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THÈME 3 CORPS HUMAIN ET SANTE.

THÈME 3B : NEURONE ET FIBRE MUSCULAIRE : LA COMMUNICATION NERVEUSE

Chapitre II MOTRICITÉ VOLONTAIRE ET PLASTICITÉ CÉRÉBRALE

INTRODUCTION
Si le réflexe myotatique sert d'outil diagnostique pour identifier d'éventuelles anomalies du
système neuromusculaire local, il n'est pas suffisant car certaines anomalies peuvent résulter
d'anomalies touchant le système nerveux central et se traduire aussi par des
dysfonctionnements musculaires.
Ainsi, les mouvements volontaires sont contrôlés par le système nerveux central que sont la
moelle épinière et le cerveau.

I. La commande volontaire des mouvements

A) Des aires cérébrales spécialisées dans la commande volontaire


Pour visualiser les aires, càd les zones, spécialisées dans la commande volontaire au niveau
cérébral, l’IRM = Imagerie par résonnance magnétique, est indispensable.
Il existe 2 types d’IRM :
- L’IRM anatomique pour permettre de visualiser différentes coupes virtuelles en 3D de
l’organe étudié.
- L’IRM fonctionnelle qui renseigne sur l’activité cérébrale (du bleu vers le rouge).

Le logiciel « EduAnatomist » utilisé au lycée permet d’explorer facilement les données de neuro
imageries. Or, c’est un logiciel lourd, qui nécessite d’importer de nombreux autres documents
pour les exploiter.

Aussi, je vous propose de suivre le lien suivant et d’utiliser une application simple intitulée
« IRM virtuelle »
https://www.pedagogie.ac-nice.fr/wp-content/uploads/sites/5/productions/IRMvirtuelle/

Cliquer sur « OUI », pour obtenir des explications concernant l’utilisation d’IRM virtuelles.

1er protocole:
- Conditions du test: Cliquer sur « le sujet bouge…l’index droit » (les conditions du témoin sont
automatiquement déterminées)
- Cliquer sur « expliquer le protocole »
- Cliquer sur « lancer l’IRM » puis chercher sur les 3 coupes la/les zone(s) du cerveau les plus
actives et qui correspondent à la (aux) zone(s) cérébrales qui s’active(nt). Pour cela déplacer les
curseurs des 3 coupes et placer la grande croix rouge sur la (les) zone (s)s activée (s).
- Préciser le nombre de zones activées ainsi que l’hémisphère concerné.
- D’après le document ressource ci-dessous, indiquer dans quel lobe est/sont située(s) la(les)
zone(s) appelée(s) aire motrice.

2ème protocole :
Recommencer la démarche précédente mais en choisissant
- Conditions du test: Cliquer sur « le sujet bouge…l’index gauche » (les conditions du témoin
sont automatiquement déterminées).
- Préciser le nombre de zones activées ainsi que l’hémisphère concerné.
- Quel constat peut-on faire par comparaison avec le protocole précédent ?
- D’après le document ressource ci-dessous, indiquer dans quel lobe est/sont située(s) la(les)
zone(s) appelée(s) aire motrice.

3ème protocole :
- Vérifier le constat précédemment établi en choisissant « le sujet bouge…la jambe droite /
gauche »

Proposer un protocole, à l’aide de l’application, pour montrer que les différentes aires du cerveau
correspondent à des zones, donc des neurones qui remplissent des fonctions bien précises et bien
particulières (ceux impliqués dans les mouvements, dans la perception des sons, des images…).

Les différents lobes du


cerveau

Les variations d’activité visualisées correspondent à des zones cérébrales systématiquement


associées à des mouvements précis et qui sont appelées aires corticales motrices.
Celles-ci sont composées d’une aire motrice primaire et d’une aire pré-motrice.

DOC 2 p 377
Chaque partie du corps est associée à une zone motrice dont la surface est proportionnelle à la
finesse de la mobilité de l’organe impliquée. On parle de carte motrice  = homonculus moteur.

Les organes les plus précis donc


ceux qui requièrent le plus de
neurones donc ceux pour
lesquelles la zone de l’aire motrice
est la plus étendue sont :
Les mains, les lèvres, la bouche.
(voir homonculus ci-contre)
B) Des dysfonctionnements de la commande
Les hémiplégies (paralysie d’un seul côté du corps) peuvent être dues à :
 AVC (caillots dans artère, hémorragie cérébrale) et arrêt de fonctionnement transitoire
ou permanent des cellules de l’aire corticale motrice du cerveau.
 Tumeur qui empêche le fonctionnement progressif des cellules de l’aire corticale motrice.
 Compression des racines rachidiennes par hernie discale (doc 4 p 379), lésions d’un seul
côté de la moelle.
Tétraplégie (= paralysie de tous les membres), paraplégie (= paralysie des membres inférieurs)
dues à la lésion de la moelle épinière du fait d’un choc violent. Selon la position de la lésion sur
la moelle épinière (tous les membres ou seuls les membres inférieurs sont paralysés).

II/ Les voies motrices : du cortex aux muscles


(P 379)

A) La voie pyramidale
Tout message nerveux moteur part de l’aire motrice
primaire et empreinte des faisceaux de neurones
pyramidaux. Les axones des neurones pyramidaux passent
dans le bulbe rachidien, changent de côté puis descendent
dans la moelle épinière où ils établissent des connexions
synaptiques avec les motoneurones des organes commandés.

La commande des mouvements volontaire est controlatérale.


(l’aire corticale motrice de l’hémisphère droit commande
les organes de la partie gauche du corps et inversement).

Chaque motoneurone reçoit alors différentes informations (donc différents messages


nerveux) : celles de la voie pyramidale et celle de la voie sensitive (réflexe myotatique)
Quel message le motoneurone élabore-t-il ?

B) Synapse excitatrice / inhibitrice et messages nerveux post-synaptiques


Voir exercice chp I sur anxiété et symptômes musculaires
Exercice « rôle intégrateur des neurones médullaires » A FAIRE

Selon le type de neurotransmetteur libéré au niveau d’un motoneurone il y a naissance ou


blocage de la naissance d’un message nerveux post synaptique.
Synapse excitatrice : dépolarisation du neurone post synaptique, suffisante ou pas pour franchir
le seuil (en général -50 mV) et déclencher un potentiel d’action (ou un train de potentiels
d’action).
Synapse inhibitrice : provoque une légère hyperpolarisation qui éloigne le potentiel membranaire
du seuil.
Le corps cellulaire du motoneurone reçoit des informations diverses qu'il intègre sous la forme
d'un message moteur unique et chaque fibre musculaire, au niveau de la synapse neuro-
musculaire, reçoit le message d'un seul motoneurone : elle se contractera ou se relâchera.
III/ La plasticité cérébrale.
Questions p 383 (les 2) et p 385 (les 3 dernières) A FAIRE
La comparaison des cartes motrices de plusieurs individus montre des différences importantes.
Loin d'être innées, ces différences s'acquièrent au cours du développement, de l'apprentissage
de geste et de l'entraînement (extension durable dans le temps ou non de l’aire motrice
concernée).
Ces différences témoignent d’une plasticité cérébrale, notamment du cortex moteur.

Cette plasticité explique que :


- Le cerveau ait des capacités de récupération après la perte de fonction accidentelle
d'une petite partie du cortex moteur. (AVC)
- Le système nerveux central puisse récupérer ses fonctions après une lésion limitée.
- Les zones actives puissent changer de taille et permettre d’affiner la finesse des gestes.

Les capacités de plasticité cérébrale auraient tendance à se réduire tout au long de la vie, de
même que le nombre de cellules nerveuses.
C'est donc un capital à préserver et entretenir !

Bon courage à tous et à toutes !

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