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CROIX-ROUGE

CROIX ROUGE CAMEROUNAISE


DIRECTION NATIONALE DU SECOURISME ET DES URGENCES

PROGRAMME NATIONAL
DE FORMATION EN
PREMIERS SECOURS

Cours à l’intention des formateurs

Sous la Direction de :

1. Faustin TSIMI,, Directeur National du Secourisme et des Urgences


2. Bienvenu ALAMA NYAMA,
NYAMA Directeur National Adjoint
3. André ZE,, Assistant à la Direction National

Année 2011
Module I

LE MOUVEMENT INTERNATIONAL DE LA
CROIX-ROUGE
ROUGE ET DU CROISSANT--ROUGE

OBJECTIFS :

A la fin de ce module, le stagiaire doit être capable de :


 Identifier les composantes du Mouvement et leurs différentes missions;
 Reconnaître l'emblème, son utilité et d'en défendre les abus;
 Maîtriser sa SN (CRC) et ses activités;
 Connaître le code de déontologie et respecter les principes du service volontaire;
 Adopter et promouvoir la culture de la paix dans sa communauté;

NB : Module à dispenser entre quatre et six heures de cours suivant le public cible.

Titre I :

LA CONNAISSANCE DU MOUVEMENT

1- Historique

- Un homme : Jean Henry Dunant (08 mai 1828 – 30 octobre 1910)


- Une date : 24 juin 1859
- Un lieu : Solférino
- Un évènement : la bataille de Solférino
- Une conséquence : Plus de 40.000 morts et blessés
- Une action : oganisation spontanée de secours aux blessés

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- Une idée : publication d'un livre « un souvenir de Solférino » (1862)
- Concrétisation : création du comité de secours international aux blessés qui devient plus tard le CICR.

2- Emblème
C'est un signe par lequel on reconnaît une structure.

a. Différents emblèmes du Mouvement

- Croix-Rouge sur fond blanc (adoptée en 1863);


- Croissant-Rouge sur fond blanc (utilisée pour la première fois en 1876 lors de la guerre turco-
russe et adoptée en 1929);
- Cristal-Rouge sur fond blanc (adoptée en 2005).

b. Rôles

- Indicatif (petite dimension utilisé en temps de paix)


- Protecteur (grande dimension utilisée en temps de conflits)

c. Utilisations abusives de l'emblème

- Imitation;
- Usurpation;
- Perfidie

Ces utilisations abusives entraînent les confusions et discréditent le Mouvement.

3. Les principes fondamentaux


Ils constituent la doctrine du Mouvement et furent adoptés en 1965 lors de la conférence de Vienne
en Autriche. Ces principes sont :
- Humanité
- Impartialité
- Neutralité
- Indépendance;
-Volontariat;
- Unité;
- Universalité.

4- Les composantes du Mouvement


a. Le CICR (Comité international de la Croix-Rouge)

 Crée en 1863 avec pour siège Genève


 Défend le respect de la dignité humaine en temps de conflits armés
 Garant de la promotion et de la diffusion du DIH
 assure le RLF

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 Logo

b. La FISCR (Fédération internationale des sociétés de Croix-


Croix-Rouge et du Croissant-
Rouge)

 Créée en 1919 avec pour siège Genève


 œuvre au développement des SN
 assure et organise les secours en faveur des victimes des catastrophes naturelles
 Logo

c. Les Sociétés nationales

Auxiliaires des pouvoirs publics pour ce qui concerne l'humanitaire dans leur pays respectif. Elles
assurent les activités
és dans les domaines tels que : les secours, les catastrophes, les services de santé et
l'assistance sociale.
Logo :

5- Conventions de Genève et protocoles additionnels


a. Conventions de Genève de 1949

1ère Convention : elle est relative à l'amélioration du sort des militaires, blessés et malades dans les
armées en campagne;
2ème Convention porte sur la protection des militaires malades et blessés dans les armé
armées sur mer;
ème
3 Convention: porte sur le traitement des prisonniers de guerre;
4ème Convention: assure la protection des civils en territoire occupé
occupé ou ennemi.
NB : les quatre Conventions ont été adoptées en 1949

b. Les protocoles additionnels

Protocole I (1977) : traite des problèmes des conflits armés internationaux


Protocole II (1977) : s'applique sur les conflits armés non internationaux
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Protocole III (08 décembre 2005) : portant sur la reconnaissance d'un nouvel emblème qui est le
Cristal Rouge sur fond blanc

6. Le DIH (Droit international Humanitaire)

a. Définition

C'est l'ensemble des règles coutumières ou modernes destinées à résoudre les problèmes
humanitaires découlant directement des conflits armés
Ensemble des règles qui pour des raisons humanitaires, cherchent à limiter les effets des conflits
armés.

b. Quelques sources du DIH

 les Conventions de Genève de 1949 et leurs trois protocoles additionnels de 1977 et 2005
 La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de 1948
 Le protocole de Genève de 1925
 la Convention de la Haye de 1907
 la convention des Nations Unies de 1980
 la Convention d’Ottawa

c . Quelques règles du DIH

 Ne pas tirer sur un soldat qui se rend


 Ne pas tirer sur un secouriste, le personnel et les installations sanitaires
 Ne pas condamner la population civile aux travaux forcés
 Ne pas porter atteinte aux biens civils

Pratique :
Dessin de l'emblème du Mouvement

Titre II :

UNE SOCIÉTÉ NATIONALE : LA CROIX-ROUGE


CAMEROUNAISE (CRC)

1. Création
Créée en 1960 sous l’impulsion du Dr Simon Pierre TCHOUNGUI, elle est reconnue comme
association d'utilité publique par Décret présidentielle N° 63/D-F/6 du 09 janvier 1963.

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Elle est reconnue par le CICR et la Fédération comme la 14e société nationale en Afrique et la 92e
dans le monde.
2. Objectifs
 Atténuer les souffrances humaines sans discrimination;
 Prévenir les catastrophes et les maladies;
 Défendre et protéger l'emblème de la Croix-Rouge (Loi N°97/02 du 10 janvier 1997)

3- Structure de la Croix-Rouge camerounaise


a. Les organes statutaires

 L'Assemblée générale (membres du comité de Direction, membres du comité


consultatif, délégués des comités départementaux);
 Le Comité de Direction
 Le comité consultatif (membres cooptés et représentants des ministères)

b. Les organes de gestion technique

 Le secrétariat général soutenu par les directions et services techniques


o Coordination nationale des programmes et des Projets
o Direction du secourisme et des urgences)
-Service de la Recherche sociale
o Direction du développement organisationnel
- service de la jeunesse et des associations
- service genre et développement
o Direction de la Santé
-Service des affaires sociales et sanitaires
-Coordination des Centres Médicaux
o Direction de l’information et de la communication
o Services des relations publiques
o Direction Nationale administrative et des finances

o service des finances et du budget


o Service Administratif

c. Les structures décentralisées

 Comités départementaux;
 Corps des coordonnateurs Régionaux
 Comités locaux;
 Clubs (universités, grandes écoles, lycées et collèges, communautés);
 Brigades scolaires (écoles primaires).

NB : les organes de la gouvernance et les organes techniques des structures sont à l’image de la
structure centrale

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4- Activités
 Recrutement et formation des volontaires;
 Assistance aux vulnérables;
 Vulgarisation des principes fondamentaux du Mouvement;
 Promotion et diffusion du DIH;
 Développement des communautés;
 Gestion des situations d'urgence;
 Education des populations pour la protection de leur santé…

N.B: Insister sur les structures décentralisées, leur rôle, leurs activités et les rapports à entretenir avec
la structure centrale

Titre III:

LE CODE DE DÉONTOLOGIE ET LES PRINCIPES DU


SERVICE VOLONTAIRE

Objectifs
Connaitre la signification d’un volontaire qui se met en action pour le compte de la Croix-Rouge
Connaitre ses obligations et ses droits

1. Définitions
Code de déontologie : ensemble des dispositions qui réglementent le service et l'action du volontaire
dans la communauté

Secourisme : ensemble des moyens mis en œuvre pour porter de l'aide à une personne en situation de
souffrance. C’est aussi l’ensemble des techniques plus l’état d’esprit acquis au cours d’une formation,
dans le but de porter secours

Volontaire : Toute personne qui, en dehors de ses occupations habituelles, offre de son temps libre et
de ses services à la communauté sans s'attendre à une quelconque récompense, sinon la satisfaction
morale.

Volontaire secouriste : Personne formée en premiers secours et qui, en dehors de ses occupations
habituelles, offre de son temps libre et de ses services à la communauté sans s'attendre à une
quelconque récompense, sinon la satisfaction morale.

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2. Principes du service volontaire

a. Devoirs

 Agir selon les principes fondamentaux du Mouvement


 Respecter les règles concernant l'usage de l'emblème;
 S'employer à offrir les meilleurs services possibles;
 S'acquitter de ses missions sans discrimination aucune;
 Respecter le désir de discrétion de ceux qu'il aide;
 Respecter et rendre compte à la hiérarchie;
 Faire prévaloir l'honnêteté, le dévouement et l'esprit de groupe
 Porter secours et aider à la limite de ses moyens

b. Droits
 Formation et perfectionnement;
 Fidélisation des volontaires
 Orientation et encadrement;
 Motivation (reconnaissance …)

NB : Insister sur la notion du volontariat

3. Rôle du VS dans sa communauté

 Educateur de santé communautaire;


 Initiateur de projets;
 Animateur de la communauté;
 Volontaire prêt à intervenir dans les situations d'urgence;
 Servir de modèle et d'exemple dans sa communauté.

Titre IV :

LA CULTURE DE LA PAIX

Objectifs
Connaitre l’importance de la paix
Connaitre les facteurs qui l’entravent et la favorisent
Maitriser les éléments de promotion de la paix

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1. Définitions
Paix : état de non violence sociale

Culture de la paix : ensemble des moyens utilisés pour maintenir et consolider l'harmonie sociale
dans la communauté

NB : Cours interactif

2. Les facteurs entravant la paix


 Pauvreté aigue;
 Conflit / guerre ;
 Manque de dialogue;
 Tribalisme;
 Mépris et rejet des autres (culture et différences);
 Influences extérieures;
 Injustice;
 Corruption;
 Désobéissance;

3. Les facteurs favorisant la paix

 Entente, respect mutuel


 Facilités à l'éducation et à l'instruction
 Respect des institutions
 Acceptation des autres
 Dialogue
 Tolérance
 Justice

4. Les conséquences de la rupture de la paix


 Pertes en vies humaines;
 Pertes matérielles;
 Dislocation des familles;
 Famines
 Épidémies

5. Le volontaire face à la promotion et la culture de la paix


Dans la recherche, la quête permanente de la consolidation de la paix, les volontaires secouristes
doivent œuvrer pour la mise en application de tous les éléments concourant et favorisant la paix.
Entre autres :
 Organisation des loisirs sains;
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 organisation des causeries éducatives;
 Organisation des activités sportives et culturelles;
 Encourager les règles d'éducation à la citoyenneté et à la morale.
 Encourager la création d’amitié, l’entraide et les échanges

Module II

LES PREMIERS SECOURS

Objectifs :

A la fin de ce module ; les apprenants doivent être capables de :


- Définir l’importance des premiers secours
- Identifier les atteintes des différents appareils de l’organisme
- Connaîtreleur rôle face aux atteintes des appareils
- Maîtriser parfaitement les gestes de premiers secours

Titre I:

GENERALITES SURLES PREMIERS SECOURS

OBJECTIFS

Au terme de cette leçon, les apprenants doivent être capable de:

- Définir les premiers secours;

- connaitre les objectifs, les principes généraux des premiers secours;

- Faire l’examen sommaire d’une victime ;


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- Connaitre le principe de tri des victimes

1. Définition
Les premiers secours sont des gestes et techniques efficaces que l’on applique aux victimes
d’accident ou de maladies subites avant l’évacuation dans un centre de santé le plus proche ou
l’intervention des personnes spécialisées

2. Objectifs des premiers secours

- Sauver les vies;


- Atténuer la douleur/la souffrance;
- éviter l’aggravation du mal
- Favoriser la guérison

3. Les principes généraux des premiers secours


Pour atteindre les objectifs des premiers secours, le volontaire secouriste doit observer les
principes suivants: protéger; alerter, secourir.

a. Protéger

Soi-même, la (les) victime(s), les tiers. Ceci dans le butd’éviter le « sur accident ».
Il doit de ce fait,selon les circonstances, procéder au balisage, au dégagement d’urgence en
préservant l’axe tête –cou – tronc (TCT) et/ou à la suppression de la cause.

b. alerter
C’est un acte important qui permet de donner l’information dans le but de déclencher le processus
d’intervention
Le volontaire secouriste à le devoir d’alerter les voisins, les passants, la police, les sapeurs pompiers,
la gendarmerie, la Croix-Rouge, le SAMU, la DPC…

N.B : Insérer les numéros utiles

Lors de l’alerte, il faut donner des informations claires et précises:

- Se présenter (nom et numéro de téléphone)

- Donner la localisation exacte et de manière précise;

- Donner la nature du risque/accident / maladie;

- Spécifier le nombre de victimes et leur état apparent ;


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- Dire le geste déjà effectué (action entreprise) ;

- exprimer les besoins, si nécessaire

c. Secourir
Effectuer le geste qui sauve sur les différentes atteintes observées; mais, pour y parvenir il faut
évaluer rapidement l’état de la victime.

4. Examen sommaire d’un accidenté

Cet examen consiste à rechercher les éventuelles atteintes de la victime. Il se fait en plusieurs
étapes:

a. les urgences vitales

Evaluer les fonctions vitales que sont la conscience, la ventilation et la circulation (CVC)

b. autres lésions
Nous citons:
- Les fractures, les entorses et les luxations;

- Les hémorragies;

- Les plaies et les brulures;

c. Surveillance
Elle consiste à évaluer l’évolution des atteintes des différents appareils de l’organisme
(amélioration ou dégradation) en vue d’une éventuelle évacuationou d’application d’un autre geste
qui sauve.

d. Evacuation

Transférer / accompagner la ou les victimes, si nécessaire, dans la structure sanitaire la plus


prochepour une prise en charge totale.

5. Principe de tri des victimes / Ordre d’évacuation


En fonction de la gravité des cas, l’ordre d’évacuation s’établit de manière prioritaire ainsi qu’il suit:

A. Urgences absolues
a. Extrêmes urgences

- Hémorragies internes;

- Hémorragies incontrôlables

- asphyxie

- Polytraumatisés

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- Lésions crâniennes avec signe au foyer

- Atteinte grave des organes nobles (cerveau, cœur, poumons)…

b. Premières urgences

- Blessés du thorax;

- Plaies vasculaires garrotables; RELATIF aux vaisseaux

- Inconscience crânienne traumatique

- Brûlures graves

- Fractures ouvertes

B. Urgences relatives

a. Deuxièmes urgences
- Blessés peu graves ;
- Fractures fermées
- Plaies de l’abdomen (parties molles)
- Brûlures peu graves
- Conscience crânienne traumatique

b. Troisième urgence
- Plaies sans gravités
- Brûlures sans gravités

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TITRE II :

LES ATTEINTES DE L’APPAREIL VENTILATOIRE

OBJECTIFS :

Connaitre les signes des différentes atteintes de l’appareil ventilatoire


Connaitre son rôle et maitriser les gestes à poser

1. Rappel

a- Définition :
l’appareil ventilatoire est l’ensemble des organes qui permettent la respiration (nez, bouche,
larynx, poumons)

b- Rôle :

Il approvisionne l’organisme en oxygène et le débarrasse du gaz carbonique

2. Les différentes atteintes


- Insuffisance ou gêne respiratoire
- Arrêt respiratoire

3. Causes

 Présence d’un corps étranger dans la voie respiratoire,

 noyade,

 pendaison,

 intoxications,

 électrisation,

 infections respiratoires,

 milieu confiné

 autres accidents

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4. Signes :

- Difficultés des mouvements respiratoires (gargouillement ou ronflement, écume autour de la


bouche) ;
- Absence de mouvements respiratoires.

5. Conséquences
 Perte de connaissance,

 asphyxie,

 perturbation du fonctionnement du cœur

Mort si les gestes appropriés ne sont pas posés à temps

6. Rôle du volontaire secouriste

 Soustraire la victime de la cause de son atteinte si possible et procéder à la libération des


voies aériennes (L.V.A)

 Appliquer une technique selon le cas :

 méthode de Heimlich,

 position demi-assise,

 position latérale de sécurité (PLS),

 réanimation artificielle,

 surveillance et évacuation

7. Tableau de fréquences ventilatoires

Tranche d’âge Lent Normal rapide


Nourrisson Inférieurà 20 35 à 40 Supérieur à 50
Enfant Inférieur à 15 25 à 30 Supérieur à35
Adulte Inférieur à 10 14 à 20 Supérieur à 25

Un mouvement respiratoire= une inspiration + une expiration

N.B : les chiffres sont à titre indicatif

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Pratique : LVA, VA, Méthode de Heimlich

TITRE III :

LES ATTEINTES DE L’APPAREIL CIRCULATOIRE

OBJECTIFS :

A la fin de cette leçon, les apprenants doivent être capables de:


- Connaitre les atteintes de l’appareil circulatoire;

- Observer les signes de détresse de l’appareil circulatoire;

- Maitriser les gestes liés à ces atteintes.

1. Rappels

a- Définition

L’appareil circulatoire est l’ensemble d’organes (cœur, artères, veines et capillaires sanguins)
qui assurent la circulation du sang.

b- Rôle

Il approvisionne l’organisme en nutriments essentiels (oxygène…) et le débarrasse des déchets


(gaz carbonique…)

2. Les différentes atteintes

- Les hémorragies : L’hémorragie est l’écoulement de sang hors des vaisseaux sanguins
- Quelques cas de maladies (Drépanocytose, crise cardiaque, accident vasculo-cérébral…)

3. Causes

- détresse ventilatoire
- maladies cardiaques
- plaies et brûlures graves
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- intoxications
- accidents divers

4. Conséquences

- Perte importante de sang


- Perte de connaissance
- Etat de choc
- Arrêt cardio-ventilatoire
- Mort si rien n’est fait

5. Rôle du volontaire secouriste

a. Hémorragies externes : Le sang est visible à l’œil nu et peut se toucher

- Faire la compression manuelle directe


- Faire le pansement compressif
- Si l’hémorragie persiste, faire un point de compression à distance.

Le point de compression à distance est une partie privilégiée du corps où on peut plaquer une artère
contre l’os pour arrêter l’hémorragie.
Les différents points de compression sont :

- le creux de la salière (sous la clavicule)


- Le bras
- Le pli de l’aine.
b. Hémorragies internes : Le sang n’est pas visible à l’œil nu. On les reconnait par les
signes suivants :
- Pâleur du visage
- Refroidissement des extrémités
- Pouls filant et difficile à prendre
- Soif intense
- Angoisse
- Sueurs froides
- Lèvres et bouche sèches
- Vertiges
- Ballonnement abdominal douloureux(son etouffé)

Face à une hémorragie interne :


- Mettre la victime dans la position du choqué c'est-à-dire la tête plus basse que le reste du
corps
- Couvrir la victime
- Surveiller et évacuer d’urgence au centre de santé le plus proche

NB : ne pas donner à boire à la victime


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c. Hémorragies extériorisées : Le sang coule à travers les orifices naturels

 Hémorragie du nez
 Faire asseoir la victime la tête baissée vers l’avant
 Pincer la (les) narine(s) qui saigne(nt)
 Surveiller et évacuer
 Hémorragie de l’oreille
 Faire coucher la victime de sorte que le côté qui saigne soit tourné vers le sol
 Au cas où les deux oreilles saignent, faire coucher la victime sur le dos et mettre la
tête en hyperextension
 Surveiller et évacuer

 Hémorragies de l’anus et de l’appareil génital


 Appliquer une compresse propre
 Surveiller et évacuer

Tableau des fréquences circulatoires(Battement cardiaque/minute : à titre


indicatif)

Tranche d’âge Lent normal rapide


Adulte Inférieur à 40 60 à 80 Supérieur à 100

Enfant Inférieur à 60 80 à 100 Supérieur à 120

Nourrisson Inférieur à 100 120 à 140 Supérieur à 160

Pratiques :

- les arrêts des hémorragies

- Posistion du choqué

N.B : les signes de l’état de choc sont les mêmes que ceux de l’hémorragie interne à l’exception
de la soif intense

Tableau de détresses vitales

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Fonctions Question 1ercas 2e cas 3ecas 4e cas
Conscience Répond t-il ? oui non non Non
Ventilation Respire t-il ? oui oui non non
Circulation A-t-il le pouls ? Oui oui oui Non
Résultat Eclopé / Inconscience Inconscience Arrêt cardio-
affolé et arrêt pulmonaire
pulmonaire
Conduite à tenir Surveillance -PLS, - -LVA, VA -LVA, VA + RCP
des fonctions surveillance et -Puis PLS si -Puis PLS si
vitales évacuation (S.E) Ventilation Ventilation et
-(S.E) Circulation
-(S.E)

TITRE IV : 4

L’ARRET CARDIO-VENTILATOIRE
PULMONAIRE ?

Objectifs :

- Connaitre les signes de l’arrêt cardio-pulmonaire,


- Maitriser la technique de réanimation cardiopulmonaire (RCP)

1. Définition :
C’est l’arrêt simultané des fonctions pulmonaire et circulatoire

2. Causes

- Fortes hémorragies ;
- Maladies cardiaques ;
- Choc brutal ou forte émotion ;
- Inhalation des gaz toxiques ;
- Divers accidents

3. Signes :
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- Sujet inanimé ;
- Absence de mouvement respiratoire et de pouls ;
- Inconscience ;
- Sueurs froides.

4. Rôle du volontaire secouriste

- Soustraire la victime de la cause si nécessaire


- Procéder à la LVA
- Allonger la victime sur une surface solide
- Pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire (RCP)
- Mettre en PLS ,
- surveiller et évacuer

5. Tableau de la technique de RCP

Deux insufflations de relance


Vérification du pouls carotidien
Si pouls efficace Pouls inefficace
A un secouriste Deux secouristes
30appuis 30 appuis
02 insufflations 02 insufflations
30 appuis 30 appuis
2 insufflations 02 insufflations
N.B Effectuer 5 cycles de 30/2 Effectuer 5 cycles de 30/2
-Si le pouls est perceptible,
VA contrôler la ventilation : si N.B : la technique reste la
efficace, mettre la victime en même mais les secouristes
PLS, surveiller et évacuer. permutent pour éviter la
-si le pouls est absent, réaliser fatigue
10 insufflations puis contôler.
Enfin, réaliser le geste de
secours qui s’impose
Contrôle régulier après chaque 5 cycles de 30/2 puis après les
10 insufflations
Pratique :
RCP à un et à deux secouristes

TITRE V :(5)

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LES ATTEINTES DE LA PEAU

Objectifs :

A la fin de cette leçon, les apprenants doivent être capable de :


- Connaître les différentes atteintes de la peau
- Maîtriser les gestes qui sauvent face à cesatteintes
Rappel

1. Définition
La peau est une enveloppe résistante et élastique qui recouvre le corps humain

2. Rôle

- Protège l’organisme contre les agressions extérieures (microbes, chaleur, froid, …)


- Retient les liquides organiques
- Régularise la température du corps
- Renseigne sur les sensations
- Joue le rôle d’Epuration (sueur) rendre pur

3. Les différentes atteintes de la peau

A. Plaies
La plaie est une ouverture de la peau suite à une blessure ou à une brûlure

a. Causes
 objets tranchants et pointus,
 balles
 éclats de verre
 Fracture ouverte
 Morsures
 Piqures

b. Types de plaies

 Plaies graves

i. Les facteurs de gravité d’une plaie

- L’étendue - la profondeur
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- La localisation - la présence d’un corps étranger
- Le sujet fragile

ii. Rôle du volontaire secouriste


Emballer et Evacuer

 Plaies simples

i. Définition

Lésion superficielle de la peau ne présentant aucun signe de gravité

ii. Rôle du volontaire secouriste

 Laver avec de l’eau propre et du savon


 Protéger avec un pansement propre
 Surveiller et évacuer

B. Brûlures

a. Définition

Une brûlure est l’effet d’une source de chaleur ou des produits chimiques sur la peau.

b. Causes
 Contact avec le feu ou un liquide chaud
 Contact avec les produits caustiques .
 Contact avec le courant électrique

c. Types de brûlures

i. Brûlures graves

Les signes de gravité d’une brûlureont les mêmes que ceux d’une plaie grave. Par ailleurs, on
note les situations particulières en rapport avec :
 La localisation : le visage, l’abdomen, le thorax, l’appareil génital, les articulations

 la fragilité du sujet : nourrisson, personnes âgées, personnes malades

 la largeur de la cloque est supérieure à la moitié de la paume de la main de la victime

ii. Brûlures simples

Elles ne présentent aucun signe de gravité

Rôle du volontaire secouriste


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 Refroidir
 Emballer
 Evacuer

C. Corps étrangers
Il s’agit des objets tels que : couteau, morceau de bois, balle, flèche plantée dans la peau.
Le volontaire secouriste doit emballer avec l’objet et évacuer.

D. Morsures et piqûres

a. Morsures de mammifères

i. Signes
- Présence des traces de crocs
- Ecoulement de sang
- Vives douleurs
- Inflammation de la zone mordue

ii. Rôle du volontaire secouriste


Rassurer la victime
 Laver abondamment avec de l’eau propre et du savon
 Emballer et Evacuer

b. Morsures de serpent

ii. Signes
- Présence de traces des crochets (généralement deux trous pour les serpents venimeux)
- Ecoulement de sang
- Douleurs intenses

iii. Rôle du VS

- Calmer et rassurer la victime


- Faire assoeir la victime et lui interdire tout effort physique
- Poser un lien large entre la morsure et le cœur
- Laver abondamment la morsure avec de l’eau propre et du savon
- Faire un pansement humide sur la morsure
- Evacuer la victime sans la faire marcher

c. Pîqures d’insectes

i. Signes

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- Présence du dard
- Douleur
- Demangeaisons dans certains cas

ii. Rôle du secouriste


- retirer le dard (bande adhésive collée sur la peau et la décoller rapidement)
- faire un pansement humide
- dans le cas où il y a plusieurs dards ; evacuer la victime au centre de santé le plus
proche

E. Quelques maladies de la peau

a. La gâle

i. Définition
La gâle est une affection contagieuse causée généralement par la mauvaise hygiène de la
peau

ii. Signes
- Présence des boutons
- Démangeaisons

iii. Rôle du volontaire secouriste

- Promouvoir les règles d’hygiène corporelle, vestimentaire et environnementale


- Conseiller la victime à se rendre dans un centre de santé

b. Le furoncle

i. Définition

C’est un abcès qui se développe autour d’un poil

ii. Signes
- Douleur
- Gonflement de la zone
- Rougeur
- Sensation de chaleur

iii. Rôle du volontaire secouriste


- Faire un pansement humide
- conseiller la victime à se rendre à l’hôpital

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c. L’abcès

i. Définition

C’est une inflammation de la peau

ii. Signes
- Douleur
- Tuméfaction (enfler, gonfler, en parlant d’une partie de corps)
- Rougeur de la peau
- Fièvre dans certains cas

iii. Rôle du volontaire secouriste

Faire un pansement humide


conseiller la victime à se rendre à l’hôpital

d. Le panaris

i. Définition

C’est une infection aiguë généralement du doigt

ii. Signes
- Douleurs intenses
- Rougeur de la peau
- Sensation de la chaleur

iii. Rôle du volontaire secouriste

Faire un pansement humide à l’alcool


Conseiller la victime à se rendre à l’hôpital

Pratiques :

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TITRE VI : 6

LES ATTEINTES DE L’APPAREIL OSSEUX

Objectifs :

A la fin de cette leçon, les apprenants doivent être capables de :


Connaître les différentes atteintes de l’appareil osseux
Maîtriser leur rôle face à chaque atteinte de cet appareil

1. Définition et rôle

a- Définition

L’appareil osseux (le squelette) est l’ensemble des os et articulations du corps humain. On distingue
les os longs ; les os courts et les os plats

b- Rôle
- Constitue la charpente du corps
- Protège les organes vitaux contre les chocs
- Participe aux mouvements
- Participe aux postures

2. Les différentes atteintes


- Les fractures
- Les entorses
- Les luxations

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3. Les causes
- Chocs
- Chutes
- Les maladies ( tuberculose, ostéoporose ostéomalacie…)

4. Les signes
- Douleur
- Impotence fonctionnelle du membre fracturé
- Gonflement
- Déformations

5. Rôle du volontaire secouriste


- Immobiliser selon les principes ci après
 Respecter la déformation
 Immobiliser les articulations qui entourent la fracture
 Utiliser les attelles ou les tuteurs solides

- Surveiller et évacuer

6. Cas particuliers

i. Fracture de la colonne vertébrale( cervicale et lombaire)

 Signes
- Fourmillement / engourdissement
- Difficulté / Incapacité de mouvoir les membres
- Douleur

 Rôle du volontaire secouriste


- Immobiliser sur un plan dur
- Surveiller et évacuer

ii. Fracture du crâne

 Signes
- Enfoncement du crâne
- Ecoulement du sang par les orifices naturels de la tête (nez, bouche, oreilles)
- Gonflement
- Troubles visuels

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 Rôle du volontaire secouriste
- Allonger la victime
- Immobiliser la victime
- Emballer
- Surveiller et évacuer

Pratiques :

 Immobil isati ons ;

 relevages/ramassages ;

 transports improvisés ;

 positions d’attentes ;
 examen sommaire d’un accidenté.

TITRE VII: 7

ACCOUCHEMENT INOPINE

Objectif :

le secouriste doit maitriser les gestes utiles pour assister la mère et son bébé lors d’un
accouchement inopiné.

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1. Définition

L’accouchement inopiné est la sortie du bébé d’une manière inattendueet à un endroit inapproprié et
sans la présence d’une personne qualifiée.

2. Signes

- Peur et angoisse de la maman


-Apparition du bébé

3. Role du v/s

- Rassurer la future mère ;


- Alerter les secours compétents
- Assurer une intimité vis à vis de la mère
- L’allonger sur le dos, genoux fléchis, jambes écartées ;
- Placer sous son siège un linge propre ;
- Se laver soigneusement les mains et les protéger.
- Lui recommander de respirer bouche ouverte ;
- soutenir la tête du bébé d’une main puis le corps de l’autre main de manière progressive;
- Lorsque l’enfant est complètement sorti, le poser sur le ventre de sa mère s’il a crié ;
- Si non, vérifier si la bouche est obstruée, la nettoyer avec undoigt protégé d’un linge propre
ou d’une compresse ;
- Ne pas tirer sur le cordon, Mettre le bébé à chaud et l’évacuer avec sa mère au centre de santé.
- NB. Après trente (30) minutes de la délivrance(sortie du placenta) et en l’absence d’une
personne qualifiée (sage femme, medecin et infirmier), penser à ligaturer et couper le cordon.
Pour cela, se laver les mains à nouveau, prendre du fil que l’on trempe dans de l’alcool à 90°
pour le désinfecter. Faire une ligature à 20 cm de l’enfant puis un deuxime à quelques
centimètres de la première et couper avec du ciseau stérile. Le placenta est conservé pour
présenter au secours médical

Module III

EDUCATION A LA SANTE (E/S)

OBJECTIFS:

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A la fin de ce module le stagiaire doit être capable de:

 Identifier les problèmes prioritaires de santé de sa communauté ;


 Connaitre son rôle à jouer dans la communauté
 Maitriser les étapes d’organisation d’une séance de causerie éducative
 Sensibiliser et éduquer les communautés en matière de santé primaire.

TITRE I:

GENERALITES

1. Définition et objectifs de l’E/S


Education: Processus au cours duquel des informations et des connaissances sont transmises
à un individu ou un groupe de personnes afin d’influencer leur comportement

Santé: selon l’OMS, c’est l’état de bien-être physique, mental et social, et non seulement
l’absence de maladies ou d’infirmité.

Education à la santé: Processus par lequel on apporte des connaissances et des informations
à un individu ou à un groupe de personnes en vue de les amener à adopter une attitude
positive en rapport avec leur santé

2. Préparation d’une séance d’E/S

• Identification des besoins de la communauté et le public cible;


• Choix du thème ;
• Information des autorités et leaders d’opinion;
• Choix et aménagement du lieu;
• Mise à jour du matériel didactique;
• Information de la communauté sur le thème, la date, l’heure, le lieu, …
3. Déroulement d’une séance d’E/S

• Introduction du présentateur;
• Présentation du thème (Annonces, explications et objectifs);
• Méthode pédagogique participative (Causeries éducatives, jeux de rôles, échanges
d’expériences);
• Résolutions et recommandations.

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4. Evaluation d’une séance d’E/S

• Appréciation du niveau de compréhension par des échanges avec les participants en rapport
avec le thème
• Mesure des résultats par rapport aux objectifs visés.

TITRE II :

HYGIENE ET ASSAINISSEMENT

Objectifs
A la fin de ce cours les participants doivent être capables de :
 Connaitre l’importance de l’hygiène et de l’assainissement
 Connaitre les différents domaines d’intervention de ce chapitre
 Maitriser les techniques à appliquer dans chaque domaine.

1. Hygiène

Ensemble de mesures et règles à observer par un individu ou une collectivité en vue de préserver la
santé.
L’hygiène s’applique à plusieurs domaines:
- Corporel (se laver les mains et le corps, se brosser les dents, se couper les ongles …),
- Mental (gestion du stress : bien se reposer, se détendre…),
- alimentaire (bien laver, cuire et conserver les aliments, savoir manger…)
- environnemental (assainissement du milieu, gestion des déchets…).

2. Assainissement
C’est l’action de rendre son milieu de vie propre; salubre dans le but de préserver son capital
santé.
Il s’agit ici de gérer les déchets solides et liquides: les collecter, les évacuer et les traiter.

NB : Bien distinguer les déchets dégradables et non dégradables.

a. Habitat

C’est le milieu de vie immédiat de l’homme composé de l’abri, des toilettes, de la cuisine des
points d’eau du jardin. Dans ce milieu, l’homme côtoie les moustiques, les mouches; les souris les
cancrelats, les animaux domestiques, etc.
Pour maintenir son habitat salubre, il faut:

- Eliminer les eaux stagnantes


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- Bien ranger les pièces dans la maison
- Évacuer les eaux usées et les fumées
- Disposer de l’eau propre ‘à la consommation
- Créer les puits d’eau à distance des cours d’eau et en amont des latrines et les protéger

b. Eau

C’est un liquide naturel indispensable à la vie. Elle doit être pure avant toute consommation ou
utilisation afin d’éviter les maladies telles le choléra, la fièvre typhoïde. etc.
Méthodes de traitement des eaux (cf. Travaux pratiques)

- Par ébullition
- Par produit chimique
- Par exposition aux rayons solaires

2. Rôle du volontaire secouriste

 Information, Education, Communication (IEC) / Communication pour le Changement de


Comportement (CCC)
 Organisation des séances d’investissement humain avec la communauté

TITRE III:

FIEVRE – PALUDISME

Objectifs:
A la fin de ce cours les participants doivent être capables de :
Connaitre les causes et les signes de ces affections
Maitriser le rôle du secouriste face à ces maladies
A. FIEVRE

1. Définition

C’est l’élévation de la température du corps au dessus de la normale. Elle accompagne généralement des
maladies telles que la méningite, la grippe, les plaies infectées, le paludisme etc.

2. Causes

Elles sont multiples: Infections, insolation, réactions aux vaccins, etc.

3. Signes
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- Température élevée ;
- Frissons ;
- Troubles de respiration ;
- sensations de soif.

Complications : Convulsions ;

4. Rôles du vs

- Conseiller les techniques de refroidissement (bain d’eau tiède progressivement refroidie,


couvrir le malade d’une serviette mouillée)
- Donner des boissons saines au malade
- Conseiller le malade à se rendre dans une structure sanitaire
B. PALUDISME

1. Définition

C’est une maladie endémique présente dans les régions chaudes et humides entrainant un fort taux de
morbidité et de mortalité.

2. Causes

Piqûres de moustiques appelée anophèle femelle

3. Signes

- Frissons,
- Fièvre,
- Courbature,
- Troubles digestifs,
- Maux de tête,
- Convulsions
- Délire

4. Rôles du VS
- Conseiller l'utilisation des moustiquaires imprégnées ;
- Assainir le milieu
- Conseiller le malade à se rendre dans une structure sanitaire

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TITREIV: 4

DIARRHEE ET DESHYDRATATION

A. DIARRHEE

1. Définition

C’est l’émission fréquente de selles liquides

2. Causes
- Mauvaise hygiène alimentaire
- Infections intestinales

3. Signes
- Selles liquides fréquentes
- Douleur abdominale
- Fièvre
4. Conséquence majeure
Déshydratation

B. Déshydratation

1. Définition
Perte énorme de liquide corporel

2. Causes

- Diarrhée ;
- Fièvre ;
- Vomissements ;
- Brûlure ;
- Insolation ;
- Effort physique intense et prolongé

3. Signes

- Soif intense ;
- Urines rares et sombres;
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- Pli cutané ;
- Yeux enfoncés et cernés ;
- Lèvres et bouche sèches ;
- Enfoncement de la fontanelle chez le nourrisson ;
- Respiration accélérée.

4. Rôle du VS
- Réhydrater le malade: eau Thé, solution de réhydratation par voie orale (SRO), Solution
sucrée salée (SSS)
- Conseiller le malade à se rendre dans une structure sanitaire

TitreV: 5

ALIMENTATION MALNUTRITION ALLAITEMENT


MATERNEL

1. Définitions
Alimentation: Apport des aliments essentiels à un individu pour assurer sa croissance, son
développement et lui permettre de mener une activité normale

Malnutrition: mauvaise alimentation (sous alimentation, suralimentation ou alimentation


déséquilibrée)

Allaitement maternel: Alimentation du nouveau-né par le lait maternel.

2. Types d’aliments

a. Aliments de construction

Ils favorisent la croissance et le développement du corps. Ce sont les protéines animales et


végétales.
Exemple : Poisson, viandes, œufs, légumineuses, produits laitiers…

b. Aliments énergétiques:

Ils donnent la force à l’individu. Ce sont des aliments riches en glucides et en lipides.
Exemple :macabo, taro manioc; céréales plantain bananes huiles beurres graisses animales et
végétales

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c. Aliments protecteurs

Ils aident à combattre les maladies. Ce sont les fruits et légumes, riches en vitamines et en sels
minéraux. Exemple : ananas, papaye, carotte, tomate, feuilles vertes…

NB: une bonne alimentation doit être équilibrée en quantité et qualité optimales

3. Causes et signes de la malnutrition

a. Cause:

- Pauvreté et précarité ;
- Ignorance ;
- Mauvaises habitudes alimentaires ;
- Périodes de catastrophes et de conflits armés ;
- Insécurité alimentaire

b. Signe:

- Amaigrissement ;
- Déficit de croissance ;
- Retard mental.

4. Conséquences de la malnutrition

- Kwashiorkor fait suite chez l’enfant au manque d’aliments de construction, se


manifeste par un gros ventre des membres gonflés des cheveux décolorés une peau
craquelée (peau de lézard)
- Marasme : forme très grave de malnutrition qui se manifeste par l’absence de graisses
- amaigrissement et déshydratation.

5. Avantages de l’allaitement maternel

- Aliment naturel complet et disponible


- Favorise la croissance,
- Fortifie l’enfant,
- Protège contre la maladie,
- Renforce le lien affectif

NB : il est conseillé d’alimenter le bébé exclusivement au lait maternel jusqu’à l’âge de six mois

6- Rôle du VS
Faire connaître et observer les règles d’une bonne alimentation

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Titre VI : 6

PROGRAMME ELARGI DE VACCINATION (P.EV)

1. Définition
C’est un programme officiel qui consiste à administrer certains vaccins à une grande partie de la
population notamment les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes et les femmes en âge de
procréer.
La vaccination a pour but de prévenir certaines maladies.

2. Calendrier
Le P.E.V suit un calendrier bien établi qui peut subir des modifications selon les orientations du
MINSANTE.

Contact Type de vaccin Age Observation


recommandé
er
1 contact BCG De 0 à 12 mois
VPO O A la naissance
e
2 contact DTC/HépB1 6 semaines
Hib1 6 semaines
VPO 1
e
3 contact DTC/HEP B2 10 semaines
Hib 2 10 semaines
VPO 2
e
4 contact DTC/HEP B3 10 semaines
Hib3 10 semaines
VPO 3
e
5 contact VIT A 6 à 11 mois
VAR 9 mois
VAA 9 mois

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3. Rôle du volontaire secouriste
S’informer et s’approprier du P.E.V (calendrier et maladies)
- Mobiliser la population cible lors des campagnes
- Informer les populations des lieux, jours et types de vaccination
- Se mettre à la disposition des équipes de vaccination et participer à l’organisation
- Informer la communauté sur les effets secondaires possibles après une séance de vaccination.
- Suivi

TitreVII : 7

LES EPIDEMIES

Objectifs
Connaître les signes de ces maladies, les causes, maitriser les mesures préventives et les actions à mener
pour faciliter la guérison et rompre la chaine de contamination

1. Définitions:
Epidémie: C’est le fait qu’une maladie attaque simultanément un grand nombre de personnes
dans une communauté.
Cependant, à cause de la contamination et de la propagation rapide de certaines maladies, celles-
ci peuvent être déclarées comme épidémie avec un nombre réduit de cas (choléra, méningite,
Ebola…)

Pandémie: C’est l’extension d’une épidémie à l’échelle d’un continent ou du monde entier

Endémie: C’est une Maladie qui sévit en permanence dans une région donnée.

Exemples: Paludisme, tuberculose; onchocercose.

2. Quelques exemples de maladies épidémiques

A. CHOLERA
a. Définition:

Maladie grave contagieuse et mortelle.

b. Cause:

Maladies des mains sales


- Mauvaise hygiène corporelle, alimentaire et environnementale ;

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- Contact avec le malade ou les objets souillés.
c. Signes

- Selles fréquentes et liquides type eau de riz;


- Vomissements en jet ;
- Déshydratation sévère ;
- Fatigue intense ;
- Douleurs abdominales.

d. Rôle du volontaire secouriste

- Eduquer la population sur les règles d’hygiène à observer ;


- Sensibiliser la population sur la gestion des déchets liquides et solides
- Enseigner la préparation et l’utilisation des Sels de Réhydratation Orale (SRO),
Solution Sucrée Salée (SSS)…
- Alerter les autorités administratives et sanitaires ;
- Conseiller le malade à se rendre dans une structure sanitaire.

NB : SEUIL épidémique : un cas confirmé


B. MENINGITE

a. Définition:

Maladie saisonnière grave contagieuse et mortelle

b. Cause:

- Inhalation des poussières souillées


- Contact avec les objets souillés
- Contact avec le malade

c. Signes

- Raideur de la nuque
- Parfois des Vomissements
- Fièvre élevée
- Maux de tête
- Convulsions

d. Conséquence :

Handicap physique et mental

e. Rôle du volontaire secouriste

- Conseiller la vaccination contre la méningite

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- Se protéger pendant l’épidémie
- Garder son sang froid et ne pas paniquer
- Evacuer rapidement le malade en respectant l’axe tête cou tronc

C. FIEVRE TYPHOÏDE

a. Définition

Maladie intestinale et microbienne

b. Causes

Consommation des aliments souillées (Salades; crudité; eau…)

c. Signes

- Forte température
- Troubles digestifs
- Omnibulation (trouble mental)

d. Rôle du volontaire secouriste

Eduquer la communauté sur la bonne hygiène alimentaire corporelle tant individuelle que
collective

D. FIEVRE HEMORRAGIQUE A VIRUS EBOLA

a. Définition

Maladie très contagieuse grave pour laquelle il n’existe ni vaccin ni traitement à ce jour.

b. Causes

Contact direct avec les malades à travers la sueur, les urines et le sang ; ou encore leurs cadavres.

c. Signes
- Fièvre prolongée compliquée par des saignements généralisés
- Rôle du Volontaire secouriste
- Se protéger de tout contact avec le malade cadavre et objets contaminés:
- Sensibiliser la population
- Se protéger par une tenue avant de manipuler une victime ou un cadavre
- Isoler le malade sans l’abandonner
- Enterrer les cadavres sans les laver à une profondeur d’au moins 3 mètres
- Désinfecter les locaux
- Brûler les objets souillés
- Ne pas toucher les animaux trouvés morts
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N.B: Insister sur les épidémies fréquentes de la région.
Titre VIII: 8

IST-VIH/SIDA

A. IST (Infections sexuellement transmissibles)

1. Définition

Ce sont des maladies contractées lors des rapports sexuels non protégés avec des personnes
infectées

Quelques IST courantes

Gonococcie – Syphilis – Chlamydia – Chancre mou – Crête de coq – Trichomonas – Candidose –


Hépatite B – Herpès génital – Sida.

2. Mode de transmission

Dans la majorité des cas :


- voie sexuelle;
- par transfusion sanguine;
- de la mère à l'enfant (pendant la grossesse ou lors de l'accouchement) ;
- contact avec les objets souillés.

3. Prévention

- organiser les campagnes d’IEC/CCC;


- Eviter le vagabondage sexuel;
- S’abstenir;
- utiliser les préservatifs

B. VIH/SIDA

1. Définitions

VIH : Virus de l'Immunodéficience Humaine

SIDA : Syndromes de l'Immunodéficience Acquise


Caractérisé par une déficience /défaillance du système immunitaire qui facilite les infections
opportunistes.
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Séropositivité : c'est l'état d'une personne dont le sang contient des anti corps spécifiques, pouvant
faire la maladie ou non

Séronégativité : c'est l’état d’une personne dont les anti corps ne sont pas détectés.

Séroconversion ou période de fenêtre sérologique: période entre la contamination et l’apparition


des anti corps dans le sang

2. Mode de transmission
Utilisation des objets souillés par le malade

Voir IST

3. Prévention

Voir IST

C. Rôle du volontaire Secouriste

- IEC
- Soutien psychosocial du malade;
- Se protéger avant toute manipulation;
- Garder le secret;
- Encourager le dépistage;
- Solidarité envers les PVVS
- Eviter la stigmatisation et la discrimination

Titre IX: 9

LA TOXICOMANIE

La toxicomanie est la dépendance d’un individu auxsubstances nocives et toxiques tels que l'alcool, le
tabac ou la drogue.

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A. L'ALCOOLISME

1. Définition

L'alcoolisme c'est la consommation abusive des boissons alcoolisées. La présence de l'alcool dans le sang
donne des effets indésirables dans l'organisme. Elle trouble le système nerveux, rend les muscles du cœur
fragiles.

2. Effets / conséquences

a. Chez l'alcoolique

- Tremblements
- Maladies - (cirrhose, ulcère de l'estomac)
- Atteintes du système nerveux
- Complication de la tuberculose et d'autres maladies infectieuses

b. Dans sa famille

- Absence de suivi des enfants


- Enfants déséquilibrés
- Inquiétude de la famille

c. Dans la société

L'alcoolisme est nuisible dans la société car il peut causer des accidents, des crimes, la destruction des
biens, le non respect des lois.

B. LE TABAGISME

1. Définition

C'est une intoxication due à l'abus du tabac

2. Effets du tabac

- Attaque des poumons (cancer, toux chronique, Bronchite …)


- Atteinte du système nerveux
- hypertension
.

C. LES DROGUES OU STUPEFIANTS

1. Définition

Une drogue est une substance qui modifie l'état de conscience de l'individu. sa consommation régulière
entraine l'accoutumance.
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2. Types de drogues

- Le chanvre indien la cocaïne


- Certains médicaments
.

3. Rôle du secouriste

- IEC /CCC
- Sensibiliser la population sur les méfaits de la toxicomanie

TITRE X : 10

SANTE DE REPRODUCTION DES ADOLESCENTS ET


EDUCATION PREVENTIVE AUX ABUS SEXUELS

A. SANTE DE REPRODUCTION DES ADOLESCENTS (SRA)

1. Définitions

Adolescence :c'est la tranche d'âge entre l'enfant et l'adulte caractérisé par des transformations
physiques, physiologiques et psychologiques

Reproduction : c'est le processus par lequel les êtres se pérennisent. C'est la procréation en d'autres
termes.

Santé : cf. Module III Titre I

SRA : c'est l'ensemble des faits qui concourent à préserver la santé sexuelle des adolescents et à
assurer une bonne procréation éventuelle

2. Quand et comment en parler ?

Dès le début de la manifestation de certains caractères sexuels secondaires chez l’adolescent.

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3. Changements survenant au cours de l’adolescence

a. Chez la fille

- Poils au pubis,
- Seins développés
- Epaules étroites
- Hanches et bassin larges
- Voix aiguë
- Menstruation ou règles

b. Chez le garçon

- Poils au pubis
- Barbe au menton
- Larges épaules
- Bassin étroit
- Changement de voix
- Possibilité d'éjaculation nocturne

4. Les méthodes de contraception

C'est l’ensemble des outils et techniques qui permettent d'éviter les grossesses indésirées à
savoir :

- Préservatifs
- Pilules
- Méthode de retrait (Coït interrompu)
- Abstinence
- Stérilet
- Injections d'hormones …

5. formes d’expression sexuelles

- l’homosexualité ;
- l’hétérosexualité ;
- bisexualité ;
- zoo sexualité ;
- voyeurisme ;
- masochisme ;
- travestis …

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B. GROSSESSE

1. Définition

C'est le développement de l'ovule fécondé par le spermatozoïde pendant une durée de neuf mois
(270-280 jours) environ. C’est la période qui va de la fécondation à l’accouchement.

2. Signes courants

- Absence des règles,


- Nausées
- Vomissements
- Céphalées
- Somnolence
- Fatigue
- Constipation
- Augmentation du volume des seins

3. Calcul de la DDR et DPA


DDR = Date des dernières règles
DPA = Date présumée d'accouchement
DPA = DDR + 10 jours + 9 mois

NB : La durée du cycle est en moyenne de 28 jours

4. Rôle du volontaire secouriste


Information, Education, Communication (IEC) / Communication pour le Changement de
Comportement (CCC)

5. Education préventive aux abus sexuels

a. Définition

L’abus sexuel est le fait qu’un individu jeune ou adulte soumet un autre à une activité sexuelle
sans son consentement.

b. Types d’abus sexuels

 La pédophilie : C’est le comportement sexuel d’un individu qui connaît des contacts sexuels
avec des enfants. →abus et troubles de la sexualité.

 L’inceste : Pratique des relations sexuelles avec 2 personnes de la même famille ou


impliquant un adulte ayant un lien de responsabilité ou une figure parentale.

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 Les baisers et les gestes inconvenants : attouchements et regards inconsentants.

 Proxénétisme : Acte illicite qui consiste à exploiter une personne pour se faire de l’argent

 Harcèlement sexuel : imposé à une personne de faire un acte sans son consentement.

c. Les auteurs d’abus sexuels

- Les agresseurs (violeurs)

- Un camarade de classe

- Un collègue de service

- Un parent (un membre de la famille)

- Une personne ayant des troubles sexuels (malade mental)

- Une personne en qui la victime a confiance

- Une personne qui ne nécessite aucune méfiance dans l’entourage.

d. Les facteurs favorisant (causes)

- La pauvreté

- L’alcoolisme

- La mauvaise compagnie

- L’habillement

- La promiscuité

- Le relâchement des mœurs

- La démission parentale

- Les facteurs magico-religieux

- Pactouzes

- La perversité de la sexualité

- Trouble du comportement

- Le sadomasochisme

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e. Les conséquences d’abus sexuels

- Grossesses indésirées

- Atteintes corporelles

- Lésions vaginales ou anales

- Douleurs abdominales

- Sur le plan psychologique : échec scolaire, éclatement de la solidarité familiale, cas


de suicide ; la honte.

f. Prévention des abus sexuels


- Développer dans la vie de l’enfant un climat de sécurité pour épanouir un esprit
mental, social psychologique et religieux (la crainte de Dieu est le commencement de
la sagesse)

- Encourager l’enfant à dialoguer avec ses parents

- Apprendre à l’enfant à se contenter de ce qu’il possède

- Surveillance des objets offerts par les parents

- Eviter d’exposer l’enfant à la littérature pornographique

- Surveillance de l’hygiène intime de la jeune fille

g. La prise en charge des abus sexuels


- Ecoute et dialogue

- Rassurer d’une aide

 Consultation médicale si pénétration

 Diagnostic et prescription médicale

- Eloigner la victime de l’agresseur

- Orienter la victime vers un soutien psychologique ou psycho social

- Rechercher le soutien de l’abuseur

- aider la victime à pardonner

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NB : Dénoncer tous les abuseurs sexuels

Module IV 4

GESTION DES CATASTROPHES

Le terme gestion des catastrophes signifie l'ensemble des dispositions prises et des activités
réalisées pour éviter une catastrophe, minimiser les effets et rétablir le mode de vie des victimes.
Autrement dit, c'est tout ce qui se fait avant, pendant et après une catastrophe dans le but de réduire
son impact sur la vie, la santé et le bien-être des personnes affectées ou exposées.

OBJECTIFS DU MODULE:

A la fin de ce module le participant doit être capable de:

 Identifier les risques de sa localité


 Établir une carte de risque
 Développer les stratégies de réduction des risques potentiels
 Créer, et exécuter le dispositif d’intervention
 s'approprier des outils du Rétablissement des Liens Familiaux) RLF.

TITRE I :

PREPARATION

1. Définitions des termes :

Risque : qualifie les pertes escomptées ou anticipées par suite de l’impact d’un danger donné sur un
élément exposé au cours d’un laps de temps déterminé.

Exemple 1 :perte en vies humaines, blessés, biens endommagés, activités ou moyens d’existence
perturbés.

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Danger :c’est l’éventualité que surviennent pendant un laps de temps défini et dans une aire
géographique donnée un phénomène naturel pouvant affecter négativement l’existence, les biens ou
les activités des hommes au point de causer une catastrophe.

Exemple 1 :Barrage ou digue construit dans une communauté pouvant céder constitue un danger pour
la population installée en aval.
Exemple 2 : l'érosion autour du rocher suspendu constitue un danger pour la population riveraine

Calamité :Grand malheur ou évènement qui affecte la population avec des conséquences
désastreuses. A une grande ampleur, il est considéré comme une catastrophe.

Fléau :Commela calamité, c’est un grand désastre ayant des conséquences néfastes

Exemple : Tabagisme, alcoolisme, consommation des drogues et autres stupéfiants, le VIH/SIDA,


vagabondage sexuel, dépravation des mœurs, …

Vulnérabilité : Degré auquel les gens sont exposés aux pertes, dégâts, aux souffrances et à la mort.

Exemple : les maladies infantiles qui surviennent pendant ou après une catastrophe

Capacités :Cesont les qualités et ressources qu'un individu ou une communauté peut utiliser et
développer pour anticiper un danger, y faire face, y résister et se remettre de ses effets.

Catastrophe :c'est la somme que constituent le danger et le risque sur la vulnérabilité. En d'autres
termes, C’est une perturbation extrême du fonctionnement d'une société qui entraîne d'importantes
pertes humaines, matérielles ou environnementales, et à laquelle la société touchée ne peut faire face
avec ses seules ressources.

2. Classification des catastrophes

a. Catastrophes naturelles

Ce sont celles qui sont provoqués par les forces de la nature : séisme, éruption volcanique,
cyclone, inondations, émanation des gaz, sécheresse, tsunami, …

b. Catastrophes d'origine humaine

Elles résultent de l'action des hommes :


 Origines technologiques : explosion des usines (centrales nucléaires), crash d'avion,
incendies, déraillement …
 Origines sociologiques : Guerre, conflits interethniques …

3. Zones à risque

Ce sont des zones dans lesquelles les catastrophes peuvent survenir : la proximité des lacs, des
aéroports, des mers, des routes, des usines, les zones marécageuses, les flanqs de montagneetc…

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NB :Cette séquence doit être développée sous forme de travaux de terrain. Le stagiaire devra
identifier les zones à risque de sa communauté.

4. Activités :

- Sensibilisation de la communauté;
- Identification des zones à risque ;
- Etablissement et diffusion des cartes des zones à risque ;
- Mise en place d’un système d’alerte précoce (SAP) ;
- Simulation;
- Mobilisation des ressources humaines, matérielles, logistiques et financières.
- Plaidoyer auprès des donateurs potentiels
- pré positionnement de ressources matérielles;
- formation /recyclage en premiers secours.

TITRE II:

REPONSE

1. Définition

On appelle réponse à une catastrophe, l'assistance à apporter aux victimes lors d’une situation
d'urgence.

2. Dispositif d’intervention

C'est l’ensemble des mesures opérationnelles visant à faire face à une catastrophe afin de sauver
un grand nombre de vie humaines, d’atténuer les souffrances et d'en réduire les conséquences.

a. Organisation

- alerte;
- Evaluation
- Rassemblement et mobilisation des ressources;
- Secours ;
- Suivi

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b. Dispositif proprement dit

On distingue :
- le plan de structure : Organisation de secours (ORSEC) sous la direction du MINATD
/DPC et des autres intervenants;
- Le plan particulier d'intervention (PPI)
- Le plan Rouge
- Le Plan de Secours Spécialisé (PSS)
- Le plan d’Organisation Interne (POI)…

NB : ces plans sont utilisés en fonction du type de catastrophe

Exemple d'une chaîne de secours simplifiée

DCD (morts)

SINISTRE
3- Activités Ramassage TRI
ÉVACUATION

UR UA

3. Activités
- Plan d'évacuation;
- centre de tri
- premiers secours

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TITRE III :

REHABILITATION

1. Définition
La réhabilitation englobe l'ensemble des activités à mener pour relever les victimes de leurs
conditions de vulnérabilité.

2. Activités

Promouvoir les stratégies d’adaptation (promotion des activités génératrices de revenus (AGR),
…);
Assurer la réinsertion socio-économique (recasement, restauration des modes de vie …)
- soutien psychosocial;
- évaluation.

TITRE IV: 4

RETABLISSEMENT DES LIENS FAMILIAUX (RLF)

1- Définition
Le RLF est l'ensemble des activités qui visent à atténuer la douleur de la séparation d'avec les
proches du fait d'une catastrophe (guerre, séisme, inondations…). En d'autres termes, il s'agit de
rétablir et maintenir le contact entre les personnes séparées et si possible les réunir. Le RLF est
également mis en œuvre dans les situations de migrations.

2. Activités

- Organisation des échanges des nouvelles familiales;


- Recherche des personnes;
- enregistrement et suivi des personnes (enfants et adultes) afin de prévenir leur disparition et
de pouvoir informer leur famille;
- regroupement familial et rapatriement;
- collecte, gestion et transmission d'informations relatives aux personnes décédées;
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- promotion et soutien de l'établissement de mécanismes permettant de faire la lumière sur le
sort des personnes disparues.

3. Outils du RLF

- les messages Croix-Rouge (MCR)


- les demandes de recherche (DR)
- les cartes bonnes nouvelles
- les Back to the sender (BTS)
- Le telephone
- Le réseau internet

4. Rôle du volontairesecouriste

- Enregistrement des; bénéficiaires


- Collecte et distribution des documents (MCR, DR, BTS, CBN)
- Soutien psychologique
- Réunification des personnes séparées

Pour plus d’informations sur le RLF, consulter : www.familylinks.icrc.org

Suggestions : Ajouter la liste des participants à l’élaboration de ce programme.

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