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SOMMAIRE DU COURS DE GEOLOGIE DU PETROLE

I DEFINITIONS ET GENERALITES
II PRINCIPAUX HYDROCARBURES
II-1 Hydrocarbures libres
II-1-1 Caractères physiques
II-1-2 Caractères chimiques
II-2 Hydrocarbures potentiels ou pyrobitumes
III ORIGINE DU PETROLE
III-1 Origine organique
III-2 Origine des matières organiques
IV CONDITIONS D’ACCUMULATION ET DE CONSERVATION DES
MATIERES ORGANIQUES
V TRANSFORMATION DES MATIERES ORGANIQUES EN
PETROLE
V-1 Processus de transformation des M.O. en pétrole
V-2 Temps nécessaire à la formation du pétrole
VI L’ACCUMULATION DU PETROLE
VI-1 Les phénomènes de migration
VI-1-1 La migration primaire
VI-1-2 La migration secondaire
VI-2 Le réservoir
VI-2-1 La porosité
VI-2-2 La perméabilité
VI-2-3 Les roches réservoirs
a) Les sables et les grès
b) Les calcaires et dolomies
c) Autres roches magasins
VI-3 Les pièges
VI-3-1 La notion de piège
VI-3-2 La formation des pièges
a) Les facteurs structuraux
b) Les facteurs sédimentologiques
c) Les facteurs hydrodynamiques
VI-3-3 Classification des pièges
a) Les pièges structuraux
b) Les pièges stratigraphiques

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GEOLOGIE DU PETROLE

I Définitions et généralités

Le pétrole (petrae oléum) ou huile de pierre est un mélange naturel complexe


d’hydrocarbures. Il fait partie, avec le charbon, des sédiments organiques, c’est-
à-dire qu’il se forme au sein de certaines séries sédimentaires par transformation
de la matière organique d’origine biologique qui y est incorporée lors du dépôt.
Il renferme aussi en petite quantité des composés oxygénés, azotés et soufrés
ainsi que des métaux (molybdène, vanadium, zinc) chimiquement liés à des
molécules organiques.
La composition élémentaire des pétroles varie dans les limites assez étroites :
- carbone : 80 à 90% (pourcentage en poids)
- hydrogène : 10 à 14%
- soufre : 0 à 3%
- oxygène : 0 à 2%
- azote : 0 à 1%.
Les hydrocarbures contenus dans ce mélange sont différents d’un gisement à
l’autre.

II Principaux hydrocarbures

Les hydrocarbures peuvent se diviser en deux (2) groupes :


- Les hydrocarbures libres ;
- Les hydrocarbures potentiels ou Pyrobitumes.

II-1 Hydrocarbures libres

II-1-1 Caractères physiques

Ils se rencontrent sous quatre états : gazeux, liquide, pâteux, solide.


*Les gaz peuvent à leur tour se subdiviser en deux groupes :
- les gaz non liquéfiables ;

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- les gaz liquéfiables (propane, butane).
*Les hydrocarbures liquides : le pétrole brut.
*Les hydrocarbures pâteux ou malthes (50 à 65% de constituants huileux) sont
des huiles qui se sont oxydées et qui ont perdu une partie de leurs fractions
légères.
*Les hydrocarbures solides : asphaltes (constituants pâteux ou semi-solides
renfermant moins de 50% de constituants huileux) ou oxybitumes résultent de
l’oxydation prononcée d’anciens hydrocar
bures liquides.

La couleur
La teinte du pétrole brut varie du brun au noir pour les huiles les plus lourdes.

La densité
La densité est le plus souvent exprimée en degrés API, échelle adoptée par
l’Institut Américain du Pétrole et employé dans le monde entier.

Degrés API = (141.5/densité à 60°F) – 131.5 (F: Fahrenheit °F=9/5°C +


32) ;
Densité à 15° = 141.5/(131.5 + °API).
Léger : D° API > 31,1
Moyen : 22,3 < D° API <31,1
Lourd : 10 < D° API <22,3
Extra lourd : D° API < 10

Les densités des huiles brutes varient entre 0.83 et 0.96 (certains auteurs situent
l’intervalle entre 0.7 et 1), exemples : Bélier (0.846), Espoir (0.860).
En règle générale la densité des huiles décroît avec la profondeur.

La viscosité
C’est la mesure de la résistance à l’écoulement d’un fluide. La viscosité pour
toute huile décroît avec la température croissante et avec la quantité de gaz
dissoute. De même, la viscosité s’accroît avec une densité élevée et avec le
nombre croissant des atomes de carbone.
Les unités de mesure sont le poise ou le centipoise.

La solubilité
Les hydrocarbures sont solubles dans le chloroforme (ou trichlorométhane
CHCl3), le tétrachlorure de carbone et le disulfide de carbone.
Le pétrole brut colore le solvant.

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La fluorescence
Tous les hydrocarbures sont fluorescents quand on les regarde sous une lumière
ultraviolette.
La fluorescence des pétroles bruts est jaune ou marron.

Le point de congélation
Il est essentiellement en relation avec la teneur en paraffines, correspond à la
température à laquelle une huile cesse de pouvoir s’écouler. Il peut être atteint à
des températures variant entre 32°C, pour les huiles brutes très riches en
paraffines, et 25°C.

II-I-2 Caractères chimiques

Il existe trois (3) principaux groupes :


- les hydrocarbures saturés linéaires ou alcanes, dits
paraffiniques, de formule CnH2n+2, dont le chef de
file est le méthane (CH4) ;
- les hydrocarbures saturés cycliques ou cyclanes,
dits naphténiques, de formule CnH2n, exemples :
C3H6 (cyclopropane), C4H8 (cyclobutane) ;
- les hydrocarbures aromatiques, dits benzéniques,
de formule CnH2n-6, exemples : C6H6 (benzène),
C7H8 (toluène), C8H10 (toluène).
A ces principaux groupes il faudra ajouter :
- les alcènes ou hydrocarbures oléfiniques ou oléfines.
Ils comportent en particulier deux atomes d’hydrogène
de moins que les hydrocarbures saturés
correspondants. Leur formule générale est donc CnH2n
lorsqu’ils sont à chaîne ouverte et CnH2n-2 lorsqu’ils
sont cycliques ;
- les hydrocarbures acétyléniques ou alcynes : ces
hydrocarbures insaturés sont caractérisés par la
présence dans leur molécule d’une triple liaison
carbone-carbone.

Remarques : n varie de 1 à 4 pour les gaz, de 5 à 15 pour les liquides. Les


valeurs au-delà de 16 correspondent à des produits pâteux.

Les hydrocarbures paraffiniques et les hydrocarbures naphténiques constituent


généralement les huiles brutes. Les hydrocarbures aromatiques toujours présents
se rencontrent dans des proportions beaucoup plus faibles (10 à 15 %). La
présence d’hydrocarbures aromatiques à un pourcentage élevé (40% ) dans une

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huile brute confère à celle-ci une haute valeur commerciale par suite du
caractère antidétonant et du fort indice d’octane des essences qui en sont
retirées.
Antidétonant : le phénomène de détonation ou cliquetis doit être évité pendant la
combustion dans les moteurs.
Indice d’octane : la mesure du nombre d’octane s’effectue par comparaison avec
un mélange d’hydrocarbures de référence : l’isooctane et l’heptane. On dira, par
exemple qu’une essence se comportant, au point de vue détonation, de la même
manière qu’un mélange contenant 70% d’isooctane et 30% d’heptane, a un
nombre d’octane 70.

II-2 Les hydrocarbures potentiels ou Pyrobitumes

Ce sont des bitumes associés à des schistes. Ils n’ont pas de valeur économique
pour le moment.

III Origine du pétrole

Plusieurs théories ont été proposées à ce sujet : théories abiotiques (origine


minérale) et théories biogéniques.
Concernant les théories abiotiques la notion de l’origine minérale des
hydrocarbures a connu une longue période de succès et a réuni, jusqu’au début
du XXème siècle, les suffrages des chimistes et d’une partie des géologues. Elle
ne présente cependant plus, à l’heure actuelle, qu’un intérêt historique.

III-1 Origine organique

Aujourd’hui l’hypothèse de l ‘origine organique du pétrole est admise par tous


sur la base des observations et des études faites par les géologues et les
géochimistes.
Cette hypothèse tient de la constitution exacte des gaz et des huiles brutes.
En effet :
- les isotopes du carbone du pétrole sont analogues à
ceux des matières organiques ;
- il a été noté la présence de chlorophylle des
matières organiques dans les huiles brutes ;
- tous les gisements d’hydrocarbures se rencontrent
dans des roches sédimentaires principalement dans
les sédiments marins ;
- toutes les couches sédimentaires renferment des
matières organiques ;

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- la composition du kérogène (ensemble hétérogène
où la matière organique est mêlée à des sédiments)
est identique à celle des huiles brutes ;
- l’étude des isotopes du soufre des huiles brutes et
des matières organiques des roches renfermant les
huiles a révélé des liens génétiques entre eux ;
- le rapport C13/C12 des pétroles est plus proche de
celui de la matière organique que celui de
l’atmosphère et des carbonates.

III-2 Origine des matières organiques

Les matières organiques proviennent des organismes de petite taille


(microorganisme) qui pullulent dans les océans, les mers, les lacs et les lagunes.
On les regroupe sous le nom de plancton. La majeure partie de ces organismes
est représentée par des végétaux, algues unicellulaires (diatomées) et flagellés,
qui constituent le phytoplancton. L’autre partie, le zooplancton, comprend
essentiellement des foraminifères, des petits crustacés pélagiques et les larves
d’un grand nombre d’animaux marins (voir planche I à III).
Tous ces organismes ont un rythme de reproduction intense et fournissent ainsi,
après leur mort et leur précipitation sur les fonds marins, lagunaires ou lacustres,
la majeure partie de la matière organique qui se trouve mêlée aux sédiments.

La concentration des organismes est beaucoup plus dense sur le plateau


continental où les conditions de luminosité, de concentration de sels nutritifs
(nitrates et phosphates) sont plus favorables à leur développement.

D’autres sources d’apports de matières organiques autre que le plancton,


proviennent des grands fleuves. A leur arrivée dans les eaux salées, elles
précipitent et enrichissent en matières organiques les sédiments déposés sur les
plateaux continentaux.

IV Conditions d’accumulation et de conservation des matières organiques

Les possibilités de conservation notable des matières organiques n’existent


qu’en milieu aquatique. La raison en est fort simple. L’air est un fluide oxydant
(21% d’oxygène en volume) qui diffuse facilement à travers les sédiments
continentaux et les sols, surtout au début quand ils sont ni tassés, ni lapidifiés ;
la matière organique y est détruite. Par contre, la solubilité de l’oxygène dans les
eaux naturelles n’est que de quelques cm3 par litre. L’eau circule plus lentement
que l’air dans les sédiments ; la matière organique s’y conserve mieux. Les
sédiments déposés en contact avec l’atmosphère, conservent mal la matière

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organique par opposition aux sédiments déposés sous l’eau. C’est la raison
essentielle pour laquelle les sédiments marins et lacustres sont susceptibles de
devenir roche mère.

Seule une fraction faible des matières organiques produites en abondance par le
plancton et par les substances provenant des fleuves parvient jusqu’au fond des
mers ou des lagunes ou des lacs et peut se mêler aux sédiments qui se déposent.
Au cours de leur chute vers les fonds des mers une partie des êtres planctoniques
est détruite par les bactéries aérobies.

Dans les mers ouvertes et les océans la quantité de matières organiques


conservée est extrêmement faible tant dans les parties profondes (> 1000 m) que
sur les plateaux continentaux. Ceci s’explique par la grande teneur en
oxygène des eaux des mers ouvertes.
Par contre il existe des bassins maritimes (ou lagunes ou lacustres) plus ou
moins fermés dont les eaux ne sont pas soumises à l’action des courants et où les
eaux superficielles sont oxygénées.

Sous l’action des bactéries anaérobies, les matières organiques sont réduites et
tombent dans les fonds de ces mers ou lagunes ou lacs, accélérant leur
accumulation. Par conséquent c’est dans les bassins de mers plus ou moins
fermées que la formation des hydrocarbures est plus favorable.

Pour la conservation de ces matières organiques, il est nécessaire que les


sédiments auxquels elles sont mêlées soient de type argile ou calcaire
imperméable et abondants. Les matières organiques seront enfouies et se
trouveront à l’abri de l’action destructrice des bactéries aérobies. Si les
sédiments sont de type sable ou gravier par exemple les matières organiques ne
seront pas à l’abri de l’oxygène et par conséquent peuvent être rapidement
détruites (brûlées) par les bactéries. La conservation des matières organiques
doit être fonction de l’importance de l’affaissement, de la rapidité de la
sédimentation et de l’abondance des sédiments.

L’exemple le plus célèbre d’un milieu réducteur est la Mer Noire : les
précipitations (pluie) et les apports d’eau par les fleuves sont supérieurs aux
effets de l’évaporation ; la faible densité des eaux superficielles qui en résulte
empêche la possibilité de l’établissement de courants de convection et par
conséquent, l’oxygénation des fonds. A partir de 200 m de profondeur, la teneur
en oxygène de l’eau est très réduite ; les bactéries (anaérobies) sont obligées
d’utiliser pour respirer l’oxygène des sulfates qu’elles réduisent en sulfures. La
teneur en matière organique de la vase sur le fond peut atteindre 10% (alors

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qu’elle est en moyenne inférieure à 2% dans les vases de fonds océaniques
ordinaires). Il s’agit là d’un milieu réduit par excellence, dit encore euxinique.

V De la matière organique au pétrole

V-1 Processus de transformation des M.O. en pétrole


V-1-1 Formation du kérogène

Les sédiments récents ne contiennent, comme constituants organiques, que du


kérogène ou à peu près. Le kérogène provient des débris d’organismes ayant
vécu dans la colonne d’eau de mer et à l’interface eau-sédiment, plus, s’il y a
lieu, les restes d’organismes continentaux, végétaux le plus souvent. On estime à
1% seulement le poids de la matière organique incorporée au sédiment par
rapport à celle qui parvient sur le fond. Cette faible proportion représente
néanmoins un poids total estimé à quelque 1016 tonnes de carbone organique,
bien supérieur à celui de la biomasse, estimé à 1012 tonnes. Il s’agit d’un
soutirage constant, exercé par la sédimentation aux dépens du cycle du carbone
qui tourne entre l’hydrosphère, l’atmosphère et la biosphère.

Les statistiques sur les sédiments montrent que le kérogène a tendance à


s’accumuler bien davantage dans les roches à grains fins et peu perméables,
telles que les argiles, les marnes, les silts et certains calcaires micritiques que
dans les roches perméables telles que calcaires à grains grossiers, sables et grès.
Ceci s’explique par le fait que l’imperméabilité des roches favorables protège la
matière organique de l’oxydation qui peut être favorisée par les circulations
fluides.

La composition du kérogène initial varie selon la nature des organismes qui lui
ont donné naissance et selon les conditions de la sédimentation. Le kérogène
provenant des végétaux supérieurs terrestres contient plus d’oxygène et moins
d’hydrogène que les algues et le phytoplancton lacustres et marins. Le potentiel
pétrolier du kérogène d’origine aquatique est donc meilleur ; d’où l’intérêt
attaché à la recherche de son origine dans les opérations d’exploration.

La partie superficielle des sédiments est le siège d’une activité microbiologique


intense. Cette activité microbiologique anaérobie consiste pratiquement à faire
disparaître les protides, les glucides et les lipides pour ne laisser subsister que du
kérogène, ensemble de macromolécules qui constitue un résidu inassimilable par
les micro-organismes. Cette transformation est atteinte dès que le sédiment est
enfoui sous quelques mètres de nouveaux dépôts.

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V-1-2 Formation du pétrole et du gaz : la maturation

A côté du kérogène, on trouve dans les sédiments actuels de petites quantités


d’hydrocarbures. Certains d’entre eux proviennent directement de la matière
vivante. D’autres en dérivent par des transformations précoces qui n’affectent
pas la structure générale de la molécule.
Ces diverses molécules se retrouvent ensuite dans les gisements de pétrole brut,
mais ceux-ci ne résultent pas d’une simple concentration de ces composés. C’est
la transformation du kérogène, au cours de l’histoire géologique du bassin, qui
est responsable de la formation de la plus grande partie du pétrole.

La structure des composants du kérogène (matière organique insoluble des


roches) est mal connue. Il s’agit d’édifices de masse moléculaire très élevée
comprenant des noyaux cyclano-aromatiques, pourvus de chaînes aliphatiques
(linéaires ou ramifiées), et reliés entre eux par des liaisons hétéro atomiques (O,
S, N). A mesure que les sédiments sont recouverts de nouveaux dépôts, ils
s’enfoncent. En même temps que la profondeur, la température et la pression
augmentent. L’élévation de température détermine la rupture progressive des
liaisons hétéro atomiques dans le kérogène : les hétéro atomes, et en particulier
l’oxygène, sont éliminés sous forme de produits légers (CO2, eau, azote). Des
édifices plus petits et plus riches en carbone et hydrogène sont libérés. Le
processus se reproduit ainsi pour fournir les constituants habituels du pétrole, les
hydrocarbures, qui ne contiennent que du carbone et de l’hydrogène, les résines
et les asphaltènes, composés de masse moléculaire élevée qui contiennent
également du soufre, de l’azote et de l’oxygène. De son côté, la
polycondensation du kérogène résiduel augmente, en même temps que sa teneur
en carbone.

A plus grande profondeur, la transformation se poursuit jusqu’au phénomène de


craquage : les hydrocarbures deviennent de plus en plus légers ; dans les bassins
très profonds, les hydrocarbures liquides cèdent la place aux gaz, puis au
méthane seul, cependant que le kérogène et les produits lourds donnent un
résidu très carboné. Un cas particulier est celui des matières organiques
provenant essentiellement de végétaux supérieurs ; outre la cellulose, détruite au
moment du dépôt, elles sont composées surtout de lignine, c’est-à-dire de
structures aromatiques avec de courtes chaînes dont le craquage ne pourra
fournir que des gaz.

Les réactions de formation du pétrole sont très lentes. La vitesse


d’enfouissement des sédiments est de quelques mètres à quelques dizaines de
mètres par million d’années ; l’augmentation de température correspondante est
en moyenne de l’ordre de 30°C par 1000 mètres.

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V-2 Temps nécessaire à la formation du pétrole

La transformation initiale en hydrocarbures des matières organiques mêlées aux


sédiments est un phénomène relativement rapide que l’on peut considérer à peu
près synchrone à la sédimentation. Cette hypothèse est appuyée par le fait que
les bactéries anaérobies qui provoquent la formation des hydrocarbures originels
sont localisées dans les couches superficielles, c’est-à-dire, les plus récemment
déposées.

Par ailleurs, la méthode de datation par le carbone 14 a permis d’attribuer un âge


compris entre 11800 et 14600 ans (+ ou – 1400ans) aux sédiments subactuels où
l’on a reconnu la présence des hydrocarbures en cours de formation.

VI L’accumulation du pétrole

VI-1 Les phénomènes de migration

Dans les chapitres précédents nous avons essayé d’expliquer comment les
hydrocarbures naissent. Nous ne sommes cependant pas au stade de gisement.
D’autres phénomènes vont intervenir, ce sont essentiellement les processus de
migration et de piégeage. Lorsque du pétrole est formé dans une roche mère,
deux cas peuvent se présenter :
- le pétrole produit n’est pas expulsé ; la roche
s’enrichissant en pétrole devient un schiste
bitumineux ;
- le pétrole est expulsé : c’est le processus de
migration primaire, mal connu. Une fois expulsé, il
circule dans le milieu poreux ; c’est la migration
secondaire. Quand ce pétrole rencontre au cours de
sa circulation une barrière de perméabilité il peut
être piégé. Si l’accumulation qui en résulte est
importante, il se forme un gisement. Au contraire si
rien ne s’oppose à cette circulation il peut venir se
dissiper jusqu’à la surface.

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VI-1-1 La migration primaire

Elle débute quand les molécules d’hydrocarbures quittent la roche mère où elles
ont pris naissance pour aller occuper les espaces vides (pores) des roches
(réservoirs) poreuses. Les principaux facteurs géodynamique d’influence et
géostatique sont les pressions.
Le mécanisme de la migration primaire est très complexe. Les sédiments
argileux (roche mère) avant leur consolidation par tassement forment une masse
colloïdale renfermant 85 à 90% d’eau.
Le limon et les argiles se consolident plus rapidement que les autres roches
(sables).

Sous le poids des sédiments les argiles et les limons expulsent vers les zones
supérieures de basse pression l’eau et quelques produits gazeux CO2, H2, CH4,
NH3, etc.…
La majeure partie de la perte d’eau par les sédiments argileux a lieu à ce stade de
catagenèse (avant la genèse), seule l’eau libre sort des sédiments. L’eau
interstitielle (ou de genèse) reste dans les sédiments, son départ se fera par
plusieurs étapes et plus difficilement.
La perte d’eau et de produit gazeux s’accompagne d’une diminution
considérable du volume de sédiments argileux.

A titre d’exemple : la transformation de la montmorillonite en schiste se fait


avec une diminution de 60% du volume initial de sédiments.
Ce mécanisme a lieu sous l’action des pressions géodynamique et géostatique
qui augmentent en fonction de la température et de l’épaisseur de sédiments. Au
cours de ce processus d’augmentation de pression, les volumes des particules
minérales ne changent pas. Seuls les pores se remplissent de fluides. A un
certain moment les pores se trouvent entièrement envahis (remplis) par les
fluides. La compaction se poursuit avec les dépôts des sédiments. L’épaisseur
des couches sus-jacentes augmente. L’influence de la pression géodynamique
sur les couches se poursuit jusqu’à atteindre le seuil de résistance des parois de
la couche. On observe le craquage de la couche et l’apparition de microfissures
au sein des sédiments argileux compactés. Les fluides vont s’écouler le long des
fissures vers les zones de basse pression.

Le départ des fluides se poursuit jusqu’à ce que la pression au sein de la couche


argileuse soit retombée au-dessous du seuil ; à partir de ce moment les fissures
se colmatent et un nouveau cycle commence.

Le schéma est le suivant :

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Sédimentation compaction (libération de : CO2, H2, CH4, NH3)
fissuration migration

Des expériences ont été réalisées sur un massif rocheux artificiel placé sous
pression mécanique de 440 kg/cm2 simulant la pression géostatique. Un
composé organique préalablement fixé sur l’argile fournit par chauffage un
dégagement gazeux important (azote). On observe une montée en pression
importante dans l’argile (dégagement gazeux) suivi d’une chute rapide qui
coïncide avec l’expulsion de gaz. Ce comportement semble correspondre au
développement de microfissures.
Les facteurs importants de la migration seront la nature des minéraux
(adsorbants : fixation de molécules à la surface de minéraux), la température et
la pression.

NB : les hydrocarbures saturés sont moins adsorbés que les composés soufrés et
les hydrocarbures aromatiques.

L’expulsion par miro-fissuration est favorisée par la formation d’un grand


nombre de molécules par unité de temps, résultat de l’augmentation de la
température.

VI-1-2 La migration secondaire

Les huiles expulsées de la roche mère vont migrer suivant des voies de drainage
préférentielles déterminées par la perméabilité de la roche réservoir. Les
modalités de ce transport vont différer suivant la nature, la solubilité, le poids
moléculaire, etc… des produits et en fonction de paramètres physiques du milieu
où se fait cette migration.

Au stade de la migration secondaire, les produits pétroliers expulsés hors de la


roche mère se retrouvent en phase individualisée dans un milieu plus ou moins
saturé d’eau.

Si des pièges existent dans le réservoir, les phénomènes de gravité, liés à la


différence de densité eau/huile, rendent compte de la formation de
l’accumulation.

Il est difficile de parler de distance parcourue par un brut lors de la migration


secondaire. Cette distance est fonction de nombreux facteurs : la nature du brut
(gaz ou huile), caractéristiques physiques et lithologiques du réservoir, histoire
géologique du bassin.

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La vitesse d’écoulement dans les couches est de l’ordre de 1 cm/an mais peut
quelquefois atteindre 1 m/an.

Vitesse d’écoulement : V = Kp*ΔP/µΔZ


V : vitesse d’écoulement
Kp : coefficient de perméabilité
ΔP : différence de pression entre le début et la fin de l’écoulement
µ : viscosité du fluide
ΔZ : longueur de l’écoulement

VI-2 Le réservoir

Le pétrole, les gaz, l’eau migrent dans les milieux poreux et perméables des
roches sédimentaires. Les modifications incessantes à l’échelle des temps
géologiques de la forme des bassins provoquent et maintiennent de telles
circulations, dont l’intensité et la direction varient cependant en fonction de la
nature et de l’importance des modifications géométriques que subissent les
sédiments.
Les roches dans lesquelles circulent et s’accumulent les fluides sont les
réservoirs.
La notion de réservoir exprime une qualité intrinsèque de la roche dans laquelle
interviennent la perméabilité et la porosité.

VI-2-1 La porosité

La porosité peut être définie comme l’espace occupé par les vides, c’est-à-dire le
pourcentage des vides par rapport au volume total de la roche. Il faut en outre
distinguer la porosité totale de la porosité effective ou utile c’est-à-dire le
pourcentage des vides interconnectés par rapport au volume total de la roche.
Les vides dans les roches se repartissent pour la plupart entre cinq (5) grandes
catégories qui correspondent à autant de types de porosité et perméabilité :
- porosité intergranulaire :dépend de la dimension
et du classement des grains ainsi que de la
proportion de matrice, donc de l’énergie du milieu
de dépôt et de l’évolution diagénétique postérieure ;
- porosité intragranulaire : fournie essentiellement
par les vides à l’intérieur des tests de certains
fossiles ;
- porosité intercristalline : apparaît essentiellement
dans les calcaires cristallins et dans les dolomies

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grenues ; elle est donc liée à des effets
diagénétiques ;
- porosité vacuolaire : surtout développée dans les
carbonates, elle provient de la dissolution de
certaines particules ou d’une part du liant. Elle est
d’origine diagénétique ou plus tardive ;
- porosité de fissuration : les fissures qui
apparaissent dans les roches sous l’effet de
contraintes le plus souvent tectoniques apportent
peu de porosité ; par contre, elles mettent en
relation plus facile des micropores de matrice mal
connectés avant fissuration.

On peut classer les valeurs de la porosité d’après l’échelle suivante :


- négligeable : 0 à 5% ;
- médiocre : 5 à 10% ;
- assez bonne : 10 à 15% ;
- bonne : 15 à 20% ;
- très bonne : au-delà de 20%.

La mesure de la porosité se fait au laboratoire, à l’aide d’un porosimètre ou


indirectement sur le log de radioactivité. Le log neutron est influencé par la
présence d’hydrogène, donc par les fluides liés eux-mêmes à la porosité.

VI-2-2 La perméabilité

La perméabilité est la mesure de la capacité d’une roche à laisser passer les


fluides. L’unité de mesure de la perméabilité est le darcy, du nom de l’ingénieur
français qui a expérimenté sur le passage des fluides en milieux poreux.
La loi de Darcy : Q = S*dP*K/µ*dX
K est en darcys si Q est le débit en centimètres cubes par seconde d’un fluide de
viscosité µ en centipoises à travers un échantillon dont S est la surface en cm2,
dX la longueur en cm et dP la différence de pression en atm entre les deux faces.
On emploie généralement un sous-multiple, le millidarcy. Les perméabilités
peuvent se classer de la manière suivante :
- assez bonne : 1 à 10 millidarcy ;
- bonne : 10 à 100 millidarcy ;
- très bonne : 100 à 1000 millidarcy.

Les mesures se font dans un perméamètre, sur un fragment découpé en cylindre,


suivant les principes de Darcy : mesure de la quantité de liquide de viscosité

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connue, passant sous une pression connue dans une section de roche déterminée.
On utilise soit l’eau, soit l’air comme fluides.

VI-2-3 Les roches réservoirs

Les deux grands groupes de roches sédimentaires possédant des caractéristiques


de roches réservoirs sont les roches détritiques (sables et grès) et les roches
carbonatées (calcaires et dolomies). Ces deux groupes se partagent la presque
totalité des réserves mondiales en huile :

% des gisements % des réserves


Sables et grès : 61.7 59
Calcaires et dolomies : 32 40.2
Autres roches : 6.3 0.8

a) Les sables et les grès

Ils appartiennent au groupe des roches détritiques ou clastiques qui résultent de


l’accumulation d’éléments arrachés à des roches préexistantes par l’érosion,
sédimentés sur place ou à des distances variant suivant le genre et l’activité des
agents de transport, cimentés ou non après leur dépôt. Non cimentés, ce sont des
sables ; cimentés, ce sont des grès (fraction des éléments comprise entre 2 mm et
0.063mm).

Les caractéristiques de magasin dans ce groupe de roches sont fonction d’un


certain nombre de variables indépendantes ou non les unes des autres : diamètre
des grains, classement, forme des grains (anguleux ou arrondis), orientation des
grains, nature minéralogique des composants, degré de tassement. A ces
variables qui interviennent seules dans le cas des sables s’ajoutent la proportion
et la nature du ciment dans le cas des grès.
D’une façon générale, les meilleurs réservoirs sont des sables à grain fin,
bien classés, propres (dépourvus d’argile) et non cimentés.

b) Les calcaires et les dolomies

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Ce sont des roches carbonatées formées de calcite (CaCO3) et de dolomite
(CaMg(CO3)2). Ces roches résultent de la précipitation par des voies chimiques
ou plus souvent biochimiques des carbonates dissous dans l’eau de mer.

Des modifications mécaniques et minéralogiques interviennent fréquemment


après le dépôt du sédiment et sa consolidation. Elles sont susceptibles de
transformer radicalement la composition et la texture de la roche et par
conséquent de lui enlever ou au contraire de lui donner des caractères de
porosité et perméabilité.

Dans les réservoirs carbonatés la porosité et la perméabilité sont parfois


originelles, calcaires oolithiques, calcaires bioclastiques, calcaires construits par
des organismes (récifs calcaires construits par des polypiers, des algues, etc.)
mais sont le plus souvent acquises secondairement, après que le sédiment
originel plus ou moins meuble se soit transformé en roche (lithogenèse ou
diagenèse) par des actions diverses telles que fissuration, dissolution ou
dolomitisation.

c) Autres roches réservoirs

Quelques roches autres que les sables, les grès, les calcaires ou les dolomies
fournissent occasionnellement des productions. Citons seulement les roches
siliceuses (silexites, opalites) productrices au Gabon.
Les silexites : accidents siliceux dans les roches calcaires néritiques en nodules
aplatis (alors que silex, en lits continus ou rognons disséminés en niveaux //
stratification) et en lits irréguliers de quelques centimètres, ou roches
sédimentaires siliceuses à grains très fins, massive ou litée.
Les opalites : accident siliceux formé d’opale (nodules et concrétion, d’aspect
amorphe) et communément désigné comme silex.

VI-3 Les pièges

VI-3-1 La notion de piège

Les possibilités de migration dans le réservoir sont directement liées à la


distribution des caractéristiques pétrophysiques des roches c’est-à-dire à la
distribution de leur porosité et de leur perméabilité (soit matricielles, soit
acquises par fracturation).

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Un gisement se forme au cours de cette migration lorsqu’il y a ségrégation,
accumulation et conservation des hydrocarbures dans une zone fermée du
réservoir appelée piège.
Les forces qui permettent la ségrégation des hydrocarbures sont essentiellement
dues à leur différence de densité par rapport à l’eau. Elles provoquent pour les
hydrocarbures un mouvement ascensionnel vers le sommet des réservoirs.

En règle générale, il suffit donc pour qu’il y ait accumulation d’hydrocarbures


(ou piégeage) :
- que le réservoir poreux et perméable soit recouvert
par une formation imperméable qui s’oppose au
passage des fluides en particulier des hydrocarbures
et empêche ces derniers d’atteindre la surface du sol
où ils seraient détruits. Un bon exemple de
couverture imperméable est donné par les argiles ;
- que la surface de contact entre le réservoir et sa
couverture imperméable ait une concavité orientée
vers le bas.
Dans un piège ainsi formé les fluides sont stratifiés selon leur densité et les
surfaces de contact gaz-huile et huile-eau ou gaz-eau sont en général
horizontales sauf conditions hydrodynamiques particulières de l’aquifère.

VI-3-2 La formation des pièges

Engendrés par des processus divers, les pièges sont de nature et de formes
géométriques très variées. Les principaux facteurs responsables de la formation
des pièges sont structuraux, stratigraphiques ou sédimentologiques et
hydrodynamiques.

a) Les facteurs structuraux

Ils créent une déformation des horizons géologiques. Cette déformation peut être
provoquée soit par des contraintes internes développées lors du dépôt de la série
(compaction différentielle, glissement), soit par des contraintes extérieures
(poussés verticales ou horizontales, dites tectoniques). Lorsque cette
déformation est continue et souple, elle donne naissance à des plissements et
provoque des dômes ou des anticlinaux. Lorsqu’elle est discontinue et cassante,
elle induit des pièges par failles.

b) Les facteurs stratigraphiques ou


sédimentologiques

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Une solution de continuité interrompt le réservoir : ce réservoir a été érodé au
cours de l’histoire géologique du bassin et forme un biseau recouvert en
discordance par un horizon imperméable qui assure l’étanchéité du piège.
Les conditions paléogéographiques ont produit une variation de faciès au cours
même du dépôt : un horizon réservoir est interrompu par le développement
d’une formation imperméable qui le scelle de toutes parts (lentille sableuse, récif
calcaire).
c) Les facteurs hydrodynamiques

Lors de la mise en place des hydrocarbures, si la vitesse de déplacement de


l’aquifère est importante (l’ordre de grandeur de la vitesse horizontale étant de 1
m par an), on aura piégeage dans des conditions dites «hydrodynamiques». Dans
ce cas, les surfaces de contact gaz-huile et hydrocarbures-eau ne seront pas
horizontales mais inclinées dans le sens du mouvement de l’aquifère. La
géométrie du piège (hauteur et surface imprégnées) sera définie à la fois par la
forme structurale et par l’inclinaison du plan de contact eau-hydrocarbures.
En réalité, le piège résulte souvent de la combinaison de plusieurs des facteurs
énumérés sauf dans le cas précis des réservoirs isolés dans un milieu
imperméable (lentille sableuse dans les argiles par exemple).

VI-3-3 Classification des pièges

Le piège est une structure géologique dans laquelle des hydrocarbures, arrêtés au
cours de leur migration, se sont accumulés pour former des gisements. Les
pièges d’hydrocarbures peuvent être classés, d’après leur mode de formation et
leur nature, en deux grands groupes :
- les pièges structuraux ;
- les pièges stratigraphiques.

a) Les pièges structuraux

Ils sont constitués par une déformation des couches sédimentaires, généralement
postérieure au dépôt. On en distingue deux sortes :
- les pièges anticlinaux, de loin les plus nombreux et
les plus importants, dus à des déformations souples
des couches sédimentaires décrivant de simples
voûtes naturelles qui permettent l’emprisonnement
des hydrocarbures migrant dans les niveaux
réservoirs ;
- les pièges par failles correspondent à des fractures
brutales qui ferment une couche réservoir en la

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mettant directement en contact avec un terrain
imperméable.

b) Les pièges stratigraphiques

Les pièges stratigraphiques sont constitués par une variation latérale des
caractéristiques de la roche réservoir passant à des terrains imperméables ou par
des phénomènes de sédimentation donnant naissance à «un biseau de
sédimentation». Dans le premier cas réalisé en particulier dans certains récifs
fossiles, le réservoir est sensiblement limité au piège.
Dans, le cas des pièges par biseau, la concentration est l’aboutissement direct
d’une migration plus ou moins longue arrêtée par la disparition de la porosité et
de la perméabilité. Cette fermeture peut être provoquée par la superposition en
discordance d’une couche imperméable.

CONCLUSION :
La prospection du pétrole, comme celle de toutes les matières utiles minérales,
doit être fondée sur la géologie. La formation du pétrole, sa migration, son
accumulation, sa préservation ou sa destruction sont liées à des facteurs
géologiques susceptibles de prévision, dans une certaine mesure.
La prospection des pièges sédimentaires ou stratigraphiques est difficile. Tandis
que pour les pièges structuraux, le géologue possède des outils efficaces (cartes
géologiques de surface et cartes structurales, géophysique), il est plus désarmé
devant les pièges stratigraphiques.

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