Вы находитесь на странице: 1из 12

Les étapes

L'étape 'l : L'accueil et le début dê l'entrevue

A. L'accueil / Établir un climat de confiance

Voilà le premier déî de I'aidant, celui de créer un climat de confiance. C est à trâvers sa fâçon d'accueillir
l'âutre, de lui montrer du respec{ et d'être authentique que I'aidant pourra y arriver.

La confiance se gagne petit à petit. Le premier contact est primordial. L'intérêt mânifesté à l'autre,
l'âttention âccordée. l'aisance manifestée vont favoriser la création du liên.

ll devient âlors important pour une personne aidante de :


. Prendre conscience de sa façon personnelle d'entrer en relation avec quelqu'un
. Prendre conscience de sa façon d'être sensible à ses premières impressions
. Savoir bien décoder ses imprcssions et d apprendre à rester soi_même, d'être authentique avec elle.

a) Développer sa capacité d'accueil :

Afin de développer des habiletés d'âccueilen relation d'âide, cela exige de :

. D'être sensible au rôlejoué par les affinités : les affinités sont des ressemblances, une certaine
concordânce entre les traits de caractère de 2 personnes, leurs goÛts, leurs intéréts, leurs façons de
penser, leurs valeurs, etc Ces affinités jouent un rôle important dans la création d'un lien entre 2
personnes,

Celles-ci suscitent une certaine attirance entre 2 personnes et aident au rapprochement. ll est alors
plus fâcile de créer un contact avec quelqu'un et d'engager une conversation : les affinités agissent
comme une motivation, une énergie qui alimente une relation naissance.

En relation d'aide, ces affiniiés permettent à l'aidant de se sentir plus proche et de démontrer de
l'empathie, de comprendre le vécu de I'autre, de le respecter. La confiance s'établit plus facilement

Le contrairê existe aussi soit la (non affinitér. Les aidants doivent être prêts à reconnaltre qu'ils ne
peuvent pas aider certaines personnes, qu'ils ont leurs limites. Lorsque lâ satuation se présente, ils
doivent forcer la relation, ils veulent âider n'impo{e qui, sans discernement.

. D'évaluer sa disponibilité et en faire part : aider n'est pas une tâche facile; cela demande
beaucoup d'énergie et de temps. La personne aidante doit se sêntir prête :
o À mettre son énergie à la disposition de I'autre
o Être en mesure d'évaluer sâ disponibilité psychologique (châsser ses préoccupations' son
stress)
o À gérer son temps, c'es!à-dire qu'il faut évaluer le temps dont on dispose Ne jamâis dire : (
J'ai tout mon temps). La limitê étant lixée, il sera plus facile de mettre un terme à la rencontre
Un temps bien géré fait toute la différence (pâs d'angoisse, pas peur de manquer de temps).

Ne pas oublier de faire part à I'autre de son état physique ou psychologique (mais sans toutetois
tomber dans les confidences), du temps disponible

. Aménâqer des conditions favorables i fâit référence :


o à un endroit approprié. Discret, isolé qui favorise le respect de lâ confidentialité.
o à un espace suffisânt, mobilier adéquat, éclairage approprié, pas trop clair, pas trop
chale0reux.
. Mont,er de I'ouverture : certains gesles, certaines postures démonirent de I'ouverture de soi, de
l'empathie, de la confiance i FOPYD, mais faire attention de ne pas indisposer I'aidé.

. Expliquer le but de la rencontre : Lorsqu'il s'agit d'une première rencontre avec une personne, il est
important de bien lui faire préciser ses attentes dès le départ. ( Que puis-je faire pour vous aider ? ))
Dans un contexte de suivi, il est alors imporlanl de préciser le but de la rêncontrê, le contexte de
l'entretien

b) Démontrer du respecl : le respect consiste :

. à accepter une autre personne telle qu'elle est Ne pas porter de jugement sur ses
opinions, ses valeurs, ses croyances, les sentiments qu'elle exprime, les difficultés
d'adâptation qu'elle vit.

. À croire en la dignité d'une personne, croire qu'ellê est unique, qu'elle a le droit de
choisir et qu elle â les ressources, le potentiel pour surmonter ses diflicultés.

. Le respect poie sur la personne, ses besoins et ses droits, et non sur ses
comportements

. Le respect dans une démarche d aide suppose les mêmes règles L'aidant et l'aidé
ont les mêmes droits, les mêmes obligâlions Donc, I'aidânt a le droit de ne pas
accepter que l'aidé lui manque de respect, porte atteinte à sa réputation.

Pour arriver à un tel respect, I'aidant doit prendre en considération le point de vue de I'autre et
d'essayer de comprendre pourquoi cette personne vort les choses comme elle les voit-

Le respect est un sentiment qui se manifeste à kavers des comportements, des attitudes. Voir P- 62
(volume quotidien)

c) Rester authentique : lâ concordânce entre ce que la personne pense ou ressent intérieurement et


ce qu'elle communique ouvertemênt à Iautre perconne.

L'authenticité implique de rester soi-même dans une relation d'aide. Donc, il fâut savoir qui I'on est, ce
qu'on pense, ce qu'on ressent, de connaltre nos valeurs, ses fofces et ses limites.

L'authenlicilé n'égale pas ouveÉure de soi, ni impulsivité


Les obstacles à I'authenticité :

. Le manque de connaissance de soi et d'ouverture de soi


. La réticence à s'exprimer, à se laisser connaître, des blocages dans I'expression de soi. (la peur)
> Peur des réactions de I'autre
> Peur de se laisser connâitre

L'authenticité suscite habituellement Ie respect et la confiance. Une personne stre d'elle-même et bien
dans sa peau rassure son entourage, invite au rapprochement. Elle fournit un modèle à I'aidé.

Comme le respect, I'authenticité est une attitude qui se manifeste à trâverc certains comportements. P.
68 (volume au quotidien)
B. Le début de l'entrevue

La prise de contact :

> Voir feuille photocopiée

C. Favoriser l'expression des sentiments de l'aidé

> Voir volume au quotidien P. 92


Accuêil et observation en milieu communautaire

388-C05-RK

Les techniques

'1. La formulation du problème

C'est être en mesure de prendre un recul sûIlisamment grand poLrr arriver à situer le vécu de I'aidé
dans un cadre plus global, plus large. C'es!à-dire d'être en mesure de faire une lecture de ce vécu en
tenânt compte de la réalité du client r de sa façon de percevoia cette réalité, autant dans le passé, dans
lê présent que dans I'avèlll. Voir exemple dans le volume

La lormulation du problème s'inscrit :

. Comme processus I c'est un processus par lequel I'aidant organise et inteprète les informations
verbales et non verbales émises par l'aidé, pour en ârriver à saisir I'essentiel de son vécu.

Formuler c'est donc résumer en quelques mots ce qui préoccupe lê plus l'aidé

La formulation exige donc une analyse qui permet d'en arriver au cceur du vécu de I'aidé. Pour
ce faire, il suffit d'écouter attentivemênt.

Finalement, c'est mettre de I'ordre dâns ce qu'on voit et ce qu'on entend. Cette formulation pêut
évoluer au cours de l'entrelien. ll faut demeurer aux aguets de manière à pouvoir reformuler le
problème.

. Comme guide : plus la formulation du problème estjuste, plus les interventions sont appropriées
et bien orientées Donc, la pertinence et I'efficacité des interventions sont en lien direct âvec la
justesse de la formulation du problème.

Les aidant qui cement bien la situation de I'aidé, pourra par ses intervention permettre une
exploration plus significative au sujet. Cette capacité de bien saisir le problème favorise aussi la
mise en place d'attitudes professionnelles : respect, empathie, etc-

. Comme habileté : la formulation du problème met en @uvre différentes opérations mentales :


déduction à partir de ce que I'aidé exprime, interprétation de sa situation à I'aide de
connaissances en psychologiê, râpprochement âvec le vécu sjmilâire de d'autres aidés et parfois
aussi intuition. Donc, connaissances et expériences favorisent la qualité de celle-ci.

5 hâbiletés :

Organiser I'information disponible : c est l'habileté de se centrer sur I'information que


l'aidé lui communique spontanément par ce qu'jl exprime et par sa façon de se comporter.
L'aidant demeure centré sur l'univers subjectif de l'aidé et non seulement sur la situation
extérieure (objective) L'aidant tente lui-même de répondre aux questions suivantes :

Qu'est ce cette personne me dit sur elle-même et sur son problème


lorsqu'elle s'exprime comme elle le fait ?

Utiliser ses connaissances : tirer profit de ses connaissances et de son expérience pour
éclairer le problème en cause. ll s agit d avoir une bonne compréhension de l'être humain.

Dégager le problème réel : la capacité de distinguer le problème réel à travers la version


initiale que l'aidé en présente lmplique de prendre du recul par rapport aux
verbalisations du sujet pour aller au cceur ou à la sourcê de son problème où cela bloque
et poLrrquoi cela bloque.
"/ Oonnêr du pouvoir à l'aidé i consiste à trouver une formulation qui donne à I'aidé de
l'emprise sur son problème. Voir I'exemple

Faire altention à la formulation qui amène I'aidé dans la victimisation. Parfois de


s'orienter vers I'exploration de solutions permet une âppropriation.

'/ Être à la fois précis et concis : une bonne formulation tient à une phrase relativement
courte. ll ne s'agit pâs de faire un résumé.

Finalement : formuler c'est

C'est utiliser ce que l'on voit et ce que l'on entend (1ère hâbileté), et s aider de nos connaissances et
de son expérience (2'"-" habileté) pour cerner le c@ur du problème (3'"'" habileté), et formuler à
l'aidé en donnant de l'emprise sur ce problème (4'"-e habileté), tout en se représentant mentalement
le tout de façon brève et précise (5"'" hâb.lete).

2. Le silence

Le silence dont il est question consiste pour l'aidant à s'abstenir d'intervenir verbalement, et pour I'aidé
cette forme de silence s'appelle une résistance.

Le silence de l'aidant constiiue un outil majeur de la relation d'aide, el demeure une façon significative
d'intervenir avec l'âidé.

La règle de 5 pour 1 : voir volume- Signifle que l'aidé formule 4 à 5 phrases; I'aidant interyient
verbalement; I'aidé enchaîne et ainsi de suite

Le silence permet :

. Communiquer son empathie : en lui permettant un espace pour s'exprimêr, en luidonnant


le temps

. Faciliter l'expression du problème : c'est I'effet de focâlisalion, comme si on lui disait je te


suis, continu de parler "

. Laisser à l'aidé la responsabilité de son problème : éviter d'intervenir avec empressement


permet de laisser le message que le probleme n est pas dramatique. et que I'aidé peut y faire
face en se responsabrlisanl Evrter de ptendre en chârge

. Oiscerner lês silences improductifs : éviter de mettre en malaise Ie sujet. Être à l'écoute
des pannes du sujet, du besojn de soutien, elc.

. L'âmbigui'té des silences : fâit référence âu mâlâise de I'aidant qui ne permet pas de faire
I'utilisation des silences de façon efficace Pârfois devant son stress, son anxiété, I'aidant
multiplie ses interventions verbales. llfait faire aussi attention à la façon dont I'aidé
interprètera les silences.
3, Reflet:
Action de kansmêtlre l'émotion à I'aidé, et ce de différentes façons r voir p. 55 ou 57(linda)
Les interventions doivênt être brèves, d'être formulées en termes simples fâciles à comprendre, doivent
exprimées clairement le sentiment en queslion.

Orientation du reflet :

Un bon reflet est sélectif. D'habitude on va chercher le sentiment le plLls fod, et qui correspond à celui que
l'aidé a le plus besojn d'exprimer. Son importânce va faire que le sentiment non exprimé va revenir.
Ioutêfois, le reflet peut aussi mettre en évidence des émotions sous-jacentes qui ne sont perceptibles que
par des indices non verbaux. Ce phénomène de sentiment sous-jacent fait référence à concept de champ
;xpérientiel ou perceptuel : qui correspond à I'univers subjectif du S, à la conscience qu'il a de ce qui se
passe en lui et autour de lui. ll s'agit, ên fait de sentiments non contactés' enfouis, non arrivés à la
conscience. Comme des couches profondes.

Pourquoi utiliser le reflet :

. Reconnaître le sentiment exprimé par I'aidé et bâtir la relation : permet à I'aidé de se sêntir libre
de poursuivre son exploration. Permet à I'A d'établir la relation en mettant en évidencê sa
c.édibilité (reflet bien situé)

. Permettre à l'âidé de clarifier son vécu immédiat : permet l'exploration de la pensée reliée à
l'émotion et du contefe de celle-ci.

Centrcr l'aidé sur une émotion sous-iacente

Rassurer l'aidé en dédramatisant son vécu : Permet à I'aidé de se sentir rassuré, et ce en ayant
la possibilité de nommer ce qui se passe. Comme une permission

. l\rettre l'aidé en déséouilibre : il s'agit en fait de provoquer la prise de conscience Ce type de


reflet devient de la confrontation

. Ralentir le Mhme de l'exploration : permet de donner le rythme voulu

Petits trucs : voir P. 61 ou 62(lindâ)

La réaction au rcflet : Voir P. 61-62

4. Reformulation : conce.ne la rcformulation des idées du S, donc des propos- Ce qu'il a dit Celâ permet
d'encadré l'âidé pour éviter qu'il tourne en rond en se répétant Permet aussi de situer I'aidé dans
I'essentielde ce qu'il dit.

. Reflet -.eformulation : techniques distincts. Toutefois, ces 2 techniques peuvent être


associées. Elles lê sont de façon régLllière.

Le reflet-reformulation peut aussi permettre lê reflet d'éléments reliés à I'image de soi, les vâleurs' etc'

. Résumé : reformulâtion qui porte sur Llne portion plus importânte de I'entretiên- Permet la
compéhension de ce qui est partagé et peut servir à clore un êntretien

5. Le soutien :

Le soutien consiste à appuyer l'aidé dans ses efforts pour retrouver son équilibre au moment oir il est aux
prises avec des dimcultés. Passe par lâ complicité que l'A réussit à établir avec l'aidé (Alliance
thérapeutique)

Cette alliance thérapeutique : consentement mutuel, crédibilité de l'aidant (témolgné au départ par le non
verbal et reposé par les interventions par la suite) et le lien. ce lien de sécurité est comparé au lien entre
I'enfant et le parent traité par Bowlby (chercheLlr qui a consacré sa carrière sur le développement du lien
d'attâchement). Le lien de confiance que I'aidé établit avec I'A va lui âssurer la sécurit Nécessaire pour
apaiser une partie de son stress, lui permettre d'oser explorer son problème plus en profondeur et
d'assumer pâr la suite les risques d'un changement.

Poursuivre avec le volumê


6. Focalisâtion

Focaliser ou elfectuer une localisation. c'est inviter l'âidé à faire lâ lumière ou mettre le focus sur un
point précis, qu'il s'agisse d'un sentiment, d'une idée, d'une situation, d'un projet, etc.

Peut prendre différentes formes l

La focalisation non verbale : Le simple fait de maintenir un contact visuel et de manifester son
" attention amène l'âidé à pou.suivre son explorâtion. lmplique la posture, la physionomie de
l'aidant comme moyen pour insister à continuer <a clarilier ce qui le préoccupe.

"' Les questions ouvertes

La focalisation verbale prend la forme d'habitude d'une question ouverte, d'une question qu'on ne
peut répondre pas oui ou pâr non. La question ouverte incite donc l'aidé à poursuivre son
exploration en se centrant sur les choses qui sont signifiantes pour lui.

Parfois, pour arriver à avoir une idée claire du problème vécu, il faut amener le client à préciser
les événements rapportés, les opinions émises, les perceptions, les sentiments exprimés, etc.
Cette démarche peut se faire au moyen de questions (qui ? quoi ? ol:r ? comment ? pour quelle
râison ?); il faut éviter de demander pourquoi parce que cela amène habituellement le client à se
justifier.

Ce type de quesiion est formulé de façon très générale; il vise à la fois à obtenir plus
d'informations et à encourager le client à se confier davantage. ll vise à amener le client à
développer davantage un sujet, à compléter une confidence déjà amorcée. La formulation d'une
telle question doit être sutfisamment vague tout en suggérânt une piste à poursuivre.

Ex : ( Je pense que, si ma vie continue comme ç4, il vâ falloir quê je prenne des
décisions importantes...t

( Pouvez-vous me parler de ce que vous vivez âctuellement ? )


La question ouverte peut+tre utilisée à différentes étapes durant la relation d'aide :

À létape de Iexpressron
À l'étape de la c;mpréhensron vo e'emple p 68-ôe

A l'étape des scénarios de solution

Pose/ des guesfiors

Les aidants novices n'ont que trop tendance à poser des questions. Ne sachant pas trop quoi dire
ni quoi faire, lls posent des qùestions qui ne riment à rien, comme si le but de la rencontre était
d'obtenir de I'information. Néanmoins, utilisées à bon escient, les queslions représentent unê
partie impodânte de vos interactions avec les clients. Voici donc deux principes essentiels :

Se limiter à quelques questions

Les cljents se sentent traqués lorsque nous les questionnons sans arrêt et cela n'améliore en rien
la relation d'âide. Les clients reconnaissent d'instinct les questions destinées à meubler le silence
lorsque I'A trouve rien de mieux à dire. Les entrevues de relation d'aide ne sont pâs conçues pour
devenir des interrogatoires sans finalités précises

Choîsir le moment propice pour poser une question

ll est difficile de dire quel est le meilleur moment pour poser une question. Quelques balises
peuvent cependânt aider à faire ce choix.
En relation d'aide, est important de respecter le plus possible le rythme du client et de
al
profiter des moments de silence. lJn silence permet habituellement de reprendre son souffle et
de réfléchir, de faire le ménage dans ses idées. Après ce moment, le client poursuit les
confldences- Si le silence est interrompu par une question, le rythme risque d'être brisé,
surtout si la question posée engage lê personne sur une autre piste.

Les questions ouvertes sont pertinentes pour amener le client à se centrer sur des aspêcts
importants de son vécu; ellês peuvent être posées lors d'un silence ou à la suite d'une
reformulation.

l,faut évjter de poser de nombreux questions; il est préférable d'attendre que la personne
aborde d'elle-mêmê Lln sujet sâuf si noLrs sommes dans unê contexte de résistance.

r' La focalisation par répétition : répéter simplement le mot qui apparait important dans ce que
l'âidé vieni de dire

/ La focalisation à l'aide d'adverbe ou d'une conionction : mais, souvênt, toujours, trop, etc-
P.70

Différentes fonctions de la focalisation :

v' lnlerromprê les verbalisalions non productives


/ Ceaner l'émotion sous-jacente
r' Aider le suret à comprendre son émotion
'/r' lnviter l'aidé à résumer
Faciliter l'exploration de scénarios de solution

7. La confrontation

Premièrement, il ne faut pas confondre confrontation et affrontement. En relation d'aidê, confronter c'est
mettre en présence 2 vercions ou 2 pe.ceptions d'un même fait, dans le but de les comparer et de retenir
la plus valide.

Dans une démarche de changement, I'aidé à 2 besoins :

/ ll a besoin de s'exprimer, d'être entendu et compris


r' ll a besoin de modifiêr ses façons de voir et de faire.

lla besoin d'être accueilliet mis au défi

C'est pourquoi l'aidant est invité à confronter l'aidé à son poteôtiê|, ses ressources et à prendre
conscience des choix qu'il fait ou omet de faire et qui ont pour effet de le maintenir dans son problème.

Ces confiontations ne visent pas à embêter I'aidé, mais à lui donner du pouvoir. Voir exemple P. 78

Confronter en douceur :
confronter quelqu'un, c'est le mettre en déséquilibre. Mais, paradoxâlement, une bonne confrontation est
toujours délicate et respectueuse. Pâr souci du bien-être de I'aidé, il ne faut pas mettre plus de pression
qu'ilest nécessaire. llfaut utiliser la confrontation dans un contexte d'empathie.

Dans certains câs, une seule confrontation suffira pour amener I'aidé à surmonter sa résistance <a se
voir tel qu'il est ou à percevoir sa situation telle qu'elle est. P.80
La confrontation : art de surpGndrc : la confrontation est particulièrement efficace lorsque I'on
surprend I'aidé souvent avec une pointe d'humour. (Voit différemment et complicité). l\rais il faut faire
attention à I'humour car ce n'est pas toutes les situations et toues les personnes qui le permettent.

La confrontation comme pression constante : certaines siiuations requièrent un recours intensif à la


confrontation de manière que l'aidant exerce une pression continue sur l'aidé jusqu'à ce qu'il ait
l'impression que celui-ci s'est laissé rejoindre par son point de vue. P. 81-82

Quand et comment confronter:

ll y a plusieurs façons de confronter : Voir P. 83

Volume de Tremblay : au quotidien P. '102-108

8. L'implication / sur implication

Le partage d'éléments de notre vie personnelle, nos sentiments, nos réactions est-il permis ?

Bien que l'ênsemble des maîtres en thérapie invitê les nouveaux intervenants à faire atlention au
partage d'éléments personnels, voire même à l'éviter, on ne peut éviter de laisser paraître des
réactions, des sentiments. L'implication de l'aidant en relation d'aide est inévitable.

L'implication de l'âidanl a pour effet de créer un lien de confiance avec I'aidé. ll permet de dire à I'aidé
qu'il n'est pas seul, de le soutenir, lui donner des exemples de stratégies d'adaptation et de lui
permettre de porter un regard différent sur son vécu.

ll faut faire une distinction entre I'implication face à ce qui se passe durant I'entretien et les conÏidences
que l'aidant peut fâire sur son vécu en dehors de lâ relation d'aide. Voir Ex. P.119
Certêrns auteurs consrdèrent la premrère forme d'implicalion comme correcte, mais semble dire que
la 2'e-" forme est à évrter. D aukes prennenr morns cet aspecl à la lettre

L'implication doit être considérée comme un outil d'appoint et non comme un outil majeur. L'aidant doit
demeurer discret sur ce qu'il pense et ce qu il vit, et ne s'impliquer que lorsqu'il est sÛr que cette
intervention serâ de nature à contribuer à la démarche de I'aidé.

La surimplication émotive. lci on pârle de contretransfert c'est à-dire que I'aidant réagit de façon
excessive au vécLr de l'aidé. Voir les exemples P. 120. La surimplication suvient lorsque I'aidant perd
le sens de la frontière entrc son vécu et celui de l'aidé.

Quelques causes de surimplication :

La difficulté d'accepter ses limites personnelles : sauveur qui rêve d'intervenir dans
" l'existence d'aukui pour le tirer du pétrin ou apêiser sa détresse. La dynamique du sauveur
se traduit par la tendânce à consacrer à la personne que l on aide une part exagérée de ses
énergies et de sa disponibilité.

"' L'intedérênce des ( affaires non finies) : peut découler de conflits non résolus ou de
blessures non guéraes chez l'aidant.

r' La difficulté à dire non : I'aidant peut avoir de la diffrculté à s'opposer aux demandes de
l'aadé.

Les conséquences de la surimplication : déployer une énergie excessive qui ne sert pas à lui-même,
ses proches, etc.; avoir moins de temps de repos, de loisir, etc-; entrer en compétition avec les membres
de la famillê de Iaidé.
9. La résistance

Dâns une démarche de changement, I'aidé tênte de s'exprimer. En même temps, il hésite à se confier,
il hésite à s'âvouer à lui-même ses sentiments, ses facettes personnelles

La démarche de relation d'aide vient activer cette tension entre la tendance à vouloir s'exprimer et la
tendance à se protéger. ll aurâ de la difficulté à aller sous la suÉace, à aller en prolondeur'

Donc, le terme (résistance) désigne tous les moyens que I'aidé peut prendre pour éviter de ressêntir
et d'exprimer les sentiments ou les idées qui le menacent, et donc potlr éviter ou retarder les prisês
de consc€nce douloureuses sur son vécu

Voir quelques exemples P- 135

La résistance est quelque chose de susceptible; parfois visible et très forte; padois plus stlbii,e mais plus
profonde.

Les résistances surmontées spontanément Voir P. 136

Les causes de la résistance

/ L'atteinte à l'image de soi : l'ânxiété est la principale cause de résistance. Survient lorsque
le sujet se sent mênacé dans son imâge de soi.

/ La peur du rejet i I'image de soi social confronté au regad de l'aidant peut amener I'aidé à
avoir peur du jugement de cêlui ci.

r' La difficulté de passer à l'action : les ( il faudrait) : la peur de changêr, la difficulté de le


faire. etc.

/ La réaction à une p.ise de conscience : une prise de conscience significative peut amener
I'aidé à être intimidé, et il peut alorc mettre en place de la résistance afin de diminuer Ia
podée de celle-ci.

r' Le désii d'autonomie : I'aidé estime avoir terminé et désire poursuivre par sers propres
ailes.

r' La résistance à une erreur de I'aidant : plusieurs résistances sont attribuables aux erreurs
de I'aidant : blâme, solution non appropriée, interprétation erronée, êtc. L'aidé peut réagir
poliment ou il peut cesser de s'impliquêr.

Lâ résistânce comme mécanisme de réqulation :

La résistance est un mécanisme de protection. ll permet de conserver une stabilité dans l'image de soi et
des mécânismês d'adaptation. Mais l'aidé doit poLlrsuivre son exploration- La résistance de l'âidé doit
donc à la fois respectée et surmonlée.

Les réactions possibles de l'aidânt r plLrsieurs possibilités

,/ Noter mais ne pas intervenir : il s'agit d'enregistrer le fait que l'âidé est en train de contrôler
son anxiété et dê s'apprivoiser à ce qui le menace L'aidant pêut profiter de ce silence pour
essayer de comprendrê plus précisémênt de quoi l'aidé se protège et comment il se protège

/ Offrir un soutien léger : Lrne brève intervention de soutien peut être suffisant pour pêrmettre
à I'aidé de poursuivre. Un reflet chaleureux
/ Accepter le fait ou apporter des diversions temporairês : de façon régulière un aidant
efficace maintient une pression légère par des inteNentions bien ciblées, précises, etc. Cette
pression permet à I'aidé d'avoir une explorâtion productive. Mais si l'on sent que la
résistance est plus profonde, il s'agit de diminuer cette pression tout en laissant comme
message que nous somme conscients de celle-ci. On peut réorienter I'exploration, lui
permettre de changer de sujet, etc.

r' se centrer gur la résistânce : I'aidant peut aussi essayer de vâincre la résistance au moyen
de la localisation, de I'interprétation ou de Ia confrontation.

r' Prévenir la résistancê : il s'âgit en fait de trouver des expressions, des mots qui permettent
d'atténuer la résistance car I'aidant est conscient que ce qui va être nommé entraînera de la
résistance.

10, Les kois errcu]s fréquentes

1re erleur : le blâme ou l'apparence de blâme :

r' Le blâme lié à I'inexpérience ou I'inattention : il peut s'âgir de formulations inadéquatês à


connotation négâtive, de reproches plus ou moins subtiles. Ex : P-146

r' Le blâme lié à la peur : des résonances personnelles peuvent entraîner ce type de blâme, des
valeurs contradictoires, etc.

r' Le blâme lié à l'impatience ou âu manque d'empathiê: Ex: P.147

/ L'approbation et le blâme : I'approbation est aussi nuisible que le blâme.

2D'" erreur : une formulatlon imprécise du problème

Une idée imprécise ou enonée du problème ne nous permet pas de mettre en relief les vrais sentimenb
de I'aidé, ne de le guider vers les prises de conscience et les solutions appropriées. P. 148

3lèt"
erreur : la surlmplicatlon : voir P. 149-151