif de rendement exige que la charge fiscale soit équitablement
répartie entre les contribuables. L’impôt ne sera bien accepté et importé que si la répartition est
considérablement juste. Or la notion de justice fiscale est contingente.

2 . FONCTIONS ECONOMIQUE S

L’impôt est utilisé comme levier de politique économique. Il exerce une action sur l’économie.

- L’action structurelle :

On peut se proposer d’exercer par l’impôt une action globale telle que la politique des incitations fiscales en
Tunisie. La Tunisie a mis en place un dispositif incitatif pour attirer les investisseurs et encourager la création des
entreprises.

- L’action conjoncturelle :

Instituer un impôt, moduler les taux de certains impôts pour faire face à une crise, utiliser la fiscalité pour lutter
contre l’inflation : Bref l’action de l’impôt sur l’économie peut se manifester soit par l’allègement de la charge
fiscale soit par la surimposition, l’alourdissement de la change fiscale (surimposer l’importation des produits de
luxe, les voitures luxueuses). Mais l’interventionnisme fiscal est en conflit avec le principe d’égalité devant
l’impôt. Il est également en contradiction avec le souci de rendement de l’impôt.
3. FONCTIONS SOCIALES

Sur le plan social, l’impôt peut être utilisé comme un moyen de redistribution de la richesse entre les
particuliers et ainsi assurer un nivellement des revenus et des fortunes : La théorie de la justice par l’impôt qui
se traduit par la surimposition des plus grosses capacités contributives et l’exonération des plus faibles.

Dans certains pays, tout un dispositif juridique est mis en place en vue de réduire les inégalités : La création
d’un impôt sur les fortunes, l’exonération des bas revenus.

Actuellement, la fonction sociale de l’impôt est reléguée au second plan, le souci d’alimentation des caisses
du Trésor reste l’objectif premier de l’impôt. La fonction économique l’est également, mais à un degré moindre.

B. DU POINT DE VU DE L’ENTREPRISE

Toute entreprise qui paye des charges fiscales à l’État, bénéficient d’un certain nombre d’avantages
prévus par la loi et règlementations en vigueur. À cet effet, le payement des charges fiscales n’est plus perçu
par ces derniers comme un moyen utilisé par l’État pour soustraire leurs fonds, mais plutôt comme un moyen
leur assurant une certaine couverture aussi bien juridique que sociale.

Notons que seuls les entreprises formalisées sont habilitées à s’acquitter des charges fiscales et donc
reconnues par l’Etat car à côté de ces dernières nous avons des entreprises travaillant dans le secteur informel
qui dans ce cas, ne sont pas sous la couverture de l’état et donc exposé à eux-mêmes contre toutes contraintes
extérieures.

Les avantages réservés aux entreprises qui payent des charges fiscales sont :

 Un accès facilité pour le crédit


 Une protection juridique
 Le respect de droit de propriété
 La protection contre la concurrence déloyale
 Un statut officiel
 Une aide ciblée du gouvernement qui peut être financière ou technique,…

III. TYPES DES FISCALITES

A. CONCEPTS ET DEFINITION
- La taxe

La taxe est le règlement édicté par une autorité sur le prix de certaines denrées. Elle ressemble d’un autre côté
à la redevance, puisqu’elles sont comme ces dernières liées à l’offre d’une prestation. Elles s’en distinguent
cependant sur deux points: d’une part la taxe peut être exigée non seulement des usagers effectifs mais
également des usagers potentiels, d’autre part l’équivalence entre service rendu et prix à payer doit être
nécessairement absolue.

- La redevance

Contrairement à l’impôt, la redevance s’apparente à un prix. Elle peut être définie comme étant le prix d’un
service rendu. La redevance est réclamée à un usager, que son produit est affecté au service prestataire et que
son montant est la contrepartie directe de la prestation. Pour distinguer la taxe de la redevance, la jurisprudence
française (conseil d’Etat, 21 Novembre1958, syndicat national des transporteurs aériens, Conseil constitutionnel,
(D.C. 932, 6 octobre 1978)) a retenu le critère de l’équivalence. Elle considère que la prestation exigée est
nécessairement une taxe quand elle est nettement inférieure ou nettement supérieure à la valeur économique
du service rendu, elle est une redevance s’il y a équivalence entre le prix fourni et la prestation procurée à l’usage.

- La taxe parafiscale

Les taxes parafiscales sont des prélèvements perçus dans un intérêt économique ou social au profit d’une
personne morale de droit public ou privé autre que l’Etat, les collectivités locales et les établissements publics
administratifs. Ces prélèvements sont généralement affectés à des fonds spéciaux, donc soumis au parlement
en même temps que le budget de l’Etat. Ils sont gérés conjointement par le ministre des finances et le ministre
responsable de l’exécution du programme pour lequel le fonds a été institué. Le régime juridique des taxes
parafiscales est imprécis. Elles sont gérées tantôt par une loi, tantôt par un texte à caractère réglementaire. Elles
bénéficient tantôt à des organismes à caractère industriel, commercial, corporatif, social ou culturel, tantôt à des
organismes dépendant directement du Trésor.
Pour qu’un prélèvement ait le caractère d’une taxe parafiscale, deux conditions cumulatives doivent être réunies
:
1- Sa finalité
2- Son bénéficiaire.

-L’impôt réel

Quant à lui, il atteint un élément économique, une matière imposable sans tenir compte de la situation
personnelle de son détenteur.
Ex. : La taxe sur les immeubles bâtis, les droits d’enregistrement sur les ventes d’immeubles, la taxe sur la valeur
ajoutée et les droits de consommation.

-L’impôt direct et indirect

On distingue impôt direct et impôt indirect selon que le payeur de l'impôt est le contribuable effectif
ou qu'il répercute le montant de l'impôt sur un tiers, généralement un client.
Les impôts directs touchent le contribuable nommément, et sont assis sur une assiette constante
(revenu, capital...). Il en est ainsi de l’IRPP, la CSG, l’ISF, etc. La théorie de l'incidence fiscale montre
qu'il peut cependant exister, même pour ce type d'impôt, des mécanismes de reports de la charge
fiscale sur des tiers qui ne sont pas prévus par le législateur.

Les impôts indirects sont ceux qui touchent une matière imposable quel que soit le contribuable. Ils
reposent sur une assiette irrégulière, intermittente, tout au long de l'année. Les impôts indirects tels
que la TVA sont souvent qualifiés d'impôts indolores car le redevable réel tend à percevoir les taxes
comme une part du prix normal des biens.

L’impôt spécifique
L’impôt est dit spécifique lorsque son assiette est constituée par une unité de mesure tels le nombre, le poids, la
surface, la longueur des objets soumis à l’impôt ou le volume. En d’autres termes, l’impôt spécifique est assis sur
une base exprimée en quantité physique de matière imposable. Cette quantité est définie soit en nombres
d’unités matérielles, soit le tarif spécifique est exprimé en unités monétaires par unités de quantité de la base
imposable

B. FISCALITE DANS LA ZONECEMAC

Les entreprises qui s’implantent dans la Communauté économique et monétaire des États de l’Afrique
centrale (CEMAC) sont soumises à des impôts « classiques »: impôt sur le bénéfice des sociétés, taxe
sur la valeur ajoutée, impôts fonciers, patente (ou taxe professionnelle). Elles sont également
soumises à des impôts « spécifiques », selon la nature de l’activité exercée.

1. Impôts classiques

1. Les impôts sur les revenus:

L’impôt sur le revenu ou IR est un impôt direct qui porte sur les revenus des individus, des entreprises
ou autres entités similaires. Il peut être exercé sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques
(IRPP), ou sur les bénéfices de sociétés (IS).

L’IRPP s’applique notamment aux revenus salariaux et aux différents types de revenus du capital. Cet
impôt joue cependant un rôle relativement limité dans les Pays en développement (PED) en raison du
très faible nombre d’assujettis, les revenus salariaux ne représentant qu’une part marginale du revenu
national.
L’IS représente en général une part plus importante des taxes directes dans les PED ainsi qu’en Zone
franc, dans la mesure où les sociétés de taille importante concentrent l’essentiel du potentiel de
recettes directes au titre de l’IS, principalement en CEMAC, où les activités extractives sont
prépondérantes. Dans cette région, la contribution relative de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur
les sociétés, dans les recettes fiscales directes totales étaient, par exemple, respectivement, de 18 %
et 82 % en 2005. Pour la région UEMOA, ces parts sont plus équilibrées, puisque l’impôt direct provient
pour 47 % de l’IRPP et pour 53 % de l’IS. Dans certains pays pétroliers, comme le Cameroun, le Gabon
ou la Guinée équatoriale, la part de l’IS dans les revenus directs dépasse 90 %.

2. Les impôts sur la consommation: Exemples ses Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)

La TVA, collectée à de multiples étapes de la chaîne de valeur ajoutée, est un impôt déductible. En
effet, la TVA supportée sur les intrants est récupérée sur la TVA collectée lors de la vente du produit,
avant reversement au Trésor. Au sein de la Zone franc, l’adoption de la TVA a également été
progressive. En 1980, seuls deux pays, la Côte d’Ivoire et le Sénégal, avaient introduit la TVA, tandis
qu’en 2000, 11 pays avaient adopté ce système. La Centrafrique et la Guinée Équatoriale sont les deux
pays l’ayant adopté le plus récemment, respectivement en 2001 et 2005.

Figure 1: TVA pour la zone franc.

 Les impôts sur le capital et sur le patrimoine

Ils sont de deux sortes :

1. Les impôts sur la détention du capital : par exemple la taxe foncière ;

La taxe foncière est un impôt local dû tous les ans par le propriétaire d'un bien immobilier.

2. Les impôts sur la transmission du capital (donation ou succession) : par exemple les droits de
succession ou de donation.

Les droits de succession sont un impôt indirect prélevé sur la transmission d'un patrimoine d'une
personne physique à une autre.

3. Les impôts sur les opérations financières : droits d'enregistrement


Les droits d'enregistrement désignent les impôts ou taxes perçus à l'occasion de cette formalité. Cette
fiscalité indirecte qui correspondait bien à l'état d'une société où les fortunes étaient stables et où les
gens déménageaient peu, a perdu de son importance au milieu du XXe siècle.

4. Les impôts sur la production : taxe professionnelle (Patente), taxe foncière

La patente est un type d’impôt perçu au profit des communes, payable par toute personne
physique ou morale exerçant une activité commerciale au Cameroun. Selon les dispositions de
l'article 162bis du Code Général des Impôts du Cameroun, les nouvelles entreprises sont exonérées
de la patente au titre des deux (02) premières années de leur exploitation.

La taxe foncière est un impôt local dû tous les ans par le propriétaire d'un bien immobilier

C. FISCALITE AU CAMEROUN

Il y a diffèrent(e)s taxes, redevances et impôts aux quel(le)s les entreprises au Cameroun sont soumises.
Il y a 2 types d’impôts: les impôts et taxes sur l’activité et les impôts sur les revenus. Les impôts, contributions,
redevances, produits et revenus publics de la République du Cameroun continueront d’être perçus
conformément aux textes en vigueur, sous réserve des dispositions de la présente loi.

1. Les impôts et taxes sur l’activité

- Taxe sur la valeur ajoutée (TVA)


- Droit d’accis
- Taxe sur le chiffre d’affaire (TCA)
- La patente (taxe professionnelle)
- Droit d’enregistrement

2. Les impôts sur les sociétés

- L’impôt sur les revenus


- L’impôt sur la succession
- La taxe ad valorem
- Fiscalité Spécifique: il existe 2 types des fiscalités spécifiques au Cameroun : fiscalité
pétrolière et forestrie
D. LES EXIGENCES DU REGIME DANS LES LOIS

Article 21.- (l) L’impôt sur les sociétés est acquitté spontanément par le contribuable au plus tard le 15
du mois suivant d’après les modalités ci-après:
Toutefois, pour les entreprises assujetties au régime du réel relevant des secteurs à marge
administrée, le chiffre d’affaires servant de base au calcul de l’acompte de l’impôt sur les sociétés est
déterminé suivant des modalités particulières.
Pour les personnes assujetties au régime simplifié, un acompte représentant 5 % du chiffre d’affaires
réalisé au cours de chaque mois, est payé au plus tard le 15 du mois suivant. Cet acompte est
également majoré de 10 % au titre des centimes additionnels communaux.
Le taux du précompte est de :
- 15% du montant des opérations, pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un centre des
impôts et effectuant des opérations d’importation. Ce taux est porté à 20% lorsque ce contribuable
procède à des ventes sous douane ;
- 10% du montant des opérations pour les contribuables ne relevant pas du fichier d’un centre des
impôts ;
- 10% du montant des opérations pour les contribuables relevant du régime de l’impôt libératoire et
effectuant des importations ;
- 5% du montant des opérations effectuées, pour les commerçants relevant du régime simplifié ;
- 5% du montant des opérations, pour les contribuables relevant de l’Impôt Libératoire
- 2% du montant des opérations, pour les commerçants relevant du régime du réel ;
- 0,5% pour les opérations d’achat des produits pétroliers par les exploitants de stations-services.
Article 22.- (1) Pour le reversement de l’impôt collecté, les industriels, importateurs, grossistes, demi-
grossistes et exploitants forestiers doivent :
Toutefois, en ce qui concerne les contribuables relevant du régime simplifié, ce taux est porté à 5%.
Article 91. L’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques est acquitté spontanément par le
contribuable, à la Recette des impôts territorialement compétente à l’aide d’imprimés spéciaux fournis
par l’Administration, de la manière suivante :
(1) Régime simplifié
Un acompte représentant 5 % du chiffre d’affaires réalisé au cours de chaque mois est payé au plus
tard le 15 du mois suivant. Cet acompte est également majoré de 10 % au titre des centimes
additionnels communaux.
(2) Régime du réel
Toutefois, pour les entreprises assujetties au régime du réel relevant des secteurs à marge administrée,
le chiffre d’affaires servant de base au calcul de l’acompte de l’impôt sur les sociétés est déterminé tel
que prévu par les dispositions de l’article 21 ci-dessus.
Le reste sans changement.
Article 118.- (1) Les Centres de Gestion Agréés apportent une assistance en matière de gestion et
encadrent les adhérents dans l’accomplissement de leurs obligations fiscales.
(3) Les droits d’adhésion aux CGA sont librement fixés par les promoteurs à l’intérieur d’une fourchette
allant de FCFA 25 000 à FCFA 50 000 par an.
(4) Les cotisations annuelles sont librement fixées par les promoteurs à l’intérieur d’une fourchette
allant de :
- FCFA 50 000 à FCFA 150 000 par an pour les contribuables du régime simplifié ;
- FCFA 50 000 à FCFA 250 000 par an pour les contribuables du régime du réel.

VI. FISCALITE DES ENTREPRISES: CAS DU CAMEROUN

Dans le marché de Mokolo, à Yaounde, mama makala vend des beignets de manioc sur un stand composé d’une
sommaire et bancale planche de bois. Comme celle de toutes les femmes autour d’elle, l’activité qu’exerce mama
makala échappe presque intégralement à l’État camerounais, on dit alors qu’elle fait partie de l’économie
informelle. Informelle non pas parce que la vente sur le marché n’est pas structurée ou n’obéit à aucune règle,
mais parce que cette structure et ces règles n’émanent pour la plupart pas du pouvoir étatique mais d’une
organisation informelle. Mama makala ne paie pas d’impôts ni de taxes à l’état, elle ne bénéficie d’aucune
protection sociale ou juridique, qui lui garantirait son emplacement ou des allocations si elle venait à ne plus
pouvoir exercer son métier. La situation de mama makala est celle de près de 90% des personne actives au
Cameroun.

Dans les années septante, la question de savoir comment vivaient les millions de personnes qui n’entraient pas
dans les statistiques du secteur privé (formel) ou des institutions publiques a attiré l’attention de nombreux
chercheurs. Pour dénommer cette économie qui échappe aux outils de mesure de l’économie traditionnelle, on
a utilisé le mot « informel ». Un terme vaste et un flou qui a englobé quantité d’études, donnant naissances à un
foisonnement d’autres termes : économie souterraine, économie familiale, économie conviviale, économie
clandestine, illégale, etc.

Si l’économie informelle a attiré tant d’attention, c’est qu’elle est un enjeu de taille, spécialement dans le champ
des études du développement. En effet, dans la plus part des pays en développement, l’économie informelle
occupe la majorité des actifs et représente souvent une part non négligeable du PIB. Si elle est tantôt vue comme
une explication du sous‐développement ou au contraire comme la solution à la lutte contre la pauvreté,
l’économie informelle semble en tous cas au centre des préoccupations.

L’économie informelle ne se conçoit pas sans son rapport avec le secteur de l’économie formelle et l’État.
D’abord parce qu’il existe de nombreuses transactions entre ces deux facettes de l’économie, qui ensemble
forment le système économique d’un pays, ensuite parce que l’existence et les caractéristiques de l’économie
informelle sont façonnées par la manière dont fonctionne le secteur formel et l’État.

1. SECTEUR FORMEL
Les différentes fiscalités auxquelles sont soumises les entreprises formelles au Cameroun sont :

A. HYPOTHESE ET PROBLEMATIQUE

La problématique de ce travail découle d’un constat ‐ 90% des actifs camerounais travaillent dans
l’économie informelle ‐ et d’une question ‐ pourquoi est‐ce qu’ils restent dans l’informalité ? Cette
question peut sembler naïve, mais elle se base sur un postulat qui mérite d’être discuté avant de
développer les deux réponses qu’on peut apporter à cette question de départ.

Ce postulat, c’est celui des avantages que peut avoir l’économie formelle sur l’économie informelle.
Effectivement, si la plupart des économies les plus avancées reposent principalement sur une
économie formelle, c’est qu’un certain nombre d’avantages, économiques, sociaux et politiques,
justifient cette structure. Pour l’État, ils sont assez faciles à identifier. Ce dernier a besoin de ressources
pour fonctionner et les obtient en grandes parties à travers les impôts et les taxes qu’il prélève sur le
fonctionnement de l’économie formelle (c'est‐à‐dire la part de l’économie qui est sous son contrôle).
L’État peut également faire valoir son autorité sur l’économie formelle, en y imposant des normes et
des réglementations. Pour le secteur privé, l’économie formelle offre un cadre dans lequel il peut
développer son activité ; un cadre qui impose des contraintes (payer des impôts, respecter la
législation, etc.), mais qui présente un certain nombre d’avantages en retour : un accès facilité au
crédit, une protection juridique, le respect du droit de propriété, la protection contre la concurrence
déloyale, un statut officiel et éventuellement une aide ciblée du gouvernement (sous forme financière
ou technique). Pour les travailleurs du secteur privé formel, ce dernier offre une protection sociale
(assurances chômage, invalidité, vieillesse, etc.).

Si l’entrepreneur privé peut avoir intérêt à chercher à se soustraire à ces contraintes (fiscalité,
réglementations), les avantages que lui procure le secteur formel (lorsque ceux‐ci sont effectivement
assurés par l’État et le pouvoir législatif), sont bien plus importants. L’avantage pour la société dans
son ensemble n’étant par ailleurs généralement pas remis en cause, dans les pays développés, la
formalité est imposée par l’État, qui lutte contre l’économie informelle résiduelle (le travail au noir par
exemple) ou la tolère plus ou moins ouvertement selon les cas.

L’explication la plus courante (ou la plus diffusée) de la prépondérance de l’économie informelle dans
les pays en développement, c’est l’existence d’un nombre insurmontable d’obstacles (manque de
connaissances, procédures longues, coûteuses et compliquées), qui bloquent l’accès au secteur formel
pour les petits entrepreneurs. Le postulat développé au paragraphe précédent – ou plutôt sa remise
en question – permet d’aborder l’interrogation de base de la problématique de ce travail sous un autre
angle, faisant appel à une deuxième explication de l’informalité. Cette explication, c’est qu’appartenir
au secteur formel au Cameroun, n’offre pas (au contraire) des avantages comparatifs plus intéressants
que l’économie informelle et que ces derniers n'ont en conséquence aucunes raisons de chercher à
surmonter les obstacles à leur entrée dans ce secteur, puisqu'ils s'en sortent mieux dans l’économie
informelle.
L’économie informelle est ainsi considérée comme la conséquence d’une fiscalité et d’une
réglementation bureaucratique trop lourde, pas adaptées aux petits entrepreneurs. Sans faire ce
postulat de la rationalité des petits entrepreneurs ‐ qui le plus souvent ne font pas cette comparaison
des coûts et des bénéfices parce qu’ils ne disposent pas de l’information et des connaissances du
système juridique et administratif ‐ cette réflexion sur l’attractivité du secteur formel est cruciale pour
toute politique de développement du secteur privé. Cela paraît même un point de départ essentiel,
puisqu’avant de chercher à faire sauter les barrières et les obstacles qui rendent l’entrée dans le
secteur formel difficile, il faudrait faire en sorte que les petits entrepreneurs se retrouvent avantagés
par leur appartenance au secteur formel.

B. Fiscalité dans le secteur formel

Les différentes fiscalités auxquelles sont soumises les entreprises au Cameroun sont :

LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)

Les produits et services des entreprises sont soumis au taux général de la TVA de 19,25 % du
chiffre d’affaires hors taxe depuis 2005. Cette taxe est payée par le consommateur final :

La Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation prélevé sur la dépense

-Personnes Imposables

Les personnes imposables sont les personnes suivantes lorsqu'elles réalisent des opérations entrant
dans le champ d'application de la TVA:

1. Les personnes morales de droit public (l'État, les collectivités territoriales centralisées, les
établissements publics administratifs);
2. Les personnes morales de droit privé (les sociétés de capitaux; les sociétés de personnes; les
associations; les groupements d'intérêt économique; les groupements d'intérêt collectif; les
sociétés à capital public; les sociétés d'économie mixte)
-Opérations imposables

Les opérations imposables par nature à la TVA sont les suivantes:

1. Les livraisons de bien ;


2. Les prestations de services ;
3. Les importations ;
4. Les travaux immobiliers ;
5. Les ventes d'articles et de matériels d'occasion faites par les professionnels ;
6. Les cessions d'immobilisations corporelles non comprises dans la liste des biens exonérés
visés à l'article 241 du code des douanes ;
7. Les opérations immobilières de toute nature réalisées par les professionnels de l'immobilier ;
8. Les ventes de produits pétroliers importés ou produits au Cameroun ;
9. Les jeux de hasard et de divertissement ;
10. Toute autre opération économique réalisée à titre onéreux ;

-Opérations imposables en vue d'une disposition expresse de la loi

C'est le cas de:

1. Les livraisons à soi-même (activités réalisées par les personnes imposables pour les besoins de
l'entreprise ou pour d'autres besoins dans le cadre de l'exploitation. Exemple: consommation par
une entreprise de son stock. Dans ce cas, elle est fournisseur et client. Taxer ces opérations vise à
assurer la neutralité de la TVA et à rétablir l'équité fiscale)
2. Les prestations de services à soi-même: elles sont de deux types: l'utilisation d'un bien affecté à
l'entreprise pour les besoins privés de la personne imposable, ceux de son personnel ou à des fins
étrangères à l'entreprise.

LES REGIMES D'IMPOSITION

-Régime de l'impôt libératoire


Les personnes physiques ou morales dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes est inférieur à
10 000 000 F CFA sont assujetties au paiement de l'impôt libératoire, à l'exception des exploitants
forestiers, des officiers publics ministériels, et des professions libérales. Sont également assujettis à
l'impôt libératoire:

1. les exploitants de baby-foot dont le nombre de machines est inférieur à 10,


2. les exploitants de flippers et jeux-vidéo dont le nombre de machines est inférieur à 5,
3. les exploitants de machines à sous dont le nombre de machines est inférieur à 3.

À défaut de détermination du chiffre d'affaires, les activités relevant de l'impôt libératoire font l'objet
d'une classification spécifique. L'impôt libératoire est dû par commune, par établissement, et par
activité dans le cadre de l'exercice de plusieurs activités distinctes dans le même établissement.
Toutefois, le marchand ambulant paie l'impôt libératoire uniquement dans la commune de son
domicile. L'impôt libératoire est payé trimestriellement, dans les quinze jours suivant la fin du
trimestre pour lequel il est dû. Il est payé à l'aide d'une fiche. Toute personne qui entreprend une
activité soumise à l'impôt libératoire doit en faire la déclaration dans les 15 jours qui suivent le début
de l'activité. Elle ne doit payer cet impôt qu'à compter du premier jour du trimestre au cours duquel
elle a commencé d'exercer. Le paiement de l'impôt libératoire donne droit à la délivrance d'une fiche
de paiement. Le non- affichage de cette fiche entraine la fermeture de l'établissement concerné.

-Régime simplifié d'imposition (RSI)

Les personnes physiques et morales dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes est supérieur ou égal à
10 000 000 FCFA et inférieur à 50 000 000 FCFA sont assujetties au régime simplifié d'imposition en
abrégé RSI. Relèvent également du RSI les personnes physiques et morales réalisant les opérations
suivantes:

 Le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et exploitant


au plus 5 véhicules;
 L'exploitation du babyfoot dont le nombre de machines est compris entre 10 et 25;
 L'exploitation des flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est compris entre 5 et 15;
 L'exploitation des machines à sous dont le nombre est compris entre 3 et 10.

Ils doivent tenir leur comptabilité suivant le système allégé (SA) du plan comptable OHADA. Ils peuvent
opter pour le régime du réel dans les mêmes conditions.

Ils ne peuvent collecter la TVA. Ils sont assimilables à des consommateurs finaux

-Régime du réel
Les membres des professions libérales et les exploitants forestiers sont assujettis de plein droit à ce
régime. Les personnes physiques et les personnes morales dont le chiffre d'affaires annuel hors taxes
est supérieur ou égal à 50 000 000 FCFA sont elles aussi assujetties à ce régime d'imposition. Relèvent
également du régime du réel les personnes physiques et morales qui réalisent les opérations suivantes:

 Le transport interurbain de personnes par minibus et cars de moins de 50 places et exploitant


plus de 5 véhicules;
 Le transport interurbain de personnes par minibus et cars d'au moins 50 places, quel que soit
le nombre de véhicules exploités;
 L'exploitation de babyfoot dont le nombre de machines est supérieur à 25;
 L'exploitation de flippers et jeux vidéo dont le nombre de machines est supérieur à 15;
 L'exploitation de machines à sous dont le nombre de machines est supérieure à 10.

Ils doivent tenir leur comptabilité suivant le système normal(SN) du plan comptable OHADA. Ils sont
les seuls à pouvoir collecter et déduire la TVA.

DROIT D'ACCISE

Le droit d'accise est un impôt fonctionnant selon le même mécanisme que la TVA. Il touche la plupart
des biens dangereux pour la santé comme les boissons alcoolisées et des biens de luxe. Avant 2006,
son taux était unique à 25 %. Depuis 2006, Taux normal à 25 % et taux réduit à 12,5 % (véhicules).

- L’impôt sur le revenu des personnes physique (IRPP)

Pour les contribuables réalisant des activités artisanales, industrielles, commerciales et non
commerciales ainsi que ceux disposant de revenus fonciers, l'impôt est calculé par application du taux
de 33% (CAC compris) sur le revenu net ou bénéfice. L'impôt ainsi calculé ne doit pas être inférieur à
2,2% (CAC compris) du chiffre d'affaires réalisé au cours de l'exercice pour les contribuables relevant
du régime du réel. Pour ceux relevant du RSI, le minimum de perception est porté à:

- 3,3% (CAC compris) pour les commerçants non importateurs;


- 5,5% (CAC compris) pour les producteurs, prestataires de service et commerçants importateurs.
Pour ce qui est des revenus des capitaux mobiliers, l'impôt est calculé par application du taux de 16,5%
(CAC compris) sur le revenu imposable. Le revenu imposable des salariés est égal au revenu brut perçu,
plus les avantages en nature ou en argent estimés selon le barème 1 ci-après, moins les frais
professionnels calculés forfaitairement à 30%, moins les cotisations versées à l'État ou à la CNPS au
titre de la retraite obligatoire.

L'impôt sur le revenu des personnes physiques est retenu à la source pour les salariés.

Le barème de cet impôt est le suivant :

Tableau 1: impôt sur les revenus.

-Licence

Il est institué un impôt appelé contribution des licences. Il est dû par toute personne physique ou
morale autorisée à vendre en gros ou en détail à titre quelconque des boissons alcoolisées ou non
alcoolisées. Ne donnent pas lieu au paiement de la licence la vente des eaux minérales, eaux gazeuses,
aromatisées ou non par extraits non alcoolisées, et la vente de jus frais non fermentés, lorsqu'elles
sont effectuées dans un établissement distinct de celui comportant des boissons imposables. La licence
est due par les importateurs, producteurs et débitants des boissons imposables selon les mêmes règles
que celles applicables selon le cas à la patente ou à l'impôt libératoire. Elle est annuelle et personnelle.
Pour les contribuables relevant de l'impôt libératoire et vendant des boissons pour lesquelles la licence
est due, cette dernière est calculée ainsi qu'il suit:

a) une fois le montant de l'impôt libératoire pour les boissons non alcoolisées;
b) deux fois le montant de l'impôt libératoire pour les boissons alcoolisées.

Pour les autres contribuables vendant des boissons imposables, le tarif de la licence est fixé comme
suit:

- deux fois le montant de la patente pour les boissons non alcoolisées;


- quatre fois le montant de la patente pour les boissons alcoolisées.

En cas de vente de boissons dans deux commerces pour le même établissement, le chiffre d'affaires à
prendre en compte est celui déclaré pour la vente de toutes les boissons. Si dans un même
établissement, les ventes de boissons effectuées donnent lieu à plusieurs taxations, c'est la licence la
plus élevée qui est pris en compte. Le paiement de la licence est indépendant de celui de l'impôt auquel
il est rattaché. Ainsi, même si la licence est déjà payée, l'impôt en principal doit suivre le même sort.

IMPOT SUR LES SOCIETES

 C’est un impôt direct prélève sur les bénéfices réalisés par des personne morale au cours
d’un exercice budgétaire
 Les redevable de l'IS sont des personnes morales et notamment des sociétés de capitaux

-Taux :

Le résultat fiscal est imposé au taux unique de 30 % (33 % CAC compris).

-Taxe spéciale sur les revenus (TSR)

Cette taxe frappe les prestations de services facturées à l'étranger. Selon les conventions fiscales, elle
peut être déductible dans le pays étranger.

Son taux est de 15 %. Selon la convention fiscale franco-camerounaise, ce taux est ramené à 7,5 % si
l'entreprise est domiciliée en France, uniquement en ce qui concerne les redevances pour les études
et les prestations relatives à l'assistance technique, financière et comptable. Les autres prestations
avec les entreprises françaises demeurent soumises au taux de droit commun de 15%.

CENTIMES ADDITIONNELS COMMUNAUX (CAC)

Les centimes additionnels communaux sont une taxe supplémentaire de 10 % qui frappe les impôts
suivant : TVA, IS, IRPP, et TPRCM. Les dispositions du chapitre 2 de la loi de finances 2002/014 du 20
décembre 2002 ont institué l'IRCM en lieu et place de la TPRCM .Selon les dispositions de l'article 581
du Code Général des Impôts du Cameroun, les centimes additionnels communaux frappent aussi la
Taxe sur la Propriété Foncière au taux de 10 %.Cette taxe est perçue au profit des communes.

PATENTE

Il existe un impôt appelé contribution de la patente perçu au profit des communes, payable par toute
personne physique ou morale exerçant une activité commerciale au Cameroun.

Selon les dispositions de l'article C12 du Code Général des Impôts du Cameroun, les nouvelles
entreprises sont exonérées de la patente au titre de la 1re année d'exploitation. Pour les entreprises
adhérentes à des centres de gestion agréés, la période susvisée est prorogée d'un an.

Formule de calcul :

Au-delà d'un chiffre d'affaires de 2 000 000 000 F CFA, un abattement de 5 % est à chaque tranche
entière de 500 000 000 F CFA sans que la réduction ne puisse dépasser 30 % du chiffre d'affaires au-
dessus de 2 000 000 000 F CFA.

- (Chiffre d'affaires - Abattement) x Barème = patente théorique


- patente théorique * 80% = patente nette
- patente théorique * 100% = redevance audiovisuelle
- patente théorique * 20% = FEICOM
- patente théorique * 3% = centimes des chambres consulaires
- taxe de développement local = montant forfaitaire d'après le barème
- patente théorique * 10% = État
- Montant à payer = patente nette + redevance audiovisuelle + FEICOM + CCC + TDL+État

Barème :

Toutefois, en ce qui concerne le transport interurbain de personnes et le transport de marchandises,


la patente est calculée ainsi qu'il suit:
- Pour les transporteurs de personnes et par véhicule:
a. une taxe déterminée égale à 27 500 F CFA ;
b. une taxe variable égale à 1 250 F CFA par place à partir de la onzième place.
- Pour les transporteurs de marchandises et par véhicule:
a. une taxe déterminée égale à 37 500 F CFA et;
b. une taxe variable égale à 2 500 F CFA par tonne de charge utile au-dessus de 3 tonnes

DROIT D'ENREGISTREMENT

Le droit d'enregistrement est une taxe qui frappe les contrats (sauf les contrats de travail) et les
transactions sous seing privé. Ce droit peut être fixe, proportionnel, progressif ou dégressif.

Liste des cas les plus courants et tarifs :

- Contrat de bail immobilier urbain commercial : 10 % du total des loyers prévus


- Contrat de bail immobilier urbain d'habitation : 5 % du total des loyers prévus [articles 341 et 543
du code général des impôts(CGI)]
- Vente de véhicule automobile : 5 % du montant de la vente
- Marchés publics de plus de 5 000 000 F : 2 % du montant du marché
- Transactions sur les biens immobiliers : 15 % du montant de la transaction
- Transactions sur des terrains immobiliers non bâtis : 5 % du montant de la transaction
- Transactions sur des valeurs mobilières : 2 % du montant de la transaction
- Contrats de mariages : 1 %
- Contrats de mariages sans apports : droit fixe de 20 000 F
- Augmentation de capital : depuis la loi n°2009/018 du 15 décembre 2010 portant loi des finances
de la République du Cameroun au titre de l'exercice fiscal 2010, l'article 546 alinéa b du code
général des impôts (CGI) dispose que l'enregistrement des actes de constitution, de prorogation
de société et d'augmentation de capital est GRATIS Mutations par décès : droit progressif (2 % à
10 %)
- Testament : droit fixe de 12 000 F

FISCALITES SPECIFIQUES

Ici on a :
-Fiscalité pétrolière :

Tout comme l'activité pétrolière, la fiscalité dudit secteur a deux versants:

- la fiscalité pétrolière amont


- la fiscalité pétrolière aval

Il existe une taxe spéciale sur les produits pétroliers (TSPP) :

Montant :

- essence-super : 120 francs / litre


- gas-oil : 65 francs / litre

Selon l'article 232 du Code Général des Impôts, le fait générateur de cette taxe est constitué par :

- la livraison des produits taxables par la Société Nationale de Raffinage ;


- l'introduction des produits sur le territoire ;
- la première utilisation de produits lorsqu'il s'agit des livraisons à soi-même.

Le fruit de cette taxe est répartir de la manière suivante :

- Fonds routier, 75 et 65 F CFA, respectivement à prélever sur le litre d'essence-super et de gazole


- Trésor Public 45 F CFA

-Foresterie

Redevance forestière annuelle : cette taxe annuelle est assise sur la surface de la concession forestière
par un taux à l'hectare décidé lors d'un appel d'offre, qui comporte une offre technique (pondérée à
30 % du total) et une offre financière (pondérée à 70 % du total). Le taux planché (minimum requis)
est de 1 000 FCFA par hectare (1,52 €). La moyenne des offres retenues était d'environ 2 800 FCFA par
hectare (4,27 €) début 2006. Les redevances les plus élevées tournent autour de 8 000 FCFA par
hectare (12,2 €).

Taxe d'abattage : taxe de 2,5 % de la valeur mercuriale des bois abattus en forêt.

Taxe d'entrée à l'usine : taxe de 2,25 % de la valeur mercuriale de la grume entrant en usine.
Droit de douanes à l'exportation : taxe de 17,5 % de la valeur mercuriale sur les exportations de bois
en grumes.

Surtaxe à l'exportation : surtaxe sur les grumes allant de 500 à 4 000 Francs CFA par m³ selon les
essences. La principale essence exportée, l'ayous, supporte une surtaxe de 4 000 FCFA par m³.

2. SECTEUR INFORMEL

A. DÉFINITION L’INFORMALITÉ

L’informalité est une notion multiple et donc difficile à saisir. Dans sa définition la plus large, elle
englobe tous les pans de l’économie que l’on ne peut pas classifier dans l’économie formelle, ce qui
comprend donc aussi bien l’économie criminelle, l’économie illégale, l’économie familiale, le
bénévolat, l’économie non‐officielle ou non‐dévoilée, l’économie souterraine, l’économie clandestine
et le travail au noir. Le but du prochain paragraphe n’est ni de chercher à clarifier ces termes ni d’en
rajouter un à la liste, mais d’annoncer de quoi il sera question et de quoi il ne se sera pas question dans
ce travail.

Dans le cadre de cette analyse, nous utiliserons le terme économie informelle pour désigner l’ensemble
des petits entrepreneurs exerçant une activité économique qui pourraient avoir lieu dans le secteur
formel mais qui n’en font pas partie. Cette catégorie exclut donc toutes les activités criminelles (trafic
de drogues, prises d’otages ou trafic d’enfants par exemple) ainsi que toutes les activités qui, au‐delà
du fait qu’elles sont informelles (et donc en dehors du système juridique), sont illégales (ventes de
CD/DVD piratés, ventes de faux‐médicaments, ventes d’animaux ou de plantes protégées, etc.).Nous
nous intéressons donc à des microentreprises qui pourraient tout à fait être actives dans le secteur
formel, une boulangerie, un stand de fruits et légumes, une petite échoppe d’électronique, un atelier
de couture, mais qui exercent leur activité de manière informelle, c'est‐à‐dire qu’elle ne sont pas
enregistrées, ne paient ni impôts ni taxes, et ne bénéficient d’aucune protection de l’État. Cette
distinction entre « activités illicites et activités licites menées hors du cadre réglementaire de l’activité
économique » (Lautier, 2004) me semble essentielle, puisqu’il s’agit dans ce travail de s’intéresser à
des petits entrepreneurs dont l’activité serait licite si elle avait lieu dans un cadre réglementaire (et
donc formel).
B. PRESENTATION DU SEC TEUR INFORMEL AU CAMEROUN

Comme déjà énoncé dans la première partie de ce travail, l’économie informelle représente l’immense
majorité des emplois au Cameroun. Selon un rapport de l’Agence Française de Développement (AFD),
"le Cameroun est, selon toute vraisemblance, le pays d’Afrique subsaharienne qui a un des taux les plus
élevés d’emplois en secteur informel" (Walther, 2006).

De par sa taille, l’économie informelle au Cameroun couvre ainsi des domaines d’activités très
différents. des paysans aux couturiers, des vendeurs de téléphones portables aux marchands de
légumes, si bien qu’il est difficile de dresser le portrait type d’un entrepreneur de l’économie
informelle du Cameroun. On peut toutefois faire une distinction importante entre l’économie
informelle agricole et l’économie informelle non‐agricole (voir Figure 2).

Figure 2: composition de l’économie informelle au Cameroun.


Les emplois informels sont de manière générale plus précaire que les emplois du secteur formel. En
2005, le salaire moyens dans le secteur informel (non‐agricole) était de 27 300 francs CFA par mois
contre 103 600 CFA dans le secteur formel et jusqu’à 223 000 CFA pour les cadres du secteur formel
(Nations Unies, 2006). Bien évidemment, 90% des actifs appartenant au secteur informel, les salaires
plus élevés du secteur formel sont plus l’exception que la norme.

C. PORTRAIT D'UN ENTREPRENEUR DU SECTEUR IN FORMEL

Assôh, une vendeuse de manioc, d’igname et de taro dans un


marché d Ekounou. Pour débuter son activité, elle a bénéficié
d’un prêt sans intérêts de la part de l’association Génération
Action d’un montant de 200.000 CFA, destiné à financer son
activité des six premiers mois. Les charges fixes de Charlie sont
la location de son stand pour environ 10frs par mois, des frais
de gardiennage de 3frs par mois et une taxe appelée « ticket
du marché » de 50 centimes par jour. Ces charges, elle les paie
au responsable du marché, un concessionnaire qui a signé un
contrat avec la mairie de Douala et qui verse une certaine
somme à la ville puis gère le marché à son propre compte. Aux
charges fixes de Charlie s’ajoute des charges variables,
composées principalement par l’achat et le transport des
légumes qu’elle vend sur son stand.

Elle n’a pas dû entreprendre des démarches administratives pour accéder à son emplacement mais
des démarches informelles auprès du responsable du marché, obtenant ainsi son emplacement par
réseautage, grâce à des connaissances dont une femme qui tient un stand voisin au sien et qui vend
des produits similaires.

Elle profite de l’expérience de sa voisine pour monter et mener à bien sa petite entreprise…

Elle ne bénéficie pas de protection juridique étatique, son droit de vendre ses légumes sur
l’emplacement qu’elle loue dépend du bon vouloir (ou de l’honnêteté) du responsable du marché. Si
ce dernier vient à être remplacé par la mairie, les emplacements doivent être renégociés et Charlie n’a
à priori pas de garantie ni de pouvoir garder son emplacement ni de payer la même location. Toutefois,
comme le précise les responsables de l’association Génération Action, tant qu’elle paie correctement
son loyer, il n’y a généralement pas de problèmes.

Par ailleurs, elle ne bénéficie bien sûr d’aucune protection sociale étatique, ni assurance chômage, ni
assurance accident, ni allocations familiales, ni assurance vieillesse, etc. Charlie trouve donc des
solutions informelles, les responsables de l’association de microcrédit résume ainsi la situation : « en
l’absence d’une couverture sociale prévue par l’Etat pour les opérateurs du secteur dit informel, ces
derniers s’organisent généralement euxmêmes en associations au sein desquelles ils prévoient
certaines prestations sociales (aide en cas de maladie, en cas de décès d’un parent etc.…) »

Charlie ne bénéficie pas non plus de congé maternité, si bien que lorsqu’elle est tombé enceinte, elle
a dû stopper son activité et a perdu ces revenus et arrêtant les remboursements de son prêt.

D. AVANTAGES ET DÉSAVANTAGES DU SECTEUR INFORMEL

Les avantages et les désavantages du secteur informel sont résumés dans le tableau ci‐dessous (Figure
2). Concernant les avantages, il s’agit principalement de la facilité d’entrée sur le marché et des charges
limitées.

En effet, l’informalité implique des contraintes administratives réduites, un accès au marché


relativement facile qui nécessite avant tout l’intégration dans un réseau social. Il convient ici de
rappeler que l’économie informelle n’est pas une économie qui obéit à aucunes règles, mais
simplement que ces règles sont informelles. Cela ne signifie donc pas non plus l’absence de taxe,
comme c’est le cas pour Charlie qui doit louer son emplacement et payer une taxe pour avoir le droit
de vendre sur le marché, mais le montant de ces charges reste limité et n’est pas directement perçu
par l’État.

Ce qui rend cette situation précaire, c’est l’absence de protection sociale et juridique étatique. En effet,
un petit entrepreneur de l’économie informelle ne pourra pas défendre un certain nombre de droits ‐
comme son droit à un emplacement dans le cas de Charlie ‐ devant des tribunaux officiels. De plus,
l’économie informelle n’offre pas d’autre protection sociale que la solidarité, les petits entrepreneurs
qui y sont actifs ne bénéficient donc pas d’assurance chômage ou vieillesse.
Avantages Désavantages

Facilité d’entrée Aucune protection juridique étatique

Peu de contraintes administratives Aucune protection sociale étatique

Charges fixes limitées Précarité d’emploi

Solidarité des réseaux familiaux et des connaissances

Tableau 2 :Avantages et désavantages du secteur informel .

E. FISCALITE DANS LE SECTEUR INFORMEL

Les impôts sont la principale source de financement des dépenses publiques. Par ce canal, n
gouvernement met en œuvre une politique économique et sociale dans le but ultime d’améliorer les
conditions de vie des populations. La mobilisation des ressources fiscales est donc importante pour
atteindre des objectifs de développement dont celui de la réduction de la pauvreté (Essama-Nssal ,
2002). Les chefs des établissements du secteur informel sont réticents à s’acquitter de leurs obligations
fiscales. En plus, moins de 7% des chefs d’UPI disposent d’une carte de contribuable. Dans ces
conditions, on peut penser que le secteur informel est peu assujetti à l’impôt. Si la fiscalisation du
secteur informel a une faible couverture, elle dépasse néanmoins les seuls établissements qui
disposent d’un numéro de contribuable puisque u quart paye un impôt réglémentaire.

Du point de vue légal, seul le niveau du bénéfice d’une entreprise détermine le niveau du bénéfice
d’une entreprise détermine le niveau de fiscalité. Dans la pratique, ce n’est pas le cas puisque le
paiement des impôts est lié à certaines caractéristiues des UPI et notamment la branche d’activité, la
localisation et la taille.

C’est dans le commerce qu’on trouve la plus forte proportion d’UPI payant limpôt : 40%. A l’autre
extrême, moins de 12% parmi celles qui sont dans l’agro-alimentaire s’acquittent de l’impôt. Aucune
raison ou tout au moins aucune disposition légale ne permet de justifier cette situation. On sait
néamoins que certainses caractéristiques facilitent la collecte de l’impôt, comme par exemple
l’exercice de l’activité dans un local. En effet alors que 26% des UPI s’acquittent de l’impôt, ce
pourcentage est de 59% parmi les unités localisées. Ainsi, les entreprises qui disposent d un local sont
proportionnellement trois fois plus nombreuses à s’acquitter d’un impôt que celles qui n’en ont pas.
Du reste,les écarts relatifs entre branches en termes de paiement des impôts sont moins grands parmi
les UPI qui sont localisées.

La taille de l’UPI, mesurée par la valeur de son chiffre d’affaire, est l’autre facteur qui semble
déterminer le paiement de l’impôt. Les grandes unités de production sont plus facilement repérables
et aussi plus intérêt à être en confirmité avec la réglémentation ( par exemple, pour bénéficier de
marché publics), ce qui expliquerait cette tendance. Le graphique suivant montre ue plus une UPI est
grande(au sens du chiffre d’affaires), plus il y a des chances qu’elle paye un impôt. A titre d’illustration
parmi les 10% des UPI ayant le chiffre d’affaires le plus bas, moins de 10% payent un impôt ; en
revanche, parmi les 10% ayant le chiffre d’affaire le plus important, au moins 55% s’acquittent de cette
obligation.

Graphique 1 : Distribution des UPI selon qu’elles s’acquittent des impôts et selon la taille (en CA).

Outre les impôts réglémentaires, l’autre caractéristique de la fiscalité dans le secteur informel est le
paiement de taxes non prévues pas la réglémentation. Près de 8% des UPI s’acquittent d un impôt de
ce genre, ce pourcentage atteignant même 17% parmi les entreprises de services. Comme dans le cas
de l’impôt légal, les unités disposant d’un local sont relativement plus nombreuses à subir cette
pratique. L’impôt non réglémentaire peut s’expliquer par la volonté de chefs dèUPI qui, voulant
échapper à la réglémentation, préfère corrompre les agents de l’administration. Une aut explication
plausible derait la naïveté des entrepreneurs individuels qui ne connaissant pas la législation, sont
victimes de fonctionnaires pas très honnêtes ; en réalité il y a certainement un peu de ces facteurs.
Quoi qu’il en soit cet argent n’entre pas dans les caisses de l’Etat.

Outre l’étendu de la couverture fiscale, l’étude s’est aussi intérésseé aux taux d’imposition. Cette
analyse s’est faite en considérant différents taux dont la part de l’impôt dans le chiffre d’affaires, la
part de l’impôt dans la valeur ajoutée et la part de l’impôt dans l’EBE. Pour l’analyse, on estime une
fonction liant la part de l’impôt dans le chiffre d’affaires (respectivement dans l’EBE) au logarithme du
chiffre d’affaires (respectivement l’ EBE). Ces fonctions sont estimées par des techniques de régéssion
non paramétriues de Kernel. La technique cosiste à ajuste les données à une fonction non spécifiée,
contrairement à l’approche paramétrique. L’ajustement se fait en estimant des points moyens autour
du point correspondant (Deaton, 1997 ; Härdle, 1989).

Graphique 2: Distribution des entreprises selon la charge fiscale (en % du CA)

Les fonctions liant la part de l’impôt dans le chiffre d’affaires au chiffre d’affaires ont la forme de
paraboles concaves. Autrement dit il s’agit de fonctions d’abord croissantes, qui passent par un
maximum et qui décroissent ensuite. Cette forme fonctionnelle appelle deux remarques. D’abord on
s’attend naturellement à ce que le taux d’imposition soit une fonction non décroissante du chiffre
d’affaires ; ce qui n’est pas le cas. Si le paiement effectif de l’impôt avit été conforme à la légilation,
ces fonctions seraient monotones croissantes puisue le taux marginal d’imposition est toujours positif.
A partir d’un niveau d’activité (mesuré par le chiffre d’affaires), la part de l’impôt a tendance à
diminuer. C’est dire qu’il y a de grosses unités qui ne payent autant d’impôts qu’il le faudrait, en tout
cas pas proportionnellement au niveau de leur activité.
Ensuite, la part de l’impôt règlementaire dans le chiffre d’affaire plafonne à 0.9% ; alors que selon la
législation, le minimum aurait dû être à 1.1%, par conséuent, la fiscalité du secteur informel connaît,
outre le problème de la faible couverture déjà évoqué, celui d’un niveau d’imposition serait dans les
normes si les impôts non réglémentaires rentraient dans les caisses de l’Etat. Certaines entreprises
payent des impôts non règlémentaires plus importants que les impôts règlementaires. En réalité, le
taux d’imposition effectif (mesuré en pourcentage du chiffre d’affaires) double pratiquement si on
tient compte des impôts non règlementaires. Il y a donc manifestement u prblème de gouvernance
dans le système fiscal qui conduit à un manque à gagner important. Ces résultats semblent confirmer
l’affirmation des chefs d’UPI qui disent être harcelés par les agents de l’administration.

Les fonctions de la part de l’impôt dans l’excédent brut d’exploitation ont une toute autre allure et
tendent à confirmer le fait que c’est vers les grandes unités de production que l’Etat devrait orienter
ces efforts pour mobiliser plus de ressources. En effet ces fonctions sont des hyperboles, strictement
décroissantes. Pour les plus petites unités, le taux de l’impôt règlementaire approche 9% de l’EBE, ce
taux décroît rapidement et devient inférieur à 4% pour les plus grosses.

Graphique 3: Distribution des entreprises selon la charge fiscale (en % de l'EBE).

La structure des impôts en valeur est aussi intéressante. On relève que l’impôt non règlementaire
représente pratiquement la moitié des impôts non règlementaire représente pratiquement la moitié
des impôts et taxes payés par les entrepreneurs individuels du secteur informel. La proportion des UPI
qui payent un impôt non règlementaire (7.5%) est faible comparativement à celles qui s’acquittent de
l’impôt règlementaire (26%). Cependant, parmi les établissements qui s’acquittent effectivement de
chacun de ces impôts, le montant moyen de l’impôt non règlementaire représente 3 fois celui de
l’impôt règlementaire ; et en définitive le volume de l’impôt non règlementaire est égal à celui de
l’impôt légal. Autrement dit, les rentrées fiscales issues de ce pan de l’activité économique
doubleraient pratiquement si tout l’argent collecté rentrait dans les caisses de l’Etat. Parmi les impôts
règlementaires, la patente ne représente qu’un faible pourcentage ; ce sont les impôts locaux et les
autres impôts qui font le volume le plus important. Ces impôts locaux ne font pas toujours partie du
code des impôts et sont créés soit dans le cadre d’une loi des finaces, soit par les collectivités
décentralisées, pas nécessairement en concertation avec l’administration centrale. Le risque est une
multiplicité d’impôts et taxes non transparentes qui peuvent constituer un frein à l’activité
économique.

Tableau 3: Tableau des UPI.


Tableau 4:Déterminant de la probabilité de payer les impôts (modèle Probit).

Tableau 5: Déterminant du taux d'imposition et du revenu des UPI (modèle estimé par 2sIs).
CONCLUSION

L’analyse de ce travail a pu montrer que le secteur formel camerounais n’est pas adapté pour les
petites entreprises. Les charges fiscales et autres contraintes y sont trop importantes, les bénéficies
en terme de protection juridique et sociale inexistants.

Le secteur informel est caractérisé par le niveau faible de ses relations avec l’administration ce bas
niveau d’enregistrement administratif se caractériserait notamment par faible niveau de fiscalisation.
Quoiqu' il en soit, la question de fiscalisation est question récurrente pour une bonne raison: le niveau
élevé de la demande des ressources pour financer le développement et la faiblesse de la pression
fiscale des pays.

Cependant, la fiscalité doit obéir aux critères d’optimalité, notamment celui de l’équité. La taxe doit
être progressive et réduire les inégalités (des individus ayant des revenus plus grands sont assujettis à
des impôts plus élevés.

La formalisation de l’économie informelle ne fait pas l’unanimité, l’économie informelle étant souvent
la seule solution pour accéder à un emploi et un revenu, elle peut cependant à terme présenter des
avantages importants et être une étape déterminante dans le développement de l’économie
camerounaise. C’est en tous cas le point de vue défendu par le Document Stratégique Croissance et
Emploi qui définit la politique actuelle du Cameroun dans ce domaine.

Mais l’analyse de ce document a mis en évidence qu’une seule partie du problème était abordée, celle
de la diminution des contraintes du secteur formel, sans proposer de réflexion aboutie sur la manière
dont le secteur formel doit être rendu plus attractif. Les mesures proposées par le DSCE en terme de
simplification des procédures et de diminution de la fiscalité sont pertinentes, mais ne suffiront pas, à
mon avis, à ce que les petits entrepreneurs sans sortent mieux dans la formalité.

Pour ce faire, il faudrait que le système judiciaire camerounais soit en mesure de protéger de manières
efficaces les droits des petites entreprises et que le système social puisse être une protection suffisante
pour les employeurs et employés des petites entreprises.
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-Loi de Finance 2016


-Code général des impôts du Cameroun
-Modélisation fiscale dans les PAZF
-Fiscalité du Cameroun
-Convention fiscale CEMAC