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LE CABINET DENTAIRE

INTRODUCTION :
L’exercice de la médecine et de la chirurgie dentaire doit s’effectuer dans un établissement
qui répond à des normes permettant le bon déroulement des différents gestes et garantissant le
confort et la sécurité des soignants et des patients.

I- LES LOCAUX :
L’établissement doit obligatoirement répondre aux normes techniques en infrastructures et en
équipement telles que fixées par la réglementation (article 8 arrêté n° 2786 du 11 février
2008).
La conception du poste de travail dentaire conditionne le mode d’exercice du praticien car il
se positionne au centre de la sphère que constitue le cabinet.
Le poste de travail dentaire en définition, est l’espace occupé par l’odontologiste à son travail,
c'est-à-dire la bouche du patient, le fauteuil dentaire ainsi que les équipements dont il a besoin
pour effectuer ce travail.
A. Normes techniques en infrastructures et en équipement de l’établissement de
chirurgie dentaire :
L’établissement de chirurgie dentaire doit obéir aux normes générales suivantes en matière de
locaux :
- Situé dans un environnement sain et ne présentant pas de danger pour la sécurité des
malades.
- Répondre aux normes de sécurité conformément aux prescriptions des services de la
protection civile.
- Les locaux doivent être suffisamment spacieux pour la circulation des personnes et
l’installation des équipements.
- L’aération des cabinets dentaires doit être permanente et conçue de manière à
fonctionner en toute saisons et sans gène pour les patients et le personnel.
- L’éclairage électrique est obligatoire.
- Tous les locaux doivent avoir un sol imperméable lavable à grande eau et aux
désinfectants, les murs et les cloisons sont enduits de peinture claire.
- L’établissement doit être :
 Doter d’un système de climatisation et de chauffage.
 Disposer d’une réserve d’eau qui permet l’arrivée d’eau courante dans les cabinets
dentaires.
 Disposer d’un local réservé à la gestion des déchets, isolé des unités de soins.
Tout établissement de chirurgie dentaire doit, pour une bonne activité, être organisé autour
des espaces suivants :
1. Unité administrative, d’accueil et de réception :
Cette unité permet d’accueillir et d’orienter le malade dans les meilleures conditions, elle est
organisée en :
- Hall d’entrée.
- Accueil et orientation.
- Standard téléphonique.
- Salle d’attente.
- Deux sanitaires sont mis à la disposition des patients.
2. Unité de soins bucco-dentaires :
Cette unité permet d’examiner le patient, de le soigner et de lui prescrire un traitement dans de
bonnes conditions.
Cabinets de consultation et de soins omni pratique. Cabinets où toutes les spécialités bucco-
dentaires peuvent être dispensées telles que :
- La pathologie bucco-dentaire.
- L’odontologie conservatrice.
- Parodontologie.
- Orthopédie dento-faciale et prothèse dentaire.
Cette activité doit se dérouler dans le strict respect des conditions de lutte anti infectieuses
notamment des maladies transmissibles en pratique dentaire.
3. Laboratoire de prothèse dentaire :
Le laboratoire de prothèse dentaire et prévu pour la réalisation de toutes sortes d’appareillages
dentaires destinés à la restauration prothétique telle que la prothèse mobile, la prothèse fixée
et l’appareillage orthopédique.
Tout laboratoire de prothèse dentaire doit être doté au minimum :
- Une salle de coulée pour métaux précieux et non précieux et pour la polymérisation
des prothèse acryliques.
- Une salle pour la confection des prothèses, dégrossissage.
- Bureau doté d’un fichier pour travaux demandés.
La superficie minimale du laboratoire est de 25m². il est important que les salles du
laboratoire soient bien aérées et équipées en eau, gaz, électricité et paillasse.
4. Unité de radiologie :
Lorsque la radiologie autre que la radio alvéolaire est prévue, le cabinet doit disposer d’une
salle de radiologie réalisée et équipée conformément aux normes de protection contre les
rayonnements.
5. La salle de lavage, de décontamination, de désinfection et de stérilisation :
Doit être équipée :
- D’appareil de stérilisation de type autoclave (le stérilisateur à chaleur sèche, type
poupinel n’est pas autorisé).
- D’armoires pour conserver les instruments.
- D’un évier et paillasse.
6. Salle de stockage :
La salle de stockage ou à défaut des placards des instruments et produits pharmaceutiques.

II- MATERIEL :
- Appareils utilisés pour la stérilisation : autoclave à vapeur d’eau.
- Instruments rotatifs : contre angle, pièce à main, turbine.
- Instruments pour examen : sondes droites, à tiges coudées ou contre coudées,
miroirs.
- Instruments pour le travail des tissus durs : ciseaux, excavateurs.
- Instruments pour le détartrage :
- Instruments pour obturations : fouloirs, brunissoirs, fraises, spatule de bouche.
- Instruments de chirurgie : seringues, ouvre bouche, bistouris, curettes.
- Appareils de radiographie.
- Instruments accessoires : pompe à salive, sonde aspiration chirurgicale, digue, porte
amalgame, matrice en inox, arrache couronne, plaque de verre, spatule à malaxer.
- Matériaux d’obturation : amalgame, adhésifs, matériaux lourds.
- Produits techniques : ciments, alginates, résines méthacryliques.
- Produits thérapeutiques : anesthésiques, antiseptiques, antibiotiques.
- Produits pour la stérilisation des instruments.
- Produits pour le nettoyage et la désinfection des surfaces de travail.
- Produits pour le nettoyage et la désinfection des mains : savon, antiseptiques,
solution hydroalcoolique.
- Des plateaux type pour déposer les instruments ou les matériaux.
- Des conteneurs spécifiques, inviolables après fermeture pour les objets piquants et
coupants.
- Mettre à la disposition du personnel des outils pour diminuer les contraintes
musculosquelettiques (par exemple appuie coudes mobiles en gel).
- S’assurer de la présence d’extincteurs accessibles, adaptatives et vérifiés.
- Mettre à la disposition du personnel des moyens de manutention (chariots à
roulettes), sièges assis/debout ou réglables en hauteur.
- L’établissement doit disposer d’une ambulance pour permettre l’évacuation de
malades en urgence ou à défaut justifier d’une convention établie avec un opérateur de
transport sanitaire agrée. L’établissement de chirurgie dentaire doit disposer d’un
groupe électrogène.
III- AGENCEMENT DU MATERIEL :
 Système de bacs et de casettes :
Le système de bac et de cassettes réduit la confusion, améliore la vitesse et l’efficacité « le
travail devient plus facile et est donc accompli en un temps réduits », réduit la fatigue
visuelle, les efforts et le stresse et il permet d’éviter la quantité des traitements, gain de temps
et de sécurité.
Permet aussi, la réalisation de toutes les étapes du cycle de stérilisation sans contact avec les
instruments. Le praticien trouve devant lui sa séquence instrumentale dans l’ordre de la
procédure. Il ne perd pas de temps à chercher et travaille plus confortablement.
 Principes :
- Regrouper dans la cassette tous les instruments nécessaires à un acte opératoire, et
regrouper dans le bac tout le consommable nécessaire au même acte.
- La cassette et le bac correspondant à l’acte sont placés sur les plans de travail.
- Tout le matériel se retrouve dans ces deux conteneurs, évitant au praticien et à
l’assistante de rechercher des instruments dans les tiroirs.
- L’organisation des cassettes et le choix des instruments à y inclure doivent être définis
selon l’ordre chronologique d’utilisation des instruments pour chaque acte.
- Un tel ordre dépendra de la préférence personnelle de chaque praticien.
- Les cassettes sur le marché existent en métal ou en plastique autoclavable. Elles sont
perforées ou ajourées pour permettre la stérilisation à l’autoclave.
- Elles contiennent tous les instruments et accessoires pour un traitement.
- Une cassette doit être assez grande pour contenir le nombre d’instruments nécessaire à
un acte, d’une taille qui permette son insertion dans l’autoclave.
- Les supports d’instruments doivent être souples pour ne pas érafler les instruments et
éviter le bruit. Ils maintiennent fermement les instruments même si la cassette est
secouée en position fermée.
 Le système complet bacs et cassettes :
Il s’agit d’une amélioration du système de cassettes utilisées seules. Comme déjà indiqué, le
bac, complément indispensable de la cassette est un conteneur de couleur en plastique ou en
métal et qui regroupe tout le consommable nécessaire à un acte. Il comprend les matériaux
appropriés, les blocs de mélange et les rouleaux de coton. Il n’est pas nécessaire de stériliser
le bac puisqu’il ne comprend aucun instrument. L’identification des instruments par un
système de code couleur diminue le temps de recherche et de remise en place des instruments,
réduisant ainsi le parcours instrumental.
Les cassettes doivent être identifiables à l’aide d’un code couleurs. Chaque type d’acte ayant
un code couleur spécifique.
Une première bague de couleur identique à celle de la cassette doit permettre d’identifier la
cassette dans la quelle doit être placé chaque instrument. Ces bagues insérables autour du col
des instruments sont rétractables à la chaleur. Une deuxième bague d’une couleur différente
est également insérée.
Elle a pour objectif d’indiquer l’emplacement de l’instrument dans la cassette même. Ces
dernières bagues doivent former une diagonale pour que l’instrument soit repérable.

IV- EQUIPE DE TRAVAIL :


Arrêté n° 2786 du 11 février 2008 fixant les modalités d’organisation et de fonctionnement
ainsi que les normes techniques et sanitaire des établissements de santé privés de type
ambulatoire de chirurgie dentaire.
Le fonctionnement de l’établissement de chirurgie dentaire est assuré par une équipe de
travail constituée de chirurgiens-dentistes et/ou spécialistes de la santé bucco-dentaire, placés
sous la responsabilité effective et permanente d’un chirurgien-dentiste, directeur technique.
Chaque praticien est obligatoirement accompagné d’un assistant dentaire. La clinique doit
disposer d’au moins d’un agent d’hygiène (article n°3).
Les principales étapes de réalisation des prothèses dentaires sont assurées par et sous la
responsabilité d’un technicien supérieur en prothèse lequel peut être assisté par des
techniciens (article n°4).

V- FAUTEUIL DENTAIRE :
La meilleure méthode d’identification des positions fonctionnelles de l’équipement, du
praticien et de l’assistante est celle dite « horaire ».
Il suffit de visualiser un cercle au-dessus du fauteuil dentaire avec le visage du patient en son
centre. Le cercle, telle cadran d’une montre, est divisé en 12 heures. Le sommet du crâne du
patient indique la position à 12 heures (midi). Le cadrant est divisé en quatre zones :
- La zone de l’opérateur est celle où le praticien s’assoit. Pour un praticien droitier cette
zone s’étend de 7 heures à 12 heures. Cela signifie que c’est dans cette zone qu’il se
déplace selon la partie de la bouche traitée.
- La zone de transfert de 4 heures à 7 heures, est le secteur où les instruments et les
matériaux dentaires sont échangés.
- La zone de l’assistante, de 2 heures à 4 heures est une zone fixe conçue de façon à
permettre à l’assistante d’être opérationnelle. L’assistante dentaire reste dans la même
position indépendamment de la position de l’opérateur.
- La zone statique de 12 heures à 2 heures est l’endroit où un unit arrière ou tout
équipement non intégré à un unit peut-être installer (détartreur, lame à polymérisation,
etc.).
- Les zones varient selon que l’opérateur est droitier ou gaucher.

Assistante
Praticien
dentaire
Matériel

VI- LE TRAVAIL A 4 MAINS :


Les « 4 mains » est une organisation spécifique du travail pour l’assistante et praticien.
L’assistante dentaire ne réalise en fait que de l’aide au fauteuil. Tout d’abord le protocole de
l’acte est réalisé. Généralement, il est écrit voir même agrémenté de photos composant l’acte.
Puis l’installation du plateau technique. Enfin, en respectant le protocole, l’assistante dentaire
accompagne le praticien dans la réalisation de l’acte.
Le principe est de minimiser les gestes du praticien et de l’assistante afin de réduire au
maximum les fatigues musculo-articulaires d’une part et de réduire le temps de l’acte.
L’objectif est de permettre d’augmenter autant le confort du patient que la qualité des
traitements, en réduisant non seulement le temps au fauteuil pour la plupart du traitement ;
mais aussi le stress et la fatigue provoqués en exécutant les procédures dentaires complexes.