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Amellie Gendron

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LA CONTAMINATION DE L’EAU PAR LE PLOMB


Critère D physique

Travail présenté à
M. Cliche

École Joseph-François-Perrault
19 décembre 2019
Les autorités sanitaires et environnementales québécoises ont ignoré pendant
plusieurs années des données inquiétantes et les sonnettes d’alarme de leurs propres
chercheurs sur la présence de plomb dans l’eau potable des québécois. Cette contamination
est due aux canalisations en plomb qui se dissolvent en petites particules dans l’eau.
Pourtant, plusieurs solutions sont accessibles. Par exemple, à Ottawa le pH est maintenu
très élevé afin de traiter l’eau contre la corrosion. De plus, la Ville a approuvé cette année
un projet de traitement au phosphate, soit un type de produit qui forme une pellicule
protectrice dans les canalisations. Cette dernière solution mérite d’être approfondie. Nous
aborderons l’origine de l’utilisation des conduites en plomb, leur utilisation de nos jours,
ses dangers futurs, les composantes entourant ce problème, les principes scientifiques
impliqués dans la solution et les conséquences de la solution.
Les premières conduites en plomb datent de l’invention de pompes à vapeur permettant de
tirer l’eau du fleuve, de la réserver, puis de la redistribuer. Les fouilles sur le site de Pointe-
à-Callière ont permis de retrouver une section plombée datant de 1825. Le choix de ce
métal était logique. C’est un métal flexible permettant de contourner les obstacles
facilement. C’est facile à produire. Tant qu’on ne réalisait pas l’impact du plomb sur la
santé humaine, on s’est servi de ce type de tuyau. Le plomb était utilisé pour les réseaux
domestiques. Dans les rues, on utilisait des conduites en fonte.
Aujourd’hui, Le nombre de bâtiments raccordés avec des entrées de service en plomb est
encore estimé à plus de 60 000. Arrivée à mi-parcours, la Ville n'en a changé que 8000. À
ce rythme, il faudrait attendre la fin du siècle avant de réaliser l'objectif initialement prévu
pour 2026. Dans les écoles, le taux de plomb est extrêmement élevé comparativement à la
norme. Pourtant, ce sont les enfants qui sont les plus facilement touchés par une telle
contamination. À Montréal, aucun contrôle de la corrosion n’est appliqué, il n’y a pas de
test gratuits disponibles, les résultats des tests ne sont pas facilement accessibles et la
sensibilisation auprès des citoyens est moindre. C’est en partie pourquoi la ville de
Montréal est classifiée à 0 points sur 6 selon le classement des villes canadiennes en
fonction des bonnes pratiques en matière de gestion du plomb1.
Si la situation à Montréal reste la même, ou si la ville se contente de remplacer quelques
conduites par année, la santé publique va se dégrader de manière catastrophique. Les effets
d’une exposition au plomb pendant plusieurs années sont surtout de nature
neurocomportementale. Nous pourrons observer une diminution de la capacité
d’apprentissage chez les jeunes. De plus en plus de gens soufreront de trouble déficitaire
de l’attention avec ou sans hyperactivité, de dyslexie ou encore de déficience intellectuelle
légère.

1
Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia et le Devoir. (2019, novembre 4). Du plomb
de Flint à Saskatoon. Récupéré sur Le Devoir: https://www.ledevoir.com/societe/566249/du-plomb-de-
flint-a-saskatoon
Autour de la contamination de l’eau par le plomb, plusieurs facteurs entrent en contre.
Premièrement, les consommateurs de l’eau potable sont des acteurs primordiaux. Le désir
de réduire cette contamination doit venir de première part des consommateurs. Ensuite,
comment cela serait-il possible sans des recherches scientifiques sur le sujet et sans la
médiatisation de ces recherches? Tout cela repose sur la volonté politique d’agir, mais
malheureusement celle-ci apparait très rarement d’elle-même, et c’est pourquoi je pense
primordial de la part des consommateurs de faire de la pression au gouvernement. Les lois
municipales, provinciales et fédérales devraient être ajustées et cohérentes entre elles en
fonctions des récentes études. Ensuite, quels sont les facteurs qui forment une bonne
solution? Le premier devrait-être son efficacité. Mais le temps requis pour l’instaurer est
aussi important. Le problème est urgent. La solution devrait-être urgente. Ensuite, comme
les entrées de service en plomb relèvent aussi de la propriété privée, il est important de
prendre en compte la situation financière des consommateurs et le coût des solutions.
La solution que je propose s’attaque directement au traitement de l’eau potable sans
modifier les conduites de plomb. Il s’agit de traitements au phosphate, plus précisément
l’utilisation d’orthophosphates. L’ajout d’orthophosphates dans l’eau, qui sont des sels
dérivés de l’acide phosphorique, permet d’inhiber la corrosion des canalisations et d’éviter
la dissolution du plomb dans l’eau grâce à la formation d’une couche protectrice sur la
surface des parois interne des canalisations. C’est un traitement qu’on applique directement
au centre de traitement des eaux et qui s’applique donc à tout le monde.
Les traitements de l’eau potable pour diminuer le plomb sont nécessaires comme solution
à court terme. En effet, les coûts sont bas, et le temps nécessaire pour les appliquer est
moindre. Il n’est pas possible d’attendre une dizaine d’années avant d’obtenir une
solution généralisée. Le plan de la ville de Montréal est de remplacer les canalisations du
domaine publique et d’obliger les propriétaires à changer celles du domaine privé avec
comme objectif de tout avoir changé en 2026. Il est logique que dans ce scénario au fil
des ans la concentration globale de plomb dans l’eau de la ville va diminuer. Je relève
cependant une injustice dans cette baisse de contamination au plomb. Je veux dire
qu’avec une stratégie axée sur le retrait des canalisations, vous aidez la personne chez qui
vous enlevez le tuyau, mais vous n’aidez pas les autres. C’est pourquoi je vois un point
positif à offrir un traitement généralisé appliqué à l’eau potable de toute la ville afin que
les propriétaires n’ayant pas les moyens de remplacer les entrées de service rapidement
ne se retrouvent pas avec plus de conséquences sur leur santé que les plus aisés
financièrement.
Selon moi, le traitement au phosphate ne devrait pas constituer l’unique solution, car le
phosphate est un produit très nocif pour l’environnement. Si nous l’utilisons comme
unique solution, nous allons créer un autre problème. Les traitements à l’orthophosphate
conduisent à un accroissement théorique de 3 à 4 % de la charge en phosphore dans les
eaux usées domestiques. C’est pourquoi à long terme, pour continuer de réduire la
concentration en plomb dans l’eau au maximum il faudra remplacer les conduites de
plomb par un autre métal.
En conclusion, traiter l’eau potable au phosphate est une solution très efficace qui devrait
être utilisée le plus rapidement possible pour protéger la santé publique. Seulement, elle
devrait être utilisée comme solution d’urgence en attendant que les conduites en plomb
soient remplacées. En effet, les traitements au phosphate sont insuffisants pour respecter
les normes fédérales et ils sont nocifs pour la santé de nos cours d’eau naturels. Je pense
pour finir que nous ne devrions pas nous limiter à ces normes et que l’objectif à long
terme de concentration de plomb dans l’eau devrait être encore plus bas.
Bibliographie

Baillargeon, S. (2019, novembre 2). Traitement de canal. Le Devoir.


CANADA, S. (2017, mars 15). Le plomb dans l'eau potable. Retrieved from Gouvernement du
Canada: https://www.canada.ca/fr/sante-canada/programmes/consultation-plomb-eau-
potable/document.html
Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia . (n.d.).
Institut du journalisme d’enquête de l’Université Concordia et le Devoir. (2019, novembre 4). Du
plomb de Flint à Saskatoon. Retrieved from Le Devoir:
https://www.ledevoir.com/societe/566249/du-plomb-de-flint-a-saskatoon
Karine Chaussé en collaboration avec Denise Phaneuf, Patrick Levallois et les membres du
Groupe scientifique sur l’eau de l'Institut national de santé publique du Québec. (2019,
décembre 10 décembre). Plomb. Retrieved from INSPQ Centre d'expertise et de
référence en santé publique : https://www.inspq.qc.ca/eau-potable/plomb
Pineda, A., Tousignant, B., & Down, I. (2019, novembre 4). Plomb dans l'eau: l’Ontario un
modèle, le Québec un cancre. Le Devoir.