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CONFERENCES PROGRAMME ENS-FUDAN

(2019-2020)
TABLE DES MATIERES

Texte musical et texte littéraire : les enjeux d’une comparaison (Fériel Kaddour) ................................................ 2
La partition musicale est-elle un texte comme les autres ? (1) .......................................................................... 2
La partition, un texte séparé ........................................................................................................................... 2
La partition, un texte lacunaire ....................................................................................................................... 3
Conclusion ....................................................................................................................................................... 5
La partition musicale est-elle un texte comme les autres ? (2) .......................................................................... 5
Le repli analytique : la notation selon Nelson Goodman ................................................................................ 6
Le repli analytique au prisme d’un exemple ................................................................................................... 7
Conclusion ....................................................................................................................................................... 8
Langage littéraire et langage musical : convergences et divergences (1) ........................................................... 9
Littérature et musique : deux langages distincts ............................................................................................ 9
La musique : une interprète du texte littéraire ............................................................................................. 12
Langage littéraire et langage musical : convergences et divergences (2) ......................................................... 12
Une œuvre qu’on parle plus haut ................................................................................................................. 13
La valeur du silence ....................................................................................................................................... 14
Johanna Siméant ................................................................................................................................................... 15
La colonisation française en afrique « Transactions, luttes et rémanences impériales » ................................. 15
L’ambivalence de la conquête coloniale ....................................................................................................... 16
La variété des formes d’exercice pouvoir colonial ........................................................................................ 17
Les contradictions du colonialisme ............................................................................................................... 17
Vers l’indépendance des colonies françaises ................................................................................................ 18
Migrations africaines en France. Discriminations et mobilisations postcoloniales .......................................... 19
L’âge des luttes et des migrations post-coloniales ....................................................................................... 20
Le durcissement des politiques migratoires françaises ................................................................................ 20
Racisme et discriminations ........................................................................................................................... 20
Controverses et luttes mémorielles autour du passé colonial de la France ................................................. 21
Interventionnismes français en Afrique. Interventions militaires et humanitaires .......................................... 21
Usage des troupes coloniales et maintien de l’ordre .................................................................................... 21
Un fort interventionnisme militaire de la France en Afrique ........................................................................ 22
Multilatéralisme de façade dans les années 1990 et 2000 ........................................................................... 23
Retour de l’interventionnisme français dans les années 2010 ..................................................................... 24
Frédéric Keck ......................................................................................................................................................... 24
Le socialisme français et les sentinelles des colonies. Ethnologie et politique à partir de Lévy-Bruhl ............. 24

TEXTE MUSICAL ET TEXTE LITTERAIRE : LES ENJEUX D’UNE COMPARAISON (FERIEL


KADDOUR)

Esthétique plutôt que musicologique proprement dit. Qu’est-ce qu’un « texte » en musique ? Relations musique-
littérature, convergences et divergences.

LA PARTITION MUSICALE EST-ELLE UN TEXTE COMME LES AUTRES ? (1)

Point commun littérature et musique, s’écrivent. Se distinguent de la danse et de la peinture par


exemple. Musique s’écrire mais texte comme les autres, un équivalent ? Musique s’écrit ? Pas toutes. Par
exemple, musiques traditionnelles, musiques improvisées. Statut étrange de l’écriture, a priori pas essentiel au
fait musical. Ecriture étape intermédiaire. Fait pour être entendu. Pour qu’il y ait musique, il faut que soit joué.
Contrairement littérature où écriture le tout de l’œuvre. Ecriture état latent œuvre musical, attendre réalisation
sonore. Musique développer plusieurs siècle système notation. Œuvres encore jouées car conservées comme
traces écrites. Interroger spécificité, écriture comme latence, attente projection vers réalité sonore, rester partiel
jusque-là.

Exposé en deux temps : ce que partition veut dire (1), confronter première approche à série d’exemples,
rapide panorama histoire écriture musicale, partition texte forcément lacunaire parce que pas simplement
constitué d’écriture mais aussi imbriqué dans pratiques, conditions pratiques réalisation (2).

LA PARTITION, UN TEX TE SEPARE


Partition, un texte séparé. Musique un art à deux temps, s’écrire puis se joue (cf. théâtre), d’abord l’écrit
puis représentation. En amont, une partition. En aval, réalisation instrument (concert ou disque). Toujours
séparation. En français, terme de « partition », vient du latin partitio (= division), partition synonyme de
séparation. Même chose en allemand et en italien. Séparation dans disjonction lire et écouter, deux sens, vue et
l’ouïe. Musicien, lit et joue la partition. Termes étapes de travail du musicien. « Lire à la table », lire sans
instrument, sans jouer, lire séparé de l’instrument, en silence. « Déchiffrer », toute activité tournée vers la
lecture. Quand jouer, ne plus la lire, l’apprendre par cœur, séparation activité de lecture.

Nelson Goodman, Langages de l’art : terme précis, musique en tant art deux temps, fait partie arts
allographiques, se penser en opposition aux arts autographiques. Peinture par exemple, art autographique, ça
veut dire que identité œuvre picturale reposer sur objet unique et singulier, dont je ne peux extraire aucune
propriété sans dénaturer. Reproduction ne remplace pas œuvre, nécessairement altère l’œuvre : vraie couleur,
effet lumière, matière, etc. Autres reproductions. Ne pouvoir voir qu’à un endroit réellement. Œuvre musicale
est allographique, support matérielle importe peu, plusieurs formats édition partition, propriétés matérielles
contingentes, comme pour la littérature. Peu importe, c’est le même texte. Distinction entre deux termes,
autographique/allographique. Autographique, une œuvre unique. Allographique, texte unique, multiplicité des
exemplaires. Sonate Mozart, plusieurs interprétations, vitesse de jeu, plus ou moins long, petite différence mais
différence quand même, pas la même acoustique, pas même instrument, pas même nuances.

Musiques et littérature œuvres allographiques, toujours même texte et même œuvre. Texte, ensemble
signes propriétés essentielles œuvres dégagées matérialité contingente. Partage propriétés essentielles et
propriétés contingentes de l’œuvre. Texte est une abstraction. Partition, texte au sens objet idéale,
indépendamment manifestation concrète.
LA PARTITION, UN TEXTE LACUNAIRE
La partition, un texte lacunaire. Confronter approche analytique à série d’exemples, séparation claire
vaciller, séparation pas si claire, matériel/abstrait lien beaucoup plus compliqué, deux phases plus imbriquées
l’une avec l’autre.

HAUT MOYEN-ÂGE
Les origines. Les premiers temps écriture musicale occidentale. Au IXe siècle, notation très lacunaire, pas
encore partition, pas encore notation à proprement parler. Dans le domaine liturgique, premières tentatives
écriture musicale. Signes en dessous mots, des neumes. Texte en latin + signes, neumes (virga, punctum et clivis).
Ecriture allusive, aucune indication sur notes, intervalles. Raison à cela, pas du tout nécessaire que cela précise.
Fonction mnémotechnique, se rappeler points importants texte appris par cœur. Notation qu’une aide à la
mémoire. Signes de rappel, des marques aucune consistance en dehors pratiques collectives, sans mémoire
transmise oralement, signes ne veulent rien dire sans tradition orale. Incapable de jouer ces pièces juste à partir
de ces signes. Signes choses très simple. Virga, voix doit monter. Punctum, voix doit rester stable. Clivis, monter
et descendre. Juste indications aider la mémoire. Combinaison esquisses graphiques très efficace, chanter
musique et transmettre répertoire pendant plusieurs siècles. Edition musique qu’à partir du XVe siècle.

Langage musicale, pas texte abstrait, mais médiation matérialité, chants appris par cœur, sans
dimension orale neumes ne veulent rien dire, signifiants que par référence pratique, opérants car appui tradition
orale, tradition non-écrite, mélange écrit et non-écrit. Symbolisme graphique neumes, code spatialisation son,
monter aigu et descendre grave, tributaire gestualité symbolique, chantre guider geste main, geste intonation,
allure graphique. A ce stade pas encore partition, écriture dépend oralité, texte musicale pas idéalité
indépendante réalité matérielle, écrit dépend doublement matérialité, signe qu’aide mnémotechnique, et le
signe lui-même imite lui-même signe de la main indiquer aigu et grave.

BAS MOYEN-ÂGE
Apparition des portées. Hauteur de son. Durées. Se préciser. Plus seulement traits allusifs. Désormais,
lignes portée hauteur de son, plus précis. Pourtant combinaison partition et tradition orale, signe et réalisation
matérielle, se poursuivre. Exemple, Josquin des Prés, Mille Regrets, 1450-1521. Ecarts entre deux versions,
différences significatives. Même partition, mais deux choses tout à fait différence. Première très statique, juste
des voix. Deuxième, flute, plus complexe. Première, jouer texte tel que traverser âges. Deuxième, prendre liberté ?
En réalité, tout l’inverse, la mieux informée, la plus authentique, s’appuie sur connaissances historiques, à
l’époque de Josquin des Prés, ne pas tout écrire, que noyau, ne pas préciser les ornements et les instruments.
Habitudes pratiques des musiciens de l’époque. Comment faire ? Travail d’historien, travailler sur traités
d’époque, informés de cela, musiciens deuxième version, reconstituer version la plus authentique possible, celle
qui ressembler le moins au texte.

Ecriture musicale adossée pratiques, pas pur langage, texte abstrait. Ne se comprendre que par
pratiques partagées oralement. Signifiant qu’à l’égard de pratiques, éventuellement à l’aide traités. Ecriture
tissée de non-écriture. A nouveau terme de partition comme texte idéal et abstrait pose problème. Pour jouer
cette musique aujourd’hui, texte ne suffit pas, restauration instruments époques et étude des traités, restituer
conditions matérielles époque.

EPOQUE MODERNE
Louis Couperin (17e siècle). Notation se préciser. S’adapter musique instrumentale. Clavecin. Là encore
écriture lacunaire. Partition pas réellement séparée de la pratique, du jeu à l’instrument. Sur la partition, ne lire
que des notes blanches rondes, pas de barre de mesure, aucune indication de durée, aucune indication
rythmique. En réalité qu’un canevas, à partir de ce canevas, ajouter des ornements, ajouter cela à un rythme de
son choix. Œuvres à mi-chemin improvisation et composition. Ne cherche pas à tout écrire mais seulement points
repères a minima de cette improvisation. Pourtant l’improvisation ne fait pas tout, créer pratiques en cours,
logiques notes entre elles, faut du sous-texte. Documents comment faire à partir de ce canevas. Traités de Louis
Couperin ou autre traités d’époque. Hors-texte, ce qui improvisé à partir de tout cela. Texte, sous-texte, hors-
texte.

S’il y a bien écriture, échappe toute tentative généralisation. Indications résistent systématisation.
Interprète devoir se frayer chemin, entre ce qu’il lit, règles de lecture, énormément exceptions, graphie qui reste
suggestive, aucune règle catégorique, lecture partitions sollicite intuition interprète, interpréter pour trouver
solutions. Jamais immédiat, même en utilisant traités. Extrait commentaire édition Préludes non-mesurés, travail
d’intuition : ne pas oublier que Couperin système coup par coup, illusoire attendre cohérence absolue, oublier
de temps en temps marquer tenues, tous deux travailler après mort Couperin, pas sûr de la bonne retranscription
des copistes de l’époque. Tâtonnements de Couperin, tâtonnements du copiste, tâtonnements de l’interprète
qui improviser à partir de la partition. Là encore confrontés exemple enchevêtrement écrit et non-écrit. Couperin
va plus loin, écrit pas tout, ces œuvres doivent préserver en elles part improvisation, liberté, pas exécuter
partition strictement écrite, même chose pour le théâtre. Témoignage d’un autre Couperin, François Couperin,
début XVIIIe siècle, Préludes mesurés, composition libre, imagination, pas toujours s’en tenir à la lettre au texte.
Volonté d’inscrire sur page écrite forme de vitalité, du geste improvisé, inventer l’œuvre en la jouant, découvre
que lorsque l’on essaie de faire passer vitalité jeu instrument, écriture devenir ambigüe, partition transgresse
règle abstraction, s’interdire propre catégorisation, intriquée conditions matérielles, système notation ambigu.

Séparation en deux plans, ne va pas de soi, texte musical une matière beaucoup plus dense. Structure
allographique du texte musical pas si évidente. Frappant de considérer qu’histoire notation musicale, deux
mouvements contradictoire, amélioration système signes, précis et identifiables, jusqu’à devenir de véritables
signes, d’un autre côté, maintien indétermination en appeler à la pratique, mémoire qui soutenir pratiques.
Mémoire des moines qui chanter par cœur, mémoire théorique des traités, mémoire déposée à même les
instruments d’époque, conscience historique habitudes sociales encadre représentation œuvres.

XVIIIE ET XIXE SIECLES


Désormais on écrit tout, tempo, phrasé, caractère. Liberté interprète restreinte, part improvisation très
limitée. Tournant vraiment très fort, œuvre musicale valeur patrimoniale, répertoire, postérité, abstraire
pratiques sociales proches, se diffuse, public plus large, aussi aux générations futures, désormais prescrire aussi
précisément que possible toutes exécutions à venir. D’ailleurs significatif nouvelle autorité en musique,
contemporaine de formation technique des instrumentistes, sollicite répertoire gestes identifiés transmis. Objets
méthodes largement diffusés. Cas du piano forte, facture tend stabiliser et uniformiser, point appui
supplémentaire maintien identité. Œuvre stabilisée. Répertoire. Doit exister de la même manière dans le futur,
idée postérité.

Âge mûr de la partition ? Réalité pas si simple. Crescendo, jouer de plus en plus fort. Indication diversité
musiciens. Signe qui suffisamment abstrait plusieurs siècles de musique, du 18 e au 20e. Pourtant crescendo ne
pas recouper même réalité sonore d’un musicien à l’autre. Pour même instrument, pas signifier exactement la
même chose. Pas la même amplitude son. Chez Mozart moins ample que chez List. Petit piano, pas possible de
faire énorme crescendo. Influence taille et puissance du piano. Encore un autre aspect que facture instrumentale,
organologie, autre aspect, celui de l’histoire des pratiques musicales, quand Mozart écrire, jouer pour de petits
espace. List, jouer dans immenses salles.

Autre exemple. Indication Legato, lié, lier les notes entre elles. Indication qui traverse les siècles. Et
pourtant ne donne pas la même chose. Mozart, legato lié à articulation. Chopin, beaucoup plus coulant, effet de
résonnance. Piano de Mozart pas celui de Chopin. Schémas de mécanique. Mécanique de Mozart, très simple,
mécanique. Mécanique de nos pianos contemporains, beaucoup plus compliqué, effets de légato plus resserrés.
Dans ces deux cas, signes qui atteignent niveau abstraction passer à travers âges. Pourtant niveau
abstraction reste imparfait, signes encore prisonniers conditions matérielles de leur réalisation. Pour
comprendre signes, les renvoyer conditions matérielles de production. Organologie, technique, conditions de
pratiques, espace de jeu. Rapporter le signe au style du compositeur. Texte musical schéma d’écriture beaucoup
plus complexe, plus épais que le signe, fait appel en permanence à une lecture matérielle. Texte pas vraiment
séparé en tant que texte, entremêlé à la réalité de sa production sonore.

DEUXIEME MOITIE DU XXE SIECLE


Musique connaître dans deuxième moitié du XXe siècle, ruptures esthétiques radicales, post-WW2.
Musique radicalement nouvelle, manières jouer instrument radicalement différent. Inventer nouveaux signes.
Questionner notion partition. Composition plus pouvoir inventer sans créer simultanément nouveaux signes,
puisque langage par-delà limites ce qui est inscrit passé, aussi œuvres écrites graphie qui soit contemporaine,
pas reprendre systèmes anciens, créer par invention signe. Disparition médiation code partagé, chaque nouvelle
œuvre réinventer propres codes. Exploration radicale nouveaux modes écriture. Mouvement déstabilisation,
ressources de la déstabilisation, formes d’inscription, codes notationnels, réinventer l’écriture. Pas seulement
ouvrir catalogue des signes, déstabiliser systèmes référence sur lequel écriture musicale repose. Commun mettre
crise représentation langage musical. Invention graphique en invention graphique. Partage propriétés
contingentes et propriétés essentielles. (cf. Jean-Yves Bosseur).

Crumb, Eleven Echoes of Autumn, 1967. Temporalité plus linéaire, organisée et structurée. Partie de la
partition est circulaire, quelque chose à voir avec préludes non mesurés de Couperin, beaucoup indications
verbales mais pas indications temporelles, vertu graphique des partitions. Art abstrait, toile bidimensionnelle.
Certains si loin que ne pas pouvoir jouer leurs œuvres. Lachenmann, Guero, 1969. Avec les ongles frotter le bord
du clavier, utiliser les instruments autrement, autres ressources sonores du piano. Inventer nouvelles notations.
Boulez, Sonate n°3, 1955. S’inspire de Mallarmé. Ruptures syntaxiques, effets de disjonction sens. Part de Boulez,
reprendre à son compte discontinuité langage Mallarmé. Discontinuité du texte musical.

Toutes partitions précédées de longues préfaces qui servent de mode d’emploi, tout réexpliquer.
Pluralité de ces systèmes, de toutes ces préfaces. Signes, comment main frapper le clavier, comment utiliser la
pédale. Originalité écriture telle que question de la transmission. Transmission problématique. Même s’il y a des
préfaces. Interprétation pose problème. Signes singuliers, utilisés pour une œuvre en particulier, énormément
équivocité. Par les mêmes procédés que ceux du 16e et du 17e siècles. Transmission orale. Ne peuvent pas
survivre sans transmission orale. Travaille directement avec interprètes et orchestres spécialisés.
Enregistrements et enseignements. Transmissions orales pas passer exclusivement par l’écriture. Transmission
plus largement diffusée mais au fond réplique même chose qu’autrefois, rôle mémoire pratiques en complément
écrit. Ecriture musicale traversée par le non-écrit.

CONCLUSION
Partition musicale, disjointe, allographique, consistance matérielle (contingence)/réalité abstraite
(essence). Partition rien sans la pratique. Expérience concrète réalité sonore. Tous exemples étudiés trahissent
collusion signe écrit et jeu instrument. Ce qui relève du non-écrit. Le texte musical est à la fois texte, sous-texte,
et hors-texte.

LA PARTITION MUSICALE EST-ELLE UN TEXTE COMME LES AUTRES ? (2)

Musique écrite pour être jouée. Texte musical latent et lacunaire, appelé à être dépassé par
actualisation sonore. Texte musical que dans l’horizon de sa réalisation sonore. Conditions pratiques de
réalisation. Au sein même texte musical quelque chose entrave tentatives abstraction. Si signe écrit abstrait
matière sonore, lecture ramener conditions concrètes réalisation.
Aujourd’hui se concentrer sur musique du 19e. Notation symptomatique nature texte musicale. Au 19e,
œuvre musicale se penser comme texte à proprement parler, texte le tout de l’œuvre musicale. Texte susceptible
survivre époque et auteur. Partition enrichi multitude de signes. Tout fait réduire ambiguïté texte. Prescrire
toutes exécutions à venir. Signes de nuance, dans musique baroque ne pas préciser les nuances, apparaît au 18 e
et systématisée et précisée au 19e. Volonté saturer indications jeu. Renforcer part écrite œuvre musicale.
Abstraction que partielle. Pour compléter signe crescendo, se référer aux conditions pratiques réalisation
partition.

Pluralité des systèmes de signes. Plusieurs systèmes notation associés les uns aux autres. Hauteur,
rythme, phrasé, nuances. Se superposer signes systèmes différents. Indications verbales en plus. Indications en
deux langues, en italien et en français. Superposition plurielle dire texte musical, saturé, précisé dans moindres
détails, éléments hétérogènes, pas tout unifié et cohérent, entremêlement des codes, imbrication serrée entre
système notation abstrait et codes pratiques. Plusieurs codes, code graphique ainsi que code verbal. Pluralité
codes, symptôme notation musical, sédimentation traditions différentes, histoire pluralisée pratiques.

Repli analytique, théorie de la notation musicale de Nelson Goodman, distinction notation et code (1),
questionner pertinence repli analytique par le biais d’un exemple (2).

LE REPLI ANALYTIQUE : LA NOTATION SELON NELSON GOODMAN

L’IDENTITE DE L’ŒUVRE
Une partition doit identifier une œuvre. A partir de là que penser le régime notationnel. Fonction
primordiale, identifier l’œuvre. Autres fonctions découlent de cela. Partition, auxiliaire pratique et dimension
ontologique, ce qui identifie l’œuvre, existence de l’œuvre. Expurge partition de son statut auxiliaire pratique,
centré statut ontologique, séparer les bonnes et les mauvaises exécutions, définir les exécutions de l’œuvre. Lien
schématiquement clair entre partition et exécution, notation permette décider sans ambiguïté ce que partition
désigne comme exécution adéquate. Retrouver identité à travers toutes exécutions œuvre. Rendre possible va
et vient œuvre écrite et exécutions.

Forme de paradoxe, affirmer fonction primordiale écrit en même temps que réduire champ écrit, écrit
assez pauvre. Toute puissance logique écriture au prix appauvrissement écriture notationnelle. Ne pas ignorer
que notation musicale pas plus riche et variée. Retirer champ écriture tous signes qui ne pas permettre non-
ambiguïté entre partition et exécution. Signes ambigus retirés champ notationnel.

NOTATION ET CONCORDANCE
Pour Goodman, notation = système signes en vue exécution, doit être réflexive et transitive. Relation
abstraction son-signe absolument concordante. Ni ressemblance, ni fidélité mais concordance logique. Pour
concordance invariante, caractères doivent identifiés sans erreur tout comme champ application. Ségrégation
caractères, disjoints les uns des autres. Articulation des caractères et non-ambiguïté.

Réduction radicale. Caractères expressifs, nuances, tempo, etc. trop ambigus. Sont notationnels que :
hauteur, durée, action simple (application stricte et non-ambigüe). Symboles d’action simple : renvoi (reprise,
coda, etc.), indications de pédale, etc. Consignation et assignation recoupés, conservation identité et autorité
sur geste. Se préserver érosion temps, permanence, éternité. Identification opération simple et directe, de la
partition à l’exécution, des différentes exécutions à la partition, stabilité et non-ambiguïté.

PLAN PRATIQUE, PLAN THEORIQUE : SEPARATION STRICTE


Ligne de partage évidente et efficace. Exigence analytique, régime stricte univocité, et équivocités
pratiques prisonnière ensemble défini par texte mais pas se confondre avec le texte au sens ontologique. D’un
côté plan théorique signes identification. Côté pratique pas considérer identité en tant que texte. Séparation,
division propre musical, texte/exécution. Ligne se divise partition elle-même, ce qui identifie l’œuvre et ce qui
ne pas identifier l’œuvre, dans la partition. Distinguer écriture notationnelle, non-ambigüe, identifier œuvre, et
écriture vocation réalisation pratique. Dans partition éléments relever notation et d’autres pas.

LE REPLI ANALYTIQUE AU PRISME D’UN EXEMPLE


Deux manières complémentaires, frontière Goodman en réalité imparfaite. Deux objections
symétriques. Même les signes ambigus, plus abstraits, plus catégorisés que ce Goodman prétend. Codes écrits
et systématisés se transmettre par-delà époque. Modèle Goodman insuffisant. Pas seulement auxiliaires
pratiques, degré d’abstraction certain. Autre réfutation. Même signes action simple peuvent être ambigus.
Même signes notationnels au sens strict en appellent à de la pratique et conditions concrètes réalisation.

Confrontation de la théorie à un exemple. Signe de pédale dans sonate de Beethoven. Garder le pied
sur la pédale sur certains intervalles. Détail qui révèle complexité musique, entre signe écrit et exécution, entre
notation et geste à l’instrument.

LA PEDALE FORTE DE BEETHOVEN


Pédale forte, à droite sur le pédalier du piano, lorsqu’on appuie sur la pédale, étouffoirs remonter sur
les cordes, marteau taper sur la corde. Tant que pédale forte appuyée, étouffoirs rester en l’air. Lorsque appuyer
pédale, remonter étouffoirs, son résonner, vibrations, permet de travailler le son, densifier, élargir, créer des
effets de mélange, de résonnance et de puissance, donner forme au son.

Travail sur le son par pédale forte très récent. Pédale utilisée que de manière ponctuelle et
précautionneuse. Demander utilisation pédale forte de manière étonnante, la laisser enfoncer très longtemps.
Si laisser pied enfoncé, mélanger ensemble toutes les notes jouées. Devoir mélanger des sons qui normalement
ne devraient pas être mélangés. Effet de brouillage très fort, presque incongru. Pédale mélange accord toniques
et dominantes, accords majeurs et mineurs. Beethoven mélanger couleurs dessin, brouiller syntaxe. Etrange
manière utilisation pédale. Porter atteinte rationalité lignes langage. Voiler la clarté de son propre langage.
Thème sonate très clair, simplicité mélodique, ponctuation précise, hiérarchisation des plans, évidence de
l’ancrage tonal, forte identité rythmique. Effet de brouillage venir pédale, rien de décoratif, déstabilise deux
fondements du style viennois, pureté dessin thématique et clarté du langage (le schéma harmonique). Halo
confus, un peu dissonant, élément perturbateur, voile porté sur transparence, déformer identité sonore de la
sonate de son époque. Effet de déstabilisation, incongruité. Prendre soin écrire cette pédale étonnement longue,
volonté singulariser ce son, se passer quelque chose de spécial.

Existe nombreux témoignages, Beethoven aimer usage pédale forte, le distinguer. Epoque écrire sonate,
passe son temps demander fabricants piano améliorer, instrument capable produire sonorités singulières, celles
qui soient les mêmes, pas satisfait du clavier de son époque. Réclamations Beethoven impact sur modernisation
instrument, radicalement transformé. Réclamer piano qui ne pas exister encore, son adapté à imaginaire musical,
aucun instrument époque capable de le faire, avance sur réalité.

LE SIGNE ET SA REFERENCE INTROUVABLE


Signe vrai signe notationnel, signe d’action simple, enfoncer pied et le relever. Beaucoup plus ambigu
qu’il n’y paraît. Pédale forte engage nombreux paramètres, pas du tout même effet sur piano différentes
époques. Evolution rapide du piano. Savoir qu’à époque écrire signe, sait que l’instrument en train de changer,
sait que le son pas stable, effet pédale pas identifiable, complètement vain son authentique période Beethoven,
change tous les six mois.

Texte de Beethoven, partition connue de très nombreuses variantes, importantes fluctuations.


Manuscrit de Beethoven, indications pédales. Première édition, même chose. Edition plus tardive, celle de 1875,
distance entre signes plus courte, désormais changer pédale dès que devenir dérangeante. Instruments de 1875
effet de pédale beaucoup plus fort, éditeur modifie le manuscrit d’origine. Edition de 1919, revient à la version
d’origine, par le biais de ligne, autoritaire, garder le pied sur la pédale. Revient à la lettre du texte ? Quelques
modifications quand même, recommandations qui ne pas être dans texte d’origine, Beethoven écrire semper
piano, éditeur écrire semper pianissimo et dolcissimo. Ajoute aussi la main droite à peine perceptible. Ceci doit
être joué le plus pianissimo possible, son diaphane. Revient indication originale pédale mais ajouter énormément
d’indications. Edition de 1949, revenir à l’état original ? Respect du texte d’origine ? Note de bas de page qui
précise, indication : « INDICATION DE PEDALE DOIT IMPERATIVEMENT ETRE RESPECTE ». Sous couvert respect
texte, ajouter des choses, « très très léger et bien lié », pas dans la partition originale de Beethoven. Partagent
même attitude, respect notation originale et adapter son aux instruments modernes. Si ajouter autant éléments,
conscience que pas le même piano. Risque aller au-delà de ce que voulait Beethoven. Autre édition, rien ajouté
mais note de bas de page, rendre effet par utilisation de demi-pédale, legatissimo de la pédale. Respecte la lettre
du texte mais explique en note de bas de page qu’il ne faut pas respecter le texte.

Brève histoire des éditions, véritable embarras, hiatus entre signe écrit et réalité sonore exécution
instrument, hiatus déjà présent moment rédaction, écrire pour un instrument qui n’existe pas. Texte
beethovénien autoritaire dans signes, très précautionneux avec ses éditions, conscient que texte référence
œuvre à partir 19e. Texte beethovénien inaugure concept de répertoire, penser dimension patrimoniale,
préserver œuvre par texte, autorité œuvre dans le texte. Texte premier traité comme monument et pourtant
soumis constantes transformations, variations, instable histoire édition.

LE TEXTE MUSICAL : MOUVEMENT ET TRANSFORMATION


Composition toujours transformation chez Beethoven, plusieurs formes thèmes avec nuances et
caractères. Génie de la métamorphose. Si le texte tendance transformer, pas un hasard, prolongation geste
beethovénien. Autre aspect texte, non plus notation mais sa genèse, esquisses début rondo préservées, tout
écrire sur carnets, carnets préservées. Presque prosaïque qu’œuvre développée partir d’un tout petit motif,
transformation progressive du motif jusqu’à arriver jusqu’au thème. Esquisses montrer chronologie invention et
création thème. Trouver thème puis accompagnements ? Inverse, d’abord esquisse, puis accompagnement, puis
thème. Au fur et à mesure de ce travail d’esquisse, Beethoven chercher effet de résonance, expérimente manière
faire résonner le piano, résonance avant même le thème.

Signe de pédale forte. Normalement, d’abor thème puis coloré avec effets de pédale. Ici, inverse,
Beethoven d’abord idée effet vibration, ensuite arriver le thème. Comment utiliser la pédale forte ? Deux
explications à cela. Beethoven vouloir thème et accompagnement se mélanger, thème issu accompagnement,
entendre renversement perspective, pas thème dicter accompagnement, accompagnement faire surgir thème.
Travail couleur sortir figure. Pédale forte permet de mélanger le thème et l’accompagnement, thème émerger
dans accompagnement, exactement comme dans travail de composition. Deuxième raison utilisation, Beethoven
vouloir effet résonnement et vibration. Jeux de résonance, travail sur l’acoustique.

Indication pédale. Nombreuses transformations : technique, éditoriale, etc. Transformation continue.


Avant, pendant et après écriture. Transformation doit être entendue, travail du pianiste, manière
accompagnement se transformer en thème. Comment jouer ce signe ? Comme jouer cette pédale étonnement
longue ? Appuyer sur la pédale comme indiqué ne pas fonctionner sur pianos modernes, noyer thème et créer
de violentes dissonances. Solution des demi-pédales, dépend salle, piano, de l’acoustique. Intention qu’il faut
soi-même retranscrire en fonction conditions matérielles de production sonore. Radu Lupu, subtilité jeu pédale,
d’un concert à l’autre ne pas faire la même chose, ne pas savoir quand appuyer et relâcher.

CONCLUSION
Signe notationnel. Vrai signe abstrait. Indépendant. Signe qui fait texte, identifie strictement œuvre.
Traduction signe pas respecter rigueur notationnel départ. Au contraire. Jouer cette pédale revenir conditions
concrètes réalisation sonore, ce que ça implique transformation et changement. Dénaturer le texte. Au contraire,
intensification de la lecture du texte. Compléter lecture texte par rapport Beethoven sonorité, compléter texte
genèse texte, intensifier le texte.

LANGAGE LITTERAIRE E T LANGAGE MUSICAL : CONVERGENCES ET DIVERGENCES (1)

LITTERATURE ET MUSIQUE : DEUX LANGAGES DISTINCTS

CONVERGENCES : LA MUSIQUE AU SERVICE DU LANGAGE VERBAL


Relation immédiate et directe avec langage verbale. Premier cours. Longtemps musique support
déclamation textes religieux. Longtemps musique profane circonscrite chanson soit déclamation de texte.
Musique longtemps servante des textes, religieux ou poétique. Musique vocale, chantée, appui texte, très
largement dominante pendant siècles.

Longtemps assimiler musique au langage verbal, pas seulement lié pratique chant, toutes facultés
expressives musique pensées sur le modèle langage verbal. 16e et 17e siècles, poétique et rhétorique en
permanence référence aux musiciens, musicien considéré comme orateur. Musique pensée comme discours,
doit être éloquente comme un discours. Textes et musiques comme un tout indissociable. Très nettement
hiérarchisé. Musique pas séparable, doit imiter le texte, servir et soutenir opérations significations, comme
artifices rhétoriques et poétiques textes.

Jalons, points de repères. 16e siècle en Italie, notamment Florence, Camerata de’ Bardi, groupe
d’intellectuels, artistes, écrivains et scientifiques, des humanistes, travaillent redécouverte textes anciens,
tragédie grecque notamment, travail philologique Aristote, inventer monodie, une seule voix chante plus
accompagnement. Tentative écriture opéra, première tentative, Euridice, Jacopo Peri, 1600. Monteverdi, entre
fin du 16e et début du 17e, écrire texte très important, préface, théorie de la « deuxième manière », revendiquer
musique descriptive, capable imiter texte poétique, intensifier effets texte poétique mis musique, sens invention
nouveaux moyens expressifs musique, effets rythme, émotions portées par texte. Orfeo, 1607, premier véritable
opéra. Lien se poursuivre tout au long du 17e. Musique au service texte littéraire. Monteverdi, Cavalli, Rossi.

Fin du 17e, apparition en France de la tragédie lyrique, Charpentier, Lully, Rameau. Essentiel, idée que
la musique au service du drame, de la littérature. Objet parfaitement représentatif période classique. Genre au-
delà du théâtre, au service théâtre mais dépasse théâtre. Spectacle proposé est spectacle total, musique et
littérature mais aussi arts visuels. Décor visuel élément extraordinairement important. Système machinerie très
perfectionné. Planches décor restitués par dessinateurs époque. Magnificence de ces décors. Effets illusionnistes,
décors peints. Utilisation motifs jardins à la française. Représentation de l’enfer (Armide). Motif du cheval qui
vole, par le biais d’une machine. Eléments qui arriver dans l’air. Art parfait de la perspective, rôle symétrie et
profondeur champ, perspective régulière. Paysages bucoliques. Pas seulement émouvoir mais aussi émerveiller.
Effet émancipation musique par rapport littérature, se dégager contraintes dramatiques écriture théâtrale.
Spectacle purement visuel plus que simplement théâtrale, se délivrer texte, le supplémente, le déborde, ajoute
quelque chose. Théâtre pur pas retrouver ce types de décors. Décors excessifs typiques de ce type spectacle, lien
avec présence musicale.

18e siècle, Opera seria, Haendel, Scarlatti, Salieri. Effet de débordement musique, bien sûr service texte,
mais de plus en plus objet autonome, progrès technique vocale, voix de plus en plus spectaculaires. Ecouter voix
pour la voix, indépendamment texte et progression/cohérence dramatique.

Point départ, musique servante du texte, se plier au texte, illustrer, imiter éloquence. Au fur et à mesure
que l’on progresse, musique prendre un peu autonomie texte.
LE PARADOXE DU 19 E SIECLE
En marge de l’opéra, apparition des œuvres instrumentales, pour clavecin seul. Fin 18e, orchestre
symphonique, musique pour piano, etc. Soit des œuvres sans texte. Musique déployer langage propre,
complètement indépendant langage verbal. Au 19e commencer penser musique comme langage autonome, pur
de toute tâche verbal, de toute dimension narrative.

Pourtant à cette époque, musique et littérature ne pas cesser de se rapprocher. Par le développement
de l’opéra et également la mélodie, qui allie poème et musique. Paradoxe suivant, alors même que la musique
gagne en autonomie, intensifie son dialogue avec littérature. Droit exister par elle-même, se rapproche pourtant
littérature, rapport intimité croissant.

Schubert, des lieder, des pièces appuyés sur des poèmes (Schiller, Müller, Goethe, etc.). Schumann, des
lieder aussi (Heine, Eichendorff, etc.). Répertoire immense, musique et poésie en Allemagne au 19e. Dans le
domaine de l’opéra. Ceux de Verdi, qui s’appuie sur Schiller, Shakespeare. Verdi, et notamment Les Troyens
(d’après L’Enéide). Prolonger au-delà, proximité entre Debussy, Verlaine, Baudelaire et Mallarmé.

Même paradoxe, plus musique autonome, plus apte formes non verbales, plus rapprochement œuvres
littéraires. Lettre de Liszt, montre engouement musiciens romantiques pour littérature, décrit sa journée de
travail, dévore œuvres littéraires et musicales ainsi que travail et exercice techniques de clavier. Différentes
œuvres sur pied d’égalité.

Genre musical, témoigner engouement romantiques pour littérature, musique à programme, œuvres
strictement instrumentales mais doivent s’écouter en relation avec un texte, explicitement référence texte,
emprunter sujet, parfois structure narrative. Faust-Symphonie de Liszt, fait référence texte dramatique, Faust de
Goethe, reprendre les mouvements de l’œuvre, texte partout et nulle part, tout dans l’œuvre faire référence
mais pourtant jamais prononcé. Programme allusif, reprendre parfois simplement esprit. Ne pas dire mais
pourtant présent. Claude Debussy, Prélude à l’après-midi d’un faune, d’après Mallarmé.

Musique du 19e à la fois lointaine et proche, littérature fournir matière, mais cette musique déployer
propres formes, indépendantes modèle littéraire, ne reste aucun vers, aucune phrase, portrait en musique des
trois personnages de Goethe (Faust, Gretchen, Méphistophélès).

DIVERGENCES
Voix chantée permettre fusion des deux arts, joindre les deux langages. Interroger d’un peu plus près
fusion langage verbal et langage musical. Fusion non sans divergences.

POESIE

Poème déjà musique. Met en jeu sonorités langues. Effets de rythme. Musique prolonger ce que le
poème faire déjà entendre. Musicalité de la langue. Effets de rime. Pourtant superposition deux langages.
Littéraire et musique. Toujours se méfier évidence commentaire complémentarité. Jamais perdre vue que deux
langages, deux langages hétérogènes, ni les formes, ni la même syntaxe, musique logique propre. Musique ignore
toute référentialité. Composer mélodie, superposer deux langages différents, plutôt que superposer, dire plutôt
associer. Composition musicale et poème. Pas simplement prolonger poème par musique.

Exemple. Poème de Verlaine. Musicalité, par les rimes ou l’absence de rimes, par rythme (4 syllabes),
petit détail, un vers sur deux prolongé par « e » muet. Important chez Verlaine, presque cinq syllabes. Cinq,
impair. Musicalité spécifique Verlaine, mots simples et brefs, pas plus de deux syllabes par mot. Vers courts,
certains presque impairs. Eléments de l’« Art Poétique »1. Pas pure musique, rôle référentialité du langage, appel
aux sens des mots, pouvoir évocateur signification, tresse subtile relation entre musicalité et signification. Lien
qui se tisse entre forme et image réaliste et fugace décrite par son vocabulaire. Ecriture poétique mêler sonorité
et signification, jonction sens littéral et sens figuré.

Musique pour sa part ignore opérations référentialité. Sons musicaux rien d’autres qu’eux-mêmes.
Plusieurs mises en musique de ce poème. Trois versions différentes musiques, pas référentiel donc plusieurs
possibilités mises en musique. Première version : Massenet. Deuxième version : Reynaldo Hahn. Troisième
version : Gabriel Fauré. A chaque fois musique associée à la poésie, par jeu association que tisser lien langage
poétique et langage littéraire, pas rapport hiérarchisation mais ajustement entre langage référentiel et langage
auto-référentiel.

OPERA

Prétend synthèse, associer tous les arts, parfaite synthèse, jonction ne fait pas question, opéra
composés à partir pièces de théâtre, penser musique prolongement naturel théâtre. Pourtant hétérogénéité
deux langages parfois rivalité, fusion pas si simple, ne va pas de soi. Toute l’histoire de l’opéra rythmée par
polémique et controverse, quel art doit dominer, musique ou théâtre ? 19e siècle, développement virtuosité voix,
accuser opéra de mettre de côté l’aspect théâtre de l’opéra, musique l’aurait emporté sur le théâtre, domination
spectacle voix, autonomie forme musicale.

Sorte de décrochage permanent, témoignage réalité, d’un côté le texte, intrigue, personnages, puis de
l’autre numéros vocaux, juxtaposition artificielle. Opera seria, alterne deux types de vocalités, le récitatif et l’air.
Le récitatif = chant librement déclamé dont ligne mélodique et dessin rythmique suivent exactement inflexions
naturelles phrase parlée avec priorité texte littéraire en opposition forme musicale structure propre.
Dépouillement extrême accompagnement instrumental, quelques accords au clavecin. Déclamation plus que
chant, rythme débit proche voix parlée, chant ressemble parole, chanteur presqu’un acteur, son lyrique au
bénéfice du texte dramatique. Dans le récitatif donnés toutes indications nécessaires pour suivre l’action.
Chanter comme on parle, rythme du chant calqué sur le rythme de la parole.

De l’autre côté, l’air = à proprement parler une pièce mélodique, forme musicale qui plie le texte à sa
propre structure, plié en fonction de la musique, action mise en suspens, commentaire de l’action décrite dans
le récitatif qui précède, musique qui l’emporte, tendance à interrompre déroulement logique action, oublier
enjeux drame, ne plus écouter que du chant, air au 18e et au 19e émancipation exigences articulation texte, lieu
privilégié vocalise, plus qu’une seule syllabe. Texte disparaît progressivement au profit de la musique pure. Focale
se déplace, pas le texte littéraire mais la matière sonore, autonome et auto-référentielle, délivrer contraintes
signification verbale. Applaudir beaucoup à l’opéra, depuis toujours, applaudir à la suite d’une performance vocal,
prouesse technique. Applaudir performance musicale en dépit vraisemblance dramatique. Interruption linéarité
fiction. Public fait resurgir réalité artificielle réalisation, contredit espace-temps fiction, celle représentation
surgit, temporalité texte mise en suspens au profit temporalité strictement musicale.

Ecart texte littéraire et musique, ambivalence opéra, tantôt vers le théâtre, tant vers la musique au
profit du sonore, tantôt langage verbal, tantôt langage musical. Compositeur Gluck, réforme du genre, souhaite

1
De la musique avant toute chose,

Et pour cela préfère l’Impair

Plus vague et plus soluble dans l’air,

Sans rien en lui qui pèse ou qui pose.


que musique rapprocher déclamation naturelle, se consacrer mieux texte littéraire, diction, mouvements phrase,
structure composition dramatique. Sans cesse de l’un à l’autre. Seul compositeur point parfait d’équilibre,
Mozart, génie absolu de l’opéra, équilibre texte dramatique et musique, exception qui confirme la règle. Autres
grands compositeurs travailler sur ce déséquilibre.

LA MUSIQUE : UNE INTERPRETE DU TEXTE LITTERAIRE


Musique interprète le texte littéraire. Pas une fusion, musique toujours rapport littéraire dans
interprétation, rapport d’interprétation. Relation riche et contradictoire. Repose jeux association oriente lecture
texte bien plus qu’illustrer. Relation musique-littérature avant tout d’ordre herméneutique.

Poème de Verlaine, « Il pleure dans mon cœur… », Romance sans parole, mise en musique plusieurs
versions. Première version, Koechlin. Deuxième version, Debussy. Deux propositions musicale considérablement
différentes. Choix du tempo, vitesse, très halant et dynamique chez Debussy, très lent chez Koechlin. Motifs
accompagnement contrastés, chez Debussy image choisie celle de la pluie, motif léger et rapide suscite effet
référentialité pluie, chez Koechlin image en avant la langueur, effet de lenteur propre à la langueur. Chez Koechlin,
tempo égal, pas de variante dans le rythme, exactement comme les vers de Verlaine, quatrains d’hexasyllabes,
idée de monotonie et d’ennui. Chez Debussy, rupture forte dans la mélodie, chute de tension, ralentissement,
changements de tempo. Mettent relief dialogue intérieur poème, donne consistance voix énonciation poème,
pas neutre, « je » qui parle, délivrer scansion rythmique régulière, attention particulière ponctuation poème
Verlaine (. ;!? ...), marques d’un discours affectif, prononcé à la première personne singulier, marques intonation,
grain de voix qui transparaît, présence affective qui double rythme très régulier, vivacité forme poétique créer
par marques ponctuation indication présence affective et marque d’un sujet.

Présence voix subjective, lyrisme, marque discrète poésie lyrique, volonté se détacher de la poésie
lyrique, vers courts, vocabulaire simple, forme poétique tendre abstraction, neutralité, puis discrètement
présence affective, lyrisme. Distance/affect, tension constitutive œuvre Verlaine. Chacune deux versions pencher
d’un côté ou de l’autre. Koechlin, efface marque énonciateur, tourné vers pureté formelle. Debussy, renforce
ponctuation affective, entendre sujet, entendre monologue à voix haute, grain vocal, tourné vers incarnation et
présence du « je ». Troisième version, celle de Gabriel Fauré, à la fois la langueur, la monotonie et la simplicité,
et à la fois, la ponctuation, le monologue intérieur. Equilibre subtil. Chacune des versions interprétation poème,
musique aider mieux lire poésie, musique choisir angle, exactement comme lecture texte ou traduction texte,
relation herméneutique musique à littérature.

LANGAGE LITTERAIRE E T LANGAGE MUSICAL : CONVERGENCES ET DIVERGENCES (2)

Genre opéra lui-même. Vient du latin opus, œuvre, œuvre par excellence, chef d’œuvre, œuvre
admirable. Penser initialement comme œuvre extraordinaire, œuvre de synthèse. Opéra né début 17e siècle en
Italie, rivalités entre cités, démonstration puissance fêtes. Mantoue, commander à Monteverdi œuvre exception,
Orfeo. Genre marqué exigence permanente dépassement. Spectacle superlatif, plus spectaculaire que toutes les
autres formes d’art. Genre d’apparat. Voix lyrique faire partie spectacle, virtuosité des chanteurs. Art total.
Gesamtkunstwerk, super productions. Debussy, Pelléas et Mélisande (P&M), tourne dos à cette tradition, vocalité
peu démonstrative, plus intimiste. Composé entre 1893 et 1902, temps assez long, presque dix ans, première à
l’opéra-comique en 1902. A partir pièce de Maeterlinck de 1893, coup de foudre pour œuvre, immédiatement
envie adapter. Pas de danse, décor somptueux ni prouesse vocale. Feutré, équivoque, huis-clos minimaliste.

Le royaume d’Allemonde. Prince Golaud chasse forêt, découvre Mélisande, l’épouse et la ramène au
château, dans le château Geneviève mère de Golaud, son fils Yniold, son frère Pelléas. Golaud-Pelléas-Mélisande.
Pelléas et Mélisande tomber amoureux. Golaud jalousie violente. Tue son frère. Mélisande meurt dans dernier
acte en mettant au monde fille ne pas savoir le père. Synopsis très simple et très dépouillé. Equivoque, mystère,
silence, action progresse par toute petites touches, quelque chose très progressivement dérègle relations
personnages, à peine formulé, indicible, toujours non-dit. Monde se décomposer jusqu’à chute finale.
Dérèglement dans la facture langue, dans phrasé, défi compositeur.

Il y a quelque chose de pourri au royaume d’Allemonde, château cerné par la forêt et la mer, infiltre le
monde dans lequel évoluent les personnages. Forêt connotation inquiétante, univers de la chasse, de Golaud, de
la pulsion, forêt cerne et entre dans château, arbres partout présents, auprès tilleul pas passer lumière, cheveux
Mélisande mêlés branches saule. Dans tous décors pour représentation P&M. Décor d’origine, magnifique forêt
Julien Jusseaume. Symbolique, ne pas voir à travers la forêt. Mises en scène contemporaines. Alex Olé, utilisation
des branches, arbres bouchent l’horizon. Benjamin Lazar, à la fois la forêt et lustres et quelques meubles,
association deux éléments, nature brute et intérieur luxueux, idée infiltration forêt à l’intérieur monde château.
Présence sous-jacente pulsion et danger. Cathy Mitchell, arbre directement chambre, piscine abandonnée avec
arbre. Rôle de l’eau. Présence de l’eau. Profondeur des fontaines. Grotte et souterrains. Cause pourriture. Travail
caché. « Sentez vous l’odeur de mort qui monte ». Menace du meurtre à venir. Eric Ruff, effets de brume, bord
d’un port, sentir humidité, lustre filet de pêche. Koering, eau au premier plan.

Allemonde. Toponymie légendaire. D’autres noms connotation légendaire. Pelléas et Geneviève,


référence légende arthurienne. Un grand nombre de références médiévales. Références toutes allusives et
discrètes, mélangent plusieurs sources légendaires. Autre légende importante, Tristan et Yseult. Plusieurs
références mélangées, ce qui suscite atmosphère légendaire. Allure de légende. Poids fatalité destinées
personnages. Le mot même, « Allemonde », all en allemand veut dire tout, n’importe quel monde, monde
ordinaire. Pourrait survenir n’importe quel lieu. Langue très simple, ordinaire, de tout le monde, tragédie
domestique. Certaines mises en scène choix monde domestique (cf. Cathy Mitchell, Claus Guth). Néerlandais,
mondig veut dire embouchure, toute intersection, carrefour, embouchure. Monde infiltré mer et forêt. Dans le
nom Allemonde : poids discret de la légende, indéfinition de l’ordinaire, idée d’intersection et d’infiltration.

UNE ŒUVRE QU’ON PARL E PLUS HAUT


José Van Dam, pas œuvre qu’on chante mais qu’on parle plus haut. Bien d’agir d’un opéra, personnages
chantent, mais pas chant sens traditionnel, chant qui vaut comme parler plus haut, plus près possible texte parlé,
modèle initial texte théâtre, entièrement coulé matière littéraire.

UN OPERA SANS LIBRETTISTE


Cas à part dans histoire opéra, pas librettiste, directement à partir texte théâtral, pas d’effet
d’adaptation. Phrases chantées exactement celles Maeterlinck pour comédiens. Quelque coupes, scènes
secondaires retirées. Exception dans histoire opéra. Pas la première fois compositeur emprunter vocabulaire
théâtre. Chaque fois texte adapté, réduit, simplifié, moins personnage, phrases plus simples et malléables voix
lyrique. En permanence déformation théâtre au profit musique. Opéra parler de livret, de l’italien libretto.

Debussy directement sur le texte, pas de transformation, musique venu s’inscrire sur texte destiné parlé
avant d’être chanté. De là donc notre question, comment musique à ce point coller texte dramatique, diction,
phrasé, ponctuation, etc. comment faire ?

LA PROSODIE CONTRE LA MELODIE


Première évidence, préserver texte, vocalité en retrait. Pas grandes vocalises. Pas effets sonores
déborder texte. Au contraire, chant doit préserver texte, pas déformer, audible et compréhensible. Deuxième
scène du premier acte, Geneviève (mère) et Arkel (grand père), Geneviève lit lettre annonce mariage Golaud-
Mélisande. Chant économe et minimaliste. Rythme chant imite au plus près rythme débit parlé. Séquence
rythmique correspondre unité syntaxique texte. Chant se fait au rythme du parler, acteur pourrait dire texte dans
rythme Debussy et on serait dans du parler. Première scène du troisième acte. Chanson de Mélisande. Cliché de
l’opéra, le duo à minuit, sérénade, grand air ? Non pas du tout, dialogue de théâtre, pas du tout idée forme
musicale autonome, pas possible chanter mélodie extrait.

Chant déclamation texte, ne jamais imposer ses structures. S’en expliquer, mélodie anti-lyrique,
impuissance modalités âmes, déclamations notées accompagnées à peine. Ce qu’il faut comprendre, opposition
mélodie à mobilité sentiments personnage. Pour lui mélodie thème musical qui se répète. Chant toujours mobile,
changeant, jamais se figer. Epouse chaque inflexion texte, jamais appliquer logique proprement musicale.
Exemple III, 1 : deux phrases structures équivalentes, effet de rime à la fin chacune phrase, presque poésie donc
inviter à mélodie, soit identité musicale la même deux fois. Intervention grand art Debussy, mêmes notes, mais
plaquer accents deux endroits différents, petite asymétrie dans dessin rythmique, irrégularité différence,
rapproche parler ordinaire, parler petites irrégularités, jamais l’air langue écrite, fluidité parler. Musique jamais
entendue pour elle-même mais fait entendre le texte. Première scène entre Golaud et Mélisande, musique suit
pas à pas chaque réplique, fuyante, fluide, changeante, exactement comme le dialogue.

LA VALEUR DU SILENCE

UNE LANGUE D’EQUIVOQUE : LE NON-DIT ET L’INFORMULE


Tout tissu ambiguïté, non-dit, mystère. Renoncer tâche discursive. Beaucoup paroles manquantes et
questions sans réponses. Début opéra, Golaud pleins de questions à Mélisande, mise en situation personnage
début pièce de théâtre : qui ? quoi ? pourquoi ? comment ? où ? quand ? Permettre démarrer action. Scène
d’exposition. Sorte d’anti-scène d’exposition, question pourquoi pleurer et pas de réponse, quoi quel mal et pas
de réponse, d’où venez vous et pas de réponse précise, longtemps que fui et pas de réponse précise. Mélisande
cernée questions, ne donner aucune réponse, relance questions à défaut réponses. Prolifération indétermination.
Ne répondre que par la fuite, éloignement et étrangeté. Interdit, je ne peux pas le dire.

Equivoque à la fin de l’opéra, phrase étrange : ne pas savoir ce que je sais, ce que je dis, ne pas dire ce
que je veux. Signification minée de l’intérieur. Ce dire fonctionne à vide, repose ni sur compréhension, ni sur
savoir, ni sur volonté. Ne plus dire ce que je veux. Dire échappe au sujet. Ni par la compréhension, ni par le savoir,
ni par la volonté. Mélisande personnage équivoque, contaminer les autres personnages par mystère. Absence
de sens par le biais des silences.

Beaucoup de silences dans pièce de Maeterlinck. Parler voix basse, âme humaine très silencieuse.
Maeterlinck, goût pour le silence, étudier tout ce qui informulé dans existence, chercher voix dans cœur, instinct
sens lumière, pressentiments, mobiles irraisonnés, merveilles mort, mystère sommeil. Silence, ce qui n’a pas de
voix, ce qui résiste au langage, ce qui doit rester informulé, instinct, primitif, énigme, irraisonné. Silence cerner
langage, part de lettre sur lequel langage pas prise, pas pouvoir activité discursive. Metteur en scène russe,
Meyerhold, toute œuvre dramatique deux dialogues, dialogue nécessaire et dialogue intérieur, saisir intérieur
mais dans musique mouvements plastiques, pose etc. Spécialiste littérature, spécialiste de Mallarmé, Bertrand
Marchal, Le Symbolisme, les blancs de l’action et du discours plus important que parole même, en deçà drame,
moins dire que suggérer, mystère êtres, personnages fantomatiques, signes indicible, fatalité occulte. Opposition
audible et silencieux, réplique et pose, parole et blanc, dit et ce qui est en deçà ou en suspens.

Texte Meyerhold, opposition entre tirades et musique mouvements plastiques, musique pourrait faire
entendre valeur du silence, prendre en charge dialogue intérieur, entre les mots mais se passe des mots. Texte
traversé silence, miné de l’intérieur par silence, silence partout présent. S’incarne par des points de suspension.
Troue le texte. Hache le débit. Effet de vide. Signaler un manque, énonciation incomplète, quelque chose encore
à dire. Répétition et prolifération, empêchement langage. Personnages buter contre silence. Se confronter
impossibilité de dire. Valeur positive, prolongement, encore à dire. Valeur négative, empêchement de dire.
Comment mettre en musique ces silences ?
LA VALEUR MUSICALE DU SILENCE
Debussy, se servir moyen assez rare, silence comme agent expression, seule façon faire valoir
expression phrase. Force Debussy, saisir différentes valeur silence Maeterlinck. Valeur musicale points
suspension. Debussy traduit en musique présence points suspension, faire entendre manière points suspension
désarticuler phrase. Marquent discontinuité. Debussy de même, modifie rythme, harmonie, couleur orchestrale,
tout ce qui permet disjonction. Prend en charge discontinuité travailler texte. Par discontinuité écriture,
comment silence désarticule sens, comment infiltre langue endroit même prétendre transparence. Changement
couleur orchestrale, pauses. Ecriture très fragmentée de Debussy.

Autre manière Debussy encore de se saisir silence. Silence ce qui lit Pelléas et Mélisande, goût pour
silence les rapprocher. Golaud, ne comprend pas, fait du bruit, non-dit lui est insupportable. Amour autour
adoration indicible. Fontaine lieu rencontre, lieu silence, entendre dormir l’eau, sur fond de silence se
comprendre et s’aimer. Premier duo important, début du deuxième acte, silence extraordinaire, au bord de la
fontaine. Silence encore plus intense qu’il n’y paraît. Fin du premier acte, Pelléas dit à Mélisande, soutenir bras,
chemin escarpé, pourquoi partir, sortent. Début du deuxième acte, vous ne savez où je vous ai mené, impression
que enchaînement premier et deuxième acte, impression succession immédiate entre deux scènes. D’autant plus
que entre les deux interlude musicale, musique lien deux scènes. Deux scène ne pas se suivre, pourquoi, deux
lieux très espacés l’un de l’autre. Surtout vrai saut temporel, fin du premier acte nuit, scène du deuxième acte
déjà midi. Illusion de continuité que fait entendre musique et silence texte Maeterlinck, forme distorsion à la fois
spatiale et temporelle. Musique renforcer illusion, relier deux actes, pas faire de coupure dans bonne mise en
scène, deux scènes enchaînées par la musique. Dialogue se tisse en dépit de l’espace et en dépit du temps.
Musique dimension plus forte, contre discursif, contre espace et temps, vers absolu, convergence Pelléas et
Mélisande absolu.

Musique Debussy s’empare place silence Maeterlinck, contre discursivité langage, faire entendre
informulé, l’autre du langage, ignore logique langagière. Relation Debussy avec texte de Maeterlinck, épouse
texte deux extrémités pourtant contradictoires. Epouse texte, se coller à la surface du texte, phrasé simple
musique suivre propre inflexion. Surface du texte mais aussi l’en-deçà du texte, silence que la musique prend en
charge. Ne pas chercher à dire ce que le texte ne pas dire. Faire sonner l’ineffable. Indique présence ineffable,
donner corps au non-dit. Rencontre texte Maeterlinck au cœur contradiction, rapport langage et non langage,
du plus accessible aux brèches de l’informulé. N’imite pas langage, faire entendre ce que Maeterlinck dire
langage, langage lutter avec ses propres limites.

Plus belle rencontre entre musique et littérature. Musique pas illustration de littérature. Littérature pas
pâte malléable au service de la musique. Debussy se confronte directement texte de Maeterlinck. L’une fait
entendre à l’autre sa limite. Fragmentation de la musique par action littérature. Musique faire entendre bordure
silencieuse du langage verbale, le non-dit. Littérature et musique font entendre leurs limites réciproques. L’une
et l’autre, dans différence même, dans limites, entendre surtout mieux chacun de leur langage.

JOHANNA SIMEANT

LA COLONISATION FRAN ÇAISE EN AFRIQUE « TRANSACTIONS, LUTTES ET REMANENCES


IMPERIALES »

Rapport historique de la France au continent africain. Mouvements étrangers situation irrégulière. Organisations
humanitaires sur le continent africain. En particulier, le Mali. Mouvements sociaux. Mali, Kenya, Sénégal. Projet
de recherche collectif, France intervention Mali en 2013.

Lien historique entre France et Afrique, relation entre un Etat et un continent. Histoire coloniale de la France.
Encore aujourd’hui traduction très forte. Football français. Joueurs nés en France mais afro-descendant. Marqué
par histoire coloniale. Deux grandes guerres mondiales, comment se passer en France, mobilisation soldats venus
des colonies. Relation France et Afrique, monnaie en Afrique de l’ouest et du centre, le Franc CFA. Intervention
au Mali en 2013, moyens militaire mais aussi dirigeants français et africains considérer que puissance évidente.

Relation très complexe, prudence examiner cette relation. Prudent, ne pas homogénéiser. Un pays n’est pas une
personne. Différents intérêts, différents ministères (défense, intérieur, affaires étrangères), instances, groupes
culturels. Prudence sur question post-coloniale. Ne pas se limiter à histoire coloniale quand analyser populations
afro-descendantes en France. Cas de racisme en France à l’égard des étrangers, pas seulement colonial. Dans
littérature sciences sociales récente, réflexions sur importance penser ensemble pays impériaux et leurs colonies,
dans leur connexion. Manière expérience coloniale changer métropole, pas seulement effet colonisation sur pays
colonisés.

Colonisation, histoire de violence et de négociation. Lutte, luttes colonisation, décolonisation, et luttes post-
coloniales. Rémanences, image qui reste sur l’œil même quand l’objet regardé disparu. Ombre encore présente
colonisation.

L’AMBIVALENCE DE LA CONQUETE COLONIALE


Conquête coloniale pas une seule raison, pas une seule motivation. Nous savons comment ça s’est passé, mais
pas pareil pour les acteurs contemporains. Idée coloniser pays africains, au 19e. Tout le monde pas penser bonne
idée, mélange pour certains d’intérêts et d’idéalisme. Trouver justifications pendant que colonisation se déployer.
Colonisation, conquête coloniale se déployer dans dernier tiers du 19 e. Colonisation territoriale. Colonisation
plus ancienne, celle des comptoirs, plutôt sur les côtes.

Très souvent quand parler de l’Afrique, soit Afrique subsaharienne soit Afrique du nord. Nécessité franchir le
Sahara. Particularités politiques et culturelles qui expliquent cette coupure. Tout le nord de l’Afrique est
majoritairement musulman, monde arabe. Extension islam assez lentement vers le sud du reste de l’Afrique.

Histoire de la traite négrière. Pas liée à conquête territoriale. Achat d’esclaves sur les côtes. Colonisations
portugaises et hollandaises plus anciennes.

Pourquoi se dire il faut conquérir l’Afrique ? Jules Ferry, père de l’école laïque, gratuite et obligatoire, grand
symbole. Pas du tout quelqu’un de droite, favorable à la République, progrès, instruction. Discours Ferry 1885,
devant assemblée nationale. Discours typique du discours impérialiste. Mélanger l’intérêt et la morale, et le
sentiment d’une civilisation supérieure. France a intérêt coloniser pour grande puissance, débouchés
commerciaux, prendre revanche sur Allemagne. En même temps Ferry, dire qu’égoïste pas coloniser, faire du
bien aux populations colonisées. Les races supérieures ont le devoir de civiliser les races inférieures. Comment
justifier sinon notre présence ? Discours du centre gauche républicain à l’assemblée à l’époque. Droite catholique
pas favorable à la colonisation, coûte cher, autre chose à faire. Toute petite opposition à l’extrême gauche à
l’époque, Clémenceau, roast Ferry très très très fort, peut pas parler de race supérieure, on veut pas être comme
les Allemands, discours minoritaire et gauchiste pour l’époque.

Importance de la motivation humanitaire pour coloniser. Le faire au nom de l’abolition de l’esclavage. Quel
esclavage, esclavage entre Africains. Aboli en France en 1848. Esclavage des Africains noirs par les Arabes.
Quelque chose de typique de ce qui se passe durant conquêtes impériales. Arrivent combiner intérêts et valeurs
considérées comme généreuses. Conférence de Berlin 1885, pas le moment où dessiner les frontières de
l’Afrique. Conférence se mettre d’accord sur les règles conquête de l’Afrique. Plusieurs principes adoptés : liberté
du commerce, liberté religieuse (permettent de faire circuler des missionnaires), abolition de l’esclavage. Règles
du jeu de la conquête.

Vécu par église catholique moyen déploiement international. Main gauche de la colonisation, référence main
gauche et droite de Bourdieu, main droite celle qui tape, main gauche celle qui est aide et qui est gentille.
Missionnaires soulager en partie violence du pouvoir colonial, rôle de main gauche. Mélange des raisons, pas les
mêmes intérêts entre marchands, soldats et missionnaires. Pourtant ces différents intérêts se nourrir les uns des
autres. Explorateurs attaqués, missionnaires rejetés, raison pour faire avancer les soldats. Monde catholique,
Afrique qui fait rêver petits garçons au fond des campagnes. Presse populaire représente images très colorées,
contrées mystérieuses, peut être aller si devenir prêtre.

Mouvement colonial se nourrir de plusieurs choses dans société. Augmenter puissance de l’Etat in fine.
Concurrence entre puissances coloniales. Point de Fachoda, progression ouest-est. Alors que colonisation
britannique va du nord-sud. Intersection, affrontement armé. Vécu nouvelle occurrence concurrence France et
Royaume-Uni. Important dans relations internationales de la France en Afrique. Syndrome de Fachoda. Rébellion
Rwanda, opposition au régime Hutu, venir de l’Ouganda anglophone. 1993-94, président république française,
dire que complot anglophone contre intérêts français.

LA VARIETE DES FORMES D’EXERCICE POUVOIR COL ONIAL


Opposer modèle français et modèle britannique de colonisation. Modèle français, par administration directe.
Gouvernement indirect des britanniques. Administration directe, mettre en place nouvelle structure alors que
britanniques reprendre les institutions existantes. Grand théoricien, indirect rule, Lord Lugard. Dire que plus
généreux avec gouvernement direct, alors que britanniques accusés de laisser territoires arriération. Opposition
entre ces deux modèles pas si claire. Britannique se débarrasser chef traditionnel si ne pas coopérer avec
puissance coloniale. Français, utiliser autorités traditionnelles au sein appareil administratif.

Différences au sein même colonisation française. Beaucoup plus développer structures éducatives Sénégal et
Côte d’Ivoire. Beaucoup moins développer le Mali. Formes justice traditionnelle se perpétuer. Situation coloniale
particulière, celle de l’Algérie. Conquête assez précoce de l’Algérie, colonisation plus ancienne, date de 1830,
effectuée par la royauté. Jusqu’à la fin des 1950s, autorités françaises, ne jamais lâcher l’Algérie. Algérie un
département français, alors qu’à l’inverse la Tunisie était un protectorat. Grande variété mode exercice
domination coloniale. Même dans la conception des Africains, beaucoup de variations. Certains moments
encourager Africains à s’occidentaliser. Les « évolués », éducation française, former les petits cadres, instituteurs,
employés de bureau. Administration valoriser tantôt les évolués, tantôt les autorités traditionnelles.

Colonisation caractérisée d’abord par l’inégalité. Inégalité et violence. Albert Londres, connu dénoncer horreurs
coloniales. Passage de Jean-Paul Sartre, racisme conséquence logique du colonialisme plutôt que le contraire.
Situation coloniale ne peut que produire du racisme. Règle d’analyse sociologique, pratiques créer leur pensée,
plutôt que l’inverse. Pas besoin d’être raciste pour aller coloniser mais une fois colonisé, établissement situation
inégale, produit et reproduit du racisme et de la différence.

Conquête coloniale s’appuyer sur troupes recrutées en Afrique. Coûte moins cher, connaissent le terrain, jouer
sur l’antiesclavagisme. Recruter esclaves dans les tirailleurs sénégalais. Libérer de la domination de leurs maîtres,
entraîner aussitôt dans troupes armées. Tirailleurs sénégalais pas tous venir du Sénégal, terme générique pour
désigner tous les Africains noirs recrutés dans l’armée coloniale. Les spahis, équivalent pour l’Afrique du nord.
Histoire double, troupe de conquête en Afrique et troupe de soutien pendant les deux guerres mondiales en
France. A peu près 200 000 soldats africains en France pendant la Première guerre mondiale.

Dans certains cas, avoir façade généreuse du colonialisme. Les quatre communes, quatre villes du Sénégal (Dakar,
Gorée, Rufisque, Saint-Louis du Sénégal), avoir pleine égalité politique avec la métropole. Dans majorité des cas,
statut d’indigène et travail forcé.

LES CONTRADICTIONS D U COLONIALISME


Lien fort entre nationalité et citoyenneté. Appartenance juridique et culturelle, et ensemble de droits.
Dissociation entre ces deux éléments, pouvoir relever du pouvoir français sans être un citoyen, être un indigène.
Aussi par le fait production savoir figé sur colonisés. Enfermer colonisés dans leur identité, leurs traditions, leurs
rites. Rôle important de l’anthropologie en situation coloniale. Différences d’intérêt entre soldat, anthropologue,
missionnaire, etc. Affinité historique colonisation et anthropologie. Raisons évidentes. Utilité du savoir
anthropologique pour colonisation. Besoin protection coloniale accès aux populations. Connaissance visée de
contrôle. Aussi ce que faisaient les missionnaires, grands dictionnaires de langue produits par missionnaires.
Maurice Delafosse, à la fois administrateur colonial et ethnologue, écrire sur langues africaines. Aussi la volonté
que discipline pouvoir être utile à fins de connaissance, moyen d’être soutenu par autorités. Mission Dakar-
Djibouti, Michel Leiris, sous la direction de Marcel Griaule. L’Afrique fantôme. Succès et crise anthropologie lien
avec apogée et fin de la colonisation.

Palais de la porte dorée, musée de l’immigration. Musée permanent des colonies, même moment expédition
Dakar Djibouti et même moment que l’exposition coloniale de 1931. Exposition coloniale, équivalent de
l’exposition universelle, occasion montrer réussites d’un pays. Faire le tour du monde en un jour. Mystère
exotisme. Polémiques récentes passé colonial de la France. Zoo humain. Représentation de sociétés
supposément traditionnelles. Spectacle folklorique.

Lié type anthropologie. Chercheurs se disant africanistes. Essence africaine plutôt que diversité de sociétés. Idée
anthropologie peuples sans histoire car sans écriture. Anthropologie du village, de sociétés « traditionnelles ».
George Balandier, sociologue, partiellement inspiration marxiste, utiliser concept sartrien de situation, sur les
villes au Congo-Brazzaville. Penser de manière concrète les sociétés africaines. Comprendre dynamiques, classes
sociales, transformations urbaines. Ne plus pouvoir penser sociétés africaines comme séparées, définitivement
transformées par la colonisation.

VERS L’INDEPENDANCE DES COLONIES FRANÇAI SES


Mouvement théorique, parallèle revendications égalité 1940-50s. 1944-1956s, 1944 année de la conférence de
Brazzaville, France libre, résistance de l’extérieur, s’appuie énormément sur l’Afrique. Fin Deuxième Guerre
mondiale, promesse changement condition colonisés. Revendications égalité se développer de plus en plus.
Développement dans les colonies. Moment grèves dans les colonies : chemin de fer, grève générale à Dakar en
1946. Vraie rupture peut être pas en 1960 au moment des indépendances, mais davantage autour de 1944-1956.
Raisonnement mené par Frederic Cooper et Ann Stoler. Montrer que cette période ouvrir d’autres futurs
possibles que l’indépendance. Beaucoup attendaient plus égalité dans l’empire qu’une indépendance sans
moyens. Période marquée trois mouvements : revendications égalité, extension des droits, forte activité
répressive de la puissance coloniale. Revendications salariales, à travail égal salaire égal. Même revendication
pour les aides sociales. Valeurs officielles de la puissance colonisatrice retournée contre la puissance coloniale.
Hommes politiques africains demander plus égalité pas forcément des traitres. Préférer égalité plutôt que
l’indépendance.

Contexte politique de l’époque, victoire contre le nazisme, politique raciste de l’Etat beaucoup moins défendable.
Faire des concessions et réprimer. Massacre de Thiaroye. Tirailleurs sénégalais revenir d’Europe demandent leur
solde, qui n’a pas été versée. Massacre de Sétif. Manifestation indépendantiste, colons tués, massacre en
représailles. Massacre de Madagascar. Milliers de malgaches massacrés, répression insurrection. Plusieurs lois
en 1945-46, abolition du travail forcé, égalité civique et fin du code de l’indigénat, suppression du mot de colonie
remplacé par départements et territoires d’Outre-Mer. Tout le monde devient citoyen mais tout le monde ne
vote pas dans le même collège électoral. Autorités coloniales rendre acceptable colonisation, abandonner idée
que colonie doit rapporter plus qu’elle ne coûte. Colonies doivent être développées.

Autorités coloniales commencer percevoir deux problèmes : coûter cher, métropole risque devenir minoritaire
dans son empire. Lévi-Strauss, pari d’être submergé par colonies, sur le modèle fédéral, changer complètement
de société, grande France multiculturelle sur tout territoire de l’empire. Si les colonisés majoritaires vont écrire
code civil, peut être anthropophages écrire code civil. Défiance De Gaulle France multiculturelle. Observer
nouveau basculement sur qui est contre et qui est pour. Dans les 1920s, la droite se rallier colonisation. Dans les
années 1950, gauche favorable à empire égalitaire alors que droite ne veut pas d’une colonisation qui coûte qui
cher. « La Corrèze plutôt que le Zambèze » (Jacques Cartier), contraste entre deux endroits, département
français très sous-développé. Développer la France plutôt que développer l’Afrique.

Idée que devoir abandonner un peu de pouvoir en Afrique pour en garder, évoluer vers l’équivalent du
Commonwealth britannique, surtout pour ne pas lâcher l’Algérie. Algérie beaucoup de français, trouver statut
coûte moins cher, concession pour Afrique noire. Double processus, grande partie dirigeants Afrique noire
vouloir égalité empire mais pas indépendance, dirigeants français ne veulent pas payer. Que au Cameroun et en
Algérie que soulèvement armé. Guinée voter non au référendum en 1958, à partir de là considérer qu’il faut
abandonner toutes les colonies africaines, très fortement négociées, toutes faites en 1960. Contexte de guerre
froide, séduction du communisme.

Dirigeants africains à la tête états indépendants, dirigeants formés en France et très favorables à la France. A
partir du moment mise en place indépendances, indépendances très favorables, accords coopération
économique et militaire. Pré carré France en Afrique. Certains secrets. Priorité France si découvrir ressources
dans le sol. Afrique outil de la puissance française. Jamais autant de français en Afrique qu’après 1960. 60 000
soldats français en Afrique, réseau de bases militaires, accords de coopération économique. Pas seulement restes
vieux colonialistes. Coopération économique avec jeunes états indépendants. L’uranium utilisé vient du Niger.
Compagnie Elf – Total, fondée après indépendances pour assurer autonomie énergétique, compagnie d’Etat
initialement. Intervenir beaucoup militairement au cours du XXe et au XXIe.

MIGRATIONS AFRICAINES EN FRANCE. DISCRIMINATIONS ET MOBILISATIONS POSTCOLONIALES

Perception de la France passe par expérience directe ou indirecte de la migration. Question suivies de près en
Afrique, informations sur ce qui se passe en France au sujet des migrants. Demander dirigeants pas trop
obéissants autorités françaises, pas trop limiter immigration. Migrants arriver pour travail, regroupement familial,
asile politique, tourisme. Très grande partie immigrés originaire du continent africain. Population immigrée,
environ 10%. Immigré, pas forcément un étranger. Quelqu’un né à l’étranger et venu s’installer en France.
Percevoir gens comme immigrés bien qu’installés en France depuis plusieurs générations. France principal pays
pour immigrés africains. France, sixième pays au monde en nombre de migrants. Point d’aboutissement résultant
tout un ensemble phénomènes.

Tension sujets français d’Afrique et citoyens français afro-descendants. Etudiants Maghreb et Asie plus
anticoloniaux que les Africains. Mouvements panafricains. 1920-30s, mouvement de la négritude, revendication
identité noire, Léopold Sédar Senghor. Mouvement présence africaine, à la Sorbonne, lien avec les
indépendances. Tirailleurs sénégalais, reconnaissance, deux guerres mondiales. Présence Afrique du Nord en
France ancienne, en temps que travailleurs migrants, quelques milliers au début du 20e. Au niveau militaire, film
de 2006, Indigènes, rappeler présence maghrébins durant la Seconde guerre mondiale. Bâtiments, Mosquée de
Paris et l’hôpital Avicennes à Bobigny, disent quelque chose reconnaissance et volonté contrôle.

Fin du colonialisme, moment de forte contradiction, demandes égalité venues des colonies. 1946, indigénat aboli,
tout le monde officiellement citoyen, mais comment nommer Algériens arriver en métropole, des FMA (Français
Musulmans d’Algérie). Déclenchement guerre d’Algérie en 1954, immigration algérienne en France regardée
avec beaucoup méfiance, soupçonner sympathie pour le FLN. Guerre coloniales, Indochine et Algérie. Envoyer
jusqu’à 2 millions de jeunes français faire la guerre. Environ 250 000 morts du côté algérien, 30 000 morts du
côté français. Traumatisme historique. Manifestation du 17 octobre 1961, FLN, demande tous les Algériens de
Paris de manifester, férocement réprimée par la police, préfet de police Maurice Papon, qui a eu rôle sous
occupation nazie, Algériens jetés dans la Seine, environ deux cents morts. N’avoir des données précises dessus
que dans les années 1990.
Juillet 1962, Algérie indépendante, individus veulent continuer travailler. Pas seulement des migrants algérien
en France, mais aussi un million de pieds-noirs fuir en France, certains chassés. Harkis fuir, Algériens qui travailler
pour l’armée française, perçus comme des traitres. Violences racistes contre Maghrébins liés à guerre d’Algérie
et ressentiment des Pieds-Noirs. Nés en Algérie, considérer que leur pays.

L’AGE DES LUTTES ET DES MIGRATIONS POST -COLONIALES


A partir de 1962, plus de colonies sur le continent africain, nouvel âge. Luttes antiracistes avant même fin
colonisation. Fondation de Ligue des Droits de l’Homme, de la LICRA. Revendications droits migrants, et
notamment Africains. Image migrant africain dans 1980s, image homme célibataire, arabe, nord-africain.
Restrictions immigration dater de 1974, moments où pays du Golfe augmenter prix du pétrole, commencer un
peu avant. Intérêt milieux gauche pour travailleurs immigrés, gauchistes beaucoup intérêt pour immigrés.
Jusqu’à 1973 très facile arriver en France et trouver travail, plus avoir papiers de résident. Textes de loi rendre
cela très difficile. Plus être régularisé facilement. Esclave de son employeur. Mouvements sans papiers, ne pas
pouvoir être régularisés, grèves de la faim dans les églises. Se battre contre les crimes racistes. Beaucoup de
Pieds-Noirs dans le sud de la France, beaucoup de maghrébins. « Assez, assez, assez », des Algériens.
Mouvements autour des foyers pour travailleurs immigrés, lieu contrôle strict des travailleurs, demande plus
liberté, dirigés par anciens militaires en Algérie. Affaire, sud de la France, immigré épouser française mais pas
encore français, contrôlé par la police, mal se passer, graves violences, porter plainte, expulsé et renvoyé en
Tunisie, puis torturé en Tunisie.

Dans les 1980s, thématique de la deuxième génération, enfants d’immigrés, ne pas connaître le pays de leurs
parents. Mouvement rassembler gens originaires Maghreb, très peu d’Africains subsahariens, contre violences
policières et discriminations monde du travail. Mouvement Touche pas mon pote, Association SOS Racisme. De
nouveau demandeurs d’asile et sans-papiers, beaucoup des demandeurs d’asile, plus difficile de demander
migration. Image évacuation par la police de l’église Saint-Bernard, grève de la faim, pour obtenir régularisation
humanitaire. Pas toujours fonctionner. Sans-papiers de moins en moins grève de la faim. Double peine, quand
commettre un délit, expulsé à la fin de la peine de prison.

LE DURCISSEMENT DES POLITIQUES MIGRATOIRES FRANÇAISES


Politiques migratoires se durcir les trente dernières années. Depuis 1945, plus de cinquante changements de loi
sur l’immigration. Changer après les Trente Glorieuses. Pendant les Trente Glorieuses, besoin main d’œuvre.
Force politique se développer, parti d’extrême-droite, Front National / Rassemblement National, reprocher à la
gauche et la droite d’être trop laxiste sur les questions d’immigration. Développement droits au début PS,
beaucoup utiliser l’immigration pour diviser la droite. Lutter contre immigration illégale, pour mieux intégrer
immigrés légaux. Derrière idée lutter contre clandestins, contrôler de plus en plus tous les étrangers, qui auraient
l’air étrangers. Administration très soupçonneuse dans cas regroupement familial.

Idée du codéveloppement, pour éviter immigrés, il faut développer leurs pays. Tous ne pas venir car pauvres,
jamais les plus pauvres. Faire partie parcours adulte voyage. Donner de l’argent et aller développer pour le pays.
Jamais très bien fonctionner. Aide au développement conditionnée Etat éviter émigration. Migration lié écarts
de richesses, très difficile à contrôler. Fermer frontières, permettre moins de va-et-vient, quand fermées, rester
véritablement en France, ne plus oser partir. Western Union > Aide au développement. Fermer des frontières,
fermer des frontières physiques. Implique la mort de personnes. Harmonisation politiques européennes durcir
politique migratoire française, augmenter rôle police, externalisation des politiques, demander pays en dehors
Europe bloquer migrants.

RACISME ET DISCRIMIN ATIONS


Racisme et discrimination, des choses évidentes, plusieurs types de racisme, plusieurs façons de les mesurer.
Toute personne noire, origine géographique lieu esclavage, venir anciennes colonies. Expériences
contemporaines liées à esclavage et colonisation ? Racisme du 21e pas le même qu’au 19e. Au 19e racisme
biologique. 21e plutôt racisme culturel, mœurs et religion des immigrés pose problème. Maghrébins le plus
victimes de meurtres mais les noirs les plus discriminés accès emploi. Distinguer le racisme de la parole du
racisme du résultat.

Chantiers interdits au public, se faire embaucher dans le bâtiment. Pourquoi ne pas devenir chef ? Les
« Mamadou » doivent faire le travail que tu fais. Chantiers de Bouygues, principale entreprise. Ceux directement
embauchés par Bouygues, et ceux qui passent par les agences d’intérim. Font semblant de pas voir les faux
papiers. Rôle sous-traitance, mélanger classe et race, seuls ceux pas résidence aller dans intérim. En haut, ceux
qui ont papier, blancs.

Contrôle au faciès, basé sur le visage. Surtout grands axes métro, gares. Se mettre d’accord sur qui qualifié
comment. Mesurer proportion passage chaque type de population. Avoir population référence pour statistiques,
pour savoir si sur ou sous-contrôlée. Enquêteur entrer sur portable si blanc, arabe ou noir. Blancs, 82%. Noirs,
18%. 60% contrôlés des noirs. Surcontrôle considérable populations noires. Gens habillés street culture plus
contrôlés, plutôt des gens qui nés en France.

Lien entre accès à l’emploi et la migration. Désindustrialisation de l’Europe, autrefois pouvoir trouver emplois
ouvriers facilement, crise possibilité intégration par le travail, à part travail en situation semi-illégale. Accès
emploi jeunes immigrés deuxième génération. Secteur service recrute, demander d’être obéissant, poli et
ponctuel. Virilités agressives milieux populaires, pas poser problème dans l’industrie, plus compliqué dans le
monde des services. Emeutes de 2005, dans banlieues, pas seulement passé colonial, choses très basiques
comme accès emploi jeunes hommes milieux populaires.

CONTROVERSES ET LUTTES MEMORIELLES AUTOU R DU PASSE COLONIAL DE LA FRANCE


A partir de 2005, beaucoup parler du post-colonial dans la société française. Année où parlement adopté loi rôle
positif de la présence française Outre-Mer, dans les colonies, notamment en Afrique du Nord. Comité de vigilance
sur les usages de l’histoire (CVUH). Polémiques et débats. Construire routes, hôpitaux, écoles. Parution du livre
de Pascal Blanchard, La fracture coloniale. Idée centrale, République depuis le début coloniale, jamais arrêtée
d’être coloniale, traiter ses colonies comme colonies. Thèse trop univoque, trop moniste. Ne pas expliquer toute
forme discriminations par passé colonial. Racisme à l’égard des Turcs pourtant jamais Turquie sous domination
coloniale française. Extrême-gauche, parti des indigènes de la République, France toujours raciste et coloniale.
Extrême-droite, ça suffit la repentance, ça suffit de s’excuser. Fred Cooper, importance du passé impérial dans
le présent, avoir été un empire, se penser à dimension mondiale, société vivre difficilement pente descendante,
se penser déclinante. Discours de Dakar de Sarkozy, grande université sénégalaise, l’Afrique est pas assez entrée
dans l’histoire.

INTERVENTIONNISMES F RANÇAIS EN AFRIQUE. INTERVENTIONS MILITAIRES ET HUMANITAIRES

Visite Hollande après début opération au Mali, France rembourse une dette, Africains participer aux guerres
mondiales pour la France, registre de la dette. Expression, la France = le gendarme de l’Afrique, gendarme qui
fait comme la police mais appartenant à l’armée, maintien de l’ordre par l’armée. Depuis indépendances, mener
opérations de maintien de l’ordre à partir de son armée. Aucun pays n’a autant fait la guerre, 40 interventions
militaires depuis les indépendances. Penser puissance par ces interventions. Puissance néocoloniale ? Beaucoup
critiquer la Françafrique. Syndrome de Fachoda, obsession dirigeants français qu’intérêts menacés par Royaume
Uni et Etats-Unis.

USAGE DES TROUPES CO LONIALES ET MAINTIEN DE L’ORDRE


Plusieurs formes de violence, rapport extérieur. Politique de la canonnière, comptoirs, esclavagisme. Importance
de cette conquête, pour coloniser utiliser des troupes coloniales, effet très long terme sur sociétés africaines.
Histoire ancienne comptoirs coloniaux, plutôt dans politique canonnière, dans port africain, menace la ville mais
pas de conquête à terre, modèle ancien, ne veulent pas encore conquérir territoire. Années 1880-90, armées
coloniales contre Etats africains. Armées africaines supérieures en nombre souvent, pas équipée de la même
façon toutefois. Général Gallieni, conquête Mali, avec 800 tirailleurs sénégalais et 200 européens conserver
possessions France au Soudan. S’appuyer sur troupes coloniales, mais être suspicieux.

Gregory Mann, sur les tirailleurs sénégalais, participer conquête et guerres coloniales, effet profond sur Etats
africains. Modèle petite réussite sociale des colonisés, par la connaissance (instituteur au maximum) et par
l’armée. Anciens lettrés et anciens militaires devenir premiers présidents des Etats nouvellement créés. Image
de l’ancien combattant, prestige. Chanson Ancien Combattant, Zao. Représenter l’Etat colonial, pour un sujet
africain, une fois sur deux ça veut dire porter uniforme. Peser sur sociétés africaines encore aujourd’hui.
Continuer après les indépendances, formation soldats africains dans l’école de Fréjus, formation des officiers
africains. Ils auront moins froid dans le sud de la France. Pas fermée au moment des indépendances mais
transformées. Souvent des présidents putschistes, prendre pouvoir contre présidents lettrés.

UN FORT INTERVENTIONNISME MILITAIRE DE LA FRANCE EN AFRIQUE


Indépendances pour la plupart pas venir de la lutte armée (sauf Algérie et Cameroun). Puissance coloniale se
débarrasser coût des colonies tout en préservant ses intérêts. Pré-carré, armée ou mercenaires, parfois soutenir
des sécessions, aider régimes amis réprimer insurrections. Guerre longtemps ignorée par historiens. Guerre au
Cameroun, commencer avant l’indépendance, pendant toutes les 1960s. A partir de 1955, union des populations
du Cameroun fondée en 1948, réprimée par armée française, puis avec celle du Cameroun indépendant, car
socialiste. Indépendances en échange accords militaires. Pour la France maintenir influence, bases militaire du
côté indien et atlantique. Permettre pays africains demander aide militaire France. Accords obliger ces pays
indiquer France matières premières précieuses dans leur sol. Pas les mêmes relations à la France selon position
à l’indépendance, parfois seulement des accords d’assistance technique. Accords de défense, accords les plus
forts. Accords d’assistance militaire, possibilités officiers formés en France. Dans certains pays, des Français
pouvaient porter uniforme, intégrer armée africaine, Africains puissent se servir armée française pour défendre
leurs intérêts, solidarité militaire extrêmement forte. Strictement, pré carré pas tout l’Afrique francophone,
dansa ces pays en particulier, si être opposant au régime, savoir que la France peut intervenir contre vous si vous
révolter.

Jacques Foccart, bras droit du général De Gaulle dans mis en place du pré-carré, Foccart ancien résistant,
apprendre aussi à utiliser armes et services secrets, très utile pour De Gaulle. Foccart discuter avec Bokassa, lors
réception. Moment des indépendances africaines, moment important pour indépendance énergétique et
militaire de la France. Les trois E : Etat-Major, Elf, Elysée. Moment indépendance, appui pouvoir sur ces trois E.
Opex, opérations extérieures de l’armée française, noms animaux ou boissons. Etienne Smith, plus forcément
défendre empire mais arriver à être une petite grande puissance. Jacques Foccart, rassurer alliés africains,
opérations jusqu’aux années 1970, agir discrètement jusqu’aux années 1970.

Opération beaucoup soutenue par services secrets, guerre du Biafra au Nigéria, sécession d’une région
chrétienne au sud-est du Nigéria, affaiblir l’Afrique anglophone, utiliser opinion publique, disettes liées à la
guerre, opinion occidentale bouleversée. Biafra, naissance de l’ONG Médecins Sans Frontières, protester contre
inaction de la Croix Rouge, partis avec la Croix Rouge, alerter presse sur inaction de la Croix Rouge, dénoncer ce
qui est fait sur les civils dans les guerres. Première famine à la télévision, choc opinion publique occidentale.
Médecins français au Biafra, encouragé par services secrets français qui soutenir sécession du Biafra. Sécession
pas connaître de succès. Biafra, mercenaire français et médecins français sincèrement bouleversés par situation
au Biafra.
Politique d’influence changer à partir de 1974, changement de président, VGE. Politique plus offensive et sortir
du pré-carré. Essayer d’aller au-delà du pré-carré, extension à l’Afrique des Grands Lacs. Politique du Jaguar, un
félin carnivore mais aussi avion de chasse français. Mener politique coopération militaire avec le Rwanda, tout
petit Etat, francophone, mais pas ancienne colonie française. Voisin de l’Ouganda anglophone. Beaucoup
d’interventions militaires, Tchad-Djibouti-Tchad-Afrique centrale. Intervention au Zaïre du président Mobutu,
Kolwezi, 1978, prise d’otage, des occidentaux, par un mouvement de rébellion, la Légion étrangère, parachute,
donner lieu ouvrage adapté au cinéma, grande aventure militaire, La Légion saute sur Kolwezi, tabou algérien
saute, malaise lié au rôle parachutistes en Algérie, honte de ce qui s’était passé en Algérie. Citation d’un ministre
des affaires étrangères de VGE, « L’Afrique seul continent dans lequel la France peut changer l’histoire avec 500
hommes ».

Arrivée d’un gouvernement socialiste en 1981, changer mode intervention ? Pas du tout. Mitterrand, ministre
des colonies dans le 1950s. Ministre de l’intérieur pendant guerre d’Algérie. Puissance de la France devoir passer
par l’Afrique. Changement observé avec effondrement de l’URSS et la fin de la guerre froide.

MULTILATERALISME DE FAÇADE DANS LES ANNEES 1990 E T 2000


Fin de la guerre froide. Régimes occidentaux arrêter de penser intervention Afrique selon logique Etats-
Unis/URSS. Promotion droits de l’homme et interventions humanitaires mises en avant. Période encouragement
démocratisation des Etats africains. Etats occidentaux abandonner ces alliés, moins besoin d’eux contre
communisme, ajustement structurel oblige économies et licencier fonctionnaires, plus difficile acheter paix social.
Discours La Baule de Mitterrand, ne plus soutenir régimes africains si pas démocratiques.

Somalie, guerre civile, beaucoup de pillages de l’aide internationale, opinions publiques internationales,
intervention militaire américaine, collecte de riz dans toutes les écoles, organisée par Bernard Kouchner, ministre
de la santé à l’époque, French Doctor au Biafra, un des fondateurs de MSF et Médecins du Monde, défendre le
droit d’ingérence. Lance appel auprès tous les écoliers. Intervention internationale échec aussi bien sur le plan
militaire que sur le plan humanitaire. Moment où espoirs humanitaires commencer s’effondrer, finiront par être
remis en cause en Bosnie.

Echec de la Somalie, expliquer lenteur au Rwanda. Beaucoup mise en cause rôle de la France au Rwanda. Rwanda
historiquement une colonie allemande, devenue une colonie belge. Contribuer à durcir identités ethniques au
Rwanda. Différentes physiquement, pas spécialisés dans même chose, Tutsi des éleveurs, accès viande et lait,
plus grands. Hutu, spécialisés dans l’agriculture, plus petits et plus nombreux. Se tuer quand discours idéologique
sur l’ethnie, appropriation des ressources, clivages population à partir principe ethnique. Quand Allemands
arrivent, utiliser beaucoup théories racistes de l’époque, sur la race hamitique, race des seigneurs venue d’Egypte.
Choisir les tutsis comme leurs alliés dans la colonisation, d’abord s’appuyer tutsis pour devenir prêtres, pour
entrer administration coloniale. Apparaissent comme amis des colonisateurs, créer du ressentiment. Belges faire
comme les Allemands, inscrire sur carte d’identité l’ethnie des gens. Conséquences très graves, facilité
d’identification.

Révolution se produire, Hutu considère que faire révolution populaire. Tutsi des collabos. A partir de 1961, les
Tutsi persécutés, beaucoup fuir pays voisins, création du FPR (Front Patriotique Rwandais), s’installer à la
frontière rwandaise. Tutsi encore plus suspect à l’intérieur du pays. France commencer coopérer régime
rwandais, même si pas ancienne colonie française. A partir de 1990, la France déclenche l’opération Noroît,
rébellion venu du pays voisin, Rwanda demande aide de la France contre l’offensive du FPR. Pendant ces années,
propagande extrémistes hutu augmente énormément, France alliée au gouvernement rwandais, certains
observateurs commence pressentir risques. Alertes Nations-Unies, pas prises au sérieux à cause échec Somalie
et risque intervention perçue comme colonialiste.
6 avril 1994, avion président rwandais abattu. Dans les heures qui viennent, massacres commencent, par les
milices hutu, caches d’armes prêtes, projet d’extermination prête. 800 000 morts, pas toute à la machette, au
fusil. Génocide planifié. Troupes françaises au Rwanda. Troupes des Nations-Unies, certains tués par extrémistes
Hutu. Décrit dans les médias comme un conflit interethnique et non comme un génocide. France connaître très
mal le Rwanda. Syndrome de Fachoda beaucoup jouer. Considérer que le FPR intérêts anglophones, intérêts
hostiles à la France. Se méfier de la rébellion au nom des Tutsi. A partir du mois de mai, Conseil des Nations-Unis
reprocher de ne pas avoir vu, rôle négatif, soutenu les autorités dont certaines accomplir génocide. Ironie,
demander armée française de mener opération humanitaire. Forte remise en cause place de la France en Afrique.

Remise en cause aussi à cause de la dévaluation du franc CFA, monnaie Afrique de l’Ouest liée à la monnaie
française. Dévaluation vécue avec reproche. Mort de Félix Houphouët-Boigny, président Côte d’Ivoire,
symboliser intérêts de la France. Procès de l’entreprise Elf. Plus possible faire la guerre de la même façon.
Jusqu’au milieu des années 2000, vers une forme de multilatéralisme, opération des Nations-Unies. En fait
derrière ce jeu, en réalité conception très bilatérale.

RETOUR DE L’INTERVEN TIONNISME FRANÇAIS DANS LES ANNEES 2010


2011, résolution 1973 aux Nations-Unies, face à la révolte contre le Colonel Kadhafi, créer zone d’exclusion, éviter
que rebelles bombardés. Intervention essentiellement aérienne. Utiliser par rebelles, France et Etats-Unis
renverser régime de Kadhafi. Effets sur la région. Aider rebelles renverser Kadhafi, armes circuler dans toute la
région. Nord du Mali, population touareg. Kadhafi utiliser touareg dans son armée. Touareg revenir avec des
armes au nord du Mali. Touareg assez mal intégrés à l’Etat malien. Français utiliser les touareg pendant
colonisation. Indépendantisme des touareg. Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Rébellion
contre Etat malien en 2012. Au nom de l’Azawad, nom donné à leur Etat. MNLA pas de bons combattants. Très
vite dépassés par des organisations islamistes et terroristes. Mars 2012, armée malienne en difficulté, pouvoir
du président malien renversé par putsch militaire au sud du pays. Veulent plus de considération. Bamako,
pouvoir junte militaire, premier ministre et président par intérim. François Hollande président dès le mois de mai
2012. Otages français au Mali.

Au début ne pas vouloir intervention française, falloir une force africaine. En janvier 2013, rassemblement en
direction de Bamako. France intervenir car elle le peut. Moyens d’intervenir très vite. Vers 11 janvier 2013 à la
demande du président malien, appliquer le mandat des Nations-Unies. Bloquer islamistes et remonter le nord
du pays. Prouesse militaire française. Intervention plus importante depuis l’Algérie. Opération Serval. Puis
opération Barkhane. Général Puga, influence sur François Hollande, représente héritage armées d’Afrique, a
sauté sur Kolwezi, fils d’un des généraux putschistes, proche du président du Tchad, toujours eu rôle particulier
pour faire la guerre en Afrique. Grande difficulté à se retirer, grande satisfaction. Guerre qui du point de vue
militaire une réussite. Quand une ancienne puissance coloniale, critiquée et considéré comme plus capable d’agir,
connaissance d’un territoire. Liens ambigus et problématiques, attentes, sentiment de dette.

FREDERIC KECK

LE SOCIALISME FRANÇAIS ET LES SENTINELLES DES COLONIES. ETHN OLOGIE ET POLITIQUE A


PARTIR DE LEVY-BRUHL

Histoire anthropologie sociale en France. Tester une hypothèse, travaux effectués en anthropologie
contemporaine. Laboratoire anthropologie social fondé par Lévi-Strauss. Formé par Paul Rabineau. Double
tradition Berkeley (Rabinow, Foucault) et laboratoire anthropologie social (Lévi-Strauss, Godelier).

Recherche sur gestion grippe aviaire en Chine et particulièrement à HK. Virus H5N1, organisation mondiale de la
santé et organisation mondiale de la santé animale. Du sud de la Chine au monde entier. Millions de morts causés
par une telle épidémie en 1958. Hong-Kong, sentinelle des pandémies de grippe, poulets non vaccinés, à l’entrée
des poulaillers, servent de sentinelles. Terme sentinelle également appliqué cellules dendritiques car ont des
bras, permettent capter information microbes alerter système immunitaire et déclencher réponse adaptée.
Mode relation entre humain et non-humain, permettre percevoir vulnérabilité partagée, anticiper catastrophe à
venir.

Thèse sur Lévy-Bruhl, notion de sentinelle éclaire signification contemporaine travaux Lévy-Bruhl. Lévy-Bruhl,
dans sociétés dites primitives, en fait colonisés, modes anticipation avenir liés crise politique affronter société
française 19e. Lien travaux Lévy-Bruhl sur mentalité primitive, ses premiers travaux sur l’histoire de la philosophie,
et son engagement dans le socialisme. Défendre socialisme réformisme, visait défendre droits ouvriers au
gouvernement, atténuer violence colonisation. Décrivait mentalité primitive comme forme pensée principe
affectif et non principe logique de contradiction. Travaux philosophique et engagement politique Lévy-Bruhl
coïncident autour figure sentinelle, être limite humanité qui percevoir menaces pour ensemble globe.

Partir de l’amitié entre Lévy-Bruhl et Jaurès au moment de l’Affaire Dreyfus, interroger façon amitié poser
question solidarité et justice. Amitié jusqu’à 1914, assassinat de Jaurès. Lucien Lévy-Bruhl, cousin par alliance de
Dreyfus, petite bourgeoisie juive, vivre commerce textile en Alsace. Déménager Paris quand Alsace conquise par
Allemagne. Epouser deux cousines riches dans commerce diamant, alliances entre bourgeoisie juive
méritocratique et bourgeoisie juive financière. Lucien Lévy né en 1857 à Metz, épouse Bruhl après avoir réussi
concours de l’ENS. Dreyfus épouse Lucie Hadamard après Polytechnique. En 1894, ont tous les deux 37 et 35 ans.
Ascension fulgurant grâce méritocratie républicaine, stabilité institutions de la IIIe République. IIIe République,
première fois que la république stable en France. Colonisation servir à la stabilité. En 1894, moment de stabilité
politique, Lévy-Bruhl enseigne philosophie allemande à la Sorbonne. Dreyfus, étudie artillerie à l’Etat-Major aux
Invalides. Parlent allemand car alsaciens.

Affaire Dreyfus, coup de tonnerre dans un ciel serein. Dreyfus et Lévy-Bruhl ne s’aimaient pas. Dreyfus, bizarre
et froid. Lévy-Bruhl, plus chaleureux. Comme bizarre, soupçons porter sur lui. 15 octobre 1894, Dreyfus accusé
par l’Etat-Major haute trahison, ressemblance écriture avec celle lettre fournir armée allemande des secrets
militaires, secrets de seconde zone, dans la poubelle de l’ambassade d’Allemagne en France. Lévy-Bruhl, appelé
comme témoin civil, entrevue avec Dreyfus, à la prison du Cherche-Midi. Devait écrire une lettre et comparer
bordereau. Poser un pistolet pour qu’il se suicide. Refuse solution armée reconnaître immédiatement faute et
se tuer.

Lévy-Bruhl comprendre situation homme accusé crime pas commis mais dont forcé reconnaître qu’il l’a commis.
Question du crime centrale dans sociologie des années 1890. Lévy-Bruhl consacrer thèse philosophie 1884
question de la responsabilité des criminels. Thèse soutenue sous la direction d’Emile Boutroux, spécialiste de
Kant, responsabilité objective des tribunaux et experts, et forme subjective enseignée en famille et école qui
s’appuie sur justice et mérite. Homme même si poussé causes naturelles commettre crime, peut tout moment
stopper pulsion par sentiment devoir. Distinction entre le phénoménal et le nouménal, entre le naturel et
surnaturel, introduit par Lévy-Bruhl dans travaux sur la morale en s’appuyant par Darwin et Spencer sur les
origines de la honte. L’homme est le seul animal qui rougit car sentiment du devoir. Mise à l’épreuve de sa thèse,
preuves objectives accusent Dreyfus, examinées par Alphonse Bertillon spécialiste cryptographie. Pourtant Lévy-
Bruhl persuadé que son cousin pas coupable en raison situation familiale et attachement république.

Sociologie française se construisait contre la criminologie italienne. Cesare Lombroso et Alexandre Lacassagne,
en réaction montée mouvements anarchistes, disposition au crime se lire dans forme du crane. Contre cette
explication des crimes par la biologie, sociologie montrer que crimes courant d’imitation rendre visible par les
statistiques. Notion d’imitation au centre discussions entre Tarde et Durkheim, deux grands sociologues de
l’époque. Tarde, croyances et désirs de l’individus, pôle d’invention dans le corps social, premier voleur de
banque, premier anarchiste terroriste, etc. Durkheim, crimes, par les catégories conscience collective, certains
actes comme impropres, lancer bombe pendant guerre possible, contre président pas possible, punition ou non,
selon contexte, différences perception collective. Sociologies très différentes. Pour Tarde, séries divergentes,
inversions individuelles, contingentes. Durkheim, évolution sociale, solidarité mécanique à solidarité organique.
Tarde met en valeur invention créatrice, Durkheim met en valeur solidarité collective, Lévy-Bruhl met en valeur
sentiment de justice.

Trois alternatives, trois réponses détermination biologique des criminologues. Tarde dans la filiation de Leibniz,
monades qui communiquent par désir. Durkheim, descend Descartes et Kant, parties d’un tout qui les
transcendent. Lévy-Bruhl, utilitarisme anglais, Hume et Smith, individus animés sentiments moraux s’équilibrer
dans justice immanente. Expliquer pourquoi Lévy-Bruhl s’engager affaire Dreyfus, pour des raisons
philosophiques. Alors que Tarde et Durkheim à distance. Tarde, livre sur l’opinion et foule, depuis Montauban.
Durkheim, essai sur l’individualisme des intellectuels depuis Bordeaux où il enseigne sociologie.

Lance affaire Dreyfus du côté des intellectuels, universitaires et scientifiques, contre l’armée, derrière l’armée,
l’église et le gouvernement. Lancer mouvement avec Mathieu Dreyfus, venu de Mulhouse à Paris pour enquêter
avec Lévy-Bruhl sur les preuves de l’armée, Lévy-Bruhl mobilise ses camarades de l’ENS. Armée lancer accusation
injuste. Dreyfus envoyé à Cayenne. Photographié comme criminel. Pendant cinq ans, Dreyfus à Cayenne.
Intellectuels monter dossier prouver innocence. Rôle important dans camp intellectuels, frères Reinach, Salomon,
anthropologue, Joseph, député Basses Alpes, fonder Ligue des Droits de l’Homme, Théodore, archéologue et
philologue. Lucien Herr, bibliothécaire de l’ENS, lecteur des socialistes allemands, convertir nombreux
normaliens, entraînent dans Affaire Dreyfus, Charles Péguy et Léon Blum. Après avoir contacté les frère Reinach,
Lévy-Bruhl contact Jean Jaurès, qui était retourné Tarn, député socialiste, défendait mineurs. Intervention Jaurès
rôle décisive.

Distinguer de celle de Zola, écrivain naturaliste, décrivait misère, mineurs, alcoolisme, qui lui plus anarchiste que
socialiste, plus défendeur de la vérité plutôt que de la justice. Zola informé par commandant Picquart véritable
auteur bordereau était un autre capitaine, Esterhazy. Suite cette découverte, publie 13 janvier 1898, dans journal
de Clémenceau, L’Aurore, J’accuse, rend public affaire. Suite à cette publication, Zola accusé diffamation, procès
en 1898 permet exposer tous les faits. Zola doit d’exiler à Londres pendant un an, procès contre lui permettre
justice révéler mensonges armée, demander retour de Dreyfus du bagne de Cayenne.

Nouveau procès militaire à Rennes en Bretagne en 1899. Cette fois héros du procès plus Zola mais Jean Jaurès,
perdre mandat de député, dans le Tarn, enseigne philosophie faculté de Toulouse. Comment philosophie de
Jaurès procès de Rennes. Singularité de la position de Lucien Lévy-Bruhl, ne pas s’exprimer directement, mais
par l’intermédiaire de Jean Jaurès. Amitié permet exprimer position philosophique singulière. Amitié entre les
hommes permettre exprimer justice. Au début Affaire, Jean Jaurès exprimer publiquement forme antisémitisme
commune dans parti socialiste, Juifs mieux traiter que ouvriers par la bourgeoisie. Mineur exécuté pour crime
inférieur à celui de Dreyfus. S’il défend Dreyfus contre l’armée et ses experts, pouvoir mieux défendre mineurs
et ouvriers. Pour Jaurès montrer que mêmes mensonges par Etat français contre Dreyfus et les mineurs, faire
émerger du procès un nouvel idéal de vérité et de justice pour la République.

Procès de Rennes, préparation, Jaurès rédige preuves diffusées dans le journal La Petite République, ouvrage,
chef d’œuvre analyse exacte et logique éloquente, démontrer caractère frauduleux de l’accusation, caractère
contradictoire des éléments du dossier. Formation philosophique de Jaurès mise au service argument juridique.
Véritable ingéniosité dialectique. Jaurès s’en prend d’abord à Bertillon, inventer théorie expliquer déformations
écriture Dreyfus, déduit les faits de la culpabilité présumée, incroyable sophisme, logique folle, déraison suprême.
Jaurès, chaudière de McBeth, Bertillon sorcière incomparable, Bertillon raisonne de travers, affirme que le
bordereau est et n’est pas. Erreur en système par formules mathématiques. Comment armée faire accepter
peuple mensonges. Peuple bon sens, vertu nationale. Attaque porte contre ministre de la guerre Godefroid
Cavaignac, maintenir malgré révélations faux, profiter courant antisémitisme et conclure fait suspect à fait
probant par contagion. Si le bordereau élément autour duquel construit tout système, détruire cette preuve
détruire toute accusation.
Si contradiction Jaurès échapper adversaires, ceux-ci raisonnent avec autre logique. Culpabilité Dreyfus essence
immatérielle survit à ruine morale témoins. Opposition mode de pensée rationnel (vérité) et mode de pensée
irrationnelle (primitif). Entre le bon sens et la mauvaise foi. Sartre, antisémite pense comme un sauvage,
communauté affective qui empêche poser propres valeurs. Vérité et justice au-dessus solidarité armée et
gouvernement. Solidarité peut elle-même mener crime si conduire accuser innocent. Jaurès emploie en 1899
termes même Bruhl 1910, mentalité primitive ignore contradiction, poser essence dont nier les contradictions
de manière émotionnelle. Opposition mentalité civilisée et primitive diviser France, politiques et intellectuels du
côté Dreyfus, armée et église anti-Dreyfus. Triomphe parti dreyfusard, séparer l’Etat de l’Eglise catholique. Texte
de Proust, dans la recherche, décrit dîners dans lesquels parler de l’Affaire, différentes mentalités. Vient de la
pensée positiviste d’Auguste Comte.

Dreyfus lui-même écartelé entre ces deux mentalités, logique rationnelle pour pas coupable, et logique de
l’armée, chercher coupable et le punir. Dreyfus rapatrié France 1899 procès de Rennes, public frappé corps
épuisé et voix éraillée. Homme froid qui se protège raisonnement logique. A la fois sujet primitif, soumis
traitement des colonisés, mais en même temps faire preuve raison. Citation journaliste Figaro, Affaire Dreyfus
perçue comme retour à l’état sauvage. Sentinelle, décrire situation de Dreyfus. Tout français doit vous être
reconnaissant, rôle de sentinelle, voir luire jour de la justice. Rôle dans rapport des français et des colonisés aux
institutions judiciaires. Jaurès celui qui donne témoignage une forme philosophique. Jaurès répond critique
camarades socialistes, reproche défendre officier juif au lieu mineurs et ouvriers. Dreyfus ne plus appartenir à
l’armée, exemplaire de l’humaine souffrance, témoin vivant du mensonge militaire, crimes de l’autorité et
lâcheté politique. Souffrance de Dreyfus au bagne de Cayenne arrache armée français, système industriel et
colonial menteur, percevoir à l’avance son effondrement. Distingue Jaurès et Lévy-Bruhl d’autres dreyfusards.
Organisée comme sacrifice, ornements retirés les uns après les autres, cérémonie de dégradation, laver honneur
de l’armée après découverte bordereau.

Plusieurs possibilités quand découverte innocence de Dreyfus. Faire comme Zola et prendre place Dreyfus,
intellectuel défend peuple. Durkheim, sur travaux Mauss, chercher comprendre rationalité sacrifice, travail sur
la pédagogie, à la Sorbonne à partir de 1902. Espace d’invention pour la morale. En quoi position de Lévy-Bruhl
le rapprocher de Bergson. Jaurès assassiné le 31 juillet 1914, juste avant le déclenchement de la guerre, par un
nationaliste. Comment la pensée de Jaurès sur la guerre véritable alternative morale sacrée de l’armée qui
conduire condamner Dreyfus, permet Lévy-Bruhl donner nouveau sens à notion d’accident.

Demain, hasard et accident. Lanceur d’alerte, porter la question dans l’espace publique, dire qu’une injustice
commise. Sentinelle, Dreyfus lui-même, signes de la justice qui lui a été faite. Sentinelle car à l’avant-poste, mais
annonce que si l’armée fait des injustices, risque de s’effondrer. Sentinelle, au premier poste, face à un ennemi,
signes effondrement possible armée ou nation. Dreyfus sentinelle au sens annonce effondrement armée français
si continuer à mentir, raisonnement chez Zola. Théodore Herzl, voir Dreyfus comme sentinelle, si France pays
des droits de l’homme accuse à tort juif, alors juifs plus sûrs en Europe. Raisonnement Ligue des Droits de
l’Homme, ce qui arrive à Dreyfus pourrait arriver à n’importe quel homme, éviter destruction nation française et
humanité tout entière. Sentinelle dépend position vivant territoire face ennemi, figure militaire, percevoir signes
arrivée ennemi. Ennemi pas extérieur mais ennemi à l’intérieur, mensonge qui corrompt l’armée, au lieu protéger
nation contre l’ennemi, s’effondrer. Voltaire, Affaire Calas, protestant qui se suicide, son père accusé de le
pousser au suicide car aurait pas voulu qu’il se convertisse au catholicisme.

LEVY-BRUHL ET BERGSON

Assassinat Jaurès 13 juillet 1914. Aider Jaurès fonder L’Humanité, écrit après assassinat Jaurès quelques pages
de mémoire, pour rappeler qu’il se préparait à la guerre par l’étude des questions diplomatiques et militaires.
Jaurès tué par nationaliste qui croyait que Jaurès empêchait mobilisation ouvriers dans la guerre. En faveur
entrée ouvriers guerre, guerre sainte pour notre France bien aimée. Lévy-Bruhl président amis de Jean Jaurès,
avec Blum dans toutes commémorations mort de Jaurès. Lévy-Bruhl, 38 articles dans L’Humanité, pseudonyme
Dezelle, différentes positions pays sur la guerre. Lévy-Bruhl, pilier de la SFIO, justifie entrée en guerre par
conquête droits sociaux à la fin de la guerre. Parti socialiste divisé entre communistes (Guesde) et les réformistes
(Jaurès). Parti socialiste à nouveau divisé en 1920 avec la création du PCF. Albert Thomas, agrégé d’histoire,
député socialiste Seine, nommé sous-secrétaire d’Etat à l’artillerie puis directeur cabinet des armements. Deux
élèves Bergson et Durkheim, Maurice Halbwachs et François Simiand. Pour sociologues durkheimiens, entrée
gouvernement, traumatisme mort de Hertz, réflexion sacrifice en rejoignant le front. Socialistes normaliens
étudier sentinelles, transformations société française causées par la guerre. Retrouve Dreyfus usine armement,
lettre, quantité usines privé et Etat fabrication explosifs, rechercher dès maintenant emploi de ces usines par
industrie privée, rétrocéder industrie privé usines d’Etat. Albert Thomas transforme grandes usines en usines de
guerre, charge Lévy-Bruhl transformer bulletin des armées en bulletin des usines de guerre. Ecrire non plus
seulement soldats mais aussi ouvriers, notamment femmes, informer effort de guerre. Lévy-Bruhl, tournées
observation et inspection, difficulté contact peuple et discourir en public.

Comment si chercher réaliser ce qu’il admirait chez Jaurès, incarner l’espoir socialiste. Lévy-Bruhl s’appuie sur
texte publié après mort Jaurès, L’armée nouvelle, vocabulaire préparation pour justifier entrée ouvriers dans la
guerre. Jaurès lui-même famille militaire, défend constitution armée nationale de réserve, renouveler conception
révolutionnaire d’armée du peuple. Toute nation préparée et éduquée guerre. Telle institution militaire
permettre peuple participer défense nationale, chacun s’y engage selon position espace social. Défense nationale
que si nation participer cœur et esprit. Aux yeux Jaurès, seule nation tout entière vouloir paix et préparer guerre
permettre maintenir paix internationale. Vocabulaire de la préparation au croisement vocabulaire militaire et
philosophique, enseigner diversité langues, contradictions capitalisme ordre nouveau dialectique lutte classes
caractère supérieur. Combat prolétariat bourgeoisie avènement ordre supérieur. Passer par Etat, mouvement
socialiste passer par gouvernement, période rivalités internationales. Opposé idée grève contre la guerre. Etat
garanti principe supérieur dans réalités inférieures, idéal de justice, et non comme pour Marx lieu exploitation
prolétariat que celui-ci doit occuper pour l’abolir. Contradictions relations travail, pas révolution dialectique mais
plus grande participation de toutes les classes sociales au gouvernement.

Certain nombres de difficultés. Dans plusieurs revues guerre, constat suivant, Allemagne mieux préparée guerre
du point de vue de l’équipement car vouloir la guerre. Si prolétariat servir armée réserve, pas comme Jaurès
esprit diversité mais plutôt exerce activité industrielle nécessaire exercice militaire. Or activité industrielle se
heurter accidents, contrôle des risques, scandale arsenal de Rohan, accusé 1917 pas respecter normes
administratives. Lévy-Bruhl poser question suivante, comment penser accidents travail quotidien quand
manipuler non plus obus mais voitures. Se forger au cours de la guerre philosophie catastrophe. Imprévisibilité,
durée de la guerre, bataille de la Marne, Orient, équipement, s’attendre à l’imprévu, canaliser et diriger l’imprévu.

Terrain ethnographique des usines. Prolongée par voyages monde entier après la guerre. Justifier entrée France
conflit au nom idéal socialiste, ouvrir bureau Alliance Française. Langue française idéal universel. Tour du monde,
1920, Harvard, Pékin, Tokyo, Manille, Saigon, Djakarta. Conférences Pékin lendemain mouvement 4 mai 1919.
Pékin, après John Dewey et Bertrand Russell, question entrée Chine modernité. Lévy-Bruhl mouvement idées
continent asiatique s’émanciper tutelle américaine, conflit mondial révéler déclin Europe au profit Etats-Unis et
Japon. Lévy-Bruhl publie de façon anonyme, L’ébranlement du monde jaune, avertissement Jaurès 1900,
entrevoir mouvement ensemble Asie contre l’Europe, trépied formidable de l’Asie. Diffusion bolchévisme
soviétique en Asie, socialisme asiatique, contient des éléments étrangers mentalité européenne.

Effectue séjour un mois Manille, influence déterminante réflexion ethnologique. Officiellement ouvrir bureau
Alliance française dans capitale Philippines. Expertise ethnologique sociétés primitives, les negritos. How natives
think ? Lévy Bruhl invité Philippines expert comportement sociétés primitives. S’appuie sur negritos contre
philippinos, métis malais qui réclament indépendance pays. Accompagné voyage par Henry Otley Beyer,
découvrir negritos dans zoo humain exposition universelle de Saint Louis ville dans laquelle grandir. Département
anthropologie université Manille, où enseigne ancien gouverneur Philippines. Voyage Lévy-Bruhl Harvard,
conférence philosophie, 1919, préparer séjour Philippines. Collection photographie negritos. Apprendre que
philippinos détruire photos renvoyer image raciste et évolutionniste pays. Mesures santé publique imposées par
gouvernement colonial américain, contre maladies climat, entrer contradictions système indigène soin maladie.
Campagnes vaccination lieu accident, maladies coïncidant vaccination, interprétés par sorcellerie. Point de vue
ni celui gouvernement américain, ni celui negritos mais plutôt celui philippinos, élites métis université Atheneo
de Manilla, fondée par Jésuites, plus vieille Asie. Héro indépendance Philippines, José Rizal, exécuté par autorités
espagnoles 1896. Etudier Atheneo, faire partie des illustrados, hommes des Lumières, critique Eglise catholique,
approche ethnologique negritos, rationalité supérieure par l’éducation. Jaurès portrait Rizal préface ouvrage
Turreau sur ouvrage indépendantisme Philippines. Aguinaldo, succéder à Rizal après sa mort. Jaurès accomplir
programme émancipateur Rizal ou colonisation brutale exploitation économique, remplacer les Espagnols aux
Philippines. Rizal sentinelle décolonisation Asie comme Dreyfus sentinelle justice Europe. Pour gouvernement
colonial américain, Etats-Unis expérimenter formes militaires et sanitaires, même soldats combattre
amérindiens, accéder au marché chinois envahir Philippines. Philippines formes contestation présence
occidentale, se diffuser en Chine et Indochine, article de Lévy-Bruhl, enjoindre se préparer décolonisation. Etat
actuel du monde, domination peuple sur un autre précaire, conscience peuple de lui-même, veut s’appartenir.
Philippines permettent observer programme émancipateur de Rizal, indépendance peuples asiatiques, prendre
en charges sociétés primitives.

Travail Bruhl ministère guerre et voyages, transformation ouvrages. Premier livre adopte raisonnement
évolutionniste, comprendre mentalité participation à mentalité contradiction. Second livre, mentalité primitive,
davantage point de vue sociétés primitives, interprétation accident causalités surnaturelles. Un primitif chute
caillou, pense pas à cause caillou mais ensorcelé, intervention esprit. Premier, ignore contradiction. Deuxième,
pas la même causalité (naturelle/surnaturelle). Arrivée Européens accident entités surnaturelles, comprendre
médecins européens exiger dons intervention médicale intrusion cycle. Lévy-Bruhl cesser mentalité primitive de
l’extérieur. Expérience de Dreyfus Cayenne, expérience ministère guerre et expérience Rizal Philippines.

Confrontation Bergson et Lévy-Bruhl signification accident. Les deux sources de la morale et de la religion. Phrase
mentalité primitive, la mentalité primitive ignore le hasard. Hasard, vient de l’arabe, calcul des chances. Antoine
Augustin Cournot, mathématicien 19e, rencontre aléatoire entre séries causalités indépendantes. Hasard peut
être calculé par probabilités. Statistiques expliquent rationnellement ce que la mentalité primitive explique de
manière confuse. Sociétés non-européennes pas calcul probabilité et statistiques, techniques pour prévoir
l’avenir. Sociétés autres techniques prédire avenir : rêve, ordalie, etc. Analyse philosophique Lévy Bruhl,
Descartes et Malebranche, évoquer causalités premières et non causalités secondes. Lévy-Bruhl réhabilité
Cournot contre critique Auguste Comte, élaborer version non déterministe du positivisme. Positivisme inclure
imprévisibilité phénomènes. 1900, livre philosophie Auguste Comte. Préface réédition texte Cournot. Article
mentalités primitives et jeux de hasard, ressemblances raisonnement généraux, spéculateurs et sociétés
primitives. A la guerre opérations plus sûre peuvent être contrecarrées par incidents imprévisibles. Mentalité du
joueur, sentiment et goût du risque, confiance en leur étoile. Généraux militaires penser deux plans à la fois,
comme des modernes et comme des primitifs (bonne étoile, patrie). Article annonce de façon étonnante
spéculateurs financiers causer crise 1929. Analogie joueurs et primitifs discuter pensée Lévy-Bruhl, Les deux
sources de la morale et de la religion. Bergson demander à Lévy-Bruhl publier recension premier livre. Essai sur
les données immédiates de la conscience. Emprunter analyses rêve et mémoire qualitative de la durée
hétérogène vision quantitative. Définition Bergson durée, création continue imprévisible nouveauté, mesure
temps rendre prévisible, temps rendre durée prévisible. Préface livre de Cournot, rendre hommage Bergson,
enseigne que vrai philosophe état critique principes et résultats sciences positives. Bergson, cours collège de
France passion mondaine. Opposition Emile Maurel. Epoque métaphysique élan vital, enthousiasme des jeunes,
dans littérature. Maurel reproche ignorer transformations intelligence. Bergson, confronter métaphysique durée
aux résultats des sciences positives. Bergson se confronte sociologie Durkheim et Lévy-Bruhl, philosophie élan
vitale critiquer les présupposés. Religion statique, notion de hasard Lévy-Bruhl pas radicalement différente de
celle de sens, chance qui agit derrière les choses. Joueur moderne attend chance boule roulette, probabilité
connu. Pareil pour chasseur primitif, connaître force de l’arc. Décalage entre prévision et résultat action humaine,
effets imprévisibles de l’action. Regarder de près, ce que signaler effet et sens plutôt que cause physique. Effet
signification humaine considérable, cause signification même ordre, rôle de l’intention. Avoir de la chance,
protection surnaturelle. Intention expliquée par la chance, ce qui relève du hasard. Bergson définit hasard
comme fantôme intention. Bergson définir hasard ou chance intention incomplète, religion statique, opposée à
élan vitale, intention complète, religion dynamique. Evolutionnisme, oppose aux sociétés statistiques les grandes
inventions scientifiques. Ignorance hasard, signe retard ici signe retard, intention pas jusqu’au bout ce qu’elle
peut. Retombée élan vital. Affirme que mentalité primitive ignore hasard, sociétés primitives pas savoirs
statistiques, d’autres techniques anticiper avenir. Lévy-Bruhl citer observation missionnaire, reprocher habitants
nord Transvaal jeux hasard, jeter osselets sol pour chaque décision importante. Lévy-Bruhl, bible parle, osselet
parle, pas art absurde mais avoir sagesse de ne rien risquer sans l’aveu des ancêtres. Jouer osselets véritable
institution sociétés issu chasse et guerre osselet, distribue chance et fortune comme bien collectif. Erreur
qualifier jeu de hasard, projeter sur institution règles d’une autre. Concilier Durkheim et Cournot façon échapper
Bergson, construction sociale constitutive société moderne. De réel à simple croyance. Question politique,
Bergson a fait pendant guerre missions auprès président Wilson, encourager entrée Etats-Unis guerre. Modèle
du héros mystique, en fait Wilson, très idéaliste, échouer tous projets politiques.

Concept de sentinelle à partir ethnographie de la préparation aux pandémies grippes à Hong Kong. Poulets, des
sentinelles voir grippes aviaires. Cellules sentinelles, avant-poste système immunitaire. Dreyfus, sentinelle pour
socialisme français, idéal justice Jaurès, Lévy-Bruhl livres mentalité primitive, origine politique réflexion dans
Affaire Dreyfus, cousin par alliance, premier témoin civil dans procès militaire 1894, contexte sociologie rivalité
criminologie, thèse Lévy-Bruhl sur responsabilité, Durkheim et Tarde, solidarité et imitation. Formulation
philosophique kantienne, solution Lévy-Bruhl, position singulière Dreyfus, bagne de Cayenne, torture coloniale,
expérience violence coloniale, raisonner preuves innocence, opposition mentalité primitive/civilisée dans
positivisme et Affaire Dreyfus. Preuves de Jaurès, montre que antidreyfusards pensent comme sauvages car pas
contradiction. Notion sentinelle, idée que Dreyfus porter signes injustice, annoncent catastrophes à venir, armée
allemande, antisémitisme. Autres interprétations, sacrifice fait par l’armée, d’un individu quelconque pour
résoudre trouble bordereau.

Assassinat Jaurès, Lévy-Bruhl président société amis Jaurès, fondateur Humanité, devient le continuateur Jaurès,
cabinets armements ministère guerre avec Albert Thomas et François Simiand, programme de Jaurès, préparer
entrée ouvriers dans guerre pour faire avenir dans le futur gouvernement socialiste. Alliance française, grand
voyage autour du monde, aux Philippines, avec Otley Beyer, division philippinos et negritos, prend parti des
philippinos, défense de José Rizal, héros de l’indépendance philippine sous gouvernement espagnol, publie
article annoncer que peuples asiatiques indépendance. Discussion Bergson et Lévy-Bruhl sur hasard, sur question
du je, du hasard. Différence interprétation, Bergson jeu de hasard comme intention incomplète alors que Lévy-
Bruhl institution ne pas fonctionner comme statistiques et probabilités. Enjeu métaphysique sciences sociales,
entre intention et institutions.

Débat, replacer le livre Bergson contexte après-guerre, que faire héritage président Wilson ? Wilson incarner
idéal justice internationale. Bergson mission diplomatique Wilson convaincre entrer conflit européen. Mission
rôle important genèse analyse héros mystiques 15 ans plus tard. Quatre articles dans Humanité, convaincre que
Wilson mêmes buts qu’eux. Bergson pense que Wilson défendre idéal justice pour lequel mort Jaurès organiser
SDN mettre fin guerre. Tout deux échecs prévisions, ni Etats-Unis, ni Russie intégrer SDN. Wilson conférence de
Versailles, grippe pandémique, impossible défendre principes contre Clémenceau et Lloyd George. Mouvement
contre annexion colonies allemandes en Chine par le Japon. Congrès refuse SDN et vote intervention contre
Russie bolchévique. Années suivant échec, Bergson SDN, commission internationale coopération intellectuelle.
Répond appel de Wilson dans éducation, cède épuisement, arrêter activités, arrêter tous cours à partir de 1925.
Accompagner Albert Thomas, bureau international du travail, lui semble accomplir vision politique de Jaurès.
Divergence orientation politique internationale formuler différence diagnostic sur programme Wilson. Pour
Bergson, programme Wilson événement histoire théologique justice, accomplissement transcendance dans
immanence, de l’ouverture dans clôture. Lévy-Bruhl, simple accident sociétés industrielles, comparaison
ethnologie sociétés primitives.

LEVY-BRUHL ET LEVI-STRAUSS

Lévi-Strauss, penser conséquences WW2, expérience ethnographique Amazonie entre-deux-guerres. Lévi-


Strauss très actif à l’UNESCO après la WW2. Plus impliqué entre-deux-guerres dans le socialisme français.
Anthropologie structurale comme dépassement de l’anthropologie plus philosophique de Lévy-Bruhl. Au sens
présentation anthropologie comme science, science de dépassement. Analyse pensée sauvage, classifications
symboliques saisir scientifiquement ce qui jusque là mentalité primitive régie par participations mystiques.
Analyse historique relations Lévi-Strauss et Lévy-Bruhl, mêmes questions, transformation situation coloniale
après-WW2. Rapports entre structures et événements tels qu’ils sont analysés, question Lévy-Bruhl rapport idéal
justice et accidents vie ordinaire, question centrale socialisme français.

Lévi-Strauss né 1908, en Belgique, famille juive peu politisée, père peintre. Décrit cette famille comme bonne
famille bourgeoise assez modeste, conservateurs sauf jeunesse père au temps Affaire Dreyfus, aller
manifestation dreyfusarde où parler Jaurès, j’espère que vous vous en souviendrez. Choisir anthropologie et
socialisme, se révolter contre son père, petit peintre conservateur. Ami de ses parents introduire en 1925,
socialisme belge, idéal révolutionnaire Marx à travers forme du plan, planifier l’économie, beaucoup passer au
fascisme. 1926, ouvrage sur Gracchus Babeuf, aux éditions parti ouvrier belge. Secrétaire général étudiants
socialistes, participer vie parlementaire parti socialiste. 1930 études droit et philosophie Sorbonne, mémoire
dirigé Célestin Bouglé, recension Voyage au bout de la nuit, mémoire sur le matérialisme. 1932, Lévi-Strauss
enseigner philosophie à Mont de Marsan, campagne élections cantonales, carrière politique stoppée par
accident de voiture. Paul Nizan, militant communiste, revient d’Arabie, texte critique colonialisme, conseille
s’orienter vers ethnologie, trancher hésitations entre droit et philosophie, définitivement quitter la politique.
1935, Célestin Bouglé propose enseigner philosophie université de Sao Paulo. Expédition pour Mato Grosso, ligne
télégraphe général Randon, militaire positiviste fondateur république Brésil, accompagner Lucien Lévy-Bruhl
dans voyage Mato Grosso. Organisation sociale et cérémonies des Bororo, article remarqué par Robert Loewe,
professeur à Berkeley, aider fuir NY pendant guerre, y rencontrer Frantz Boas. Exposer retour Brésil objets
collectés musée de l’homme. Seconde expédition 1938, rencontrer Nambikwara, demande bénédiction Lévy-
Bruhl et institut ethnologie. Lévy-Bruhl fonder en 1925 avec Marcel Mauss et Paul Rivet, spécialiste amérindiens.
Rassembler ensemble enseignements faculté de Paris, former étudiants étudier sociétés primitives. Lévy-Bruhl
écrit à Lévi-Strauss, vous êtes nés pour anthropologie, bel avenir scientifique. Terrain ethnographique, lieu
rencontre des deux chercheurs. Ne pas parler de terrain mais de fieldwork, terme de Malinowski avec séjour
forcé îles Trobriand pendant la WW1. Fieldwork, immersion longue société étrangère, observation participante
vie quotidienne. Observations Lévi-Strauss portent moins vie quotidienne que sur morphologie sociale (cf.
Durkheim). Bororo divisés clans rivaux, invocations oiseaux permettre atténuer conflits. Permettre résoudre
énigme Lévy-Bruhl champ philosophique. Livre 1910, Lévy-Bruhl énoncé collecté ethnologue allemand, dire que
les Bororo des perroquets Araras, les Bororo sont des Araras. Par-là, Bororo ne voulait pas dire que croire être
perroquets mais prendre posture durant cérémonies. Terme de totem introduit par James Fraser décrire
cérémonies rituelles australiens consommer rituellement animal que ne pas pouvoir toucher pendant vie
ordinaire, centre groupe, symbole sacré/profane. Analyse Durkheim reprise Lévy-Bruhl, humains puissance
surnaturelle animal consommé alors que distinction homme/animal dans vie ordinaire. Analyse opposée à celle
de Fraser, croire esprit occuper corps animaux et plantes, erreur de logique et mauvaise inférence associations
idée. Lévi-Strauss autre analyse, société divisée clan, perroquet différent pour chaque, chant rituel unité masquer
divisions sociales. Lévi-Strauss, véritable relation logique entre groupes humains, plutôt que humain et animaux.
Relation logique entre espèces animales. Solution ethnologie inspirée linguistique structurale, Jakobson à NY,
Strauss connaissance disciplines parisiens de Saussure. Sens des mots pas liés à la chose, mais relation des mots
entre eux. Logique aristotélicienne verbe être, reliée deux mots détachées choses désignées, remarqué par
Benveniste. Recours linguistique structurale résoudre problème totémisme, identification affective humains aux
non-humains, déplacement ethnologie question politique du sacrifice. Lévi-Strauss publie en 1962 deux livres,
Le totémisme aujourd’hui et La pensée sauvage. Critique théorie durkheimienne totémisme et livre en réponse
à Lévy-Bruhl. Discussion avec le marxisme. Perte de prestige du socialisme. 1962, plus chic pour Lévi-Strauss
discuter marxisme que socialisme. Structuralisme, se présente comme forme plus scientifique dialectique
marxiste, contradictions apparentes superstructure, religion totémique sociétés primitives, analyse rapports
sociaux dans infrastructures matérielles. Pour Lévi-Strauss, toutes sociétés humaines contradictions
environnement, contradictions niveau de plus en plus élevée, structure feuilletée. Affirme pensée sauvage contre
Sartre véritable pensée dialectique, capable classifications complexes, contradictions situation chasse aux aigles
et fabrication mocassins. Ouvre dialectique à toutes sociétés humaines. Différence pensée sauvage et
scientifique, forme pensée toutes pensées sensibles/toutes formes pensées mesurables. Toutes sociétés
combinent réserve structure, inscrites cerveau humain. Pensée moderne usage restreint capacités seule vision
rendement. Sartre affirme que conscience libre nouvelles valeurs. Pensée sauvage inconsciente et collective,
bricole classifications événements extérieurs. Pensée sauvage s’ouvrier définition célèbre bricolage, pensée
mythique, élabore structure événements, résidus événements. Science, seul fait que s’instaura, sous forme
événements moyens et résultats, structures sans trêve, hypothèses et théories. Pensée sauvage logée dans
même que la nôtre, notre connaissance univers reconnaître simultanément propriétés physiques et sémantiques
Malentendu dissipé, ne reste pas moins que pensée procède par voie entendement et non affectivité. Pensée
sauvage combine signes événements passés, combinaison ensemble. Pensée scientifique, partir événement pour
engendrer signes qui former cadres théoriques. Signes pensée sauvage à la fois des signes et des choses. Pensée
scientifique distinction les choses et les signes. Pensée sauvage structure précède événement. Pensée
scientifique, événement précède la structure. Notion d’événement signification politique, héritage Affaire
Dreyfus dans socialisme français. Opposition Lévy-Bruhl et Lévi-Strauss, tient contexte intellectuel très nouveau
1960s reliant structuralisme et marxisme assez superficielle par rapport problème commun. Lorsque Lévi-Strauss
critique Lévy-Bruhl, celui qui se présentait comme successeur, Maurice Leenhardt, pasteur protestant, peuple
kanak, développer relation filiale avec Lévy-Bruhl. Henry Lévy-Bruhl, sociologie droit faculté Paris demander
Leenhardt préfacer carnet posthume, en 1959. Leenhardt affirmer que Lévy-Bruhl abandonner cadre théorique
kantien pour analyse mode participation proche ontologie phénoménologie Heidegger. Leenhardt, analyses
d’Heidegger, Être et Temps, traduction islamologue Henri Corbin. Véritablement après-guerre que traduit et
commenté, Heidegger moins lu en Allemagne compromission nazisme. Marque nouvelle orientation vers
ontologie monde vécu. Husserl, lui-même envoyer lettre Lévy-Bruhl, retrouver analyse mythologie primitive ce
que décrire sous terme de lebenswelt, monde vécu. Mythe vécu, Kanak percevoir environnement perception
mystique attachements totémiques. Or Lévi-Strauss remplacer Leenhardt chaire, EPHE, propre méthode analyse
mythologie, religions comparées des peuples sans écriture. Refuse thèse Leenhardt mythologie affective,
classification animaux dans mythologie obéir logique rigoureuse. Anthropologie collabore modestement logique
concret, un des soucis majeurs pensée moderne, rapproche plus qu’éloigne formes pensée en apparence plus
étrangère qu’elles ne le sont. Pensée occidentale longtemps dominée par logique trop étroite. Logique concrète
analyse systèmes parenté, pas expliquer prohibition inceste règles négative lié affective, en réalité règle positive
assurer échange réciproque clans même groupe. Passer de la parenté à la mythologie, doit affronter nouveau
problème. Dégager logiques affectivité. Vingt ans, à travers les mythologiques, en quoi mythologiques répondre
problème politique de Lévy-Bruhl. Structures élémentaires de la parenté. Dérivation logique systèmes de plus en
plus complexe. Mythologiques mythe Bororo conflit fils et père, ensemble transformation, mythe de plus en plus
complexe. Cycle de quatre tomes, mythes de l’origine du feu. Contingence historique extérieur menacer
structure (premier cas), événement permettre structure transformer multipliant distinctions formelles (second
cas). Deuxième tome mythologiques se conclure phrase, analyse structurale pas récuser histoire, concède place
premier plan, celle qui revient contingence irréductible sans pas pouvoir concevoir nécessité, recherche tendue
vers structure, puissance de l’événement. Histoire de Lynx, 500 ans rencontre européens et amérindiens,
structure dualiste pensée amérindienne, place en creux pour arrivée altérité. Permettre comprend intérieur
pensée amérindienne ouvrir événement affecter extérieur, alors qu’apparaître analyser systèmes formels clos
sur eux-mêmes. Certaine expérience judaïsme conduit Lévi-Strauss comprendre pensée amérindienne. Né dans
famille juive cultivée, père peintre, grand père rabbin, arrière-grand-père chef d’orchestre cour Napoléon III.
Retrouver forme misère dont souffrir père alors que partait Brésil rêves grandeur de son arrière-grand-père.
Confier plus tard épouse Monique, se sentir comme Dreyfus à Cayenne. Expérience Dreyfus, juif promis grande
carrière, soudainement torture. Matrice juifs dans sciences sociales, preuves affectives terrain après formation
hauteurs intellect. Destruction juifs d’Europe, Shoah, rétrospectivement annoncée par condamnation Dreyfus.
Réfléchir séquence émancipation juifs révolution française à la Shoah en passant par l’Affaire Dreyfus. Socialisme
donner espoir sans empêcher catastrophe. Eclaire relation Lévy-Bruhl et Lévi-Strauss nouveau jour. Commun
deux anthropologues, jamais sacrifice, différence tradition contre-révolutionnaire, Durkheim, jusqu’aux travaux
plus récent René Girard. Sacrifice dans cette tradition, destruction victime innocente choisie hasard pour unité
corps social. Conception sacrificielle dans armée, sacrifier individu quelconque pour sauver honneur armée. Lévy-
Bruhl et Lévi-Strauss refuse conception substantialiste, analyser logiques affectives, percevoir catastrophe à
l’avance toucher communauté. Concept de sentinelle. Lévy-Bruhl et Lévi-Strauss montrent que perception
s’appuyer traditions fragmentaires conscience réorganisées pour donner sens événement. Socialisme français
disparaître en même temps que l’espoir issu résolution Affaire Dreyfus. Jaurès idéal justice forme gouvernement
socialiste garantir droits ouvriers. Bergson essayer droit international. Brisé par Shoah, malgré compromis que
gouvernement socialiste essayer lui donner. Constat que fait Lévi-Strauss lorsque quitter socialistes français pour
sociétés amérindiennes, relation durable entre humain et non humain malgré catastrophes qui les menacent.
Décolonisation finit achever compromis, idéal justice plus transmis directement de France vers colonie, mais se
reconstruire chaque endroit se diffuser. Socialisme français tradition fragments penser catastrophes toucher
collectifs de l’extérieur. Actualité de la pensée de Lévy-Bruhl.

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